HISTOIRE DE 1900 A 1960

Ici sont regroupés des textes, documents et images
du passé du port de St.Gilles les Bains.


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Encore et toujours fidèle lecteur du Supplément gratuit du JOURNAL DE L'ILE DE LA REUNION, aujourd'hui c'est dans le numéro spécial " La ligne sous le vent " que j'ai trouvé ces photos de la gare de Saint-Gilles.
Oui, je sais, rien à voir avec le port ...

Ces documentsremontent aux environs de 1900.


collection Arno Bazin - N°20 supp JIR - 07/06/2009

Archives départementales de la Réunion - N°20 supp JIR - 07/06/2009

collection Younouss Patel - N°20 supp JIR - 07/06/2009

collection Emmeline Payet - N°20 supp JIR - 07/06/2009

collection J.François Hibon de Frohent - N°20 supp JIR - 07/06/2009

1900 / 1910 - Cette carte postale a été réalisée par E.Chardon vers 1905. Elle montre "l'étang de Saint-Gilles" et ses barques. La photo a été faite depuis la plage, vers l'intérieur des terres. Aujourd'hui, à la place des filaos, il y a une fouillis d'immeubles serrés les uns aux autres. ( collection Arno Bazin )

"C'était hier" JIR N° 46 saison 2 - Daniel Vaxelaire

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Le pont de chemin de fer enjambe "l'étang de Saint-Gilles", en amont de la plage,et à la place de l'actuel port. ( Collection A. Bazin )

"C'était hier" JIR N° 46 saison 2 - Daniel Vaxelaire

Le 24 janvier 1907, un incendie ravage Saint-Gilles

Sous le titre « LES GRANDS INCENDIES : une église, deux usines, et un village détruits… », le Mémorial de la Réunion, tome 4, page 387, a regroupé les récits de quelques-uns des grands incendies qui ont causé d’immenses dommages un peu partout sur l’île.



Extrait de la «Patrie Créole» du 24 janvier 1907. (Archives de la Réunion).


Trente ans plus tard, l'avion de Jean Legros survole le quartier de Saint-Gilles qui a brûlé en 1907.
Saint-Gilles-les-Bains, 23 janvier 1907.
Une heure de l'après-midi. Un ciel torride, sans un nuage porteur d'espoir d'un peu de pluie. C'est le plein été !
A l'entrée Nord du village, de nombreuses paillotes de pêcheurs ou de petits maraîchers, serrées les unes contre les autres. Elles sont construites sur une armature de bois tendre, bien sec, et recouvertes de palmes de vacoas. Un terrain d'élection pour le feu, comme en cet après-midi de janvier ...

Le quartier nord de Saint-Gilles devait avoir cette apparence ... Photo de Jean-Legros.

... Derrière l'ancienne maison communale, une maison s'enflamme soudain, on ne sait pourquoi. Un passant donne l'alarme à une heure et demie, alors qu'il est déjà trop tard ; la lourde brise d'été a attisé les flammes à une surprenante vitesse et, en l'espace d'une heure à peine, 26 maisons ne sont plus que des tas de cendres fumantes.
Il n'y a, au village de Saint-Gilles, ni pompier ni pompe. A peine peut-on déverser sur les flammes quelques seaux d'eau de mer ! Le chef de gare, M. Défour, expédie un télégramme à Saint-Paul afin que les pompiers de la commune soient dépêchés sur les lieux. Incompréhension ? On ne sait ! C'est le maire de Saint-Paul qui débarque par le train pour voir ce qui se passe !
Un second télégramme est alors expédié ou, plutôt, on essaie d'en expédier un second. L'opératrice a à peine commencé ses manipulations que le feu se communique à la gare où se trouve le télégraphe. Un gendarme saute alors sur sa monture pour se rendre à Saint-Paul...
Lorsque les pompes parviennent enfin à Saint-Gilles, à trois heures trente, il est trop tard pour un grand nombre de maisons. Tout ce que l'on peut faire, est d'empêcher que le désastre ne s'étende davantage.
Au soir, le sinistre est conjuré, mais sur une distance de six cents mètres, les flammes ont tout rasé.
«Il y a là, écrit la «Patrie Créole» du 24 janvier 1907, cent personnes des plus misérables, qui sont sans asile, et qui n'ont sur elles que les vêtements qui les couvrent. C'était navrant d'entendre les sanglots des mères, des enfants, des pères de famille eux-mêmes.
«Songez qu'en l'espace de moins de deux heures, ce fut la ruine pour tous. Il a fallu tirer de leur paillote et porter plus loin deux infirmes, une jeune fille et deux vieillards.
«Des maisons non brûlées on avait enlevé tous les effets, et à chaque pas, on heurtait des tas de meubles et de vêtements.
«Il faut espérer que la compagnie du Chemin de Fer saura reconnaître le dévouement du chef de gare Défour (...) (qui) a préféré laisser brûler tout ce qu'il possédait pour sauver l'argent et les registres de la comptabilité de la compagnie.
«Tout ici n'est que ruine et désolation.»

