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Sortie du port immpossible à cause du filet.

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MISE A JOUR :   mercredi 16 août 2017
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page accueil puis "retour sommaire" )
LE RISQUE REQUINS                      La gauche de St Leu ...
Les infos de la SNSM : Sauvetage d'un marin
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION 
La grogne après les fortes houles
Le Quotidien de la Réunion – le 19 mai 2015       
Le comité des pêches répond aux plaisanciers...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...

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UN PETIT NOUVEAU A SAINT GILLES
Ralph Nautic vient de livrer le premier

BARRACUDA 7 de BENETEAU


Avec sa cabine centrale et son confort, ce bateau est conçu pour la pêche et la famille.
Pour la pêche : Cabine centrale, grand cockpit, grand vivier, 1 porte de montée du poisson, grand emplacement pour l’électronique marine. Excellente stabilité latérale pour la pêche au fond, Excellente visibilité à 360°…..
Pour le confort : passe-avants sécurisés, couchette 2 places, WC séparé,
En Option : banquette, table, Ect

VENEZ LE VOIR !!!!

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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB

tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

18 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2017,
voir si je suis inscrit
     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
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TROUVEZ TOUS LES ECHANGES DEPUIS LE DEBUT 2015. C'est là que je les archive.
" suivi 2015 / 2016"

par www.ipreunion.com - le 25 juillet 2017 à 14:47 - Saint-Gilles - Des travaux pour dégager la digue du port

Les travaux d’abaissement du niveau de la plage des Roches Noires afin de dégager la digue du port ont commencé ce mardi matin 25 juillet 2017. "Compte tenu du volume conséquent de sable à traiter, plusieurs jours seront nécessaires" prévient la mairie.
Ces opérations réalisées par les services techniques de la mairie de Saint-Paul "sont indispensables après l’épisode de fortes houles du week-end dernier ayant engendré l’engraissement de la plage des Roches Noires et la surverse du sable excédentaire dans l’aire d’embarcation du Port. Ce phénomène a provoqué la diminution du tirant d’eau gênant le transit des bateaux" dit encore la mairie.
Par ailleurs, "compte tenu des exigences des procédures administratives, une consultation des entreprises a été engagée pour les opérations prochaines de dragage du chenal de navigation où pas loin de 3 000 m3 de sable seront à enlever par pompage. Ce sable, suite au résultat des analyses sera transféré sur la plage des Roches Noires après réalisation préalable des travaux de pré-calibrage" termine la mairie.


Zinfos974.com - Mardi 25 Juillet 2017 - 11:44 - Une pelleteuse désensable le port de Saint-Gilles

Depuis l'épisode de fortes houles du week-end dernier, plus aucun bateau ne sort du port de Saint-Gilles. En cause, des tonnes de sable charriées par la puissance des vagues.
Ce mardi matin, les services de la mairie ont commencé les travaux de désensablement le long de la digue à l’aide d’une pelleteuse. Hier, les plaisanciers et les professionnels du port s’étaient réunis pour demander l’intervention de la mairie de Saint-Paul.
À quelques mètres de là, le poste des MNS a également subi les conséquences de la houle. A tel point que la porte du garage du scooter des mers n’a pas résisté. A coups de pelle, les maîtres nageurs-sauveteurs ont dû déblayer 40 centimètres de sable qui avait envahi le local.

Le Quotidien le 25/07/2017 - Le port se soulève

Furieux de ne pouvoir sortir du port de Saint-Gilles ensablé par la houle, les amodiataires ont interpellé la mairie de Saint-Paul quelque peu alanguie en cette période de vacances. Faute d'être entendus aujourd'hui, Ils promettent de passer à l'action.
Ce matin, des moyens puissants de dragage devraient être opéra­tionnels ou en passe de l'être sur le port de plaisance de Saint-Gilles. Une pelle spécifique,voire une su­ceuse pourraient être déployées pour libérer le port des tonnes de sable qui s'y sont accumulées à la faveur du train de houle de ce week-end.
Un événement qui depuis hier, empêche toute sortie de bateau et a entraîné un vif élan de grogne chez les amodiataires de l'enclave. Des professionnels, pêcheurs, clubs de plongée, bateaux décou­verte et autres plaisanciers unis dans un mouvement de protes­tation lancé par l'association des amodiataires du port de Saint-Gilles.
Dans la matinée, une quarantaine de ces professionnels et usagers s'est réunie sur le port afin de solliciter l'intervention urgente de lamairie.«D'abord pour draguer le port et le désensabler, ensuite pour nettoyer les débris du filet anti-re­quin quiconstituentun dangerpour les embarcations»,résurne Guylain Moutama, président de l'association des amodiataires.
Aucun des usagers, même par­mi les bateaux les plus légers, n'a, en l'absence de relevés bathymétriques, pris le risque de tenter une sortie. «Du coup, personne ne travaille », renchérit Bertand Saillit, le président du Comité local des pêches.
Pour Guylain Moutama, l'ensablement «prévisible et quasi systématique lors d'une houle puissante» du port de Saint-Gilles aurait dû être anticipé par les services de la mairie. «Depuis une dizaine d'an­nées, un protocole entre la mairie de Saint-Paul et l'État, permet à la commune d'intervenirsur le cordon dunaire sans solliciter l'aval de la Deal. Si ces travaux avaient été en­trepris à temps, ils auraient grande­ment llinité l'effet de la houle dans le port»,soutient Guylain Moutama.
Pour Bertrand Baillif, les pêcheurs devraient être en train d'exercer leur métier et les autres professionnels le leur. Le président du Comité des pêches dénonce le manque à gagner pour des profes­sionnels, qui l'hiver, guettent la moindre fenêtre météo favorable.
Frustrés de ne pouvoir exercer leur activité, les amodiataires ont aussi fustigé la présence du filet anti-requin des Roches-Noires. Malmené par des houles succes­sives, notamment l'épisode tra­gique du Maéva, le fileta subi des dégâts plutôt limités mais specta­culaires en surface.Des débris des gaines plastiques qui équipent les retours ont longtemps flotté en surface avant de casser et s'échouer sur le sable.
                                              La mairie paralysée
De véritables épaves estiment les professionnels subitement arc-boutés sur des filets dont on devine qu'ils n'ont jamais fait l'unanimité au sein dé la communauté.Mais servent aujourd'huide bouc émissaire à une frustration légitime. «C'est des conneries. Il faut les enlever», tranche Vincent Payet, mécano nautique, relayé par Bertrand Baillif selon lequel «la commune doit trouver des so­lutions pour des filets plus fiables, plus opérationnels et moins chers ».
Plus d'un an et demi après la pose du filet des Roches-Noires, et
bien qu'aucun incident n'ait été déploré, les pêcheurs ont aussi contesté le tracé d'un dispositif «dessiné sans concertation qui n'autorise pas le droit à l'erreur lors de l'entrée dans le port»
Face aux professionnels réunis à la mairie annexe de Saint-Gilles, Patrick Florès, adjoint de quartier et spécialiste de la zone balnéaire a. fait la démonstration d'une mu­nicipalité incapable de la moindre réactivité en l'absence de bon nombre de ses chefs de service,en vacances.
Un téléphone à chaque oreille l'élu a tenté de réveiller la collecti­vité engluée dans des procédures administratives dont les usagers ne voulaient pas entendre parler.
Au terme d'un énième coup de fil en direction des services techniques de la mairie et de la sous-préfecture, un accord était semble-t-il trouvé pour mettre en oeuvre dès aujourd'hui les moyens nécessaires et s'affran­chir, du moins dans l'immédiat, des procédures les plus contrai­gnantes. Notamment l'analyse biologique du sable qui sera extrait du port avant de revenir engraisser la plage des Roche-Noires!
À défaut, les pêcheurs ont promis de leur côté de passer à l'action.                         Marc BERNARD

Hier, la force du train de houle n'a visiblement pas permis aux plongeurs de la société Seanergy de se déployer aux Roches-Noires pour procéder à un état des lieux et un nettoyage du filet.
Questionné vivement sur la gestion de ce dispositif, PatrickFlores s'est en partie retranché derrière la confidentialité que lui impose la médiation en cours entre la municipalité et son prestataire.
Quelques heures plus tôt, Julien Visa, conducteur de travaux principal indiquait devant les professionnels en colère que sa société avait vainement attendu «le bon de commande de la mairie pour ariser les filets, une opération hors contrat »,quelques jours avant le dramatique 25 juin et le naufrage du Maéva. «Faux», réplique l'élu saint-paulois pour lequel, le contrat ouvre justement cinq jours mensuels à la société. Depuis, Seanergy rémunérée 50000 euros par mois», pour procéder aux travaux qu'elle « juge nécessaires" a plongé et procédé à un arisaged'une partie du filet des Roches.
Filets: vers la régie?
Pour Julien Visa, les deux filets, hormis leurs retours -parties du filet soumises aux pressions les plus importantes-, n'auraient finalement pas trop souffert des épisodes de houle successifs. En revanche, tous les retours sont a changer.
Selon nos informations, en sep-. tembre,la municipalité ne devrait pas reconduire le contrat de main­tenance de la société Seanergy avec laquelle elle travaille depuis plusieurs années. Ce qu'avait dé­jà, sans être entendu, proposé Patrick Flores en 2016.
La mairie opterait désormais pour une reprise de la mainte­nance en régie, avec le concours de sa Cisan (cellule d'inspection) renforcée par de nouvelles quali­fications et sûrement des moyens matériels supplémentaires.       M.B

VIDEO1           VIDEO2

FREEDOM -Publié le 25 juillet 2017 dans Actualités/Infos Réunion - Le port de St Gilles ensablé et pas de solution !

