DES BALEINES ET DES DAUPHINS - 2014

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01/01/2014 ...

Philippe "Ambalaba"
expose
au Saint Alexis ...

du 23 février au 30 mars

 

Clicanoo.re - publié le 17 mai 2014 - 06h30 - Baleines en approche
MER

L'hiver austral pointe son nez et avec lui les baleines à bosse.
Des signalements ont déjà eu lieu. Le Globice (groupe local d'observation des cétacés) a déjà été alerté la semaine dernière mais "nous n'avons pas pu identifier les cétacés", signale Laurent Mouysset, responsable administratif et sensibilisation de l'association. Point de certitude donc, mais de fortes suspicions.
Quoi qu'il en soit, le démarrage de la saison, même si les mois de juillet d'août sont généralement les plus courus par ces cétacés, est imminent.
La migration depuis les eaux froides et chargées de krill de l'Antarctique est en marche. Les baleines à bosse (Megaptera novaengliae) effectuent un voyage de 8 000 km pour s'installer quelques mois (généralement jusqu'en septembre) dans les eaux chaudes de l'océan Indien. Deux raisons sont généralement invoquées pour expliquer ce passage ô combien essentiel dans leur cycle de vie. La première est celle de l'accouplement. Il n'est d'ailleurs pas rare d'observer en saison des groupes "actifs" d'une femelle courtisée par plusieurs mâles.
La deuxième raison découle directement de la première. Après onze mois et demi de gestation, les baleines viennent mettre bas dans nos eaux plus clémentes.
Leur présence, pour des mammifères marins plutôt placides et curieux, est spectaculaire. Les parades nuptiales, sauts et les chants égayent l'hiver austral.
Depuis 2008, ces cétacés font leur retour en nombre. Le Globice a enregistré en 2013, 142 photos identification (les clichés des nageoires caudales uniques qui constituent l'équivalent des empreintes digitales).
                                                          Pas touche aux baleines
Quoi qu'il en soit, une poignée de recaptures d'une année sur l'autre pose la question du retour cyclique des mêmes spécimens. Certaines choisissent chaque année la Réunion, Madagascar ou Mayotte. À moins que ce ne soit le même groupe et que les baleines se baladent d'île en île. L'an dernier, pour tirer au clair cette question, Globice, avec plusieurs partenariats dont l'Union européenne pour les financements, avait lancé en août le programme Miromem (Migration routes of megaptera novaeangliae). Une quinzaine de baleines avaient été équipées de balises Argos au large de la Réunion. Une restitution analytique des données devrait intervenir dans quelques mois. Malgré les recherches, les baleines à bosse conservent tout de même encore une part de leur mystère. Un mystère et une majesté qui poussent chaque année les curieux à s'en approcher au plus près et qui constituent même un business émergent. Mais certains veulent leur spectacle coûte que coûte et font parfois fi du bon sens et du respect des animaux.
Pour limiter et encadrer la ruée vers les cétacés, une charte d'approche est en place depuis 2009. Elle instaure des règles de sécurité face à un animal, qui adulte atteint les 15 m de long et 25 tonnes. Les bateaux doivent se positionner du même côté. Ne pas être plus de cinq navires dans la limite des 100 mètres. Enfin, il est demandé aux usagers de la mer de céder leur place au bout de 15 minutes.
Pour autant, des dérives sont régulièrement observées au cours de la saison. Cette année, les autorités maritimes ont mis en place un label d'observation certifiée responsable des cétacés. Cette distinction, censée valoriser les opérateurs vertueux, est identifiable par un macaron collé sur les embarcations. Cela contribuera-t-il à limiter davantage les dérives ? Réponse dans les semaines à venir.                    B.G.  
Clicanoo.re - publié le 20 mai 2014 - 05h49 - Des dauphins bleu et blanc observés au large de Saint-Denis

