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MISE A JOUR :                vendredi 12 janvier 2018
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page accueil puis "retour sommaire" )
LE RISQUE REQUINS      Une baleine prise sur une drumline !
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION 
La Messe des Pêcheurs et ...
Les infos de la SNSM : Sauvetage d'un naufragé ...
Le Quotidien de la Réunion – le 19 mai 2015       
Le comité des pêches répond aux plaisanciers...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...

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UN PETIT NOUVEAU A SAINT GILLES
Ralph Nautic vient de livrer le premier

BARRACUDA 7 de BENETEAU


Avec sa cabine centrale et son confort, ce bateau est conçu pour la pêche et la famille.
Pour la pêche : Cabine centrale, grand cockpit, grand vivier, 1 porte de montée du poisson, grand emplacement pour l’électronique marine. Excellente stabilité latérale pour la pêche au fond, Excellente visibilité à 360°…..
Pour le confort : passe-avants sécurisés, couchette 2 places, WC séparé,
En Option : banquette, table, Ect

VENEZ LE VOIR !!!!

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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB

tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

23 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2017,
voir si je suis inscrit
     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
RE
TROUVEZ TOUS LES ECHANGES DEPUIS LE DEBUT 2015. C'est là que je les archive.
" suivi 2015 / 2016"
...
      LA SNSM
par www.ipreunion.com - le 27 décembre 2017 à 02:57 - Un marin secouru après sept mois de dérive dans l’océan Indien

Un marin de 54 ans a été secouru le lundi 25 décembre au large de La Réunion après avoir dérivé sept mois dans l’océan Indien, a-t-on appris ce mardi soir auprès de la société nationale de sauvetage en mer L’embarcation de fortune de ce marin qui dit être de nationalité polonaise a été repérée au large des côtes du sud-ouest par un voilier qui a alerté les secours.
Le cinquantenaire a indiqué qu’il dérivait en mer depuis sept mois. Il avait pris la mer en mai dernier au départ de l’Union des Comores située au sud-est de l’Afrique. Il comptait se rendre en Afrique du Sud pour y trouver du travail.
Son embarcation, une chaloupe de sauvetage de paquebot qu’il a lui même aménagée, est très vite tombée en panne.
Sans aucun moyen de communication ni instruments de navigation –il les auraient cassés — et avec des provisions prévues pour un mois, le marin a dérive entre les Maldives, l’Indonésie et l’île Maurice avant d’être secouru au large de La Réunion.
Avec son chat pour seule compagnie, le cinquantenaire a survécu en mangeant un demi sachet de soupe chinoise par jour parfois agrémentée par le produit de sa pêche.
Le marin a précisé qu’après 10 ans passés aux Etats-Unis, il s’est rendu en Inde en 2014 pour y acheter son embarcation en 2014. Il avait l’intention de naviguer jusqu’en Pologne mais son bateau a perdu son mât et il a dérivé jusqu’aux Comores.
Le cinquantenaire, qui a endommagé son embarcation en accostant, reste plusieurs mois dans l’archipel comorien. Il répare son bateau et reprend donc la mer en mai dernier.
Pris en charge par l’association des Gens de la mer, le marin, se dit dans l’impossibilité de repartir aux Etats-Unis son permis de séjour étant expiré. Il n’envisagerait pas non plus de retourner en Pologne. Il espère pouvoir réparer son bateau et rester quelques temps à La Réunion.
Menée par la gendarmerie, une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’aventure vécue par le marin

NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

Le 07 avril 2016 - Un mail de Guy MARCOZ - Mesdames, Messieurs, chers Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre connaissance ci-dessous, du courrier adressé récemment à Monsieur le président de la Région Réunion. Bien cordialement aux 4200 destinataires .. Guy Marcoz ( http://www.nautilus-lajeanne.com

Monsieur Didier ROBERT - Présidence de la Région Réunion
Hôtel de Région
97719 Saint-Denis cedex 9
Saint-Paul, le 24 mars 2016

Objet:
Création d'un récif artificiel et du Musée Maritime de l'Océan Indien ..