Hier ils ont tapé fortement du poing sur la table, menaçant même de manifester si rien n’était fait pour désensabler l’entrée du Port. Les amodiataires de St Gilles les Bains sont dans l’impossibilité de sortir leurs bateaux depuis l’épisode de forte houle pour une raison simple : tout un ilôt de sable s’est formé empêchant la manoeuvre des bateaux.
« Et le souci, c’est que personne ne bouge », indique un pêcheur en colère. La gestion du Port incombe désormais à la mairie et au TCO, et c’est une léthargie totale en cette période de vacances! »
Emmanuel Seraphin, lui même conseiller municipal, dans l’opposition, pour le groupe PLR renchérit : « Lors du dernier Conseil municipal, Guylain Moutama et moi-même étions montés au créneau pour dénoncer la mauvaise gestion du port de Saint-Gilles par la commune et le TCO : ensablement, manque de sécurité, investissements non réalisés, non-implication des élus… Depuis, rien n’a bougé. La commune renvoie la balle au TCO, mais ce sont les mêmes élus de la commune qui siègent au TCO !!! Après les fortes houles de ce week-end le port est ensablé et les filets bloquent toutes sorties. Les sociétés d’excursion en mer, les clubs de plongée, les pêcheurs professionnels, les amodiataires, sont pénalisés. Quand on ajoute à cela la gestion catastrophique des filets, l’économie touristique de la station balnéaire est plombée en plein milieu des vacances. »
Bateaux bloqués = 100 000 euros de perte… par jour !
Pour ces pêcheurs et usagers de la mer, le fait de ne pas pouvoir sortir leurs bateaux représente un sacré manque à gagner : au bas mot, 100 000 euros de perte quotidiennes. Devant la menace de blocage et de manifestation, l’élu Patrick Florès s’est déplacé et a promis de faire « bouger les choses », même s’il a reconnu que « ça ne suivait pas derrière » en parlant des services administratifs de la mairie de St Paul.
A cette heure, la situation n’est toujours pas réglée.

CLICANOO - 25 juil 2017, 07h04 - Accueil Société - Le port de Saint-Gilles bloqué par le sable et les filets

HOULE. L'ensablement du port de Saint-Gilles-les-Bains cause toujours autant de souci. Aussi bien aux acteurs économiques (transporteurs, club de plongée, pêcheurs…) qu'aux services administratifs de la ville de Saint-Paul. Le problème lié à la forte houle du week-end dernier a beau être récurrent, les procédures pour le résoudre peinent manifestement à être déclenchées.
Hier, les forces vives du port - une bonne quarantaine de pêcheurs-plongeurs-transporteurs remontés - se sont mobilisées dans la matinée pour exiger des actions immédiates de la part de la mairie afin de désensabler le port et vérifier l'entrée portuaire, possiblement obstruée par des résidus de filets anti-requins déjà taillés en pièces lors de la forte houle du mois précédent. Celle qui avait occasionné le drame du Maeva. Face à à cette demande pressante, les services administratifs de la ville ont semblé eux aussi quelque peu ensablés. Voire enlisés.Les manifestants se sont d'abord retrouvés sur l'esplanade de l'aquarium autour de Ghislain Moutama, élu de l'opposition à la ville de Saint-Paul, respecté par toutes les tendances politiques pour sa connaissance des activités portuaires. Jean-Marc Charel, président du comité des clubs de plongée et Bertrand Baillif, président du comité des pêches ont pris la parole pour réclamer le désensablement et le retrait des filets aux abords de l'entrée du port. Des filets "dangereux" tels qu'ils sont placés selon MM. Léone et Bocquée, respectivement plus ancien pêcheur de Saint-Gilles et plaisancier expérimenté.
"La priorité, c'est qu'on ne veut plus de filets dangereux pour la navigation, a affirmé le représentant des pêcheurs. (…) Les filets mis en place par la mairie de Saint-Paul auraient dû être levés avant la houle. Aujourd'hui, ils enclavent le port. On a un îlot de sable dans le port. Ça fait des années que ça n'a jamais été pris au sérieux. À chaque cyclone ou chaque houle, c'est toujours le même souci. On drague le sable et le sable revient. Il faut prendre une initiative rapidement sinon on passera à la phase 2. On bouchera tout !"
Il y a dix ans, le protocole Campeaux - le nom du sous-préfet de l'époque, Thomas Campeaux - signé par l'État, la ville (concessionnaire du port) et la chambre de commerce et de l'industrie (CCI, gestionnaire du port) était pourtant censé résoudre le problème. Du moins pour l'ensablement du cordon dunaire servant d'évacuation de la ravine Saint-Gilles. "Selon le protocole, a pourtant rappelé Ghislain Moutama, on doit calibrer la plage des Roches Noires dès qu'il y a une houle…"
"On n'est pas dans une commune normale"
Bloqués à cause du sable et des filets, tous les manifestants ont fait état de pertes conséquentes, de l'ordre de 100 000 euros par jour pour l'ensemble des commerçants du port. Les marins-pêcheurs ont indiqué perdre entre 500 et 1 000 euros par jour non travaillé. Le transporteur Olivier Del Vecchio, leader sur le secteur avec le Grand Bleu, a indiqué perdre quelque 10 000 euros par jour et Olivier Pottier, responsable commercial des clubs de plongée, a arrondi à 15 000 euros les pertes pour la bonne dizaine de clubs de plongée saint-gillois. Après maints appels passés en mairie annexe, Patrick Florès est alors entré en scène pour déminer le terrain. L'élu municipal du secteur de Saint-Gilles a alors dû se justifier sur la gestion du problème et démontrer qu'il était capable de réveiller les services de la ville inertes. "Moi, je prends mes responsabilités mais ça ne suit pas derrière…", a-t-il dit aux manifestants après avoir évoqué les absences du directeur de la sécurité, Willy Cay, et celle de Gérald Seresqua ou les problèmes de compétences entre le TCO et la mairie. Et puis, finalement, l'impossibilité de joindre Benoît Guilhem, l'administratif qui aurait pu apporter la solution. Mis sous pression pour trouver des solutions, l'élu "proche de Patel et de Didier Robert", comme cela lui a été rappelé, a dû faire le tour des services.
Patrick Florès, sous pression, a fini par réveiller les services de la ville et débloquer la situation
"On n'est pas dans une commune normale", a lancé un pêcheur. "Il nous faut une suceuse, une dragueuse pas un petit tractopelle". "Le Nany faut qu'il se bouge les fesses !" "Et la facture, on l'envoie à qui ?", a lancé un autre. Après une demi-heure de palabres sous tension, l’administratif Diven Nany a été dépêché pour expliquer la situation interne, ubuesque vue de l'extérieur.                         Y.G

Relations houleuses entre la mairie et Seanergy
L'épisode forte houle aura aussi permis de mesurer l'état des relations entre la mairie et l'entreprise Seanergy OI, en charge d'assurer la maintenance des filets anti-requins des Roches Noires et de Boucan Canot. Elles semblent pour le moins houleuses. On savait déjà que les deux co-contractants avaient engagé plusieurs médiations par avocats interposés pour tirer au clair les responsabilités de chacun dans la gestion des filets. Hier, pêcheurs et plongeurs ont demandé des explications sur l'installation - absurde de leur point de vue - de filets à l'entrée du port. Selon un tracé inadapté, voire "dangereux". Encore une fois, Patrick Florès s'est dit en phase avec leurs critiques. Il les avait lui-même soulevées. Mais la DMSOI* avait imposé sa ligne. Pour le reste, motus et bouche cousue. L'élu s'est dit tenu par une clause de confidentialité l'empêchant d'évoquer les négociations avec l'entreprise de Dominique Thirel. Seanergy, elle, a dépêché Julien Visa aux côtés des pêcheurs et plongeurs pour leur expliquer la procédure d'arisage des filets. "L'abaissement des filets ne fait pas partie de notre contrat. C'est à la mairie de nous envoyer une demande de devis puis un bon de commande en cas de forte houle. Nous, on intervient s'il est encore temps par rapport à la houle. C'est un système qui montre un peu ses limites puisqu'on est une entreprise privée capable de réagir en quatre heures face à une collectivité avec une lourdeur administrative pour la transmission de bons de commande. Le système est simple mais nous ne pouvons pas nous substituer à la mairie pour intervenir si on n'a pas un ordre d'intervention." De son côté, la municipalité juge l'attitude de Seanergy un peu cavalière car, selon Patrick Florès, il semble que dans le cadre de la maintenance, l'entreprise reçoit 50 000 euros pour intervenir cinq fois par mois à sa convenance, en cas de nécessité, et sans bon de commande. À la veille du drame vécu par l'équipage du Maeva, Seanergy a assuré n'avoir reçu aucun bon de commande. Entre les deux trains de houle, l'entreprise a garanti n'avoir eu qu'une fenêtre d'intervention pour retirer ses filets. "On n’a pu intervenir que sur les parties au large, a-t-elle justifié, et pas sur les parties proches de la digue et de la côte en raison de la houle. Une partie a été volontairement laissée et avec le temps, la zone 6 s'est dégradée et est entrée dans le port et peut-être que la zone 5 sous l'eau s'est détachée." Patrick Florès a alors sorti de sa poche des bouts d'amarrage récupérés sur les filets, moitié moins gros que ceux posés initialement, laissant entendre une qualité moindre dans la prestation fournie par Seanergy. "Si on est en médiation avec eux, c'est que ça ne marche pas !", a-t-il lâché aux gens du port. La rupture semble se profiler. Le contrat sera reconduit en fin d'année. Mais il se pourrait qu'il soit dénoncé à la rentrée.