Aux environs de 1900 - "C'était hier" JIR N° 46 saison 2 - Daniel Vaxelaire
Guère de différence entre cette litho de Roussin de 1882 et la carte postale Henri Mathieu de 1900: la plage est réservée à quelques originaux??? très habillés. ( coll.Arno Bazin

L 'arrondi de la plage des Roches Noires
( avant que celles-ci ne soient mises en place, apparemment ).
Tout au fond, les cabines des baigneurs.
Très peu de maisons dans les filaos de Saint-Gilles... (Coll. A. Bazin)

Les roches noires ne seraient donc pas les vestiges
d'une ancienne marine mais un aménagement postéreur à 1900 ! ?

( Qui peut me dire ? )

"Du côté de Saint-Gilles" ,

numéro 46 - saison 2 - du supplément gratuit "C'était hier" du JIR le dimanche 06 décembre 2009.

rs 1910 - Une carte postale de D. ZAMPIERRO adressée par la tatie Anna à sa nièce Germaine, le 31 janvier, pour la remercier de ses voeux. Elle lui a envoyé par la poste un mouchoir gagné à une loterie, en cadeau ...

J'ai du mal à reconnaître cet endroit de Saint-Gilles les Bains ... Le bâtiment semble surmonté d'un clocher ... Une église ?

Dans les années trente on se promenait en barque sur l'Etang Saint-Gilles... A l'endroit même où le port sera creusé. Cette photo, d'André Blay a été copiée dans le supplément gratuit du JIR du dimanche 8 juillet 2007. N° 5.

Nous sommes en 1935, un peu plus haut que le port actuel dans la ravine St Gilles.
"Yvan Bottard à 22 ans avant de prendre son bain, un dimanche ( app 9X12 f:4,5 sur ibson photo tirée à l'aide d'un retardement acheté exprès." Le commentaire est de Madame BOTTARD qui habite toujours à Saint-Gilles et qui nous a confié ces photos de famille.

"Y Bottard 22 ans et sa mère Marthe de Palmas ( pêche à la main des chevrettes et chabots dans les cressons à Céraque."

Si mes souvenirs sont exacts, la cressonnière et un jardin potager existaient encore il y a quelques années juste au-dessus du pont de la ravine Saint-Gilles, à un jet de pierres du port. Quelqu'un aurait-il le souvenir que ce lieu portait le nom de "Céraque"?
Ci-dessous: on reste dans le même secteur ...

CLICANOO.COM | Publié le 14 décembre 2009 - A la découverte du bassin caché de Saint-Gilles
C’est un site méconnu, riche d’histoire, que la commune de Saint-Paul projette d’aménager en circuit touristique. A trente minutes de marche de la plage, le Bassin Maïs, niché dans la ravine Saint-Gilles, offre un sacré dépaysement. Balade guidée avec cinq jeunes du quartier Carosse.

