LE RISQUE REQUIN 2013
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Zinfos974.com - Mercredi 2 Janvier 2013 - 12:58 - Ludovic Grondin - Roches noires : Des surfeurs se mettent à l'eau !
Une certaine effervescence régnait ce matin aux Roches noires, à la fois à terre comme en mer.
Alors que les ouvriers du BTP commencent sérieusement à s'inquiéter de l'état des vagues, pour d'autres, l'aubaine doit être saisie. Une dizaine de surfeurs se sont ainsi mis à l'eau, ce matin en face des trois roches, malgré les préconisations de la Préfecture, l'interdiction de baignade et d'activités nautiques pour certaines plages et le dernier rapport particulièrement inquiétant de l'IRD qui fait de la sortie du port de plaisance un lieu de passage très fréquenté par les requins bouledogues.
Le 05/01/2013 - Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain jeudi 10 janvier de 14h00 à 19h00 secteur St-Gilles Roches Noires (zones A) .
Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Vous êtes informés qu'une opération de marquage en apnée se déroulera demain dimanche 06 janvier de 14h00 à 18h00 en baie de Saint-Paul (zone A) . Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.
Zinfos974.com - Jeudi 10 Janvier 2013 - 11:51 - Anne Pajaniandy - Vigies requins : La sous-préfecture donne son feu vert.
La sous-préfecture a donné son feu vert à la mairie de Saint-Paul pour l'utilisation de matériels de défense dans le secteur de la réserve marine, annonce ce matin le Quotidien. "Un an et demi qu'on attendait cette solution !", clame Loris Gasbare, Président de l'association Prévention Requin Réunion (PRR).
Selon ce dernier, la mairie de Saint-Paul a contacté l'association pour confirmer la position de la sous-préfecture. Le dispositif de sécurisation du surf libre sera donc bientôt concret avec l'usage d'arbalètes mouchetées et d'un zodiac qui transportera une équipe de 14 apnéistes dont un coordinateur.
Loris Gasbare rappelle que : "l'arbalète mouchetée n'est qu'un moyen de défense, en aucun cas notre but est de tuer les requins, ce type d'arme ne transperce pas le poisson, il le pique seulement, c'est un moyen de dissuasion".
Reste désormais plus aux vigies requins qu'à se mettre à l'eau. Des horaires ont déjà été fixés: "On fera de la surveillance de 10h à 15h, le mercredi et le samedi uniquement". Une date de démarrage précise n'a pas encore été communiquée par la mairie de Saint-Paul.
Le Président de PRR a bon espoir que la sécurisation de la pratique du surf libre débute sous peu "car cela permettrait aux activités nautiques de reprendre".
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 10/01/2013 à 17h37 - Saint-Paul - Risque requinsLe dispositif des vigies pourrait être lancé ce vendredi.
Le dispositif de vigies requins pourrait être opérationnel à partir ce vendredi 11 janvier 2013 dans le secteur de la réserve marine à Saint-Paul. Et ce, si les conditions météorologiques le permettent, indique-t-on du côté de la municipalité ce jeudi 10 janvier en fin d’après-midi. En effet, la sous-préfecture a enfin donné son aval pour la sécurisation de la pratique du surf et des sports nautiques. Initialement annoncé pour le 26 décembre 2012, le dispositif n’avait pas pu être mis en place.
La pratique du surf et des activités nautiques sécurisée aux Roches Noires, cela pourrait être une réalité dès ce vendredi 11 janvier. La municipalité de Saint-Paul n’exclut pas, en effet, de lancer le dispositif des vigies requins si les conditions météorologiques le permettent. Des reconnaissances doivent avoir lieu demain matin.
Annoncé pour le mercredi 26 décembre dernier, le dispositif avait dû être repoussé. Si la municipalité de Saint-Paul avait bien publié un arrêté détaillant les différentes mesures pour son lancement, elle n’avait pas obtenu l'aval de la préfecture. Cette dernière a finalement donné son autorisation.
Le dispositif comprendra douze vigies requins, répartis en deux équipes de six apnéistes. Ils seront à l’eau en alternance et en binôme par créneau d’1h30 maximum, et seront équipés au mieux pour la surveillance (palmes, masques, tuba, combinaison, ceinture, gants, sifflet, arbalètes à flèches mouchetées soudées et débordoires). Deux vigies seront par ailleurs sur un zodiac.
C’est l’association PRR (Prévention Requin Réunion) qui sera en charge de la surveillance. Le dispositif sera mis en place les mercredi et samedi de 10 heures à 15 heures sur le spot des Roches Noires, si les conditions météorologiques et l'état de la mer le permettent. Il pourra également être étendu à Boucan Canot.
À noter que les surfeurs n’ont pas attendu cette autorisation pour se remettre à l’eau. Depuis quelque temps déjà, certains ont ainsi repris leurs habitudes aux Roches Noires. Visiblement pas plus inquiétés que ça par les autorités et les maîtres nageurs sauveteurs. Il faut dire que cela fait plus d’un an que les activités nautiques y sont interdites, tout comme à Boucan Canot, suite aux successions d’attaques de requins dans la zone.
Zinfos974.com - Vendredi 11 Janvier 2013 - 20:06 - LG - Manifestation des surfeurs samedi devant la sous-préfecture de St-Paul
Après la manifestation devant la Réserve marine, c'est la sous-préfecture qui entendra parler des surfeurs

Les vigies requin n'iront finalement pas à l'eau ce samedi 12 janvier. Tel en aurait décidé le ministère de l'Environnement, ultime autorité qui aurait posé son veto à l'exercice des vigies dans le secteur de la Réserve marine.
Ce vendredi, les membres de l'association Prévention Requin Réunion en ont eu la nouvelle directement avec la mairie de Saint-Paul lors d'une réunion. Pourtant dès mercredi, une première autorisation avait été formulée par la sous-préfecture de Saint-Paul "même si nous ne l'avions pas vu de nos propres yeux" explique Loris Gasbarre, président de l'association.
Malgré tout, les obstacles réglementaires avaient semble-t-il été levés. Les vigies pouvaient enfin se concentrer sur les conditions météorologiques, seuls obstacles naturels pour un retour rapide sur le plan d'eau. C'était sans compter sur l'intervention de dernière minute du ministère en charge des espaces protégés, le ministère de l'Environnement, ce qui constitue pour Loris Gasbarre "une marche arrière de l'Etat".
A 9h samedi, membres de PRR, la Ligue de surf et tous les usagers de la mer, se donnent rendez-vous devant la sous-préfecture de Saint-Paul pour crier leur impatience. Ironie de cette décision prise aux plus hautes instances : les contrats aidés qui constituent l'essentiel des 14 vigies recrutés sont subventionnés par des crédits d'Etat. Mais plus d'éléments seront sans doute donnés ce samedi sur les raisons de ce nouveau couac.
Clicanoo.re - publié le 12 janvier 2013 - 05h40 - Finalement l’État refuse les vigies anti-requins
Alors que tout semblait prêt pour le retour du surf ce matin, à Saint-Gilles, sous la surveillance des vigies, l’Etat a fait marche arrière hier soir. Les surfeurs en colère appellent à la manifestation devant la sous-préfecture de Saint-Paul. ( à suivre )
Clicanoo.re - publié le 13 janvier 2013 - 11h00 - Les surfeurs partagés entre incompréhension et colère
SAINT-PAUL. Une cinquantaine de surfeurs se sont pressés hier matin devant la sous-préfecture de Saint-Paul afin d’exiger des explications quant aux soudaines réserves de l’Etat concernant le dispositif de sécurisation des spots. Après une constructive période d’apaisement, les hostilités reprennent.

