"Lu dans la presse" 2008

Sources: CLICANOO.COM Publié le 6 janvier 2008          Pêche et Réserve naturelle marine : Un “non-sens écologique”

Depuis le 1er janvier le nouvel arrêté concernant les pêches traditionnelles de loisirs s’applique sur l’ensemble du territoire de la réserve naturelle marine. L’association Vie océane monte au créneau.

L’arrêté préfectoral, qui est entré en vigueur le 1er janvier, concernant trois types de pêche traditionnelle dite de loisirs (à la gaulette, au capucin et au zourite) autorisés au sein de la réserve naturelle marine, n’est pas du goût de tous. L’association écologique Vie océane en fait partie. Elle dénonce dans un courrier signé par la présidente Florence Trentin et envoyé au préfet : “La pertinence écologique de ce qui a été décidé est de plus contestable. Les ouvertures faites par l’arrêté aux pêches gaulette, capucins et zourites sont des plus problématiques vis-à-vis des efforts de conservation attendus par la mise en réserve et vis-à-vis de l’état actuel du milieu naturel”. Parmi les nombreux points noirs que relève l’association, on note : “Les pratiques de pêche autorisées engendrent des risques importants de piétinement des coraux. L’ouverture de la pêche aux zourites, interdite jusque-là, laisse des plus perplexes. Partout dans l’océan Indien, les gouvernements tentent de la limiter car reconnue comme particulièrement dommageable pour les coraux, non seulement par piétinement mais aussi par retournements des colonies coralliennes afin d’accéder aux caches”. S’y ajoutent : “Des conséquences indirectes comme l’envahissement des lagons par les algues, facilitée par le piétinement et les chocs qui endommagent les colonies coralliennes et les rendent plus vulnérables”. Il est pourtant écrit noir sur blanc dans l’arrêté : “Sur la plateforme récifale il est interdit de marcher sur les coraux et le cheminement n’est autorisé que sur les fonds sableux”.
“Un quota incohérent”
Une incohérence pour l’association : “De telles conditions sont évidemment incompatibles avec la pêche aux zourites”. Elle s’interroge également “sur les 800 cartes de pêches (ndlr : condition désormais sine qua non pour pêcher au sein de la réserve) délivrées, un nombre supérieur à celui des pêcheurs traditionnels apprécié à ce jour” Vie océane s’interroge sur “le sérieux du quota de pêche accordée” : 5 kg par jour et par pêcheur. Elle écrit : “Les dernières données montrent que la biomasse en poissons des zones coralliennes de la réserve atteint 40 kg par hectare. Cette zone couvre 12 000 hectares, nous avons donc une biomasse totale en poisson estimée à 48 tonnes . Or, avec 800 autorisations, cela nous conduit, en théorie, à des prises journalières qui pourraient atteindre 4 tonnes. Il faudrait alors douze jours de pêche pour que toute la biomasse soit prélevée…” Elle ajoute : “Ces quotas ne relèvent plus du loisir. Il apparaît clairement qu’ils ont pour objectif de donner toute latitude aux pêcheurs”. En conclusion, Vie océane martèle : “Il y a un non-sens écologique de ces arrêtés, un zapping total sur l’intérêt général et patrimonial, une méthode de concertation contestable mettant hors jeu les conseils consultatif et scientifique de la réserve et les associations écologiques…” In fine, l’association demande : “La mise en place d’un suivi scientifique des pêcheries pour les prochains arrêtés en 2009, la mise en œuvre rapide et efficace des moyens de surveillance et de répression pour veiller au respect de la réglementation définie”.

le 20 janvier 2008, CLICANOO.COM fait le point sur les projets de ports ...                    Les ports réunionnais à l’étroit

Depuis le début des années 2000, la plaisance ne cesse de prendre de l’ampleur à La Réunion. Mais, avec seulement 1 500 anneaux disponibles dans le département, les places manquent cruellement. Du coup, les projets d’extension et de création se multiplient…
Dans le Nord de l’île, c’est l’extension du port de Sainte-Marie vers l’est qui était programmée cette année. Mais, lors de la dernière visite du préfet en décembre dans la commune, les services de l’État ont mis le frein. En effet, pour financer ce gigantesque chantier de 40 millions d’ € , les crédits européens sont indispensables. Et ce ne serait pas une priorité pour la préfecture dans le cadre du plan Etat-Région 2007-2013. L’extension, oui mais pour quand ?
Saint-Denis, rêve de se doter, elle aussi, d’un port pour renouer ainsi avec son passé maritime. Un projet en rade depuis trente ans et dimensionné pour accueillir environ 300 bateaux. On imagine aisément que cette communauté d’agglomérations aura du mal à mener de front plusieurs projets en termes de financement.
Au Port ouest (450 anneaux aujourd’hui), en plein chantier, la création d’une darse de grande plaisance (65 anneaux) pouvant accueillir les navires de 25 m, est programmée depuis belle lurette. Les travaux doivent démarrer cette année.

À Saint-Gilles avec ses 350 places, la demande est encore plus forte. Un projet de port à sec est d’ailleurs dans les cartons.

Toujours sur cette côte ouest, la Ville de Saint-Leu devrait-elle acter cette année l’agrandissement de son petit port, pavillon bleu d’Europe. Ses 130 places, dont 90 dédiées à la plaisance, verraient leur nombre doubler. 150 demandes sont aujourd’hui en attente, avec des particuliers émanant de Saint-Gilles à Saint-Pierre.
Les pontons de Saint-Pierre, livrés en 2001, ont atteint le seuil critique en “l’espace de cinq ans”, souligne le maître de port, Jean Potin. Sur les 370 places, 283 sont dédiées à la plaisance, dont la moitié domiciliées dans la ville plus “bon nombre de propriétaires de la Plaine-des-Cafres ou du Tampon ainsi que de Sant-Leu et de L’Etang-Salé”. La liste d’attente compte 80 noms. On planche sur un projet d’abri-côtier pouvant accueillir 80 navires de 8 m à Terre Sainte.
Enfin à l’Est, les 70 places du port de Sainte-Rose semblent suffisantes, selon Laurent Fontaine, le directeur de cabinet de la commune. Malgré le problème de la digue franchissable qui est est inondée dès que la mer gronde fortement, impliquant d’alerter à chaque fois les propriétaires…
Avec ces quelques projets recensés on atteindrait à peine les 1 000 créations. Un nombre insuffisant si la tendance au développement de la plaisance se confirme…
D’après l’article de Bruno Graignic (JIR )

Sources: CLICANOO.COM Publié le 23 janvier 2008                   Braconnage dans le lagon : La lutte s’intensifie

Le message est on ne peut plus clair en direction des braconniers qui pillent la réserve marine et ses lagons. Les forces de l’ordre intensifient la lutte contre ce fléau qui met en péril la sauvegarde de cet écosystème.

Les patrouilles se multiplient et les coups de filets aussi. Ainsi, dans la nuit de lundi à mardi, deux hommes de la brigade nautique, quatre de la brigade nature de l’océan Indien et deux éco-gardes du Parc marin sillonnent un large territoire entre le cap La Houssaye et la Souris Chaude. Ils chassent les braconniers. Mais le jeu du chat et de la souris est biaisé à cause de la pleine lune annonçant de loin l’arrivée des forces de contrôle. Il n’empêche. Cette opération conjointe permet de repérer, vers 23 h, une lueur suspecte près de la barrière de corail dans le lagon de L’Hermitage. Et ce, en pleine zone sanctuaire (seulement 5 % du territoire de la réserve marine) matérialisée par une bouée rouge. Munis d’intensificateur de lumière, les forces de l’ordre planquent sous les filaos pendant une heure et demie, attendant que le braconnier sorte de l’eau. Palme et tuba, chaussures de sécurité, l’homme, apparemment seul, retrouve le sable sans poissons ni fusil. C’est un leurre. En suivant à l’envers le chemin pris par ce braconnier pour sortir du lagon, les forces de l’ordre vont retrouver, à 50 m du rivage, ses captures (3,5 kg de juvéniles, des maccabits, des perroquets, des capucins) et son fusil harpon. Matériel et pêche ont été saisis. Un procès-verbal a été envoyé, après audition du suspect, aux Affaires maritimes.
B. G.

Sources: CLICANOO.COM Publié le 25 janvier 2008               Pêches traditionnelles : Concilier tradition et environnement

Un millier de personnes, habitant les cinq communes qui longent la réserve naturelle marine, ont fait une demande de carte de pêche pour pouvoir s’adonner dans les lagons de l’Ouest à la gaulette, à la capture de zourites ou de capucins nains. À quelques jours de l’ouverture de la période pour ces deux dernières (fixée le 1er février), rencontre avec les membres de l’association des pêcheurs traditionnels de l’Ouest, en quête d’un équilibre entre pratique et sauvegarde du lagon.
À quelques mètres du sable blanc de la Saline, gaulette en main, l’eau jusqu’à la ceinture, deux personnes s’adonnent à la pêche à la gaulette en plein après-midi. C’est interdit par le nouvel arrêté préfectoral réglementant les pêches traditionnelles au sein de la réserve marine (lire par ailleurs). Georges Séry, président de l’association des pêcheurs traditionnels de l’Ouest (APTO) qui compte 298 adhérents, les en informe gentiment : “Sachez que l’on ne peut pratiquer la gaulette que le matin, jusqu’à midi. Il faut respecter le cadre fixé.” Il ajoute en aparté : “L’information sur les nouvelles dispositions n’est pas encore totalement passée.” Et poursuit : “Notre association vise, outre à défendre cette pêche ancestrale, à éclairer les pratiquants afin de respecter le lagon. Un double patrimoine que nous voulons léguer à nos enfants.” Alain Cadet, vice-président de l’APTO, assène : “La gaulette, le zourite ou le capucin se pratiquent depuis toujours. C’est une question culturelle. D’ailleurs, il ne reste pas grand-chose de la tradition.” Il se souvient : “Il y a quarante ans, quand j’étais gamin, on descendait des Hauts avec mes parents. On faisait une première pêche pour le cari du soir, puis le matin, on remettait ça et on partageait nos captures avec toute la famille le dimanche midi.”
Depuis cette époque, “nombre de techniques de pêche ont disparu comme celle au flambeau, la pêche rouleau (ndlr : des lianes tressées frottées au fond pour piéger le poisson sur le rivage), celle qui consistait à “bat’ de l’eau” et qui permettait de faire avancer les poissons vers les filets tendus dans le lagon…” Ils admettent : “Le lagon est dégradé mais il faut chercher les causes dans le manque de stations d’épuration, les rejets… davantage que dans la pêche. Pourtant, nous acceptons de nous sacrifier pour assurer la préservation de cet écosystème.” Il n’empêche. Ils voudraient davantage de libertés pour leur pratique. Et ils notent tout de go “les contradictions des nouvelles dispositions.” Même si les membres de cette structure se disent plutôt satisfaits d’avoir, via l’arrêté préfectoral, trouver une place au sein de la réserve, tout n’est pas à leur goût. Pierre Morel, trésorier de l’APTO, souligne : “On nous empêche par exemple de monter sur la barrière corallienne. C’est aberrant. Le corail y est dur comme du béton là-bas ! On nous autorise à continuer à pêcher, tout en interdisant les coins les plus poissonneux… Il en va de même pour les zourites, qui se cachent dans les patates… Comment voulez-vous l’attraper sans y toucher ?” Ils dénoncent également une méconnaissance des techniques employées. “Il faut d’abord savoir que nous utilisons des chaussures légères et non des godillots de sécurité. La gaulette, dont 95 % des prises concernent les maccabits, se pratique sans moulinet. On lance l’hameçon avec un appât et on attend. Pour le zourite, on utilise en général un morceau de filao un peu souple en guise de bâton. On repère les petits galets qui dissimulent leur tanière et en les titillant, on les fait sortir pour les capturer.” Tous défendent une pratique de loisirs. Mais, ils ne nient pas l’existence du braconnage. “C’est le fait de quelques-uns. Il est vrai également que certains pêchent pour améliorer leurs fins de mois. La très grande majorité s’y adonne uniquement le week-end pour le cari du dimanche.” Le message est clair, cette association prône le maintien de “pratiques ancestrales” ainsi que la sauvegarde de l’écosystème. Reste que l’équilibre est difficile à trouver et à faire accepter par tous. Quoi qu’il en soit, la structure souhaite lancer une charte des bonnes pratiques du pêcheur rapidement.               Bruno Graignic

Les zones autorisées
Ce même arrêté précise les zones ouvertes aux pêches traditionnelles. Le pratiquant peut se positionner dans un espace d’un mètre de part et d’autre des passes suivantes : l’Hermitage, Morel, Trois-Bassins, ravine la Source (Trou d’eau). A Saint-Gilles. Le territoire défini est délimité au nord par l’alignement du mur du cimetière, au sud par la digue du port de Saint-Gilles, à l’ouest par la barrière corallienne et à l’est par le rivage de la mer. A l’Hermitage et la Saline. La zone est limitée au nord, par l’alignement formé par les balises PS3 et BS2 (c’est-à-dire la bordure sud de la zone de protection intégrale de l’Hermitage), au sud, par une ligne imaginaire située au droit de la ravine sèche de Trou d’eau et reliant le point PR23 à la barrière corallienne, à l’ouest, par la barrière corallienne à l’exception de la zone de protection intégrale de la Saline et à l’est, par le rivage de la mer. A Saint-Leu. Le périmètre s’arrête au nord, par l’alignement formé par les balises PS9 et BS7 (c’est-à-dire la bordure sud de la zone de protection intégrale de Saint-Leu), au sud, par la fausse passe délimitant l’extrémité sud du récif corallien, au niveau de la pointe rocheuse située juste au nord du cimetière, à l’ouest, par la barrière corallienne et à l’est, par le rivage. A l’Etang Salé. La zone est délimitée au nord par le banc de sable situé au droit de la Pointe des Sables jusqu’à l’intersection avec l’alignement formé par les balises PS10 et PS11 (c’est-à-dire la bordure est de la zone de protection intégrale), au sud, par la plage au niveau de l’intersection avec l’alignement formé par les balises PS10 et PS11, à l’ouest, par l’alignement formé par les balises PS10 et PS11 et à l’est, par le rivage. A Trois Bassins. Le secteur autorisé se situe au droit de la ravine de Trois-Bassins.

Ce que dit l’arrêté :
L’arrêté pris fin novembre par le préfet concerne trois types de pêches traditionnelles, dites de loisir, et pouvant être pratiquées au sein du périmètre de la réserve marine. Il s’agit de la pêche à la gaulette, au zourite et au capucin nain. Il faut habiter l’une des communes qui bordent cette aire protégée et être muni d’une carte ad hoc individuelle, délivrée par les Affaires maritimes, pour s’y adonner. Celles-ci devraient arriver dans les boîtes aux lettres des demandeurs avant la fin du mois. Pour ce qui est du quota de capture, il est fixé à 5 kilos par pêcheur et par jour, tous types d’espèces confondues. La vente est interdite et la déclaration obligatoire. Les pêcheurs ne peuvent marcher sur les coraux, uniquement sur les fonds sableux. La destruction du corail est bien évidemment interdite. Pour ce qui concerne la pêche au capucin nain, elle ne peut se pratiquer que dans les zones autorisées, sur les zones sableuses entre le rivage et le platier récifal. L’ouverture de cette pêche est fixée au 1er févier, sa clôture le 30 avril. Les jours autorisés sont le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 5 heures à 9 heures du matin. La pêche au zourite est quant à elle autorisée sur les mêmes zones. La saison est fixée du 1er février au 31 octobre. Les jours sont les jeudi, vendredi et samedi de 5 heures à midi, hors jours fériés. Le pêcheur ne peut se munir que d’un seul bâton. Enfin, en ce qui concerne la pêche à la gaulette, elle est possible depuis les rivages rocheux volcaniques et les plages de sable noir et dans les zones définies. C’est possible tous les jours, de 5 heures du matin à midi, à l’exception des jours fériés.

DES REACTIONS :
Kaiinoa Foutaise !
Ou étiez vous pendant que le combat se menait sur le terrain ? Té attend gateau cuit ? Le préfet a fait preuve de courage, et à été objectif dans ses décisions ! Pour une fois nous ne pouvons que nous en félicité de cette décision et de cet arrêté ! Dommage que la chasse sous marine n’est pas bénéficié de zones moins stricte dans le cadre de la réserve ! 25 janvier 2008 - 23:12
TITOU pêche interdite
etant moi même avironnais, je déplore cet arrété qui me prive de ma passion qu’ est la pêche. Ne possedant aucun moyen de transport comment faire a présent pour aller pecher ailleur qu’a la pointe des avirons ? dégueulasse !! 25 janvier 2008 - 12:56
JHL Un arrêté discriminatoire
Seul les pêcheurs traditionnels de l’Etang Salé, Saint Leu, Trois Bassins et Saint paul ont la possibilité d’avoir une carte de pêche. Pourquoi les Avironnais ont-ils été exclus dans cette arrêté alors que la commune des Avirons fait partie de la réserve. Le pêcheur de trois bassins avec sa carte de pêche pourra venir pêcher à la pointe des Avirons et nous qui pêchons là depuis notre plus jeune age ne pourra pas le faire. En ce sens, l’arrêté du prefet est discriminatoire. 25 janvier 2008 - 08:33

Sources: CLICANOO.COM Publié le 27 janvier 2008                     Permis bateau : Les règles d’obtention chamboulées

Le nombre de candidats au permis bateau, indispensable pour manier un navire à moteur, ne cesse de grimper en flèche à La Réunion, preuve que la plaisance prend de l’ampleur. Depuis le 1er janvier, les règles pour l’obtenir ont été chamboulées. La réforme entre en vigueur peu à peu dans les centres de formation. Explications.

Port de la Pointe des Galets, “quartier” plaisance vers 8 heures du matin. Patrice Magnier, le boss de Bato ékol depuis neuf ans, est déjà en plein cours avec Sébastien. L’élève, 21 ans, passe aujourd’hui sa première leçon dans le cadre de la formation au permis bateau côtier (*). Le tout nouveau livret de certification trône à droite de la barre. À l’intérieur, les différentes notions à valider pour obtenir le précieux sésame. C’est l’une des nouveautés instaurées par la réforme entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Ce n’est pas la seule et certainement pas la plus importante. Désormais, le centre de formation doit disposer d’un agrément délivré par les Affaires maritimes pour exercer. Patrice l’a déjà reçu. Une véritable révolution dans le secteur. Auparavant, il suffisait d’avoir en poche son propre permis bateau pour enseigner. “Le responsable du centre doit justifier d’au moins trois ans d’activité ou détenir une formation ad hoc. Cette réforme, demandée par la profession, est calquée sur le permis de conduire. La nouvelle réglementation a le mérite de mettre un cadre précis sur le permis bateau. Auparavant, chacun faisait ce qu’il voulait. C’est fini”, souligne Gilles Champey, chef du service gens de la mer aux Affaires maritimes. Parmi les autres nouveautés inscrites dans cette réforme, Patrice, qui a déjà reçu son agrément, énumère : “Désormais, le nombre d’heures de pratique minimum est fixé à trois (ndlr : avec la théorie cela fait au total une dizaine d’heures de formation). La théorie en revanche n’a pas vraiment changé, si ce n’est que les épreuves se font désormais avec un boîtier électronique comme pour le permis voiture”. Ce qui signe la fin des examinateurs pour le côté théorique. Il en va de même pour la pratique. Ce sont désormais les professionnels eux-mêmes, qui valident leurs candidats. Pour Patrice c’est “un risque de dérive chez certains professionnels puisque ce sont eux-mêmes qui décident de donner ou pas ce permis”.

Du côté des Affaires maritimes, on affirme que “les examinateurs deviendront des inspecteurs qui passeront plus de temps à contrôler les professionnels et leurs techniques d’enseignement qu’à valider des permis”. Une simplification administrative qui ne devrait d’ailleurs pas changer fondamentalement l’apprentissage. “L’élève doit acquérir une série de notions de navigation comme l’accostage ou les signaux délivrés par les sémaphores. La sécurité est bien évidemment au centre de la formation”, souligne Patrice. Récupérer un homme à la mer par exemple, savoir se servir des fusées de détresse, apprendre à stopper net le navire pour parer à tout choc… Autant d’étapes essentielles pour naviguer. Mais, rien de révolutionnaire en la matière. Pour l’extension du permis à la navigation hauturière (nécessaire au-delà des 6 milles nautiques pour les bateaux à moteur et qui ne peut s’obtenir qu’avec le côtier en poche), il y a également du neuf. Il a été sérieusement étoffé. Depuis le 1er janvier, il faut au minimum 20 cours de 2 heures pour espérer ce coup-ci passer devant l’examinateur et passer l’épreuve des cartes. Plus de sécurité, plus de temps pour former, des locaux spécifiques… Autant d’éléments qui risquent de faire grimper le prix du précieux sésame. Ainsi en métropole, on s’attend à une flambée d’environ 30 % sur le côtier. Gilles Champey penche pour une tendance à la hausse aussi à La Réunion, mais n’avance aucun chiffre. Patrice Magnier lui évoque “entre 100 et 200 euros de plus sur un permis côtier, c’est ce qui se profile en métropole”. Reste que pour l’instant, tous les professionnels s’observent, n’osant pas franchir le pas le premier. Pour obtenir son permis bateau côtier, il faudra donc compter entre 450 et 550 euros, alors qu’aujourd’hui, les prix oscillent entre 365 et 380 euros. Voguer sur la Grande bleue va donc se mériter un peu plus.

Bruno Graignic
(*) Pour prétendre obtenir son permis bateau, il faut que le candidat soit âgé d’au moins 16 ans. Il est valable pour une navigation jusqu’aux 6 milles nautiques sur un bateau à moteur quelles que soient sa longueur et sa puissance ainsi qu’un jet-ski. Le permis est obligatoire pour manœuvrer de tels engins sur l’eau.

Plus d’un millier de candidats, six centres déjà agréés
Les agréments délivrés par les Affaires maritimes aux centres de formation sont en cours de traitement. “Avant cette réforme, il existait neuf centres à travers l’île. Six d’entre eux ont déjà obtenu cette autorisation d’exercer. Deux autres ne devraient pas tarder. Une seule pose problème aujourd’hui”, explique Gilles Champey. Ces organismes ont vu défiler en 2007, 1 324 candidats. 1 131 ont obtenu leur permis (tous ceux passés avant 2008 restent valables malgré la réforme). Et la tendance est à l’augmentation. “C’est certain, depuis au moins trois ans, les chiffres ne cessent de gonfler. C’est net et constant”, confie l’homme des Affaires maritimes. Patrice Magnier lui évoque un nombre d’inscriptions stables (une centaine par an) chez lui. Mais, le développement de plaisance ne laisse aucun doute : la tendance est à la hausse.

Sources: CLICANOO.COM Publié le 31 janvier 2008                     Saint-Gilles : Le train des plages sur de bons rails

Un train touristique sur roues dont l’itinéraire longera l’ensemble des plages saint-gilloises, de la Saline-les-bains au site de Boucan-Canot, sera mis en circulation à la fin du mois de février. La société Tamarun sem station balnéaire a choisi de prendre pour modèle de carénage le dernier train ayant circulé à La Réunion.

Avec ses 14 km/h de moyenne, le train des plages ne battra pas des records de vitesse. Mais sa vocation n’est pas là. Les voyageurs seront plutôt conviés à prendre leur temps sur un itinéraire qui s’inspirera de l’ancien tracé du chemin de fer de la Réunion. Cette orientation permettra de proposer aux touristes et aux résidents, un produit de découverte des plages au moyen d’un mode de locomotion sûr et propice à la rêverie. Dans le cadre de la convention de délégation de service public, la société Tamarun sem station balnéaire est chargée de la gestion et de la valorisation de la station balnéaire de Saint Gilles. Cette mission comprend la gestion d’équipements à vocation touristique et notamment la mise en œuvre du projet Train des plages.“Il s’agit de mettre en circulation un train touristique sur roues dont l’itinéraire longera l’ensemble des plages saint-gilloises, de la Saline les Bains au site de Boucan-Canot”, explique-t-on du côté de la Sem.
TI TRAIN LONTAN
Le train sur roue sera caréné conformément à l’un des modèles qui a circulé et desservi plusieurs villes de l’île. Il s’agit d’un Autorail Billard, spécialement conçu pour la Réunion. Il en fut fabriqué seulement trois exemplaires, dont deux sont encore en état et conservés par l’association Ti train lontan, à la Grande Chaloupe. Il répondra le plus fidèlement possible au principe des trois wagons avec la cabine de pilotage, une entrée frontale, un accès latéral pour la montée et la descente des passagers. Le modèle de carénage sera donc celui du dernier train ayant circulé à La Réunion. Celui-ci, en fonction de 1946 jusqu’à l’abandon de ce moyen de transport en 1952, reste solidement ancré dans les mémoires. “Les gares devront proposer aux usagers une illustration de différentes scènes de vie à l’époque du train longtemps. Leur emplacement favorisera une meilleure occupation des parkings de la station quels que soient leurs emplacements en proposant une continuité entre parkings et plages”, soulignent les concepteurs du projet. Il est à noter que ce train touristique des plages s’inscrit par un programme respectueux de l’environnement. Le train pourra utiliser des énergies renouvelables et en particulier du carburant vert style Diester. Deux itinéraires distincts permettront de relier au nord le centre-ville de Saint-Gilles à Boucan Canot et au sud le port de Saint-Gilles à La Saline les Bains. Le temps de parcours pour effectuer le déplacement entre le port de St Gilles et Terrain Pompiers sera de 25 minutes, puis 8 minutes pour atteindre Saline centre. Le retour sur le port de St Gilles se fera en 35 minutes.
Brice Magné

FAIRE REVIVRE LA MÉMOIRE COLLECTIVE
Pour la société Tamarun sem station balnéaire, le train des plages répondra en premier lieu à la problématique de valorisation du patrimoine historique et culturel de l’île, “à des fins de promotion touristique mais aussi avec l’ambition de faire revivre une mémoire collective réunionnaise du train encore fortement présente”. Le projet a également été conçu pour répondre à la problématique d’une meilleure répartition des usagers des plages et plus largement de la station balnéaire sur un territoire étroit où les espaces littoraux touristiques sont très inégalement fréquentés. Saint-Gilles-les-Bains joue un rôle de centre d’attraction, en concentrant commerces, services publics et restaurants. Près de 200 commerces et équipements sont recensés sur environ 28 hectares. Le centre de la cité est aussi un espace résidentiel avec environ 3 000 habitants, et un centre-ville pour environ 10 000 habitants concentrés sur les quartiers de Grand Fond, Boucan Canot, Carosse et Roquefeuil, le Centre et l’Hermitage. Enfin, ce train devrait favoriser une meilleure occupation des parkings de la station en proposant une continuité entre les zones de stationnement et les plages.