Monsieur Le Sénateur-Président,
Notre courrier du 25 janvier 2016 reste sans réponse à ce jour: pour rappel, nous vous demandions de bien vouloir nous accorder une audience afin de déterminer les actions et moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir concrétiser le projet cité en objet que nous sommes très nombreux à défendre. Or, lors de votre campagne électorale à laquelle nous avons apporté notre soutien, vous nous avez déclaré que vous feriez en sorte que ce projet soit mené à son terme pour le bien de La Réunion et de ses enfants.
Des informations récentes en provenance de Bordeaux et portées à notre connaissance, nous informent que les travaux de dépollution de la coque de la « Jeanne d'arc », préalables avant son entrée en cale sèche pour commencer son démantèlement, qui auraient dû être achevés en octobre 2015 ne le seront pas avant fin mai-début juin 2016. Ce retard nous donne le temps de mobiliser toutes les compétences tant locales que Nationales pour demander à l'Etat de revenir sur la décision prise de procéder à un démantèlement après de coûteux travaux de dépollution, contraire à l'esprit de la COP21 sur les recyclages intelligents, et de nous céder pour l'Euro symbolique, cette coque mythique dépolluée et aménagée, porteuse d'espoir en terme d'emplois pour notre île.
1/2
Comme vous ne pouvez pas compter sur l'appui des sept député-e-s réunionnais qui vous ont toujours combattu, peut-être pourriez-vous proposer au député-maire de Bordeaux, monsieur Alain Juppé, que nous avions eu le plaisir de rencontrer lors de sa visite chez nous en décembre dernier, d'être notre intercesseur pour interpeller le ministre de la Défense à l'Assemblée Nationale afin de sauver « La Jeanne » d'un scandaleux démantèlement pour lui donner une sépulture digne de son prestige qui rejaillira sur La Réunion ?
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur Le Sénateur-Président, en l'expression de notre très haute considération.
Le Secrétaire Général Le Président
Dr Hubert LHOTE Guy MARCOZ

- Copie à l'ensemble des destinataires de nos précédents courriers.
- Copie aux 4200 inscrits de notre boîte mail.
2/2                                                                                     retour sommaire

DMSOI - infos -

De Michel BERNARD
- Chef de l'unité Activités Maritimes -
Téléphone fixe : 0262 429 435 - GSM : 0692 639 629 -
michel-gaston.bernard@developpement-durable.gouv.fr -
adresse postale : Direction de la mer Sud océan indien - 45, avenue du 14 juillet 1789 - BP 89 -97822 Le Port cedex -
site internet DMSOI : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/

Le 05/04/2016 - Bonjour, Je vous adresse en pj, une note d'information concernant l'emplacement temporaire pour les balises (pour voir) de la réserve naturelle marine de La Réunion, BS3 et BS4 secteur Trou d'Eau. Merci de bien vouloir en assurer une large diffusion auprès de vos adhérents, usagers ... Cordialement
Le 09/03/2016 - Bonjour, - communiqué à diffuser largement : http://www.reunion.gouv.fr/rappel-de-la-reglementation-de-la-peche-aux-a1339.html - Cordialement -

(Pour information, l’unité Activités Maritimes a remplacé le service Politiques de la mer et du littoral, cette unité se trouve désormais au Port - vos courriels devront être adressés à : am.amgm.dm-soi@developpement-durable.gouv.fr )
 

Le 31/07/2015 Bonjour, A la demande du TCO, je vous adresse en pj, une affiche concernant les "consignes d'utilisation des bouées d'amarrage en baie de St Paul".
Le TCO a transmis également un communiqué de presse sur ce dossier.
Merci de bien vouloir relier l'information (par courriel, affichage, site internet...)Cordialement

CONSIGNES D’UTILISATION DES BOUÉES D’AMARRAGE EN BAIE DE SAINT-PAUL

Le TCO a installé trois dispositifs d’amarrage écologiques au large du débarcadère de Saint-Paul sur une profondeur comprise entre 12 et 18 mètres.
Respectueux du milieu naturel, ces systèmes d’amarrage équipés d’une bouée intermédiaire permettent de garder les fonds marins intacts (pas de ragage de chaînes au contraire des ancres temporaires).