* Direction de la Mer Sud Océan Indien Y.G

Clicanoo - 24 juil 2017, 11h01 - Accueil Société - Saint-Gilles : le coup de colère des usagers du port

La houle vient à peine de s'apaiser que les usagers du port de Saint-Gilles montent au créneau pour protester sur la manière dont la mairie gère les conséquences de ce type de phénomène.
Une quarantaine de professionnels du port de Saint-Gilles regroupant aussi bien des pêcheurs que des responsables des clubs de plongée et des opérateurs de loisirs se sont rassemblés ce matin sur le port de Saint-Gilles. Ils ont dans le collimateur la mairie de Saint-Paul. Ils lui reprochent la manière dont celle-ci gère les conséquences de ces épisodes de houle.
"A chaque fois qu'il y a une forte houle le port de Saint-Gilles se retrouvent ensablé", dénoncent les manifestants. Le dernier épisode de ce week-end n'a pas arrangé les choses. Bien au contraire. De ce fait, ils demandent que le port soit désensablé au plus vue. Et pour se faire entendre, ils ont choisi de se rendre à la mairie.
Autre litige : la gestion des filets anti-requins et de leurs débris. C'est ainsi que depuis le dramatique accident du Maeva le 25 juin, des débris continuent de dériver, quitte à obstruer l'entrée du Port et empêcher l'entrée et la sortie des bateaux. "La mairie doit prendre ses responsabilités et assurer sa mission de service public pour assurer l'activité économique des usagers du port", estime un des manifestants.
Toujours à ce sujet, les usagers du Port demandent le changement du trajet des filets anti-requins. Ils se sont par ailleurs entretenus avec Synergie, l'entreprise chargée de gérer ces filets. Les responsables de cette entreprise leur a expliqué qu'ils ne pouvaient pas intervenir tant que la mairie ne leur faisait pas une commande. "C'est hors contrat". Les usagers entendent bien mettre à plat l'ensemble de ces procédures lors de leur rencontre avec les élus aujourd'hui.


Zinfos974 - Vendredi 21 Juillet 2017 - 17:42 - A la Une ... - Les consignes de la préfecture en période de Vigilance forte houle

Météo France a émis un bulletin de vigilance concernant un nouveau train de houle important et puissant de secteur Sud-Ouest, qui débutera au cours de la matinée du samedi 22 juillet et durera jusqu’à la journée de dimanche. Le pic de ce train de houle aura lieu dans la nuit de samedi à dimanche et le matin du dimanche avec un maximum de 4 à 4,5 m en hauteur moyenne, soit 8 à 9 m en hauteur maximum.
Les communes concernées sont invitées à anticiper les mesures à prendre en cas de nécessité. Un dispositif de surveillance sera mis en place à Saint-Louis dans un secteur circonscrit.

Le préfet appelle à la plus grande prudence et invite à suivre les consignes de sécurité rappelées ci-dessous :
-Circulez avec précaution en bord de mer, limitez votre vitesse sur les routes exposées à la houle.
-Pour les plaisanciers et les professionnels de la mer : ne prenez pas la mer.
-Protégez les embarcations en les mettant à l’abri ou en les sortant de l’eau.
-Ne vous baignez pas.
-Soyez particulièrement vigilants, ne vous approchez pas du bord de l’eau et méfiez-vous des rouleaux (même une zone à priori non exposée -rebord de falaise par exemple- peut être balayée par une vague soudaine plus forte que les autres).
-Surveillez attentivement les enfants et évitez les jeux à proximité de l’eau.
-Si vous habitez en bord de mer, protégez vos biens face à la montée des eaux. Si nécessaire, évacuez vos habitations et mettez-vous à l’abri à l’intérieur des terres.
-Tenez-vous au courant de l’évolution de la situation météorologique en écoutant les informations diffusées dans les médias.           
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Le 06 juin 2017 _ Un mail de F. ROUSSET de l'AFPAR

La journée socié’terre est de retour le 17 et le 24 Juin à La Réunion et le 1er Juillet à Mayotte. Le thème global de cette année est l’innovation avec différents sous-thèmes selon les secteurs. Retrouvez ICI les programmes que vous ont confectionnés les différents secteurs et inscrivez-vous là où vous le souhaitez !

Inscrivez-vous

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Réunion CA - le vendredi 19 mai 2017- 18h - Salle de réunion de la capitainerie ( près de l'aquarium )

CA du 19 mai 2017 - COMPTE-RENDU
Présents : Président Guylain MOUTAMA - Trésorier : A. LOUBET
Tous les membres du CA étaient informés par mail personnel et site !
Ordre du jour : sans

Guylain fait état du caractère positif des derniers échanges qu'il a eu avec B. FONTAINE - une personne avec qui nous "travaillons" depuis plus de 10 ans et qui propose de nous rencontrer de manière régulière et respectueuse pour "faire le point".

- Le problème des termites est pris en compte. Les locaux du fond de port ont été visités et ont donn
é lieu à des réparations.
- Le feu vert du chenal a été immédiatement remplacé après signalement.
- La borne escamotable du fond de port a été réparée.
- Un stock de bois destiné à la réparation des pontons a été livré.
- Le devis de remise en état des pontons a été fourni et présenté à la CCI pour décision.
- Des travaux de remise en état des poubelles et des toilettes sont en cours.
- La borne escamotable du Bar de la Marine va être remise en état.
La bonne volonté affichée et les travaux en cours nous conduisent à prendre la décision de sursoir à la mise en oeuvre des décisions radicales de l'AG
.

Pour information une grande animation du Port de Saint Gilles est prévue le 24 juin. Le Crédit Agricole souhaite que l'AAPSGP soit partenaire. Une réunion aura lieu le 30 mai. Des volontaires ???????????????????????

Mon commentaire : Merci Olivier DV, Gérard F et Philippe B, qui avez pris le temps de m'envoyer un petit mail d'encouragement qui m'a montré que mon message est passé. Je sais que tout le monde ne peut pas être disponible tout le temps ... Dans le cas présent nous aurions aimé savoir, Guylain et moi, si vous êtes d'accord avec la nouvelle stratégie de concertation que nous pensons pouvoir mettre en place avec la capitainerie et donc la CCI Réunion. Peut être pensez-vous que nous rêvons, que nous sommes manipulés???

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Le 16/05/2017 le vendredi 19 mai - Réunion des administrateurs à 18 h - Salle de réunion de la capitainerie ( près de l'aquarium )

La liste des administrateurs a été mise à jour : voir  (si j'y suis, pourquoi j'y suis plus, si je veux y revenir, etc)
Nous nous réunissons vendredi 19 mai (18h) dans le salle de réunion de la CCI (Queue de la baleine)
Ordre du jour :
Notre action : où, quand, comment.
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AG - le vendredi 21 avril 2017- 18h - Salle de réunion de la capitainerie ( près de l'aquarium

AG du 21 avril 2017 - COMPTE-RENDU
Présents : Président Guylain MOUTAMA
Trésorier : A. LOUBET
30 Amodiataires
Ordre du jour : sans

Guylain MOUTAMA lance l'AG à 18h en présentant la liste des points qui le préoccupent depuis deux ans.
1 Le dragage du port.
2 Les pontons qui menacent de s'effondrer.
3 La sécurité générale des installations.
4 Les bâtiments avec notamment les infestations de termites.
5 L'animation.
6 La future gestion du port qui devrait être confiée au TCO en 2020.
Il rappelle que sans action commune rien n'avance puis donne la parole à la trentaine d'amodiataires présents.

LES POINTS ABORDES lors de la discussion  :
Demander au DGS, par courrier recommandé, de nous rencontrer. Un représentant de chaque secteur serait désigné.
Ne plus payer nos amodiations ou les bloquer sur la « Caisse des dépôts et consignations » jusqu'à réalisation d'un minimum de travaux.
Faire effectuer un constat d'huissier et l'adresser à la CCI ( choix d'un huissier, travail préparatoire, choix de l'axe principal de notre revendication … ).
Faire réaliser un audit sur la gestion du port, sur la sécurité, la propreté …
Informer les journaux.
Contestation de l'attribution des places de bateaux. Affichage de la liste d'attente. Clarification des règles d'attribution

Parkings et accès. Accès impossibles. Remise en état des bornes et des badges. Interventions demandées des agents assermentés ... mouillages, caméras, station service …
Aucune décision n'a été validée par vote.

Recueil de candidatures aux postes d'administrateurs pour rencontres futures et mise au point de la stratégie : Pascale BOCCHIARDO – Gérard FONTAINE – Yves REIGNER – Ralph POULOT – Alain CADET

4 adhérents ont réglé leur cotisation 2017. Merci.

Fin de la réunion 19h.
Compte-rendu rédigé par A. LOUBET ( trésorier & responsable site AAPSGB)                                                  
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Le 25/03/2017 - Le compte-rendu du Conseil Portuaire du 29/07/2016 vient de me parvenir. Voici la copie.

commune de Saint-Paul
ILE DE LA REUNION
POLE AMENAGEMENT ET ECONOMIE
Direction Economie
Service Coopération régionale, animation Economique et développement rural
PROCES VERBAL DU CONSEIL PORTUAIRE DU 29/07/2016


Présents :
Membres du conseil portuaire (voir liste de présence en annexe)

AFFAIRE N° 1-BILAN 2015/2016 DE L'ACTIVITE AU SERVICE DE LA CONCESSION
Validation des éléments suivants sur l'année écoulée
.Obtention label pavillon bleu 2015-2016 seulement 32 ports sont attributaire France. (Nouveaux éléments à présenter chaque année dans cahier des charges).
.Ouverture du vaste chantier de réfection des chaines mères. Les membres (cf. Guylain Moutama) relaient la même demande de réfection pour le quai des pêcheurs / par ailleurs la confirmation de la réfection des 3 anciens pontons est accueillie favorablement. En outre les amodiataires font la demande d'obtention du rapport du prestataire confirmant les parties refaites sur l'ensemble des chaines... notamment par rapport aux Demandes des assurances qui en cas de besoin pourront se retourner vers la CCIR.
.Remise en conformité de l'éclairage public
.Adoption du dispositif « compacteurs solaires » qui rencontre des problèmes récurrents mais dont le maintien est confirmé par le TCO (Avantage : dispositif propre et solaire/ Inconvénient : tombe souvent en panne + coût avec achat d'1 carte)

AFFAIRE N°2-COMPTES DE RESULTAT 2015
Approbation des comptes lors de l'AG de la CCIR du 16 juin 2016 avec un résultat net de 175 000 € et un fonds de roulement de 1472000€.
AFFAIRE N°3-PRESENTATION BUDGET PRIMITIF 2016
La CCIR compte économiser 600 000€ sur les charges d'exploitations au BP 2016, grâce à une gestion optimisée des coûts.
M. MOUTAMA reconnait les bons efforts sur les charges de personnel et il souhaite avoir la garantie de devoir réinvestir le bénéfice de 175 000€ dans les travaux nécessaires sur le port. Le directeur du port précise qu'un programme d'intervention est déjà prévu.
A la question sur le poste « autre charge » de 559 000€ d'où vient la baisse de cette provision, il est expliqué qu'il s'agit du remboursement du prêt inter-service.
M. MOUTAMA fait des remarques sur le dispositif « compacteur solaire »
Certaines suggestions n'ont pas été suivies d'effets : des déchets sont toujours constatés sur les compartiments poubelles (effort à faire)
Les amodiataires attendent de nettes améliorations du dispositif et souhaitent que le TCO et la Mairie fassent aussi leurs boulots.
Notamment à côté du compactali la situation perdure malgré plusieurs mails de Monsieur FLORES sur le problème qui ne sait plus à qui s'adresser pour solutionner cela.
Guylain confirme que le compactali fonctionne une semaine sur 3.

