DES BALEINES ET DES DAUPHINS - 2012

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Clicanoo.re - publié le 13 mai 2012 - Les baleines menacées par les "pro-chasse"
Pour marquer "l’engagement fort de la Région dans la protection de la biodiversité réunionnaise", Didier Robert en personne a donné une conférence de presse sur le stand de la collectivité sur ce thème hier à Bras-Panon. "En juin prochain, la Commission baleinière internationale (CBI) se prononcera sur la prolongation ou pas de l’interdiction de la chasse aux baleines dans le sanctuaire de l’océan Indien. La menace existe en raison du lobbying des pays "pro-chasse" comme l’Islande et la Norvège qui pratiquent aujourd’hui des chasses restreintes, ainsi que le Japon qui fait de la chasse commerciale déguisée".

Le massacre se chiffre à 2000 baleines tuées par les chasseurs japonais chaque année. "La fin de la sanctuarisation et la reprise de la chasse porteront forcément atteinte au stock déjà menacé par d’autres facteurs comme la pollution sonore. Les conséquences risquent d’être lourdes en matière d’équilibre de l’écosystème et de biodiversité" comme l’ont précisé Jérôme Raimbault, président d’Abyss, et Guillaume Cottarel, chargé d’études chez Globice. Ces deux associations, spécialisées dans les études de cétacés, de leurs routes migratoires et actives dans le domaine de la sensibilisation des professionnels de la mer, collaborent avec la Région pour protéger les mammifères marins aujourd’hui menacés, notamment l’emblématique baleine à bosse. Didier Robert a rappelé les actions déjà mises en place : le gouvernement français, par la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet, s’est positionné en faveur de la prolongation du moratoire de 30 ans ; au sein de la Commission de l’océan indien, la question a été abordée par M. Robert auprès du président seychellois et du Premier ministre mauricien. La Région a également adressé un courrier à l’ensemble des 88 pays prenant part à la CBI. Enfin, une pétition "en faveur de la protection et contre les risques de collision, la pollution et la reprise de la chasse autorisée" a été lancée le 12 avril. 3 000 à 4 000 personnes l’ont déjà signé et il reste jusqu’au 30 juin. Il en faudra plus…       
 
Zinfos974.com - Samedi 19 Mai 2012 - 16:46 - La première baleine de l'année identifiée à Saint-Pierre
Après plusieurs signalements le long des côtes réunionnaises ces dernières semaines, la saison des baleines a débuté le vendredi 18 mai 2012 avec la première photo-identification réalisée par l’association Globice à Saint Pierre.
                                                    La première baleine de l'année identifiée à Saint-Pierre
Vers 14 heures 30 ce vendredi 18 mai, 2 observateurs avisés et informateurs réguliers de l’association ont prévenu Globice qu’une baleine à bosse s’ébattait devant le port de Saint Pierre en frappant sa pectorale sur l’eau.
Un équipage s’est aussitôt constitué et moins d’une heure plus tard, un bateau prenait la mer. Les conditions de mer dégradées n’ont pas facilité la tâche mais des photos de la dorsale ont néanmoins pu être prises.
Chaque année, les baleines à bosse fréquentent les eaux réunionnaises pendant l’hiver austral, à un stade critique de leur vie. A cette saison, elles s’accouplent ou mettent bas et sont donc vulnérables.
                                                                       Respecter leur tranquillité
Cette première identification est donc l’occasion de rappeler l’existence depuis 2009 d’une charte d’approche des baleines à bosse qui regroupe l’ensemble des règles à respecter lors des observations en mer. Il est important que chacun ait conscience de sa responsabilité propre afin de respecter leur tranquillité et leur bien être.
Si quelques individus sont observés dès le mois de mai, il faudra attendre le mois de juillet pour avoir des observations régulières le long de nos côtes.
En cas d’observation, n’hésitez pas à contacter Globice au 06 92 65 14 71.
     
24/05/2012 - Merci Philippe B. pour cette jolie photo
prise devant St Gilles ...
Clicanoo.re - publié le 4 juillet 2012 - Le sanctuaire baleinier de l’océan Indien chassé des discussions à la CBI
ENVIRONNEMENT
La 64e session de la commission baleinière internationale (CBI) a démarré lundi au Panama et va se poursuivre jusqu’à vendredi. Cette instance, où siègent 89 pays, est chargée de veiller à la conservation des stocks de baleines. Elle est le théâtre depuis des décennies d’une véritable bataille rangée. Entre les pays pro-chasse menés par le Japon qui pratique la chasse sous couvert de recherche scientifique et les autres aux rangs desquels la France, la CBI balance. Sur le tapis cette année, une flopée de dossiers allant de la chasse aborigène de subsistance aux méthodes de mises à mort va s’enchaîner. La question des sanctuaires était également à l’ordre du jour. La création d’une zone de protection dans l’Atlantique sud a d’ailleurs été refusée à la majorité sous la pression du Japon. En revanche, la question de l’avenir du sanctuaire de l’océan Indien ne figure pas au menu des discussions. L’existence de cette aire marine protégée, créée en 1979, doit être renouvelée tous les dix ans. La question devait donc être soulevée cette année. La Région Réunion, qui a érigé 2012 en année de la biodiversité et de l’écologie, s’est même emparée de ce combat à grands renforts de spots et d’affiches publicitaires. Axée sur la préservation des cétacés, elle contenait une mention spéciale pour le sanctuaire. La collectivité, qui a déboursé depuis le début de l’année 27 000 euros pour des campagnes de sensibilisation liées à l’écologie dont celle-ci, a également lancé une pétition signée par plus de 7 000 personnes à ce jour. Si la collectivité a dégainé un peu vite sur la problématique du sanctuaire de l’océan Indien avec des approximations, certains Réunionnais ont au moins pu en découvrir son existence. Quant au débat sur son maintien, il devrait refaire surface dès l’an prochain. Si d’ici la fin de la semaine, le Japon et ses alliés ne sortent pas une motion surprise de leur manche. Au final, l’avenir de cette aire marine protégée, qui tient les baleiniers à distance, se jouera aux trois quarts des votants à la CBI.
Mais l’avenir des baleines passe par bien d’autres décisions prises au sein de cette instance internationale. Une proposition sur la réouverture de la chasse commerciale avec diminution des quotas circule… Ce n’est pas du goût des ONG anti-chasse qui y voient l’ouverture d’une boîte de pandore. D’ici vendredi, la semaine est placée à hauts risques pour les cétacés      B.G.   

