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CARTE DES VENTS ( pour expliquer à vos marmailles ... )
MISE A JOUR :  mercredi 22 novembre 2017
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page accueil puis "retour sommaire" )
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION 
La Messe des Pêcheurs et ...
Les infos de la SNSM : Sauvetage d'un marin
Le Quotidien de la Réunion – le 19 mai 2015       
Le comité des pêches répond aux plaisanciers...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...

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UN PETIT NOUVEAU A SAINT GILLES
Ralph Nautic vient de livrer le premier

BARRACUDA 7 de BENETEAU


Avec sa cabine centrale et son confort, ce bateau est conçu pour la pêche et la famille.
Pour la pêche : Cabine centrale, grand cockpit, grand vivier, 1 porte de montée du poisson, grand emplacement pour l’électronique marine. Excellente stabilité latérale pour la pêche au fond, Excellente visibilité à 360°…..
Pour le confort : passe-avants sécurisés, couchette 2 places, WC séparé,
En Option : banquette, table, Ect

VENEZ LE VOIR !!!!

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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB

tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

21 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2017,
voir si je suis inscrit
     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
RE
TROUVEZ TOUS LES ECHANGES DEPUIS LE DEBUT 2015. C'est là que je les archive.
" suivi 2015 / 2016"
Le 13 septembre 2017 _ Une info de Gérard MICHEL

La PAROISSE de SAINT GILLES LES BAINS et l’ASSOCIATION DES AMODIATAIRES DU PORT DE SAINT GILLES LES BAINS vous invitent le

Dimanche 8 octobre 2017

 

9h30 h : Messe en l’hommage des disparus en mer, messe célébrée par le Père TORPOS. A cette occasion, les services de secours seront mis à l’honneur.

11 h : Départ des bateaux et bénédiction à leur retour.

12 h : Vin d’honneur avec les amodiataires du Port et la paroisse.

      LA SNSM
Zinfos974 - Jeudi 13 Juillet 2017 - 15:14 - A la Une .. - La SNSM porte secours à un blessé à bord d'un voilier au large de La Réunion

Le 12 juillet 2017 vers 20h, le CROSS Réunion reçoit par VHF l'appel d'un voilier en difficulté au large et au Nord de La Réunion avec un blessé à bord. Le voilier, dont la position n'est pas précise, n'arrive pas à entrer en communication avec le CROSS.
Plusieurs navires de commerce en transit dans la zone sont interrogés et l'un d'entre eux, le navire vracquier "Shinyo Brilliance " de 290 mètres sous pavillon libérien, est dérouté vers 21h15 afin de tenter une localisation du voilier. Vers 22H40, la vedette SNSM de Saint-Gilles "Vincent Bosse" est également engagée afin de participer aux recherches.
A 00H34, un échange téléphonique avec le voilier permet de le localiser à 27 kilomètres au Nord /Nord-Est de Sainte-Suzanne. Le skipper du voilier, blessé à la suite d'une chute a ressenti de fortes douleurs. Son équipier a assuré la conduite du voilier à vitesse très réduite vers les côtes réunionnaises.
Un autre marin secouru ces dernières 24 heures
Après une consultation médicale avec le SAMU de coordination médicale maritime 974, l'équipage de la SNS 459 procède à 02h10 à l'évacuation du plaisancier blessé. La conduite du voilier est confiée à un marin bénévole de la SNSM qui reste à bord. A 05H00, le skipper blessé est pris en charge à quai au port Ouest par un véhicule médicalisé du SAMU.
Après une relève d'équipage, la vedette SNSM repart à 05h25 vers le voilier qui est pris en remorque à 07h28 pour faire route vers le port Ouest.
En fin de matinée, la vedette "Vincent Bosse" a effectué une autre sortie en mer afin d'évacuer un marin malade, sur un porte-conteneur (337 m de long – pavillon du Liberia) et faisant route vers Colombo.
La SNSM est une association dont la principale mission est de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en mer et sur les côtes. Son financement repose essentiellement sur la générosité du public et des partenaires privés. La SNSM a reçu du Premier ministre le label de grande cause nationale 2017. L'association fête également son cinquantenaire cette année.

