"Lu dans la presse" 2007

Relevé dans le n°02 de janvier/février/mars 2007 de MA REGION ET MOI
( édition trimestrielle de la Région Réunion )

La réserve naturelle marine vient de voir le jour

Autre événement: la création par décret du 21 février 2007, de la réserve naturelle marine. La réserve a pour mission d'assurer la protection des milieux coralliens et des ressources halieutiques. En effet, les vingt kilomètres de barrière corallienne et les lagons abritent une biodiversité parmi les plus remarquables de l'outre-mer français.
Mais ce patrimoine naturel extrèmement riche est aussi particulièrement fragile et très fortement menacé: forte fréquentation, nombreuses activités de loisirs, pêche excessive, effets des activités humaines sur le bassin-versant. Si cette dégradation continuait, tout cela disparaîtrait à moyen terme, entraînant la suppression de nombreux emplois liés à la pêche, aux loisirs et au tourisme. Le moyen de préserver tout cela passait par la création d'une réserve naturelle nationale des récifs coralliens de la côte ouest et sud de l'île. Elle vient d'être créée et couvre une superficie de 3500 ha, sur 40 kilomètres de littoral. Elle concerne les communes de Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu, les Avirons et l'Etang-Salé.
A travers la mise en place de cette réserve, l'association Parc Marin de la Réunion va pouvoir améliorer son efficacité et faire évoluer la structure. En effet, la région souhaite la création d'un syndicat mixte regroupant les communes concernées et le Département, qui aura en charge la gestion durable du littoral corallien de l'île.

ARCHIVES CLICANOO                        Une nouvelle station opérationnelle en mars à Saint-Gilles
                                                                     11 février 2007

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) s’implante sur le port de Saint-Gilles. Une nouvelle station, la troisième sur l’île, qui devrait être opérationnelle au plus tard mi-mars.

C’est à l’Ouest de La Réunion que les activités nautiques battent leur plein. Le port de La Pointe-des-Galets, celui de Saint-Gilles, les jets ski, les plongeurs, les surfeurs, les pêcheurs... autant de monde à sillonner les flots de cette région. Or, pour les interventions en mer, le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) devait faire appel soit à la station de Sainte-Marie, opérationnelle depuis mi-2006, soit à celle de Saint-Pierre. Et parfois, selon l’état de la mer et la distance à parcourir, les délais pour se rendre sur place s’allongent. Désormais, le maillage des secours se renforce avec la création d’une toute nouvelle station SNSM à Saint-Gilles. Elle est présidée par Gérard Patoux, un vieux loup de mer qui a officié dans la gendarmerie maritime notamment sur le patrouilleur Vétiver au large de La Réunion. Il revient sur la genèse de “son” antenne : “Je fais partie de la SNSM depuis 1972, j’ai officié en son sein en Corse et à Lorient. Par ailleurs, je connais bien les hommes qui s’en occupent dans l’île. Le délégué départemental m’a d’ailleurs demandé de mettre sur pied cette station”. Constituée depuis octobre, la structure s’organise. Elle compte déjà une quarantaine d’adhérents. Reste que pour l’instant le navire affecté aux opérations “c’est du provisoire”. En effet, le Guelma, un cap camarat 625 de 115 chevaux, est mis à la disposition de la station par le trésorier de la nouvelle organisation, Jean Dumont, également président du Club nautique de Bourbon. Certes, c’est du provisoire, mais il s’agit là d’un premier pas, permettant de rôder les hommes et le système. D’ailleurs, ils seront opérationnels “au plus tard mi-mars”, avance Gérard Patoux.
La station vise l’acquisition d’un pneumatique à double coque
L’objectif étant de porter, comme pour les autres stations de l’île, assistance aux personnes en premier lieu puis aux navires en panne. “Nous interviendrons jusqu’au 26 nautiques, entre la pointe des Galets et la pointe au Sel grosso modo, précise-t-il. Pour l’instant, ce ne sera pas possible par gros temps et plus au large. Le Cross en décidera en fonction de la situation à gérer”. Mais, la station saint-gilloise ne compte pas en rester là. On prévoit déjà de quitter le navire Guelma. “Nous souhaitons nous équiper avant la fin de l’année d’un pneumatique à coque rigide avec une puissance moteur plus importante, pouvant augmenter la rapidité d’intervention...” Mais pour cela, il faut réunir la coquette somme de 100 000 euros. “Les communes et autres collectivités territoriales n’ont pas encore pris la mesure des besoins. Il y a de plus en plus de monde à profiter de la mer. Tout cela augmente les risques. Il est impensable de ne pas disposer de moyens d’action afin de porter secours en cas d’incident”, souligne le président. On l’aura compris, ce dernier mise davantage sur les dons privés. Quoi qu’il en soit, le Guelma assurera sa mission d’ici un mois. Il vient d’ailleurs de passer plusieurs jours au sec afin de subir une révision complète, des menus aménagements afin de permettre l’accueil de personnes allongées, d’installer des projecteurs, un système de remorque... Trois équipages sont déjà constitués et le vivier permet d’en constituer un quatrième. Tous ces bénévoles vont bénéficier d’une remise à niveau pour ce qui concerne les premiers secours. Des entraînements vont d’ailleurs se succéder pour assurer la cohésion et l’efficacité des hommes. En parallèle, Gérard Patoux tisse des liens avec le SMUR, l’hôpital de Saint-Paul. Saint-Gilles se joint donc ainsi à Saint-Pierre et Sainte-Marie pour assurer les secours en mer.
B.G.
Contact SNSM : Club nautique de Bourbon au 02 62 24 30 75.