AFFAIRE N°4- COMMUNICATION SUR LE PROJET DE TRANSFERT DE COMPETENCE DE LA GESTION ADMINISTRATIVE DU PORT DE SAINT GILLES AU TCO.
Un point est demandé sur le transfert de compétence sur le port de Saint-Gilles vers le TCO.
L'Intervention de Valérie PICARD porte sur un point d'étape sur les outils à mettre en place sur la dynamisation du port. A ce jour il n'y a pas de positionnement sur les modalités de choix sur la concession et les choix possibles de résiliation.
Quant à ce transfert de compétence, une régie a été créée au sein de l'intercommunalité déjà en action sur les ports de Saint-Leu et de la Pointe des Galets.
Il reste de nombreux débats sur la volonté de renforcer l'attractivité touristique.
M. MOUTAMA souhaite une rencontre entre les amodiataires et le bureau d'étude mandaté par le TCO.
Valérie PICARD fera la demande au TCO en ce sens.
Cyril SERAPHIN rappel que le transfert ne porte que sur le volet administratif Mairie vers le TCO et qu'il n'y aura pas de changement de concessionnaire, le contrat de la CCIR se terminant en 2022.
A la question de M. MOUTAMA sur l'arrêt des investissements sur le port, il est répondu qu'au préalable sont attendues les modalités de transfert de compétences entre la Mairie et le TCO.

AFFAIRE N°5-PROJET D'EXTENSION DU CENTRE VILLE VERS LE PORT ET CES NOUVEAUX AMENAGEMENTS
Valérie PICARD informe que l'étude d'impact commercial a été remise à la CCIR et que celle-ci accompagne l'étude en termes de conseil.
Monsieur VENNER invite les amodiataires à faire leurs suggestions ou transmettre leurs projets potentiellement intégrables à celui de la Ville.
M. MOUTAMA pose la question sur le changement d'environnement de l'aire de carénage par rapport à la modification du pont reliant la place PAUL JULIUS BENARD et le port de Saint-Gilles.
Il demande par ailleurs si la CCIR ne prend pas d'initiative supplémentaire par rapport au projet.
M .VENNER répond que dans l'axe d'arrivée du flux supplémentaire, l'attribution des commerces sur cet axe sera reconsidérée.
M. MOUTAMA s'interroge alors sur l'impact du coût du loyer et donc se demande si un effort sera fait là-dessus et les amodiataires s'interrogent sur la longueur excessive constatée pour réattribuer les locaux vacants (1 ans en moyenne).
M.VENNER explique cela par la Lourdeur juridique des procédures contentieuses.
Guylain confirme que selon lui le problème du port reste le loyer qui est excessif et aussi chère qu'au Centre-Ville et parle de favoritisme sur le loyer.
Réaction de Cyril SERAPHIN qui rappelle l'intervention de 2013 et du désaccord entre les commerçants de Centre-Ville et les commerçants du port. Il rappelle aussi qu'il n'y a toujours pas de proposition en 2016 sur des projets d'animation du port faites par les amodiataires. Par ailleurs il assume le mauvais choix sur certains projets et confirme les efforts de communication à relancer.
M.FLORES rappelle la création d'une nouvelle association des commerçants sur le centre-ville avec 110 adhérents et aimerait la même initiative sur le port de Saint-Gilles.
M.VENNER intervient et fait un rappel historique sur 2015 relatant la fermeture de 6 à 7 commerces ce qui a amené la CCIR à revoir les conditions d'attribution notamment par rapport au dépôt de garantie (ramené de moitié sur la redevance domaniale 6 mois au lieu de 12) alors qu'avant c'était la redevance domaniale + la redevance commerciale. Il y a un plus grand nombre de critères sur l'attribution avec le souci de pérennité sur les commerces déjà établis.

AFFAIRE N°6- COMMUNICATION SUR LA MISE A JOUR DU PLAN DE RECEPTION ET DE TRAITEMENT DES DECHETS
Concernant les poubelles M. MOUTAMA précise qu'il n'y en a pas assez sur le port malgré les 8 supplémentaires attendues. Un des amodiataires propose de mettre un disposif de tri à son initiative ce à quoi M.VENNER demande un mail mentionnant la possibilité de prise en charge de la collecte de cette poubelle.
M. MOUTAMA souhaite que les maîtres de port verbalisent les incivilités relatives à l'environnement (batteries...) et évoque aussi un autre problème sur la « BITE » d'entrer du parc (beaucoup de plainte depuis 1 an)
Les amodiataires veulent que ce problème soit traité en priorité et M.FLORES appuie la requête.
Un point particulier est fait sur le traitement des déchets de poisson.

AFFAIRE N°7- QUESTIONS DIVERSES
M. MOUTAMA parle d'un porteur de projet (VALOBIO) prêt à récupérer les déchets de poisson.
Il rappelle l'existence d'un précédent projet datant de 8 ans, avec une personne de Bois Rouge qui été prête à rendre le service en contrepartie d'un coût. Là-dessus un professionnelle rappelle les règles d'hygiène existant sur l'éviscération des poissons à 5000 nautiques des plages et interdite dans les enceintes portuaires.
Monsieur RICARDO interpelle le Conseil sur la problématique de sécurité sur les planches de la passerelle et précise que même si les bornes lumineuses ont été réhabilitées, il manque de la lumière malgré tout.
Il lui est indiqué que le problème provient des normes relatives à l'éclairage public.
Autre point, la passerelle à côté de Sergio Burger est accidentogène et est à prioriser dans les réhabilitations.
Par ailleurs, les alertes suivantes sont faites quant à la responsabilité de la Mairie sur
• Le dragage du port qu'il est urgent d'opérer pour l'avenir du port de Saint-Gilles
• La Présence de galets (qui ont été décalés) en plein milieu de la passe d'entrée du port

M.MOUTAMA rappelle l'existence d'un précédent cahier des charges pour le curage de la ravine Saint-Gilles mise en place à l'époque de Thomas CAMPAUX. Les nouvelles procédures ne prennent pas en compte ces éléments, le travail est mal fait, il rappelle les erreurs existantes ont été générées par les techniciens de la Mairie (CF Benoit GUILHEM-DUCLEON)
M.VENNER propose le relèvement de la tarification du plan d'eau à 1,5% (sur 75€ = 76cts€)
MOUTAMA se positionne contre, car les travaux n'ont pas été réalisés sur les Quais, argument infondé selon Monsieur VENNER, pour au moins trois raisons à savoir :
la réfection totale de la passerelle du quai des Roches Noires était programmée bien avant le tenue du Conseil Portuaire, et que celle-ci a été réalisée.
- concernant le trou béant en plein milieu du quai bétonné de la digue l'entreprise ayant pris du retard, les travaux, dont le devis était déjà signé ; commencent, semaine 40
enfin les trois pontons anciens ont été totalement refaits.
Monsieur BAILLIF demande combien de places dans le port de Saint-Gilles sont réservées pour les navires de passage. Il précise qu'il n'est pas d'accord sur la définition de la place de passage pour le port de Saint-Gilles. Il rappelle que les textes existent précisant que pour une période inférieure à une semaine il n'y a pas de redevance due pour un bateau de passage, il propose par ailleurs de réserver deux places professionnelles de plus chaque année.
M.MOUTAMA demande à ce que la liste d'attente soit affichée publiquement sur le port de Saint-Gilles.
M.VENNER rappelle que pour garder sa place sur la liste d'attente, il faut réinitialiser la demande tous les ans.
MOUTAMA rappelle qu'à l'époque un huissier était mandaté pour toutes les mises à jour de la liste.
Il relève aussi le problème des barques « Péi » : dans le port de Saint-Gilles, qui elles disparaissent alors qu'elles devraient être remplacées par des barques « Péi » et non par d'autres bateaux professionnelles.
M.FLORES appuie cette demande

M.MOUTAMA rappelle les engagements qui avaient été pris il y a 6 mois
1) vieux bateau sur l'aire de carénage toujours pas dégagé...
2) le trou derrière le grand bleu à roche noire sur le quai
Réponse de VENNER : ce bateau est là depuis 8 ans, et ça fait 5 ans qu'il ne paye plus sa place.
Le jugement passé au tribunal a donné lieu à une obligation de le faire enlever... (Il y a 1 mois)
Concernant le trou dans le quai, le devis est déjà fait et le bon de commande est à la signature.
Conclusion
Un avis négatif de l'ensemble des représentants professionnels et des amodiataires est relevé contre l'augmentation de 1,5% des tarifs du plan d'eau, du fait qu'il n'y a pas eu de travaux réalisés cette année sur les quais.                                      
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Un mail de la Préfecture - le 01/03/2017 - cabinet@reunion.pref.gouv.fr - Stéphane SELLY - Préfecture de la Réunion labellisée Qualipref2 - Cabinet - Chef du bureau du cabinet : 0262 40 74 12 - 0262 21 84 28

Le 01/03/2017 _ Bonjour, - Vous trouverez ci-joint un courrier de M. le Préfet vous invitant à participer à la prochaine réunion du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R), qui se tiendra le: vendredi 10 mars 2017 à 8 heures 45 - Amphithéâtre de l'Institut d'Administration des Entreprises (IAE) - 24 avenue de la Victoire - 97400 Saint-Denis
Un accueil café sera prévu à partir de 8 heures.
Je vous saurai gré de bien vouloir assister à cette réunion et de confirmer votre présence (ou celle de votre représentant) à l'adresse plus haut :
Cordialement,