Cette rencontre est reportée à une date ultérieure en raison de l'attaque de requin qui a coûté la vie à Stéphane RASSIGA.

Zinfos974.com - Lundi 16 Juillet 2012 - 16:55 - La Charte d'approche des baleines sera complétée le 27 juillet
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Les cachalots sur les routes, les baleines en mer. Elles sont nombreuses à gagner les eaux tranquilles de l'océan Indien en pareille saison d'hiver austral. Même si l'association Globice ne préfère pas donner une fausse tendance, elle rappelle que les chances d'observation sont très variables d'une journée à l'autre.
"Les mois de mai et juin, il y a eu un nombre important d'observations", reconnaît Laurent Mouysset, chargé de l'animation et du suivi administratif à Globice. Aujourd'hui même, un nombre impressionnant d'observations ont été faites sur une bonne moitié du littoral de l'île.
"Au Souffleur, à Saint-Pierre ce lundi matin où j'ai pu les voir moi-même, à Grand Anse et aussi à Sainte-Marie", raconte-t-il. Pour certaines observations, l'identification n'a pas pu être menée à son terme à cause de la difficulté à identifier la caudale du mammifère marin, seul indice qui distingue un cétacé d'un autre. L'objectif de l'association de sensibilisation est de tracer, d'une année sur l'autre, les baleines qui fréquentent les côtes de la Réunion.
"Il est difficile de donner une tendance", relève Laurent Mouysset. Si on s'arrête à la seule semaine dernière, "c'était relativement calme", et aujourd'hui on constate beaucoup d'observations. "C'est donc très variable", constate-t-il.
Une contravention en 2011 : qu'un début ?
Le chant des baleines annonce aussi celui, moins réjouissant mais utile, des pouvoirs publics. De nouvelles mesures seront annoncées le 27 juillet par la Préfecture, qui a autorité en mer. Le spécialiste de Globice ne peut laisser échapper des indices sur le contenu de ces mesures. On sait simplement que la Charte "pour une approche et une observation responsables des baleines à bosse", lancée en 2008, devrait être complétée, pour ne pas dire renforcée. Difficile de dire si cette charte basée sur la coopération en bonne intelligence des plaisanciers et des opérateurs touristiques osera intégrer une dose de répression face aux mauvais comportements d'approche des baleines.
Le bilan "répressif" de l'année 2011 donne peut-être un indice : une contravention a été dressée. C'est peu, évidemment, mais la charte a peut-être atteint ses limites. Réponse dans une dizaine de jours. En mer, les plaisanciers et autres professionnels sont prévenus : pêle-mêle, la gendarmerie maritime, les agents assermentés de la Réserve naturelle marine ou encore la brigade nature de l'océan Indien (BNOI) veillent.
 
