DES BALEINES ET DES DAUPHINS - 2017

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Zinfos974.com - Samedi 25 Mars 2017 - 09:05 - A la Une ... - L'autopsie révèle les raisons de l'échouage du cachalot à Terre Sainte

On en sait un peu plus sur la mort de ce petit cachalot retrouvé échoué ce jeudi 23 mars vers 14h30 par une riveraine de Terre Sainte. Celui-ci gisait sur les rochers, à proximité de l’aire de jeu de la plage de Terre Sainte.
Un membre de Globice, Bernard Rota, titulaire de la carte verte avait été dépêché sur place afin d’identifier l’espèce et évaluer la situation. Vanessa Estrade, vétérinaire et chargée d’étude à Globice, était quant à elle arrivée une heure après la découverte sur les lieux pour procéder à l’autopsie.
Cette analyse a montré qu’il s’agissait d’un jeune mâle cachalot nain mesurant 2,25m, âgé d’environ 5 à 6 ans, mature sexuellement, mais n’ayant pas atteint sa taille adulte.
                                             Prolifération de parasites
"La présence d’égratignures sanguinolentes, donnant à l’animal un aspect très rouge, nous montre que l’animal est venu s’échouer vivant sur les rochers, probablement poussé par les vagues. Cet animal, extérieurement en bonne condition générale, présentait néanmoins un foie en mauvais état et très friable, une prolifération de parasites de type Anisakis simplex, au niveau de l’œsophage et de l’estomac et une quantité importante de selles dans la première partie du colon alors que la seconde partie était vide et remplie d’air. Cette observation indique qu’un obstacle a provoqué une occlusion intestinale", indique l'association Globice, coordinateur local du réseau échouage Réunion.
L’autopsie n'a pas permis de déterminer la cause de cet obstacle et donc de cette occlusion. Néanmoins, au vu de la prolifération des parasites, il est très probable qu’une accumulation d’œufs de parasites soit à l’origine du blocage. La bulle tympanique droite a été prélevée rapidement lors de l’autopsie et sera envoyée à un laboratoire d’acoustique pour analyse après réception du permis CITES d’exportation.

Zinfos974.com - Jeudi 23 Mars 2017 - 16:57 - A la Une - Un cachalot retrouvé échoué à Saint-Pierre

Les spécialistes sont encore dans le doute. Un cachalot a été retrouvé échoué sur le littoral saint-pierrois ce jeudi après-midi mais l'espèce - cachalot nain ou pygmée - n'est pour l'heure pas déterminée.
S'il s'avérait qu'il s'agit de la première espèce, ce serait le deuxième cachalot échoué de cette famille sur les côtes de La Réunion depuis la création du réseau échouage en 2006. Le spécimen retrouvé ce jour pèse environ 200 kg pour 2,5 mètres de long.
C'est une riveraine habitant Terre Sainte qui a découvert le mammifère marin vers 14H. Elle a immédiatement appelé les pompiers. Les services vétérinaires de la préfecture, via l’état major de zone, sont mobilisés pour "l'évacuation" de l'animal. Depuis la fin d'après-midi, le cachalot est en train d'être disséqué pour être pris en charge par l'équarrissage.
L'association Globice indique que ces deux espèces croisent de façon sporadique au large de La Réunion.

Zinfos974.com - Lundi 27 Mars 2017 - 19:18 - A la Une - Un dauphin en difficulté, la dorsale cisaillée par un fil de pêche

Ce lundi matin, un grand dauphin de l'océan Indien (aduncus) a été repéré en difficulté en baie de Saint-Paul par des opérateurs de sorties touristiques en mer, Bato Péi et Duocéan.
Le dauphin "avait un fil de pêche qui lui cisaillait la dorsale et le flanc en passant par la pectorale", précise Duocéan.
L'alerte a été donnée à l'association Globice. Malgré plusieurs tentatives, le mammifère n'a pu être libéré de son entrave. Les conditions ont également contraints les équipes à repousser l'opération.
Les équipes tenteront une nouvelle fois le sauvetage mardi.
Globice lance un appel : si vous apercevez le dauphin, contactez le 06 92 65 14 71.                      la vidéo de la mission sauvetage (© Duocéan)    

Zinfos974 - Samedi 6 Mai 2017 - 16:32 - Communiqué - Cinq hectares de littoral seront restaurés d'ici à 2020 pour favoriser la ponte des tortues marines