Merci de contacter Guylain si vous êtes disposé à participer à cette réunion au nom de l'AAPSGB ...                      retour sommaire

      LA SNSM
Zinfos974 - Jeudi 13 Juillet 2017 - 15:14 - A la Une .. - La SNSM porte secours à un blessé à bord d'un voilier au large de La Réunion

Le 12 juillet 2017 vers 20h, le CROSS Réunion reçoit par VHF l'appel d'un voilier en difficulté au large et au Nord de La Réunion avec un blessé à bord. Le voilier, dont la position n'est pas précise, n'arrive pas à entrer en communication avec le CROSS.
Plusieurs navires de commerce en transit dans la zone sont interrogés et l'un d'entre eux, le navire vracquier "Shinyo Brilliance " de 290 mètres sous pavillon libérien, est dérouté vers 21h15 afin de tenter une localisation du voilier. Vers 22H40, la vedette SNSM de Saint-Gilles "Vincent Bosse" est également engagée afin de participer aux recherches.
A 00H34, un échange téléphonique avec le voilier permet de le localiser à 27 kilomètres au Nord /Nord-Est de Sainte-Suzanne. Le skipper du voilier, blessé à la suite d'une chute a ressenti de fortes douleurs. Son équipier a assuré la conduite du voilier à vitesse très réduite vers les côtes réunionnaises.
Un autre marin secouru ces dernières 24 heures
Après une consultation médicale avec le SAMU de coordination médicale maritime 974, l'équipage de la SNS 459 procède à 02h10 à l'évacuation du plaisancier blessé. La conduite du voilier est confiée à un marin bénévole de la SNSM qui reste à bord. A 05H00, le skipper blessé est pris en charge à quai au port Ouest par un véhicule médicalisé du SAMU.
Après une relève d'équipage, la vedette SNSM repart à 05h25 vers le voilier qui est pris en remorque à 07h28 pour faire route vers le port Ouest.
En fin de matinée, la vedette "Vincent Bosse" a effectué une autre sortie en mer afin d'évacuer un marin malade, sur un porte-conteneur (337 m de long – pavillon du Liberia) et faisant route vers Colombo.
La SNSM est une association dont la principale mission est de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en mer et sur les côtes. Son financement repose essentiellement sur la générosité du public et des partenaires privés. La SNSM a reçu du Premier ministre le label de grande cause nationale 2017. L'association fête également son cinquantenaire cette année.

par www.ipreunion.com - le 21 janvier 2017 à 17:15 - Sainte-Marie cherche des sauveteurs en mer

Dans une annonce publiée sur leur page Facebook, la station de sauvetage en mer de La Réunion a indiqué être à la recherche de volontaires du côté de Sainte-Marie. Les bénévoles motivés par les activités de secourisme et la navigation peuvent transmettre leurs candidatures.
Un appel au recrutement de volontaires a été lancé par la station de sauvetage en mer de Sainte-Marie. Pas de critères précis sur le profil des bénévoles, mais surtout une candidature "motivée par l’amour de la mer, les activités en groupe autour du secourisme, de la navigation côtière ou au large et l’aventure au sein d’une équipe existante soudée".
Bien sûr, les connaissances ou expertises dans ces différents domaines sont les bienvenues. Mais elles ne sont pas forcément nécessaires : des formations spécifiques seront dispensées tout au long de l’année.
Outre les candidats embarqués, d’autres profils sont également souhaités, avec des "compétences en organisation, secrétariat ou préparation de manifestations diverses".

NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

Le 07 avril 2016 - Un mail de Guy MARCOZ - Mesdames, Messieurs, chers Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre connaissance ci-dessous, du courrier adressé récemment à Monsieur le président de la Région Réunion. Bien cordialement aux 4200 destinataires .. Guy Marcoz ( http://www.nautilus-lajeanne.com

Monsieur Didier ROBERT - Présidence de la Région Réunion
Hôtel de Région
97719 Saint-Denis cedex 9
Saint-Paul, le 24 mars 2016

Objet:
Création d'un récif artificiel et du Musée Maritime de l'Océan Indien ..

Monsieur Le Sénateur-Président,
Notre courrier du 25 janvier 2016 reste sans réponse à ce jour: pour rappel, nous vous demandions de bien vouloir nous accorder une audience afin de déterminer les actions et moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir concrétiser le projet cité en objet que nous sommes très nombreux à défendre. Or, lors de votre campagne électorale à laquelle nous avons apporté notre soutien, vous nous avez déclaré que vous feriez en sorte que ce projet soit mené à son terme pour le bien de La Réunion et de ses enfants.
Des informations récentes en provenance de Bordeaux et portées à notre connaissance, nous informent que les travaux de dépollution de la coque de la « Jeanne d'arc », préalables avant son entrée en cale sèche pour commencer son démantèlement, qui auraient dû être achevés en octobre 2015 ne le seront pas avant fin mai-début juin 2016. Ce retard nous donne le temps de mobiliser toutes les compétences tant locales que Nationales pour demander à l'Etat de revenir sur la décision prise de procéder à un démantèlement après de coûteux travaux de dépollution, contraire à l'esprit de la COP21 sur les recyclages intelligents, et de nous céder pour l'Euro symbolique, cette coque mythique dépolluée et aménagée, porteuse d'espoir en terme d'emplois pour notre île.
1/2
Comme vous ne pouvez pas compter sur l'appui des sept député-e-s réunionnais qui vous ont toujours combattu, peut-être pourriez-vous proposer au député-maire de Bordeaux, monsieur Alain Juppé, que nous avions eu le plaisir de rencontrer lors de sa visite chez nous en décembre dernier, d'être notre intercesseur pour interpeller le ministre de la Défense à l'Assemblée Nationale afin de sauver « La Jeanne » d'un scandaleux démantèlement pour lui donner une sépulture digne de son prestige qui rejaillira sur La Réunion ?
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur Le Sénateur-Président, en l'expression de notre très haute considération.
Le Secrétaire Général Le Président
Dr Hubert LHOTE Guy MARCOZ

- Copie à l'ensemble des destinataires de nos précédents courriers.
- Copie aux 4200 inscrits de notre boîte mail.
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Le 20 novembre - Un mail de Guy MARCOZ de l'association "NAUTILUS LAJEANNE"

NON au démantèlement de la Jeanne d'Arc dépolluée, OUI au récif artificiel à La Réunion!
Association Nautilus - L'impact médiatique que représente la création dans la baie de Saint-Paul à La Réunion, du plus fabuleux récif artificiel de l'Océan Indien,... grâce à l'immersion par moins 40 mètres de la coque entièrement dépolluée de la mythique "Jeanne d'Arc", lestée de pierres provenant des 94 départements de métropole et des 126 pays et îles où elle fit 800 escales dans 204 ports, durant ses 45 années de service en qualité d'ambassadrice de La France sur toutes les mers du monde,... boostera durablement les activités touristiques de notre île en particulier, celles liées à la mer et à sa protection: pêche; plongée; recherche scientifique; sous-marins de loisirs.

Signez la pétition                                                                         retour sommaire

DMSOI - infos -

De Michel BERNARD
- Chef de l'unité Activités Maritimes -
Téléphone fixe : 0262 429 435 - GSM : 0692 639 629 -
michel-gaston.bernard@developpement-durable.gouv.fr -
adresse postale : Direction de la mer Sud océan indien - 45, avenue du 14 juillet 1789 - BP 89 -97822 Le Port cedex -
site internet DMSOI : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/

Le 05/04/2016 - Bonjour, Je vous adresse en pj, une note d'information concernant l'emplacement temporaire pour les balises (pour voir) de la réserve naturelle marine de La Réunion, BS3 et BS4 secteur Trou d'Eau. Merci de bien vouloir en assurer une large diffusion auprès de vos adhérents, usagers ... Cordialement
Le 09/03/2016 - Bonjour, - communiqué à diffuser largement : http://www.reunion.gouv.fr/rappel-de-la-reglementation-de-la-peche-aux-a1339.html - Cordialement -

(Pour information, l’unité Activités Maritimes a remplacé le service Politiques de la mer et du littoral, cette unité se trouve désormais au Port - vos courriels devront être adressés à : am.amgm.dm-soi@developpement-durable.gouv.fr )
 

Le 31/07/2015 Bonjour, A la demande du TCO, je vous adresse en pj, une affiche concernant les "consignes d'utilisation des bouées d'amarrage en baie de St Paul".
Le TCO a transmis également un communiqué de presse sur ce dossier.
Merci de bien vouloir relier l'information (par courriel, affichage, site internet...)Cordialement

CONSIGNES D’UTILISATION DES BOUÉES D’AMARRAGE EN BAIE DE SAINT-PAUL

Le TCO a installé trois dispositifs d’amarrage écologiques au large du débarcadère de Saint-Paul sur une profondeur comprise entre 12 et 18 mètres.
Respectueux du milieu naturel, ces systèmes d’amarrage équipés d’une bouée intermédiaire permettent de garder les fonds marins intacts (pas de ragage de chaînes au contraire des ancres temporaires).