Sources: LE QUOTIDIEN DE LA REUNION Publié le 10 février 2008                           Le naufrage des promesses de l’après-tsunami.

Plus de trois ans après le tsunami qui a dévasté l’océan Indien, un rapport parlementaire publié finb 2007 déplore un attentisme inacceptable de la France dans la mise en place de dispositifs d’alerte. Dans la région, « les résultats ne sont pas à la hauteur des engagements pris »

Souvenez-vous : le 26 décembre 2004, un tsunami dévaste l’'océan indien où il fait plus de 220 000 morts. Informées à temps, sensibilisées à la conduite à tenir, des milliers de personnes auraient pu avoir la vie sauve.
Mais comment améliorer les système d'alertes régional et les hisser au niveau de celui du Pacifique, le seul bassin qui s'est doté d'une organisation efficace contre le risque de tsunami ?
Dans la période d'émotion qui suit, la commission océanographique internationale (COI) décide la création de trois groupes régionaux de coordination pour définir la marche à suivre. Celui de l'océan Indien, le Gic-Satoi, préconise la constitution d'un réseau de centres nationaux.
La France, très exposée en raison de l'étendue de ses côtes en métropole et outre-mer, s'engage à créer des dispositifs nationaux en Méditerranée, dans les Caraïbes et dans l'océan indien.
Dans ce projet, la Réunion aura un rôle éminent à jouer. C'est en tout cas ce qui est annoncé. Le 16 janvier 2005, le ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie Xavier Darcos fait savoir que l'Île, qui abrite des organismes de haut niveau tels que Météo France l'institut de physique du globe de Paris (IPGP) et le Bureau d'études géologiques et minières (BRGM) est susceptible d'accueillir un pôle de prévention des catastrophes naturelles à grande échelle.

Le 9 mars suivant, le gouvernement français confirme à l’Unesco que la Réunion pourrait être un élément, essentiel d'un système d'alerte au tsunami dans l'océan Indien. Le projet est ambitieux : il prévoit la mise en place d'un centre d'alerte natio nal de prévention multirisque (tsunami, cyclone, vague atypique) capable de gérer les alertes aux tsunaimis locaux et lointains.
Trois ans plus tard, l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) s'est penché sur ces belles résolutions et leur degré d'avancement. Ses conclusions, rendues publiques en décembre, sont sévères : «le contraste est frappant entre les ambitions affichées par le gouvernement français en 2005 en matière de mise en place –de système d'alerte dans les différents bassins et les résultats plus que limités atteints deux ans plus tard ». Le rapporteur Roland Courteau dénonce « un, attentisme inacceptable compte-tenu de la gravité des enjeux (...)En réalité, une fois l'émotion liée à la catastrophe de Sumatra passée, la volonté politique s'est émoussée, laissant les services techniques assumer seuls et sans moyens les engagements pris par la France il y a à peine deux ans».
Dans l'océan Indien, selon le rapport, « le dispositif final s'avère décevant par rapport au projet initial de centre national d'alerte aux tsunamis ». Une subvention de 505 000 euros versée à Météo-France reste inutilisée, faute d'étude sur l'exposition de la Réunion à des tsunamis locaux. L'Installation de nouveaux marégraphes «a pris beaucoup de retard » : un marégraphe en temps réel a bien été installé en octobre à la Réunion, ce qui n'est pas le cas de ceux prévus à Mayotte et à Madagascar. La mise à niveau des stations sismiques du réseau Geoscope a également pris du retard, «puisque seulement deux stations sur les cinq initialement prévues transmettent leurs données en temps réel».
En résumé, dans l'océan Indien comme ailleurs, on assiste à « une dynamique qui s'essouffle faute de vision stratégique et de moyens financiers adéquats ».
Jusqu'à la prochaine déferlante?
Edouard MARCHAI

«Le contraste est frappant entre les ambitions affichées par
!e gouvernement français en 2005 en matière de mise en
place de système d'alerte dans tes différents bassins et les
résultats p!us que limités atteints deux ans plus tard".
Roland Courteau

Un risque limité mais réel

Le 26 décembre 2004, environ 7 heures après le séisme au large de Sumatra, le tsunami atteint les côtes de la Réunion avec des vagues d'une hauteur maximale de 2,5 mètres, qui provoquent près de 500 000 euros de dégâts matériels, rappelle le rapport parlementaire.
Un tel événement peut-il se reproduire ? « Statistiquement, L’océan Indien est considéré comme le bassin le plus sûr au regard du risque de tsunami, puisqu'il ne comptabilise que 4% des tsunamis générés au 20° siècle », contre 77 % dans le Pacifique, souligne le rapport..
«Pourtant, le tsunami de 2004 a fait plus de victimes que l'ensemble 'des tsunamis connus depuis l'Antiquité ». Depuis, trois autres tsunamis importants ont été générés par de forts séismes, le 28 mars 2005, le 17 juillet 2007 et le 12 septembre 2007.
En septembre 2006, des spécialistes internationaux réunis à l'occasion d'un séminaire sur les risques naturels ont souligné que la Réunion n'était pas à l’abri d'un tsunami dévastateur.
Il pourrait être généré par un nouveau séisme à grande distance, par un important séisme... ou par l'effondrement du piton de la Fournaise, une perspective évoquée par le spécialiste des volcans Karim Kelfoun. Un tel événement pourrait, selon lui, générer des vagues de 40 mètres de haut sur Saint-Denis, 60 mètres sur Saint-Benoît et Sait-Pierre et cent mètres sur les côtes mauriciennes.

«Le système coopératif fonctionne»

Interrogé sur les critiques du rapport parlementaire, le direc teur régional de Météo-France Gérard Thierry souligne que « le système coopératif mis en place dans l'océan Indien depuis le tsunami de décembre 2004 est parfaitement opérationnel. En outre, le plan de prévention élaboré par la préfecture a montré sa pertinence lors des dernières alertes au tsunami».
Dans ce système coopératif international, Météo France, qui assure une veille 24 heures sur 24, reçoit les messages d'alerte émis par les centres d'alerte d'Hawaii (Pacific tsunami warning center, PTWC) et du ]apon, (]apan meteorological agency, ]MA) et les répercute le cas échéant à la préfecture et à la Sécurité civile.
Le PTWC, le dispositif le plus sophistiqué, a un accès direct et en temps réel à plus de 150 stations sismiques réparties dans le monde entier, qui l'informent lorsque la magnitude d'un séisme dépasse 5,5. Son temps de réaction après un tremble ment de terre n'excède jamais vingt minutes.
Le PTWC a été chargé d'assurer l'alerte pour l'océan Indien « en attendant la mise en place d'un dispositif similaire dans ce bassin», selon le rapport. «C'est une solution pragmatique, certes, mais efficace », estime Gérard Thierry. « Bien sûr, on peut renforcer le réseau de sismographes et de marégraphes dans l'océan Indien, mais le système actuel donne satisfaction».
Quant à la création d'un centre national d'alerte aux tsunamis à la Réunion, le directeur régional de Météo France reconnaît qu'il ne voit «pas bien à quoi on fait référence ». « La Réunion est davantage exposée à des risques de tsunamis lointains que de tsunamis locaux) même si un scénario catas trophe comme l'effondrement du volcan n'est pas à exclure.
Pour faire face aux tsunamis lointains, le recours à des centres régionaux de haute capacité et scientifiquement très pointus, comme celui d'Hawaii, est la meilleure solution. Et si un tel centre doit voir le jour dans l'océan Indien, l'Australie ou l'Indonésie sont sans doute mieux placés que nous pour les accueillir »,

Sources : L'ARCHIPEL ( Le magazine de Saint-Paul ) janvier 2008                   Le domaine public maritime sous le contrôle de la commune

Saint-Paul, maître de son littoral

Depuis le 1er janvier 2008, la Commune gère son domaine maritime, qui s'étend entre la limite du rivage de la mer et la zone supérieure dite « des cinquante pas géométriques ». Cette emprise concerne les secteurs de Boucan-Canot jusqu'à Trou d'Eau.
Mais il devrait se prolonger courant 2009, jusqu'au Cap La Houssaye, voire jusqu'à la Rivière des Galets, notamment lorsque les parties d'aménagement de la baie seront arrêtées.
Le projet remonte à la visite du Préfet, à Saint-Paul le 21 février 2007, où le principe du transfert de gestion du Domaine Public Maritime à la Commune avait été arrêté.
Une Convention a ainsi été signée entre l'Etat, représenté par le Préfet de La Réunion et le Maire, le 14 décembre 2007.
La Commune réalisera sur sa zone d'emprise et sur le Domaine Public Maritime terrestre, dépendant du domaine public de l'Etat, les opérations d'aménagement, de mise en valeur et d'entretien du littoral, comme :
- La création de rondavelles et de points de restauration et de services,
- La réalisation d'un terrain de camping sur le site de Trou d'Eau,
- La réalisation d'un poste de secours (MNS) à Trou d'Eau.

Saint-Gilles, vitrine du tourisme

Un projet de restructuration de la station balnéaire de Saint-Gilles, dans son ensemble, est en cours d'élaboration.
De nouveaux aménagements sont envisagés pour embellir le littoral et repenser son activité touristique, afin d'accueillir au mieux les quelques 300000 touristes annuels.
Ainsi, treize nouvelles rondavelles devraient être implantées le long des plages du littoral, auxquelles viendront s'ajouter des établissements de restauration à la vocation culinaire affichée. Un autre camping pourrait être implanté sur le site de Cap Homard, afin d'élargir l'offre de séjours à bas prix. Un poste de secours des MNS sera construit sur le site de Trou d'Eau, en vue de renforcer la sécurité des baigneurs.
La Commune bénéficie dorénavant d'une nouvelle marge de manœuvre, afin d'aménager de nouveaux espaces de loisirs et de restauration, sur des terres auparavant intouchables.
Ainsi, tous ces projets connaîtront un vrai coup d'accélérateur, durant les mois à venir, pour faire de Saint-Gilles, une véritable vitrine pour le tourisme réunionnais.

Sources : Le Quotidien 16/03/2008                            Première visite à l’aquarium.

Après huit ans d'existence et plus d'un million de visiteurs, l'aquarium de Saint-Gilles affiche une bonne vitalité. La structure accueille chaque jours de nouveaux visiteurs. La famille Denaes est de ceux-là.

Chaque jour, l'aquarium de Saint-Gilles accueille de nouveaux visiteurs. A la porte d'entrée, ce jeudi matin, quatre générations d'une même famille. Il y a Bettina Denaes, accompagnée de son frère de 14 ans, Théophile. Dans ses bras, Mathis, son fils de huit mois. A ses côtés Pierrette, sa grand-mère, et Bénédicte, sa tante, toutes deux en vacances sur l'île, l'une venue du nord de la France, l'autre du sud de la Belgique. Tous les cinq poussent pour la première fois ou presque la porte de l'aquarium : Théophile est déjà venu en sortie scolaire. Il était au CMI.
Dès les premiers pas, des spécimens de tonne taille accueillent la famille, qui entre dans un autre monde. L'éclairage diffusé par les bassins et la musique créent une toute autre atmo sphère. Même Mathis s'étonne de ce qu'il voit. Il essaie d'attraper les poissons qui passent de vant lui et reste étonné de ne toucher qu'une vitre.
Théophile enclenche la fonction appareil photo de son GSM. Il mitraille tout ce qui passe devant ses yeux. Pierrette, sa grand-mère, ne peut en faire de même. Sans flash, elle risque de ne ramener que des photos noires. « Ça n'est pas grave, estime la mamie. J'en prends plein la vue. Alors tant pis si je ne peux pas ramener des images pour les autres. Je leur en parle rai».
Bettina n'en revient pas de la taille de certains poissons. «Si j’en vois des comme ça dans l'eau, je ne me baigne plus moi», plaisante-t-elle. Il faut dire que depuis qu'un cordon mauresque s'est enroulé autour de ses pieds, elle préfère ne pas taquiner la faune marine.
D'un bac à l'autre, les visiteurs s'émerveillent, recherchent le nom des poissons qu'ils observent : chirurgien, poisson pavillon rayé, « Une étoile de mer, c'est la première fois que j'en vois une ». Théophile ne tient pas en place, son téléphone toujours à la main. « C'est lui qui a proposé qu'on amène mamie et tatie à l'aquarium, mais je crois que c'était surtout pour lui », confie Bettina.
Les Denaes tombent en arrêt devant le bac corallien. Toutes sortes de poissons évoluent de vant leurs yeux. Bénédicte en reconnaît certains qu'elle a déjà vus dans le lagon. Pour Pierrette, le plus beau, c'est ce bleu1à, avec ces cercles concentriques. « Comme par hasard, il a un très beau nom : un ange empereur», s'étonne-t-elle.
La visite se poursuit vers les ateliers pédagogiques. Bettina y apprend que les coraux pondent des œufs. Pierrette, qu'il existe des sables différents. Théophile apprécie les observations du plancton au microscope. « Ça n’existait pas quand je suis venu la dernière fois».
L'adolescent n'est pas au bout de ses surprises. Dans un aquarium grand comme un écran plat de télé nagent des «Nemo».
L'oeuvre des studios Pixar est dans la tête de tous. Ils reconnaissent dans un bassin la copine amnésique, dans un autre le camarade d'aquarium balafré et dans un autre encore celui qui a essayé de manger le petit poisson clown. « II vit là-dedans », poursuit Théophile en montrant une anémone. Il poursuit vers les hippocampes et les poissons-tuyaux.
Les premiers intriguent toute la famille. Bettina n'aime pas les seconds. «Ils ressemblent trop à des poissons ». Elle n'a pas encore vu les murènes. Son frère et elle ont là la même réaction. « Elles font peur », et s'en vont bien vite voir les poissons pierres.
Arrivées devant le grand bac aux requins et aux barracudas, Pierrette et Bénédicte se posent un peu. Non pas que la visite ne les intéresse plus mais la configuration des lieux s'y prête mieux. Théophile au contraire «fait du tricot» comme dit sa mamie : il suit les poissons d'un bout à l'autre du bassin et tente de les photographier. L'adolescent est surexcité.- C'est la première fois qu'il voit des requins. Léon, le requin-nourrice, dernière recrue de l'aquarium fait son petit effet avec ses presque 2,50m de long. «Ce que je veux voir, c'est la raie », poursuit l'ado au moment même où celle-ci passe au-dessus de sa tête.
Encore un arrêt dans la salle de projection, devant le crâne d'une baleine, pour signer le livre d'or et visiter l'exposition de Ka. Ty Deslandes, une artiste peintre, et la visite se termine. Il n'a manqué qu'une chose à Bénédicte. Elle n'a pas vu le poisson-aiguille dont son neveu lui a tant parlé. Mais l'après-midi, tous deux, armés de masques et tubas, irant dans le lagon voir s’il y nage. VG

Sources : LE QUOTIDIEN DE LA REUNION Publié le 26 mars 2008                    Le petit train des plages sur les rails

Conçu en six mois en métropole, le petit train des plages est arrivé depuis quelques jours à la Réunion. Réplique de l'autorail de la Grande Chaloupe, le petit train assurera à compter du mois de mai une navette touristique sur l'ancien tracé du CFR, de la Saline à Saint-Gilles.

On a beau être un train, on peut avoir besoin d'une petite assistance pour « sauter la mer ». C'est donc par bateau, dans des conteneurs, que le petit train des plages a débar qué il y a à peine deux semaines à la Réunion.
Pour qui fréquente le site de la Grande Chaloupe ou connaît même partiellement l'histoire du chemin de fer réunionnais, la ressemblance avec l'autorail Billard A80D, dont deux exem plaires furent livrés à la Réunion, est frappante. «C'est normal puisque nous nous sommes appuyés sur cet exemple afin d'imaginer ce train touristique», explique Mickael Martin, directeur de la Sem Tamarun, initiatrice de ce projet de 500 000 euros .dans le cadre de la délégation de service public confiée par la commune de Saint-Paul.

"Nous avons souhaité effectuer un travail de mémoire et élaborer un modèle très connoté», poursuit le directeur. Cette exigence se traduit donc par le design qu'emprunte le petit train à ses aînés mais également par le choix de son parcours quotidien, l'ancien tracé du chemin de fer de la Réunion."

A la fin du mois d'avril, date programmée de sa mise en service, le petit train des plages assurera plusieurs fois par jour une navette entre la Saline et le, port de plaisance de Saint- Gilles. Son itinéraire jalonné de 165 arrêts où seront reproduites des scènes de vie de l'époque longera ainsi l'ensemble des plages saint-gilloise, et permettra en outre la valorisation touristique de ces sites, une meilleure répartition des usagers des plages.
Composé d'une micheline et de trois wagons, ce petit train a été réalisé dans les locaux de l'entreprise CPIL, implantée dans le nord de la France. Massif au premier coup d'oeil, l'en gin cache une technologie dernier cri. Propulsé par un moteur diesel de 103 CV, le petit train peut avaler des côtes de 24 % et emporter quelque 63 passagers. Roues indépendantes, transmission hydraulique, et même boîtes noires, l'engin emprunte beaucoup aux en gins agricoles et de travaux publics d'aujourd'hui,
La semaine dernière, Pierre Stourbe, directeur général de l'entreprise métropolitaine, é tait dans l'île afin de procéder à « l'assemblage » de l'engin et à la formation des quatre fu turs conducteurs.
Peu gourmand, le petit train dont la vitesse de pointe ne dépasse pas les 40 km/h, ne consomme pas plus de 4,51. Et peut même rouler au diesther.
Hier, les employés affectés à son entretien ont tenté une sortie, en solo, sans le concepteur. Une répétition grandeur nature qui a permis d'identifier plusieurs petits problèmes, notamment quelques enfoncements lors du chargement. Le pot d'échappement, imaginé à quelques centimètres du sol et générateur de poussière sur le parcours en bord de plage, devra également être repositionné.
A vocation purement touristique, le petit train ne se veut pas un transport collectif et même si les quatre conducteurs pressentis sont tous titulaire du permis transport en commun. D'ailleurs, une heure est nécessaire pour assurer une rotation complète. Le petit train entend surtout convoyer les touristes et faire revivre le CFR, cette époque révolue ou la vrai micheline et ses trois wagons empruntaient l'une des plus belles lignes ferrées au monde, en bord du lagon.
Marc BERNARD

Sources : L'Archipel "Le magazine de Saint-Paul N° 45 février 2008 (dossier inséré)

LE DEBARCADERE DE LA BAIE
Reconstruction du débarcadère de Saint-Paul

SAINT-PAUL SE TOURNE VERS LE LARGE

Le front de mer de la Baie de Saint-Paul s'offre une nouvelle jeunesse, grâce à la construction d'un débarcadère. Son achèvement est prévu en novembre prochain.
Cet édifice augure d'un nouvel élan pour le centre historique de la ville, avec une foule d'aménagements prévus autour de commerces, restaurants, terrasses et espaces de loisirs.


Le débarcadère de la baie s'annonce comme une main tendue vers l'océan. « C'est le signe du retour d'un regard vers la mer. Saint-Paul va s'ouvrir à nouveau au cabotage grâce à des liaisons maritimes, avec Saint-Gilles notamment. »
Telle est la volonté du maire de Saint-Paul, à quelques mètres du chantier du débarcadère, inaugurant le début des travaux, dont la maîtrise d'ouvrage a été confiée à la Sèdre. En attendant de pouvoir flâner sur les pontons, dès l'été prochain, c'est un large et nouvel horizon qui s'offre pour Saint-Paul, renouant ainsi avec son passé maritime.

Après un retard de près d'un an, dû à quelques longueurs administratives causées par l'Etat et surtout à un aléa climatique majeur, en l'occurrence Gamède, le front de mer de Saint-Paul s'apprête à vivre pendant plusieurs mois, au rythme de la 'construction de ce nouveau débarcadère.
Edifié sur l'emplacement de l'ancien ponton, cet équipement servira de point d'ancrage, pour un vaste programme de restructuration du front de mer, qui devrait accueillir les touristes et voir s'amarrer les bateaux, dès novembre prochain.

Conçu sur deux niveaux, le débarcadère sera constitué d'un ponton supérieur, d'une centaine de mètres, dévolu aux promeneurs, et d'une partie inférieure, réservée à l'accostage des bateaux et au trafic passager. Ainsi, de nouvelles liaisons maritimes devraient être créées pour permettre aux navires de promenade, de relier Saint-Gilles à Saint-Paul, notamment les jours de marché.
Ce débarcadère n'est donc que la première pierre d'une opération de réaménagement et de revalorisation de l'ensemble du front de mer de la baie et annonce la mise en place d'une nouvelle politique de protection du littoral.

RESISTER AUX ALÉAS CLIMATIQUES

La construction un défi face aux éléments naturels

Ce projet a dû maintes fois être retravaillé, suite aux dégâts occasionnés par le cyclone Gamède, rendant l'accroche littoral impossible, telle qu'envisagée dans le projet initial. Ces aléas ont permis de mieux intégrer les problématiques liées au fonctionnement du cordon littoral sableux et de mieux traiter la dimension patrimoniale de l'ensemble.
Ainsi, la pile de l'ancien ouvrage détruit servira de porte d'entrée au neuf. Le nouveau débarcadère va donc renaître sur les vestiges de son ancêtre, datant de 1844.
De même, les structures de fer, encore visibles, seront démontées, retraitées et mises en valeur dans la restructuration du centre-ville.
Mais pour l'heure, il s'agit bien d'ériger ce nouvel ouvrage. Etudiée pour respecter au mieux l'environnement, la charpente métallique légère intègre dans sa conception les aléas climatiques, comme la houle.
« Ce sera submergé par moments, mais il est prévu de résister à tous types d'évé nements », assure Alain Pany, ingénieur des travaux. Mais il n'y a pas d'inquiétude à avoir concernant le bon cheminement des opérations, « on pourra travailler avec
des houles de plus d'un mètre, grâce à un ponton que l'on construit parallèle à l'autre. C'est comme si nous étions sur le sol. »
Le tablier du ponton inférieur est constitué d'une plate-forme de béton armé et sera équipé de défenses, de bollards, d'anneaux d'amarrage, d'échelles et de poubelles. Le ponton supérieur, en charpente métallique d'acier, offrira un espace ombragé et un éclairage d'ambiance pour les ballades nocturnes. La rampe d'accès au pont inférieur, de conception identique au pont supérieur, sera conforme aux normes d'accès des personnes à mobilité réduite, grâce à une pente douce et à un revêtement antidérapant.

      Sources : Numéro spécial du QUOTIDIEN consacré au développement durable : La Réunion à l'heure verte. Le 28 mars 2008 et site "corail Réunion".

Des poteaux EDF pour repeupler les fonds

Des récifs artificiels, fabriqués notamment avec de vieux poteaux EDF, seront bientôt immergés devant la côte Ouest.
Objectif : favoriser la reproduction des poissons et redynamiser la petite pêche.


Au second semestre (2008), des pièces de béton enchevêtrées feront un «grand plouf» dans l'océan, devant le port de Saint-Leu avant d'atterrir sur le fond, 15 mètres sous la surface. Il s'agira de la première étape du projet CORAIL (Colonisation de Récifs Artificiels Ile de la Réunion), imaginé par le Comité Régional des Pêches Maritimes. Les structures immergées ont pour vocation de servir d'habitat au menu fretin (bancloche, pêche-cavale) utilisé comme appât par les pêcheurs réunionnais pour aller taquiner le « gros » autour des Dispositifs Concentrateurs de Poissons. La création de la Réserve marine et la limitation des zones de pêche autorisées rendent en effet plus difficile cet approvisionnement.
Les récifs sont déjà fabriqués : en forme d'hexapodes (six branches), ils sont constitués de sections de poteaux en béton réformés, fournis gratuitement par EDF et solidarisés par des tiges de ferraille. Les modalités de leur mise à l'eau est en cours d'étude. « Nous sommes limités dans notre projet par les moyens d'immersion existant à la Réunion, souligne David Guyomard, qui pilote l'opération CORAIL au CRPM. Faute de barges de grandes dimensions, nous devons concevoir des éléments légers et compacts ».
D'autres formes ont été mises au point, avec des poteaux électriques mais aussi des voussoirs en béton qui ne trouvent plus leur utilité sur le chantier du transfert des eaux. Assemblés de plusieurs manières, ils présentent des cavités qui seront autant de cachettes pour les mérous et autres langoustes. De même, des vieux filets et divers rebuts fins permettent de constituer un habitat favorable à la fixation des larves : les petits poissons pourront alors y devenir grands. « II ne s'agit pas de concentrer le poisson à un endroit au risque d'appauvrir le milieu naturel environnant, poursuit David Guyomard, mais de favoriser la reproduction des espèces utiles pour la pêche. Les côtes réunionnaises ne fournissent pas assez d'abris naturels pour les larves, dont le taux de mortalité est énorme ».

En même temps qu'au Port et à Saint-Leu, un récif artificiel complet, regroupant toutes les formes mises au point par le CRPM, sera mis à l'eau devant La Possession.
Une expérience similaire avait déjà été menée à cet endroit et avait donné des premiers résultats concluants. Mais les éléments immergés, plus légers, avaient été emportés par le cyclone Gamède.
Environ trois années d'observation seront nécessaires pour tester les récifs « new look ». Si le corail et la faune marine s'y installent comme espéré, de nombreux sites de la côte Ouest pourraient en recevoir à leur tour. Une unité de fabrication, sous forme d'un chantier d'insertion, sera alors envisagée. Et les poteaux EDF connaîtront une seconde vie, sous l'eau.

Sources : Le Quotidien de la Réunion- publié le samedi 12 avril 2008.

       

                                UN GUIDE DE LA FAUNE MARINE DANGEREUSE

La mer de tous les dangers.