Un peu d’histoire
La SNSM, association reconnue d’utilité publique, est née de la fusion en 1967 de la fusion entre la Société centrale de sauvetage des naufragés et la Société des hospitaliers sauveteurs bretons. En France métropolitaine et outremer, la SNSM compte plus de 230 stations dont une dizaine outremer. Au total, près de 5 000 sauveteurs en mer officient en France.

Relevé dans le n°9 de mars 2007 de CINQ COMMUNES A LA UNE
( magazine intercommunal du Territoire de la Côte Ouest)

"Un objectif: séduire les touristes. Une première thématique: "Oasis de fraîcheur"...
... La zone balnéaire de St Gilles est le premier site concerné...
LES BERGES DE LA RAVINE ST GILLES VONT ÊTRE REAMENAGEES.
... un axe piéton-vélo sur les berges de la Ravine StGilles pour se rendre à la plage des Roches Noires..."

Ci-dessous, une vue actuelle et une perspective du futur aménagement des rives de la Ravine St Gilles.


Une petite question : comment on fait pousser des pieds de coco sur une digue en béton??? (Celle de gauche sur la photo du bas.

Relevé dans le JIR du 03 mai 2007                     "SOCIAL                         Les jardiniers du lagon en sursis
Passés maîtres dans l’art du bouturage des coraux, les jardiniers du lagon voient poindre le spectre du chômage. Faute de conventionnement, l’association qu’ils ont fondée est menacée de disparaître après quatre ans d’activité. Inquiets pour leur avenir professionnel, les anciens braconniers reconvertis dans la protection de l’environnement s’estiment “trahis”.

Le candidat au récent appel d’offres de l’État par le biais de la Diren, pour la gestion de la Réserve naturelle marine devenue une réalité depuis peu, le Parc Marin dit réfléchir actuellement à une solution pérenne avec tous les acteurs concernés. Mais son directeur, visiblement pas insensible à la situation que connaissent les jardiniers, admet traverser “une phase difficile”. D’ailleurs, M. Tessier évoque un petit budget de 24 000 euros pour le moment à mettre à la disposition de l’association les jardiniers de lagon, alors que cette structure tourne habituellement autour de 80 000 euros. “Pour l’instant, je ne sais pas si ce budget permettra de faire travailler les quatre personnes concernées, explique M. Tessier. En tout cas, ça a été courageux de leur part de s’engager dans la voie de l’environnement. Il faut qu’on arrive à trouver une solution durable”. “Las de cette situation précaire”, les principaux concernés réclament enfin un vrai emploi. “En tout cas, nous sommes tous sur le même bateau, nous avons tous commencé à travailler en même temps, nous voulons tous continuer à exercer, expliquent-ils d’une même voix"..."Si aucune solution n’est trouvée pour la poursuite de leur activité, les membres de l’association, tous pères de famille envisagent tout simplement l’obligation de replonger comme autrefois dans une activité illégale tout en survivant avec les Assedic."

DEVENIR ÉCO-GARDES
Autrefois au nombre de huit, les éco-gardes marins ne sont plus que quatre aujourd’hui. L’autre moitié a été prise en flagrant délit de braconnage dans le lagon. Un comble. Les éco-gardes fautifs, censés donner l’exemple ont logiquement été licenciés. Les jardiniers du lagon y voient là une opportunité et se verraient bien intégrer le parc marin. Ils s’estiment compétents pour devenir éco-gardes.

Deux remarques: 50% de l'effectif "chopés" en flagrant délit de braconnage... Ca craint; non? Et maintenant les autres qui menacent de retourner au braconnage... Bravo les gars, on avance!
Vous allez me dire que les histoires du Parc Marin ne nous regarde que moyennement ...
C'est vrai nous avons suffisamment d'autres poissons-chats à fouetter avec certains "pêcheurs la gaulette" qui pourrisent les quais et les bateaux, des commerçants qui empiètent sur les quais, des pique-niqueurs du samedi soir qui fânent cannettes et boîtes à pizzas, les pêcheurs professionnels qui "balancent" leurs déchets à la flotte, les petits cons qui explosent les lampadaires et les abrutis qui ignorent que les parkings sont réservés. Ouais, nous avons encore du boulot!

Relevé dans le Quotidien du 03 mai 2007

"STATION SNSM DE SAINT-GILLES
PREMIER SAUVETAGE REUSSI

Pour sa première sortie en situation réelle, l'équipage de la SNSM de Saint-Gilles a réussi sa mission. Le remorquage d'un pêche-promenade, tombé en panne au large de la Grande Ravine.
Mardi 19h45, le Guelma a appareillé du port de Saint-Gilles pour sa première opération de sauvetage. « Le Cross nous a sollicité pour une intervention au large de la Grande Ravine », explique Gérard Patoux le responsable de la toute nouvelle station SMSM de Saint-Gilles. L'Intertropical (photo), avec deux personnes à bord a été pris en remorque jusqu'au port de Saint-Gilles. Les sauveteurs : Jean Dumont, Xavier Boyer et Bernard François.
La station SNSM de Saint-Gilles a été créée en février dernier (2007). Il s'agit de la troisième station, de l'île après Saint-Pierre et Sainte-Marie. Trois équipages d'alerte se relaient prêts à intervenir à n'importe quel moment sur appel du Cross. Par ailleurs l'association compte une quarantaine de bénévoles.
Pour l'instant, les interventions sont effectuées à l'aide d'un moyen privé - un pêche-promenade de 6m50 - dans l’attente d’un financement pour un bateau plus approprié aux missions de sauvetage en mer   .L.B"

Remarque: Merci les gars! Et bon vent à la SNSM.

