HISTOIRE de 2000 à nos jours


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En 2000 Saint-Gilles apparaît sur la toile dans un style résolument ... touristique.

« En l'an 2000, Saint-Gilles rassemble sur son petit territoire plus de restaurants, d'hôtels, de bars-brasseries, de boutiques souvenirs, de discothèques, que partout ailleurs dans l'île. Son nouveau port, récemment achevé devient une attraction, notamment grâce à son aquarium, mais aussi parce qu'il réunit toutes les activités nautiques possibles aux Roches Noires et alentours... »

sources site ile-bourbon.net

2001 (?) Une photo du quai M du port de plaisance actuel a été reproduite sur un set de table très "kitsch" que l'on peut trouver même dans les boutiques à Cilaos! Le nouveau parking exigu n'était pas encore réalisé, on ne voyait que des canots le long du quai et les cocotiers se balançaient dans la brise. Autres temps...

 

 


Encore le quai M, en 2001. Les cocotiers commençaient à faire salement la gueule! On remarque les cabanes du "Grand Bleu" et de "Visiobul". On se garait n'importe comment. La grue au fond, c'était la Villa d'Este en construction...

Voyage virtuel à l'ïle de la Réunion" - Daniel LACOUTURE -

Le fond de port

2006


2006 - Ho, non ce n'est pas encore de l'histoire et ça ne le sera sans doute jamais. C'est du passé déjà pourtant . Qui se souvient de Joseph le poissonnier ?

 

 

CLICANOO.COM | Publié le 10 mai 2009 - Danse a la golèt - Un mot, une histoire… par Daniel honoré

Quelles sont les différents acceptions du terme créole “golèt“ ? Ce mot peut se traduire en français par “gaule“ ou “canne à pêche“. En général, faite d’une longue et fine tige de bambou de Chine, la “golèt” était utilisée surtout pour la pêche à la ligne en bord de mer ou en eau douce. Pour les plus petits poissons tels que les “kabo“ (gobidé de couleur noirâtre), les “losh” (gobidé de couleur claire, les “boushrong“ (dont les “bishik“ sont les alevins), les pêcheurs de l’époque se servaient d’”in golèt filao“ (branchette de filao dépouillée de ses aiguilles). La “golèt“ est également une longue perche de bambou dont on se sert pour cueillir les fruits haut placés sur les arbres. Jadis, on utilisait “in golèt“ comme instrument de mesure de longueur dans les activités agraires. La “golèt“ valait 5 mètres à peu près (le mesurage en pieds du roi avait été abandonné). Ainsi l’ouvrier agricole était payé à la “golèt filé“, appelée aussi “golèt kouran“ et pour le mesurage des superficies on utilisait la “golèt karé“ qui valait donc 25 mètres carrés. Rappelons également que les “golèt“ (branches de “boi-golèt” fines, droites et résistantes) servaient dans la construction des paillotes pour la charpente : c’est sur elles que “té i mandar“ (l’on attachait) les bottes de paille de canne, de vétiver ou les “ram vakoi“. Et qu’est-ce que la danse a à voir avec tout ça ? Eh bien, figurez-vous que jadis il existait une manière de tenir sa dame dans les bals, et cela s’appelait “a la golèt“. Pour montrer son respect vis à vis de la jeune fille (et de sa famille !), le cavalier ne la tenait pas serrée dans ses bras mais à bonne distance. On ne pouvait pas, on ne devait pas se toucher, sinon on passait pour insolent. Alors on dansait “a la golèt“, les deux corps séparés par une bonne distance.

CLICANOO.COM | Publié le 12 mai 2009 - Les ancres de Gamède

Certains joyaux de l’histoire, mis à nu lors du passage de Gamède en 2007, rejoindront finalement le jardin archéologique de Saint-Gilles, situé au Roches-Noires. Une nouvelle accueillie avec entrain par la Confrérie des gens de la mer. D’autres ancres et canons attendent par contre leur traitement dans les locaux de la mairie ... Et ce n’est pas gagné.