par www.ipreunion.com - le 21 janvier 2017 à 17:15 - Sainte-Marie cherche des sauveteurs en mer

Dans une annonce publiée sur leur page Facebook, la station de sauvetage en mer de La Réunion a indiqué être à la recherche de volontaires du côté de Sainte-Marie. Les bénévoles motivés par les activités de secourisme et la navigation peuvent transmettre leurs candidatures.
Un appel au recrutement de volontaires a été lancé par la station de sauvetage en mer de Sainte-Marie. Pas de critères précis sur le profil des bénévoles, mais surtout une candidature "motivée par l’amour de la mer, les activités en groupe autour du secourisme, de la navigation côtière ou au large et l’aventure au sein d’une équipe existante soudée".
Bien sûr, les connaissances ou expertises dans ces différents domaines sont les bienvenues. Mais elles ne sont pas forcément nécessaires : des formations spécifiques seront dispensées tout au long de l’année.
Outre les candidats embarqués, d’autres profils sont également souhaités, avec des "compétences en organisation, secrétariat ou préparation de manifestations diverses".

NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

Le 07 avril 2016 - Un mail de Guy MARCOZ - Mesdames, Messieurs, chers Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre connaissance ci-dessous, du courrier adressé récemment à Monsieur le président de la Région Réunion. Bien cordialement aux 4200 destinataires .. Guy Marcoz ( http://www.nautilus-lajeanne.com

Monsieur Didier ROBERT - Présidence de la Région Réunion
Hôtel de Région
97719 Saint-Denis cedex 9
Saint-Paul, le 24 mars 2016

Objet:
Création d'un récif artificiel et du Musée Maritime de l'Océan Indien ..

Monsieur Le Sénateur-Président,
Notre courrier du 25 janvier 2016 reste sans réponse à ce jour: pour rappel, nous vous demandions de bien vouloir nous accorder une audience afin de déterminer les actions et moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir concrétiser le projet cité en objet que nous sommes très nombreux à défendre. Or, lors de votre campagne électorale à laquelle nous avons apporté notre soutien, vous nous avez déclaré que vous feriez en sorte que ce projet soit mené à son terme pour le bien de La Réunion et de ses enfants.
Des informations récentes en provenance de Bordeaux et portées à notre connaissance, nous informent que les travaux de dépollution de la coque de la « Jeanne d'arc », préalables avant son entrée en cale sèche pour commencer son démantèlement, qui auraient dû être achevés en octobre 2015 ne le seront pas avant fin mai-début juin 2016. Ce retard nous donne le temps de mobiliser toutes les compétences tant locales que Nationales pour demander à l'Etat de revenir sur la décision prise de procéder à un démantèlement après de coûteux travaux de dépollution, contraire à l'esprit de la COP21 sur les recyclages intelligents, et de nous céder pour l'Euro symbolique, cette coque mythique dépolluée et aménagée, porteuse d'espoir en terme d'emplois pour notre île.
1/2
Comme vous ne pouvez pas compter sur l'appui des sept député-e-s réunionnais qui vous ont toujours combattu, peut-être pourriez-vous proposer au député-maire de Bordeaux, monsieur Alain Juppé, que nous avions eu le plaisir de rencontrer lors de sa visite chez nous en décembre dernier, d'être notre intercesseur pour interpeller le ministre de la Défense à l'Assemblée Nationale afin de sauver « La Jeanne » d'un scandaleux démantèlement pour lui donner une sépulture digne de son prestige qui rejaillira sur La Réunion ?
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur Le Sénateur-Président, en l'expression de notre très haute considération.
Le Secrétaire Général Le Président
Dr Hubert LHOTE Guy MARCOZ

- Copie à l'ensemble des destinataires de nos précédents courriers.
- Copie aux 4200 inscrits de notre boîte mail.
2/2                                                                                     retour sommaire

Le 20 novembre - Un mail de Guy MARCOZ de l'association "NAUTILUS LAJEANNE"

NON au démantèlement de la Jeanne d'Arc dépolluée, OUI au récif artificiel à La Réunion!
Association Nautilus - L'impact médiatique que représente la création dans la baie de Saint-Paul à La Réunion, du plus fabuleux récif artificiel de l'Océan Indien,... grâce à l'immersion par moins 40 mètres de la coque entièrement dépolluée de la mythique "Jeanne d'Arc", lestée de pierres provenant des 94 départements de métropole et des 126 pays et îles où elle fit 800 escales dans 204 ports, durant ses 45 années de service en qualité d'ambassadrice de La France sur toutes les mers du monde,... boostera durablement les activités touristiques de notre île en particulier, celles liées à la mer et à sa protection: pêche; plongée; recherche scientifique; sous-marins de loisirs.