Relevé dans le JIR du 09 mai 2007                    Pêche au filet dans le lagon
Dimanche matin, vers 10 h 30, cinq hommes sont surpris par les gendarmes en train de pêcher au filet dans le lagon. Âgés de 25 à 40 ans, les cinq hommes sont placés en garde à vue. Leur filet ne contient pas moins de 15 kg de poissons, avec lesquels ils s’apprêtaient à faire un cari. Deux d’entre eux, récidivistes, sont convoqués devant la justice. Les trois autres bénéficient d’un rappel à la loi. Le produit de la pêche a été détruit.

Relevé sur CLICANOO le 18 mai 2007                     La grogne des pêcheurs à la gaulette

La nécessité de préserver le patrimoine naturel de La Réunion, de protéger ses récifs coralliens et son littoral, d’encadrer les prélèvements afin de garantir leur pérennité est à l’origine du projet de Réserve naturelle marine. Les pêcheurs à la gaulette de l’Ouest s’estiment lésés par ces interdictions, qui touchent, selon eux, autant à la tradition qu’à la survie de certains pêcheurs nécessiteux. Tous veulent une vraie concertation.

Un poisson pêché par un seul pêcheur rapportera toujours moins que le même, observé par 30 plongeurs par jour, pendant toute la durée de sa vie ! Voici un résumé rapide de la position de la DIREN, Direction Régionale de l’Environnement, en charge du projet de la Réserve marine. L’interdiction de la pêche à la gaulette s’étend sur toute la barrière de corail de Saint-Gilles jusqu’à La Saline. Ailleurs, elle reste fortement réglementée. Les raisons de cette interdiction sont dues aux effets négatifs générés et constatés sur le milieu. Pour les poissons et leur reproduction, cet impact est considéré comme modéré, alors qu’il est très important sur les récifs coralliens.
“MANQUE DE DISCUSSION”
De leur côté, les pêcheurs regrettent le manque de concertation au niveau de la prise de décision. “Il n’y a pas eu de discussions avec les pêcheurs traditionnels, proteste l’un d’eux. Pour monter le projet, on n’a pas pris en compte l’avis des professionnels, ni des scientifiques. Cette réserve va coûter beaucoup d’argent, et elle s’avérera inutile à long terme. Il faut bien une réserve, mais mieux planifiée, celle-ci est trop grande. Personne n’aura les moyens de contrôler 40 kilomètres de réserve”. Les pêcheurs traditionnels se sentent comme des laissés-pour-compte, dans l’histoire. “Nous, pêcheurs, on ne s’y retrouve pas dedans. Il y a des discriminations importantes, selon les autorisations délivrées. La pêche à la gaulette n’a pas été prise en considération, et pareil pour la chasse sous-marine. Beaucoup d’activités professionnelles ou de loisirs sont interdites. Pour nous, la DIREN devrait conserver l’ancienne réserve, qui est en place depuis dix ans et qui avait l’aval de tous. Il vaudrait mieux mettre des moyens sur cette réserve déjà en place, au lieu de vouloir voir trop grand et d’empêcher les gens de faire ce dont ils ont l’habitude. Pour nous, tout le monde sera perdant avec ces nouvelles restrictions”.
“PÊCHER EST MIEUX QUE VOLER POUR SE NOURRIR”
Mais selon les experts, ces zones de non-pêche créent les conditions du retour à un rendement optimal pour la faune. De ce fait, l’opération crée un bénéfice pour les zones voisines par effet de débordement. Elles profitent donc directement aux pêcheurs. Comme le précise ce pêcheur, “la pêche à la gaulette est une source d’activité pour ceux qui n’ont pas de boulot. Ils vont pêcher deux macabits, pour les faire cuire et se nourrir. Il vaut mieux ça que d’aller voler. Ce ne sont pas les pêcheurs qui détruisent le récif, on a bien vu que la houle était beaucoup plus destructrice”. Avant que la situation ne dégénère, les pêcheurs réclament au plus vite une concertation, car “on ne peut s’en sortir que par le dialogue”.
Frédéric Sellier

Les incidences de la pêche sur le lagon
Une enquête du Ministère de l’Écologie et du Développement durable a permis de relever les pressions qui s’exercent sur le lagon, justifiant la création d’une Réserve naturelle marine. L’importance et l’impact de la pêche dans le lagon, soit sur la ressource, soit sur le récif, sont encore mal connus. À l’origine pratiquée par un petit nombre de familles, l’accroissement de l’activité de pêche a augmenté la pression exercée sur les lagons et conduit à une surexploitation non quantifiée des ressources. La pêche traditionnelle dans les lagons ou sur la pente externe est réglementée. La pêche au filet, autorisée dans les lagons de manière saisonnière pour la capture des capucins nains, n’induit pas de grandes dégradations, si elle est pratiquée de façon traditionnelle, par un petit nombre de pêcheurs. En revanche, avec le développement de cette activité, la pression de pêche devient trop forte. S’y ajoute la pêche à pied et à la ligne, ou pêche à la gaulette, qui conduisent à la destruction mécanique du récif et des zones de nurseries. Malgré la réglementation qui limite de plus en plus cette activité dans le lagon, elle a tendance à s’amplifier. Une pression journalière est exercée sur certaines espèces carnivores, principalement les Mullidae (pêche au filet) et les Serranidae (pêche au fusil, pêche à vue ou à la gaulette), et sur les zourites. La pêche sous-marine est pratiquée tout autour de l’île avec une nette préférence pour les fonds coralliens de l’Ouest qui font l’objet d’une surexploitation des espèces comme les mérous ou les langoustes... Le braconnage des poissons de jour et des langoustes, de nuit et en scaphandre autonome, renforce la surexploitation des ressources halieutiques du lagon. Mais certains pêcheurs opèrent en dehors de toute organisation et de toute réglementation. Compte tenu du fort taux de chômage, à près de 40 %, l’activité de collecte devient parfois un véritable moyen de subsistance, accentuant la pression sur le milieu.

