LA PECHE notre passion

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alain.somniaque@wanadoo.fr

37 heures de combat ( Dimanche 27 avril 2003 )

Exceptionnel. Le mot n’est pas trop fort pour évoquer le combat qu’a mené, en début de semaine, André Dimanche, dit Dédé. 37 heures d'affilée, le pêcheur est resté accroché à sa canne pour tenter de ramener un marlin de plus de 4 mètres. En vain.
L’incroyable marathon de Dédé le pêcheur
Grosses gouttes de sueur sur le front, l’homme grimace par moments, souffle rageusement. Mais ne lâche pas prise. A l’autre bout de la canne à pêche, le mince fil de nylon tremble imperceptiblement, avant de plonger dans l’océan. La mer est calme autour du bateau. Trompeuse. “T’énerve pas Dédé, c’est un gentil poisson”, lance Pascal, un des trois membres d’équipage. “Non, non. Moi, j’ai rien contre lui. Je tire, il tire. Je tire, il tire. C’est tout”. Dimanche 27 avril, 13h35, à bord de Calou Pilé, vedette à moteur de 7,60 mètres. Depuis tôt le matin, André Dimanche, Pascal Astruc et Marie-Thérèse Dijoux participent à la dernière manche du championnat 2002-2003 de pêche sportive. 24 autres embarcations venues des ports de Saint-Marie, de la Pointe-des-Galets et de Saint-Gilles sont également en mer, traquant le pélagique à quelques miles des côtes. A cette heure, personne ne se doute encore qu’un combat interminable vient de commencer.
Ethique sportive
Le Marlin a mordu à l’hameçon deux heures auparavant au large de Trois-Bassins. C’est sur le leurre “fétiche” des deux pêcheurs, un “Island express” rouge et noir mimant un gros calamar, que la bête s’est fait prendre. Avant le début de la bataille, les rôles avaient été soigneusement établis sur le bateau. Dédé devait prendre la canne, Pascal jouer le rôle de matelot et Thérèse celui de skipper.
La pêche sportive a ainsi ses règles. Une fois le combat débuté, le pêcheur doit le mener seul, sans aucune aide extérieure. Une chance pour l’homme et une chance pour le poisson, telle est l’éthique de la discipline. En clair, pas question de jouer les viandards. “Il nous arrive plus souvent de rentrer avec des coups de soleil qu’avec du poisson”, confiait Pascal, quelques heures avant le début de la bataille. Quand la ligne s’est mise à siffler, c’est lui qui a hurlé “Marlin ! Marlin !”, puis a contacté par radio le PC concours installé à Saint-Gilles pour leur donner l’heure exacte du début des hostilités “11h32, départ de marlin sur le bateau Calou Pilé”, a-t-il annoncé. 200 mètres derrière le bateau, une immense masse sombre a bondi au dessus de l’eau, s’écrasant dans une gerbe d’écume. Dédé a alors pris position sur la chaise, harnaché à la canne à pêche, jambes en appui sur le franc bord du bateau.
“Une grosse bête”
Figure bien connue dans le milieu de la pêche sportive réunionnaise, le propriétaire de Calou Pilé, professeur en lycée technique, en avait déjà vu d’autres. Croyait-il. Son record personnel est un marlin de 120 kilos. Déjà une belle pièce. Mais celui-ci, “il faut lui tirer sur la tronche. C’est une sacrée bestiole”. 15 heures, devant la surprenante résistance du poisson, Dédé commence à s’interroger. Imperturbable sous le soleil, il mouline inlassablement, reprenant quelques centimètres à sa proie, pour les reperdre 10 minutes plus tard. A ses côtés, Pascal est aux petits soins, le fait boire, lui tranche des quartiers de pommes, le tartine de crème solaire. Marie-Thérèse, elle, est à la barre, contrôlant les mouvements du bateau. Un coup sur bâbord, un coup sur tribord.
A 16 heures, le PC concours de Saint-Gilles annonce la levée des lignes et le retour au port pour les bateaux concurrents. Seul Calou Pilé, qui est engagé en combat, est autorisé à rester en mer. Les messages d’encouragement fusent sur la radio : “Vas-y Dédé, on est tous avec toi !”. Lui grimace sous les gestes répétitifs. S’allonge en arrière, canne en main, pour gagner 5 centimètres supplémentaires. Et grogne lorsqu’une bande de dauphins vient frôler l’embarcation.
“Il faiblit je crois”, s’enthousiasme-t-il un moment, après avoir repris 30 mètres au marlin. L’animal semble effectivement vouloir souffler. Mais soudain, la ligne se met de nouveau à siffler, signalant un nouveau départ. “Ca fait combien de temps qu’on a commencé le combat?”, interroge Dédé. “6 heures”. Soupir. “Celui-là, ce n’est pas un 50 kilos, pas un 100, pas un 150 non plus”. Un quoi alors? “En tout cas, une grosse bête”, remarque Pascal.
17h30, des grains s’annoncent à l’horizon. Il fait presque nuit. Au PC concours, on demande des indications sur le comportement du poisson. Est-ce qu’il sonde? Est-ce qu’il travaille en surface? Est-ce qu’il part loin dans les rush ?
20h30, dixième heure de combat. Dans les locaux du club nautique de Bourbon, l’heure est à la remise des lots. Dédé apprend par radio qu’il vient de gagner un VTT au tirage au sort. Il sourit : “j’ai du bol ce soir”. Sur le pont de Calou Pilé, il tombe des cordes. Trempés jusqu’aux os, le pêcheur et son matelot ne mouftent pas. Désormais, seule compte pour eux l’issue de la bataille. Jusqu’à quand ? “Au petit jour il sera fatigué, on pourra alors le gaffer”, répond Dédé. La nuit s’annonce longue et humide.
Victoire méritée
A l’aube, Calou Pilé se situe à 5 miles devant Saint-Gilles. Littéralement traînée par le marlin, l’embarcation s’est laissé dériver toute la nuit, moteur au ralenti. Comme l’exige le règlement, Dédé n’a pas bougé d’un pouce. Vissé sur sa chaise, il a laissé travailler le poisson, moulinant au moindre signe de faiblesse. Mais au petit matin, le constat est sans appel : l’animal est toujours là, tapi entre deux eaux, à quelques dizaines de mètres seulement du bateau. Et visiblement en grande forme. Étrangement, le pêcheur aussi. Après 21 heures de combat, il ne se plaint d’aucune crampe, avoue simplement quelques périodes de somnolence. Rien qui pourrait justifier en tout cas l’arrêt des hostilités.
Car Dédé y croit toujours, tenace, incroyablement résistant. “Il est cassé là, je le sens. Il ne part plus comme avant”, observe-t-il, en tirant pour la millième fois sur sa canne à pêche. Ancien “pêcheur de truites”, voilà ce qu’il apprécie dans la pêche sportive : le combat avec le poisson. A armes égales. “C’est pour ça que c’est long, explique-t-il. Et plus c’est gros, plus c’est long”.
Longue, la journée le sera encore pour l’équipage du Calou Pilé. Baladée entre la baie de Saint-Paul et l’hermitage, l’embarcation va entamer un interminable ballet. En fin d’après midi, le marlin tente un ultime rush et bondit une nouvelle fois hors de l’eau. Dédé peut alors jauger la bête : “environ 4 mètres de long et au moins 300 kilos”. A 17h00, un médecin monte à bord pour s’assurer de l’état de santé du pêcheur et lui administrer quelques vitamines. Une deuxième nuit en mer débute. Elle sera plus courte que prévue. A 00h45, la ligne casse. Tout est fini. Le marlin retrouve sa liberté. Et Dédé peut enfin se lever de sa chaise. Après plus de 37 heures de combat ! Pour Pascal, “la victoire du poisson était méritée. Il s’est vraiment bien défendu. On a passé des moments incroyables en mer. On est heureux comme tout”.
Reste pour la pêche sportive réunionnaise un record historique. Et des souvenirs inoubliables pour Dédé le pêcheur. En plus, évidemment, de quelques courbatures.
Jean-Benoît Beven Bunford

UN MARLIN DE 551KG! ( octobre 2003 )

Catherine Lavit a ramené un marlin bleu de 551 kilos. La pêcheuse saint-gilloise pulvérise du coup le record mondial féminin qui tenait depuis 1994.

“Bravo mamie !“. "Merci Pierre !". Ce sont là les premiers mots lancés par Catherine Lavit, à son arrivée, hier en milieu d’après-midi, dans le port de Saint-Gilles. Des paroles vite couvertes par une salve d’applaudissements. Rarement, le retour de pêche de l’Alopia aura attiré autant de monde. La rumeur d’une pêche exceptionnelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans le milieu des pêcheurs. Et rapidement, chacun est venu vérifier, voir "la bête" et commenter.
"C’est vraiment exceptionnel", lance un plaisancier. "J’en ai jamais vu d’aussi gros", affirme un autre. Le marlin bleu accroché à la coque du bateau de pêche n’est pas encore sorti de l’eau que déjà le mot record est lâché. "A vue d’œil, il doit faire entre 400 et 500 kilos", estime Claude Fougeroux, président du Comité régional des pêcheurs plaisanciers, s’imaginant déjà les retombées de cette prise sur ce sport de loisirs.
Skipper de l’Alopia, Jean-Christophe Lavit est du même avis. Mais hier matin, lorsqu’à 6 heures il quitte le port de Saint-Gilles avec son épouse, il est loin de penser que son nom va être associé à un record. Certes, l’homme a gagné le championnat 2002-2003 de pêche au gros. Il est vrai aussi que son épouse Catherine a déjà sorti de "gros calibres" de l’eau…

Accroché à une ligne de 130 livres

A peine franchie la digue du port, l’embarcation met les gaz en direction du Sud. L’équipage est engagé dans la première manche du championnat interclub (qui en compte six entre octobre et avril). Vingt-cinq équipages du Port, de Sainte-Marie et de Saint-Gilles sont engagés dans ce concours de pêche. Mais l’Alopia – qui aujourd’hui a pris une grosse option pour la victoire finale — est la seule embarcation à se diriger vers le DCP de l’Étang-Salé. Un très bon choix. En dépit d’une mer agitée, l’équipage du bateau saint-gillois sent la "bonne opération". Dès 7 h 20, Catherine Lavit accroche un thon banane d’une dizaine de kilos qu’elle remonte à bord en une dizaine de minutes. Une heure après, c’est un grand fouette de près de 70 kg qui vient mordre à son hameçon. Et peu après 9 h, c’est le marlin bleu qui montre son rostre.
"C’était l’affolement sur le bateau", raconte Catherine Lavit, aussi épuisée que ravie. Ensuite, tout se passe très vite. Du moins dans les premiers instants. La jeune femme, solidement sanglée sur son siège, commence alors à travailler l’énorme poisson solidement accroché au bout de sa ligne de 130 livres. "Quand je l’ai vu foncer sur les trois ou quatre leurres, et faire un festival à près de 800 mètres, je savais déjà qu’il était énorme", poursuit Jean-Christophe Lavit, chargé alors de manœuvrer au mieux de manière à fatiguer la bête. "C’est lui qui a fait 75 % du travail. Je n’avais qu’à remonter le fil", précise encore Catherine, histoire de partager tous les honneurs avec son époux.
Durant 3 h 30, la bataille sera acharnée entre le petit bout de femme de 51 kilos et le poisson qui, à l’évidence, affiche plus de 400 kilos… Il y a eu des moments de désespoir et aussi d’insultes envers l’animal. A une vingtaine de reprises, le skipper de l’Alopia remontera sur l’animal. A 12 h 30, le marlin bleu avoue enfin son échec. Il est ramené inerte jusqu’au bateau. La femme a gagné sur le poisson. Catherine a sa revanche. Et quelle revanche ! L’an dernier, presque au même endroit, elle avait combattu un marlin durant sept heures … et elle avait perdu. Le poisson était parvenu à rompre la ligne et avait retrouvé toute sa liberté.
Une revanche sur l’animal donc, mais un pied de nez aussi à la gent masculine, notamment celle du milieu des pêcheurs. "C’est un milieu macho. Quand j’ai commencé la pêche au gros, l’an dernier, ils ne me disaient pas bonjour. L’attitude a changé lorsque j’ai sorti un thon de 95,6 kg. Là, j’ai de quoi leur clouer le bec", lance Catherine Lavit, un brin sarcastique.

Remorqué jusqu’au port

Il sera cependant impossible à l’équipage, une fois le marlin ramené au bateau, de le hisser sur l’embarcation. La bête sera donc remorquée jusqu’au port de Saint-Gilles avec le risque d’une attaque de requins. Là encore, les amis des époux Lavit auront quelques difficultés à le sortir de l’eau. Installé sur une remorque et tiré par un quad, le marlin est transporté jusqu’à la balance installée sur le fronton du club de voile. Là, solidement attaché, il est hissé et pesé sous le regard de dizaines de badauds venus immortaliser cette pêche du "siècle". A la vue de l’animal, certains craignent pour la solidité du palan. La tête touche encore le sol que quelqu’un annonce déjà le poids record de 440 kilos.
Soudain, la nouvelle tombe. Le marlin bleu de Catherine Lavit pèse exactement 551 kilos pour une longueur de 4,17 mètres ! C’est l’explosion de joie. "Nous sommes riches ! ", lance la jeune femme qui ne sait pas encore qu’elle vient de pulvériser un record vieux de neuf ans. En 1994, un marlin de 430,92 kg avait été pêché du côté de Maurice par une femme.
"C’est extraordinaire. Quelle publicité pour la Réunion. On dit toujours qu’il n’y a pas de gros poissons autour de l’île. La preuve que c’est faux. Et en plus, c’est une femme qui le démontre. C’est extraordinaire ! ", se répète Jean-Christophe Lavit. Cette énorme prise sortie de l’eau, la deuxième étape consistera maintenant à son homologation. Hier, pour le compte de la Fédération française des pêcheurs plaisanciers, pêche en mer, un procès verbal mentionnant le poids et la longueur du marlin a été rédigé. Les commissaires ont également pris des photos, noté la taille de la ligne utilisée, les leurres… Bref, ils ont préparé le dossier sur lequel se penchera le comité d’homologation dont la réponse sera connue dans un délai de six mois. Quant au marlin bleu, propriété des époux Lavit, il finira dans les assiettes des clients du restaurant tenu par le couple dans la cité balnéaire. Parole de la star du jour.                            



Bravo, Stéphane pour ce doublé de voiliers à la traîne le 20 mars 2007

Non, ce n'est pas Yannick, c'est Eric, celui de droite...

A gauche c'est un thon jaune ( un Yellow comme on dit chez les snobs ). Il pèse 50 kg et il a été pris le 06 juin 2007 par Eric et Stéphane sur "P'tit Théo". Bravo les gars!

 

Bravo, Gérard et son copain qui me pardonnera de ne pas avoir retenu son prénom, pour le magnifique thon banane du 1er septembre 2007 .
Et, merci pour l'occasion que vous me donnez de créer la page "PECHE" qui figurera bientôt sur le site .
Nombreux sont ceux qui m'en ont parlé mais vous êtes les premiers à m'envoyer une photo...

Francky et Jean-Louis le 19 septembre 2007.
Ca console un peu de samedi? Non?!

 

Sources: Le 04 janvier 2008 - Le Journal de l'Île de la Réunion - Merci à Eric la Vigie pour son alerte.

La pêche au gros : Le combat de la patience

Depuis une quinzaine d’années, la pêche au gros a pris de l’essor à la Réunion. Les bateaux se multiplient dans nos “eaux territoriales” et sur les derniers dispositifs de concentration de poissons encore en service. Découverte de cette pratique avec Jean-Christophe Lavit et sa femme Catherine, détentrice du record du monde féminin avec une bête de 551 kg. ( voir article reproduit plus haut )

7 h 30 hier sur le port de Saint-Gilles. De longues cannes à pêche et d’énormes moulinets arment le DCP, un navire de 12 m de long acquis il y a deux ans par Réunion pêche au gros. Il est prêt à prendre la mer. Le skipper n’est autre que Jean-Christophe Lavit, patron de la franchise de restaurants DCP. À son bord, sa femme, Catherine, détient, depuis 2003, le record féminin du monde du plus gros marlin bleu pêché : une bête de 551 kg. Elle est de toutes les compétitions de pêche au gros dans l’île, dont la fameuse Coupe du marlin. C’est, autant que son mari, une passionnée. L’équipage, qui compte également avec Gilbert et Alain Damoy, largue les amarres. Direction le large à 5 ou 6 milles, afin de capturer quelques bonites. Elles serviront d’appâts pour ferrer le marlin, “le rêve de tout pêcheur au gros, c’est toujours mythique d’en capturer un”, lance Catherine. “On va tenter d’en prendre un à la catalina, c’est le nom de cette technique”, explique Jean-Christophe Lavit. Il ajoute : “Le marlin noir est plus enclin à mordre dans ce cas-là, alors que le bleu semble préféré les leurres”.

Cap donc sur la bonite. On scrute l’horizon à la recherche de noddis. Les “chasses”, c’est le terme consacré, de ces oiseaux marins guident le bateau. Le poisson se trouve là. Chaque attaque correspond à une remontée du banc vers la surface. Tandis que le skipper cherche à faire passer le banc derrière le bateau pour permettre aux hameçons de sillonner son cœur, Alain et Gilbert fouettent les lignes pour inciter les bonites à mordre. La manœuvre est dirigée par Jean-Christophe d’une main de fer. Cela ne tarde pas. Tout juste remontée, la bonite devient appât vivant, accrochée à une autre ligne qui traîne à 100 m derrière le bateau (le maximum étant 1 200 m). “La pêche au gros, sportive, ne se pratique qu’à la traîne. Jamais à la dérive”, précise Catherine Lavit. Mais, ce matin, le marlin ne sera pas au rendez-vous. L’appât sera habilement croqué par un thon banane, assez futé pour éviter de se faire prendre. Personne ne s’attachera donc sur le fauteuil de combat, qui trône à l’arrière du bateau. La pêche est ainsi faite. Il n’y aura pas de combat. Et Catherine avance une explication : “Les marlins, des migrateurs, ne sont pas encore là, alors que c’est normalement la pleine saison. Le temps moins chaud et moins orageux certainement”. Elle, qui cherche à accroître son palmarès, déjà impressionnant avec depuis 2003, une vingtaine de marlins, dont trois au-dessus de 300 kg, rentrera bredouille aujourd’hui. Mais, la saison ne fait que commencer.
Une saison qu’elle espère riche en histoires et “en revanche”. Catherine raconte : “Je me souviens d’un marlin avec lequel j’ai dû ferrailler pendant sept heures. Une énorme bête, qui faisait des cabrioles au-dessus de l’eau au loin. Elle a réussi à casser le fil au moment où Jean-Christophe allait lui planter la gaffe… C’est pour ça que je demande ma revanche”. Elle livre ensuite sa vision de cette pratique qui concerne outre le marlin les thons, les barracudas, les requins ou l’espadon : “La pêche au gros reste un jeu de patience. Il faut fatiguer la prise, ne jamais se faire emporter par elle. Jean-Christophe ne laisse jamais une minute de répit une fois que l’animal est ferré. Même chose pour le pêcheur. Ne jamais laisser de mou au fil, ce qui équivaut à une ouverture pour la prise. Ensuite, c’est une question de rapport de forces et d’épuisement de la bête”. Et plus la cible est imposante, plus le combat est intéressant. D’ailleurs en dessous de 75 kg, le marlin repart dans les flots. “C’est une règle et une évidence pour les passionnés comme nous afin d’éviter de vider l’océan”, précisent Catherine et Jean-Christophe de concert. Une excellente initiative, alors que la pratique de la pêche au gros a considérablement augmenté depuis une dizaine d’années à la Réunion. Pour en savoir davantage sur ces espèces migratrices, l’équipage du DCP participe à un programme de l’Observatoire marin de la Réunion. “Il s’agit de marquer les prises trop petites avec une sorte de banderille contenant les informations sur le lieu, le poids et la taille
de l’animal. Cela permettra de collecter des informations si ce spécimen est repris par un autre pêcheur”. Preuve que la pêche au gros a aussi son éthique.
B.G.
Sorties avec Réunion pêche au gros depuis Saint-Gilles. Contact : 02 62 33 33 90.
Le DCP fait tache d’huile
En 2001, les époux Lavit, récemment arrivés dans l’île, se lancent dans une nouvelle aventure avec le DCP. Lui est patron de pêche, mais ce n’est pas toujours évident de vendre les fruits de son travail aux accapareurs. C’est alors que naît l’idée de créer une poissonnerie, qui glissera au fil du temps vers la restauration. Le concept du DCP, restaurant proposant du poisson fraîchement pêché aux abords de la Réunion, est lancé. C’est rare dans l’île. Aujourd’hui, outre celui de Saint-Gilles, Saint-Denis, Saint-Pierre, Le Port et Mayotte en possèdent un. C’est un système de franchise qui a été mis sur pied. Alimentés par deux long-liners et une demi-douzaine de patrons de pêche, ces établissements consomment chaque mois dix tonnes de poisson. Le concept a le vent en poupe. En effet, un nouveau DCP devrait ouvrir ses portes début février au Chaudron à côté du Parc des expositions.

DEUX REACTIONS

· anonyme
QUELLE BELLE PECHE....
vous parlez bien de la peche, ou l’on jette en appat des chiens, ou à defaut poulets vivants ???
4 janvier 2008 - 10:50

. Alain
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
T’as raison, Anonyme, c’est bien de cette pêche là qu’on parle. Reste bien anonyme, surtout si tu te promènes du côté du port de Saint Gilles ... On pourrait avoir envie de faire un appât d’un genre tout nouveau : le couillon qui ne sait pas de quoi il cause ! Alain ( un pêcheur )                            

Le 09 janvier 2008 - C'est Giani le héros du jour!
Vivaneau rouge de 16 Kg pêché à 300 mètres de fond avec une ligne à main (photo de jour)
Vivaneau Gros Tête de 19 Kg pêché dans les mêmes conditions (photo de nuit)

 

Sources: Clicanoo le 16/03/2008

Le marlin, star de la pêche au gros

Le “no kill” s’impose à la Coupe de France Marlin de la Réunion qui se déroule sur 4 jours cette semaine. Une évolution des mentalités en phase avec l’impérieuse nécessite de protéger l’espèce.
La dixième édition de la coupe de France 2008 Marlin de la Réunion, va se dérouler la semaine prochaine, sur quatre jours, lundi, mardi, jeudi et vendredi, au large des côtes sud et ouest de l’Île Cette année, elle va rassembler 40 pécheurs issus, comme leurs bateaux, des quatre grands clubs réunionnais. Ainsi, l’APSM de Sainte Marie, le DGSR et l’APPG du Port, et la RDM de Saint Gilles vont transformer cette compétition nationale, une compétition importante puisqu’inscrite au calendrier de la fédération française des pêcheurs en mer (FFPM), en un affrontement interclubs qu’abriteront pourtant cinq pécheurs venus sur l’Île spécialement pour la circonstance : trois de la région parisienne, un de Lyon, et un du Sénégal, pays africain réputé pour ses prises de voiliers au large de Saly. Un regret des organisateurs : le contingent des pécheurs ne comptera qu’une femme, Catherine Lavit. On est loin de la parité. Au moins, du côté des proies, la tendance sera inversée. Les plus gros marlins sont tous de sexe féminin. Quatorze bateaux, de 6,55 m à 12,40 m vont se lancer dans la bataille. À chacun des bords, il y aura un pilote, un matelot, un juge arbitre et selon la taille de l’embarcation, un ou plusieurs pécheurs. Des règles draconiennes ont été mises en place pour la compétition. La taille limite de prise du marlin est fixé à 75 kilos. Si d’aventure une prise s’avérait inférieure, le juge infligerait des pénalités au pécheur. En revanche, tout marlin relâché en cas de doute sera comptabilisé comme une prise de 80 kilos. La mise en place de cette pratique du no kill (ne pas tuer), existait déjà l’an dernier puisque cinq marlin de bonne taille avaient été sortis de l’eau tandis que six autres jugés trop petits avaient été relâches. “Nous insistons aussi sur l’aspect sportif de notre activité. Nous ne sommes pas là pour remplir des frigos. Tous les animaux capturés sont remis à l’organisation par les pécheurs. Ainsi, notre sponsor principal, DCP, qui dont la pêche est une activité professionnelle destinée à ses restaurants, déclasse son bateau en plaisance, le temps de cette compétition, et ne commercialise pas ses prises” explique Jacques Grandchamps, l’organisateur. La pêche sportive à la Réunion est devenue une activité touristique reconnue qui attire les passionnés du monde entier et concurrence désormais le spot de Maurice. Désormais, plusieurs bateaux peuvent rivaliser avec ceux proposés par les clubs mauriciens, et les tarifs ne sont pas plus élevés à la Réunion que sur l’Île sœur. Au-delà de la simple manifestation sportive reconnue, l’étape réunionnaise de la Coupe de France de marlin s’inscrit en bonne place dans le développement économique et touristique de l’Île. Elle attire désormais des sponsors de premier plan (DCP, Castel, la CCIR, La Prudence Créole, Arequat, SDV…) qui sont autant d’acteurs importants de l’activité de la Réunion. Elle polarise aussi l’attention des amateurs de Big game fishing vers la destination Réunion. De belles prises leur permettraient de voir combien la population de marlin est dense dans nos eaux, qui sont loin de connaître un état de surpêche et qui, bien qu’aucun quota n’ait été fixé pour réglementer le prélèvement ont été protégées par la limitation du nombre de kilowatts dans les ports.
Christian Chardon

Catherine seule, et unique
Catherine Lavit est femme d’expérience. En juillet dernier, en saison pourtant peu favorable, après une heure dix de combat, Catherine Lavit a ramené à bord du DCP skippé par son mari Jean-Christophe un superbe marlin bleu de 400 livres mesurant un peu plus de trois mètres cinquante pris, sur un leurre Williamson noir et orange, à 12 miles des côtes, au large du Cap La Houssaye. Cinq belles dorades coryphènes étaient déjà au tableau. “Au bout de la ligne, le marlin s’est donné en spectacle pendant près de cinq minutes. Il faisait des bonds énormes. On a tout de suite vu que c’était une belle pièce. J’ai même eu peur qu’il se décroche” raconte Madame Lavit. C’était le vingtième marlin capturé dans les eaux réunionnaises par Catherine Lavit, déjà recordwoman de France pour la prise d’un thon, recordwoman du monde féminine du marlin avec la capture d’un monstre de 1 215 livres. Et elle est surtout l’une des rares femmes au monde à avoir capturé trois marlin de plus de 660 livres : son record du monde, mais aussi deux autres prises de 707 livres et de 667 livres. Pour une femme de 53 kilos…

Le 21 mars 2008

Une dizaine de békines, un vivaneau job en dérive et le clou : 2 beaux rouges ( 3,5 et 2 kg) remontés par Huguette sur une coulée !

Qui osera encore l'appeler la "reine du pin's" ?

Sources : Le Quotidien le 23/03/2008

On perd plus de poissons qu’on en prend.

De compétition ou simple loisir, la pêche sportive traîne dans son sillage des dizaines d'adeptes. Entre les mordus (à l’hameçon) et les curieux, les eaux réunionnaises pullulent de bateaux spécialisés.