ORANGE REUNION - Source : La Réunion (IPR) - Publié le 06/08/2012 à 09h00 - Saison des baleines - Nouvel appel au respect des nomades du grand bleu
Alors que depuis la mi-juin, les baleines se livrent ainsi à un ballet aquatique au large des côtes réunionnaises, la DEAL et ses partenaires, signataires de la charte pour le respect des baleines créée en 2009, dressent un bilan ainsi qu’un focus sur les conséquences réglementaires induites par l’arrêté ministériel de protection des cétacés du 1er juillet 2011 et sur le projet de labellisation des activités respectant cette charte. Plus que jamais, les règles de bonne conduite pour éviter de déranger les géantes des mers, particulièrement vulnérables lors de leur passage au large de la Réunion, doivent être rappelées.
En effet, cette charte, signée par de nombreuses institutions, organismes, professionnels ou particuliers, présente des règles de bonne conduite visant à contenir le dérangement occasionné aux baleines, tout en assurant à chacun le plaisir d’assister au spectacle de la nature. Cependant, selon les services de l’État, malgré une adhésion croissante à la démarche, des comportements irrespectueux sont encore observés chaque année dans les modalités d’approche et d’observation de ces cétacés.
Ainsi, cette année encore, la distribution de nombreux dépliants et affiches aux institutions, collectivités, associations, entreprises du secteur milieu marin, clubs de plongée, loueurs de bateaux, de jet-skis, associations, particuliers, contribuera à sensibiliser les usagers de la mer au respect de cette charte.
Pour rappel, il faut éviter d’approcher des géantes de la mer à moins de 100 mètres. Dans cette limite, il faut être à l’arrêt, ne pas poursuivre les baleines, ne pas leur couper la route, ne pas se placer entre elles et le large, ne pas séparer les groupes, concentrer les bateaux du même côté et s’éloigner après quinze minutes d’observation pour laisser la place aux autres.
Il est par ailleurs fortement déconseillé aux nageurs de se mettre à l’eau à proximité d’une baleine, de ne pas les toucher, de proscrire toute mise à l’eau en présence d’un groupe actif ou encore d’éviter de sauter du bateau, de crier ou de faire des mouvements brusques qui pourraient les déranger.
La charte, les dépliants et affiches sont disponibles dans différentes langues auprès de la DEAL (Service Eau et Biodiversité - 12 allée de la Forêt - parc de la Providence à Saint-Denis) ou en téléchargement sur le site internet du portail des services de l’Etat à l’adresse suivante : http://www.reunion.pref.gouv.fr/spi...
À noter que les plus chanceux pourront encore apercevoir les nomades du grand bleu et s’émerveiller de leur spectacle au large des côtes réunionnaises jusqu’à la mi-octobre.        www.ipreunion.com
Le 21 août 2012, un mail de :
Grâce au soutien de la Dieccte Réunion et de la Réserve Naturelle Marine de la Réunion, l’association Globice a réalisé en 2012 un film de sensibilisation au respect de la charte d’approche des baleines ; ce film se décline en deux versions :
- Une version longue de 3 mn qui est mise à disposition de tous les professionnels du tourisme, institutionnels, médias ou autres
- Une version courte de 20 secondes qui est diffusée depuis mi-juillet :
- Sur Réunion Première que nous remercions à cette occasion pour le partenariat qu’elle a acceptée de mettre en place.
- A l’aéroport Roland Garros jusqu’au 28 octobre grâce à un financement conjoint DEAL/IRT/Globice.
Vous pouvez découvrir ces deux versions en utilisant le lien suivant : http://www.youtube.com/user/AssociationGlobice?feature=mhee
N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaiter obtenir ce film afin de le diffuser.
Globice souhaite remercier tous les bénévoles sans qui ce projet n’aurait pu aboutir : Gilles Marquis (Réalisateur et cameraman), Rémy Tézier, Eric Hoarau et Pierre Barroil (cameramen) et Sandra Falkowski (monteuse).
Bonne journée,
                                        
Le 29 août 2012, un mail de :
tél pour contacter
Dans le but d’accompagner la mise en place d’une filière éco-touristique durable et de qualité, l’association GLOBICE propose en septembre et octobre 2012 une session de formation modulaire sur :

- les récifs coralliens animée conjointement par le GIP Réserve Naturelle Marine de la Réunion et l’association Vie Océane les mardi 18, jeudi 20 et lundi 24 septembre 2012
- les tortues marines animée par Kélonia le mardi 25 septembre 2012
- les poissons tropicaux animée par l’Aquarium de la Réunion le jeudi 25 octobre 2012
- les oiseaux marins animée par Matthieu Lecorre, directeur du Laboratoire d’Ecologie Marine de l’Université de la Réunion les lundi 29, mardi 30 et mercredi 31 octobre 2012
- les cétacés de la Réunion animée par Globice les lundi 1er, mardi 2 et vendredi 5 octobre 2012 
Clicanoo.re - publié le 2 septembre 2012 - 06h06 - Les baleines, c’est sacré
MER. Lors d’une sortie en mer organisée hier matin au large de Saint-Paul, le président de Région Didier Robert a rappelé son attachement à préserver les baleines, un combat qu’il ne juge jamais « gagné d’avance ».

Depuis des mois, la Réunion se fait remarquer à l’échelle internationale pour ses attaques de requins. C’est vraisemblablement ce qui a poussé le conseil régional à vouloir braquer les projecteurs sur les baleines. D’où cette sortie effectuée hier matin, en partenariat avec les spécialistes de l’association Globice.
En tenue de week-end, le président de Région s’est laissé guider pendant trois heures dans une recherche périlleuse des mammifères marins. Bien timides pour le coup, ceux-ci ont plutôt fui les différents bateaux qui les pistaient. Il n’empêche que Didier Robert a fait passer son message reposant sur « un souci permanent de la protection des baleines ».
Aujourd’hui, il tient à évoquer le sujet tout d’abord pour insister sur cette décision de la commission internationale baleinière réunie en juin dernier.
                                                Un vecteur d’éco-tourisme
« La sanctuarisation de l’Océan Indien se poursuit une année supplémentaire », se réjouit-il. Pas de quoi baisser la garde, il faut rester aux aguets.
« On est encore dans une situation tranquille mais un comité scientifique a été constitué pour qu’il y ait une vraie vigilance. La mauvaise décision tombera à un moment ou un autre. Vous n’imaginez pas les pressions qu’il peut y avoir aujourd’hui sur cette question. Certains pays appartenant à la commission comme le Japon sont encore engagés dans cette démarche d’aller pêcher les baleines. Il y a un vrai combat à tenir », alarme-t-il.
                      En attendant, les collectivités locales semblent déterminées à optimiser cet atout hors-norme.
« On peut faire de la destination Réunion un spot unique exceptionnel », insiste le responsable régional. A ses yeux, cette activité peut devenir « un élément gagnant » pour le développement du tourisme ou de l’éco-tourisme. A la seule condition que « l’impact environnemental soit le plus faible possible » . La charte, dont le respect doit devenir « systématique », reste donc la pierre angulaire de cette problématique. Que « l’intelligence et la recherche perpétuelle de l’équilibre » restent intimement liés à toute considération sur cette richesse, tel est le souhait de chacun. En attendant, l’activité est déjà fort développée, comme en témoigne la présence de nombreux curieux hier matin en quête de shows époustouflants.     DFB
Zinfos974.com - Jeudi 13 Septembre 2012 - 17:12 - Julien Delarue - Une semaine pour mieux comprendre les baleines et dauphins à la Réunion
L'association Abyss accueille depuis quelques jours deux scientifiques de renom, Stan Kuczaj, de l'Université du Mississippi et chercheur sur la communication des dauphins, et Fabienne Delfour, responsable du programme éthologie au Parc Astérix sur les grands dauphins. Ils sont venus tous les deux étudier le comportement des cétacés à la Réunion. Leur présence s'inscrit dans une semaine scientifique à travers le projet "Noot Océan" porté par l'association Abyss.