"Je me faisais une joie d’aller prendre mon coup de soleil sur le zodiac. Et non, c’est finalement sur le trottoir que je le prends", lâche très amer un employé de l’association Prévention requin Réunion, chargé de détecter un potentiel danger sur les spots.
De nombreux surfeurs devaient hier se remettre à l’eau, à Boucan Canot, dans un cadre sécurisé, résultat d’une collaboration entamée en juillet 2011 avec l’ensemble des collectivités. La question de l’emploi des arbalètes mouchetées par les vigies, qui a dernièrement posé problème, a été évacuée. La voie semblait enfin libre après de nombreuses péripéties.
Aussi, un courrier de Chantal Ambroise reçu avant-hier par la mairie de Saint-Paul a fait l’effet d’une bombe, coupant net l’enthousiasme retrouvé des surfeurs. Et pour cause, la sous-préfecture fait état de faiblesses sur le système de surveillance tout en émettant des réserves sur son efficacité.
Selon l’Etat, le système de vigies subaquatiques ne respecte pas suffisamment le principe de précaution. Cet avis émanerait des plus hautes instances du pouvoir, donc de Paris. Et résulterait de la visite de la mission interministérielle venue auditer la gestion du risque requin en fin d’année dernière. Ceci n’est qu’une hypothèse.
                                                      "Chantal ! Chantal !"
Toujours est-il que l’autorité ne pose pas son veto mais se désengage clairement alors même qu’elle contribue au financement des 14 emplois créés (chez PRR), effectifs depuis le 15 décembre. De quoi freiner et fragiliser la mise en application d’un concept né sur un champ de ruines en pleine crise requin.
Ce rétropédalage inopiné a suscité une réaction épidermique des premiers concernés, qui dès vendredi soir ont appelé à la mobilisation pour le lendemain. Ils n’étaient pas nombreux, une cinquantaine, à se retrouver hier matin devant la sous-préfecture de Saint-Paul. De quoi d’ailleurs s’interroger sur l’unité du mouvement… En tout cas, ils ont réussi à se faire entendre sur le front de mer en tapant du poing sur la clôture verte. « Chantal, Chantal ! », ont-ils scandé. Sans effet.
« Nous voulons des explications. On ne s’attendait pas du tout à cela, surtout à quelques heures du lancement du dispositif », s’insurge Christophe Perry, membre de PRR. « Depuis des mois on travaille de manière consensuelle avec les structures locales et étatiques. Tout a été validé. On veut savoir pourquoi l’Etat fait cette soudaine marche arrière. Et si la raison est valable, on étudie d’autres solutions ». Un autre manifestant juge cette situation « ridicule » et craint « un coup d’arrêt du surf à la Réunion ».
Egalement présent, Emmanuel Séraphin, adjoint saint-paulois venu soutenir cette cause. En termes de responsabilité, la mairie, isolée, se sent particulièrement exposée dans une nouvelle configuration qu’elle rejette.
« Nous avons écrit à la préfecture pour signaler notre incompréhension. L’Etat remet en cause le travail effectué depuis des mois et qu’il a lui-même initié », avance l’élu, désappointé.
Aucune rencontre n’a pu avoir lieu hier matin, mais lundi sera décidé un rendez-vous entre la collectivité et Chantal Ambroise, auquel seront associées la ligue de surf et PRR.
Quant aux pratiquants, ils ont prévu de se mobiliser à nouveau mercredi matin à 10 heures au même endroit. Et promettent de venir en masse. Comme un goût de déjà-vu dont chacun se passerait bien.       D.F.B
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 14/01/2013 à 18h23 - Saint-PaulBoucan Canot : alerte au requin
Un requin a été aperçu peu après 15 heures ce lundi 14 janvier 2013 à Boucan Canot. L’alerte a été donnée par les maîtres nageurs sauveteurs. Par mesure de précaution, ils ont ensuite demandé à tous les baigneurs de sortir de l’eau. Le drapeau rouge requin a été immédiatement hissé. La baignade et les activités nautiques ont été interdites.
Clicanoo.re - publié le 15 janvier 2013 - 05h56 - Suspicion de requin à Boucan
Hier vers 15 h 30, les MNS de Boucan-Canot (Saint-Paul) observent une masse sombre à seulement vingt mètres du rivage.
Ils suspectent ainsi la présence d’un requin, qui n’a pas été confirmée. Le protocole habituel est mis en place.
Par mesure de précaution, le drapeau rouge est hissé. Les baigneurs sont rapidement évacués de la zone tandis que les MNS patrouillent dans le périmètre à bord de leur jet-ski.
Une inspection de la zone sera à nouveau effectuée ce matin et décidera de l’ouverture ou non à la baignade. En attendant, les activités nautiques sont interdites jusqu’à nouvel ordre
Zinfos974.com -Mardi 15 Janvier 2013 - 12:26 - LG - De nouveaux filets de sécurisation pour les baigneurs de Boucan
Le passage du cyclone Dumile avait suspendu les travaux d'installation d'un filet "anti-requins" ou "de sécurisation", selon les différentes appellations, en face de Boucan Canot.
Une équipe de plongeurs a repris ce matin le travail. Selon nos informations, il ne s'agit cette fois que d'une question d'heures. Le dispositif, évoqué depuis juin 2012, devait arriver à terme "pas avant fin décembre 2012", nous avait-t-on dit à l'époque. La mairie de Saint-Paul est donc toujours dans les temps et ce malgré la complexité inhérente à toute intervention sous-marine.
Ce nouveau filet doit pallier l'ancien système de filets confectionnés par les maîtres nageurs eux-mêmes mais dont le corps d'ancrage avait subi des dégâts lors des fortes houles. Ce nouveau dispositif doit encore mieux résister aux éléments naturels. Autre gain de temps attendu : ce filet pourrait être étendu et rangé beaucoup plus facilement que le précédent.
Pour en arriver à ce résultat, la mairie a sollicité l'expérience de deux sociétés spécialisées dans les travaux maritimes. L'annonce de sa totale opérabilité à Boucan Canot va être communiqué officiellement cet après-midi.
Zinfos974.com - Mardi 15 Janvier 2013 - 12:52 - LGLes surfeurs reçus jeudi par le préfet
Les surfeurs et leurs représentants obtiennent une audience auprès du préfet "ce jeudi à 10h". L'information est confirmée par l'un des vice-présidents de l'association PRR, Didier Ah-Nieme, qui encadre le dispositif des vigies requins.
Samedi dernier, une cinquantaine d'usagers de la mer avait manifesté leur colère suite au rétropédalage des autorités parisiennes. Vendredi dernier, alors que l'annonce du déploiement des vigies pour le lendemain et pour la première fois avait été acté, une interdiction de dernière minute, semble-t-il en provenance du ministère de l'Environnement, avait défait "tout un travail de plusieurs mois" comme l'indiquait la mairie de Saint-Paul. Nul doute que le préfet apportera quelques éclaircissements sur ce couac administratif.
L'association PRR doit "se concerter cet après-midi avec l'ensemble des acteurs concernés dont la Ligue de surf" pour se caler sur le maintien ou non de leur mobilisation prévue pour ce mercredi devant la sous-préfecture de Saint-Paul.
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/01/2013 à 15h44 - Boucan CanotLes filets anti requins sont en place
Les plagistes de l’ouest vont en partie retrouver les joies de la baignade en toute sécurité. En effet, l’installation des filets anti requins a été terminée ce mardi 15 janvier 2013 à Boucan Canot et elle le sera ce vendredi à Roches Noires. Au total les deux dispositifs de protection ont couté 50 000 euros financés par la commune de Saint-Paul. La zone protégée sera de 80m2 à Boucan et de de 100m2 aux Roches, a annoncé la mairie saint-pauloise ce mardi.

