DES BALEINES ET DES DAUPHINS - 2008

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BALEINES : Respectez les règles d’approche.


La saison 2007 a été exceptionnelle. Le nombre d'observations a explosé par rapport aux précédentes années.

Enola (la mère) et Day (le baleineau), se sont étrangement laissés approcher l'année dernière au large de Saint-Gilles. Mais attention, l'approche de ces cétacés doit obéir à des règles de prudence strictes afin d'éviter le moindre accident.
La baleine à bosse est un animal placide et curieux, mais une approche trop agressive, surtout quand un baleineau croise dans les parages, peut entraîner un geste de défense. Il faut donc laisser une distance de sécurité face à ces animaux qui font entre 12 et 19 m, entre 20 et 30 tonnes...
En bateau, dès que l'on aperçoit une baleine, la vitesse doit être réduite à 3 ou 4 nœuds. Eviter de lui couper la route. S'approcher très lentement par l'arrière en restant à une distance raisonnable (100 m). Ne jamais séparer les groupes. Il vaut mieux limiter le nombre de bateaux autour des baleines.
Pour les mises à l'eau, les plongeurs doivent rester à une trentaine de m et ne pas toucher l'animal. Pour les hélicos, il faut respecter une altitude de 300 m, car le bruit, amplifié sous l'eau, perturbe les baleines.

Si vous apercevez des dauphins ou des baleines, vous pouvez en informer

l'association Globice au 06 92 65 14 71,
e-mail : globice@globice.org

l'Observatoire Marin de La Réunion

Tel : 02-62-29-89-81 / GSM : 06-92-24-92-28
Site : http://www.omar.fr
email : rard@omar.fr

Lundi 28 juillet 2008. Dis, raconte ...
- Depuis dimanche le temps a changé, s’est remis au beau. Plus de vent, la mer est calme. Hier nous sommes sortis pour une matinée de pêche. Mais la pêche ne fut pas le principal atout de la balade, même si nous avons ramené de quoi nous contenter. Au retour, devant Saint-Gilles les baleines nous attendaient pour un festival exceptionnel. Je te raconte en remettant un peu d’ordre.
Le matin, en préparant le bateau, mon équipière m’annonce qu’elle a oublié l’appareil photo. Aussitôt, d’un élan commun, l’idée nous traverse l’esprit que nous allons rater un scoop … En fin de matinée, de retour vers le port, alors que jusque là tout s’est passé le plus ordinairement possible, le souvenir de notre prémonition m’a quitté lorsque Huguette qui fixe la mer se dresse … Elle a vu une grande gerbe d’eau, loin devant, au sud. Je ne suis pas loin de penser qu’elle prend ses désirs pour des lanternes et le ronron régulier du moteur reprend le dessus. En arrivant juste devant Saint-Gilles, un Grand Bleu ( c’est un des deux bateaux qui promènent les touristes par rotations d’une heure ) vient dans notre direction au ralenti et je vois que tout le monde est au bordage du même côté. C’est un signe ; les dauphins ? Oui, les dauphins mais ils ne sont pas seuls. Un dos énorme émerge et un nuage de vapeur d’eau siffle, une queue sort de l’eau et se courbe gracieusement. Les baleines sont là. Pas une mais au moins deux ; non, il y en a trois, au moins. Finalement Globice ( l’association qui assure localement le suivi des cétacés que nous appelons à chaque rencontre) nous apprend qu’elles sont quatre : trois adultes et un petit que nous ne distinguons pas. Le groupe de dauphins les entoure, les rassure et leur montre l’exemple. Les baleines jouent et les imitent. Elles tournent autour des quatre bateaux arrêtés. Elles plongent et émergent à une vingtaine de mètres en douceur. On voit parfaitement les dos, les coquillages blancs sur les têtes noires, énormes, les silhouettes grosses comme des autobus sous la surface. Seul le souffle de leur respiration est puissant et presque démesuré par rapport à la grâce des déplacements. Les dauphins virevoltent tout autour. Oui, nous avons raté le scoop ! Tant pis, tant mieux, nous en prenons plein les yeux. Ca dure une demi-heure et c’est majestueux. Au début, quelques « blaireaux » poussaient des cris sur les embarcations … Maintenant tout le monde reste bouche bée.
Voilà, c’était magique.
Vendredi 1er août 2008

Des baleines partout entre St. Gilles et la baie de St. Paul ...

Le 03 août 2008, CLICANOO reparle des baleines.

Saison exceptionnelle en vue

BALEINES. L’année 2007 a livré un lot impressionnant d’observations des baleines à bosse. Le millésime 2008 s’annonce aussi bon voire meilleur.

          Le Groupe local d’observation des cétacés (Globice) affiche déjà au compteur pas moins de 20 identifications d’individus.
          Ces clichés sont réalisés dans le cadre d’un programme scientifique permettant d’améliorer la connaissance de ces mammifères marins présents dans nos eaux en cette saison. Grâce aux clichés de la nageoire caudale et de la dorsale (les empreintes de ces grands cétacés), l’association vise à lever un coin du mystère entourant ces mammifères marins. Les spécimens observés et recensés reviennent-ils ou la migration est-elle aléatoire. «C’est la grande question. Pour l’instant, nous n’avons jamais pu mettre en lumière cette hypothèse en identifiant deux fois la même baleine», signale Bernard Rota, membre fondateur de l’association.
          La base compte aujourd’hui 80 identifications nettes.
Le chant des baleines péi enregistré
          Mais, le travail scientifique du Globice ne s’arrête pas là. En effet, sur le long terme, «aujourd’hui nous avons trop peu de recul», il s’agit de quantifier la population. La structure a déjà pu démontrer l’importance de La Réunion pour les baleines à bosse. Et pour cause, les flots péi sont essentiels dans leur cycle de vie. C’est ici que les femelles viennent donner naissance à leurs rejetons.
          Bernard Rota estime : «Depuis 2001, nous avons pu observer une trentaine de nouveaunés ». Et le Globice veut monter en puissance. Il travaille actuellement à mettre sur pied un réseau d’observateurs terrestres, véritable service de renseignement, couvrant toute l’île.
          «Il faut des gens disponibles capables de prendre des données exploitables scientifiquement et de donner l’alerte. Il n’en faut pas tant que cela, nous avons ainsi identifié sept sites d’où l’on peut surveiller l’ensemble du littoral entre Saint-Pierre et l’Étang Salé», explique-t-il. Un plus dans le dispositif d’alerte permettant de compléter les signalements de pêcheurs, plaisanciers et autres usagers de la mer.
          Le Globice, qui vient d’acquérir depuis peu du matériel audio aquatique (hydrophones) dans le cadre d’une étude sur les cachalots (Maurice et Réunion), a enregistré hier le chant des baleines à bosse (caractéristique d’un groupe donné) locales. Une première, a priori, dans nos eaux. Fabrice Schnoller, membre du Globice à l’origine de cette équipée, lance :
« Cela ressemblait plus à un son émis par une vache, mais en bien plus complexe. Nous étions tout près. On pouvait capter le son émis dans un rayon de moins de 500 m, mais ce n’est pas l’hydrophone le plus puissant de l’association ».
Il ajoute : « Grâce à ce matériel, outre l’analyse de la structure du chant, qui peut s’apparenter à un véritable langage, nous allons pouvoir mieux repérer les spécimens ». Et au final, accroître le nombre d’identifications.
          L’ensemble des données collectées permettra à terme de lever le mystère qui entoure encore ces mammifères marins. Plus la saison est riche en observations et en identifications, plus ce travail progresse. C’est bien parti et nous n’en sommes même pas à la moitié, puisque les départs peuvent s’étaler jusqu’à novembre.
B. G.
          Si vous apercevez des dauphins ou des baleines, vous pouvez en informer l’association Globice au 06 92 65 14 71,
                                                             e-mail : globice@globice.org

Règles d’approche des baleines.
Les bateaux à moteur doivent ralentir la vitesse (3, 4 nœuds) et vérifier dans quelle direction nagent les baleines.
Ne jamais oublier que le bruit, amplifié dans l’eau, perturbe les baleines.
Se rapprocher très lentement par l’arrière, en maintenant une distance raisonnable (100 m). Ne pas séparer les groupes de baleines et rester éloigné des mères avec leurs baleineaux. Veiller à ce qu’il n’y ait pas plus de trois embarcations autour des baleines.

Le 07 août 2008, un autre article de CLICANOO qui ne parle ni des dauphins, ni des baleines, mais ...

Une visite inexpliquée

          Les scientifiques sont formels. Il s’agit bien d’un éléphant de mer de l’espèce australe et plus précisément d’un juvénile qui s’est approprié la plage du Tremblet. Concernant son sexe, ils restent en revanche plus prudents. Aucun n’est inquiet pour sa survie. Sonia Ribes, conservatrice du Muséum, note : “Il a l’air en parfaite santé, il est gras”.

          Frédéric Bailleul, qui a fait sa thèse sur les éléphants de mer des Kerguelen (comme celui photographié en première page, debout et de face) et qui travaille actuellement sur un autre programme concernant ce grand pinnipède au CNRS, confirme : “Il n’y a aucune inquiétude à avoir. L’éléphant de mer a des capacités extraordinaires. Il peut parcourir des distances gigantesques le menant des Kerguelen jusqu’au continent antarctique et à des profondeurs allant jusqu’à près de 2000 m. L’alimentation ne pose aucun problème, il se nourrit surtout de poissons”. Patrick Durville, biologiste de l’Aquarium de Saint-Gilles, est du même avis. L’unanimité est également de mise quant à la rareté d’une telle visite dans notre île. Frédéric Bailleul souligne : “C’est un événement exceptionnel. L’éléphant de mer se déplace rarement dans les latitudes subtropicales même si la distance reste dans ses cordes. Sa frontière se situe généralement au front polaire (2)”.
Aucune certitude
          Patrick Durville se souvient pourtant d’un cas du même genre au sud-ouest de Maurice il y a plus de dix ans. “L’animal, un mâle, était resté trois mois durant aux abords d’une plage, le temps de compléter sa mue”. Il y a également eu l’ “affaire” Cyril en 2006. Sonia Ribes note, quant à elle, qu’ “une otarie s’était échouée dans les années 70 à La Réunion”. Mais, ces visiteurs venus de l’océan austral sont rarissimes et c’est, a priori, la première connue pour un éléphant de mer sur nos côtes. L’événement est d’autant plus exceptionnel que l’éléphant de mer, chasseur solitaire, reste le plus clair de son temps dans l’océan. Il ne regagne la terre qu’à l’heure de s’accoupler ou de muer. Ce qui pose la question de sa présence sur cette plage réunionnaise. Les scientifiques pointent quelques pistes. Frédéric Bailleul analyse : “Ce n’est pas la période de la mue et c’est un juvénile qui ne s’accouple pas. Peut-être qu’il fait une simple halte réparatrice dans un long périple… ” Patrick Durville émet du bout des lèvres : “Il a peut-être suivi un courant marin froid ou un banc de poisson abondant, ou alors c’est pour sa mue”, tout en rappelant “je ne suis pas spécialiste des mammifères marins”. D’ailleurs, la biologie de cette espèce comporte encore nombre de zones d’ombre que la science n’a pas encore explorée. Ce visiteur ou visiteuse inattendu(e), même si “les jeunes mâles sont davantage coutumiers de ce genre d’escapades lointaines” souffle Frédéric Bailleul, garde son mystère. Sonia Ribes, la conservatrice du Muséum d’histoire naturelle, la brigade nature de l’océan Indien et la Diren, prévoient de se rendre sur place ce matin pour essayer d’en savoir plus. Les scientifiques recommandent par ailleurs de ne pas déranger ce spécimen de plusieurs centaines de kilos. Il reste un animal sauvage puissant et imprévisible.           Bruno Graignic

Le 07 août 2008, j'ai rêvé d'un zoom géant ...