Locaux, touristes... Tout le monde connaît les trois bassins de la partie haute de la ravine Saint-Gilles. Cormorans, Aigrettes et Malheur. Leur accès, depuis la route du théâtre, est officiellement interdit, mais des dizaines de promeneurs s’y rendent quotidiennement, pour prendre l’air ou piquer une tête. Peu de gens, en revanche, connaissent l’existence d’un autre bassin, en aval de la ravine Saint-Gilles, baptisé Bassin Maïs. Un superbe site naturel, riche d’une végétation endémique préservée, qui offre un véritable dépaysement forestier, à quelques pas de la mer. Rendez-vous est pris avec des jeunes du quartier Carosse, au-dessus du port de Saint-Gilles, pour une visite guidée de ce bassin caché. Joël Grondin, Jérôme Angama, Jean-Louis Langlet, Jean-Yves Saïda et Jim Moutama, la vingtaine, ont grandi à Carosse. La ravine de Saint-Gilles (qu’ils appellent “ravine dan fond la jeunesse”) a été le terrain de jeu de leur enfance. Ils en connaissent tous les recoins, toutes les substilités. “On y allait en famille, avec les camarades, pour pique-niquer et se baigner’, raconte Joël.
                                           LA RAVINE à SAUTER
Début de l’escapade, au coeur du lotissement, en empruntant un chemin privé (celui des De Villèle et consorts). Aucun panneau, pas de le moindre balisage, nos guides avancent à l’oeil. Pendant les dix premières minutes, le terrain est en pente, sans danger. Arrive le moment de bifurquer vers une zone escarpée. Il faut jouer des mains pour se frayer un passage dans la végétation dense. Aucun obstacle pour autant. Après 20 minutes de descente, le lit de la ravine se fait déjà entendre. “Il faut sauter la ravine”, explique Joël. Accessible pour le coup, mais fortement déconseillé en cas de crues. Nous voilà sur l’autre rive, côté Eperon. “Encore dix minutes, et on y est”, informe Jim. Qui se souvient avoir partagé un carri tête cochon, pas plus tard qu’il y a dix jours, au bord de la ravine. “On a mis les marmites et les épices dans une brouette. On a fait cuire sur place. Impeccable.” On remonte une canalisation sur 300 mètres. En jouant les funambules, par endroits. C’est sec. Ouf. Mais en cas de pluies, glissade assurée.
                                           ON REPASSERA POUR LA BAIGNADE
Deux sauts de rochers plus tard, nous voilà parvenus au fameux Bassin Maïs. Surprise déçue : l’eau est sale, jonché d’algues. On repassera pour la baignade. “Avant, c’était propre”, confie Joël. Avant, c’est loin. A l’exeption de Jim, les quatre autres dalons n’ont plus remis les pieds ici depuis cinq ans. Ils contemplent, nostalgiques : “On se régalait ici. Chacun avait sa place sur un rocher”. Et jurent que la baignade y est possible, quand le niveau d’eau est plus haut. De forme carré, le Bassin Maïs, alimenté par une petite cascade, est moins grand que celui des Cormorans ou des Aigrettes. “Moins dangereux aussi, expliquent les gars de Carosse. “Y a pas de courant, pas de rempart. On peuty aller tranquille. Pas comme à Malheur, où il y a déjà eu plein de morts”, commente Jean-Louis. Quelques mètres plus bas, le cour d’eau est plus limpide. Les berges sont accueillantes, bien qu’étroites. On annonce à nos guides que la mairie de Saint-Paul a l’intention d’aménager le site, pour le rendre accessible au plus grand nombre. Approbation générale. Joël, Jim, Jérôme and co sont partants pour donner un coup de main. Nettoyer le sentier, arracher les algues encombrantes à coups de sabre, et de masque, comme ils le faisaient à l’époque. Hormis Joel Grondin, tous sont au chômage. Ils ne cracheraient pas sur un petit contrat. “L’environnement, c’est de l’emploi durable”, confient-ils, à juste titre. A bon entendeur... Au passage, les cinq dalons ne perdent pas le sens des priorités : “Avant de nettoyer le Bassin Maïs, il faudra faire un cas avec notre quartier oublié”.           Textes et photos : Vincent Boyer

