"Lu dans la presse en 2013"

Clicanoo.re - publié le 7 janvier 2013 - 05h30 - Les Roches Noires s’effritent encore un peu plus
SAINT-GILLES

Si les blocs de roche installés en urgence ont bien résisté à la houle cyclonique, le sud de l’esplanade des Roches Noires a lui cédé à la pression des vagues. Après l’effondrement d’une cinquantaine de mètres la semaine dernière, plus au nord, une autre portion du mur a en effet cédé jeudi soir. Le sable a été une nouvelle fois emporté et la structure s’est affaissée sur ce qui reste de plage.
Les services techniques de la ville se sont rendus sur place dès la fin de l’alerte rouge, assistés d’experts du BRGM. Mais les spécialistes restent cette fois désarmés. C’est en effet sur cette partie de la plage que devaient être installés des dispositifs de maintien du sable, des stabiplages commandés en métropole et qui doivent arriver prochainement par avion. Mais Dumile n’a pas laissé le temps à la commune de renforcer la zone. Ces grands sacs de sable qui devaient rengraisser la plage et ainsi protéger le mur ne semblent plus désormais d’aucune utilité.
                                                     "NE PAS TIRER SUR L’AMBULANCE"
La mairie doit de nouveau étudier la situation lors d’une réunion prévue en milieu de semaine prochaine avec le BRGM et des représentants de la DEAL, domaine public maritime oblige.
En attendant, les commerçants des Roches Noires s’inquiètent même si le président de leur association tente de maintenir le calme. "Là c’est vrai que tout le monde a le moral en berne juste après le cyclone. Il faut quand même attendre de voir ce que vont donner les travaux, il ne faut pas tirer sur l’ambulance" estime Patrick Debiasi. "Pour le moment chacun est occupé à régler ses problèmes d’électricité etc... Mais c’est sûr que la grogne va monter de jour en jour" prévient-il.
Sûr que commerçants comme responsables communaux vont observer attentivement la mer dans les prochains jours et les prochaines semaines. Car étant donné l’extrême fragilité du site, un nouveau train de houle serait pour le coup dévastateur.       R. Lt.

Zinfos974.com _ vendredi 4 Janvier 2013 - 15:19 - L.Grondin - Un autre pan du mur des Roches noires s'effondre.
Dumile n'a pas été ce cyclone dévastateur tant redouté. Pourtant, déjà fragilisée par les infiltrations, l'esplanade des Roches noires poursuit sa lente dégradation.
Pendant l'alerte rouge, un autre pan de mur s'est écroulé dans l'océan. Il s'agit de la partie qui devait être sécurisée par l'intermédiaire des stabiplages, ces "chaussettes" géantes censées casser l'effet de houle. Dumile est passé par là.
Ce nouvel épisode fait suite à l'effondrement d'un premier escalier le 11 décembre, suivi d'un pan entier d'environ 50 mètres le 20 décembre.

Zinfos974.com - Mercredi 2 Janvier 2013 - 14:08 - Ludovic Grondin - Course contre la montre pour consolider la côte saint-gilloise
Les ouvriers de l'entreprise de BTP Law-Yat s'activent aux Roches noires. Si les conditions météo sont toujours favorables, "nous prévoyons de quitter nos pelleteuses à 18h", annonce un ouvrier. Encore quelques heures donc pour mettre les bouchées doubles.
Entamés jeudi dernier, soit une semaine après l'effondrement de 50 mètres d'esplanade, les travaux devront, quoi qu'il arrive, s'interrompre demain en raison du passage de Dumile, près de nos côtes. Un cyclone qui longera, hasard de sa trajectoire, le flanc Ouest du département. Un comble pour une zone déjà fragile.
Sur place, et ce malgré les "3.000 à 4.000 tonnes de roches" déposées selon les ouvriers, certains d'entre eux se montraient pour le moins pessimistes sur la résistance de l'ouvrage face à une très forte houle.
"Pour moi, la nature est toujours plus forte", nous témoignait l'un d'entre eux. Du côté de la commune de Saint-Paul, la solidité de l'amoncellement de galets était jugée "moyenne" avant même que Dumile ne fasse parler de lui. De plus, le DGST de la mairie, Laurent Robert, avait évoqué l'hypothèse du passage d'un cyclone pour un ouvrage réalisé dans sa totalité. La digue que laisseront en l'état les ouvriers ce soir n'en est qu'au premier tiers de sa réalisation.            

Zinfos974.com - Vendredi 28 Décembre 2012 - 15:48 - Ludovic Grondin - Le spectaculaire enrochement des Roches noires a commencé      
Trois pelleteuses, des camions-bennes qui font l'aller-retour avec des blocs rocheux pouvant peser jusqu'à 3 tonnes, le bruit impressionnant des blocs qui sont chavirés sur la rue des plages, l'image de carte postale en prend un coup mais c'est la sécurisation de l'arrière plage qui est en jeu. Et avec elle la sécurisation d'habitations pied dans l'eau, de restaurants, d'une mairie annexe ou encore d'une gendarmerie, rien que ça.
"Le camion dépote les blocs sur le matelas de sable disposé hier. Je réceptionne les rochers avec la pelleteuse avant de les basculer en contre-bas pour mon collègue", explique tranquillement David, conducteur de pelleteuse pour la société de BTP Law-Yat. La tranquillité et la maîtrise de ses gestes sont en effet requis pour cet exercice.
L'enrochement sera libre, non colmaté par du béton coulé
En contrebas, deux autres engins, dont les chaînes sont claquées par une houle modérée, réceptionnent les blocs. Une première digue a été postée à environ 10m de l'ancien mur depuis ce matin.
"On a d'abord fouillé le sable dans la mer pour bien enfoncer les premiers blocs sur environ 1m50 de profondeur", explique Fabrice, le second conducteur d'engin. Progressivement, les rochers viendront coller à ce qu'il reste de l'esplanade. Mais l'enrochement sera libre, c'est-à-dire non colmaté par du béton coulé, pour ne pas reproduire les erreurs urbanistiques passées.
Le week-end arrive, mais pas question de baisser en charge. "Nous serons là demain samedi et dimanche, urgence oblige", rigole David. Il est temps de reprendre les manoeuvres. Un autre poids lourd vient décharger ces blocs qui "viennent de Saint-Gilles les hauts au niveau de la voie cannière". Il faudra 15 jours pour découvrir le nouveau visage (partiel) des Roches noires, et croiser les doigts en guettant la formation de météores dans la zone.


Photo Zinfos974.com

Clicanoo.re - publié le 27 décembre 2012 - 12h52 - Sauver ce qui reste des Roches-Noires.
Les élus saint-paulois ont annoncé hier le lancement de travaux d’urgence pour essayer de sauver ce qui reste des Roches Noires. Des enrochements et des stabilisateurs provisoires vont être installés et chacun croise les doigts pour qu’une houle cyclonique ne vienne pas tout emporter.
SAINT-GILLES

Lorsque les services de la ville sont en alerte maximale et que les élus sont sous pression, Huguette Bello s’entoure des diverses composantes de sa majorité et tient une conférence de presse. C’est ce qu’a donc fait la députée-maire de Saint-Paul hier matin pour aborder l’un des sujets brûlants de cette fin d’année dans la commune : le sauvetage des Roches Noires.
La semaine dernière, lorsque les 50 mètres de mur se sont effondrés sur la plage, la municipalité a indiqué que rien ne nécessitait une intervention urgente et qu’un cabinet d’études donnerait ses préconisations début janvier. Une position bien entendu intenable en pleine période cyclonique. Nul besoin d’être expert en bâtiment pour deviner que le prochain train de houle un peu musclé emportera la route et menacera les habitations derrière.
Les élus et les services se sont donc ravisés rapidement et doivent lancer des travaux dès aujourd’hui. Première étape : enrocher toute la zone écroulée avec des blocs d’une à trois tonnes pour absorber l’énergie des vagues. L’État a donné son feu vert hier matin et le chantier pourrait être bouclé en 15 jours, c’est du moins le délai espéré. Deuxième étape : des dispositifs de stabilisation vont être installés plus au sud, en direction du poste de surveillance. Des stabiplages, sortes de grands sacs remplis de sable, ont été commandés en métropole en début de semaine et devraient arriver par avion autour du 15 janvier.
Pas résistants aux cyclones
"Il va y avoir un impact visuel important, c’est sûr, mais l’urgence de la situation et la vulnérabilité du site imposent ces travaux", indique Laurent Robert, directeur général des services techniques de la ville. Celui-ci indique toutefois que ces dispositifs ne sont pas conçus pour des phénomènes météo exceptionnels (à la différence des tétrapodes) et qu’ils subiront des dégâts en cas de très forte houle cyclonique. "Ce sont des structures qu’il faudra surveiller et peut-être remettre en état au fur et à mesure".
Le DGST anticipe car ce système de protection, censé être provisoire, est en réalité amené à durer. À terme, c’est en fait toute la zone comprise entre la digue des brisants et le cimetière de Saint-Gilles qui doit être remodelée pour enrayer l’érosion due à l’urbanisation de la zone. Un travail de longue haleine qu’on pensait prêt à voir le jour dès 2010 et qui n’a finalement pas avancé d’un centimètre. Il y a deux ans en effet, les élus annonçaient la création de gradines sur le modèle de celles installées à Boucan pour remplacer le mur déjà abîmé des Roches-Noires.
C’était sans compter sur les services de la préfecture qui avaient alors retoqué le projet, exigeant des études d’impact environnemental et une enquête publique au titre de la loi sur l’eau.
Problème : deux ans après, alors qu’on s’interroge sur la date à laquelle seront communiqués les résultats de ces études, il s’avère que celles-ci n’ont même pas encore commencé. Le lancement des expertises n’est prévu qu’en mars prochain et les conclusions ne seront connues que fin 2013. Pourquoi un tel retard à l’allumage ? Difficile de le savoir. Les élus plaident l’extrême complexité de ce chantier à cheval sur le domaine public maritime et le foncier communal. Huguette Bello en appelle ainsi à "l’humilité de tous, des politiques comme de ceux qui les critiquent, l’humilité devant la nature et les éléments qu’on ne peut pas maîtriser". La députée-maire poursuit : "Nous aussi, nous aimerions que ça aille plus vite car c’est nous qui prenons les coups pendant ce temps".
De son côté, Emmanuel Séraphin tente de modérer cette stagnation du dossier. Il explique que, côté route de l’esplanade (future zone piétonne), contrairement au côté mer, les différentes étapes se sont succédé sans difficulté et que les appels d’offres doivent être lancés en janvier. Une bien maigre consolation pour tout un quartier touristique qui souffre depuis plus de deux ans maintenant. Les requins d’abord, les effondrements ensuite et bientôt les travaux. La prochaine réouverture du spot de surf (voir par ailleurs) n’y changera pas grand-chose. "Nous faisons tout ce que nous pouvons" assure Huguette Bello    Romain Latournerie

Zinfos974.com - Mercredi 26 Décembre 2012 - 12:44 - Ludovic Grondin - Roches noires : Des galets de 3 tonnes pour repousser l'échéance
Roches noires portera encore mieux son nom. Une semaine après l'effondrement de 50 mètres du mur de soutènement longeant l'esplanade des Roches noires, des travaux s'engageront dès jeudi matin. Dès demain, des travaux préparatoires d'ensablement débuteront pour mieux accueillir des blocs rocheux d'une à trois tonnes. L'ouvrage provisoire sera constitué sur sa totalité en 15 jours.
La mairie de Saint-Paul veut aller vite. "Les invectives en notre direction ne feront pas avancer les choses", regrette Huguette Bello qui demande de "l'humilité face aux éléments naturels". Et la députée-maire d'évoquer la "prudence" qui doit caractériser la prise de décisions sur de telles opérations. "Les conséquences de la ravine St-Gilles et de la digue du Port qui bloquent le réensablement de la côte", combinées à "un réchauffement climatique" dont nul ne connaît la portée sont des facteurs évoqués par la députée-maire qui continue d'affronter "les personnes qui nous traitent d'incompétents".
Le montant estimé de ces travaux d'urgence est de 150.000 euros. "Urgence" : Le mot a été répété à plusieurs reprises ce matin par les élus.
Enfin, et comme nous vous l'annoncions lundi, des stabiplages, ces sortes d'énormes chaussettes géotextiles remplies de sable seront étendues sur la façade Sud de l'esplanade, soit en face du mur qui n'est pour l'heure pas parti à l'eau, explique Laurent Robert, directeur général des services techniques.
La mairie prend les devants face à la dégradation prévisible de ces dispositifs. "Rien ne garantit qu'une houle très forte amenée par un cyclone ne fasse pas bouger les roches qui seront posées ou encore dégradera le stabiplage", reconnaît Laurent Robert. Une précaution de langage bien utile face aux critiques à venir. "Les stabiplages ont été commandés en début de semaine. Ils sont attendus pour le mois de janvier", selon le DGST.
La solution de long terme pour la protection de ce littoral ne viendra quant à elle pas avant des années. Le 7 janvier 2013, un appel d'offres restreint sera émis par la municipalité. Le début des études en elles-mêmes commencera fin mars. Les entreprises consultées devront proposer des options sérieuses pour protéger les premières habitations et commerces du littoral. Un premier mur, "pas aussi haut que celui qui est tombé" devrait être aligné derrière les blocs rocheux disposés prochainement. Un second mur, cette fois-ci enfoui, devra protéger (définitivement ?) des infiltrations d'eau.