Le monde de l’archéologie marine est en ébullition. Et notamment les membres de la Confrérie des gens de la mer. “Trois ancres et trois canons, les plus abîmés, vont être rapatriés dans le jardin archéologique”, annonce fièrement Éric Venner, le président. Ces pièces historiques doivent ainsi gagner leur destination finale, d’ici quelques semaines, à Saint-Gilles les bains. Et gonfler le stock d’outils dont disposent les apprentis archéologues-plongeurs. Effectivement, une formation y est proposée, chaque année en septembre.
                                                                                                                         PAS DE CUVE CATALYSANTE ASSEZ GRANDE
“On a besoin de vestiges réels pour apprendre. Par ailleurs, cela permet aux gens qui ne sont pas plongeurs de les apercevoir”, se félicite l’expert. Une reconversion qui ne concerne pas la totalité des objets de ce type. D’autres ancres et canons vont vraisemblablement continuer à dormir dans les locaux municipaux un bon bout de temps. Car leur redonner une apparence correcte engage nécessairement une lourde procédure. “On ne peut pour l’instant rien en faire car il faut les traiter”, glisse Tatiana Cuvelier, chargée de communication de la ville de Saint-Paul. “Certaines ancres sont volumineuses et il n’y a pas de cuve catalysante assez conséquente à La Réunion”. Une machine qu’il est bien évidemment hors de question d’installer ici pour l’occasion. Ultime recours, expédier ces tonnes de matériel vers la métropole, où on trouve ce service, dans deux communes seulement. Ceci dit, acheminer une telle cargaison ne figure pas dans les priorités d’Huguette Bello. Et ça se comprend. Il est en tout cas souhaitable, comme l’avait manifesté l’équipe d’Alain Bénard à l’époque, que ces pans de l’histoire deviennent accessibles au grand public, et ce, le plus rapidement possible. Car l’intérêt n’est pas mince. En 2007, les spécialistes avaient établi que le mode de fabrication de ces ancres, remontait au XVIIIe siècle. Un constat né de l’observation du jas, cette barre transversale formant une croix avec la tige centrale. Les regards s’étaient particulièrement concentrés sur un “spécimen” aux dimensions spectaculaires : 5,3 mètres de haut. “Elle est assez extraordinaire. Sa taille, ses différentes utilisations au cours de l’histoire lui confèrent un intérêt certain”, expliquait à l’époque Olivier Fontaine, historien à la Confrérie des gens de la mer. Une hypothèse était née : celle-ci aurait peut-être servi à maintenir un mât de pavillon posé sur la terre ferme. Un mât destiné à communiquer depuis la côte avec les embarcations naviguant dans la baie. Dans la foulée, la Direction générale des affaires culturelles (Drac) avait chargé les bénévoles de l’association, d’établir un diagnostic afin de proposer le meilleur traitement et d’effacer les dégradations subies au fil du temps. L’objectif étant de définir avec une plus grande précision, les années d’utilisation de ces ancres marines. Leur découverte avait par ailleurs suscité stupeur et excitation au lieu dit “Mat-Vigie”, en mars 2007. Le bal des pelles-mécaniques, oeuvrant à leur extraction du sable, avait animé le front de mer saint-paulois une bonne partie de l’après-midi. Une période marquée par la résurgence de l’histoire réunionnaise des fonds sableux : peu après cette trouvaille, la population s’était pris de passion pour les squelettes exhumés du front de mer, à proximité du cimetière
D.F.B
                                                                                      La Confrérie des gens de la mer, toujours à l’affût
Association loi 1901, la Confrérie des gens de la mer, constituée de bénévoles plongeurs, historiens, archéologues subaquatiques et passionnés de la mer, s’attache à mettre en valeur toute la richesse du patrimoine maritime, sous-marin et terrestre de l’île de La Réunion. Elle le recense, l’étudie et le classe. Ses actions se divisent en trois catégories : un travail de recherche dans les divers fonds d’archives nationaux ou départementaux et dans différents musées, des opérations archéologiques sur le terrain et un travail d’information et de sensibilisation des autorités et du public sur ce passé maritime. Depuis 1996, l’association a découvert et déclaré aux Affaires maritimes plus de soixante-cinq épaves ou vestiges de navires des XVIIIe et XIXe siècle.

COURRIER DES LECTEURS - CLICANOO.COM | Publié le 17 mai 2009 - L’Hermitage, zot la di l’Ermitage ?