"Les filets ont été fabriqués à La Réunion et ils respectent toutes les normes de protection environnementale" a précisé la mairie. "Le but n'est pas de tuer les requins, mais de protéger les baigneurs" ajoute la commune saint-pauloise. À Boucan Canot et à Roches noires, des équipes de surveillance complèteront le dispositif de protection.L'installation des filets anti requins avait été envisagée dès le début des attaques répétées des requins le long de la côte ouest il y a près de deux ans. Il a fallu plusieurs mois d'études pour arriver à la concrétisation du projet.
A noter que la pose de ces filets arrive au moment où la mise en place de vigies requins a été retardée par l'État. La mairie de Saint-Paul a autorisé ce dispositif dès le mercredi 26 décembre 2012. Mais l'arrêté municipal ne peut être effectif tant que l'État ne permet pas aux vigies d'utiliser des arbalètes pour éloigner les requins dans le périmètre de la réserve marine. L'État avait donné son accord le mercredi 9 janvier, avant de faire marche arrière et de nouveau interdire l'accès aux vigies armées dans le périmètre de la réserve. Cette volte-face a déclenché la colère d'usagers de la mer. Ils seront reçus ce jeudi matin par le préfet Jean-Luc Marx.
Zinfos974.com - Mardi 15 Janvier 2013 - 17:34 - Ludovic Grondin - Boucan/Roches noires: Un filet anti-requins "expérimental" qui doit faire ses preuves
La mairie de Saint-Paul a officialisé cet après-midi la pose de filets "seconde génération" sur le spot de Boucan Canot. Roches noires doit suivre vendredi.
Ce nouveau filet est l'oeuvre d'une société réunionnaise spécialisée dans les travaux sous-marins. Pour ne pas reproduire les déconvenues de l'ancienne configuration, la mairie décline un discours prudent sur la durabilité de l'ouvrage.
Même s'il est conçu pour offrir une plus grande résistance à la houle, "le système est complètement expérimental, on va le voir évoluer avec le temps", annonce Gina Hoarau, directrice de la sécurité publique.
Le filet doit, dans le meilleur des cas, faire couler les bouées si jamais un squale venait à le percuter. Ce qui donnerait le signal d'alerte aux observateurs perchés en haut du poste MNS. Offrant des mailles de 35cm, il doit également laisser passer les petits poissons.
Que les choses soient claires, "il ne s'agit pas comme en Afrique du Sud d'un filet anti-requins" à proprement parler. Les défenseurs du seigneur des mers devraient être rassurés. Emmanuel Séraphin, 13e adjoint, qui a suivi depuis 2011 l'avancement de la crise requin, parle d'un "engagement de la mairie". "Nous sommes dans la continuité de ce qui avait été lancé le 20 décembre 2011", précise-t-il. A l'époque, ce sont les MNS saint-paulois eux-mêmes qui avaient pris l'initiative de confectionner des filets de délimitation qui ont fait leur temps.
La capacité de résistance de ces nouvelles protections sera étudiée de près. Cela n'empêche pas l'adjoint de Saint-Paul d'envisager déjà un "filet de 3e génération". La plage de Roches noires sera munie de ce même dispositif dès vendredi prochain.
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/01/2013 à 05h00 - Risque requin - Jacques, un surfeur témoigne"Marre d’attendre l’Etat, c’est aux surfeurs d’organiser leur surveillance"
Ce jeudi 17 janvier, une délégation de l’association Prévention Requin Réunion sera reçue en préfecture. L’association réclame des explications sur les raisons du recul de l’État du dispositif vigies requins. Une mobilisation devait se tenir ce mercredi 16 janvier devant la sous-préfecture de Saint-Paul mais a été annulée. Jacques (prénom d’emprunt), un surfeur d’une quarantaine d’années, a accepté de témoigne sous couvert d’anonymat pour Imaz Press Réunion. Selon lui, ce dispositif de vigies est nécessaire. Toutefois, il refuse de prendre part aux diverses manifestations. Lui qui a décidé de surfer à ses risques et périls estime que "c’est aux surfeurs de se prendre en charge et d’organiser leur surveillance sans attendre un geste de l’État ou des collectivités". "Je n’ai pas besoin d’autorisation du préfet pour me mettre à l’eau", souffle-t-il avant d’ajouter "j’en ai marre d’attendre une action de l’État"

* Une délégation de l’association PRR sera reçue par le préfet Jean-Luc Marx ce jeudi matin. Et ce, alors qu’une manifestation pour la mise en place du dispositif des vigies requins devait se tenir ce mercredi. Comprenez-vous la mobilisation de cette association ?
- Je pense que nous pouvons nous prendre en charge nous même, sans attendre que l’État fasse quelque chose ou les communes. Personnellement je continue de surfer. Et j’ai mis en place un système de surveillance avec des amis. Chacun surveille à son tour dans l’eau avec des petites lunettes de natation. Un autre est en kayak. Ce système a pu être testé en plusieurs fois avec plusieurs dizaines de personnes à l’eau. Si nous ne sommes pas capable de nous organiser entre nous maintenant, je ne vois pas pourquoi, nous serions capable de le faire plus tard.

* Comment expliquez-vous ce manque d’organisation de la part des surfeurs ?
- Tout simplement par de l’égoïsme. Certains préfèrent surfer au lieu de surveiller.

* Que pensez-vous du dispositif des vigies requins ?
- Il faut faire ce dispositif de vigies. Il est efficace. Toutefois je continue à surfer même s'il n'est pas installé. J’en ai marre d’attendre l’État.