Vendredi, un groupe de dauphins bleu et blanc (Stellena coeruleoalba) a été observé par association Globice, dans le cadre du programme CETO, mené en partenariat avec Kélonia et le laboratoire Ecomar de l’Université de la Réunion. Il s’agit d’une première pour la Réunion, l’espèce n’ayant jusqu’alors été observée qu’une unique fois, un individu avait été retrouvé échoué sur la plage d’Etang-Salé en février 2006.
Le programme CETO consiste en une coopération originale entre 3 structures : Globice, association d’étude des cétacés, Kelonia, l’observatoire des tortues marines de la Réunion et Ecomar, laboratoire de l’Université de la Réunion menant des recherches notamment sur les oiseaux marins.
Ce programme permet notamment d’acquérir des informations sur les secteurs peu connus, car peu fréquentés, notamment l’Est, le Sud et les eaux du large. Comme le précise Violaine Dulau, directrice scientifique de Globice, cette mission constitue une opportunité de collecter de données sur les espèces peu communes : « Prospecter les secteurs sur lesquels on ne va que rarement, du fait de conditions météo souvent défavorables et d’un accès plus compliqué, nous permet d’espérer faire des rencontres rares, de croiser des espèces peu fréquentes, voire jamais observées à la Réunion ».
La dernière mission CETO, débutée vendredi 16 mai, et qui devrait s’achever jeudi prochain, lui a donné raison sur ce dernier point.
                               Un dauphin encore jamais rencontré en mer à la Réunion
La première journée du programme, qui a consisté en la mise en œuvre de transects entre St Gilles et Ste Marie, a donné lieu à une rencontre unique, au large de Sainte Marie : l’observation d’un groupe d’une vingtaine de dauphins bleu et blanc (Stellena coeruleoalba). Si un individu avait été retrouvé mort, échoué sur la plage d’Etang- Salé en février 2006, l’observation de l’espèce en mer constitue une première pour la Réunion.
« Le groupe était actif, les individus effectuaient des séries de sauts aux environs du bateau. Nous avons rapidement identifié l’espèce, grâce aux motifs caractéristiques que dessinent les bandes colorées qui décorent ses flancs », raconte Liliane, bénévole de Globice qui participait à la mission. Le dauphin bleu et blanc ne rallonge pas à proprement parler la liste des mammifères marins observés par Globice à la Réunion depuis 2001. Celle-ci, incluant les espèces observées échouées, intégrait déjà le dauphin bleu et blanc. Nous en restons ainsi à 22 espèces recensées pour l’île, depuis l’observation de dauphins de Risso en septembre dernier, toujours dans le cadre du programme CETO. L’observation de vendredi constitue toutefois la confirmation de la présence de l’espèce au large de nos côtes.
Extrêmement rare à la Réunion, le dauphin bleu et blanc est pourtant commun dans l’Océan Indien. Il constitue d’après Ballance et Pitman (1998) la deuxième espèce la plus fréquemment observée dans l’ouest de l’océan Indien tropical. Il s’agit d’une espéce pélagique, fréquentant les eaux au large du talus continental (Davis et al., 1998), ou les eaux profondes (plus de 1.000 m) au-delà de la pente continentale (Perrin et al., 1994).
Les eaux du large de la Réunion semblent bien nous réserver encore quelques surprises. 

Zinfos974 - Mardi 10 Juin 2014 - 11:48 - Maëlys Peiteado - Globice identifie les premières baleines de la saison
L'hiver austral est arrivé et les premières baleines de la saison font leur apparition le long des côtes réunionnaises. Ce dimanche, en début d'après midi, deux baleines ont été repérées au large de Saint-Gilles, à environ 4km de la côte.
L'association Globice (Groupe Local d'OBservation et d'Identification des CEtacés), a été prévenue par un professionnel sorti en mer et un équipage a été déployé rapidement afin d'identifier les deux individus. Les deux baleines observées n'étaient pas cataloguées et donc inconnues de l'association. Pour le moment, Globice ne sait rien de plus sur les deux cétacés (genre, âge, etc...) car comme l'explique un de ses membres "cela demande un examen, une observation plus poussée".
                     Pas les premières aperçues
Ce sont les premières baleines identifiées par Globice pour cette saison 2014, mais depuis un mois déjà des individus avaient été signalés au large de l'île. D’après l'association "ce n'est pas rare d'en voir de temps en temps au mois de mai, mais la plupart ne font que passer". Il y aurait une troisième baleine qui accompagnait les deux identifiées ce week-end, mais lors de l'arrivée de l'équipage elles n'étaient que deux.
Selon l'association, "il n'y a pas de jour officiel" pour amorcer le début d'une nouvelle saison des baleines puisque "ça varie souvent". 