L'association Abyss existe depuis trois ans et a pour but l'étude et l'observation des cétacés au large des côtes de la Réunion. Cette semaine, elle co-organise une semaine scientifique appelée "sports et sciences" dédiée à l'observation de ces cétacés, avec le comité d'études et de sports sous-marins. "Cette semaine est organisée à travers le projet "Noot Océan" pour "Nou observe et occupe tou l'océan", un projet scientifique qui a pour vocation de fédérer les différents acteurs de la mer autour d'un même projet. Il s'intègre dans le projet Darwin, celui de l'observation des cétacés, de leur comportement et de leur sifflement", explique Jérôme Raimbault, président de l'association Abyss.
Quoi de mieux cette semaine pour l'association que de pouvoir compter sur des invités de marque, deux scientifiques venus des Etats-Unis et de France : Stan Kuczaj et Fabienne Delfour. Si le premier était exceptionnellement absent ce matin, pour raison de santé, Fabienne Delfour était bien présente. Cette dernière possède un CV impressionnant, elle est diplômée en Biologie du Comportement et Neurosciences Cognitives et chercheuse associée au Wild Dolphin Project depuis 2000. Elle est également directrice des projets scientifiques au Delphinarium du Parc Astérix et travaille sur la relation homme-animal depuis plusieurs années.
Echanger, récolter et comparer des données scientifiques
"La venue de ces scientifiques cette semaine est un véritable appui. Elle nous permet de mettre en avant la fragilité de ces cétacés à la Réunion. Cela nous permet de nous appuyer sur leurs connaissances des grands dauphins, comme les truncatus, présents également aux Etats-Unis où en Méditerranée", souligne-t-il. Les deux scientifiques sont là pour étudier le comportement des dauphins et autres cétacés le long des côtes réunionnaises. L'objectif de l'association est de récolter, comparer et échanger un maximum de données sur les modes de déplacement, reproduction, naissance des cétacés à la Réunion, éléments encore trop méconnus.
En plus du côté scientifique, l'association veut sensibiliser le grand public à ses actions. "On veut faire passer un message au grand public, celui de prendre conscience de la richesse et de la biodiversité qui existent le long des côtes de la Réunion. Cette richesse, c'est d'avoir la présence de différentes espèces de cétacés que tout le monde peut aller voir en mer. Mais il faut prendre compte de leur fragilité. Une observation ou une mise à l'eau mal faite et non respectueuse pourrait mettre en danger ces cétacés. C'est intéressant d'aller les rencontrer, mais il faut y aller dans un but utile", ajoute Jérôme Raimbault.
L'association entend développer une "pratique" de la bonne observation des cétacés à la Réunion avec une approche tout en douceur, en phase avec la nature, tout en récoltant des données scientifiques afin de mieux comprendre ces mammifères marins, encore très mystérieux pour l'homme.

Clicanoo.re - publié le 25 septembre 2012 - 06h42 - Les baleines sous pression
ENVIRONNEMENT

L’image n’a rien d’exceptionnelle en cette saison. Les attroupements de bateaux autour des baleines sont même assez fréquents n’en déplaise à la fameuse charte d’approche qui réglemente les bonnes pratiques. Dimanche matin devant Saint-Gilles, rapporte un usager de la mer excédé, une mère et son baleineau sont suivis "par 25 bateaux, des Zodiacs, des jet-skis…"
Un peu plus tôt dans la matinée, devant Trou d’eau, le ballet est identique, les ULM (trois en l’occurrence) volent en cercle au-dessus des cétacés tels des vautours. En dessous, une demi-douzaine d’embarcations poursuivent les cétacés. Les baleines à bosse, qui croisent dans nos eaux en cette saison pour s’accoupler et mettre bas, offrent un spectacle de choix. Mais, rappelons-le, ces mammifères marins de plusieurs tonnes restent sauvages et la présence de baleineaux risque de provoquer des réactions de défense dramatiques.
                                                                          jusqu’à 750 euros d’amende
Rappelons encore, la tranquillité des baleines est l’un des meilleurs gages pour ne pas les faire fuir de nos côtes, donc de préserver ce show. Garder des distances et une concentration de bateaux raisonnables permet à la fois de garantir la sécurité des curieux et des baleines. Les usagers de la mer encourent jusqu’à 750 euros d’amende s’ils poursuivent des baleines ou séparent la mère de son baleineau. Pour mémoire, la charte réunionnaise, une démarche volontaire, énonce de grands principes. En bateau, il est recommandé de ralentir dès que des baleines sont observées à moins de 500 m. À 300 m environ, ralentir encore, éviter les changements de régime de moteur, ne pas approcher les cétacés par l’arrière. Il ne faut jamais couper la route des baleines ni les poursuivre une baleine. Il ne faut jamais, séparer les groupes de baleines, en particulier les mères et leurs baleineaux.
Enfin, à moins de 100 m, rester du même côté que les autres bateaux afin d’éviter le phénomène d’encerclement. Et limiter à cinq le nombre de bateaux en observation pour minimiser les nuisances sonores