Claude Maillaud, médecin urgentiste installé en Nouvelle-Calédonie après avoir longtemps exercé à la Réunion, est l'auteur d'un Guide de la faune marine et dangereuse d'Océanie. Un livre qui fait le tour des dangers recensés dans nos océans pour mieux prévenir des accidents somme toute fréquents.


- Comment vous est venue l'idée de ce guide inédit?
- L'idée m'est venue à la Réunion il y a une dizaine d'années quand je me suis mis à la recherche d'informations sur des questions d'ordre médical. ]e me suis rendu compte qu'il n'existait aucun livre de référence sur le sujet. Et puis je suis parti exercer dans le Pacifique à Ranguiroa dans les Tuamotou. Là, j'ai professionnellement été au contact de problèmes liés au monde marin, contrairement à la Réunion où j'exerçais dans les hauts.
Des piqûres de poisson pierre à Tan Rouge, c'est plutôt rare ! Et puis c'est là-bas que j'ai rencontré mon co-auteur, Yves Lefèvre, qui a signé la quasi-totalité des photos du guide. Il est pionnier de to plongée en Polynésie. Son éditeur, Au vent des îles, est devenu le mien et il a tout de suite été intéressé par mon projet.
- La photo tient une grande place dans ce guide?
- Pour que ce type de bouquin ait de la valeur, il fallait qu'il soit bâti autour d'une iconographie qui permette de reconnaître les animaux dangereux au premier coup d’œil. Ca implique un grand sens esthétique et des impératifs didactiques. C'est ce qu'a réussi Yves Lefèvre avec la complicité de Philippe Bachelet qui est maquettiste et qui a à son actif un guide des poissons de Tahiti et de ses îles qui est un ouvrage de référence.
- Sur le fond, comment vous y êtes-vous pris?
- ]'ai mené un travail de compilation des données existantes en dépoussiérant tout ce qui a pu être écrit. Il a fallu tout vérifier et parfois infirmer de vieilles notions qui circulent de thèse en thèse.
- Exemple?
- Elles sont nombreuses. Contrairement à ce qu'on croît, par exemple, la piqûre de poisson pierre n'est pas mortelle. Parallèlement, j'ai mené un travail de recherche personnel en recueillant des données cliniques dans tous les dispensaires de Polynésie, mais également en Calédonie où des confrères se sont penchés sur un certain nombre de questions.
- Votre guide concerne l'Océanie. Quelle en est la définition?
- L'Océanie, c'est une zone intertropicale située entre la corne nord-ouest de l'Australie, la Papouasie Nouvelle-Guinée et l'Est de la Polynésie.
- En quoi votre guide concerne-t-il le sud-ouest de l'océan Indien?
- D'un bout à l'autre du Pacifique Sud, un très grand nombre d'espèces sont communes à tout l'indo-pacifique et donc aux Mascareignes, même si on ne risque pas de croiser un crocodile de mer dans le lagon de l'Hermitage ! En revanche, la totalité des toxines marines sont identiques.
C'est tout l'intérêt de présenter ce livre ici, puisqu'il n'existe pas d'ouvrage de référence sur le sujet dans l'océan Indien.
- A qui s'adresse ce guide ?
- II s'adresse prioritairement aux usagers du milieu marin qu'ils soient plongeurs, pêcheurs, chasseurs ou simples nageurs. Toutes les personnes qui entrent en contact avec la mer.
Le texte est volontairement rédigé de manière à ce qu'il soit lisible pour chacun, même si pour chaque espèce, un encadré propose un deuxième niveau de lecture pour le personnel soignant. Pour le reste, chaque chapitre comporte une identification de l'espèce, décrit les circonstances de contact, les premiers symptômes d'envenimation, la conduite à tenir pour les premiers secours et la prévention. Dans ce registre, c'est la connaissance et la reconnaissance des espèces qui prime. D'où l'intérêt de ce livre.
- La mer est-elle dangereuse ?
- Oui, bien sûr. Même s'il ne faut pas oublier que la première cause de décès de l'homme en mer reste la noyade. Les pathologies viennent très très loin derrière. Mais la mer reste l'un des derniers milieux sauvages auxquels l'homme puisse se confronter. Ça implique un minimum de respect et de prudence.
Ce qu'il faut retenir, c'est que les accidents les plus rares sont les plus graves. Deux ou trois personnes meurent chaque année en Océanie de morsures de crocodile de mer. Mais je vois dix piqûres de raie par semaine à Nouméa.
Entretien Vincent PION

Guide de la faune marine dangereuse d'Océanie, disponible dans toutes les bonnes librairies et quelques autres ainsi qu'à l'Aquarium de la Réunion.

      Sources : Le JIR de la Réunion- publié le samedi 03 mai 2008.                  Un centre national d’alerte aux tsunamis bientôt désigné

Répondant à une question de la sénatrice Anne-Marie Payet sur les retards pris par les systèmes d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien, Yves Jégo, secrétaire d'État à l'Outre- mer a indiqué que la localisation du centre national d'alerte confié au Commissariat à l'énergie atomique sera arrêtée dans les jours à venir.

S'appuyant sur un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, Anne-Marie Payet, sénatrice de la Réunion, « s'était émue le 29 avril dernier à la tribune du Sénat de l'attentisme et de la faible ambition de l'État en matière de prévention des risques de tsunami dans l'océan Indien. »
Dans sa réponse, Yves Jégo s'est voulu rassurant. Il a rappelé que la France a décidé en mars 2005 d'établir à la Réunion un Centre national d'alerte au tsunami dans l'océan indien (CNATOI).
Le secrétaire d'État à l'outre-mer a précisé que Météo-France fournissait l'infrastructure du CNATOI, lui-même adossé au Centre météorologique spécialisé et de prévention cyclonique de la Réunion. Depuis avril 2005, les messages des centres d'alerte d'Hawaii et de Tokyo y sont ainsi reçus et rediffusés aux États de la zone. Dans ce dispositif, les préfets de la Réunion, de Mayotte et des Terres australes et antarctiques françaises sont systématiquement destinataires des alertes transmises par le CNATOI. Il a enfin indiqué que la localisation du centre national d'alerte confié au Commissariat à l'énergie atomique devrait être arrêtée dans les jours à venir.
Un marégraphe a été installé à la Réunion en octobre 2007 ; deux autres sont prévus dans la région d'ici 2009, dont un à Madagascar. En outre, un marégraphe doit être opérationnel à Mayotte en 2008. Parmi les stations sismiques du réseau Géoscope, celles de la Réunion et de Canberra ont été installées en 2007, la station de Crozet sera raccordée courant 2008 et celles de l'île d'Amsterdam en 2009.
Un sismographe sera installe à Madagascar cette année. Celui de Djibouti fera prochainement l'objet d'une remise à jour.
Ces actions sont conduites dans le cadre de l'aide apportée aux pays victimes du tsunami du 26 décembre 2004, dont la direction générale de la coopération internationale et du développe ment a confié la réalisation à Météo France, pour un montant de l 472 000 euros. Les difficultés de toutes natures rencontrées dans le déploiement des capteurs de mesure dans l'océan Indien, ainsi que la nécessité de nouvelles études, expliquent le prolongement de la convention avec Météo France jusqu'à la fin 2009 pour achever les actions engagées.

     Sources : CLICANOO- publié le dimanche 04 mai 2008.

Le 02 avril 2008 "La Grise" était au baptême du "Triton" de la SNSM de Saint-Gilles.

La gendarmerie maritime tient sa nouvelle vedette


Pour sa dernière mission sous drapeau tricolore, le Bougainville, bâtiment de transport et de soutien de la Marine nationale, fait escale ces jours-ci dans l’océan Indien, pour livrer de nouvelles vedettes à La Réunion et à Mayotte.

Parti le 21 mars de Toulon, son port d’attache, et après une escale à Djibouti, le Bougainville se livre actuellement à un jeu de chaises musicales dans l’océan Indien. Passé d’abord par Mayotte, où il a livré l’Odet, une vedette toute neuve pour la gendarmerie maritime, il y a embarqué dans son radier une vedette similaire, le Verdon, à destination de La Réunion. Celle-ci a été débarquée lundi au port de la Pointe-des-Galets pour y remplacer la Jonquille, l’actuel patrouilleur de la gendarmerie maritime sur l’île. Les raisons de cet échange sont simples. D’une part Mayotte ne dispose pas des capacités pour entretenir le Verdon, lequel sera donc rénové à La Réunion. D’autre part la Jonquille est appelée sur d’autres eaux, à Toulon, à qui il manquait un patrouilleur pour les missions de l’Etat en Méditerranée. “Le Verdon a un format un peu plus réduit mais, pour nos missions de sauvegarde maritime en côtier, nous n’avons pas besoin ici de la capacité de navigation hauturière de la Jonquille. Par contre, le Verdon ne pourra pas faire de missions de représentation, mais nous avons d’autres navires pour ça”, explique le lieutenant de vaisseau Corre. La Jonquille est longue de 32 mètres alors que le Verdon mesure 20 mètres et peut atteindre une vitesse de 25 noeuds. La Jonquille quittera donc définitivement La Réunion le 8 mai pour une tournée d’adieu à Madagascar (Tamatave et Diego-Suarez), avant d’être embarquée à Mayotte par le Bougainville le 25 mai direction Toulon. En attendant, le Bougainville est parti en représentation dans l’océan Indien et reviendra faire escale à La Réunion du 6 au 12 mai. Sa virée dans la région permet aussi des permutations de matériel entre La Réunion et Mayotte. Après vingt années de service, ce bâtiment long de 115 mètres et fort d’un équipage de 70 à 90 marins selon les missions, assure ainsi son dernier voyage pour la Marine. Il devrait être cédé à une marine étrangère ou bien démantelé.
Sy.A.

Un article de CLICANOO.COM publié le 13 mai 2008 dans la rubrique faits divers me rappelle une pêche au filet devant le port de Saint-Gilles, restée sans le moindre commentaire, voici quelques semaines ... Mais ça n'a rien à voir, bien sûr.
                                                                                                       
Les pêches-cavales de la colère

Un filet de pêche et 200 kilos de poissons saisis. Ça fait cher la sortie pour ces quelques professionnels d’Etang-Salé partis hier aux pêche-cavales. Leur erreur ? Avoir travaillé avec des plaisanciers. Un mélange des genres interdit, leur a rappelé la brigade nautique.

“Pêcheurs professionnels et plaisanciers n’auraient pas dû se mélanger. Ils n’ont pas le droit de pêcher ensemble. C’est interdit par arrêté préfectoral”, martelait hier Arnaud Grivel, de la brigade nautique, sur la plage d’Etang-Salé. C’est pour cette erreur qu’une poignée de pêcheurs professionnels de la commune ont été punis hier. A leur retour, vers midi, d’une généreuse pêche, Alix Savigny, Eric Blanchet et les autres ont eu affaire à la gendarmerie. “C’est de la délation. Il y a des collègues jaloux qui ont dû nous balancer”, estimait, dépité, Alix Savigny. Le président de l’Appes (Association des pêcheurs et plaisanciers de l’Etang-Salé) était conscient de ce qu’il faisait.

“Je sais que c’est interdit de faire intervenir des amateurs. Mais, on avait juste besoin d’un coup de main pour ramener les poissons, pour une pêche traditionnelle que l’on ne pratique qu’une fois ou deux par an. Je ne comprends pas ce système de loi qui nous punit pour ça”. Sur la plage d’Etang-Salé, hier, Alix Savigny n’était pas le seul à s’interroger sur l’opportunité d’une telle loi. Les gendarmes de la brigade de la commune, venus en renfort de ceux de la nautique, ont été quelque peu malmenés. “On fait jeter 200 kilos de poissons à la mer pour ça ! C’est injuste ! Ca fait 200 ans que l’on pratique cette pêche à la Réunion. On veut nous tuer ou quoi ?”, s’indignait un gramoune. Ça a bien failli tourner à la bagarre lorsque les forces de l’ordre ont voulu saisir le filet utilisé lors de cette pêche-cavale. Mais, Alix Savigny, pourtant propriétaire du filet, a préféré calmer le jeu. “Ça ne sert à rien de s’énerver. On ne peut rien contre la loi. Mais, c’est la loi qui me déçoit et aussi les gendarmes que je trouve trop carrés. J’ai perdu 6 000 euros avec la saisie de mon filet. Je suis écœuré. D’autant que ce n’est pas fini. On va devoir aller au tribunal et on risque un gros PV”. Arnaud Grivel, de la brigade nautique, venue du Port pour punir cette infraction, confirmait hier : “Pour des faits comme ça, ces pêcheurs peuvent prendre jusqu’à 3 500 euros d’amende”. Alors qu’il faisait face à la colère générale des participants à cette pêche, le responsable de l’intervention punitive confiait : “On sait que cette pêche à la senne est une tradition. Mais, il y a aussi une réglementation que l’on est chargé d’appliquer. Il y a déjà eu de nombreux abus de la part de plaisanciers qui vendaient leur pêche. On ne peut pas fermer les yeux sinon c’est tout le système qui déraille ”
Armelle Hervieu

“Une tradition à la Réunion”
Stéphane Pinault est pêcheur professionnel. Originaire d’Etang-Salé, il a son bateau au Port. Hier, il ne participait pas à cette pêche mais était venu pour soutenir ses collègues. “Les pêches-cavales, c’est une tradition à la Réunion. Normalement, on fait ça en novembre. A Saint-Paul, il la pratique toute l’année. Ça consiste à réunir un banc de ces petits poissons gris et à les attraper avec un filet après. C’est beaucoup plus simple à faire avec la barque appartenant à un amateur qu’ils sont allés chercher, parce qu’elle est basse sur l’eau et facilite le ramassage du filet. Je trouve que les gendarmes n’ont pas fait de quartier. Ça devient vraiment trop dur d’exercer ce métier. On limite notre zone de pêche. Les poissons sont de plus en plus difficiles à trouver... Dans dix ans, la pêche professionnelle n’existera plus à la Réunion”.
“Un coup de main de notre famille”
Avec Alix Savigny et deux autres, Eric Blanchet fait partie des pêcheurs professionnels d’Etang-Salé partis hier pour cette pêche qui a mal tourné. Il raconte sa version de l’histoire : “On est partis tôt ce matin avec deux bateaux professionnels, celui d’Alix et le mien. Et puis, pour déposer le tramail (filet) dans l’eau, on a eu besoin d’un autre bateau sans les rambardes de sécurité qui gênent. Alors, Alix est allé chercher le loup de mer. C’est un petit bateau, qui appartient à notre famille. A bord, on avait aussi des amateurs pour nous aider. Mais, c’est tout de notre famille. On ne fait cette pêche traditionnelle que deux fois par an. Déjà qu’on vit mal. Je trouve que c’est cher payé”.

2 réactions de lecteurs :
GABRIEL justice ?
c du n’importe quoi !! à l’heure d’aujourd’hui, tout est en train d’augmenter ! les réunionnais peine à s’en sortir et c’est du gaspillage pur et simple de jeter plus de 200 kilos de poissons à la mer. Les ressources de la mer ne sont certes pas infini, mais rejeter des poissons en plus mort, c’est du n’importe qoui ! les flics n’ont rien d’autres faire à faire que d’embêter les honnêtes travailleurs qui sont en plus venu donner un coup de mains à leurs collègues en difficultés. LAISSER LES HONNETES TRAVAILLEURS EN PAIX !! ET LA TRADITION REUNIONNAISE C’EST L’ENTRAIDE ET LA SOLIDARITE

camille MAUVAISE FOI
C’et marrant comment les gens adorent le mot traditon ; surtout ne rien interdire ,c’est la tradition ! le problème c’est que les gs st tellemt habituésà tricher que quand enfin on applique la loi,ils ne comprennent plus.

En fin de compte et pour éviter un affrontement avec la population, les gendarmes n'ont saisi que quatre ou cinq caisses de poissons sur plusieurs dizaines. Toutefois, Alix SAVIGNY fera l'objet de poursuites pour cet amalgame entre plaisance et pêche pro, entre pêche de loisir et "tradition" comme disent certains.  


Sur CLICANOO.COM un article publié le 24 mai 2008 nous révèle que Saint-Leu et Saint-Paul conservent le pavillon bleu. Bonne nouvelle.
Ca me fait penser que les drapeaux du côté du CNB sont en loques ...

Saint-Paul et Saint-Leu restent en bleu

Les ports et plages de l’Ouest gardent leur pavilllon bleu. Hier matin, le palmarès 2008 a été dévoilé à Beynat (Corrèze) où les villes de Saint-Paul et Saint-Leu ont été une nouvelle fois récompensées. Cet écolabel valorise chaque année les communes qui “mènent de façon permanente une politique de recherche et d’application durable en faveur d’un environnement de qualité”. Outre-mer, seules les plages de Bora-Bora (Polynésie) et le port du Marin (Martinique) rivalisent avec les deux villes de l’Ouest réunionnais. Alors que la distinction a été créée en 1987 par la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe, l’obtention d’un pavillon bleu est peu à peu devenue un impératif pour les stations balnéaires. Un sondage paru dans le journal La Provence indiquait récemment que 78% des Français préféraient séjourner dans une ville labellisée. Un argument de poids également pour les touristes étrangers puisque le pavillon existe désormais dans 37 pays du monde. Pourtant, l’attribution a souvent été contestée, car les critères eux-mêmes évoluent chaque année et peuvent parfois sembler subjectifs. En effet, le comité d’évaluation ne se contente pas d’analyser les eaux de baignade. Est également évaluée la gestion des sites, des déchets et des milieux. Le critère le plus difficile à mesurer restant l’éducation à l’environnement. Cependant, ces critiques émanent essentiellement de métropole. À la Réunion, les études successives soulignent l’excellente qualité des eaux de baignade. “Les pavillons ne sont pas usurpés ici. Les dernières analyses de la Drass le confirment”, indique Cathy Choupas, de Surfrider Foundation                                         R. Lt.

3 réactions

1 - Flipper
Label pour promoteurs immobiliers et touristiques...
On peut quand même se poser des questions sur les critères d’attribution de ce label pour St Paul. Où et quand les prélèvements d’eau de mer ont-ils été faits ? Tout le monde sait, et sent, que les effluents qui se déversent dans la ravine de l’Hermitage et sur la plage de St Paul au niveau de la Grotte des Premiers Français, n’ont rien à voir avec de l’eau de source. Des prélèvements ont-ils été pratiqués à ces endroits ? Et je ne parle pas des résidus de produits phytosanitaires agricoles et d’engrais qui arrivent jusqu’au lagon avec les eaux de ruissellement ou par infiltration. Quelles sont les mesures des relevés ? Nous aimerions savoir dans quelles conditions et où ont-ils été effectués. Comment peut-on permettre aux promoteurs de continuer à lotir alors que les stations d’épuration sont à saturation ? Le lagon est-il voué à devenir le pédiluve (bac pour se laver les pieds à la piscine) des promoteurs ? Notre tourisme doit-il reposer sur un mensonge de plus ? Le tourisme est-il l’avenir de la Réunion, à l’heure où les billets seront bientôt trop chers pour le commun des mortels ? Voilà des questions sur lesquelles il nous faut vraiment réfléchir avant de dépenser des millions dans des campagnes de promotion qui reposent sur du vent.
24 mai 2008 - 09:23

2 -nicolas de launay de la perrière
foutage de gueule
Bien vu flipper, ce label "bleu" pue à plein nez l’arnaque ! quels audits réalisés sur place ? de la transparence, madame la député maire !
24 mai 2008 - 10:35

3 - Flipper
Lourd héritage...
Mon cher Nicolas,
Loin de moi l’idée d’imputer l’incurie ou le laxisme des maires précédents à Madame le nouveau maire qui hérite d’un lourd passif dans ce domaine. Par contre nous attendons tous d’elle une véritable volonté de faire bouger les choses.
25 mai 2008 - 00:13

Le 27 mai 2008, CLICANOO.COM, publie, Trente experts au chevet des cyclones

Ils sont américains, australiens, japonais, indiens ou représentants d’un des quatorze services météorologiques, membres du Comité des cyclones tropicaux du sud-ouest de l’océan Indien, à se retrouver dans notre île jusqu’à vendredi à l’invitation du Centre météorologique régional spécialisé cyclones (CMRS) de la Réunion. Objectif : mieux cerner les cyclones.

“C’est la première fois qu’un tel atelier est organisé localement, souligne Gérard Thierry, directeur inter-régional de la station Météo France du Chaudron. C’est aussi l’occasion de célébrer les dix ans de notre Cellule recherche. L’objectif est de faire le point sur l’avancée des recherches en matière de modèles numériques de prévisions et voir ensemble dans quelles directions il convient d’orienter nos travaux afin d’améliorer encore les prévisions en matière cyclonique.” Les modèles de prévision numériques font aujourd’hui partie intégrante des outils mis à la disposition des météorologues. “Ils permettent de prévoir la température, le vent ainsi que la pression atmosphérique qui régneront dans quelques jours à partir des paramètres météorologiques mesurés aujourd’hui. On calcule ainsi l’évolution de l’atmosphère à partir d’un état initial supposé parfaitement connu basé sur des observations réelles, de la même manière que l’aurait fait un prévisionniste, mais évidemment avec un temps de réponse plusieurs milliards de fois plus rapide, explique Samuel Westrelin, responsable de la Cellule recherches cyclones. “Un modèle de l’atmosphère est représenté par un maillage tridimensionnel. Chaque maille représente un volume ou “boîte” de quelques kilomètres de longueur (3.5 à 35 km) plus ou moins resserrée en altitude en fonction de la puissance des ordinateurs (une quarantaine de couches d’épaisseur variables mesurant chacune au minimum quelques centaines de mètres d’épaisseur).”
                                                                                           “DES PROGRÈS CONSIDÉRABLES”
“Chaque boîte élémentaire est considérée comme un point et reçoit les valeurs initiales de pression, température, vent, humidité, etc, observées à un instant donné sur la Terre par les réseaux synoptique et aérologique, les stations aériennes, etc. Certains relevés ne correspondant pas aux “points” de la grille, les valeurs manquantes sont interpolées. C’est l’analyse en points de grille.” Les prévisions autour des cyclones sont encore entachées d’une importante marge d’incertitude. “En matière d’estimations de trajectoires, des progrès considérables ont été réalisés depuis vingt ans, souligne Samuel Westrelin. Il n’en va pas de même pour l’intensité des phénomènes. Les modèles numériques sont de plus en plus précis. La dimension de la maille est passée de 50 km à 10 km, en attendant 2 km. Les progrès sont constants mais s’étalent sur une longue période, dix à vingt ans. Les avancées les plus significatives dans les années à venir se feront sur le terrain de l’intensité.”
Alain Dupuis

- Arpège : nom du modèle numérique qui est utilisé pour établir chaque jour les prévisions du temps sur l’ensemble de la planète (d’où le terme de modèle global) avec une résolution de 20 km sur la France et de 250 km aux antipodes. Arpège Tropique est une version d’Arpège optimisée pour la prévision entre 30°nord et 30° sud.

- Aladin : Météo-France développe et exploite également un autre modèle, Aladin, qui lui, peut-être utilisé sur une portion de la planète limitée par un quadrilatère (modèle à aire limitée).

- Arome
: Lancé au Centre National de Recherches Météorologiques en 2000, le projet Arome, destiné à remplacer complètement Aladin à l’horizon 2010, vise à doter Météo-France d’un outil de pointe de prévision opérationnelle à très haute résolution. Arome est capable de modéliser l’atmosphère à des résolutions horizontales approchant le kilomètre (à comparer aux 10 km de la résolution actuelle d’Aladin. Le modèle Arome, qui tourne en mode expérimental depuis mi-2005, entrera en opération en 2008 sur le nouveau supercalculateur NEC de Météo-France.

                                                   - Aladin Réunion au service de la prévision
La station Météo France du Chaudron expérimente actuellement un nouveau modèle numérique de prévision opérationnel baptisé Aladin Réunion destiné à terme à être étendu aux Antilles et à la Guyane. Depuis fin octobre 2006, les prévisionnistes de la Direction interrégionale de Météo-France du Chaudron disposent d’un nouveau modèle numérique Aladin Réunion. La résolution horizontale de ce modèle est de 10km, ce qui constitue un gain conséquent par rapport aux modèles globaux disponibles dont la résolution est de 25km en prévision pour le plus fin. La meilleure description du relief escarpé de La Réunion, culminant en réalité à plus de 3 000 m sur une surface de seulement 2 500 km2, permet au modèle de prévoir des scénarios plus vraisemblables d’interaction entre le relief et l’atmosphère. Ce modèle à aire limitée simule aussi des cyclones ayant une structure beaucoup plus réaliste que dans les modèles globaux, ce qui est bénéfique pour les prévisions de leurs trajectoires et intensité. “Sur les quelques cas de cyclones éprouvés, l’erreur de position du cyclone prévu par le modèle Aladin-Réunion croît sensiblement moins vite avec l’échéance que celle du modèle global Arpège-Tropiques. Le modèle à aire limitée analyse et prévoit des intensités plus proches de la réalité. Par contre, la position à l’état initial n’est pas améliorée.” “Cette première version du modèle est appelée à évoluer en intégrant les améliorations issues des recherches et développements en cours telles que : une adaptation tropicale de l’assimilation, une assimilation des données satellitaires à haute résolution et une meilleure analyse de la position du cyclone.” (source Météo France)

                                             - Une grande campagne de mesures pour la saison 2010-2011

Cet atelier sur les cyclones tropicaux, a été l’occasion pour la Cellule recherches cyclones de la station Météo France du Chaudron de présenter aux spécialistes du monde entier un grand projet de campagne de mesures qui pourrait se concrétiser pour la saison cyclonique 2010-2011. “Les données fournies par les satellites ont permis de faire progresser de manière considérable les connaissances sur les cyclones, indique Samuel Westrelin, responsable de la Cellule. Mais, des éléments essentiels comme la dimension, la structure et le développement du météore ou encore la force des vents ne peuvent être fournis par les photos satellites. Contrairement aux États-Unis les phénomènes qui se développent dans le sud-est de l’océan Indien n’ont jamais fait l’objet de reconnaissances aériennes. L’idée est d’effectuer une campagne de mesures de ce type en utilisant également des ballons sondes. Ce programme ambitieux nécessite des moyens importants qui doivent être mobilisés dans le cadre d’une coopération internationale que nous espérons pouvoir mettre en place.”