Le comité de suivi du Plan National d’Action pour les tortues marines était réuni vendredi après-midi à la DEAL pour une présentation des actions réalisées à La Réunion et au niveau régional en 2016 et discuter de celles programmées pour 2017.
Pour La Réunion, les objectifs du PNA 2015-2020 sont:
- la protection et la restauration des habitats d’intérêt majeur: la mise en oeuvre de la mesure compensatoire MCM03 de la NRL permettra de restaurer 5 hectares de littoral pour favoriser les ponte des tortues marines
- la sensibilisation et la communication au public: Kelonia est un acteur majeur avec 140 000 visiteurs (+19% en 2016) dont 15 000 scolaires
- le renforcement de la coopération régionale: le réseau tortues marines régional s’est étoffé avec l’accueil en formation à la Réunion d’équipe de Madagascar, de Maurice et les programmes communs avec les Maldives, Oman, Mozambique et Comores
- l’approfondissement des connaissances sur la distribution des espèces et leurs menaces: de nouveaux outils (micro-caméra et mini balises) vont permettre de compléter les études déjà engagées par Kelonia et Ifremer depuis prés de 10 ans.

Zinfos974.com - A la Une .. - La charte d'approche des baleines étendue aux dauphins et aux tortues

La charte d'approche qui concernait les baleines est étendue. Le nouveau document s'appliquera désormais aussi pour les dauphins et les tortues marines, afin de protéger ces espèces des comportements gênants de certains plaisanciers.
Cette nouvelle charte élaborée à l'initiative de la Direction de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement (DEAL) - qui a piloté un groupe de travail suite aux remontées de terrain- sera signée début juillet, lors du congrès mondial sur les baleines à bosse.
"Il y a de plus en plus de collisions entre les bateaux et les tortues", relève dans un premier temps Laurent Mouysset, responsable administratif de Globice. En ce qui concerne les dauphins, alors que les deux dernières saisons ont été pauvres en termes d'observation de baleines, l'association a remarqué certains comportements problématiques.
"Prendre le temps"
"Les gens se sont rabattus sur les dauphins, mais ils ont tendance à penser que les dauphins aiment jouer et qu'on peut s'approcher vite et près. Ils n'ont pas forcément conscience qu'il faut prendre le temps".
Si la distance minimum à respecter avec les baleines est de 100 mètres, celle pour les dauphins et tortues est moins importante : 50 mètres. La charte recommande aussi, entre autres, de ralentir à l'approche des animaux, de limiter à cinq le nombre de bateaux en observation, d'éviter l'encerclement, de se déplacer parallèlement à leurs mouvements et de ne pas les poursuivre, ce dernier comportement étant répréhensible.
Pour promouvoir cette nouvelle charte de bonne conduite, un spot de sensibilisation a été créé, réalisé par Nawar Productions et co-financée par la DEAL et par l'association Globice. "Respectez-la, respectez-les" recommande la vidéo.

Posté par IPR - jeudi 29 juin 2017 - L'équipe de Kélonia a pu les admirer - Les baleines évoluent du côté de Saint-Leu

Ce jeudi 29 juin 2017, un groupe de baleines a été aperçu à Saint-Leu, face au parc de tortues marines Kélonia. Les cétacés sont restés dans la baie jusqu'en début d'après-midi, "alternant apnées de 10 à 15 minutes et courts séjours en surface" indique l'équipe de Kélonia. Un joli salut aux tortues ! (Photo archives)
L'équipe de Kélonia précise qu'un bateau de l'association Globice Réunion était sur la zone à ce moment. Le collectif a donc probablement eu l'occasion de capturer quelques beaux clichés des baleines ! Elles sont allées jusqu'à parfois montrer une caudale, indique l'équipe de Kélonia. "Les baleines sont bel et bien arrivées" conclue le staff du parc marin de Saint-Leu.
Zinfos974 - Lundi 3 Juillet 2017 - 11:21 - A la Une - La Réunion accueille le 2ème congrès mondial sur la baleine à bosse