Les consignes d’approche et d’amarrage
Orientez-vous face au vent ou à contre-courant pour faciliter la prise d’anneau et ne pas endommager la bouée.
Approchez-vous de la bouée lentement et avec précaution.
Ne vous amarrez pas en haut de la bouée de surface. L’anneau supérieur n’est pas conçu pour résister aux tractions, il sert exclusivement à gaffer la bouée.
Amarrez-vous au plus court au bout fixé sous la bouée afin de limiter la zone d’évitage des embarcations.
Vérifiez l’état du bout soumis à l’usure des amarrages successifs.
Le règlement d’amarrage
Accès libre
Longueur maxi de l’embarcation : 20 mètres
Poids total maxi : 20 Tonnes
1 embarcation par bouée
Obligation de laisser une personne à bord de l’embarcation en surveillance pendant toute la durée d’amarrage.
Obligation de s’amarrer au bout d’amarrage et non directement à l’anneau supérieur de la bouée.
Interdiction de s’amarrer en cas d’avis de forte houle et lors d’événements cycloniques.
L’amarrage reste sous la responsabilité du propriétaire de l’embarcation

Merci de signaler au TCO tout problème rencontré sur les dispositifs ou toute usure du système
(Tél. : 0262.32.12.12 – Courriel : courrier@tco.re).                                                  
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Le 02/04/2015 - Bonjour, - La nouvelle division 240 entre en application le 1er mai prochain, voici un lien pour pouvoir télécharger le document :
http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/la-nouvelle-division-240-entre-en-application-le-a146.html
merci de bien vouloir diffuser largement - Cordialement - Michel BERNARD.                       
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Le 20/04/2015 - Bonjour, Merci de bien vouloir rappeler à vos adhérents leurs obligations en matière de marquage de captures en pêche de loisir. (par affichage, par courriel...). Lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/rappel-marquage-des-captures-dans-le-cadre-de-la-a612.html ( ou lien ci-dessous.) - Cordialement

Le 28/10/2014
- Bonjour monsieur le Président Pourriez vous communiquer à nouveau auprès de vos adhérents, sur l'
arrêté préfectoral n° 954 du 11 juin 2013 fixant les conditions de marquages des captures effectuées dans le cadre de la pêche de loisir dans les eaux maritimes de la Réunion ? Merci de votre collaboration - Très cordialement - Michel BERNARD.
Le 25/07/2014 - Bonjour, Je vous transfère le msg concernant la publication de 3 arrêtés préfectoraux concernant la nouvelle route du littoral afin que vous puissiez les afficher et les diffuser notamment auprès des professionnels et plaisanciers. - Cordialement - Michel BERNARD

Mon commentaire: Trop lourd, retrouvez les 3 arrêtés sur le site de la DMSOI                 retour sommaire

Le 30/04/2013 - En cliquant sur le lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=sommaire
Vous saurez tout sur les événements maritimes à venir (Journées de la mer...)    Bonne journée
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L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

Le Quotidien de la Réunion le 19/05/2015 - COMITE REGIONAL DES PECHES MARITIMES - « Le mauvais exemple des plaisanciers »
Accusé par le Comité de défense des plaisanciers de fermer les yeux sur les méfaits de la surpêche industrielle dans l'océan Indien, le Comité régional des pêches maritimes renvoie les plaisanciers à leur propre refus de voir leur pêche réglementée.