ZINFOS974.com - Vendredi 21 Décembre 2012 - 09:51 - Ludovic Grondin - Roches-Noires : des stabiplages pour repousser l'érosion
Au cours d'un entretien réalisé mercredi 19 décembre, le directeur général des services techniques de la mairie de Saint-Paul évoquait déjà la solution temporaire des stabiplages pour sécuriser le littoral des Roches-Noires. La solution "temporaire" s'est muée en 24h en une "mesure d'urgence". Explications.
"Une étude d'impact avait débuté fin 2010" explique Laurent Robert, DGS aux services techniques de Saint-Paul. La question de l'érosion faisait partie d'un projet plus global pour la zone balnéaire.
Responsable de la sécurité du site, la mairie rappelle que sur cette portion de littoral qui est tombée en lambeaux hier, "nous sommes sur le domaine maritime de l'Etat". Cette affirmation, qui n'est pas une excuse en soi pour les éventuels retards à l'allumage de travaux de consolidation, n'en est pas moins impactante pour la programmation de travaux.
"Qui dit domaine maritime de l'Etat, dit étude d'impact et toutes les procédures réglementaires pour en connaître toutes les conséquences environnementales" ajoute Laurent Robert. "C'est un investissement à long terme", précise-t-il, histoire de dire que si une solution va forcément émerger, elle devra faire l'unanimité des acteurs. "On veut éviter de se jeter dans une solution après laquelle des personnes viendraient nous dire qu'une autre, bien meilleure, existait. Voilà pourquoi nous envisageons toutes les pistes". Et le directeur d'évoquer les flux hydrauliques venant de la Ravine St-Gilles, de la digue du Port qui en modifie la trajectoire mais aussi une "bonne partie de la Saline-les-Bains qui est en zone inondable". Tout est étudié.
"Nous avons un cahier des charges très strict de la part du BRGM en relation avec l'Etat. Une consultation est en cours pour une maîtrise d'oeuvre avec une sélection de candidats restreinte". Plus simplement, la mairie est quasiment prête à consulter deux entreprises spécialisées dans les travaux maritimes. "Cette maîtrise d'oeuvre restreinte est très technique. Voilà pourquoi le marché ne pouvait être ouvert à des candidatures qui n'auraient fait que retarder le projet".
Des stabiplages pas esthétiques mais utiles
Une première négociation est évoquée pour le mois de janvier avec une étude sur laquelle devront plancher les entreprises sélectionnées. Si tout se passe bien, cette phase débuterait fin mars. Quant à la refonte complète du littoral sous forme de gradines, c'est-à-dire ces paliers végétaux qui retiennent l'érosion comme à Boucan Canot, le DGST ne se mouille pas. 2014, 2015 ? Les couacs du passé incitent à la prudence.
En attendant cette échéance à long terme, une solution intermédiaire existe-elle ? Oui, répond Laurent Robert. Elle s'appelle "stabiplage". Le procédé a l'avantage d'être déjà utilisé ailleurs dans le monde, y compris sur les côtes françaises rongées par les vagues qui menacent des villes.
Ce sont des tubes (certains les appellent les chaussettes) géotextiles remplis de sable qui pourraient casser l'effet de houle. Cette technique a le mérite d'être compatible avec tous les usages même si esthétiquement, ce n'est pas très beau" reconnaît le directeur des services techniques. "Avec l'Etat, on s'est mis d'accord sur cette mesure d'urgence.
Pour rappel, la zone balnéaire est toujours l'objet d'un projet d'envergure qui verrait les Roches-Noires communiquer jusqu'aux Brisants et l'Ermitage avec une voie d'un seul tenant accessible aux vélos et personnes à mobilité réduite. "A terme, en lieu et place de la voie unique pour voitures qui longe les Roches-Noires (et qui s'est effondrée partiellement hier), c'est bien une voie piétonne qui est envisagée" précise le directeur.

Mon commentaire: Il n'y a pas si longtemps que ça, le père de famille qui habite juste à côté du cimetière de Saint-Gilles ( il se reconnaîtra peut-être) me disait qu'il voyait le sable disparaître devant chez lui au fil des ans. La raison ? En hiver le sable qui auparavant était poussé par le vent du sud ne franchissait plus les digues du port. Ca fait en gros quarante ans que le port est en place ... Et vous qu'en pensez-vous ? Pourquoi ça s'est effondré ?

Clicanoo.re - publié le 21 décembre 2012 - 05h40 - L’esplanade de la plage des Roches Noires s’écroule
On a échappé au pire hier matin à Saint-Gilles. Il n’était que 7h30 lorsque l’esplanade de la plage des Roches Noires s’est effondrée. Le mur de 4 mètres de hauteur, se serait écroulé sans faire de victimes. Une chance donc pour les passants, très nombreux à fréquenter cet endroit. La rue de la plage a été fermée à la circulation, le temps de sécuriser le site.

Depuis quelques jours, une fissure était apparue sur l’esplanade. Il y a trois semaines, l’escalier en béton menant à la plage s’était déjà brisé. Riverains et commerçants redoutent désormais un effondrement de la chaussée, sous laquelle il n’y a que du sable. Ils réclament des travaux de toute urgence. En réponse, la mairie de Saint-Paul dit vouloir attendre les préconisations d’un bureau d’études spécialisé, qui sera mandaté en janvier, pour engager des solutions de sécurisation à long terme. Cet effondrement est la conséquence d’une accélération de l’érosion et du bétonnage sauvage qui a contrarié le processus d’ensablement du site. La mairie de Saint-Paul et Tamarun avaient prévu d’engager des travaux de requalification pour rendre l’esplanade des Roches-Noires totalement piétonne. Après cet épisode, ils devront sans doute revoir leur copie.    Vincent Boyer

Zinfos974.com - Jeudi 20 Décembre 2012 - 08:49 - Ludovic Grondin - Une partie de l'esplanade des Roches noires s'effondre -
Nous rapportions la semaine dernière l'affaissement d'un important bloc de béton de l'esplanade des Roches noires. Ce jeudi matin vers 8h, une partie plus étendue de la zone a définitivement cédé face aux assauts répétés des infiltrations d'eau.
La scène a été filmée par des habitués du spot ce matin. "Il s'agit d'une zone beaucoup plus large par rapport au bloc qui s'est décroché la semaine dernière" nous raconte un témoin.
Hier, Laurent Robert, directeur général des services techniques à la mairie de Saint-Paul évoquait avec nous les études en cours pour la refonte complète de l'esplanade sous forme de gradines.
Cette interview devait faire l'objet d'un article très prochainement. Sans doute que ce nouvel épisode, après celui de l'effondrement du mur de soutènement du restaurant l'Oasis, fera accélérer les prises de décision.  

ZINFOS974.com - Lundi 21 Janvier 2013 - 18:20 - Esplanade des Roches noires : Les stabiplages devraient malgré tout servir
La fin des travaux d’enrochement de l'esplanade des Roches noires a eu lieu le mardi 15 janvier, avec le repli des engins le lendemain. Ces travaux ne devaient concerner que les 50 mètres de béton et de moellons effondrés en décembre 2012.
Mais quelques jours plus tard, accéléré par le passage de Dumile, un autre pan de mur s'est écroulé sur une dizaine de mètres côté Sud. Avant qu'il ne s'effondre à son tour, cet espace devait accueillir, entre le mur et l'océan, les fameux stabiplages. Du coup, c'est un enrochement pur et simple qui a été rendu obligatoire sur cette portion attaquée par les infiltrations d'eau.
Commandées en urgence en décembre, ces immenses chaussettes remplies de sable qui ont pour objectif de casser l'effet de houle ont eu le temps d'arriver à la Réunion.
"Les stabiplages ont été réceptionnés par les services techniques, et nous travaillons actuellement avec le bureau d'études techniques pour valider l’implantation de ces derniers au droit du mur entre l’esplanade et la plage, ou ailleurs", affirme prudemment Laurent Fontaine du service de l'aménagement de la mairie de Saint-Paul. Rappelons que les travaux d'enrochement et la commande des stabiplages ont coûté la bagatelle de 150.000 euros à la collectivité.
             

Clicanoo.re - publié le 20 janvier 2013 - 11h17 - Dans les coulisses de la brigade nautique
Quand on pense gendarmes, on pense généralement à ceux qui verbalisent sur le bord des routes ou aux enquêteurs qui interviennent sur des délits ou des crimes. Rarement viennent à l’esprit ceux qui laissent leur sillon dans l’océan. Nous avions fait une sortie en mer et plongé avec les hommes de la brigade nautique côtière en pleine saison des baleines. Voici les photos.                           Textes et photos : Nicolas Goinard
 
Clicanoo.re - publié le 21 janvier 2013 - 06h57 - À l’assaut des pêche-cavale
Armée de gaulettes hier matin sur les pontons du débarcadère de Saint-Paul. En famille ou entre dalons, ils étaient près d’une centaine à taquiner le poisson pêche-cavale dans les eaux de la baie. "La période est propice. Ça bek bien en ce moment", a déclaré un habitué, reparti avec un sceau bien rempli dont le contenu finira dans une marmite. Chaque week-end, le débarcadère attire de plus en plus de pêcheurs, de toutes générations. À défaut d’accueillir des bateaux, le bel ouvrage s’accommode des usages populaires : la pêche et les photos de mariage ! (photo V.B.)
Mon commentaire : "le bel ouvrage s'accomode des usages populaires" Totoche! Que n'aurions nous préféré qu'il s'accomodât des usages maritimes. ( sous réserve de concordance adéquate )
Clicanoo.re - publié le 23 janvier 2013 - 16h30 - Les plongeurs aident au suivi scientifique de la Réserve marine
"On ne peut pas être partout, nous avons des moyens limités", avance Karine Pothin, responsable de la cellule scientifique au sein de la Réserve naturelle marine. Un constat qui a abouti à la mise en place du réseau "sentinelles du récif". Effectif depuis le début de l’année, il réunit, pour l’heure, une vingtaine de plongeurs, amateurs et professionnels, qui, à leur manière, contribuent à la préservation de l’environnement. De par leur activité, exercée de façon régulière sur l’ensemble du périmètre protégé, ils peuvent apporter de précieuses informations concernant l’état du milieu au niveau des pentes externes. Cette collaboration officielle se décline selon deux procédés, validés par le conseil scientifique de la réserve et dont le résultat est validé a posteriori. Il y a tout d’abord "l’alerte". Elle peut s’avérer positive, comme la présence inhabituelle d’un banc de mérous en un site donné. La constatation peut être moins joyeuse : une forte mortalité de poissons sur tel spot par exemple.
Un deuxième type de collaboration est envisageable. Plus délicate à mettre en place car plus contraignante pour les plongeurs. En tout cas, s’ils le souhaitent, ils peuvent consacrer quelques minutes à évaluer l’état du milieu marin en y recensant les espèces présentes. Des fiches seront bientôt disponibles sur le site internet de la réserve. Par ailleurs, les amateurs de palmes-masque-tuba pourront apporter prochainement leur pierre à l’édifice, en formulant leurs remarques sur le tombant du lagon. A long terme, l’objectif vise à élargir ce cercle pour y intégrer d’autres usagers de la mer. Afin d’améliorer les connaissances, des formations à l’attention des volontaires sont d’ores et déjà prévues. Une sortie en mer, avec les membres de la réserve et les plongeurs, s’est déroulée la semaine dernière.
C’est sur ces modèles de "science participative", généralement très bien accueillis, que l’Australie a considérablement enrichi les données sur la Grande barrière de corail                        D.F.B
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 26/01/2013 à 06h21 - Ministère de l’Ecologie - Appel à projet face à l’érosion du littoral : La Réunion ne répond pas.
Le ministère de l’Ecologie a lancé en 2012 un appel à projet, auprès des collectivités locales de métropole et d’outre-mer, sur la relocalisation des activités dans les territoires fortement menacés par les risques littoraux pour un montant de 600 000 euros sur deux ans. En décembre 2012, le ministère informait qu’il avait retenu cinq projets pour leur pertinence. Parmi eux, aucun ne concerne La Réunion. Et pour cause, aucun projet local n’a été soumis. Pourtant, les côtes réunionnaises sont bel et bien touchées par l’érosion, comme peut en témoigner le récent effondrement du mur de l’esplanade de Roches Noires...