La deuxième édition du congrès mondial sur la baleine à bosse se tient à la Réunion. Débuté ce lundi, l'événement se déroulera jusqu'à vendredi au musée Stella Matutina de Saint-Leu. Coorganisé par la Région et l'association Cétamada, ce congrès parrainé par Sébastien Folin est la seule manifestation au monde à être entièrement consacrée à cette espèce.
S'il est organisé sur notre île, c'est parce que La Réunion fait partie des 34 hotspots de la biodiversité mondiale, et se trouve sur l'itinéraire emprunté par les baleines à bosse qui quittent chaque année l'océan Antarctique pour les eaux chaudes de l'océan Indien en période de reproduction et de mise bas.
Ce congrès vise à réunir des chercheurs, des scientifiques et des organisations qui œuvrent dans différents domaines de recherche dans l'optique de faire progresser la recherche en matière de protection et de conservation des cétacés. Au cours de cet événement, l'inscription du "chemin des baleines" au Patrimoine mondial par l'UNESCO sera présentée.

par www.ipreunion.com - le 5 juillet 2017 à 02:59 - De moins en moins de baleines à bosse au large de La Réunion

Les observations se raréfient et les mauvaises saisons s’enchaînent depuis 2014. Le magazine scientifique s’intéresse à ce phénomène en plein congrès mondial des baleines à bosse. Cette deuxième édition se déroule jusqu’au vendredi 7 juillet 2017 à Stella Matutina.
Entre 2008 et 2011, le nombre de cétacés observés passe de 88 à 171 avant de retomber à 28 en 2015. Une chute constatée par tous, y compris par l’association Globice et ses partenaires, en charge de leur protection. Sciences et avenir publie un article sur son site internet consacré à ce sujet. La journaliste, Anne-Sophie Tassart, se demande si le whale watching -la pratique consiste à se rendre au large afin des les contempler- ne perturbe pas la megaptera novaeangliae (baleine à bosse).
Suffisant pour séparer le baleineau et sa mère. Autre élément d’explication : un retour à la normale selon la scientifique, Violaine Dulau. "Des baleines à bosse à La Réunion, c’est nouveau", indique-t-elle lors de la conférence mondiale organisée à Stella Matutina à Saint-Leu, débutée ce lundi 3 juillet. D’après elle, ces mammifères marins fréquentaient peu les eaux réunionnaises, il y a 20 ans. Madame Dulau rappelle que le pic d’observation est récent : en 2008. Et depuis 2014, ces animaux se raréfient sous nos latitudes.
Troisième élément de compréhension : des variations liées à l’abondance du krill. Une étude de 2017 souligne la diminution de ces petites crevettes au niveau de l’Antarctique. Les baleines, en manque d’alimentation, cesseraient leur migration et ne viendraient donc pas dans l’île. "Une hypothèse", estime Vanessa Estrade, l’une des chercheuses ayant réalisé cette étude.
Elle évoque aussi la salinité et la température de l’eau. "Aucun témoignage fiable atteste qu’il y a eu des baleines avant (avant 2001 : NDLR) au large de l’île", ajoute la spécialiste. De prochaines études seront menées afin de savoir pourquoi les cétacés se rapprochaient de l’île il y a dix ans.       ts/

Zinfos974 - Lundi 31 Juillet 2017 - 17:36 - A la Une ... Deux nageurs photographiés à proximité d'une baleine en baie de St-Paul

Ce dimanche, une baleine et son baleineau ont été aperçus en baie de Saint-Paul. Deux personnes ont été photographiées à proximité de l'animal, qui était accompagné de son baleineau.
Si la charte d'approche déconseille la mise à l'eau, nombreux sont ceux qui cèdent à la tentation de nager à proximité du géant des mers. Une pratique qui demande beaucoup de vigilance, aussi bien pour la sécurité des baigneurs que pour le bien-être du cétacé.
"Il ne faut pas chercher systématiquement la mise à l'eau", estime Laurent Mouysset, responsable administratif à Globice. "Ce qui est bien, c'est de prendre le temps, de laisser l'animal venir. Si la baleine choisit de s'approcher, c'est un moment exceptionnel. Il ne faut pas voler l'instant."
Pour rappel, la charte d'approche recommande de ne pas s'approcher à moins de 100 mètres en bateau, et en cas de mise à l'eau, il est fortement conseillé d'être encadré par une personne compétente, de garder une distance "raisonnable" d'au moins 15 mètres en adoptant une attitude passive, et d'être équipé d’une combinaison, de palmes, d’un masque, d’un tuba et d’une bouée de signalisation.