En privant les requins de grand large de leur nourriture, la surpêche industrielle dans l'océan Indien serait l'une des causes des attaques de squales près des côtes de La Réunion. L'argumentaire développé dans nos colonnes le 13 mai dernier par le Comité de défense des plaisanciers a fait bondir le Comité régional des pêches maritimes (CRPM), mis en cause pour son silence sur les activités des bateaux-usines, palangriers et autres longliners, qui prélèvent des milliers de tonnes de pélagiques grâce aux pièges des DCP (dispositifs concentrateurs de poissons) flottants déployés sur des dizaines de kilomètres carrés.
« C'est bien la première fois que le Comité de défense des plaisanciers se préoccupe des stocks de la bande côtière !», raille le secrétaire général du CRPM Ludovic Courtois.
                                                   Des restaurateurs poursuivis
«On a plutôt eu l'habitude de les voir s'élever contre tous projets de réglementation visant justement à la durabilité envi­ronnementale : l'encadrement de la pêche aux moulinets électriques, la mise en place de licence pour l'accès aux DCP des professionnels dont l'un des objectifs étaient de mieux connaître l'effort de pêche des pêcheurs de loisirs ou l'instauration de quotas pour la plaisance afin d'assurer une préservation ».
Pour le CRPM, si la petite pêche est en souffrance, «c'est d'abord la faute au mauvais exemple que les faux pêcheurs de plaisance, les braconniers de la mer, donnent aux professionnels ils ne payent rien, on ne leur demande rien, ils pêchent le même poisson et s'autorisent à le vendre auprès de la clientèle des professionnels ». Grâce au programme d'intégration des informels lancé en 2007, la tendance est en passe de s'inverser, assure Ludovic Courtois, qui évoque «15 nouveaux candidats » au diplôme de pêche chaque année et même « 70 candidats sur les trois premiers mois de 2015».
Un renouveau de la petite pêche qui s'explique selon le OMM par une « amplification des contrôles de l'Etat » qui visent à enrayer un marché parallèle. «Des restaurateurs peu scrupuleux soupçonnés de s'approvisionner en poisson de la plaisance seront prochainement jugés au tribunal. Le Comité prendra part à chacune de ces affaires en se portant systématiquement partie civile », indique Ludovic Courtois, qui récuse l'assertion selon laquelle des requins affamés par les prélèvements industriels intensifs dans l'océan Indien se réfugieraient près de nos côtes. .
Pour le secrétaire général du CRPM, c'est la disparition des requins côtiers (prélevés sans compter par les professionnels et les plaisanciers) qui a permis aux requins bouledogue et tigre . de s'installer dans la bande côtière. «Dès novembre 2013, on a délibéré une résolution pour interdire cette pêche, avant qu'un arrêté préfectoral ne rende cette interdiction effective début 2015. On n'a pas attendu les plaisanciers pour agir », martèle Ludovic Courtois. « Jean René Enilorac n'a pas attendu que Bertrand de Boisvilliers croise sur le banc des 90 milles un thonier senneur pour se préoccuper d'une cohabitation équilibrée entre les pêcheries ! Il a obtenu de la Sapmer un appui de 100 000 euros pour le parc de DCP aux fins de maintenir et sauvegarder la pêche artisanale. DCP dont les plaisanciers ont profité et continuent d'utiliser chaque jour, malgré la réglementation préfectorale ! »
En donnant un avis favorable à l'immatriculation RU de deux thoniers senneurs de la Sapmer, le CRPM a aussi favorisé le calcul d'une antériorité de pêche sur ces deux navires qui servira, espère Ludovic Courtois, à d'éventuels futurs quotas de pêche imposés par la Commission des thons de l'océan Indien.         Thierry LAURET    
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LES BALEINES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, les derniers arrivages ...                

Zinfos974.com - Dimanche 19 Novembre 2017 - 12:04 - La grande Une - Saison des baleines 2017: Plus de 270 individus identifiés, un record

Après deux années particulièrement pauvres en termes d'observation, la saison des baleines 2017 a eu de quoi émerveiller. De début juillet au 7 novembre, ce sont pas moins de 270 individus différents qui ont été observés, offrant un exceptionnel spectacle.
"C'est un chiffre record. Avant ça, la meilleure saison était en 2013, avec 179 baleines répertoriées", indique Laurent Mouysset. Le responsable administratif de Globice précise que le travail de "décorticage" des photo-identifications n'est pas encore totalement terminé, et pourrait encore légèrement faire grimper ce nombre.
"On a vu pas mal de groupes actifs, avec des mâles se battant pour les femelles. On a aussi vu beaucoup de baleines accompagnées de baleineaux. On ignore d'ailleurs où a eu lui la reproduction", poursuit le passionné. "Par contre, il y a peu de fidélité. Depuis le début de la photo-identification, en 2001, seule une trentaine de baleines passées à La Réunion y sont revenues, alors que nous avons 1150 caudales dans notre catalogue".
                    Les baleines gardent leur secret
Mais comment expliquer une telle différence d'une année sur l'autre ? "On n'a pas d'explication concrète", concède Laurent Mouysset. "Pour les deux années passées, on peut penser que c'était lié au phénomène El-Niño. Mais on ignore les facteurs qui ont contribué à rendre cette année 2017 si exceptionnelle".
Ainsi, pour l'an prochain, aucune prédiction. Juste l'espoir que les géants des mers soient de nouveau au rendez-vous.
Pour rappel, si la saison des baleines est désormais terminée, la charte d'approche reste applicable aux dauphins et aux tortues, qu'il convient de respecter et de ne pas approcher de trop près.                         Marine Abat - marine.abat@zinfos974.com

par www.ipreunion.com - le 5 septembre 2017 à 03:00 - Trois nageurs font fuir une baleine et son petit -