Il faut avoir contemplé, depuis un bateau à quelques milles marins au large, le lever du soleil sur la Réunion pour esquisser un début de compréhension de la pêche au gros. Certains préfèrent le terme sportive .
La magie des couleurs émerveille les yeux. Au petit matin d'un ciel sans nuages, les formes des montagnes se marient avec le calme de la mer. A l'arrêt, le silence n'est brisé que par le clapotis des vagues sur la coque.
Bientôt, on ne distingue plus les habitations. Seulement les contreforts, les ravines, les sommets. Comme si l'île qui se dresse devant nous était déserte. Comme si la nature avait repris ses droits.
Et puis, leurres en place, lignes à bâbord et tribord, le bateau file vers l'inconnu. On s'active, on prie aussi un peu pour que tout cela débouche sur une prise.
Bernard est le plus actif. Il a l'expérience. Les mains sont précises, les doigts agiles. Il a répété ces gestes des centaines de fois. Il est dans son élément.
« Oui, à force, ça devient une habitude. On sait ce qu'on doit faire et quand le faire. Une habitude mais pas une routine parce qu'il y a toujours du plaisir dans la préparation.»
Quand le matériel est enfin à l'eau, ne reste plus qu'à attendre. On profite alors de ces moments de répit pour se plonger dans la contemplation, la méditation. Les pensées s'envolent.
«En dehors de la surveillance des lignes, on a le temps de s'évader. Le temps de mettre de l'ordre dans nos idées, de régler les petits soucis de la semaine ou de la vie. Il existe parfois une forme de contemplation dans les sorties en mer. A notre niveau ce n'est pas forcément pour prendre du poisson, c'est aussi pour se vider l'esprit l'esprit l’espace d’une journée.
Et puis l'impatience regagne du terrain. On s'interroge. Où sont les marlins et les thons ?
Savent-ils que nous les attendons, les espérons? Dans le doute, on va vérifier les lignes.
Bien tendues ? Pas assez ? Et le leurre " Toujours là ? Bonne couleur ? Bonne taille ?
Quand les nouvelles vérifications ont été effectuées, il faut se résigner. Et attendre. Les yeux toujours fixés sur la ligne qui s'enfonce dans les flots à quelques dizaines de mètres du bateau.
«Il y a toujours une petite inquiétude de ne plus voir le fil et de rater une touche. Mais, quand le soleil tape fort, difficile aussi de maintenir une attention soutenue », souligne Bernard.
Et, tout à coup, le miracle s'opère. Le fil se tend, devient corde. On s'agite, on s'affole. Pas question pourtant de. temporiser, il faut s'emparer de la canne et lutter contre l'animal.
Il est à une trentaine de mètres du bateau et il doit finir dans la cale. Le pêcheur devient alors artiste du moulinet. Il faut savoir jouer du relâchement et du ramené. Il faut fatiguer le poisson tout en l'attirant.
Pour les néophytes, c'est dur. Les biceps sont vite tendus, les muscles dorsaux très sollicités.
L'acide lactique, celui qui engorge les muscles quand ils manquent d'oxygène, se fraye un passage dans le corps et vous amène au bord de la paralysie.
« C'est dans ces moments-là qu'on peut dire que la pêche au gros est un vrai sport, affirme Bernard. Remonter un thon ou un marlin de plus de 100 kilos, ce n'est pas donné à tout le monde. »
Fort de cette .prise, un thon banane d'une cinquantaine de kilos, l'enthousiasme s'est em paré du bateau. Si ça a marché une fois, pourquoi pas deux?
L'attente n'est pas très longue. -A peine une heure plus tard, rebelote. Les fils plient la canne. Cette fois, on sent qu'il y a une forte résistance. Le gros lot?
Dans la majesté de l'océan, un énorme marlin jaillit des flots. Il lutte, se débat, cherche un moyen de s'échapper. Tel un dauphin, il s'envole dans les airs, reste en apesanteur pen dant ce qui semble être une éternité avant de retomber dans une énorme gerbe d'écume.
Les cœurs battent la chamade. Les palpitations s'accélèrent. L’adrénaline commence sa poussée. Vu le bestiau, on se demande comment on va réussir la pêche. On prépare de l'eau pour humidifier les fils du moulinet avant qu'ils ne surchauffent.
Pas te temps d'aller plus loin. D'un coup, la canne devient molle. Il n'y a plus rien au bout du fil. On ramène et on constate qu'il y a eu cassure. Plus de leurre, plus rien. En retombant de sa folle chevauchée, le marlin a coupé le fil et s'est libéré.
Il y a de la frustration dans les têtes. Pas seulement parce qu'une prise a été ratée mais aussi parce que le combat s'annonçait majestueux face à un seigneur de l'océan.
« C'est souvent comme ça, raconte Bernard. On perd plus de poissons qu'on en prend. Il ne faut pas s'apitoyer sur ça et vite penser au suivant. Mais quand on rentre bredouille, on ne peut pas s'empêcher de regretter nos échecs. »
Le temps de reprendre nos esprits après cet épisode, le temps de remettre le matériel cassé en place, le temps de chercher un autre endroit de pêche, l'espoir revient.
De nouveau, on traque les mouettes. Si elles stagnent à un endroit, c'est qu'elles sont attirées par un banc de petits poissons qui seront eux-mêmes des proies pour de plus grands, etc.
Alors le bateau sillonne l'océan. De rig en zag, il nous entraîne dans une quête de sensations. Les heures passent. Rien. Plus rien. Même les mouettes nous lâchent. On sent qu'un ressort s'est cassé en même temps que le fil de tout à l'heure et le moral n'est plus là.
Le soleil disparaît lentement à l'horizon et l'heure de rentrer au port arrive. On laisse encore les fils en place pendant quelques milles. Sait-on jamais ?
Mais l'évidence saute aux yeux. La journée s'achève avec cette unique prise.
« Il y a encore quelques années, explique Bernard, on rentrait avec les cales quasiment pleines. Mais le poisson a progressivement disparu. Aujourd'hui, il faut s'estimer heureux quand on revient avec un ou deux poissons.» Alors, effectivement, on repart heureux.
Pour une première sortie, le succès a été au rendez-vous et on ne va pas faire la fine bouche. On reviendra donc, avec l'espoir que les « gros » seront de la partie, la prochaine fois, quelque part au large...
Hervé COLIN   

Sources : Le Quotidien le 23/03/2008

Dix bougies pour un marlin

Quatorze bateaux et 43 pêcheurs ont participé à la dixième édition de la Coupe de France Marlin, disputée en quatre manches cette semaine à la Réunion.
Un anniversaire placé sous le signe du «no kill», une philosophie de plus en plus répandue parmi les amateurs de pêche sportive, qui entendent bien se distinguer de la «pêche au gros», «Nous, on donne sa chance au poisson », souligne Jacques Grandchamp, président du comité d'organisation.
Fils fins, manœuvres adaptées du skipper : le combat est plus équilibré, et l'issue moins incertaine pour la proie.
Toutes les prises ont donc été relâchées, exception faite d'un seul marlin de taille respectable, 86 kilos, ramené par Hugues Ferrand, sur le bateau Bémara.
«Bien sûr, on rêve tous d'un poisson de 500 kilos... Là, on ne l'aurait pas relâché ! Mais il y a un souhait général des pratiquants qui correspond bien à l'éthique de la pêche sportive. Les poissons sont d'abord tagués - ce qui permet à l'Observatoire marin de la Réunion d'assurer un suivi scientifique - puis relâchés. Tous les participants ont joué le jeu », se réjouit Jacques Granchamp.
K.B.

    Bravo à Stéphane ( capitaine ) et Raymond ( second et photographe ) pour cette belle dorade coryphène.
Mesdemoiselles, désolé, le sourire est déjà réservé ...

Le 14 juin 2008

Merci pour la photo té les gars.

 

Le 27 juin 2008
Gérard, ses copains et un magnifique thon banane de 20 kg.

 

Le 29 juin 2008
Bravo Denis, pour ce magnifique thon banane pris sur le "Sec". Non, ce n'est pas "le plus grand des hasards" comme tu dis; c'est l'expérience, camarade.

      01/07/2008 Une petite info, récupérée chez un marchand de matériel de pêche sur le net, comme ça en passant ...

Menace sur la Peche Sportive en Mer

          De graves périls planent sur la pêche sportive et récréative en mer.
          En effet, suite aux orientations retenues à l’issue du Grenelle de l’Environnement, trente trois chantiers ont été lancés courant Décembre 2007, au nombre desquels de nombreux comités opérationnels, des groupes d’études et des missions parlementaires.
          Un de ces comités appelé « COMOPS » est spécifiquement dédié à la gestion intégrée mer-littoral. Il s’agit du chantier n°12 piloté par Jérôme BIGNON, député de la Somme et Président de la Commission Permanente au Conseil National du Littoral.
          Ce COMOPS s’intéresse, entre autre, à la pêche sportive et récréative avec pour but de mettre en place une réglementation encadrant cette activité.
          Il est intéressant de noter qu’aucune association représentative des pêcheurs sportifs et récréatifs n’est conviée aux débats.
          Le COMOPS est composé de hauts fonctionnaires, de responsables d’associations écologiques et de membres du Comité National des Pêches Maritimes.

         Pour le moment les discussions se poursuivent autour de trois axes :
          
             Mise en place d’un permis mer
                    Instauration de périodes de fermetures (repos biologique)
                    Etablissement d’un PMA (prélèvement maximum autorisé)


          Les discussions ont également lieu concernant la pêche à pied qui fera, elle aussi, l’objet d’une réglementation.
          Ce sujet mérite l’attention de tous, car nous vous rappelons que les conclusions du COMOPS figureront dans le titre mer de la loi d’application de grenelle que le gouvernement souhaite soumettre au parlement dans le courant de l’année 2008.

Affaire à Suivre.

Le 14 juillet 2008 – Le QUOTIDIEN a publié 1 article qui s'intéresse à la pêche sportive ...

Petits poissons doivent devenir grands

          La pêche sportive contribue-t-elle à la surpêche des pélagiques dans nos eaux. Telle est l'une des questions à laquelle se propose de répondre un travail de recherche mené il y a quelques mois par Nathalie Guénel, sous l'égide de l'Omar et du Comité régional des pêches. Cette démarche doit permettre de mieux adapter les règles de la pêche sportive à l'état de la ressource.

          Bien que régulièrement pratiquée dans nos eaux, la pêche de poissons pélagiques réalisée dans le cadre de la plaisance et des concours de pêche sportive reste encore relativement mé connue. Placée sous 1'égide de l'Observatoire marin de la Réunion (Omar) et du Comité régional de pêche sportive, Nathalie Guénel étudiante en IUT génie biologique à Angers s'est intéressée deux mois durant, en avril et mai 2008, aux résultats enregistrés par la pêche sportive à la Réunion et leur corrélation avec une banque de données enrichie depuis six ans par l'Omar.
          Si selon Mickael Rard, président de l'Observatoire, les résultats de l'étude méritent d'être complétés par d'autres données, ce travail met en exergue des éléments intéressants. Volume des prises, évolution du poids des poissons au fil des ans, influence des cycles lunaires, sont autant de paramètres jusqu'alors peu pris en compte et révélés par le travail de Nathalie Guénel.

          Si quarante-sept espèces, du voilier au marlin en passant par le requin et la raie, ont été ainsi recensées sur le pont des bateaux, la démarche scientifique s'est focalisée sur les espèces les plus couramment pêchées, la dorade coryphène (55 % des prises), la bonite à ventre rayé (16%), le thon banane-(15%), le marlin (14%) et le thon jaune (10%). Il apparaît d'abord que les volumes de prises semblent fluctuer d'une année sur l'autre et selon les espèces pour présenter des «périodes redondantes voire des cycles», souligne l'auteur.
«Il en va ainsi du thon banane et des marlins dont les captures semblent plus abondantes tous les deux ans, tous les trois ans pour les bonites.»
          Parallèlement, certaines espèces, voient leur poids moyen diminuer entre 2002 et 2007. Il en va ainsi des marlins dont le poids moyen chute de 178 kg en 2002 à 106 kg en 2007. Pour l'auteur, l'augmentation du nombre de captures est l'un des éléments qui explique cette évolution. Pour autant, il ne s'agit pas d'une constante puisque d'autres espèces voient leur poids moyen évoluer en même temps que le nombre de prises.
          Le poids des prises doit aussi être étudié selon la période de l’année.. Il apparaît ainsi que les espèces les plus grosses sont pêchées pendant la période hivernale alors que les prises sont en revanches plus nombreuses les mois d'été.
          L'auteur de l'étude s'est également penché sur les «sex-ratio», la proportion d'individus mâles et femelles. Si le ratio est le même chez les bonites, en revanche on compte un mâle dorade pour trois femelles en moyenne. Chez les thonidés, on compte par contre deux mâles pour une femelle.
          La démarche tente aussi de mettre en exergue l'influence de la lune sur la pêche. « Si la plupart des espèces semblent plus ou moins sensibles, les dorades paraissent particulière ment influencées par la nouvelle lune puisque les poissons les plus lourds sont pêchés le lendemain de celle-ci».

                                                     Possible surpêche
          Selon l'Omar, ces résultats même parcellaires sont l'illustration de la réalité et particulière ment précieux lorsqu'il s'agit d'adapter les règles de la pêche sportive. « Déterminer pour chaque espèce le poids correspondant à la maturité sexuelle du poisson permet de protéger les reproducteurs et donc assurer le renouvellement de la population», souligne l'Omar. Ainsi, le poids moyen autorisé des prises a été relevé à plusieurs reprises ces dernières années. Il est aujourd'hui de 80 kg pour un marlin.
          «Au-delà, ce travail permet de croiser un ensemble de données, cycles, relations entre prédateurs, période de prises, poids moyens pour caler au mieux les dates de concours et apprécier l'état de la réserve», poursuit l'Omar.
L'étude, sur la base de la baisse du poids moyen des poissons entre 2002 ..et .2006, va même jusqu'à avancer l'idée d'une possible surpêche. Un phénomène marqué par une pression trop importante sur le stock et accentué par la progression du nombre de prises et (ou) de bateaux en mer.
          Sans affirmer avec certitude la prévalence de ce phénomène, le rapport préconise une surveillance assidue de l'évolution des prises dans les années à venir. Si elle devait se confirmer, la surexploitation devrait être combattue notamment en limitant le nombre de prises et en relevant les «mailles» autorisées.                                                    M.B.

Tous les poissons parasités

     Cette étude a permis de confirmer la grande diversité du parasitisme marin. Jusqu'alors bien connus sous forme terrestre, les parasites sont également présents dans le milieu marin. Il est ainsi apparu que sur l'ensemble des prises étudiées, près de 79% étaient parasitées, certaines espèces à l'image de ta bonite, de la dorade coryphène ou du thon banane révélant un taux d'infestation de 100%. Bien peu de poissons y échappent si ce n'est peut-être : les requins, épargnés semble-t-il dans leur grande majorité. Même les marlins sont régulièrement parasités.
     Si quelque 12 parasites ont été identifiés lors de l'étude, Nematodes, Cestodes, Mono gènes, etc, les plus fréquents restent les Acanthocéphales, observés dans la cavité abdominale des dorades coryphènes et des bonites essentiellement.
     Si ces parasites sont aujourd'hui très fréquents et si leur ingestion représente un vrai danger pour l'homme, le risque est toutefois très limité, sauf à ne consommer que du poissons cru. Les parasites sont détruits à la cuisson et par ailleurs exceptionnellement identifiés dans les chairs du poisson. Enfin, les pêcheurs désormais sensibilisés à ce phénomène sont capables de les identifier et de ne conserver que les . parties saines des prises.
     Le risque bien que relatif ne peut néanmoins être écarté totalement. Ainsi, l'ingestion d'Acanthocéphales, même rare, peut provoquer une contamination. De même l'Anisakis peut entraîner chez l'homme des symptômes importants, réactions allergiques, nausées, vomissements, douleurs abdominales, voire occlusions intestinales.
     L'étude rappelle que différentes enquêtes réalisées en métropole sur les taux de para sitage des poissons commerciaux les plus souvent consommés ont permis de relever des taux d'infestation de l'ordre de 90% sur les merlus, 80% pour les anchois, 70 % pour les mer lans, 50% pour les maquereaux, etc. Le fait que les Japonais, . gros consommateurs de sushi soient régulièrement sujets à l'anisakiase ne surprendra personne.

La méthodologie

          L’étude s’est appuyée sur près de 4000 données recueillies par l’OMAR depuis 1999 sur la biologie des poissons pélagiques. Soit près de 575 poissons pêchés chaque année, représentant quelque 15 tonnes de captures annuelles regroupant 47 espèces différentes. Mais l’étude vise essentiellement 5 espèces en particulier, la bonite à ventre rayé, la dorade coryphène, le thon banane, le thon jaune et le marlin. Près de 400 pêcheurs embarqués sur une centaine de bateaux, plaisanciers et professionnels ont participé.

Bravo les "Barrière" pour ce "BLACK" de 103 kg pris lundi 11/08/08 au leurre. Maurice a laissé éclater sa joie dans une courte phrase qui en dit plus long qu'un roman ...

"20 MINUTES ET C'EST DANS LE BATEAU EN STAND UP 80 LB OUI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

 

  Vous avez un doute ? Parlez-en à l'........... Aquarium !
Car le pire imbécile est celui qui ne doute de rien ...

1- Dimanche 17 août 2008, je pêche .... ça !

2 - Lundi 18 j'envoie un mail à l'Aquarium de la Réunion:
Bonjour, Je vous serais reconnaissant de me faire savoir si le poisson en photo PJ correspond à l'article 16 de l'arrêté dont j'ai copié un extrait ci-dessous ... Quels sont les risques ?      Salutations cordiales.

"PREFECTURE DE LA REUNION
POLE REGIONAL MARITIME
DIRECTION REGIONALE ET DEPARTEMENTALEDES AFFAIRES MARITIMES DE LA REUNION

ARRETE N° 1743 du 15 juillet 2008 Réglementant l’exercice de la pêche maritime de loisir dans les eaux du département de la Réunion
POISSONS TOXIQUES - ARTICLE 16 :

La pêche, le transport et la consommation des espèces de poissons venimeux ou vénéneux est interdite,
notamment :
-les bouftangues ou boultangues (Tétrodons sp., Diodon sp.),
-les crapauds de mer (Synance sp., Scorpénidés),"

3 - A 16h41, j'ai ma réponse. Bonjour, Ce poisson est un Scorpaenidae, poisson venimeux, qui correspond à l'extrait de l'article 16 que vous nous avez joint. Les risques sont l'inoculation d'un venin par les rayons dorsaux. Ce poisson n'est pas un poisson pierre et sont venins est moins dangereux, mais la piqûre reste dangereuse pour l'organisme même si le poisson est mort.                Cordialement.
Thierry Mulochau
Aquarium de La Réunion - Port de plaisance de Saint-Gilles Les Bains
97434 Saint-Gilles Les Bains - Tel : 0262334400 - Fax : 0262334401

Merci à l'équipe de l'Aquarium de la REUNION !

22/08/2008 - C'est Maurice "la Vigie" qui nous communique la liste des positions des DCP. Si quelqu'un a une mise à jour plus récente ou des informations qu'il n'hésite pas à nous contacter.

POSITIONS GEOGRAPHIQUES DES DCP RAPPORTEES AU SYSTEME GEODESIQUE MONDIAL WGS 84 au 15 juillet 2007.
NOM
Latitude Sud
Longitude Est
1
Gillot
20°45,5’
55°30’
2
Saint Gilles 9M
21°03,6’
55°03,8’
3
Saint Gilles 5M
21°03,33’
55°08,7’
4
St Leu/Grde Ravine
21°09’
55°10,5’
5
Stella
21°12’
55°13’
6
Saint Louis
21°20,6’
55°22,5’
7
Ravine blanche
21°22,6’
55°26,3’
8
Cap Jaune
21°26,9’
55°39,8’
9
Cascades
21°12,2’
55°53,3’
10
Sainte Suzanne
20°49,6’
55°38,6’
11
5M Possession
20°51,8’
55°17,9’
12
Saint Pierre 6M
21°26,3’
55°26’
13
La Houssaye 8M
20°57’
55°04,05’
14
Sainte-Anne
21°02,3’
55°47,5’
16
Le Port 8M
20°54,4’
55°09,8’
17
Grande Chaloupe
20°50,8’
55°20’
18
Omega
20°56,8’
55°12,5’
19
Ermitage 8M
21°06,7’
55°06,7’
20
11M Le Port
20°50,0’
55°05,0’
21
Manapany
21°25,8’
55°33,2’
22
Champ Borne
20°53,6’
55°43,8’
24
Sainte Rose
21°07,2’
55°54,0’
25
Etang salé
21°16,08’
55°14,15’
26
St Benoît
20°58,3’
55°45’
27
Cap Bernard
20°47’
55°25,3’
29
Sainte Marie
20°49,5’
55°33’
31
St Philippe
21°24,6’
55°46,6’
32
Etang salé 12M
21°21,15’
55°07’
33
Grande ravine 9M
21°10,0’
55°05,0’
34
La Nouvelle
21°10,3’
55°14,2
35
St Pierre nord 8M
21°24’
55°21’
36
Possession 11M
20°45’
55°17’
37
Saint Pierre 8M
21°28,5’
55°30’
38
Grand Bois
21°23,2’
55°30,18’

ATTENTION :Le rayon d’évitage des dispositifs de concentration de poissons (DCP) est d’environ 1 mille nautique.
BE CAREFUL :The swinging space of the food aggrégating device (FAD)is about 1 nautical mile.

CLICANOO.COM publie le 4 octobre 2008 cet article dans sa rubrique ECONOMIE !!!!!

La grogne gagne du terrain chez les plaisanciers

          Ça grince des dents du côté des pêcheurs plaisanciers. Ils jugent les dispositions (un seul moulinet électrique par bateau, interdiction d’en user et même d’en avoir à bord la semaine, DCP interdits en semaine aussi) totalement injustes à leur égard. Une pétition circule et des actions fortes sont envisagées.
         Ça ne passe pas du tout chez les pêcheurs plaisanciers. Le nouvel arrêté préfectoral réglementant la pêche maritime du 15 juillet 2008, “acté sans concertation préalable”, est à leurs yeux tout simplement “injuste”. Plusieurs points excitent le courroux de ces passionnés. Primo, l’interdiction de détenir un moulinet électrique sur le bateau en semaine ainsi que de l’utiliser. L’usage d’un vire-lignes est autorisé (avec une puissance maximale de 800 watts et pour un seul engin par bateau) uniquement le week-end et les jours fériés. Deuzio, la pêche de loisirs embarquée est interdite les jours ouvrables dans la zone des DCP.
“C’est du sadisme pur et simple. On nous interdit les DCP même lorsqu’aucun professionnel exerce sur zone. On a même poussé le vice jusqu’à interdire la détention d’un moulinet électrique sur un bateau en semaine !, s’exclame Bertrand De Boisvilliers, président du comité de défense des pêcheurs plaisanciers de La Réunion.

                                                                            Blocage des ports envisagé
          On peut aller pêcher mais sans prendre de poisson en somme…” Haly Hajiz, plaisancier depuis belle lurette à Sainte-Marie, se sent “indigné”. Il lance : “On ne pêche pas souvent dans la partie Est de l’île à cause des conditions météos”. Même son de cloche pour André Laoussing : “On nous empêche tout bonnement de pratiquer notre loisir”. Bertrand De Boisvilliers, qui dit avoir participé à des négociations avec le comité des pêches et les Affaires maritimes en 2005 et 2006, renchérit : “On nous serine qu’il s’agit de préserver la ressource, mais il n’y a pas d’étude précise la quantifiant. Et nous ne pêchons pas des tonnes. Une bonne journée, ce sont 15 kg de vivanneau et de cabots, pas plus. Et puis, les DCP ont été financés avec des deniers publics. Nous aussi nous voulons en bénéficier”.
          Quant aux négociations passées, il lance : “Les dés ont toujours été pipés. C’était de véritable marché de dupes. Le lobbying de certains élus du comité des pêches a ses effets sur l’administration soit disant pour protéger la filière”. Ce nouvel arrêté a ranimé le comité de défense des plaisanciers en sommeil. Depuis plusieurs semaines une pétition contre l’arrêté circule dans les différents ports de l’île. Et déjà rien qu’à Sainte-Marie, “80 signatures ont été collectées”. Les plaisanciers sont unanimes. Ils veulent le retour au statu quo d’avant juillet 2008. En clair, pouvoir pêcher autour des DCP lorsqu’il n’y a pas de professionnels sur place et la possibilité d’avoir au moins un moulinet à bord quel que ce soit le jour de la semaine. Pour cette dernière, certains réclament “l’application de la réglementation française autorisant la détention de trois moulinets électriques”.
Tous veulent l’ouverture de négociations au plus vite. Ils espèrent que leur pétition déposée auprès des Affaires maritimes et du préfet fera bouger les choses.
         Si tel n’est pas le cas, ils envisagent “de durcir le ton”. Et “s’il le faut de bloquer les ports nous sommes au moins un millier dans le département”.                                                        
   Bruno Graignic

02 novembre 2008 - Qui connait le nom de ce poisson plat d'environ 120 cm de long
trouvé flottant avec la queue coupée hier matin du côté de St. Gilles ?

Et, seulement quelques minutes plus tard voici la sympathique réponse que nous attendions :

Bonjour,

Merci pour la petite photo - il s'agit d'un Sabre appelé encore Sabre Latte ou Evoxymetopon poeyi (oui! c'est un peu dur à prononcer...). Il peut faire 2 mètre de long et est plutôt rare à la Réunion. Je pense qu'il est pêché par les longliners qui les rejettent en mer, c'est pour cela que les quelques spécimens que j'ai pu observés ont toujours été trouvés morts en surface.
En tout cas, on vous encourage à nous envoyer tous les poissons bizarres, on découvre ainsi régulièrement de nouvelles espèces dans nos eaux.
Amicalement

Patrick DURVILLE - Aquarium de La Réunion - Port de plaisance de Saint-Gilles Les Bains - 97434 Saint-Gilles Les Bains - Tel : 0262334400 - Fax : 0262334401

novembre 2008

Bravo, Giani !

Deux retours de pêche bien sympathiques en novembre.

Salut

Comment ça va ?

J'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année.

J'espère qu'en 2009 il y aura plus de poissons.

Une petite photos d'un thon banane pêché le dimanche 14 Décembre 2009 avec Bernard et MATANE.

a +

(Trop sympa le message, je répercute
à tous les gens de la mer)

CLICANOO.COM | Publié le 17 décembre 2008

La pêche au gros sort ses filets

          Que ce soit à la traîne ou à la dérive, tous, professionnels ou néophytes, pourront participer au concours de pêche au gros qui aura lieu ce week-end au port de Saint-Pierre. Cette manifestation organisée par l’association “Les amis de la mer” vise d’abord et surtout à faire connaître davantage l’activité en mer à la population. À ce jour, une quinzaine de participants se sont inscrits, un chiffre plus que satisfaisant pour l’association qui en attend une vingtaine. Personne ne sera oublié. Pour preuve, ceux qui ne seraient pas tentés par le concours de pêche se verront proposer des promenades en mer.
                                                                                “ Un don du sang exceptionnel “
         Au travers de cette activité, les organisateurs espèrent sensibiliser les Réunionnais à la protection de l’environnement. “La pollution aquatique représente un enjeu important pour nous usagers de la mer car nous sommes doublement pénalisés dans nos activités”, insiste Gilles Sorres, membre de l’asso. Cette quinzième édition s’inscrit par ailleurs dans une démarche sociale et de solidarité. Le poisson issu du concours sera vendu à la criée et à prix réduit. Les bénéfices, quant à eux, seront reversés à la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM). L’Établissement Français du Sang sera également du rendez-vous. Fort du succès d’une première opération organisée en août, en partenariat avec la SNSM et qui leur avait permis d’obtenir 110 poches de sang en seulement quatre heures de temps, l’EFS récidive. Ça se déroulera dans les locaux de la SNSM, de 10 heures à 17 heures, avec en prime des animations de l’association Sun. Michel Kowalczyk, secrétaire bénévole de la SNSM, voit dans ce projet l’occasion pour les Réunionnais “de faire un geste citoyen à l’approche des fêtes de Noël”. Il y a deux ans, ces journées avaient été annulées du fait des mauvaises conditions météo. Qu’à cela ne tienne, les prévisions pour ce week-end annoncent un très beau temps et un peu de vent. Rien qui ne pourrait dissuader les amoureux de la mer.
Elodie Laroque

Bravo tonton pour ce marlin bleu de 150 Kg pris sur leurre !