Le littoral réunionnais s'étend sur plus de 200 km : 25 km de plages de sable blanc, corallien, 14 km de plages de sable noir, 93 km de falaises rocheuses, 59 km de côtes de galets, 13 km de côtes rocheuses plates, 8 km de cordons littoraux alluvionnaires et 3 étangs littoraux (Bois Rouge, Saint-Paul et le Gol).
Mais les côtes réunionnaises sont affectées par de profondes mutations. Attractivité résidentielle, économique et touristique, pression anthropique, artificialisation croissante, pollutions, réchauffement climatique : la vulnérabilité du littoral se fait de plus en plus apparente. Par ailleurs, soumises à l’agitation marine, les côtes réunionnaises s’abîment sous les actions combinées des vagues, du vent, des courants.
Dans le cadre de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte, le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie avait lancé l’an dernier, auprès des collectivités locales intéressées, un appel à projet sur la relocalisation des activités dans les territoires fortement menacés par les risques littoraux.
Dans un communiqué transmis le 19 décembre 2012, le ministère de l’écologie annonçait que cinq projets avaient été retenus pour leur pertinence. Les cinq territoires retenus sont les suivants : le site de Vias ; le site d’Ault ; le site de la plaine du Ceinturon ; trois sites portés par le GIP Aquitaine avec les communes de Lacanau, la Teste-de-Buch et Labenne ; et les sites de Bovis et de Pointe-à-Bacchus. Les projets de relocalisation concernent des sites occupés par de l’habitat, des campings, des zones d’activité.
Bien que La Réunion soit concernée par le phénomène d’érosion du littoral, au niveau local, aucune collectivité n'a déposé une candidature pour l’appel à projet selon le ministère de l’écologie.
Etonnant quand on connaît la fragilité des côtes réunionnaises. Récemment, on en a encore eu la preuve avec l'effondrement de l'esplanade surplombant la plage des Roches Noires, et cela suite aux assautés répétés de la houle. On peut aussi citer l'exemple de Saint-Pierre, où les commerces et habitations de Terre Sainte sur le front de mer sont régulièrement menacés par la force des vagues à chaque épisode de forte houle.
Zinfos974.com - Lundi 28 Janvier 2013 - 06:17 - La Jeanne D'Arc se visitera en sous-marin espère l'association Nautilus .
Après l'annonce du soutien officieux de la Région en novembre dernier, l'association Nautilus continue de progresser autour de son projet d'immersion de la Jeanne D'Arc en baie de Saint-Paul.
Son président, Guy Marcoz, précise aujourd'hui "avoir obtenu la confirmation de sa faisabilité au regard du droit maritime français".
De quoi ouvrir l'appétit puisque son porteur de projet annonce vouloir créer "une activité d'excursion sous-marine avec appontage sur la mythique Jeanne d'arc, à l'aide de sous-marins aux larges hublots, d'une capacité d'accueil de 4 et 10 places passagers". Après avoir pensé au bonheur des plongeurs, cet aspect "fera de notre projet le premier site mondial en terme d'attractivité sous-marine", entrevoit l'ingénieur en retraite, et "permettra de toucher tous les publics".
En décembre 2012, Nautilus affirmait avoir trouvé un mécène qui prendrait à sa charge l'intégralité des travaux de dépollution et de préparation de la coque qui seraient réalisés en France suivant les réglementations en vigueur. Pas un mot à l'époque sur ce fameux mécène mais le projet semble avoir pris un tournant décisif, en attendant de convaincre les politiques. Ce qui n'empêche pas l'association de rester prudente sur ses prochaines étapes de son calendrier 2013.
"Nous sommes désormais dans l'attente de réunions, d'abord avec le Président de la Région ensuite avec Monsieur le Préfet, représentant de l'Etat dans le Département, ainsi qu'avec les différentes parties prenantes du projet. A cet effet, nous avons demandé à l'agence réunionnaise d'un important bureau d'études français spécialisé en aménagement côtier et maritime, de nous assister dans le montage du dossier", finit par conclure Guy Marcoz. 
Zinfos974.com - Jeudi 14 Février 2013 - 22:34 - LG - St-Gilles: Les premiers horodateurs débarquent et jettent un froid
Les horodateurs débarquent dans le centre ville de Saint-Gilles les Bains. De nombreux mois de tractations entre riverains, commerçants et la mairie de Saint-Paul n'y auront rien fait : cette initiative fait râler.Intervenant à tous les stades du projet, Patricia Lamarque, membre du collectif des résidents et des commerçants de Saint-Gilles les Bains, exprime sa déception. "Nous sommes vraiment déçus par l’inefficacité et l’attitude méprisante des élus vis-à-vis de sa population. Notre ville, vitrine du secteur touristique, qui tout doucement se meurt, méritait de bénéficier d’un meilleur sort".
Le collectif s'étonne des raison invoquées par la mairie dans son choix d'installer des places payantes. "Disposer des horodateurs revient à favoriser le commerce" selon la mairie qui, comme en centre-ville de Saint-Paul, voulait lutter contre les voitures ventouses. L'explication n'impressionne pas les commerçants et riverains qui y voient "de sérieux doutes sur la pertinence de ce projet".
"Favoriser le commerce : c’est un argument qui peut tenir la route à condition que cela ne se fasse pas au détriment de ceux qui y résident et que ce projet englobe la totalité de la ville où fleurissent des commerces. Car la future zone payante ne concerne que quelques rues et se situera juste en-dessous d’une zone d’habitation. Conséquence selon Patricia Lamarque : les résidents n’auront qu’à aller se garer ailleurs. Idem pour les salariés des commerces qui devront mettre la main à la poche pour venir au travail". Un comble pour une zone balnéaire que le collectif n’hésite pas à qualifier de "sinistrée".
"La zone privative sera mélangée à la zone publique ce qui augure de nombreuses frictions pour les places disponibles. La migration vers les autres places gratuites autour de la zone concernée ne résoudra pas le problème mais le déplacera", continue-t-elle d'argumenter. "Les gens de passage se diront, maintenant que Saint-Gilles est payant, qu’il est préférable faire ses courses dans les centres commerciaux où le stationnement est gratuit et parfois même à l’ombre. Ne resterons que les résidents pour consommer. Pire, les réunionnais et les touristes vont devoir payer pour aller à la plage".
Clicanoo.re - publié le 8 février 2013 - 08h29 - Roches-Noires : 450 000 euros d’études
Pendant que la plage fout le camp, la mairie continue de financer à grands frais des études sur l’aménagement des Roches-Noires. Les élus de Saint-Paul ont validé hier l’attribution d’un marché d’étude pré-opérationnelle "pour la reconquête de la plage" à un groupement d’entreprises spécialisées (Artélia, Hydratec, Safege). Pour un montant 449 870 euros. Cette énième étude - on ne les compte plus depuis dix ans - portera notamment sur l’analyse hydrolique et morpho-sédimentaire du "complexe" plage-port-ravine Saint-Gilles. Rappelons qu’une partie du mur de l’esplanade des Roches-Noires s’est effondrée en décembre dernier sous l’effet de l’érosion.
Pour protéger la chaussée et les habitations en amont, la mairie a fait installer un enrochement. Une protection provisoire, en attendant les préconisations des experts mandatés, qui reste à la merci des fortes houles.
 

Clicanoo.re - publié le 4 mars 2013 - 05h30 - Les Roches-Noires en zone piétonne
SAINT-GILLES-LES-BAINS. La mairie de Saint-Paul vient d’acter le réaménagement de l’esplanade sinistrée des Roches-Noires : terrasses en bois à la place de l’enrochement détruit, circulation réservée aux piétons et extension de surface pour les restaurants. Début des travaux en mai.

Doit-on parler de dégâts salutaires ? Il aura fallu attendre la destruction d’une partie du front de mer pour que la mairie de Saint-Paul et Tamarun se décident enfin à accélérer la réhabilitation de la plage moribonde des Roches-Noires. D’ici mai, sauf retard dans les appels d’offres, coup d’envoi de huit mois de travaux - pour plus de deux millions d’euros - qui vont singulièrement transformer la façade du spot. Une nouvelle esplanade en caillebotis va recouvrir la zone d’enrochement atteinte par la houle. Un promontoire sera installé à hauteur des escaliers en béton. Du mobilier urbain, des bâches et un aménagement végétal viendront agrémenter l’esplanade. C’est ce qu’annonce l’adjoint de la mairie Emmanuel Séraphin, qui a entamé des échanges d’informations à ce sujet avec les riverains et les commerçants.
                           Tables et chaises dans la rue
Le changement le plus notable sera le passage en zone piétonne. Promis de longue date, cet aménagement est désormais entériné. L’actuelle configuration provisoire en donne un avant-goût. Plus aucun véhicule (sauf les secours) ne pourra circuler sur le front de mer des Roches. "Même les livraisons des restaurants vont s’effectuer par la rue arrière", indique l’élu. Cette requalification de voirie s’accompagne d’un nouveau plan de stationnement. Pour compenser l’espace perdu en façade, une quarantaine de places de stationnement vont être libérées face à la gendarmerie et derrière la mairie annexe.
Ce réaménagement est accueilli avec satisfaction par les commerçants du secteur, à l’exception des camions-bars qui ne font plus partie du projet (Ndlr : voir encadré). Les restaurateurs, surtout, se frottent les mains puisque la mairie devrait leur accorder une autorisation temporaire d’activité (AOT) pour étendre leurs terrasses dans la rue sur 25 mètres carrés. Sont a priori concernés : "l’Ice spot", "la Palmeraie", "la Kazbar II" et le snack "la Nouvelle vague".
"Le passage en zone piétonne est une bonne nouvelle, confirme Christian Bonnardel, patron du "Kazbar". Cette plage est censée être la vitrine de Saint-Gilles. Il est temps qu’on lui offre un cadre digne de ce nom pour accueillir les touristes".
Une plage dont la fréquentation est en berne depuis le début de la crise requin. "On commence à retrouver un peu d’activité depuis la reprise du surf avec les vigies", constate une vendeuse de la boutique Quicksilver. En attendant de jauger la nouvelle attractivité de la zone d’ici un an, les habitués devront composer avec les travaux.
Première conséquence du chantier, le final du "Grand Boucan" - et son traditionnel bûcher du roi Dodo - sera déplacé cette année vers la plage des Brisants.         Vincent Boyer

Clicanoo.re - publié le 4 mars 2013 - 05h30 - Au revoir les camions-bars
Fini les pains bouchons et la bière face à la mer. Le réaménagement des Roches-Noires se fera sans les historiques camions-bars. "Tamarun va leur proposer un déplacement vers les rues arrières, derrière la Poste et à hauteur de la gendarmerie", fait savoir l’élu Emmanuel Séraphin. Une décision qui surprend les commerçants. "Ça fait trois ans qu’on participe aux réunions de concertation avec la mairie, explique Stéphane Escalaïs. Il y a encore six mois, il était question qu’on soit réintégré dans des kiosques-rondavelles. Et là, soudain, on apprend qu’ils vont nous virer".
Le propriétaire du "Bololos" regrette cette volte-face. "25 ans que ces camions font partie du paysage. Ils ont leur public, tout le monde n’a pas envie de consommer des entrecôtes à vingt euros". Amer, Stéphane Escalaïs ne compte tout de même pas rechigner à s’installer derrière le poste MNS. En revanche, son voisin "Kamion des Roches" est moins chaud à l’idée d’aller vendre des sandwichs devant la gendarmerie de Saint-Gilles. "Ça n’est pas un bon endroit pour travailler, le patron veut négocier un autre emplacement", confie Paul, l’employé irlandais du camion rouge.

voir la video        2 millions d’euros pour rafraîchir les Roches Noires     

LINFO.RE - Publié : mardi 26 février 2013 à 18:23 -
Les travaux pour redonner un nouveau visage à la plage des Roches Noires vont coûter plus de 2 millions d’euros. L’aménagement initial a été modifié suite à l’effondrement de l’esplanade en décembre dernier.

La mairie de Saint-Paul s’apprête à lancer les appels cette semaine pour les nouveaux aménagements de la plage des Roches Noires. Des travaux étaient prévus de longue date, mais l’effondrement de l’esplanade le 20 décembre dernier a modifié les plans.
En effet, il y a des modifications à apporter aux futurs aménagements notamment sur cette portion. Ainsi, la nouvelle esplanade comportera une partie en bois, soutenue par des piliers avec une partie inférieure en béton et en enrobé.
Mais c’est toute la plage des Roches Noires qui va subir un nouvel agencement d’ici quelques mois. Les travaux vont débuter en mai et devront durer jusqu’en décembre prochain.
D’ici la fin de l’année, la mairie a prévu de doter la plage de nouveaux mobiliers urbains : bancs, éclairages publiques, plantes ... "C’est un projet de qualité et fonctionnel", estime Jean-Claude Mélin - troisième adjoint à la mairie de Saint-Paul.
Ces travaux sont bien accueillis par les commerçants des Roches Noires. Ils y voient une manière de relancer leur activité en berne depuis les attaques de requins à répétitions, les interdictions et restrictions de baignade et les dégâts à l’esplanade.
Cependant, ce projet ne fait pas que des heureux. Deux propriétaires de camions bars, installés sur la plage, ont été informés qu’ils ne pourront plus exercer leur activité à leur emplacement initial après les travaux. Une situation qu’ils déplorent et ils comptent bien réagir, pour ne pas voir disparaître leur commerce.
Ce projet coûtera au total 2,354 millions d’euros, l’Europe y participe à hauteur de 1,2 millions d’euros.

L'image la plus ancienne assurément : L'église St-Gilles est déjà là mais le port n'est pas encore né. En premier plan, la surprise est de constater une plage large, encore gazonnée, avant que n'empiète l'esplanade actuelle. (Merci à Nicolas pour cette contribution photographique d'époque)

Une autre photographie qui illustre la tentative des hommes de faciliter l'approche des bateaux (bancs de roches en 1er et 2nd plan). Les Brisants, enfin, sont plus boisés que maintenant.

Zinfos974.com - Mercredi 13 Février 2013 - 15:42 - Ludovic Grondin - Rares photographies des Roches noires lontan
Ces photographies sont exceptionnelles. Nous n'avons pas été en mesure de les dater précisément. Sans nul doute que les contributeurs les plus informés et/ou âgés de Zinfos sauront évaluer avec plus ou moins de précision les années de prise de vue de ces clichés. En tous les cas, elles témoignent d'une autre époque où les Roches noires offraient à ses rares baigneurs un banc de sable digne de ce nom.
En oeil averti, Daniel Vaxelaire se risque à en calibrer, a minima, la décennie. "Ces images datent de la fin des années 50 ou du tout début des années 60, avant la construction du port", pense-t-il. Les prémices de ce qui allait devenir le port de plaisance de Saint-Gilles sont datés par l'expert "vers 1962-63, d'après certains recoupements. L'église est évidemment bien plus ancienne, avant guerre, donc ne sert à rien dans la datation".
"Les Roches noires (qui donneront leur nom au quartier, ndlr) ne sont pas d'origine : elles avaient été installées là en deux bancs. On voit le second au fond (photo 1 et 2 plus bas), là où est maintenant le port. Elles devaient sans doute servir d'estacade (sorte de jetée sommaire, ndlr) afin de permettre la communication avec des navires au large, voire créer un premier port. La tentative a avorté mais les roches sont restées, contribuant à fixer le sable", précise l'historien. Pour l'anecdote, ces roches ont été posées là à la "fin du 19e siècle ou début du 20e", selon Daniel Vaxelaire.
                                    De nouvelles études commencent en mars
Toujours est-il qu'aujourd'hui, cette frange littorale de quelques centaines de mètres (entre le port, la ravine et ce qu'il reste de l'esplanade), donne du fil à retordre aux ingénieurs.
A ce titre, les conseillers municipaux de la ville de Saint-Paul ont voté la semaine dernière le déblocage d'une enveloppe de 450.000 euros d'études "pré-opérationnelles" censées aboutir à la "reconquête de la plage".
Ces études menées par trois sociétés spécialisées porteront sur la caractérisation des mouvements hydrauliques et, en conséquence, de l'apport sédimentaire d'une plage qui semble avoir été perturbée par la création de la digue du port d'un côté et de son esplanade bétonnée de l'autre. Le début de ses nouvelles études sont programmées pour mars. Nul doute que ces images du passé donneront à réfléchir sur l'impact humain sur les zones littorales.