* Justement, comprenez-vous la position de l’État, qui avait donné son accord le mercredi 9 janvier, avant de faire marche arrière et de nouveau interdire l'accès aux vigies armées dans le périmètre de la réserve.
- Au vu des premiers résultats des études qui montrent que l’Ouest est infesté de requins bouledogue, l’État a voulu adopter une attitude de protection. Une attitude que je conçois tout à fait. Mais à trop vouloir protéger, tout est interdit.

* De nombreux surfeurs ont réclamé, parfois de façon virulente, des solutions pour de nouveau pratiquer librement leur sport. Comprenez-vous cette façon d’agir ?
- Ce sont des professionnels qui ont perdu leur métier. Certains ont perdu des amis, des proches dans des attaques de requins. Forcément ça peut mettre en colère. Mais je pense surtout que ce sont certaines associations d’écolos qui ont foutu la merde. Elles ont monté les gens les uns contre les autres.

* Que voulez-vous dire ?
- À aucun moment, les surfeurs ont dit qu’il fallait massacrer les requins. Les premiers écolos ce sont nous car nous passons nos journées en mer. Cela fait des années que surfeurs et pêcheurs tirent la sonnette d’alarme sur cette problématique. Ces associations d’écolos ont voulu arranger l’affaire à leur sauce.

* L’association PRR est-elle représentative de la communauté des surfeurs ?
- Elle ne l’est pas de toute la communauté. Cette association a, quelque fois, raison. Cela fait des années que certains de ses membres ont alerté sur la problématique des requins et on leur a répondu qu’il n’y en avait pas plus qu’ailleurs. Cela fait 10 ans que des études auraient dû être faites. PRR a aussi tort dans sa manière de faire parfois, notamment à Saint-Leu, où des membres ont insulté Didier Dérand (ce dernier a voulu prouver, en effectuant plusieurs traversées, qu'il n'y a pas de danger à nager avec les squales, ndlr). Ils n’auraient pas dû s’emporter. Cela donne une mauvaise image des surfeurs.

* La colère n’excuse pas tout…
- Non, la colère n’excuse pas du tout. Je regrette que les surfeurs soient encore passés pour des abrutis. Mais, je comprends leur comportement. Un de leurs amis s’est fait arraché la jambe et la main.

* De plus en plus de surfeurs se mettent à l’eau sans avoir attendu d’autorisation. Vous surfez vous-même à vos risques et périls. Avez-vous peur ?
- Je suis mon instinct. Je ne surfe pas avec la peur. Je le fais quand je sais que je peux y aller. Il arrive parfois que je ne vais pas à l’eau car elle est trouble et donc propice aux requins. Mais je n’ai pas besoin d’autorisation du préfet pour le faire.