Le même jour ... publié le 08 sur Clicanoo.

Cétacé show

Un passage très remarqué hier au large de Boucan-Canot et de La Possession, celui de plusieurs baleines particulièrement joueuses. Les cétacés ont remué de l’air, de l’eau, les deux mélangés aussi, pour le plus grand bonheur des observateurs. (photo Jean-Philippe Louis & Ludovic Laï-Yu)

Merci à Gérard et à Jacques pour ses photos.

Le couple de baleines pile en face de notre résidence, c'est trop d'honneur, les copains !

C'était le 08 août dans l'après-midi.

CLICANOO.COM publie un article sur les baleines le 12 août 2008 et le vitriol gicle ...

“Pitié pour les baleines”

     Alors que les observateurs décrivent une saison exceptionnelle, les baleines affrontent depuis quelques jours les assauts répétés d’embarcations en tous genres. Apothéose ce dimanche dans l’ouest, avec plus de 20 bateaux autour d’un seul animal. Du harcèlement pur et simple.
     Comment pousser les pouvoirs publics à légiférer là où un comportement responsable suffisait jusque-là à faire cohabiter hommes et animaux ? Eh bien, il suffisait de regarder la mer ce week-end entre Saint-Gilles et le cap La Houssaye. Jusqu’à 22 embarcations, bateaux à moteurs, voiliers, jet ski, autour d’une seule et pauvre baleine désorientée, changeant maintes fois de cap pour tenter d’échapper à sa garde rapprochée, trop rapprochée.
     On connaissait donc déjà les embouteillages sur la route lorsque les baleines assurent le spectacle sur nos côtes. C’était notamment le cas hier encore dans l’ouest. Mais les bouchons sont désormais sur l’eau. Le capitaine du Grand bleu a même dû renoncer à s’approcher, devant la masse de bateaux agglutinés. Avant de publier sur son site internet un article intitulé “Pitié pour les baleines”, l’observatoire Globice nous a confirmé hier de nombreuses alertes téléphoniques réceptionnées pendant le week-end. “On se disait il n’y a pas si longtemps que les gens avaient compris, on ne constatait plus vraiment d’abus. Mais là depuis une semaine, c’est de la folie.”
                                                                 UNE CHANCE À PRÉSERVER
     C’est également le constat d’un habitant de Boucan-Canot, qui observe attentivement les cétacés depuis son balcon. Il nous a contactés hier, outré par le comportement des plaisanciers et des jet ski. Car selon lui, les professionnels ne sont absolument pas en cause. “Les bateaux de promenade connaissent les règles, ils ne s’approchent pas trop près et ne dérangent pas les animaux”, affirme-t-il.
    Trop conscients de la manne que représente la présence des baleines dans la zone, il semble effectivement que les professionnels appliquent à la lettre la charte édictée par Globice. Nous avons également interrogé plusieurs loueurs qui certifient l’affichage de cette même charte à bord des bateaux. Du côté de la Diren, à la brigade de la nature (BNOI), on déplore tout simplement l’absence de règles à La Réunion, contrairement aux îles voisines, Mayotte et Maurice. Aujourd’hui, seule la perturbation volontaire des animaux est répréhensible. La frontière est mince entre des gestes dangereux mais innocents et des abus délibérés. D’autant que la BNOI n’a qu’une seule embarcation à sa disposition pour assurer la surveillance. “L’an dernier, devant une situation similaire, nous avions dû sortir pour faire de la prévention. Après ce qui s’est passé ce week-end, nous allons devoir recommencer.”
     Globice, qui s’est toujours positionné contre toute réglementation, comptant sur la sagesse du public, tend à d’ailleurs à changer d’avis. “Il faudra peut-être en passer par là”, s’y désole-t-on après le triste spectacle affiché ce week-end. Conscient de l’engouement suscité par une saison, il est vrai, hors du commun, Globice appelle simplement au respect des règles élémentaires d’approche. “C’est une chance absolument exceptionnelle de pouvoir observer ces animaux sauvages en liberté.” Une chance à préserver. Un appel à la responsabilité de chacun
                                                   Des craintes pour la sécurité des plongeurs    
     Alors que la sérénité des cétacés a été complètement bafouée ce week-end dans l’ouest, Globice s’inquiète également de la sécurité des plongeurs. L’observatoire rappelle en effet que la période est propice aux rassemblements de baleines actives qui offrent des shows saisissants, “en tapant des caudales, faisant des sauts, provoquant de nombreux remous autour des bateaux”. Beau spectacle donc mais très dangereux si l’on tente de se mettre à l’eau pour nager à proximité immédiate. “Ce sont en général des baleines qui essayent de s’accoupler, ou bien des mâles qui luttent pour obtenir les faveurs d’une femelle. Inutile de préciser que dans ces moments-là, elles ne se préoccupent pas trop des nageurs, ni de tout ce qui se trouve autour d’elles.”
                                                 Même sort pour l’éléphant de mer du Tremblet ?
     Depuis l’annonce, la semaine dernière, de la présence d’un éléphant de mer au Tremblet, l’animal n’a pas été revu. Ses visites étaient semble-t-il peu fréquentes et imprévisibles, on ne le signalait qu’une fois par semaine en moyenne. Du coup, depuis, de nombreux visiteurs ont tenté leur chance, en vain. A-t-il été effrayé par ses admirateurs empressés qui tentaient de le photographier de trop près ? A méditer. Comme pour les baleines, il faut éviter de l’approcher si jamais il revenait : autant pour éviter de le perturber que pour ne pas devenir la cible de la charge dont cet animal est capable…
Romain Latournerie


La charte de Globice
L’observatoire de référence à la Réunion, Globice, rappelle les principales règles d’approche des baleines :
Ralentir et les approcher doucement par l’arrière droit ou gauche.
S’arrêter à une centaine de mètres et leur laisser l’initiative de la rencontre.
Pas plus de 3 bateaux à proximité - Ne pas les entourer - Repartir lentement

Les réactions des lecteurs

· atoa - magique
J’étais de ceux qui ont eu le privilège d’approcher les baleines ce dimanche. Une rencontre qui va alimenter pas mal de mes rêves. Une baleine stressée peut, quand elle le décide, déposer en quelques coups de nageoire les plaisanciers que nous sommes. Il ne faut pas se tromper de cible, les imbéciles incultes sont ceux qui ignorent que la chasse au cétacés existent partout autour de nous et que des bateaux usines ratissent les mers depuis des années dans l’indifférence générale. On peut pardonner à l’inculte, pas à l’imbécile qui crache sur son voisin parce que c’est à sa portée. Qu’ils restent, chez eux, assis sur leurs bêtises à vomir sur le monde, ou qu’ils se bougent et s’engagent dans de vrais combats. Faudrait pour ça un peu de courage. C’est la bêtise qu’il faudrait interdire.
12 août 2008 - 17:40