Les consignes d’approche et d’amarrage
Orientez-vous face au vent ou à contre-courant pour faciliter la prise d’anneau et ne pas endommager la bouée.
Approchez-vous de la bouée lentement et avec précaution.
Ne vous amarrez pas en haut de la bouée de surface. L’anneau supérieur n’est pas conçu pour résister aux tractions, il sert exclusivement à gaffer la bouée.
Amarrez-vous au plus court au bout fixé sous la bouée afin de limiter la zone d’évitage des embarcations.
Vérifiez l’état du bout soumis à l’usure des amarrages successifs.
Le règlement d’amarrage
Accès libre
Longueur maxi de l’embarcation : 20 mètres
Poids total maxi : 20 Tonnes
1 embarcation par bouée
Obligation de laisser une personne à bord de l’embarcation en surveillance pendant toute la durée d’amarrage.
Obligation de s’amarrer au bout d’amarrage et non directement à l’anneau supérieur de la bouée.
Interdiction de s’amarrer en cas d’avis de forte houle et lors d’événements cycloniques.
L’amarrage reste sous la responsabilité du propriétaire de l’embarcation

Merci de signaler au TCO tout problème rencontré sur les dispositifs ou toute usure du système
(Tél. : 0262.32.12.12 – Courriel : courrier@tco.re).                                                  
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Le 02/04/2015 - Bonjour, - La nouvelle division 240 entre en application le 1er mai prochain, voici un lien pour pouvoir télécharger le document :
http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/la-nouvelle-division-240-entre-en-application-le-a146.html
merci de bien vouloir diffuser largement - Cordialement - Michel BERNARD.                       
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Le 20/04/2015 - Bonjour, Merci de bien vouloir rappeler à vos adhérents leurs obligations en matière de marquage de captures en pêche de loisir. (par affichage, par courriel...). Lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/rappel-marquage-des-captures-dans-le-cadre-de-la-a612.html ( ou lien ci-dessous.) - Cordialement

Le 28/10/2014
- Bonjour monsieur le Président Pourriez vous communiquer à nouveau auprès de vos adhérents, sur l'
arrêté préfectoral n° 954 du 11 juin 2013 fixant les conditions de marquages des captures effectuées dans le cadre de la pêche de loisir dans les eaux maritimes de la Réunion ? Merci de votre collaboration - Très cordialement - Michel BERNARD.
Le 25/07/2014 - Bonjour, Je vous transfère le msg concernant la publication de 3 arrêtés préfectoraux concernant la nouvelle route du littoral afin que vous puissiez les afficher et les diffuser notamment auprès des professionnels et plaisanciers. - Cordialement - Michel BERNARD

Mon commentaire: Trop lourd, retrouvez les 3 arrêtés sur le site de la DMSOI                 retour sommaire

Le 30/04/2013 - En cliquant sur le lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=sommaire
Vous saurez tout sur les événements maritimes à venir (Journées de la mer...)    Bonne journée
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L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

Le Quotidien de la Réunion le 19/05/2015 - COMITE REGIONAL DES PECHES MARITIMES - « Le mauvais exemple des plaisanciers »
Accusé par le Comité de défense des plaisanciers de fermer les yeux sur les méfaits de la surpêche industrielle dans l'océan Indien, le Comité régional des pêches maritimes renvoie les plaisanciers à leur propre refus de voir leur pêche réglementée.

En privant les requins de grand large de leur nourriture, la surpêche industrielle dans l'océan Indien serait l'une des causes des attaques de squales près des côtes de La Réunion. L'argumentaire développé dans nos colonnes le 13 mai dernier par le Comité de défense des plaisanciers a fait bondir le Comité régional des pêches maritimes (CRPM), mis en cause pour son silence sur les activités des bateaux-usines, palangriers et autres longliners, qui prélèvent des milliers de tonnes de pélagiques grâce aux pièges des DCP (dispositifs concentrateurs de poissons) flottants déployés sur des dizaines de kilomètres carrés.
« C'est bien la première fois que le Comité de défense des plaisanciers se préoccupe des stocks de la bande côtière !», raille le secrétaire général du CRPM Ludovic Courtois.
                                                   Des restaurateurs poursuivis
«On a plutôt eu l'habitude de les voir s'élever contre tous projets de réglementation visant justement à la durabilité envi­ronnementale : l'encadrement de la pêche aux moulinets électriques, la mise en place de licence pour l'accès aux DCP des professionnels dont l'un des objectifs étaient de mieux connaître l'effort de pêche des pêcheurs de loisirs ou l'instauration de quotas pour la plaisance afin d'assurer une préservation ».
Pour le CRPM, si la petite pêche est en souffrance, «c'est d'abord la faute au mauvais exemple que les faux pêcheurs de plaisance, les braconniers de la mer, donnent aux professionnels ils ne payent rien, on ne leur demande rien, ils pêchent le même poisson et s'autorisent à le vendre auprès de la clientèle des professionnels ». Grâce au programme d'intégration des informels lancé en 2007, la tendance est en passe de s'inverser, assure Ludovic Courtois, qui évoque «15 nouveaux candidats » au diplôme de pêche chaque année et même « 70 candidats sur les trois premiers mois de 2015».
Un renouveau de la petite pêche qui s'explique selon le OMM par une « amplification des contrôles de l'Etat » qui visent à enrayer un marché parallèle. «Des restaurateurs peu scrupuleux soupçonnés de s'approvisionner en poisson de la plaisance seront prochainement jugés au tribunal. Le Comité prendra part à chacune de ces affaires en se portant systématiquement partie civile », indique Ludovic Courtois, qui récuse l'assertion selon laquelle des requins affamés par les prélèvements industriels intensifs dans l'océan Indien se réfugieraient près de nos côtes. .
Pour le secrétaire général du CRPM, c'est la disparition des requins côtiers (prélevés sans compter par les professionnels et les plaisanciers) qui a permis aux requins bouledogue et tigre . de s'installer dans la bande côtière. «Dès novembre 2013, on a délibéré une résolution pour interdire cette pêche, avant qu'un arrêté préfectoral ne rende cette interdiction effective début 2015. On n'a pas attendu les plaisanciers pour agir », martèle Ludovic Courtois. « Jean René Enilorac n'a pas attendu que Bertrand de Boisvilliers croise sur le banc des 90 milles un thonier senneur pour se préoccuper d'une cohabitation équilibrée entre les pêcheries ! Il a obtenu de la Sapmer un appui de 100 000 euros pour le parc de DCP aux fins de maintenir et sauvegarder la pêche artisanale. DCP dont les plaisanciers ont profité et continuent d'utiliser chaque jour, malgré la réglementation préfectorale ! »
En donnant un avis favorable à l'immatriculation RU de deux thoniers senneurs de la Sapmer, le CRPM a aussi favorisé le calcul d'une antériorité de pêche sur ces deux navires qui servira, espère Ludovic Courtois, à d'éventuels futurs quotas de pêche imposés par la Commission des thons de l'océan Indien.         Thierry LAURET    
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LES BALEINES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, les derniers arrivages ...                

par www.ipreunion.com - le 3 août 2017 à 02:59 - Baleines : prendre de la distance pour mieux les observer

Tout le monde aime les admirer, au risque parfois, de s’en approcher d’un peu trop près. Après deux années de faible activité, la saison des baleines 2017 s’annonce exceptionnelle. Plusieurs dizaines de cétacés ont déjà été observés au large de nos côtes. Une abondance qui implique la responsabilité des badauds, qu’ils soient à l’eau ou sur un bateau pour éviter de faire fuir ces géantes des mers qui offrent toujours un merveilleux spectacle aux chanceux qui parviennent à les observer.
"Capturer un instant, au détriment d’une belle recontre". Si l’envie de s’approcher au plus près des géantes des mers est parfois plus forte que celle de respecter la charte d’approche des cétacés, mise en place par l’association Globice, cela n’est pas toujours couronné de succès.
Ce cliché a fait débat sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes soutenant que ce plongeur était placé bien trop près de la baleine. "C’est peut-être une bonne chose, cela montre que les gens ont compris l’enjeu de la charte d’approche" soutient Laurent Moysset, responsable administratif de la structure Globice.
Cette charte, établie en 2003, puis modifiée pour s’étendre aux dauphins et tortues marines, prévoit plusieurs règles de bienséance à l’approche des baleines, pour éviter les mauvais comportements. D’autant que "c’est un début de saison exeptionnel, après deux années où il y a eu très peu de baleines", note le responsable de Globice.
En effet, un bateau ne doit pas s’approcher à moins de 100 mètres du cétacé observé, de même que plus de trois embarcations ne peuvent pas se réunir autour de l’animal, au risque de le blesser ou de le faire fuir. Pour les mises à l’eau (les plongeurs), la distance conseillée est de 15 mètres, au risque, là encore d’effrayer la baleine et pour la propre sécurité de l’usager. "Si on observe que leur comportement change, il faut les laisser tranquilles. Si on remarque qu’elles changent de trajectoire, cela veut tout simplement dire qu’elles n’ont pas envie" rappelle Laurent Moysset.

- Verbalisations -
Les différentes points de la charte n’ont pourtant pas de valeur réglementaire et n’orientent pas les verbalisations des usagers de la mer. Assurés par les agents de la Réserve naturelle marine de La Réunion, la Direction de la mer sud de l’océan Indien (DMSOI), ou les agents de la Brigade nature océan Indien, les contrôles peuvent donner lieu à une contravention en cas d’infraction. En revanche, ces différents acteurs appliquent les règles d’un arrêté ministériel paru en 2011, qui condamne la perturbation intentionnelle des cétacés, leur poursuite et leur harcèlement. Les usagers adoptant un mauvais comportement envers les animaux risquent une amende s’élevant entre 150 et 250 euros.
Environ cinq verbalisations de ce genre sont appliquées à chaque saison des baleines dans les eaux réunionnaises. "Nous verbalisons dans la mesure du possible, mais c’est quelque chose qui n’est pas évident" explique Nicolas Mariel, directeur adjoint de la DSMOI. La difficulté : prendre les usagers sur le fait, puisque les agents assermentés sont repérés de loin par les plaisanciers, qui changent immédiatement de comportement à leur arrivée.
La DMSOI a la particularité d’utiliser un "bateau banalisé", plus discret pour repérer les fauteurs de troubles. "On pourrait en voir plus, mais c’est aussi une question de disponibilité des agents en mer" ajoute de son côté Laurent Moysset.