Vue plein Nord : Les maisons se rapprochent de l'océan. On connaît la suite.




Photo de janvier 2013
La comparaison se passe de commentaires. Un indice marquant cependant : le banc de roches noires est totalement encerclé par l'océan

photos : Zinfos974.com

Clicanoo.re - publié le 9 mars 2013 - 05h46 - Des places payantes au centre de Saint-Gilles
Après un an et demi de concertation, la mairie de Saint-Paul a institué 106 places payantes dans la station balnéaire. Une mesure globalement bien accueillie par les usagers.
SAINT-PAUL

Après une période consacrée à la sensibilisation avec la pose de procès-verbaux fictifs, les premières "vraies" amendes sont tombées à Saint-Gilles. Huit horodateurs ont été disposés dans l’hyper-centre.
Depuis le 4 mars et comme dans le centre-ville de Saint-Paul, il vous faut désormais débourser un euro pour une heure de stationnement sur les 106 places payantes.

Durée maximale autorisée : deux heures. Pour calmer la grogne que cette décision a pu susciter, la mairie a étoffé l’offre de places gratuites, par l’acquisition de foncier. On en dénombre plus de 200. "Le stationnement payant n’est pas un outil financier destiné à apporter de l’argent. Nous voulons créer un effet dissuasif", explique Benoît Guilhem -Ducléon.
Ce dispositif vise à repousser les voitures ventouses, dont les propriétaire arrivent le matin pour repartir le soir. Il s’agit également de réserver ces emplacements à de potentiels consommateurs.
"On veut inciter les gens à venir une demi-heure, le temps d’une course. Notre objectif, c’est d’avoir 10 à 15 % de places libres en permanence", indique le responsable de la division infrastructures à la mairie de Saint-Paul.
Les commerçants semblent avoir pour la plupart saisi leur intérêt dans cette démarche. L’un d’entre eux, interrogé hier, a déjà pu constater les premiers effets de cette nouvelle réglementation et s’en félicite. Désormais des places sont encore libres tôt le matin. Et pour cause, des résidents saint-gillois profitent de leur garage, inutilisé jusqu’alors.
                                 pas de macarons pour les résidents
Au final, l’arrivée des horodateurs est plutôt bien perçue. Hier midi, rue de la Plage, chaque automobiliste y allait de son commentaire. Un euro pour une heure de stationnement ? Françoise, de Saint-Denis, n’y voit pas d’abus. "Les communes ont besoin d’argent, non ? Faut bien qu’elles aient le moyen d’en récupérer", lance-t-elle, ironique. Guillaume, riverain de la station balnéaire, approuve également. "Ça permettra de libérer plus vite les places de parking". Jean-Michel Pierret, patron du Cubana n’y voit pas d’inconvénient, mis à part le tarif qu’il juge trop élevé : "ça permet un turn-over pour les voitures, c’est pas mal". Seule à râler, Anne, une touriste de Seine-et-Marne : "Déjà qu’on a mis un temps fou pour se garer, là, il faut encore payer ! Pour une zone touristique, je trouve ça dommage".
La commune de Saint-Paul annonce que des ajustements pourraient intervenir, si nécessaire. Mais un fait est acté.
"Les résidents nous ont demandé des macarons. Nous ne leur en délivrerons pas. Sinon, ils vont utiliser les places que le stationnement payant est censé libérer au profit des commerçants". Le message est clair     D.F.B avec V.B   
Clicanoo.re - publié le 30 mars 2013 - 07h19 - Un pêcheur naufragé récupéré après douze heures en pleine mer
Parti vendredi soir du Port-ouest, un pêcheur amateur a vu sa barque se retourner à plus de 4 milles de la côte. Alors que les recherches étaient lancées hier matin, il a été récupéré vers 10 heures par deux plaisanciers qui l’ont trouvé accroché à sa coque.
LE PORT
Fin heureuse hier matin pour ce pêcheur portois de 38 ans, parti jeudi soir à bord de sa barque motorisée pour une partie de pêche nocturne. Son embarcation a fait naufrage vers 21 h 30 alors qu’il partait pêcher, comme à son habitude, vers les tombants. Une houle d’1,50 m a retourné son Barracuda de 5,50 m. Par chance, le Portois a réussi à s’accrocher au bateau et remonter sur la coque désormais à la surface. Mais dans le chavirage, le pêcheur a perdu son téléphone portable et n’a aucun moyen d’alerter les secours.
C’est sa compagne, inquiète de ne pas le trouver au matin, qui alerte le CROSS Réunion vers 8 h. Aussitôt, un important dispositif de recherches est déclenché. Des patrouilles pédestres des pompiers inspectent la côte, tandis qu’en mer, la vedette Triton de la SNSM Saint-Gilles, les pompiers nautiques de Saint-Leu et la brigade nautique côtière de la gendarmerie du Port commencent à fouiller une zone comprise entre Saint-Paul et Saint-Denis.
Mais ce sont deux amis pêcheurs plaisanciers, partis à bord d’un bateau à moteur, qui vont tomber sur le naufragé à 4 milles nautiques (environ 7,5 km) au large de Saint-Paul, assis sur sa coque. « Nous avons aperçu un objet flottant non identifié. Nous avons décidé de nous approcher, c’est là que nous avons vu un homme qui faisait des signaux de détresse avec les bras. Nous l’avons fait monter à bord et nous avons amarré sa barque pour la ramener. Il était en bonne forme, nous lui avons juste offert le petit-déjeuner à bord », raconte l’un des deux amis, qui ont tenu à conserver l’anonymat. « C’est normal ce que nous avons fait, ça ne mérite pas qu’on parle de nous », ajoute-t-il avec humilité.
Ramené au port de plaisance vers 10 h 30, le pêcheur disparu a subi un examen rapide des pompiers, qui n’ont pas jugé nécessaire de l’évacuer vers un centre hospitalier. « Il était physiquement en forme et moralement très bien », indique le chef d’équipe de l’ambulance dépêchée sur place.
Au final, plus de peur que de mal pour ce pêcheur naufragé, qui a pu regagner son domicile directement après avoir retrouvé la terre ferme       S. G.
Clicanoo.re - publié le 8 avril 2013 - 16h57 - Au cap La Houssaye, le nettoyage déplace les foules
La première opération "Une bouteille à la mer" a connu un vif succès hier matin. Plus de 400 amoureux de la nature se sont retrouvés pour un nettoyage d’ampleur, terrestre et maritime. Les organisateurs comptent poursuivre leurs efforts en mettant la pression sur les collectivités.

Hier, 12 h 30, au cap La Houssaye (Saint-Paul). Plusieurs dizaines d’apnéistes, plongeurs et autres défenseurs de l’environnement effectuent un rapide débriefing des quatre heures écoulées. "C’est incompréhensible de trouver tout ça", déclare Thierry Peres, membre du club associatif Apnée Réunion Loisir. Face à lui, une montagne d’ordures. Tout et n’importe quoi. Un assemblage de pneus liés entre eux par de la ferraille (faisant office de point d’amarrage pour jet-skis), du plastique à gogo, des kilomètres de fil de pêche, des batteries, des plombs, des couches… Bref la pollution humaine dans toute sa splendeur. Autant de menaces pour les animaux marins, qui proviennent de ce que la houle a charrié du large, des ravines mais aussi de gestes irrespectueux.
"A chaque fois qu’on sort, on nettoie. Malgré tout, cet endroit reste inondé de déchets", se désole Thierry Peres, un des deux piliers de la manifestation. Avec Franck Faria, il a donc décidé d’organiser cette matinée citoyenne, auquel 26 partenaires ont pris part. Le résultat de longues heures de travail pour au final un large sentiment de satisfaction quant la mobilisation engendrée. Ils étaient plus de 400 à avoir réservé leur matinée pour vider ce site exceptionnel d’apports malheureux, à la fois sous l’eau mais également sur le rivage, jusqu’au cap Champagne. "On a refusé du monde. Ce succès dépasse toutes nos espérances. J’ai envie de dire rendez-vous l’an prochain à Saint-Gilles !".
                                     "nous sommes une force vive"
Les autorités ne peuvent qu’encourager ce type d’initiatives. "C’est une action exemplaire", avance l’élu écologiste Jean Eperldinger, qui a également mouillé le T-shirt.
Les multiples acteurs participants comptent désormais capitaliser sur cet événement collectif. "Nous sommes une force vive qui va compter. On a le pouvoir de dire les choses et d’être pris au sérieux. Nous allons exiger des choses des pouvoirs publics", affirme le nageur. Première urgence : installer de vraies poubelles sur ce périmètre, sujet de discorde désormais réglé entre les trois collectivités responsables de cet espace (Région, TCO et mairie). "A l’origine, j’étais contre, ce n’est jamais joli sur un site naturel. Mais la société n’est pas assez évoluée. Les gens ne sont pas prêts à repartir avec leurs déchets", regrette le moniteur d’apnée. "Aujourd’hui, on a besoin de ces poubelles, c’est impératif".
Par ailleurs, cette opération a une nouvelle fois mis en évidence la forte pollution liée aux sacs en plastique. Attaquer le problème à sa base revient à réduire notre consommation. C’est sur ce levier-là qu’il est question d’intervenir prochainement par des opérations de sensibilisation au marché de Saint-Paul. En incitant les consommateurs à revenir au bon vieux cabas à l’ancienne, qui à coup sûr ne finira pas dans l’océan       Damien Frasson-Botton

Clicanoo.re publié le 8 avril 2013 - 16h47 - Les pêcheurs sensibilisés
Force est de constater que certains pêcheurs sont en partie les auteurs de cette pollution. Comme une nouvelle fois constaté hier, les fonds marins regorgent d’hameçons, de plombs et de fils. L’objectif de cette demi-journée visait également à sensibiliser les usagers sur leurs pratiques. Une dizaine ont eu droit à un baptême de plongée. Pour qu’ils réalisent tout d’abord l’ampleur du phénomène. Mais également pour les inciter à "adapter la pêche en fonction du sol". Concrètement, la pêche de fond sur une surface de corail peut amener l’hameçon à rester coincé. Le matériel va rester au fond de l’eau ou le corail sera endommagé. ll est donc préférable de s’équiper d’un flotteur ou de choisir un périmètre sableux.
A noter par ailleurs que les agents de la réserve marine sont allés à la rencontre des pêcheurs présents, afin de leur soumettre des photos d’animaux marins, prisonniers de filets ou de plastique. "On ne peut pas rester indifférent à la mortalité des tortues", estime Bruce Cauvin. Un brin découragé le chef de la cellule animation sensibilisation, face à ce manque de civisme persistant : "Je ne constate aucun progrès depuis des années"

ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 07/04/2013 à 07h18 - Saint-Paul - Cap La Houssaye Opération "une bouteille à la mer"
Dans le cadre de la semaine du développement durable, le club associatif Apnée Réunion Loisir (ARL) organise ce dimanche 7 avril l’opération une "bouteille à la mer" sur le site du Cap La Houssaye (Saint-Paul). La manifestation se tiendra de 9 heures à 12 heures. Au programme : ateliers d’informations et de sensibilisation, nettoyage du site, découverte de la faune et la flore subaquatique.
"Une bouteille à la mer" de l'association
Apnée Réunion Loisir, vous connaissez ?
Regardez dessus
Regardez dessous
Clicanoo.re - publié le 1er avril 2013 - 07h32 - Plongée au "Cap la poubelle"
Dimanche, une vingtaine de structures s’uniront pour réaliser un grand nettoyage du Cap la Houssaye, aussi pollué sur terre qu’en mer. Une semaine avant l’opération, nous avons suivi hier matin une équipe d’apnéistes pour constater les dégâts.
ENVIRONNEMENT