CLICANOO.COM Publié le 20 juin 2008
Le plan Barnier est censé apporter des aides aux pêcheurs professionnels. Voici une mise au point dans un dossier qui évolue tous les jours.

Mers et océans
Les couacs du plan Barnier

L’accès aux aides du plan Barnier pour faire face à la flambée du carburant ne semble pas si aisé que cela à La Réunion. C’est en tout cas le regard porté notamment par le comité local des pêches. L’organisme dénonce une série d’inadaptations alors que le délai pour le dépôt des dossiers s’amenuise jour après jour.

Il l’avait souligné depuis le départ, le comité régional des pêches remet le couvert. Son président, Jean-René Enilorac, lance : “Le plan Barnier n’est pas adapté aux Dom ni à La Réunion. Une partie de la profession se retrouve exclue des aides”. Propulsé à la tête de cet organisme professionnel par le secteur de la pêche artisanale, il poursuit : “C’est notamment le cas de la petite pêche. Sur 200 bateaux, seulement 35 marchent au gazole. Le reste utilise l’essence. Or, l’aide d’urgence (ndlr : pour les entreprises de 27 centimes par litre de gazole) est basée sur le premier carburant… Le problème se pose également en Guadeloupe et en Martinique”. Il en va de même pour l’aide sociale aux marins, dont la base n’est autre que le système à la part (*). Un système loin d’être généralisé à La Réunion. Et pour cause, quelques armements avaient anticipé dès le début de l’année, mais la majeure partie des engagements se fait sous la forme du salariat, comme à la Sapmer ou la Scopar, au kg de poisson pour d’autres. Et du côté de la petite pêche, la contractualisation n’est pas toujours de mise. “On se contente d’un accord tacite bien souvent”, explique-t-on au comité. Cet organisme professionnel estime par ailleurs que seulement 15 à 20 % des 200 bateaux qui composent cette partie de la flottille réunionnaise, ont un matelot. Le reste étant des patrons pêcheurs. Or, ces derniers n’ont pas accès à l’aide sociale non plus. Et la modification des pratiques pour rentrer dans les clous du plan Barnier risque de prendre du temps. Or, le délai s’épuise jour après jour. Les dossiers doivent être déposés à la direction des Affaires maritimes avant la fin du mois.
                                                                  Zéro demande pour l’aide sociale
“Ce n’est pas simple, on ne peut pas tout chambouler d’un simple coup de baguette magique”, avance le comité. C’est ce qui semble se passer. En effet, aucune demande d’aide sociale, dont la mise en paiement a démarré à compter du 16 juin, n’avait encore été faite hier. Un signe sans conteste de la complexité de l’accès aux aides. En revanche, concernant l’aide d’urgence aux entreprises, une soixantaine de dossiers, dont la plupart concernent la filière palangrière mais pas seulement, étaient aux mains des services de l’État. “Quarante sociétés ont d’ores et déjà été payées ou en cours de paiement”, souligne Didier Perocheau, directeur de cabinet de la préfecture. Ce dernier estime par ailleurs que la procédure “se déroule conformément aux instructions du gouvernement”.Le comité des pêches ne veut pas lâcher le morceau tant qu’il n’y aura pas de prise en compte des spécificités de l’outre-mer. Une réunion entre les représentants des Dom (le premier vice-président du comité local y était) et le ministère s’est déroulée hier. Le problème de l’essence était évoqué. Selon Jean-René Enilorac, “c’est zéro aide pour l’instant d’accordée pour les bateaux naviguant à l’essence, le ministère tente de noyer le poisson”. Le ministère, pour ce qu’il qualifie dans un courrier du 4 juin de “question nouvelle”, a pourtant lancé une évaluation du nombre de bateaux et de litrages. L’objectif avancé étant de “mettre en place une extension pour ces navires”. Mais, visiblement, celle-ci tarde à être menée. Faute de chiffres fiables ou de véritable volonté politique ? Quant à l’Union européenne, elle semble aujourd’hui (lire ci-contre) pencher en faveur de nouvelles aides à la pêche
Bruno Graignic
(*) : Recettes et coûts dits communs, dont le gazole, sont divisés entre l’équipage et l’armement. Ce qui échoie à chacun est calculé en fonction du produit net de la pêche (après avoir retiré les frais).

                                                   Bruxelles entend enfin le message des pêcheurs
Le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, vient d’adopter une résolution sur la crise du secteur de la pêche due à l’augmentation du prix du gazole sous la pression de sept pays membres dont la France, l’Espagne, le Portugal et l’Italie et professionnels mobilisés depuis des semaines. Margie Sudre, député européen de La Réunion, note : “La pêche constitue un pilier particulièrement important du développement économique et social des régions ultrapériphériques. … Il est du devoir de l’Union européenne de dégager un compromis”. Selon elle, “le Parlement européen vient d’envoyer un signal fort aux pêcheurs. En demandant un relèvement du plafond des aides publiques de 30 000 à 100 000 euros, en appelant à l’application immédiate des mesures d’urgence et d’accompagnement social, enfin, en exigeant une réorganisation des dépenses du Fonds européen pour la pêche (FEP), les députés européens ont fait comprendre aux pêcheurs que leur détresse a été entendue”. Par ailleurs, la Commission européenne vient d’annoncer être prête à accepter un certain nombre de propositions faites par les états précités, dont celle de diminuer les taxes sur le carburant. Les comités régionaux et locaux métropolitains ont accueilli cette nouvelle positivement même s’ils vont suivre les évolutions de près. La profession relève que pour la première fois l’Europe évoque “non seulement la modernisation des navires neufs de moins de cinq ans, mais surtout la construction de navires neufs d’un nouveau type pour répondre aux nouveaux défis, notamment énergétique. C’est un message d’espoir adressé aux pêcheurs. Oui, nous croyons à un avenir pour la pêche avec de nouvelles règles ensemble définies”. Les propositions seront discutées par le conseil des ministres européens de la pêche, les 23 et 24 juin prochains

CLICANOO.COM | Publié le 5 juillet 2008                     Plan Barnier : la moitié de la flottille sous perfusion

Dans le cadre du plan Barnier, bouée de sauvetage pour la pêche face à la flambée du pétrole, pratiquement la moitié de la flottille réunionnaise a déposé un dossier d’aide d’urgence. Vingt et une entreprises, uniquement de la branche palangrière, ont par ailleurs adhéré au plan de restructuration et de sauvetage.

Le plan Barnier est dans les temps à la Réunion. C’est le sentiment du directeur de cabinet du préfet, Didier Perocheau, à la sortie du comité de pilotage qui s’est tenu hier en préfecture : “Les services de l’État ont traité tous les dossiers reçus dans les délais impartis. Aux Antilles ou en Guyane, ils commencent tout juste”. Cent dix-neuf demandes d’aide d’urgence (compensation de 27 cents par litre destiné aux armements) ont été déposées à la date butoir du 29 juin. D’autres pourraient s’y ajouter dans les prochains jours. En effet, un délai supplémentaire, “encore non précisé”, devrait être accordé pour les pêcheurs utilisant de l’essence, au départ exclus du dispositif (voir édition d’hier). À l’heure actuelle, “c’est 47 % de la flottille réunionnaise qui a souscrit à l’aide d’urgence”, précise le directeur régional des Affaires maritimes, Jean-Marie Coupu. La moitié de la flotte pour un montant demandé de 924 000 euros. Mais “après analyse des conditions de recevabilité, la somme tombe à 823 000 euros”, souligne-t-il. Les contrôles menés sur près de 20 % des dossiers ont montré “un taux d’erreur important de 45 %”. Notamment sur ceux de la branche petite pêche “moins structurés”. Du coup, tous les dossiers seront contrôlés à la Réunion.
“De réelles perspectives”
En parallèle, de ce volet d’urgence, le plan de sauvetage et de restructuration est également sur les rails. Vingt et une entreprises – toutes appartiennent au segment palangrier – sur les 119 précitées y ont souscrit. Rien d’étonnant selon Jean-Marie Coupu : “Ce sont les armements qui ont le plus investi ces dernières années. À cela s’ajoutent des marées lointaines, donc une consommation plus importante de gazole. Les exportations de thon souffrent par ailleurs d’un euro fort. Enfin, il y a un creux dans le cycle de la ressource en thonidés depuis 2007 dans la zone. La pêche australe s’en sort mieux car elle est positionnée sur une niche”. Ce volet sera mené en trois phases : rendu de l’audit financier pour fin juillet, puis examen des mesures préconisées pour la restructuration (seulement les entreprises viables) fin septembre. Enfin, mise en œuvre des solutions fin octobre. “Des voies techniques, comme le choix d’une propulsion moins gourmande, doivent être trouvées pour réaliser des économies d’énergie. C’est inéluctable. D’autant plus que la cherté du gazole s’installe”, avance Jean-Marie Coupu. Reste encore l’interrogation du niveau de l’aide étatique accordée (avec un maximum eurocompatible de l’ordre de 40 %) pour réaliser ces investissements. “Une circulaire devrait préciser cela rapidement”, avance le Dram. Ce dernier croit pourtant à l’avenir de la filière : “Les candidats ont de réelles chances d’aller jusqu’au bout de la démarche et de s’en sortir”. Quant aux entreprises jugées non-viables, le plan Barnier prévoit une sortie de flotte. Un extrême difficile à envisager à la Réunion de l’avis de Jean-Marie Coupu, où “des plans ambitieux de développement ont été menés et où la ressource existe”. Didier Perocheau conclut : “Il existe de réelles perspectives. Il faut se donner les moyens de structurer la filière. Le plan Barnier, outre une aide pour franchir un mauvais cap, en est l’occasion”
Bruno Graignic

Les chiffres Sur les 119 demandes (136 navires), 90 concernent la pêche côtière (230 navires au total), 24 les palangriers (30 navires au total) et 5 la pêche australe (6 au total). Les demandes de paiement de l’aide d’urgence atteignent 232 000 euros. Pour les entreprises engagées dans le plan de sauvetage 591 000 euros. Par segment, la petite pêche réclame 157 000 euros, les palangriers 617 000 euros et la pêche australe 150 000 euros. Quant à l’aide sociale, quatorze demandes pour autant de marins, embarqués sur trois navires, ont été faites. Elles sont applicables mois par mois (entre 100 et 300 euros) sans date limite ni de durée ni de dépôt du dossier.

- Les réactions des professionnels
Yannick Lauri, président du Syndicat des armements réunionnais de palangriers congélateurs, note : “Il faut souligner la célérité avec laquelle les services de l’État ont mis en route le plan Barnier”. Philippe Guérin, du Syndicat des armateurs réunionnais de pêche palangrière pélagique, lance : “Ils ont pris le dossier à bras-le-corps. Les engagements sont tenus pour les armements, même si l’aide n’équivaut pas à un litre de gazole à 40 cents. D’autant plus que celui-ci va certainement augmenter au 1er août… Il y a pourtant de réelles avancées.” Pascal Enilorac, vice-président du comité régional des pêches, se dit “satisfait que les mesures d’aide soient également applicables pour l’essence. On nous a promis un délai. On attend de voir”.

Déjà quatre ans ont passé depuis le tsunami … CLICANOO.COM publie le plan de secours spécialisé le 18 juillet 2008.

Enfin un plan secours spécialisé tsunami

       Quatre ans après le terrible tsunami qui a dévasté une partie des pays riverains de l’océan Indien, la Réunion dispose enfin d’un système d’alerte sous la forme d’un plan de secours spécialisé tsunami signé, hier, par le préfet. Avec ses trois niveaux, il s’inspire de ceux déjà en vigueur pour le volcan ou les cyclones.

            Le 26 décembre 2004, à 07 h 58 locale, un séisme majeur de magnitude 9 sur l’échelle de Richter secoue violemment les fonds marins au large de Banda Aceh au nord de Sumatra, dans la région des archipels des îles Andaman et Nicobar. Le soulèvement vertical du plancher marin entraîne la formation d’un raz de marée dévastateur qui traverse l’océan Indien. Les tsunamis sèment la désolation, principalement sur les côtes de Sumatra, du Sri Lanka, de l’Inde et de la Thaïlande. On dénombre 283 000 morts, 14 000 disparus, 1 100 000 personnes déplacées.
            Dans les îles de l’océan Indien, les dégâts sont relativement limités, mais le phénomène résonne comme un coup de tonnerre. Les pays riverains dont La Réunion, s’aperçoivent qu’ils sont relativement démunis face à un tel cataclysme. En dépit de ce constat alarmant, les réactions vont tarder. La création d’un système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien (SATOI) est décidée en mars 2005 sous l’égide de la commission océanographique nationale (COI) de l’UNESCO. La plupart des 27 pays de l’océan Indien désignent leur service météorologique comme référent et la France décide d’établir à la Réunion un Centre national d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien, à vocation régionale (CNATOI). Les services de Météo-France fournissent l’infrastructure du CNATOI, adossée au centre météorologique spécialisé de prévention cyclonique de la Réunion.
En avril 2005, les dispositions techniques nécessaires ont été prises afin de recevoir les messages des centres d’alerte au tsunami d’Hawaï et de Tokyo et de rediffuser ces informations aux États de la zone (voir encadré) Un programme d’équipement des services météorologiques des pays de la zone destiné à leur permettre d’avoir accès aux alertes est conduit en complément de ceux de l’Organisation météorologique mondiale et de la Commission de l’océan Indien. Un marégraphe temps réel est installé à La Réunion en octobre 2007, deux autres parmi lesquels un à Madagascar, sont prévus dans la région d’ici à 2009. Par ailleurs, un marégraphe neuf à Mayotte-Dzaoudzi sera opérationnel cette année. Parmi les stations sismiques du réseau Géoscope, les stations de la Réunion et de Canberra ont été installées en 2007, la station de l’île de Crozet devait être raccordée en temps réel courant avril 2008 et la station de l’île d’Amsterdam l’an prochain. Un sismographe sera installé à Madagascar en avril 2008 et celui de Djibouti fera prochainement l’objet d’une remise à jour.          Alain Dupuis

Trois niveaux d’alerte
            Le plan de secours spécialisé tsunami de la Réunion est le premier du genre en France. Il a été élaboré à partir de données fournies par le Commissariat à l’énergie atomique. “Ce plan est appelé à évoluer rapidement, souligne la préfecture. En effet les bases de mesures et les observations humaines sont encore insuffisantes.” En tenant compte de l’intensité (magnitude) du séisme, de sa localisation et du temps de parcours estimé de l’onde soit entre 6 et 8 heures pour la Réunion, trois niveaux d’alertes ont été définis. Alerte jaune : Hauteur des vagues susceptibles de toucher terre inférieure à 0,50 m. Alerte orange : Hauteur des vagues susceptibles de toucher terre comprise entre 0,50 m et 2 m. Alerte rouge : Hauteur des vagues susceptibles de toucher terre comprise entre 2 m et 5 m. La décision de déclencher l’alerte appartient au préfet. C’est à la préfecture au Centre opérationnel que sera centralisé le commandement. Compte tenu de la gravité et de la nature des dégâts le préfet pourra dans la foulée mettre en œuvre les plans Rouge ou ORSEC. Des relevés bathymétriques et d’altimétrie sur les côtes sont actuellement en cours. Ces mesures permettront d’alimenter des outils de modélisation numérique afin de mieux évaluer les zones les plus exposées en fonction de l’intensité attendue d’un tsunami. Des cartographies plus fines, commune par commune se substitueront dans l’avenir à celles actuellement annexées au plan de secours spécialisé tsunami.

Le Quotidien publie un article sur la nouvelle réglementation de la pêche de loisir le 13 août 2008. Vous pouvez envoyer vos remarques.

Deux nouveaux arrêtés fixent les règles de pêche
LES DCP INTERDITS AUX PLAISANCIERS EN SEMAINE

Pour éviter une surpêche, la réglementation sur les dispositifs concentrateurs de poissons (DCP) a changé. La création de la réserve marine entraîne, elle aussi, des changements.

Ça grogne dans les ports de plaisance. Depuis le 15 juillet, date de signature de deux nouveaux arrêtés préfectoraux réglementant les pêches professionnelle et de loisir, les dispositifs concentrateurs de poissons (DCP) sont interdits aux plaisanciers en semaine.
Pour, dixit le préfet, « maîtriser l'effort de pêche » et organiser «un accès différencié entre pêcheurs professionnels et pêcheurs plaisanciers».
jusqu'ici, depuis un arrêté de 2002, les professionnels avaient priorité sur les DCP en semaine. S'ils étaient sur site, les plaisanciers devaient s'éloigner d'un demi mille marin. Sinon, ils pouvaient mettre leurs lignes à l'eau. Désormais, la pêche de loisir est possible les week-ends et jours fériés mais interdite les jours ouvrables. Et le rayon des DCP a été étendu à un mille.
«Pour ne pas s'approcher à moins d'un mille, il faudrait déjà savoir où ils sont, commente un plaisancier à Saint-Gilles, en préférant garder l'anonymat pour ne pas s'attirer les foudres des professionnels.
Mais le comité des pêches ne donne les positions GPS qu'aux professionnels. Comment on fait pour voir un chapelet de bouées à 1,6 km?» Et de continuer : « En plus, les DCP peuvent se déplacer d'un mille, la corde n'est pas tendue. Donc ça fait un rayon de trois milles. Alors que parfois, il y a moins que ça entre deux DCP. Il y a des zones entières qui nous sont interdites mais on ne les connaît pas. Et les gendarmes ont commencé à nous engueuler.,.»
La nouvelle réglementation sur les DCP fait jaser, d'autant que les plaisanciers n'ont pas été associés à sa rédaction, mais ce n'est pas la seule nouveauté des arrêtés préfectoraux, qui intègrent notamment la création de la réserve naturelle marine. «Les principales modifications concernent la pêche à l'intérieur de la réserve, explique Eric Banel, directeur adjoint des Affaires maritimes. Avec la création de zones réservées à ceux qui ont une licence professionnelle.
Toute pêche est interdite dans les zones de protection intégrale mais celle des capucins nains, des calmars et petits pélagiques est autorisée dans les zones de protection renfor cée»
Pour la pêche de loisir, les avancées conquises par les pêcheurs traditionnels sont dans le texte. La zone intégrale est un sanctuaire mais la.pêche à la gaulette, au zourite et aux capucins nains est autorisée sur les fonds sableux. Ni sur les coraux, sur lesquels il est interdit de marcher,ni de nuit, ni avec un harpon. La détention de toute arme de pêche sous-marine est "d'ailleurs interdite dans les zones de protection intégrale et renforcée. Seules les passes des ravines Trois-Bassins et Colimaçons peuvent être traversées avec une arme non maintenue en charge.
La pêche à la ligne est également autorisée depuis un rivage rocheux volcanique ou une plage de sable noir. A noter également, les prises maximales sont de cinq kilos par, jour et par pêcheur à l'intérieur de la réserve naturelle, y compris en dehors des lagons.                                                        Raphaël ORTSCHEIDT

Dans sa rubrique MERS ET OCEANS, CLICANOO.COM publie le 24 août 2008 une série d'articles sur la SNSM.

SNSM : Les sauveteurs oubliés par les collectivités

          Sauvetage. Chaque année, la Société nationale des sauveteurs en mer réalise trois quarts des opérations de sauvetage en eaux réunionnaises. Derrière ce nom prestigieux se cachent des bénévoles. En alerte 24 h/24 h, prêts à prendre la mer qu’elle soit d’huile ou démontée, ils ont décidé de donner de leur temps pour sauver des vies. Un choix qu’a fait Alexandre Lo-King-Fung.

          Dans la vie ils sont chefs d’entreprise, agriculteurs, artisans ou commerçants, mais sitôt l’alerte donnée, ils deviennent canotier, opérateur radio, nageur-sauveteur ou patron, opérationnels en 30 minutes, embarqués sur une vedette qui file déjà vers le large pour porter secours quand la houle cloue le reste des bateaux à quai. Sauveteurs en mer par passion, ces hommes et ces femmes sont avant tout des bénévoles qui ont choisi de donner de leur temps et de risquer parfois leur vie pour en sauver d’autres. À La Réunion, près des trois quarts des opérations de sauvetage en mer sont réalisées par les équipages de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) qui compte trois stations dans l’île : Sainte-Marie, Saint-Gilles et Saint-Pierre. Alexandre Lo-King-Fung, 35 ans est l’un de ces bénévoles. Salarié dans une pharmacie de Saint-Louis, il est entré à la SNSM il y a trois ans “par amour de la mer” et “pour venir en aide à son prochain”. Plongeur confirmé et détenteur du permis hauturier, ce passionné de mer avoue s’être engagé un peu par hasard. “Je croyais comme tout le monde que c’était ouvert exclusivement aux personnes évoluant dans le secteur maritime. Mais en discutant sur le ponton du port de Saint-Pierre avec des bénévoles, j’ai appris que tout le monde pouvait postuler”. Marin aguerri, il ne tarde pas à entamer une formation de six mois pour apprendre à manœuvrer la vedette Commandant Peverelly dont il est depuis deux semaines l’un des deux patrons titulaires.
                                                               “La peur, on l’a forcément”
          “Ils cherchaient un patron et je n’ai pas peur des responsabilités”, explique le cadre qui alterne avec un autre patron les périodes d’astreinte, le téléphone qui le relie au CROSS en permanence avec lui. “Dès que l’alerte est donnée, on laisse tout tomber pour rallier au plus vite le reste de l’équipage prévenu par SMS. Ceux qui peuvent doivent être prêts à appareiller avec la vedette dans les 30 minutes, explique Alexandre. À bord de la vedette, chacun sait ce qu’il doit faire. Patron, c’est juste un titre car toutes les décisions se prennent en commun au sein de l’équipage. Le patron en revanche doit savoir déléguer les tâches de façon à avoir une bonne vision de ce qui se passe sur la vedette et autour”. Et s’il se plaît à dire que les sauveteurs en mer ont un côté “barjots de la houle”, la décharge d’adrénaline que ressent tout canotier lors d’une intervention ne doit pas lui faire oublier les risques réels. “La peur, on l’a forcément, c’est la panique qu’il faut éviter, analyse Alexandre. Mais une fois en mer, tu ne penses qu’à faire ton travail. De retour au port, tu ressens ensuite la satisfaction d’avoir bien fait les choses et d’avoir pu éviter le pire”. De là à dire qu’il s’agit d’un deuxième métier, il y a un pas facilement franchissable tant les compétences mises en avant et le savoir-faire sont loin de l’amateurisme. “On est des professionnels sans en être”, résume Alexandre. Quant aux conséquences qu’implique cet engagement particulier au service des autres, le secouriste reconnaît qu’ “être un sauveteur en mer signifie du temps à donner et à répartir entre sa vie familiale, professionnelle et personnelle, le but du jeu étant d’allier les trois sans négliger l’une ou l’autre”. La profession de foi de tout bon sauveteur en quelque sorte. Pierre Verrière

                                                              La SNSM en France.
          La SNSM née en 1967 de la fusion entre la Société centrale de sauvetage des naufragés et la Société des hospitaliers sauveteurs bretons, a été reconnue d’utilité publique en 1970. Près de 7 000 personnes composent cette association, dont 3 500 sauveteurs embarqués bénévoles, 600 bénévoles encadrants. Comptant 232 stations de sauvetage réparties tout au long des côtes métropolitaines et outre-mer, elle gère également 30 centres de formation. En 2007, la SNSM toutes stations confondues a secouru plus de 8 000 personnes, dont 700 d’une mort certaine. Plus de 4 500 bateaux, planches, kite-surfs en difficulté ont été assistés.
          Le sauvetage en mer à La Réunion. L’histoire du sauvetage en mer à La Réunion démarre avec le Saint-Pierrois Moïse Bègue au XIXe siècle. C’est notamment lui qui organise en 1897 le sauvetage des rescapés du Bruxelles. Mais ce n’est que dans les années 1960 que l’on retrouve trace d’une organisation associative de sauveteurs en mer. Les CRS ayant accompli cette mission auparavant. En 1962, les Hospitaliers sauveteurs bretons (HSB) sont implantés dans l’île. Il y a d’ailleurs des stations à Sainte-Rose, l’Étang Salé, Saint-Pierre, Saint-Denis et Saint-Gilles. Vers la fin des années 70, cette organisation met la clé sous la porte. Et ce n’est qu’en 1993 que la SNSM reprend le flambeau à Saint-Pierre. La gendarmerie maritime et la brigade nautique, ainsi que les moyens de la Marine nationale constituent également des éléments du dispositif de sauvetage en mer réunionnais. Le Cross coordonne tous ces moyens. Les opérations de secours aux personnes sont gratuites, le remorquage de bateaux et de planches à voile payant.

Des collectivités aux abonnés absents

          Les équipages de la SNSM veillent jour et nuit et sortent “lorsque tout le monde rentre”. Un engagement bénévole qui n’est pourtant pas soutenu à sa juste valeur financière. Les stations sont toujours à la recherche de donateurs et peinent à boucler leur budget. Parmi les abonnés absents, il y a des poids lourds comme la Région et le Département.