· Lola - Mouais
Il est vrai que le spectacle était magnifique ce week end. Mais comment peut on demander aux capitaines des bateaux de respecter, alors que la gendarmerie maritime suivait également ces cétacés de prés ???? Cherchez l’erreur..... Et je ne parle pas des jet ski. Aucun respect. Nous avons eu le bonheur d’observer ses sirènes depuis la plage, chacun son domaine vital, et nous pourrons encore apprécier de formidables moments avec ces cétacés. Mais l’être humain ne se respecte même pas, comment voulez vous qu’il puisse respecter un moment féerique ????
12 août 2008 - 17:24
· Globice Réunion - Mise au point
La passion déchaine toujours des excès, et celle concernant les baleines n’y échappe pas. Mais il ne faudrait pas qu’elle aveugle certains qui sont à la limite de la mauvaise fois et refusent de lire ce qui écrit, comme on nous le rapporte parfois.
Globice a toujours défendu l’idée qu’un maximum de personnes puisse profiter de ces moments merveilleux que nous passons avec les baleines.
Ce spectacle ne doit pas être réservé à une poignée de scientifiques privilégiés.
C’est pour nous un plaisir de partager ces émotions avec d’autres usagers de la mer passionnés par les mammifères marins comme le faisons régulièrement.
Mais il est nécessaire de se montrer humble devant la Nature et de respecter ce qu’elle nous offre de si fabuleux. Oui nous avons envie de les revoir souvent, que tous ainsi que nos petits enfants puissent profiter encore de ce spectacle.
Alors oui, nous sommes pour une approche tranquille et non stressante des baleines.
Au besoin, laissons notre place après les avoir admirer. Respectons la Nature et ses créatures magnifiques en faisant taire un sentiment égoïste style c’est pour moi tout seul et tout de suite, tant pis si les autres n’en profiteront pas.
12 août 2008 - 14:29
· Un plongeur - MERCI LES BALEINES
Il est vrai que les scooters sont bruyants et que l’on voit quelques inconscients sauter sur les baleines mais pourquoi ce spectacle grandiose ne serait réservé qu’aux "bateaux promenades", respectent-ils les sites de plongée quant on les voit passer à vive allure sur les bouées ??? Limiter le nombre de bateaux autour des baleines et des dauphins serait plus juste que d’interdire l’accés à des passionnés de la mer. Ce jour-là ce n’était pas une mais trois baleines que nous avons pu observer avec bonheur et l’idéal serait de les rencontrer lors d’une plongée.
12 août 2008 - 13:48
· La grande Lyli - Et pourquoi pas..... ??
Bonjour tous,et pourquoi pas faire un appel via Greenpeace .... ??? Je suis choquer de voir que des particuliers puissent en toute tranquillité et sans les mesures de sécurités necéssaire approchaient ces animaux marin.Alors question QUE FAIT GREENPEACE ..... ?? Mais même les autoritées elles font quoi elles sont ou ? Ha c’est vrai ces bêbêttes là n’ont pas de marques sur les fesses du coup personnes ne les defends.QUELLE HONTE REYONNAIS QUELLE HONTE KOSA ZOT Y FE....Et au fait pourquoi pas organiser une chasse à la grosse bêtte...... ? Alors à vos harpons sombres idiots de badeaux et que dieu sont contre vous et qe vous couliez tout net dans les profondeurs ou leurscousins ek les dents déchiquéte vos pauvres chairs inutiles........OULA je m’enflamme là non ? Plus sérieusement ARRETEZ LAISSEZ LES TRANQUILLE SVP SVP MERCI POUR EUX
12 août 2008 - 13:42
· un gars la caverne - merci les médias
c’est pas tant les gens qui sont autour qu’il faut blâmer, que ceux qui les ont prévenus de l’arrivée de ces "belles". Oui messieurs et mesdames journalistes, certes ils vous faut raconter des beaux récits sur ces cétacés mais en fin d’article alerter la population de ne pas s’approcher est une démarche trop tardive. Vous êtes aussi responsable de ce que vivent les baleines en ce moment. à bon entendeur salut !!
12 août 2008 - 13:01
· Globice Réunion - Respectons les tout simplement
La passion déchaine toujours des excès, et celle concernant les baleines n’y échappe pas. Mais il ne faudrait pas qu’elle aveugle certains qui sont à la limite de la mauvaise fois et refusent de lire ce qui écrit. commenous l’entendons parfois.
Globice a toujours défendu l’idée qu’un maximum de personnes puisse profiter de ces moments merveilleux que nous passons avec les baleines. C’est pour nous un plaisir de partager ces émotions avec d’autres usagers de la mer passionnés par les mammifères marins comme le faisons régulièrement.
Mais il est nécessaire de se montrer humble devant la Nature et de respecter ce qu’elle nous offre de si fabuleux. Oui nous avons envie de les revoir souvent, que tous ainsi que nos petits enfants puissent profiter encore de ce spectacle.
Alors oui, nous sommes pour une approche tranquille et non stressante des baleines. Au besoin, laissons notre place après les avoir admirer.
Respectons la Nature et ses créatures magnifiques en faisant taire un sentiment égoïste style c’est pour moi tout seul et tout de suite, tant pis si les autres n’en profiteront pas.
12 août 2008 - 12:30
· Tectec - Caprices
Puisqu’il est fort probable qu’ils soient fiers d’eux, je propose que le Journal de l’Ile, tant qu’à mettre leur photo dans le journal, leur décerne en même temps le prix Borghesi. De cet heureux visiteur du début du 18ème siècle qui raillait la sottise et paresse des merles qui se laissaient tuer à coup de bâton. Bien que l’intention soit différente l’inconséquence résiste aux siècles. Réunionnais vous méritez mieux que la sottise de vos prédécesseurs.
12 août 2008 - 11:19
· saga - et la réserve marine ?
Dans cette zone, le simple fait de "troubler" volontairement les animaux sauvages est interdit ! Et les jet-skis sont également interdits...
12 août 2008 - 11:03
· BB - Eh qu
Qu’est ce que les autorités attendent pour être sur le terrain ????? A quand les amendes pour ceux qui s’approchent trop près ? Et pour les plus coriaces, il suffit de faire sauter leur permis côtier et le problème sera règlé.
Le problème à la Réunion, c’est lorsqu’on a enfin la chance d’avoir quelque chose d’exceptionnel, on ne sait pas le respecter, le faire respecter et les autorités (la BNOI, la DIREN....) ne sont pas foutus d’être mobilisés et être réactifs.
12 août 2008 - 10:27
· MIRAL - scientifiques ?
Arrêtez SVP les beaux donneurs de leçon ! Prétendus scientifiques amateurs de subventions faciles dites moi plutôt ce que vous entreprenez concrètement pour protéger cette faune et son milieu ; Expliquez moi par exemple ce que vous faites en matière de pollution marine, stations d’épuration etc etc Rien bien sûr... Alors de grâce gardez vos leçons trop faciles et commencez par faire vos preuves en la matière.
12 août 2008 - 09:31
· Caliv - dommage
en esperant qu’elles ne changent pas de cap l’année prochaine... mais je pense que les autorités devraient y mettre son grain de sel, pour une fois qu’ils n’interdisent pas quelquechose de naturel a la reunion..cette fois ci ont leurs demandent... ?!on est des sadomado nous etre humain ^^ par contre "AGGA DOUX" typiquement francais je ne pense pas, typiquement HUMAIN serait plus approprié..
12 août 2008 - 09:29
· anonyme - Scientifique non !!
Mçme pas les scientiques, car ils arrivent avec le zodiac trop des cétacés , eux aussi ont un moteur thermique. j’ai put l’ai voir un peux trop près dopnc messieurs mottrer l’exemple approché vous des cétacès à la rame se serait mieux.
12 août 2008 - 09:06
· Agga doux - Amoa Amoa !!!
C’est typiquement "BOBO", ou blaireau, ou beauf, ou FRANCAIS, tout ça. Je suis sur que ces "nuisibles" irresponsables ,au dessus de tout le monde, racontent encore la superbe aventure de leurs rencontre avec les cetacés à leur potes qui aimeraient vivre la même chose, mais en mieux, etc... Quand il y’en aura plus ce sera de la faute des autorités, ou du voisin ou je ne sais quoi... La betise humaine n’a plus de limites dans notre societé et il vaut mieux être un salaud, cynique et irresponsable qui pourrit tout autour de lui, qu’un fumeur de joint, qui oublie sa ceinture au volant. Tout ce que je souhaite c’est que ces imbeciles incultes(qui ne connaissent pas les regles élémentaires d’approche, mais qui ont un permis !), se retouvent à l’eau avec les prédateurs locaux, histoire qu’ils nous montrent leur technique d’approche.
12 août 2008 - 08:45
· NanardRun
Interdire !
Pour régler ce problème tout simplement interdire la navigation de plaisance lors des passages de baleines et n’autoriser que les scientifiques à s’en approcher. Simple Non !
12 août 2008 - 08:20

CLICANOO.COM publie le 19 août 2008 2 articles sur les baleines et nous signale le retour de l'éléphant de mer du Tremblet.

Baleines : l’année de tous les records ?

Les baleines à bosse se sont donné rendez-vous cette année chez nous. Pourquoi ? Le mystère demeure, mais le spectacle, est au rendez-vous.
Si 2007 avait été une bonne année, le cru 2008 est déjà classé exceptionnel alors qu’il reste encore au moins deux mois avant que ces cétacés ne repartent en direction de l’Antarctique. Le Groupe local d’observation des cétacés (Globice) en a déjà identifié “quarante alors qu’en 2007 nous en étions restés à trente pour l’ensemble de la saison”, signale Violaine Dulau, cétologue de l’association.
“Les conditions qui amènent ces cétacés dans nos eaux sont certainement plus propices à l’heure actuelle”, explique la scientifique, même si celles-ci restent encore à déterminer précisément. Et il ne faut pas forcément mettre cette “prolifération” sur le dos d’une population en pleine explosion. Certes, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de faire passer cette espèce (megaptera novaengliae) de la catégorie “vulnérable” à “préoccupation mineure” sur la liste rouge des espèces menacées, mais les études sur les groupes évoluant dans l’océan Indien restent encore à faire. Violaine Dulau, qui était présente à la dernière Commission baleinière internationale, souligne : “Selon les estimations des scientifiques la population de baleines à bosse à légèrement augmenté. Et ce, grâce à l’interdiction de la chasse commerciale. La CBI vient de lancer un programme pour évaluer celle de l’océan Indien. On aura vraisemblablement les résultats dans les années à venir.” Quoi qu’il en soit, la présence des baleines à bosse, dans des proportions records cette année, constitue un puissant appel de la mer. Mais, ces cétacés, qui accomplissent un périple de 6 000 km pour s’accoupler et mettre bas dans nos eaux, doivent être observés avec précaution. Une approche trop musclée ou massive risque d’entraîner un accident.            B.G.

Des avis
de lecteurs
· Brain974 - Réponse à PYB
A chaque hiver austral il y des baleines au large de nos côtes ça n’a jamais été un mystère.           19 août 2008 - 16:20

· kosasa - Faux
Même en altitude ( sentier des goyaviers sur les hauteurs de la Montagne ) on peut admirer le spectacle de ces grands cétacés. -           19 août 2008 - 14:00

· Léo - Arrêtez avec le réchauffement de la planète !
Mais arrêtez avec le réchauffement climatique ! Vous ne comprenez pas que nous sommes les marionnettes d’une propagande énorme menée par les politiques !!! Il a été prouvée par des scientifiques ( par ailleurs contraints et menacés de se taire) que la température sur terre n’a fait qu’augmenter et baisser sur des centaines de milliers d’années et que ce n’est nullement dû à l’activité humaine. La terre a donc connu des temps où il faisait beaucoup plus froid ou beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui et les baleines et ours polaires ne sont pas morts pour autant me semble t-il !!!!
Soyez plus alertes et regardez ce documentaire, diffusé en mars 2007 sur la chaîne publique anglaise Channel 4, il n’a jamais été diffusé en France, et ne risque pas de l’être de sitôt, tant notre pays semble être au coeur de la machine de propagande !
Vous comprendrez aussi comment le réchauffement climatique est devenu une manne financière et un instrument politique énorme qui rassemble les foules !
Tapez sur google : la propagande du réchauffement climatique.          19 août 2008 - 12:14

· anonyme - DORSALE, CAUDALE ou PERCOTRALES ...
Apercevoir la caudale ou apercevoir la queue d’une baleine, ne serait-ce pas la même chose ?????
19 août 2008 - 11:59

· PYB - Mystère ?
Ce n’est pas un mystère. Regardez l’état de la planète et la fonte des calottes glacières. Ces baleines fuient. Elles tentent de trouver de nouveaux espaces de reproductions comme en remontant le St Laurent. Ce n’est pas rassurant de voir ça. Le spectacle ? Si vous trouvez que l’agonie de la planète en est un... ok.
19 août 2008 - 09:38

La baleine “survivante”

A chaque année sa mascotte. Celle qui a été observée hier entre 11h30 et midi en face de Boucan risque de devenir celle du cru 2008, détrônant ainsi Coralie et Cacahuète. La mère et son baleineau, qui avaient élu domicile du côté de Saint-Gilles l’hiver dernier, s’étaient largement laissés approcher pendant de longues semaines. Celle qui a pointé sa caudale face aux surfeurs et autres pros de la plage de Boucan est d’un autre acabit. Son histoire aurait pu très mal tourner. Elle a ainsi été signalée par un surveillant du poste de secours. Elle se trouvait tout près de la côte. Certains évoquent même à seulement une vingtaine de mètres… C’est peut-être un peu exagéré mais elle était visiblement très près de la terre. Le réseau échouage, chapeauté par le Globice, a de suite été alerté et des membres de l’Aquarium se sont rendus sur place. Le risque étant que l’individu s’échoue sur la plage comme cela se produit pratiquement chaque année. Finalement, malgré le ramdam qu’elle a provoqué, cette baleine, d’une longueur de “6 à 7 mètres, donc vraisemblablement un individu d’environ un an”, selon Violaine Dulau, a pu repartir vers le large seul. La cétologue poursuit : “Peut-être qu’elle s’est séparée du groupe un moment, qu’elle a été quelque peu désorientée… mais vu qu’elle ne semble pas être revenue s’échouer, sa vie ne semble pas en danger.” Et si elle a échappé à un échouage, elle semble avoir survécu à plusieurs autres attaques dans sa jeune vie. En effet, son dos arbore des cicatrices nombreuses, “certainement dues à des orques qui s’attaquent aux baleineaux les plus faibles dans les premiers mois”, analyse Violaine Dulau. Mais, ce spécimen a semble-t-il un instinct de survie hyperdéveloppé. C’est une survivante née qui échappe aux échouages et aux prédateurs. Gageons qu’elle sache poursuivre dans cette voie.                               B.G.

