DES BALEINES ET DES DAUPHINS - de 1927 à 2007

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Le Mémorial de la Réunion tome 5, page 212, rapporte un extrait du journal "Le Peuple" du 08 août 1927 qui nous donne un aperçu de l'humour de l'époque.

Depuis quelques jours une baleine se balade en rade de Saint-Gilles. Des pêcheurs ont pu l'apercevoir de très près, lançant en l'air des colonnes d'eau et poussant un ronflement aussi fort qu'une locomotive du C.P.R. Pourvu qu'elle n'aille pas encore boucher le port de la Pointe des Galets.
N'est- ce pas Marius, qu'elle est plus grosse que la sardine ? Celle qui a failli boucher le port de Marseille ...

Le 27 juillet 2002 ...

Tout à coup, un souffle puissant, un dos énorme, un autobus noir émerge à vingt mètres devant nous ...

Le 1er septembre 2002 ...              Dauphins et baleine le même jour. On ne s'en lasse pas.

Le 21/08/2003 un article du JIR.

On a photographié une baleine à bosses le 19 août 2003.

La côte Est de la Réunion a reçu une visiteuse de marque ce mardi, une baleine qui avait pris ses quartiers au large de Sainte-Rose. Sa visite a été immortalisée par Jean-Michel Prevet, un internaute - photographe qui a eu la très bonne idée de nous faire parvenir ses photos.

Cette visite n'a rien de surprenant. Comme tous les ans à pareille époque, des baleines femelles quittent les profondeurs glaciales de l'antarctique pour venir mettre au monde leur baleineau dans les eaux bien plus chaudes de La Réunion. Plusieurs d'entre elles ont été aperçues ces derniers jours en baie de Saint-Paul notamment et même, ce mercredi, au large de Saint-Denis derrière l'ancienne gare routière. Mardi l'une d'elle croisait au large de Sainte-Rose. Elle n'a pas échappé à l'œil averti de Jean-Michel Prevet. Il a photographié la scène de près et nous a envoyé ses images. Afin que l'émotion soit partagée... Malheureusement pour des raisons encore inconnues un baleineau s'est échoué sur la côte de Saint-Philippe en début de semaine. Ce cétacé ne pesait pas moins de 400 kg et mesurait près de quatre mètres. Les habitants de Saint-Philippe sont émus puisque depuis quelques jours il observaient la mère et son petit évoluer au large des côtes.

Le 22 juillet 2006.

Au large de Grand-Fond, des dizaines de dauphins. Une mère et son petit nous escortent.

Le 30 août 2007 - Enola et Day sont devant Saint-Gilles ... Pas seuls !

Le 06 septembre 2007 ( Le Quotidien )


ELLE FAIT L'ATTRACTION DEPUIS 15 JOURS
Enola, la baleine star de Saint-Gilles


Depuis quinze jours, une baleine et son baleineau ont élu domicile devant le port de Saint-Gilles. Fait rarissime, pour peu qu'on respecte les règles d'approche, elles se laissent photographier pendant des heures par les plongeurs. En deux semaines, Enola et son petit sont devenus des stars.
Enola n'a pas la taille mannequin mais aime se faire photographier. Ses mensurations, 12 mètres pour 20 tonnes, sont un véritable défi pour le petit objectif des photographes. Un défi que ces derniers relèvent volontiers au point qu'ils se relaient depuis 15 jours devant celle qui est devenue une star à Saint-Gilles.

