DES BALEINES ET DES DAUPHINS - 2009

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06 mai 2009 - Laurence DEL VECHIO nous propose une charte d'approche des baleines, un projet en gestation depuis le 19 mars 2009...      

Bonjour à tous,
Suite à une initiative de quelques professionnels en association avec Globice, nous avons travaillé ensemble sur une charte d’approche des baleines. Cette démarche a pour but de proposer une charte à laquelle tous les professionnels adhéreraient pour ensuite être diffusés à grande échelle à tous les plaisanciers et personnes susceptibles de partir de la côte en nageant.
Nous sommes également dans une démarche constructive et responsable afin de présenter aux différentes institutions (Préfecture, DIREN, Réserve Marine, Brigade de la Nature, etc.) qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place une réglementation trop restrictive mais que celle-ci peut être basée sur le document que nous allons leur proposer.
J’ai essayé d’être la plus exhaustive possible, mais n’hésitez pas à faire passer ce mail à d’autres professionnels que je n’aurais pas inclus.
Pour les bateaux écoles, votre présence sur ce listing est essentielle car vous seriez les premiers relais des nouveaux utilisateurs du plan d’eau.
Je vous demande à tous de me répondre afin que je puisse soit intégrer vos commentaires, soit avoir un engagement de votre part sur votre adhésion à cette charte. Il est essentiel que nous formions une unité lorsque nous présenterons notre travail aux institutionnels.
Bien cordialement

Laurence DEL VECHIO - Directrice Commerciale - CROISIERES & DECOUVERTES - Le Grand Bleu - Dauphin Safari - Cat'Ananas - Corail Safari - GSM: 06 92 76 38 17

ci-dessous, le compte-rendu de la réunion du 05 mai 2009 pour information et commentaires ( les vôtres ...)

COMMISSION MER - COMPTE RENDU
REUNION DU 05 Mai 2009


SUJET : REGLES D’OBSERVATION DES BALEINES

Etaient présents : O SEA BLEU, CROISIERES ET DECOUVERTES, FELIX ULM, VISIOBUL, BLEU MARINE, GLOBICE, SYPRAL

Suite à une première réunion le 19 Mars, nous avons invité les professionnels concernés par la saison des baleines ainsi que l’association GLOBICE afin de finaliser un document sous forme de charte.

Notre objectif est de communiquer cette charte à tous les professionnels de la mer, de l’air et les plaisanciers pour que la prochaine saison se déroule avec un respect et une sécurité optimum des cétacés et des usagers du plan d’eau.

Cette charte sera également présentée aux institutionnels (Etat, Région, Communes, CCI) pour montrer la détermination du collectif des professionnels, des associations et des plaisanciers à se prendre en charge concernant ce sujet.

Voici le compte rendu qui intègre les modifications apportées par les professionnels et l’association Globice.

Si vous avez des remarques ou suggestions merci de nous en faire part au plus vite.
                                                                            
                                                                       
CHARTE D’APPROCHE ET D’OBSERVATION DES BALEINES

Cette charte s’adresse à toutes les personnes désirant observer et s’approcher des cétacés dans un esprit de respect mutuel et de sécurité respectif.
Parce que la venue des baleines prés de nos côtes est un vrai don de la nature, sachons ensemble le préserver !

Règles générales en saison des baleines
o Par bateaux est entendu tout engin flottant (bateaux à moteur, voilier, jet ski, kayak, surf, etc
o Exercer une vigilance visuelle accrue afin d’éviter tout risque de collision en particulier à grande vitesse, il n’est pas rare qu’une baleine émerge juste devant un bateau).
o Passer à plus de trois cent mètres lorsque d’autres bateaux sont en observation pour ne pas les gêner.
o Ne pas courser une baleine, si elle ne se met pas en position stationnaire, c’est qu’elle ne veut pas être observée.
o Ne jamais séparer les groupes de baleines en particulier les mères et leurs baleineaux.
o Je cède ma place une fois mon observation accomplie (environ 30 min) quand d’autres bateaux sont en attente.

L’approche :
MER
o A 300 mètres passer au ralenti et garder une vitesse constante. Eviter les changements de régime moteur (nuisances sonores importantes pour les cétacés)
o Approche du cétacé par trois quart arrière
o Si d’autres bateaux sont déjà en observation, se ranger du même côté pour éviter le phénomène d’encerclement.
o Limiter à 5 le nombre de bateaux en observation pour éviter les nuisances sonores en attendant son tour à l’extérieur du cercle des 300 m. Même en attente, toujours rester du même côté que les bateaux en observation.
o A 50 mètres passer au point mort et respecter cette distance tout au long de l’observation.
o Mettre le moteur d’un voilier en route quelques minutes pour signaler sa présence à la baleine. (Dans la charte Globice)

AIR
o A 300 mètres d’altitude.
o Avec prudence par rapport aux autres engins volants

La mise à l’eau de nageurs:
o Des nageurs peuvent être emmenés voir les baleines en PMT par des professionnels à condition d’être encadrés dans l’eau par des personnes compétentes (1 encadrant qualifié pour 8/10 nageurs). Informer au préalable les nageurs des procédures d’approche et de comportement en présence de baleines.
o Les nageurs partant de la plage doivent s’informer au préalable des règles de comportement à adopter afin d’éviter tout risque d’accident.
o Respecter une distance minimale de 10 m correspondant à la longueur d’une nageoire pectorale plus une marge de sécurité.
o Lors d’immersion en groupe, les baleines ne doivent pas être touchées (risque d’accident et surtout de contamination réciproque). N’oublions pas que ce sont des animaux sauvages.
o La mise à l’eau de plongeur doit se faire en toute sécurité et donc en fonction des bateaux déjà en observation. Si plus de trois bateaux sont déjà en observation (à 50m), préférer la recherche d’un autre groupe de cétacés pour mettre les nageurs à l’eau afin d’éviter tout accident lié aux manœuvres des bateaux en cas de dégagement d’urgence.

L’éloignement
o Comme pour l’approche, repartir au ralenti par le trois quart arrière jusqu’à la zone des 300 mètres.

CLICANOO.COM | Publié le 8 mai 2009 - Baleines : les pros de la mer veulent des règles d’approche

Dans quelques semaines, les baleines seront de retour dans nos eaux. Si le spectacle risque d’être une fois de plus grandiose, certaines approches musclées et massives des cétacés font craindre l’accident. Les professionnels de la mer planchent sur des règles de conduite béton.
L’arrivée de l’hiver austral sonne le retour des baleines à bosse. D’ici la fin du mois ou début juin, ces cétacés, après un voyage de 6 000 km depuis les eaux glaciales de l’Antarctique, vont commencer à pointer le bout de leur nageoire caudale. Et tout le monde espère une saison aussi exceptionnelle que la précédente. En 2008, le Groupe local d’observation des cétacés (Globice) a recensé pas moins de 377 individus, ce qui représente entre deux et trois fois plus qu’en 2007. Mais voilà avec cette présence à la hausse et l’engouement que suscitent ces mammifères marins et leur spectacle, le nombre de curieux a lui aussi explosé. Et les approches ont parfois été massives, musclées, mettant en danger les nageurs et les embarcations. Or, comme le martèle depuis des années Virginie Boucaud, présidente du Globice, “c’est un animal sauvage d’une force et d’un poids conséquents, dont les réactions sont imprévisibles”. Elle ajoute : “99 % des mauvaises approches sont le fait de l’ignorance”.
Quid de la diffusion ?
Et oui, avec des conséquences qui peuvent être fatales. Tout cela a déclenché une prise de conscience de la part des professionnels de la mer qui sont évidemment en première ligne. D’autant plus que l’année dernière la préfecture était à deux doigts de réglementer voire interdire le whale-watching… Aujourd’hui, les professionnels planchent sur une charte des règles d’approche afin d’éviter la moindre anicroche pour la saison à venir. Laurence Del Vecchio, qui dirige la commission mer du Syndicat professionnel des activités de loisirs (Sypral) et également le Grand bleu, note : “Nous, professionnels, devons être capables de nous organiser pour faire face au phénomène qui prend de l’ampleur depuis deux ans, anticiper sur une réglementation imposée qui ne prenne pas en compte nos besoins commerciaux”. Et pour cause, les réservations tombent déjà. 2008, qui a été “une très belle saison avec une mer calme et des observations tous les jours”, a donné des idées aux vacanciers. Et cet aspect économique n’est pas pour le Sypral “indissociable des impératifs environnementaux et de préservation des cétacés”. “Notre intérêt reste de protéger la poule aux œufs d’or”, renchérit Agnès Lavaud, chargée de mission au Sypral. Une quarantaine de professionnels de la mer et des airs (ULM, clubs de plongées, jet-ski, pêche au gros…) a été associée pour l’heure à cette réflexion. Les règles ont par ailleurs été validées par Globice (lire ci-contre), même s’il s’agit encore pour l’heure d’une version de travail. “Elles diffèrent peu de la charte éditée il y a déjà quelques années par notre association. Et nous sommes ravis de voir cette démarche rejoindre la nôtre”, souligne Virginie Boucaud. Et ce n’est pas fini, le Sypral veut élargir la discussion auprès d’autres usagers de la mer “comme les plaisanciers, voire pourquoi pas intégrer ces règles dans l’enseignement des bateaux-écoles”, avance Laurence Del Vecchio. Les institutionnels ne sont pas oubliés. Agnès Lavaud explique : “Ils ont leur rôle à jouer. Nous souhaitons l’organisation d’une table ronde très large sur la question avec tous les usagers, les services de l’État, la CCIR en tant que gestionnaire des ports…” Car, au final, il faudra mettre la main à la poche pour financer la campagne d’information. Et le temps est compté, la saison s’approche à grands pas
Bruno Graignic
                                                                   Les règles d’approche
Voici les règles d’approche mises en place par Globice et qui devraient être éditées à quelques milliers d’exemplaires via une subvention de la Diren. Des consignes pour les mises à l’eau et notamment l’interdiction de toucher les cétacés vont y être ajoutées. Et cela, car notamment ce contact peut conduire à une transmission de virus. En bateau : ralentir la vitesse (3 à 4 nœuds) ; analyser leur direction, leur nombre, la présence de baleineaux ou pas ; approcher très lentement par l’arrière et rester à bonne distance (100 m). À aucun moment, il ne faut séparer les groupes de baleines, encore moins les mères de leurs baleineaux. Veiller à ce qu’il n’y a pas plus de trois embarcations autour des baleines. Ce chiffre vient d’être porté à cinq en concertation avec les professionnels. Il faut par ailleurs s’éloigner doucement au moins jusqu’à 300 m. Par les airs, il faut rester à 300 m d’altitude au minimum. Approcher silencieusement. Dans l’eau, ne pas approcher à moins de 30 m et surtout éviter tout contact. Mais, là aussi, un encadrement plus poussé doit voir le jour pour éviter un accident.

CLICANOO.COM | Publié le 9 mai 2009 - Saint-Benoît : Un cachalot nain s’échoue à Saint-François

Ravine Saint-François, entre Sainte-Anne et Saint-Benoît. Sur la berge, un cétacé échoué a été repéré hier matin par un promeneur. L’alerte a vite été donnée auprès de la gendarmerie. L’observatoire marin de la Réunion est arrivé le premier sur les lieux et a prévenu le réseau échouage, géré par le Groupe local d’observation des cétacés (Globice).

Si les premières constatations faisaient penser à un dauphin, il n’en est rien. Violaine Dulau, cétologue, avance : « C’est un cachalot nain, c’est la première fois qu’un spécimen de cette espèce, rare à La Réunion, s’échoue sur nos côtes. On avait en revanche déjà eu des cas de cachalot pygmée en 1993, 1998 et 2003 ». C’est finalement grâce à la mâchoire et à la forme de la nageoire dorsale que la scientifique et Jean-Marc Devroye, vétérinaire, ont identifié l’espèce. La bête mesurait 2,31 m et pesait environ 140 kg. L’autopsie pratiquée, même si la décomposition avait commencé à faire son œuvre, a permis de détecter « une forme atypique du ganglion mésentérique (ndlr : dans l’abdomen de l’animal) ». Ce qui laisse penser, selon le vétérinaire, « à un problème immunitaire et digestif ». Il poursuit : « L’hypothèse la plus probable reste une maladie. L’animal serait mort au large avant de s’échouer. Il n’a pas été attaqué par les requins ». Des prélèvements de tissus ont été effectués pour de futures analyses scientifiques. Le corps a quant à lui été emporté par les vagues                 B.G.

CLICANOO.COM | Publié le 16 mai 2009 - Les baleines aux portes de La Réunion

Sur les pontons, l’excitation gagne peu à peu. Les premières baleines de la saison 2009 ne devraient plus tarder si leur horloge biologique n’a pas pris un coup. Les véritables stars de l’hiver austral sont attendues comme d’habitude d’ici la fin du mois, voire début juin. Et tout le monde espère une saison aussi exceptionnelle que la précédente.

Pas d’inquiétude ! Les baleines à bosse ne devraient pas faillir au rendez-vous annuel avec les eaux réunionnaises. D’ailleurs, quelques signalements encore lointains ont été faits par des pêcheurs dans le canal du Mozambique. Non, nos cétacés préférés, véritables stars de l’hiver austral sont déjà en route. Le parcours de 6 000 km qui sépare l’Antarctique et les eaux tièdes des Mascareignes est déjà bien entamé. En tout cas pour les premières. Rappelons que ce sont généralement les baleines fécondées qui arrivent en tête. Et pour cause, après onze à douze mois de gestation, elles arrivent au terme de leur grossesse. La baleine, animal à sang chaud, ne peut donner naissance dans les eaux glaciales (- 4 degrés) de l’Antarctique. Le baleineau, par ailleurs assez pataud les premiers temps, ne mesure qu’entre 4 et 5 m pour un poids avoisinant une tonne. Les mères les portent pour remonter. C’est une des raisons de cette migration vers nos côtes. L’autre est l’accouplement. D’ailleurs, les groupes “actifs” - plusieurs mâles tentant de gagner les faveurs d’une femelle - ont largement été observés l’année dernière à La Réunion. Une année 2008 qui restera dans les annales. Impossible de passer à côté du spectacle offert par ces cétacés. À moins d’être planqué dans le cratère Dolomieu ou au fin fond de Mafate, les observations étaient plus que quotidiennes. Elles se sont même invitées au Sakifo ! Le Groupe local d’observation des cétacés (Globice), créé en 2001, a explosé les précédents records enregistrés. L’association a noté, au cours de 118 sorties, 160 observations (de 1 à 10 baleines). C’est l’équivalent de 377 individus… Entre deux et trois fois plus qu’en 2007. Or, 2007 était déjà considérée comme une très bonne année.
                                         Pourvu que 2009 ressemble à 2008…
Et, si au niveau mondial la population de baleines à bosse a augmenté de 10 % selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, ce n’est pas le seul facteur expliquant autant de spécimens dans nos eaux. Mais “Pour l’heure, explique Violaine Dulau, cétologue du Globice, la migration des baleines dans une île plutôt qu’une autre de l’océan Indien reste un mystère”. Et tout le monde espère une saison aussi exceptionnelle que celle de 2008. Les opérateurs des loisirs nautiques au premier chef. En 2008, tout le monde voulait s’approcher des cétacés et profiter d’une rencontre privilégiée. Les loueurs de bateaux mais aussi les clubs de plongée et même ceux d’ULM ont fait un carton plein. Il faut dire qu’outre de nombreuses baleines, la mer a été d’un calme olympien offrant de belles fenêtres météo pour aller à leur rencontre. Seules ombres au tableau de l’hiver 2008, un échouage d’un baleineau mort et surtout une pression importante sur ces cétacés au détriment des plus élémentaires règles de prudence. Les professionnels des loisirs nautiques et aériens, réunis au sein du Syndicat professionnel des activités de loisirs (Sypral), planchent sur une charte pour mettre bon ordre et préserver les cétacés ainsi que leurs activités de whale watching. D’autres sites de l’océan Indien, notamment à Sainte-Marie, surnommée l’île aux baleines, ont bâti une véritable industrie touristique sur les cétacés. La Réunion, différemment sans doute, pourrait également tirer partie de leur présence tout en les protégeant. Et si l’IRT reste frileux à l’heure de surfer sur la vague de l’éco-tourisme, qui grignote des parts de marché chaque année, sur la toile certains se sont déjà lancé. C’est le cas d’Escursia qui propose dès maintenant des voyages pour l’hiver austral dans notre île.                Bruno Graignic

                                                4 réactions de lecteurs
· C’est assez ! Ray_au_Port
"A bon entendeur" : l’homme qui parlait à l’oreille des baleines !

· c’est assez - respectez
nous aurons encore cette année le spectacle d’une dizaine de bateaux encerclant littéralement une baleine ... Amoureux de la nature ? Ouais c’est ça. Je préfère les laisser tranquilles et les aimer de loin.

·
....A BON ENTENDEUR... - ..... BON SEJOUR PARMI VOUS §...
....DAME NATURE EST MAGINFIQUE que de belles surprises elle nous réserve QUAND NOUS LA RESPECTONS ! NOUS QUI AIMONS LES CETACES...sachons les observer sans les pertuber. Ces amimaux savent bien ou ils mettent les "pieds" en venant rejoindre ce coin de "terre" ! Que voulez vous elles aussi peuvent prendre quelques vacances au soleil avant de repartir dans les eaux froides de l’Antartique pour s’y nourrir de crill ou de plancton ! JE LEUR SOUHAITE UN BON SEJOUR PARMI VOUS...

· anonyme - Réglementer
Malheureusement comme d’habitude ce ne sera que lorsqu’un accident se produira ou que lassent d’être dérangées et qu’elle seront moins nombreuses voire absentes que l’approche sera réglementée.
16 mai 2009 - 07:52


                                 Le Globice sur le pont 
La “chasse” à la baleine, sans harpon ni frigo congélateur, va commencer dans quelques jours pour le Globice. Armés d’hydrophones, appareils photos et beaucoup de patience, les bénévoles attaquent les mois les plus chargés de leur agenda maritime.
L’association, agréée d’utilité publique et créée en 2001, bénéficie de plusieurs bateaux privés disséminés un peu partout dans l’île. Et désormais, d’un navire pouvant partir de Sainte-Marie. C’est la Diren qui finance une partie des sorties en mer et, une fois par semaine pendant la saison, c’est avec la Brigade nature océan Indien (BNOI) qu’une patrouille est prévue. En 2008, Globice a réalisé 118 sorties, soit une tous les deux jours. Ce n’est pas “uniquement” pour le plaisir. L’objectif est de figer la caudale des spécimens observés. Véritables empreintes digitales des baleines, celles-ci permettent de ficher tous les individus dans un fichier. Les comparaisons sont ensuite réalisées d’une année sur l’autre pour percer un pan du mystère des cétacés. En effet, pour l’heure, aucune baleine n’a été identifiée deux fois de suite. “À Mayotte et Madagascar, le taux de recaptures est extrêmement faible”, signale Violaine Dulau, cétologue de l’association. Ce qui ne permet pas de déterminer si les baleines ont pour habitude de revenir dans la même île des Mascareignes. Idem entre pays de la zone. Pour l’heure, les identifications n’ont pas été croisées. Cela devrait être rapidement fait. En effet, sous l’égide de la Commission océan Indien (France, Maurice, Seychelles, Comores et Madagascar), un catalogue photographique permettant de centraliser les données de ces différents pays, mis en ligne, sécurisé et alimenté par des référents doit voir le jour sous peu.
Un catalogue pour baleines
Il réunira les environ 2 000 photo-identifications, dont les 130 du Globice, existant déjà dans les cinq pays de la COI. Et si les baleines à bosse sont les pionnières, ce projet de base de données prévoit de cataloguer à terme tous les autres mammifères marins. Outre cet outil, cette année le Globice prévoit d’enregistrer les chants des baleines de la zone. Là aussi, “Une comparaison au niveau régional permettra de déterminer si les baleines réunionnaises font partie de la même population que celles de Madagascar ou Mayotte”, souligne la scientifique. Autant de champs du cycle de vie de ces cétacés encore sans réponse aujourd’hui      
B.G.

                                   Les règles d’approche sur le gril
La réflexion et la proposition du Sypral sur les règles d’approches ont été validées par le Globice. L’association avait, elle-même, édité il y a déjà plusieurs années une plaquette rappelant les mesures de prudence. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’animaux sauvages imprévisibles et doté d’un gabarit géant. La Diren, qui doit financer l’impression de nouvelles plaquettes dans les semaines à venir, travaille également sur la question. Des règles concernant l’ensemble des cétacés pourraient intégrer notamment le balisage de la réserve marine. Le Sypral de son côté souhaite élargir la concertation à tous les usagers de la mer, notamment les plaisanciers, mais aussi aux services de l’État. S’il risque d’y avoir de légères modifications, l’essentiel des règles de prudence est le suivant. En bateau : ralentir la vitesse (3 à 4 nœuds) ; analyser leur direction, leur nombre, la présence de baleineaux ou pas ; approcher très lentement par l’arrière et rester à bonne distance (100 m). À aucun moment, il ne faut séparer les groupes de baleines, encore moins les mères de leurs baleineaux. Veiller à ce qu’il n’y a pas plus de trois embarcations autour des baleines. Ce chiffre vient d’être porté à cinq. Il faut par ailleurs s’éloigner doucement au moins jusqu’à 300 m. Par les airs : Il faut rester à 300 m d’altitude au minimum. Approcher silencieusement. Dans l’eau : Il ne faut pas approcher à moins de 30 m et surtout éviter tout contact.