Un avis de lecteur hibiscus: honte
j’habite à boucan et je vois des baleines tous les jours et surtout les 15 bateaux qui vont avec !!! honte à vous..............     
 

L’éléphant de mer de retour


Décidément, la plage du Tremblet, née de l’éruption d’avril 2007, semble avoir séduit un éléphant de mer qui depuis le mois de juin y fait de fréquentes visites nocturnes. Hier matin, Honoré Dumont, un habitant du Tremblet qui s’est pris d’une affection respectueuse pour l’animal, l’a une nouvelle fois aperçu alors qu’il s’apprêtait à regagner l’océan.
Depuis le mois de juin, la réalité de sa présence sur la plage née de l’éruption d’avril 2007 dans le Grand Brûlé alimentait les conversations dans le village du Tremblet. Le 6 août dernier, nous levions le voile sur le mystère de l’éléphant de mer de la plage du Tremblet en vous montrant ses premières photos. Depuis, Honoré Dumont un habitant du Tremblet, s’est pris d’affection pour le visiteur insolite. “Pratiquement chaque matin, je descends sur la plage, confie-t-il. Il n’est pas toujours là mais ce matin, il était au rendez-vous. Je l’ai longuement observé sur la plage avant qu’il ne parte à reculons dans l’océan.” L’éléphant de mer apprécie de toute évidence cet espace de plage isolé où il a pris ses habitudes. Les scientifiques insistent sur la nécessité de ne pas troubler la tranquillité de l’animal. S’il s’attarde ainsi dans nos eaux, c’est qu’en cette période d’hiver austral l’environnement ne lui est pas défavorable. Il devrait remettre cap au sud dès qu’elles ne lui conviendront plus. D’ici là, s’il n’est pas interdit de l’observer il est primordial de garder ses distances, la bête peut avoir des réactions imprévisibles, mais surtout évitons de la déranger inutilement simplement pour satisfaire notre curiosité. Au vu des photos prises le 5 août dernier. Les scientifiques sont formels. Il s’agit bien d’un éléphant de mer de l’espèce australe et plus précisément d’un juvénile. Dans notre édition du 6 août dernier, Frédéric Bailleul, qui a fait sa thèse sur les éléphants de mer des Kerguelen et qui travaille actuellement sur un autre programme concernant ce grand pinnipède au CNRS, confirme : “Il n’y a aucune inquiétude à avoir. L’éléphant de mer a des capacités extraordinaires. Il peut parcourir des distances gigantesques le menant des Kerguelen jusqu’au continent antarctique et à des profondeurs allant jusqu’à près de 2000 mètres. L’alimentation ne pose aucun problème, il se nourrit surtout de poissons. Cependant, c’est un événement exceptionnel de le retrouver sur les côtes réunionnaises. L’éléphant de mer se déplace rarement dans les latitudes subtropicales même si la distance reste dans ses cordes. Sa frontière se situe généralement au front polaire.” L’événement est d’autant plus exceptionnel que l’éléphant de mer, chasseur solitaire, reste le plus clair de son temps dans l’océan. Il ne regagne la terre qu’à l’heure de s’accoupler ou de muer. Ce qui pose la question de sa présence sur cette plage réunionnaise. Les scientifiques pointent quelques pistes. Frédéric Bailleul analyse : “Ce n’est pas la période de la mue et c’est un juvénile qui ne s’accouple pas. Peut-être qu’il fait une simple halte réparatrice dans un long périple… Il a peut-être suivi un courant marin froid ou un banc de poisson abondant, ou alors c’est pour sa mue.” Une chose est établie, les scientifiques sont déterminés à laisser cet éléphant de mer vivre sa vie. Contrairement à la chaîne de solidarité qui s’était tissée autour de Cyril en 2006 pour le ramener aux Kerguelen, rien de tel n’est envisagé pour l’éléphant de mer du Tremblet. Il repartira par ses propres moyens quand il l’aura décidé.                      Alain Dupuis

Un avis de lecteur Tiffaine avis au debiles
merci aux crétins qui lui ont couru après la dernière fois de ne plus recommencer merci aux autorités de baliser cette plage vu que les reunionnais n’ont pas d’éducation et ne respectent rien (volcan : 1 mort par glissade ; depuis on n’a plus le droit de s’approcher des coulées- la plage noyades malgré les drapeaux rouges ; depuis on passe chez le juge si on mets en danger les sauveteurs)
bref c’est l’indiscipline honteuse pour notre île et notre peuple.

 

  CLICANOO.COM reparle des requins le 20 août 2008.

Alerte au requin à Roches Noires

          La baignade est interdite aux Roches Noires depuis 16 heures hier. Des surfeurs ont vu un requin. Ce qui ne surprend personne.
          La houle qui monte déroule presque parfaitement aux Roches Noires. Certes, le vent crée un peu de clapot mais la vague est longue, il y a même un deuxième peak sur le banc de sable. Le soleil fait encore bien son travail en cette fin d’après-midi et, surtout, il n’y a personne à l’eau. En temps normal, on parle de conditions idéales. Pourtant, aucun surfeur n’attend au large pour s’élancer sur les séries qui se présentent. Il y a sûrement un rapport avec la flamme rouge qui claque au vent sur la plage et avec ce requin que des surfeurs, justement, sont venus signaler aux sauveteurs. “Un surfeur est venu nous dire qu’il avait vu un requin à côté de lui. Ils sont au moins trois à l’avoir bien vu, bien reconnu. Il n’y a pas de doute pour nous”, explique un des sauveteurs du poste de secours de la plage. Aussitôt, Fred, Romain Cédric ont fait sortir tous les baigneurs alors que Jean partait en patrouille avec le bateau. La patrouille sert, dans la mesure du possible, à identifier l’animal. Selon que c’est un bouledogue, un tigre ou un dagsit, un requin ne présente pas les mêmes risques pour les humains. “En même temps, nous prévenons les autres postes autour de nous et les surfeurs et baigneurs de la plage des Brisants. Ce requin, il est chez lui, il se balade, il ne reste pas là où on l’a vu...”, explique Jean. D’ailleurs, en cas d’alerte au squale, la flamme rouge reste sur la plage jusqu’au lendemain matin. Ce n’est pas parce que les sauveteurs sont partis qu’il faut aller se baigner. Au contraire. Mais les usagers des Roches Noires sont plutôt disciplinés, selon Jean : “Ici c’est bien, les gens sont vraiment sympas. Ils ne cherchent pas à faire les couillons.” La présence d’un requin aux Roches Noires ne surprend personne. La saison dernière, trois requins bouledogues avaient été repérés, traînant dans le secteur. La semaine dernière, un pêcheur saint-gillois en avait remonté un de plus de trois mètres, pêché à 150 mètres de l’entrée du port. Sachant que les bouledogues sont plutôt grégaires, il n’y a aucune raison de penser que les eaux des Roches Noires sont vierges de tout squale. Il n’y a toutefois pas encore eu d’attaque à cet endroit.                                            Jean-Philippe Louis

CLICANOO.COM, le 21/08/08 à propos d'un baleineau trouvé échoué sur la plage de la Possession et portant des traces de morsures de requins ...

Quel lien entre baleines et requins ?
Les docteurs Gery Van Grevelynghe et Fanche Landron, spécialistes des attaques de requins ont du mal à analyser la présence accrue des squales cette semaine. Plusieurs hypothèses sont envisageables. Avec deux alertes en quatre jours et des morsures retrouvées hier matin sur le baleineau à la Possession, les requins font une étonnante irruption dans l’actualité réunionnaise. Explication scientifique ou pure coïncidence, deux médecins, spécialistes de ces animaux, hésitent à se prononcer. “Je pense qu’il faut être prudent au sujet de ces observations. On ne sait pas s’il s’agit ou non d’une coïncidence. L’opinion s’enflamme assez vite. C’est toujours un sujet sensible”, estime Gery Van Grevelynghe. Faut-il y voir un lien avec la présence des baleines et de leurs baleineaux ? “Difficile à dire. C’est peut-être lié à cela mais ça peut être aussi la forte houle qui les a poussés à se rapprocher des côtes pour se nourrir. Il y a plusieurs hypothèses. Nous manquons d’études à long terme pour se prononcer”. Son homologue, Fanche Landron, confirme. “C’est une hypothèse parmi d’autres. Connaît-on suffisamment les requins pour se prononcer sur tel ou tel comportement, je ne crois pas”. Selon les deux spécialistes, les baleineaux font partie de leurs proies potentielles, au même titre que les dauphins et les tortues. Pas suffisant pour expliquer cette triple apparition en moins d’une semaine. Seule certitude, selon les études du docteur Landron, 75% des attaques sur les surfeurs ont eu lieu pendant l’hiver austral. 12 des 33 derniers cas sont même concentrés entre juin et septembre. Houle ? Fréquentation des plages ? Baleines ? Les explications manquent.                  R. Lt.

26/08/2008, devant le port de Saint-Gilles, les baleines jouent.

27/08/2008, gymnastique du matin ( photo Antoine-Milhomme - Clicanoo ) et parade du soir

31/08/2008, Le Quotidien publie ...

La baleine : un argument économique ?
UN PLUS POUR LE MOMENT

          La saison des baleines est exceptionnelle cette année. Mais quelles pourraient être les retombées économiques de ce phénomène ? A de rares exceptions elles semblent minimes.