Clicanoo.re - publié le 16 janvier 2013 - 06h12 - Requins : Les nouveaux filets de protection en place à Boucan
Les vacances estivales sont déjà bien entamées mais les baigneurs pourront désormais profiter des eaux saint-pauloises en toute sécurité. C’est le message qu’a voulu faire passer hier la mairie de Saint-Paul en présentant son nouveau dispositif de filets sous-marins, destinés à tenir les requins loin des nageurs. Un premier système avait été mis en place fin 2011 mais les filets, trop lourds et peu maniables, n’avaient pas résisté à la houle qui avait fait sauter les points d’ancrage.?Cette fois donc, les services de la ville ont mis au point une nouvelle technique. Les plages de Boucan ne seront plus protégées par un seul et même filet mais par un ensemble de panneaux à grosses mailles (35 centimètres) de 5 ou dix mètres, assemblés les uns à côté des autres. Au fond, le système est amarré à des corps-morts, plus lourds (250 kg), reliés entre eux par un câble tendu.?Moins lourd, le mur de cordage en plusieurs morceaux présente aussi l’avantage de ne pas devoir être démonté chaque soir après la surveillance.?"Il ne sera mis hors de l’eau qu’avant les épisodes de houle" précise Gina Hoarau, responsable du service sécurité.
"Ce dispositif a été conçu par nos équipes en concertation avec une entreprise spécialisée dans les travaux sous-marins" poursuit-elle. "Mais il reste expérimental. Il devra être régulièrement observé pour mesurer l’usure et les dégradations éventuelles. Nous avons déjà programmé des opérations de maintenance". Aucun filet de ce genre n’est en effet déjà installé sur une autre plage. L’ensemble des cordages, des corps-morts et des bouées qui le matérialisent en surface a été spécialement conçu pour les spécificités des deux plages concernées, Boucan et Roches Noires.
Sur la première, le filet est opérationnel depuis hier après-midi. La surface protégée s’étend désormais sur 80 mètres de large à environ 45 mètres du bord. Sur la seconde, le système devrait être en place vendredi au plus tard.?La surface protégée sera là de 100 mètres sur 50 environ.?"Avec la crise requins en 2011, nous nous étions engagés à sécuriser la baignade. Nous savions qu’il allait falloir vivre différemment" expliquait hier l’adjoint Emmanuel Séraphin."Le premier système n’était pas parfait. Pour le second, les travaux ont pris du retard à cause de la houle et du cyclone mais maintenant, c’est prêt". À noter que les filets viennent compléter un dispositif de sécurisation composé de MNS, d’observateurs et d’engins nautiques         R. Lt.
- Vigies : réunion demain en préfecture Les associations de surfeurs avaient lancé un appel à la manifestation pour ce matin 10 heures devant les grilles de la sous-préfecture de Saint-Paul. Rendez-vous annulé hier puisque l’association PRR ainsi que la Ligue de Surf et la mairie doivent rencontrer le préfet demain matin. Ils attendent des explications sur le recul de l’État au sujet de l’emploi des vigies marines pour sécuriser les activités nautiques à Saint-Gilles.
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/01/2013 à 11h55 - Saint-PaulRoches Noires : un requin aperçu à 30 mètres du bord.
Un requin a été aperçu ce mercredi 16 janvier 2013 à Roches Noires. L’information a été révélée par Linfo.re. L’observation a été faite par les maîtres nageurs sauveteurs. Ces derniers effectuaient alors une patrouille. Le squale se trouvait à 30 mètres du bord de la plage. Le drapeau rouge et le drapeau rouge requin ont été immédiatement hissés. La plage a été évacuée. La baignade et les activités nautiques ont été interdites.
L’observation de ce mercredi matin arrive au moment où la baignade à Roches Noires a été rouverte. Après Boucan Canot hier mardi, l’installation de filets anti requins devait également se terminer ce vendredi 18 janvier.
À noter qu’un squale avait été signalé ce lundi 14 janvier peu après 15 heures à Boucan Canot.
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/01/2013 à 15h50 - Risque requins - Ajournement du protocole vigie requinsLes surfeurs veulent que l’État s’explique.
Dans un communiqué commun publié ce mercredi 16 janvier 2013, la ligue réunionnaise de surf et les associations PRR (Prévention Requin Réunion) et OPR (Océan Prévention Réunion) demandent des explications sur "le désengagement de l’État à propos le protocole de vigie requin" ainsi que "la mise en ?uvre d’un système de sécurisation global pour l’ensemble des usagers de la mer". La ligue de surf et l’association PRR seront reçues ce jeudi matin par le préfet de La Réunion, Jean-Luc Marx. Nous publions ci-après l’intégralité de ce communiqué
"Mercredi 16 janvier 2013, depuis maintenant presque deux ans, la Ligue Réunionnaise de Surf a travaillé en partenariat avec les associations PRR (Prévention Requin Réunion) et OPR (Océan Prévention Réunion) et les différents partenaires publiques sur la création et la mise en œuvre d’un dispositif de surveillance destiné à repérer, alerter et évacuer en cas de présence d’un requin lors d’activité de surf sur le lieu de pratique.
Ce dispositif a été pensé comme solution transitoire, afin de laisser le temps aux scientifiques du programme CHARC d’en apprendre plus sur la population de squales qui côtoient nos côtes et dont quelques spécimens sont responsables d’attaques mortelles ou mutilantes sur l’espèce humaine. Les résultats attendus doivent permettre d’acquérir une connaissance objective du risque et de déterminer des solutions pérennes et tenant compte des spécificités locales quant à la gestion du risque requin à la Réunion.
Pour rappel, les études en question ont été planifiées sur 2 ans.
De leur côté la Ligue Réunionnaise de Surf, PRR et OPR ont participé activement aux différents comités de gestion du risque mis en place par les institutions. La Ligue Réunionnaise de Surf a rédigé une feuille de route quant à sa vision d’une gestion à long terme du risque.
Depuis la mise en place du protocole Vigie requin, les retours d’expérience ont permis de faire évoluer le dispositif et de l’améliorer. Un plan de formation complet a été créé puis suivi par les vigies requins. Le protocole en question a reçu l’adhésion d’un grand nombre et notamment beaucoup de scientifiques reconnus lors des études menées par Biotopes, mandaté pour faire un état des lieux de tous les dispositifs de prévention existants et leur évaluation.
Nous demandons à pouvoir appliquer ce protocole sur l’ensemble des spots de surf référencés comme tel par la DJSCS et la réserve marine elle-même. Pour cela, nos vigies doivent être équipés d’arbalètes dont les flèches auront été préalablement mouchetées (dans le but de les dissocier d’une arme de pêche) et ce pour leur propre défense en cas d’affrontement avec un requin.
Pour rappel, lors de leur formation d’apnée, les vigies ont été amenées à aller à l’encontre de squales. Ils sont ainsi formés à réagir en cas de confrontation.
Or dans le périmètre de la réserve marine, les spots de surf sont principalement situés en zone protégée de niveau 2 où l’introduction d’arme de pêche est interdite par arrêté préfectoral. Ce même arrêté ne permet pas de différencier une arme de défense et une arme de pêche. Nous demandons donc la modification de cet arrêté afin que soient définies et autorisées les armes de défenses dans le cadre de l’application de protocoles de surveillance d’activités nautiques tant pour le surf libre qu’encadré.
Par ailleurs, depuis le lancement du programme CHARC, un certain nombre de données ont été recueillies et devraient être des outils d’aide à la prise de décision quant à la mise en œuvre d’activité sur les lieux concernés. Au jour d’aujourd’hui, on assiste à une réelle rétention d’information, les données ne sont communiquées qu’interprétées, synthétisées et tronquées. On nous laisse avancer aveugle dans un environnement qui suivant les conditions peut s’avérer mettre en péril nos vies et celles de nos enfants. Nous réclamons l’accès aux données brutes des marquages afin de pouvoir choisir sciemment nos horaires et lieux d’activité.
Enfin, nous souhaitons voir mis en œuvre un traitement des problèmes de fond qui ont conduit à une situation incontestablement nouvelle et inacceptable : 9 attaques en 2 ans. Parmi ces problèmes de fond, on évoquera de façon non exhaustive la pollution des eaux et de nos côtes, la surpêche, les expériences scientifiques telle que ferme aquacole et réserve marine mis en place et œuvre au détriment de l’homme.