                                      Petit manuel de biologie
La “boss” des baleines à La Réunion La baleine à bosse (megaptera novaengliae) est la plus commune dans nos eaux. Son surnom lui vient de ses petites bosses sur la tête ou de sa façon de cambrer le dos lorsqu’elle inspire en surface. Elle a le dos bleu foncé, un petit aileron dorsal. Son ventre est blanc.
Ce n’est pourtant pas la seule baleine du “coin”. À La Réunion, on a déjà observé une baleine franche australe (Eubalaeana australis). Des rorquals ont également été signalés au large ainsi que des cachalots nains (Kogia simus) et des grands cachalots (Physeter macrocephalus). Et ce n’est pas la liste complète.

Attention taille XXL
Le baleineau d’un mégaptère peut atteindre les 4 m et pesait une toute “petite” tonne. Les premiers jours, il doit compter sur l’aide de sa mère pour remonter à la surface respirer. Pendant un an, il sera choyé par la mère, aidée de “tantes” ou “d’escortes”. Ces dernières sont d’autres femelles qui n’ont pas de fonction de reproduction à ce moment et qui aident à leur défense. À l’âge adulte, cette espèce peut atteindre de 14 à 19 m de long et peser 40 tonnes…

Au régime sec
Lorsque les baleines croisent dans nos eaux, elles sont au régime. Et pour cause, leur nourriture, qui se compose essentiellement de krill se trouve dans les eaux antarctiques. Les baleines absorbent ces organismes en filtrant l’eau de mer avec leurs fanons. Ce régime forcé ne concerne évidemment pas les baleineaux. Ces derniers peuvent ingurgiter environ 300 litres de lait par jour…

Le chant des baleines
De nombreux groupes actifs (entre 8 et 10 mâles autour d’une femelle) ont été observés à La Réunion. Les “messieurs” tapent et réalisent des acrobaties pour faire tomber dans leurs filets une conquête. Ils utilisent également le chant, que l’on peut entendre régulièrement en plongée. Il est constitué de séquences structurées et harmonieuses. Selon certaines hypothèses scientifiques, les versions diffèrent entre régions, entre troupeaux et même d’une année sur l’autre au sein d’un même groupe.

Jamais observée au monde
Jamais à travers le monde, il n’a été possible d’assister à une naissance. À La Réunion, les observations de très jeunes baleineaux confirment l’un des objectifs de cette migration. En revanche, des membres du Globice ont déjà assisté à un allaitement.

Des prédateurs aux aguets
Les baleines se réfugient près des côtes pour éviter les attaques de prédateurs. Les orques et les requins (surtout ces derniers dans nos eaux) n’hésitent pas à croquer les baleineaux. En 2008, un groupe de requins avait eu raison d’un petit qui s’était échoué à La Possession.

Bizarre, bizarre…
Malgré les certitudes, des baleines tardives ont été observées au large de La Réunion en décembre. Mieux, en février dernier aussi. Tout part en quenouille, même dans la biologie des cétacés… la faute au dérèglement climatique ?
B.G.

 17mai 2009 - L'Aquarium de la Réunion nous a prêté sa salle de réunion pour une rencontre entre l'association GLOBICE et les membres et sympathisants de l'AAPSGB le samedi 16 mai 2009 à 16 h 00.
Nous n'étions qu'une petite vingtaine mais le débat a été riche et animé. Eric LAMBLIN de Globice a su nous faire partager sa passion et son enthousiasme. Chacun a affirmé la nécessité d'adopter des comportements de bon sens au voisinage des baleines ... Cela sera-t-il siffisant pour éviter que les autorités en arrivent à décréter des mesures draconiennes ?

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CLICANOO.COM | Publié le 26 mai 2009 - Les baleines sont là -
Elles sont arrivées. Fidèles au rendez-vous, les baleines à bosse font leur retour le long de nos côtes avec quelques jours d’avance sur la saison 2008. Le premier spécimen a été observé hier matin au large de Saint-Gilles.
Amateurs et spécialistes guettaient leur arrivée depuis quelques semaines déjà. Cette fois, c’est fait, les baleines sont là, à l’heure comme chaque année. Le premier spécimen s’est même offert quatre jours d’avance puisque la première observation en 2008 avait été faite le 29 mai. Hier matin, c’est le bateau Dauphin Safari qui a identifié sans difficulté l’animal au large de Saint-Gilles vers 10h30, à 1 500 nautiques, face aux Roches noires. Et ce, pour le plus grand bonheur des touristes à bord. “Le groupe présent sur le bateau a pu voir le dos de la baleine pendant une bonne vingtaine de minutes”, rapporte Laurence Delvechio, directrice de la flotte touristique Croisières et découvertes. “Personne ne s’y attendait. La surprise n’en a été que plus extraordinaire”. L’an dernier, la société avait dû patienter jusqu’au 6 juillet pour offrir un tel spectacle à ses clients. Une bonne vingtaine de minutes donc en surface et la pionnière a repris quelque peu le large en quête certainement de tranquillité. “Nous avons eu l’information effectivement et puis un pêcheur nous l’a signalée à son tour” confirme Virginie Boucaud pour l’association Globice. L’équipe de l’observatoire est aussitôt partie en mer dans l’espoir de la retrouver. En vain. “On les cherchait depuis le début du mois. Plusieurs fois, nous avons eu des signalements erronés, notamment un cachalot en baie de Saint-Paul mardi dernier, mais là, l’observation est sûre, il s’agit bien d’une baleine à bosse”.

                                                                    REPÉRÉES AUX SEYCHELLES ET À MAYOTTE
D’
autres spécimens ont été reperés aux Seychelles et à Mayotte ces derniers jours, selon Globice, ce qui vient confirmer leur retour dans l’Océan indien. “Attention, ça ne veut pas dire qu’il va y en avoir partout tout le temps” : l’observatoire rappelle que leur arrivée sera progressive. Du côté de l’Observatoire marin de la Réunion, cette fois, on estime que les cétacés arrivent de plus en plus tôt chaque année. “En huit ans, elles ont avancé leur arrivée de près trois semaines. En 2001, c’était le 17 juin, en 2007 et 2008 autour du 29 mai”. Mickaël Rard ne se hasarde pas pour autant à une explication. “Peut-on y voir le résultat d’un changement climatique ? Il est bien trop tôt pour le dire et nous n’avons pas assez de données pour envisager une réponse”. À l’heure ou en avance, la saison démarre quoi qu’il en soit avec cette première observation. Les baleines nageront désormais dans nos eaux jusqu’au mois de septembre. Seule incertitude : leur nombre. Le cru exceptionnel de 2008 reste dans les esprits mais il est encore bien trop tôt pour prédire un tel festival cette année. À vos jumelles . R. Lt. avec V.B.

Si vous apercevez des baleines, vous pouvez contacter Globice au 0692651471 ou l’Omar au 0692249228.

                                                                           Les règles d’approche remodelées
Des approches musclées et massives des baleines à bosse ont émaillé la saison 2008. Ces cétacés, même s’ils sont placides et curieux, restent sauvages. Leurs réactions sont imprévisibles et leur “carrure” incite à la prudence. Pour éviter une réglementation trop restrictive, le Syndicat professionnel des activités de loisirs (Sypral) a lancé la mise en place d’une charte fixant les règles d’approches pour tous les usagers (plaisanciers, professionnels, baigneurs…). Le whale watching n’étant pas incompatible avec la préservation des mammifères marins. Le Globice a travaillé avec eux. Une nouvelle proposition, reprenant largement la charte lancée il y a quelques années par l’association, est en cours de validation auprès des services de l’État. Cette nouvelle mouture devrait être présentée avant le 15 juin. En voici les grandes lignes, même si des ajustements sont encore possibles. En bateau : ralentir la vitesse (3 à 4 nœuds) ; analyser leur direction, leur nombre, la présence de baleineaux ou pas ; approcher très lentement par l’arrière et rester à bonne distance (100 m). À aucun moment, il ne faut séparer les groupes de baleines, encore moins les mères de leurs baleineaux. Veiller à ce qu’il n’y a pas plus de trois embarcations autour des baleines. Ce chiffre pourrait être porté à cinq avec une limite de temps de 30 minutes. Il faut par ailleurs s’éloigner doucement au moins jusqu’à 300 m. Par les airs : Il faut rester à 300 m d’altitude au minimum. Approcher silencieusement. Dans l’eau : Il ne faut pas approcher à moins de 30 m et surtout éviter tout contact.

3 réactions de lecteurs
Anonyme - 1500 nautiques - 26 mai 2009 - 09:50
Vous savez ce que ça représente 1500 nautiques ? 2 778km. Vérifiez vos infos ou relisez vous

Dave - j’aime les baleines ... de loin - 26 mai 2009 - 08:49 ·
Si vous aimez les baleines, foutez leur la paix ! La nature n’est pas un spectacle, on ne peut pas tout consommer. Je les aime de loin, elles s’en portent d’autant mieux. Je suis traumatisé d’avoir vu comment les baleines sont harcelées par une dizaine de bateaux, plongeurs et scooters. Ne me racontez pas que c’est par amour des baleines, il y a de très beaux docs là-dessus, c’est pour la frime. Elles viennent se reproduire ... tranquillement ?


codeobservationbaleine approcher très lentement par l’arrière : ha non - 26 mai 2009 - 08:01 ·
c’est pas possible de le redire : c’est grave, on n’approche JAMAIS par l’arrière c’est le pire chez une baleine, s’il vous plaît INFORMEZ VOUS. Je vais demander à notre nouvelle association locale CétaMada de madagascar de vous envoyer un code de bonne conduite ;-)

CLICANOO.COM | Publié le 29 mai 2009 - Le retour de la star du Tremblet

L’éléphant de mer du Tremblet, de retour sur nos côtes pour une deuxième saison (notre édition d’hier), a passé une nouvelle nuit sur sa plage favorite du Sud sauvage. Bien avant le lever du jour, hier, on a pu distinguer sa silhouette claire se détachant sur la plage de sable noir apparue à la faveur de la coulée du piton de la Fournaise d’avril 2007. Au nombre de la poignée de visiteurs présents : Bernard Rota, un des fondateurs de Globice Réunion, le Groupe local d’observation et d’identification des cétacés qui se consacre notamment à l’étude des baleines présentes dans les eaux réunionnaises. Si l’éléphant de mer du Tremblet est cette année encore en passe de tenir la vedette, Bernard Rota implore, catastrophé à l’idée que les visiteurs puissent effrayer le locataire de la nouvelle plage offerte par le volcan : comme tout animal sauvage, il convient d’éviter de l’approcher pour ne pas compromettre ses futures visites, voire celles de congénères. Ainsi, hier, l’éléphant de mer a regagné l’océan alors que le disque solaire n’avait pas encore émergé à l’horizon… Et ne serait-ce que pour que le spectacle puisse être partagé, il faut respecter une distance d’observation suffisante .   François Martel-Asselin

1 réaction de lecteurs dodo120 - Il est génial !
Il est génial cet éléphanteau. Il vient se reposer.... Bienvenue chez nous et qu’on le laisse en paix si possible. Mais il me plait bien. Quel nom pourrait-on lui donner ? Bonne journée à tous et à lui en particulier.

CLICANOO.COM | Publié le 28 mai 2009 - L’éléphant de mer de retour au Tremblet
Tôt hier matin, un habitant a croisé l’animal qui finissait sa nuit sur la plage laissée en souvenir par la coulée volcanique d’avril 2007. Dérangé, l’éléphant s’est remis à l’eau mais son retour sur nos côtes, presque un an après sa première apparition au même endroit, ravive le mystère de sa présence et aiguise la curiosité des scientifiques.

La plage du Tremblet devait lui manquer. Pas très scientifique comme explication mais c’est la seule qu’on ait pour l’instant depuis que l’éléphant de mer a signé son retour dans le Sud sauvage. C’était hier matin, à l’aube. Notre visiteur somnolait tranquillement sur la plage de sable noir née de l’éruption du piton de la Fournaise d’avril 2007 dans le Grand-Brûlé lorsqu’un pêcheur local aperçoit le premier l’animal.
LES SCIENTIFIQUES AUX AGUETS
Aussitôt, il appelle Honoré Dumont, un habitué des lieux qui s’était déjà pris d’affection pour l’éléphant de mer lors de sa première visite, qui remonte à juin 2008. “En longeant le bord de mer, je suis tombé dessus. Il était visiblement en train de dormir et dès que je me suis approché il a reculé vers l’océan pour disparaître dans les vagues”, explique celui qui l’avait observé sous tous les angles l’an dernier. Ce retour précoce par rapport à l’an dernier suffit à raviver la curiosité qu’il avait suscitée lors de sa première visite. Pour les scientifiques qui n’ont pas encore eu l’occasion de voir la bête, passé l’excitation, c’est le mystère de la présence d’un tel animal si loin de ses bases qui refait surface avec cette question : s’agit-il du même éléphant de mer que celui observé en août 2008 ou a-t-on affaire à un autre spécimen qui aurait à son tour craqué pour la plage du Tremblet ? “Nous ne sommes pas sûrs qu’il s’agisse du même éléphant de mer car il n’a pas pu être observé assez mais d’après les descriptions que les témoins en ont faites, il y a de sérieuses ressemblances, reconnaît Violaine Dulau, cétologue et membre de Globice. L’éléphant mesurerait dans les deux mètres, pèserait peut-être une tonne et serait dépourvu de trompe ce qui laisse penser qu’il s’agit d’un jeune sans pouvoir déterminer son sexe. L’association a d’ailleurs prévu d’envoyer une équipe sur place en fin de semaine pour observer l’animal si celui-ci daigne refaire une apparition. Le réseau échouage sera lui aussi mis en alerte. La présence du mammifère marin solitaire qui vit habituellement en colonie dans les îles Kerguelen reste toutefois inexpliquée. Car si l’animal est capable de parcourir plusieurs milliers de kilomètres sans toucher terre dans des eaux glacées, sa présence sous des latitudes subtropicales reste un fait exceptionnel. “L’éléphant de mer obéit à plusieurs cycles et habituellement il commence sa migration pendant l’hiver austral vers le mois de septembre”, précise Violaine Dulau. Notre visiteur aurait donc un peu d’avance… Pierre Verrière

                                                  Il est ici chez lui

Même s’il ne s’agit pas du même spécimen que celui observé en août 2008, l’éléphant de mer du Tremblet est ici chez lui. En dépit de l’intérêt que cette visite peut susciter, il faut se montrer respectueux à son égard. Comme les baleines, les éléphants de mer sont des animaux sauvages. Très peu habitués au contact des humains, ils doivent être approchés avec la plus grande prudence. Les scientifiques insistent d’ailleurs sur la nécessité de ne pas stresser l’animal. Inutile de préciser qu’un safari sauvage n’aurait pour que conséquence que de faire fuir celui qui nous donne peut-être une deuxième chance d’en savoir un peu plus sur lui. L’an dernier, les scientifiques l’avaient d’ailleurs laissé vivre sa vie. Rien à voir avec la chaîne de solidarité qui s’était tissée autour d’un autre éléphant de mer, baptisé Cyril, qui avait opté pour les plages mauriciennes en 2006. Il avait finalement été ramené aux Kerguelen - peut-être contre son gré d’ailleurs, qui sait ? Rien de tel n’avait été imaginé pour l’éléphant du Tremblet, finalement reparti comme il était venu. Gageons qu’il en fasse de même une nouvelle fois, mais pas trop vite. L’an dernier, il avait été aperçu pour la dernière fois en octobre…

7 réactions de lecteurs
· Fab - On changera pas ces cretins -
Comme le dit le scientifique et L.F foutez lui la paix. ce qui faut montrer vous ne le faites pas !!!!!!!! vous etes gravement con
· TiCrabe - Perdu sur la terre... Où aller ?
Ailleurs ce sont les prestataires de service qui harcèlent les baleines. AIlleurs les phoques solitaires. Le plus dur pour ces animaux doit être de voir qu’il n’y a plus de place pour eux sur la terre. L’homme est en roi absolu. Mais à quel prix...
· Pov Bèt - Article contreproductif...
Mirouga Angustirostris. C’est un animal vertébré et c’est un mammifère. Laissez-le tranquille.
· Pierre De Mendès Légnier, océanologue
Il ne reviendra pas.
Un éléphant de mer traqué pas les pêcheurs, les scientifiques et les touristes et... C’est bien dommage que le sensationnel et la course à l’info casse cette migration inédite vers des rivages plus sereins... en apparance...
· Sylvie Du jamais vu !!!
Et dire que ce genre d’animal existe dans nos océans, je n’ai jamais vu ce genre de bête. Je pense que les humains devraient laisser ces animaux a leurs vies, les laisser tranquils, ils n’ont rien fait de mal, juste échouer le temps d’un som et de retour a l’eau. De plus qu’ils vivennent ici une fois par an et ne dérange personne, alors ou est le problème ????? LAISSER CE ANIMAUX EN PAIX.
· un scientifique respectueux de la liberté des êtres vivants - laisser le en paix
Voila, un animal qui débarque et toute une équipe de scientifique se prépare a le photographier, peser , mesurer, baguer, ect...plus tous les curieux de passage après cette belle page dans clicanoo et sa localisation précise...voir des chasseurs ! qui sait ! sa viande est peut être bonne...au risque qu’il prenne peur et ne revienne jamais. Vous ne pouvez définitivement pas laisser la nature tranquille 5 minutes...Oui certes, c’est étonnant qu’il soit ici seul et à cette période de l’année...mais si vous étiez conscient et respectueux, la seul chose à faire c’est de l’observer de loin sans s’en approcher et prier pour qu’il vive le plus longtemps possible, car comme tout les autres animaux c’est un cadeau du créateur...il y avait tellement de tortues à La Réunion avant, n’est ce pas ?!!! C’est ma vision des choses, chacun est libre de ces pensées et de ces actes...Mais imaginez vous seul sur une plage et là, des dizaine de personnes débarquent pour vous observer, toucher, ....Sincèrement laisser le tranquille et arrêter de faire la une des journaux avec ça....Pourquoi vous n’afficher pas le portrait du pédophile trouvé à La Réunion, qu’il sente la honte monté en lui et la culpabilité de ces gestes !!!
· L.F. - Laisse a li tranquile !
Ben pour une fois qu’on a droit à un vrai animal sauvage, j’espère que des idiots ne vont pas aller l’emm... juste pour se faire mousser ensuite dans des soirées genre " tu m’as vu à côté de la bestiole" ou "j’ai pu prendre en photo".
Rien qu’avec les baleines, on a eu droit à notre lot de conneries !
Information "LA CHARTE D'APPROCHE DES BALEINES", de la part de Laurence del Vechio,
                                  ( retrouvez le chapitre précédent sur la page "baleine 2009 " )

Bonjour à tous,
Nous avons participé à la réunion organisée par la DIREN ce matin ( jeudi 04 juin 2009 - ndlr ) afin de finaliser le texte de la charte d’approche des baleines. Cette réunion a été très constructive et pragmatique afin de sortir le texte au plus vite.
Je tenais juste à vous informer d’un point qui me semble crucial. Il est bien clair pour la DIREN et les services de l’état qu’ils ont consentis, cette année, à une charte et observeront de très près le déroulement de la saison. Si nous ne prenons pas nos responsabilités et n’adoptons pas une attitude responsable dans ce domaine, ils mettront en place une réglementation pour l’année prochaine qui sera bien sûr plus restrictive.

Je sais que nous ne sommes pas, en tant que professionnels, les seuls utilisateurs du plan d’eau et par conséquent, la charte sera diffusée à tous les amodiataires des ports afin que tous les plaisanciers soient bien au courant des règles à respecter.
Dès réception de la DIREN, je vous ferai passer le texte final. Cordialement -
Laurence DEL VECHIO
- SYPRAL – Responsable commission mer - GSM: 06 92 76 38 17 - Fax: 02 62 33 59 66

PS : je serai absente du 9 au 23 Juin mais vous pouvez contacter Agnès du SYPRAL : sypral@orange.fr

Dernière minute: La DIREN nous informe que la rédaction de la "charte d'approche des baleines" nécessite au moins une réunion de concertation supplémentaire. Tout le monde n'aurait pas pu s'exprimer sur le sujet. Cette réunion se tiendra jeudi 18 juin à 15h30 au parc de la Providence. L'AAPSGB y sera représentée.