          Exceptionnel, incroyable. Voilà les mots qui reviennent le plus souvent qualifier la saison des baleines cette année. Hier encore, elles ont fait leur show toute la journée entre Boucan Canot et le Cap La Houssaye.
           Sans conteste, les baleines attirent, les Réunionnais comme les touristes extérieurs. Une aubaine pour l'économie réunionnaise
          «Il n'est pas question de nous servir des baleines pour en faire un argument de vente», pose Patricia Naegelen, du Grand Bleu. Néanmoins, les clients se pressent devant le comptoir du port de Saint-Gilles qui centralise les réservations pour les différents bateau de l'entreprise. Pendant les vacances, ceux-ci ont embarqué jusqu’à 600 passagers par jour. Et malgré la rentrée, l'affluence persiste. Certes, l'entreprise n'a pas attendu cette saison pour mettre l'accent sur les cétacés (dauphins ou baleines), mais elle n'a pas communiqué davan tage. «Nous n'avons pas fait de publicité particulière. Les gens nous connaissent par le bouche-à-oreille, ou ils voient nos bateaux sur l'eau. Nous sommes quasiment les seuls à proposer ce genre de prestation».
          Le Grand Bleu et autres Safari Dauphin rapprochent au maximum possible les curieux des baleines et partent à leur recherche.
           « Ces bateaux sont les plus adaptés pour l'observation des baleines », estime Christophe responsable de Corail plongée.
Pour lui, les clubs de plongée ne peuvent pas utiliser les cétacés comme argument de vente. «Si on tombe sur des baleines en allant sur le site de plongée, on s'arrête. Cela fait un plus pour les clients, mais on ne va pas faire de la recherche. Dans ce cas on ne ferait plus transport de plongeurs, mais de passagers et ce ne serait pas légal». Il estime a une chance sur 10000 la possibilité d'en observer sous l'eau. Il souligne par ailleurs la dangerosité pour un plongeur qui serait tenté de suivre la baleine vers les profondeurs et manquer ainsi d'air pour remonter.

          « En palme-masque et tuba c'est un peu .plus intéressant», ajoute Christophe. Un argument que partage Jean, moniteur de plongée de 0 sea bleu. « Les baleines ne peuvent pas être un appel d'offres parce qu'on ne peut pas s'attarder. On manquerait de temps pour plonger. C'est un plus », poursuit-il.
          Le manque de temps conduit aussi ceux qui louent des jet-skis à ne pas s'attarder autour des baleines. «Les clients nous demandent d'aller vers elles, explique Vanessa Benhamou, gérante de ]et quad évasion. Mais nous ne restons pas très longtemps ». Durant cette saison, sa clientèle n'a pas beaucoup évolué par rapport aux autres années. Mais une fois sur l'eau, pas question de laisser seuls les jets-skieurs : il y a des règles à respecter dans l'approche des mammifères. Pour leur propre sécurité et même celle des hu mains.
          «Celui qu'on voit passer trop vite à coté des baleines sont des particuliers, assure Vanessa Benhamou. « Je sensibilise mes moniteurs là-dessus et je les préviens, s'il y a trop de bateaux autour d'un animal, il ne faut pas rester ». Une .consigne qui circule aussi du côté du Grand Bleu.
          Le Visiobulle, voisin de ponton du Grand Bleu ne voit pas la saison des baleines du même oeil que son concurrent. Dès que d'éventuels clients contactent Michel Diot, gérant de la structiue, il les prévient ; son Visiobulle permet surtout de voir les fonds marins. Les baleines s'aventurent rarement sur la pente externe du récif où l'embarcation évolue.
         Toutefois, Michel Diot estime que les médias nationaux ou l'Ile de Réunion Tourisme devrait communiquer sur l'Île maintenant. « Cela permettrait de faire venir des touristes », ajoute-t-il.
          Un relais avec le reste du monde que Dominique Faye va tenter d'établir. La Saint-Pau loise est photographe amateur et co-fondatrice du site Internet Empreinte sauvage, un forum photo dédié à la nature qui existe depuis décembre.
          Depuis le début de la saison et hier encore, elle shoote, depuis le littoral ou en mer. La photo graphe compte bientôt proposer une sélection de ses clichés à des agences. «Mais la photo animalière ne fonctionne pas vraiment », estime-t-elle. Peut-être que des éditeurs se montreront intéressés comme cela s'est passé pour un des photographes mis à l'honneur sur ce site.
          Hormis un tee-shirt que Couleur café, partenaire du Grand Bleu, propose chaque année à la vente pendant l'hiver austral, il n'existe pas de produits dérivées autour de la baleine. Il faudra quelques années encore avant que ce cétacé ne devienne un argument économique pour l'île.                                                          Valérie GOULAN


La promotion touristique sera pour plus tard

          Et si la Réunion devenait une nouvelle Île Sainte-Marie? «Les gens viendraient sur l'île sous prétexte de voir les baleines. Du coup, ils visiteraient d'autres lieux et tout le monde pourrait en profiter? Ce serait bien», estime Patricia Naegelen du Grand Bleu. L’île malgache, connue pour être un point d'observation des baleines à bosses durant la période de l’hiver austral, en a fait un argument de promotion touristique.
          A La Réunion, le phénomène est plus aléatoire, mais il n'est pas nouveau. « II y a toujours eu un peu de passage de baleines », confirme Bruno Le Nay de l'association Globice (Groupe local d'observation des cétacés). Pourtant, cette particularité de l’île n'est pas mise en avant.
          Pierre Vergés, président de Ile de la Réunion Tourisme parle d'une promotion de cet aspect au moment où l'intérieur de l'Île et son Parc National des Hauts entreront au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce qui devrait intervenir dans quelques mois.
          « Ce sera le moment le plus porteur pour communiquer sur la Réunion. Nous en profite rons pour communiquer aussi sur l’environnement marin », explique celui-ci. Mais pour cela, le président de l’IRT estime qu'il faut s'appuyer sur des images. Il faut «saisir les photos les plus fortes au niveau émotionnel. Pour cela, nous recherchons de beaux clichés de ba leines avec en arrière-plan, le littoral réunionnais », explique Pierre Vergès en soulignant que le Globice a été contacté en ce sens.
Pourtant une saison comme celle qui se déroule actuellement aurait mérité une communication rapide de la part de l'IRT; Trop compliqué à mettre en œuvre rapidement selon Pierre Vergés puisqu'il faudrait passer par une procédure à appel d'offres d'une part et parce que l'IRT ne dépose que d'un financeur : la Région.
          Une autre solution pour faire circuler l'information rapidement et qui pourrait être utilisée à l'avenir serait de la diffuser sur Internet. Maïs là aussi problème «Nous n'avons personne attaché à demeure à ce site et faire que le site soit un peu plus animé », poursuit le président de I'IRT dont la priorité reste les photos.

20 septembre 2008 - Les jolies photos de baleines des lecteurs de ces jours derniers publiées sur CLICANOO.

Brigitte HIMILY
Xavier DEZES

Philippe GUILLOU
et IMAZ PRESS qui nous propose 5 images du 19 septembre.

Rappelons que tous les ans, les baleines à bosse sont présentes aux larges des côtes réunionnaises de la mi-juin à la mi-octobre. Après un voyage de plus de 6 000 kms depuis l’Antarctique, après avoir fait des réserves de nourriture pour plusieurs mois au sud de l’Afrique du Sud, elles viennent s'accoupler et mettre bas dans la chaleur de l'Océan Indien. Environ 4 000 baleines migrent ainsi chaque année. Un flux remonte le long des côtes sud-africaines et un second prend la direction de Madagascar, Maurice et La Réunion.

 

LE QUOTIDIEN publie un dossier "baleines" le 27 septembre 2008 -

Les baleines ont adopté la Réunion.

          Après six mois de jeûne les mâles commencent à repartir vers l’antarctique. Baleineaux et mères devraient encore rester quelques semaines. L’année 2008 est à marquer d’une page blanche . En attendant 2009.

          Depuis début Juillet, date à laquelle le nombre des baleines présentes le long des côtes réunionnaises a laissé deviner une saison exceptionnelle, le cétologue amateur a l'adjectif, volontiers dithyrambique (la preuve).
          Mais le véritable spécialiste aussi. Avec plus de quarante identifications réalisées à la mi-août, et un gros stock; de photos de caudales à analyser, le Groupe local d'observation des cétacés (Globice) parlait, déjà, d'année record. Comme, les pilotes des bateaux de promenade, qui ne désemplissaient pas.
          Rien n'a changé depuis. Difficile de passer le cap La Houssaye sans se laisser distraire par le souffle d'un cétacé à plus ou moins grande distance. Impossible de sortir du port de Saint- Gilles sans croiser un groupe ou une mère seule avec son baleineau. Et les mêmes scènes se répètent à Grand-Bois ou le long de la route du littoral.
          Après six mois de jeûne, et après avoir rempli leur office de reproducteur, les mâles ont pourtant commencé à migrer vers l'Antarctique. Mais si les mères ont perdu beaucoup de leurs réserves, en offrant une centaine de litres de lait chaque jour à leur progéniture, beaucoup de baleineaux doivent encore grossir (ils prennent 20 à 24 kg par jour - NDLR) avant de prendre la direction du sud.
          « Elles sont sans doute là jusqu'en novembre, .explique Virginie Boucaud, du Globice. Peut- être même décembre pour les dernières.» .
          L'hiver 2008 est ainsi à marquer d'une pierre blanche. Celle d'une année record si la forte affluence des baleines ne devait pas se répéter l'an prochain.
          Celle de l'adoption de nos côtes par les cétacés, si le phénomène se pérennise. Dans le premier cas, on pourra retenir comme tentative d'explication le passage plus marqué des baleines, depuis 2007, par l'Est de Madagascar dans leur remontée de l'Antarctique vers les eaux chaudes, parfois jusqu'à l'équateur. Dans le second cas, l'hypothèse de la recherche de nouveaux oasis de tranquillité par une population en augmentation sera un peu plus validée. Si les scientifiques ne le .lâchent que du bout des lèvres, de peur que la chasse reprenne, la sanctuarisation de l'Antarctique semble en effet avoir porté ses fruits. L'Union mondiale pour la conservation de la nature (UCN) vient d'ailleurs de mettre à jour sa liste d'espèces menacées : la baleine à bosse est passée du statut de «vulnérable» à celui de «préoccupation mineure».
                                                           Une histoire débutée en 1993
           Les baleines adoptent la Réunion et la Réunion adopte, tout autant, les baleines. «En 1995, raconte Sonia Ribes-Beaudemoulin, conservatrice du Muséum d'histoire naturelle, on a organisé une exposition intitulée " Des baleines et des hommes ". II n'y avait rien sur la Réunion. On savait qu'il y en avait dans la région parce que le Muséum d'histoire naturelle de Paris faisait des recensements entre la Réunion et Kerguelen, sur le Marion-Dufresne. Mais on avait très peu de connaissances, et pas de chiffres pour la Réunion elle-même. On n'avait que quelques témoignages imprécis de pêcheurs.»
          « Pour cette exposition, continue Sonia Ribes-Beaudemoulin, on avait sorti des fiches d'identification, qu'on a distribuées un peu partout, auprès des clubs de plongée, des pêcheurs et de la gendarmerie. Et en septembre 1995, on a observé une baleine et son baleineau en baie de Saint-Paul. C'était une baleine franche australe.
          « C'est là que l'engouement a commencé. Les gens sont devenus plus attentifs. On a commencé à nous envoyer des fiches d'identification, notamment les gendarmes. C'étaient des baleines à bosse. A partir de ce moment, on en a vu régulièrement. »
Pour la conservatrice du Muséum, l'engouement des Réunionnais s'explique par le fait qu'hommes et baleines appartiennent à la même classe, celles des mammifères. « Ce sont des animaux qui génèrent de l'émotion, explique-t-elle. Il y a une réelle beauté dans cette énorme masse. Et il y a des rapports d'affection perceptibles, de tendresse entre la mère et son baleineau. Ce n'est pas faire de l'anthropomorphisme. La rencontre avec une baleine n'est jamais anodine. »
         Pas même entre les baleines et une terre : «Elles recherchent des eaux calmes, peu profondes, où elles sont tranquilles. Si le même phénomène se reproduit l'an prochain, la Réunion peut devenir une destination touristique baleine. A condition qu'elles soient effectivement tranquilles.