 

par www.ipreunion.com - le 3 août 2017 à 02:59 - Baleines : prendre de la distance pour mieux les observer

Tout le monde aime les admirer, au risque parfois, de s’en approcher d’un peu trop près. Après deux années de faible activité, la saison des baleines 2017 s’annonce exceptionnelle. Plusieurs dizaines de cétacés ont déjà été observés au large de nos côtes. Une abondance qui implique la responsabilité des badauds, qu’ils soient à l’eau ou sur un bateau pour éviter de faire fuir ces géantes des mers qui offrent toujours un merveilleux spectacle aux chanceux qui parviennent à les observer.
"Capturer un instant, au détriment d’une belle recontre". Si l’envie de s’approcher au plus près des géantes des mers est parfois plus forte que celle de respecter la charte d’approche des cétacés, mise en place par l’association Globice, cela n’est pas toujours couronné de succès.
Ce cliché a fait débat sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes soutenant que ce plongeur était placé bien trop près de la baleine. "C’est peut-être une bonne chose, cela montre que les gens ont compris l’enjeu de la charte d’approche" soutient Laurent Moysset, responsable administratif de la structure Globice.
Cette charte, établie en 2003, puis modifiée pour s’étendre aux dauphins et tortues marines, prévoit plusieurs règles de bienséance à l’approche des baleines, pour éviter les mauvais comportements. D’autant que "c’est un début de saison exeptionnel, après deux années où il y a eu très peu de baleines", note le responsable de Globice.
En effet, un bateau ne doit pas s’approcher à moins de 100 mètres du cétacé observé, de même que plus de trois embarcations ne peuvent pas se réunir autour de l’animal, au risque de le blesser ou de le faire fuir. Pour les mises à l’eau (les plongeurs), la distance conseillée est de 15 mètres, au risque, là encore d’effrayer la baleine et pour la propre sécurité de l’usager. "Si on observe que leur comportement change, il faut les laisser tranquilles. Si on remarque qu’elles changent de trajectoire, cela veut tout simplement dire qu’elles n’ont pas envie" rappelle Laurent Moysset.

- Verbalisations -
Les différentes points de la charte n’ont pourtant pas de valeur réglementaire et n’orientent pas les verbalisations des usagers de la mer. Assurés par les agents de la Réserve naturelle marine de La Réunion, la Direction de la mer sud de l’océan Indien (DMSOI), ou les agents de la Brigade nature océan Indien, les contrôles peuvent donner lieu à une contravention en cas d’infraction. En revanche, ces différents acteurs appliquent les règles d’un arrêté ministériel paru en 2011, qui condamne la perturbation intentionnelle des cétacés, leur poursuite et leur harcèlement. Les usagers adoptant un mauvais comportement envers les animaux risquent une amende s’élevant entre 150 et 250 euros.
Environ cinq verbalisations de ce genre sont appliquées à chaque saison des baleines dans les eaux réunionnaises. "Nous verbalisons dans la mesure du possible, mais c’est quelque chose qui n’est pas évident" explique Nicolas Mariel, directeur adjoint de la DSMOI. La difficulté : prendre les usagers sur le fait, puisque les agents assermentés sont repérés de loin par les plaisanciers, qui changent immédiatement de comportement à leur arrivée.
La DMSOI a la particularité d’utiliser un "bateau banalisé", plus discret pour repérer les fauteurs de troubles. "On pourrait en voir plus, mais c’est aussi une question de disponibilité des agents en mer" ajoute de son côté Laurent Moysset.

- Attrait touristique -
La "police de la mer" est depuis cette année appuyée par des agents de l’association Globice, qui, tous les jours en mer, entre le Port et Saint-Leu, "font un énorme travail de sensibilisation auprès des usagers de la mer. Ils distribuent des dépliants, expliquent les différents points de la charte et pourquoi il est important de la respecter pour avoir de meilleures observations (...) Plus on va respecter les règles, plus les animaux s’approcheront du bateau" souligne Laurent Moysset.
Même "si des mauvais comportements sont signalés chaque année" - Globice invite également les usagers à signaler les cétacés observés pour effectuer leur recensement - les choses s’améliorent avec le temps.
"Je n’ai jamais eu de remontées d’actes de cruauté, mais de comportements stupides, comme quelqu’un qui a chevoché le dos d’une baleine, ça oui, c’est déjà arrivé" témoigne le responsable de Globice, rappelant que la baleine, aussi belle soit-elle reste un animal sauvage et de ce fait, potentiellement dangereux.
Sur la terre ferme, les baleines font également le bonheur des opérateurs touristiques. Sur le front de mer de Saint-Gilles, "les loueurs de bateau sont pris d’assaut dès que la météo est bonne, les restaurants travaillent, l’effet baleine sur la fréquentation du port est énorme" décrit Laurent Moysset.
En espérant que la saison s’achève de manière exceptionnelle, comme elle a commencé.                   jm/