          La SNSM dépend pour financer ses navires, son matériel, ses formations et son carburant des subventions et des dons. L’État s’engage au niveau national pour les investissements lourds de type bateaux. Le bureau central de l’association redispatche ensuite. Mais, les stations doivent boucler leur budget de fonctionnement en faisant appel aux collectivités locales ainsi qu’aux privés. Un système qui arrange bien tout le monde. Et pour cause, sans cela, l’État et les collectivités territoriales devraient combler le vide. La SNSM et ses bénévoles assurent un service public, sans avoir les reins financiers aussi solides. En métropole, le fonctionnement est acté et les fonds publics abondent les caisses des sauveteurs bénévoles. À La Réunion, ce n’est pas tout à fait le cas. Le démarrage de l’antenne sainte-marienne a été rude et n’a pu se faire que grâce à un emprunt contracté auprès de son homologue du Sud. Et puis, les mairies ont commencé à donner. Sainte-Suzanne d’entrée de jeu, puis une ou deux la deuxième année. Un peu plus aujourd’hui, même si certaines continuent à faire la sourde oreille comme Saint-André.
                                                        “Des promesses qui restent lettre morte”
          Pourtant : “Quand on porte assistance à quelqu’un on ne lui demande pas un justificatif de domicile. On mène l’opération qu’il soit Parisien, Portois ou de Cilaos”, martèle Gérard Andrieu, président de la station sainte-marienne. Mais malgré ce mieux, le financement du fonctionnement de la station, environ 20 000 euros, repose en majeure partie, plus de 60 %, sur les dons des particuliers, du Rotary et d’entreprises. La SRPP, comme pour l’ensemble des autres stations notamment, est un des partenaires phare pour minimiser le coût du carburant. Quant au Département ou à la Région, “des promesses qui restent lettre morte depuis des années et malgré nos nombreuses rencontres”. Et puis, il y a le “contentieux” Moïse Bègue. La vedette a été taxée à 9 000 euros au titre de l’octroi de mer à son arrivée à la Pointe des Galets… “C’est aberrant alors qu’il s’agit d’un moyen de sauvetage. Et malgré l’engagement de la Région de compenser cette somme par une subvention, on ne voit toujours rien venir”, tonne Gérard Andrieu. Même topo à Saint-Gilles. Gérard Patoux, le patron de la dernière station réunionnaise, lance : “Pour acquérir notre pneumatique, il nous fallait mettre sur la table 65 500 euros. Comme c’est la règle, le siège a mis un quart, soit 20 000 euros, et la station 5 500 euros ainsi qu’un don de 10 000 euros. Du côté des collectivités, seul le TCO a donné 12 500 euros. C’est donc Paris qui a avancé. Et nous devons rembourser. Il nous reste encore 10 000 euros à trouver”. Là aussi, Région et Département brillent par leur absence. Gérard Patoux a même reçu une lettre lui signifiant que la Région “n’avait pas compétence en la matière”. Et pourtant, ailleurs en France, ces mêmes collectivités n’hésitent pas à mettre la main au portefeuille. Quant au budget fonctionnement de 10 000 euros, la SNSM saint-gilloise est obligée d’aller à la pêche aux subventions et aux dons. Du côté de Saint-Pierre rien de neuf sous le soleil. “Chaque année il faut ramer pour clôturer le budget, indique Olivier Magir, le président de la station sudiste qui reconnaît tout de même que “les communes commencent à comprendre l’utilité des secours en mer et jouent le jeu même si ce n’est pas toujours à la hauteur de nos besoins réels”. En revanche la station attend toujours un geste du Département et de la Région. “Au final c’est la qualité des secours qui pâtira de ce manque de moyens de la même manière que certaines plages ne sont plus surveillées”.
                                                             Quid du renouvellement des bateaux ?
          Le système arrange bien les politiques locaux qui s’esquivent face aux demandes légitimes de l’association. Tant que ça marche et qu’il ne faut pas débourser le moindre kopek, pourquoi injecter plus d’argent ? Pourtant, le coût du service rendu, s’il devait être assuré par les collectivités, atteindrait environ “396 000 euros par an pour les salaires de trente fonctionnaires”, calcule Gérard Patoux. Il ajoute : “Nous ne demandons que 50 000 euros pour les trois stations en fonctionnement…” Certes il faut aussi faire face aux investissements des bateaux, mais une vedette a une durée de vie de vingt ans. Ce problème va en tout cas devenir pressant. La vedette de Saint-Pierre va ouvrir le bal. La station sudiste ne sait toujours pas comment financer son remplacement d’ici trois ans. Il faut mettre sur la table la bagatelle de 800 000 euros, dont les trois-quarts seront à sa charge. Celle de Sainte-Marie doit être remplacée en 2016 et la station commence déjà à se constituer un matelas. Quant à Saint-Gilles, la station prévoit de faire de même d’ici cinq ans… Si la SNSM n’obtient pas des garanties, elle risque de fermer boutique. Certaines municipalités, la Région et le Département devraient peut-être se pencher sur la question. D’autant plus que les activités maritimes ne cessent de prendre de l’ampleur dans l’île.                        Bruno Graignic

                                                   TOTAL ÉQUIPE LES SAUVETEURS EN MER
          Dans le cadre d’une convention de mécénat avec la SNSM dont il est l’un des principaux partenaires, le groupe Total investit dans l’amélioration de la sécurité des équipages sur les navires. Un engagement sur cinq ans renouvelable par lequel le géant pétrolier s’engage à financer l’équipement de protection individuel (EPI) que devront désormais porter les bénévoles embarqués lorsqu’ils partent en intervention. Cette dotation qui équipe déjà les sauveteurs métropolitains arrivera en janvier dans les trois stations de secours réunionnaises et comportera des gilets de sauvetage de dernières générations, des vestes tout-temps ainsi que des tenues d’intervention ignifugées, des casques et des combinaisons de plongée pour les nageurs-sauveteurs.

                                      EXPÉRIMENTATION SUR LA COURANTOLOGIE
          Pour mieux diriger les recherches lorsqu’un homme est à la mer, la SNSM expérimente en ce moment des balises lui permettant de déterminer les zones prioritaires à explorer en fonction des courants marins. Gérard Andrieu, patron de la station sainte-marienne, note : “C’est un vieux système utilisé par la Marine et inventé voilà des centaines d’années. Il s’agit d’une balise lestée de plomb que l’on met à la dérive. Après une trentaine de minutes nous relevons son nouveau positionnement, qui, logiquement rend compte des courants exercés. Cela nous permet de déterminer la zone probable vers laquelle la victime a dû dériver. Ce n’est pas une certitude mais cela permet de concentrer les recherches”. Les bateaux de la SNSM devraient en être équipés à court terme. Mais, le choix technique n’est pas encore définitif. En effet, deux types de balises sont en lice.

Trois stations pour une île

          Trois stations SNSM quadrillent la zone d’intervention des eaux réunionnaises. Leurs territoires respectifs sont définis, mais c’est la rapidité d’intervention qui prime.

           Le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) est seul maître à bord à l’heure de diriger les opérations. Revue des moyens engagés.
          Saint-Pierre. Créée en 1993, la station de la capitale du Sud est la première des trois à quadriller les eaux réunionnaises en cas de problème. Forte d’une trentaine de sociétaires dont une quinzaine de membres actifs embarqués, elle est dotée de la vedette Commandant Peverelly, bâtiment de 2e classe construit en 1992. Longue de 10,50 m, l’embarcation est propulsée par deux moteurs de 250 chevaux chacun et emporte également un zodiac annexe équipé d’un moteur de 9,9 chevaux. La station dispose également d’un zodiac d’entraînement semi-rigide de 4,90 m porté par un moteur de 25 chevaux. La zone de couverture de la station s’étend de Saint-Leu à Sainte-Rose de la bande des 300 mètres à celle des 20 nautiques (36 km des côtes). En 2007, la station a effectué 22 sorties de sauvetage dont 9 assistances de bateaux en détresse. Les sauveteurs ont secouru au total vingt-quatre personnes dont six sauvées d’un péril certain. Depuis sa création, ce sont 350 interventions, 300 personnes assistées et 90 sauvées d’une mort certaine.
          Sainte-Marie. La station SNSM de Sainte-Marie a été créée officiellement en 2004, mais elle n’a été équipée d’une vedette qu’en mai 2006, le Moïse Bègue. Il s’agit de l’ancien A Misericordia, qui officiait auparavant en Corse. L’embarcation, de 9,3 mètres de long et 3,35 m de large, est équipée de deux moteurs de 170 chevaux. Elle peut atteindre une vitesse maximale de 20 nœuds et rallier Saint-Pierre en trois heures. Son autonomie s’étend dans une fourchette de 18 à 26 heures. L’équipage se compose d’au moins trois personnes. En 2007, les bénévoles sainte-mariens, une quarantaine, ont réalisé 28 interventions et sauvé 9 vies humaines. 70 % de ces opérations concernent le matériel, 30 % l’humain. Son territoire d’action s’étend de Sainte-Rose à Saint-Leu depuis la côte aux 40 nautiques.
          

Saint-Gilles.         La SNSM saint-gilloise, mise sur les rails le 1er octobre 2006, a fonctionné avec un moyen privé, le Guelma, entre mars et décembre 2007. C’est le Triton, un pneumatique à coque rigide de 6,7 mètres et d’une puissance de 150 chevaux qui a pris le relais désormais. Depuis mars 2007, cette station, qui compte 25 membres, a été sollicitée 33 fois. 2 personnes ont été sauvées, 11 navires secourus et ramenés et 15 personnes secourues. Son territoire d’action couvre les communes du TCO de Saint-Paul à Saint-Leu, mais il s’agit davantage, vu le moyen employé, d’opérations côtières. Celles plus au large sont confiées à celle de Sainte-Marie ou de Saint-Pierre par le Cross.

  CLICANOO.COM publie le 1er septembre 2008 une série d'articles sur les tsunamis.

L’aménagement du littoral devra penser “tsunami”

                    Le tsunami du 26 décembre 2004 a montré que notre île n’était pas à l’abri des conséquences d’un séisme sous-marin. Après le système d’alerte opérationnel depuis avril 2005 et le plan spécialisé tsunami récemment signé par le préfet, la Réunion n’échappera pas à la nécessité de repenser l’aménagement d’une partie de son littoral.
                    Dimanche 26 décembre 2004, à 00 h 58 GMT, le Bureau de géophysique de Djakarta annonce un séisme de magnitude 6,4, au large de l’île indonésienne de Sumatra, finalement évalué à 9 sur l’échelle de Richter. Trente minutes plus tard, la province séparatiste d’Aceh est dévastée par un tsunami dont la puissance déplacera des îles. Le Sri Lanka, l’Inde (notamment l’archipel d’Andaman et Nicobar), la Thaïlande, la Birmanie, la Malaisie, les Maldives et le Bangladesh seront également touchés par des tsunamis. Le raz-de-marée atteint les côtes africaines de Somalie, Tanzanie et du Kenya et les Masacareignes. Le bilan s’élève à au moins 120 000 morts et, selon l’OMS, cinq millions de déplacés. À la Réunion, les dégâts ne sont que matériels mais la catastrophe de décembre 2004 est l’occasion d’une prise de conscience de la nécessité d’intégrer dans la liste des périls pouvant potentiellement toucher notre île les tsunamis. Le point d’orgue a été la signature toute récente par le préfet d’un plan de secours spécialisé tsunami, le premier du genre élaboré en France.
                                                         Le coup de semonce du 26 décembre 2004
                    “Ce n’est qu’un premier jet, souligne le colonel Courtois, responsable de l’état-major de zone et de protection civile de l’océan Indien. Il évoluera en fonction des connaissances, du développement des technologies et de nouveaux appareils de mesures spécialisés.” Sans minimiser le risque, il convient cependant de raison garder. Environ 75 % des côtes réunionnaises sont à l’abri d’un tsunami. Le cas le plus défavorable pour notre île serait une hauteur maximale atteinte à terre par les vagues de l’ordre de quatre à cinq mètres. “C’est l’hypothèse extrême envisagée dans l’état actuel des connaissances par le Commissariat à l’énergie atomique, indique le colonel Courtois. Une vague haute de cinq mètres qui viendrait frapper les côtes réunionnaises cela suffit pour des secteurs comme une partie de Saint-Paul, de l’Etang-Salé ou de Saint-André se retrouvent plus que les pieds dans l’eau. Pour les communes concernées, nous avons d’ailleurs joint au plan de secours spécialisé tsunami la courbe de niveau des cinq mètres qui n’est pas portée sur les cartes IGN.” Comment peut-on être certain que la hauteur de la vague ne dépassera pas cette hauteur de quatre à cinq mètres ? “Dans l’absolu on n’est sûr de rien, reconnaît le colonel Courtois. C’est d’ailleurs l’absence de données scientifiques qui explique qu’il ait fallu quatre ans pour bâtir le plan de secours spécialisé tsunami. Aujourd’hui le Commissariat à l’énergie atomique fait tourner un modèle numérique dont la précision a pu être testée lors du tsunami de décembre 2007. Le CEA avait estimé la hauteur de la vague qui devait atteindre la Réunion dans une fourchette comprise entre 0,50 m et 1 m. Nous avons eu 0,60 m à Sainte-Marie. D’ici à deux ans, la bathymétrie actuellement en cours de réalisation par le Service hydrographique de la Marine à proximité immédiate aura été complétée. De son côté l’IGN va établir une courbe isométrique plus près du trait de côte. L’ensemble de ces données fera l’objet d’une modélisation par le BRGM. Le fruit de ces travaux permettra de faire évoluer le plan de secours spécialisé tsunami.” Au-delà de la gestion d’une catastrophe naturelle, l’amélioration des connaissances sur le phénomène tsunami ne sera pas sans conséquences sur l’aménagement du littoral. “Dans le cadre des plans de prévention des risques, il est certain qu’à moyenne échéance il faudra intégrer les risques venant de la mer que ce soient les tsunamis ou même les fortes houles. Il faudra inévitablement établir un plan de prévention des risques pour les zones côtières. Une fois le risque déterminé, il faudra mesurer le pour et le contre et éventuellement construire en conséquence”           Alain Dupuis

                    - Trois niveaux d’alerte
                     Pour étalonner le seuil de déclenchement des alertes, le Commissariat à l’énergie atomique a bâti une grille de référence. Du sud de la Birmanie au large de l’Indonésie, dix zones où sont susceptibles de se produire des séismes en mer générateurs de tsunamis ont été matérialisées. Une onzième a été ajoutée au large du Pakistan. En fonction de cette localisation et de la magnitude le niveau d’alerte va de I à III (voir le tableau). “Les indications figurant dans le tableau tiennent compte de l’état des connaissances scientifiques du moment et des cas de tsunamis retrouvés aux archives départementales de la Réunion. L’imprécision des données recueillies conduit à des approximations. Les valeurs pourront être corrigées en fonction des retours d’expérience ou de l’évolution des connaissances”, souligne le colonel Courtois. “Le plan « Tsunami » est avant tout un plan destiné à organiser l’alerte et sa diffusion aux populations installées sur les sites les plus exposés, ainsi qu’aux responsables des installations implantées dans ces zones. Compte tenu des délais dont dispose l’île pour s’organiser, de l’ordre de 6 heures, et du fait qu’à peine 25 % des côtes sont exposées au risque tsunami, la priorité dans les procédures de diffusion de l’alerte est donnée : au commandement des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), en raison de la présence de militaires sur certaines des îles Éparses ou de personnels de Météo France sur Tromelin ; aux différents ports, en particulier Port Réunion, qui est un site à préserver absolument des effets d’un tsunami, compte tenu de sa très haute importance dans la vie économique de l’île ; aux communes côtières afin de leur permettre l’évacuation et la mise à l’abri durant plusieurs heures des populations concernées (habitations, zones de baignade, routes situées dans les zones exposées, etc.). De son côté Météo France relaie l’alerte aux autres collectivités françaises (préfet, administrateur supérieur des TAAF et préfet de Mayotte et aux autres pays de la zone Sud de l’océan Indien (Madagascar, Maurice, Les Seychelles, l’Union des Comores).”

Un phénomène différent de la houle

                    Le mot tsunami vient du japonais tsu (port) et nami (vague). Les vagues qui forment un tsunami touchent régulièrement les ports japonais, alors que les pêcheurs au large n’ont rien remarqué d’anormal. Cette définition souligne bien qu’un tsunami est constitué de plusieurs vagues observées des côtes, mais qui passent inaperçues au large. Un tsunami n’est pas dû au vent comme la houle. Il est provoqué par un séisme, une éruption volcanique ou un fort glissement de terrain sous-marin. Quasi imperceptible au large – pas plus haut que les vagues de la houle – le tsunami, qui, là où les eaux sont profondes, voyage à la vitesse d’un avion, peut atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur à l’approche des côtes. Comme toute vague, un tsunami est une onde. La période – temps écoulé entre deux crêtes successives – d’un tsunami provoqué par un séisme peut atteindre une heure. Sa longueur d’onde – distance entre deux crêtes – est de plusieurs centaines de kilomètres. Comme cette longueur d’onde est bien supérieure à la profondeur de l’océan (pas plus de 10 kilomètres), la quantité d’eau mise en mouvement est énorme et l’énergie transportée n’a rien à voir avec celle de la houle. La vitesse de la vague varie avec la profondeur : environ 870 km/h pour une profondeur d’eau de six kilomètres et 35 km/h pour une profondeur d’eau de dix mètres. Le freinage de la vague à l’approche des côtes, en raison de la faible profondeur d’eau, est la cause de l’augmentation considérable de sa hauteur.

Moins de 30 minutes entre Tokyo ou Hawaï et la Réunion

                     Avant décembre 2004, le risque tsunamis n’était pas du tout pris en compte à la Réunion. “En tant que météorologues, nous savions bien sûr ce qu’était ce phénomène mais il n’était pas du tout identifié comme un risque potentiel pour notre île comme le sont par exemple les cyclones”, confie Jacques Ecormier, chef prévisionniste à la station Météo France du Chaudron. Le 26 décembre 2004 est un dimanche. Jacques Ecormier est chez lui. “C’est le CROS qui m’a alerté, se souvient-il. Je me suis aussitôt rendu à la station du Chaudron et j’ai constaté les mouvements importants de l’océan. J’ai modifié le bulletin marine destiné aux professionnels de la mer. Pour ce qui touche à l’océan, la surveillance de Météo France s’exerce sur la partie superficielle avec les phénomènes de houle.”
                                   24 heures sur 24
                    Le coup de semonce est entendu. La création d’un système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien (SATOI) est décidée en mars 2005 sous l’égide de la commission océanographique nationale (COI) de l’Unesco. La plupart des 27 pays de l’océan Indien désignent leur service météorologique comme référent et la France décide d’établir à la Réunion un Centre national d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien, à vocation régionale (CNATOI). Les services de Météo-France fournissent l’infrastructure du CNATOI, adossée au centre météorologique spécialisé de prévention cyclonique de la Réunion. En avril 2005, les dispositions techniques nécessaires sont prises afin de recevoir les messages des centres d’alerte au tsunami d’Hawaï et de Tokyo et de rediffuser ces informations aux États de la zone. Les centres d’Hawaï (Pacific Tsunami Watching Center) ou de Tokyo (Japan Meteorological Agency), constituent les meilleures références mondiales en termes d’alerte. Les messages qu’ils adressent au CNATOI comprennent : les coordonnées de l’épicentre ; la magnitude du séisme et le temps de parcours estimé de l’onde pour atteindre les différentes îles de la zone sud de l’océan Indien. Tout cela est beau mais encore faut-il qu’il y ait quelqu’un au bout pour gérer l’alerter. “Vingt-quatre heures sur vingt-quatre au moins un prévisionniste assure la veille à la station, rassure Jacques Ecormier. En outre pour être certain que l’alerte soit bien reçue, elle est transmise par plusieurs modes d’acheminement, télécopie, courrier électronique, message de l’Organisation météorologique mondiale et appel sur le portable. À cela s’ajoute une communication téléphonique entre notre centre de Toulouse et le prévisionniste de permanence. Enfin pour s’assurer que l’alerte a été bien prise en compte, nous devons accuser réception à Hawaï ou à Tokyo. Tous les trois à quatre mois des tests de transmission sont effectués. Hawaï nous prévient mais Tokyo le fait de manière inopinée afin de tester la réactivité. En outre, nous sommes abonnés à un site qui recense tous les séismes à travers le monde.” En fonction de l’endroit où s’est produit le séisme, les vagues d’un tsunami mettraient entre sept et huit heures pour atteindre les côtes des Mascareignes. En combien de temps, l’alerte serait relayée à la Réunion ? “En septembre 2007, illustre Jacques Ecormier, un séisme s’est produit à 15h10. Le temps qu’il soit enregistré par Tokyo et Hawaï, qu’il soit analysé, que le tsunami soit modélisé, le message d’alerte a été envoyé à 15h24. Il a été aussitôt relayé à la préfecture. Quand on sait que dans le pire des cas, les vagues d’un tsunami mettraient sept heures à atteindre les côtes réunionnaises on peut dire que le système d’alerte est efficace.” Comment pourrait-il être encore amélioré ? “Installer dans l’océan Indien des centres comme ceux d’Hawaï ou de Tokyo n’apporterait pas d’avancées significatives, estime Jacques Ecormier. L’an prochain nous disposerons des données du marégraphe du Port sur notre poste de travail. La possibilité d’avoir l’ensemble des éléments d’appréciation sur un seul poste améliorerait encore l’efficacité”


CLICANOO.COM Publié le 23 septembre 2008 - C'est qui qui jette ?               En attendant le réseau de veille marine

           Plus d’une centaine de plongeurs ont participé pour la deuxième année consécutive à la journée de nettoyage des sites marins de l’ouest et du sud. Batteries, pneus, plomb. Triste tableau au moment de décharger les bateaux sur le quai.
          L’année 2009 devrait voir la mise en place d’un réseau de veille marine. A l’image du réseau sentinelle pour les médecins, ce dispositif permettra aux plongeurs de signaler par un relevé GPS les amas de déchets déposés sur les fonds marins. Façon d’accroître l’efficacité des journées de nettoyage. En attendant, il faut toujours mobiliser largement le petit monde de la plongée. C’était de nouveau le cas hier entre le Cap La Houssaye et Saint-Pierre. Plus d’une centaine de professionnels et d’amateurs, tous bénévoles le temps d’une journée, réunis pour nettoyer les sites les plus fréquentés. A la sortie, le constat est toujours aussi sombre : quatre pneus, une batterie, une quantité impressionnante de bougies de moteurs, utilisées comme plomb par les pêcheurs à la ligne, des morceaux de fibre de verres. Le tout sur un seul bateau après une petite heure de ramassage sur le site archéologique, devant le port de Saint-Gilles. “Les types de déchets varient énormément d’un site à l’autre. Mais on trouve énormément de déchets domestiques, en particulier au bout des ravines” explique Wilfried, moniteur fédéral. “On retrouve tout ce que les gens y laissent pourrir et qui vient à la mer lors des groses pluies”.
                                                                       Il reste beaucoup à faire
          Alors que la bateau en charge de la passe de l’Hermitage affichait une récolte plutôt maigre, un bon signe, les deux autres, positionnées au large de Saint-Gilles et au Cap La houssaye, signalaient de gros encombrants difficiles à remonter. “On trouve beaucoup de structures métalliques. Il faudra y retourner avec des engins de levage”. Il reste donc beaucoup à faire mais la journée d’hier visait surtout à sensibiliser encore et toujours à la protection de l’environnement. “C’est l’occasion pour les professionnels du secteur et pour les associations de montrer qu’ils sont soucieux de préserver leur milieu de travail ou de plaisir” explique Evelyne Pruvost, pour la direction de la Jeunesse et des Sports. Les plongeurs qui certifient nettoyer à chaque sortie, du moins dès qu’ils aperçoivent un déchet quelconque, rappellent le danger que constituent les sacs plastique, fils de pêche et autres encombrants pour la faune marine. “Les sacs étouffent les tortues, les fils bloquent les gros coquillages, on continue d’en voir”. La mobilisation d’hier doit donc également convaincre les “non-plongeurs” d’adopter une attitude responsable. “On s’adresse à tout le monde pour apprendre les gestes éco-citoyens” martèle Evelyne Pruvost. La protection du littoral passe notamment par le zéro déchet sur place, et par le nettoyage des ravines. Et tous de souhaiter hier que la prochaine pêche aux déchets soit moins miraculeuse.                   R. Lt.

CLICANOO.COM | Publié le 25 septembre 2008 - ... et pour se rafraîchir la mémoire, jetez un coup d'oeil à la liste des poissons interdits.

Intoxications à la ciguatera

          La ciguatera a de nouveau frappé à La Réunion. En l’espace de dix jours, 22 personnes ont été touchées par cette intoxication alimentaire après avoir consommé certains poissons coralliens ayant accumulé de puissantes toxines dans leur chair. Aucun cas ne s’est avéré mortel. L’enquête menée par les autorités sanitaires pointe un pêcheur professionnel indélicat.



          22 personnes, en l’espace de dix jours (entre le 25 août et le 7 septembre), ont été touchées par la ciguatera. Il s’agit d’une intoxication alimentaire due à l’ingestion de poisson corallien ayant accumulé des toxines en provenance de micro-algues (famille des dinoflagellés). Les cas se répartissent sur quatre foyers : plusieurs personnes ont été touchées à Saint-Denis, cinq à Saint-André, dix à Saint-Paul et une dans le Sud. Après avoir perdu connaissance, une personne a été conduite aux urgences sans nécessité de l’hospitaliser. Les syndromes classiques ont été observés : vomissements, douleurs articulaires, hypotension et démangeaisons - la ciguatera est appelée la gratte en Polynésie - ainsi que la caractéristique inversion de sensation de chaud et de froid. Alertées par plusieurs médecins, la direction des services vétérinaires et la Drass ont mené l’enquête pour déterminer l’origine de l’intoxication avec l’aide de l’agence pour la recherche et la valorisation marine (Arvam). “Nous avons formellement identifié un pêcheur professionnel qui commercialisait localement à la débarque du poisson interdit”, indique la préfecture. Une vingtaine de poissons tropicaux sont en effet interdits à la vente à la Réunion par arrêté préfectoral (lire la liste par ailleurs). Les autorités sanitaires sont à ce jour incapables de déterminer quel est le poisson à l’origine de l’intoxication. “Une personne nous a assurés que le poisson qui l’a rendue malade était une aigrette. Elle l’a pris en photo, mais cette photo correspond à un Marie-Thérèse. La plupart des autres malades ne se souviennent pas ce qu’ils ont consommé ou ne l’ont pas conservé”, précise Arnaud Martrenchar, directeur départemental des services vétérinaires. Une darne a été envoyée en métropole pour analyse afin de déterminer de quel type de poisson il s’agissait.
                                                                                500 KG SAISIS
          Dans un premier temps, les autorités ont demandé au pêcheur de prévenir tous les clients potentiellement concernés par ce risque, la toxine restant active aussi bien après congélation que cuisson. Ensuite, la DSV a effectué un contrôle du pêcheur lors d’une deuxième débarque. 500 kg de poissons coralliens jugés “à risque” ont alors été saisis : des bourgeois et des capitaines blancs, prohibés. Aussi, deux variétés suspectes de poisson, qui ne sont pas encore interdites, ont également été saisies (une espèce de carangue et des aigrettes) avant d’être envoyées au laboratoire d’étude et de recherche sur la qualité des aliments et sur les procédures agro-alimentaires (Lerqap) en métropole. Selon les résultats, ces poissons pourraient être rajoutés à la liste préfectorale établie en 1986. “Pour déterminer si de nouvelles espèces sont touchées ou l’inverse, il faudrait mener une nouvelle étude. Les dernières mesures scientifiques fiables datent des années soixante-dix”, indique Jean Turquet, chercheur spécialiste des toxines marines à l’Arvam. Un organisme réunionnais qui a largement étudié la question.