Gérard nous demande de d'insérer ce texte le 28 mai 2007
DES ENJEUX MULTIPLES SUR LES MILIEUX CORALLIENS À UNE RÉPONSE :
LA RÉSERVE NATURELLE MARINE

En ces périodes où la Nature rappelle quelles sont ses propres dimensions, il semble que les esprits s’échauffent et perdent de vue les principes élémentaires d’une gestion durable des milieux. C’est ainsi qu’au lieu de s’engager à changer les mauvaises habitudes et à remédier aux erreurs commises sur l’aménagement et l’utilisation des espaces littoraux, nous avons vu fleurir des propos inconsidérés, des décisions sans réflexion, qui font craindre le pire pour l’avenir.
Ces milieux coralliens sont particulièrement vulnérables de par leur faible éloignement de la côte, de leur faible extension (25 km de long) au regard d’une densité de populations de plus de 800 ha/km² en zone littorale.
Au cours de ces dernières décennies, de nombreuses activités liées au récif corallien se sont développées et densifiées : pique-nique, détente sur les plages de sable blanc baignade dans les eaux calmes du lagon ; mais aussi plongée sous marine, surf, promenades en mer, pêche ...
Parallèlement, l’urbanisation littorale, les activités humaines et agricoles sur les bassins versants s’accroissaient de façon considérable.
Il n’était pas raisonnable de penser que tout ceci pouvait être sans conséquence sur le milieu ; nous en rappelons quelques unes :
-- La détérioration de la qualité des eaux du lagon est défavorable aux coraux mais favorise le développement des algues concurrentes. La diminution de la vitalité corallienne conduit à un déficit en apport de sable blanc au niveau des plages, à un affaiblissement de l’effet protecteur de la barrière favorisant l’érosion, et à une diminution des espèces pêchées entre autres… .
-- Les multiples activités de prélèvement dans le milieu dépassent de loin les capacités de production du récif corallien. Si la pêche professionnelle est moins tournée aujourd’hui vers les récifs coralliens et ne représente que 1/5 des prises dans ces milieux, en revanche la pêche de loisir avec les pêcheurs sous marins (600 environs), les pêcheurs à la Gaulette (estimés à environ 3000), les plaisanciers (500) prélèvent au total au moins 405T/an (Séminaire GIZC 1999). Ces prélèvements ne sont pas durables car ils excèdent de beaucoup la capacité de production des récifs coralliens estimée dans la bibliographie entre 60 et 70 T/an. L’affaiblissement des populations de poissons conduit à réduire la vitalité corallienne car si les coraux constituent un abri et une source de nourriture pour les poissons, ces derniers entretiennent et maintiennent les coraux en bonne santé.
-- Les actions mécaniques répétées et permanentes à l’égard des colonies coralliennes notamment au niveau des platiers oblitèrent leur possibilité de régénération. Même un pêcheur à pied averti ne peut distinguer à l’oeil une repousse corallienne étant donnée sa petite taille !
Les enjeux pour l’avenir sont énormes et nous voyons qu’il est impératif de structurer les différentes activités humaines, de modifier ou conduire certains comportements pour que les générations futures puissent elles aussi profiter des ressources de ce milieu.
C’est dans ce but que la Réserve Nationale Marine a été créée en février 2007 afin que son futur gestionnaire puisse intervenir, coordonner, gérer au mieux ce milieu et non le mettre sous cloche comme se complaisent à le répéter les adversaires de ce projet.
Les contours et les réglementations de cette réserve sont un compromis né de la concertation pendant plus de 2 ans avec les différents utilisateurs du milieu, les décideurs locaux, et les scientifiques.
C’est ainsi que 70% des zones coralliennes sont en réserve ce qui ne représente toutefois que 6 à 7% du littoral réunionnais. Par ailleurs, seulement 1,5 km (6% du littoral corallien soit 0,6% du littoral réunionnais) sont classés sanctuaires afin de permettre une reconstitution de leurs peuplements. Et c’est pour cette même raison que dans certaines zones de protection intermédiaire y compris des lagons, les prélèvements sont limités voire exclus tout en permettant des activités durables comme la baignade ou la plongée.
Revenir en arrière comme le déclament certains, relève d’une forme d’irresponsabilité grave aussi bien visà- vis des réunionnais d’aujourd’hui que de ceux de demain.
VIE OCEANE
Association loi de 1901 pour la connaissance et la gestion durable de l’environnement marin

On parle du nouvel aménagement des ROCHES NOIRES à SAINT GILLES. Ce n'est pas exactement le port mais certains aménagements vont se faire à son voisinage immédiat, donc nous sommes concernés presque directement. Et puis, les Roches Noires ce sont les vestiges de l'ancienne marine de Saint Gilles, alors...

Relevé dans le JIR du 15 juin 2007

La future croisette saint-gilloise

Les derniers épisodes de fortes houles ont accéléré les études concernant les projets de réaménagement du littoral balnéaire. Les Roches Noires ne dérogent pas à la règle et seront entièrement dévolues aux piétons. Une restructuration nécessaire pour un front de mer qui se meurt un peu plus, chaque jour.