Six bassins D’après l’historien Bernard Marek, les plans de la ravine Saint-Gilles identifient six bassins. D’amont en aval, la liste est la suivante : Bassin Bleu, Bassin Cormorans, Bassin des Aigrettes, Bassin Malheur, Bassin Bois-de-senteur et Bassin Maïs.
Accès interdit, en théorie Depuis 2003, un arrêté municipal et préfectoral interdit l’accès aux bassins Cormorans, Aigrettes et Malheur, depuis l’Eperon. Les raisons de cette interdiction ? Deux des bassins servent de captage pour alimenter en eau potable un tiers des foyers de Saint-Paul, et les sentiers menant aux points d’eau présentent des risques d’éboulement. Une réglementation pour la forme, car un trou béant dans la clotûre permet à des dizaines de personnes d’y accéder quotidiennement. Rappelons que les bassins en question sont référencés dans la plupart des guides touristiques de la Réunion.
                                            “Un marché forain naturel”
Pieds de café, de cacao, de cerise, bananiers, jacques, mangues, zattes, sapotes, coeurs de boeuf, malayes, brèdes songes... Les arbres et fruits que l’on croise dans les sous-bois de la ravine Saint-Gilles sont légion. “Ici, c’est un marché forain naturel”, résume Joël Grondin, en expliquant qu’à l’époque, ses parents venaient s’y approvisionner, quand “l’argent manquait pour faire les courses”. La cueillette a cessé après qu’un des propriétaires du coin a clôturé l’accès au bas de la ravine. “Depuis quand la nature appartient à un seul bonhomme ?”, s’insurge Joël. A l’image du “ti ghetto de kala”, un taudis en tôle jonché de déchets d’équipements usagers (chaises, four micro-onde, machine à laver) les berges de la ravine abritent encore plusieurs cases abandonnées. Des traces de plantations (ananas, piments, bringelles) sont également visibles. Les vestiges de vies à la “roots”, en pleine nature, à l’écart de l’agitation balnéaire

Une réaction de lecteur « Anonyme » - Rendez-nous notre île
Le prétexte du captage d’eau est un prétexte bidon. Toute l’eau consommée à la Réunion vient des rivières, et la plupart ont des captages. Pourtant elles ne sont pas interdites. Et puis ce site naturel exceptionnel est un atout qui devrait être mis en valeur, alors que le tourisme à Saint-Gilles décline lentement.
Comme le dit l’article, c’est désormais un privé qui s’accapare l’accès au Bassin Maïs. Et le préfet interdit sans raison valable les bassins des Cormorans, Malheur et des Aigrettes. Et le préfet interdit toujours, sans raison valable, notre Volcan.
Et le préfet n’est ni vulcanologue, ni guide touristique, il est incompétent dans ces domaines. Et le préfet n’écoute ni les vulcanologues, ni les guides touristiques. Il n’a besoin de personne, car il n’écoute personne. Juste son supérieur au Ministère de l’Intérieur à Paris. Ce dernier ne s’y connaît pas plus en matière de volcan ou de sentier touristique.


CLICANOO.COM | Publié le 14 décembre 2009 - Un site riche en vestiges historiques
L’historien Bernard Marek fréquente les bassins de la ravine Saint-Gilles depuis 20 ans. Il s’y est rendu plusieurs dizaines de fois, et confirme que le site abrite quelques “curiosités” historiques, vestiges du XIXème siècle.

Reste-t-il des traces de patrimoine dans la partie basse de la ravine Saint-Gilles ?
D’après des témoignages oraux, on trouverait des traces d’un hôpital de convalescence, qui a existé au début du XIXème siècle. On dit aussi que le site abriterait la tombe d’un ancien esclave de la famille Botard, enterré près des vestiges de l’hôpital. Le site abrite également les ruines d’un original four à chaux, accroché à la paroi de la ravine. En périphérie des bassins, il reste aussi les ruines du moulin Cadère, qui servait à fabriquer des fils, ainsi que les vestiges d’une pompe à eau, qui renvoyait l’eau du canal Bruniquel jusqu’à l’usine de Vue-Belle. Autre trace du passé encore visible, le chemin pavé menant à la ravine depuis l’arrière du théâtre, qui était emprunté par Mme Deybassins. Ajoutons que Leconte-de-Lisle a consacré un poème à la ravine Saint-Gilles. Tout cela en fait un site riche de curiosités historiques.
Il y a là matière à aménager un circuit touristique ?
L’idée est bonne, à condition de mener des études. Je ne suis pas spécialiste, mais il me semble nécessaire de construire une retenue d’eau pour augmenter le niveau d’eau du Bassin Maïs. Il convient également de régler les problèmes de statut entre les propriéitaires du secteur, institutionnels ou privés. Mais si cela devait se concrétiser, ce serait évidemment un atout pour le tourisme