Le rendez-vous est pris tôt ce dimanche sur le parking du Cap la Houssaye, avant l’affluence à venir. Dans une semaine exactement, une dizaine de tentes seront dressées ici et des équipes de bénévoles partiront en escouades pour nettoyer chacun une zone, en mer ou sur terre (voir ci-dessous). Mais aujourd’hui, d’innombrables boîtes de conserves, emballages plastiques et autres papiers gras jonchent le sol, autour des vestiges d’une vieille caisse noire. Bienvenue au "Cap la Poubelle".
À deux pas, discute une poignée d’apnéistes, hommes et femmes, qui s’apprêtent à descendre sur les pointes rocheuses. C’est eux que nous devons retrouver pour constater la détérioration du site. Un pêcheur au bord de la falaise vient de remonter un gros diodon. Tout le monde n’apprécie pas la prise avec le même enthousiasme. L’un des plongeurs raconte, lui, la disparition récente d’un gros bénitier de 50 cm. "Tout le monde le connaissait, il faisait partie du patrimoine". Braconnage. Arrive l’un des plus fidèles du lieu, Wulfy, qui plonge ici presque chaque jour. "Vous l’avez vu la tortue qui a un énorme trou dans la carapace ?". Le ton est donné.
Quelques minutes après la mise à l’eau, le groupe se dirige vers le nord, vers la Baie de Saint-Paul. "Ici, ça s’appelle les herbiers. C’est là qu’on trouve le plus souvent les tortues" indique Franck Faria, nageur passionné et co-organisateur du grand nettoyage à venir. Trois coups de palme plus tard, une carapace se dessine sur le fond. Puis une deuxième et une troisième pour confirmer la réputation du "spot". Sous l’une d’elles, une bande de plastique blanc dérive sur le fond sableux. "Voilà ce qui les tue. Elles l’avalent mais ne le digèrent pas, donc elles s’amaigrissent et finissent par mourir" se désole le plongeur.
Aux abords de la pointe principale, en longeant le récif, on ne compte pas les longs segments de fil de pêche, enroulés par le courant dans les coraux. Seuls les itinéraires les plus fréquentés sont régulièrement débarrassés de leur pollution par les palanquées. Partout où les plongeurs ne passent pas souvent, des dizaines de mètres de câbles, pour certains colonisés par les algues. Là encore trompeurs pour les animaux marins. "Quand on plonge pour nettoyer, ce n’est même pas la peine d’amener un appareil photo, ça te prend tout ton temps" confie Thierry Péres, apnéiste aguerri, qui fréquente le cap depuis plus de 30 ans.
Une belle pelote de "saloperies"
"Là au bout, près de la deuxième pointe, au sud, c’est presque une zone interdite pour nous" poursuit le plongeur. Les pêcheurs voient en effet d’un mauvais œil les incursions des hommes en combinaison. Ici, les plombs servent de galets quand ce ne sont pas les hameçons qui s’accrochent souvent volontairement dans les cuisses ou les bras. Les lignes sont alors souvent coupées et du matériel perdu. Conflits d’usage.
Trois membres du groupe s’avancent malgré tout dans cette partie la plus sale de la zone. Deux pneus gisent par dix ou quinze mètres de fond. Un reste de filet s’est mêlé au récif, probablement amené par les courants du nord. En quelques apnées, Thierry Péres remonte une dizaine de leurres en plastiques, pastiches de poissons perdus par leurs propriétaires. Des bougies de voiture qui font office de plomb, des vis et autres pièces métalliques. Puis du fil et encore du fil. Franck Faria a, lui, accroché à sa bouée de surface un amalgame de lignes, de filets et de déchets verts. Une belle pelote de "saloperies". Exceptionnellement, l’équipe se contente de photographier la plupart des déchets. Repérage pour le week-end prochain. À quatre ou cinq, impossible de toute façon de remettre le site en état. On passera sur le tas de gravats et de broussailles déposées un peu plus loin. Inutile de préciser que nous évoluons depuis deux heures dans les eaux de la Réserve marine.
De retour au sec, sur les rochers, le constat n’est pas plus brillant. Les restes d’un pique-nique, familial aux vues des quantités, prennent le soleil. Trop lourds à remonter jusque chez soi. Fétide image pour boucler cette plongée alarmante. "Nous ne voulons pas que nos enfants lisent un jour sur un panneau : Vous entrez dans un territoire qui autrefois a été exceptionnel", commente Franck Faria. Avant de citer l’Abbé Pierre : "Si on attend que l’autre commence, on ne fait jamais rien"      Romain Latournerie    
Clicanoo.re - publié le 12 février 2013 - 05h30 - Les pêcheurs plaisanciers se rebiffent
Le comité de défense des pêcheurs plaisanciers reprend du poil de la bête pour s’opposer au projet annoncé des quotas de pêche par bateau. Ils étaient plus de 500 réunis hier à Saint-Leu pour faire entendre leurs revendications.
PECHE
"Marre des procès en sorcellerie. Arrêtons de culpabiliser et ne courbons pas la tête devant les autorités !".
Bertrand de Boisvilliers a tenu un discours musclé hier devant plus de 500 personnes réunies dans le parc du 20 décembre de Saint-Leu.
Le porte-parole du comité de défense des pêcheurs plaisanciers avait lancé l’appel pour une grande mobilisation contre le projet d’une nouvelle réglementation de leur activité.
Selon eux, les autorités maritimes envisagent de limiter les prises à cinq ou sept kilos par bateau, de réduire le quota de prise des pélagiques et d’interdire l’usage des moulinets électriques.
Des restrictions préconisées à la suite d’un rapport de l’Ifremer qui fait apparaître une forte diminution de la ressource halieutique, notamment les poissons de fonds.
Rien d’officiel encore mais "ces rumeurs alarmistes qui circulent depuis deux mois suffisent à nous mettre en alerte", explique Bertrand De Boisvillers. En 2005, il avait initié la création de ce comité en réaction à l’interdiction des moulinets électriques.
Après des années de sommeil, l’association se remet en ordre de marche. "J’ai fait l’erreur d’aller négocier avec le comité des pêches. Je ne recommencerai pas, nous n’avons rien à faire avec ces gens-là", a déclaré Bertrand de Boisvilliers à son auditoire, en soupçonnant un lobbying du CRPEM derrière ce projet de limitation.
                                  Thierry Robert à la rescousse
Les plaisanciers ont reçu le soutien appuyé de Thierry Robert. Un dossier en or pour l’élu pourfendeur des "décisions dictatoriales" de l’Etat et qui milite "pour la reconnaissance des spécificités locales".
"Accuser l’activité des plaisanciers d’être à l’origine de la diminution des poissons est sans fondement. Encore une fois, l’Etat veut imposer des décisions sans concertation", commente le député-maire de Saint-Leu, en accusant les autorités de vouloir défendre l’intérêt de la pêche industrielle au détriment des petits pêcheurs.
Son intervention a évidemment fait mouche. Ovationné, Thierry Robert s’est engagé à intervenir auprès du gouvernement dans ce dossier.
Le comité compte interpeller dans les prochains jours la direction des affaires maritimes pour demander l’abandon du projet de quotas et une remise à plat de la réglementation de la plaisance.
Faute d’être entendu, Bertrand de Boisvilliers brandit la menace d’un blocage de l’entrée du port de la Pointe des Galets.
"Y a que ça qui marche dans ce pays", justifie un ancien pêcheur de Saint-Leu        Vincent Boyer
Clicanoo.re - publié le 11 avril 2013 - 05h30 - Pour rester à flot, la SNSM recherche 25 000 euros
SAINTE-MARIE

La station SNSM de Sainte-Marie ne peut plus assurer leur mission de sauvetage en mer. Depuis un mois, leur vedette, la Moïse Bègue II, est clouée à quai. En cause ? Des soucis de carburateur et d’injection.
Les pièces nécessaires, deux pompes et douze injecteurs, sont de vieux modèles que le fabricant ne commercialise plus. Il a donc fallu lancer "une recherche internationale pour trouver des pièces" signale Bernard Comin, patron référent… Mais tout cela a un coût. La facture pourrait s’élever "à 25 000 euros", estime Cécile Dupré, la présidente. Une somme rondelette que la SNSM, avec un budget annuel de 37 000 euros, ne possède pas.
Et pour cause, cette association d’utilité publique dépend surtout des dons (privés et entreprises) et des subventions pour assurer ses missions. Or, si les mairies mettent la main au pot, c’est de façon "minime", signale Stéphane Bommert.
Ce dernier met en regard : "Sainte-Marie met 300 000 euros pour le club de foot et seulement 1 500 euros pour la SNSM". Quant aux grosses collectivités, elles sont aux abonnés absents. La Région ne répond plus favorablement aux sollicitations de la structure depuis qu’elle a débloqué une enveloppe de 50 000 euros pour les trois stations de l’île en 2010. Le Département s’est quant à lui toujours refusé à verser le moindre euro.
Pourtant, la SNSM est un maillon essentiel de la chaîne de sauvetage en mer à La Réunion. La station de Sainte-Marie intervient de la Pointe des Galets à Sainte-Rose et assure une vingtaine d’opérations chaque année (évacuation sanitaire, remorquage, recherche en mer…).
Les quarante bénévoles sont mobilisables 24 heures/24 par le Cross. Les ennuis techniques et ceux financiers qui en découlent laissent une large zone maritime dépourvue. Ainsi, la SNSM de Sainte-Marie n’a pas pu intervenir récemment lorsqu’un jet-skieur était en difficultés au large de Sainte-Marie.
Les moyens maritimes mobilisables, ceux de la marine et de la gendarmerie maritime, en cas de fortune de mer se trouvent au Port. Ce qui "rallonge considérablement le temps d’intervention".
La vedette Moïse Bègue et ses quatre équipages sont par ailleurs, aux côtés de la Maperine, les moyens positionnés en cas de crash d’avion. La station fait appel aujourd’hui à tous les donateurs possibles, dont la maison mère, afin de remettre à flot sa vedette arrivée.
Dans le meilleur des cas et si les donateurs (collectivités, entreprises ou particuliers) se manifestent vite, il faudrait compter "un mois de plus pour remettre à l’eau la vedette"     B.G.
Contact : Par courrier, écrire à Station SNSM port de Sainte-Marie 974 438 Sainte-Marie ou par téléphone au 06 92 87 98 80.
Zinfos974.com - Jeudi 11 Avril 2013 - 09:29 - La SNSM de Ste-Marie recherche 25.000 euros pour réparer la vedette Moïse Bègue
25.000 euros ou le naufrage. Les bénévoles de la SNSM (société nationale de sauvetage en mer) de Sainte-Marie ont besoin de récupérer cette somme pour réparer la vedette Moïse Bègue, restée à quai depuis plus d'un mois.
Avec un budget de plus de 37.000 euros, comme l'indique le Journal de l'Île, la SNSM de Sainte-Marie ne peut pas assurer seule les réparations de sa vedette, Mïse Bègue.
L'association vit en grande partie grâce aux dons privés et publics et déplore que les collectivités publiques ne soient pas autant impliquées au vu des actions menées par la SNSM (sauvetage en mer, remorquage...)
Pour rappel, elle effectue une vingtaine d'opérations de sauvetage en mer chaque année, et intervient sur une zone allant de la Pointe des Galets à Sainte-Rose.
Pour contacter la SNSM et faire vos dons, appelez le 0262 879 880.

Clicanoo.re - publié le 1er mai 2013 - 10h19 - Saint-Gilles et Saint-Leu gardent leur Pavillon Bleu
Les ports de Saint-Gilles et de Saint-Leu conservent leur Pavillon bleu. Ils font partie des 92 ports français distingués pour leur engagement en faveur d’un éco-tourisme.
Quatre ports de plaisance outre-mer ont été distingués. Deux à la Réunion, un en Martinique (Port-du-Marin) et l’autre en Polynésie-Française (port de Marina-Taïna).
Créé par l’Office français de la Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe en 1985, le Pavillon Bleu valorise chaque année les communes et les ports de plaisance, qui mènent de façon permanente une politique de recherche et d’application durable en faveur d’un environnement de qualité.
Cet écolabel permet de sensibiliser et de motiver les collectivités locales ou les gestionnaires de port de plaisance afin qu’ils prennent en compte le critère "environnement" dans leur politique de développement économique et touristique, en complément et en renforcement des directives nationales et/ou européennes obligatoires.

2 réactions :
Supercherie.... le port de st gilles le plus pourri que j ai jamais vu , pavillon bleu ??? Allez y faire un tour ...tete de poisson qui nage tout les jours , poubelles debordantes et qui pue , troittoirs envahies par des dechets de toutes sortes , odeurs de pisse, traces huiles et gaz oil sur leau en permanece, c est qui les comiques qui décernent le pavillon bleu ? Ils sont payés combien pour faire ce boulot ? C est quoi cette supercherie ?

Ces ports seraient situés sur la méditérranée je ne suis pas sur qu’ils auraient droit au pavillon !