Signez la pétition                                                                         retour sommaire

DMSOI - infos -

De Michel BERNARD
- Chef de l'unité Activités Maritimes -
Téléphone fixe : 0262 429 435 - GSM : 0692 639 629 -
michel-gaston.bernard@developpement-durable.gouv.fr -
adresse postale : Direction de la mer Sud océan indien - 45, avenue du 14 juillet 1789 - BP 89 -97822 Le Port cedex -
site internet DMSOI : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/

Le 05/04/2016 - Bonjour, Je vous adresse en pj, une note d'information concernant l'emplacement temporaire pour les balises (pour voir) de la réserve naturelle marine de La Réunion, BS3 et BS4 secteur Trou d'Eau. Merci de bien vouloir en assurer une large diffusion auprès de vos adhérents, usagers ... Cordialement
Le 09/03/2016 - Bonjour, - communiqué à diffuser largement : http://www.reunion.gouv.fr/rappel-de-la-reglementation-de-la-peche-aux-a1339.html - Cordialement -

(Pour information, l’unité Activités Maritimes a remplacé le service Politiques de la mer et du littoral, cette unité se trouve désormais au Port - vos courriels devront être adressés à : am.amgm.dm-soi@developpement-durable.gouv.fr )
 

Le 31/07/2015 Bonjour, A la demande du TCO, je vous adresse en pj, une affiche concernant les "consignes d'utilisation des bouées d'amarrage en baie de St Paul".
Le TCO a transmis également un communiqué de presse sur ce dossier.
Merci de bien vouloir relier l'information (par courriel, affichage, site internet...)Cordialement

CONSIGNES D’UTILISATION DES BOUÉES D’AMARRAGE EN BAIE DE SAINT-PAUL

Le TCO a installé trois dispositifs d’amarrage écologiques au large du débarcadère de Saint-Paul sur une profondeur comprise entre 12 et 18 mètres.
Respectueux du milieu naturel, ces systèmes d’amarrage équipés d’une bouée intermédiaire permettent de garder les fonds marins intacts (pas de ragage de chaînes au contraire des ancres temporaires).

Les consignes d’approche et d’amarrage
Orientez-vous face au vent ou à contre-courant pour faciliter la prise d’anneau et ne pas endommager la bouée.
Approchez-vous de la bouée lentement et avec précaution.
Ne vous amarrez pas en haut de la bouée de surface. L’anneau supérieur n’est pas conçu pour résister aux tractions, il sert exclusivement à gaffer la bouée.
Amarrez-vous au plus court au bout fixé sous la bouée afin de limiter la zone d’évitage des embarcations.
Vérifiez l’état du bout soumis à l’usure des amarrages successifs.
Le règlement d’amarrage
Accès libre
Longueur maxi de l’embarcation : 20 mètres
Poids total maxi : 20 Tonnes
1 embarcation par bouée
Obligation de laisser une personne à bord de l’embarcation en surveillance pendant toute la durée d’amarrage.
Obligation de s’amarrer au bout d’amarrage et non directement à l’anneau supérieur de la bouée.
Interdiction de s’amarrer en cas d’avis de forte houle et lors d’événements cycloniques.
L’amarrage reste sous la responsabilité du propriétaire de l’embarcation