Clicanoo.re - publié le 26 juin 2014 - 05h39 - Nicolas Hulot : « Ne pas briser la confiance » avec les baleines
Lors d'une virée en mer organisée hier au large de Saint-Gilles, Nicolas Hulot a insisté sur le caractère fragile du passage des baleines, susceptibles de prendre une autre route en cas de nuisances.
ENVIRONNEMENT
Pas de baleines en vue, mais seulement quelques dauphins pour cette sortie au large de Saint-Gilles hier matin. Des élus, le préfet, la sous-préfète de Saint-Paul et des associations comme Globice par exemple ont accompagné Nicolas Hulot à bord du Grand Bleu. Des représentants de l'Etat ont exposé la charte d'approche de ces mammifères marins, une série de recommandations assurant le respect de l'animal. Il a également été question de ce label attribué aux prestataires qui s'engagent à des observations en douceur.
Nicolas Hulot, envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète a pris la parole pour tout d'abord « encourager » cette politique environnementale. « Que la Réunion et les Îles vanilles puissent s'emparer des baleines et en faire leur cause, je ne peux que m'en réjouir », a-t-il déclaré. L'émissaire du président a également évoqué la mauvaise expérience de territoires qui ont vu fuir des dauphins trop harcelés. Et à ce propos : « Les baleines en venant ici vous font une marque de confiance. Vous n'êtes pas sans imaginer ce qu'il a fallu comme effort physique, tout d'abord pour rejoindre ces eaux chaudes. Les femelles sont dans un état de stress important. Elles recherchent en premier lieu de la sérénité ». Nicolas Hulot a lancé un appel à « ne pas briser cette confiance ». Si tel est le cas, elles pourraient disparaître. « Il faut être excessivement vigilant », a-t-il répété.
N'en déplaise aux élus de la Région présents à bord, la question d'un éventuel effet répulsif des travaux de la nouvelle route du littoral a naturellement émergé dans l'échange. Et même si des mesures de protection sont prévues durant le chantier, nul ne connaît encore leurs réelles efficacités. Une chose est sûre, ce sujet embarrasse Nicolas Hulot. « Honnêtement Je ne sais pas quelles peuvent être les conséquences. D'abord parce que je ne pense pas que les baleines viennent dans cette portion-là », improvise-t-il. Et si justement. « A ce stade, si j'esquive la question, ce n'est pas que j'esquive la réponse. J'ai besoin d'avoir l'ensemble des éléments. Mais quand on se lance dans de tels engagements, il est certain qu'il faut le faire dans une cohérence d'ensemble, tout est d'une extrême fragilité. Il faut faire attention, il y a des enjeux sociaux, économiques, de long terme et de court terme. Trouver la bonne équation est parfois très difficile » Pas de réponse donc sur une problématique de premier ordre et ô combien sensible. On l'a une nouvelle fois constaté.                D.F.B  