Publié ce samedi 19 août 2017 à 3h/ts/www.ipreunion.com - [PHOTOS] Une saison des baleines exceptionnelle - La brigade marine Quiétude veille sur les cétacés

Une brigade se charge d'assurer la tranquillité des géantes des mer depuis le début de la saison. Baptisée "Quiétude", du nom de leur bateau, la structure se compose de quatre agents. Ils veillent au respect de la nouvelle charte d'approche des baleines, étendue aux dauphins et aux tortues marines. (Photos d'archives)
Ces opérations de médiation et de sensibilisation s’inscrivent dans le cadre des mesures compensatoires prévues pour la construction de la nouvelle route du littoral. Anne-Emmanuelle Landes, Sylvain Delaspre, Mayeul Dalleau et Ludovic Hoarau travaillent pour le centre d’étude et de découverte des tortues marines. Une organisation scientifique basée à Saint-Leu. Ils assurent leurs missions quotidiennes à bord de leur embarcation, postée à la Base nautique de l’Ouest. Le quatuor dispose également de son propre matériel. Ludovic Hoarau détaille la façon de procéder de son équipe.
"Notre présence dépend de l’activité en mer et du nombre de baleines. Nous allons au contact des professionnels et des usagers sur le plan d’eau quand les comportements ne sont pas adaptés. Nous leur demandons de garder une distance envers les cétacés car il y a de plus en plus de monde autour d’eux. Nous avons un rôle de sensibilisation et de surveillance. Nous leur rappelons aussi la charte d’approche élargie aux tortues et aux dauphins", commente-t-il.
                     - Pratiques répréhensibles -
Le centre des tortues se charge également de promouvoir le label O2CR (Observation certifiée responsable des cétacés). Les opérateurs labellisés se doivent de respecter la charte. Quiétude intervient en fonction de l’attitude des gens. Notamment en cas de pratiques répréhensibles. "Lorsqu’il y a des comportements de harcèlement et de poursuite de baleines ou de dauphins par exemple. Ce sont des pratiques sauvages. Le harcèlement est répréhensible depuis un décret de 2011. La charte n’est pas réglementaire mais elle existe", ajoute Monsieur Hoarau. Lui et ses collègues restent en lien avec les autorités.
La Réserve marine, la Gendarmerie nationale, la brigade nautique Océan Indien et la direction de la mer. En cas d’infraction, les informations remontent à ces instances. Des poursuites peuvent ainsi être engagées. Les procès-verbaux suivent parfois. Notamment lors de contrôles inopinés. Et selon lui, les relations avec les professionnels et les plaisanciers se déroule correctement. Enfin, pas toujours… "Dans 95 % des cas, nos interventions sont très bien accueillies. Les gens ne sont parfois pas au courant de la charte et réagissent très bien à nos discours. Ils adoptent des attitudes responsables. Mais il y a parfois des électrons libres qui ne veulent rien entendre et cela s’avère difficile avec eux. Nous sommes à une vingtaine d’intervention par jour. Soit 150 à 200 depuis un mois."
Ludovic Hoarau évoque une saison à son apogée. "Je n’ai jamais vu une telle saison avec des baleines de partout. Quand il y a beaucoup de bateaux qui les entourent, nous disons aux usagers de changer de groupes car il y en vraiment énormément. Il ne faut pas hésiter à prospecter et à être patient." En attendant, la brigade Quiétude continuera de veiller sur la tranquillité des géants de mer. Et ce malgré les récalcitrants.