Merci de signaler au TCO tout problème rencontré sur les dispositifs ou toute usure du système
(Tél. : 0262.32.12.12 – Courriel : courrier@tco.re).                                                  
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Le 02/04/2015 - Bonjour, - La nouvelle division 240 entre en application le 1er mai prochain, voici un lien pour pouvoir télécharger le document :
http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/la-nouvelle-division-240-entre-en-application-le-a146.html
merci de bien vouloir diffuser largement - Cordialement - Michel BERNARD.                       
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Le 20/04/2015 - Bonjour, Merci de bien vouloir rappeler à vos adhérents leurs obligations en matière de marquage de captures en pêche de loisir. (par affichage, par courriel...). Lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/rappel-marquage-des-captures-dans-le-cadre-de-la-a612.html ( ou lien ci-dessous.) - Cordialement

Le 28/10/2014
- Bonjour monsieur le Président Pourriez vous communiquer à nouveau auprès de vos adhérents, sur l'
arrêté préfectoral n° 954 du 11 juin 2013 fixant les conditions de marquages des captures effectuées dans le cadre de la pêche de loisir dans les eaux maritimes de la Réunion ? Merci de votre collaboration - Très cordialement - Michel BERNARD.
Le 25/07/2014 - Bonjour, Je vous transfère le msg concernant la publication de 3 arrêtés préfectoraux concernant la nouvelle route du littoral afin que vous puissiez les afficher et les diffuser notamment auprès des professionnels et plaisanciers. - Cordialement - Michel BERNARD

Mon commentaire: Trop lourd, retrouvez les 3 arrêtés sur le site de la DMSOI                 retour sommaire

Le 30/04/2013 - En cliquant sur le lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=sommaire
Vous saurez tout sur les événements maritimes à venir (Journées de la mer...)    Bonne journée
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L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

Le Quotidien de la Réunion le 19/05/2015 - COMITE REGIONAL DES PECHES MARITIMES - « Le mauvais exemple des plaisanciers »
Accusé par le Comité de défense des plaisanciers de fermer les yeux sur les méfaits de la surpêche industrielle dans l'océan Indien, le Comité régional des pêches maritimes renvoie les plaisanciers à leur propre refus de voir leur pêche réglementée.

En privant les requins de grand large de leur nourriture, la surpêche industrielle dans l'océan Indien serait l'une des causes des attaques de squales près des côtes de La Réunion. L'argumentaire développé dans nos colonnes le 13 mai dernier par le Comité de défense des plaisanciers a fait bondir le Comité régional des pêches maritimes (CRPM), mis en cause pour son silence sur les activités des bateaux-usines, palangriers et autres longliners, qui prélèvent des milliers de tonnes de pélagiques grâce aux pièges des DCP (dispositifs concentrateurs de poissons) flottants déployés sur des dizaines de kilomètres carrés.
« C'est bien la première fois que le Comité de défense des plaisanciers se préoccupe des stocks de la bande côtière !», raille le secrétaire général du CRPM Ludovic Courtois.
                                                   Des restaurateurs poursuivis
«On a plutôt eu l'habitude de les voir s'élever contre tous projets de réglementation visant justement à la durabilité envi­ronnementale : l'encadrement de la pêche aux moulinets électriques, la mise en place de licence pour l'accès aux DCP des professionnels dont l'un des objectifs étaient de mieux connaître l'effort de pêche des pêcheurs de loisirs ou l'instauration de quotas pour la plaisance afin d'assurer une préservation ».
Pour le CRPM, si la petite pêche est en souffrance, «c'est d'abord la faute au mauvais exemple que les faux pêcheurs de plaisance, les braconniers de la mer, donnent aux professionnels ils ne payent rien, on ne leur demande rien, ils pêchent le même poisson et s'autorisent à le vendre auprès de la clientèle des professionnels ». Grâce au programme d'intégration des informels lancé en 2007, la tendance est en passe de s'inverser, assure Ludovic Courtois, qui évoque «15 nouveaux candidats » au diplôme de pêche chaque année et même « 70 candidats sur les trois premiers mois de 2015».
Un renouveau de la petite pêche qui s'explique selon le OMM par une « amplification des contrôles de l'Etat » qui visent à enrayer un marché parallèle. «Des restaurateurs peu scrupuleux soupçonnés de s'approvisionner en poisson de la plaisance seront prochainement jugés au tribunal. Le Comité prendra part à chacune de ces affaires en se portant systématiquement partie civile », indique Ludovic Courtois, qui récuse l'assertion selon laquelle des requins affamés par les prélèvements industriels intensifs dans l'océan Indien se réfugieraient près de nos côtes. .
Pour le secrétaire général du CRPM, c'est la disparition des requins côtiers (prélevés sans compter par les professionnels et les plaisanciers) qui a permis aux requins bouledogue et tigre . de s'installer dans la bande côtière. «Dès novembre 2013, on a délibéré une résolution pour interdire cette pêche, avant qu'un arrêté préfectoral ne rende cette interdiction effective début 2015. On n'a pas attendu les plaisanciers pour agir », martèle Ludovic Courtois. « Jean René Enilorac n'a pas attendu que Bertrand de Boisvilliers croise sur le banc des 90 milles un thonier senneur pour se préoccuper d'une cohabitation équilibrée entre les pêcheries ! Il a obtenu de la Sapmer un appui de 100 000 euros pour le parc de DCP aux fins de maintenir et sauvegarder la pêche artisanale. DCP dont les plaisanciers ont profité et continuent d'utiliser chaque jour, malgré la réglementation préfectorale ! »
En donnant un avis favorable à l'immatriculation RU de deux thoniers senneurs de la Sapmer, le CRPM a aussi favorisé le calcul d'une antériorité de pêche sur ces deux navires qui servira, espère Ludovic Courtois, à d'éventuels futurs quotas de pêche imposés par la Commission des thons de l'océan Indien.         Thierry LAURET    
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LES BALEINES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, les derniers arrivages ...                