Clicanoo.re - publié le 24 septembre 2012 - 09h43 - Courrier des lecteurs - Quand les baleines sont harcelées...
Désolé mais je pense qu’un article doit sortir au sujet de ce qu’il sait passé ce week-end aux abords de nos côtes . Où est le Respect de le Charte signé par ses professionnels ? Devant St Gilles Hier matin vers les 11 heures, j’ai compté 27 bateaux, jets et zodiaques autour d’une baleine et son baleineau ! Dans la baie de St Paul hier après midi, 20 bateaux autour des Dauphins... Voici un témoignage que j’ai recueilli :
M. B : Nous avons finalement une baleine et son petit au niveau de la Passe de l’Ermitage, mais celle-ci était entourée par plus de 25 bateaux et quelques jet-ski ! Non contents de la harceler en la coinçant entre la barrière et leur "ligne Maginot" certains bateaux n’ont pas hésité à traverser de part en part le sanctuaire, puis à la coller de plus en plus près devant le port de Saint Gilles. Parmi eux, plaisanciers, locataires du dimanche, clubs de plongée (oui, oui !) et bien sûr nos "promène-couillons" habituels... Nous - que pourtant récemment certains montraient du doigt pour vouloir tenter de côtoyer sous l’eau ces gentils géants - sommes unanimement restés à l’écart et n’avons pas pris part à cette mascarade et regardé de loin, tous scandalisés et se demandant -pour ma part- si ces c..... cherchaient l’accident. Bravo la Réunion, bravo les abrutis !! Qu’on interprète souplement la charte est une chose, qu’on viole toutes les lois du bon sens en se disant "les autres le font alors il n’y a pas de raison que je sois moins con qu’eux" en est une autre. Je regrette de ne pas avoir filmé...”
Quand à moi, l’usager de la mer écœuré, j ’ai vu hier après midi les 20 bateaux dans la baie de Sait Paul. J’ai appelé la gendarmerie sur le 17 depuis le bord de la route. La personne au bout du fil a pris contact avec la brigade nautique du Port. Il m’a ensuite indiqué qu’ils n’étaient pas en mer hier car leur petit bateau était hors de l’eau à Saint-Gilles. Il m’a ensuite expliqué qu’ils n’étaient que 2 gendarmes d’astreinte et qu’ils ne pouvaient pas appareiller le bateau du Port parce qu’il fallait être trois personnes minimum. Donc aucune surveillance ce dimanche faute de moyen humain...        Un lecteur de Clicanoo                              

Zinfos974.com - Mardi 6 Novembre 2012 - 16:42 - Afrique du Sud: Une baleine fait chavirer un bateau et blesse trois pêcheurs
Un incident rarissime s'est produit hier au large de Port Elizabeth, en Afrique du Sud. Les services de secours en mer sud-africains ont annoncé qu'une baleine a sauté sur un petit bateau de plaisance et l'a fait chavirer, faisant trois blessés.
Le commandant du poste de secours de Port Elizabeth, Ian Gray, a indiqué que les rescapés "avançaient au moteur lentement à environ un kilomètre de la côte quand une baleine a sauté à l'avant de leur bateau et est retombée sur l'embarcation. Le bateau et les trois hommes se sont retrouvés sous l'eau".
Blessés, les trois pêcheurs ont été secourus par les sauveteurs. L'un d'entre eux a dû être hospitalisé avec des côtes cassées et une blessure au bras et à la jambe. Ses deux compagnons souffrent quant à eux de blessures légères.
"Le bateau a été fortement endommagé", a indiqué le commandant Gray. Si les victimes n'ont pas identifié le cétacé, il semblerait que ce soit une baleine à bosse.
Très présentes dans ces eaux à cette période de l'année, les baleines à bosse remontent les côtes sud-africaines vers l'hémisphère Nord, où elles passent l'été austral dans l'Océan Arctique.
Zinfos974.com - Jeudi 15 Novembre 2012 - 11:59 - Ludovic Grondin - Connaître les bons gestes en cas d'échouages de cétacés
Dans le cadre du Réseau National d’Echouages (RNE), l’association Globice organise un stage qui a débuté ce mardi 13 au siège de la Réserve Naturelle Marine de la Réunion et qui se terminera demain à Kélonia.

Le Réseau National d’Echouages (RNE) couvre l’ensemble des côtes de France métropolitaine depuis 1972 et se développe dans les DOM TOM depuis 2004. Ce réseau de sciences participatives est animé par l’observatoire PELAGIS à l’université de La Rochelle. Pour la Réunion, c'est Globice qui a la charge de coordonner le Réseau Echouages Réunion.
Pour cela, l’association travaille en collaboration avec les nombreux partenaires locaux du Réseau : Aquarium de La Réunion, Réserve Naturelle Marine, Muséum d’Histoire Naturelle, Brigade Nature Océan Indien, Office National De la Chasse et de la Faune Sauvage, Kélonia, ONF et vétérinaires libéraux.
Le Réseau compte en son sein des titulaires de la Carte Verte. Cette autorisation ministérielle est la preuve officielle, délivrée par le Ministère du développement durable, de l’habilitation de son titulaire à l’examen, la manipulation ou la capture de cétacés échoués morts ou vivants. Les données collectées localement sont adressées au RNE et centralisées par l’observatoire. Toute intervention en dehors de la présence d’un titulaire de la Carte Verte ou de son mandataire est illégale du fait du statut totalement protégé de ces espèces.Ce stage de formation, dispensé entre autres par un scientifique du Centre de Recherche sur les Mammifères Marins de l'Université de La Rochelle, permet aux membres du réseau de voir ou de revoir les procédures d’intervention et les protocoles de prise de données. Des données qui seront plus tard des sources précieuses d’informations pour ces animaux qui recèlent encore bien des mystères.
Même si tous espèrent éviter d'en arriver à récupérer un dauphin ou un cachalot échoué par exemple, les bons numéros doivent être connus du plus grand nombre (voir plus bas). La Réunion compte 1 à 3 échouages par an sur ses côtes.Parfois, comme ce 11 janvier 2010, la surprise est de taille, mais difficile d'approche. Suite au signalement d'un habitant du sud sauvage, intrigué de voir une masse imposante dériver au large, un hélicoptère de la gendarmerie est dépêché au-dessus de la zone. L’étrange masse, qui flotte au large de Saint-Philippe, n’est autre qu’un cadavre d’une espèce de cétacé. Les photos (voir ci-contre) prises par la gendarmerie permettront plus tard d’identifier la macabre découverte : c’est bien un cachalot qui dérive lentement en direction du Nord. Une heure après le survol de l’infortuné odontocète, celui-ci est observé entre Le Baril et Petite Vallée, dérivant à environ 500m au large. Les mauvaises conditions en mer n’avaient pas permis d’approcher le cachalot.