Les Roches Noires pourraient bien, ces prochaines années, prendre des allures de “Promenade des Anglais” ou de croisette locale. Mais les “stars péï” devront laisser limousine et Ferrari au garage, car la zone sera entièrement piétonne. “La plage des Roches Noires est en lien direct avec le cœur de ville, précise Mickaël Martin, directeur général de la SEM Balnéaire, en charge du projet de réhabilitation de la zone. Nous sommes donc en présence d’un projet particulier, dans le sens où il faut favoriser ces liens de communication entre la ville et la plage. Il faut également faciliter la circulation”.
DES ROCHES NOIRES AUX BRISANTS
Pour ce faire, de nombreux aménagements vont être réalisés. “Nous allons piétonniser l’intégralité du parvis des Roches Noires. Le bâtiment de la mairie annexe ainsi que celui du conseil général seront démolis. Nous allons créer, à cet emplacement, un espace de parking paysager, pour faciliter l’accès des touristes à la promenade. Nous allons aussi recréer une voie pour la circulation des véhicules et surtout optimiser l’utilisation de l’espace. Des bornes escamotables seront installées à l’entrée de la zone piétonne pour permettre aux livraisons de s’effectuer, pendant des tranches horaires prédéfinies, et pour que les quelques riverains puissent rentrer chez eux”. La circulation piétonne sera possible jusqu’à la place Paul-Julius Bénard et des passages seront aménagés jusqu’aux rives de la ravine Saint-Gilles. Deux passerelles seront également mises en place sur cette ravine, pour renforcer le lien avec la plage des Brisants. Sur le front de mer, le parvis devrait être reculé de quelques mètres, afin de libérer un espace de plage, pour briser la houle et éviter ses effets d’érosion.
D’ICI FIN 2009
Une ou deux rondavelles prendront place sur le parvis, pour remplacer les camions bars. Mais leur forme devrait différer des habituelles rondavelles de plage, avec une plus grande superficie, afin de répondre aux normes de la restauration. Pour l’instant, “nous n’en sommes qu’au début de phase d’avant-projet, rappelle Mickaël Martin. Nous avons déjà choisi les maîtres d’œuvre et des géomètres ont commencé des relevés sur site. Mais nous allons encore mener quelques concertations, autour de ce projet”. Si tout fonctionne, les travaux devraient être achevés fin 2009, pour un coût avoisinant les 3 millions d’euros. “Le but est de recréer un espace de loisirs, de détente et de respiration, pour les gens, poursuit-il. Et surtout que tout soit sécurisé, notamment pour les enfants. La volonté est vraiment d’optimiser la circulation, entre les différentes “centralités” qui composent le centre-ville de Saint-Gilles”. Mais en attendant, les Roches Noires vieillissent et grisonnent !
Frédéric Sellier

Extraits du JIR du 02 juin 2007 parus sous le titre :                       « LA HOULE SECOUE LA PREFECTURE »

"Il aura fallu deux trains de houle dont un aux conséquences humaines et matérielles catastrophiques pour que la préfecture se décide à sortir le plan événements météorologiques dangereux prêt depuis avril de l'année dernière. Il comporte deux volets :
l'émission par Météo France de bulletins de vigilance pour les fortes pluies, les vents forts, les orages et la houle et le déclenchement éventuel par le préfet d'une phase de sauvegarde afin de
gérer les conséquences sur le terrain."

Ci-dessous, découvrez le répertoire des niveaux de risque. Ce qui nous intéresse en ce moment, c’est que la préfecture intègre enfin le risque de forte houle dans le plan des risques météorologiques. Ceci dit, il est vraisemblable que l’on passe la presque totalité de l’hiver austral en « risque de forte houle » avec pour conséquence une certaine banalisation. Sans parler du temps qu’il faudra pour assimiler le plan…

Les niveaux de risque

Contrairement aux alertes cycloniques qui concernent l’ensemble de l’île, les bulletins de vigilance météorologique peuvent se limiter à une région. Pour les fortes pluies, les orages et les vents violents. La Réunion a été partagée en cinq zones : zone l au Nord, zone 2 du Nord-Est à l'Est, zone 3 de l'Est au Sud, zone 4 du Sud au Sud-Ouest, zone 5 à l'Ouest. Chaque bulletin émis par Météo France précisera, outre la région concernée, la nature et l'ampleur prévisible du risque.
Risque de fortes pluies : 20 à50%
Risque important de fortes pluies : supérieur à 50 % avec quatre seuils associés : 70 mm en trois heures, 100 mm en 6 h, 150 mm en 12 h et 200 mm en 24 h.
Risque d'orages : 20 à 50%
Risque important d'orages : supérieur à 50 %
Risque de vents forts : 20 à 50%
Risque important de vents forts : supérieur à 50 %, les seuils associés sont des rafales entre 100'etl50km/h en pointe.
Risque de fortes houles : Le seuil pour les houles polaires ou d'alizés : Hl/3 supérieur ou égal à 4 m. La formule Hl/3 signifie que la hauteur prévisionnelle correspond à la hauteur moyenne du tiers des vagues les plus hautes. Ce qu'il faut retenir, c'est que la hauteur maximale peut atteindre deux fois la valeur indiquée.

Relevé dans le JIR du 23 juin 2007               La SNSM a fêté ses quarante ans
La SNSM a fêté samedi 23 juin 2007 ses quarante ans. À La Réunion, les trois stations existantes se joignent à l’événement. Retour sur l’installation de cette structure dans l’île.