Zinfos974.com - Dimanche 19 Novembre 2017 - 12:04 - La grande Une - Saison des baleines 2017: Plus de 270 individus identifiés, un record

Après deux années particulièrement pauvres en termes d'observation, la saison des baleines 2017 a eu de quoi émerveiller. De début juillet au 7 novembre, ce sont pas moins de 270 individus différents qui ont été observés, offrant un exceptionnel spectacle.
"C'est un chiffre record. Avant ça, la meilleure saison était en 2013, avec 179 baleines répertoriées", indique Laurent Mouysset. Le responsable administratif de Globice précise que le travail de "décorticage" des photo-identifications n'est pas encore totalement terminé, et pourrait encore légèrement faire grimper ce nombre.
"On a vu pas mal de groupes actifs, avec des mâles se battant pour les femelles. On a aussi vu beaucoup de baleines accompagnées de baleineaux. On ignore d'ailleurs où a eu lui la reproduction", poursuit le passionné. "Par contre, il y a peu de fidélité. Depuis le début de la photo-identification, en 2001, seule une trentaine de baleines passées à La Réunion y sont revenues, alors que nous avons 1150 caudales dans notre catalogue".
                    Les baleines gardent leur secret
Mais comment expliquer une telle différence d'une année sur l'autre ? "On n'a pas d'explication concrète", concède Laurent Mouysset. "Pour les deux années passées, on peut penser que c'était lié au phénomène El-Niño. Mais on ignore les facteurs qui ont contribué à rendre cette année 2017 si exceptionnelle".
Ainsi, pour l'an prochain, aucune prédiction. Juste l'espoir que les géants des mers soient de nouveau au rendez-vous.
Pour rappel, si la saison des baleines est désormais terminée, la charte d'approche reste applicable aux dauphins et aux tortues, qu'il convient de respecter et de ne pas approcher de trop près.                         Marine Abat - marine.abat@zinfos974.com

par www.ipreunion.com - le 5 septembre 2017 à 03:00 - Trois nageurs font fuir une baleine et son petit -

Une vidéo très explicite a été mise en ligne par Réunion en Lèr. Des images filmées au large du Cap Lahoussaye par un drone montrent une baleine et son petit fuyant devant trois nageurs qui se dirigent vers eux. "Les baleines s’approchent très près des côtes. Malheureusement, elles sont très souvent harcelées, aussi bien par les bateaux, les jet-skis, que les nageurs, ce qui les fait fuir et complique ainsi leur observation depuis la terre. Cela pénalise les Réunionnais qui n’ont pas les moyens de les approcher au plus près..." commente Réunion en Lèr qui rappelle "qu’il ne faut pas nager de façon active vers les baleines, mais se laisser approcher et surtout ne pas les approcher à moins de 15 mètres"