Pas de week-end pour les baleines.

          Pas un jour, durant cet hiver austral, sans qu’un cétacé ne se donne en spectacle sur nos côtes. Le problème est que certains plaisanciers ne respectent pas toujours les règles élémentaires pour approcher ces mammifères marins sans les déranger. Le plus souvent par ignorance. C’est pour cette raison que la Brigade de la Nature Océan Indien ( BNOI) se contente jusqu’à nouvel ordre d’avertissements verbaux. Mais la préfecture pourrait édicter des règles plus strictes l’an prochain.

          C'était dimanche dernier en baie de Saint-Paul. Une baleine et son baleineau se prélassent en surface et font admirer leur bosse. Une autre baleine adulte les accompagne. Deux scooters de mer, deux voiliers, trois horsbords forment le cortège des fans. En retrait de cette flottille, deux agents de la brigade de la nature océan indien (BNOI) observent attentivement les ma-
nœuvres des plaisanciers.
          En arrivant sur le site en début de matinée, les deux fonctionnaires ont réprimandé le pilote d'un jet ski qui s'approchait trop des mammifères marins et leur coupait la trajectoire. Cette fois, c'est un bateau qui lui aussi veut voir la baleine et son petit d'un peu trop près en passant devant eux.
          «Brigade de la nature, police de l'environnement, coupez votre moteur », lance l'agent Patxi Souharce au pilotage de la vedette. «Nous sommes là pour vous faire des recommandations pour observer les baleines. Nous avons constaté que vous n'aviez pas respecté la distance nécessaire. » Le plaisancier écoute sans broncher. Et fait signe de la tête qu'il bien a bien entendu les conseils.
          « La plupart comprend le sens de notre intervention, explique Philippe Mongin, responsable de la BNOI. Quelques uns grognent et ne sont pas d'accord. Ils n'admettent pas que leur façon d'approcher les baleines puisse les déranger». A cause de ces perturbations, le risque est que le baleineau soit séparé de sa mère alors qu'il en a besoin pour se nourrir. Il faut aussi savoir que les mâles représentent un risque quand ils chahutent ». « Ce sont des animaux qui font 15 mètres de long et qui pèsent plus de 50 tonnes », insiste Virginie Boucaud, présidente de l'association Globice.
                                                                    «Ce sont des animaux sauvages »
          
Pour l'instant, aucun accident n'a 'été enregistré. Mais, selon Globice, il faut rappeler que les baleines sont des animaux sauvages qui peuvent être dangereux face à des gens aux comportements à risque.
           Pour preuve, il y a quelques jours, une baleine a fait savoir qu'elle n'appréciait pas vrai ment que des nageurs la touchent. L'un d'eux a été bousculé mais a évité un coup plus rude. Récemment, un autre nageur a connu la même mésaventure en voulant s'accrocher à la caudale d'un baleineau.
          «On ignore qu'un petit coup de nageoire d'un cétacé peut fracasser les os d'un humain», observe Virginie Boucaud.
          Pour pouvoir les observer sans les agacer, la règle est donc de toujours arriver par l'arrière en étant décalé sur le côté. «Il faut essayer de rester à la même vitesse que l'animal puis de couper le moteur rapidement. Et, surtout d'éviter les coups d'accélérateur », ajoute Philippe Mongin.
          Bien plus nombreuses que les années précédentes, les baleines ont attiré cette année la grande foule sur l'eau. L'association Globice a compté jusqu'à une vingtaine de bateaux, certains dimanches après-midi, autour de cétacés. Du coup, la BNOI a organisé plusieurs opérations de surveillance le long des côtes. «Dans la quasi totalité des cas, les abus sont commis , par des .gens qui ignorent comment aborder correctement les baleines et qui font donc par.fois n'importe quoi. Pour beaucoup, il est trop tentant d'être au plus près».
          Cette année, la BNOI n'a pas verbalisé et s'est contentée de simples avertissements. «Il faut prendre en compte que ce phénomène est nouveau, souligne Philippe Mongin. Les gens sont attirés ». Dans le pire des cas, les fonctionnaires pourraient retenir contre un contrevenant , la violation de l'article 411-1 du Code de l'environnement sur le fait de perturber volontaire-
ment un animal, soit une contravention à 135 euros.
                                                                   « Que tout le monde en profite »
          
Certains défenseurs de l'environnement espèrent que la préfecture.de la. Réumon imitera Celle de Mayotte qui a pris un arrêté pour l'approche et l'observation des mammifères ma rins (Lire ci-contre). De son côté, Globice plaide plutôt pour une charte de bonne conduite et des actions de sensibilisation..
          «Nous, nous n'avons pas d'uniforme, alors j'ai l'impression que notre discours passe moins, bien, "constate Virginie Boucaud, présidente de Globice. ]'ai l'impression qu'une polémique est en train de naître ».
           Pour l'association, « il faut agir en amont des problèmes ». «Mieux vaut avoir une charte de bonne conduite qu'une réglementation restrictive (comme à Madagascar où nager avec les baleines est interdit) prise par les pouvoirs publics à la suite d'un accident».
           Les baleines, plaide Globice, « c'est un patrimoine ». « Notre but, ce n'est pas d'interdire les observations, d'empêcher qui que ce soit de les voir ou de garder ce spectacle pour nous.
          L'intérêt est que tout le monde en profite et que le spectacle soit accessible à tous. ».
           Le meilleur argument est de rappeler que la plupart des baleines à bosse reste à la surface pendant un certain temps si elles ne sont pas dérangées. «On peut s'apercevoir que ce sont des animaux placides calmes et sereins, précice Virginie Boucaud, Quand on fait preuve de patience, on est gagnant à 90 %. Avec leur curiosité naturelle, elles viennent même au contact. C'est pourquoi, je ne comprends pas certains comportements. Ce que Globice préconise ce n'est pas d'aller voir une baleine mais
d'aller rencontrer une baleine. Une rencontre forcément exceptionnelle. Sans la forcer. Mieux vaut se faire accepter pour qu'elle puisse venir nous voir elle aussi, et nous regarder».                   
   Jérôme TALPIN


Des règles d’observation très strictes à Mayotte

          Mayotte, qui mise beaucoup sur l'écotourisme, se veut un sanctuaire pour les baleines à bosse. C'est pourquoi la préfecture a pris en juillet 2004 un arrêté pour réglementer l'observation des mammifères marins et les « préserver contre toute forme de dérangement».
          En premier lieu, le texte fixe une distance d'approche : « Toute embarcation dont le moteur est en fonctionnement est interdite dans un périmètre de 100 mètres de rayon autour des animaux ». Pour s'approcher plus près, il faut donc couper le moteur. Cette distance est réduite à 50 mètres pour l'approche des dauphins.
          Par ailleurs, le survol des mammifères marins est interdit à une altitude inférieure à 150 mètres.
          « Dans la zone d'observation rapprochée, deux embarcations au maximum peuvent être présentes simultanément, seulement sur un même côté d'un individu ou d'un groupe. Si d'autres embarcations se présentent, elles doivent stationner au-delà de la limite des 100 mètres. L'ordre d'arrivée des embarcations définit leur cadre de priorité pour l'observation.
          Toute séance d'observation dans la zone rapprochée est limitée à 50 minutes par embarcation».
          L'arrêté précise aussi que dans un périmètre inférieur à 300 mètres, toute approche doit se faire parallèlement et en retrait de la trajectoire poursuivie par l'animal. Et si l'animal est dérangé, toutes les embarcations doivent s'éloigner.
          S'agissant de la nage avec les baleines, la règle est que les nageurs doivent se « regrouper, nager dans le même sens et ne pas être plus de huit simultanément à l'eau ». « La durée maximale de mise à l'eau est 15 minutes. Il est interdit de toucher des mammifères marins ».
          Toutes les infractions constatées peuvent être punies par des sanctions prévues par le code de l'Environnement qui vont jusqu'à six mois d'emprisonnement et 9 000 euros d'amende.

CLICANOO.COM - Publié le 5 octobre 2008, Les baleines, encore les baleines ...

Nos baleines sur Thalassa

               Environnement. La saison des baleines 2008 explose tous les records. Le Globice est sur le pied de guerre engrangeant des photo-identifications à foison, enregistrant pour la première fois à La Réunion leur chant… Et leur présence va encore durer au moins jusqu’à la fin du mois, voire mi-novembre. Ces cétacés sont les véritables vedettes en cette période. Des stars que l’émission Thalassa est venue filmer.