Si vous avez un point de vue à défendre ou si vous êtes une association de plaisanciers ou autre pour qui ce n'est pas encore clair, c'est le moment de vous faire connaître. Nous pouvons vous communiquer le document qui sera en discussion

Le Quotidien -publié le lundi 15 juin 2009 - BALEINES : C’EST LA SAISON - Les cétacés au rendez-vous
La chasse aux images est ouverte. Les premiers sauts de baleine ont été photographiés dimanche dernier, au large du Barachois. D'ici quelques semaines, elles feront partie du paysage quotidien, si l'année est aussi riche que 2008. Petite sortie en mer avec les dauphins, pour patienter. Car eux sont là toute l'année!

     Une matinée ordinaire, vue de l'océan. Comme chaque mardi matin avec sa petite équipe, Fabrice Schnoller démarre les moteurs de son bateau, le Longimanus, pour observer les mammifères marins.
     Départ à 6 heures, non parce que les cétacés se réveillent avec le coq - de toute façon ils ne dorment que d'un hémisphère cérébral - mais tout simplement pour éviter les autres humains sur l'eau, source de gêne pour l'observation scientifique.
     Ce mardi, mer d'huile. Très vite, un premier groupe de dauphins pointe son (long) nez au large du port de la Pointe-desGalets. Des Stenella attenuata, et non les habituels Stenella longirostris, les fameux «longs-becs ». Une vingtaine d'individus, dont un adorable bébé de 70 centimètres, sous sa maman.
     Des jeunes font leurs premiers sauts, maladroits et rigides, tandis que les aînés sprintent devant le bateau, -profitant de la poussée d'eau. D'autres préfèrent les vagues arrières. Sacrés joueurs, en tout cas, qui épient les humains d'un oeil avide, sortant la tête de l'eau pour y voir plus clair grâce à leur double accommodation : ils voient aussi bien en plein air que sous l'eau.
Laisser venir...
     Scientifique, adhérent de Globice et fondateur d'une autre association (voir ci-dessous), Fabrice Schnoller explique sa philosophie : ce n'est pas le bateau qui suit le dauphin, mais le contraire. « Les plus belles rencontres sont celles décidées par l'animal. C'est comme pour la drague entre humains : on a de meilleurs résultats quand on laisse venir », ajoute-t-il malicieusement. « Mieux vaut une belle rencontre de vingt minutes que dix fois vingt secondes... » Exit le speed dating.
     Il met le bateau en quasi-surplace, sans éteindre son moteur afin de ne pas surprendre l'écholocation des dauphins par un brusque redémarrage. Il les laisse choisir leur parcours. Pour parodier la chanson, c'est pas l'homme qui prend l'océan, mais l'élément liquide qui le tolère... quelques instants.
     Une méthode qui a fait ses preuves. « Quand je suis parti à Maurice avec Globice, nous avons vu le cachalot à chacune de nos neuf sorties, au large de Port Louis. 100 % de réussite, c'est rare.»
     Autre élément à ne pas perdre de vue, « le dauphin est très joueur, c'est un enfant : il ne s'arrête pas. Dans certains endroits où ils sont très observés, comme à Maurice, on note des comportements perturbés, des apnées plus longues montrant des temps de sommeil écourtés,
voire des échouages comme à Hawaï». Le cas des baleines peut être évoqué de la même façon : «Les règles d'approche ne suffisent pas : il ne faut pas en faire un tourisme " à coup sûr", où on sort une fois par an pour cocher la case " J'ai vu une baleine"».
Un second groupe de cétacés nous fait l'honneur de sa visite en baie de Saint-Paul. Grands dauphins de l'océan Indien, les tursiops aduncus sont, comme d'habitude, au rendez-vous des touristes. les bateaux du «Dauphin safari » et du « Grand Bleu » se succèdent dans le cliquetis des appareils photographiques. Petits et grands « touristus economicus sapiens sapiens» sont ravis.
     Troisième rencontre au retour : des aduncus à nouveau. A chaque fois, imperturbable, le scientifique photographie les nageoires dorsales, équivalent de nos empreintes digitales, pour l'identification. Il consigne les données de la rencontre - nom, nombre, etc - dans son ordinateur et procède à des écoutes de sons, grâce à un micro spécial. Il transmet ensuite ces données à Globice. «A La Réunion, l'étude des cétacés est récente, à peine cinq ans. Les données sont encore insuffisantes.»      Stéphanie BUTTARD

Le tourisme scientifique sort de l'eau

     D'ici quelques jours, le projet de tourisme scientifique de Fabrice Schnoller se concrétisera. Des touristes pourront participer à des expériences scientifiques d'observation. « C'est une façon de marier l'utile et l'agréable », dit-il. Un projet qu'il compte développer à La Réunion auprès des cétacés, et au Gabon auprès des grands primates. « En amenant des non-scientifiques, l'objectif est aussi d'en faire des porte-parole de l'environnement. Ils raconteront ce qu'ils ont vu.»
Après des études à Centrale et un master en biologie et en éthologie marine, Fabrice Schnoller effectue des recherches en acoustique comportementale : «Il s'agit de relier les comportements et les sons, en mesurant leurs écholocations. Savoir, par exemple, s'il y a une volonté de communication de la part des cétacés».
     Créée il y a un mois sous le statut de la loi de 1901, l'association Abyss commencera mi-juillet ses «sorties naturalistes » hebdomadaires. Parallèlement, des sorties scientifiques avec Escursia, un spécialiste de cette nouvelle forme de tourisme, sont programmées.
     Autre projet sur les rails : emmener des enfants handicapés au contact des dauphins, en collaboration avec l'Association française contre les myopathies (Téléthon). « Nous allons tester cette semaine le portique et le harnais qui permettront les mises à l'eau.»
                                                Association Abyss : 0692689051
                                                Voir aussi sur www. escursia. fr ainsi que sur le site www. planetenature. re

 Orange – actualité – le 19 juin 2009 - Une charte pour régir l’approche des baleines

Comme chaque année, l’arrivée de l’hiver austral est synonyme d’arrivée de baleines au large des côtes réunionnaises. Comme tous les ans, les mères devraient venir mettre au monde leurs baleineaux dans les eaux de l’océan Indien bien plus chaudes que celles de l’Antarctique où évoluent ces grands cétacés le reste de l’année. Il s’agit d’un phénomène exceptionnel qui suscite toujours la curiosité du public. Pour bien préparer le séjour de ces invitées géantes, une charte de bonne conduite définissant les pratiques et consignes à observer à proximité de ces mammifères sera signée par Pierre-Henry Maccioni, préfet de La Réunion, et tous les acteurs de la mer concernés ce lundi 22 juin 2009.

Une réaction le 19 juin 2009 à 04:45, par siloe
en réaction à l'article : Une charte pour régir l’approche des baleines
Pour que ces mesures ne soient pas encore une simple "bouteille à la mer",sans vouloir faire d’astuce,il faut aller au-delà de la célèbre gentillesse des réunionnais :
AMENDES pour les "curieux" atteints d’amnésie, et que l’on retrouve au-delà de la zone légale.
PANNEAUX TRES VISIBLES,et non confidentiels comme j’en vois depuis près de 5 ans.
CONTRAT FINANCIER (et MORAL) aux LOUEURS DE JET-SKIS et autres BATEAUX,ET A LEURS UTILISATEURS(toujours opportunément frappés d’amnésie quant il faut les rappeler à l’ordre !)
SURVEILLANCE DRASTIQUE EXERCEE PAR LES PREMIERS INTERESSES A L’AVENIR DE L’ILE,LES JEUNES D’ICI,EN MAL D’EMPLOI(il y a un avenir pour eux,pourquoi ne se battent-ils pas ?
Une passionnée de cette île,arrivée il y a seulement 5 ans,et qui se désole de voir que la NATURE est toujours abimée par les plus formidables des PREDATEURS:LES HOMMES !!!!!!!!!!!! Siloé.
   

23 juin 2009

Hier, Guylain a signé la charte d'approche des baleines 2009. L'AAPSGB s'est engagée au nom de tous ses adhérents et sympathisants.
Soyons responsables et vigilants.

   lire la charte

De Gauche à droite, Bertrand GALTIER (DIREN), Olivier Del Vechio (Grand Bleu - SYPRAL) Pierre Henry MACCIONI ( préfet de la Réunion), Virginie BOUCAUD ( GLOBICE)

Le Quotidien de la Réunion - mardi 23 juin 2009 - « La baleine aura le dernier mot »

        Les baleines à bosse offrent, chaque hiver austral, un spectacle exceptionnel. Afin de le préserver, une charte d'approche et d'observation des baleines a été signée hier à la préfecture.

        Les baleines à bosse peuvent désormais se rapprocher tranquillement de nos côtes... Une charte d'approche et d'observation des baleines a été signée en effet par Pierre-Henry Maccioni et les amoureux de la mer. Selon le préfet, « ce texte correspond à un vrai besoin pour profiter du spectacle offert par ces mammifères dans des conditions de sécurité optimales ».
        Cette initiative est née de la volonté des professionnels du milieu marin – dont l'association Globice (voir gros plan) –d'éviter les débordements de l'an dernier. Et pour cause. L'hiver austral est une période propice pour la reproduction et la mise bas des baleines à bosse près des côtes réunionnaises. 2008 a été, à ce titre, une saison exceptionnelle. Ce qui a relancé le débat pour garantir la quiétude de ces mammifères.
        « La charte vise à préserver cette espèce. L'observation des baleines peut nuire au succès de leurs mises bas, par une gêne répétée », explique Virginie Boucaud, présidente de Globice.
        Le préfet en appelle à la «responsabilité individuelle ». Jugez-en : « Etablir une charte commune a un aspect plus pédagogique, plutôt que de prendre un arrêté préfectoral. Mais à défaut de bonne volonté, je serai réactif. C'est la baleine qui aura le dernier mot », souligne Pierre-Henry Maccioni.
                                                           Valoriser notre patrimoine
        Preuve que le souci de protection des cétacés et de leur milieu est dans l'air du temps, cette charte intervient au lendemain du Grenelle de la mer. La mise en place d'un comité interministériel est également d'actualité. «Ce texte est provisoire. Il doit s'enrichir de recommandations et des ajustements nécessaires au fil des saisons. C'est un test en quelque sorte. Et nous pourrions envisager d'y inclure d'autres mammifères marins, les dauphins par exemple », ajoute le préfet.
       Force est de constater que cela représenterait une nouvelle opportunité pour le tourisme. Ce que ne manque pas de souligner le représentant de l'État. «La charte émane avant tout des Réunionnais et des Réunionnaises. Elle valorise les atouts du patrimoine local».
D'où l'importance que chacun soit concerné par ce projet. « C'est à nous de faire vivre cette charte », insiste Virginie Boucaud. Ou plutôt de la faire renaître puisqu'une charte d'approche des cétacés a été réalisée en 2004 par cette même association en collaboration avec la Diren et le muséum d'histoire naturelle.
       « Si les règles d'approche sont correctement respectées, une vraie rencontre est possible avec l'animal », se réjouit la présidente.
Salim CADJEE

        GLOBICE EN BREF.
L'association Globice regroupe des passionnés de la mer et des cétacés. Créée en avril 2001, elle est présidée par Virginie Boucaud. Au niveau local, elle mène des études scientifiques. Parallèlement, elle lance régulièrement des actions de communication auprès du grand public. Objectif : veiller à ce que les Réunionnais s'approprient les valeurs de protection de la mer. Elle intervient également au niveau régional et national via le réseau d'échouage.

Orange- actualité - Réunion - le 25 juin 2009 - Des baleines en baie de Saint-Paul

Deux baleines à bosse adulte ont été aperçues ce jeudi 25 juin 2009 au matin dans la baie de Saint-Paul, à environ 2 kilomètres des côtes. Ce sont des plongeurs du club Escapade Plongée qui ont aperçu les deux mammifères au moment où ils remontaient dans leur bateau. Il s’agirait des premières baleines de la saison. C’est vers 8 heures que ce moment exceptionnel a été immortalisé par Fanch Landron, un internaute passionné de plongée.

Jeudi 25 juin 2009 – Baleine en baie de Saint-Paul (Photo Fanch Landron)

Selon le plongeur, les deux baleines à bosse se sont d’abord faites remarquer par leur souffle dans la baie. Puis elles sont apparues à la surface de l'eau pendant 15 secondes avant de redescendre dans les profondeurs de l'océan. Elles ont recommencer leur danse à trois reprises avant de prendre la direction du sud et de disparaître.
Plongeur averti, Fanch Landron est passionné par la faune sous-marine et en particulier par les requins. Il est président de l'association Squal'idées, un groupe d'étude des requins dans l'océan indien.
                                                      • Fanch Landron : 06 93 33 97 97 - tyfanchlandron@voila.fr - • www.squalidees.com

 
CLICANOO.COM - Publié le 27 juin 2009 - L’éléphant de mer fait une sieste en public

       Près d’un mois après son retour remarqué sur la plage du Tremblet, au nord de Saint-Philippe, l’éléphant de mer a de nouveau été observé hier au même endroit, pendant plusieurs heures. Un couple de touristes métropolitains en pro- menade a eu la surprise d’apercevoir l’animal, aux alentours de 9 h. Sans doute était-il venu se reposer au petit matin sur le sable noir de cette plage apparue suite à l’éruption d’avril 2007, qui avait déjà été le cadre d’une telle visite l’an dernier. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour constater que l’animal, immobile, était bien en vie. « Il avait l’air fatigué, les yeux fermés. Il a dû faire un long voyage », témoigne Frédo Rivière, qui a pu l’observer quelques heures plus tard, en début d’après-midi, en compagnie de quelques dizaines de curieux qui se sont succédé. A titre préventif, les gendarmes de Saint-Philippe sont intervenus pour s’assurer que les personnes présentes sur place ne tentaient pas d’approcher l’animal. Non seulement ce visiteur venu des mers du grand Sud, qui pèserait plusieurs centaines de kilos au minimum pour environ trois mètres de longueur, est capable de mouvements de défense dangereux mais - surtout - il est important de ne pas l’importuner pour respecter sa tranquillité. La charte d’approche signée tout récemment concernant les baleines, voire prochainement les dauphins, devrait inspirer les amateurs d’observation de la faune sauvage en général, d’ailleurs protégée par une réglementation qui prévoit des peines d’amendes en cas de trouble manifeste. Il est à souhaiter qu’on n’en arrive pas là.      J.C.

Clicanoo - publié le 07 juillet 2009 - “Surprise”, première baleine de la saison

L’île de La Réunion a reçu hier la visite de “Surprise”. Il s’agit de la première baleine de la saison, identifiée et nommée par un groupe de scientifiques de l’association Globice, au large de la Pointe-des-Châteaux à Saint-Leu.

CLICANOO.COM | Publié le 8 juillet 2009 - L’éléphant de mer attaqué par un requin

L’éléphant de mer de retour depuis le mois de mai au Tremblet, à Saint-Philippe, vient régulièrement se prélasser sur la plage qui s’est formée après la coulée volcanique du piton de la Fournaise d’avril 2007. Mais, lundi, les observateurs présents sur le site ont constaté que l’animal portait deux petites blessures sur l’arrière du corps, assez douloureuses pour gêner son déplacement lorsqu’il a voulu regagner plus tard l’océan. Alertée, l’association Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés), a dépêché hier un de ses membres, vétérinaire de métier. S’il n’a pu observer directement l’animal, absent, il a pu examiner des photos prises lundi.

                                    Des dents redoutables

Pour Jean-Marc Devroye, il s’agit bien tout d’abord du même individu aperçu depuis plus d’un mois maintenant, une femelle vraisemblablement. C’est la comparaison des cicatrices de sa peau qui permet de l’affirmer. Ensuite, il exclut une blessure causée par une arme comme un harpon et penche pour l’attaque d’un prédateur ordinaire comme on en trouve dans les grands fonds. Il pourrait s’agir d’un “squalelet féroce”, Isistius brasiliensis, qui en dépit de son nom a déjà été décrit à l’île Maurice et dans les autres océans, de préférence dans les régions équatoriales. Le squalelet féroce est un petit requin d’une cinquantaine de centimètres de long tout au plus, au museau court et conique et à la dentition tranchante, ce qui explique le diamètre et la forme des blessures qu’il inflige : sa morsure se caractérise par une entaille parfaitement ronde, d’un diamètre de quelques centimètres, décrite habituellement sur des gros poissons de type thon, voire des dauphins. Pour le vétérinaire de Globice, la blessure serait en bonne voie de cicatrisation. Mais c’est une raison supplémentaire de préserver la tranquillité de cet éléphant de mer qui ne fréquente pas sans raison cette plage, par besoin de repos ou autre. De surcroît, sa vulnérabilité actuelle conjuguée à sa présence terrestre, hors de l’eau - son élément naturel - pourraient entraîner des réactions agressives s’il se sentait harcelé. Virginie Boucaud, présidente de Globice (www.globice.org) rappelle cette règle de bonne conduite : il faut maintenir une distance suffisante, en refrénant son envie d’approcher. C’est de toute manière le meilleur moyen pour profiter de sa présence et laisser les autres visiteurs en jouir. Les membres de Globice s’accordent sur la nécessité d’un travail de sensibilisation à mener auprès du public et des habitants du Tremblet en particulier. Ces derniers pourraient devenir les meilleurs garants de l’accueil réservé à leur hôte par une meilleure connaissance de son mode de vie et leur qualité d’observateurs privilégiés.      François Martel-Asselin

Une réaction de Toto: "et si on arrêtait de le déranger"Pourquoi les associations ne s’organisent pas pour placer une rubalise pour empêcher aux personnes d’aller sur la partie de la plage occupée par l’animal et d’organiser des tournées de présence pour apporter des explications aux visiteurs, leur proposer d’observer avec des jumelles ou longue-vue et ainsi empêcher les dérangements et permettre à cet animal de terminer sa mue tranquillement.

Samedi 11 Juillet 2009 Baleine et baleineau au large de Saint-Paul Photo Nicolas Villeuneuve

Publié le 11 juillet 2009 - Orange - Réunion - Actualité - Le ballet des baleines
       Des baleines ont été aperçues ce samedi 11 juillet 2009 sur la côtes ouest de l’île. Une mère et son petit ont ainsi assuré le spectacle une bonne partie de la matinée au large de Saint-Paul.

        « La saison des baleines a véritablement commencé » affirment les professionnels spécialisés dans les sorties en mer. Le 22 juin dernier, ils ont signé une charte à la préfecture pour respecter les règles d’approches des cétacés.
       
« Cela fait quelques jours qu’on en voit sur nos sorties et autant vous dire que les touristes redescendent des bateaux avec le sourire », a déclaré Laurence Del Vechio, responsable de la société « Croisières et découvertes » à Saint-Gilles les Bains.
        La semaine dernière, en effet, son équipe avait déjà pu apercevoir une baleine et son baleineau. « Nous nous attachons vraiment à respecter les techniques d’approches recommandées dans la charte. Il ne faut pas oublier que ce sont des animaux sauvages » reprend cette membre du Sypral, le syndicat professionnel des activités de loisirs de La Réunion.
        Le 22 juin dernier, à quelques jours de l’ouverture de la saison des baleines, de nombreux professionnels et des associations ont donc signé la charte d’approche et d’observation des cétacés en préfecture. Un texte intitulé « charte pour une approche et observation responsables des baleines à bosse ».
        Celle-ci avait été rédigée à l’initiative d’associations de l’île, du Sypral et de la Diren, direction régionale de l’environnement après avoir identifiés des comportements inadéquats lors d’observations de baleines ou d’autres mammifères marins. Cette charte établit notamment des distances de sécurité en mer et dans les airs avec ces animaux.

CLICANOO.COM | Publié le 12 juillet 2009 - Baleines, de Saint-Philippe à Saint-Paul !

       CÉTACÉS. La saison est bel et bien lancée. Les observations de baleines se sont multipliées, hier, entre le Sud à l’Ouest de l’île. Près d’une dizaine de signalements ont été rapportés à l’association Globice. Ça a commencé, tôt le matin, du côté de Manapany, de Saint-Pierre, puis à Saint-Leu, où les membres de Globice ont photographié trois caudales, entre le souffleur et la pointe au Sel. A Saint-Paul, une baleine et un baleineau se sont donné en spectacle, avec parcimonie, dans les eaux du cap La Houssaye, provoquant une concentration de plongeurs et de bateaux. Bis repetita dans l’après-midi. Avec des observations du côté de cap Homard, de Saint-Louis, à hauteur de la rivière Saint-Etienne, puis de Saint-Pierre, en face du centre commercial du Grand Large.
                                                                                                   dix signalements quotidiens
     “Ça ne veut pas forcément dire qu’il y en avait partout, au même moment, rappelle Laurent Mouysset, membre de Globice. Ce peut être un ou deux spécimens qui se déplacent”. Depuis quelques jours, Globice enregistre une dizaine de signalements quotidiens. “On rentre dans le vif du sujet, confirme Laurent Mouysset. C’est parti jusqu’à septembre. Pour l’instant, on en est à une dizaine d’identifications”. L’an dernier, la saison avait été particulièrement prolifique : plus de 250 observations le long des côtes, dont une cinquantaine de nouveaux spécimens identifiés. V.B.