  Les échos des quais
par www.ipreunion.com - le 22 novembre 2017 à 05:52 - Des ondes électromagnétiques pour repousser les requins

À partir de ce mercredi 22 novembre 2017, plusieurs ateliers seront proposés par le centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin (CRA). La thématique : les dispositifs individuels de répulsion électromagnétique des requins. Le centre évalue l’efficacité et la pertinence de cet outil servant à repousser les squales avec des ondes électromagnétiques. Des tests en situation réelle avec un requin bouledogue sont prévus en 2018.
Éloigner les squales à l’aides d’ondes électromagnétiques : la méthode n’est pas nouvelle, mais elle est encore peu utilisée à La Réunion. À travers un plan en trois phases, le centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requins tient à faire connaître le dispositif au plus grand nombre.
Première étape, l’étude. "On se pose une question : quel est le niveau d’efficacité de ces dispositifs ? L’objectif, c’est déjà de faire un état des lieux sur toutes les études réalisées à ce sujet" commence Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA. Après cette évaluation sur l’efficacité et la pertinence de l’outil, les informations seront ensuite restituées aux usagers et intéressés. Si plusieurs appareils existent, ils sont d’un acabit assez similaire et prennent la forme d’un bracelet s’accrochant à la cheville ou se fixant sous la planche de surf. Le but est le même : effaroucher les squales en approche via l’émission d’ondes électromagnétiques.
Deuxième étape, le test. En partenariat avec des lycéens de Bois d’Olives ainsi qu’un professeur des sciences de l’ingénieur, le CRA a déjà entamé une phase d’essais. Elle consiste à mesurer à l’intérieur d’un bassin la portée du champ magnétique dans l’eau de différents appareils. Car, le bracelet électromagnétique est comme tout autre produit. Il en existe des "discount" et d’autres plus chers, mais aussi plus performants. "Le prix peut être attractif : certains sont à moins de 100 euros. Et il y en a d’autres qui peuvent coûter entre 600 et 700 euros" relate Eric Chateauminois. Une différence de prix et de service que le centre souhaite également partager au public.
- Des tests in situ en 2018 -
La troisième et dernière phase du projet sera évidemment les tests in situ, au cœur de l’océan… avec un véritable requin bouledogue. Car jusqu’à aujourd’hui "les tests de ces dispositifs ont tous été réalisés sur le grand requin blanc" affirme le directeur opérationnel. Pour connaître sa pertinence sur le squale à l’origine des attaques dans les eaux réunionnaises, il faudra attendre l’année prochaine.
"Il ne faut pas que les gens croient qu’il y ait 100 % de réussite. Même s’il n’y a jamais eu d’attaque sur des personnes utilisant ce dispositif, il y a un certain cadre d’utilisation à respecter" prévient Eric Chateauminois. D’où la mise en place de ces ateliers. Le premier aura lieu dans la salle municipale de Saint-Leu ce mercredi à 17 heures, le second à la base nautique de l’ouest de Saint-Gilles ce jeudi à 17 heures et le troisième à celle de Saint-Pierre ce vendredi à 17 heures. Usagers déjà conquis et intéressés sceptiques ou enthousiastes sont invités à y participer. En attendant que les filets soient à nouveau opérationnels sur les plages de l’ouest, il est peut-être urgent de multiplier les alternatives.         mp/

par www.ipreunion.com - le 10 novembre 2017 à 02:59 - Roches noires et Boucan - Le Département verse 480.000 euros pour les filets anti squales