“Quand tout le monde rentre, nous nous sortons”, lâche Gérard Andrieu, président de SNSM de Sainte-Marie, pour définir la mission de cette association. Aujourd’hui, une bonne centaine de volontaires, répartis entre Saint-Pierre, Saint-Gilles et Sainte-Marie, compose les troupes de la structure. Celles-ci sont sur le qui-vive “de jour comme de nuit, toute l’année” afin d’intervenir en cas d’incident ou d’accident dans une bande allant des 300 m des côtes aux 40 nautiques. Ici comme partout en France, la SNSM est l’un des maillons essentiels du sauvetage en mer (agréé par l’État). Sa création remonte déjà à quarante ans sous cette appellation, mais, elle est l’héritière d’associations centenaires. À La Réunion, son histoire est plus récente. De mémoire de membre, les prémices sont posées au début des années 90. À l’époque, un seul homme, “François Gangnant gérait quelques embarcations pneumatiques mises à la disposition d’unités de CRS alors chargées de la sécurité des principales plages de l’île”. En 1992, les communes reprennent cette compétence, ce qui change la donne. C’est alors qu’une étude sur l’implantation d’une station dans le sud de l’île est lancée. Très vite, elle voit le jour avec l’arrivée de la vedette Commandant Peverelly, acheminée début 1993. Dès lors, cette antenne de la SNSM assure “chaque année une vingtaine d’interventions sous le contrôle opérationnel du Cross et a sauvé 61 vies humaines depuis sa création”, souligne Gérard Andrieu. Les activités nautiques ne cessant de s’accroître, les besoins en assistance ont eux aussi augmenté, et notamment dans le Nord. Dès 2003, un projet est lancé dans cette région. Deux ans plus tard, la station de Sainte-Marie voit le jour. Mais elle ne sera vraiment opérationnelle qu’en mai 2006, lorsqu’elle se dote d’une vedette, le Moïse Bègue. Depuis, son action a permis de “sauver neuf vies humaines”, souligne son président. Enfin, il y a quelques mois, une antenne a été mise sur pied à Saint-Gilles. L’utilité de la SNSM, qui s’appuie uniquement sur des subventions et des dons pour boucler un budget de 15 000 euros annuels, n’est plus à démontrer. Aujourd’hui, à l’occasion des quarante ans de la structure, les trois stations locales vont mettre en avant leur savoir-faire et tordre le cou aux idées reçues. “Les bénévoles ne sont pas des amateurs, mais bien des professionnels du sauvetage en mer, ayant diplômes et compétences ad hoc pour porter assistance”, martèle Gérard Andrieu.
B.G.

Relevé dans le JIR du 08 juillet 2007 ( D.F.B. )

Saint-Gilles annonce un nouveau visage ( c'est le titre )
Les acteurs locaux veulent en finir avec la turpitude de la cité balnéaire. Collectif des Commerçants de Saint-Gilles et municipalité montrent leur détermination commune à réaliser une série d’actions bien concrètes. Tour d’horizon de ces mesures novatrices, effectives très prochainement...
Détagage, végétalisation, équipements, lumières, animations...

... pas un seul mot sur le port... Bon!

D'après Imaz Press Réunion 23 août 2007
Le jeudi matin 23 août 2007 une dizaine de pêcheurs à la gaulette s'en est pris physiquement au directeur de la Diren, Roger Kerjouan et à l'équipe du Parc Marin qui s’apprêtaient à poser, dans le lagon, les balises pour matérialiser la zone sanctuaire de la Réserve naturelle marine, où aucune activité humaine n’est autorisée.
Les éco-gardes et leur directeur, Emmanuel Tessier, sont intervenus pour calmer les esprits et tenter en vain d’entamer la discussion. La pose des balises sur la côte saint-leusienne a temporairement été repoussée. Un long travail de sensibilisation et d’information reste donc à mener auprès de tous les publics.
Les différentes zones seront totalement délimitées “courant 2008 pour un montant d'un million d’euros”, a déclaré Roger Kerjouan.

PS: Vendredi 24, l'Etat a porté plainte et dimanche le port de St Leu était bloqué par quelques dizaines de pêcheurs traditionnels... Leur argument: “nous sommes pour la réserve mais il faut que l’homme y trouve sa place. Le projet qu’on nous propose aujourd’hui ne résoudra pas les vrais problèmes. Les stations d’épuration, la préservation du littoral ou l’émission des pesticides dans le lagon sont les vrais enjeux.”

... Pour l'heure ça ne concerne que St. Leu, bien sûr! Ceci dit, hier matin en faisant mon footing, j'ai rencontré trois zigotos en train de pêcher et deux autres un peu plus loin avec un filet dans le lagon de l'Hermitage. Y'en a deux ou trois qui n'ont encore pas compris !

Relevé dans le Quotidien de la Réunion du 14 octobre 2007        Et voilà une mise au point de la DIREN / SEOR qui réaffirment le bien-fondé de la Réserve Marine.

Réserve marine: un sacrifice?