Mardi 30 Avril 2013 - 16:43 - LG - Palmarès du Pavillon bleu: Les ports de St-Leu et St-Gilles toujours à flot
Le palmarès 2013 du "Pavillon Bleu Ports de Plaisance" a été annoncé ce midi en métropole. Cette distinction récompense les ports de plaisance pour l’excellence de leur gestion environnementale. 92 ports sont cette année labellisés dont 4 issus de l'outre-mer.
Le palmarès depuis le début de ces campagnes est en constante augmentation. Avec 92 ports primés cette année, le record est battu. 87 ports étaient ainsi labellisés en 2012, contre 84 en 2011.
Dans ce palmarès, le port de Saint-Leu et celui plus imposant de Saint-Gilles maintiennent leur pavillon. En Martinique, c'est le Port du Martin qui est récompensé. La seule entrée domienne 2013 est l'oeuvre du port de Marine Taïna en Polynésie française.
Présent dans 46 pays (Canada, Caraïbes, Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Brésil …), le Pavillon Bleu des Ports de Plaisance est une démarche volontaire, positive, annuelle et évolutive indique le comité de sélection.
Le Pavillon Bleu récompense les ports du littoral depuis 1987 et les ports continentaux (depuis 2002) qui intègrent l’environnement dans la gestion globale du site portuaire tels que la sensibilisation du public au respect de l’environnement, la présence d'équipements, une offre de services, une prévention et réduction à la source des nuisances et autres déchets.
Clicanoo.re - publié le 7 mai 2013 - 10h44 - Le bateau de Greenpeace arrive à la Réunion
Le navire amiral de Greenpeace s’apprête à faire escale au Port. Une première pour l’ONG en campagne dans la zone. Ses responsables viennent parler surpêche et installer la première antenne Greenpeace d’outre-mer.
L’Esperanza, un des bateaux de la flotte de Greenpeace fera escale au Port les 8 et 9 mai. Greenpeace en profitera pour ouvrir une antenne locale. "C’est la première fois que nous installons un groupe local formellement constitué dans un département français d’Outre-mer" précise François Chartier, chargé de campagne océans pour l’ONG. "Nous avons contacté nos militants et sympathisants sur l’île ainsi que les membres d’autres associations environnementales".
Un coordinateur sera bientôt désigné. Celui-ci assurera par ailleurs les fonctions de porte-parole local. "Le groupe aura à se positionner sur les problématiques environnementales locales, en cohérence bien sûr avec Paris". La gestion du risque requin fera bien entendu partie des discussions et des interventions. Inévitable même si Greenpeace ne devrait pas entrer dans la mêlée avec la même virulence que Sea Shepherd au début de la crise. Science et pragmatisme avance en substance François Chartier.
Pour l’heure, celui-ci est actuellement à Maurice. Une délégation de Greenpeace y assiste aux réunions de la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI) où l’ONG dispose d’un siège d’observateur. La pêche et plus particulièrement la surpêche, c’est ainsi ce qui motive en premier lieu l’implication des militants écologistes dans l’océan Indien. A bord de leur navire amiral, l’Esperanza, ils mènent depuis plusieurs mois une campagne de documentation dans la zone sur les pratiques de pêches destructrices et sur les prises illégales. Le navire aux couleurs arc-en-ciel a par exemple pu observer ces dernières semaines des transbordements de poissons en pleine mer, pourtant soumis à des règles très précises. Des pratiques qui servent notamment à détourner les réglementations en vigueur et fausser les statistiques de captures.
Limiter la pêche industrielle
François Chartier rappelle notamment que son organisation milite pour l’instauration de pratiques durables, pour la promotion de la pêche artisanale et la limitation des pêches industrielles. Greenpeace plaide entre autres pour l’interdiction des DCP. Si le niveau de ressource de l’océan Indien est moins alarmant que ceux du Pacifique ou de la Méditerranée, plusieurs études scientifiques, y compris de la CTOI, dénoncent une surexploitation de certaines espèces alors que l’effort de pêche continue de croître. "Il faut inverser la tendance avant que la situation ne devienne critique comme ailleurs" estime François Chartier. "Les mesures prises par la CTOI vont dans le bon sens mais elles restent insuffisantes".
Greenpeace demande encore des solutions contre les prises accessoires, requins en premier lieu, l’instauration de quotas par espèces et par pays mais aussi un rééquilibrage du partage des ressources qui se fait aujourd’hui selon elle au détriment des états côtiers. "C’est pour cette raison que nous sommes à Maurice et que nous passerons à Madagascar après la Réunion, pour rencontrer les acteurs de la pêche, de la société civile et pour sensibiliser l’opinion publique". Le grand public pourra ici aussi rencontrer les militants à bord de l’Esperanza qui doit accoster le mardi 7 au matin. L’ouverture aux curieux est programmée les mercredi 8 dans l’après-midi et jeudi 9 toute la journée     Romain Latournerie
Clicanoo.re - publié le 2 mai 2013 - 11h57 - Un bateau de Greenpeace fera escale à la Réunion les 8 et 9 mai
L’Esperanza, un des bateaux de la flotte de Greenpeace fera escale pour la première fois à la Réunion, au Port les 8 et 9 mai 2013, lors de sa mission dans l’Océan Indien. Les équipes de Greenpeace mènent depuis 2 mois l’enquête en haute mer sur les pratiques des thoniers. L’état des stocks de thon est en effet préoccupant. "Les scientifiques de la Commission Thonière de l’Océan Indien recommandent notamment de réduire de 20% au moins les prises de thon blanc pour permettre au stock de se maintenir", note Greenpeace.
Dans le collimateur : les thoniers, qui battent en partie pavillons français, parmi lesquels ceux de la Sapmer, et qui sont parmi les bateaux les plus prédateurs de la flotte française. "Outre leur puissance et leur sophistication, cette flotte utilise des dispositifs de concentration des poissons : des épaves flottantes mises à l’eau par les thoniers. Les plus petits poissons s’y abritent, les plus gros arrivent pour s’y nourrir, et en haut de la chaîne alimentaire, thons et requins s’y rassemblent. Un coup de filet, la senne, peut permettre d’attraper des centaines de tonnes de poisson, dont, notamment les prises « accessoires » : des juvéniles n’ayant pas atteint leur âge de reproduction, des espèces non initialement visées, mais capturées, ou encore des espèces pêchées par ailleurs par les artisans des zones côtières".
"Greenpeace demande donc que les thoniers de la zone abandonnent les méthodes industrielles trop intensives, qui déciment les populations de thons et touchent aussi d’autres espèces telles que les requins ou les tortues. » explique François Chartier, chargé de campagne océans à bord de l’Esperanza. « Greenpeace demande aussi aux organismes régionaux de gestion des pêches, comme la CTOI, de mettre en place un système de contrôle incluant des sanctions et de limiter la taille et la puissance de la flotte, pour la mettre en adéquation avec la ressource en poissons.."
Et de souligner qu’il existe en fait deux modèles pour l’avenir de la pêche et des océans : la pêche industrielle, incarnée par ces thoniers aux pratiques destructrices, et la pêche artisanale, ancrée dans le tissu local, qui pratique une pêche sélective, à plus petite échelle, dans le respect de l’environnement, et qui nourrit le tissu économique et social localement.
"Si nous continuons sur ce cap, d’ici 35 ans, les océans pourraient se vider de tous leurs poissons. La Politique commune des pêches européenne, qui régit les bateaux battant pavillons français, dans et hors des eaux européennes, est en cours de réforme et cela n’arrive que tous les 10 ans. Il est donc urgent d’agir, aujourd’hui, pour que la capacité de pêche de la flotte européenne soit mise en adéquation avec la ressource en poissons, et que les pêcheurs ayant les pratiques les plus durables, les pêcheurs artisans, soient ceux qui aient d’abord accès aux ressources. C’est le travail que Greenpeace mène dans toute l’Europe, et un des messages que l’Esperanza vient apporter aux réunionnais, qui peuvent soutenir la pêche artisanale en ligne sur www.myboat.gp".
        Les bénévoles de Greenpeace à la réunion vous accueillent à bord
Les 8 et 9 mai, l’Esperanza ouvrira son ponton et ses portes au public, grâce aux bénévoles d’un groupe local de Greenpeace à la Réunion qui vient de se constituer. Pour dialoguer avec le public sur les missions de Greenpeace, et sur le modèle de pêche à défendre pour demain, rendez vous le 8 mai de 13h à 17h et le 9 mai de 10 à 15H, au Port Ouest, dans le port de la pointe des galets.
Zinfos974.com - Mercredi 26 Juin 2013 - 17:02 - LG - L'esplanade des Roches Noires entre en travaux
La phase préparatoire des travaux de l'esplanade des Roches noires par la société GTOI a commencé il y a quelques jours. Pour l'heure, aucune nuisance n'est perceptible.
Mais début juillet, les travaux débutent avec comme priorité l'aménagement de l'entrée Sud de la plage. Cette partie, située entre la portion de béton qui a résisté à la saison cyclonique et ce qu'il reste de la terrasse du restaurant l'oasis, constitue en effet le tiers des travaux attendus.
La consigne du mandataire de la mairie, la SPL Tamarun, est en effet de boucler l'aménagement de cette zone avant le début des vacances de décembre, pour éviter que cette portion des travaux soit suspendue pendant la trêve du BTP et surtout pour permettre un accès à la plage par cet endroit durant les vacances d'été.
Le basculement en zone piétonne de l’esplanade depuis la jonction entre la rue Roland Garros et la rue de la Plage, jusqu’à celle entre la rue Roland Garros et la rue de la Poste est actée.
Le cheminement piéton entre les Roches noires et le port jusqu'en face de l'église sera repensé. En attendant un complément d'études géologiques devenu encore plus nécessaires après l'effondrement de décembre 2012, le réaménagement de l'esplanade sera moins spectaculaire dans un premier temps. L'intervention se fera au niveau du mobilier urbain, des revêtements de sol ou encore de l'éclairage public.
Tenter de limiter les effets de la houle passera, à plus long terme, par le développement de la végétalisation du littoral.
Zinfos974.com - Mercredi 10 Juillet 2013 - 16:40 - LG - Le futur look des Roches noires en images
Les travaux entrent dans leur phase opérationnelle aux Roches noires. La société publique locale Tamarun, mandatée par la mairie de Saint-Paul, a présenté ce matin les maquettes d'une rénovation encore un peu plus attendue depuis l'effondrement d'un pan de mur au mois de décembre 2012.
Les premières à faire les frais de cet aménagement sont les voitures. L'esplanade sera piétonnisée.
Les aménagements urbains (sols, mobilier, végétalisation, extension du parking derrière l'esplanade) tenteront de redonner un cachet balnéaire à une station pénalisée par le "tout-voiture". Avec ces aménagements, la mairie espère limiter l'impact visuel de l'enrochement depuis l'esplanade. Un enrochement réalisé à la hâte entre fin décembre et début janvier.
                                               Les camions bar déménagent
Dans quelques mois, un platelage en bois au droit de l'enrochement sera ainsi réalisé. Ailleurs, les autres surfaces seront refaites avec notamment un enrobé dépigmenté clair. La végétalisation se fera avec des plantes de bord de mer, le tout ombragé sous des toiles tendues sur certaines portions. L'éclairage public sera rénové.
Si un coup de neuf était attendu par les professionnels du site, les commerçants de camion bar ont grincé des dents. Une solution de repli leur a été proposée, à proximité du poste de secours.
Les travaux doivent durer jusqu'à février 2014, où les finitions du côté de l'accès à la plage et les plantations seront réalisées. L'estimation prévisionnelle des travaux est de 1,7 million d'euros (Fonds européen Feder : 1 million, Commune : 700.000 euros).

Zinfos974.com - Mercredi 24 Juillet 2013 - 17:38 - Ludovic Grondin - La Réserve marine engage un médiateur
La Réserve naturelle marine de la Réunion a validé fin 2012 son plan de gestion pour les cinq années qui viennent. Un plan arrêté par le préfet début 2013.
C'est dans la logique de ce nouveau départ que le groupement d'intérêt public "Réserve marine", a mandaté un médiateur. Son nom : Philippe Barret.
Consultant en médiation environnementale, l'homme connaît déjà le territoire de la Réunion pour avoir été sollicité par d'autres structures. Il a ainsi été prestataire pour le compte du Conservatoire botanique de Mascarin. En métropole, il est également une référence dans les conflits d'usages et est intervenu dans des conflits similaires à celui que l'on retrouve localement entre acteurs et usagers des parcs nationaux notamment.
A la Réunion, il a rencontré une vingtaine de structures impliquées dans la gestion de la réserve marine, tant du côté des collectivités, des usagers que des scientifiques.
Contrairement à ce qui pourrait être perçu, la focale de la crise requin ne constitue pas la seule problématique abordée par le médiateur.
"C'est beaucoup plus large que la crise requin. Il a été mandaté pour mettre à plat les conflits d'usages" qui peuvent exister entre la réserve et l'ensemble des partenaires et personnes qui pourraient se trouver en porte-à-faux avec le GIP, informe Soraya Issop-Mamode, directrice de la Réserve.
                                                          "Lever tous les freins"
Le premier tour de table de Philippe Barret s'est achevé la semaine dernière. Il consistait à une première approche qualifiée "d'étude de faisabilité". "Les entretiens qu'il a pu avoir sont strictement anonymes", relève Soraya Issop-Mamode. Les agents du GIP en sauront plus sur le contenu du rapport puisque le médiateur doit le rendre à la fin août.
Une fois cette phase de restitution dépassée, une seconde, plus opérationnelle, devra débuter, toujours sous la houlette de Philippe Barret. L'objectif étant de "lever tous les freins" qui peuvent exister entre la réserve et ses interlocuteurs, pour ne pas dire contradicteurs.  
Source : www.ipreunion.com - Publié le 08/05/2013 à 08h28 - Interdiction de vente des poissons provenant de la pêche maritime de loisirs - La préfecture annonce la condamnation d’un poissonnier

PêcheDans un communiqué publié ce mardi 7 mai 2013, la préfecture annonce qu’un "poissonnier ambulant a été condamné à une amende de 400 euros pour avoir acheté en connaissance de cause des poissons de fonds provenant de la pêche maritime de loisirs. Les faits se sont déroulés en octobre dernier sur la commune de Saint-André". La préfecture e profite pour rappeler que "le produit de la pêche maritime de loisir est destiné à la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille et ne peut être colporté, exposé à la vente, vendu sous quelque forme que ce soit, ou acheté en connaissance de cause".
Pour sa part, la direction de la mer Sud Océan Indien (DMSOI) rappelle que l’utilisation et la détention de moulinets sont strictement interdites à bord des navires de plaisance les jours ouvrables. "La brigade nautique côtière du Port et la DMSOI ont ainsi procédé le 18 avril dernier à l’appréhension et la saisie de deux engins utilisés en période interdite. Ce type d’infraction maritime est passible d’une amende pouvant atteindre 22 500 euros" note la préfecture
Dans son communiqué, le préfet ajoute que "la lutte contre la pêche informelle est l’un des objectifs majeurs du plan régional de surveillance des pêches validé en décembre dernier". 