Clicanoo.re - publié le 25 juillet 2014 - 15h07 - A l’approche des baleines, respectez la charte !
Depuis quelques jours, les baleines à bosse sont présentes autour de l’île de La Réunion et suscitent un intérêt important de la part d’un public qui oublie parfois les règles élémentaires d’approche et d’observation inscrites dans la charte d’approche des baleines instaurée en 2009.
Les services de contrôle (gendarmerie, brigade nature océan indien, direction de la mer Sud océan indien, éco-gardes de la réserve naturelle marine de La Réunion) restent mobilisés y compris les week-ends et jours fériés. C’est en effet en périodes de forte affluence qu’il faut inciter le public à respecter la charte, ainsi que le code de l’environnement qui permet de sanctionner les comportements abusifs tels la perturbation intentionnelle et le harcèlement des mammifères marins (cf. arrêté ministériel du 1er juillet 2011).
En accord avec le parquet, la DMSOI réitère son dispositif mis en place l’année dernière et propose aux entreprises de transport de passagers d’accueillir régulièrement, à compter du 26 juillet et jusqu’à la fin de la saison, un agent des différents services de contrôles sur leurs navires. Cette formule permettra d’optimiser la présence sur le plan d’eau des agents de contrôles qui pourront ainsi relever les comportements inadaptés et -le cas échéant- dresser procès verbal d’infraction.
Un communiqué de la préfecture. 

Clicanoo.re - publié le 5 août 2014 - 05h53 - Baleine à bouée
MER
La photo a été mise en ligne hier sur le compte Facebook du club Corail Plongée, avec ce commentaire laconique : "L'homme détruit la nature… encore un exemple". On y voit une baleine qui traîne une bouée rouge. Rien à voir avec les drumlines installées au large de Saint-Paul après vérification. Il s’agirait d’une bouée d’origine taïwanaise, que le cétacé aurait emportée à ses dépens au cours d’une migration. Un groupe de plongeurs a vu l'animal traîner l'engin samedi, lors d'une sortie au large de la pointe des Aigrettes, à Saint-Gilles.
Les plongeurs ont aussitôt alerté l'association Globice et la brigade nautique. Selon Globice, l'incidence est fâcheuse mais pas dramatique. "Il y a forcément une gêne pour la baleine, mais si elle reste libre de ses mouvements, ça ne la met pas en danger, précise Laurent Mouysset. La question est de savoir combien de temps les fils resteront enroulés autour de la caudale. On va continuer à suivre l'animal et voir s'il est nécessaire d'intervenir".
Ce qui impliquerait de mobiliser le réseau échouage, c'est-à-dire des plongeurs formés pour approcher au plus près l'animal. La dernière intervention de ce type remonte à 2012 : des membres de Globice et de la Brigade nature océan Indien avaient libéré une baleine prise dans des filets de pêche au large de Sainte-Rose.
Sur les réseaux sociaux, le cliché n'a pas manqué d'émouvoir certains usagers de la mer, dans des termes parfois excessifs. "Horrible", "quelle tristesse", a-t-on pu parmi les commentaires.      V.B.

Zinfos974.com - Lundi 4 Août 2014 - 13:53 - Une baleine prise dans une bouée au large de la côte Ouest
Une baleine a été observée avec un engin de pêche accroché à sa nageoire caudale. Des photos ont pu être prises par un amateur de plongée samedi dernier en face des Aigrettes.
Au vu des déplacements du cétacé, les membres de l'association Globice se veulent rassurants puisque le mammifère marin reste libre de ses mouvements. "S'il avait été complètement pris, cela aurait nécessité une intervention, qui reste une opération délicate", approuve le responsable sensibilisation de l'association.
Pour l'heure, l'appartenance de la bouée n'est pas connue. La question sera posée cet après-midi lors d'une réunion de travail en mairie de Saint-Paul prévue de longue date sur les avancées des solutions techniques contre le risque requin.
Le cétacé a de nouveau été observé hier mais pas aujourd'hui, pour l'instant du moins.
L'association Globice ne peut pas, avec les photos fournies, déterminer si la baleine concernée est une habituée des eaux réunionnaises. "Nous n'avons pas la caudale sur ces photos", explique-t-elle.  