Une vidéo très explicite a été mise en ligne par Réunion en Lèr. Des images filmées au large du Cap Lahoussaye par un drone montrent une baleine et son petit fuyant devant trois nageurs qui se dirigent vers eux. "Les baleines s’approchent très près des côtes. Malheureusement, elles sont très souvent harcelées, aussi bien par les bateaux, les jet-skis, que les nageurs, ce qui les fait fuir et complique ainsi leur observation depuis la terre. Cela pénalise les Réunionnais qui n’ont pas les moyens de les approcher au plus près..." commente Réunion en Lèr qui rappelle "qu’il ne faut pas nager de façon active vers les baleines, mais se laisser approcher et surtout ne pas les approcher à moins de 15 mètres"


  Les échos des quais
Zinfos974.com -Jeudi 11 Janvier 2018 - 14:39 - Cap requins 2 : "Une baleine prise dans une drumline", selon Jean-Bernard Galvès

Jean-Bernard Galvès et Didier Derand : " Est-ce que La France a le droit de mettre des engins de pêche susceptibles de tuer des baleines dans une zone de reproduction? La réponse est non"
Alors que la préfecture a annoncé récemment de nouvelles mesures pour réduire le risque requin, Jean-Bernard Galvès a, ce jeudi, lancé un pavé dans la mare. Selon l’analyse du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration, une baleine a été prise dans une drumline. Des faits qui remontent à août 2015 et évoqués comme une perte dans le "rapport au Comité scientifique" émis par le comité des pêches (CRPMEM) concernant Cap Requin2.
La perte de drumline, installée devant Saint-Gilles est survenue dans la nuit du 18 au 19 août 2015 alors qu’elle venait d’être réappâtée dans la soirée. Le lendemain l’ensemble du dispositif a disparu. Ce n’est que 4 jours plus tard que la bouée GPS émettra de nouveau un signal du coté de l’Etang-Salé, de manière irrégulière.
Des messages de positionnement irréguliers qui, selon le scénario du porte-parole du collectif, correspondrait à une baleine emmêlée dans la drumline avec une balise GPS coincée contre le corps de l’animal. Cette dernière serait au fil du temps "un peu remontée contre le corps de la baleine" et aurait émis des signaux en fonction de la remontée de l'animal à la surface pour respirer. "La balise, trainée sous l'eau ne peut pas émettre de position. La bouée de 60 litres est elle aussi entrainée sous l'eau, ce qui la rend invisible". La baleine a alors parcouru une distance de plus de 25 km du lieu de pose de la drumline.

Le 22 août, un bateau est envoyé à l’Etang-Salé. Sur site, seule la bouée de drumline a été récupérée, sans bas de ligne, le cordage défait. "La balise émettrice, l’autre bouée et le reste de l’engin de pêche ont brusquement disparu", note le président de l’association Requins Intégration. Aucune trace de la baleine ni cadavre n’ont également été retrouvés.
Pour le Comité des pêches, une personne aurait volontairement déplacé la palangre et détaché le bas de ligne. Une plainte a été déposée.
"La version du comité des pêches tient du complot et ignore jusqu'au principe d'Archimède", insiste Jean-Bernad Galvès. "Il est si fréquent que les baleines s'emmêlent dans des engins de pêche que certains pays comme les États Unis et l'Australie ont mis en place des organismes de secours".
L’analyse du collectif a été envoyée à la préfecture, la DEAL, le CRA, la DMSOI, l’IRT et au ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot.
250 baleines étaient de passage l’année dernière "mais heureusement peu de drumlines ont été posées". "L’Etat doit tirer des conclusions et ne pas mettre en danger ces animaux protégés. Imaginer l’image que cela donne de La Réunion", questionne-t-il.
Selon le porte-parole du collectif, il existerait deux antécédents à La Réunion : En 1989 une baleine aurait été emmêlée dans un DCP du CRPEM devant Saint-Leu et dévorée par des requins. Une autre en août 2014 a été observée entortillée dans une drumline "sauvage" n’appartenant pas à Cap requins 2 devant Saint-Gilles.      PB
Presque tout ce qui est paru dans la presse depuis 2011
     