               Nos baleines à bosse font beaucoup parler d’elles cette saison. Et pour cause, la concentration est exceptionnelle. Et même si leur nombre a “un peu décru depuis quelques jours”, note Virginie Boucaud, présidente du groupe local d’observations des cétacés (Globice), “elles sont encore ici pour plusieurs semaines, jusqu’à fin octobre voire mi-novembre”. Elle poursuit : “On observe encore des mâles chanteurs (ndlr : ces chants font partie de la parade nuptiale) qui sont dans les premiers à partir”. En effet, les départs s’échelonnent dans le temps, les mères avec leurs baleineaux étant les dernières. Et ce, pour permettre aux petits en bas âge de prendre un maximum de force avant d’entamer le voyage en direction de l’Antarctique (6 000 km). Pas de chiffres encore sur les identifications d’individus (nourrissant une base permettant à terme de définir si les baleines reviennent ou pas dans la même zone de l’océan Indien). Et pour cause, “on est tellement en mer, que nous n’avons pour l’instant pas pu chiffrer les identifications. Il y a des milliers de photos à analyser. C’est en revanche certain : on explose tous les records”, souligne Virginie Boucaud.
                                                      Premiers enregistrements des chants
                Cette saison a également permis au Globice, qui s’est doté d’un hydrophone, d’enregistrer les chants des baleines croisant dans nos eaux. Une première. Or, le chant est caractéristique d’un groupe de baleines. Les jeunes reprennent la structure des plus anciens en la modifiant pour séduire leurs conquêtes. La comparaison va également permettre de déterminer s’il s’agit du même groupe qui reviendra l’année prochaine ou pas par exemple. Tout ce travail réalisé par le Globice a piqué la curiosité de l’émission Thalassa. Jeudi et vendredi, une équipe suivait les membres de l’association dans leur quête à la baleine. Ce reportage ira compléter les sujets déjà engrangés par une autre équipe (lire notre édition du 13 septembre), qui, elle, avait suivi Gilbert Pounia. Une autre séquence doit également être tournée sur les poissons des abysses remontés à la surface lors de l’éruption de 2007. Ce spécial Réunion, inscrit dans la série initiée depuis mi-septembre du magazine de Georges Pernoud sur le littoral français, doit être diffusé sur France 3 le 16 janvier 2009, le lendemain sur Tempo.
B.G.

Si vous apercevez des dauphins ou des baleines, vous pouvez en informer l’association Globice au 06 92 65 14 71, e-mail : globice@globice.org

CLICANOO.COM | Publié le 10 octobre 2008

Laissez les baleines respirer !

          Les baleines ont offert un show grandiose, hier, au large de la plage de Boucan-Canot. Trois groupes de deux à cinq individus ont sillonné la zone, la journée durant.

          Vers 17h, en face de l’Hôtel le Boucan Canot, c’est cette fois une baleine et son baleineau qui attirent toutes les attentions. En position de repos ou d’allaitement, la baleine intrigue, “on dirait qu’elle est morte”, s’inquiète un marmaille. La foule se masse rapidement sur les rochers pour immortaliser l’événement. Le hic, dans l’eau, il y a foule aussi. Une quinzaine de plongeurs, aidés de planche, barbotent autour de l’animal, à seulement quelques mètres. Arrive sur les lieux, un bateau de plaisanciers, bateau à moteur, qui tourne aussi autour de l’animal. Les MNS qui observent la scène de leur poste de garde pestent contre les imprudents. “On peut profiter du spectacle et rester à distance, c’est toujours pareil”, soupire Alban. Y-a-t-il danger ? Oui. Virginie Boucaud, présidente de l’association Globice, qui étudie les cétacés à La Réunion tient à rappeler quelques principes élémentaires : “Je suis toujours surprise de voir que les gens en veulent toujours plus. Les baleines restent des animaux sauvages, en présence de jeunes baleineaux, il peut y avoir une réaction de défense. Le danger est de se retrouver entre les deux. Nous ne sommes pas pour l’interdiction d’approcher les baleines mais il y a un minimum de bon sens à avoir. Il faut rester à plus d’une dizaine de mètres, avec un minimum de 8 personnes dans l’eau. Quant au bateau, il doit se situer à une centaine de mètres et couper son moteur”. Visiblement, hier, les règles minimums de sécurité et de bon sens n’ont pas été appliquées.                                         Florence Merlen

8 réactions de lecteurs ·
anonyme - minable... mais encore...
Vive le respect de la vie sous toute ses formes ! Arrêtez de mettre des oiseaux en cage, ils n’aiment pas ça.
10 octobre 2008 - 11:59
· DIDILO - MAIS EST CE QUELQU
je commence a me dire que les gens ne respectent rien.Ils se croivent tout permis.C’est pas parce qu’on est un animal qu’on ne doit pas avoir un certaine intimite.Est ce que les gens apprecieraient de se retrouver chez eux et se faire epier par des inconnus lorsqu’ils sont entrain d’allaiter ou de dormir ?Ils apelleraient cela une violation de l’intimité.Je trouve que les baleines sont super sympas de ne pas avoir reagi.Il est deja arrive a Mayotte il y a 2 ans qu’un homme voulant trop s’approcher recoive un coup de queue et se retrouve a l’hopital.Je persiste a dire que les gens sont betes et devraient deja admirer de loin ce qu’elles nous offre.Je pense qu’il serait intelligent de faire des patrouilles de gendarme dans l’eau et de mettre une amende a ces gens.car il faut proteger ses animaux par tous les moyens.C’est deja magnifique qu’elles soient nombreuses dans nos eaux.Souvenez vous qu’avant les tortues venaient pondre sur nos plages et que maintenant il n’y en est plus grace a notre betise.Voulons nous faire de meme avec les baleines.C’est notre futur que nous jouons en ce moment
10 octobre 2008 - 11:22
· mistouri - abrutis
y a pas d’autres mots ce sont des abrutis, les même qui s’arrêtent sur la route pour regarder les accidents.
10 octobre 2008 - 09:57
· Kiko974 - Vive la France
C’est bien connu, le français est tellement discipliné ... Il suffit qu’il y ait une réglementation pour que le français, plus fort que les autres et que son voisin, ne la respecte pas ! Ce n’est pas d’aujourd’hui ... souvenez-vous du volcan ... il suffit qu’un tracé soit défini par les autorités pour d’immédiatement les règles soient enfreintes. On connait la suite ... on sait comment ça se termine ... par un drame et une interdiction pure et simple de profiter des belles choses de la vie et de la Terre. Vive la France.
10 octobre 2008 - 09:46
· phili marlow - baleines
j’espère que les baleines vont s’éloigner définitivement de la Réunion ,nous ne les méritons pas. Ces gros abrutis qui se comportent comme des sauvages feraient mieux de visiter des parcs aquatics. Un bon coup de queue là où je pense leur remettrait les idées en place.
10 octobre 2008 - 09:32

Les excellentes photos de Ivan Navarro publiées le mardi 07 octobre 2008 sur clicanoo.com

 

 

 

 


CLICANOO.COM | Publié le 11 octobre 2008     Une baleine fauche une vedette : un mort et 5 blessés

          Une baleine a fauché une vedette rapide transportant six passagers mercredi soir au large de Nosy-Be.

          Une personne est morte sur place alors que cinq autres ont été blessées, dont trois se trouvent dans un état grave. La vedette, allant de Nosy-Be à Ambanja, 870 km au nord-ouest de la capitale, n’a pas été renversée et a rejoint le port de Nosy-Be pour ramener les blessés malgré le choc de l’accident. L’un d’eux a été évacué vers la capitale par un avion spécial jeudi vers 3h du matin, tandis que les deux autres ont été transportés quelques heures après.

· anonyme - Réfléchissez !!!!! - quand on voit ce qui se passe chez nous avec les baleines, et depuis que Globice dénonce le comportement irresponsable de certains, ça servira peut-être de leçon aux personnes qui se croient toujours au-dessus de tout conseil... - 11 octobre 2008 - 10:56

 

CLICANOO.COM | Publié le 22 octobre 2008

Photo: Bruno Marie

Baleines : l’année des records

               La saison des baleines touche à sa fin. Une saison d’ores et déjà historique. Jamais autant de cétacés n’avaient été observés le long de nos côtes. Globice a identifié plus de cinquante nouveaux spécimens depuis juin. Autant qu’en sept ans ! Bilan avec Virginie Boucaud, la présidente de l’association.

                           Combien de baleines ont été observées cette saison à proximité des côtes réunionnaises ?
Les chiffres sont encore à affiner, mais on peut d’ores et déjà estimer que plus de 250 baleines ont été aperçues cette année, dont au moins une cinquantaine d’individus différents, sachant que certaines ont pu être observées plusieurs fois. Nous avons identifié plus de cinquante nouveaux spécimens, soit autant que le total recensé depuis sept ans par l’association. Habituellement, la moyenne était de dix à quinze identifications par an. En 2007, nous en avions compté une trentaine. Et cette année, nous sommes partis pour doubler ce chiffre. C’est véritablement l’année des records.
               Qu’est-ce qui explique cette affluence exceptionnelle ?
Difficile de répondre. Faute de recul et d’étude scientifique, on connaît mal les facteurs qui peuvent influencer la migration des baleines à bosse. On ne dispose que d’hypothèses : peut-être des conditions océanographiques plus favorables dans le sud-ouest de l’océan indien. Ou le fait d’une migration cyclique qui fait de la Réunion un circuit préférentiel.
               Les observations ont surtout eu lieu dans l’Ouest ?
Essentiellement entre la Possession et Saint-Leu, mais pas uniquement. Il y a eu des observations tout autour de l’île. On nous en a rapporté à Saint-Denis, et même du côté Sainte-Rose. Faute de moyens de prospection suffisants dans le secteur sud-est, sans doute que l’on est passé à côté d’autres observations. Il faut quand même noter l’engouement croissant des Réunionnais pour les cétacés, qui n’ont pas cessé de nous appeler dès qu’ils en apercevaient. On les encourage à continuer, car ces signalements sont essentiels pour notre mission de recensement.
               Qu’est-ce qui vous a frappé dans le comportement des baleines ?
On l’avait déjà observé l’an dernier, elles n’hésitent plus à s’approcher très près des côtes pour se protéger des prédateurs, elles apparaissent en surface en groupe actif de cinq à huit spécimens, ce qui est caractéristique de la période de reproduction. A noter aussi que pour la première fois, nous avons pu enregistrer les chants de mâles à l’aide d’un hydrophone. Le résultat est extraordinaire.
               Combien de spécimens ont échoué sur nos côtes ?
Un seul cette saison. Un baleineau de quatre mètres sur le littoral de la Possession. L’origine de sa mort est probablement naturelle.
               Les règles d’approche n’ont pas toujours été respectées cette année. On a vu des bateaux acculer l’animal à moins de cinq mètres, des plongeurs le toucher. Ce harcèlement vous inquiète-t-il ?
Non, mais il faut effectivement veiller à mieux relayer le message de sensibilisation, car pas mal de gens ignorent encore les règles d’approche élémentaires. Les professionnels de la mer ont un rôle à jouer à ce niveau. On a vu des gens faire n’importe quoi, c’est vrai, mais ces dérives sont plus à mettre sur le compte d’une euphorie générale, qui est légitime. Même si le spectacle est exceptionnel, il faut essayer de limiter son entrain. Par respect pour un animal sauvage, mais aussi pour des raisons de sécurité. Car si les accidents sont extrêmement rares, ils ne sont pas exclus.
               A ce rythme, les baleines pourraient devenir un attrait touristique pour la Réunion. Est-il souhaitable d’exploiter ce filon ?
Oui, à condition de ne pas s’emballer, de ne pas tomber, je le répète, dans le harcèlement. Cette saison, de nombreuses structures commerciales en ont profité. Tant mieux pour elles. Mais rien ne dit que le filon sera à nouveau exploitable l’an prochain. Il faut garder à l’esprit qu’aucune étude scientifique ne permet de préjuger de la quantité de baleines une année sur l’autre. En 2009, on peut en voir deux fois plus comme deux fois moins
                                                                                                       Propos recueillis par Vincent Boyer