Bon courage pour la découpe.

14 janvier 2009


03/02/2009

Un marlin de 70 kg

Bravo Eric, t'es un champion.
Merci Gérard pour les photos.


Je t'envoies 2 photos de prises il y a environ 15 jours sur la barque Francois HEAS. Jean-Denis
Merci pour les jolies photos; Sympa de penser au site de l'AAPSGB. Alain




Le dimanche 29 mars 2009.
Allez, hop ! Un poisson chasse l'autre ... Cette fois-ci, ce sont Boris et Maurice les héros du jour avec un thon de 22 kg et son copain de 55 kg !
Le 3 avril 2009 - Gérard nous envoie trois photos ... de vélo. Heu, non, de pêche, avec un commentaire qui fait froid dans le dos !
" son gros frère nous a coupé le thon en deux.....
Chacun sa chance...chacun son chemin..."

Merci Gérard
Coupez ! On la r'fait !



Merci à Jean-Denis pour la photo de sa pêche de samedi 04 avril 2009.

"Samedi j'ai pêché un petit cari"


26/04/2009 - "ci joint la photos du premier marlin de Boris.
78kg, en stand up, 50 LB, 35 minutes (rapide le petit ! )
Il avait encore le sourire en allant se coucher.
Maurice"

 

BRAVO BORIS, t'es un champion !

Bonjour Alain

Je te transmets ci-joint une photo d’un thon banane de 25kg pris le 7 mai par Daniel, Willy et moi-même au large de Sainte-Marie.
Amicalement. Gianni

Belle prise ! Bravo ! Sympa de penser au site.

Message de Giani :

"Grand fouet", 55 kg, le 20 juin 20009 sur ISPAHAN.

Bravo Giani et merci de penser à nous.

George Clinton, c'est qui ça ?

extrait             ( perso, je préfère le bruit des vagues )

    Le Quotidien / publié le samedi 08/08/2009 - George Clinton, pêcheur non repenti

Très courte nuit, pour tous. Mais George Clinton hier matin, se montre souriant au réveil : il va pouvoir laisser libre cours à sa passion pour la pêche au gros. Nous l'avons accompagné, c'était magique.

«Laisse tomber, c'est un Martien, il vient d'une autre planète, » confie Carlon, l'assistante de George Clinton sur la tournée. Nous sommes à bord du Djiti, direction le large. Nicolas, du Bourbon Fishing Club, prépare les lignes ; son comparse Loïc a pris la barre. Le maître ès groove lui, reste silencieux et mord avec avidité dans l'un des deux chicken burgers commandés dans un snack du port de Saint-Gilles. Et deux hot dogs, un brownie, un milk-shake ! George a peu dormi, quatre heures à peine, et il a faim. Ce sera sa seule exigence de la journée. Serein, silencieux, souvent somnolent, l'homme se montre extrêmement simple et agréable. Mais très peu bavard. C'est Carlon qui raconte. «La pêche au gros, la mer c'est son hobby. Il a pêché partout dans le monde déjà. » Clinton confirme : cite les Bahamas, la Floride bien sûr où il réside. Sa plus grosse prise ? Un marlin de 160 kg.
Et vint la daurade
Carlon reprend : « il avait même un bateau, mais il l’a vendu récemment. George veut en acheter un plus gros ! ». Lequel, enfoncé confortablement dans sa banquette, tête en arrière et bras étendus, les yeux fermés, opine du chef. Un sourire tranche papaye illumine son visage. Là, évidence : il le voit déjà, son nouveau bateau, juste là, sous ses paupières closes?
«En fait, la mer, c'est ce qui le détend, le relaxe. » Et Clinton souvent, en tour du monde constant pour donner ses shows grandiloquents, phénoménaux, en profite pour s'offrir ces instants de calme en mer. D'un monde à l'autre.
Et il maîtrise : endormi, il se relève soudain quand une ligne se dévide brutalement : ça mord. Nicolas et Loïc avaient repéré une chasse d'oiseaux quelques instants plus tôt. George se met en place, saisit la canne. C'est une bonite. L'affaire est vite réglée et George retourne s'asseoir, ravi. A peine le temps de savourer la première prise qu’une deuxième ligne se dévide. C'est Carlon qui s'y colle. Encore une bonite.
« Next one is for you, guys » dit George en nous regardant, avec Nicolas. Deux autres bonites mordent en même temps. Chacun la sienne. Le boss de Funkadelic nous regarde, souriant : aussi heureux de partager son plaisir que s'il avait lui-même la canne entre les mains. Encore plus quand je lui annonce que c’est une première pour moi.
Quelques tours encore, et cette fois, c'est du lourd. Une daurade coryphène. George s'y colle, manque de se vautrer dans le bateau en glissant sur les marches humides. Se cale dans le fauteuil. Avec l'aide de Nicolas, il remonte doucement la prise. Belle, la prise : bien 10 kg. George souffre un peu, l'âge se fait sentir. Mais le plaisir est intact. Heureux comme un gamin, il retourne s'asseoir : sa journée semble réussie. Il s'endort, bercé par le ronronnement du moteur et les vagues. Juste réveillé, au retour, quand un banc de dauphins croise le cap du Djiti.
Retour au port. Ravi, l'ex leader de Parliament demande à poser avec ses prises. Remercie tout le monde en quelques mots , un signe du pouce surtout. Carlon confirme : journée magnifique. Reste à prendre l'avion une poignée d'heures plus tard, direction Amsterdam « C'était beaucoup trop court , confie Carlon, conquise par l’île comme son boss, qui confie avoir aimé son séjour par chez nous. Reviens quand tu veux funky daddy ! On t'aime.
Sébastien BROQUET     
        

CLICANOO.COM | Publié le 1er septembre 2009 - dans le courrier des lecteurs - Le thon c’est bon ?

Le groupe Bourbon a présenté au public et à ses actionnaires le nouveau bijou de sa filiale de pêche, un super-thonier qui sera basé à Maurice et dont l’équipage sera africain. La construction de deux autres clones est programmée au Vietnam. On peut appeler ça « délocaliser » ou « favoriser l’essor des pays émergents » c’est selon. La grosse inquiétude c’est que le gouvernement n’a pas prévu d’appliquer de quota ! A-t-on raison de s’inquiéter de la pérennité de la ressource, alors que le PDG de ce groupe, occupé par ailleurs principalement à aider l’extraction des derniers barils de pétrole, vient d’être nommé président de GERRI par le grand écolo qu’est le Premier Ministre ? Doit-on se dire que GERRI, à l’instar des etats généraux de l’outre-mer, c’est d’abord et avant tout du pipeau ? La mise en place de quotas garde-fous, comme on l’a fait pour le homard ou la légine, semble la plus élémentaire application du principe de précaution. D’autre part, avis aux addicts du thon-maïs : le thon, comme les autres grands prédateurs marins en bout de la chaîne alimentaire, espadon, requin, marlin… accumule dans son organisme le mercure diffusé dans les océans par l’industrie, les incinérateurs, etc. Et le mercure c’est dangereux pour le cerveau, le système nerveux, au point que L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a publié la recommandation de limiter à soixante grammes par semaine la consommation pour les enfants. Et il semble me rappeler qu’un journal de l’île a publié l’information selon laquelle les espadons seraient au double de la teneur européenne autorisée ! Donc mollo sur les grands prédateurs, préférez les petits poissons, ou alors carrément l’élevage : l’ombrine de Saint Paul, le tilapia de l’Étang-Salé, la truite d’Hell-bourg… à condition que l’aliment soit de qualité ! Mais de toute façon c’est l’avenir. Il se passe pour la mer ce qu’il s’est passé pour la terre. On est passé de la chasse et cueillette à l’agriculture, et la chasse et la cueillette subsistent de façon marginale très réglementée. Toute sorte de prélèvement dans la mer doit désormais être réglementé. Et de la même manière qu’on crée des sanctuaires terrestres, on doit également créer des zones maritimes où tout prélèvement est interdit. Et comme le parc français de la Vanoise rejoint le parc italien du Grande Paradiso, on pourrait songer à créer une grande zone de préservation franco-australienne, entre autres. Jean-Pierre Espéret

2 réponses de lecteurs -

anonyme - Match nul !

Si Monsieur Espèret n’a pas tout à fait tort il n’a pas non plus raison car l’élevage de poissons en pleine mer comporte pas mal de risques liés à l’alimentation "médecinée" de ces aquacultures qui subissent elles aussi, de surcroît, la pollution terrestre véhiculée par les courants marins d’autant plus que ces élevages sont toujours situés sur le plateau continental...Mers et océans ne sont que d’immenses poubelles à partir desquelles nous nous détruisons à petit feu à "l’insu de notre plein gré". Pour faire court : L’humanité s’auto-empoisonne car l’air, l’eau et la terre sont très gravement contaminés. Il est par ailleurs malhonnête, de la part de nos "dirigeants", de faire croire à NOS enfants qu’ils deviendront centenaires et qu’il faille, de ce fait, allonger la durée du travail, des cotisations...Bon appétit quand même.

Ami des pêcheurs - Espéret désespérant

Encore une fois, comme pour le coup du Clémenceau en Baie de Saint-Paul, Mr Espéret fait étalage de sa crasse incompétence dans le domaine marin : quotas de homards, double de la norme européenne de mercure, accumulé par l’industrie, etc.. (sic), quota appliqué par "le gouvernement", "il se passe pour la mer ce qu’il s’est passé pour la terre" etc...encore des imprécisions et des contre-sens sur un sujet qui mériterait de vraies informations pour un débat public contradictoire, et pas seulement de répéter bêtement des arguments simplistes et des approximations tirées de n’importe où... Pour cela, on ne peut que vous conseiller le blog Regards sur la pêche et l’aquaculture et particulièrement cet article : Conseils aux journalistes fainéants ;-) bonne lecture !

10 septembre 2009
Jacques a écrit :

"Une bonne journée !"

Les grandes émotions s'expriment
avec si peu de mots ...

Le 22 septembre 2009, je reçois deux jolies photos des prises de Jean-Denis.
              Le commentaire:
                    "salut - juste pour vous mettre l'eau à la bouche
- bonne journée"

C'est réussi ! Bravo et merci.                        

Le Quotidien de la Réunion - le jeudi 22/10/2009 - ASSISES DE LA PÊCHE ET DE L'AQUACULTURE A SAINT-GILLES - Faire sauter des verrous
Les assises régionales de la pêche et de l'aquaculture s'ouvrent aujourd'hui au Centhor de Saint-Gilles-les-Hauts. Les participants débattront pendant deux jours des spécificités du secteur à faire valoir auprès de l'union européenne

Voilà des années que La Réunion le dénonce. La politique commune des pêches de l'Union Européenne — équivalent de la politique agricole commune — n'est pas adaptée à La Réunion. Celle-ci doit être révisée en 2013. Mais les propositions des États membres pour ce faire doivent se trouver sur les bureaux européens au 31 décembre.
Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche a ainsi délégué aux comités régionaux de pêche le recueil des contributions en région. « Nous avons devant nous l'opportunité et l'objectif de faire sauter un certain nombre de verrous », estime le comité des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEMR). Celui-ci organise aujourd'hui et demain les assises de la pêche et de l'aquaculture à Saint-Gilles-les-Hauts. Un secteur qui se classe dan
s l'économie réunionnaise en 2e position en terme de production et d'exportation.
« La pêche à La Réunion a encore tout à construire, annonce le comité des pêches. Nous avons à prendre toute notre place. La Réunion est la porte d'entrée de l'union européenne dans l'océan Indien ». Le secteur possède des atouts qui ne demandent qu'à être valorisés.
Deux points principaux pèsent dans la révision de la politique commune des pêches : l'état de la ressource et les mesures encadrant le nombre de bateaux. La Réunion est soumise aux contraintes de l'union européenne comme les sont les états membres.
Or le comité des pêches décrit une situation différente de celle existant en Méditerranée, l'Atlantique ou la Manche. « Dans ces eaux, il y a nous et les pays riverains. On y pêche principalement des pélagiques. Le stock de poisson de l'océan Indien n'est pas en surexploitation. Les règles communautaires s'appliquent à nous aussi. Elles nous freinent et nous brident dans notre développement.
Le comité des pêches dénonce des mesures dérogatoires prises jusque-là ; les délais de mises en œuvre sont équivalents à la durée de ces mesures. Il espère voir sortir de ces assises une proposition de gestion de la pêcherie régionale. En partenariat avec les pays membres de la COI et ceux de l'union européenne qui se rendent aussi sur la zone. Ce qui permettrait de mutualiser les programmes à l'échelle de la commission de l'océan Indien et notamment d'améliorer la connaissance de la ressource.
Les acteurs de la pêche réunionnaise ne participeront pas seuls à ces assises. Représentants des associations de consommateurs, d'associations telles que le Globice ou Vie Océane, les acteurs de la réserve marine ou encore le comité régional de plaisance et pêche de loisirs y sont aussi invités.
L'aquaculture marine qui intervient dans la gestion de la ressource aura elle aussi son mot à dire. V.G.
Je n'ai pas entendu dire que notre association était présente ... Et vous ? 

Le Quotidien de la Réunion - lundi 23 novembre 2009 - Une championne poids plume de pêche au gros

 Audrey Ferrand s'est vue remettre samedi par la députée-maire Huguette Bello son diplôme de recordman du monde de pêche sportive au carangue. Le 3 mai dernier, elle a pêché une carangue grosse tête de 48 kilos.

À droite Audrey, 42 kilos, frimousse juvénile et malicieuse, à gauche cette grosse carangue ignobilis, 48 kilos, une tête à jouer les méchants dans un Walt Disney.
Il y a trois mois, la première a attrapé le second au terme d'une heure et douze minutes de combat acharné au terme duquel cette jeune Saint-Pauloise de 12 ans devint recordwoman du monde.
Samedi soir, c'est Huguette Bello qui est venue lui remettre officiellement son diplôme au Réunion Fishing Club de Saint-Gilles, n'oubliant pas de célébrer l'exploit d'une jeune et frêle jeune fille dans une discipline masculine et un brin macho. L'occasion aussi pour Audrey de revivre cette pêche miraculeuse du 3 mai dernier.
Ce jour-là, elle pêchait avec son papa, comme elle a l'habitude de le faire depuis l'âge de 5 ans. «On est les deux seuls de la famille à ne pas avoir le mal de mer», rigole Hugues Ferrand, le papa. L'un comme l'autre sont mordus de poisson. Audrey, sortir pendant dix heures en bateau, ça ne lui fait pas peur », ajoute Hugues. Bref, ce 3 mai,
Bémara, le petit «pêche-promenade » familial de 7 mètres, quitte le port de Saint-Gilles. Direction le Sec, les Hauts-fonds bien connus de tous les pêcheurs au large de Boucan. «Un an qu'on traquait la carangue grosse tête », rappelle Hugues. «Avec le marlin, c'est ce qui se fait de mieux en pêche sportive. De plus technique, de plus combatif.»
                                                                           Au tour du marlin
Hugues est à la barre tandis qu'Audrey a pris la place dans la chaise de combat, avec un harnais de planche à voile bricolé par son papa pour lui permettre de compenser son poids plume. La bonite utilisée comme leurre vivant est gobée et le moulinet file brusquement. «Au début, on a pensé à un requin tigre ou à un thon dent de chien. » Puis la carangue fait voir sa grosse tête. Branle-bas de combat.
Hugues sait déjà en jaugeant la prise dans le bateau que le record de monde junior est dans la poche. La balance du Réunion Fishing Club donnera un autre verdict, plus inattendu : record du monde. Enfin, il faudra tout de même attendre trois mois pour l'homologation. « L'organisme américain qui s'occupe d'officialiser les records est assez tatillon. D'abord il faut que la pesée ait été faite sur une balance étalonnée et homologuée. Ensuite il faut envoyer des photos ou films de la prise, faire état de témoins dignes de foi et enfin, envoyer tout le bas de ligne avec les résistances des fils.»
L'exploit est bel et bien homologué. Mais Hugues et Audrey se sont déjà lancé le prochain défi : s'attaquer au record junior du marlin.
L.B                                                                 
et puisque la presse en reparle et que les filles sont rares dans ce sport...


LE JOURNAL DE SAINT-PAUL - SUPPLÉMENT DE L'ARCHIPEL N° 54

AUDREY FERRAND PULVÉRISE LE RECORD DU MONDE DE PECHE SPORTIVE DANS LA CATÉGORIE DES 12-16 ANS AVEC LA PRISE D'UNE CARANGUE DE 48 KG. La cérémonie de remise du prix a eu lieu le 21 novembre 2009 ...

Le Quotidien de la Réunion - le 18 janvier 2010 - RÉGLEMENTATION SANITAIRE - PECHE
La carangue blanche interdite d'importation
La liste des espèces de poissons interdites en raison du risque ciguatérique s'est enrichie de la carangue fulvoguttatus. Sauf si elle est pêchée dans les eaux réunionnaises.

Après l'intoxication, en octobre dernier, d'une famille de quatre personnes qui avaient consommé des carangues blanches débarquées par le Babouk, la préfecture vient d'édicter une nouvelle liste d'espèces de poissons interdites à la vente en raison du risque ciguatérique.
Du poisson chirurgien au poisson ballon, en passant par la sardine queue blanche et, désormais la carangue blanche, la liste comprend 24 espèçes potentiellement porteuses de la ciguatera. Si ces poissons sont importés de zones de pêche tropicales, ils sont interdits à la commercialisation.
Mais s'ils sont pêchés localement, il existe une dérogation pour treize de ces espèces : carangue noire, carangue grosse tête, carangue bleue, carangue blanche, requin à peau soyeuse, sardinelle tachetée, sardine queue blanche, capitaine pisa, capitaine blanc, vivanneau pagaie, thon dents de chien, prude et grand queue.
« Des espèces toxiques ailleurs ne le sont pas ici, décrypte Jean Turquet, spécialiste en toxicologie marine à l'Arvam. Les poissons à risque sont en haut de la chaîne alimentaire. Comme les gros mérous.
C'est une ressource qui n'existe quasiment plus à La Réunion.» Et d'expliquer que la microalgue responsable de la ciguatera peut être présente à certains endroits, comme à Maurice, et pas à d'autres : « C'est un phénomène en partie inexpliqué mais il est lié à la mortalité corallienne. Les coraux morts offrent une surface disponible à cette algue toxique ». Algue qui est ensuite broutée par les poissons.
Le phénomène pourrait s'accroître à La Réunion si les épisodes de blanchissement du corail perdurent, en lien avec le réchauffement du climat et des eaux. Mais pour l'heure, le toxicologue assure que les consommateurs réunionnais sont plutôt bien protégés du risque ciguatérique.
Aussi déplaisant qu'il a été pour la famille intoxiquée, l'épisode du mois d'octobre a été de faible ampleur en raison d'une réaction rapide des autorités sanitaires. En l'absence d'un test rapide qui permette de vérifier l'absence de toxine sur chaque poisson, c'est aujourd'hui le seul moyen de combattre le risque ciguatérique. Avec l'adaptation de la liste des poissons interdits. R.O.                       
 

Le 31 janvier 2010

Un joli marlin pour Jean-Denis et ses copains à bord de "Matane".
Bravo et merci pour la photo.

CLICANOO.COM | Publié le 10 février 2010 - Mers et océans - Un mérou géant de 140 kilos
Un mérou de 140 kilos a été pêché la semaine dernière à Madagascar. Du jamais vu. Le spécimen va être cédé au muséum d’histoire naturelle.

Non, ce n’est pas un poisson génétiquement modifié. Ni une créature sortie de l’univers de Tim Burton. Pourtant, il y a de quoi se frotter les yeux : 140 kilos, 1m80 de long... C’est un mérou taille XXL qui a été pêché la semaine dernière, à Madagascar, dans les eaux de l’île Sainte-Marie par le palangrier Cap Morey. Cette prise exceptionnelle a été débarquée lundi au Port. L’acquéreur est la Société de distribution des produits de la mer (SDPM). Son patron n’en revient pas : “Un mérou aussi gros, c’est du jamais vu. Le rapport taille-poids est impressionnant.
                          PAS COMMERCIALISÉ PAR PRÉCAUTION
Les joues font un kilo chacune, la langue doit peser 500 grammes”, commente Frédéric Goulot, en soulignant qu’il s’agit probablement d’une pêche accidentelle. Le mareyeur en a aussitôt informé la direction des services vétérinaires et l’Arvam*, qui ont entamé des analyses en vue de déceler une présence éventuelle de ciguatoxine. “Par précaution, le poisson ne sera pas commercialisé”, indique Jean Turquet, directeur adjoint de l’Arvam. Le mérou n’est pas forcément sujet à la ciguatera, mais plus il est gros, plus il est potentiellement riche en toxine”. La SDPM n’a souhaité prendre aucun risque. La bête a été consignée en chambre froide, mais sans attendre les résultats d’analyse, la décision a été prise de le céder au muséum d’histoire naturelle, à des fins pédagogiques. D’après un responsable de la DSV présent hier, un bête de cette ampleur a été pêchée il y a cinq ans du côté de Saint-Pierre. Mais elle n’affichait que... 116 kilos à la pesée. Le mérou tête de nègre - epinephilus lanceotalus de son nom scientifique - appartient à la famille des loches géantes. “C’est un spécimen que l’on rencontre dans l’océan Indien, le pacifique et le golfe persique. Il peut atteindre 3 mètres de long et 600 kilos”, indique Jean Turquet. L’Arvam compte tirer profit de cette prise pour mieux connaître la zone de pêche de l’île Sainte-Marie. Quant à Frédéric Gorlot, il devrait s’empresser d’immortaliser les clichés de ce mérou géant, sur les murs de son entreprise, à Cambaie. “Pas par fierté, mais par respect pour l’animal qui nous fait vivre”. V.B.

*Agence pour la recherche et la valorisation marines 

Le Quotidien – le 17 février 2010 - La filière pêche – Un début d’année catastrophique
                – LE POISSON A DISPARU –
Les pêcheurs, petits et gros, connaissent un début d'année catastrophique. Le poisson a déserté les lignes, les filets et les étals. Certains capitaines de pêche des armements réunionnais expliquent qu'ils n'ont pas vu ça depuis au moins quinze ans.

Deux ou trois macabits qui se battent en duel au milieu d'une longe de marlin. Félix Payet a beau coucher ses poissons dans tous les sens sur leur lit de glace, il y a comme un grand vide sur l'étal.
«Une vraie misère », lâche le président du GIE des pêcheurs de L'Etang-Salé. Là où normale
ment, il devrait y avoir de la carangue, du rouge, de la dorade, du thon, du voilier, il n'y a quasiment rien, sauf du marlin. «Je n'ai jamais vu ça, surtout en plein été austral, le moment où on devrait bosser le plus.»
Félix Payet reste coi : « C'est comme ça depuis deux mois. Mon fils, qui a un canot à côté d'ici, il n'a pas pêché plus de si) germons depuis décembre. Y'ê rien je vous dis, même autour des DCP.»
Du petit au gros, du canot at palangrier, toute la filière est touchée. Pascal Briand fait par tie de la flotte des petits long-liners, ceux qui partent à la journée poser leurs hameçons entre 12 et 20 milles des côtes. «Normalement, à cette saison, je devrais faire 400 kg par sortie. J'en ramène deux fois moins », explique-t-il en montrant les deux marlins de sa dernière pêche. «En plus, avec le vent, je n'ai pu sortir que 13 jours en janvier. » Si Pascal s'en sort, ce n'est que « parce que les prix restent élevés à la débarque.»
Deux cents kilos, c'est ce que ramènent en ce moment les gros long-liners, ces unités de 12 à 25 mètres qui pêchent au-delà de 20 milles. « Même pas de quoi payer le gasoil et les appâts », se lamente Philippe Guérin, le patron de l'armement Enez. Autant dire que les marins qui sont rémunérés à la part ne gagnent pas de quoi faire bouillir la marmite à cari.
«Mes capitaines de pêche me disent qu'ils n'ont pas vu ça en quinze ans », ajoute Philippe Guérin qui n'attend qu'une chose : que les licences de pêche pour Mada arrivent enfin, histoire de se refaire une santé dans les eaux encore poissonneuses de la Grande île.
Quand les pêcheurs trinquent, à l'autre bout de la chaîne, les grossistes et distributeurs boivent ta tasse. Depuis quelques semaines, ils peinent à satisfaire la demande. « C'est sûr, il faut jongler avec les clients indique Frédéric Gorlot de la Société de distribution des produits de la mer (SDPM). En ce moment, on ne discute pas les prix et on prend tout ce qu'il y a».
Et ça ne suffit pas. Daniel Jolivet, dans ses deux poissonneries du Sud, essaie de faire illusion sur ses étals, « mais c'est au prix de multiples contorsions et coups de téléphones.» Seul Philippe Poisson, poissonnier à Saint-Gilles-lesBains, avoue s'en sortir « pas trop mal. » «On rentre du poisson. Après, c'est une question d'échelle, nos petites unités n'ont pas les mêmes besoins et appétits que les long-liners. » Les thons, espadons et autres pélagiques auraient-ils disparu de la zone de pêche ?
                     Quelles sont les réelles causes ?
Sur les quais, chacun y va de son explication. « On a toujours connu des cycles. Peut-être est-on dans un de ces creux qui font partie du métier », s'interroge ce pêcheur. du Sud, sans trop y croire. Cet observateur de la pêche dans l'Ouest avance une explication météorologique. « On a eu ces dernières semaines des flux d'alizés très sud, comme en hiver, qui amènent des eaux pauvres en poissons. larves et poissons volants.»
Pour Félix Payet, les coupables, « ce sont les long-liners qui viennent de plus en plus à la côte » et du coup laissent des miettes aux canots. C'est toujours le même refrain, les petits ont tendance à accuser les gros, lesquels rejettent la faute sur les plus gros, autrement dit les senneurs chiliens, espagnols ou bretons et les bateaux usines taïwanais.
« Il faut savoir qu'à chaque fois qu'un de ces bateaux fait un gros coup de senne, c'est 400 tonnes de poissons qu'ils ramènent », explique Frédéric Gorlot. Un chiffre que Philippe Guérin rapporte au total annuel des captures des pêcheurs réunionnais : 2 500 tonnes. «On ne joue pas dans la même cour. Les dés sont pipés dès le départ.»
Ce patron de long-liner du Port-Ouest aime citer l'exempte des petits pêcheurs du Kenya. Depuis que les pirates somaliens ont chassé un peu plus loin les bateaux de pêche industrielle de leurs côtes, les pêcheurs de Mombasa ramènent dans leurs filets toujours plus de poissons. Faut-il en arriver à espérer que les pirates étendent leur rayon d'action encore plus au Sud ?
Laurent BOUVIER

Le poisson est-il trop cher?