C'était le 13 juillet, un méga splash de maman baleine, juste devant le port de Saint-Gilles, juste devant mon poste d'observation habituel. Très instructif !

   15/07/2009 ... Tiens, à ce propos, la DIREN nous invite à une nouvelle réunion pour élaborer le plan de communication de la charte d'approche des baleines ( voir mèls ci-dessous ). Qui a des suggestions ?    Qui voudrait représenter l'AAPSGB ?

Bonjour,
Conformément aux différentes réunions tenues pour préparer la charte d'approche et d'observation des baleines à bosse à la Réunion, la DIREN a lancé un plan de communication sur le sujet : plaquettes, affiches plastifiées destinées à être embarquées, affiches papier...
Une réunion sera organisée à ce sujet en début de semaine prochaine, je vous communiquerai la date et l'heure dans la journée. Cette réunion aura pour objet d'amender les maquettes des documents susvisés.
Nous avons prévu d'envoyer ces documents de communication, accompagnés par un courrier d'explication et une fiche d'évaluation de la charte, qui nous servira de base afin de construire la charte d'approche et d'observation 2010.
A ce titre, je reviens vers vous tous afin :
1) de vous soumettre un projet de fiche d'évaluation de la charte, que vous trouverez en pièce jointe.      

Je vous remercie de me faire parvenir toutes vos propositions de modifications avant notre réunion de la semaine prochaine.
2) de vous demander de me faire parvenir votre logo afin de l'insérer sur les documents susvisés.
3) enfin, si vous le souhaitez, la DIREN propose de gérer les envois de ces documents de communication à l'ensemble de vos membres. Si vous êtes intéressés, merci également de me faire parvenir un fichier excel de vos membres afin de faciliter l'envoi. 

NB : le courriel et le projet de fiche d evaluation figurent en pdf en piece jointe pour ceux qui ne pourraient pas lire le contenu de ce courriel.   Dans cette attente, Cordialement

Aurélie MESTRES / Chef du Service de l'Eau et des Milieux Aquatiques
Direction Régionale de l'Environnement - Parc de la Providence - 12 Allée de la Forêt - 97400 SAINT-DENIS
Tél. 02.62.94.72.56 - Fax 02.62.94.72.55
Mèl : Aurelie.MESTRES@developpement-durable.gouv.fr

Bonjour,
Le 22 juin dernier, vous avez participé à la signature de la charte d'observation et d'approche responsables des baleines à bosse à la Réunion pour la saison 2009.Conformément aux différentes réunions à ce sujet, la DIREN a lancé un plan de communication sur cette thématique : plaquettes, affiches plastifiées destinées à être embarquées, affiches papier...

A cet effet, nous vous proposons de participer à une réunion le mardi 21 juillet prochain à 14 h à la DIREN, Salle Thérésien Cadet afin de valider avec vous et notre prestataire de service, les maquettes de ces supports de communication.
Je propose de vous les faire parvenir lundi 20 juillet vers 17h. Ils seront également présentés en séance.
En vous remerciant à l'avance pour votre participation,                            Cordialement

Aurélie MESTRES / Chef du Service de l'Eau et des Milieux Aquatiques
Direction Régionale de l'Environnement - Parc de la Providence - 12 Allée de la Forêt - 97400 SAINT-DENIS
Tél. 02.62.94.72.56 - Fax 02.62.94.72.55
Mèl : Aurelie.MESTRES@developpement-durable.gouv.fr

CLICANOO.COM | Publié le 22 juillet 2009 - Abyss prête l’oreille aux chants des cétacés

Alors que la saison des baleines est bien entamée, la toute nouvelle association Abyss est sur le pont. Son objectif ? Étudier les sons émis par les cétacés et, notamment, le chant des baleines.

Samedi, l’équipe de l’association Abyss, récemment créée par trois compères dont le gérant du magasin Planète Nature, a enregistré grâce à un hydrophone (micro sous-marin) son premier chant des baleines 2009. Un inédit de 28 minutes ! “C’est la première fois que l’on arrive à capter un chant de cette durée et si nettement à La Réunion”, s’enthousiasme Fabrice Schnoller, ingénieur qui vient d’ajouter depuis peu un master en biologie marine à son CV. Composé de “phrases”, de thèmes, d’aigus et de graves, ce chant serait, selon l’hypothèse la plus répandue, une sorte de parade amoureuse des mâles propre à un groupe donné et évoluant dans le temps. Et Fabrice note déjà un changement dans sa structure par rapport à 2008. “Cette année, les vocalises se sont enrichies d’un son qui ressemble à celui d’une mobylette au démarrage”. Ça peut prêter à sourire mais effectivement à la diffusion il y a une ressemblance nette et non il ne s’agit pas d’un moteur de bateau. Cet ajout et sa signification s’ajoutent aux nombreux mystères du langage des cétacés que tente de percer le noyau dur (composé de Fabrice, Jean-Marc Lanceleux et Lionel Lauret) d’Abyss. Des sons utilisés pour de nombreuses fonctions chez les mammifères marins comme l’orientation, la détection des prédateurs… “Tous les cétacés émettent des sons. Pour certains, il s’agit d’écholocation assimilée à un radar mais pas seulement. Il y a de la communication entre eux. Ça marche pour les cachalots, pour les dauphins… L’idée est donc de relier un son à un comportement”, explique-t-il. Fabrice rêve également d’une communication entre différentes espèces de mammifères marins voire plus…

Du tourisme pour financer la recherche

“On observe régulièrement des baleines en train de jouer avec des dauphins, des dauphins qui envoient des sons en direction des baigneurs… Cette curiosité ne peut-elle pas être une tentative d’échange ? Vu la taille des cerveaux des cétacés, il y a une réelle chance” Fabrice et ses complices se sont lancés dans ce vaste champ de recherche par passion. “On est des pragmatiques. On enregistre et on teste”. Hier, ils ont donc diffusé le chant enregistré samedi en espérant une réaction des baleines. “Rien de concluant, même si on a fait des essais à plusieurs reprises et notamment à quelques centaines de mètres d’un spécimen. Mais, les baleines restent assez distantes des navires pour l’instant cette année”, signale Fabrice Schnoller. Il porte également le projet d’installer des enregistreurs un peu partout autour de l’île pour enregistrer les sons des cétacés et utilise l’hydrophone pour tenter de localiser les groupes actifs de baleines en mer. “Ce n’est pas encore au point au niveau de l’orientation. Mais c’est déjà une façon de savoir si elles sont proches ou pas”. Quoi qu’il en soit, il y a tout un champ de l’acoustique marine à explorer et Abyss l’a mis en chantier à La Réunion. Et pour financer tout cela, elle se lance dans le whale watching, “dans le respect des règles d’approche, sans jamais forcer le contact et en attendant l’initiative de l’animal”, en proposant deux fois par semaine des sorties “naturalistes” ouvertes au public. Abyss propose également, en partenariat avec l’agence de voyage Escursia, des séjours scientifiques de quinze jours à La Réunion et Maurice à la rencontre de cétacés. C’est la première structure a lancé un tel chantier.              Bruno Graignic

Renseignements et contacts : www.planerenature.re et 02 62 88 67 49     

 

    photo: www.cetace.info

CLICANOO.COM | Publié le 28 juillet 2009 - Des baleines franches en escapade à Sainte-Marie

       La saison des baleines réserve toujours des surprises. Et si le cru 2009 s’annonce “bon”, selon Violaine Dulau, cétologue du Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés), les baleines à bosse ont eu de la concurrence hier. Après avoir reçu un “tuyau” de Jacqueline Parc, une équipe de l’association est tombée vers 10 h sur une baleine franche australe (Eubalaena australis) de 15 m et son tout jeune baleineau à quelques centaines de mètres face à l’église de Sainte-Marie.
       Ce n’est pas la première fois qu’elles font un passage remarqué à La Réunion, des signalements ont été enregistrés en 1988, 1993 et 2003, mais tout de même… ce n’est que la quatrième fois en vingt ans. “La baleine franche est plutôt une habituée d’eaux plus fraîches. Elle s’aventure très rarement dans les zones tropicales comme les nôtres”. Et ce d’autant plus, que cette espèce “a été chassée pour son huile de façon intensive jusqu’à la limite de l’extinction. En 1920, on ne comptait plus que 300 individus sur une population initiale de 60 000 baleines !”.

       Aujourd’hui, la population se régénère peu à peu et les spécialistes estiment qu’il y aurait environ 7 000 individus. Et la migration des femelles depuis les mers subantarctiques répond à un besoin vital : mettre bas. On les retrouve d’ailleurs en Afrique du sud pendant cette période. Ces deux spécimens ont donc prospecté plus loin histoire de visiter la “maternité” de leurs collègues à bosse. Et qui sait, peut-être choisir plus souvent La Réunion.    B.G.

Le 28 juillet 2009 - Le Quotidien des Jeunes - Une petite baleine de début de saison
     Le 7 juillet, le Quotidien des Jeunes a retrouvé cinq membres de Globice pour les accompagner dans leur prospection. Sur une mer houleuse, la campagne s'est soldée par la rencontre d'une baleine de 8 mètres de long, immédiatement identifiée.
     Il est sept heures, quand Virginie, présidente de l'association Globice, rejoint ses camarades, au Port de Saint-Gilles, les bras chargés de matériel. « Plus ça va, plus c'est lourd », plaisante-t-elle. Ils sont cinq ce matin. « Il faut être au moins trois, explique la présidente : un pilote pour le bateau, une personne pour remplir la fiche de repérage, quelqu'un pour prendre des photos. »A cause du gros temps, l'association n'a pu se rendre en mer qu'une fois depuis quinze jours. Grâce aux données collectées, Violaine, cétologue de l'association, peut mener ses études et savoir comment se comportent ces mammifères marins pendant de leur migration.

L'hydrophone : un appareil pour écouter le chant des baleines
     Bruno, capitaine du jour, guide le bateau vers la sortie du Port. Le temps est ensoleillé et le froid matinal va rapidement s'estomper malgré le vent. L'équipage plaisante sur la chasse au Japon ou en Norvège. Rires jaunes, même si l'évolution de la population mondiale de baleines est repartie à la hausse, la reprise de la chasse n'est pas un bon signe pour cette espèce fragile. Avant de partir, Virginie a monté à bord un hydrophone : long tuyau qui peut être plongé sous l'eau à la traîne du bateau. A l'intérieur, deux micros baignent dans de l'huile et permettent d'entendre en stéréo le célèbre chant des baleines. Gwen se place derrière pour éviter que l'appareil ne se prenne dans te moteur durant le trajet, tandis que Valérie s'empare de la fiche pour noter te parcours du bateau et les différents évènements.

Droit au sud, face au vent
     On file droit au sud. Il faut l'atteindre avant que le vent ne soit trop fort car le bateau est face à lui. Eric jette un oeil au GPS pour donner à Valérie les positions. Il est 8 heures, les vigies viennent de repérer une tortue. Autour, un désert bleuté où la moindre barque crée un relief éphémère. Au téléphone, Virginie reçoit des nouvelles de l'éléphant de mer qui s'est échoué sur une plage. Son association détient la carte verte qui permet d'approcher les mammifères marins échoués morts ou vivants. Une mission qui ne peut être confié à n'importe qui. Pour preuve Virginie enrage car des curieux se sont massés autour de l'animal, « certains avec des portables crachant de la musique », de quoi effrayer la bête.

Il faut étre patient
     « Il faut être patient » glisse Gwen. Cette passionnée du monde animal sait qu'il faut attendre pour avoir la chance de croiser une baleine et qu'un premier contact n'aboutit pas forcément à un échange. « On laisse toujours le choix à l'animal d'accepter ou non la rencontre », soulignent les membres de concert. En fonction de l'époque et de l'endroit, il y a plus ou moins de chances de les voir. Une partie des études porte d'ailleurs sur ce repérage, mais également sur le comportement de ces animaux. Ca plaisante entre les copains. « Alerte, alerte ! » S'exclame Bruno à chaque fois que le téléphone de Virginie sonne comme pour simuler un film américain. Au sol, des membres de Globice ou des signalent des baleines. Deux individus ont été repérés au large de Saint-Leu, au niveau du radar. Bruno accélère. La mer bleu foncé est comme un gigantesque terrain de bi-cross sur lequel l'embarcation joue à saute mouton. On se cramponne, appareils photos à l'abri. Mieux vaut ne pas avoir le mal de mer car le bateau entame une course contre les vagues. « Là, vu la mer, commente Virginie, si on ne nous avait pas signalé l'animal, nous n'y serions pas allés car il aurait été impossible de le voir. » Sur la fiche, l'état des conditions d'observation est de 3 sur 5, pas terrible. 5 serait parfait.

On scrute l'horizon
     Tu vois les souffleurs ? Entame la présidente.
Pour repérer une baleine en mer, il suffit d'imaginer un souffleur qui part de l'eau », poursuit-elle. L'oeil novice voit des baleines partout et nulle part à cause des moutons qui affleurent sur les vagues. Brusquement, Gwen l'aperçoit. Juste le temps de se retourner pour percevoir la queue, brièvement. On coupe le moteur. Approcher une baleine est tout un art que maîtrise Bruno.
D'une part, il faut rester à une centaine de mètres pour éviter de blesser ou de gêner l'animal.
Ensuite, il faut faire preuve de douceur, ce n'est pas un nounours.
« Des baleines ou des dauphins, j'en ai vu de nombreux, explique-t-il, parfois à 12 cm de moi. Je ne les ai jamais touchés. Il ne faut pas les habituer à l'homme !
Avec la reprise de la chasse dans certains pays, on comprend pourquoi.

Elle est passée par ici elle repassera par là
     Moteur coupé. Tout le monde est debout sur le pont, appareil photo ou caméra en main. Il faut la repérer. Une baleine peut rester en apnée plusieurs minutes. Celle-ci semble suivre un rythme de 8 minutes. Si elle décide de fuir, l'observation en restera là. Heureusement, la baleine croisée est curieuse, elle sort par endroits autour du bateau. Virginie parvient à photographier les nageoires caudales et dorsales : « Ce n'est pas celle que j'ai identifiée dimanche, ce n'est pas Surprise ». Ces deux nageoires sont comme les empreintes digitales des humains, elles sont uniques, elles permettent l'identification. Il est 9h26 au premier contact, on va affiner pour en savoir plus. A l'hydrophone, un chant de baleine se fait entendre, lointain. « C'est un autre animal, car pour chanter les baleines doivent se tenir à ta verticale sous l'eau et ne ressortent pas, estime Bruno. » Un bateau, avec à bord un autre membre de Globice - Eric le pro de la photo sous marine - arrive. La baleine s'esquive.

Baigne-toi avec la baleine
     « Elle a peut-être fui à cause du deuxième bateau », craint l'équipage. Mais l'animal se laisse de nouveau approcher quelques centaines de mètres plus loin. Mieux, il offre un véritable festival d'apparitions. Le capitaine décide alors qu'une mise à l'eau est possible. C'est lui qui peut dire si les conditions maritimes sont bonnes et si les humains ne perturberont pas la baleine. Cette dernière se laisse d'ailleurs photographier par tes nageurs statiques. Ces photos sous-marines permettront de déterminer le sexe de l'individu et de compléter sa fiche d'identité. L'animal est proche, passe sous le bateau, tourne autour de l'hydrophone puis ressort avant de dessiner un dernier mouvement de nageoire. Son au-revoir. Eric, novice dans l'association, est encore impressionné par la rencontre, « On se sent tout petit ».•
Sur la fiche, c'est la fin de la poursuite, mais pas la fin du voyage. Le parcours continue, à la recherche d'autres baleines. Un peu avant le port de Saint-Gilles, on enregistre sur l'hydrophone le chant de deux d'entre-elles. Ce sont des mâles, qui chantent pour séduire les femelles. Impossible de les apercevoir pendant cet instant sonore, car ils ne sortent pas pour reprendre de l'air. Reste à apprécier la mélodie déroutante et belle. En stéréo. Pour Bruno, c'est une bonne sortie avec « une petite baleine de début de saison ». Au fur et à
mesure du mois, le nombre d'individus augmentera sans doute, c'est ce qui a été constaté les autres années. Pour les passionnés, ce sera l'occasion d'y retourner. Quand on aime, on ne compte pas.

Questions
c'est quoi le réseau échouage ?
     Le savais-tu ? Les cétacés sont des animaux protégés par la loi. Lorsqu'ils sont échoués sur les plages, il ne faut donc pas les toucher, qu'ils soient vivants ou morts. Si tu aperçois un de ces animaux, préviens Globice qui coordonne le réseau échouage à La Réunion. Ce réseau comprend en plus de cette association : le Parc Marin, la Diren, la Brigade nature, le Muséum d'Histoire naturelle, l'Aquarium, ainsi que des vétérinaires indépendants. Tous détiennent la précieuse carte verte, qui leur permet de prendre en charge les animaux. Cette carte est délivrée par le ministère de l'Environnement.
Et la baleine s'appelle...
     Pour se repérer dans les fiches, les baleines sont baptisées. Celle croisée mardi a été baptisée Greta, sur insistance personnelle du journaliste qui dessinait ado, Greta la baleine atomique.
Admirer des baleines
     Si tu veux admirer des baleines en photo. Tu peux te rendre au musée Kelonia à Saint-Leu, pour l'exposition « baleines en hiver » qui dure jusqu'au mois d'octobre. Retrouve également sur les grilles du muséum d'Histoire Naturelle à Saint-Denis, une exposition de photos, consacrée aux cétacés.

les règles d'approche d'un cétacé
Les cétacés, comme tous les animaux sauvages, doivent être approchés selon certaines règles.
Il s'agit de ne pas perturber l'animal qui pourrait alors réagir violemment, fuir ou être blessé. En
bateau, il faut s'arrêter à 100 mètres pour éviter tout risque de collision et laisser venir l'animal s'il
le veut. Il faut en effet lui laisser l choix et ne pas imposer la rencontre. Si l'animal vient, il ne faut pas le toucher pour ne pas l'habituer à l'homme et bien sûr il ne faut pas le nourrir afin de ne pas perturber
son mode de vie.


Trois questions à Violaine DULEAU, cétologue

     Docteur en biologie marine, Violaine Dulau est cétologue. C'est à dire spécialiste dans l'étude des cétacés. C'est elle qui récupère tes identifications et les données collectées par les bénévoles de Globice pour tes faire parler et comprendre ces mammifères marins.
Reste-t-it encore des mystères à éclaircir sur le comportement des baleines ?
    V.D. « Oui bien sûr. Nous ne connaissons pas encore bien les routes de migrations et nous cherchons à savoir pourquoi les baleines viennent, par exemple en grand nombre certaines années au large des côtes. Du côté du chant, nous savons qu'il est propre aux mâles qui t'utilisent pour séduire les femelles. C'est un chant structuré avec une grammaire et des thèmes. Nous devinons même des dialectes, mais pour l'instant nous ne savons pas le décrypter.
D'où l'importance du travail de Globice?
     V.D. « Sans l'engouement des bénévoles, je ne pourrais pas faire mon travail. Récolter tes données coûte cher, il faut effectuer de nombreuses prospections en mer. A chaque fois, il faut au moins trois personnes. J'ai établi un protocole d'approche
pour les aider à mener ces recherches et je récupère les identifications. Grâce à elles, je peux établir des fiches sur les baleines à bosse. Ca me permet de savoir si d'une année sur l'autre les baleines reviennent. Pour l'instant, ça ne semble pas être le cas. »
Ce catalogue, vous allez le partager avec d'autres organismes ?
     V.D. « Effectivement, la Commission de l'Océan Indien et le ministère des affaires étrangères nous épaulent pour créer un fichier international avec des associations réparties dans d'autres pays. A l'aide de ce fichier commun, nous pourrons croiser nos données et mieux suivre les migrations. C'est assez difficile à mettre en place car les données sont volumineuses.



  CLICANOO.COM | Publié le 5 août 2009 - L’éléphant de mer du Tremblet baptisé Alan le solitaire

L’éléphant de mer a fait sa réapparition hier sur la plage du Tremblet. À la suite d’une réunion à Saint-Philippe entre la mairie, le parc et Globice, l’animal, un mâle, a été baptisé Alan le solitaire. Cette “personnalisation” permettra d’organiser une campagne de sensibilisation sur la nécessité d’assurer la tranquillité de la bête afin qu’elle continue de fréquenter cette bande de sable noir que de toute évidence elle apprécie.