                                                                     CONTRÔLES RENFORCÉS
          Le bateau aurait opéré ses prises dans les hauts-fonds coralliens du plateau des Mascareignes entre le nord de Maurice et le sud des Seychelles. Une zone identifiée depuis longtemps comme à risque. Pourtant, chaque année, plus d’une dizaine de cas sont identifiés dans le département. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, puisque cette pathologie n’est pas à déclaration obligatoire. Il n’empêche. Le phénomène à La Réunion est aujourd’hui plutôt limité. Dans les années soixante-dix, le nombre de cas connus “atteignait la centaine”, souligne Jean Turquet. L’épisode est, aux dires de la préfecture, désormais “circonscrit”. Aucun cas n’a d’ailleurs été signalé depuis le 7 septembre. “Cela ne remet pas en cause la qualité sanitaire des poissons vendus sur l’île en l’état actuel de nos connaissances”, tient à rassurer Arnaud Martrenchar. Une réunion avec les pêcheurs professionnels est programmée par ailleurs dans les jours à venir pour faire un état des lieux de la problématique. Reste que les pêcheurs professionnels réunionnais sont depuis les années quatre-vingt bien au parfum en ce qui concerne la ciguatera. Ils connaissent les zones et les espèces incriminées. La préfecture promet des contrôles inopinés renforcés des pêches dans les jours à venir.                     Bruno Graignic et Marie Payrard

Micro-algues toxiques et recherche locale
Pressions anthropiques, réchauffement climatique, acidification des océans… les écosystèmes coralliens dégradés laissent de plus en plus place à des micro-algues. Certaines d’entre elles, la famille des dinoflagellés notamment présente dans nos eaux, prennent de l’importance. Or, celles secrètent des molécules, appelées ciguatoxines, et ingérées par les poissons coralliens, elles finissent parfois dans nos assiettes. Les ciguatoxines seraient en cause dans entre 50 000 et 100 000 intoxications alimentaires à travers le globe. 400 espèces de poissons sont pointées du doigt à travers la planète. Selon l’étude menée par l’Arvam sur La Réunion entre 1986 et 2001, 77 % des intoxications d’origine marine sont dues à la ciguatera. Et la liste des molécules marines pouvant causer des empoisonnements humains par ingestion s’allonge. L’Arvam a d’ailleurs été retenue récemment pour participer à une étude mondiale sur les cyanobactéries qui produisent également des molécules paralysantes proches des ciguatoxines. Dans l’océan Indien, les intoxications massives constatées après ingestion de tortues marines par exemple (Comores et Madagascar notamment) seraient dues “à 95 % à des cyanobactéries” selon cet organisme. L’objectif de ce programme scientifique de quatre ans, baptisé “Arystocia” et financé par l’Agence nationale pour la recherche (ANR), est de mieux connaître les cyanobactéries, leur rôle, la nature de leurs toxines et dresser la cartographie des pathologies à travers les zones tropicales. C’est aussi dans le département, au Cyclotron Réunion Océan Indien, que seront réalisés le séquençage moléculaire et l’analyse des échantillons récoltés dans le cadre de ce programme aussi bien dans la région (La Réunion et Mayotte) que dans le Pacifique

et trois réactions de lecteurs

· carangue - rendre la monaie - 25 septembre 2008 - 15:30
et voila ce que cela donne quand on balance tout à la mer !
Continuez à vider vos dechets à la mer ! Continuez à avoir un urbasnisme mal refllechi . et puis où sont les stations d’épurations ?

· tintin - remède - 25 septembre 2008 - 15:18
ayant déjà contracté cette pathologie en nouvelle calédonie, aucun traitement médical a été trouvé jusqu’à maintenant. La seule solution médicinale consiste à ne pas manger de poissons pendant 1 an minimum. Les autochtones calédoniens ont pu me soigner radicalement en faisant bouillir des feuilles de faux tabac et en buvant un litre par jour pendant une semaine. C’est l’une des possibilités de guérison. Sinon demandez par internet aux gens du pacifique car ils ont plusieurs remèdes. Bon courage

· HONDO - poisson poison - 25 septembre 2008 - 11:04
peut etre que les autorite devrais faire paraitre un poster avec les photos des poissons contaminees cela est plus parlant pour l ensemble des gens car les noms savant....

· carangue - noumea - 25 septembre 2008 - 22:54
vous dites trop de betises oui c’est lie a l’algue ! mais il y a pas que ça , il ne faut pas se voiler la face !

· levy anne marie - question - 25 septembre 2008 - 21:41
mes enfants ont été nommés a l école de RAROIA petite ile des TUAMOTU est la bas il n y a rien que du poisson, meme pas un centre médical que faire, ? il n y a pas un teste a faire sur les poissons pour etre sur pouvez me donner réponse merci d avance

· anonyme - Et si - 25 septembre 2008 - 20:23
les autorités procédaient à l’interdiction et de la pêche corallienne et de la consommation de ces poissons ? Ca ne serait pas une solution ?! Enfin, ceux qui ne peuvent s’empêcher d’en manger malgré tout, tant pis pour eux.

· tintin - probléme ancien - 25 septembre 2008 - 19:39
Té carangue, celan’a rien avoir avec l’environnement. Cette maladie est véhiculée par les poissons qui mangent les coraux pendant la floraison. Comme les coraux dégagent des toxine à cette période, alors les poissons des récifs coraliens deviennent impropres à la consommation. Une astuce pour détecter si le poisson est atteint ou pas : prendre un petit morceau du poisson et installez le près des fourmis - si les fourmis le mangent c’est qu’il est bon sinon attention. pour les courageux, il faut mordiller dans le foie du poisson s’il est acre au goût, il ne faut pas tenter le diable. A bon entendeur salut....

· Nouméa @ carangue - 25 septembre 2008 - 19:32
maintenant le premier idiot venu s’érige spécialiste ès environnement. Non M Carangue la ciguatera n’est pas liée à la pollution ; elle existe depuis 10 000 ans. C’est comme les volcans qui ne sont pas liés à la pollution ou votre bêtise ...

CLICANOO.COM | Publié le 26 septembre 2008              Ciguatera : 24 cas et le “Babouk” en cause

          Le nombre de cas de ciguatera est à la hausse et passe à 24 personnes. Tous les éléments pointent un seul pêcheur, le patron du “Babouk”. Roland Payet s’en défend, mais il aurait pêché dans des zones à risque bien connues au nord de Maurice. Le week-end dernier, il organisait pourtant une nouvelle vente à la débarque sur les quais du port Ouest. Heureusement filtrée en amont par les services vétérinaires… Les autres professionnels clament eux que la filière est “clean”.
          Le nombre d’intoxications à la ciguatera par ingestion de poissons récifaux ayant concentré dans leur chair des toxines (produites par des micro-algues) vient d’être revu à la hausse. Ce sont désormais 24 cas qui sont recensés contre 22 hier. “Ces deux nouveaux cas, sans conséquence majeure pour la santé des victimes, ont été déclarés lundi. Ces personnes ont consommé du poisson décongelé en provenance de ventes effectuées fin août”, signale le directeur de cabinet de la préfecture, Philippe Le Moing-Surzur. Il martèle : “Les services vétérinaires ont identifié le bateau en cause. Les dates d’achat coïncident. On en a la quasi-certitude même si des analyses sur des échantillons saisis sont encore en cours en métropole”. Les services de l’État se refusent pour l’instant à donner le nom du bateau en question. La profession, elle, n’a pas ce “droit de réserve”. La filière est unanime, il s’agit du Babouk. Son patron a organisé plusieurs ventes directes à la débarque au port Ouest, sur le principe “du producteur au consommateur”, ces dernières semaines. Le tout à grand renfort de publicité. Le week-end dernier, il remettait ça après une belle marée d’environ 7 tonnes.
                                                                “Un défaut dans la cuirasse”
          Heureusement, les services vétérinaires ont passé au peigne fin le bateau incriminé le 19 septembre, la veille de cette opération donc. Ils ont saisi 500 kg (détruits) de poissons potentiellement toxiques. “Il n’y a aucun risque alimentaire pour la dernière débarque du navire en cause, les poissons douteux ayant été retirés du circuit”, signale le directeur de cabinet. Tout pointe donc en direction du Babouk. Joint hier par téléphone, le patron pêcheur, Roland Payet, loin d’être un bleu dans le métier, se défend : “Il faut attendre les résultats des analyses. Si ça se trouve, les intoxications ne viennent pas de ma pêche. Je connais les poissons qui ne sont pas bons”. Concernant une visite des inspecteurs de la DSV avant son opération de vente, il note : “ils ont écarté quelques poissons”. Il n’en dira pas plus si ce n’est qu’il confirme être allé pêcher “au nord de Maurice”, sans plus de précision. Or, dans cette zone, le banc de Nazareth ou celui de Saya de Malha entre eaux internationales et seychelloises, sont identifiés depuis la fin des années soixante-dix comme des foyers à ciguatera. Les bateaux réunionnais ne pêchent pas dans cette zone. En tout cas, pas la plupart. Le Babouk en revanche y aurait œuvré. Il s’agit donc de poissons capturés hors des eaux territoriales réunionnaises. Les services de l’État comme les professionnels s’accordent à dire que la problématique est bien connue par la filière locale depuis les années 80. Idem pour les importations soumises à des contrôles stricts à l’entrée. Philippe Le Moing-Surzur lance : “Il y a eu un défaut dans la cuirasse. Un pêcheur n’a pas respecté les règles de la profession. Mais, nous avons atteint un niveau de sécurité alimentaire haut. Et cet épisode est désormais circonscrit”. Les services de l’État n’excluent d’ailleurs pas des suites judiciaires à cette affaire.                 Bruno Graignic

· Jams - torpillage en règle - 26 septembre 2008 - 11:20 -
Le pêcheur incriminé est comme par hasard celui qui vend le produit de son travail directement aux consomateurs. cela ne doit pas plaire à beaucoup de monde. Les prix enfin abordables du poisson font peur à tous les gros zozos qui voient tout à coup leur portefeuille en péril. Cherchons qui détient des intêrets dans la pêche, par exemple du côté de St André, et on comprend les ennuis que peut avoir le pêcheur.

 Les poissons à l’index Un arrêté préfectoral énumère les espèces susceptibles d’être un vecteur de la ciguatera ou vénéneux. Voici la liste des espèces interdites à la commercialisation : les poissons chirurgiens, tous les balistes, la carangue grosse tête, la carangue noire, la carangue bleue, le requin gris, baleinier et tigre, la sardine queue blanche, la sardinelle tachetée, le poisson porc-épic, le requin griset, le capitaine pisa, le capitaine blanc, le vivanneau pagale, le bourgeois le vara-vara, le thon dents de chien, le poisson scorpion, le prude, le grand-queue, le babonne, le békine à dents, le requin-marteau et le poisson ballon.

MISE AU POINT ...                                Attention aux espèces à risque
Dans l’arrêté préfectoral interdisant la commercialisation de certaines espèces, des dérogations existent. Ce que nous n’avons pas précisé dans notre précédente édition. Voici les espèces qui bénéficient d’une autorisation dans le département si les captures sont faites “dans les eaux territoriales réunionnaises” (ce qui n’est pas le cas du professionnel mis en cause dans cette affaire). La carangue grosse tête, la carangue noire, la carangue bleue, le requin à peau soyeuse, la sardine queue blanche, la sardinelle tachetée, le capitaine blanc, le vivanneau pagaie, le thon dents de chien, le prude et le grand-queue (entier et ayant un poids inférieur à 2,5 kg pour ce dernier) peuvent être commercialisées sous “la responsabilité de leur détenteur”. Autres dérogations, celles portant sur les bourgeois des Seychelles et des provinces malgaches de Diego et de Tamatave. Même chose pour le capitaine pisa et le capitaine blanc, pêchés à Madagascar (zone de Diego et de Tamatave). Le requin à peau bleue, le requin pointe blanche du large et le mako bénéficient aussi d’une dérogation sans précision d’origine. En revanche, les chirurgiens, le baliste, la carangue noire, le poisson porc-épic, le vara vara, le babonne, le békine à dents, le requin-marteau et le poisson-ballon sont strictement interdits

La filière réagit  Les actes d’un seul ont forcément des répercussions sur l’ensemble de la filière péï. Ce qui a le don de mettre en pétard les autres professionnels. Jean-René Enilorac, président du comité des pêches, fustige : “Une fois de plus, nous sommes tous montrés du doigt alors qu’il s’agit d’un cas isolé. Tout le monde connaît les normes, les dimensions, les espèces… Dans cette histoire, c’est l’ensemble du monde de la pêche qui est perdant, même le patron pêcheur en faute…” Il ajoute : “La pêche locale est responsable et contrôlée”. Les importateurs de poissons frais, peu ou prou, comme Réunion pélagique, le Martin-pêcheur, la Bonne pêche ou la Société de distribution des produits de la mer veulent aussi lever “le moindre amalgame”. Ils rappellent : “Les poissons frais d’importation, dont il peut s’agir des mêmes espèces incriminées que dans cette affaire, sont archi-contrôlés dès leur arrivée à la Réunion. Par ailleurs, des analyses scientifiques montrent que les sites de pêche du sud malgache ou des Seychelles, ne sont pas touchés par la ciguatera pour les espèces commercialisées à la Réunion”. Ils renchérissent : “Le risque zéro n’existe pas, mais la traçabilité des poissons est totale lorsque le consommateur les achète dans des points de ventes agréés (ndlr : groupements de pêcheurs locaux ou dans les GMS). Il ne faut en revanche pas faire confiance aux vendeurs sur le bord des routes”. Chez Romain Lavitte, qui gère la pêche du DCP, même discours : “Toutes les espèces vendues dans nos poissonneries ou restaurants sont conformes à la réglementation en vigueur. Les espèces susceptibles d’être vecteurs de la ciguatera ne sont pas les mêmes dans les eaux réunionnaises qu’au nord de Maurice par exemple”. Enfin il lance : “Il faut éviter toute confusion. Il n’est d’ailleurs pas dans notre intérêt de contourner ces dispositions. Cela équivaudrait à perdre toute crédibilité”.        B.G.     
CLICANOO.COM | Publié le 11 octobre 2008
Des braconniers de pêche cavale pris dans la nasse
                    Contrevenant aux réglementations de la pêche à la senne, quatre embarcations, dont deux professionnelles, ont été prises en flagrant délit de pêche clandestine la semaine dernière au large de l’Étang-Salé. Une vingtaine de personnes sont mises en cause par les gendarmes.

                    C’est un joli coup de filet qu’ont réalisé les gendarmes de la brigade nautique côtière (BNC) vendredi dernier au large de l’Étang-Salé-les-Bains (notre édition du 4 octobre). Il est 6 h 45 lorsqu’un renseignement les informe de la présence de plusieurs embarcations mettant en place de manière irrégulière un dispositif de capture de pêches cavale (Selar coulisou), de petits poissons habituellement consommés en friture ou en cari par les amateurs.
                                                           Des plaisanciers “embauchés”
                    La technique de cette pêche évidemment réglementée consiste à déployer une senne, un large filet, de manière à piéger le banc. Une opération qui nécessite la présence sur place de plusieurs embarcations, au moins trois ou quatre, pour retenir les extrémités des filets. Une fois les poissons pris dans les mailles, les bateaux se rapprochent de manière à fermer la senne. Rapidement, les militaires sollicitent l’intervention de l’hélicoptère EC 145 de la section aérienne pour se rendre au plus vite sur les lieux et constater de visu la nature de l’infraction. Rendus à quelques encablures de la côte, en pleine zone de réglementation générale de niveau 1 de la réserve naturelle marine (voir infographie), les gendarmes repèrent quatre embarcations : deux navires de pêche professionnels de sept mètres, ainsi que deux petites embarcations de plaisance type Barracuda. À leur bord, une vingtaine de personnes, des pêcheurs professionnels mais aussi de simples plaisanciers, “embauchés” par l’organisateur de la pêche. Un plongeur de la gendarmerie est déposé en mer afin de prendre contact avec le patron-pêcheur dirigeant la manœuvre, tandis que deux autres gendarmes sont conduits sur les lieux par voie de mer à l’aide d’une embarcation des maîtres nageurs sauveteurs (MNS) de l’Étang-Salé. Trois personnes sont alors interpellées et conduites à la brigade locale pour y être auditionnées. Le reste des participants sont identifiés et convoqués ultérieurement chez les gendarmes. Les plaisanciers sont invités à quitter les lieux, ce qu’ils font sans difficulté, tandis que les professionnels restant assurent le virage de la senne. Il faudra toute la diplomatie des gendarmes pour ne pas envenimer une situation tendue, eu égard au nombre important de protagonistes rencontrés sur les lieux et convaincus d’être dans leur bon droit. L’organisateur de la partie de pêche encourt des poursuites pour travail dissimulé, tandis que les professionnels l’ayant assisté pourraient faire l’objet de procédures pour embarquement irrégulier de passagers et défaut de permis de navigation. S. G.

Les réactions des lecteurs:
· Anonyme -Pourquoi vous ne nous dévoilez pas l’origine de ces personnes ? 11 octobre 2008 - 13:02
· km - non droit - maintenant la renyon ou la pi lo droit fé koike ce soi. Depuis ban’ zoreil i arrive de + en +, bana i veu instaure zot reglement. depuis lontan nou nana labitude pecher. Si zot lé pa content quitte la renyon, alé fé zot loi ailleurs. Nana trop d’interdit la renyon, i pete pi, i chier pi, i gainye pi fé rien. Laisse a nou dan nout ti pei. par contre qd c zot ki vole, i escroque domoun, zot i gainye pa rien. Justice a 2 vitesse. Chercher l’erreur. In kreol en colere. 11 octobre 2008 - 12:27
· les poissons furieux - bande de voyous - il faut que la justice fasse son boulot:amendes et confiscation des bateaux.
11 octobre 2008 - 11:50
· La buse - baie de Saint-Paul - Ces contrôles devraient également s’opérer en baie de Saint-Paul où l’on peut constater qu’une bande de pilleurs vident cet endroit de tous les poissons depuis plusieurs années. Leur chef de meute, Monsieur E, et ses complices (qui ne sont pas pour la plupart des pêcheurs professionnels !!!), bien connus de la justice , n’hésitent pas à agresser les pêcheurs à la gaulette et les usagers de cette plage lorsqu’ils déploient régulièrement leurs filets . Après leur carnage, il n’est pas rare de constater que la plage est jonchée de détritus ; plus grave, ils laissent pourrir sur la plage tous les jeunes poissons prisonniers de leurs filets. Et en mer, proche du rivage , ils laissent volontairement leurs bouées et des filets ce qui représente un danger important pour la navigation.C’est une véritable honte pour SAINT PAUL . SVP, Mme BELOT, M. le Sous-Prefet, M. le Procureur , agissez pour libérer cette baie des griffes de ces pilleurs qui ne respectent RIEN
11 octobre 2008 - 11:47
· roger 61 - 2 poids 2 mesures - en Europe : les chalutiers ratisse le fond de la mer, et rejette des tonnes de petits poissons et il n’y a pas de brigade maritime qui rode autour. Et cela n’offusque personne ,il faut appliquer la loi partout. En france , pour 100kg de crevettes , faut savoir que les pècheurs font un énorme masscre. Alors on applique la loi pas seulement a la reunion . roger61 - 11 octobre 2008 - 11:27
· anonyme - coup de pied dand l ce bande d’andouilles n’a pas encore compris l’interet de respecter les periodes de peches et dire qu’on entend les memes se plaindre que la population a diminué !non seulement il y a la pollution mais en plus le braconnage !! 11 octobre 2008 - 11:20
· David Vienne - La justice existe elle vraiment ou bien une justice à 2 vitesses - En effet , l’administrateur du site s’il attend un message pour "les victimes"c’est domage. Il se trouve qu’à la Réunion il ya une loi pour la Réunion d’en Bas et une pour ceux (outre mer )qui viennent épauler la Réunion d’en haut . Les journalistes font couler beaucoup d’entre et après les soit disant criminels sont relachés . Dans notre cas les victimes sont les poissons et non pas des gens qui assouvissent leur plaisirs au détriment de la nature. Bateaux confisqués j’y crois pas fils de riches qui va s’en sortir comme une lettre à la poste .... 11 octobre 2008 - 10:56
· Père Plex - Telle est notre justice : La justice n’ose rien monsieur ANONYME de 08:57. La justice sait emmerder les gens honnêtes qui ont franchi par erreur la ligne jaune (car ce sont des "quantités négligeables"), mais ne veut surtout pas trop emmerder les crapules professionnelles.
La raison est extrêmement simple : l’emploi. Les juges ne sont pas des applicateurs du droit comme ils devraient l’être. Ce sont des gens qui ont des arrières pensées. Ils tiennent compte du contexte économique et politique.
Il vaut donc mieux se faire pincer en tant que professionnel avec des méthodes de pêches interdites et plusieurs tonnes de poisson illégal, plutôt que se faire pincer en tant que particulier avec un fusil sous marin et petit poisson harponné dans un zone interdite.
Bon maintenant pour une grosse affaire, si quelqu’un du ministère lance un coup de fil juste pour "se renseigner" sur une affaire délicate ... (non, non, je n’ai pas dit pour influer sur le jugement), alors monsieur le juge aura vite compris qu’il aura une promotion et une mutation de choix si il a réussi à décrypter le message. Par compte si il ne sait pas décrypter, il risque de végéter, ou alors on ne lui proposera que des mutations à Maubeuge quand il demandera à bouger. 11 octobre 2008 - 10:55
· jeff de bois blanc - laisse ces gros zozos ils ont tout les droits - nos petits enfants ne pourront savoir ce qu’est un poisson surtout a la Reunion ,il y a des passes droits toujours prendre plus et gaspillage ou faire fortune sur les plus demunis .moi je dis qu’il faut saisir bateau et même biens personnels comme ça ils vont savoir respecter un peu la planete et surtout la Reunion - 11 octobre 2008 - 10:35
· didier - message pour anonyme - avant de parler tourne 7 fois ta langue dans ta bouche comme dit le dicton si on confisque leur barque de pêche que vont-on ils faire ces gars allez au rmi je tiens a dire que le métier de pêcheur est très risqué et de la a parler que la mer sera desert je vous renvoie au palangrier battant pavillon internationale qui racle les fonds emmenant avec eux les oeuf les petit la mere et le pere si on peut le presenter comme ça et ensuite quand ils sont mort ettouffer on rejette a la mer c’est la le gros problème mais personne n’ose en parler parce que sa génère des profits pour les grands patron mais eux ils sont intouchable la gendarmerie ou la marine ferme les yeux sa on ne dit pas à la population tandis qu’un pecheur reunnnionais qui a une femme et des enfants à élever la il faut la grosse artillerie ça c’est un gros delit mais dite vous bien que s’il n’a plus de boulot ce gars il sera au chomage (mais pas que lui) et tous lemonde c’est bien comment se comporte les gens qui n’ont rien (ou presque) en fin de moi faut bien trouver quelque chose quitte à entrer dans la délinquance.alors anonyme reflechi avant de parler et vien pas pleurer si demain la reunion il y a une explosion de violence de voleur car il vaut etre occuper a pecher ces deux petits poisson que d’aller voler dans la cour des gens .a bon entendeur
11 octobre 2008 - 10:02
· anonyme - Criminels - Ce sont des criminels de l’écologie. Dans quelques années, la mer sera un désert. La peine prévoit la confiscation des bateaux, et j’espère que la Justice osera. 11 octobre 2008 - 08:57

CLICANOO.COM | Publié le 16 octobre 2008             La commune au chevet des récifs

Le pavillon bleu est un label que toute plage et tout port de plaisance souhaitent obtenir un jour. Il distingue les communes qui mènent une politique prêtant une attention particulière à l’environnement et au développement durable. Un éco-label qui est très apprécié et recherché des touristes. Créé par la Fondation pour l’éducation à l’environnement, le pavillon bleu n’est pas automatiquement reconductible d’une année sur l’autre. Il faut le mériter. Saint-Paul et Saint-Leu ont fait partie, cette année, des rares communes pavillons bleu dans les Dom-Tom, avec Bora-Bora en Polynésie Française. Pour mettre toutes les chances de son côté, pour 2009, la commune de Saint-Paul a décidé de mettre en place et soutenir un réseau de suivi Reef Check sur ses sites (Boucan-Canot, Roches Noires, Hermitage village et centre, Saline les Bains et Trou d’eau). “Les stations Reef Check ne sont pas obligatoires pour obtenir le Pavillon Bleu mais elles sont vivement recommandées”, précise Jean-Pascal Quod, directeur de l’Arvam*, qui développe la méthode sur l’île. “Saint-Paul est la première commune qui joue vraiment le jeu”, tient-il à signaler. Des stations dont le but est d’établir des données scientifiques sur la bonne santé des récifs coralliens, le nombre de poissons et d’invertébrés, le peuplement des algues, le tout en photos et en chiffres. Des volontaires et des scientifiques explorent donc les zones récifales en apnée ou en plongée. Sur chaque site, deux stations sont nécessaires : une station en lagon et une station derrière la barrière. Outre les sites précités, la commune envisage d’étendre la présence de ces stations sur 6 autres sites (Cap la Houssaye, les Aigrettes, Grand Fond Nord, les Brisants, la plage du VVF et la plage des Villa du lagon). Saint-Paul souhaite ainsi valoriser son littoral, en le rendant encore plus attractif
F.M.
· Association pour la recherche et la valorisation marine

La réaction de JLM : Pipeau !
Plutôt que de faire du vent et de créer encore des "usines à gaz" pour noyer le poisson, passons enfin aux choses sérieuses et concrètes. Les communes seraient bien mieux inspirées en investissant dans l’étude et la réalisation de stations d’épurations dignes de ce nom, de contrôler tout ce qui est rejeté dans les ravines et de participer activement au changement d’état d’esprit des Réunionnais qui s’auto-détruisent à petit feu, en commençant par les agriculteurs qui font tout et n’importe quoi. La Réunion y gagnerait également en attractivité touristique si tel est vraiment son désir !