L’impact du surf sur le tissu économique et touristique n’est pas négligeable, depuis la prise de décision des autorités d'interdire en masse au lieu d'accompagner et sécuriser, on a constaté une désertion de certains lieux comme Roches Noires et Boucan ce qui a pour conséquence la mise à mort de commerces qui en payent du coup le prix fort.
Le surf quoiqu'on en dise reste un élément incontournable sur la destination Réunion et un des vecteurs de la visibilité de l’île à travers le monde, on en veut pour preuve nos champions désignés par l’IRT comme ambassadeur de la Réunion. Au-delà de la préservation d’une activité de loisir, il en va de la santé d’une économie qui s’était construite autour et de l’image attractive de l’île pour nos éventuels touristes qui risquent de se faire de plus en plus rares.
Nous voulons voir mis en place un programme global de gestion du risque.
Ce jeudi nous avons obtenu un entretien avec Mr le Préfet, la mairie de St Paul et l’association PRR. Nous souhaitons y obtenir :
- des explications sur un désengagement de l’état sur le protocole de vigie requin,
- des engagements réels suivis d’actions quant aux textes nous permettant d’appliquer le protocole vigie requin,
- des engagements réels quant à la gestion du risque requin,
- la mise en œuvre d’un système de sécurisation global pour l’ensemble des usagers de la mer concernés : baigneurs, kite surfeur, kayakistes, plongeurs...
- de la visibilité à court, moyen et long terme sur les actions de l’état dans le traitement des problèmes de fond,
- de la transparence.               La LRS, OPR et PRR
Clicanoo.re - publié le 17 janvier 2013 - 07h50 - Rencontre entre les surfeurs et le préfet ce matin
Réunis devant la sous-préfecture samedi, une cinquantaine de surfeurs emmenés par l’association PRR (Prévention requin Réunion), étaient venus demander des explications sur le volte-face de l’État relatif à la mise en place du "dispositif vigies" qui devait débuter à Boucan Canot. Après les feux verts consécutifs de la municipalité et de la sous-préfecture, l’État avait finalement décidé d’annuler le processus.
"Le 30 décembre, le courrier que nous avons reçu nous encourageait dans ce dispositif. Aujourd’hui, on reçoit un mail qui nous dit : faites de la sécurisation avec des kayaks à fond de verre parce que le système de vigies est trop dangereux pour les vigies" se désolait la semaine dernière Emmanuel Séraphin, le premier adjoint de la mairie de Saint-Paul. "L’État a validé le dispositif, il a payé pour les contrats. Et là… c’est un rétropédalage total, c’est incompréhensible".
                                        "Connaître les raisons de ce revirement"
Aujourd’hui à 10 heures en préfecture de Saint-Denis, le représentant de l’État rencontre les représentants du monde associatif, la Ligue réunionnaise de surf ainsi qu’une délégation de la municipalité de Saint-Paul pour discuter de cette décision.
Loris Gasbarre, président de PRR, attend beaucoup de cette rencontre : "Nous voulons savoir pourquoi l’État a effectué cette marche arrière alors que cela faisait 6 mois que nous travaillions main dans la main avec la sous-préfecture et que la préfecture elle-même avait débloqué des emplois aidés, rémunérés à 95% par des fonds public...". L’association annonce dores et déjà sur le réseau social qu’elle se réserve le droit d’organiser une nouvelle manifestation, "selon les résultats de la réunion".         Anne Mariotti
Clicanoo.re - publié le 17 janvier 2013 - 8h05 - "La mise à mort de la Ligue de surf"
Robert Boulanger, le président de la Ligue de surf de la Réunion doit rencontrer ce matin le préfet de la Réunion aux côtés d’élus saint-paulois et de représentants associatifs.Tous attendent des explications de l’Etat sur sa volte-face à propos des vigies sous-marines.?Robert Boulanger rappelle que ses interlocuteurs en préfecture l’ont longtemps encouragé à développer ce dispositif et l’ont financé pour l’encadrement des pratiquants en clubs.
Il ne comprend donc pas pourquoi le système plébiscité est aujourd’hui décrié. "C’est la mise à mort de la Ligue de surf et des clubs", prévient-il.?Toujours dans l’attente d’autorisations formelles pour l’usage d’arbalètes, la plupart des clubs ont en effet suspendu leurs activités. "Les vigies du club de Saint-Leu ont été sorties de l’eau samedi dernier par des gens de la Réserve. Visiblement, la préfecture a donné des consignes". Il précise que seuls les clubs qui évoluent hors de la Réserve marine poursuivent leurs activités, et encore au ralenti. Dans un communiqué commun, la ligue mais aussi les associations PRR et OPR ont indiqué hier soir leurs attentes à propos de cette réunion en préfecture. Ils demandent "des explications sur un désengagement de l’état sur le protocole de vigie requin" mais aussi "des engagements réels suivis d’actions quant aux textes nous permettant d’appliquer le protocole vigie requin".
Ils réclament plus largement "la mise en œuvre d’un système de sécurisation global pour l’ensemble des usagers de la mer concernés : baigneurs, kite surfeur, kayakistes, plongeurs....".
Enfin, sur la liste de leurs revendications : "De la visibilité à court, moyen et long terme sur les actions de l’état dans le traitement des problèmes de fond et de la transparence".
Clicanoo.re - publié le 17 janvier 2013 - 14h55 - Six mois de sursis pour le dispositif de vigies sous marines.
Une délégation composée de représentants de la municipalité de Saint-Paul, de l’association Prévention Requin Réunion (PRR), de la Ligue réunionnaise de surf, de clubs de surf et des professionnels de la mer ont été reçu en préfecture ce matin. L’objectif : obtenir une explication sur la décision de dernière minute de l’État de suspendre le dispositif de vigies sous-marines de sécurisation des plages de Boucan Canot et des Roches Noires. Le projet avait pourtant été validé par la préfecture de la Réunion qui avait débloqué des fonds afin de financer ces 14 emplois.
                                              Des drumlines en surveillance complémentaire
Au terme d’une réunion de plus de trois heures, les intervenants ressortent mitigés. C’est Emmanuel Séraphin, le premier adjoint de la mairie de Saint-Paul, qui expose la situation : "L’État ne revient pas en arrière sur les contrats qui ont été validés et signés en 2012. Pour l’année prochaine en revanche, ils ne seront pas renouvelés". Un sursis de six mois a été accordé pour les 14 contrats aidés destinés à encadrer la pratique du surf libre, de 10 heures à 15 heures.
Pourquoi ce volte-face de l’État ? Selon les informations des participants à la réunion, la commission interministérielle chargée d’étudier les dispositifs de lutte contre le risque requin a fourni il y a quelques jours un pré-rapport mettant en doute l’efficacité des vigies. "C’est le principe même de mettre à l’eau des personnels qui pose problème", rapporte Emmanuel Séraphin. Robert Boulanger, le président de la ligue réunionnaise de surf y voit plutôt une volonté politique. "Monsieur le préfet exécute les ordres du ministère de l’Environnement. Mais clairement, la précédente équipe croyait au projet et s’était investie pour qu’il voit le jour. Ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui", regrette-t-il.
Des solutions complémentaires de surveillance ont été proposées pour ces spots, notamment la mise en place ponctuelle de "drumlines", une bouée relié à une ancre et à une ligne appâtée qui piège les requins.
                                              Convaincre ou mourir
Les participants ne s’estiment pas vaincus pour autant. Six mois, c’est autant de temps dont ils disposent pour convaincre "la cellule parisienne" de la nécessité de pérennisation du dispositif. "Les membres de la commission ne sont venus que trois jours. Ils ont fait un travail de bureau. Ils n’ont pas eu le retour des expériences concrètes qui ont été menées sur le terrain depuis plus d’un an. Nous devons leur prouver l’efficacité du dispositif", estime le premier adjoint. "Si nous n’y arrivons pas c’est la mort du surf", conclut le président de la ligue.      Reportage : Anne Mariotti
ZINFOS974.com - Jeudi 17 Janvier 2013 - 14:06 - Gabriel Kenedi - Les vigies requins ont six mois pour convaincre
Le dispositif de sécurité des vigies requins est de nouveau autorisé par l'Etat.