Vers une réglementation des conditions d’approche ? Ce nombre d’observations record de baleines relance le débat sur l’absence d’une réglementation qui encadre les conditions d’approche de l’animal. Il n’existe ni décret, ni charte locale. Seule une brochure d’information, éditée en 2001 à un petit millier d’exemplaires, par l’association Globice, fait office de ligne de bonne conduite. Les acteurs maritimes, notamment le Parc Marin, s’interrogent. Selon le responsable des éco-gardes Bruce Cauvin, il y a 10 ans, cette activité relevait du n’importe quoi. Prestataires et plaisanciers s’en donnaient à cœur joie autour des cétacés sans la moindre once de respect. “On voyait des bateaux qui naviguaient à quelques mètres à peine des animaux”, se souvient-il. Aujourd’hui, “les professionnels de la mer jouent leur rôle”. Ils veulent surtout préserver la poule aux œufs d’or. Finalement, seuls quelques cas isolés enfreignent les préconisations en s’approchant trop près des baleines. Une question se pose alors : quel avenir pour cette activité, si l’engouement continue à monter en flèche, autant que le nombre de prestataires ? Emmanuel Tessier, directeur du Parc Marin, réfléchit au sujet. “Il faut trouver des conditions de pratique de cette activité pour qu’elle soit durable”, déclare-t-il. “Il faut engager des discussions avec les agents touristiques et les plaisanciers avant la saison 2009. L’idée, c’est d’étendre au plus grand-monde la charte rédigée par Globice, de se mettre d’accord sur des règles. Si cela ne fonctionne pas, on pourrait pourquoi pas mettre en place un aspect réglementaire”. Du côté de Globice, on est également favorable à l’application d’une “réglementation adaptée”, “pour que l’observation scientifique reste compatible avec la rencontre de l’animal”, dixit Violaine Dulau, responsable scientifique de l’association.

Les réactions · anonyme - modestie
Agga doux : la Réunion n’est pas franchement un exemple en matière d’écologie et respect de l’océan !!!!! allez donc faire un tour à st denis là ou les cac.... euh, égouts sont balancés directs dans la mer. C’est en croyant toujours qu’on fait un peu mieux que les autres qu’on ne fait RIEN en réalité. 22 octobre 2008 - 09:56
· Agga doux - OUAIS !!!!
Pauv’ Bééétte ! Si il y a autant de baleine (tout comme des requins) c’est probablement aussi parce que notre ile leur offre un des derniers espace relativement tranquille de la planète, comparé au reste du monde... Alors profitez en, l’homme (nous ! en somme)est en train d’anéantir la plupart des éspeces marines. Il le sait et il s’en fout...tout le monde s’en fout !! En bons égöïstes, nous sommes en extase devant ces beautés de la nature en même temps que nous poluons leur environnement. Mais les optimistes "autruches"(aveuglés par leur propre orgueuil) qui sont sur une autre planète diront à leurs enfants que c’est de la faute à "pas de chance", qu’il n’y a que trente ans que l’alarme sonne, que théoriquement, dieu aurait dû intervenir, ou que l’homme est tellement intelligent qu’il va créer des clônes et traiter l’acidité des oceans avec des kits "piscine", ou je ne sais quoi...ou mieux : La faute est aux états pauvres... Qui imitent bêtement les pays riches ! Total/Elf et les autres leur fabriqueront des aquariums géants avec des simulations de marées noires en souvenir du bon temps... 22 octobre 2008 - 09:04

 

Le Quotidien de la Réunion - le 11 décembre 2008

Les baleines de Noël.

Avant de reprendre la route du grand sud vers l'Antarctique, quelques baleines jouent les proplongations sur notre île. Une baleine et son baleineau qui ont été vus plusieurs fois entre Saint-Leu et l'Etang-Salé ces derniers jours .

Fuyant les eaux froides de l'Antarctique, les baleines à bosses viennent chaque année vers le mois de juin mettre bas sous nos latitudes. Elles repartent en général autour de la mi-novembre.

CLICANOO.COM | Publié le 1er février 2009          

Un catalogue régional des baleines pour l’hiver 2009

  Recherche. Difficile à l’heure actuelle d’estimer la population de baleines à bosse croisant l’hiver austral dans les eaux des Mascareignes et leur identité. Si dans chaque pays, des recensements plus ou moins poussés existent, les données n’étaient pour l’heure ni croisées ni mises en commun. Piloté par la COI, un projet de base de données régionale, véritable catalogue, doit être lancé avant la saison 2009.

            Alors que certains fichiers soulèvent de grandes polémiques, comme le fameux Edwige, ce ne devrait pas être le cas pour celui-ci. Il s’agit tout simplement de recenser les baleines à bosse qui migrent dans les eaux des Mascareignes entre juin et novembre. Ce projet, placé sous l’égide de la commission océan Indien (COI) consiste à mettre sur pied un catalogue photographique permettant de centraliser les données des différents pays de la zone (Madagascar, Comores, Maurice, Seychelles et France). “L’idée est née en juillet 2007 à Sainte-Marie lors du premier atelier d’étude et de conservation des cétacés de la COI, souligne Violaine Dulau, cétologue du Groupe local d’observation des cétacés, référent du projet à La Réunion. Il a réellement été lancé en novembre dernier aux Seychelles où le ministère des Affaires étrangères français a mis sur la table 50 000 euros pour les projets cétacés”. Le constat de départ est simple. Dans chaque pays, des structures travaillent sur l’identification des baleines à bosse de façon plus ou moins poussée et depuis plus ou moins longtemps. C’est la Wild conservation society à Madagascar, l’association Megaptera à Mayotte et à Sainte-Marie, Globice dans le département… Malgré un champ de recherche identique, les données n’étaient ni mises en commun ni croisées.
                                                                                                    
Faciliter le travail des scientifiques
          En ligne, alimentée et consultable de façon sécurisée par les référents de chaque pays, cette plateforme relie pour la première fois tous ces acteurs autour d’un projet commun. Et on ne part pas de zéro. Il existe aujourd’hui “environ 2 000 photo-identifications dans les cinq pays de la COI”, estime la scientifique. Or, ces clichés, représentant la dorsale et la caudale, sont les véritables “empreintes digitales” d’une baleine. Ce qui en fait un excellent moyen de comptage de la population. En les comparant, les scientifiques pourraient également déterminer si les individus vus à La Réunion sont les mêmes qu’à Madagascar ou si les baleines reviennent régulièrement ou non au même endroit, les interactions entre les différents groupes… Autant d’interrogations qui taraudent les biologistes. “Cette base permettra des comparaisons plus rapides et sur l’ensemble de la zone. Mais au premier stade, il faudra que l’utilisateur finisse à l’œil nu”, ajoute Guy Ancel, enseignant et responsable du centre multimédia de l’Université de la Réunion, également expert informatique pour Pour ce faire, il faut d’abord standardiser les photos et les données, voir parfois les transférer sur support informatique. C’est un formatage précis qu’il est nécessaire de cadrer pour monter cette base.
                                                                                                  
Une base évolutive
        Car les différences méthodes empêchent les comparaisons dans une même base. Ainsi, si Globice classifie les individus dans neuf catégories suivant la pigmentation de la caudale, d’autres structures n’en comptent que cinq. “Il faudra harmoniser tout ça, au même titre que les différents champs à remplir comme l’heure, la date, le lieu…”, renchérit Guy Ancel. Une réunion entre les différents acteurs doit affiner le cahier des charges de cette plateforme ainsi que la charte protégeant les données de chacun. Elle doit avoir lieu le 9 février à Maurice. La réalisation sera ensuite confiée à des privés. La base “doit être achevée en juin tout juste pour la saison 2009”, avance Guy Ancel. Et ce n’est que le premier étage de la fusée. “On peut imaginer de multiples évolutions ensuite, y adjoindre la température de l’océan, les courants marins voir les enregistrements des chants des baleines. Tout cela permettra de mieux comprendre la biologie de ces cétacés”, s’enthousiasment de concert Guy Ancel et Violaine Dulau. D’autres pays pourront également ensuite y ajouter leurs propres données. Et si les baleines à bosse sont les pionnières, le projet de la COI prévoit de cataloguer à terme les autres mammifères marins. Ce catalogue est la première réalisation concrète du groupe de travail cétacés de la COI.                  Bruno Graignic

          Entre un mois et un mois et demi de présence
        Le nombre de baleines à bosse observées au cours de la saison 2008 a explosé. Le Globice a effectué plus de 118 sorties, soit une tous les deux jours (*). Ce sont 160 observations de groupes (de 1 à 10 individus) qui ont été réalisées par l’association, soit au total, 377 individus. “Par rapport à 2007, c’est entre 2 à 3 fois plus”, souligne Violaine Dulau. 82 individus différents ont été identifiés via leur caudale, l’“empreinte” la plus fiable. Du coup, la base du Globice, qui comptait une cinquantaine d’identifications, est largement enrichie. Pour comprendre cette “explosion” de la population, plusieurs facteurs sont avancés. “Au niveau mondial, l’espèce a cru de 10 % selon l’UICN, mais cela n’explique pas tout. Les facteurs favorisant une île par rapport à une autre dans la migration, encore inexpliqués, y sont certainement pour beaucoup”, avance la cétologue. Autre constatation, et non des moindres, le temps de résidence moyen d’une baleine à proximité des côtes réunionnaises, calculé grâce aux nombreuses recaptures du même spécimen, oscille “entre un mois et un mois et demi”. Et après ? Pour l’heure personne ne sait, mais une chose est sûre, les baleines restent au moins le temps de l’hiver austral dans les eaux de l’océan Indien. La base de données en cours de création devrait fournir des réponses.
(*)Si la Région finance le fonctionnement de Globice, la Diren subventionne une partie des sorties en mer et en 2008, Globice a effectué une sortie par semaine avec la BNOI. Les autres sorties sont financées par les bénévoles eux-mêmes.

et la réaction de "anonyme" : bravo les ecolos -  Et pour ces 118 sorties quelle quantité de gaz a été rejetée dans l’atmosphère ?        
1er février 2009 - 09:26

 

CLICANOO.COM | Publié le 5 février 2009  - La fin de la saison 2008 déborde sur 2009 .            


Février au balcon, et encore des baleines

Une baleine d’une dizaine de mètres et son baleineau (6 à 7 m) croisaient tranquillement dans les eaux du sud hier encore. Au mois de février ! Il est en effet communément admis que la saison des baleines à bosse s’étale de juin à novembre.

 

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