Dans son compte rendu sur la commission permanente du mercredi 8 novembre, le conseil départemental a annoncé avoir voté le financement de 480.000 euros pour l’acquisition de filets anti-requins. Une nouvelle bien accueillie à la mairie de Saint-Paul.
Le Département se positionne dans la crise requin. Pour la première depuis 2011, le Département a décidé de s’impliquer financièrement en votant le versement de 480.000 euros pour l’acquisition de filets anti-requins avec la Région et l’État. Cette somme représente 30% de la dépense totale prévue par la mairie de Saint-Paul.
C’est "l’impact de la crise requin sur l’image touristique de La Réunion" qui a alerté le Département. Pour Willy Cail, directeur de la prévention et de la sécurité à la mairie de Saint-Paul, cela montre "qu’il s’agit d’un problème qui concerne toute La Réunion et pas seulement Saint-Paul". Les 480.000 euros obtenus par la mairie "sont les bienvenus pour deux raisons : d’abord, cela montre qu’il y a une volonté de tous les partis de s’engager dans cette crise, et puis le montant n’est pas négligeable dans un projet de financement" affirme l’élu.
Encore liée jusqu’au 18 décembre 2017 pour la plage de Boucan Canot, et en avril 2018 pour la plage des Roches Noires à l’entreprise Seanergy océan Indien, la mairie de Saint-Paul "est actuellement en train d’analyser les deux offres reçues pour une assistance à maitrise d’ouvrage". La société qui sera alors choisie "aux alentours du 22 novembre" aura "cinq semaines pour procéder à un audit des zones" explique Willy Cail.
-Roches Noires "bouclées avant Noël", Boucan Canot ensuite -
La somme versée par le conseil départemental est "incorporée au budget total de subventions prévues" pour le dispositif de sécurisation dont les travaux débuteront en juin 2018 précise Willy Cail. "Cette somme, c’est un retour sur investissement assuré : un retour à la plage pour les Réunionnais et aussi la relance de l’économie à la clé" insiste l’élu.
Des "phases de tests et d’amélioration sont toujours en cours sur la plage des Roches Noires" explique le directeur de la prévention. Un nouveau test est prévu le 20 novembre "où deux solutions seront testées" : "si l’une des deux s’avèrent concluantes, on pourra rouvrir les zones de baignades et d’activités nautiques" lance Willy Cail. Une date ? "ce sera bouclé avant Noël" indique-t-il. "Le même outil pourrait être utilisé très rapidement sur la plage de Boucan Canot si tout fonctionne bien" explique l’élu. S’il refuse de donner une date pour Boucan Canot, il se dit "optimiste" malgré "les difficultés d’un projet qui est inédit sur l’île".       hf/

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        La presse en parle

Zinfos974 - Samedi 5 Août 2017 - 08:51 - Economie - 80 petits pêcheurs réunionnais rejoignent le projet Réunion Pêche Australe

80 petits pêcheurs ont décidé de rejoindre la SAPPMA, actionnaire de la SAS Réunion Pêche Australe (RPA), en souscrivant à son augmentation de capital afin de bénéficier des retombées économiques de la pêche à la légine, qui leur était jusqu’à présent inaccessible, indique la Société des Artisans Pêcheurs Professionnels des Mers Australes dans un communiqué.
RPA est l'un des 5 armements français autorisés à la pêche à la légine par les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises). L'ouverture du capital le mois dernier a permis 42 nouvelles demandes d'adhésion en un mois. "Cette évolution impressionnante porte désormais le nombre d’actionnaires de la SAPPMA à 80 (contre 38 en 2016), soit plus de la moitié des pêcheurs professionnels actifs de La Réunion", se félicite la Société.
La SAPPMA rappelle que la pêche à la légine est restée longtemps inaccessible aux petits pêcheurs côtiers et artisanaux professionnels de La Réunion, faute de moyens techniques et des ressources importantes nécessaires. Une situation qui a changé en 2016 avec l'arrivée d'un nouvel acteur, Réunion Pêche Australe.
Pour Christophe Binet, travaillant comme pêcheur côtier professionnel, "partir avec RPA à bord du Corinthian Bay en 2016 à la pêche à la légine, à 3000 kilomètres de la côte réunionnaise, représentait un beau challenge à relever, un revenu supplémentaire bienvenu dans une période où les ressources pélagiques se font plus rares et au final une belle expérience".
Stéphane Vienne, pêcheur côtier passionné depuis une dizaine d’années et gérant de la SAPPMA affirme : "En effet, la méthode de pêche a beaucoup changé ces dernières années. La petite pêche est un métier de plus en plus difficile de par les conditions météorologiques très changeantes, des charges qui ne cessent d’augmenter, des ressources pélagiques proches des côtes réunionnaises considérablement diminuées notamment en ce qui concerne le thon et la dorade. De ce fait, on est obligé d’aller de plus en plus loin et d’avoir recourt à des technologies de plus en plus poussées. Auparavant, nos aînés pêchaient dans un petit canote pas besoin de GPS ni de sondeurs etc. ".