CLICANOO.COM | Publié le 17 octobre 2008             Les premiers récifs artificiels immergés la semaine prochaine

Le projet Corail Réunion, lancé en 2007 par le comité régional des pêches, entre dans sa phase de mise à l’eau. 40 m3 de récifs artificiels, construits à partir de poteaux EDF et des voussoirs du bas- culement des eaux destinés au rebut, vont commencer à être immergés. Lundi matin, ces récifs (une vingtaine d’éléments) seront coulés au Port-Est le long du nouveau quai avant que l’entreprise EMIE avec l’Insulaire ne les tracte un par un en baie de La Possession dès mardi. C’est la première étape du projet Corail Réunion. D’autres éléments seront également installés à très court terme au large de Saint-Leu et du Port (au total sur les trois sites, 60 m3 de récifs en béton). “On entre dans la phase expérimentale qui va permettre d’ici un an environ de déterminer, via un suivi scientifique (ndlr : réalisé par l’Agence pour la recherche et la valorisation marine), quels assemblages fonctionnent le mieux, comment se déroule la colonisation, comment réagissent les récifs aux courants…”, souligne David Guyomard, chargé de mission au comité des pêches. Des données essentielles pour les immersions à venir. L’objectif de ces récifs artificiels est double. Il s’agit de créer des DCP (dispositif de concentration de poissons) pour les pêcheurs et d’offrir un habitat où la vie sous-marine puisse se développer. Entre 40 000 et 50 000 euros vont être nécessaires pour assurer la mise à l’eau et le suivi scientifique de cette première étape.                   B.G.

CLICANOO.COM | Publié le 21 octobre 2008                L’immersion de vingt récifs artificiels a démarré
          Les opérations d’immersion d’une vingtaine de récifs artificiels ont démarré hier au Port Est. 50 m3 de béton “recyclé” vont être positionnés à partir d’aujourd’hui en baie de La Possession. Et ce n’est qu’un début. Saint-Leu et Le Port vont suivre dans la foulée. Ces dispositifs devraient permettre de fixer la vie et d’augmenter la ressource.

          Nouveau quai du Port-Est, hier matin vers 9 h. Une grue de 39 m de flèche et d’une puissance de 55 tonnes estampillée du logo de l’EMIE (entreprise de travaux subaquatiques et acrobatiques) est à pied d’œuvre. Elle met à l’eau, une vingtaine de structures. Des récifs artificiels assemblés en hexapodes, sandwichs et berceaux, d’entre 800 kg et 4 tonnes. Ils sont en béton - un matériau inerte et qui se fixe bien - recyclé. Ce sont les poteaux EDF réformés ainsi que des voussoirs du chantier du basculement des eaux destinés à être détruits qui donnent corps aux récifs. Fruit d’un partenariat ancien entre le comité des pêches (porteur du projet) et l’opérateur énergétique, le projet Corail Réunion (pour COlonisation de Récifs Artificiels à l’ILe de la Réunion) entre aujourd’hui dans sa phase de concrétisation. Ces premiers prototypes, équipés de parachute, vont être tractés aujourd’hui et demain vers des points bien précis en baie de La Possession par L’Insulaire de l’EMIE. Ils seront ensuite “coulés” par 25 m de fond. Mais pas n’importe où. Les sites choisis se trouvent un peu plus au large de trois autres récifs artificiels, les derniers résistants d’une première expérimentation démarrée en 1997. Il s’agit de les positionner en ligne pour créer des habitats destinés aux poissons de fonds (beauclaire, ti’ jaunes, mérous…), plus précisément les pré-adultes. Ils serviront ainsi d’étape sur “un corridor écologique entre les anciens récifs artificiels situés à 15 m de profondeur et les milieux naturels plus au large à partir de 80 m”, souligne Mathieu Pinault, ingénieur au bureau d’études Pareto associé de l’Agence pour la recherche et la valorisation marine.
                                                                    SAINT-PIERRE ET SAINT-PAUL SUR LES RANGS
          Ce corridor écologique vise à éviter la déprédation lors de la première migration des pré-adultes vers le large. L’objectif est “de consolider les populations naturelles” en baie de La Possession, où seront immergés 50 m3 de béton. Deux autres sites (entre 5 et 7 m3 chacun) vont suivre sous peu : au Port ouest et à Saint-Leu. Sur ce dernier, les trois structures seront immergées par hélicoptère, vraisemblablement le 3 novembre. Ces structures, aux formes plus aérées, ont une vocation différente. “Il s’agit de créer un effet dispositif de concentration de poisson permettant aux pêcheurs de se fournir en appâts vivant avec de petits pélagiques…”, note David Guyomard, chargé de mission au comité des pêches. Les récifs artificiels, qui ont déjà prouvé leur efficacité ailleurs dans le monde, vont bénéficier en premier lieu aux pêcheurs mais aussi aux plongeurs en mal de plongées poissonneuses. David Guyomard y croit : “C’est une première phase expérimentale. Et si le suivi scientifique affiche les résultats escomptés, on peut imaginer multiplier les immersions. Saint-Pierre et Saint-Paul pourraient en être équipés dès l’année prochaine”. Quant au gisement, 600 poteaux par an estime-t-on à EDF, il offre de sacrées possibilités. Mais, auparavant, il faudra voir si les poissons sont au rendez-vous Des règles d’accès seront d’ailleurs nécessaires pour favoriser la colonisation. Le comité des pêches a déjà programmé des réunions d’information à ce sujet
Bruno Graignic
(*) Il va effectuer le suivi scientifique de la colonisation et en tirer une thèse.
          Une opération à 150 000 euros La fabrication des récifs artificiels a coûté en 2007, 40 000 euros (35 000 euros de l’Europe, 3 000 euros de la Ville du Port et le reste de la Région). L’immersion et le suivi scientifique (six plongées en une année) sur un an, vont nécessiter 110 000 euros. L’Europe a largement contribué, pour cette première phase opérationnelle, avec 70 000 euros. L’État met 30 000 euros. Les mairies du Port, de La Possession et de Saint-Leu, 10 000 euros.

CLICANOO.COM | Publié le 21 octobre 2008                Elections au comité des pêches le 15 janvier

          Les premières élections depuis 2003 au comité des pêches et des élevages marins sont prévues pour le 15 janvier 2009. Jean-René Énilorac, qui termine son troisième mandat, semble prêt à tenter une nouvelle candidature ou “à être la locomotive”. Pour l’homme, récemment innocenté par la cour d’appel (lire notre édition de samedi), le bilan est là : “J’ai contribué largement à mettre sur pied cet organisme, à développer la filière pêche, l’aide à l’export (le Poseidom), à faire intégrer les informels… Je me suis battu pour tous les segments et devant les toutes les instances”. Et il a encore d’autres chevaux de bataille pour l’avenir. “Nous pouvons encore nous développer. Officiellement, 4 100 bateaux de plus de 25 m sont déclarés dans le sud-ouest de l’océan Indien. Les pillards sont aussi nombreux. Nous devons préserver la ressource en augmentant les contrôles pour nous et pour les autres pays riverains”. Il prône également “un salaire décent pour les marins malgaches embarqués sur nos navires”, ainsi que “de faire venir des pêcheurs métropolitains dans la zone en lieu et place des pillards”. Concernant la réforme des instances, lancée au niveau national, il note : “Je ne crois pas qu’il soit nécessaire à La Réunion de créer des comités locaux. Quant au problème du financement, on peut mettre en place une taxe sur les importations de poissons”. Il propose également pour l’export “de concentrer le panel de produits pourquoi pas via une coopérative comme pour la morue”. Une mise en commun permettant “de se serrer les coudes en temps de crise”. Les listes électorales seront closes mercredi à 16 h. Pour s’inscrire, il faut avoir navigué au moins trois mois pour les marins, six mois pour être éligible. Les listes font état de 458 électeurs inscrits en juin dernier. Après le 31 octobre, les candidatures pourront être déposées.        B.G.

CLICANOO.COM | Publié le 12 octobre 2008 - Une initiative de la SNSM.              “Trop de méconnaissance de la mer”
          SAUVETAGE. Parce que le nombre d’intervention des secours en mer a doublé en un an, parce que les règles de sécurité sont trop souvent ignorées, la SNSM organise un week-end, le 25 et 26 octobre, de prévention et d’information en direction des usagers.

          Gérard Andrieu, président de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) sainte-marienne dresse un bilan sans appel : “Le Réunionnais a appris la montagne, mais pas la mer. Or, les règles de sécurité sont extrêmement importantes sur l’eau”. Il poursuit : “On ne part pas en randonnée sans chaussures de marche, sans eau… Une série de précautions est également essentielle sur un bateau”. Cause directe d’une partie de ces négligences ou de la simple méconnaissance des règles de base auxquelles il faut ajouter le développement de la plaisance, le nombre de sorties effectuées par la SNSM (les trois stations réunionnaises confondues) a “doublé en un an pour atteindre la centaine”. Or, celles-ci comme les moyens de la brigade nautique ou de la Marine ont un coût élevé, qui pourrait être réduit par le respect de règles simples. Pour le boss de la station sainte-marienne, “on ne joue pas avec la sécurité”. Et il constate que certains plaisanciers ne savent “même pas percuter correctement leur fusée de détresse, ce qui peut parfois entraîner si elle est tirée dans la mauvaise direction des brûlures au troisième degré”. Il rappelle par ailleurs que le radeau de survie doit se trouver à l’extérieur du bateau et non pas à l’intérieur. “Cela a coûté il y a quelque temps la vie d’un père et de son fils en métropole. Un accident bête. Il a suffi qu’ils tirent sur la corde pour gonfler l’engin. Ils ont été étouffés dans la cale du bateau”. Il fustige : “Acheter un VHF étanche et qui passe à la différence du portable à 5 ou 10 nautiques, cela coûte 150 euros… Ma vie ne vaut pas cet investissement ?”
                                                       Une manifestation reconductible
          L’idée a germé de ces dramatiques accidents. Elle a été confirmée lors du débriefing (retour d’expérience) en préfecture qui a suivi à la recherche des deux jet skieurs en mer. Il fallait organiser une manifestation tous les publics autour de la sécurité en mer. La SNSM a donc proposé l’organisation sur un week-end complet d’une telle manifestation. Les premières journées de la sécurité en mer étaient nées. L’objectif reste de montrer et de sensibiliser les usagers de la mer, “toujours plus nombreux à vouloir profiter de l’océan”, aux règles e au matériel de sécurité. Il a fallu à la SNSM sainte-marienne huit mois de travail pour monter cet événement. Les services de l’État, la Ville du Port, la CCIR, la Marine… ont soutenu ce projet. Et finalement le rendez-vous est programmé le samedi 25 et dimanche 26 octobre au port Ouest. Au menu, des démonstrations de sauvetage (hélitreuillage, sauvetage avec chien terre-neuve…), mais aussi stands d’informations pour tout connaître sur cette thématique, des formations aux premiers gestes de secours… Des animations comme la visite du port ouest en bateau, des baptêmes de jet-ski, la visite du Floréal ainsi que l’escale de la course (voiliers de 13 à 26 m) World Arc sont également programmées. La SNSM sainte-marienne, forte de son expérience des Journées bleu marine (qui ne se font pas cette année), a organisé le tout de A à Z. Elle espère d’ailleurs que cette première édition, placée sous le patronage du préfet, ne soit pas la seule. B.G.

Les premières Journées de la sécurité en mer se déroulent le samedi 25 octobre de 14 h à 19 h et le dimanche 26 octobre de 10 h à 19 h sur le terre-plein du hangar 80 au port Ouest. Gratuit.

CLICANOO.COM | Publié le 17 octobre 2008              Les jets débarquent dimanche

          Dimanche à Sainte-Rose, l’association Jet Sport Réunion assurera le spectacle au large de la Marine.
         En tout cas si le temps est à la hauteur du programme concocté par les organisateurs. Une journée placée sous le double signe de la compétition (le matin) et de la découverte (après-midi). Une course marquant le retour de la discipline à Sainte-Rose, en attendant la mise en place d’un véritable championnat départemental l’année prochaine, comme l’ambitionne l’association présidée par Patrice Hoareau, plongeur professionnel dans le corps des sapeurs-pompiers. Avec, pourquoi pas, un tour de l’île, dont le record est d’un peu plus de deux heures ! Les bolides seront visibles dès demain au port (contrôle technique de 11h à 15h, puis parc fermé). La mise à l’eau des jets dimanche est prévue à 8h et le début des compétitions à 9h pour s’achever un peu après 11h. Deux catégories sont au programme : RUN et SKI (jet à bras). Une vingtaine de pilotes sont inscrits dont la crème des pilotes réunionnais. Ces derniers, proposeront en début d’après-midi des baptêmes au grand public, une fois l’épreuve de vitesse terminée. Des balades de quelques minutes, côté passager, le permis mer ou côtier étant nécessaire pour pouvoir passer à la place du pilote et l’âge de seize ans un minimum. L’association promet de faire le maximum pour offrir des baptêmes au plus grand nombre, malgré la fatigue accumulée le matin. Son président compte profiter de la manifestation pour démocratiser et redorer le blason d’une discipline parfois perçue comme un sport de “frimeur” aux yeux d’une partie du grand public. Jet Sport Réunion regroupe une cinquantaine de pilotes. L’association espère prendre durablement ses quartiers sur le port de Sainte-Rose. La porte ouverte à des balades au large de la côte au vent. Comptez dans ce cas une participation aux frais, l’association étant à but non lucratif. Au passage, l’organisation rappelle à tous les concurrents de dimanche de ne pas oublier d’amener avec eux tout leur matériel de sécurité... Effectivement, ça peut servir !
P.M.                                                      Renseignements : 06 92 88 71 46.

Une réaction de lecteur : anonyme - enfin le jet se développe !
           ça fait plus de 20 ans que le jet existe à la réunion et il est tjs mal considéré... Pourquoi ???Parce que il reste ds l’esprit de beaucoup comme une machine bruyante et polluante et qui de surcroit ne fait que gêner tout le monde !! Balivernes !!un jet ne fait pas plus de bruit que certaines motos, certaines voitures tunées ou encore que certains bateaux de plaisance équipés de trés trés gros moteurs...Parlons maintenant de la pollution que ça génère.Un jet skieur est souvent plus conscencieux de la nature que n’importe quel pere de famille prenant son petit canot’ pour aller pecher tous les dimanches...Lhuile utilisée est trés souvent de l’huile biodégradable de Tournesol,oui vous lisez bien,alors que la plus part des bateaux de la réunion polluent plus qu’ils ne pensent ;d’une en utilisantune huile polluante,de deux en ayant des moteurs dont la cylindrée dépasse largement voir trés largement celle des moteurs de jet ski.Vous en conviendrez qu’a lheur des bonus écologiques concernant la consomation des voitures, un simple bateau de plaisance de notre bon pere de famille n’obtiendrait tout au mieux qu’un malus écologique tellement certains bateaux consomment !!C’est donc un comble quand on voit ceux ci montrer du doigts les jet ski avec des arguments totalement faux !!Je parle meme pas des papiers,sac plastiques,bouteilles etc qui peuvent etre jetés à la mer par les passagers d’un bateau de plaisance lors d’une balade en mer par exemple...Bref que de fausses idées reçues sur les jet ski ,mais attention,et la j’en conviends,certains pilotes sont des irresponsables et nuisent à l’image du jet ski.Comme par exemple ceux qui naviguent trop vite à l’entrée ou dans le port tout ça pour montrer sa petite machine. heureusement que ce genre de comportement se fait de plus en plus rare et il est cocasse de voir certains bateaux arriver encore plus vite que ces jet skis dans le port..mais la on dit rien car c’est pas un jet ski,c’est un bateau donc c’est sérieux forcément,sauf que, un bateau arrivant trop vite dans la bande des 300m c’est plsu dangereux qu’un jet ski parce que ça a des Hélices !!alors que le jet non !!!Donc messieurs les baigneurs le danger n’est pas la où vous le pensez ,méfiez vous... Bref,de partout il ya des irresponsables,jet skieurs ,plaisanciers etc.il faut juste responsabiliser tout le monde,pour qu’enfin on arrive à vivre ensemble sur le meme plan d’eau.Cette manifestation est bien mais le jet mérite encore mieux.Il a eu , il y a et il y aura un engouement certains pour cette discipline.C’est un sport mécanique sain bcp plus par exemple que la moto cross ou les chutes font bcp de dégats...mais pas le jet !! Et enfin,ça suffit de montrer et de subventionner le foot !!il faut s’ouvrir sur d’autres discplines,comme le jet par exemple mais pas seulement !!!Réunionnais faut se bouger d’avantage !!! Sinon on sera tous contraint à contempler le foot le dimanche sur un stade ou a la télé,à voir des fautes qui ne sont pas sifflées ou des faiseurs semblant d’etre blessés et qui se relevent dans la foulée...pff.je finis ce monologue par dire,vive le jet !merci de m’avoir lu.in ti creol la cour.           18 octobre 2008 - 20:14

CLICANOO.COM | Publié le 21 octobre 2008                 Les jets ont fait le plein

          Le public était au rendez-vous dimanche pour le retour des jets ski dans l’Est. Il y avait foule à la Marine, à Sainte-Rose (2 000 à 3 000 personnes selon la mairie), pour applaudir les courses de bolides qui se déroulaient au large. Les bouchons commençaient depuis le rond-point d’entrée de ville ! Les courses programmées en matinée ont dû être écourtées pour cause de baleines présentes au même moment non loin du tracé de la compétition. Pour ne pas déranger les cétacés et dans un souci de sécurité, les organisateurs ont préféré annuler une manche. Mais, même raccourci, le spectacle était au rendez-vous. La vingtaine de pilotes engagée a fait la preuve de toute sa dextérité. Après la compétition, ces derniers ont fait le maximum pour offrir le plus de baptêmes possibles au public présent. Une centaine de balades en tout selon les organisateurs. Côté classement, on retiendra la victoire en RUN (classement général) du champion Stéphane Lauret devant Giovanni Clorat et Fabrice Cerveaux. Un classement divisé en deux catégories : atmosphériques et compressés. Dans la première, Stéphane Lauret s’impose devant Giovani Clorat. Dans la seconde, Fabrice Cerveaux devant Frédéric Lauret. En SKI, victoire d’Arnaud Meroni, devant Daniel Sicutori et Yann Pavillon. Pour l’association Jet Sport Réunion, la journée devait préfigurer le retour d’un véritable championnat de la Réunion et une présence permanente au Port de Sainte-Rose...

CLICANOO.COM | Publié le 6 novembre 2008                      La réserve marine prend corps

          Nul ne pourra plus dire qu’il ignore la réglementation en vigueur au sein de la réserve marine. D’ici la fin de l’année, les différentes zones (sanctuaire, protection renforcée, générale) seront délimitées en mer par un balisage. Les travaux de pose ont commencé. Des panneaux vont également s’aligner tout le long du littoral.


          Lundi dernier à l’Hermitage a été posée la première balise maritime fixe. Un mât jaune de 4 m de haut avec des autocollants d’interdiction trône désormais en plein lagon. Il matérialise la zone sanctuaire dessinée sur les plans à cet endroit. “Au total quatorze balises de ce genre vont être posées le long de 40 km de réserve”, souligne Bertrand Galtier, le patron de la Direction régionale de l’environnement, administration en charge avec la DDE de la maîtrise d’ouvrage de ce chantier. “D’ici trois semaines”, la pose de cette première série d’ouvrages devrait être achevée. Elle remplace les bouées rouges installées en août 2007 qui sont peu visibles. Une deuxième ligne de balises, cette fois-ci, flottantes, doit quant à elle être positionnée “d’ici le 31 décembre”. L’ensemble marque les frontières entre les différentes zones de la réserve ainsi qu’avec l’extérieur. Ce sont de véritables “phares” pour les usagers (pêcheurs, baigneurs, surfeurs, bateaux…). En parallèle, une signalétique terrestre, disposée le long du littoral bordant la réserve doit venir compléter la matérialisation des secteurs. Toutes les informations concernant les interdictions, les restrictions et les usages autorisés y figureront… Ce sont en tout une centaine de panneaux et de bornes stratifiées (plus solides que ceux implantés actuellement) qui seront posés d’ici “février voire mars 2009”, précise Lionel Gardes, chargé de mission réserve marine à la Diren. Au total, le coût de ces différents marchés de balisage atteint 1,2 million d’euros. Il est financé à hauteur de 60 % par l’Europe, 30 % l’État, 5 % pour la Région et idem pour le Département.
                                                              Plus d’atermoiements ?
          Tout cela matérialise définitivement la réglementation en vigueur depuis février 2007. “Plus personne ne pourra ignorer les règles d’usages”, martèle Bertrand Galtier. D’ailleurs, “on considère que les pêcheurs traditionnels connaissent désormais l’ensemble de la réglementation (ndlr : arrêté du 22 octobre 2007). Les autres usagers ont eux aussi bénéficié d’un considérable travail d’information”. C’est clair. Personne n’est plus censé ignorer les lois qui régissent la réserve. Et si “la prise de conscience a largement progressé”, estime Lionel Gardes, les sanctions pour les contrevenants vont désormais s’appliquaient pleinement. D’ailleurs, les écogardes, au nombre de sept, sont progressivement en cours de commissionnement. La brigade nautique et la brigade nature de l’océan Indien veilleront également au grain. Selon Lionel Gardes, “le braconnage est toujours là mais il est bien moindre que ce qui était observé auparavant”. Quoi qu’il en soit, la pose du balisage, qui a nécessité deux ans, marque une étape décisive de la réserve marine. C’est le GIP, l’organisme gestionnaire, qui sera par la suite en charge de l’entretien de ce parc. Un organisme au sein duquel manque encore à l’appel des collectivités naturellement impliquées dans la gestion de cette aire marine protégée. C’est le cas des Villes de Saint-Paul et des Avirons, du TCO et de la Civis. “Les discussions en cours sont prometteuses”, signale le Diren. Mais l’adhésion ne se fait pas en un simple claquement de doigts. D’autant plus que la décision du tribunal administratif d’annuler les élections de Saint-Paul grippe encore pendant quelque temps la concrétisation pour la commune ayant le territoire le plus important au sein de l’aire protégée.      Bruno Graignic

          Quelques chiffres Le nombre de cartes de pêche traditionnelle distribuées pour l’année 2009 “restera le même qu’en 2008”, avance-t-on à la Diren. Rappelons qu’elles étaient au nombre de 800 pour 1 100 demandes l’année dernière. La réserve naturelle marine s’étend du Cap La Houssaye à La Roche aux Oiseaux. Sa surface totale est de 3 500 hectares. C’est le plus grand espace marin classé en réserve naturelle nationale en France. Trois niveaux de protection s’appliquent. La réglementation générale (Niveau 1) sur l’ensemble du territoire ; les zones de protection renforcée (Niveau 2) couvrent 45 % de la superficie de la réserve et les zones de protection intégrale (Niveau 3) 5 %.

CLICANOO.COM le 19 novembre 2008 -            Des récifs artificiels immergés dans la baie

           Des récifs artificiels ont pris place hier en baie de Saint-Leu. L’opération Corail, visant à offrir des appâts aux pêcheurs professionnels, se poursuit

            L’opération Corail continue de longer les côtes réunionnaises. Après le Port et la Possession, les acteurs du projet se sont installés, hier matin, à Saint-Leu. Donnant lieu à un drôle de manège : un hélicoptère déposant en pleine mer, un hexapode de 800 kilos, ainsi que deux poteaux. À l’eau, des plongeurs chevronnés se sont occupés de réceptionner le béton, pour l’acheminer, grâce à des parachutes, sur son site définitif. Autant de structures, qui reliées entre elles par de la corde, vont rapidement se transformer en gîte pour de petits poissons pélagiques.
                                       DEUXIEME VIE POUR LES POTEAUX
             “Nous voulons proposer une alternative aux pêcheurs en terme de sites de pêche”, déclare David Guyomard, chargé de mission au Comité des pêches. Et pour cause, la mise en place de la réserve marine a modifié la donne pour une profession aujourd’hui en manque d’appâts. “C’est une mesure compensatoire”. Ce nouveau périmètre, balisé, est ainsi accessible uniquement à la vingtaine de pêcheurs professionnels saint-leusiens. Qui voient là leur souhait exaucé : un vivier d’appâts, pour la pêche au vif, sur leur route vers le large. Une opération, à laquelle EDF a largement participé. Et qui l’arrange. “D’habitude, EDF paie pour détruire ces poteaux. Là, ils sont valorisés, ils ont une deuxième vie”. Pour l’heure, pas question de développer le système à outrance. Il s’agit d’en observer l’évolution et l’efficacité. “Nous allons voir comment ça résiste pendant la période cyclonique par exemple. Si ça fonctionne correctement, il est possible qu’on vienne immerger de nouveaux poteaux l’année prochaine”. Le corail artificiel est déjà répandu dans le monde entier. En tête, les Japonais qui l’ont développé à grande échelle. Depuis une vingtaine d’années, la France a adopté cette méthode. D’autres Dom, comme la Martinique et la Guadeloupe, réfléchissent aujourd’hui à cette opportunité
D.F.B

CLICANOO.COM le 19 novembre 2008 -             La Réunion pas préparée aux tsunamis

            Près de quatre ans après le tsunami qui a fait quelque 250 000 morts autour de l’océan Indien, la France reste mal préparée à ce risque auquel la Méditerranée et les Antilles sont particulièrement exposées, selon un rapport présenté par le sénateur PS, Roland Courteau. 911 tsunamis ont déferlé sur les mers depuis le début du XXe siècle, dont 77% autour de l’océan Pacifique, 10% dans l’Atlantique, 9% en Méditerranée et seulement 4% dans l’océan Indien, considéré jusqu’au 26 décembre 2004 comme le plus calme. Cette faible fréquence explique en partie l’impréparation de l’Indonésie, où aucun système d’alerte n’existait pour les côtes bordant l’océan Indien. Sous l’égide de l’UNESCO, la Commission océanique intergouvernementale (COI) a demandé aux États de se doter de systèmes d’alerte aux tsunamis au plus tard en 2010, a rappelé le sénateur. Si un dispositif performant a déjà été mis en place en Polynésie française, beaucoup reste à faire dans les Antilles, à la Réunion et pour le littoral méditerranéen. À la Réunion, M. Courteau a jugé le dispositif “décevant”, notamment à cause de l’insuffisance de crédits pour faire fonctionner les équipements existants

CLICANOO.COM le 24 novembre 2008 - On entre dans la période cyclonique, un petit rappel des procédures d'alertes ?