Clicanoo.re - publié le 13 août 2014 - 02h30 - Le comité des pêches riposte
Baleines

Une baleine harponnée par une bouée rouge. L’image a fait le tour des médias et a suscité des réactions chez les écologistes. Certains d’entre eux ont pointé le fait que la bouée traînée par le cétacé provenait des drumlines en test installées en baie de Saint-Paul. Certaines ONG ont même conclu à la dangerosité de ces engins mis en place pour contrer le risque requin dans le cadre du projet Cap requins.
Le comité des pêches, porteur du programme, a tenu à réagir face aux critiques par la voix de son président. Jean-René Enilorac confirme : "Aucun matériel de Cap requins n’a été perdu depuis son lancement". Par ailleurs, il dit regretter "la manipulation de l’information à laquelle se livrent les représentants de ces associations écologiques pour témoigner de leur opposition à ce programme". Il poursuit : "Sans qu’ils ne proposent par ailleurs de solutions alternatives concrètes à la réduction du risque requin à La Réunion".
Le président du CRPMEM rappelle : "Le dispositif de sécurisation des activités nautiques en cours d’expérimentation redouble de vigilance sur les prises accessoires au travers d’un protocole de suivi scientifiquement et d’une innovation technologique d’alerte en temps réel des captures".

Clicanoo.re - publié le 12 août 2014 - 10h09 - Une baleine avec une bouée : le Comité des pêches parle de manipulation
Le président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion, Jean René Enilorac, réagit aux accusations portées la semaine dernière par un groupe d’associations écologiques sur la dangerosité des drumlines pour les baleines, dont un des spécimens a été aperçu trainantune bouée au large de Saint Gilles. Au delà de confirmer qu’aucun matériel de Cap Requins n’a été perdu depuis son lancement, Jean René Enilorac regrette "la manipulation de l’information à laquelle se livrent les représentants de ces associations pour témoigner leur opposition à ce programme, sans qu’ils ne proposent par ailleurs de solutions alternatives concrètes à la réduction du risque requins à La Réunion."
Le président du CRPMEM rappelle, "s’il le fallait encore, que le dispositif de sécurisation des activités nautiques en cours d’expérimentation redouble de vigilance sur les prises accessoires au travers un protocole suivi scientifiquement et une innovation technologique d’alerte en temps réel des captures. "
Ne souhaitant pas nourrir davantage la polémique, Jean René Enilorac "préfère ne retenir que l’union qui se dégage autour du projet Cap Requins, dont les premiers résultats encourageants tendent à laisser entrevoir prochainement une sortie de crise à La Réunion, où le ballet des baleines le long du littoral va continuer à émerveiller les yeux des petits et grands."

Zinfos974.com - Dimanche 10 Août 2014 - 16:04 - SH - Baleine accrochée: Une drumline trouvée devant Saint-Gilles
Une drumline a été trouvée le 6 août devant Saint-Gilles. Il pourrait s'agir de celle qu'une baleine traînait derrière elle depuis quelques jours le long de nos côtes:

 


Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 10/08/2014 à 08h08 - Associations de défense de l’environnement - Une géante des mers victime d’une drum line - "À La Réunion on tue des baleines en voulant tuer des requins"