IMAZPRESS - 29/07/2017 L'interprofession informe les professionnels - Les petits pêcheurs peuvent bénéficier d'aides européennes

L'association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture adapte ses circuits d'écoulement de la production de la pêche artisanale côtière. Objectif : faire bénéficier aux petits professionnels des aides européennes. Nous publions ci-après le communiqué de l'Aripa
L’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) a réuni, le 27 juillet 2017, son comité de gestion des espèces pélagiques (COGEPEL) et celui des poissons de fond (COGEFOND) dont c’était la séance d’installation. L'ordre du jour comportait la question essentielle des aménagements à mettre en place pour garantir une meilleure intégration de la pêche artisanale côtière au sein de l’interprofession. En effet, le constat réalisé depuis plusieurs mois montrait que les pêcheurs artisans côtiers qui continuaient à privilégier les circuits courts pour la commercialisation de leur poisson, ne pouvaient pas bénéficier des aides de l’Union européenne.
Parce que les tonnages écoulés en dehors de l’ARIPA n’impactent pas la structuration du marché local, qui constitue la raison d’être de l’interprofession, les comités de gestion ont décidé à l’unanimité, en présence des représentants de la DMSOI et du Conseil régional, de supprimer les conditions d’apport total dans les circuits d’écoulements de l’ARIPA, qui étaient jusqu’alors requises, pour accéder aux aides à la production du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).
Les petits pêcheurs côtiers bénéficieront ainsi sur leurs volumes pêchés depuis le 1er janvier 2017 des aides européennes du plan de compensation des surcoûts (PCS) tout en conservant leurs circuits de commercialisation habituels, en adhérant à l’Association des pêcheurs professionnels côtiers de la Réunion (APPECOR), membre de l’ARIPA. Les petits pêcheurs sont invités à prendre contact avec l’interprofession pour s’informer des modalités du dispositif. Les pêcheurs souhaitant déposer un dossier de demandes d’aides sur les volumes pêchés au 1er semestre 2017 doivent adhérer à l’interprofession avant le 31 août 2017.
Une campagne d’information est lancée dans la presse locale afin d’informer les petits pêcheurs. Elle génère d’ores et déjà plusieurs nouvelles adhésions à l’interprofession. Cette adaptation des circuits d’écoulement de la pêche artisanale côtière constitue en effet une étape attendue par la profession et décisive pour soutenir ce secteur d’activité primaire dont les effectifs ne cessent de s’amoindrir d’année en année.
Si vous souhaitez bénéficier dès le premier semestre 2017 des aides européennes à la production sans passer par les circuits interprofessionnels, adhérez à l’Aripa avant le 31 août 2017. Plus de renseignements au 06 92 64 72 70 ou à aripa-leport@orange.fr, par mail.                    retour sommaire

Zinfos974 - Samedi 8 Juillet 2017 - 15:31 - La grande Une - Pêche dans la Réserve Marine: 2 pêcheurs interpellés, 51 kg de poissons saisis

Nouvelle pêche illégale observée par les gardes de la Réserve Marine. Deux pêcheurs sous-marins ont été interpellés du côté de la Saline ce vendredi.
Hier après-midi, deux pêcheurs sous-marins ont été interpellés par les gardes de la Réserve Marine. Les deux contrevenants se trouvaient en zone de protection renforcée en pente externe du côté de la Saline.
51 kg de poissons ont été saisis ainsi que leur matériel de pêche par les agents assermentés en lien avec la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI).
"La pêche illégale dans la réserve marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes pouvant aller jusqu'à 22 500 euros", rappelle l'institution.      retour sommaire

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Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.

Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.

Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.

Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.

Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.

Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.

Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.

Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".

La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.

On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !

Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.

Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.

Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !

A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.  retour sommaire

Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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Une excellente photo du port de Saint-Gilles