La mère Michel avait perdu son chat, l’Hermitage a perdu son H ! et l’Hermitage est devenu par décret l’Ermitage.
Le grand dictionnaire Robert Noris l’apprend, c’est un mot français du 12e siècle qui s’écrivait alors avec un H, comme Hermite devenu Ermite (du latin ecclésiastique Ermita, en grec Eremites de Eremos, désert, signifiait « qui vit dans la solitude, le désert »…
Les habitants de la région de Rennes en Bretagne, venant à la Réunion s’étonnent d’y découvrir les toponymes proches de St-Gilles et L’(H)ermitage, comme les gros bourgs à une vingtaine de kilomètres de Rennes, de St-Gilles et l’Hermitage, avec un H, distants de 5 km et se posent des questions quant à l’origine de ces noms.
Pendant les guerres de religion, une famille « de Saint Gilles » y possédait un château qui fut détruit. La famille de Saint Gilles s’exila 15 km plus loin à Romillé, y bâtissant le château de la Perronaye. Et en 1525 un Gilles de Saint Gilles épousa une Jeanne Rallon de la Ville Auffray possédant un manoir à 10 km de Combourg près de Saint Malo, s’alliant ainsi avec des familles nobles de Betagne : les Du Guesclin, De Chateau Briand, Kersauzon…
Deux siècles plus tard un descendant des Saint Gilles de la Perronaye, capitaine de dragons fut affecté en garnison à l’Ile de France (île Maurice). En a-t-il la curiosité de visiter le petit village de pêcheurs de St-Gilles, à l’île Bourbon et décida-t-il d’y acheter un bout de terrain pour y poser un boucan qu’il aurait appelé l’Hermitage, pour se rappeler sa région d’origine ? Comme le boucan Laleu, nom d’un certain Laleu, qui devint Saint-Leu. En effet « L’Hermitage » les bains pouvait-il constituer le lieu d’isolement d’un ermite retiré dans cet endroit désert et qu’on aurait peut-être préféré une grotte, au-dessus de l’Hermitage les hauts, perdue dans la nature ? Mais le capitaine de St Gilles rentra se marier au pays et oublia St Gilles, en Bourbon, c’est une hypothèse qui reste à étudier. Et à mon prochain voyage, j’irai enquêter du côté de l’Hermitage en Bretagne. PS : On dénombre 17 lieux-dits St Gilles en France Hexagonale et deux l’Hermitage, en Bretagne.
M. Rallon, Saint-Gilles.

Bravo et bonne chance dans vos recherches. On attend la suite.

Clicanoo.com - publié le 25 septembre 2010 - Les vestiges de Gamède enfin immergés
         Après s’être longuement dégradés aux services techniques de Saint-Paul, trois ancres et trois canons, vestiges de Gamède, doivent rejoindre, la semaine prochaine, le jardin archéologique des Roches Noires.

        Les historiens de l’île se réjouissent enfin. Trois ans se sont écoulés depuis la découverte insolite. En mars 2007, le cyclone Gamède et sa houle infernale mettaient au grand jour un pan du patrimoine saint-paulois. On se souvient des images de passants hagards devant ces ancres marines et canons du XVIIIe siècle. Prise de court, la municipalité avait alors décidé de les entreposer dans les locaux des services techniques. Et puis plus rien. Sauf qu’en silence, la confrérie des gens de la mer abattait un boulot administratif monstre pour donner une seconde vie à ces richesses historiques, finalement offertes par la mairie. La première étape de leur délocalisation a pris forme hier. Dans la matinée, un dépanneur est venu sortir de la broussaille ces lourdes pièces afin de les transporter vers la base navale du Port. Lundi, si la météo le permet, les Fazsoi et la Marine nationale, vivement remerciés pour leur contribution, se chargeront de les immerger à Saint-Gilles à cinq nautiques des côtes, dans le jardin archéologique de la Confrérie. En fin de semaine, chacun sera libre d’en profiter. Avec d’autant plus de facilité qu’elles se trouveront seulement à 6 mètres de fond. Voilà le premier motif de satisfaction pour Eric Venner, le président de l’association.
                                                                                     
"Disposer de réel pour apprendre"
         D’un point de vue pédagogique également, ce nouvel apport est le bienvenu au sein de la structure. "Les apprentis archéologues plongeurs vont pouvoir s’exercer dessus, en mesurant, dessinant, photographiant. C’est très important de disposer de réel pour apprendre. C’est indispensable pour la formation en archéologie", se félicite-t-il. L’historien Olivier Fontaine s’affiche également très satisfait d’un tel aboutissement. "Tous ces éléments vont retrouver la vie sous l’eau au lieu de pourrir". Il devenait urgent d’agir, car le contact à l’air entraîne une rapide dégradation d’un métal auparavant sous l’eau. "En un an, ils ont beaucoup perdu". C’est justement ceux-là qui ont été identifiés pour rejoindre les fonds marins. Car la priorité est donnée à la restauration. Certains, récupérables, en ont bénéficié auprès d’une entreprise locale, pas spécialisée dans ce type de travaux. Pour autant, les historiens saluent la qualité de la prestation effectuée. "Il faudrait désormais les scénariser, les installer dans la ville pour rappeler son histoire maritime", préconise l’historien. A bon entendeur...    D.F.B.