Quinze euros le kilo d'espadon, 10 le kilo de thon, 14 le marlin, 16 la dorade. C'est la loi de l'offre et la demande : en période de disette les poissons sont relativement chers sur les étals.
Trop ? C'est ce que pense Daniel Jolivet, distributeur indépendant qui gère deux poissonneries dans des grandes surfaces du Sud : «Le poisson est cher et je suis le premier à le déplorer. » Ce professionel rejette la faute sur les pêcheurs et grossistes. « Je touche le kilo de thon entier à 6 euros et le revends à 9 euros, en ayant enlevé la tête, le collier et la queue.»
Le poissonnier se dit obligé de rogner sur ses marges : « Si je devais répercuter au consommateur la hausse du poisson à la débarque, plus personne n'en mangerait. » Pour Daniel Jolivet, le poisson frais à La Réunion est devenu « malheureusement un produit de luxe.»
                 «Un produit de qualité»
Philippe Poisson, qui gère une poissonnerie bien connue au port de Saint-Gilles-les-Bains, ne partage pas cette analyse. « Arrêtons de dire que le poisson est cher. Le poisson que nous vendons est du poisson frais, du jour, pêché à la ligne. C'est un produit de qualité qu'il ne faut pas dévaloriser. » Lui se fait fort de bien rémunérer ses pêcheurs : « La qualité, ça se paie et les clients le comprennent.»
Frédéric Gorlot, de la société de distribution, est sur la même longueur d'onde : «Les gens sont prêts à payer une entrecôte à 23 euros le kilo et rechigne devant du coeur de thon rouge à 13 ou 14 euros ? Je ne vois pas là d'abus, ce sont des produits équivalents !»
Daniel Jolivet regrette également un certain désintérêt des usiniers pour le marché local. « C'est quand même assez paradoxal. En ce moment, on est obligé de s'approvisionner avec du poisson frais qui vient de Madagascar alors que les poissons pêchés par les
armements réunionnais partent à l'export ! Il serait temps qu'ils s'intéressent un peu plus à la demande locale ».
« Le marché local est un débouché important et nous nous y employons en mettant sur pied avec le comité des pêches des campagnes de valorisation du poisson péi frais », ajoute Frédéric Gorlot. «Mais une chose est sûre : le marché local ne pourra pas absorber toute la production locale. » A moins que les cantines ne se mettent au poisson frais. Un choix politique, économique qui aurait le double effet d'aider la filière et d'améliorer le bien-être de nos marmailles.

L'océan Indien n'est pas encore surexploité »

Ronan Le Goff, le délégué régional de l'Ifremer, apporte quelques éléments de réponses sur l'état de la ressource.
- Est-ce que la présence de senneurs et de grosses unités de pêche à des centaines de milles de nos zones de pêches peuvent influer sur les prises ici?
- En théorie oui puisque ce sont des espèces migratrices qui sont pêchées. Mais il faut bien avouer que l'on connaît encore assez mal les voies migratoires des poissons pélagiques. Les connaissances scientifiques de ces espèces du grand large restent à parfaire. D'ailleurs, nous menons en ce moment même à l'Ifremer une étude qui doit permettre à travers la génétique de mieux cerner les stocks et les caractéristiques des espadons de la zone.
- Est-ce qu'on a une bonne connaissance des stocks dans la zone ?
- Ici, comme sur toutes les côtes de France, a été mis en place un système d'information halieutique. Les gros bateaux doivent remplir à chaque sortie leur « log book » sur lequel sont consignées leurs captures. Les plus petits doivent également remplir des fiches de pêche. Ces données annuelles sont transmises aux Affaires maritimes qui les transmettent à leur tour à la commission thonnière de l'océan Indien (CTOI). La CTOI regroupe toutes les données des différents pays de la zone. Grâce à ces déclarations de capture, elle fait un suivi de l'état des stocks.
- Cela suppose que tous les pays et armateurs jouent le jeu...
- C'est vrai, certains jouent le jeu, d'autres non.
- Y-a t-il des espèces surexploitées, voire menacées?
- Globalement, l'océan Indien n'est pas encore surexploité mais certaines espèces sont jugées en pleine exploitation, c'est-à-dire qu'elles ne doivent pas subir de pression suplémentaire sous peine de surexploitation. Il s'agit notamment de l'espadon. Le thon rouge et l'albacore par contre sont déjà en surexploitation. Pour le germon ou le listao, on considère qu'il y a encore de la marge.
- La CTOI a t-elle des moyens de coercition?
- Pas vraiment. Elle peut faire des mises en garde. Il appartient aux Etats membres de prendre des mesures de gestion. Mais déjà, il y a une mise en commun des moyens de surveillance des pêches.

2 500
Selon Philippe Gérin, la totalité des captures des pêcheurs réunionnais représente près de 2 500 tonnes de poissons. Cette estimation vaut pour une année «normale ». Mais qu'en sera-t-il pour l'année à venir?
 

CLICANOO.COM | Publié le 20 février 2010 - Courrier des lecteurs - Oukilé poisson ?
Les pêcheurs réunionnais se lamentent : plus rien au bout du zin ! Certains évoquent un cycle, d’autres le réchauffement climatique… mais il est une raison qu’on évoque qu’à mi-voix : celle de la surpêche. Eh oui, chez les pêcheurs c’est comme chez les poissons : les gros avalent les petits ! La Sapmer vient de mettre à l’eau le plus gros thonier du monde, le Franche-Terre, immatriculé à Dzaoudzi, basé à Port-Louis, capable de rafler en une année 6 000 tonnes de thons et cela sans quota, contrairement à la légine et à la langouste ! Et ce n’est pas fini : deux frères jumeaux du Franche-Terre sont en construction au Viet-Nam ! Il y a là une énorme anomalie dont la Région et le gouvernement feraient bien de se préoccuper. C’est bien de se préoccuper de la survie des capucins nains dans le lagon, mais ce serait bien de se préoccuper d’empêcher les super-pêcheurs de se goinfrer et d’assurer la survie des petits pêcheurs, et au-delà de la biodiversité marine. Il y a donc lieu de réglementer toutes les prises et de s’assurer qu’elles ne mettent pas en danger les espèces. Il y a lieu de créer des sanctuaires marins conséquents en pleine mer et pas seulement un petit parc riquiqui sur les lagons. Il y a lieu enfin d’encourager l’aquaculture, une aquaculture biologique. Comme nous sommes passés de la chasse à l’agriculture, il est temps de sortir de l’âge des cavernes et de passer de la pêche à l’aquaculture. C’est un défi majeur que le conseil régional et le gouvernement se doivent d’assumer.                Jean-Pierre Espéret

le 1er mai 2010 - Merci Jean-Denis pour la photo ...

salut
ce matin j'ai peche mon ptit cari
juste pour vous mettre l'eau à la bouche

Clicanoo.com - publié le 23 août 2010 - Audrey Ferrand, 14 ans, pêche un requin-tigre

          C’est un record du monde junior de pêche au gros ! Audrey Ferrand, une Saint-Pauloise de 14 ans, a pêché hier au large du cap La Houssaye un requin-tigre de 267 kilos.

          Alerte au requin dans le port de Saint-Gilles hier après-midi. Pas dans l’eau mais sur les pontons. La nouvelle s’est propagée parmi les plaisanciers sur les coups de 17h. Un requin-tigre a été pêché au large du cap La Houssaye, à environ 50 mètres de profondeur. Confirmation visuelle une heure plus tard à l’arrivée de la vedette Bemara d’Hugues Ferrand. Au bout de la ligne, une imposante masse grise qui s’agite. La bête n’a pas encore rendu son dernier souffle. Trop dangereux de la sortir de l’eau. Devant l’attroupement qui s’est formé, l’équipage décide de reprendre la mer pour achever discrètement l’animal. L’auteure de cette sacrée prise a déjà débarqué sous les applaudissements. Audrey Ferrand, 14 ans, est élève de troisième au collège de Maison-Blanche à Saint-Paul. Tout sourire, mais les traits tirés, l’adolescente relate son exploit : “C’était ma sixième sortie sur un requin. On était en mer depuis le matin, à quatre. Je commençais à être fatiguée, je voulais rentrer. Mon père m’a dit de laisser un appât. Et c’est là que ça a pris. Le combat a duré 2h10. J’ai eu beaucoup de mal, il a fallu s’accrocher sur les bords du bateau pour résister mais les efforts ont fini par payer. Je ne réalise pas encore, je n’ai plus de force dans les jambes”.
                                                             ONZE HEURES EN MER
          Son père, Hugues, n’est pas peu fier : “Elle a tenu le coup onze heures en mer, c’est la sixième fois qu’elle accroche un requin, ce n’est pas le fruit du hasard. Elle a des prédispositions mentales pour cette discipline”. Initiée à la pêche sportive depuis toute petite, Audrey était déjà détentrice d’un double record du monde de pêche de carangue. La jeune fille sera bientôt auréolée d’un nouveau diplôme. Car le record ne fait pas de doute. Dans la catégorie junior des 12-16 ans, la maille à dépasser pour un requin se situait à 180 kilos. Le squale pêché hier affiche 267 kilos à la pesée, sur une balance reconnue par l’IGFA, instance internationale qui valide les records de pêche sportive et dont Hugues Ferrand est le représentant local. Pas encore de chiffre officiel pour la taille, mais on dépasse sans doute les 2,50 m. Il a fallu pas mal de cordes et une bonne dizaine de bras forts pour sortir le requin de l’eau, sous les yeux et les flashs d’une centaine de curieux, aussi médusés qu’impressionnés. Question : que va devenir ce squale capturé ? Il est interdit de le vendre, mais pas de le consommer. Dès hier soir, Hugues Ferrand lançait un appel aux amateurs. Vincent Boyer

- Une capture “exceptionnelle”

Parmi la foule, des badauds ont demandé, sur le ton de la boutade, si ce requin allait finir à l’aquarium. Joël Le Guen, patron de Reunion Fishing Club, veut couper court à toute nouvelle polémique. “C’est exceptionnel de déposer un requin à terre. On l’a fait parce qu’il s’agit d’un record. Mais ça fait dix ans que les clubs de pêche au gros de la Réunion ne tuent plus les requins”. Le pêcheur ajoute que le requin-tigre ne fait pas partie des espèces menacées.

3 réactions :
Que va t-on faire de cette bête après ? Manger ? Et là comme par hasard ces images n’interpellent personne ? Cela aurait-été un petit p?cheur traditionnel du coin, on aurait tout de suite crier au scandale !
lamentable..............un record de connerie oui
C pitoyable !!! papa etait la !!! enfant gaté capricieux !! on n’est loin du "vieil homme et la mer" alors nullement besoin d’en faire un article. Le requin TIGRE fera de toute facon parti DEs especes menacée

Clicanoo.com - publié le 24 août 2010 - Pêche au requin : Polémique après le record

          Face à la nouvelle polémique générée par la capture d’un requin-tigre dimanche à Saint-Gilles, le monde de la pêche s’explique. Tous dénoncent une vaste hypocrisie et pointent le doigt vers les bateaux industriels, “beaucoup plus destructeurs”.

          La jeune Audrey Ferrand ne s’attendait certainement pas à une telle levée de boucliers après sa prise record. Un requin-tigre de 267 kilos ramené sous les applaudissements des badauds saint-gillois dimanche, mais qui a déclenché hier une nouvelle polémique, comparable à celle dont avait fait l’objet la raie guitare de l’aquarium il y a peu. Forums internet et émissions de radio ont vu abonder les réactions hostiles à cette pêche “miraculeuse”. “La vie est précieuse, cet animal avait-il besoin de mourir pour vous donner cette journée de gloire éphémère ?”, s’interroge l’un d’eux. “Dégueulasse que de tuer pour le plaisir, cruel que de se réjouir du sang versé, pour une médaille et des photos”, estime un autre. Face à cette polémique naissante, le monde de la pêche, et notamment de la pêche sportive, a tenu hier à s’expliquer.

“RAMENER UN REQUIN DE 200 KG, C’EST PLUS EMMERDANT QU’AUTRE CHOSE”

          Sur la légalité de cette prise d’abord. Contrairement à d’autres espèces qui nagent dans nos eaux, le requin-tigre n’est pas soumis à une interdiction quelconque. Classé sur la liste des espèces “quasi menacées”, sa situation pourrait certes évoluer dans les prochaines années. En attendant, la dernière conférence internationale sur les espèces menacées, la Cites, a maintenu son statut. Les pêcheurs font valoir qu’ils respectent la législation. Ils n’auraient probablement pas débarqué l’animal devant une centaine de personnes s’ils s’étaient mis hors la loi. Autre argument défendu sur le port de Saint-Gilles hier : les faibles volumes prélevés par la pêche sportive grâce à la pratique du no kill : ferrer, combattre et relâcher. “Ramener un marlin ou un requin de 200 kg, c’est plus emmerdant qu’autre chose”, explique le patron du Reunion Fishing Club. “Surtout quand vous en prenez 20 ou 30 dans la saison”. La grande majorité des requins pêchés dans le cadre de sorties sportives sont remis à l’eau vivants. Même lorsqu’on soumet l’intérêt financier de telles prises, les réponses sont tranchées : “Pour un plaisancier, il est strictement interdit de vendre ses prises. Seuls les pêcheurs professionnels ont le droit de le faire, et nous, clubs professionnels, sur dérogation” (voir par ailleurs). La prise de dimanche est donc présentée comme une exception. “Cette prise correspond à une fenêtre bien précise pour un record bien précis”, poursuit Marc Lagadec. “La jeune Audrey et son père en ont relâché des dizaines avant celui-là. Certains, même, pouvaient battre le record mais, dans le doute, ils ne les ont pas tués”. L’un de ses confrères assure que la bête a été tuée pour les besoins de l’homologation, “mais à contrecœur”. Les spécialistes de la pêche au gros expliquent d’ailleurs qu’ils ne prélèvent plus de requins, ou presque, depuis une dizaine d’années, préférant prélever marlins, espadons ou thons divers et variés. “Et encore, souvent, les clients nous demandent de relâcher”. Dans la communauté des pêcheurs professionnels, on fait valoir que le requin est “un poisson comme un autre”. Barques traditionnelles et long liners en ramènent chaque semaine dans la plus grande indifférence. “Si on en trouve dans les poissonneries ou sur les bonnes tables, ce n’est pas par magie. C’est juste que d’habitude, on n’en parle pas parce qu’il n’y a pas de record”, explique un ancien pêcheur saint-gillois. “Il y a des espèces autorisées, d’autres non. Comme pour les autres poissons. Les gens qui protestent voudraient manger de la viande et du poisson sans que jamais aucun animal ne soit tué ?”.

“LÀ, ON VA EMMERDER UNE GAMINE POUR UN SEUL REQUIN ?”

          Le monde de la mer dénonce en bloc une “vaste hypocrisie”. “Les grands thoniers senneurs dévastent les océans et on ne leur dit rien. Ils prélèvent en trois semaines ce que nous prélevons en 50 ans, et encore…”, s’exaspère Philippe Poisson, le patron de Maevasion, l’autre club professionnel de pêche au gros. “Là, on va emmerder une gamine pour un seul requin. Parce que c’est facile. Mais Jacques de Chateauvieux et la Sapmer, par exemple, personne ne leur reproche quoi que ce soit”. Même constat un peu plus loin sur le quai. Un autre professionnel peste contre la polémique. “On se trompe clairement de cible. Il y a sûrement des combats plus importants à mettre en place pour protéger la nature”.
            Dossier : Romain Latournerie

- Neuf bateaux habilités pour embarquer des touristes. Huit bateaux saint-gillois et un bateau saint-pierrois sont habilités à emmener des touristes en mer pour pratiquer la pêche sportive. Ils sont soumis à une double autorisation : celle de pêcheur professionnel et celle de bateau de commerce. Un cadre législatif propre à la Réunion, beaucoup plus strict en tout cas qu’à Maurice où des dizaines d’embarcation proposent cette prestation. Reste que n’importe quel plaisancier peut aussi pratiquer la pêche au large. La plupart sont titulaires d’une licence sportive réglée à la fédération française de pêche en mer pour pouvoir participer aux compétitions. Mais d’autres pratiquent sans déclaration aucune. Une seule contrainte : la vente du produit de la pêche est interdite aux non-professionnels.

- Distribué à des habitants de Carrosse Hugues Ferrand et sa fille Audrey n’étant pas des professionnels, le requin qu’ils ont pêché dimanche soir ne pouvait être vendu. Il a donc été offert à des habitants du quartier voisin de Carrosse puis découpé pour être partagé entre plusieurs familles.

- Jusqu’à 100 millions de requins tués chaque année

          Toutes les 480 espèces de requins ne sont pas logées à la même enseigne mais les statistiques disponibles font état d’une réduction drastique des stocks dans la quasi-totalité des océans. Jusqu’à 100 millions d’individus sont tués chaque année, soit l’équivalent, selon des estimations publiées par l’IRD (Institut de recherche pour le développement), de 1,6 million de tonnes. Ce sont notamment les marchés asiatiques qui consomment en masse les ailerons, utilisés dans la préparation des soupes. Un business lucratif puisque les ailerons de certaines espèces s’échangent aux alentours de 500 euros le kilo. Interdite depuis 2003 mais toujours en vigueur dans de nombreux pays, cette pratique du shark finning (prélèvement des ailerons de requin ; shark = requin, fin = aileron) heurte particulièrement les opinions publiques. De nombreux films ont déjà montré ces poissons amputés de leurs ailerons et rejetés aussitôt à la mer où ils meurent immanquablemen

- Souvent observé à la Réunion

          Fanch Landron, président de l’association Squal’idées, rappelle que le requin-tigre est régulièrement observé dans les eaux réunionnaises. “C’est un requin opportuniste, qui maraude le long des côtes. Il est facilement approchable en plongée. La dernière rencontre date d’il y a à peine un mois, sur une épave entre Boucan et Saint-Gilles. Il est aussi souvent pêché puis relâché par les amateurs de pêche sportive”. Ce spécialiste indique également qu’il est, avec le requin bouledogue, le requin le plus impliqué dans les accidents à la Réunion. Les mensurations du spécimen capturé, 2,50 m pour 267 kg, sont en revanche modestes à ses yeux. “C’est un jeune adulte. Un requin-tigre de 5 mètres a déjà été pêché à Sainte-Rose”.

25/08/10 - LE QUOTIDIEN publie - Un poids, deux mesures
         Île de la Réunion - Un requin tigre de 267 kg d'un côté. Un marlin de 279 kg de l'autre. Le premier a été pêché dimanche au large de Saint-Paul, le second en janvier dernier au large de Sainte-Rose. Sur la balance, seuls quelques kilos différencient le squale et le pélagique. Les deux ont terminé leur existence dans une assiette après avoir lutté plusieurs heures au bout d'une ligne. Les similitudes s'arrêtent ici.
         Car pour le reste, rien de commun entre ces deux pêches en terme de retentissement médiatique. A part le site lequotidien.re qui y avait consacré un diaporama, aucun média ne s'était fait l'écho de cette capture pourtant spectaculaire. Alors que la prise du requin a déclenché un de ces tourbillons médiatiques dont La Réunion a le secret. L'information a même été reprise dans un journal d'Europe 1.
         Alors, pourquoi une telle différence de traitement? Sans doute en raison de la personnalité des pêcheurs: d'un côté un solide plaisancier de Sainte-Rose, Bernard Dalleau, qui a sorti le marlin avec l'aide de deux dalons après dix-huit heures de lutte. De l'autre, une frêle adolescente, Audrey Ferrand, qui est venue à bout du squale avec l'aide de son père. Ajoutez à cela un « record du monde catégorie junior » en cours d'homologation pour la jeune fille, une foule de badauds présents sur le port de Saint-Gilles à l'arrivée du requin et des objectifs en nombre pour capter la scène, et vous obtiendrez les éléments constitutifs du « buzz » qui s'en est suivi.
         Encore faut-il prendre en compte un autre élément, et non des moindres. Contrairement aux marlins ou autres espadons, il arrive aux requins -très rarement heureusement- de croquer un surfeur. Malgré cela, nombre de réactions étaient plus favorables au mangeur d'hommes (occasionnel) qu'à l'adolescente à peine sortie de l'enfance. Comme quoi le sentiment ambigu fascination/répulsion nourri à l'égard du requin a encore de beaux jours devant lui.

Clicanoo.com - publié le 28 août 2010 - “Pas la première ni la dernière pêche”

La polémique qui a suivi la pêche dimanche dernier d’un requin-tigre au port de Saint-Gilles (nos éditions précédentes) continue d’alimenter les discussions. Et il n’y a pas que dans l’Ouest ou le Sud que l’on appâte du gros poisson. À Sainte-Rose aussi on sait pratiquer la pêche au gros. La preuve avec cette prise d’un marlin de 280 kilos et de plus de trois mètres en janvier dernier par un passionné du genre, Bernard Dalleau (notre photo). Ce n’est pas son record : il a déjà pêché un marlin de 375 kilos (des marlins bleus de plus de 500 kilos ont déjà été pêchés dans l’île). Par contre, la prise de janvier restera dans les annales quant à la durée du “combat” : 18 heures avec la nuit à bord du navire pour Bernard et ses dalons. “La ligne s’était entourée autour du poisson et on a été obligé de le prendre de travers”, raconte ce passionné de pêche au gros et de l’Océan. “Un sport et un loisir avec la sortie en mer et les copains, c’est un plaisir”, raconte le Sainte-Rosien. À ses yeux, la polémique n’a pas lieu d’être : “Il y a des thoniers ici qui font des massacres et personne n’en parle. Cette pêche d’un requin n’est pas une première ni une dernière. On a déjà rentré des requins plus costauds que ça”.

Une dernière pêche qui ne serait pas un objectif en soi : “Le requin, ça se cherche. Mais ça peut arriver que ce soit un requin qui attrape la ligne. Mais on ne les cherche pas, ce n’est pas le même type d’appât. De toute façon, qu’est-ce qui vaut mieux ? Que ce soit le requin qui soit mort ou un surfeur qui soit attaqué. À force de vouloir tout interdire, on n’a plus qu’à rien pêcher”. Les petites prises et jeunes poissons sont systématiquement relâchés affirme Bernard.

Le Quotidien - le 28 septembre 2010 - Il pêche un espadon depuis son kayak.
A La Réunion, c’est du jamais vu. Hier, dans la baie de La Possession, Hervé Martin, un pêcheur amateur a capturé un espadon-voilier de 2 m depuis son kayak.

" marlin de 110 Kg
que nous avons pris
le 20/11/ 2010 à bord d'Ispahan"

Bravo Gianni et ses copains.

Merci pour la photo.

"marlin de 145 Kg que nous avons pris le 1er Décembre 2010 sur Ispahan"

Gianni.

Encore bravo.

le 27 février 2011, J.Denis envoie une photo.
"on a fait notre prise de l'année"

- Bravo Denis et ses copains ...
Qui peut dire c'est quoi ce poisson ?
et la suite ...
- "j'ai recherche sur internet en fait il s'agit d'un spearfish. famille des marlins assez rare "

- Tu les trouves dans la mer, tu les trouves sur Internet ! Tu es un champion, quoi ! Encore bravo.

Bravo Jean-Denis et son copain !
Bravo les champions !

(photo parvenue le 18/05/2011 )
Merci de penser au site.

Clicanoo.re - publié le 13 avril 2011 - Les pêcheurs augmentent les prix du poisson
          Avec un carburant détaxé à des niveaux historiques, le coût d’exploitation des pêcheurs réunionnais s’envole. Cette hausse conjuguée à celle des appâts met notamment le segment palangrier dans l’œil du cyclone. Conséquence imparable, les prix de vente du thon et de l’espadon vont grimper de 50 centimes par kilo.

          La hausse record du prix des carburants ne touche pas uniquement les transporteurs de plein fouet. Les pêcheurs, avec un gazole détaxé à 85 centimes/litre, auraient bien aimé être présents à la réunion qui se déroule aujourd’hui (lire ci-contre). Le Syndicat des armateurs réunionnais à la pêche palangrière pélagique (SARPPP) en avait fait la demande auprès de la Région. La préfecture a refusé au motif que “la réunion concerne uniquement les usagers de la route” et “les pêcheurs bénéficient déjà d’une exonération fiscale”. Pourtant la question est brûlante. Surtout pour le segment palangrier (une trentaine de bateaux) qui œuvre en grande partie dans les eaux malgaches. En moins d’un an, le prix du gazole pêche a pris “50 %, 25 % en seulement trois mois”, signale Philippe Guérin, membre du SARPPP et président de l’interprofession réunionnaise (1). Le poste carburant représente “entre 20 % et 25 % de notre chiffre d’affaires”. Fabrice Minatchy, président de l’Opromar (2), chiffre le surcoût “à 2 500 euros par marée pour un palangrier de 16 à 20 m”. Il poursuit : “Sur vingt marées, le coût d’exploitation par bateau augmente de 25 000 à 30 000 euros. Les marins, payés à la part, perdent en moyenne 200 euros par marée”. La hausse du carburant a rejoint celle du prix des appâts. “Ce dernier est passé de 1,65 à 2,50 euros”, signale Robert Dijoux, président du SARPPP. Les deux postes réunis représentent “40 % du chiffre d’affaires”, précise Philippe Guérin.
                                                              Une hausse progressive
          Les pêcheurs se sont donc tournés vers la Région sans parvenir à obtenir une table ronde sur “une aide transitoire”, signale le patron de l’Aripa. Visiblement, les services de l’État ne veulent pas s’en mêler pour l’instant. Jean Ballandras, secrétaire général des affaires régionales, estime d’ailleurs que “la problématique est nationale”. Quoi qu’il en soit, Philippe Guérin veut aussi les rencontrer pour plancher sur un programme d’économies d’énergies. “Nous avons des projets pour s’attaquer à la racine du mal en réduisant la facture carburant. Cela va de la formation des équipages à l’installation d’économètres à bord et, même, jusqu’aux navires du futur”. Mais le problème urgent demeure. Et inévitablement, les professionnels vont répercuter les surcoûts de production sur le prix du poisson. Certains l’ont déjà fait. Philippe Guérin justifie : “Malheureusement nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons permettre aux marins de vivre décemment et aux bateaux de continuer à pêcher. Tout cela se fera en toute transparence dans le cadre de l’interprofession”. La hausse prévue sur le thon et l’espadon atteint “les 50 centimes par kilo pour le consommateur”. À la débarque et avec un produit brut sans aucune transformation (4 à 4,50 euros le kilo aujourd’hui), “l’augmentation devrait atteindre entre 20 à 25 centimes par kilo”. Tout cela se fera “progressivement dans les semaines à venir”. Les GMS et les restaurateurs devront assimiler la nouvelle et la répercuter sur les étals et les cartes.    Bruno Graignic

(1) : Association réunionnaise de l’interprofession pêche et aquaculture.
(2) : Organisation des producteurs de poissons pélagiques et d’élevages marins de La Réunion.