Sa dernière apparition remontait au début du mois de juillet. Hier matin, à l’aube les habitués des abords de la plage du Tremblet née de la coulée 2007 ont eu la surprise de découvrir celui qui est désormais un familier des lieux, un éléphant de mer. Comme il en a pris l’habitude profitant de la complicité de l’obscurité l’animal était venu s’échouer dans la nuit et profitait des premiers rayons du soleil. Alerté par un habitant du Tremblet, Jean-Marc Devroye, vétérinaire de l’association Globice, est venu s’assurer de l’état de santé de l’éléphant de mer avant qu’il ne regagne l’océan. Le 7 juillet dernier, l’animal présentait une blessure. Le vétérinaire avait exclu qu’elle ait pu être provoquée par un harpon. Il penchait plutôt pour une attaque par un “squalelet féroce”, petit requin d’une cinquantaine de centimètres de long tout au plus, au museau court et conique et à la dentition tranchante, ce qui expliquerait le diamètre et la forme des blessures. Sa morsure se caractérise par une entaille parfaitement ronde, d’un diamètre de quelques centimètres, décrite habituellement sur des gros poissons de type thon, voire des dauphins. Après que Jean-Marc Devroye s’est assuré de l’état de santé de l’éléphant de mer, plutôt bon estime-t-il, une réunion s’est déroulée à Saint-Philippe. Elle a réuni des représentants de la mairie, du parc national et de Globice (Groupe local d’observation des cétacés). “Il s’agissait de définir ensemble une stratégie pour assurer la tranquillité de l’éléphant de mer sur cette plage”, indique Fabrice Boyer, responsable du secteur sud du parc. “Ce mâle d’environ trois mètres de long et pesant plus de 400 kg est actuellement en pleine période de mue. Il vient sur cette plage pour se reposer. L’importuner comporte des risques.” Plutôt que de prendre un arrêté municipal qui aurait interdit l’accès des lieux, mairie, parc national et Globice privilégient la voie de l’information et de la sensibilisation. “Nous avons décidé d’un commun accord de baptiser l’éléphant de mer Alan le solitaire, prénom du fils de l’habitant du Tremblet qui l’observe régulièrement depuis l’année dernière. Nous allons installer rapidement des panneaux d’information présentant ce que sont les éléphants de mer en nous servant, leurs mœurs et en insistant sur la nécessité de ne pas les approcher en nous servant d’Alan le solitaire. Début septembre, dans les écoles du Tremblet, nous nous adresserons aux scolaires et dans la foulée à la population en projetant notamment des films montrant notamment des attaques par des éléphants de mer afin que chacun mesure le danger qu’il y a à les importuner”, explique Fabrice Boyer.      Alain Dupuis avec François Martel-Asselin     


CLICANOO.COM | Publié le 6 août 2009 - Fâché, Alan est reparti

De retour mardi sur la plage du Tremblet, à Saint-Philippe (notre édition d’hier), Alan, l’éléphant de mer solitaire, a regagné l’océan hier, pour échapper au harcèlement : alors que tout s’était bien passé dans la matinée, il a suffi d’une poignée de visiteurs peu scrupuleux, dans l’après-midi, pour le dégoûter du contact avec les hommes, qu’il accepte dans la mesure où l’on maintient une distance suffisante avec lui. Orane, collégienne du Tremblet, a bien essayé hier après-midi d’expliquer aux visiteurs qu’il fallait se montrer respectueux de la tranquillité de l’animal. Peine perdue, un peu plus tard, comme elle nous l’a expliqué, Alan se repliait peu à peu vers le bas de la plage, avant de plonger à l’eau, chassé par des claquements de mains aussi imbéciles qu’incompréhensibles. Nul doute que les partenaires qui se sont engagés à accomplir un travail d’information et de sensibilisation (mairie, parc national, association Globice, brigade nature…) ont du pain sur la planche.           2 réactions de lecteurs

anonyme - c’est pas possible -
une bande d’imbeciles irrespectueux de la nature des animaux...il faudrait leur mettre des contraventions - c’est triste a dire..un peu de respect pour la prochaine fois merci.

Un rayonais qui na honte - Est ce étonnant ?
Tout’ demoune y connais ke le Rayonais y respect’ pas rien ! Mi lé désolé, mé lé reconnu dans beaucoup de pays (bien malheureusement)

CLICANOO.COM | Publié le 12 août 2009 - Alan le solitaire sous votre protection

Le 4 août dernier, une réunion se tenait à Saint-Philippe, avec des représentants de la mairie, du parc national et de Globice (Groupe local d’observation des cétacés). « Il s’agissait de définir ensemble une stratégie pour assurer la tranquillité de l’éléphant de mer sur cette plage », indiquait Fabrice Boyer, responsable du secteur sud du parc. Plutôt que de prendre un arrêté municipal qui aurait interdit l’accès des lieux, mairie, parc national et Globice privilégiaient la voie de l’information et de la sensibilisation. Il était décidé de baptiser l’éléphant de mer Alan le solitaire, prénom du fils de l’habitant du Tremblet qui l’observe régulièrement depuis l’année dernière. Depuis quelques jours , Alan le solitaire est placé directement sous la protection des visiteurs du site. Deux premières versions en noir et blanc d’un panneau d’information et de sensibilisation avaient été placées l’un à proximité du kiosque au point de départ du sentier permettant de s’approcher de la plage et le second en lisière de la plage à une distance raisonnable. Le premier avait déjà disparu hier, ont constaté des agents de la brigade de la nature de l’océan Indien. Le parc national a placé deux nouveaux panneaux, en couleur cette fois, aux mêmes endroits. Espérons que les visiteurs sauront les respecter. Le message est clair : “Éléphant de mer : ne pas déranger.” Élabore en collaboration avec le parc, l’ONF, la mairie de Saint-Philippe et Globice, il est complété par des informations sur la biologie de l’animal, son comportement à terre et en mer, sa répartition sur la surface du globe, son statut de protection. Il n’est pas interdit d’aller admirer Alan le solitaire mais il convient de garder ses distances pour assurer sa tranquillité et ainsi faire en sorte qu’il continue à fréquenter la plage du Tremblet. Depuis le 5 août dernier date à laquelle, importuné, Alan avait choisi de quitter la plage il n’a pas été revu. Il est clair que les comportements imbéciles de certains badauds venus narguer l’éléphant de mer sous son nez ont conduit ce dernier à s’éloigner de la plage où pourtant il avait pris ses habitudes.     Alain Dupuis

CLICANOO.COM | Publié le 16 août 2009 - Alan a encore subi plusieurs attaques

SAINT-PHILIPPE. L’éléphant de mer du Tremblet, de retour hier sur sa plage favorite, était porteur de plusieurs blessures apparemment infligées par le même type de requin qui l’a déjà attaqué ces dernières semaines, confirmant l’abondante trace de sang découverte vendredi sur le sable.

Contrairement aux craintes émises, Alan, l’éléphant de mer familier de la plage du Tremblet, en bordure de la coulée volcanique d’avril 2007, ne se porte pas trop mal. Après la découverte de ce qui ressemblait bien à du sang souillant le sable (notre édition d’hier), l’inquiétude était pourtant de mise. D’ailleurs, l’association Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés) avait lancé un appel, demandant à être alertée en cas de nouvelle observation de l’animal. Hier, en fin de matinée, une visiteuse de la plage - restée anonyme malheureusement, car elle si elle a pris des clichés, ils seraient utiles - a le bon réflexe et alerte les sapeurs-pompiers : elle est en vue d’Alan, blessé. Une équipe de quatre hommes de la caserne de Saint-Philippe arrive bientôt et tombe sur le mammifère toujours allongé sur le sable, tête tournée vers l’océan. L’un deux raconte : “Il présentait quatre trous, à hauteur du membre avant droit, d’environ 20 mm de diamètre”. Il poursuit : “A notre arrivée, il a commencé à se diriger vers la mer. Ensuite, trois personnes sont arrivées et se sont approchées. Il s’est retourné et a fait un mouvement dans leur direction”. Au bout d’une quinzaine de minutes, après avoir rendu compte, les sapeurs-pompiers quittent les lieux, laissant seul l’animal, manifestement en pas aussi mauvaise forme qu’on aurait pu le craindre.

Il aurait perdu un litre de sang

Pour le vétérinaire de Globice, la description des blessures d’Alan laisse penser à des attaques identiques à celle subies ces dernières semaines et dont il portait déjà les traces : “Il y a sans doute un bon contingent de squalelets dans la zone”, suggère Jean-Marc Devroye, Ces “squalelets féroces”, en dépit de leur petite taille, prouvent qu’ils sont capables d’infliger des blessures certes peu impressionnantes isolées, mais dont la multiplication peut mettre à mal une proie en difficulté. C’est sans doute entre jeudi et vendredi qu’Alan a subi ces attaques. Selon le vétérinaire qui a étudié les photos du sang répandu sur la plage, celui-ci était encore assez frais, donc directement consécutif aux blessures. Mais l’éléphant de mer aurait perdu un litre de sang tout au plus sur un total estimé de 35 litres correspondant à un mammifère d’un poids de l’ordre de 400 kilos (entre 1/13e et 1/14e du poids total). Indice de son état de santé satisfaisant : sa capacité à s’être remis à l’eau blessé vendredi et à avoir survécu à de nombreuses heures dans l’océan sans être victime de prédateurs attirés par des plaies suintantes. Sa faiblesse supposée aurait constitué une aubaine… Mais, plus que jamais, Alan a besoin de tranquillité pour se remettre de ses émotions et récupérer afin de poursuivre sa vie marine après sa période de mue actuelle qui l’a amené à trouver un refuge provisoire sur nos côtes. Aussi chacun se doit-il de l’observer le plus discrètement possible pour le préserver. François Martel-Asselin

*Réseau échouage de Globice 06.92.65.14.71

Le “squalelet féroce” prélève des bouchées de chair

Le squalelet féroce (Isistius brasiliensis) vit essentiellement dans les mers tropicales et subtropicales. Peu de risques pour les baigneurs et les plongeurs d’en croiser : il vit dans les profondeurs (jusqu’à plus de 3 500 m) et ne remonterait guère à plus d’une centaine de mètres de la surface, la nuit seulement, pour chasser. L’éléphant de mer ayant pour sa part une capacité d’apnée comprise en 20 minutes et deux heures, à une profondeur maximale de 1400 mètres, on comprend que leurs routes peuvent se croiser… Le squalelet féroce, d’une taille maximale de 50-60 cm, se distingue par sa mâchoire arrondie garnie de dents acérées qui lui permettent de prélever des bouchées de chair de forme parfaitement rondes et assez profondes sur ses proies (thons, phoques, dauphins…) ce qui lui vaut son nom anglais de “cookiecutter shark” (comme de la pâte à biscuit qu’on découpe à l’emporte-pièce).

7 août 2009 - La DIREN nous a fait parvenir la charte d'approche des baleines. Notre association a participé à la rédaction de cette charte et a souhaité être signataire ...
CLIC sur l'image pour télécharger le texte sur le site de la DIREN
lire le questionnaire d'évaluation ci-dessous et y répondre ... Merci pour elles.

Questionnaire d'évaluation de la charte d'approche des baleines
Identification
1- Etes vous : plaisancier professionnel de la mer structure associative service de l'Etat/force de police
2- Réalisez vous des sorties spécifiques pour l'observation des baleines en mer ?
jamais rarement (1 à 2 fois par saison)
souvent (entre 3 et 10 fois) très souvent (plus de 10 fois)
3- Avant cette saison 2009, avez vous déjà pratiqué l'observation de baleines en mer ?
jamais rarement (1 à 2 fois par saison)
souvent (entre 3 et 10 fois) très souvent (plus de 10 fois)
4- Avez-vous des connaissances sur la biologie des baleines ? pas du tout un peu beaucoup
5- Avant la parution de cette charte suiviez-vous déjà des recommandations sur l'approche des baleines ? oui non
6- Avez vous pratiqué l'observation de baleines en mer cette saison ?
jamais rarement (1 à 2 par saison)
souvent (entre 3 et 10 fois) très souvent (plus de 10 fois)
7- La mise en place d'une charte d'observation et d'approche des baleines à La Réunion vous semble t-elle: inutile utile indispensable sans opinion
7- La lecture de la charte est-elle : facile difficile très difficile sans opinion
8- L'obtention de la charte d'approche des baleines est-elle : facile difficile très difficile sans opinion
9- Comment l'avez-vous obtenue ?

Application de la charte
I I- L'application des recommandations de la charte est-t-elle:
facile difficile très difficile sans opinion
12- La distance d'approche des bateaux (100m) est-elle : trop importante correcte trop faible sans opinion
L'avez-vous respectée ?
jamais parfois toujours
13- Le nombre des bateaux dans la zone des 100m (5) est-il : trop important correct trop faible sans opinion
L'avez-vous respecté ?
jamais parfois toujours sans opinion
14- Le temps d'observation des baleines lorsque d'autres bateaux sont en attente (15min) est-il: trop long correct trop court sans opinion
L'avez-vous respecté ?
jamais parfois toujours sans opinion
15- En moyenne, si d'autres bateaux ne sont pas en attente pour l'observation d'une baleine, combien de temps restez-vous à proximité du même individu (ou groupe) ?
moins de 15 min entre 15 min et 30 min entre 30 min et 1h plus d'l h
16- Lors de l'observation de baleines, vous mettez-vous à l'eau (vous ou d'autres personnes de votre bateau) ? jamais rarement occasionnellement régulièrement systématiquement
17- Le nombre de nageurs mis à l'eau avec une baleine (10 personnes max) est-il ? trop important correct trop faible sans opinion
18- L’application de cette charte vous a t-elle permis de favoriser vos observations de baleines ? oui non sans opinion
19- Lors de vos observations de baleines, en suivant cette charte, vous êtes-vous senti en danger ? jamais rarement souvent
20- Lors de vos observations de baleines, en suivant cette charte, avez vous eu le sentiment de déranger les baleines ?
jamais rarement souvent
21- Avez vous observé de mauvais comportements d'embarcations lors d'approches de baleines cette saison ? jamais rarement souvent
Si oui, quels types de mauvais comportements avez-vous observés ?
22- Pensez vous que la charte suffise pour la protection des baleines et des observateurs ? oui non sans opinion
Succès de la charte
23- Avez vous d'autres remarques à faire sur cette charte ?
Nous vous remercions d'avoir pris le temps de répondre à ce questionnaire anonyme. Vos réponses permettront d'évaluer l'application de la charte d'observation et d'approche des baleines à bosse à La Réunion, afin d'en ajuster le contenu pour l'année 2010.
Nous vous prions de le faire parvenir à GLOBICE ou à la DIREN Réunion, par courrier, par courriel ou par fax :
Association GLOBICE Réunion tél: 0692 65 14 71 globice@globice.org - site : www.globice.org
30 chemin Parc Cabris Grand Bois 97410 Saint Pierre
OU
DIREN Réunion tél: 0262 94 72 56 fax : 0262 94 72 55 11 aurelie.mestres@developpement-durable.gouv.fr
12 Allée de la Forêt - Parc de la Providence - 97400 Saint Denis

Le Quotidien / le 10/08/2009 / COMMENT OBSERVER LES CÉTACÉS
La charte d'approche est parue
La charte d'approche des baleines vient d'être éditée par la Diren et sera disponible dans quelques jours auprès des organismes et professionnels proches du milieu marin. Ce dépliant définit les règles d'approche et d'observation à respecter à l'heure où la saison des baleines bat son plein.

Signée le 22 juin dernier, la charte d'approche des baleines éditée par la Diren est en passe d'être distribuée. Diffusé alors que la saison des baleines bat son plein, ce document précise les règles d'approche et d'observation que se doivent de respecter tous les passagers d'engins flottants ou d'aéronefs mais également les baigneurs.
Elaborée en partenariat avec les professionnels du tourisme et les associations sur le milieu marin, la charte invite plaisanciers, pêcheurs et autres usagers du plan d'eau à faire preuve non seulement de prudence dans l'approche des baleines mais aussi et surtout de respect à l'égard de ces animaux. Distance, nombre de bateaux sur le site, circuits d'approche et de dégagement, temps d'observation font l'objet de dispositions précises (voir par ailleurs).
Cette charte disponible dans quelques jours auprès des associations spécialisées, des clubs de plongée, etc, n'a bien sûr aucun caractère coercitif et son respect repose sur la bonne volonté des usagers.
Des centaines d'observations
A ce jour, aucun texte ne peut venir réprimer les dérives d'éventuels contrevenants. En revanche ces derniers s'exposent aux textes relatifs aux espèces protégées auxquelles appartiennent les baleines tout comme les tortues et les dauphins et à ce titre peuvent faire l'objet de contraventions.
Au-delà, chacun doit avoir conscience que bien que placides en apparence, ces cétacés de plusieurs tonnes sont des animaux sauvages aux réactions imprévisibles, surtout lorsqu'il s'agit d'une mère avec son baleineau. Tous ceux qui seraient tentés de ne pas respecter les règles de la charte et de s'approcher trop près le feraient à leurs risques et périls.
La parution de ce document arrive ainsi à point nommé à l'heure où les baleines semblent ne jamais avoir été aussi nombreuses au large de nos côtes. L'observatoire marin de. la Réunion (Omar) souligne avoir déjà repéré deux baleineaux nés dans nos eaux et affirme enregistrer quelques dix observations de baleines différentes quotidiennes. Au total, 280 observations, -parfois bien sûr du même individu- ont été cumulées par cet organisme depuis le début du mois de juillet. Des individus isolés mais aussi des groupes de quatre à dix baleines.
Le succès que remportent nos eaux auprès des baleines à bosse ne passe pas inaperçu puisque les chaînes de télévision nationales (JT de 20 h de TF1 du 07.08) se font déjà le relais de ce phénomène. De quoi conforter les professionnels qui ont déjà investi dans le whale watching (observation des baleines). Et donner à la charte l'écho qu'elle mérite. M.B.

15 minutes d'observation maximum
« A force de les regarder de trop près, vous finirez par ne plus les voir », annonce en ouverture le dépliant, support de la charte. En quatre volets, le document aborde les principales règles d'approche des cétacés, en mer, par les engins flottants et les baigneurs, dans les airs, par les ULM et autres hélicoptères ainsi que les règles d'observation.
Il est ainsi recommandé de n'approcher les baleines qu'au ralenti, dans la zone des 300 m. De les aborder par l'arrière sans jamais leur couper la route, les poursuivre ou séparer un groupe. A 100 m, le bateau doit rester à l'arrêt, moteur non coupé. A proximité de l'animal, jamais à moins de 100m, tous les bateaux, cinq au maximum, doivent se placer du même côté et céder leur tour au bout de 15 minutes d'observation aux autres bateaux qui eux, patientent dans la zone des 300 mètres.
Même si la tentation est grande, il est fortement déconseillé de se mettre à l'eau, surtout à proximité de groupes ou d'individus actifs (qui sautent, tapent des nageoires pectorales). Malgré tout, si l'attirance
pour l'animal est la plus forte, il est recommandé de ne pas sauter, d'éviter les mouvements brusques et les cris et de ne pas s'approcher à moins- de 15 mètres de l'animal. Comme pour les bateaux, il convient de ne jamais séparer mère et baleineau. Le dégagement des bateaux enfin, doit s'effectuer au ralenti, 3 à 4 noeuds maximum, en s'éloignant progressivement de la route des baleines.
Selon la Diren, le respect de cette charte d'approche par les professionnels comme par les
plaisanciers et autres usagers de la mer sera évalué en fin de saison « afin d'identifier les ajustements éventuellement nécessaires ».
Mais que l'on ne s'y trompe pas. Si l'observation des baleines dans nos eaux devait générer une activité commerciale non maîtrisée et un engouement du grand public à même de troubler la migration et les mises bas, des mesures bien plus coercitives seront sûrement prises à l'image de Madagascar ou de Mayotte.

14/08/2009 -

4 baleines passaient devant Saint Gilles pratiquement sur la barrière de corail. Une course poursuite, une parade ?

Le bateau derrière, c'est le RU 692482 qui rentrait de la pêche. Quelle surprise, hein ?
Je peux vous envoyer la photo en haute définition par mail.

J'ai une video

Jeudi 03 septembre - 17h29 - festival de sauts devant Saint-Gilles

CLICANOO.COM | Publié le 4 septembre 2009- Baleines : encore une saison exceptionnelle

Les baleines ont définitivement adopté nos cotes. En terme d’observation, la saison 2009 est aussi prolifique que le cru de 2008. L’association Globice a identifié 65 spécimens différents depuis juin. Les professionnels de la mer s’en frottent les mains.