Depuis quelques semaines, la population réunionnaise a pu assister ou avoir connaissance de réactions d'opposition à la création d'une zone de réserve marine à l'île de La Réunion. Ces réactions émanent de certaines personnes défendant des activités de prélèvements sur le milieu. Pour le grand public, cette situation fait naître des interrogations bien naturelles aux
quelles nous avons à cour d'apporter des éléments de réponse.
Les milieux coralliens de la Réunion sont particulièrement vulnérables de par leur faible éloignement de la côte et de par leur faible extension (25 km de long.; moins de 7% du périmètre de l'île) au regard d'une densité de population de plus de 800 hab km2 en zone littorale.
Au cours de ces dernières décennies, l'urbanisation littorale, les activités agricoles sur .les bas-
sins versants et les activités humaines sur les espaces maritimes (loisirs nautiques, pêches...), se sont accrues de façon considérable. Il n'était pas raisonnable de penser que tout ceci pouvait être sans conséquence sur le milieu.
L'urbanisation littorale et l'augmentation des activités agricoles ont conduit dès les années 80 à une détérioration de la qualité des eaux du lagon. Défavorable aux coraux, ces eaux dénaturées favorisent, entre autres, le développement des algues concurrentes. La diminution de la vitalité corallienne a réduit la biodiversité et a affaibli l'effet protecteur de la barrière, menaçant ainsi le littoral.
La privatisation du domaine public maritime et la «bétonisation» des hauts de plage ont également amplifié l'érosion des plages.
Parallèlement, les activités humaines se sont multipliées sur l'espace corallien, le menaçant directement par des actions mécaniques (chocs, piétinements) et indirectement par des activités de pêche non régulées. C'est ainsi que l'on a pu voir une diminution des populations de poissons qui conduit aussi à réduire la vitalité corallienne,
Les poissons entretiennent et maintiennent les coraux en bonne santé en limitant les organismes agresseurs. En effet si les coraux constituent un abri et une source de nourriture pour de nombreuses espèces dont les poissons, ces derniers entretiennent et maintiennent les coraux en bonne santé en limitant les organismes agresseurs. De plus, les piétinements répétés sur les platiers interdisent la régénération des colonies coralliennes : en effet, il est bien difficile, d'éviter d'écraser les repousses coralliennes étant donnée leur petite taille...
II faut reconnaître que depuis des années des efforts conséquents et onéreux, financés par les collectivités et donc par les impôts citoyens, ont été fournis dans certains domaines et se poursuivent : traitement des eaux usées (urbanisation), meilleure utilisation des produits phytosanitaires (agriculture).
Mais l'accroissement rapide de la population et la demande de développement nécessitent des
efforts constants dans ces domaines et ils devront être soutenus, amplifiés et coordonnés.
En revanche, peu d'actions efficaces ont été mises en œuvre et soutenues pour réduire l'impact d'activités humaines en prise directe avec le milieu corallien, activités en pleine explosion avec le développement des moyens de transport...
Il est donc impératif de structurer les différentes activités humaines, de modifier certains comportements, de mieux conduire les politiques d'exploitation et d'aménagements littoraux si l'on veut que les générations futures puissent aussi profiter des ressources et des attraits de ce milieu.
C'est dans ce but que la réserve nationale marine a été créée en février 2007 ; afin que son futur gestionnaire puisse intervenir, coordonner, gérer au mieux ce milieu et non le mettre sous cloche. Les contours et les réglementations de cette réserve sont un compromis né de la concertation pendant plus de 3 ans avec les représentants des différents utilisateurs du milieu,
les décideurs locaux, et les scientifiques ; soit au total plus de 200 réunions selon la Diren. Malheureusement, entre la validation du comité de pilotage (2005) et la publication du décret (2007), 4 ans se sont écoulés.
Au vu des réactions, il nous semble que beaucoup d'incompréhension demeure et il nous apparaît judicieux de rappeler quelques grands traits de La réserve naturelle marine.
L'effort de protection concerne au total, moins de 10% du linéaire littoral de l’île et intègre 20 des 25 km de la longueur totale des récifs coralliens de l’île. Ces derniers sont les seuls espaces à posséder des niveaux appuyés de protection : soit des niveaux moyens dits «renforcé» (niveau 2), soit forts dits de «protection intégrale ou sanctuaires» (niveau 3).
L'essentiel des espaces coralliens est soumis à la protection intermédiaire de niveau 2 qui écarte les prélèvements et les activités agressives pour le milieu. A l'extérieur de la barrière corallienne, des zones sont réservées à la pêche professionnelle.
Dans ce niveau 2 de protection, des activités y compris de pêche, seront autorisées et réglementées par un plan de gestion qui veillera à leur caractère « durable ». Ce plan est à mettre en oeuvre par concertation avec les usagers concernés, une fois le gestionnaire désigné.
La protection maximale de niveau 3 ne couvre que 1,77 km" (moins de 6 % de la surface totale de la réserve) et concerne uniquement des espaces discontinus de platiers et de pente externe. A leur niveau, toutes les activités humaines sont interdites afin de permettre une reconstitution des peuplements coralliens et d'assurer un renouvellement de la ressource, qui
profiteront aux autres zones.
II est à noter que, partout en zone de réserve, les zones sableuses des lagons restent ouvertes à de nombreuses activités dont la baignade.
Concernant la pêche, si l'on ajoute les espaces de niveau l disponibles et les zones permises par le niveau 2 de protection, plus de 70% de la réserve est ouverte aux activités de prélèvements dans un cadre réglementé...
Au total et en terme de linéaire, seulement 2,5 % de l'ensemble du littoral réunionnais sont ainsi soustraits à l'activité de pêche ; 97,5 % restent disponibles et parmi eux 50 % des zones coralliennes !
II n'est pas raisonnable d'affaiblir les principes retenus pour la réserve marine. En particulier, un espace de protection trop restreint ne pourrait être à même de régénérer la ressource et de conserver une bonne biodiversité ; de plus la stabilité physique du littoral serait sérieusement compromise.
Signalons aussi que le souhait exprimé par des opposants de revenir à l ancienne législation ne réglerait que les activités de pêche ; ce serait exclure de la gestion tous les autres acteurs!
A qui cela profiterait-il ? Sûrement pas aux poissons, vu l'inefficacité de cette réglementation
depuis plus de 50 ans...
La réserve naturelle marine est l'outil indispensable pour gérer un petit espace corallien original et attractif.. Elle fournit le cadre réglementaire et les moyens nécessaires non seulement à la gestion des prélèvements (pêches, collectes) mais aussi des activités qui directe
ment (loisirs, tourisme) ou indirectement (urbanisation, agriculture) interagissent avec le milieu corallien.
Vouloir affaiblir cet outil, c'est à la fois hypothéquer l'avenir et compromettre le patrimoine na
turel de TOUS les réunionnais.
N'oublions pas « qu'il ne faut jamais sacrifier l'avenir au présent»!