Les petits pêcheurs trinquent aussi
          
La grogne monte également chez les pêcheurs côtiers, même s’ils sont moins consommateurs de carburant. Le comité des pêches, en pleine déconfiture politique (lire nos précédentes éditions), le confirme. Cette hausse du carburant s’ajoute à une longue liste de doléances. Félix Payet, président du groupement de l’Etang Salé, lance : “Cette hausse va nous impacter directement. D’autant plus, que beaucoup d’entre nous s’approvisionnent dans les stations-service à cause d’un carburant détaxé qui génère des avaries moteurs ou/et de pompes mal positionnées sur le territoire. À cela s’ajoute, la problématique des dispositifs de concentration de poisson arrachés et non entretenus”. Le comité des pêches estimait hier que sur une trentaine de DCP, il n’en restait plus que la moitié. retour

Quel bonheur que d'avoir pu remonter ce magnifique vivaneau "la flamme" d'environ 8 kg en ce mois de mai 2011 ! J'ai atteint mon quota !!! ( j'en pêche en général 1 tous les ans !!! ) - A+. Philippe d'Ambalaba

BRAVOOOOOOO, belle prise ! et merci pour ta participation .

Le 11 août 2011 - De Jean-Luc R.

... Et puis, pour mon dernier jour de vacances sur l'île, je suis allé comme prévu à la pêche au gros avec Albacore. Ce n'était pas gagné, puisque j'ai tiré le n°4 sur le bateau, signifiant que j'étais le dernier à empoigner une canne, s'il y avait bien quatre touches. Nous sommes allés sur le DCP. Dès notre arrivée, le premier a pris rapidement une belle coryphène au vif, puis les deux suivants, un thon jaune nécessitant une bonne demi-heure de combat chacun. Mais Jean-Louis B. a fait le maximum pour que le quatrième - moi en l'occurrence - puisse tenir un poisson. La nuit tombait presque quand le joli albacore pour les Français - mais yellowfin pour le reste du monde - a été gaffé. Environ 35 kg selon le patron, et pas mal de courbatures le lendemain, tant c'est physique. Nous sommes rentrés à 19 h 30, alors qu'il arrive habituellement au port vers 18 h 15 ...

le 17 août 2011

Bonjour Alain. J'ai le plaisir de t'envoyer une jolie photo d'un poisson assez rare capturé par mon ami David ( ponton E ). Il s'agit d'un Vivaneau Lantanier Rouge. Celui-ci fait environ 8kg. Le sourire de David en dit long !Philippe

Bravo pour vos prises et merci pour votre participation au site de l'AAPSGB

Clicanoo.re - publié le 1er septembre 2011 - Un requin mako attire la foule à Saint-Gilles
Spectacle sensationnel hier sur les quais du port de Saint-Gilles. Un équipage professionnel a en effet ramené à quai un requin mako de 100 kilos. Une prise relativement rare pour les pêcheurs à la ligne saint-gillois. L’animal a été capturé à environ 18 miles nautiques au large du Cap La Houssaye, loin donc des zones de bain et des spots de surf. Le requin mako (photo d’archives) plus pélagique que côtier n’est de toute façon pas classé parmi les principales espèces à risque. Il est revanche le plus apprécié des squales en cuisine pour la fermeté de sa chair. Aussi appelé requin taupe bleu, il est classé dans la catégorie “presque menacé” par l’UICN* et ne fait l’objet d’aucune mesure de protection.
*Union internationale pour la conservation de la nature

Clicanoo.re - publié le 13 septembre 2011 - Un des pêcheurs du requin devant la justice
L’un des trois pêcheurs qui avaient capturé “le requin” de Saint-Gilles en février dernier est convoqué aujourd’hui au palais de justice de Saint-Denis pour s’expliquer sur des infractions liées à son bateau. Le pêcheur sera jugé selon la procédure dite du plaider-coupable. Les trois pêcheurs avaient mené une expédition punitive anti-squale pour répondre à l’attaque dont a été victime un surfeur de 32 ans. Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Saint-Denis pour connaître dans quelles conditions avait eu lieu cette capture.

Clicanoo.re - publié le 14 septembre 2011 - Amende avec sursis pour le pêcheur de requin
Le juge de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité du tribunal correctionnel a homologué hier la peine de 2000 euros avec sursis proposée par le parquet à l’encontre du Saint-Gillois qui s’était illustré en pêchant un requin bouledogue le 20 février dernier, au lendemain de l’attaque d’un surfeur par un squale. Instigateur de cette expédition punitive qui avait suscité l’émoi, il était poursuivi par la juridiction de Saint-Denis, non pas pour avoir précisément tué le requin, mais pour diverses irrégularités concernant son embarcation et son statut de pêcheur professionnel : absence de rôle d’équipage, non-renouvellement du titre de navigation et absence de licence de pêche professionnelle en réserve naturelle. Des infractions qui lui valent une peine d’avertissement, occasion de lui rappeler solennellement que la chasse aux requins, qui plus est de manière illicite, n’est pas la solution retenue par les autorités françaises pour endiguer la recrudescence des attaques constatée depuis le début d’année.

Le 06 novembre 2011
salut - une petite photo de la prise de François ce week end
En fait tu vois il y a encore du poisson .
bonnes vacances

Jean Denis

 

Belle prise ! Une idée du poids ? Merci pour la photo.

Un espadon de trois mètres et 63,5 kg

Ils postulent au record de France. Claude Fougeroux, Jacques Grandchamp et Maurice Cantaloube ont pêché mardi matin un espadon voilier de 3 mètres pour 63,5 kg.

Clicanoo le 02/12/2011

BOURSE EVENTAIL
Famille Triodontidae (Actinoptérygiens)
Threetooth puffer
Triodon macropterus Lesson, 1831
Taille maximale : 55 cm
Distribution géographique : Océan Indien et océan Pacifique ouest
Ce drôle de poisson de couleur jaune pâle évolue en solitaire entre 50 et 300 mètres de profondeur. Ses dents puissantes broient les coquilles de crustacés et de mollusques dont il se nourrit. Son éventail qui se déplie à volonté faisant apparaître une tache noire sert probablement à impressionner les prédateurs ou ses congénères. Il est pêché régulièrement à la ligne. Sa chair est toxique.
Sources : Poissons profonds de l'océan Indien
P.Durville - T.Mulochau - A.Diringer

Merci Jean Denis pour la photo (23/04/2012) - pêché sur 300 m. -

Clicanoo.re - publié le 10 décembre 2012 - 06h55 - La belle prise du "Billfish"
LE PORT

Hugues Ferrand et sa fille Audrey ont remporté hier le deuxième "open marlins 974", compétition amateur de pêche sportive qui a rassemblé 45 pêcheurs de toute l’île durant trois jours au large de la côte Ouest. L’équipage du "Billfish" a fait la différence avec la prise d’un marlin noir de 150 kg, hier midi, sur le sec de Saint-Paul. Ils devancent au classement le "Cynthia" et le "Coyote".
Autres pêches notables : un voilier de 47 kg sur le bateau "Astove" et deux thons jaune de 40 kg sur "Erakis", embarcation du Big game fishing Réunion, le club organisateur de ce tournoi. Conformément au règlement de la compétition, trois marlins de moins de 75 kg ont été relâchés. Bilan très satisfaisant pour Jacques Ben, le président d’honneur du BGFR : "On a eu de bonnes conditions de mer, une bonne ambiance sur les bateaux. Les gars sont prêts à recommencer l’année prochaine"                   V.B.
Clicanoo.re - publié le 10 janvier 2013 - 05h49 - Le poisson se fait rare
Conséquence de la trêve de Noël et du passage du cyclone : les bancs des poissonneries font pâle figure depuis quelques jours. Pas de retour à la normale avant la semaine prochaine.
CONSOMMATION
Des restaurants spécialisés qui réduisent leur carte au minimum, des étals qui exposent des grandes têtes de marlin pour occuper l’espace : pas de doute, la pénurie de poisson s’ajoute à celle des légumes maraîchers.
Les jours qui suivent les fêtes de fin d’année sont traditionnellement pauvres dans les poissonneries de l’île, mais cette année, la période creuse s’éternise. "Pas moyen d’acheter une tranche de marlin frais" pestait une portoise hier sur le parking d’un supermarché de l’ouest. "C’est bien la peine d’habiter sur une île si on ne peut pas acheter de poisson".
Les raisons à cette pénurie temporaire sont diverses. D’abord, les équipages des palangriers font une pause chaque année pendant les fêtes. Pas question de sortir deux semaines en mer au moment de Noël.
Les stocks de poisson frais sont épuisés pour les réveillons et les lendemains sont maigres. "C’est l’arrêt annuel des bateaux" confirme Samuel Cazambo chez Pelagik distribution à Saint-Pierre.
                                                            Peu de pélagiques
La trêve des confiseurs a été rallongée par le passage du cyclone Dumile. "Les premiers bateaux sont repartis il y a deux jours" poursuit l’acheteur et distributeur. "Ils vont faire une petite marée exceptionnellement pour revenir approvisionner les points de vente au plus vite mais il faudra quand même attendre jusqu’au 15 janvier. D’habitude, c’est vers le 10/11, là c’est décalé".
Ensuite, la période ne semble pas très favorable à la petite pêche cotîère. "Beaucoup de bateaux ne sont pas sortis avec le cyclone. Il y avait eu beaucoup de germon et de daurades avant et depuis, les résultats ne sont pas terribles" explique David Guyomard, au Comité des pêches. "C’est plus une impression qu’une affirmation mais il me semble qu’il y a très peu de pélagiques en ce moment. On attends notamment les thons jaunes. L’été est arrivé tard cette année, peut-être qu’il y a un décalage. Il y a aussi de la houle, du vent, des courants qui ne sont pas bons. Difficile de savoir exactement, c’est la pêche...".
A Saint-Gilles, un pêcheur explique aussi que les eaux sales rejettées en mer par le passage du cyclone ont éloigné les poissons des côtes. Mais il assure que la tendance s’inverse depuis le début de la semaine et que les étals sont sur le point de refaire le plein. "Il faut venir traîner sur les quais" glisse-t-il en guise de conseil. En attendant le retour des pélagiques autour de l’île et celui des palangriers, les amateurs de poissons peuvent toujours compter sur les produits d’importation. Cabots de fond, rouge ou vivaneaux venus des Seychelles, d’Inde ou de Madagascar. De quoi faire la soudure sans s’exposer à d’éventuelles hausses de prix vertigineuses                     R. Lt.                            
Clicanoo.re - publié le 25 janvier 2013 - 07h54 - Marlin-pêcheur : 1-0 - SAINT-PIERRE
Un pêcheur de 49 ans a dû être ramené en urgence sur la terre ferme hier matin. Alors qu’il naviguait au large de Saint-Pierre, un marlin l’a blessé à la jambe avec son rostre. Sa victime a été prise en charge par les secours au port saint-pierrois. Il a ensuite été conduit au centre hospitalier.
Clicanoo.re - publié le 27 janvier 2013 - 05h30 - Plaisance : l’État veut limiter les captures
Les pêcheurs plaisanciers sont sur le qui-vive. Ils s’attendent à des mesures de limitation de leurs captures. Les services de l’État planchent effectivement sur des mesures de protection des poissons démerseaux profonds, pas des pélagiques.
PÊCHE

Des bruits insistants sur un tour de vis de l’arrêté préfectoral de 2008 réglementant leurs pratiques inquiètent les pêcheurs plaisanciers. Certains évoquent même la mise en place de quotas comme cela est déjà en vigueur dans la réserve marine. Guylain Moutama, plaisancier fort connu à Saint-Gilles, est sur des charbons ardents : "C’est la mort de la petite pêche, une tradition bien ancrée à La Réunion. L’État s’appuie sur un rapport de l’Ifremer évoquant une ressource en berne. Si c’est comme pour les requins, on est mal barré ! On est à la merci de bureaucrates métropolitains, qui prennent des décisions sans concertation aucune".
Les plaisanciers, qui étaient notamment montés au créneau en 2005 contre l’interdiction du treuil électrique, ne veulent pas, "se faire encore enfumer". Patrick De Boisvilliers, président de l’ex-comité de défense des pêcheurs plaisanciers en passe de reprendre du service, lâche : "Il n’y a pas de fumée sans feu. Il y a une forte poussée de certains pêcheurs professionnels. Une minorité agissante qui veut s’en prendre aux plaisanciers et se sert du comité des pêches pour cela. Ils veulent s’approprier la mer, mais l’océan appartient à tous". Quant au rapport en question (lire ci-contre), il fustige : "L’Ifremer a travaillé à partir des déclarations des pêcheurs professionnels sans aucun contrôle". Au comité des pêches (CRPEM), on reste circonspect. "Vouloir réglementer les pêcheurs plaisanciers, ce n’est pas nouveau, lâche David Guyomard, chargé de mission. Ils sont nombreux et ils sortent beaucoup. Ça crève les yeux, ils ont un impact significatif sur la ressource. Leurs captures sont équivalentes à celle de la filière petite pêche professionnelle, soit, bon an mal an, 800 tonnes".
                                             Les plaisanciers mobilisés
À la préfecture, on ne veut surtout pas affoler. "Il s’agit d’adapter un arrêté ministériel national portant sur le marquage (ndlr : nageoire caudale coupée) des captures des plaisanciers en y ajoutant les espèces locales". Par ce biais, les pouvoirs publics veulent mieux contrôler les ventes, strictement interdites, de poissons par des plaisanciers. La pratique, "une concurrence déloyale pour les professionnels" martèle le comité des pêches, est encore bien vivace à La Réunion. Le patron de la Direction de la mer du sud ouest de l’océan Indien, confirme cette "nouveauté". Éric Levert ajoute : "On travaille également sur des mesures de protection de la ressource en poissons démerseaux profonds. Un plan d’actions doit voir le jour dans les trois prochains mois. Il n’est en revanche absolument pas question de mesures sur les pélagiques". En clair, des restrictions - engins de pêche ou/et prises ? - sont dans les cartons. Certaines sources évoquent des quotas de 5 kg à 7 kg de captures autorisées par personne embarquée.
Évidemment, certains plaisanciers, privés de DCP en semaine depuis 2008 et largement équipés de moulinets électriques leur permettant d’aller chercher rougets et vivanneaux, ne voient pas ce projet d’un bon œil. Ils le font savoir comme hier sur les ondes. Jean-René Enilorac, président du CRPEM, estime : "Les innocents vont payer pour les coupables, mais s’ils crient c’est qu’il y a un vrai problème".
Les représentants des plaisanciers devaient se voir hier soir à Saint-Leu afin de réactiver leur comité de défense. Une assemblée générale devrait suivre début février afin d’en désigner les représentants. Patrick De Boisvilliers veut ainsi "faire contrepoids pour défendre nos intérêts". Il se dit prêt à négocier avec les services de l’État, mais pas avec le comité des pêches. Il n’exclut pas de mener des actions chocs pour se faire entendre comme "bloquer la pointe des Galets".                    Bruno Graignic

Les réactions :
Et oui on tolère des long line qui mettent à l’eau pas si loin de nos côtes 40 km de ligne avec hameçons, des thoniers véritables usine sur l’eau pour la sushi connection qui patrouillent près de la Réunion, dans la zone l’union Européenne va exploiter pendant 3 ans grâce à l’accord du gouvernement mauricien( quelques billets bien placé)la zone de pêche très très près de chez nous également pour la sushi connection avec des retombées sur les ressources, mais c’est sur les plaisanciers qu’on tape ???? le monde à l’envers !!!!
Zinfos974.com - Jeudi 24 Janvier 2013 - 06:14 - L.Grondin - Les plaisanciers prêts à lutter contre un arrêté limitant la pêche de fond
La défiance vis-à-vis des institutions d'Etat commence à monter dans tous les ports de plaisance de la Réunion.
"De ce que nous savons, un arrêté est en préparation. Il va cibler la pêche de fond, c'est-à-dire celle qui commence après la borne des 300 mètres ou des 2 mile pour Saint-Gilles" commente, désabusé, un plaisancier de l'Ouest. L'objectif de cet arrêté : restreindre cette pêche par un quota.
Au fur et à mesure que la nouvelle se répand, les regroupements se font de plus en plus consistants et menaçants. "Nous avons été alertés par les pêcheurs de Saint-Leu. Mais ce matin (mercredi 23 janvier, ndlr), j'ai encore reçu des coups de fil de pêcheurs du Port. Toute la Réunion est concernée", ajoute l'intéressé qui souhaite préserver son identité. Les mots qu'il utilisera vis-à-vis de l'administration maritime ne seront pas des plus diplomatiques.
D'où vient cette lame de fond qui créé un émoi certain dans la communauté des pêcheurs ? Tout simplement "une étude de l'IFREMER qui mettrait au jour une ressource halieutique en baisse dans les eaux réunionnaises", croit savoir le plaisancier.
Mais selon lui, cet arrêté, s'il venait à être pris, serait surtout la preuve de la faiblesse de la Direction de la mer sud océan Indien (DMSOI). "Pour qu'on soit pointé du doigt, il a bien fallu que des personnes tirent les ficelles auprès des autorités". Pour lui, pas de doute, ce sont les pêcheurs professionnels qui font rejaillir sur le pêcheur de loisir le poids de cette baisse des ressources. Ajouté à cela, le reproche fait aux plaisanciers de revendre leurs poissons qui, normalement, ne sont destinés qu'à leur consommation personnelle. Cette pêche loisir n'est autorisée que "deux jours dans la semaine".
                               "Qu'ils sortent de leurs bureaux"
Le plaisancier s'inscrit en faux contre de telles pratiques. Tant bien même qu'elles existeraient, pourquoi dans ce cas la DMSOI n'agirait pas en faveur de plus de contrôle lors des retours d'embarcations: "Qu'ils sortent de leurs bureaux", charge-t-il.
"On pourrait croire que la plaisance ne fait vivre que le pêcheur. Mais en réalité, cette passion transmise de père en fils fait beaucoup vivre la Réunion. Ce ne sont pas des décideurs venus d'ailleurs et qui ne connaissent rien à la mer qui vont nous l'apprendre". Et à notre interlocuteur de dénombrer les quelque 30 canots traditionnels qui restent à flot dans le port de Saint-Gilles. "Seulement trente", parmi les 300 plaisanciers.
A ceux qui essayent de faire porter le chapeau à cette pêche plaisancière, l'homme adresse un dernier message ciblé à ceux qui ont fait agiter le bateau mais qui risquent gros selon ses dires. "Si on nous attaque aujourd'hui, on n'hésitera pas alors à évoquer les modalités des pêcheurs au gros qui embarquent des touristes mais qui revendent après leur poisson". Attention au retour de manivelle.
La cohésion entre pêche pro' et tradi' pourrait bien subir quelques avaries au passage. "Nous continuons à nous informer et nous concerter sur cette future mesure de quota", explique le plaisancier. "Si on s'aperçoit que celle-ci est effectivement sur le point d'aboutir, nous passerons aux choses sérieuses en février".
Les réactions :
Eh! oui, le beurre et l'argent du beurre : On fait payer les touristes pour un tour de pêche au gros, on leur fait faire le boulot, et quand le touriste rentre avec du poisson, il doit acheter le poisson qu'il vient de pêcher, même pas un geste c'est-à-dire une petite godaille pour se faire un carry. Si ce n'est pas de l'ar..... Ah! mais quand même il y a un pêcheur professionnel à bord pour.....ouvrir les dodos.
"Si on nous attaque aujourd'hui, on n'hésitera pas alors à évoquer les modalités des pêcheurs au gros qui embarquent des touristes mais qui revendent après leur poisson"
Donc pour résumer on laisse les navires usines utiliser des filets de pèches grands comme 6 terrains de football et pour préserver la ressource on va empêcher le ti pécheur de travailler ?
Quelle bande de taré !
Bien sur je vais me faire insulter par des pseudo plaisanciers qui souvent sont revendeurs de leurs poissons, allant ainsi à l'encontre même de l'esprit de pêcheurs plaisanciers! C'est vrai, et cela est même assez courant un bon nombre de plaisanciers revend tout ou partie de la pêche. Il suffisait d'écouter sur la radio "colombe" un de ces plaisancier expliquer comment il allait contourner la loi si le décret était voté ( en se faisant débarquer, avec la majeure partie de la pêche sur la cote avant l'arrivée du bateau au port). En fait ce sont eux, qui par des pêches qui dépassent leur propre besoin amènent la prise de tel décret.
Il n'y a pas si longtemps, un président d'association de plaisance, racontait au journaliste d'un quotidien, le fait qu'il revendait le poisson. N'en déplaise ce monsieur créa une association, qui a disparue sans jamais avoir d'autre réunion que la constitutive !! Le comble, ce monsieur était un fonctionnaire , à croire que l'index de correction est trop faible !!!
Bien sûr le problème ne vient pas seulement de la rareté du poisson qui est réelle, mais de la sur-pêche qu'il y a autour de la Réunion avec la complicité des politiques et administratifs. Mais aussi d'un comportement très " franco français réunionnais" de l'incivisme et du peu de souci des autres. C'est comme pour les bichiques : tant que nena, mi trape et demerde les autres....
Il faut que la plaisance reste de la plaisance et que les pêcheurs "marrons" soient sanctionnés, mais pour autant faut il emmerder touts les pêcheurs plaisanciers ? Notre société, ne sait plus faire appliquer la loi et au lieu de mettre les moyens pour sanctionner va créer de nouveaux interdits qui masquerons l'incapacité de nos élus et administrations à gérer un problème quel qu'il soit.
Mon fan club va sûrement être ravi et je sens que je vais me faire de nombreux amis sur ce sujet... Lol
Je ne vais pas mettre tous les plaisanciers dans le même filet... pour le coup.
J'en ai connu quelques-uns et pour ceux-là, j'affirme qu'ils sont le cauchemar des pêcheurs professionnels. Bien sûr qu'il vendaient leurs poissons, ces "plaisanciers" et bien sûr que la pratique continue, mettant au chômage voire dans les pires difficultés ceux qui sont marins et pêcheurs, les vrais.
"Il faut que la plaisance reste de la plaisance et que les pêcheurs "marrons" soient sanctionnés, mais pour autant faut il emmerder touts les pêcheurs plaisanciers ?" ... nous dit le monsieur et il a bien raison !
Bertel de Vacoa
http://twitter.com/metoonet
Ok, des plaisanciers revendent leur poisons, eh bien que la gendarmerie maritime fasse son boulot..un peu comme pour les mecs qui sont en excès de vitesse, ils le savent et parfois ,ils se font attraper.
Alors , les tricheurs , attrapons les , verbalisons les...et on verra bien si les professionnels pêcheront plus et attraperont plus de poissons
.et à qui revendent-ils?
à des particuliers , à des restos bien contents,et aux accapareurs dont on ne parle pas vraiment mais qui ne récupèrent pas que le poisson des professionnels et qui ensuite revendent sur les marchés...
De qui parle-t-on quand on parle de pêcheurs professionnels?
Des petits pêcheurs traditionnels qui partent encore ( de moins en moins d'aileurs depuis que l'essence dont ils se servent est contrôlée et qui autrefois permettait quasiment ,à la revente , de vivre sans sortir en mer!) sur des barques en bois avec un petit moteur?
Des plus jeunes qui ont des bateaux pas bien gros 7 ou 8 m à vue de nez, et qui partent pour la journée et qui en bavent car la mer , ce n'est pas que la plage et la bronzette.
Ou bien des gros pêcheurs avec leurs flong line de plusieurs km, qui encerclent la Réunion , ou encore des gros chalutiers qui ratissent tout en détruisant en plus les fonds marins...
Tiens tiens , ceux là on n'en parle pas , mais à qui appartiennent donc ces gros bateaux? A quel gros zozo qui a peut-être beaucoup de monde dans la poche?
Quant à l'IFREMER, n'est-ce pas cet organisme qui , après de longues recherches a mis au point un naissain d'huitres, en France , qui permet après manipulation , de faire grandir plus vite les huitres( trois ans au lieu de quatre je crois) donc d'être plus rentables mais qui hélas se révèle très très fragile au point que c'est la catastrophe dans les bassins hostréicoles car les petites huitres crèvent par millions , attaquées par un virus?
L'exemple ds poulets aux hormones et autres saloperies n'a apparemment pas suffit, maintenant l'agro alomentaire s'attaque aussi à la mer...Mais l'IFREMER est un référent....Ouaf,ouaf!
Je suis plaisancier et comme dab quand il y a un pb on sort un arrêté, après concertation avec des professionnels (plus prompts à toucher les subventions qu'à sortir en pêche) des représentants de l'Etat qui n'ont aucune connaissance de la mer, mais sans inviter les plaisanciers ! cherchez l'erreur.
On ne cherche même pas à savoir ce qui peut être à l'origine de la baisse de la ressource, ce qui se passe au delà des 20 M avec les centaines de Kms de filets ou de long lines et le pillage organisé.
Je ne parle même pas des soi disant professionnels qui font faire des promenades aux touristes sous l'appellation pêche au gros, et qui effectivement revendent le poisson pêchés par leurs clients.
Pour ma part, n'ayant jamais vendu le moindre gramme de mes prises, je ne resterai pas sans réaction devant ce diktat.
Je vais manifester mon désaccord avec beaucoup d'autres sur l'eau en février, puis si l'arrêté tombe quand même, soit je le respecte (c'est peu probable) mais je dénonce haut et fort les fraudeurs; soit je le respecte pas et je me débrouille comme les autres pour éviter les contrôles (pas difficile avec les moyens de communication actuels).   
 