En cas d’échouage, contactez le numéro suivant : 06 92 65 14 71      

photo Omar

Zinfos974.com - Dimanche 25 Novembre 2012 - 17:45 - Une nouvelle espèce de cétacés recensée à la Réunion
Une nouvelle espèce a été recensée dans la liste des cétacés rencontrés pour l'île de La Réunion, par l'Observatoire Marin de La Réunion (OMAR). Il s'agit de baleines à bec de Cuvier. Dans un communiqué, Michaël Rard, président de l'OMAR explique que "cette aventure extraordinaire nous est arrivée à deux reprises espacées de 3 week end (le 28/10/2012 et le 10/11/2012)."

L'OMAR a procédé à l'observation de deux groupes de trois baleines à bec de Cuvier de 4-5 mètres de long environ, "respirant calmement en surface avant de replonger à 10 MN du Port et 15 MN de Sainte Marie, soit respectivement à 18 et 27 km de la côte, sur des fonds dépassant les 1000 m de profondeur", précise Michaël Rard.
"Alors que l'UICN indiquait encore 19 espèces de cétacés à La Réunion dans son rapport "Liste rouge des espèces protégées en 2010", nous avions déjà identifié 21 espèces de cétacés et des suppositions de présence d'autres espèces étaient annoncées par Globice sur son site, nous pouvons dès à présent confirmer la présence de cette espèce dans nos eaux avec ces premiers clichés à l'appui !
Il a été impossible de confirmer ou d'infirmer si le 2e groupe de 3 baleines à bec de Cuvier observé 3 week end plus tard était le même que le premier groupe, mais leur présence rare irait dans cette hypothèse.
D'une couleur brun clair caractéristique (contrairement aux autres espèces en général grises ou bleu foncé), les individus portaient en plus une robe avec de gros spots circulaires blanc crème sur les flancs et le dos. Une photo du bec a également permis de confirmer l'appartenance à l'espèce. L'aileron dorsal assez petit est très en arrière du corps.
Selon la littérature, sa queue est large et peut atteindre jusqu'à 1/4 de la longueur du corps long et robuste. Chez les vieux mâles, le dos pourrait devenir presque blanc en avant de la nageoire dorsale. Cette espèce est très discrète et serait connue surtout d'après les échouages. Alors que le nouveau-né fait entre 2 à 3 m de long (250 kg environ), l'adulte atteindrait des tailles de 5,5 à 7 m de long pour un poids de 2-3 tonnes.
L'animal semble éviter les bateaux mais peut se montrer curieux parfois et se laisser approcher comme se fut le cas ici. Selon les observations d'échouages, cette espèce est retrouvée dans l'ensemble des eaux tropicales, subtropicales et tempérées, dans les 3 océans. Elle est également présente dans les mers fermées comme en Méditerranée et la mer du Japon.
Mais encore de nombreuses incertitudes existent sur son abondance totalement inconnue, les menaces qui pourraient les concerner et du coup son statut d'espèce sensible ou pas. Elle est signalée dans les fosses sous-marines ou dans les zones où le plateau continental est étroit et où les eaux côtières sont profondes. Son régime alimentaire se compose de poissons et de céphalopodes.
Selon différentes sources, les baleines à bec seraient des concurrentes directes des cachalots en matière d'apnée. En effet, depuis des dizaines d'années, les scientifiques étaient d'accord pour dire que les grands cachalots et les éléphants de mer étaient les créatures marines à poumons qui plongeaient le plus longtemps et le plus profondément au coeur des oceans.
Mais récemment, des études utilisant des balises ont prouvé que les baleines à bec venaient chambouler les données. Sur 10 individus balisés, certains ont pu plongé jusqu'à 1900 m de profondeur et durant plus de 1h25, soit 2 fois plus profond et 24 min plus longtemps en moyenne que les cachalots.
Suite à la mise à jour de la liste "biodiversité marine" des espèces recensées par l'OMAR et combinée à celles recensées par Globice, l' île de La Réunion compte à présent 24 espèces de mammifères marins dont 22 espèces de cétacés, soit plus de 28 % des espèces recensées dans le monde !", conclut le communiqué.