- Attrait touristique -
La "police de la mer" est depuis cette année appuyée par des agents de l’association Globice, qui, tous les jours en mer, entre le Port et Saint-Leu, "font un énorme travail de sensibilisation auprès des usagers de la mer. Ils distribuent des dépliants, expliquent les différents points de la charte et pourquoi il est important de la respecter pour avoir de meilleures observations (...) Plus on va respecter les règles, plus les animaux s’approcheront du bateau" souligne Laurent Moysset.
Même "si des mauvais comportements sont signalés chaque année" - Globice invite également les usagers à signaler les cétacés observés pour effectuer leur recensement - les choses s’améliorent avec le temps.
"Je n’ai jamais eu de remontées d’actes de cruauté, mais de comportements stupides, comme quelqu’un qui a chevoché le dos d’une baleine, ça oui, c’est déjà arrivé" témoigne le responsable de Globice, rappelant que la baleine, aussi belle soit-elle reste un animal sauvage et de ce fait, potentiellement dangereux.
Sur la terre ferme, les baleines font également le bonheur des opérateurs touristiques. Sur le front de mer de Saint-Gilles, "les loueurs de bateau sont pris d’assaut dès que la météo est bonne, les restaurants travaillent, l’effet baleine sur la fréquentation du port est énorme" décrit Laurent Moysset.
En espérant que la saison s’achève de manière exceptionnelle, comme elle a commencé.                   jm/

Zinfos974 - Lundi 31 Juillet 2017 - 17:36 - A la Une ... Deux nageurs photographiés à proximité d'une baleine en baie de St-Paul

Ce dimanche, une baleine et son baleineau ont été aperçus en baie de Saint-Paul. Deux personnes ont été photographiées à proximité de l'animal, qui était accompagné de son baleineau.
Si la charte d'approche déconseille la mise à l'eau, nombreux sont ceux qui cèdent à la tentation de nager à proximité du géant des mers. Une pratique qui demande beaucoup de vigilance, aussi bien pour la sécurité des baigneurs que pour le bien-être du cétacé.
"Il ne faut pas chercher systématiquement la mise à l'eau", estime Laurent Mouysset, responsable administratif à Globice. "Ce qui est bien, c'est de prendre le temps, de laisser l'animal venir. Si la baleine choisit de s'approcher, c'est un moment exceptionnel. Il ne faut pas voler l'instant."
Pour rappel, la charte d'approche recommande de ne pas s'approcher à moins de 100 mètres en bateau, et en cas de mise à l'eau, il est fortement conseillé d'être encadré par une personne compétente, de garder une distance "raisonnable" d'au moins 15 mètres en adoptant une attitude passive, et d'être équipé d’une combinaison, de palmes, d’un masque, d’un tuba et d’une bouée de signalisation.

par www.ipreunion.com - le 5 juillet 2017 à 02:59 - De moins en moins de baleines à bosse au large de La Réunion

Les observations se raréfient et les mauvaises saisons s’enchaînent depuis 2014. Le magazine scientifique s’intéresse à ce phénomène en plein congrès mondial des baleines à bosse. Cette deuxième édition se déroule jusqu’au vendredi 7 juillet 2017 à Stella Matutina.
Entre 2008 et 2011, le nombre de cétacés observés passe de 88 à 171 avant de retomber à 28 en 2015. Une chute constatée par tous, y compris par l’association Globice et ses partenaires, en charge de leur protection. Sciences et avenir publie un article sur son site internet consacré à ce sujet. La journaliste, Anne-Sophie Tassart, se demande si le whale watching -la pratique consiste à se rendre au large afin des les contempler- ne perturbe pas la megaptera novaeangliae (baleine à bosse).
Suffisant pour séparer le baleineau et sa mère. Autre élément d’explication : un retour à la normale selon la scientifique, Violaine Dulau. "Des baleines à bosse à La Réunion, c’est nouveau", indique-t-elle lors de la conférence mondiale organisée à Stella Matutina à Saint-Leu, débutée ce lundi 3 juillet. D’après elle, ces mammifères marins fréquentaient peu les eaux réunionnaises, il y a 20 ans. Madame Dulau rappelle que le pic d’observation est récent : en 2008. Et depuis 2014, ces animaux se raréfient sous nos latitudes.
Troisième élément de compréhension : des variations liées à l’abondance du krill. Une étude de 2017 souligne la diminution de ces petites crevettes au niveau de l’Antarctique. Les baleines, en manque d’alimentation, cesseraient leur migration et ne viendraient donc pas dans l’île. "Une hypothèse", estime Vanessa Estrade, l’une des chercheuses ayant réalisé cette étude.
Elle évoque aussi la salinité et la température de l’eau. "Aucun témoignage fiable atteste qu’il y a eu des baleines avant (avant 2001 : NDLR) au large de l’île", ajoute la spécialiste. De prochaines études seront menées afin de savoir pourquoi les cétacés se rapprochaient de l’île il y a dix ans.       ts/


  Les échos des quais
Zinfos974.com - Mardi 15 Août 2017 - 16:33 - PB - La grande Une - Drones, sonars, ballons à hélium... Un dispositif de sécurisation de la " Gauche" de St-Leu en phase de test

Le projet de l’association Leu Tropical Surf Team (LTST) pour sécuriser la célèbre "Gauche" de St-Leu avance. La phase de test encadrée par le Centre de ressources et d’appui du risque requin (CRA) a commencé depuis le mois dernier.
Un leurre de près de deux mètres de couleur sombre et qui sous l’eau se confond à s’y méprendre à un véritable squale a été fabriqué. Immergé et positionné à différentes profondeurs par des membres du CRA, le leurre permet d’étalonner les limites de visibilité par drone. " Les premiers tests sont concluants. Les visibilités sont bonnes jusqu'à plus de 8 mètres de profondeur mais varient en fonction de l’état du plan d’eau", indique Gilbert Pouzet, président du Leu Tropical Surf Team qui participe aux tests et informe des avancées sur sa page Facebook.
La Ligue Réunionnaise de Surf et des vigies ont également été associées à l’expérimentation de ce dispositif. Les conclusions du CRA, validant la pertinence du dispositif dans la Zonex, sont attendues pour la fin de l’année.
                        "Un dispositif moins couteux que la pose de filets"
En complément des drones, l’association compte également tester des sonars, ballons à hélium ou encore des caméras immergées. Un ensemble de "technologies innovantes" réunies dans un dispositif proposé par la LTST que l’association estime "fiable, efficace, moins fastidieux et surtout moins couteux que la pose de filets".
La Région, la Jeunesse et Sports, la mairie et l’association financeraient le projet.
Ce projet développé par la LTST a été évalué à un million d’euros sur la première année de mise en oeuvre, en comptant l’investissement et les salaires. Une vingtaine de personnes seraient ainsi embauchées. "Nous avons reçu un accord de principe de la mairie et attendons la validation du CRA", précise Gilbert Pouzet.
Une présentation du projet de Leu Tropical Surf Team se tiendra à l’occasion de l’assemblée générale du club à la fin du mois d’août.

www.ipreunion.com - 08/08/2017 - Cap Requins 2 à l'arrêt - Plus aucun squale pêché à La Réunion

Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) confirme la mise en stand-by du programme Cap Requins 2. Aucune opération de prélèvement ne se déroule dans les eaux réunionnaises depuis la mi-juillet 2017. Une information détaillée par le président, Bertrand Baillif. (Photo d'archives)
Rencontré ce lundi 7 août 2017 au port de Sainte-Marie lors du mouvement d'humeur des amodiataires, il s'exprimait à ce sujet. Une situation préoccupante avec l’hiver austral, période propice aux attaques. Les filets anti-requins, eux, restent non-opérationnels. À Boucan Canot comme aux Roches Noires.
La dernière capture remonte au 21 juin 2017. Celle d’un requin tigre à l’Étang-Salé. Ce samedi 5 août, un particulier observait un squale de type indéterminé dans le secteur de la Souris Chaude à Trois-Bassins dans l’Ouest. Le 23 juin dernier, un autre spécimen juvénile était attrapé. Quelques jours avant, une attaque survenait aux Roches Noires.
"On ne pêche plus depuis le 10 juillet. On attend le retour des avenants des pêcheurs en provenance des mairies, de l’État et de la Région pour payer les pêcheurs. Cela fait plus de deux mois qu’ils ne l’ont pas été. Cap Requins 2 a redémarré en mai et a été prolongé jusqu’à fin décembre 2017", lance-t-il depuis l’enceinte portuaire.
Le dirigeant parle d’un non-respect des procédures de paiement. Les professionnels ne sortent donc plus en mer. Les palangres de fonds et les drumlines ne fonctionnent plus. Une vingtaine de pêcheurs participe habituellement aux opérations de réduction du risque.
                      - Manque de trésorerie -
"Le protocole prévoit qu’après le dépôt des factures, il y a un délai de 15 jours pour les régler. Ce n’est pas le cas car il y a beaucoup de paperasse. Le budget du Comité est un gouffre. Sous l’ancienne mandature, il y a eu des augmentations de salaires alors que la structure était déjà en difficultés. La Région s’engageait à verser 100 000 euros au Comité pour boucler le budget de 2016", se justifie le professionnel de l’Étang-Salé-les-Bains.
Le CRPMEM ne peut avancer les fonds aux pêcheurs. En cause : le manque de trésorerie. Son responsable assure avoir supprimé les voitures de fonctions. Deux salariés sont aussi partis.
"J’ai hérité d’une maison trouée. Cela fait deux mois que je n’ai pas été payé. J’ai commandé un audit. Son rapport est sorti et nos avocats l’examinent. Ils diront s’il y a eu des abus sur Cap Requins et décideront de la marche à suivre. C’était un programme dans lequel on retrouvait toujours les mêmes pêcheurs. J’ai mis un coup de pied dans la fourmilière car tout le monde devrait en profiter. Les appels d’offre manquaient de transparence", glisse-t-il.
Monsieur Baillif évoque notamment le rôle de l’ex-secrétaire général, Ludovic Courtois, accusé d’être aux manettes sous la présidence de Jean-René Énilorac. "C’est lui qui dirigeait. Ce n’est pas le commandant qui pilotait l’avion. C’était le steward. C’était de l’argent public. Les services de l’État décideront si des sanctions ou des suites judiciaires doivent être prises", précise-t-il.
                   - Absence de cadre légal -
Bertrand Baillif pointe également une absence de cadre légal et un manque de contrôle autour Cap Requins 2. Un programme contesté par Jean-Bernard Galves. Le porte-parole du collectif composé de plusieurs associations -dont Sea Sheperd et la fondation Brigitte Bardot- emploie le terme de "scandale". Il réagit dans un communiqué.
"Des fonds publics distribués hors de tout cadre légal et sans contrôle pour pêcher le requin. Ces financements publics ont été attribués par l’État, la Région, les communes au CRPMEM sur la base de rapports pseudo scientifiques rédigés par lui même dont il était porteur, bénéficiaire financier et juge", commente-t-il.
Le représentant souligne "la dangerosité des appâts placés près des plages". "De nouveaux accidents sont survenus. Le CRPMEM a-t-il pu placer des appâts à partir du 1er avril 2015 aux Roches Noires ? Le 12 avril, un tragique accident survenait à quelques coups de nageoires de requins de là." Une pétition réclame au ministre de la transition écologique l'ouverture d'une enquête et la suspension des programmes de pêche.
                     - Manque de trésorerie -
Le président du Comité des pêches prévoit d’ailleurs de communiquer cette semaine autour de la légine dans les Terres australes et antarctiques françaises. "Il faut un vrai programme pour la filière de la petite pêche afin que tout le monde soit concerné. Pas un projet comme celui de Réunion pêche australe. L’ancien Comité des pêches utilisait les petits progessessionnels comme cautionnaires. Les pouvoirs publics doivent revoir ce dossier", suggère-t-il pour conclure.
Prélèvements, finances dans le rouge, port de Sainte-Marie ensablé : Bertrand Baillif et son équipe subissent beaucoup d'avaries en même temps. Autant de défis après l’élection en janvier 2017. Pas sûr qu’ils imaginaient devoir écoper autant d'eau à bord du Comité des pêches.
 