Clicanoo.re - publié le 23 janvier 2013 - 05h34 - Les plaisanciers menacent de passer à l’action.
Soupçonnant l’État de vouloir publier un arrêté limitant les prises de poissons, près de 200 plaisanciers sont montés au créneau hier pour crier leur colère. Contactée, la préfecture a formellement démenti .
Tout est parti d’une réunion du comité de pêche de la Réunion qui s’est tenue il y a quelques semaines de cela. Lors de cette rencontre, des voix se seraient élevées pour demander la réduction des quotas de prises effectuées par les plaisanciers le week-end.
                                                La rumeur a fait l’effet d’une bombe hier chez les plaisanciers.
Craignant que l’État ne « leur donne satisfaction », des pêcheurs au gros ont menacé de faire un mouvement dès le mois de février.
« S’ils touchent au quota nous ne nous laisserons pas faire » a prévenu Bertrand de Boisvilliers, ancien président du comité de défense des plaisanciers de la Réunion.
                                                Des mesures « vexatoires »
La réglementation en vigueur depuis 2008 interdit notamment aux plaisanciers de pêcher sur des dispositifs de concentration de poisson ou encore d’utiliser des moulinets électriques en semaine. Des mesures « vexatoires », estiment certains plaisanciers.
« Nous avons déjà du mal avec l’actuel arrêté que nous trouvons injuste. Et pour ne rien arranger, L’État prévoit encore de rajouter de nouvelles contraintes. C’est injuste. Tout cela est un gros règlement de compte qui ne concerne qu’une minorité de professionnels », s’est emporté l’ancien président du comité de défense des plaisanciers de la Réunion.
Selon lui, cette manœuvre « orchestrée par certains professionnels » n’a qu’un objectif : sanctionner la vente de poissons par certains plaisanciers. « Une pratique pourtant très rare dans le milieu » a-t-il soutenu. De son côté, la préfecture est formelle. Il n’est nullement question de réduire le quota des prises encore mois de changer la réglementation déjà en vigueur. Mais simplement d’une déclinaison d’un arrêté ministériel imposant le marquage des captures effectuées dans le cadre de la pêche maritime de loisir. Le texte devra notamment faire le distinguo entre les espèces pêchées par des plaisanciers et celles prises par les professionnels.                          Maïmouna Camara         

Les réactions:
l’article nous raconte que la proposition vient du comité des pêches ....et les plaisanciers s’en prennent à l’Etat ?
Ca sent la traque à la vente sauvage et c’est tant mieux. La plaisance ce n’est pas la pêche au gros, il faut laisser cela aux professionnels qui, eux, paient des taxes pour exercer leur métier. Les pêcheurs "marrons" voient rouge !!!!
si ça continue, il sera interdit de manger du poisson pêcher par soi même ! C’est la même logique dans tous les domaines d’activité, le citoyen lambda ne peut plus être libre et autonome.
a la Réunion si i continue n’aura même pu le droit rode un carri poisson, ou chasse un tangue i faut papier un nid guêpe i dit a ou dans forêt la lé interdit, seulement dans magasin zot i vende toutes zafaire, continue comme ça un de ses jour n’a trape le peu gros vasa n’a envoye a zot dans zot pays
Vous avez dit "professionnels" ? De quoi ? Ah oui ... de la subvention !
Encore un pan entier de l’économie touristique qui va tomber !!! Après le surf, la êche des plaisanciers, l’île va mourir !!! Vite des subventions.....                             
@maxo :renvoye le gro waza dan zote pei,lé bon mé na ropri nout larzan assedic et caf nou done a zote tou lé moi,kan zote fine arivé kom morice ,manzé la taye ek pimen,zote va apelé gro waza a léde
@Pol Hochon : Tu nous fais chier avec ta mentalité a 2 roupi. Retourne dan ote pei don !!! Renseigne a ou un pé sur not kiltir avant coze dan vide.
Flipper : "Na bon pé pesseur maron i gaign RSA ou Zassedic et en plis i van poisson. La vie lé bel, bon ? Arèt tarzé, don..."
Tout à fait d’accord avec Pol Hochon, la peche marron, c’est comme le reste, attrapez les oiseaux pour les revendre sur le bon coin, dans les brocantes, où, soit dit en passant la vente d’animaux de toute sorte est interdite ; votre kiltir, c’est la destruction de tout ce qui est vivant. Attention aussi, avec retourne dans zot pays, notre pays c’est la France et la Réunion est un département français au meme titre qu’un autre et si on repart, c’est non pas l’autonomie mais l’indépendance de la Réunion car on ne va pas continuer à payer des impots pour que vous touchiez Caf, Rsa, chomage et aides de toutes sortes. On verra combien de temps vous tiendrez et là il faudra peut etre se bouger pour travailler au lieu d’etre assis devant la boutique, à la plage, etc... Réfléchissez avant de parler
Merci de soutenir mes propos et de détailler ma pensée. "Abérant" a le droit d’écrire et de critiquer "par le petit bout de la lorgnette", c’est sa liberté, c’est la nôtre. Mes affirmations ne sont pas sans fondement : je connais des membres de ma propre famille (réunionnaise, je précise) qui perçoivent le RSA, pèchent et revendent leurs poissons. Je ne suis pas contre le fait de pècher pour son cari poisson mais je trouve illicite la vente. Demain les jeunes de 18-25 ans vont s’adonner à la même activité avec le RSA "jeunes". Si on veut profiter des largesses de la République, il faut aussi en accepter les contraintes sinon c’est l’indépendance et on comptera en ... roupies, comme l’île Maurice. Je ne pense pas que c’est ce que souhaite la majorité des réunionnais.
Avant de faire la morale a quelques plaisanciers qui vendent leur poissons certains individus du comité des pêches qui n’ont pas les fesses très propres devraient commencer par rembourser les fonds qu’ils ont détournés pendant des années au seul profit de leur enrichissement personnel. Quand on a trempé (et c’est peu dire) dans des combines de faux bons de carburants bidouillés, on n’est pas vertueux au point de venir donner des leçons de morale aux autres.
n’importe comment qui dit "plaisancier" dit pêche récréative ! Donc cela ne pourrait concerner que les "pro". ensuite chose plus importante, le dite "plaisancier" n’a pas le droit de vendre SA pêche.Vous le savez j’espère. maintenant si les "affmar" veulent regarder dans les glacières ou les poubelles c’est leurs droits !!
"De son côté, la préfecture est formelle. Il n’est nullement question de réduire le quota des prises encore mois de changer la réglementation déjà en vigueur. Mais simplement d’une déclinaison d’un arrêté ministériel imposant le marquage des captures effectuées dans le cadre de la pêche maritime de loisir. " Bel exemple de retropedalage ou mieux, de flagrant delit de mensonge...bande de ploucs ! meme pas capables d’assumer vos conneries ! Oh que oui ! Cette mesure était bien dans les tuyaux, mais devant le tollé général que cela a sucité, vous avez fait subitement marche arrière.Vous n’avez peut etre meme pas la + petite idée de l’importance de la mobilisation qui se prépare. On va bien rire
Clicanoo.re - publié le 7 avril 2013 - 05h30 - En mer, les pêches à pieds se maintiennent, les canots souffrent
"Ici peu de traditions ancestrales et de cultures maritimes". La phrase n’est pas tirée d’un pamphlet écologiste mais figure en bonne place sur le site du Comité régional des pêches.
Historiquement, La Réunion a en effet plutôt tourné le dos à la mer. Il n’empêche, des formes de pêches artisanales se sont développées sur toutes les côtes. C’est notamment le cas dans l’ouest où certaines pratiques ont même reçu la consécration avec l’étiquette "traditionnelle" lors de l’implantation de la Réserve marine. Elles sont au nombre de quatre sur le récif : la pêche au capucin nain (à la senne de plage), la pêche à la gaulette, celle du zourite et la chasse sous-marine.
Les règlements de la Réserve n’ont pas chassé les pêcheurs dits traditionnels, comme on peut l’entendre régulièrement. Elles ont simplement restreint les zones (exclusion des zones sanctuaires, 5% de la Réserve), limité les prises (5kg par jour et par personne) et instauré des tailles minimales de capture. Objectif : gérer durablement la ressource pour permettre justement le maintien de ces traditions. Car si le poisson disparaît, le pêcheur traditionnel disparaît avec lui. Certaines espèces auraient déjà quasiment disparu si elles n’avaient pas l’objet de mesure de protection. Reste que 800 cartes de pêche traditionnelles sont délivrées chaque année.
"Les pêches traditionnelles ont été prises en compte par la Réserve" confirme un ancien de Saint-Gilles. "Et c’est vrai que la réglementation a fait revenir certaines espèces," poursuit-il. Avant d’apporter toutefois une nuance. Pour lui, toutes les techniques traditionnelles n’ont pas été conservées. Notamment celles qui concernent les canots. Avant l’instauration du périmètre de protection, "on pêchait à la ligne de main derrière la barrière, des poissons de fond comme les rouges, les bourses, les capucins ou les capitaines". Idem pour des pêches comme celle du crabe girafe sur les fonds sableux. "Maintenant on se retrouve vite sur des fonds de plus de 50 mètres. Et comme la plupart des pêcheurs traditionnels sont âgés, ça devient difficile physiquement, donc ils sortent de moins en moins".
Il ne subsiste par exemple qu’une vingtaine de canots dans le port de Saint-Gilles dont deux seulement sont utilisés par des professionnels. Les autres sont passés à des bateaux classiques, plus adaptés au large. La pêche en canot semble désormais plus vivace dans le sud, du côté de Sainte-Rose et de Saint-Joseph.
Au-delà des réglementations, les principales menaces sur la pêche traditionnelle restent malgré tout d’origine humaine. Urbanisme anarchique, rejets polluants divers et autres impacts anthropiques, qui dégradent les éco-systèmes et pèsent donc sur la ressource.       R.L.          

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 06/07/2013 à 07h31 - Santé - Recommandation de l’agence de sécurité alimentaire - Le poisson c’est maximum deux fois par semaine.

Dans un avis rendu public ce vendredi 5 juillet 2013, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de consommer au maximum deux portions de poisson par semaine. Il s’agit, selon l’Agence, d’établir un équilibre entre les besoins nutritifs et les risques de contamination au mercure ou aux PCB (Polychlorobiphényle, des polluants organiques persistants, classés "cancérogènes probables"). L’Agence émet également des mises en garde sur la consommation de plusieurs espèces de poissons d’eau douce et de certaines autres espèces, en particulier chez les femmes enceintes ou les jeunes enfants.
"Le poisson et les produits de la pêche possèdent des qualités nutritionnelles précieuses qui en font des aliments particulièrement intéressants au plan nutritionnel", indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’Alimentation, citée par destinationsante.com. "Cependant, du fait qu’ils vivent en contact permanent avec l’environnement, les aliments qui en sont issus sont susceptibles d’être contaminés par des substances chimiques (méthylmercure) mais également par des micro-organismes (bactéries, parasites)" remarque l’ANSES.
L’ANSES recommande donc de consommer du poisson au maximum deux fois par semaine dont un poisson gras, à forte teneur en oméga 3. Par exemple du saumon, de la sardine, du maquereau, du hareng. L’Agence souligne par ailleurs qu’il est important "de limiter à 2 fois par mois la consommation de poissons d’eau douce, fortement bio-accumulateurs" note destinationsante.com. Cette recommandation et valable pour la population générale, mais à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de trois ans, les fillettes et les adolescentes.
Les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les jeunes enfants sont également invités à limiter leur consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte, loup ou bar, bonite, anguille, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon) et même à éviter celle d’espadon, marlin, siki, "en raison du risque lié au mercure", indique 20minutes.fr.
Cet avis de l’ANSES, écrit destinationsante.com, est également l’occasion de rappeler des conseils précieux aux consommateurs. Les adeptes du poisson cru doivent par exemple vider rapidement le poisson après l’achat ou demander au poissonnier de le faire. Avant de le consommer, il est impératif de le congeler pendant au moins 7 jours. Concernant les coquillages, il faut toujours s’assurer qu’ils proviennent d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée. L’Anses souligne que la consommation de ces produits est spécifiquement déconseillée aux populations "sensibles" (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, ou immunodéprimées ou souffrant de pathologies comme le cancer ou le diabète) tout comme celle de crustacés décortiqués vendus cuits souligne 20minutes.fr.
Saisie il y a un an par les autorités pour faire le point, l’Anses indique avoir "étudié différents scénarios" en tenant compte à la fois des "effets bénéfiques sur la santé" de la consommation des acides gras oméga 3 qu’on trouve principalement dans les poissons gras et du niveau de contamination des poissons en dioxine, MeHg (mercure organique) et PCB (polychlorobiphényles, isolant utilisé dans l’industrie) "dont l’action toxique est particulièrement importante pendant la période périnatale" cite 20minutes.fr.
Les effets positifs des oméga 3 ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques ces dernières années, qu’il s’agisse de leur effet protecteur face à certains cancers, comme celui du sein, ou de leur intérêt pour le coeur. Ils pourraient également jouer un rôle dans le fonctionnement cérébral.
Mais un nombre croissant d’experts s’inquiètent de l’aggravation de la pollution des eaux de mer et de rivières par des produits toxiques allant des hydrocarbures aux métaux lourds : selon une étude publiée en janvier dernier juste avant l’adoption d’une Convention internationale sur le mercure, la déforestation dans le monde s’est traduite par un déversement dans les lacs et rivières de quelque 260 tonnes de mercure auparavant retenues dans les sols, tandis que les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeurs des océans ont doublé en 100 ans, indique l’Agence France Presse (AFP).

 
 

Je t'envoie une photo de Pascal " souqueur de Gros Yeux" ( Castagnoles )

Merci, Philippe
"Ambalaba"

Clicanoo.re - publié le 14 septembre 2013 - 07h03SAINT-PAUL : nouvelles encourageantes pour les intoxiqués au bouftang
L’état de santé des Saint-Paulois intoxiqués mardi soir suite à l’ingestion d’un cari de poisson-globe continue de présenter des signes d’améliorations encourageants, a-t-on appris hier auprès de l’Agence régionale de Santé. Ainsi, des deux retraités qui se trouvaient depuis mardi en réanimation au CHU de Saint-Denis, l’une est sortie de coma.
Quant aux quatre autres convives qui restaient en observation depuis mercredi, deux d’entre eux ont pu regagner leur domicile au cours de la journée d’hier. Sur les dix personnes exposées à la neurotoxine contenue dans ce poisson, ils n’étaient donc plus que quatre à être toujours hospitalisés hier.

Clicanoo.re - publié le 13 septembre 2013 - 02h30 - Intoxication au bouftang : état de santé en amélioration
L’état de santé du couple de retraités saint-paulois intoxiqué à la tétrodotoxine présenterait des signes encourageants d’amélioration, a-t-on appris hier auprès de l’Agence régionale de santé de l’océan Indien (ARS-OI). Toujours hospitalisés en service de réanimation au CHU de Bellepierre, la femme de 67 ans et l’homme de 74 ans demeurant Grande-Fontaine, à Saint-Paul, avaient vu leur pronostic vital engagé après avoir consommé mardi un cari de poisson-globe, ou bouftang, un poisson porteur d’une toxine potentiellement mortelle (notre édition d’hier). Quatre autres des dix convives se trouvaient toujours hier en observation au centre hospitalier Gabriel-Martin de Saint-Paul, leur état n’inspirant pas d’inquiétude particulière. Il faudra en revanche attendre la semaine prochaine pour connaître les résultats des analyses pratiquées sur les restes du repas dans les laboratoires de l’Agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM) afin d’identifier avec certitude la neurotoxine soupçonnée d’être à l’origine de ces cas groupés d’intoxication alimentaire grave. Les dix personnes, dont quatre enfants, avaient consommé ce poisson pêché le matin même par un membre de la famille en baie de Saint-Paul. Visiblement mal informée de la dangerosité de ce poisson hautement toxique, la famille avait décidé de le cuisiner en cari pour le repas du soir.    S. G.

Zinfos974.com - Mercredi 11 Septembre 2013 - 17:47 -10 cas d'intoxication au poisson fugu: L'ARS met en garde

"Dix cas d’intoxication alimentaire ont été signalés dans la nuit du mardi 10 septembre 2013 à l’Agence de Santé Océan Indien, suite à la consommation d’un poisson dans le cadre familial. Des investigations ont en cours mais dans l’attente, les autorités sanitaires rappellent qu’il ne faut pas consommer de poissons interdits à la commercialisation.
Le service des urgences du Centre Hospitalier Gabriel Martin a reçu dix personnes ayant participé à un même repas, présentant des symptômes d’intoxication dans la nuit du mardi 10 septembre 2013, après avoir consommé un poisson pêché par un particulier. L’état de santé de deux patients a nécessité un transfert en réanimation au Centre Hospitalier Universitaire (Site Nord) et leur pronostic vital est engagé. Six patients sont toujours en observation et deux personnes sont rentrées à leur domicile.
                                                                           Causes de l’intoxication
Le poisson consommé semblerait être de la famille des tétrodons (poisson globe ou Fugu). Ce type de poissons contient de la tétrodotoxine, puissante neurotoxine, qui peut s’avérer mortelle.
Cette toxine se concentre dans le foie, les viscères, la peau et les gonades de ce type de poisson. L’intoxication se manifeste en général dans les minutes qui suivent l’ingestion et les symptômes sont variés :
- atteintes du système nerveux avec modification de la sensibilité,
- nausées accompagnées de vomissements,
- vertiges, sensation de malaise puis engourdissement général,
- paralysie motrice, perte des mouvements musculaires volontaires, détresse respiratoire, pouvant aller jusqu’au décès.
                                                                         Investigations en cours
L’ARS OI a effectué une visite sur place ce jour et les investigations conduites devraient permettre de préciser les causes de l’intoxication.
Recommandations à la population Les autorités sanitaires rappellent que certains poissons présents dans l’océan peuvent être toxiques et dangereux pour la santé. C'est notamment le cas des tétrodons, ainsi que de 3 autres familles de poissons toxiques (molidae, diodontidae, canthigasteridae), dont la mise sur le marché est strictement interdite en Europe.
En conséquence, il est rappellé que la consommation de ces poissons est à proscrire impérativement."

Source : www.ipreunion.com - Publié le 11/09/2013 à 13h30, mis à jour à 17:45
Les autorités sanitaires appellent à la vigilance (actualisé à 17h45) - Cas groupé d’intoxication : deux personnes en réanimation après avoir mangé du fugu

10 personnes ont été intoxiquées ce mardi 10 septembre 2013 au soir, après avoir consommé du fugu, un poisson aussi appelé "poisson globe" et contenant une toxine extrêmement dangereuse, la tétrodotoxine. Deux d’entre-elles ont été admises en réanimation au centre hospitalier universitaire (CHU) de Bellepierre (Saint-Denis) dans un état très grave. Dans un communiqué, l’agence régionale de santé de l’océan Indien (ARS-OI) indique que des investigations sont en cours mais dans l’attente, elle rappelle qu’il "ne faut pas consommer de poissons interdits à la commercialisation".
L’information avait été révélée ce mercredi par Réunion Première. Vers 3 heures du matin, 10 personnes, ayant participé à un même repas et présentant des symptômes d’intoxication, ont été admises au centre hospitalier Gabriel Martin de Saint-Paul, après avoir consommé un poisson pêché par un particulier.
Un poisson qui semblerait être de la famille des tétrodons (poisson globe ou Fugu), indique l’ARS-OI. "Ce type de poissons contient de la tétrodotoxine, puissante neurotoxine, qui peut s’avérer mortelle. Cette toxine se concentre dans le foie, les viscères, la peau et les gonades de ce type de poisson. L’intoxication se manifeste en général dans les minutes qui suivent l’ingestion et les symptômes sont variés : atteintes du système nerveux avec modification de la sensibilité, nausées accompagnées de vomissements, vertiges, sensation de malaise puis engourdissement général, paralysie motrice, perte des mouvements musculaires volontaires, détresse respiratoire, pouvant aller jusqu’au décès", explique l’agence.
Ainsi, selon elle, l’état de santé de deux patients a nécessité un transfert en réanimation au centre hospitalier universitaire de Bellepierre et leur pronostic vital est engagé. Par ailleurs, six patients sont toujours en observation ce mercredi en fin d’après-midi et deux personnes sont rentrées à leur domicile.
À noter que l’ARS-OI a également effectué une visite sur place ce jour et des investigations conduites devraient permettre de préciser les causes de l’intoxication.
Les autorités sanitaires rappellent également que certains poissons présents dans l’océan peuvent être toxiques et dangereux pour la santé. "C’est notamment le cas des tétrodons, ainsi que de 3 autres familles de poissons toxiques (molidae, diodontidae, canthigasteridae), dont la mise sur le marché est strictement interdite en Europe. En conséquence, il est rappellé que la consommation de ces poissons est à proscrire impérativement", termine l’ARS-OI.   

Zinfos974.com - Lundi 23 Septembre 2013 - 07:32 - LG - Le comité des pêches perfectionne ses DCP et récifs artificiels en baie de St-Paul

Des récifs artificiels couplés à des bouées DCP (dispositif de concentration de poissons) en baie de Saint-Paul : c'est le programme que perfectionne actuellement le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion.
L'objectif de ces "engins agrégatifs pour les pêcheurs à la senne" sera de recréer de la vie sous-marine autour de ces structures, affirme Ludovic Courtois, le secrétaire général du Comité des pêches.
Le chargé de mission "Pôle scientifique" du Comité, David Guyomard, y voit la possibilité d'attirer "des petits pélagiques comme les pêches cavale, barracudas ou sardines". C’est un procédé utilisé depuis des décennies par les pêcheurs eux-mêmes, de manière informelle.
Des dispositifs de récifs artificiels existent ainsi déjà depuis longtemps en baie de Saint-Paul. Le comité des pêches préfère parler d'amélioration du procédé, couplé à des bouées DCP, pour quelles soient plus visibles depuis la surface pour la sécurité de la navigation, plus durables et loin des pratiques sportives des usagers.
Il faut dire que la nouvelle pourrait alimenter l'anxiété ambiante dans une baie de Saint-Paul sous le feu de l'actualité. "Ca n'a rien de nouveau", s'empresse d'ajouter l'équipe du CRPMEM. Il s'agit plus d'une "amélioration des récifs artificiels existants que de nouvelles installations". Le CRPM en tient pour preuve l'installation de stations d'écoute sur les bouées rattachées aux corps morts. Elles devront enregistrer le passage des carangues dont une dizaine a déjà été taggée dans le cadre du programme DIPPLO (Dynamique des Interactions entre la Petite pêche et les Prédateurs côtiers le long du Littoral Ouest) mené par le CRPMEM. D'autres le seront en novembre. "L'idée est de participer à la compréhension globale du déplacement des requins et plus généralement de leurs interactions au sein de l’écosystème côtier", précise le CRPMEM.
Derrière ce projet pour tracer ces pélagiques, le comité espère pouvoir coupler ses résultats à ceux de CHARC et des déplacements des requins, friands de... carangues. Une manière de profiter du dispositif au-delà de sa mission première : "favoriser la diversité des populations de poissons, car des espèces diversifiées, c'est le signe d'un milieu sain", ajoute David Guyomard.
"Même si l'effet DCP est recherché pour les petits pélagiques, cela ne veut pas dire que les requins suivront", explique-t-il. A terme, la baie devrait être truffée de stations d'écoute entre celles déjà fixées sur les cages aquacoles et celles des bouées de la réserve.
                                                         Des bouées fixées à environ 200m du rivage
Pour David Guyomard, "des récifs artificiels étaient déjà présents avant la ferme aquacole. Et avant les récifs artificiels, il y avait déjà des requins en baie de Saint-Paul. S'il fallait réellement trouver un début d'explication quant à leur présence ici, il faudrait que nous nous interrogions davantage sur la proximité de l'embouchure de l'étang Saint-Paul". Le rapport intermédiaire des marquages de CHARC ont en effet listé trois points à forts passages : la baie de Saint-Paul, le Port de Saint-Gilles et la zone proche du littoral de l’Etang du Gol, qui comme par hasard se situe "non loin d'une embouchure", complète Ludovic Courtois.
Les bouées seront visibles du front de mer puisqu'elles devraient être fixées à environ 200m du rivage et par 15m de fond. "Pas trop près mais aussi pas trop loin" pour les pêcheurs, tel est le compromis qui a été validé. Le projet en est à un stade avancé. "L'autorisation d'occupation temporaire du domaine maritime a été accordée, la notice d'impact est bouclée. Des repérages in situ pour l'immersion et le montage final des structures ont été effectués. Le feu vert des financeurs publics (Europe, Région) avait également été obtenu dès fin 2012", explique Ludovic Courtois.
Les pêcheurs pourront bénéficier de ces récifs+DCP perfectionnés avant la fin de l'année 2013.

Saint-Gilles-les-Bains : le pêcheur ne reverra pas ses moulinets
Nous évoquions dans notre édition de mercredi la situation d’un pêcheur plaisancier en quête d’information sur son matériel saisi lors d’une infraction commise en avril 2013. Surpris par la brigade nautique côtière en possession de deux moulinets électriques un jour de semaine - ce qu’interdit la loi - Noël Hoarau avait été condamné à une amende de 450 euros, dont il s’est acquitté. Depuis six mois, le plaisancier cherche à récupérer ses engins de pêche. En vain. La direction de la mer sud océan Indien (DMSOI) vient de lui signifier, par courrier, que les moulinets en question devaient être détruits sur décision du parquet. Réaction de l’intéressé : “Je suis révolté, aigri par le fonctionnement de l’administration (...). N’ayant pas d’antécédent, ils auraient pu se contenter de m’infliger un simple rappel à la loi. C’est l’exemple d’une justice à deux vitesses"

Clicanoo.re - publié le 29 janvier 2014 - 02h30 - “Rendez-moi mes moulinets"

Six mois après s’être acquitté d’une amende, un pêcheur plaisancier de Saint-Gilles attend toujours que l’administration lui rende son matériel saisi.

Mon commentaire : "Dura lex, sed lex" comme disait un célèbre fabriquant de verres.

Le 12 janvier 2014 - Un mail de Philippe B "Ambalaba"
Je trouve que trop peu de personnes alimentent la rubrique pêche depuis quelques temps. Laxisme, craintes ? C'est dommage. Pour ma part, je trouve sympa de voir ce que pêchent les autres.
Ci joint, vivaneau " la Flamme " de 7 kg pêché ce samedi 11 janvier par 350 m de profondeur. Philippe d'Ambalaba

Mon commentaire: La plupart des gens du port n'en ont pas grand chose à faire du site et de l'association. La preuve : nous plafonnons à 21 adhésions en 2013. En tout cas ce n'est pas ton cas et c'est un vrai plaisir. Bravo pour le poisson et bon appétit.
Alain de la Lune  

Clicanoo.re - publié le 15 mars 2014 - 02h30 - 74 kilos de prises illégales dans la réserve marine

C’est la première fois qu’une opération de contrôle s’avère autant fructueuse. Ce n’est pas de bon augure.
braconnage A croire que les braconniers s’en donnent à cœur de joie actuellement au sein de la réserve marine. Des agents accompagnés de membres de la brigade nature océan Indien ont effectué une opération coup-de-poing dans la nuit du 11 au 12 mars. Bilan : 74 kilos de langoustes, coquillages et autres espèces de poissons ont été retrouvés dans les bateaux de 16 contrevenants. (...)