CLICANOO.COM | Publié le 14 décembre 2009 - Pourquoi pas un circuit touristique ?
L’office du Tourisme de Saint-Paul souhaiterait aménager l’accès au Bassin Maïs de Saint-Gilles, en vue de reconstituer un sentier touristique. “Ce site a du potentiel, juge Dominique Payet, directrice de l’Office. L’endroit est buccolique, situé à proximité immédiate du port de Saint-Gilles, et il offrirait une bonne alternative aux bassins situés en amont, qui sont interdits à la baignade.” Un intérêt repris en écho par l’élu saint-paulois Jean-Claude Melin, en charge de la sécurité publique : “Ce bassin ne sert pas de captage. On pourrait y autoriser la baignade, sans compromettre la ressource en eau”. Les atouts ne manquent pas, mais reste à déterminer la faisabilité technique d’un aménagement. “On n’y a pas encore réfléchi, admet Dominique Payet. Nous comptons solliciter la marie et Tamarum pour lancer des études.” Jean-Claude Melin confirme qu’une visite de reconnaissance doit être programmée prochainement, en présence des services techniques de la mairie et de Tamarum. A quand les premiers touristes sur ce sentier ? Il est trop tôt pour pour avancer une échéance, répond le président de la Sem balnéaire. “Cela va prendre du temps avec les autorisations des services de l’Etat. Mais la volonté de soutenir le projet est là.”

On reparle des Bassins de Saint-Gilles ...              
CLICANOO.COM | Publié le 3 février 2010 – SOCIETE - Nouvelle exploration dans la ravine Saint-Gilles
Huguette Bello accompagnée du sous-préfet Thomas Campeaux et de l’historien Bernard Marek a conduit une nouvelle marche dans la ravine Saint-Gilles. Cette seconde exploration était destinée à identifier de nouveaux accès aux trois bassins théoriquement interdits.

Comment permettre aux promeneurs de gagner les trois bassins de la ravine Saint-Gilles sans emprunter l’itinéraire actuel, soumis aux chutes de pierre ? Voilà le casse-tête auquel la ville de Saint-Paul cherche depuis plusieurs mois maintenant la solution. Une première “exploration” avait eu lieu au mois de décembre au départ du chemin Botard en direction des bassins Maïs et bois de senteur, dans la partie basse de la ravine. Hier, Huguette Bello, Thomas Campeaux et Bernard Marek se sont donc rendus au fond de la ravine. La députée-maire, le sous-préfet et l’historien étaient à la tête d’une délégation d’élus, de techniciens, d’associations et de journalistes. Objectif : tenter d’établir un véritable circuit touristique alternatif à la visite des bassins Malheurs, Aigrettes et Cormorans.
                                                                Une faune et une flore uniques
Cette fois, la délégation a démarré sa reconnaissance aux abords du théâtre de Plein Air avant de descendre dans la ravine par l’ancien chemin pavé en direction du quartier de Carrosse. Un circuit perpendiculaire au précédent qui ne permettait pas de rallier les trois bassins. Hier comme au mois de décembre, les visiteurs se sont tous déclarés enchantés par leur randonnée. À commencer par Bernard Marek. “En partie aval, c’est une ravine qui n’a quasiment pas été modifiée depuis le temps où Leconte de Lisle chantait sa beauté. C’est également l’une des seules ravines de l’Ouest qui est pérenne, où l’eau coule en permanence, ce qui fait qu’on y trouve une faune et une flore quasi uniques”. Papangues, tangues, pétrels de barau et autres endormis y ont notamment élu domicile au milieu des caféiers, cacaotiers et moufias pour ne citer que les espèces les plus connues. Mais l’historien s’émerveille surtout du patrimoine encore présent dans la ravine. Le chemin pavé notamment, “que Madame Desbassyns empruntait quand elle venait visiter ses plantations des bas”. Un ancien hôpital, un four à pain, un moulin et une ancienne pompe à eau figurent également sur la liste des sites à préserver et à valoriser. Huguette Bello a elle aussi confié son enthousiasme à l’issue de la marche. “Ce n’est pas une opération facile car on trouve aussi des propriétés privées, des captages d’eau. Cela va demander beaucoup de travail et de moyens mais il y a une vraie volonté de retrouver notre histoire”. La commune devra ainsi identifier clairement les différents propriétaires privés de la zone avant de négocier des droits de passage. Charge ensuite aux services d’organiser l’aménagement du site. Débroussaillage, balisage etc.. pourraient être réalisés sous la forme de chantiers d’insertion. Pas de calendrier donc tant que les travaux ne sont pas précisément définis. Restera tout de même à gérer la frustration des visiteurs qui pourraient ne pas se contenter de l’observation des tangues. Car la baignade restera de toute façon interdite dans les trois bassins principaux. Le sous-préfet de Saint-Paul a tenu hier à rappeler les contraintes du site. “Il ne faut pas oublier que l’arrêté préfectoral d’interdiction de la baignade est toujours en vigueur. Puisque les trois captages dans la ravine fournissent 40 % de l’eau potable sur la commune. Il y a un impératif de protection. Et ça ne changera pas. Il nous faut simplement rétablir un accès visuel”. Pas de baignade donc. À condition que les arrêtés soient alors respectés. Car des dizaines de promeneurs profitent encore chaque jour des eaux fraîches de la ravine, en dépit des clôtures et des panneaux d’interdiction. R. Lt.
  