Telle a été l'annonce principale faite à l'issue d'une réunion de trois heures en préfecture entre l'association Prévention Requin Réunion (PRR), la Ligue réunionnaise de surf, deux représentants de la mairie de Saint-Paul et le préfet Jean-Luc Marx. Une décision qui soulage les acteurs de ce dispositif. Mais les vigies requins ont seulement six mois pour convaincre de leur efficacité, leurs contrats se terminant au mois d'août.
"Le préfet ne revient pas en arrière sur les premiers contrats qui ont été validés, a expliqué Emmanuel Séraphin, 13è adjoint de la mairie de Saint-Paul au sortir de la réunion. Il a dit qu'aujourd'hui, ils ne seraient pas renouvelés compte tenu de ce que la commission interministérielle a pu dire. Mais en même temps nous avons six mois pour convaincre et montrer l'efficacité de ces vigies dans l'encadrement du surf libre", conclut-il.
Les 14 personnes employées en contrats aidés vont donc pouvoir commencer son travail d'ici quelques jours. "Je ne préfère pas donner de date pour le moment", souligne Emmanuel Séraphin.
                                                Les vigies immergées posent problème
Les surfeurs et la mairie ont pu avoir des explications sur les raisons qui ont poussé l'Etat a effectué un rétropédalage de dernière minute vendredi dernier. Pour rappel, le dispositif de vigies devait être inauguré samedi 13 janvier sur la plage de Boucan Canot.
C'est "le principe de mettre des gens à l'eau", autrement dit les vigies immergées, qui a posé problème à la commission interministérielle qui était venue dans l'île au mois d'octobre dernier. Elle a donc mis son véto. Les vigies immergées seraient d'après elle trop exposées au danger, un danger dont l'Etat ne souhaite apparemment pas être responsable en cas d'attaque de requin.
Du côté de PRR, on positive : "L'Etat est un peu craintif mais continue de nous accompagner dans cette démarche. A nous de démontrer que ce dispositif est nécessaire et efficace", souligne Loris Gabarre, qui espère pouvoir pérenniser les contrats en 2013. Aucune manifestation ne va être organiser en raison du "pas en avant" effectué par l'Etat, a souligné le président de l'association.
                                               "Si on n'arrive pas à convaincre, c'est la fin du surf"
Robert Boulanger, président de la Ligue réunionnaise de surf, est moins satisfait. "On a eu des garanties pour au moins six mois de fonctionnement. Le problème c'est que l'action ne sera pas pérennisée. Les nouveaux contrats vigies n'auront plus la possibilité de se mettre sous l'eau. Tout le protocole actuel tombe à l'eau, explique-t-il. Si on n'arrive pas à convaincre, c'est la fin du surf".
Emmanuel Séraphin a par ailleurs précisé sa volonté de réunir l'ensemble des acteurs "pour faire un retour d'expérience sur le travail qui a été fait depuis un an et aller organiser une rencontre avec la commission interministérielle". Cette dernière "a fait un travail de bureau mais elle n'a pas vu les expériences concrètes qui ont été menées avec les vigies qui encadrent le surf au niveau des écoles et au niveau des clubs".
Les vigies requins pourront pendant six mois se mettre à l'eau. A eux de convaincre la commission interministérielle de l'efficacité du dispositif.
Clicanoo.re - publié le 18 janvier 2013 - 06h08 - Vigies requins : six mois pour convaincre Paris
Après le rétropédalage de la semaine dernière, la Ville de Saint-Paul, la ligue de surf, les clubs et les associations ont obtenu une réunion d’explications avec le préfet hier. Le dispositif de vigies requins, travaillé pendant des mois en concertation, a six mois pour convaincre Paris, qui ne veut pas de vigies sous l’eau, de son efficacité.
MER