Précisons qu'Enola est une baleine à bosse et qu'elle présente la particularité d'apprécier la compagnie des bipèdes avec palmes. " C'est du jamais vu, explique Eric Lancelot, photographe sous-marin amateur qui tient la boutique Photo Express à Savanna. D'habitude, les baleines, on reste 5 minutes à leurs côtés, après elles nous font savoir que la séance est terminée. " Enola, elle, se laisse photographier pendant plus d'une heure " sans broncher. " " Elle reste près de la surface à demi- somnolente, surveillant d'un oeil bienveillant nos allées et venues et de l'autre son marmaille facétieux. "
Bien sûr, cela nécessite aux photographes et plongeurs de respecter les règles d'approches. Se débrouiller pour arriver de trois-quarts arrière, éviter de lui couper la route. Stopper le bateau à 100 ou 200 mètres pour qu'elle ne s'affole pas du bruit du moteur. Reste alors à se mettre à l'eau et approcher tout doucement. " On veille à rester toujours dans son champ de vision pour ne pas la surprendre. C'est elle qui décide. Il ne faut rien lui imposer. De toute façon, si elle le souhaite, elle nous balaye d'un coup de queue. "
" En l'occurrence, Enola est à la fois sociable et placide. " Vous dire qu'il n'y a pas eu des moment où elle s'est agacée... Il y a toujours des inconscients qui arrivent à fond ou qui s'approchent trop près. " La sanction est alors immédiate : " elle " sonde " et on ne la revoit plus pendant un moment. "
Christophe Loyer est le premier à l'avoir repérée. " C'était il y a un mois et demi au large de Saint-Gilles, explique le photographe amateur. Elle venait juste de donner naissance à un petit baleineau. Il était encore sur son dos. " II faut savoir que pendant les premiers jours de leur naissance, les petits ne peuvent pas remonter d'eux-mêmes pour respirer à la surface, ils ont besoin de l'aide de leur maman.
Depuis, l'emploi du temps d'Enola est réglé comme du papier à musique. " Le soir, elle vient dormir avec son bébé près du port de Saint-Gilles, à l'abri des prédateurs, et le matin elle part à quelques milles toujours en longeant la côte, soit en direction du Sud ou du Nord. "
Il est évident que de tels visiteurs, ça se remarque, surtout quand ils ont élu domicile dans le périmètre maritime le plus fréquenté de l'île. Clubs de plongée, bateaux à fond de verre, pêcheurs et autres plaisanciers se sont vite passés le mot et ne manquent pas de venir leur rendre visite. Enola ne s'en offusque pas. A tel point que les observateurs se demandent si elle n'a pas, lors des précédentes saisons, déjà eu à faire à l'homme. Le globice qui a pu procéder à une photo-identification n'a en tout cas pas cette baleine dans ses fichiers. Ce qui permet de la baptiser. Christophe Loyer qui l'a découverte le premier a choisi le prénom de sa fille : Enola.
Reste que pour un photographe sous-marin, une baleine coopérative, c'est le pied. D'autant qu'Enola s'avère être une maman très affectueuse. " C'est une vraie mère poule explique Eric Lancelot. Je suis émerveillé de la tendresse de cette maman pour son bébé. Elle le porte quelquefois sur son dos ; le prend sous sa nageoire pectorale lorsqu'il est effrayé. Un peu comme une mère tiendrait un bébé dans ses bras. " Le photographe évoque également ses scènes intimes où elle pousse son rejeton du bout du nez ou celui-ci taquine sa maman en faisant des galipettes.
Autant de scènes que nos photographes auront pu mettre en boîte. " Le secret dans la photo explique Christophe, c'est de pouvoir approcher au plus près de son sujet. En photo animalière, c'est très difficile. Là, on est gâté. " Eric Lancelot, lui, a privilégié les objectifs à ouvertures maximales. En l'occurrence il affectionne les " fisheye ". " Ca me permet de n'avoir pas à cadrer, de ne pas rester l'oeil toujours collé à l'objectif. Bref, d'être pleinement spectateur de l'événement. " Ce qui ne l'empêche pas de faire de magnifiques photos.
Laurent BOUVIER

C'est Enola, la maman et Day le baleineau qui grandit et qui apprend ... le 17 septembre 2007


Le 07 septembre 2007

Enola donne une leçon de saut à Day qui a bien grandi depuis deux mois. On se sent tout petit ...