Zinfos974.com - Mardi 6 Août 2013 - 14:28 - Ludovic Grondin - La directrice de la Réserve Marine rappelle: "95% de la réserve est ouverte à la pêche"
Peu communicative depuis le début des événements de la crise requin, la Réserve marine ne pouvait rester muette face aux dernières mesures édictées par le préfet. Un dernier "tabou" vient d'être levé : toucher à la Réserve. Quelques évidences méritaient d'être réaffirmées.
Répétée à tout bout de champ, l'image de garde-manger pour requins colle à la peau de la Réserve marine. Sollicitée, Soraya Issop-Mamode, la directrice du groupement d'intérêt public Réserve Nationale marine de la Réunion, signale, comme une évidence pour elle mais sans doute pas pour le grand public, que "seulement 5% de notre territoire est soumis au degré le plus élevé de préservation" fort justement appelé "de protection intégrale"". En somme, ces cinq zones rouges (voir la carte plus bas) sont effectivement ce que l'on peut appeler des sanctuaires.
"95% de la réserve est donc ouverte à la pêche", informe la directrice. Cette pêche est autorisée sous certaines conditions dans la règlementation actuelle de la réserve, par exemple pour la pêche traditionnelle dans les lagons sur des jours déterminés (du mercredi au samedi), les pêcheurs traditionnels devant chaque année renouveler leur carte d'autorisation pour pêcher. Carte qu'ils doivent présenter en cas de contrôle. Le long des côtes rocheuses et plages de sable noir n'ayant pas de récif en face, cette pêche est autorisée sans carte et toute l'année.
À titre informatif, 49 pêcheurs professionnels détiennent également cette année leur licence de pêche spécifique, précieux sésame.
Une manière de se démarquer des pratiques de braconnage mais aussi de suivre la préhension humaine sur le récif. Ainsi, 800 pêcheurs traditionnels sont quant à eux autorisés à pêcher à la gaulette, mais aussi dans le lagon les zourites, le capucin et les autres espèces.
Outre la pêche de loisirs et la pêche plaisancière, la réserve permet aussi des pratiques: de plongée sur 48 dispositifs d'ancrage répartis sur son territoire, et de surf sur 40 spots. Enfin, réaffirme Soraya Issop-Mamode, "la pêche sous-marine au fusil harpon peut se pratiquer dans les zones de périmètre général, soit environ 50 % du territoire, en dehors des passes de l’Ermitage, de Trois Bassins et de Colimaçons".
Pas sûr, cependant, que cet éclaircissement suffise à faire dévier la nouvelle dynamique enclenchée par la Préfecture, toujours contrainte d'agir après la décision du tribunal administratif. 

Zinfos974.com - Jeudi 22 Août 2013 - 11:58 - "Réserve Marine, l’IRD et j’en passe, bande zassassins" : La Réserve déboutée
Le tribunal de grande instance de Saint-Denis a débouté la Réserve marine de sa plainte à l'encontre d'un jeune graphiste ayant traité l'établissement et les chercheurs d'assassins. La Réserve naturelle marine réclamait l'interdiction de sa publication et demandait des dommages et intérêts.
Le 1er août dernier, le graphiste recevait une assignation à comparaître pour des faits de diffamation alors qu'il avait réalisé et publié sur internet une affiche sans ambiguité : "Réserve Marine, l’IRD et j’en passe, bande zassassins".
L'affiche a tout de suite choqué et "discrédité" les institutions mentionnées et surtout les salariés, selon Me Jean-Pierre Gauthier, l'avocat de la Réserve naturelle marine qui a qualifié les faits de "graves". "La Réserve marine que je représente, est traitée d'assassin. Son personnel est estimé responsable, par de tels propos, de la mort des personnes victimes des attaques de requins, dont celle qui a eu lieu le 15 juillet en baie de Saint-Paul. Plus grave, on estime également qu'il y a préméditation de la part de mon client", faisait-il valoir lors de l'audience publique qui s'était déroulée le 8 août au tribunal de Champ Fleuri.

ORANGE REUNON - Source : www.ipreunion.com - Publié le 21/08/2013 à 18h00 - Des vagues de 5 mètres en moyenne ont frappé les côtes ouest et sudUne houle moins forte que prévue

Alors que des vagues de près de 5 mètres en moyenne ont déferlé en début d’après-midi dans les secteurs de Saint-Leu et la Saline-les-Bains, ce mercredi 21 août 2013, la houle a commencé à décroître dans le courant de l’après-midi. "Le pic a été atteint entre 12 et 14 heures", explique Jacques Ecormier, prévisionniste à Météo France. "Les vagues devraient redescendre à une hauteur moyenne de 4 mètres à 4,5 mètres en début de soirée et seront inférieures à 4 mètres jeudi matin", ajoute-t-il. Les hauteurs maximales annoncées, avec des vagues de 10 à 11 mètres prévues dans les secteurs les plus exposés, n’ont pas été atteintes.
Si les hauteurs maximales prévues n’ont pas été observées, la forte houle aura fait tout de même le bonheur de nombreux badauds venus assister au spectacle sur la côte ouest, notamment dans les secteurs de Saint-Leu et de la Saline-les-Bains.
A la Saline, de grosses vagues ont déferlé le long du rivage habité, accompagnées d’un vent violent. Les habitations du bord de mer n’ont toutefois pas été menacées. Du côté de l’Ermitage, les terrasses des restaurants-bars du bord étaient désertes, celle du Coco Beach ayant notamment commencé à s’affaisser, comme souvent en cas de houle.
Du côté de la Pointe des Châteaux, dans la région de Saint-Leu, de grosses vagues sont également venues s’écraser sur les falaises. A noter qu’à Saint-Pierre, la partie basse du boulevard Hubert-Delisle a été fermée.


ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 20/08/2013 à 11h18 - Des vagues pouvant atteindre 10 mètres attendues ce mercrediAvis de forte houle : "On va prier" au port de Saint-Gilles
A partir de ce mardi 20 août à 22 heures, les côtes ouest et sud de l’île seront en état d’alerte forte houle. Des vagues de 4,5 à 5 mètres en moyenne sont attendues, certaines pouvant s’élever jusqu’à 10 mètres dans les zones les plus exposées, en milieu de journée ce mercredi, dans les secteurs de Saint-Leu et de la Saline-les-Bains. Des précautions d’usage seront prises dans les ports concernés, notamment à Saint-Gilles, où le maître de port Jérôme Hoarau n’est jamais rassuré avant ce type d’événement : "On va prendre les mesures minimales et puis on va prier...", confie-t-il.
En cette période d’hiver austral, les épisodes de forte houle sont plutôt monnaie courante. Aussi au port de Saint-Pierre, on ne s’inquiète pas plus que ça des vagues annoncées pour ce mercredi. "On a l’habitude et on n’a jamais eu de gros souci", indique-t-on à la capitainerie, qui prendra tout de même les précautions d’usage, à savoir l’évacuation des bateaux et l’interdiction de l’accès aux jetées.
C’est que les hommes se sentent parfois un peu démunis face aux éléments. "C’est un phénomène climatique face auquel on ne peut pas faire grand-chose", témoigne ainsi Jérôme Hoarau, maître de port à Saint-Gilles-les-Bains. "A chaque forte houle, ça m’empêche de dormir... On va prendre les mesures minimales et puis on va prier...", confie-t-il. S’il n’y a pas de dispositions majeures prévues, tous les propriétaires de bateaux recevront un SMS d’alerte.
Il s’agira en effet d’être vigilant ce mercredi, non seulement dans les ports, mais surtout sur les plages, qui risquent d’être submergées. "Quand on parle de submersion des plages, il s’agit d’inondations temporaires", explique Jacques Ecormier, prévisionniste à MétéoFrance. "Le danger, c’est de se faire emporter car l’eau devrait monter rapidement", ajoute-t-il. Le bulletin de vigilance de MétéoFrance prévoit en effet "une élévation du niveau de l’eau dans les lagons ainsi que de forts courants à proximité des passes".
"Cette forte houle vient de l’Atlantique Sud", précise le météorologue. Il poursuit : "Elle est arrivée ensuite au sud de l’Afrique du Sud, s’est renforcée et s’est déplacée vers le nord-ouest avec des conditions favorables, sans rencontrer de vents contraires. Et elle arrivera perpendiculairement à la côte ouest de l’île avec un maximum d’impact, en même temps que la marée haute en milieu de journée."
Toute la côte ne sera cependant pas logée à la même enseigne. La baie de Saint-Paul, par exemple, devrait être un peu plus préservée avec des vagues n’excédant pas 4 mètres. Mais les secteurs de Saint-Leu et de la Saline-les-Bains, en revanche, pourraient se voir touchés par des vagues de 10 mètres.
Cette forte houle sera toutefois "un cran inférieur" à celle de 2007, souligne Jacques Ecormier. A l’époque, des vagues de 8 à 10 mètres avaient notamment déferlé sur le quartier saint-pierrois de Terre-Sainte, causant l’inondation de plusieurs habitations. Plusieurs familles avaient alors dû être évacuées dans la nuit. Un peu plus loin sur le front de mer, mais également le long du littoral ouest, les vagues avaient frappé de plein fouet des restaurants et des camions bars. Les ports n’avaient pas non plus été épargnés puisque plusieurs barques de pêche et de petits bateaux avaient coulé à l’Etang-Salé, à Saint-Leu et à Saint-Gilles. Cet épisode de forte houle a également causé la disparition deux pêcheurs petit-ilois qui n’avaient pu regagner le port.
À noter qu’en septembre 2011, la forte houle a également entraîné la mort d’un homme d’une soixantaine d’années, qui s’est retrouvé à l’eau suite au chavirement de son embarcation.   

Zinfos974.com - Mercredi 25 Septembre 2013 - 07:44 - LG - Ossements à St-Gilles: Les archéologues attendent le feu vert
C'est désormais un réflexe. Depuis les mises au jour de sépultures bordant l'actuel cimetière marin de Saint-Paul ou encore la découverte de vestiges à deux pas de l'hôtel de ville de Saint-Paul, le questionnement archéologique est devenu une étape incontournable.
La découverte ce lundi de deux squelettes à proximité de l'esplanade des Roches noires ne fera que confirmer cette tendance. "A l'époque, de telles découvertes s'arrêtaient au stade de la gendarmerie ou du médecin légiste pour les constatations d'usage", voire de l'anthropologue judiciaire dans le cas d'ossements, affirme Eric Kichenapanaïdou, archéologue.
Depuis trois ans environ, les archéologues réunionnais font résolument partie du processus d'explication. Concernant ce cas précis de Saint-Gilles, le spécialiste avoue que la mairie de Saint-Paul n'en a été informée que tardivement, soit mardi matin, presque 24h après la trouvaille.
Des éléments matériels comme ces clous forgés d'une autre époque trouvés à proximité des ossements laisse à penser que les deux corps prenaient place dans un cercueil dont le bois a logiquement disparu. Hier soir, la mairie de Saint-Paul attendait la confirmation des premières constatations pour enfin prendre le relais après cette phase de doute : entre enquête criminelle et fouille archéologique. "La vérification se poursuit. La procédure est en cours", annonce Eric Kichenapanaïdou qui ne s'avance pas plus sur la probabilité que l'endroit ait abrité un cimetière.
La Direction des affaires culturelles (DAC OI) a été sollicitée par la mairie afin qu'une décision soit prise sur l'intérêt de sanctuariser une zone de fouille, quitte à retarder les travaux d'aménagement des Roches noires.
Hier, les ouvriers poursuivaient leur travail dans les tranchées de canalisations d'évacuation d'eau pluviale, mais en respectant strictement le lieu de découverte, rebouché avec de la terre.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 24/09/2013 à 12h34 - Saint-Gilles - Des ossements humains découverts aux Roches Noires
Des ossements humains ont été mis au jour ce lundi 23 septembre 2013 par des ouvriers qui travaillait sur un chantier près de la plage des Roches Noires, au niveau de la gendarmerie, à Saint-Gilles. Selon Gina Hoareau, directrice de la sécurité à la mairie de Saint-Paul, il s’agirait de deux squelettes anciens. La mairie a saisi la DAC OI (direction des affaires culturelles de l’océan Indien). Par ailleurs, des analyses vont être pratiqués sur les ossements humains.
Les ouvriers effectuaient des travaux d’évacuation d’eau pluviale lorsqu’ils ont découvert les restes humains vers 11 heures 30 ce lundi. Le site de la découverte a été délimité par les gendarmes.
Du côté de la mairie de Saint-Paul, Gina Hoareau souligne que des contacts ont été pris avec la DAC OI. "Il s’agit de voir ce qu’il en ait", explique-t-elle.
Rappelons que la très forte houle générée par Gamède en février 2007 qui en s’abattant sur la plage avait mis au jour des ossements humains à proximité du cimetière marin de Saint-Paul. Les sondages effectués au cours des mois suivants avaient établi que des esclaves y ont été enterrés vraisemblablement à partir de l’année 1750. Une douzaine de squelettes avaient ensuite été exhumée. Selon l’historien Sudel Fuma, interrogé en juin 2011 lors de fouilles archéologiques, entre 1 000 et 2 000 esclaves auraient été inhumés dans cette zone.

15 octobre 2013 - Un mail de Philippe
Bonjour Alain. Pour info, le plongeur décédé à Ste-Rose le we dernier n'est autre que Guy HOARAU, plongeur bien connu sur le port de Saint-Gilles et propriétaire de l' Exelsus ( amarré tout près du club O Sea Bleu.


Zinfos974.com - Samedi 12 Octobre 2013 - 12:19 - Décès d'un plongeur au large du port de Sainte-Rose
Un tragique accident s'est produit aux alentours de 9h30, ce samedi 12 octobre, au large du port de Sainte-Rose.
Un plongeur en apnée est décédé alors qu'il pratiquait cette activité nautique avec un groupe d'amis. Il n'a pas survécu à un malaise cardiaque.
Âgé de 77 ans et originaire de Saint-Denis, le septuagénaire n'a pas pu être ramené à la vie par les secours, qui ont tenté de le ranimer.  