Associations Vie océane, Seor (Société d'études ornithologiques de la Réunion) et Srepen (Société réunionnaise pour l'études et la protection de l'environnement).

D'après le JIR du 19 octobre 2007                             Un Groupement d’Intérêt Public pour gérer la Réserve Marine.

La structure de gestion de la Réserve marine a été créée le 18 octobre 2007. Sous forme d’un groupement d’intérêt public (GIP), elle se compose de l’État, du Département, de la Région et des communes de Trois Bassins et Saint-Leu. Pour le moment, ni la commune de Saint-Paul, ni le TCO ne font partie de cet organe de décision. A leur sens le statut de ce GIP est inadapté et on peut penser que le conflit avec les pêcheurs traditionnel a pesé dans ce refus. JL POUDROUX, maire de Saint- Leu, également sous la même pression, n’a émis qu’une adhésion réservée.
Mais, selon PH Maccioni, le préfet, rien n’est encore figé. La concertation va reprendre dès la semaine prochaine afin de parvenir à la signature du décret d’application au plus tôt.

Et si on reparlait du tsunami? Vous vous souvenez, c'était le 26 décembre 2004...            Prévention du risque tsunami
                                                                                                                                                         L’OCEAN INDIEN DESARME

"Le contraste est frappant entre les ambitions affichées par le gouvernement français en 2005 et les résultats plus que limités atteints deux ans plus tard. En réalité, l'engagement initial de la France s'est transformé en un attentisme révélateur des blocages internes." Dans son rapport, le sénateur Roland Courteau estime que l'évaluation et la prévention du risque de tsunami, notamment dans l'océan Indien, demeurent largement insuffisantes.
Au cœur de l'océan Indien, la Réunion et les îles qui l'entourent sont-elles suffisamment armées en terme de prévention du risque de tsunami ? Non, répond l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Sénat.
En juin 2005, à la demande du bureau du Sénat, l'office se penche sur les risques sismiques et de raz-de-marée en Méditerranée. Le rapporteur Roland Courteau prend l'initiative d'élargir l'étude à l'ensemble des côtes françaises et d'Outre-mer.
Ce rapport d'étape est globalement accablant, notamment pour l'océan Indien.
"Cette région est le seul bassin pour lequel la contribution française a fait l'objet d'un plan d'action détaillé et bénéficiant d'une subvention de plus de deux millions d'euros, analyse Roland Courteau. Néanmoins, en 2007, deux ans après le lancement de ce programme, les résultats ne sont pas à la hauteur des engagements pris. "
La faute à quoi, la faute à qui ? "Le dispositif initial prévoyait la mise en place d'un centre national d'alerte aux tsunamis, rappelle le sénateur. En raison de ses compétences en matière volcanologique et sismique, l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) devait être étroitement associé au centre de Météo France pour assurer l'alerte. Toutefois ce projet ambitieux s'est vite heurté à une difficulté financière. En effet, la subvention accordée pour financer la participation française au système d'alerte ne comporte que des crédits d'équipement. Or, le système d’' alerte proposé initialement exige une permanence 24h/24, sept jours sur sept, non seulement de la part de Météo France mais également de l'IPGP, ce que son budget de fonctionnement ne permet pas de financer. "
Comme si cela ne suffisait pas, "Météo France a émis des doutes quant à la pertinence de l'extension des capacités du centre d'alerte national à produire des alertes en cas de tsunamis locaux.
Roland Courteau révèle par ailleurs dans son rapport que les 305 000 euros destinés à développer les capacités du centre d'alerte national afin qu'il soit également opérationnel en cas de tsunami local restent inutilisés sans que leur réaffectation n'ait été jusqu'à présent évoquée.
Le sénateur dénonce par ailleurs le retard pris dans l'installation des marégraphes. "Alors même que les crédits sont disponibles, seul un marégraphe en temps réel a été installé en octobre 2007 à la Réunion. Celui de Mayotte devrait être opérationnel en 2008, en revanche
aucune date n'a été fixée pour celui de Madagascar.
La mise à niveau des stations sismiques a également pris du retard puisque seulement deux stations sur les cinq initialement prévues transmettent leurs données en temps réel."
Enfin, Roland Courteau regrette que "sur les l, l million d'euros réellement-engagés, la moitié a été affectée à Météo France international pour améliorer les systèmes météorologiques des pays voisins. Compte-tenu de la rareté des crédits accordés par la France jusqu'à présent pour la prévention des tsunamis, cette somme aurait pu avoir une affectation plus pertinente. Finalement, le rôle de Météo France dans la région, notamment dans le cadre de l'alerte .cyclonique a été renforcé, mais ni le réseau sismique, ni le réseau marégraphe, pourtant piliers du dispositif d'alerte aux tsunamis, n 'est complètement opérationnel. "
Alain Dupuis (JIR le 08 décembre 2007)

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