        La presse en parle
Zinfos974.com - vendredi 05 janvier 2018 - 15h26 - Risque d'inondation : L'accès à la plage des Roches Noires interdit

L'accès à la plage des Roches Noires est provisoirement suspendu. La baignade et les activités nautiques sont par conséquent interdites suite à l’écoulement de la Ravine Saint Gilles. Ci-dessous, l'arrêté municipal.
ARRÊTÉ N° 18010002
Portant interdiction provisoire d’accès à la plage des Roches Noires, de la baignade et des activités nautiques suite à l’écoulement de la Ravine Saint Gilles
Le MAIRE de la COMMUNE de SAINT-PAUL,
• VU la loi 82-213 du 02 Mars 1982 modifiée relative aux droits et libertés des communes, des Départements et des Régions,
• VU le Code Général des Collectivités Territoriales, notamment ses articles L 2212-1, L 2212-2, L 2212-3 et L 2213-23 ;
• VU l’arrêté municipal n° AM14040196 du 15 avril 2014 délégation de fonction à M. Jean Marc AURE, Adjoint de quartier ;
CONSIDÉRANT qu’il y a lieu, dans le cadre de la prévention du risque inondation d’interdire l’accès à la plage des Roches Noires.
L’accès à la plage des Roches Noires ainsi que la baignade et les activités nautiques seront interdits du jeudi 04 janvier 2018 à 16 heures jusqu’à nouvel ordre.
Le Directeur Général des Services, les forces de police et de gendarmerie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera transcrit sur le registre de la mairie, transmis à Monsieur le Sous-Préfet de Saint-Paul, affiché en Mairie et partout où besoin sera, et inséré au recueil des actes administratifs de la commune. - Ville de Saint-Paul

Zinfos974.com - Jeudi 4 Janvier 2018 - 19:36 - A la Une ... - Plage des Roches noires : La ravine Saint-Gilles coule dans la mer

La ravine Saint-Gilles est en temps normal séparée de la mer par un bouchon de sable, au niveau de la plage des Roches noires. Ses eaux sont stagnantes, ne sentent pas toujours la rose et de nombreuses jacinthes d'eau y prospèrent, au milieu de quelques déchets et autres bouteilles en plastique.
Et à chaque grosse pluie, le même phénomène se reproduit : sous la pression des eaux, le bouchon de sable saute et les eaux se déversent dans la mer, emportant avec elles toutes les ordures et les jacinthes et les déposant ensuite sur la plage...
C'est ce qui s'est passé suite aux grosses pluies d'hier, comme en atteste la vidéo ci-dessous.
A noter la présence des enfants jouant dans l'eau de la rivière, à l'embouchure. Pas sûr que ce soit une très bonne idée, vu le nombre de germes qui devaient se trouver dans l'eau stagnante de l'étang...        Pierrot Dupuy
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Zinfos974 - Samedi 5 Août 2017 - 08:51 - Economie - 80 petits pêcheurs réunionnais rejoignent le projet Réunion Pêche Australe

80 petits pêcheurs ont décidé de rejoindre la SAPPMA, actionnaire de la SAS Réunion Pêche Australe (RPA), en souscrivant à son augmentation de capital afin de bénéficier des retombées économiques de la pêche à la légine, qui leur était jusqu’à présent inaccessible, indique la Société des Artisans Pêcheurs Professionnels des Mers Australes dans un communiqué.
RPA est l'un des 5 armements français autorisés à la pêche à la légine par les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises). L'ouverture du capital le mois dernier a permis 42 nouvelles demandes d'adhésion en un mois. "Cette évolution impressionnante porte désormais le nombre d’actionnaires de la SAPPMA à 80 (contre 38 en 2016), soit plus de la moitié des pêcheurs professionnels actifs de La Réunion", se félicite la Société.
La SAPPMA rappelle que la pêche à la légine est restée longtemps inaccessible aux petits pêcheurs côtiers et artisanaux professionnels de La Réunion, faute de moyens techniques et des ressources importantes nécessaires. Une situation qui a changé en 2016 avec l'arrivée d'un nouvel acteur, Réunion Pêche Australe.
Pour Christophe Binet, travaillant comme pêcheur côtier professionnel, "partir avec RPA à bord du Corinthian Bay en 2016 à la pêche à la légine, à 3000 kilomètres de la côte réunionnaise, représentait un beau challenge à relever, un revenu supplémentaire bienvenu dans une période où les ressources pélagiques se font plus rares et au final une belle expérience".
Stéphane Vienne, pêcheur côtier passionné depuis une dizaine d’années et gérant de la SAPPMA affirme : "En effet, la méthode de pêche a beaucoup changé ces dernières années. La petite pêche est un métier de plus en plus difficile de par les conditions météorologiques très changeantes, des charges qui ne cessent d’augmenter, des ressources pélagiques proches des côtes réunionnaises considérablement diminuées notamment en ce qui concerne le thon et la dorade. De ce fait, on est obligé d’aller de plus en plus loin et d’avoir recourt à des technologies de plus en plus poussées. Auparavant, nos aînés pêchaient dans un petit canote pas besoin de GPS ni de sondeurs etc. ".