Leurs apparitions sont plus furtives, plus distantes du littoral, mais toutes aussi nombreuses que l’an dernier. Depuis juin, les observations de baleines à bosse se multiplient aux quatre coins de l’île. Au rythme d’une dizaine par jour. La responsable scientifique de Globice l’affirme : "Cette saison est aussi bonne que la précédente". En 2008, le bilan était historique : près de 300 observations, pour 80 spécimens identifiés. Autant qu’en sept ans ! Cette saison s’annonce du même tonneau. "On est en déjà à 65 identifications, à partir des nageoires caudales, contre une cinquantaine à la même époque en 2008", indique Violaine Dulau. Autres témoins privilégiés, les professionnels de la mer confirment la présence quotidienne des cétacés : "Depuis juillet, je crois que l’on a eu une seule journée sans observation", déclare Laurence Delvechio, gérante de la société Croisières et découvertes, qui gère le Grand Bleu et le Dauphin Safari. Comme d’habitude, les apparitions sont souvent signalées le long de la côte ouest, entre Saint-Paul et Saint-Leu. Mais contrairement à l’an passé, les spécimens s’offrent en spectacle plus au large qu’à proximité du littoral. Ce qui explique l’absence d’embouteillages sur la RN1. Les membres de Globice ont observé pas mal de couples mère-baleineau, ainsi que "des groupes actifs" de cinq à huit baleines qui viennent se reproduire à la surface. Fait nouveau : plusieurs apparitions de baleines franches australes, du côté de Sainte-Marie et de Saint-Pierre, une espèce qui fréquente rarement les eaux chaudes, et se distingue de sa cousine à bosse par "l’absence d’aileron dorsal et des spatules très carrées au niveau des nageoires", indique Violaine Dulau.

Toujours des entorses aux règles d’approche

Rançon du succès, les cétacés qui migrent vers nos cotes sont de plus en plus traqués, au plus près. Pas rare d’apercevoir encore des bateaux acculer l’animal, alors que la règle d’approche impose un écart de 100 mètres, moteur au point mort. Explication de la gérante du Grand Bleu : "Ce sont les baleines qui viennent à nous, pas l’inverse. Elles bougent, et il arrive qu’elles passent carrément sous la coque des bateaux". Laurence Delvechio pointe davantage le comportement "aberrant" des plaisanciers, dont "certains n’hésitent pas à se mettre à l’eau, sur le dos de la baleine". L’avis de Violaine Dulau ? "Il y a encore du boulot, mais on note dans l’ensemble que les professionnels sont bien sensibilisés à la charte, et qu’ils prennent davantage de précaution au niveau des distances". Les baleines devraient être visibles jusqu’à la fin du mois d’octobre. Mais des prolongations ne sont pas à exclure. L’an passé, le dernier spécimen était apparu le 26 novembre.                    Vincent Boyer

Si vous apercevez une baleine, contacter Globice au 0692.65.14.71.

Un business florissant

Bateaux de croisières, catamaran, zodiac, plongeurs, jet ski... jamais les cétacés n’ont été aussi entourés. Depuis l’an dernier, les professionnels du nautisme profitent à plein du ballet des baleines à bosse le long de nos côtes. Et de l’engouement croissant du grand public pour les observations. En juillet-août, plus de 500 personnes par jour ont embarqué pour une excursion marine à bord des bateaux de la flotte Croisières et Découvertes (de 18 à 36 euros selon les navires et la durée de l’escapade). À force de surbooking, des sorties supplémentaires ont été mises en place pour répondre à la demande. L’effet baleine ? "C’est clair que le fait d’en voir si fréquemment booste notre activité", témoigne Laurence Delvechio, gérante de la société. Même aubaine pour les clubs de plongée, qui généralisent les sorties baleines avec palme-masque-tuba (40 euros la demi-journée). La encore, la demande va croissante, comme le constate Gersende Bonin, du club Abyss Plongée : "On effectue au moins trois sorties d’approche par semaine. On profite de l’engouement de l’an dernier. Ça nous aide à maintenir notre chiffre d’activité pendant la crise". D’autant que pendant l’hiver austral, la météo n’est pas spécialement favorable pour les sorties sous-marines. L’aérien n’est pas en reste. Parapentistes et pilotes d’ULM commencent à jouer la carte des survols de l’océan pour admirer les cétacés d’en haut. Fait notable, d’après Laurence Delvechio : "Certains touristes commencent à calquer leurs vacances en fonction des baleines". Qu’attend l’IRT pour en faire un produit d’appel ?

CLICANOO.COM | Publié le 4 septembre 2009 - Alan, l’éléphant de mer du Tremblet, à la rencontre des Saint-Philippois

Conformément aux promesses, le parc national et la mairie de Saint-Philippe vont lancer lundi les actions de sensibilisation annoncées. Certes, Alan, l’éléphant de mer vedette de la plage née de la coulée volcanique d’avril 2007, ne sera pas présent à la salle Henri-Madoré pour satisfaire la curiosité de tous ceux qui voudraient en savoir plus sur lui. Pourtant, la nouvelle mascotte de Saint-Philippe sera au cœur des échanges qui commenceront dès lundi matin à l’école primaire du village du Tremblet. Ce visiteur venu faire sa mue depuis le mois de mai dernier dans des eaux moins froides que sa région d’origine, les mers du Sud probablement, en cet hiver austral, est déjà connu des nombreux pêcheurs souvent présents sur les "quais" qui jalonnent la côte du Sud sauvage. Sa compagnie, même si peu de visiteurs l’ont réellement aperçu, est l’occasion de découvrir le mode de vie et le cycle d’un animal peu fréquent dans notre zone et de comprendre l’importance de ne pas le perturber à un moment où il a besoin de quiétude. Sa visite est un feuilleton à épisodes, puisqu’il y a quelques semaines, Alan a été victime d’attaques successives par des petits requins. C’est ce que les agents du parc national et de la commune de Saint-Philippe ont l’intention de vous raconter lundi. F.M.-A.

Mercredi dernier, au matin, un observateur attentif a saisi Alan au saut du lit, et aussitôt fait prévenir le parc national. Il est resté jusqu’au soir, deux médiateurs du parc expliquant aux visiteurs la nécessité de rester discrets pour ne pas provoquer sa fuite (photo Matthieu Balanger).

CLICANOO.COM | Publié le 7 septembre 2009 - Les écoliers du Tremblet parainent leur éléphant de mer.

Ce matin, l’école primaire du Tremblet sera en effervescence dans le cadre d’une opération de parrainage d’Alan, l’éléphant de mer tombé amoureux de la plage de sable noir née de l’éruption d’avril 2007. Objectif : mieux connaître sa vie et contribuer à sa protection.

« Bonjour, je m’appelle Alan, le solitaire. Je suis un jeune éléphant de mer austral et je viens parfois chercher le calme et la tranquillité sur cette belle plage du Tremblet. Je rêve de pouvoir m’y reposer et d’y poursuivre ma mue. Merci de ne pas me déranger. » Cet avertissement, placardé il y a quatre semaines à peine, n’est pas superflu car, plus d’une fois, notre visiteur venu des mers du Sud s’est senti peu rassuré lorsqu’un curieux venait l’observer jusqu’à lui frôler les moustaches. Sans parler de ceux qui lui ont infligé des éclairs de flash, lui le spécialiste des chasses dans la nuit noire des abysses !

Un capital sympathie déjà acquis

Après la visite d’un de ses congénères, l’année dernière, Alan hante épisodiquement depuis le mois de mai dernier la plage apparue après l’éruption du piton de la Fournaise d’avril 2007. Sans doute apprécie-t-il sa vaste étendue de sable noir souvent déserte, ce cadre presque aussi sauvage que les rivages qui l’ont vu naître, ceux des îles Kerguelen ou Crozet, à quelques milliers de kilomètres au sud de la Réunion. La présence d’un éléphant de mer sur nos côtes constitue un événement suffisamment rare pour ne pas gâcher cette chance d’admirer un animal que seulement peu de chanceux peuvent rencontrer sur son lieu de vie d’origine. Alan, baptisé du prénom du fils d’un habitant du Tremblet parmi les premiers à l’observer, a déjà acquis un capital sympathie auprès des pêcheurs locaux. Ceux dont le métier ou la passion sont de s’intéresser au monde vivant qui nous entoure voudraient aujourd’hui permettre au plus grand nombre de la partager. Il aura fallu plusieurs mois pour concrétiser l’idée selon laquelle le meilleur moyen d’assurer la tranquillité d’Alan est de mobiliser ses plus proches voisins, les habitants du Tremblet eux-mêmes. Certains sont déjà devenus ses meilleurs porte-parole, prévenant désormais Globice ou le Parc à chaque apparition. Aussitôt, un dispositif se met en place, dans un double objectif, scientifique et grand public.

Les règles d’observation de la faune sauvage

C’est de cette manière qu’on a appris la première attaque de requin subie début juillet par Alan, suivie d’une seconde à la mi-août. Aujourd’hui, nous disent les scientifiques qui côtoient les éléphants de mer dansa les TAAF, il ne faut pas s’inquiéter outre mesure : outre qu’il n’est pas question de « soigner » un tel animal, sa rencontre avec des prédateurs fait partie de la vie. Sauf qu’Alan, en s’aventurant seul très loin de sa base, au cours de ce qui ressemble à une phase exploratoire, prend plus de risques que ses congénères vivant groupés, a priori mieux protégés, les adultes du moins. Tout cela sera raconté au cours de la journée de sensibilisation prévue aujourd’hui à Saint-Philippe avec la présence de représentants du Parc national, de l’Office national des forêts (ONF), des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et de l’association Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés). Ce matin, l’école primaire du Tremblet sera le théâtre d’une opération au terme de laquelle de chaque élève recevra une carte le faisant parrain d’Alan. Elle rappelle six consignes simples et de bon sens qui en feront des ambassadeurs de bonne volonté auprès des visiteurs peu familiers des règles d’observation de la faune sauvage. Et en fin d’après-midi, l’ensemble du public est invité à une conférence salle Henri-Madoré.                    François Martel-Asselin

- Un réseau d’alerte En cas d’observation… qui doit toujours se faire à distance suffisante, bien entendu, les témoignages sont les bienvenus. Antenne sud du parc national : 02 62 58 02 61. Réseau échouage de Globice : 06 92 65 14 71.

- Comment peut se finir une rencontre Le Groupe local d’observation et d’identification des cétacés a été parmi les premiers à s’intéresser à ce visiteur et à s’inquiéter de l’excès d’enthousiasme manifesté à son égard, craignant sa désertion, en mai dernier. Coup de gueule de son fondateur Bernard Rota sur le site internet de Globice, fustigeant par exemple « un individu (qui) se rapproche et se place à deux mètres devant l’animal pour le photographier. Celui-ci a une réaction d’agressivité pour éloigner l’importun qui fait un bond en arrière. Une autre personne arrive et imite celui qui est trop près. L’animal se lève alors et se dirige vers la mer, poursuivi par ces deux personnes. Fin d’une rencontre qui promettait d’être magnifique ».

- Des observateurs pertinents Le 14 août, la découverte d’une abondante trace de sang souillant le sable de la plage entraîne des interrogations sur le sort d’Alan. Le lendemain, une visiteuse appelle les sapeurs-pompiers pour signaler sa présence. Il est donc vivant… et porteur de nouvelles blessures infligées par un petit requin des profondeurs, le squalelet féroce, comme on le craignait. On attend du prélèvement de sang effectué dans le sable la détermination définitive du sexe d’Alan et des informations d’ordre génétique. Autre exemple mercredi dernier, un habitant du Tremblet, lui-même prévenu par un ami en visite, alerte le parc national. Deux médiateurs se rendent au plus vite sur le site. Il était temps, raconte Fabrice Boyer, responsable de l’antenne sud du parc à Saint-Joseph, « car des gens et des enfants allaient commencer à tourner autour ». Jusqu’au soir, ils invitent les visiteurs à rester sur la falaise qui domine idéalement la plage ; en procédant ainsi, Alan restera bien visible toute la journée, alors qu’une tentative d’approche se serait soldée par une fuite comme on l’a déjà observé.

CLICANOO.COM | Publié le 7 septembre 2009 - Capable de plonger à 1 400 m de profondeur

L’éléphant de mer (Mirounga leonina) est la plus grosse des espèces de phoque (une autre espèce vit en Amérique du Nord). Sa population mondiale est estimée à 650 000 animaux répartis dans l’hémisphère sud, dont la sous-population du sud de l’océan Indien (200 000) qu’hébergent notamment les îles formant partie des Terres australes et Antarctique françaises (TAAF). Elle est actuellement en phase de stabilisation après avoir connu une période de fort déclin et même frôlé l’extinction au cours du XIXe siècle, où il était très recherché pour son huile et sa viande. Il fait partie de la classe des mammifères.

Le mâle atteint de 4 à 6 m de longueur, pour un poids de 2 à 4 tonnes. Sa maturité sexuelle (sa capacité à se reproduire) survient vers 4-5 ans. Il peut vivre jusqu’à 15-16 ans. Les mâles dominants (les « pachas », âgés de 9-10 ans), s’affrontent pour constituer un harem de plusieurs dizaines de femelles. Ils veillent en permanence à leurs privilèges sexuels par des éructations (manifestations sonores émises par la bouche) menaçantes voire des affrontements physiques. A l’état adulte, les narines des mâles se développent en une « trompe » caractéristique, à laquelle ils doivent leur dénomination d’« éléphant de mer » (Alan, notre éléphant de mer du Tremblet, mâle présumé d’un âge estimé à quatre ans, n’a donc pas atteint ce stade).

La femelle atteint de 2,50 à 3 m de longueur, pour un poids de 500 kilos. Sa maturité sexuelle survient vers 3-4 ans. Elle peut vivre jusqu’à 20 ans. La gestation (période durant laquelle elle porte un unique petit) dure 9 mois. La femelle met bas (accouche) en septembre d’un petit d’un poids d’environ 40 kilos. L’allaitement dure 23 jours. L’accouplement survient dès que le petit est sevré, soit vers le mois d’octobre.

Il passe les trois quarts de l’année en mer. Après la reproduction, il revient à terre pour changer de pelage, c’est la mue. Durant cette période de trois mois, il s’alimente peu (période de jeûne) et se repose, dormant beaucoup. Les neuf autres mois, il vit essentiellement en mer, à la recherche de nourriture telle que céphalopodes (calmars), poissons, crustacés, krill, algues… Les yeux de l’éléphant de mer sont adaptés à une faible luminosité et donc à la chasse en profondeur. Il est capable d’apnées (plongées en retenant sa respiration) de 20 minutes à 2 heures, jusqu’à la profondeur stupéfiante de 1400 mètres. Très à l’aise dans le milieu marin, il l’est moins sur terre, où il peut néanmoins se propulser à plus de 8 km/h.

L’éléphant de mer est protégé au niveau international. En France, il est l’objet d’une mesure de protection intégrale depuis 1995 au titre du Code de l’environnement, qui punit les perturbations intentionnelles

CLICANOO.COM | Publié le 8 septembre 2009 - L’éléphant de mer entre de bonnes mains

La “star de Saint-Philippe” a reçu hier le parrainage des 57 élèves de l’école du Tremblet, sensibilisés à ce sujet par le Parc national et Globice. Pendant l’année scolaire, l’éléphant de mer permettra également d’aborder des matières comme la géographie ou les mathématiques.


Dans la cour d’école du Tremblet, les marmailles répètent en choeur les règles à respecter en cas de rencontre avec Alan, l’éléphant de mer qui vient régulièrement se reposer sur la plage de sable noir depuis le 27 avril dernier. “Il ne faut pas s’approcher, ne pas lui jeter de cailloux, ne pas faire trop de bruit…” Dans leurs mains, ils tiennent leur carte de “parrain” de l’éléphant de mer sur laquelle figurent les consignes en cas d’observation. Ils l’ont reçue hier, à l’issue d’une matinée de sensibilisation organisée par le Parc national des hauts, Globice, l’ONF, les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) et la mairie de Saint-Philippe. Ils seront désormais les ambassadeurs du plus gros animal du territoire réunionnais. Et en ont conscience, à l’image du petit Xavier. “Si on veut continuer à le voir, il faut le respecter et ne pas le déranger, sinon il ne reviendra plus jamais chez nous. Ce serait triste.” “Les enfants se sentent concernés par cette cause”, explique Frédéric Leveneur, médiateur du patrimoine au Parc national. “Ils se le sont vraiment approprié.” Pourtant, observer Alan relève du hasard et rares sont les marmailles de l’école à avoir eu cette chance. A leur retour, toute la cour de récréation était au courant. “J’étais avec ma maman quand je l’ai vu, c’était au mois d’août, se rappelle Olivier. Il y avait d’autres gens sur la plage, ils prenaient des photos très près de lui. Une dame a essayé de s’approcher avec son chien, qui s’est mis à aboyer et là, Alan est retourné dans l’océan.” D’autres élèves se rendent chaque week-end sur la plage en espérant croiser la route d’Alan, mais leurs tentatives se sont jusque-là révélées infructueuses. Ils pourront se consoler dans leur salle de classe puisque cette année, le projet éducatif concerne l’environnement, la faune et la flore du battant des lames au sommet du volcan. Et forcément, l’éléphant de mer y occupera une place de choix. “Les élèves vont réaliser un petit livre sous forme d’un récit d’aventures dans lequel Alan sera le héros”, annonce Laurent Dijoux, enseignant du cycle 3. De même que le journal d’école comprendra des articles dédiés à la “star du Tremblet”. En cours de géographie, Alan permettra aux élèves de découvrir les terres australes, où la majorité de ses congénères de l’océan Indien ont élu domicile. Si les marmailles ont compris le message, le chemin semble plus tortueux pour sensibiliser les adultes. “Les enfants ont le bon sens que beaucoup d’adultes ont perdu”, constate le président fondateur de Globice, Bernard Rota. “La venue d’Alan provoque un engouement compréhensible, mais il y a des règles à respecter”.
Julien Cinier

La Réunion - Orange - 06/09/09 15h15 - Et voguent les baleines.

Quatre baleines, dont au moins un baleineau, se sont livrés à un véritable ballet aquatique ce dimanche 6 septembre 2009 au large de Saint-Gilles. Au rythme des jets d’eau soufflés par leurs évents, les géantes des mers ont multiplié les sauts et les pirouettes. Le spectacle a duré plus de deux heures. Il aurait sans doute été plus long si des bateaux ne les avaient pas effrayés en s’approchant beaucoup trop près d’elles.

Visiblement choqués par le comportement des skippers de ses embarcations, des professionnels de la mer les ont sèchement rappelés à l'ordre. Mais les baleines avaient eu le temps d'avoir peur. Après quelques nouveaux sauts, elles ont fini par prendre la direction du grand large.
Une charte dite" d'approche des baleines" a pourtant été signée le lundi 22 mai 2009 entre la préfecture la Diren, des associations de protection et d'études des cétacés ainsi que par les différents professionnels de la mer – dont les club de plongée ou de jet-ski.
Ce document stipule un certain nombre de règles à observer au passage des baleines. Ne pas s'approcher d'elle à moins de 100 mètres en ayant le moteur à l'arrêt, ne pas leur couper la route, ne pas se mettre entre elles et le large, ne jamais les poursuivre, font notamment partie des ces règles de bonne conduite. Elles sont loin d'être respectées par le tout le monde.
Pour la saison 2009, la charte n’a pas valeur contraignante puisqu'elle n'est « pas créatrice de droit ». Néanmoins le préfet avait prévenu qu'il serait « réactif » en cas d’incident ou de débordement. Il n’hésitera pas alors à prendre un arrêté préfectoral interdisant totalement l'approche des baleines.
La mise en garde apposée chez beaucoup de professionnels de la mer signataires la charte aura alors pris tout son sens : « à force de vouloir observer les baleines de plus près, on finira par ne plus les voir ».
Tous les ans, après un voyage de plus de 6 000 kms depuis l’Antarctique, les baleines à bosse sont présentes aux larges des côtes réunionnaises de la mi-juin à la mi-octobre. Ayant fait réserves de nourriture pour plusieurs mois au sud de l’Afrique du Sud, elles s'accouplent et mettent bas dans la chaleur de l'Océan Indien avant de retourner dans l’Antarctique avec leurs petits.
Environ 4 000 baleines migrent ainsi chaque année. Un flux remonte le long des côtes sud-africaines et un second prend la direction de Madagascar, Maurice et La Réunion                         

Nous recevons un mail de Stéphane Geaufreau Responsable Communication DDE & DIREN le 10 septembre 2009 :

Bonjour à tous,
La charte d'approche des baleines a été mise en application il y a bientôt deux
mois.
A cette époque, de nombreuses personnes étaient en congés et certaines hors du département.
Il apparaît utile, après quelques semaines d'application et juste après la rentrée de braquer à nouveau les projecteurs médiatiques sur cette charte.
Une conférence de presse est donc prévue ce mercredi 16 septembre à St Gilles à 10h30 à l'embarcadère du Grand Bleu avec sortie en mer, pour permettre aux journalistes de tourner quelques images.
En tant que partenaire de cette charte, vous êtes cordialement invités à y participer.
Si cela est possible pour vous et vous intéresse, merci de bien vouloir m'informer de votre présence par retour de mail.

Voilà, c'était mercredi matin, nous étions à la conférence de presse sur le Grand Bleu avec plein de journaleux à bord et encore plus de baleines autour. Nous avons dit tout le bien que nous pensons de la charte et tout le mal de ceux qui ne pensent pas comme nous ou qui s'en fichent.

Normal, non ?