"Procession ce 6 juin 1937 ( par Y Bottard photographe amateur ) - pour la même photo, autre commentaire: 21 juin 1936 seconde fête Dieu N°1 Parcours de la procession jour de la fête de Dieu par le rivage. par Y Bottard"

1936? 1937? Peu importe. On remarque au premier plan les rails du CFR. La procession passe pile sur le site du port actuel entre les plages des Brisants et des Roches-Noires. Saint-Gilles, minuscule village est à peine visible .S

Voici à quoi ressemblait le site de l'actuel port de Saint-Gilles entre 1940 et 1950.
"Avant que le port ne soit creusé, la zone était un étang, comme Saint-Paul" C'est une des légendes qui accompagne certaines photos parues sur le numéro spécial "Au fil de l'eau" du Journal de l'Ile du dimanche 17 juin 2007.

"Qu'est ce qui illustre mieux les bouleversements des temps modernes que cette photo de Jean Legros, qui date des années quarante ? On y voit l'embouchure paisible d'une rivière, des collines nues, la silhouette d'une maison perdue dans la végétation ... Pourtant vous êtes au beau milieu du port actuel et le pont de chemin de fer, au fond, se trouve à l'emplacement de l'actuelle passerelle qui enjambe la rivière, ou ce qu'il en reste. Quant aux collines nues, on sait ce qu'elles sont devenues ..." 

"C'était hier" JIR N° 46 saison 2
Daniel Vaxelaire
Photo: Jean Legros

Photos de la plage des Brisants au sud et des Roches Noires au nord prises entre 1950 et 1960 par Jean LEGROS.


Son neveu, Patrick LEGROS, qui réside à deux pas du port de plaisance a tout fait pour que l'oeuvre de Jean LEGROS ne disparaisse pas . Il a créé l'Association "Jean Legros Expo" et s'est entouré de partenaires dans le but de réaliser une magnifique exposition de 200 photos qui doit être présentée dans toutes les communes de l'île.

Patrick LEGROS nous a permis d'exploiter sur notre site les images du port de Saint-Gilles-les-Bains. Merci, Patrick, pour ce geste généreux.

N'hésitez pas à aller voir l'exposition.
Moi, en sortant, je me suis précipité à la librairie la plus proche pour y acheter le livre "Au coeur de la Réunion" qui retrace la vie de Jean LEGROS et regroupe les plus belles photos de 1940 à 1970.

Des pêcheurs, aucun doute. A la sortie de l’étang Saint-Gilles, certainement. Mais qui est l’auteur de cette belle photo ? En quelle année a-t-elle été prise ? Quelqu’un se reconnaît-il ? et à quoi pouvait bien servir cette structure qui ressemble à un pont à l’arrière plan ?