Une baleine a été accrochée par une drum line et depuis plusieurs jours maintenant elle évolue près des côtes de La Réunion en s’épuisant à trainer derrière elle cet engin de pêche à priori destiné à capturer les requins. "Le monde entier retiendra qu’à La Réunion on tue des baleines en voulant tuer des requins" s’indignent plusieurs associations de défense de l’environnement. L’ASESB (association de sauvegarde de l’Etang Salé les Bains), l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), la Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua, et Vague ont publié ce samedi 2 août 2014 un communiqué condamnant le maintient du dispositif des drum lines malgré que l’on soit en période de migration des baleines.
"Ces derniers jours une baleine s’épuisait devant les plages réunionnaises à trainer un engin de pêche de type drum line ou palangre , d’origine inconnue .
Cette baleine est condamnée à une lente agonie si cette situation dure, ne serait ce que quelques jours", écrivent les associations. L’effort de trainer cet engin augmente sa consommation énergétique et l’épuisement de ses réserves énergétiques la condamne à mourir de faim et de fatigue sur le chemin de l’Antarctique, même si elle parvient à terme à se libérer, dit encore le collectif. "En effet, les baleines ne se nourrissent pas dans nos eaux tropicales où elles viennent uniquement se reproduire et donner naissance ; elles doivent pour cela retourner en Antarctique, à des milliers de kilomètres de La Réunion au terme d’un voyage harassant qui consomme toute leurs réserves" note le communiqué.
Une drum line (ligne à requins) très semblable à celle que tirait la baleine vient d’être retrouvée à proximité. Son propriétaire ne s’est bien entendu pas fait connaître, relèvent les associations de défense de l’environnement. "Que cette drum line soit officielle ou d’initiative privée, qu’elle soit ou non estampillée Cap Requin, qu’elle soit ou non la drum line concernée, il n’en demeure pas moins qu’une drum line est un piège mortel pour de nombreuses espèces, dont les baleines" insiste le collectif.
"En Afrique du Sud , filets et drum lines sont retirés lorsque la migration des sardines amène baleines et dauphins prés des côtes. À La Réunion, au contraire, trente pêcheurs viennent d’être mandatés, au frais du contribuable, dans le cadre du programme Valo requin pour installer des drum lines avec l’objectif de "valoriser" les requins en croquettes pour chiens les porteurs du projets estiment sans doute que c’est un juste retour des choses dans une ile qui a déjà été injustement accusée de pratiquer la pêche du requin avec des chiens" s’indignent les associations.
"En parallèle, dans le cadre du programme Cap requin le comité des pêches, toujours au frais du contribuable, s’apprête à installer des lignes à requins à proximité des plages, sous le prétexte d’effaroucher les requins… avec des appâts ! C’est aussi sérieux que d’imaginer effaroucher des voleurs avec des liasses de billets de 100 euros et cela met davantage en danger ceux qui feraient confiance à de telles stupidités. Et tout cela en pleine saison des baleines" ne décolèrent pas les associations.
Le collectif écrit ensuite qu’il est important de rappeler les deux points suivants : l’agence de sécurité alimentaire n’a pas cautionné l’étude ciguatera 2 devenue depuis Valo requins" et "les scientifiques se sont retirés du projet Cap requin ne voulant pas cautionner les conclusions farfelues de ce programme. "Malgré ces désaveux, l’Etat a lancée à La Réunion une pêche intensive au requin, au risque de tuer aussi des baleines et bon nombre d’autres espèces menacées comme les tortues, dans le cadre de ces programmes hautement fantaisistes" s’étonne le collectif.
"Le monde entier retiendra qu’à La Réunion, on tue des baleines en voulant tuer des requins sous le prétexte de les "valoriser" en croquettes pour chiens et qu’on appâte les requins pour les effaroucher ! Il est impossible de faire pire en termes de destruction de l’image de la Réunion. Pendant ce temps, une baleine agonise…" termine le communiqué.

Trop près !

Lundi 29 Septembre 2014 - 11:40 - Fin de la saison des baleines et... des infractions au respect de la charte d'approche
La saison des baleines touche à sa fin. Les observations de baleines ayant tendance à se concentrer sur des spécimens de plus en plus rares. Selon un communiqué de la Préfecture, "on compte parfois jusqu’à une vingtaine d’embarcations autour d’un même animal".
La direction de la mer Sud océan Indien (DM SOI) invite donc à la plus grande vigilance et au "strict respect des règles de bon sens édictées par la charte d’approche des baleines de 2009".
D'après les informations transmises par la Préfecture, "le week-end dernier, plusieurs procès-verbaux d’infraction ont été dressés pour non respect de l’arrêté du 1er juillet 2011 protégeant les mammifères marins".
Il est rappelé que la perturbation intentionnelle incluant la poursuite ou le harcèlement des animaux dans le milieu naturel sont réprimés par l’article L411-1 du code de l’environnement (contravention de 4ème classe assortie d'une amende d'un montant de 750 €).
La DM SOI rappelle quelques règles élémentaires trop souvent non respectées :
la mise à l’eau de nageurs avec les mammifères marins en présence de plus de 3 embarcations, est assimilable à de la perturbation intentionnelle ;
la vitesse des embarcations doit être adaptée à l’approche comme au départ d’une zone où se trouvent des mammifères marins.
Les services de contrôle (brigade nautique côtière, gendarmerie maritime, personnels embarqués à bord des navires à passagers...) seront encore très présents sur le plan d’eau pendant les prochaines semaines.
 