Source : www.ipreunion.com - Publié le 21/04/2014 à 11h00 - Mortalité de masse des poissons côtiersJean-Pascal Quod : "Une maladie émergente, au même titre que le chikungunya"

Des milliers de poissons qui meurent au beau milieu des lagons de la réserve marine, et au-delà de la barrière de corail, victimes d’une bactérie, c’est un scandale en soi. Mais l’incrimination du "Streptococcus iniae" ne suffit pas à répondre pleinement aux questionnements posés par cet épisode de mortalité de masse. Pour Roland Troadec, de l’association Vie Océane, qui a participé à la mise en place du précédent schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux de La Réunion (SDAGE), cette épidémie (épizootie plus précisément) constitue un phénomène "un peu surprenant, car même les parties extérieures, les pentes externes, ont été touchées..." Jean-Pascal Quod, de l’ARVAM, partage ce constat et place cette épidémie des poissons côtiers sur le même plan que le chikungunya en tant que maladie émergente. D’autant que le "Streptococcus iniae" n’est pas si anodin qu’il y paraît pour les hommes avec qui il entre en contact.
Pour Roland Troadec, géologue, universitaire spécialisé dans la dynamique des littoraux, la dernière épidémie suscite "de grosses interrogations", quand bien même on a été confronté à un précédent en 2002, "mais il est difficile de comparer ces épisodes, même s’ils ont été suivis à l’époque par l’association Parc Marin, et l’ARVAM. N’étant pas spécialiste en la matière, j’observe et j’apprends. Et je n’ai pas de réponse toute faite. Néanmoins, il y a eu une explosion bactérienne. Alors, peut-être que le manque de renouvellement des eaux dû aux conditions météorologiques a suscité l’installation de masses stagnantes sur des zones à priori abritées… De là, s’il y a des germes, ils peuvent se développer et contaminer. Mais pour qu’il y ait une faune bactérienne, il faut un support enrichi en éléments organiques ou minéraux ; avant que la bactérie responsable de l’épidémie prospère, il est possible que se développe une chaîne biologique propice…"
Sur l’origine des matières en suspension qui peuvent provoquer l’enrichissement organique propice à la création du bouillon de culture que l’on sait, Roland Troadec pointe du doigt un angle mort dans la gestion des eaux. "Il n’y a aucune prise en compte des eaux pluviales et des eaux de ruissellement, qui ne sont ni gérées, ni traitées quand elles lessivent les sols de tous les polluants qu’elles rencontrent. Si un réel effort est en cours sur les stations d’épuration, en ce qui concerne les eau de ruissellement on en est encore aux grandes recommandations synonymes d’aveux d’impuissance. Le facteur ruissellement n’est pas le moins du monde considéré dans l’attribution des permis de construire et de lotir, aucun contrôle dans l’obtention des conformités…"
Le fait est qu’à La Réunion, météo oblige, on se retrouve souvent confronté à des pluviométries abondantes qui suscitent des écoulements torrentiels. Les eaux pluviales saturent les réseaux domestiques et les réseaux collectifs, les stations d’épuration sont sursaturées et rejettent directement leurs effluents, dans les ravines, c’est le cas à l’Ermitage, dans le lagon de Saint-Leu…
                            L’état chimique de l’ensemble des masses d’eau côtières réunionnaises est inconnu
L’état des lieu 2013 _du district hydrographique de La Réunion traite de ces rejets incontrôlés qui véhiculent "divers micropolluants vers les milieux aquatiques : métaux lourds, hydrocarbures, pesticides, nutriments…" et qualifie de "fort" leur impact sur la zone récifale. Sont cités en référence deux événements d’importance : "en 1989, les peuplements coralliens ont été ensevelis sous une épaisse couche de boue qui a été responsable d’une mortalité corallienne de 99 % sur la majorité du platier récifal de Saint-Leu…" En février 2012, toujours à Saint-Leu, "les précipitations importantes ont généré des coulées de boue ayant recouvert une partie des récifs coralliens et entrainé une forte turbidité des eaux côtières durant plusieurs semaines…"
Dans le même document, il apparaît que l’on ignore à peu près tout de l’impact de la fertilisation azotée et phosphatée résultant des activités agricoles : "Les transferts dans les sols et dans les masses d’eau des flux d’azote générés par l’agriculture n’ont pas fait l’objet d’études jusqu’à présent. La problématique est complexe, les quantités d’azote mobilisées sont difficilement quantifiables à partir des données existantes (…) La pression liée à la fertilisation phosphatée en agriculture à La Réunion n’a pas fait l’objet d’études jusqu’à présent. La problématique est très peu connue, notamment la capacité des sols réunionnais à mobiliser le phosphore…" Néanmoins il est dit que "L’impact de cette pression peut contribuer à une augmentation des teneurs en nutriments dans les milieux et au risque de développement algal et d’une dégradation de la faune fixe…"
Au-delà, l’état des lieu 2013 _du district hydrographique de La Réunion constate que "l’état chimique de l’ensemble des masses d’eau côtières réunionnaises est donc inconnu puisque disposant de stations de surveillance dont les données ne sont pas encore disponibles ou bancarisées. L’indice de confiance est qualifié de " Pas d’information " puisqu’aucune substance de la DCE n’a pour le moment été suivie…"
En l’état actuel des choses, Roland Troadec s’avoue pessimiste dans la perspective de l’application de la norme européenne sur la qualité des eaux à l’horizon 2021 sur La Réunion.Pour sa part, Jean-Pascal Quod, à la tête de l’ARVAM, et qui a été un précurseur à La Réunion dans l’étude de la ciguatera, se garde bien d’avancer des réponses politiquement correctes face à une épidémie qu’il compare et assimile aux maladies émergentes, ou réémergentes, telles que le chikungunya qui a martyrisé les Réunionnais en 2005-2006.
                                Un nombre croisant d’infections contractées dans le lagon
En l’occurrence, la bactérie responsable des moralités de masse constatées cette année mais aussi en 2002, est vraisemblablement présente à l’état latent depuis longtemps. Rien ne permet d’expliquer aujourd’hui le temps de latence entre ces deux épidémies distantes de 12 ans. Mais remarque M. Quod, elles sont fatalement liées à des modifications des milieux provoquées par le réchauffement et les climatique et la dégradation des conditions environnementales.
Fait notable mis en exergue par M.Quod, l’épizootie n’a pas touché que le seul lagon, ou des poissons proches des pentes, "de zéro à 150 m de profondeur un grand nombre d’espèces des pentes extérieures a été touché, y compris des gros poissons de fond, qui sont remontés morts…"
Quant au caractère bénin de l’infection pour les hommes, il est encore à relativiser. M. Quod qui a manipulé un grand nombre des poissons morts pour les disséquer, a pris soin de se doter d’antibiotiques à tout hasard. Et l’on sait que des cas d’infections poisson-homme ont été constatés en divers lieux du monde, notamment parmi les professionnels de la pêche.
Au Québec, en avril 2012, un cas de contamination liée de "Streptococcus iniae" et de la fameuse bactérie mangeuse de chair, en fait une fasciite nécrosante à streptocoque, a été constaté après une blessure causée par la carapace d’une crevette… Le Streptococcus iniae, transmis par certains poissons, serait à l’origine de cellulite de la mains, une infection grave qui se propage sous la peau, s’attaquant aux tissus mous comme la peau et à la graisse sous-jacente ; la fasciite nécrosante en est une forme grave.
Pas de quoi paniquer, encore, mais les réactions d’usagers du lagon faisant état d’un nombre croisant d’infections contractées dans le lagon sont à prendre en considération.
                              Alors, à quand un plan d’action pour des aux côtières propres et saines ?
Pour 2021 Europe oblige, c’est pour ainsi dire demain et l’effort nécessaire pour garantir un bon état des eaux côtières de La Réunion semble colossal. D’ici-là, que restera-t-il de nos lagons transformés en pédiluves, la population ne disposant pas d’autres zones de baignade accessibles et sécurisées ? Un challenge qui dépasse la seule administration de la réserve marine semble-t-il.                           Philippe Le Claire pour

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 17/04/2014 à 05h01 - Région ouest - Des milliers de poissons décimés - Drôle de bouillabaisse dans le lagon... Des milliers de poissons qui crèvent au beau milieu du lagon de la réserve marine, comme ils le feraient dans une ferme aquacole industrielle, voilà qui interpelle pour peu que l’on pose les bonnes questions et que l’on suive la trace du "Streptococcus iniae". Enquête sur pièces...
Le 28 mars 2014, par communiqué, la préfecture de La Réunion produisait "un point de situation" sur le "Phénomène de mortalité de poissons sur les plages de l’ouest…". Or donc, près d’un mois après le début dudit phénomène qu’apprenait-on ? Qu’un "germe bactérien, Streptococcus iniae", était responsable de l’épidémie qui frappait "près de 83 espèces" de poissons. Une non information partielle en ce sens que le streptocoque incriminé avait été identifié dix jours plus tôt, ainsi que le rapportait Océan Prévention Réunion, le 18 mars, sur sa page faceBook, citant une source scientifique et des précédents ces dernières années.
Le communiqué préfectoral faisait en outre état des actions coordonnées de l’agence régionale de santé – Océan Indien (ARS-OI), de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL), sans oublier l’agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM). Une annonce destinée à rassurer, après un mois de doutes et d’interrogations… Suivait un topo intitulé "Quelle origine et quels symptômes du phénomène ?"
S’agissant du premier point, aucune explication, si ce n’est la mention de la bactérie "Streptococcus iniae", complétée de la mention suivante : "Des pathologies similaires sont régulièrement signalées dans le monde tempéré et tropical. Ainsi, des mortalités massives de Siganus canaliculatus sont rapportées à Bahrein en 2011. En octobre 1999, une mortalité massive est signalée dans les récifs coralliens des Barbades, dans les Caraibes…" Références qui relativisent l’évènement, et l’inscrivent dans une apparente banalité naturelle : "Au début des années 2000, puis en 2002, un phénomène de mortalité massive est survenu sur les côtes ouest de La Réunion. Pendant cet épisode, environ 70 espèces de poissons avaient été touchées sur une période de 2 mois et sur divers secteurs. Des espèces inféodées au lagon et en profondeur avaient été concernées. La même bactérie avait été alors identifiée : "Streptococcus iniae".

                                              Conditionnel et euphémisme
Pour clore cliniquement le débat, après description des symptômes de la septicémie qui tue les poissons, une causalité hypothétique est évoquée : "La présence de conditions environnementales " non optimales " pourraient contribuer à l’émergence de ces pathologies morbides, notamment : baisse du taux d’oxygène dans l’eau, niveau élevé en nutriments (azote, phosphore), température élevée…"
L’usage du conditionnel et de l’euphémisme "conditions environnementales non optimales" engage le phénomène sur la pente d’une banalisation achevée par cette conclusion : "Les infections par "Streptococcus iniae" chez l’homme sont rares. Seuls quelques cas ont été recensés dans la littérature internationale…"
Que retenir, superficiellement de tels propos ? Tout bêtement qu’il y a des poissons qui meurent parce qu’ils sont victimes d’une épidémie. Que cela arrive un peu partout dans le monde, et régulièrement à La Réunion aussi. Enfin, ce n’est pas dangereux pour l’homme et c’est peut-être dû à des conditions naturelles malheureuses.
Parallèlement, le 27 mars, la régie responsable du traitement des eaux usées de Saint-Paul dédouanait le fermier, La Créole, produisant des analyses des eaux conformes en sortie de stations d’épuration (celle de l’Ermitage notamment). Lesquelles recoupaient celles de l’ARS qui s’occupe des eaux de baignade. Moralité, il était signifié aux mauvais esprits que les stations d’épuration n’étaient pas en cause.
                                                 Une mortalité allant de 5 à 75% des populations
Pour convenablement éclairer notre lanterne à la lumière des connaissances publiquement accessibles, il convient d’apporter quelques informations supplémentaires, au risque de contrarier le message implicite du communiqué préfectoral… En premier lieu, si de telles épidémies à "Streptococcus iniae" affectent des populations de poissons, de-ci, de-là, dans le monde, il apparaît qu’elles interviennent majoritairement dans des milieux très sérieusement perturbés. Or le littoral Ouest, et ses lagons, font partie du territoire de la Réserve Naturelle Marine de la Réunion. Se pourrait-il que des masses d’eau protégées soient à ce point en mauvais état ?
Si l’on en croit la littérature scientifique, notamment Corrie Brown du Collège de médecine vétérinaire à l’Université de Géorgie (Athens-USA), le "Streptococcus iniae" participe du "risque de maladies émergentes", pour avoir "été associée à des épizooties de méningite chez les poissons d’élevage" au cours des années 80-90.
Domenico Caruso, pour l’IRD, a étudié une telle pathologie, en pisciculture tropicale, sur les élevages de Pangasiidae, à savoir le fameux "panga", un poisson-chat élevé en cages flottantes sur le Mékong. Il constate que les atteintes provoquées par les "Streptococcus spp, en particulier le S. iniae (…) des pathogènes primaires qui affectent l’élevage d’Oreochromis niloticus et d’autres espèces tropicales" dépendent et varient selon "la sensibilité de l’espèce et la température de l’eau (…) la concentration en oxygène dissous et en nitrites (…) la densité de poissons en élevage (…)la charge infectieuse…" entre autres paramètres. Moyennant quoi, cette pathologie peut affecter les poissons concernés avec une mortalité allant de 5 à 75% des populations.
A La Réunion, dans le cas qui nous concerne, la mortalité a touché un peu moins d’une centaine d’espèces du lagon. Et il est ici impossible d’invoquer la densité des poissons dans le lagon, lequel, pour être une nurserie, n’est en rien comparable avec un site de pisciculture à production intensive !
                                                Des contrôles simplistes, limités à la qualité des eaux de baignade
Les similitudes sont donc tristement à chercher dans les points communs entre nos lagons et un milieu artificiel d’aquaculture industrielle. La température de l’eau, dans les lagons du littoral Ouest, si elle varie fatalement avec la météo, devrait être naturellement régulée par les apports d’eaux prodigués par la houle, et les courants. Mais le phénomène de comblement des fausses passes (chenaux d’évacuation des platiers récifaux) perturbe le renouvellement des eaux et donc son oxygénation.
Par ailleurs, les ravines, celle de l’Hermitage en particulier, qui reçoit les effluents de la station d’épuration éponyme, longtemps sursaturée, envoient des eaux de mauvaise qualité dans la passe et de fait dans le lagon. Ces eaux chargées notamment des rejets domestiques non traités car non raccordés, des eaux de ruissellement, et des pollutions sauvages, sont lourdes de matières organiques et de sédiments, de nitrate, phosphate et potassium qui ont pour effet de favoriser un phénomène dit d’eutrophisation, synonyme désoxygénation et d’explosion microbienne.
                                              "Parfois ça sent la merde…"
Si tout un chacun, de l’ARS aux fermiers, jure ses grands dieux que la qualité des eaux est bonne, c’est sur la base de contrôles simplistes, limités pour la qualité des eaux de baignade à la seule recherche des germes indicateurs de contaminations d’origines fécales, à savoir Escherichia coli et Entérocoques intestinaux…
Les usagers du lagon, particuliers et professionnels attestent, eux, de pollutions régulières, de plaques de mousses de couleur marron, visibles dans les passes, et fort malodorantes. Le terme le plus communément utilisé étant "parfois ça sent la merde…".
L’état des lieux 2013 du district hydrographique de La Réunion, précise que :"la station de Saint-Leu / Les Avirons rejette ses effluents au lieu-dit "le Kiosque" dans la Ravine Fond de Bagatelle, qui rejoint ensuite la masse d’eau" littorale. Elle ajoute toujours s’agissant de Saint-Leu, que "La station d’épuration du Cimetière, en surcharge et en dysfonctionnement, sera détruite à l’horizon 2015 et remplacée par la nouvelle station d’épuration de Bois de Nèfles…" Ce qui laisse augurer de rejets en rapport avec son état.
                                               La masse des effluents totalement incontrôlés
S’agissant de la station d’épuration de l’Étang Salé, elle "rejette ses effluents par infiltration au lieu dit "le trou d’eau" ; la part d’effluents infiltrés ou rejetés dans le milieu aquatique superficiel de la station d’épuration n’est pas connue et les aquifères côtiers présentent des zones d’échange avec les masses d’eau récifales. Un impact indirect des rejets de la station sur la masse d’eau côtière est donc probable…" Quant à la station d’épuration de l’Ermitage, elle "situe son point de rejet dans la Ravine de l’Ermitage qui rejoint la masse d’eau récifale…"
A ces rejets plus ou moins contrôlés, s’ajoutent la masse des effluents totalement incontrôlés d’origine domestique, "non collectifs", soit plus de 45% de la population réunionnaise en 2012, environ 376 000 personnes et… les pollutions liées aux activités agricoles, engrais, pesticides et industrielles…
Il y a peu, 90% des stations d’épurations réunionnaises étaient saturées, avec pour conséquence de relarguer régulièrement en mer ce qu’elles ne pouvaient traiter, et l’urbanisation s’est doublée de l’endiguement des ravines ainsi privées du pouvoir filtrant des sols naturels, responsable de la production d’eaux présentant des concentrations en matières en suspension (MES) colossales au regard des normes en matière d’effluents contrôlés.
                                           Des signaux d’alarme particulièrement significatifs
Moralité, si tout un tas de contrôle et de plans sont en cours d’élaboration, on ne sait pas exactement ce qu’il en est de la qualité réelle des eaux lagonaires, si ce n’est que les épidémies récurrentes et le piètre état des coraux constituent de signaux d’alarme particulièrement significatifs. Ainsi dans une perspective d’appréciation du risque de non-atteinte des objectifs environnementaux (RNAOE), l’état des lieux 2013 du district hydrographique de La Réunion, en fonction des outils actuellement disponibles, établit le constat suivant : "toutes masses d’eau confondues, que seule la masse d’eau du volcan (…) est identifiée en " Non Risque " représentant seulement 8 % des masses d’eau. Dans ce contexte, 6 masses d’eau sur 12 sont identifiées comme étant en " Doute " (50%) et 5 en " Risque " soit 42 % des masses d’eau (…)l’inventaire réalisé dans le cadre du RNAOE intègre l’ensemble des données disponibles sur les milieux marins.
Les résultats obtenus viennent relativiser le constat fait au paragraphe relatif à " l’état des masses d’eau côtières et récifales " où il est indiqué que 2/3 des masses d’eau marines sont en " bon état ". Ce constat mettant en exergue un risque, à l’horizon 2021, de dégradation des eaux marines et plus particulièrement des eaux récifales (…) est à prendre très au sérieux…"                      www.ipreunion.com


Saint-Paul : moins de poissons morts dans le lagon - Clicanoo.re - publié le 5 avril 2014 - 02h30
Dans le cadre du suivi du phénomène de mortalité de poissons observé depuis le 14 mars dans les eaux côtières de Saint-Paul, une réunion était organisée hier à la sous-préfecture de Saint-Paul avec les représentants des villes de Saint-Paul et de Saint-Leu, de la réserve nationale naturelle marine et des services de l’État.
Au terme d’une nouvelle semaine de collecte, les autorités ont constaté une baisse du nombre de poissons morts : de 400 à 55 entre le 31 mars et le 3 avril. À l’origine de cette hécatombe, la présence d’un germe bactérien "Streptococcus iniae. Même si aucune recrudescence d’infections cutanées n’a été observée chez l’homme, les autorités ont décidé de maintenir une veille sanitaire.
Il est recommandé de ne pas toucher à mains nues les poissons affaiblis ou morts, de ne pas les consommer et de cuire longuement les poissons pêchés vivants le long des plages du littoral ouest.

Zinfos974.com - Vendredi 28 Mars 2014 - 17:55 - Des milliers de poissons morts dans le lagon: Une bactérie à l'origine de l'hécatombe
On connait désormais le coupable, il se nomme Streptococcus iniae. Cette bactérie est à l'origine de l'hécatombe qui sévit sur les plages de l'Ouest de l'île depuis près de 15 jours où des milliers de poissons ont été retrouvés morts le long des côtes.
L'ARVAM (Agence pour la recherche et la valorisation marines) a diligenté des analyses. Elles ont permis de déterminer qu'il s'agissait d'une bactérie provoquant une septicémie chez le poisson. Un phénomène déjà connu à la Réunion, puisqu'au début des années 2000, puis en 2002, le même type d'épisode de mortalité massive avaient été observé sur les côtes Ouest de la Réunion.

Voici le communiqué de la Préfecture :
Des milliers de poissons morts dans le lagon: Une bactérie à l'origine de l'hécatombe
Dans le cadre du suivi du phénomène de mortalité de poissons observé depuis le 14 mars 2014 dans les eaux côtières de Saint-Paul, une réunion a été organisée à la sous-préfecture de Saint-Paul, ce 28 mars, avec les représentants des villes de Saint-Paul, de Trois-Bassins et de Saint-Leu, de la réserve nationale marine et des services de l’Etat - direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL), direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF), direction de la mer (DMSOI), centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) et agence régionale de santé (ARS) afin de faire un point de coordination des actions en cours et à mettre en place.
Des chiffres recensés, le taux de mortalité ne baisse pas et près de 83 espèces sont touchées par le phénomène qui s'étend, sur le plan géographique, sur plusieurs secteurs du littoral ouest.

Ce qui a été fait par l’agence régionale de santé – Océan Indien (ARS-OI)
En complément du contrôle sanitaire des eaux de baignade réalisé le 18 mars 2014, de nouveaux prélèvements ont été effectués le 27 mars 2014 : les résultats seront connus dans les tout prochains jours.
Dans le cadre de la veille sanitaire, une surveillance renforcée des infections cutanées chez l’homme a été mise en place avec les hôpitaux et les médecins libéraux : les premiers résultats ne mettent pas en évidence de recrudescence de ces infections en lien avec la fréquentation du lagon. Cette surveillance sera poursuivie.

Ce qui a été fait par la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL)
Ce service a commandé des analyses :
sur la température du lagon,
sur la qualité des eaux,
sur les échantillons de poissons morts.

Concernant la température du lagon :
Dès le samedi 15 mars 2014, un enregistreur de température marine a été déployé par l'agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM) au lieu-dit Toboggan afin d'y suivre l'évolution des températures.

Concernant les analyses physico-chimiques d'eau de mer :
Un prélèvement d'eau pour analyse physico-chimique a été réalisé le 20 mars par l'ARVAM. Les résultats seront comparés aux analyses physico-chimiques du réseau de surveillance des eaux côtières (sous maîtrise d'ouvrage de l'office de l'eau), pour lequel une série d’analyses a été réalisée dans la période du 19 au 24 mars 2014 sur l'ensemble des stations correspondantes autour de l’île.
Les résultats de la qualité des eaux marines seront connus progressivement d’ici début avril.

Concernant les analyses des échantillons de poissons morts :
Dès le samedi 15 mars 2014, des poissons moribonds ont été récoltés dans le lagon sur une durée d'une semaine par l'ARVAM afin d’atteindre le nombre nécessaire de prélèvements.

Ces individus qui présentaient des signes de maladie ont été préparés et conditionnés pour un envoi, par la DEAL, en métropole, dès le 25 mars. Les autopsies ont été réalisées en laboratoire et les résultats de ce 28 mars, identifient la présence d’un germe bactérien "Streptococcus iniae".

Quelle origine et quels symptômes du phénomène ?
Des pathologies similaires sont régulièrement signalées dans le monde tempéré et tropical. Ainsi, des mortalités massives de Siganus canaliculatus sont rapportées à Bahrein en 2011. En octobre 1999, une mortalité massive est signalée dans les récifs coralliens des Barbades, dans les Caraibes.
Au début des années 2000, puis en 2002, un phénomène de mortalité massive est survenu sur les côtes ouest de La Réunion. Pendant cet épisode, environ 70 espèces de poissons avaient été touchées sur une période de 2 mois et sur divers secteurs. Des espèces inféodées au lagon et en profondeur avaient été concernées. La même bactérie avait été alors identifiée : "Streptococcus iniae".
Ces bactéries causent des infections septicémiques chez les poissons. La contamination semble se faire par colonisation de la surface cutanée des poissons.
Extérieurement et lorsque le poisson est moribond (ou vient de mourir), les premiers signes d’aide à la décision pour diagnostiquer cette pathologie sont assez remarquables : une léthargie (nage «indolente»), une coloration foncée, des hémorragies au niveau de la base des nageoires pectorales (parfois une exophtalmie et une opacité cornéenne).
Intérieurement, les autopsies révèlent un ensemble de troubles qui témoignent d’une atteinte globale de l’homéostasie. La mort du poisson peut survenir en quelques jours. Il existerait une vulnérabilité distincte selon les espèces.
La présence de conditions environnementales « non optimales » pourraient contribuer à l’émergence de ces pathologies morbides, notamment : baisse du taux d'oxygène dans l'eau, niveau élevé en nutriments (azote, phosphore), température élevée.

Quelles conséquences pour la santé humaine ?
Les infections par "Streptococcus iniae" chez l’homme sont rares. Seuls quelques cas ont été recensés dans la littérature internationale. Le principal risque résulte de la manipulation de poissons infectés. Les lésions de la peau constituent un facteur de risque supplémentaire.

Conseils et recommandations :
Compte tenu de ces éléments, le Préfet de La Réunion recommande :
- de ne pas toucher à mains nues les poissons affaiblis ou morts et de ne pas les consommer ;
- de cuire longuement les poissons pêchés vivants le long des plages du littoral ouest ; 

Bonjour Alain.
Magnifique " Flamme" de 7 kg pêché ce samedi 26 avril par 315 m de profondeur.
Y a encore du beau poisson !
Philippe d'Ambalaba

BRAVO, Philippe et merci pour ta participation.


Clicanoo.re - publié le 6 août 2014 - 05h59 - L’escolier : ce poisson gras aurait encore frappé sans gravité
Risque sanitaire
Méfiez-vous de l’escolier ! C’est le message qu’a livré une auditrice de radio Freedom le lundi 4 août, après avoir consommé à deux reprises ce poisson plutôt rare sur les étales péi. Ce matin-là, l’intervenante relatait avoir acheté de l’escolier chez son poissonnier habituel, dans une grande surface de l’île, dont le nom a été tu. La ménagère a indiqué que cinq autres personnes s’étaient retrouvées indisposées après en avoir mangé, selon deux préparations différentes, ne laissant aucun doute sur l’origine des troubles digestifs essuyés.
Reconnu pour ses qualités gustatives proches du flétan, l’escolier noir présente la particularité, indique Jean Turquet, directeur adjoint de l’Arvam, de secréter de la gempylotoxine, une huile indigeste qui contient des esters cireux en forte quantité (jusqu’à 20 % de la masse du poisson, Ndlr). "Cette substance n’est pas toxique mais peut occasionner chez certains consommateurs de grosses gastro-entérites", précise-t-il avant d’ajouter que "les cas locaux sont très rares. Il faut donc le consommer avec modération, sous forme de filets bien dégraissés." Bref, l’escolier ne présente aucun risque pour la santé malgré ses propriétés déconcertantes.
Il ne nous a pas été possible de contacter la plaignante. Mais il semble que l’intéressée était disposée à obtenir un certificat médical pour se retourner contre le poissonnier. D’autant que l’étiquette sur l’emballage de l’escolier mentionnait l’appellation "requin". Ce qui peut sembler déroutant, voire rendre le témoignage peu crédible : comment la ménagère a-t-elle pu estimer manger de l’escolier si l’étiquette mentionnait qu’il s’agissait de requin (certaines variétés de requins sont comestibles et autorisées à la vente, Ndlr) ?
                                        L'escolier n'est pas distribué dans l'île…
L’escolier est le nom usuel qui désigne deux espèces de poissons, soit l’espèce Ruvettus pretiosus et l’espèce Lepidocybium flavobrunneum. Les autres noms usuels de ces espèces de poissons sont Escolier Noir et Escolier Rouvet. Ces deux espèces ont fait l’objet d’une identification et d’un étiquetage erronés par le passé, notamment celui de morue bleue…
Étant dans l’incapacité de résoudre cette aporie, nous avons contacté les services compétents de la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la forêt (DAAF). Ceux-ci nous ont certifié ne pas avoir pas eu vent d’un quelconque cas d’intoxication alimentaire.
Selon les services de l’État, "il n’y a aucune filière de distribution d’escolier à La Réunion". D’après David Guyomard, "ce poisson creux, proche du snoek, ne fait l’objet que d’une auto-consommation dans l’île ou de quelques ventes directes".
Néanmoins, le poisson si gras qu’on l’appelle "oilfish ou butterfish" [soit poisson-huile ou poisson-beurre après traduction, Ndlr], n’est pas pour autant interdit à la vente en France, contrairement au marché japonais ou italien. Certaines marques comme Picard ou Carrefour ont décidé d’arrêter sa commercialisation. Une histoire vieille de dix ans. À l'époque, suite à un avis prudent rendu par l'agence européenne de sécurité alimentaire, le syndicat du commerce extérieur des produits congelés et surgelés avait demandé à ses adhérents d'arrêter la commercialisation de ces poissons. 

Bonjour Alain.

Te propose la rubrique " Y a encore du beau poisson ! ". Je vais maintenant me balader avec mon appareil de photos et j'encourage d'autres à faire de même afin d'immortaliser les belles prises que l'on peut encore faire à Saint-Gilles. Je commence par ces deux vivaneaux " flamme " de 6 et 7 kg pêchés ce 14 juillet par 350 m de profondeur.     Philippe.

Bravo Philippe et merci pour ta participation fidèle.                 