Clicanoo.re - publié le 28 novembre 2012 - 09h55 - Un requin-baleine observé au large de Saint-Pierre
C’est un bien gros poisson, et même le plus gros poisson existant dans les océans, qui a été observé par la vedette Verdon de la gendarmerie maritime, hier au large de Saint-Pierre. Le requin-baleine (rhincodon typus), qui n’a de baleine que le nom à cause de sa taille, est un habitué des mers tropicales. Il mesure entre 12 et 18 mètres et pèse aux alentours de 10 tonnes. Sa bouche elle, peut atteindre une largeur de 2 mètres. Mais pas de panique, ce grand solitaire est inoffensif pour l’homme, et ne se nourrit principalement que de plancton.
Nous remercions la gendarmerie maritime qui nous a adressé ces quelques clichés.

Clicanoo.re - publié le 22 décembre 2012 - 05h40 - Maurice est riche en cachalots
En plus de ses missions d’observation des cétacés autour de la Réunion, l’association Globice participe à un programme d’étude des cachalots autour de l’île sœur. Aux côtés de la Marine Mauritius conservation society, deux membres de Globice ont mené une nouvelle campagne d’observations la semaine dernière avec à la clé 23 nouveaux individus identifiés. Ce qui porte à 101 cachalots répertoriés autour de Maurice en 4 ans.
"Cela signifie qu’ils sont sans doute bien plus nombreux parce qu’ils sont assez difficiles à observer", explique Laurent Mouysset. "Ils passent généralement 40 minutes en plongée avant de refaire surface pour 15 à 20 minutes". Les cachalots semblent également plus sensibles aux bruits que les baleines et demandent donc des méthodes d’approche particulières.
Financé par la Fondation Nature et Découverte, ce programme vise à recueillir des informations sur ces animaux très peu étudiés jusque-là dans l’océan Indien. Pour le moment, les différentes missions ont permis de définir une présence abondante autour de Maurice, parfois au large mais souvent proche de la côte (voir photos). Des groupes composés essentiellement de femelles et de jeunes qui partagent leur temps entre nourrissage et socialisation. La plupart des groupes ont été observés au-dessus de la pente externe du talus mauricien, là où les fonds dépassent 1500 mètres.
En l’état actuel des recherches, les scientifiques restent incapables de définir l’étendue de leur territoire. Les mâles, migrateurs, se déplacent de l’océan Indien à l’Antarctique mais les femelles semblent, elles, rester dans les eaux chaudes. Difficile également d’expliquer pourquoi les cachalots préfèrent les côtes mauriciennes aux côtes réunionnaises. "Nous menons des recherches mais nous n’avons pas encore trouvé de nid", sourit Laurent Mouysset. "On n’a pas vraiment d’explication. La topographie joue peut-être un rôle. On sait qu’ils affectionnent les zones entre 1000 et 2000 mètres de fond, et Maurice est plus riche que nous en monts sous-marins. Mais ce n’est qu’un début d’hypothèse". D’autres recherches devraient être menées autour de la Réunion pour tenter de repérer un groupe éventuel.
À Maurice, les autorités ont, pour leur part, déjà décidé de renforcer la protection de ces immenses cétacés à dents (10 à 18 mètres pour 20 à 50 tonnes). Depuis le 1er novembre dernier, la réglementation interdit la nage et la plongée à leurs côtés (les baleines sont aussi concernées). Elle fixe également des distances et des normes en terme d’approche        R. Lt.

Zinfos974.com - Mardi 18 Décembre 2012 - 16:58 - Nouvelle mission cachalot : 23 specimens recensés entre la Réunion et Maurice
L’association Globice et la MMCS (Marine Mauritius Concervation Society) ont réalisé du samedi 8 décembre au dimanche 16 décembre 2012 la cinquième mission du projet "Etude du cachalot dans la zone Réunion-Maurice". Voici le communiqué:

Cette mission entre dans le cadre d’une étude scientifique de la population de cachalots des Mascareignes, financée par la Fondation Nature & Découverte.
L’objectif général de ce projet est de mener une étude scientifique visant à améliorer les connaissances sur le cachalot dans le Sanctuaire Baleinier de l’Océan Indien, et plus particulièrement dans la zone Réunion-Maurice.
Le cachalot est une espèce cosmopolite que l'on observe dans tous les océans. Mais bien que l’espèce soit présente sous toutes les latitudes de la planète, son étude n’en est pas moins difficile, du fait de son mode de vie. En effet, le cachalot passe la plupart de son temps en plongée. Il détient d'ailleurs les records de profondeur et de temps de plongée avec 3000m de fond et 1h30 d'apnée.
Les connaissances sur cette espèce au sein de l'océan indien sont très limitées. Quelques études et observations révèlent sa présence aussi bien en zone océanique qu'en zone côtière.
Devant le manque de connaissances sur cette espèce, Globice et la MMCS mènent un projet d'étude basé sur des prospections visuelles et acoustiques. Ces missions de 8 jours en mer réalisées entre La Réunion et Maurice depuis mai 2008 ont révélé :
- Une abondance relativement importante de cachalots proche des côtes de Maurice.
- Une préférence des groupes pour les eaux de plus de 1500m de fond, sur la pente externe du talus de Maurice.
- Des groupes composés de femelles accompagnées de leurs petits.
- Deux grands types d’activité observés : nourrissage et socialisation ;
- Les vocalises qui leur sont associées ont été enregistrées.
- Des mouvements d’individus le long de la côte de Maurice, et entre différents groupes.
En outre, un catalogue de photo-identification a pu être initié avec 101 individus différents, identifiés à partir de la forme de leur nageoire caudale.
Cette nouvelle mission qui se termine a été très fructueuse puisqu’elle a permis l’identification de 23 individus qui n’avaient encore jamais été recensés dans la zone Réunion-Maurice. Ces nouveaux individus seront inclus au catalogue existant et comparés aux individus identifiés dans les TAAF (Kerguelen –Crozet), dans le cadre d’un partenariat avec le laboratoire de Chizé-CNRS. Ce travail long et minutieux sera réalisé par Véronique, membre active de Globice.
Trois autres espèces ont été rencontrées durant la mission : deux groupes de Globicéphales, plusieurs groupes de dauphins long becs et de nombreux groupes de dauphins tachetés."