Clicanoo.re - publié le 14 octobre 2014 - 17h59 - Un dauphin blessé au large de Trois-Bassins
JIR
Ce mardi 14 octobre à 11h20, le catamaran Lady La fée a signalé la présence d’un dauphin blessé au large de Trois-Bassins. La blessure saignait abondamment.Une équipe du Réseau Echouage Réunion (Patrick Durville et Vanessa Estrade) s’est rendue sur place à bord du Bato Péi.
Le dauphin a été retrouvé dans la même zone, nageant très lentement. Il s’agit de Gamed, grand dauphin de l’Indo-Pacifique, bien connu de Globice . L’individu présente trois grandes entailles derrière la nageoire dorsale, assez profondes, probablement causées par une morsure de requin.
Ce type de morsure est relativement courant chez cette espèce à la Réunion dont de nombreux représentants portent des cicatrices. Lors de l’approche, Gamed tournait en rond, et semblait épuisé. Afin d’évaluer les lésions corporelles, une approche ainsi qu’une mise à l’eau (avec toute la prudence requise) ont été effectuées. Ceci a permis de noter la présence d’un fil de pêche lesté d’un plomb qui semble partir de la nageoire pectorale gauche, et entraver en partie la nageoire caudale. Les blessures ainsi que l’entravement partiel semblent largement limiter la nage de l’individu. Plusieurs tentatives pour libérer l’individu ont été tentées, mais ce dernier ne se laisse pas approcher. La décision d’arrêter les tentatives a été prise afin d’éviter d’épuiser davantage l’individu et de le stresser.
Globice prévient : si vous le croisez, ne pas le stresser ou le fatiguer par une approche trop pressante. Prévenez Globice au 06 92 65 14 71 et, si vous le pouvez, prenez des clichés et envoyez les à globice@globice.org afin de suivre le processus de cicatrisation.                    retour sommaire

 