IMAZPRESS - 29/07/2017 L'interprofession informe les professionnels - Les petits pêcheurs peuvent bénéficier d'aides européennes

L'association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture adapte ses circuits d'écoulement de la production de la pêche artisanale côtière. Objectif : faire bénéficier aux petits professionnels des aides européennes. Nous publions ci-après le communiqué de l'Aripa
L’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) a réuni, le 27 juillet 2017, son comité de gestion des espèces pélagiques (COGEPEL) et celui des poissons de fond (COGEFOND) dont c’était la séance d’installation. L'ordre du jour comportait la question essentielle des aménagements à mettre en place pour garantir une meilleure intégration de la pêche artisanale côtière au sein de l’interprofession. En effet, le constat réalisé depuis plusieurs mois montrait que les pêcheurs artisans côtiers qui continuaient à privilégier les circuits courts pour la commercialisation de leur poisson, ne pouvaient pas bénéficier des aides de l’Union européenne.
Parce que les tonnages écoulés en dehors de l’ARIPA n’impactent pas la structuration du marché local, qui constitue la raison d’être de l’interprofession, les comités de gestion ont décidé à l’unanimité, en présence des représentants de la DMSOI et du Conseil régional, de supprimer les conditions d’apport total dans les circuits d’écoulements de l’ARIPA, qui étaient jusqu’alors requises, pour accéder aux aides à la production du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).
Les petits pêcheurs côtiers bénéficieront ainsi sur leurs volumes pêchés depuis le 1er janvier 2017 des aides européennes du plan de compensation des surcoûts (PCS) tout en conservant leurs circuits de commercialisation habituels, en adhérant à l’Association des pêcheurs professionnels côtiers de la Réunion (APPECOR), membre de l’ARIPA. Les petits pêcheurs sont invités à prendre contact avec l’interprofession pour s’informer des modalités du dispositif. Les pêcheurs souhaitant déposer un dossier de demandes d’aides sur les volumes pêchés au 1er semestre 2017 doivent adhérer à l’interprofession avant le 31 août 2017.
Une campagne d’information est lancée dans la presse locale afin d’informer les petits pêcheurs. Elle génère d’ores et déjà plusieurs nouvelles adhésions à l’interprofession. Cette adaptation des circuits d’écoulement de la pêche artisanale côtière constitue en effet une étape attendue par la profession et décisive pour soutenir ce secteur d’activité primaire dont les effectifs ne cessent de s’amoindrir d’année en année.
Si vous souhaitez bénéficier dès le premier semestre 2017 des aides européennes à la production sans passer par les circuits interprofessionnels, adhérez à l’Aripa avant le 31 août 2017. Plus de renseignements au 06 92 64 72 70 ou à aripa-leport@orange.fr, par mail.                    retour sommaire


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Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.

Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.

Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.

Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.

Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.

Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.

Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.

Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".

La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.

On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !

Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.

Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.

Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !

A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.  retour sommaire

Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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Vous pouvez retrouver les textes et photos parus précédemment sur cette page en allant dans la rubrique "La vie du port de Saint-Gilles", suivre ce qui paraît dans les journaux dans la rubrique "Dans la presse" et les comptes-rendus des réunions avec la CCIR dans "La gestion".

Une excellente photo du port de Saint-Gilles