Tout sur les alertes

VIGILANCE CYCLONIQUE
Menace dans les jours à venir (plus de 24 heures) Tenez-vous informé Suivez les prévisions météorologiques et les bulletin d’information N’entreprenez pas de longues randonnées en montagnes, ni de sorties en mer Vérifiez vos réserves (conserves, eau, piles, médicaments…) Si vous êtes insuffisant rénal ou respiratoire, rapprochez-vous sans délai de votre établissement de santé habituel Ne vous approchez pas du rivage en cas de forte houle Assurez-vous de connaître l’adresse et le téléphone du centre d’hébergement le plus proche de votre domicile Notez les numéros de téléphone utiles

ALERTE ORANGE
Danger dans les 24 heures Tenez-vous informé Tous les établissements scolaires et les crèches ferment mais l’activité économique continue Le passage en alerte Rouge est annoncé avec un préavis de 3 heures Ne franchissez pas les radiers submergés ou les ravines en crue N’entreprenez pas de longues randonnées en montagnes, ni de sorties en mer Rentrez les objets que le vent peut emporter Rentrez vos animaux Protégez vos ouvertures (volets, planches…) Vérifiez vos réserves (conserves, eau, piles, médicaments…) Vérifiez l’adresse et le téléphone du centre d’hébergement le plus proche Préparez une évacuation éventuelle

ALERTE ROUGE
Danger imminent Tenez-vous informé Le passage en alerte Rouge est annoncé avec un préavis de 3 heures Profitez de ce préavis pour rejoindre votre domicile ou vous mettre à l’abri Passé ce délai
NE SORTEZ EN AUCUN CAS Ne téléphonez qu’en cas d’absolue nécessité Restez informé
RESTEZ CALME NE PANIQUEZ PAS Attendez la levée de l’alerte rouge pour sortir et ne prenez votre véhicule que si le réseau routier est annoncé praticable

PHASE DE PRUDENCE *(après le cyclone)
La menace cyclonique est écartée mais il reste des dangers Tenez-vous informé Ne franchissez pas les radiers submergés ou les ravines en crue Tous les établissements scolaires et les crèches restent fermés, mais l’activité économique peut reprendre Ne touchez pas les fils électriques tombés à terre N’encombrez pas les lignes téléphoniques Ne gênez pas les équipes de secours Attention à la qualité de l’eau que vous buvez. Préférez l’eau en bouteille Assurez-vous que la circulation est autorisée. Ne prenez votre véhicule qu’en cas de nécessité

CLICANOO propose un dossier sur les cyclones le 24 novembre 2008 :                                    LIRE                   ( oui, ça fonctionne toujours ! )

LE QUOTIDIEN le 25 novembre 2008 - Fin des travaux du débarcadère : Les pontons ouvrent le 18 décembre

Les travaux du débarcadère de Saint-Paul sont quasiment terminés. La mairie recevra les clefs officiellement le 18 décembre

Les coups de marteaux redoublent sur les pontons trois semaines avant la livraison du débarcadère de Saint-Paul. Le 18 décembre, la Sédré remettra officiellement les dés de l'ouvrage à la mairie. Avec tout de même trois mois de retard par rapport au calendrier initial. Un contretemps prévisible si l'on en croît les services municipaux, tant les aléas sont inhérents aux travaux sous-marins.
Long de 124 mètres, ce débarcadère a été conçu sur deux niveaux : une partie supérieure dédiée aux promeneurs et un étage inférieur, réservé à l'amarrage des bateaux.
« Le ponton supérieur est quasiment terminé, explique François Matté de la mairie, il reste quelques travées à ajouter à la charpente métallique. » Les flâneurs peuvent admirer depuis quelques jours les tentures blanches qui ornent cette charpente. Côté ponton inférieur, il
y a davantage de travail d’autant que la forte houle de vendredi dernier a endommagé quelques coffrages de béton. «Il reste à terminer ces coffrages et mettre les éclairages, les an-
neaux et autre éléments d'accastillage. »
L'ouvrage n'en sera pas pour autant terminé puisqu'une deuxième phase de travaux doit débuter en début d'année, qui verra la réalisation d'un parvis.
«Une place sur plusieurs niveaux doit être construite entre le débarcadère et l'hôtel de Las say, à l'emplacement de l'ancienne " drop zone " pour les hélicos » Indique François Mat té. Le premier marché ayant été déclaré infructueux, l'appel d'offres a dû être relancé.
«Nous ouvrons les plis mardi (aujourd'hui), ajoute François Matté. Si tout va bien, les tra vaux débuteront fin janvier pour une livraison au 14 Juillet. » En attendant, le ponton,
pour sa partie haute, sera ouvert au public à la fin décembre.
Reste que les pêcheurs à la gaulette n'ont pas attendu l'ouverture officielle et squattent déjà chaque soir les pontons. LB

CLICANOO le 29 novembre 2008 - Na in la fé lang cabri ?    Un tracto-pelle et son conducteur à la mer

C’est le premier incident sur le chantier du débarcadère à Saint-Paul. Hier matin, un tracto-pelle est tombé à la mer avec son conducteur, miraculeusement indemne.

Les conséquences de l’accident auraient pu être bien plus graves sans un réflexe salvateur. Hier, en fin de matinée, une pelle hydraulique Liebherr de 22 tonnes manœuvre sur le chantier du débarcadère de Saint-Paul. Déséquilibré, semble-t-il, par le déplacement d’un bloc de béton de 5 tonnes, il traverse les barrières et chute du ponton provisoire qui sert de plate-forme pour l’installation du futur quai.
Une poignée de secondes plus tard, l’engin se retrouve en grande partie immergé, à l’envers. Seule une chenille reste hors de l’eau. C’est justement sur celle-ci que le conducteur se réfugie après avoir sauté à l’eau juste avant que son véhicule ne bascule. “
Je pense qu’il a senti le déséquilibre et qu’il a eu juste le temps de sortir de la cabine avant qu’on ne le voie sauter. Un moment, on ne le voyait plus, on a bien cru qu’il était mort”, raconte Frédéric, intérimaire sur le chantier. “C’est un miraculé”. Une plongeuse, qui travaillait exceptionnellement sur les fondations du ponton, récupère le naufragé d’une quarantaine d’années, indemne mais visiblement choqué et le reconduit lentement sur quelques dizaines de mètres, jusqu’à la plage. Les pompiers sont déjà sur place pour s’assurer que l’homme n’est pas blessé. Une grosse frayeur pour ce dernier et une chute spectaculaire pour les nombreux badauds présents sur le front de mer en ce vendredi, jour de marché.

Selon le responsable de l’entreprise SGTPS, c’est bien une erreur de manœuvre qui a provoqué cet incident inhabituel. Car l’engin a été immédiatement inspecté pour s’assurer qu’aucune fuite de carburant ne vienne polluer l’eau aux abords immédiats de la plage. Pas d’anomalie visible. Seules quelques traces d’huile étaient perceptibles en surface, échappées des vérins hydrauliques et d’un ou deux tuyaux flexibles arrachés lors de la chute. Immédiatement dépêché sur place, un responsable de la société SRTC cherchait aux alentours de midi le meilleur moyen de renflouer le tracto-pelle. “Nous réfléchissons à quel type d’engin utiliser dans les plus brefs délais. S’il faut faire appel à un engin sur un autre chantier, nous le ferons venir, peut-être dès aujourd’hui”. En fin d’après-midi, le tracto-pelle gisait toujours dans l’eau. Cet incident, le premier depuis le début des travaux, intervient lors des derniers ajustements sur le futur débarcadère. Il ne devrait toutefois pas retarder la livraison de l’édifice, qui sera inauguré avec déjà plusieurs mois de retard le 18 décembre prochain.                                     Romain Latournerie

CLICANOO.COM | Publié le 30 novembre 2008    La pelle mécanique n’a pas pu être sortie de l’eau

SAINT-PAUL. La pelle mécanique tombée du chantier du débarcadère à Saint-Paul était toujours dans l’eau hier soir.
Une tentative de renflouement a en effet échoué en début d’après-midi. Une grue a été utilisée pour tenter de soulever la carcasse alors qu’un treuil la tirait depuis la plage. Sans succès. Seules les chenilles ont pu être dégagées. L’engin est désormais attaché aux piliers de soutènement de l’édifice en attendant d’être définitivement évacué. Un dispositif antipollution a tout de même été installé autour, en surface, pour prévenir toute fuite d’huile ou de carburant.

CLICANOO.COM | Publié le 3 décembre 2008                              Alertes cycloniques : ce qui change


          Inchangé depuis 2002, le plan de secours spécialisé cyclone de la Réunion connaît quelques modifications pour cette saison. Pas de bouleversement majeur pour la population, si ce n’est un changement de terminologie, une plus grande autonomie des collectivités territoriales et la fin des très convoités laissez-passer.

          Selon le préfet Pierre-Henri Maccioni qui l’a présenté hier, le plan de secours spécialisé cyclone de la Réunion version 2008-2009 est le résultat “du retour d’expérience suite au passage de Gamede en février 2007, d’un exercice réalisé le 18 novembre dernier, et de la mise en conformité avec la loi de modernisation de la sécurité civile de 2004.” Si grosso modo, les avis, conseils et consignes à la population restent les mêmes, quelques changements sont néanmoins à noter.

- On ne dit plus “vigilance” mais “pré-alerte”. La phase précédant l’arrivée d’un cyclone, connue de tous comme “vigilance”, s’appelle désormais “pré-alerte”. Correspondant à une menace potentielle à plus de 24 heures, elle comporte toujours les mêmes obligations d’information, de vérification des réserves, d’interdiction de sortie longue en mer ou en montagne… Un changement de vocabulaire destiné à souligner le caractère exceptionnel de cette phase déclenchée par le préfet, et éviter le doublon avec “vigilance”, désormais associé au plan de secours spécialisé “événement météorologique dangereux” (EMD) validé en mai 2007 (vigilance orage, vigilance forte pluie, vigilance forte houle…).

- On ne dit plus “phase de prudence” mais “phase de sauvegarde”. Cette phase post-alerte rouge est prononcée par la préfecture lorsque la menace cyclonique est écartée mais que des dangers persistent (radiers submergés, fils électriques à terre, eau du robinet souillée…). Celle-ci peut être accompagnée de mesures ponctuelles en fonction des perturbations constatées, par exemple une interdiction de circuler.

- Des pouvoirs décentralisés. Comme pour la plupart des plans ORSEC de France et de Navarre, les collectivités locales réunionnaises disposent d’un plan d’organisation cyclone. Chacune aura désormais à préparer sa propre gestion de l’événement, toujours en relation avec les informations et directives transmises par le centre opérationnel (la “cellule de crise” en préfecture). Ainsi, le maire pourra distiller des autorisations ponctuelles de circulation à ses services ou à certains opérateurs privés en fonction de la situation météorologique et des besoins sur sa commune. Ce pour réagir en fonction situations climatiques très différentes que connaissent les divers secteurs l’île, même pendant un cyclone. En revanche, malgré le transfert de compétence des routes nationales à la Région depuis 1er janvier dernier, en cas de cyclone, c’est le préfet qui reprend la main sur ce réseau.

- La fin des laissez-passer. C’était une exception réunionnaise. Les fameux et très convoités laissez-passer autorisant le porteur à se déplacer pendant une alerte rouge étaient au nombre de 6 000 en 2007-2008, une situation ayant conduit, selon la préfecture, à certaines “dérives” et à “une banalisation du risque encouru à circuler” durant cette phase. Désormais, les services de police et de secours d’urgence interviendront uniquement à l’initiative de leurs autorités, après analyse de l’urgence et de la situation générale et locale. Les sociétés privées ou services publics dont l’intervention s’avère nécessaire recevront des ordres de missions précis, soit écrits, soit oraux, que les forces de l’ordre pourront vérifier rapidement. Les services de presse agiront quant à eux sous la responsabilité de leurs rédactions en chef.       Sébastien Gignoux

CLICANOO.COM | Publié le 12 décembre 2008                  Le récif corallien au plus mal

          Le lagon va mal. Le rapport du réseau mondial de suivi de l’état de santé des récifs coralliens (rapport GCRMN*) vient de tomber, il fait état d’une nette dégradation du récif réunionnais, sur trois stations en particulier. Bruce Cauvin du Parc Marin tire la sonnette d’alarme. Il y a urgence à agir, les coraux meurent à petits feux.
            “Le rapport du GCRMN n’est pas seulement un relevé pour naturalistes, il doit aider à prendre conscience pour agir en conséquence”, rappelle Bruce Cauvin, responsable éducation et sensibilisation au Parc Marin. Il lance aujourd’hui un signal d’alarme. Tous les 4 ans, le réseau mondial livre sa synthèse, aujourd’hui, elle n’est pas très bonne pour notre récif. La Réunion fait parti des 17 grands nœuds d’étude, inclut dans celui des Iles du Sud-Ouest de l’océan Indien. Deux protocoles œuvrent au chevet des récifs : le réseau Reef Check, orchestré par l’ARVAM**, et le GCRMN auquel participe le Parc Marin. Sur les 14 stations de surveillance du Parc, trois stations en pente extérieure (soit à 10 ou 15 mètres de profondeur) sont dans le collimateur, leurs résultats inquiètent les spécialistes. Il s’agit des stations de la Saline-les-Bains (en face de Planch’Alizés), de l’Hermitage (en face du restaurant Le Toboggan), et celle de l’Etang-Salé. Dans ces zones, le recouvrement corallien est en chute libre. En à peine dix ans, la moitié des coraux vivants de l’Hermitage ont disparu (57% de recouvrement en 1998, 21% aujourd’hui). Une population remplacée par une couverture d’algues. Plus dramatique encore à la Saline-les-Bains, puisque 2/3 des coraux sont morts (49 % de recouvrement en 2000 et seulement 13 % en 2008). Même constat sur les pentes externes de l’Etang-Salé. “Il est très mauvais de constater la colonisation des algues sur le récif mère, le plus ancien”, regrette Bruce Cauvin. La disparition des coraux durs, de type acropores, n’est pas sans conséquences. Les habitants du récif sont dépendants les uns des autres. Le moindre grain de sable dans l’ordonnance de la vie sous-marine entraîne une cascade de drames. Le corail offre le gîte et le couvert aux poissons du lagon. Il est la nursery où ces derniers viennent se protéger des prédateurs. Conséquence : la mort du corail entraîne la disparition progressive des poissons. Le scénario catastrophe ne s’arrête pas là, puisque la mort du lagon entraîne, à terme, la fin de la plage et le début des inondations.
Le recouvrement corallien diminue
            Plusieurs causes peuvent expliquer cette hécatombe. Tout d’abord, le fameux réchauffement climatique qui n’épargne pas les océans. Ce qui a le don de stresser les coraux, qui expulsent leurs petites algues, si précieuses à leur survie. Sans elles, ils dépérissent et deviennent tout blanc. Autre fléau, les cyclones. Les ravines empoisonnent le lagon en déversant des torrents de boue, les coraux y sont sensibles. Enfin, la pollution humaine, plus précisément l’assainissement, “qu’il faudrait mettre aux normes” souligne Bruce Cauvin. Le lagon est une “cuvette réceptrice”, les nitrates profitent à la prolifération des algues, la peste des coraux. Bref, il est l’heure de se mobiliser. Rien n’est perdu...
Florence Merlen
                                        * Global Coral Reef Monitoring Network * *Association pour la recherche et la valorisation marine

Les réactions des lecteurs · PMT
au secours !
à paptangue : Ok les stations sont très coupables, mais ce n’est pas une raison pour laisser tout le monde piétiner les coraux. Les touristes (et les locaux) sont bien capables de comprendre et de profiter du lagon sans écraser partout. Hier encore à Saint Leu j’ai vu quatre touristes en sandales bien installés sur les patates alors qu’ils auraient bien pu marcher sur le sable à côté ! ça met des années à se reconstituer !!! Et bien sûr, insistons sur le problème du traitement des eaux et de l’état des ravines. Si la dégradation est telle en dix ans, plus de lagon à la Réunion en 2020 ?? Réagissons !
12 décembre 2008 - 11:50
· ear
oui ! joli !!
bravo Mr paptangue Enfin quelqu’un qui dit la vérité sur cette Ile .
12 décembre 2008 - 11:50
· paptangue
station d
a quand de vrai station d’epuration ?? au lieu d’empecher les gens de marcher dans le lagon voir meme interdir certaine zone du lagon a la nage... en faite on aime embeter les touristes et les locaux, a se priver de lagon pour soi disant proteger les coraux ou l’ecosysteme marin... Et a coté de ca, on a un lagon toilette pendant la saison des pluies... le jour ou la reunion sera equipé de vrai STATION D’EPURATION, l’ocean le rendra...
12 décembre 2008 - 08:37
· AC
eaux sales
Sur les 3 points de collecte pour analyses on retrouve l’évacuation sauvage en mer des eaux "usées" issues de stations d’épuration obsolètes.La disparition des coraux provient essentiellement de ces rejets ! Et après ça on gratifie nos plages du drapeau bleu des plages aux eaux propres !L’attribution de ce label est plus que suspect.
12 décembre 2008 - 07:51

Le Quotidien / publié le 17 décembre 2008                             PARC MARIN TRANSFERT OFFICIEL - La réserve marine à flot

C’est officiel, l’association du Parc marin a laissé hier, sa place à la « Réserve nationale marine de la Réunion ».

Un petit pas pour le corail, «un grand pas pour les «jedi» du récif corallien». L'écosystème marin de l'ouest est officiellement sous la coupe de la préfecture.
Hier, la signature solennelle de l'acte notarié a finalement concrétisé le transfert des moyens mis en place par l'association Parc marin au profit du groupement d'intérêt public
(GPI) «Réserve nationale marine de la Réunion».
                                                                              7 éco-gardes
Saint-Paul et le TCO (Territoires des communes de l'Ouest) ayant rejoint la zone protégée, celle-ci s'étend désormais sur 35 kilomètres carrés (30 km de long pour 1 km de
large environ). Au-delà d'un contrat symbolique, le statut de GPI doit offrir une meilleure protection et un budget plus important (990 000 € en tout, dont 330 000 € de l'Etat). « Nous ne sommes qu'en phase de transition», précise Pierre-Henry Maccioni, le préfet.

Le balisage installé depuis peu par la Diren reste encore mal indiqué et les sept éco-gardes Viennent tout juste d'être assermentés, soit aptes à la verbalisation. « Après de longues cam pagnes de sensibilisation et toujours des dégâts, que reste-t-jl?», remarque Philippe Berne, le président de l'association Parc marin de la Réunion. Réponse : la répression. « Quand on raye une voiture, on paie une lourde amende mais pas quand on part de la plage les bras chargés de débris de coraux, s'étonne le président du Parc marin. Il fallait que ça change. »
Selon Philippe Berne, le milieu marin a longtemps été négligé, en faveur du milieu terrestre. «Le corail et les écosystèmes d'eau douce sont pourtant plusfragiles», souligne-t-il. D'autant qu'il est ardu de résister « à la pression des hommes» et leurs traditions, comme la pêche à pieds. Pour l'heure, il s'agit de s'intéresser aux récifs du Sud. Saint- Pierre, Grand-Bois, Grande-Anse, Saint-Joseph sont en ligne de mire.               LM

Orange - Actualité - Réunion le 22 décembre 2008      Le Parc Marin change de statut

           L’association du « Parc Marin » deviendra le 1er janvier 2009 groupement d’intérêt public (GIP). Installée sur la plage du lagon de l’Hermitage, l’équipe du « Parc Marin » se prépare à ce changement de statut et poursuit ses actions de sensibilisation pour la protection du lagon devenu « Réserve naturelle marine de La Réunion » en février 2007.

          L’évolution de l’association vers un GIP va doter le Parc Marin de bases juridiques solides et de missions fortes qui lui font actuellement défaut. En effet, ce changement de statut va permettre d’assurer la pérennité des participations financières de ses membres, et de mettre en place un partenariat fort entre l’Etat et les Collectivités locales. Ces missions étaient jusqu'à ce jour assurer par le conseil régional.

           L’association du « Parc Marin » a été créée en 1997 dans le but de mener des actions de sensibilisation pour protéger la réserve marine de La Réunion qui s’étend du Cap La Houssaye à l’Etang-salé. Le but est de faire visiter en masque, palme, et tuba, les différentes réserves autorisées. Ainsi que d’expliquer le milieu pour sensibiliser les plagistes et les scolaires.

           Selon Guillaume Nedellec, maître nageur sauveteur et salarié du « Parc Marin », les intervenants du Parc Marin ont touché plus de 4000 enfants, et 1500 adultes pour cette année 2008. Pour l’instant, les campagnes de sensibilisation sur la plage sont peu nombreuses. Seul un balisage sur le lagon est en cours ainsi que l’installation de panneaux d’informations.

           Leurs actions se tournent aussi vers les pêcheurs, qui sont, selon le sous-préfet de Saint-Paul, difficile à convaincre. Certains sont encore réticents, « mais le but est de leur faire comprendre que les zones interdites permettront par la suite de reproduire plus de poissons » explique le sous-préfet.

          Pénétrer dans une zone de protection intégrale, prélever du sable, des coraux, des roches, abandonner des déchets ou détritus quel qu’en soit la nature, circuler avec un véhicule terrestre à moteur font partie des interdictions applicables à tous et détaillées sur le site de la direction régionale de l’environnement (DIREN).

CLICANOO.COM | Publié le 20 décembre 2008                                       Un surfeur grièvement blessé par le bateau des MNS
 Hier aux environs de 8 h, un canot pneumatique de la brigade des maîtres nageurs sauveteurs de l’Étang-Salé est mis à la mer.

       Trois hommes, à bord de l’Eucalyptus, prennent part à un exercice de sauvetage. L’embarcation quitte la rade du petit port de pêche et contourne la bande de sable. L’entraînement consiste à simuler une intervention à hauteur de la barrière de corail, où les surfeurs aguerris ont l’habitude d’évoluer.
                                                                       PLUSIEURS PLAIES AU DOS
       Justement, une poignée de surfeurs enchaîne les vagues sur le spot. L’Eucaluptus arrive à hauteur de la barrière de corail et un maître nageur sauveteur se met à l’eau pour jouer le rôle d’un surfeur en difficulté. Mais soudain, une lame plus grosse que les autres menace de faire chavirer l’embarcation. Dans la confusion, l’hélice de l’engin passe sur le dos d’un vrai surfeur. Les pales de l’appareil de propulsion pénètrent profondément dans le dos de la victime, âgée de 34 ans. Immédiatement, les maîtres nageurs sauveteurs prennent la mesure de l’accident. Ils alertent les sapeurs-pompiers et les gendarmes de l’Étang-Salé, ainsi que le Smur. Sur les lieux du drame, les secouristes se jettent à l’eau et prennent en charge le blessé, qui saigne abondamment. La victime est hissée dans l’embarcation. L’Eucalyptus regagne rapidement le port de l’Étang-Salé. Les médecins urgentistes et les sapeurs-pompiers interviennent dès son arrivée. Pendant de longues minutes, le blessé est médicalisé. Pendant ce temps, les militaires dressent les constatations d’usage. Un dépistage d’alcoolémie effectué sur le pilote du bateau se révèle négatif. Tous les participants à l’exercice seront auditionnés à la brigade territoriale de l’Étang-Salé pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’accident. L’enquête déterminera les responsabilités de chacun.                R.L.
         

CLICANOO.COM | Publié le 28 décembre 2008                  Le dernier train de houle est parti à l’heure

              La houle de Noël aura tenu ses promesses. Comme un dernier baroud d’honneur, les monstres ont déferlé toute la journée sur l’ensemble des côtes ouest et sud. Peu de dégâts, mais une bonne dose d’adrénaline pour certains surfeurs et du stress pour les MNS.

            On s’y attendait et elle ne nous a pas déçus. La houle de Noël nous a offert un spectacle grandiose et sauvage hier, du genre qu’on regarde en se disant qu’on est décidément bien aussi sur le plancher des vaches. Au large, les monstres de 4 à 5 mètres ont chargé les côtes de l’ouest et du sud toute la journée sans relâche. Certes pas de quoi concurrencer les houles exceptionnelles que l’on a déjà pu observer à la Réunion mais suffisamment conséquente pour interdire la baignade sur la plage de Boucan Canot, où la flamme rouge a flotté toute la journée sur le poste des MNS. “Il y a trop de courant au bord. Ça risque d’attirer les baigneurs vers le large, sur les patates de corail ou sur les rochers”, explique l’un des maîtres-nageur sauveteurs du poste. La célèbre plage de Saint-Gilles était pourtant loin d’être déserte et les usagers pas toujours très obéissants. Les vagues qui déferlaient jusque dans la piscine naturelle n’ont d’ailleurs pas découragé certains téméraires. Si aucune intervention n’a eu lieu, les sauveteurs ont en revanche multiplié les actions de prévention auprès du public en patrouillant sur la plage toute la journée, sifflet et mégaphone à la main pour faire respecter l’interdiction stricte de baignade jusqu’à la fin de la surveillance. Zone de bain moins exposée, la place de Roches Noires n’a eu droit qu’à la flamme orange. Mais le peu de place laissé pour faire bronzette par les vagues qui n’ont cessé de balayer la plage a de toute façon eu raison des baigneurs les plus intrépides. Dans le sud, la situation était sensiblement la même à l’Etang-Salé où quelques surfeurs se sont faits plaisir au bord, sous la flamme orange des MNS. Dans le bassin pirogue, les bateaux ont accueilli sagement le train de houle et aucune casse particulière n’a été recensée.

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