Clicanoo.re - publié le 4 novembre 2014 - 06h35 - Baleines : Une fin de saison sous tension
Alors que les dernières baleines ont quitté les eaux réunionnaises il y a peu, les spécialistes commencent à dresser le bilan de cet hiver austral 2014. Une saison moyenne en nombre d’individus identifiés et ternie par des derniers jours anarchiques sur le plan d’eau.
BALEINES
                                 - Une centaine d’identifications dont Romane
Mieux qu’en 2012, moins bien que l’an dernier. Cette saison 2014 aura permis à Globice et ses partenaires d’identifier une centaine d’individus grâce à leur nageoire caudale. Le record reste donc celui de 2011 lorsque 171 spécimens avaient été repérés. "C’est moins net qu’il y a deux ans, mais il semble qu’on ait eu une année de mères et baleineaux. Elles sondent moins, donc elles montrent moins leur caudale", explique Laurent Mouysset chez Glo-bice. D’autant plus qu’en début de saison, les cétacés se sont montrés plus difficiles à approcher, plus fuyants et donc difficiles à photo-identifier. Malgré tout, les équipes d’observateurs ont renoué avec une vieille connaissance. La baleine baptisée Romane a refait son apparition cet hiver. Elle avait été identifiée seule en 2009 puis avec un baleineau à chaque fois en 2010 et 2012. Et cette année, elle était de nouveau accompagnée d’un petit. Avec quatre identifications et trois baleineaux, c’est la "maman" le plus fidèle aux eaux réunionnaises.
                                - Au moins cinq procès verbaux
Pour la deuxième année consécutive, la Direction de la Mer Sud Océan Indien a placé ses hommes sur des bateaux de tourisme afin de surveiller l’approche des cétacés. Et cette année encore, des procès verbaux ont du être dressés à l’encontre d’observateurs imprudents voir inconscients. Cinq au moins l’ont été par la DMSOI et presque tous les même week-end. "Tout le début de saison a été bon. On a vu vraiment une amélioration générale des comportements", indique Michel Bernard. "Et puis, ça s’est dégradé en septembre et on a eu notamment un week-end critique". En deux jours, l’agent assermenté a constaté toute la panoplie des infractions et a fini par sévir. Globice confirme ce constat. "C’était encourageant en juillet-août mais il y a eu un relâchement en septembre. Comme tous les ans, ça a été le bazar".
Parmi les actes incriminés, des encerclements, des vitesses excessives ou des mises à l’eau irresponsables. "On a eu par exemple un bateau duquel ont sauté plusieurs adultes pour nager avec les baleines", explique Michel Bernard. "En regardant les photos le soir, je me suis aperçu qu’il n’y avait plus que des enfants à bord. Là on est obligés de sanctionner". Les services de l’État indiquent que les procédures ont été transmises au parquet et qu’elles "suivent leur cours". Elles devraient donner lieu au minimum à des rappels à la loi mais aussi possiblement à des contraventions. La surveillance embarquée devrait être reconduite l’an prochain.
En parallèle, les agents de l’Etat ont tout de même noté cette année une amélioration des comportements chez les prestataires distingués par le nouveau label éthique. Encourageant pour la suite.
                               - Un atelier régional et de nouvelles études
Cette fin de saison sera marquée dans les prochaines semaines par l’organisation d’un atelier régional sur "les routes migratoires des baleines à bosse dans l’océan Indien occidental". Une quinzaine d’experts vont se réunir deux jours durant à Kélonia pour comparer leurs études et leurs résultats respectifs.
Qu’ils soient Américains, Omanais, Sud-Africains, Malgaches ou Réunion-nais, tous ont en commun d’avoir installé des balises sur les baleines et d’avoir étudié leurs trajectoires. Megaptera le fait depuis plusieurs années à Mayotte et Globice également, a équipé et suivi quinze individus au moment de leur remontée vers les eaux chaudes, en début de saison.
Sept d’entre-eux ont pris la direction de Madagascar esquissant ainsi une couloir. Trois ont en revanche stationné autour du banc de La Pérouse au nord-ouest de notre île. "Durant ces deux jours, nous allons partager nos expériences et nous allons essayer d’élaborer une stratégie commune", indique Laurent Mouysset pour Globice.
Dans ses cartons figure déjà un nouveau programme de marquage destiné cette fois à mieux connaître les voies empruntées lors du retour vers l’Antarctique.      Romain Latournerie  

Zinfos974.com - Samedi 8 Novembre 2014 - 13:55 - Nos baleines bientôt classées au patrimoine mondial ?
Le chemin des baleines à La Réunion pourrait être classé au patrimoine mondial de l'Unesco, selon la presse locale. C'est WWF (Fonds mondial pour la nature) qui appuie la démarche. C'est à l'occasion de la signature d'un avenant pour mieux gérer le changement climatique qu'Isabelle Autissier a évoqué le sujet avec Didier Robert, président de la Région, à l'occasion d'une rencontre hier à la ferme Kelonia de Saint-Leu.
La démarche est donc en cours. Une classification au patrimoine mondial signifierait davantage de protection pour ces géants de la mer qui frôlent nos côtes.
En faisant appel à WWF, la Région Réunion souhaite bénéficier de l'expertise d'un organisme reconnu internationalement et totalement indépendant, persuadée que cet appui donnera plus de poids au dossier de la Réunion.