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 14/10/2013 à 12h20 - Conflits liés à la pêche et au problème requin - Réserve marine : médiation pour divergences de fond

Parc Marin
L’été dernier, l’Etat a mandaté un médiateur à propos des conflits autour de la réserve naturelle marine de La Réunion. Une mission confiée à Philippe Barret, de l’organisme DialTer et spécialiste en dialogue territorial, qui a rencontré une trentaine d’acteurs de tous bords. De la pêche au problème requins, son rapport - remis en septembre - aborde tous les sujets sensibles. S’il assure que le dialogue est possible, il fait surtout ressortir une multitude de points de vue souvent divergents. Philippe Barret préconise la création de groupes de travail en vue d’installer une médiation de 6 à 8 mois.
Au milieu des polémiques et des excès, il est parfois sain d’avoir un point de vue neutre et extérieur. Entre juin et août 2013, Philippe Barret a rencontré énormément de monde pour aborder les problématiques autour de la réserve marine de la Réunion. Il a discuté avec des représentants des autorités locales, du personnel de la réserve marine, des membres de Prévention requin réunion (PRR), d’Océan prévention requin (OPR), de Sea shepherd, de la ligue de surf… En tout, le médiateur a parlé avec près de 30 personnes pour récolter les différents points de vue des acteurs, et leurs suggestions.
Dans ses conclusions, Philippe Barret estime "essentiel de renforcer le dialogue entre scientifiques et usagers", ciblant plusieurs points à débattre : la réglementation en matière de pêche et de chasse sous-marine, le zonage au sein de la réserve délimitant les zones sanctuaires et celles où certains usages sont autorisés ou encore les actions à mener pour contribuer à résoudre la crise requins.
Le médiateur propose ainsi la création de plusieurs instances : un groupe d’appui à la médiation composé d’une dizaine de personnes, et des groupes thématiques "où pourraient s’exprimer les perceptions et les besoins de chaque partie prenante et où se construiraient des propositions de solutions".
Sans surprise, les principales tensions autour de la réserve marine exprimées dans ce rapport concernent la pêche et le problème requins. Si certains estiment ainsi "qu’il faut limiter la pêche" ou que "la pêche au zourite devrait être interdite", d’autres préconisent de permettre la chasse sous-marine selon les règles existantes pour "rétablir l’homme concurrent du requin", mais aussi de permettre la pêche au moulinet et certaines pêches traditionnelles.
Il est également souligné que les limites de la réserve "ne sont pas toujours claires sur le terrain" et qu’on "ne comprend pas le choix des zones de pêche".
Concernant, le problème requins, le rapport évoque "un dialogue de sourds". Si pour certains "la quantité de requins bouledogues est dramatique", pour d’autres "le problème requins est un problème médiatique". Et comme toujours, chacun a ses solutions, avec d’un côté les partisans de la régulation – "il faut accélérer l’autorisation de la pêche professionnelle des requins" – et les autres selon lesquels "pêcher le requin risque de créer de fortes perturbations dans la chaîne trophique".
Bref, même s’il estime avoir rencontré des personnes "favorables au dialogue" – ce qui est déjà un net progrès –, le médiateur risque d’avoir beaucoup de travail pour arriver à un éventuel consensus. 

Clicanoo.re - publié le 15 novembre 2013 - 06h34 - Prison et amende pour le pêcheur de la Réserve -
TRIBUNAL CORRECTIONNEL.

Quatre fois que Claudio C. se fait repérer par les agents de la Réserve marine. La scène se répète, identique : le trentenaire a pêché quand/où il ne fallait pas, s’en prend aux gardes qui veulent lui saisir son butin, puis finit en garde à vue. Dernier acte le 8 et le 12 novembre dernier, à Saint-Leu. Claudio C. réexplique qu’il voulait manger. Il a en main des zourites. « Le but de la Réserve n’est pas de vous affamer, mais de préserver les ressources, à la fois dans votre intérêt et dans celui de tous les habitants de la Réunion, rétorque l’avocat de l’institution, Me Jean-Pierre Gauthier. Vous auriez très bien pu pêcher, à d’autres horaires. » La procureur Elise Tamil tient le même discours, et goûte très peu la répétition de l’infraction. « Monsieur C. n’a pas envie de comprendre, les règles, il n’en a rien à faire. » Le tribunal a suivi ses réquisitions : un mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende.     E.Z. 

Clicanoo.re - publié le 13 novembre 2013 - 06h12 - Les Roches Noires ou la baie des Cochons -
Il est 6 heures, Saint-Gilles s’éveille… les grands travaux d’aménagement du front de mer vont reprendre leur cours, le résultat devrait être réussi mais prenez garde, avant d’arriver sur la plage il vous faut traverser un champ d’obstacles, barrière de poubelles malodorantes ( exposées et ouvertes en plein soleil), colonies d’asticots et de chats sauvages, champ miné de crottes de chiens ( certains promeneurs de canins abandonnent sans scrupule aucun les déjections de leurs compagnons aux semelles des passants honnêtes ). Les lendemains de beuverie il vous faudra éviter les tessons de bouteilles ou les restes de pizza ou de barquettes abandonnés à même le sol si ce n’est dans les cours. Les Roches Noires sont un joyau qui mériterait un accès par un écrin de verdure et non par une sordide arrière-cour : Trois suggestions :
- L’absence d’aménagement justifierait de rebaptiser la rue du port en rue des porcs.
- Plus sérieusement, la mise en place d’une caméra de surveillance serait de nature à restreindre les intolérables incivilités sur ce secteur.
- Enfin une verbalisation systématique des contrevenants s’avère indispensable… mais il est 6 heures, Saint-Gilles s’éveille.   Désolation

Zinfos974.com - Mardi 19 Novembre 2013 - 18:03 - La Réserve marine reçoit la palme IFRECOR 2013
La Réserve naturelle marine de La Réunion a obtenu ce lundi la palme IFRECOR (Initiative Française pour les Recifs Coralliens) dans la catégorie "Éducation et Sensibilisation" pour la présentation de son projet "sentier sous marin de l’Ermitage" et des perspectives pour 2014. Voici le communiqué de la Région:
"Le Président de La Région, Didier Robert félicite toute l'équipe de la Réserve pour cette distinction qui vient récompenser le travail mené par une équipe compétente au service du Développement Durable. La remise des prix s'est déroulée ce lundi 18 novembre 2013 à Paris dans le cadre de la journée Outremer du Congrès des maires. Les récompenses ont été remises à l’Hôtel de Montmorin du Ministère des Outre-mer par les Ministres des Outre-mer et de l'Ecologie, en présence du Président de l'Association des maires de France et du Président du Comité français de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).
L’objectif de l'IFRECOR est de promouvoir la protection et la gestion durable des récifs coralliens présents dans les huit collectivités françaises de l’outre-mer, répartis dans les 3 océans.
L’IFRECOR suit l’ensemble des actions et mesures en faveur des récifs coralliens. Il est chargé de piloter l’élaboration et la mise en oeuvre d’une stratégie et d’un plan d’actions pour la préservation et la gestion durable des récifs coralliens.
Depuis 1999, La Réunion contribue aux travaux de l’IFRECOR, à travers des actions menées par divers acteurs publics et privés.
                                La Région Réunion et la Réserve naturelle Marine
La Région Réunion a été à l’initiative de la création de la Réserve naturelle Marine (décret de février 2007), qui couvre un périmètre de 35 km2, renfermant la barrière corallienne, dont l’objectif est de contribuer à la pérennité des espaces marins récifaux. Membre actif du GIP (Groupement d’Intérêt Public), la Région Réunion participe au financement du fonctionnement de la structure visant l’entretien des aménagements (dispositifs d’amarrage, signalétique, balisage) et la poursuite des missions (actions de surveillance, sensibilisation, éducation, connaissance et suivi des habitats marins et des peuplements coralliens).
                                 Biodiversité marine: les enjeux
La Réunion, région ultrapériphérique, possède une biodiversité exceptionnelle, caractérisée par une richesse et une variété d’espèces, des écosystèmes primaires et des habitats naturels qui sont uniques au monde. « Hotspot» de la biodiversité mondiale, La Réunion est caractérisée par un taux d’endémisme élevé.
Elle constitue un atout exceptionnel, à la fois par rapport à la France métropolitaine, et sur le plan international. Ainsi, la France porte une responsabilité de premier plan pour la préservation de la diversité biologique à l’échelle planétaire.
La Région Réunion apporte son soutien aux associations et structures, qui œuvrent pour la préservation de la biodiversité marine à La Réunion, et également à l’échelle de la zone Océan Indien."

Clicanoo.re - publié le 21 novembre 2013 - 02h30 - Un nouveau résident dans la baie de Saint-Paul -
Le cliché a été pris le 9 novembre dernier par l’Observatoire marin de la Réunion près de la bouée d’amarrage qui trône au sud de la baie de Saint-Paul.
L’image d’un noddi, un oiseau marin de la famille des sternes, en train de nicher sur la plate-forme en béton. “Une première à notre connaissance ? signale Michaël Rard, le président de l’Omar. “Parfois, certains noddis nichent sur les bouées de la Réserve marine, alors qu’habituellement, ils effectuent leur cycle vital sur le rocher de Petite-Île où naissent et grandissent les petits ?, précise-t-il (photo Omar).
  

Clicanoo.re - publié le 1er décembre 2013 - 05h57 - Un voilier secouru par la SNSM -
La SNSM de Saint-Gilles a hier après-midi été mobilisée suite au démâtage d’un voilier au large du Cap La Houssaye. Deux personnes se trouvaient à bord du navire, un Surprise de 8 mètres, qu’elles avaient loué. Peu après 12h30, celles-ci ont alerté les secours alors que le voilier se rapprochait dangereusement des côtes. « Ils n’ont pas voulu utiliser le moteur à cause des cordes et du mât qui était à l’eau, expliquait hier Sandra Timothée, la présidente de la SNSM de Saint-Gilles. A notre arrivée, nous avons déplacé le mât et nous avons ensuite escorté le voilier jusqu’au port de Saint-Gilles ». Ce type d’opération avait justement été répété le week-end précédent par les bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer. Aucun blessé n’est à déplorer.

Photo Romain Latournerie.
Clicanoo.re - publié le 3 décembre 2013 - 1 4h29 - Le sud et l’ouest sous les eaux

Depuis ce matin, de fortes pluies s’abattent sur l’île, et notamment dans l’ouest et le sud.
Dans l’ouest, la rue Marius et Ary Leblond a été inondée. La ravine Saint-Gilles a une nouvelle fois débordé. Une brèche a été ouverte à la dernière minute pour permettre aux eaux de s’écouler à la mer et d’éviter que les jacinthes viennent bloquer le Port.
Dans le sud, au Tampon, plusieurs axes routiers ont souffert.
Pour rappel, la Réunion est concernée par un avis de vigilance fortes pluies depuis 11 heures. 

Clicanoo.re - publié le 11 décembre 2013 - 08h00 - Roches-Noires : “Vivement la fin des travaux !?
C’est l’aspiration première des commerçants des Roches-Noires, qui supportent bruit et poussière depuis six mois. Mais le jeu en valait la chandelle, la nouvelle esplanade est appréciée de tous.
SAINT-GILLEs
L’aménagement de l’esplanade des Roches-Noires touche à sa fin. Après avoir achevé la pose du revêtement et végétalisé le site, les ouvriers ajustent actuellement les planches du caillebotis. L’opération doit être livrée en grande partie le 20 décembre. Le belvédère sera terminé en janvier. En tout cas, le cœur de Saint-Gilles-les-Bains présente enfin une physionomie à la hauteur des attentes.
Néanmoins, ces six mois de travaux laisseront un souvenir amer aux professionnels de la place. À l’image de Stéphane Bellegy, qui a acheté en novembre 2012 pour ouvrir “L’Horizon ?, un “bistrot gastronomique ? (ex “Paul et Virginie ?).
À l’époque, le restaurateur ne se doutait pas qu’il allait traverser une des périodes les plus délicates de sa carrière. “Je devrais être en faillite. Il a fallu que je vende une maison pour m’en sortir ?, avance-t-il. Avant de pointer du doigt un groupe électrogène bruyant, un vrai répulsif à clientèle. Il faut effectivement être courageux pour venir prendre sa pause dans un tel tintamarre. Lui pointe ainsi quelques dysfonctionnements dans le déroulement du chantier, comme le non-respect des temps de pause (voir encadré). “Le groupe pourrait être décalé un peu plus loin. Ce midi, je ne vais encore rien faire ?, ajoute-t-il évoquant plusieurs facteurs susceptibles de freiner la fréquentation. “Franchement, l’entreprise n’a pas été cool. Je pense également que la communication a manqué entre nous ?, regrette Stéphane Bellegy, qui à force de remarques et dans un rôle qui n’est pas le sien, s’est mis à dos les ouvriers. Et de conclure malgré tout sur une note positive : “Quand ce sera fini, ce ne sera que du bonheur !" Un sentiment partagé par Sarah, employée du magasin Roxy Quiksilver. “Vivement la fin ! La fréquentation a baissé mais ça va mieux déjà, les gens reviennent. Le week-end surtout ?, indique-t-elle.
Laurent Moutel s’est fait une raison. Le patron de la Palmeraie a mieux appréhendé que d’autres cette période de transition. “Il fallait bien que ça se fasse. Vous avez vu comment c’était avant ??, lâche-t-il. Lui a profité de ce remue-ménage pour rénover ses locaux. “Les entreprises ont vraiment bien bossé dessus et je suis très content du résultat"
Ses clients jouissent désormais d’un cadre très agréable : installés à quelques mètres de l’océan, sur des tables et chaises qui fleurissent, comme l’autorise la commune de Saint-Paul à raison de 25 m2 par établissement. Désormais, chacun mise ici sur la curiosité de la population pour retrouver la fréquentation d’antan après des mois de disette dans une ville lourdement affectée par la crise requin. A ces espoirs se greffe une volonté de “redynamiser les Roches-Noires" L’ensemble des professionnels du secteur tendent aujourd’hui à se regrouper au sein d’une association. Une initiative de Laurent Moutel. “En partenariat avec la mairie, nous allons voir ce qu’il est possible de faire ici ?, explique-t-il. Ce nouveau site présente un certain potentiel qu’il serait regrettable de ne pas utiliser. On y imagine aisément des animations comme des marchés par exemple. L’esplanade est également suffisamment vaste pour monter une scène et accueillir un groupe de musique. Un avenir plutôt radieux donc, marqué aussi par la mise en place prochaine d’un nouveau type de filet destiné à la baignade. Une seule ombre au tableau : les persistantes ruines du restaurant l’Oasis des roches, qui dégradent le panorama depuis maintenant des années...       D.F.B

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