Clicanoo.re - publié le 24 décembre 2012 - 05h30 - Baleines 2012 : une saison de mamans
L’association Globice a fait ses comptes : les baleines ont été moins nombreuses cette année autour de la Réunion. Moins spectaculaires aussi car le plus souvent accompagnées de baleineaux. Explications.
MER

Comme chaque année à la même époque, Globice établit ses statistiques de la saison baleinière. Avec un fait notable : l’hiver 2012 restera dans les mémoires comme un cru particulièrement maternel. Car si le nombre d’animaux a nettement chuté (237 contre 331 en 2011), les trois quarts des apparitions ont impliqué un couple mère-baleineau. En proportion, c’est beaucoup plus que l’an dernier et "cela a fortement gêné les opérations d’identification", commente Laurent Mouysset pour l’association.
Seules 67 nouvelles nageoires caudales ont été répertoriées, soit presque trois fois moins que l’an dernier. L’explication est simple : "Les mères ne montrent pas leur caudale lorsqu’elles s’occupent d’un jeune. Elles font moins de sauts et de spectacle que des groupes actifs qui sont là pour la reproduction. Elles sont plus discrètes", poursuit Laurent Mouysset.
Du point de vue scientifique, cette saison 2012 est donc moins prolifique que les précédentes, particulièrement inférieure en tout cas à la précédente, celle de tous les records. Les scientifiques de Globice ne s’expliquent pas vraiment cette baisse de fréquentation. Ils évoquent simplement des "variations saisonnières" et estiment que la saison 2012 reste tout de même dans les moyennes observées entre 2008 et 2010.
Mais un fait a particulièrement retenu leur attention : pour la première fois depuis le lancement du programme d’observation, quatre femelles sont venues cette année avec leur deuxième baleineau "réunionnais". Aliette, Gracieuse, Myrtille et Romane avaient en effet été observées en 2009 ou 2010 avec un petit. Et elles l’ont été de nouveau cette année avec un autre jeune. "Cela semble démontrer une fidélisation de quelques femelles à la Réunion sur plusieurs cycles de reproduction", analyse Laurent Mouysset. "C’est intéressant parce que contrairement à d’autres espèces marines, comme les tortues, les baleines ne sont généralement pas fidèles à des sites de reproduction. D’ailleurs, pour trois d’entre elles, le cycle aura été de deux ans alors que la moyenne est en général de trois".
                                                              20 jours en moyenne
Pour rappel, les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) sont des animaux migrateurs*. Celles qui fréquentent nos côtes passent l’été austral dans les eaux froides de l’Antarctique pour se nourrir et ne regagnent les eaux chaudes tropicales que durant l’hiver pour s’accoupler ou mettre bas. Les côtes réunionnaises, malgaches ou est africaines leur servent à la fois de nurserie et de site de rencontre. Globice a calculé leur temps de résidence moyen autour de l’île : les baleines répertoriées passent généralement une vingtaine de jours près de la Réunion. La plus assidue cette année est restée 39 jours mais le record a été enregistré l’an dernier avec un séjour de 62 jours.
Preuve que ces géants des mers gardent une certaine affection pour nos eaux territoriales malgré les différentes nuisances subies (voir par ailleurs). Le sanctuaire baleinier de l’océan Indien reste l’une des zones les mieux protégées de la planète     Romain Latournerie

* Il semblerait que seules les populations du Golfe persique ne migrent pas.

Clicanoo.re - publié le 24 décembre 2012 - 05h50 - "La charte d’approche ne suffit plus"
Adepte et promotrice jusque-là de la sensibilisation, l’association Globice estime que la charte d’approche a atteint ses limites. "Nous avons infléchi notre position cette année", confirme Laurent Mouysset, responsable administratif et responsable de la communication. "On était assez optimiste encore en août mais septembre a fait retomber nos espoirs", explique-t-il. "Quand il y a beaucoup de baleines vers Saint-Gilles, ça va, mais dès qu’elles se font plus rares, ça devient n’importe quoi. La sensibilisation progresse mais la pression s’accroît dans le même temps avec de plus en plus de bateaux". Les témoignages d’encerclement ont encore été nombreux cette saison, contrairement aux indications de la charte qui demande de laisser un espace de fuite aux animaux. Les distances d’approche restent tout aussi aléatoires. Plusieurs photos l’ont encore démontré cette année. "La charte était nécessaire, elle a fonctionné, mais elle ne suffit plus. Il faut des mesures complémentaires pour la faire respecter", poursuit Laurent Mouysset qui confirme la nécessité, selon Globice, d’instaurer une réglementation l’an prochain. "L’idée, c’est de donner une valeur juridique à la charte". Toute notion de réglementation renvoie inévitablement à celles de la surveillance et d’une éventuelle répression. À condition que des moyens humains et matériels soient mis en place faute de quoi, la réglementation sera aussi superbement ignorée que les interdictions d’activités nautiques après les attaques de requin. "Rien n’est décidé pour le moment, la réflexion est en cours. Nous travaillons avec les différentes autorités compétentes", conclut le représentant de Globice qui indique que nos voisins mauriciens (voir par ailleurs) ont pris de l’avance en la matière en instaurant des règles strictes, notamment du côté de Tamarin       R. Lt.