Bien entendu, comme d'habitude, les photos sont disponibles sur demande.
Orange - le 17 septrembre 2009 - Leçon d’approche des baleines
La Direction départementale de l’équipement (DDE) a organisé ce mercredi 16 septembre 2009 une sortie en mer sur le bateau Grand Bleu. But de cette action, sensibiliser la presse sur la nécessité de respecter la « charte de bonnes pratiques inhérentes à l’approche et l’observation des baleines à bosse à La Réunion ».

Chaque année, durant l’hiver austral, des baleines se retrouvent au large des côtes réunionnaises pour mettre au monde leurs baleineaux dans les eaux de l'océan Indien bien plus chaudes que celles de l'Antarctique où évoluent ces grands cétacés le reste de l'année.
Prenant conscience de cet atout exceptionnel, une réflexion a été menée par les professionnels du tourisme à La Réunion avec l’association Globice afin d’établir des règles d’observation des baleines. Elle s’est traduite par la signature au mois de juin « d’une charte de bonnes pratiques inhérentes à l’approche et l’observation des baleines à bosse à La Réunion ».
En vigueur depuis sa signature, la charte n’est pas forcément respectée par l’ensemble des observateurs. Face à cette situation, le préfet de La Réunion Pierre-Henry Maccioni pourrait être amené à choisir la sanction en prenant un arrêté préfectoral. Seul un changement des comportements permettrait aux amateurs de pouvoir continuer à profiter de ce spectacle exceptionnel.
CLICANOO.COM | Publié le 17 septembre 2009 - Protection des cétacés : application de la charte grandeur nature

“La charte 2009 pour une approche et une observation responsables des baleines à bosse à la Réunion”, document publié par la Diren, se propage, après que le préfet Pierre-Henry Maccioni l’ait signé le 22 juin dernier. Il est actuellement remis à l’ensemble des professionnels de la mer ainsi que les pêcheurs de Saint-Leu et de Saint-Gilles. Hier matin, journalistes, associations et scientifiques étaient invités à prendre connaissance de la bonne application de ce texte, à bord du Grand Bleu, au large de Saint-Gilles. En présence de Bertrand Galtier, directeur régional de l’environnement. Qui a rappelé la vocation d’un texte pariant sur les “valeurs de respect, de responsabilité et de citoyenneté”. Sans toutefois exclure de durcir le ton pour les incorrigibles qui continueraient à approcher les cétacés sans aucune considération pour ces baleines à bosse. Une réglementation qui, si elle doit se mettre en place, n’interviendra que bien plus tard. Auquel cas, seraient sollicités la police maritime, les gendarmes nautiques et la Brigade nautique de l’océan Indien. Pour l’heure, il s’agit de sensibiliser encore et toujours. Comme vecteur principal, l’association Globice, “mandatée pour observer comment se comportent les usagers”. “Professeurs de plongée et loueurs de bateaux sont invités à prêcher la bonne parole”, poursuit Bertrand Galtier. “Fin novembre, nous effectuerons un premier bilan”. Et s’il le faut, des modifications seront apportés au document. “Il se veut évolutif : nous allons prendre en compte les avis de chacun, puis nous nous rencontrerons afin de voir comment l’améliorer pour l’an prochain.” Laurent Mouysset, membre de l’association Globice, ne peut que se féliciter de l’opération. “Désormais, personne ne peut dire qu’il n’est pas au courant. C’est un outil à la disposition des gens.” Gageons que cette charte soit d’une réelle efficacité. D’autant plus que des progrès ont été notés depuis la saison dernière. “Il y a beaucoup moins de n’importe quoi qu’avant. On a même vu des plaisanciers dire à d’autres plaisanciers de se reculer.” Affaire à suivre donc. Et ce ne seront pas les occasions qui manqueront...              D.F.B.

CLICANOO.COM | Publié le 17 septembre 2009 - Survol des baleines : un spectacle désormais réglementé

Alors que la saison des baleines bat son plein, les curieux sont nombreux à vouloir profiter de ce spectacle. Une aubaine pour les sociétés d’ULM qui proposent depuis peu un vol au-dessus des cétacés. Pour respecter la tranquillité des baleines, une charte de bonne conduite, regroupant les règles d’approche, a été rendue officielle hier.

Pour la deuxième année consécutive, les baleines à bosse affluent en masse sur nos côtes, pour le plus grand bonheur des touristes, des plongeurs et des loueurs de bateaux ou de kayaks. Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer cette manne providentielle (lire notre édition du 4 septembre). Pour autant, le succès grandissant des “sorties baleines” pousse de plus en plus de passionnés et de curieux à prendre un peu de hauteur. Ainsi, les sociétés d’ULM ont désormais inclus dans leurs circuits un survol des baleines. Après les cirques, le volcan et le lagon, rien de tel pour boucler un panorama des richesses naturelles réunionnaises. La semaine dernière, sur la base de Cambaie, Julie et Alex, deux vacanciers parisiens, en ont fait l’agréable découverte. “De très loin, on a remarqué que les bateaux prenaient tous la même direction. Et puis on les a vues remonter à la surface, souffler, deux grosses baleines… On ne savait pas que c’était la saison, une sacrée surprise.” A sa descente d’avion, le couple affichait un large sourire. Nous avons donc voulu nous aussi tenter l’expérience. Embarquement aux côtés de Jérôme Narsapa, le plus jeune pilote instructeur de la Réunion, patron de la flotte ULM 974. Pour l’occasion, notre hôte a ressorti son tout premier appareil, un Alphajet Sky Arrow, passé depuis peu dans la catégorie des avions, mais pour lequel Jérôme dispose d’une dérogation ULM. Idéal pour la prise de vue puisqu’une partie du cockpit est amovible. Décollage légèrement bousculé par les plus de 20 noeuds de vent (près de 40km/h), “réservé aux experts”, sourit Jérôme, et cap au sud où d’autres pilotes annoncent des baleines à la radio. Passé la pointe du cap La Houssaye, les groupes de bateaux sont facilement reconnaissables. Deux baleines nagent au ralenti entre Boucan et Saint-Gilles. Un premier survol relativement haut pour respecter les règles, mais les deux mammifères quittent la surface pour retrouver le calme des profondeurs. Et pour cause : à moins de 200 mètres de la plage, il y a foule autour d’elles. La charte d’approche n’est pas encore parfaitement appliquée. Approche en silence, moteur coupé Plus loin, la densité de bateaux diminue. A 600 mètres environ de la côte, un autre couple souffle cette fois en eau calme. Jérôme coupe le moteur pour descendre en silence à 1000 pieds (plus de 300 mètres d’altitude), la limite de la charte, et amorcer un virage autour des deux baleines qui semblent plus sereines. Parfaite synchronisation, les animaux exhibent leur bosse à la même seconde, dans un même mouvement. Magique. Jérôme, pourtant habitué à ces rencontres, ne cache pas non plus son émerveillement. Un deuxième virage toujours à distance raisonnable et les baleines poursuivent leur route, parfaitement parallèles. Nous les quittons pour reprendre la direction du sud. Plus au large encore, deux nouvelles baleines semblent nous saluer. L’une d’elles avance sur le dos, retournée, laissant voir de loin ses nageoires blanches ou bleues selon la profondeur. Le vent trop fort dans cette zone ne nous permet pas de leur rendre la politesse. “Et pourtant, cet avion encaisse la voltige, il est utilisé par les pilotes de chasse italiens pendant leur formation”, explique Jérôme. Le looping, ce sera donc pour une prochaine fois. Il est temps de regagner Cambaie. Un dernier coup d’oeil aux plaques de corail qui s’égrènent le long de la côte. Atterrissage et débriefing. “Toutes les personnes qui montent dans cet engin de mauvaise humeur en ressortent avec le sourire”, assure le commandant de bord d’ULM 974. Comment peut-il en être autrement ? Et de se réjouir : “En revanche, je n’ai pas vu de baleineaux avec les trois couples, ça veut sûrement dire qu’elles vont encore rester quelque temps”. De toute façon, Jérôme garde quelques arguments pour l’après-saison. “Il y a toujours les dauphins, les tortues, parfois les requins. Une fois, un grand marteau est venu nager dans l’ombre de l’ULM.” Le pilote confie toutefois sa préférence pour les raies manta. La mer vue du ciel… A qui la Région a-t-elle confié le soin de redorer l’image du tourisme réunionnais ?
Romain Latournerie

La charte s’applique aussi dans les airs

Les concepteurs de la charte pour l’observation des baleines ont aussi inclus des règles d’approche aérienne. Ainsi, les ULM, avions, et autre paramoteurs ne doivent pas descendre en dessous de 300 mètres d’altitude. Une règle bien respectée par les différents appareils en vol. La cohabitation aérienne oblige de toute façon à la rigueur. “Le premier pilote sur site établit un cercle dans lequel doivent tourner les suivants en indiquant leur altitude”, explique Jérôme Narsapa. Pour les hélicoptères, notamment en vol stationnaire, l’altitude requise est portée à 500 mètres. Tranquillité garantie pour les animaux et sécurité optimale pour les curieux.

 

 Nous recevions la copie d'un courrier que l'IRT a adressé le 14 septembre à M. Gérard BREYSSE président du SYPRAL:

" Monsieur le Président,
J'accuse réception de votre invitation à participer à la conférence de presse relative à la « Charte approche baleines » organisée ce mercredi 16 septembre à l'embarcadère du Grand Bleu et je vous en remercie.
Comme je vous en avais fait part, et croyez bien que j'en suis fortement embêté, l'Ile de La Réunion Tourisme ne pourra pas signer cette Charte.
En effet, nous ne sommes pas convaincus de son bien fondé à deux titres.
Le premier, est qu'elle n'engage que ses signataires alors que d'autres prestataires, comme les plaisanciers par exemple, ne l'ont pas reconnue.
Le second, est que cette Charte n'est pas une réglementation. Et sans règlement strict, sans la mise en place de mesures coercitives, nous craignions qu'elle serve de dédouanement à notre responsabilité.
Nous ne revendiquons pas la paternité de cette démarche de « protection d'approche des baleines », mais il est certain que si nous avions été associés dès le départ aux travaux, nous aurions attiré votre attention sur cet important problème.
Pour l'IRT, sans réglementation, il sera difficile de faire respecter les termes de cette Charte par l'ensemble des usagers.
Aussi, je souhaite plein succès à cette conférence de presse. Toutefois, vous comprendrez que l'IRT ne puisse y participer.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Le Président
Pierre VERGES,
Copie : Signataires de la Charte

Comité Régional du TourismePlace du 20 décembre 1848 - B.P 615 - 97472 Saint-Denis Cedex Tél. 02 62 21 00 41 - Fax : 02 62 21 00 21crt@la-reunion-tourisme.com - www.la-reunion-tourisme.com "

Ma réaction :
Je ne comprends pas le sens du courrier de l'IRT car :
D'une part, si mes souvenirs sont exacts, un ou des représentants de l'IRT étaient présents aux réunions préparatoires de la charte à la DIREN. Alors comment peuvent-ils affirmer ne pas avoir été associés aux travaux ?
Pire, allez donc jeter un coup d'oeil sur cette page du site de l'IRT. On y cite la charte d'approche des baleines. Curieux non ?       

Et vous qu'en pensez-vous ?  

Samedi 19 septembre 2009 - Le Quotidien de la Réunion réagit : Les baleines mais pas la charte
Les baleines ont pris bonne place dans la nouvelle campagne de l'IRT. Des images qui ont fait quelque peu sourire certains professionnels du tourisme présents hier. Car par la voix de son président, l'IRT a en effet refusé de signer la charte d'approche des baleines promulguée la semaine der nière par le préfet. Argument retenu par Pierre Vergès : la charte ne servirait à rien puisqu'elle n'aurait pas été acceptée par tous les utilisateurs, dont les plaisanciers. Faut-il lui rappeler que l'association des amodiataires du port de Saint-Gilles qui compte de nombreux plaisanciers l'a signée?
Le second argument avancé déplore que la charte ne soit pas une réglementation. «Sans règlement strict, sans la mise en place de mesures coercitive, nous craignions qu'elle serve de dédouanement à notre responsabilité », ajoute Pierre Vergès. Et le président de regretter qu'il n'ait pas été associé dès le départ aux travaux, ce qui est faux puisqu'un représentant de l'IRT a participé à toutes les réunions. Et si la véritable raison était tout simplement d'embêter le préfet ? Faut-il rappeler que les deux hommes ne s'aiment guère et ne ratent jamais l'occasion de savonner la planche de l'autre.

Orange 6 Réunion le 22 septembre 2009 -
Une nouvelle campagne publicitaire est lancée à partir de cette semaine par l’île de La Réunion tourisme (IRT) au niveau national. Une campagne qui mise sur la personnalité des habitants de l’île qui font partie du « paysage touristique » local pour Pierre Vergès, président de l’IRT.

Je rêve ou quoi ? Savez-vous que l'IRT est le seul organisme qui a refusé de signer la charte d'approche des baleines sur laquelle notre association travaille depuis des mois avec la DIREN, le SYPRAL, GLOBICE et j'en passe ? Ils disent qu'ils n'ont pas participé à son élaboration, c'est faux. Ils affirment que seules des mesures coercitives seraient efficaces pour protéger les baleines. Et maintenant ils mettent sur leur affiche la plus grosse baleine qu'ils ont trouvée. Vous trouvez ça cohérent, vous ?     

Et voici la copie du courrier que Gérard BREYSSE président du SYPRAL adresse à Pierre VERGES, en réponse au refus de ce-dernier de signer la charte ...

 

Monsieur Pierre VERGES
Président de L’IRT

St Paul le 30/09/2009
Objet : Charte d’observation des baleines

Monsieur le Président,
J’accuse réception de votre courrier du 14 septembre 2009 me signalant votre refus de signer la charte d’approche des baleines. Ce courrier m’a un peu étonné et surpris.
Surpris car je n’ai pas souvenir d’avoir abordé ce sujet au préalable avec vous, comme vous semblez le suggérer, encore moins pressenti au travers des comptes rendu des membres du bureau de l’IRT, d’une volonté de votre part de ‘boycotter’ cette initiative.
Etonné car l’IRT était représenté à chacune des réunions de travail qui ont précédé l’élaboration de cette charte dont vous faites la promotion sur le site www.reunion.fr.
Il me parait difficile de concevoir que l’organisme qui a pour vocation de promouvoir le tourisme dans notre île, prône une règlementation qui pourrait s’avérer contraignante et perturber des activités touristiques inédites dans la majeure partie du monde.
Dans ce registre, celui de la réglementation, je relève une incohérence de démarche à l’heure où l’IRT au travers de la voix de son président réclame un assouplissement de la réglementation sur les visas.
Par ailleurs, cette charte nous parait, au contraire, être le meilleur compromis pour les raisons suivantes :
o Le mauvais comportement des usagers les années antérieures était dû à une méconnaissance du milieu marin. Cette charte a une vocation pédagogique.
o La présence des baleines dans nos eaux est un énorme atout touristique pour notre île, vous nous l’avez démontré dans vos choix d’images de la campagne de promotion de la destination sur le marché français. Pourquoi ne pas vouloir l’accompagner d’un message de sensibilisation ?
o Les marins sont des gens responsables, le législateur en a conscience puisque qu’il laisse la pratique libre des voiliers ainsi que des bateaux à moteur de petites cylindrées. Je vous signale d’ailleurs que l’association des amodiataires du port de St Gilles rassemble des plaisanciers tout en vous précisant qu’ils ne sont pas des prestataires touristiques.
o Les observations quotidiennes de cette première année semblent positives, les comportements se sont nettement améliorés. Les autorités ont fait exceptionnellement usage de leur pouvoir selon les textes qui existent déjà protégeant tout animal sauvage dans son milieu naturel.
Enfin et pour conclure, il me parait évident que les répressions, réglementations, coercitions, n’ont jamais supprimé complètement les mauvais comportements. Je pense qu’il est préférable de soutenir des actions de sensibilisation, vocation première de cette charte.
Cette démarche initiée par le SYPRAL se voulait fédératrice et partagée, compatible avec les objectifs de l’IRT, la rivalité de projet n’a pas sa place dans le débat, les enjeux y sont trop importants.

J’espère vous avoir convaincu de l’importance à associer l’IRT à cette charte, dans l’attente je vous adresse Monsieur le Président, mes respectueuses salutations.

Le Président               Gérard BREYSSE

Le 9 octobre 2009 08:29, Olivier HOARAU <hoarau.o@gmail.com> a écrit :

Bonjour,
Je suis un peu absent en ce moment mais mon temps s'assouplit peu à peu, Et je reviens en force.
Merci Monsieur le président de SYPRAL, Je suis de votre avis. Il est quand même à noter que l'année 2008 à été une année exceptionnelle, Par conséquent, toutes les années ne peuvent être exceptionnelles..............!!!!! Celles du passé et sûrement celles avenir. Je ne pense pas que l'absence des baleines soit du au nombre de plaisanciers, car voyez-vous dans certains pays elles sont massacrées et pourtant elles s'y retournent. Cela n'empêche pas un bon comportement favorable à leur préserver un bon séjour dans nos eaux, donc une chartre et non une réglementation.
Mais je dois quand même pousser ma colère, La FRANCE est un pays possédant une force armée certaine, Par dieu, créateur de la vie, si c'est vrai........,
Pourquoi Monsieur le préfet à-t-il accepté ces manoeuvres militaires dans la baie de Saint-PAUL, Cela fait 2 semaines que des énormes bateaux vont et viennent, tournoient dans la baie, Les baleines ont été aux premières loges du spectacle.
Alors d'un coté on brime les plaisanciers et de l'autre................"Faites ce que je dis et pas ce que je fais"
Cette devise n'a jamais été la mienne.
Pour une préservation durable de l'océan, cette chartre doit être appréciée de tous.

Olivier HOARAU,
plaisancier, plongeur, membre cpie, membre de globice, recenseur des tortues et du blanchissement des coraux, intervenant bio, et bientôt je m'attaque aux solutions possibles pour la survie du lagon.                   

Le Quotidien de la Réunion - lundi 26/10/2009 - LES CETACES ONT ADOPTE LES EAUX REUNIONNAISES
Les baleines : un marché disputé.
Si elle tire maintenant à sa fin ; la saison des baleines a, cette année encore, vu un nombre important d’individus séjourner près des côtes réunionnaises. Une aubaine qui ouvre bien des appétits.