Zinfos974 - Lundi 21 Août 2017 - 10:18 - Communiqué - Participez au programme scientifique de photo-identification des baleines a` bosse

Cette année 2017 s’annonce être un cru exceptionnel en termes de fréquentation de nos côtes par les baleines à bosse. Chaque jour, le spectacle est au rendez-vous et de nombreuses personnes peuvent en profiter, tant en mer que depuis la côte. Les équipes de Globice se mobilisent tous les jours pour identifier un maximum d’individus mais nous avons besoin de vous pour participer à cet effort de recensement !
Chaque année, pendant l’hiver austral, les baleines à bosse fréquentent les eaux de l’île de La Réunion afin de s’accoupler ou mettre bas. Depuis deux années (2015 et 2016), les observations de baleines à bosse ont été en nette diminution, non seulement dans les eaux réunionnaises, mais aussi à l’échelle régionale, dans tout le sud-ouest de l’océan Indien. Mais cette année, nos amies font un retour tonitruant dans notre région. Depuis début juillet, chaque sortie en mer est l’occasion de rencontrer des dizaines de baleines et de tenter d’en photo-identifier un maximum.

Qu’est-ce que la photo-identification ?
Cette méthode consiste à photographier une partie du corps d’un animal présentant des caractères individuels stables permettant de l’identifier. Pour les baleines à bosse, c’est la forme et/ou la pigmentation de la face ventrale de la nageoire caudale qui permet d’identifier chaque individu. Cette méthode permet de suivre les individus identifiés tout au long de la saison, ainsi que de mettre en évidence le retour de certains individus dans les eaux réunionnaises en fonction des années :

Comment participer ?
Envoyez vos photos en résolution maximale à l’adresse photoid@globice.org en précisant la date du cliché et le lieu le plus précis possible de l’observation (ou dans l’idéal, le point GPS)
Nous nous engageons à vous répondre rapidement. Si vous êtes le ou la première à identifier une baleine, vous pourrez alors proposer un nom pour cette baleine.

Pourquoi est-ce important ?
Cette année, un très grand nombre de baleines se sont données rendez-vous le long de nos côtes; il nous est quasi impossible de toutes les identifier.

De plus, jusqu’à présent, nous avons eu très peu de recaptures, c’est-à-dire de baleines qui ont été identifiées plusieurs jours de suite ; cela signifie qu’en ce début de saison, ces baleines ne font que passer le long des côtes de la Réunion et partent ensuite vers d’autres destinations, principalement Madagascar.
Si nous ratons leur caudale une journée, il y a de grands risques de ne pas les revoir par la suite ; Chaque photo-identification est donc très importante !

Image IPRéunion

par www.ipreunion.com - le 25 août 2017 à 03:00 - Baleine, baleineau et plongeur se rencontrent dans l’océan

Elles se donnent en spectacle depuis le mois de juin : les baleines font plaisir à leurs nombreux observateurs. Entre 120 et 150 cétacés ont été identifiés par l’association Globice depuis les premières observations. Découvrez leur ballet sous l’oeil de notre photographe, qui a survolé l’océan alors que se rencontraient baleine, baleineau et plongeur.
Le Port, Saint-Leu, les Roches Noires, le Barachois... elles sont partout ! Les baleines se plaisent visiblement à faire le tour de notre île depuis leur arrivée en juin dernier. Et les côtes réunionnaises doivent certainement leur plaire, tant elles sont aperçues quotidiennement depuis les bords de mer.
Pour rappel, une charte d’approche est en vigueur pour ne pas effrayer ou blesser les cétacés. Il est, par exemple, interdit pour une embarcation d’encercler l’animal. Le bateau doit également couper tout moteur dès lors qu’il se situe à 300 mètres d’une baleine.

par www.ipreunion.com - le 5 septembre 2017 à 03:00 - Trois nageurs font fuir une baleine et son petit -

Une vidéo très explicite a été mise en ligne par Réunion en Lèr. Des images filmées au large du Cap Lahoussaye par un drone montrent une baleine et son petit fuyant devant trois nageurs qui se dirigent vers eux. "Les baleines s’approchent très près des côtes. Malheureusement, elles sont très souvent harcelées, aussi bien par les bateaux, les jet-skis, que les nageurs, ce qui les fait fuir et complique ainsi leur observation depuis la terre. Cela pénalise les Réunionnais qui n’ont pas les moyens de les approcher au plus près..." commente Réunion en Lèr qui rappelle "qu’il ne faut pas nager de façon active vers les baleines, mais se laisser approcher et surtout ne pas les approcher à moins de 15 mètres"