Clicanoo.re - publié le 7 novembre 2014 - 07h20 - La pêche sportive en pleine expansion
LE PORT.
Les marlins et autres pélagiques suscitent un intérêt croissant chez les pêcheurs. Jamais l’Open marlin blue 974, qui doit se dérouler dans un mois au large de la côte Ouest, n’a attiré autant de participants.
L’heure est aux préparatifs pour les compétiteurs du 4ème Open marlin 974 qui s’intitule désormais l’Open marlin blue 974. Les 5, 6 et 7 DECEMBRE, ils s’élanceront de la Pointe des galets pour un exercice éprouvant dans un périmètre limité à vingt miles nautiques d’un abri : plus de 30 heures de pêche afin d’aller combattre marlins, espadons, voiliers et lanciers.
Des règles très strictes sont à respecter pour engranger des points. Exemple : un maximum de six lignes armées en même temps est accepté tandis que les lignes à main sont interdites, ainsi que les moulinets électriques, conformément à la législation.
Il est à noter également que des pénalités sont attribuées à ceux qui ferreraient des spécimens juvéniles comme des marlins de moins de 80 kilos.
Conscient de l’enjeu écologique, les pêcheurs ont plutôt pour objectif de s’attaquer au record décroché en 2012 lors de cette compétition : une belle bête de 150 kilos. Une vingtaine d’équipes sont inscrites pour ce moment phare de l’année, très attendu par les férus de pêche au gros. Il est possible de se joindre à eux jusqu’au 24 novembre, en contactant Didier Yvon ou Eric Irlinger, sachant que ce concours est accessible à tous. « Nous prévoyons environ 27 bateaux, ce qui feraient 90 pêcheurs », indique le premier des deux co-présidents du Big game fishing Réunion. Depuis le lancement de cette épreuve, le nombre de participants n’a fait que croître. Des amateurs se sont inscrits pour la première fois, désireux de se mesurer à des maîtres du genre.
Cette discipline connaît de fait un fort engouement. Et même au-delà de nos frontières. Pour la première fois, des passionnés de métropole pourraient faire le déplacement.
A plusieurs titres. « C’est une zone à gros pélagiques qui offre de bonnes garanties de sécurité comparée à d’autres zones du monde », explique Didier Yvon. Par ailleurs le tarif d’inscription-300 euros par bateau avec petits déjeuners, apéritifs et repas- reste très intéressant, tout comme les 3 000 euros de dotation pour le vainqueur de la compétition.
Sans compter l’atmosphère très chaleureuse, autre atout de l’Open marlin blue 974. La Réunion attire mais s’exporte aussi. Le très performant Didier Coutaye s’est qualifié pour les championnats du monde de pêche sportive au Mexique.              D.F.B

Contact : 0692 01 53 10 ou 0692 85 89 47    

Clicanoo.re - publié le 5 décembre 2014 - 06h20 - Le Port : pélagiques, à vos gardes
L’association Big game fishing Réunion organise ce week-end au Port le 4e Open Blue Marlin 974. Près de 25 équipages prennent part cette année à cette manifestation sportive et conviviale qui regroupe des pêcheurs chevronnés, de Saint-Pierre à Sainte-Marie, avec l’espoir de décrocher de nouveaux records (France et monde).
Le vainqueur sera récompensé d’un chèque de 3 000 euros. « Les marlins sont en nombre en ce moment et on a une bonne lune. Les voyants sont au vert pour une belle moisson », commente Didier Yvon, co-président de l’association.
Afin de préserver les ressources halieutiques, rappelons que le BGFR encourage ses membres à relâcher les pélagiques de moins de 80 kg. Des points de bonus sont attribués à cet effet. La compétition démarre aujourd’hui. La remise des prix a lieu ce dimanche au Port de la pointe des Galets, face à la capitainerie du Port Ouest.

Vendredi 23 Janvier 2015 - 14:11 - SH - George Pau-Langevin rassure les acteurs de la pêche réunionnaise
George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer en visite à La Réunion depuis hier, s'est rendue à Réunipêche, l'usine de découpe et de conditionnement du poisson au Port, ce vendredi.
Après avoir rencontré le Comité des pêches, elle a consacré une quinzaine de minutes à un tour de l'usine afin de découvrir le fonctionnement de ce commerce à La Réunion. Comme ce qui est attendu par la filière agricole cet après-midi, la ministre a tenté de rassurer la filière de la pêche, qui se préoccupe de son avenir.
En effet, une augmentation des subventions a été proposée par l'Europe mais les fonds européens qui devaient être opérationnels dès le 1er janvier 2014, ne le sont toujours pas. "Nous avons des surcoûts qui nous inquiètent, avoue Ludovic Courtois, secrétaire général du Comité régional des pêches, il faut une compensation et malgré le retard, la ministre l'a compris". Il ajoute néanmoins qu'aucune échéance ni date limite n'ont été données et que les entreprises réunionnaises et guyanaises ont déjà dû avancer 1,5 millions d'euros pour répondre aux coûts.
Si aucune annonce n'a été faite aujourd'hui, Ludovic Courtois se dit malgré tout satisfait de l'intervention de la ministre et heureux de sa visite. "Nous avons obtenu un montant considérable de crédits et nous avons pour la prochaine période des perspectives très positives pour La Réunion tant pour les fonds du ministère des Outre-mer que pour les fonds européens. Maintenant nous devons faire le nécessaire pour mieux nous organiser et que les professionnels puissent avoir accès à ces fonds dans les meilleurs délais. Il y a toujours, au début, lors de l'installation d'un nouveau système, de la danse, et nous avons à régler cela en travaillant peut-être sur des pré-financements", explique-t-elle. George Pau-Langevin ajoute que selon elle, le secteur a néanmoins déjà "commencé à s'organiser".
Le Comité des pêches a également abordé le sujet de la préservation des ressources de l'océan Indien, notamment par une meilleure surveillance de la "fausse pêche de plaisance" que la ministre compte renforcer pour éviter la concurrence déloyale.

Commentaire : "une meilleure surveillance de la "fausse pêche de plaisance" que la ministre compte renforcer pour éviter la concurrence déloyale. "
ben voyons, les roquets de service au comité des pêches n'allaient fallait pas laisser passer cette occasion de pisser leur haine sur les pêcheurs plaisanciers devenus depuis peu le fonds de commerce électoral de cette ordure d'enilorac . Et le plus affligeant, c'est de voir une ministre de la république venir ramper devant ce ramassis de parasites sociaux et adhérer à ce discours.
Quand une morue rencontre un maquereau, ça ne sent pas la rose....
Naturellement, rien sur les ravages commis par les thoniers senneurs dans l'océan indien: ceux la ne sont pas coupables de détruire la ressource bien entendu... rien non plus sur les millions d'euros détournés pendant vingt ans par le biais d'une fraude massive et organisée par le sieur Jean René et sa clique sur la détaxe des carburants...sommes jamais remboursées... (mais ça c'est normal quand on a un P sur son bateau, on a tous les droits c'est bien connu)
Et ça ose se pavaner devant les caméras en donnant des leçons de morale aux autres...
Pour ce qui est de la surveillance accrue je vous conseille de sortir du placard où paraît il, sa hiérarchie l'a planqué depuis peu, un gendarme bien connu pour ses excès de zèle et ses abus d'autorité et aux méthodes de gestapiste.
Celui la on l'attends. 

Clicanoo.re - publié le 27 mars 2015 - 10h55 - L’organisation régionale de gestion de la pêche s’installe à La Réunion
Le gouvernement français a annoncé jeudi que le siège d’une organisation internationale de gestion de la pêche dans le sud de l’Océan indien serait installé à la Réunion, une première pour ce type d’organisation sur le sol français.
La Réunion accueillera le siège de l’Accord relatif aux Pêcheries du Sud de l’Océan Indien (APSOI) au nom de l’Union européenne, qui fait partie de cette organisation aux côtés de la France, de l’ile Maurice, des Seychelles, du Japon, des Iles Cook, de l’Australie et de la Corée, selon un communiqué du gouvernement.
Il s’agit du premier siège sur le territoire français d’une organisation de ce type. Cette structure vise à élaborer des recommandations pour une gestion durable de la pêche et à recueillir des informations sur les stocks halieutiques, a-t-on expliqué au cabinet du secrétaire d’Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche, Alain Vidalies.
L’APSOI concerne les espèces autres que le thon sur une zone de haute mer de 30 millions de km².
"L’obtention de ce siège offre [...] à l’Ile de la Réunion un positionnement stratégique et une visibilité privilégiée pour la défense des intérêts de la France, notamment pour la gestion de la pêche de la légine australe", qui est la "première pêcherie française dans le monde", écrivent la ministre des Outre Mer, George Pau-Langevin, et M. Vidalies, dans ce communiqué.
La pêche de la légine représente un chiffre d’affaires annuel de 65 millions d’euros, 300 emplois directs et 1.000 emplois indirects. Il s’agit du deuxième poste d’exportation de la Réunion, indique le communiqué.
L’APSOI a été créée par un accord signé en 2006, qui est entré en vigueur en juin 2012 et n’a été ratifié par la France qu’en janvier 2013. L’organisation n’est ainsi en action que depuis quelques mois, selon le cabinet de M. Vidalies. 

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 03/04/2015 à 10h08 - Vie océane ramasse une centaine de poissons morts - Victimes collatérales de la pêche aux capucins
Poissons
La pêche aux capucins, un poisson de lagon particulièrement appréciés des Réunionnais, a des conséquences importantes pour plusieurs autres espèces de poissons, indique Vie océane. L’association publie une photo représentant une centaine de petits poissons pour une vingtaine d’espèces ramassée sur 500 mètres de plage "après avoir été rejetés sur le bord lors de pêche au filet des capucins carêmes"
"Cela ne semble pas être une catastrophe écologique mais lorsque l’on ramène à la surface totale et au nombre de jours de pêche, ça doit vite faire quelques milliers d’individus" écrit Vie Océane avant d’ajouter "lorsqu’on sait qu’une larve sur 1 million arrive à recruter sur le récif c’est un peu dommage".
L’association se demande si "pourrait pas envisager une évolution des pratiques pour minimiser l’impact comme par exemple obliger les équipes à avoir une personne attitrée qui rejette systématiquement tous les organismes à la mer". Elle propose aussi de diminuer la taille des filets et d’augmenter la maille des filets, car, dit l’association éon ne peut qu’être effaré de la petite taille de certains poissons".
L’installation d’obstacles empêchant le passage des filets dans certaines zones ainsi que la réduction du nombre d’équipes et de jours de pêche autorisés font aussi partie des propositions de Vie océane.
"En cette période favorable au développement d’épidémies à streptocoques, la présence de ces poissons qui se retrouvent mourants ou blessés, posés au fond ou flottants en surface constituent un facteur de risque. Oui, tout cela est bien dommage !" conclut l’association.

Zinfos974.com - Jeudi 11 Février 2016 - 12:53 - PB - Saint-Louis: Ils pêchent le requin marteau pour le manger

Ils les pêchent et les mangent. Près de l’Etang du Gol à Saint-Louis, des pêcheurs du dimanche capturent de janvier à avril des petits requins marteaux, destination la marmite. Une pratique peu connue à La Réunion.
Sur le littoral de Saint-Louis, au bout de la ligne des pêcheurs frétillent des prises un peu particulières. Depuis "des générations", ils pêchent pour consommer des bébés requins marteaux appelés "saura".
Une pêche qui s’effectue non loin de l’embouchure de l’Étang du Gol, là où l’eau est souvent trouble en cette saison humide. Les pêcheurs l’ont observé, des requins viennent mettre bas à cet endroit. Une information confirmée par le programme CHARC qui avait pour objectif d’étudier l’écologie du requin tigre et du requin bouledogue. Les résultats de l’étude démontrent que la période de reproduction à La Réunion s’étalerait de mars à août.
Les pêcheurs sortent donc leur canne à pêche de janvier à avril pour attraper les petits. "Cette année la saison saura commence doucement, le mauvais temps est arrivé sur le tard", explique un homme d’une quarantaine d’années occupé à accrocher sur deux "zin" des petits tilapias préalablement pêchés dans l’étang.
Au bout de quelques minutes, sa ligne tressaute, signe qu’un poisson a mordu. Le passionné de pêche mouline énergiquement et sort de l’océan un petit requin marteau de 50 centimètres. "Une prise de grandeur moyenne" qui viendra rejoindre le deuxième requin marteau gisant entre les galets.
Au maximum ces pêcheurs déclarent en une matinée attraper plus d’une vingtaine de petits requins qui "cuits en massalé, font un très bon cari".
Ces pêcheurs ne semblent aucunement inquiétés par le risque de ciguatera. Un arrêté préfectoral datant de 1999 interdit la commercialisation de certains requins dont le requin marteau.

Zinfos974.com - Mardi 8 Mars 2016 - 10:51 - Un calamar de 200 kg retrouvé mort au large de Saint-Gilles

Un calamar mort flottant dans l’eau a été découvert vendredi dernier par des pêcheurs au large de Saint-Gilles. Il pesait plus de 200 kilos. Selon Philippe Poisson du club de pêche au gros Maevasion "la bête était morte depuis peu au regard de son état de décomposition".
Ce jour-là le pêcheur était accompagné d’un scientifique des TAAF. Le calamar a donc été remonté à bord pour analyse et sera cette semaine remis aux scientifiques de l’Université de La Réunion.
Un animal qui n’est que rarement pêché vivant car il vit dans les grandes profondeurs par 1000 m de fond. Il y a quelques jours, des pêcheurs mauriciens avaient également remonté une prise tout aussi impressionnante. Elle pesait 125 km pour 4 mètres d'envergure.

Clicanoo.re - publié le 8 mars 2016 - 02h30 - Un calmar de 7 mètres au large de Saint-Gilles

Les pêcheurs ont photographié l'animal entier en surface avant d'en remonter une partie sur le bateau.

PÊCHE. L’océan Indien réserve parfois des surprises de taille aux navigateurs. Vendredi, le pêcheur saint-gillois Philippe Poisson a en effet croisé un drôle d’animal au large de la côte ouest. Un calmar de six à sept mètres pour plus de 200 kg, trouvé mort, flottant à la surface. De couleur rouge, l’animal ne portait qu’une seule trace de morsure au niveau du (...)

 

 

Zinfos974.com - Jeudi 24 Novembre 2016 - 15:15 - Société - L’accord relatif aux pêches dans le Sud de l’Océan Indien aura son siège à La Réunion

Le projet de loi "autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Secrétariat de l’Accord relatif aux Pêches dans le Sud de l’Océan Indien (APSOI) portant sur le siège du Secrétariat et ses privilèges et immunités sur le territoire français" a été présenté en conseil des ministres ce mercredi par Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du développement international. Une présentation saluée par la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts.
"Les Etats parties à l’APSOI avaient décidé, sur proposition de l’Union européenne, en mars 2015, d’installer le secrétariat de cette nouvelle organisation à La Réunion", rappelle la ministre par voie de communiqué, estimant que "le choix de La Réunion pour accueillir le siège de l’APSOI marque une reconnaissance de la qualité et de l’exigence pêche française dans l’Océan Indien".
La femme politique rappelle que la pêche est le deuxième revenu d’exportation notre île, et est ainsi un "secteur d’activité essentiel pour l’emploi, notamment la pêcherie de légine australe qui représente 300 emplois directs et 1 000 emplois indirects".
Pour elle, cette décision s’inscrit également dans la volonté du Gouvernement d’encourager les échanges dans l’environnement géographique des territoires ultra-marins. "L’installation du siège du Secrétariat de l’APSOI à Saint-Denis accroît le rôle et la visibilité des DOM en général et de La Réunion en particulier dans l’Océan Indien", souligne le communiqué.
L’accord entre le Gouvernement et le secrétariat de l’APSOI, signé le 8 juillet 2016, organise l’installation du siège du Secrétariat de l’APSOI à Saint-Denis. L’APSOI devient ainsi la première organisation régionale de gestion de la pêche à avoir son siège en France. "Cette organisation régionale de gestion de la pêche réunit la France, l’Union européenne, l’Île Maurice, les Seychelles, l’Australie, les Iles Cook, la Corée du Sud et le Japon. Elle coordonne les activités de pêche non thonières dans une zone de haute-mer de 30 millions de km², dans une logique de développement durable", indique encore Ericka Bareigts dans son communiqué.
La ministre souhaite désormais que le projet de loi soit rapidement adopté.

Le Quotidien de la Réunion - Vendredi 18/11/2016 - LE PRÉFET FAIT LE POINT - Tout sur la mer

Le secrétaire général de la Mer était accueilli, hier, par le préfet de La Réunion pour faire le point sur les actions de l'Etat en mer.
Après Mayotte, le secrétaire général de la Mer Vincent Bouvier a fait une virée à La Réunion. Hier, il était en préfecture pour faire le point, en compagnie des préfets de l'île, Dominique Sorain, de Mayotte, Frédéric Veau, et des, Terres australes et antarctiques françaises, Cécile Pozzo di Borgo, sur l'action de l'Etat en mer dans le cadre de la conférence maritime régionale.
Les grands domaines d'action de l'Etat s'articulent autour de la lutte contre les trafics illicites et l'immigration clandestine, de la protection de l'environnement ou encore des moyens à prendre face aux risques (pollution, sécurité portuaire,...).
Moyens nautiques
« Nous sommes dans une logique de coordination de toutes les administrations» pour mener ces actions, rappelait hier Vincent Bouvier. «Il est important de mutualiser les moyens ». Des moyens, nautiques, qui seront renforcés, assurait de son côté Dominique Sorain en expliquant qu'un nouveau bâtiment multi-missions de la marine nationale, le Champlain, serait affecté à La Réunion en juillet 2017.
Ce navire de 2300 tonnes en charge a un ccoût estimé à 17 millions d'euros. Il devrait effectruer des patrouilles dans la région, notamment à proximité de Mayotte mais aussi dans le canal du Mozambique, histoire d'affirmer un peu plus la souveraineté française dans ses eaux territoriales parfois contestées. Brièvement, Cécile Pozzo di Borgo expliquait ainsi que les discussions menées avec Madagascar à propos des îles Eparses du canal du Mozambique avancent. «Il y a eu un premier round de discussions en juin dernier. Nous devrions nous revoir dans les mois prochains.» Pour Vincent Bouvier, «la position française, c'est la négociation ».
Toujours au niveau des moyens, le nouvel Astrolabe, lui-aussi sorti des chantiers Piriou. devrait être livré en octobre 2017, un navire qui sera utilisé tour à tour par la marine nationale (245 jours par an) et les Taaf, notamment pour les missions dans les mers australes. Cécile Pozzo di Borgo en profitait pour mentionner l'extension prochaine de la réserve marine des Taaf, un processus qui touche à sa fin. «Nous attendons la signature d'un décret dans les jours prochains.» La réserve marine doit passer de 24 700 à 648 000 km2.
À Mayotte, c'est une modernisation des moyens de lutte contre l'immigration dite clandestine qui était évoquée, et notamment le système d'exploitation des quatre radars que compte l'île afin de disposer «d'échos plus précis » , selon Frédéric Veau. Une surveillance par drones est également envisagée dans les prochains mois. La France dispose déjà sur place de 7 intercepteurs , des bateaux semi rigides de type Zodiac d'un cout initial de 300 000 euros. « L'engagement de l'Etat est fort au niveau de l'Océan Indien » concluait de préfet de la Réunion. FB

IPRéunion - jeudi 17 novembre 2016 - Accueil - Actus Reunion - La conférence maritime régionale s'est réunie

La conférence maritime régionale s'est tenue le jeudi 17 novembre 2016 autour de Dominique Sorain, préfet délégué du gouvernement pour l'action de l'Etat en mer (DDGAEM), en présence de Vincent Bouvier, secrétaire général de la mer (SGMER). Créée en 1978, cette instance est conçue comme " un organisme consultatif chargé d'assister le représentant de l'État en mer dans son rôle de coordination ". Elle a réuni les chefs des administrations de l'Etat dotées d'attributions en mer ou sur le littoral et des représentants de la région. Nous publions ci-après le communiqué de la préfecture sur le sujet
"La conférence maritime régionale permet, par-delà la gestion des urgences et des affaires du quotidien, de se focaliser sur les enjeux stratégiques en mer dans la zone et de déterminer les axes d’action des administrations concernées pour les années à venir
Afin de mieux appréhender les enjeux de notre zone maritime, le secrétaire général de la mer s’est rendu, dans les jours précédant la conférence, dans les trois collectivités françaises de l’océan Indien que sont La Réunion, Mayotte et la haute administration des Terres australes et antarctiques françaises. Ces visites et ces échanges lui ont permis de prendre la mesure des défis maritimes propres à la zone Sud de l’océan Indien.
Clôturant les débats, un comité de direction réuni autour du préfet DDGAEM a élaboré un plan d’action pour les prochaines années. Le comité a fixé pour objectif d’optimiser la lutte contre les trafics illicites, de répondre aux risques et menaces en mer, et de poursuivre la protection de l’environnement dans cette zone maritime immense. Ce plan stratégique sera mis en œuvre par le DDGAEM pour les deux années à venir, en coordination avec les administrations concernées.
Dans son discours de clôture, Vincent Bouvier a exprimé sa satisfaction pour le travail accompli, considérant que les actions réalisées sont en cohérence avec les priorités fixées par le Premier Ministre".  

Zinfos974.com - Vendredi 2 Décembre 2016 - 11:12 - Accueil - Local - Pêche aux langoustes: La préfecture fait une piqûre de rappel

Près de 80 kilos soit 130 langoustes braconnées avaient été saisies par les gardes de la Réserve marine et la gendarmerie de l'Etang Salé dans la nuit de lundi à mardi. Photo : Réserve Marine
Le 29 novembre, 130 langoustes pêchées illégalement ont été saisies par les gardes de la Réserve marine et la gendarmerie de l'Etang Salé. Ce vendredi, la préfecture rappelle, via un communiqué, la réglementation en matière de pêche aux langoustes : "A l'approche des fêtes de fin d'année, la direction de la mer Sud océan Indien rappelle qu'il est interdit de pêcher, faire pêcher, saler, acheter, vendre, transporter et employer à un usage quelconque, les langoustes dans les eaux maritimes bordant La Réunion du 1er décembre au 31 mars inclus, correspondant à la période de fécondation et d'incubation, comme en témoigne la présence de femelles grainées".
La période d'interdiction est fixée par les arrêtés préfectoraux n°1742 et n°1743 du 15 juillet 2008. "Les contrevenants qui ne respectent pas cette période d'interdiction mettent une ressource en péril", insiste la préfecture. Ils s'exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 22.500 €, voire à des poursuites devant les tribunaux.

www.ipreunion.com -29/11/2016 - Accueil - Actus Reunion - Pêche illégale : 130 langoustes saisies, 3 braconniers interpellés

Dans la nuit de lundi à ce mardi 29 novembre 2016, les gendarmes ont interpellés trois braconniers à l'Etang-Salé. Ces derniers ont été pris en flagrant délit de pêche illégale. 130 langoustes, soit un butin de 80kg ont été saisis par la brigade de la Réserve naturelle marine.
"Dans la nuit du 28 au 29 novembre, cinq gardes de la Réserve Marine avec le soutien de la brigade de Gendarmerie de l'Etang Salé ont interpellé 3 individus. Il s'agissait de pêcheurs sous marins en action de pêche illégale de nuit au niveau du récif corallien de l'Etang Salé en pente externe" précise dans un communiqué la Réserve marine.
"Outre le matériel ayant servi au délit, 130 langoustes (plus de 80 kg de crustacés) ont été saisies lors de cette interpellation. Les 2/3 des langoustes ont pu être relâchées vivantes dans leur milieu naturel, cependant plus de 40 individus n'ont pas survécu" ajoute la Réserve.
"L'ensemble de ces saisies a été transmis ce matin (ce mardi - ndlr) à la cellule locale de l'IFREMER (Institut Français de recherche pour l'exploitation de la mer) pour faire des relevés morphologiques avant d'être détruit par une société d’équarrissage" souligne encore la Réserve.
Pour rappel, la pêche de loisir de nuit dans la réserve marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes pouvant aller jusqu'à 22 500 euros.


Zinfos974.com - Mercredi 26 Avril 2017 - 14:00 - Justice - Les trois braconniers aux 80 kg de langoustes risquent de lourdes peines

Trois pêcheurs de langoustes ont, hier, dû s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour avoir pêché plus de 80 kilos de langoustes. Ils ont été surpris en flagrant délit dans la nuit du 28 novembre dernier à l’Etang-Salé. Sur le moment, un seul a pu être interpellé, les deux autres ont réussi à prendre la fuite à la nage.
L’enquête des gendarmes permettra d’arrêter ses compères plus tard. L’un deux notamment grâce à un système d’écoute téléphonique, rapporte la presse écrite. Minimisant voire niant l’impact d’une telle pêche sur le milieu marin pourtant protégé à cet endroit, les trois hommes risquent de lourdes peines. Le casier de l’un d’entre-eux comporte déjà plusieurs condamnations pour ce même type de faits, un autre est pêcheur professionnel.
Pour ce dernier, le procureur a requis 4000 euros d’amende, l’interdiction d’activité sociale de pêche de loisir durant 5 ans et la suspension d’un mois de son autorisation de pêcher prévue dans certaines zones de la Réserve marine. Les deux autres mis en cause, risquent également 3 à 5 ans d’interdiction d’activité de pêche de loisir, la confiscation du matériel et une amende, indique Le Quotidien.
La décision du tribunal est attendue pour le 30 mai prochain.      

Zinfos974.com - Samedi 11 Mars 2017 - 10:25 - Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com - Slide - A la Une - Une intoxication de ciguatera provoquée par un mérou

La ciguatera, intoxication causée par la consommation de chair de poisson contaminée par une algue est généralement rencontrée lors de la consommation de requins ou gros poissons.
Lors qu’il est parti à la pêche comme à son habitude à Sainte-Rose, Laurent Rivière* était loin de se douter que son repas serait empoisonné. Il y a un mois, il capture un mérou, un gros poisson connu pour sa chair savoureuse. Il ramène sa prise chez lui et consomme donc le poisson.
Quelques moments plus tard, il sent que quelque chose ne va pas et se rend aux urgences. "J’ai commencé à avoir la nausée, une grosse fatigue, les battements du coeur qui ralentissent et l’inversion des sensations de chaud et de froid" témoigne-t-il. Il n’en faut pas plus à l’équipe médicale pour lui donner un diagnostic, Laurent Rivière a la ciguatera.
                       "Malheureusement c’est tombé sur moi"
Les symptômes sont nombreux et facilement identifiables par le corps médical, mais les personnes infectées doivent suivre un traitement pour des symptômes qui peuvent être graves chez des personnes fragiles. Picotements au niveau du visage, démangeaisons, goût métallique dans la bouche, malaise, hypertension viennent s’ajouter à la liste des symptômes expérimentées par Laurent Rivière.
Pour lui, la pêche reste un loisir mais le pêcheur se questionne tout de même. "J’en ai parlé autour de moi, à des amis pêcheurs et le phénomène reste assez rare. Normalement on entend parler de ciguatera en Polynésie, dans les Antilles ou à Rodrigues" explique-t-il. "Malheureusement c’est tombé sur moi" conclut le pêcheur amateur.
La toxine est généralement retrouvée dans la chair des requins, mais également des autres gros poissons prédateurs comme le barracuda, la murène, le mérou ou encore les carangues.
*Nom d’emprunt pour préserver l’anonymat

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