Le 27/09/2010, une grande ancre a été immergée devant les Roches-Noires
14 images prises de la côte disponibles ...

Le 30 septembre 2010 - Le Quotidien -

Vestiges maritimes rendus à la mer .
Depuis lundi, la Confrérie des gens de la mer, aidée par la Marine nationale, dispose trois ancres et trois canons devant Saint-Gilles, à seulement six mètres de profondeur, pour créer un jardin archéologique. Un travail considérable.

Clicanoo.com - publié le 30 octobre 2010 - Le jardin archéologique attend ses visiteurs
           Récemment agrémenté des vestiges retrouvés lors du passage de Gamède en 2007, le Jardin archéologique de Saint-Gilles attend désormais ses visiteurs. Avec bouteille ou simplement palmes, masque, tuba, les pièces immergées sont facilement accessibles.

          Créé par la commission régionale d’archéologie en 1998, le musée sous marin de Saint-Gilles a complété sa collection il y a quelques semaines avec l’immersion de différents vestiges retrouvées en baie de Saint-Paul lors du passage de Gamède il y a trois ans. Ce sont donc désormais cinq ancres ou morceaux d’ancres, trois canons et plusieurs chaînes qui sont positionnés autour d’une langue de sable à 100 mètres à peine de plage des Roches-Noires, une vingtaine de mètres avant la bouée rouge de sortie du port.

A 6 mètres de fond          Un site dédié à la formation des plongeurs archéologues, mais aussi au tourisme. Hier, la confrérie des gens de la mer organisait justement une visite en bateau pour promouvoir ce jardin sous-marin, en compagnie des Faszoi, soutiens techniques, et des services de la collectivité saint-pauloise. “On espère mettre en place une vraie signalétique au-dessus, accrochée à une bouée, pour que les clubs de plongée puissent y venir pour faire des baptêmes par exemple” explique Stéphan Aubert pour la confrérie. “Et on aimerait également mettre une signalétique à terre, près de la plage des Roches-Noires, puisque le jardin est accessible aux nageurs équipés de palmes et de masques”. Disposées en arc de cercle, les pièces métalliques gisent par seulement 6 mètres de profondeur et sont donc visibles par mer claire depuis la surface. Du côté de la mairie de Saint-Paul on estime que le site contribuera à faire connaître le patrimoine historique de la commune. “Dans les profondeurs sous-marines saint-pauloises, ancres canons, épaves et vestiges côtoient dauphins, baleines et légendes, ce qui laisse entrevoir de belles perspectives aussi touristiques que pédagogiques”. Saint-Paul compte notamment sur ce jardin pour appuyer sa candidature au label “Ville et pays d’art et d’histoire”       R. Lt.

Le Quotidien 14/10/2010 - L’épave du cap La Houssaye va livrer ses secrets

Au milieu de sites de plongée sous-marine très fréquentés, les restes d’un navire vraisemblablement naufragé au début du XIXe siècle sont étrangement restés à l’abri des regards. Depuis lundi, la Confrérie des gens de mer cartographie les vestiges, au cap La Houssaye, pour tenter de retracer l’histoire du bateau. C’est la seule épave en bois répertoriée à La Réunion.

Clicanoo le 30/10/2010 - extrait - L’épave du Cap La Houssaye pas encore identifiée

En marge de la visite du jardin archéologique, la délégation a fait un détour par la dernière épave sur laquelle planchent les passionnés de la Confrérie des gens de mer. Après 15 jours de travaux au Cap La Houssaye (lieu-dit la Porte), les plongeurs ont pu identifier un safran, un morceau de coque et plus loin un grappin accompagné d’un morceau de chaîne. Le naufrage daterait de la fin 17e, début 18e siècle. Reste désormais aux historiens à éplucher les archives pour identifier ce navire.       

                   

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