Il n'est pas encore l'heure de dresser un bilan définitif de la saison des baleines à bosse. Si les eaux se réchauffent et si les observations déclinent lentement, des individus isolés vont sans doute encore rester quelques semaines à proximité des côtes. Pour autant, il apparaît déjà que l'exceptionnelle saison 2008, au cours de laquelle le nombre d'observations et d'identifications avait explosé, n'était pas un phénomène isolé.
La jubarte (baleine à bosse ou mégaptère) semble avoir adopté La Réunion, au même titre que l'île Sainte-Marie ou les Comores, toutes proportions gardées. Et il n'est pas totalement insensé d'espérer que cela dure. La nouvelle est heureuse : au moment où elle se proclame île verte, La Réunion se voit offrir par dame nature un nouveau grand spectacle. Reste néanmoins à l'organiser et à veiller à sa pérennité. Dans un contexte de changement brutal de dimension : on est passé d'une dizaine d'observations en 2006 à 80 en 2008.
Les professionnels de la balade en mer ont sans doute été les plus prompts à tirer parti de la situation. En position quasi monopolistique avec ses Grands Bleus, le Catananas et le Safari dauphin - seulement concurrencés par les voiliers Hnoss et Lady Lafé installés au Port -, la société Croisières et découvertes, à Saint-Gilles-les-Bains, a vu son chiffre d'affaires bondir de 40% pendant l'hiver 2008. Un succès seulement tempéré en 2009 par quelques jours supplémentaires de mauvais temps.
                                             Des sorties qui font grincer des dents
« Pour nous, c'est tout bon, confirme Franck Geneste, chargé d'affaires de la société. En plus, la saison tombe pendant les vacances scolaires. On n'a pas augmenté notre flotte mais c'est la période où on utilise les deux Grands Bleus (un seul le reste de l'année - Ndlr). On a aussi recruté plus de personnel pour améliorer les conditions de travail de nos équipages. » Et d'assurer qu'il faut parfois attendre dix jours pour embarquer.
ICette manne, d'autres tentent d'en profiter. A côté des loueurs de bateaux, qui voient aussi la demande exploser, des plaisanciers se sont mis à offrir leurs services, pas seulement à leurs amis. Quelques clubs de plongée organisent aussi des sorties « whale watching » qui, pourtant, ne semblent pas toujours correspondre à leur raison sociale et, surtout, font grincer des dents du côté des professionnels dûment répertoriés sur ce créneau.
Mais c'est sans doute sur un autre registre que la bataille est la plus âpre, celui des associations à vocation scientifique. Le phénomène baleine étant relativement neuf à La Réunion, les études sur leur présence ou leur comportement restent embryonnaires. Et c'est un marché. Celui des subventions publiques, celui aussi de la parole légitime. A la clef : des postes, des voyages, des titres, un statut social.
                                             Globice, agréée et subventionnée
La plus ancienne de ces associations, c'est Globice (Groupe local pour l'observation et l'identification des cétacés). Elle a été créée dans le Sud en 2001 par une poignée de passionnés. Essentiellement des enseignants, certains en biologie. Son mérite, c'est sans conteste d'avoir exploré les eaux à la recherche des baleines quand c'était loin d'être la mode. Elle a défriché un terrain vierge, proposé les premières explications et elle a commencé seule le recensement des cétacés de La Réunion. Son plus gros coup, c'est d'avoir recruté une cétologue, spécialité rare, venue sur l'île à la faveur de l'affectation professionnelle de son mari, Violaine Dulau.
Aujourd'hui, Globice est agréée protection de l'environnement, subventionnée par la Région et la Direction régionale de l'environnement (Diren), et elle bénéficie des moyens maritimes de la Brigade nature. Elle affiche 80 membres, un budget prévisionnel de 200 000 euros et elle est partenaire de toute la communauté scientifique marine : réserve naturelle, Kélonia, laboratoire Ecomar, muséum... Une position enviable, donc critiquée.
Aux yeux de ses détracteurs, Globice met peu d'entrain à restituer les données qu'elle accumule sur demande et financement de l'Etat. Elle aurait aussi un fonctionnement assez peu permissif à la critique de ses membres historiques. Mais l'attaque la plus virulente (ou sournoise, c'est selon) consiste à souligner la présence du mari de Violaine Dulau à la Diren, qui finance Globice. «Nous étions subventionnés par la Diren avant l'arrivée de Violaine », rétorque, sèchement, sa présidente Virginie Boucaud.
                                               Abyss petite dernière
La guerre ouverte, même si elle est publiquement niée par Globice, c'est avec l'Observatoire marin (Omar), créé en 2004 par un ancien de Globice, Mickaël Rard. Sa force, c'est sa capacité à sauter sur tout ce qui bouge pour faire parler de son association. Quitte à parasiter une mission confiée à Globice par l'Etat en demandant aux observateurs de baleines de le prévenir lui plutôt que les autres.
Cet activisme forcené est largement décrié par une communauté qui souligne à l'envi que Mickaël Rard n'a pas terminé sa thèse. Et ne peut donc prétendre porter un message scientifique. Lui assure qu'il ne pouvait poursuivre une thèse au sein d'un laboratoire dont il critiquait les résultats. Parmi les processus de « déligitimation » auxquels il doit faire face, l'homme assure qu'il était bien l'auteur des photos qu'il a emportées en quittant l'université, et souligne l'absence de plainte à son encontre... Il assure aussi que cette guerre ouverte lui aurait coûté 300 000 euros de subventions et mécénats non obtenus.
Dernière venue, Abyss, créée il y a trois mois par un ancien de... Globice, Fabrice Schnöller. Le positionnement de celle-ci est un peu différent: un peu d'identification pour la forme mais surtout beaucoup d'images, notamment animées. Et, côté scientifique, l'étude des chants des baleines ou cliquetis des cachalots, une approche acoustique de l'éthologie. L'association compte un docteur en biologie, un océanographe, un vétérinaire et son président vient d'obtenir un master en biologie avec un mémoire sur les cachalots.
Si elle cherche elle-aussi à capter des subventions pour mener ses recherches, Abyss est, pour l'heure, un peu épargnée par les critiques. On y retrouve aussi des membres de Globice. Mais sa promotion de l'éco-tourisme et d'une approche à la nage des baleines agace les tenants d'une observation la plus éloignée possible. « Ça ne doit pas être des personnes ou une association qui a le droit d'approcher mais des compétences, plaide Fabrice Schnöller. Tout le monde doit pouvoir se former et postuler. Il y a une méthode qui fonctionne et il n'y a pas besoin d'un doctorat pour ça. Il y a même des gens beaucoup plus aptes à être formés que des scientifiques.»
« Notre positionnement est clair, explique de son côté Virginie Boucaud. L'objet de notre association c'est la recherche et la sensibilisation, pas l'éco-tourisme. Les gens qui viennent avec nous sont avertis. Pour l'instant, on ne souhaite pas aller vers ça.»
Eco-tourisme ou pas, chapelle commerciale ou associative, si elles peuvent parfois paraître anodines ou puériles, les tensions autour du marché grandissant des baleines n'en sont pas moins déterminantes pour l'avenir. De leur dépassement dépendra sans doute la capacité de La Réunion à se repositionner dans le secteur du tourisme balnéaire, où elle a largement perdu pied. Et rien ne pourra se faire autour des baleines sans un discours scientifique clair. Donc unifié, même après débats.                        Raphaël ORTSCHEIDT

L'IRT veut des sanctions
La décision de Pierre Vergès de ne pas signer la charte d'approche des baleines a surpris tout le monde. D'autant que l'IRT se sert des cétacés pour promouvoir La Réunion. Son président confirme, il veut une réglementation plus dure.
- Pierre Verges, pourquoi refusez-vous de signer la charte d'approche des baleines?
- Il me semble que toute entorse, fusse-t-elle circonstancielle, à la règle qui veut qu'on ne s'approche pas trop près des baleines est mauvaise. S'il y a des sanctions fortes, on mesurera à deux fois avant de s'approcher trop. Et à partir du moment où il y aura des sanctions, je serai parmi ceux qui signeront cette charte. Regardez les parcs comme Yellowstone (Etats-Unis), personne ne jette rien par terre. Pourquoi à votre avis ? Il faut essayer de convaincre, de faire en sorte qu'il y ait une prise de conscience. Mais il ne faut pas être naïf et en rester uniquement à la pédagogie.
- N'est-ce pas contraire à la promotion de l'éco-tourisme et à l'utilisation des baleines comme outil de promotion?
- Ceux qui regardent le site Internet sont convaincus de l'authenticité de la démarche éco-touristique de l'IRT. Lorsqu'on met en avant plusieurs centaines de petites structures, au-delà des grands hôtels, dans la plate-forme de réservation, c'est bien parce que l'intérieur de l'île représente l'âme réunionnaise en matière touris
tique. A partir du moment où on a cet état d'esprit, on ne peut pas vouloir le contraire pour le littoral. La réserve marine a des mesures coercitives, parce que tout un chacun se doit de respecter un environnement fragile. Si on poursuit ce raisonnement au-delà de la barrière de corail, il nous faut exalter ce respect pour qu'il y ait chaque année une fréquentation importante des baleines.
- Concrètement?
- Je ne souhaite pas donner de leçon à quiconque et il faut que les choses soient réciproques. Nous avons été à l'initiative de la création du parc national tout en n'allant pas vers la sanctuarisation. Il faut être ferme avec le respect des espèces qui nous font l'honneur de venir près des côtes.       Propos recueillis par R.O.

" L'éparpillement est contre-productif "
Le récent appel public de l'Observatoire marin à l'aider à constituer son fichier d'identification de baleines n'a pas été reçu très chaudement à la Direction régionale de l'environnement (Diren), auprès de qui l'association prétend obtenir un agrément.
« Globice est la seule association reconnue pour ce travail, rappelle Aurélie Mestres, chef du service Milieux aquatiques. Elle est missionnée et financée pour établir un fichier. » Et de préciser l'objet de ce fichier : construire un plan de conservation des cétacés à l'échelle de l'océan Indien.
La polémique entre associations, la représentante de la Diren la connaît bien et la trouve regrettable. Mais elle n'entend pas éparpiller les crédits et les missions scientifiques. « Il y a des antagonismes anciens trop lourds pour qu'ils travaillent ensemble, commente-t-elle. C'est dommage.»
Aurélie Mestres explique ainsi qu'au-delà des compétences universitaires, c'est surtout l'ancienneté et l'intégration de Globice dans un réseau d'acteurs qui fait la différence. «On finance des salaires et des études, continue-t-elle. Là, on a demandé à Globice une étude sur d'éco-toxicologie sur les baleines et dauphins. Il y a aussi une subvention de fonctionnement pour les associations reconnues par. le ministère de l'Ecologie (comme la Seor ou la Srepen – Ndlr). C'est sans doute un enjeu. Mais l'Etat ne peut pas soutenir quelqu'un qui ne passerait pas en externe. Globice sait fonctionner avec les autres. »
Pour ceux qui regrettent qu'un fichier identification ne soit pas disponible en ligne pour comparer leur clichés avec ceux pris par les autres, Aurélie Mestres assure que la base de données existe bel et bien. « je ne sais pas s'il sera rendu public, explique-t-elle. C'est un peu le trésor de guerre des associations. Elles ont souvent peur qu'une autre leur vole leurs données et les dépossède de leurs missions. » Du côté de Globice, on assure que l'échange avec les autres associations de l'océan Indien, évoqué de longue date, ne tient plus qu'à la constitution d'un outil informatique.         R.O.

ÉVALUATION DE LA CHARTE. Globice s'est vu confier par la Diren la mission d'évaluer la charte d'approche mise en place en juin dernier. A l'aide d'un questionnaire diffusé auprès des observateurs, amateurs ou éclairés. Les conclusions de l'association sont attendues mi-novembre. « Globalement, explique Virginie Boucaud, on a l'impression que les choses se sont mieux passées que l'an dernier. On a même vu des gens rester vraiment très loin, trop. » Mais pas seulement. Les comportements inadéquats existent toujours. Globice n'a pas encore formulé ses préconisations mais à titre personnel, sa. présidente indique pencher pour la perpétuation des opérations de sensibilisation. « Les sanctions existent déjà, commente-elle. Et quand on met une réglementation en place, il faut être en mesure de l'appliquer.» Le renforcement de la Brigade nature ne semble en effet pas à l'ordre du jour.        

CLICANOO.COM | Publié le 11 novembre 2009 - Une nouvelle association sur le créneau cétacés

La présence des cétacés dans nos eaux et deux années exceptionnelles pour les baleines suscitent bien des intérêts. Une nouvelle association s’installe à La Réunion. Il s’agit de Megaptera, une structure bien connue à Mayotte où elle a été créée en 1998. Elle a également essaimé à Madagascar, travaillé aux Comores et à Djibouti. Elle officialisera cette implantation demain jeudi à la capitainerie du port de Saint-Pierre dans le cadre du Sud-Océane festival marin. Pour l’occasion, le film Les ailes de l’océan suivi d’une conférence de Michel Vély rythmeront la soirée à la base nautique de la rivière d’Abord. Megaptera, association reconnue d’utilité publique, cumule déjà plus de dix ans de savoir-faire dans l’observation et la conservation des mammifères marins, notamment des baleines à bosse. Elle a également développé des activités de whale watching (observations avec le public) pour en faire “une activité durable”. Elle va s’associer plus particulièrement avec Abyss - la dernière arrivée dans le paysage associatif local sur ce créneau - mais souhaite “collaborer avec les autres associations”. Le Globice, l’Omar, Abyss couplé à Megaptera… Le créneau des cétacés commence à être bien fourni à La Réunion.

Orange actu - La Réunion - 10/11/09 16h00
baleines - Protéger les baleines

L’association Megaptera pour la protection des baleines s’installe, en association avec Abyss. Michel Vély, président de Megaptera, officialisera cette implantation à l’occasion de Sud Océane-festival marin ce jeudi 12 novembre 2009 à la capitainerie du port de Saint-Pierre..
Créée à Mayotte en 1998 et reconnue d’utilité publique, l’association Megaptera oeuvre pour la connaissance, l’observation et la conservation des mammifères marins et notamment des baleines à bosse.
Avec une expérience de plus de dix années à Mayotte, Madagascar, les Comores et Djibouti, l'association souhaite désormais développer ses actions à La Réunion, en collaboration avec les autres associations réunionnaises intervenant dans ce secteur, et notamment Abyss.
Dans le but de mieux faire connaître les géantes des mers, Megaptera organise également des croisières de suivi-monitoring des cétacés et notamment des baleines et requins baleines dans différents pays de la région océan Indien (Comores, Madagascar, Djibouti).

Pendant les six journées de Sud Océane festival marin, Megaptera tiendra un stand d’information sur la base nautique en partenariat avec Abyss. À noter que le 12 novembre en soirée, le film "les ailes de l’océan" sera projeté gratuitement sur écran géant à la base nautique de la rivière d’Abord.

CLICANOO.COM | Publié le 15 novembre 2009 - Megaptera : du lourd chez les baleines

En marge du festival marin Sud Océane, l’association Megaptera a officialisé son implantation dans le créneau déjà bien occupé des baleines. Rencontre avec son président fondateur, Michel Vély, qui compte sur son expérience dans l’océan Indien pour développer l’écotourisme à La Réunion.

Après Globice, Abyss, l’Omar, voici Megaptera. Comment va se passer la cohabitation entre les différentes associations ?
“Bien. On se connaît tous, moi je connais bien les gens de Globice et d’Abyss. Nous arrivons avec la volonté de travailler ensemble, comme nous allons le faire avec Abyss. On n’est pas dans un business. Il n’y a pas d’esprit de concurrence, mais un esprit de complémentarité. L’idée, c’est d’appuyer leur travail, de les aider s’ils ont besoin de nos données pour la recherche.

Qu’est-ce qui vous différencie ?
La touche Megaptera, c’est dix ans d’expérience dans l’écotourisme, avec différents sites, différentes approches. On a d’abord travaillé à Mayotte, aux Comores, à Madagascar, on est allé à Djibouti pour le requin-baleine, on a collaboré avec des associations aux Seychelles. Maintenant, on va travailler à Rodrigues sur un projet. Il y a aussi cette volonté d’accompagner l’écotourisme. Je pense que maintenant c’est un vrai débat et il y a un réel enjeu pour que l’écotourisme devienne équitable à La Réunion. Peut-être que d’autres associations ont plus envie de se focaliser sur les animaux, sur la recherche. Nous, l’interface avec l’homme nous intéresse et on a vraiment envie d’accompagner les autorités, les acteurs du secteur pour que cette activité se passe le mieux possible. On essaie d’accompagner le “whale watching” (1) pour le rendre durable, expliquer aux opérateurs, les accompagner, puisqu’on met des écovolontaires sur les bateaux. Ils expliquent au public ce que sont les baleines. L’opérateur se décharge de cette fonction de communication et c’est une espèce de troc entre l’opérateur et l’association. Les gens de l’association profitent de l’opérateur pour sortir en mer, travailler, observer les animaux et ça ne coûte rien puisqu’il n’y a pas d’échange d’argent.

Quelles sont les raisons de votre implantation à La Réunion ?
Naturellement, en tant qu’association française, c’était inévitable de venir travailler à La Réunion. Nous voulons apporter une dimension régionale puisque nous avons assez de connaissances dans les îles. Nous voulons apporter cet amour des cétacés et faire partager cette passion avec le plus de personnes pour redévelopper des projets régionaux au départ de La Réunion sur la conservation des cétacés, dans l’optique de préserver ce sanctuaire des baleines de l’océan Indien créé en 1979 à l’initiative des Seychelles et qu’on a tous envie de garder.”            Propos recueillis par Julien Cinier

(1) Whale watching : observation de cétacés.                                

CLICANOO.COM | Publié le 12 décembre 2009 - Saison des baleines : un bilan très positif pour Globice
Avec une collecte de données aussi vaste que l’année dernière, Globice juge “très positif” le bilan de la saison 2009 des baleines. Revue de détails.
En premier lieu, Virginie Boucaud note que “la collecte de données a été aussi fructueuse que l’année dernière, même si la saison a semblé moins spectaculaire”. 82 baleines ont été identifiées, contre 83 l’an dernier. Globice remarque donc une très légère baisse de la fréquentation par rapport à 2008. L’association a redoublé d’effort concernant la prospection. De juin à octobre, 101 sorties ont été réalisées, représentant pas moins de 500 heures d’observation, une moyenne de cinq sorties par semaine. Sur les secteurs nord, ouest et sud, soit de Saint-Joseph à Saint-André, 190 observations de une à sept baleines ont été comptabilisées. 70 % d’entre elles nageaient avec leur baleineau. Des opérations auxquelles ont collaboré la brigade nature océan Indien et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Grâce à la photo-identification, on sait désormais que certains animaux ne font qu’une brève halte près des côtes réunionnaises. D’autres s’attardent et restent entre un et deux mois. Aucune identification commune entre 2008 et 2009. Les cétacés ne sont pas spécialement fidèles au coin. C’est certain, 2009 restera dans les annales pour cette rencontre avec une visiteuse exceptionnelle, la baleine franche australe. Cette mère et son baleineau ont été vus huit fois dans les parages. “Habituellement coutumière des eaux d’Afrique du Sud, elle est observée quelques fois à Madagascar mais n’avait été aperçue qu’une fois auparavant dans les eaux réunionnaises, par le muséum d’histoire naturelle”, indique Virginie Boucaud. Autant d’éléments qui réjouissent Globice. Le voile est ainsi tombé sur l’année 2009. Pour autant, l’association poursuivra la saison prochaine son programme d’étude scientifique sur cette espèce migratrice. Un programme soutenu par la DIREN et le conseil régional. A noter que le réseau travaille en parallèle sur le grand dauphin, couramment croisé en baie de Saint-Paul.                  D .F.B

CLICANOO.COM | Publié le 12 décembre 2009 - CéTO : trois structures recensent conjointement la biodiversité marine.
La biodiversité marine recèle encore bien des inconnues dans nos eaux. Le groupe local d’observation et d’identification des cétacés (Globice), Kélonia et le laboratoire d’écologie marine (Ecomar) de l’Université ont joint leurs forces et leurs savoir-faire pour recenser plus amplement les espèces qui croisent près de nos côtes. Dans le cadre du programme CéTO (pour cétacés, tortues et oiseaux), une première opération s’est déroulée du vendredi 4 au mardi 8 décembre. L’objectif étant de prospecter des zones de l’île peu connues puisque les principales données sur ces trois familles proviennent de l’ouest. Embarqués sur le bateau Are nui du Réunion Fishing Club, les membres des trois structures se sont relayés pour explorer les eaux du nord, du sud et surtout de l’est jusqu’à 15 milles nautiques. A bord, les constatations de qualité se sont enchaînées. Virginie Boucaud, présidente du Globice, énumère : “On a pu observer le pétrel noir de Bourbon au large de Saint Joseph, une densité et une diversité en oiseaux marins exceptionnelles entre Sainte-Rose et Saint-Pierre, un banc d’un millier de péponocéphales, un rorqual de Minke et pu confirmer la présence des tortues dans l’Est…” Elle ajoute : “Et, cerise sur le gâteau, nous avons bénéficié d’une rencontre surprise avec un beau spécimen un requin-baleine au large de Saint-Denis”. Les photos de ce spécimen ont été envoyées à la Marine Conservation Society of Seychelles qui mène un programme régional de photo-identification des requins baleines depuis des années. Les données collectées vont maintenant être passées au crible pendant plusieurs semaines pour notamment cartographier la répartition des espèces autour de l’île. Une seconde mission est prévue dans quelques mois dans le cadre de ce programme financé par la Diren . B.G.
Le 03 décembre 2009 - La DIREN nous invite à une réunion d'évaluation de la charte d'approche des baleines qui aura lieu le 15 décembre à 10h00 - Qui est disponible ?Madame, Monsieur.
En juin 2009, une charte « Baleine » a été signée par un grand nombre d'acteurs réunionnais du secteur maritime et de celui de la protection du milieu marin.
Cette charte comprenait une liste de recommandations sur la conduite à tenir lors de l'observation des cétacés ainsi que des données en vue d'une meilleure connaissance de ces mammifères marins.
A l'occasion de la signature de cette charte, il a été annoncé à l'ensemble des partenaires que le document pourrait faire l'objet d'aménagements à l'issue de la saison d'observation 2009, sur la base des acquis de. l'expérience, en vue de l'améliorer.
Dans cette perspective, l'association GLOBICE a été chargée par mes soins de réaliser une évaluation de la charte, tirée de l'analyse de questionnaires.
Cette étude a été conduite sur la base des 84 questionnaires récoltés, dont 71 issus de l'enquête de terrain menée par les bénévoles de l'association.
Les constatations principales réalisées portent sur :
-la diffusion incomplète de cette charte en particulier auprès des usagers de l'Est et du Sud, qui s'est manifestée par des refus de répondre au questionnaire ;
-l'adhésion massive au principe de cette charte d'approche des usagers interrogés -la facilité de lecture du document ;
-l'application de la charte, jugée facile, mais il est pointé que le temps d'observation des baleines limité à 15 mn lorsque d'autres navires sont en attente est insuffisant. Il est également considéré que le nombre de nageurs est de fait trop important.
-le comportement des jets-ski considéré bien souvent comme inadapté.
Sur la base de cette étude conduite par l'association GLOBICE, dont une présentation détaillée sera faite en séance, je vous invite à participer à une réunion d'échanges le :
mardi 15 décembre 2009 à 10h00, à la DiREN (adresse en bas de pages)
afin d'envisager les suites à donner à cette expérimentation de régulation volontaire des comportements en approche des baleines.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Le Directeur Régional de l'environnement .                      Bertrand GALTIER