Zinfos974.com - Jeudi 6 Juillet 2017 - 18:27 - Pierrot Dupuy - A la Une - Stella : Des manifestants perturbent la projection d'un film sur les baleines

Le Humpback Whale World Congress, un congrès dédié à la baleine à bosse, se tient actuellement au musée Stella Matutina, à Piton Saint-Leu.
Le but de cette conférence coorganisée par la Région Réunion et l’association Cétamada : l’inscription du chemin des baleines au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
A cette occasion était diffusé ce matin un film documentaire, "Vacarme en haute mer", de Jérôme Julienne et John Jackson, avec le présentateur réunionnais Sébastien Folin dans le rôle du journaliste qui part à la découverte des bruits du monde du silence, à l'origine de l'échouage de nombre de baleines.
Tout aurait pu être parfait si Sébastien Folin, sur le plateau d'Antenne Réunion, n'avait déclaré qu'il soutenait l'action des associations qui cherchent à protéger les requins, "même les plus violentes".
Immédiatement, le sang de nombre de personnes sensibilisées par la cause des surfeurs dévorés par les requins, Jean-François Nativel en tête, n'a fait qu'un tour. Derrière cette affirmation, ils ont immédiatement reconnu Sea Shepherd, leur ennemi déclaré. Ils ont donc décidé de se rendre en fin de matinée au musée de Stella, munis de leurs pancartes représentant leurs amis décédés dévorés par des requins, histoire de dire ce qu'ils pensaient à Sébastien Folin, dont ils savaient qu'il devait assister à la projection du film.
A leur arrivée sur place, ils sont d'abord tombés sur Rémy Tézier, le réalisateur d'un film sur la problématique requins à la Réunion, dont les sourires narquois les ont, disent-ils, exaspéré. Des mots qui n'avaient rien d'amicaux ont été échangés entre le cinéaste et Jean-François Nativel, avant que les surfeurs au nombre d'une dizaine ne s'écartent et ne se positionnent, dans le calme retrouvé, à proximité du musée.
Sébastien Folin de son côté est resté invisible.
C'est alors que des gendarmes sont arrivés et leur ont demandé de s'éloigner jusqu'à un parking, où ils ont continué à être l'objet de "moucatages" de personnes présentes.
Un gendarme est à nouveau intervenu qui a bousculé une membre de la délégation, avant de menacer de gazer les autres s'ils n'obtempéraient pas.
Le calme est finalement revenu quand la délégation a quitté les lieux.

Presque tout ce qui est paru dans la presse depuis 2011

        La presse en parle

Zinfos974 - Samedi 5 Août 2017 - 08:51 - Economie - 80 petits pêcheurs réunionnais rejoignent le projet Réunion Pêche Australe

80 petits pêcheurs ont décidé de rejoindre la SAPPMA, actionnaire de la SAS Réunion Pêche Australe (RPA), en souscrivant à son augmentation de capital afin de bénéficier des retombées économiques de la pêche à la légine, qui leur était jusqu’à présent inaccessible, indique la Société des Artisans Pêcheurs Professionnels des Mers Australes dans un communiqué.
RPA est l'un des 5 armements français autorisés à la pêche à la légine par les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises). L'ouverture du capital le mois dernier a permis 42 nouvelles demandes d'adhésion en un mois. "Cette évolution impressionnante porte désormais le nombre d’actionnaires de la SAPPMA à 80 (contre 38 en 2016), soit plus de la moitié des pêcheurs professionnels actifs de La Réunion", se félicite la Société.
La SAPPMA rappelle que la pêche à la légine est restée longtemps inaccessible aux petits pêcheurs côtiers et artisanaux professionnels de La Réunion, faute de moyens techniques et des ressources importantes nécessaires. Une situation qui a changé en 2016 avec l'arrivée d'un nouvel acteur, Réunion Pêche Australe.
Pour Christophe Binet, travaillant comme pêcheur côtier professionnel, "partir avec RPA à bord du Corinthian Bay en 2016 à la pêche à la légine, à 3000 kilomètres de la côte réunionnaise, représentait un beau challenge à relever, un revenu supplémentaire bienvenu dans une période où les ressources pélagiques se font plus rares et au final une belle expérience".
Stéphane Vienne, pêcheur côtier passionné depuis une dizaine d’années et gérant de la SAPPMA affirme : "En effet, la méthode de pêche a beaucoup changé ces dernières années. La petite pêche est un métier de plus en plus difficile de par les conditions météorologiques très changeantes, des charges qui ne cessent d’augmenter, des ressources pélagiques proches des côtes réunionnaises considérablement diminuées notamment en ce qui concerne le thon et la dorade. De ce fait, on est obligé d’aller de plus en plus loin et d’avoir recourt à des technologies de plus en plus poussées. Auparavant, nos aînés pêchaient dans un petit canote pas besoin de GPS ni de sondeurs etc. ".

IMAZPRESS - 29/07/2017 L'interprofession informe les professionnels - Les petits pêcheurs peuvent bénéficier d'aides européennes

L'association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l'aquaculture adapte ses circuits d'écoulement de la production de la pêche artisanale côtière. Objectif : faire bénéficier aux petits professionnels des aides européennes. Nous publions ci-après le communiqué de l'Aripa
L’Association réunionnaise interprofessionnelle de la pêche et de l’aquaculture (ARIPA) a réuni, le 27 juillet 2017, son comité de gestion des espèces pélagiques (COGEPEL) et celui des poissons de fond (COGEFOND) dont c’était la séance d’installation. L'ordre du jour comportait la question essentielle des aménagements à mettre en place pour garantir une meilleure intégration de la pêche artisanale côtière au sein de l’interprofession. En effet, le constat réalisé depuis plusieurs mois montrait que les pêcheurs artisans côtiers qui continuaient à privilégier les circuits courts pour la commercialisation de leur poisson, ne pouvaient pas bénéficier des aides de l’Union européenne.
Parce que les tonnages écoulés en dehors de l’ARIPA n’impactent pas la structuration du marché local, qui constitue la raison d’être de l’interprofession, les comités de gestion ont décidé à l’unanimité, en présence des représentants de la DMSOI et du Conseil régional, de supprimer les conditions d’apport total dans les circuits d’écoulements de l’ARIPA, qui étaient jusqu’alors requises, pour accéder aux aides à la production du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).
Les petits pêcheurs côtiers bénéficieront ainsi sur leurs volumes pêchés depuis le 1er janvier 2017 des aides européennes du plan de compensation des surcoûts (PCS) tout en conservant leurs circuits de commercialisation habituels, en adhérant à l’Association des pêcheurs professionnels côtiers de la Réunion (APPECOR), membre de l’ARIPA. Les petits pêcheurs sont invités à prendre contact avec l’interprofession pour s’informer des modalités du dispositif. Les pêcheurs souhaitant déposer un dossier de demandes d’aides sur les volumes pêchés au 1er semestre 2017 doivent adhérer à l’interprofession avant le 31 août 2017.
Une campagne d’information est lancée dans la presse locale afin d’informer les petits pêcheurs. Elle génère d’ores et déjà plusieurs nouvelles adhésions à l’interprofession. Cette adaptation des circuits d’écoulement de la pêche artisanale côtière constitue en effet une étape attendue par la profession et décisive pour soutenir ce secteur d’activité primaire dont les effectifs ne cessent de s’amoindrir d’année en année.
Si vous souhaitez bénéficier dès le premier semestre 2017 des aides européennes à la production sans passer par les circuits interprofessionnels, adhérez à l’Aripa avant le 31 août 2017. Plus de renseignements au 06 92 64 72 70 ou à aripa-leport@orange.fr, par mail.                    
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Zinfos974 - Samedi 8 Juillet 2017 - 15:31 - La grande Une - Pêche dans la Réserve Marine: 2 pêcheurs interpellés, 51 kg de poissons saisis

Nouvelle pêche illégale observée par les gardes de la Réserve Marine. Deux pêcheurs sous-marins ont été interpellés du côté de la Saline ce vendredi.
Hier après-midi, deux pêcheurs sous-marins ont été interpellés par les gardes de la Réserve Marine. Les deux contrevenants se trouvaient en zone de protection renforcée en pente externe du côté de la Saline.
51 kg de poissons ont été saisis ainsi que leur matériel de pêche par les agents assermentés en lien avec la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI).
"La pêche illégale dans la réserve marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes pouvant aller jusqu'à 22 500 euros", rappelle l'institution.      
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       Histoire, cartes et photos
Les documents sont insérés dans les rubriques "Histoire"
quand ils disparaissent de cet emplacement.
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en grand format par mail.
Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.

Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.

Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.

Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.

Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.

Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.

Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.

Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".

La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.

On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !

Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.

Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.

Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !

A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.  retour sommaire

Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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