Cette photo figurait sur la couverture du numéro spécial n° 16 « C’ETAIT HIER – MON MARI PECHEUR » JIR dimanche 23 septembre 2007

1950/60

Cette image de Jean Legros montre le village de Saint-Gilles, vu depuis les collines, avant la construction du port et la folie immobilière: une poignée de maisons semées le long de deux axes, celui de la route, et celui de la ligne de chemin de fer, qui passe plus près de la mer. Au fond, l'église construite dans les années quarante." D. Vaxelaire.

numéro 46 - saison 2 - supplément gratuit "C'était hier" du JIR le dimanche 06 décembre 2009

A gauche, une photo aérienne de Jean Legros qui date des années 1950/60
( merci Patrick Legros)

A droite,l'autre photo, de Jean COLBE, date de 1954. Je l'ai recopiée sur le suplément gratuit du JIR du 12 juillet 2009, réalisé par Daniel VAXELAIRE. Le commentaire: "Saint-Gilles les Bains en 1954: pas de port, pas de surf, pas de bikini. Tout reste à inventer... "

La flèche montre l'orientation du cadrage, sauf erreur.
Le béton ne défigurait pas encore le paysage.


vers 1960 - "Le port n'est pas encore creusé - On remarque les avancées de pierres qui formaient l'ébauche d'un port, vestiges des projets de 1819, 1835 et 1840 ( signalés par Gabriel Gérard dans son ancien mais toujours incontournable " Guide historique" ..."   
 
numéro 46 - saison 2 - supplément gratuit "C'était hier" du JIR le dimanche 06 décembre 2009

vers 1970 - "Carte postale de la fin des années soixante, éditée par Ganowski. On voit le port dans sa configuration de l'époque. La rivière est isolée par une digue et ses eaux percolent sous la plage en temps normal; en cas de crue, les eaux percent le cordon littoral, qui se reconstitue ne quelques semaines.
( collection Monique Isautier) "

numéro 46 - saison 2 - supplément gratuit "C'était hier" du JIR le dimanche 06 décembre 2009

Henri de Monfreid, « Les Secrets de la Mer Rouge », un livre publié en 1931 qui a illuminé la fin de mon enfance. C’était mon père qui l’avait pris à la bibliothèque dans les années 60 …
Qui aurait pu croire que cinquante ans plus tard je retrouverais la trace de cet aventurier à Saint-Gilles ?

     lire l'aventure du "Rodali"

1959 ... Merci à Didier qui a placé cette photo sur Panoramio.

Une vue de Saint Gilles depuis Chemin Summer ...

Cette photo de Jean LEGROS date des années 60/70.
Nous sommes dans le lagon de l’Hermitage, pas très loin du port de Saint-Gilles. Le pêcheur manœuvre son radeau qu’on appelait un ou une « zingade ».
Ce mot a été amené à la Réunion par les engagés indiens. Sur la côte du Kerala le mot «jingada » désignait cette sorte d’embarcation élémentaire.
Pas question de naviguer en dehors du lagon là-dessus.
Qui pourrait me dire en quoi c’était fait ?

Réponse: Merci Gilles MALLET, gràce à votre reportage " Par lé O, par lé bas " j'ai appris qu'un zingade était fait en mât de chocas, bien sec. Forcément, j'aurais dû me douter !

 

Dans les années 1950/1960 "Loulou" une figure de Saint-Gilles ...

LIRE

Cette photo aérienne de Saint-Gilles a été prise par Jean LEGROS vers 1960. Le port n'existait pas encore. Merci à Gérard de me l'avoir signalée.

On sortait et on remontait les canots par l'exutoire de la ravine à travers la plage ( comme sur la photo à droite).

 

Merci à Patrick LEGROS de nous permettre de publier les documents de son oncle Jean.


1. Dans les années 50, une photo de Jean Legros.

La ravine, quand elle coule, est le seul moyen de mettre les bateaux à la mer.

 

2. Dans les années 60, de Jean Legros, encore.
Le premier port est aménagé: digue sud, digue ouest, digue nord. La ravine est endiguée, un peu ... La belle plage a été tranchée net. Au nord, les Roches-Noires; au sud les Brisants.

3. 2008, le port actuel.
On reconnaît les digues principales. La ravine a été endiguée plus en amont. Un îlot, des passerelles, des bassins ...

Des remarques ?

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