Le dispositif des vigies requins, expérimenté depuis plus d’un an par les clubs de surf, semblait calé, cadré, totalement ficelé. Un arrêté préfectoral était dans les cartons, le préfet était prêt à y apposer sa signature. Mais l’État a fait marche arrière toute. En tout cas, Paris. La mission d’évaluation interministérielle, qui a rendu un pré-rapport non diffusé, a dit "niet" à la mise à l’eau des vigies (lire nos éditions du 12 et 13 janvier). Le préfet, Jean-Luc Marx, a suivi. La Ville de Saint-Paul, la ligue, les clubs de surf et les associations comme PRR et OPR avaient justement obtenu, hier matin, rendez-vous avec Jean-Luc Marx pour se faire expliquer ce revirement de dernière minute "balayant des mois de travail et de concertation". À l’issue de plus de trois heures de discussions, Emmanuel Séraphin, adjoint à la mairie de Saint-Paul, a expliqué : "C’était une réunion nécessaire. L’État ne revient pas sur les contrats signés et validés en 2012". En revanche, le dispositif a "six mois pour convaincre de son efficacité". L’État, guidé par les membres de la mission interministérielle "qui sont restés trois jours dans l’île et ont effectué du travail de bureau pour évaluer une expérience n’existant nulle part ailleurs" ironise l’élu saint-paulois, accorde un sursis avant de trancher dans le vif. Aucun nouveau contrat de vigies requins, 45 au total, ne sera accordé donc financé puisqu’il s’agit de CUI, par l’État en 2013… En tout cas, pas sans des arguments capables de faire fléchir Paris. Mais pour l’élu, rien n’est perdu. L’association PPR, qui gère le dispositif prévu pour sécuriser le surf libre sur les plages saint-pauloises de Boucan et Roches Noires avec quinze personnes, préfère aussi voir le verre à moitié plein. Elle juge que "c’est positif".
                                                         "L’État ne veut pas prendre la responsabilité"
Ludovic Villedieu du Radical surf club - structure qui a embauché six vigies requins - se dit quant à lui "mitigé". Il enchaîne : "Heureusement que cette réunion a eu lieu. On est encore dans l’incompréhension, mais on a quelques mois de sursis". Robert Boulanger, président de la ligue de surf, est beaucoup plus inquiet : "L’État ne veut pas prendre la responsabilité de mettre des gens sous l’eau. C’est politique. La précédente équipe, le préfet Lalande et le sous-préfet Campeaux, s’était investie pour que le dispositif voie le jour. Elle pensait même à sa pérennisation. C’est tout le protocole mis en place depuis des mois qui tombe à l’eau. Si on ne parvient pas à convaincre Paris, on ne pourra plus mettre ces vigies sous l’eau… C’est la mort du surf à La Réunion".
Le préfet, qui n’a pas souhaité s’exprimer, aurait assuré, selon les cinq autres participants à cette entrevue, de son entier soutien afin de convaincre Paris du bien-fondé des vigies requins réunionnaises.
Emmanuel Séraphin ajoute : "Nous avons aujourd’hui un an de retour d’expérience pour un dispositif qui n’existe nulle part ailleurs. Il faut le mettre en avant".
Le préfet aurait également assuré que l’utilisation de drum-lines, piégeant les requins s’approchant trop près des spots, serait à l’étude.
L’élu saint-paulois estime : "En attendant des solutions complémentaires et les résultats des études, on ne peut pas rester les bras croisés sinon il y aura de nouveaux accidents".
Le déploiement des vigies requins sur les spots des Roches Noires et de Boucan, selon les conditions de pratique, pendant deux jours par semaine, est imminent. "Il sera effectif dans les jours qui viennent", avance Emmanuel Séraphin. Cette expérience, avec mise à l’eau mais sans arrêté préfectoral cadrant le dispositif, est très attendue par les pratiquants même s’ils ont déjà investi la plupart des spots. La réunion a permis de désamorcer une partie de la colère et de l’amertume des surfeurs, qui devaient se réunir hier en fin d’après-midi. Pour l’heure, aucune mobilisation, comme celle de samedi dernier, ne semble à l’ordre du jour      B.G.
Zinfos974.com - Vendredi 18 Janvier 2013 - 11:28 - LG - Les vigies requins se mettront à l'eau samedi aux Roches noires
C'est officiel. Après de longues semaines de tergiversation au sein des plus hautes instances ministérielles, les vigies requins se mettront à l'eau ce samedi, vient d'annoncer Prévention Requin Réunion.
"Ca y est, nous avons tous les accords nécessaires, celui de l'Etat et de la mairie. Les vigies sécuriseront la pratique du surf libre dès demain", se réjouit Loris Gasbarre, président de l'association.
"Les tout derniers éléments météorologiques font porter notre option sur les Roches noires plutôt que Boucan", précise-t-il. Mais encore une fois, l'association qui encadrera les 14 vigies se veut prudente sur l'évolution météo des prochaines heures.
"Dès 10h, deux observateurs seront à bord d'un zodiac quand six plongeurs veilleront à la colonne d'eau", explique Loris Gasbarre. L'autre moitié de l'effectif sera prêt à prendre le relais pour la seconde partie de journée.
Zinfos974.com - Vendredi 18 Janvier 2013 - 14:39 - L'Australie choisit d'éliminer les requins agressifs, la Réunion préfère les vigies...
C'était annoncé au mois de septembre 2012. Un nouveau programme des autorités australiennes, faisant suite à plusieurs attaques mortelles de requins au cours de l'année écoulée, prévoit que les spécimens s'approchant trop près des plages de la côte occidentale de l'Australie seront systématiquement capturés et tués. Une décision qui côtoie d'autres nouvelles mesures comme des alertes sur les réseaux sociaux, la mise en place de balises sur des poissons de la famille des laminés ou encore l'achat de jet-skis pour les nageurs-sauveteurs des plages.
A la Réunion, une telle décision n'est, pour le moment, pas envisagée. Le sujet est toujours très sensible et un choix aussi radical soulèverait aussitôt la colère des protecteurs des animaux. Les multiples attaques de ces dernières années, dont certaines mortelles, ont pourtant forcé les autorités à réagir. Elles ont bien fini par mettre en place plusieurs moyens d'actions, mais avec toujours beaucoup de prudence et de précautions.
Encore aujourd'hui, une certaine frilosité demeure. La mise en place des vigies requins en est un parfait exemple. Alors que les associations travaillent depuis plusieurs mois sur ce projet, l'Etat fait d'abord marche arrière puis, sous la pression des associations, finit par donner son feu vert accompagné de conditions...
Les Australiens tergiversent beaucoup moins. S'il y a bien un endroit sur la planète où la question de la protection des baigneurs et adeptes de sports nautiques face au "danger requins" a été posée, reposée, étudiée, discutée, c'est bien là bas. Avant de finir par prendre la décision radicale d'élimination des requins s'avanturant trop près des baigneurs, avec une certaine unanimité des Australiens.
Reste à espérer que les vigies requins donnent totale satisfaction à la Réunion. Le Préfet leur laisse six mois pour faire leurs preuves sinon… retour à la case départ.
Clicanoo.re - publié le 18 janvier 2013 - 18h07 - Baignade sécurisée aux Roches-Noires
Trois jours après Boucan-Canot, la baignade est désormais sécurisée du côté des Roches-Noires.
Comme annoncé en début de semaine par la mairie de Saint-Paul, le deuxième filet de protection a été posé hier sur la plage du centre de Saint-Gilles-les-Bains. Une surface protégée qui s’étend sur 80 mètres de large, à environ 45 mètres du bord, et qui engloble un périmètre restreint de baignade, matérialisé par des bouées jaunes.
Conçu par une entreprises spécialisée, ce dispositif expérimental est censé protéger contre les intrusions de squales près du rivage. A ce propos, la reprise du surf libre est programmé demain sur ce même spot des Roches-Noires. Les vigies requins testeront leur nouveau dispositif de surveillance à partir de 10 heures, même si la mer d’huile ne garantit les meilleures conditions pour une session.
Zinfos974.com - Samedi 19 Janvier 2013 - 14:36 - Gabriel Kenedi - Premières vigies requins aux Roches Noires
Certes il n'y avait pas la foule des grands jours aux Roches Noires ce matin, celle d'avant la crise requins, mais plus d'une trentaine de surfeurs ont tout de même répondu à l'appel de l'association PRR, qui organisait sur le spot de Saint-Gilles ses premières vigies sécurisées. Des membres du Radical Surf Club et du Dodo Surf Club sont notamment venus en nombre.
Les 14 personnes employées par l'association avaient le sourire aux lèvre ce matin : "C'est la grande rentrée !", se réjouit, Farouck Moullan, vice-président de PRR, "content de pouvoir enfin commencer" son travail de sécurisation après les aléas de la semaine dernière (l'Etat avait invalidé la mise en place des vigies avant de faire marche arrière et de les autoriser pour les six prochains mois,ndlr).
                                                        Exercice de simulation
La matinée a débuté par un exercice de simulation d'observation d'un requin, qui s'est avéré concluant. "En moins de deux minutes, tout le monde était hors de l'eau", souligne Farouck Moullan. Sur les 14 vigies, 6 se trouvent sous l'eau, 6 hors de l'eau et deux personnes se trouvent sur un zodiac et surveillent la zone.
"Ce dispositif consiste au balisage d'une zone, à l'aide de bouées de signalisation. Plusieurs équipes de plongeurs effectuent des aller-retour sur ces bouées accompagnés d'un zodiac et deux coordinateurs qui effectuent des patrouilles", détaille Farouck Moullan. "On a déjà travaillé sur ce dispositif. On est rodés. Donc on est confiants !"
                                                       "C'est rassurant"
Un dispositif qui rassure les pratiquants, comme Romain, âgé de 18 ans, tout heureux de pouvoir exercer sa passion sans avoir la peur d'effectuer une mauvaise rencontre. "On se sent plus en sécurité, c'est rassurant", explique ce membre du Radical Surf Club.
Un autre surfeur interrogé est également ravi : "S'il n'y avait pas ces vigies, ma femme m'interdirait de surfer !", dit le jeune homme, qui vient d'avoir un enfant.
Les vigies requins seront en place chaque mercredi et samedi de 10h à 15h, en continu sur le spot des Roches Noires. Si les conditions climatique ne permettent pas d'assurer la sécurisation du site, le spot de repli désigné est Boucan Canot. Et si les conditions sont trop mauvaises dans les deux cas, PRR assure que les vigies requins ne se mettront pas à l'eau.
Clicanoo.re - publié le 20 janvier 2013 - 05h30 - Gestion du risque requins : le bilan n’est pas brillant
Alors que le préfet doit s’expliquer aujourd’hui sur la cacophonie à propos des vigies sous-marines, le bilan de la gestion du risque requins à la Réunion est pour le moins nuancé. Si la municipalité de Saint-Paul peut aujourd’hui s’estimer dans les clous, d’autres collectivités et surtout l’État semblent moins mobilisés.
SÉCURITÉ
Le mois prochain, la Réunion soufflera avec amertume la deuxième bougie de "sa crise requins". Après l’attaque d’Eric Dargent en février 2011, et plus encore lors des attaques suivantes, les précurseurs annonçaient en effet que rien ne serait plus comme avant. On mesure aujourd’hui à quel point ils avaient vu juste. Car à quelques heures d’une réunion importante en préfecture, au cours de laquelle l’État doit justifier sa marche arrière sur la question des vigies, le bilan de la gestion du risque requins est plus que mitigé.
Le premier constat reste avant toute chose le retard accumulé dans tous les domaines, vis-à-vis des engagements pris, tant par les collectivités que par l’État. Aucune des mesures annoncées n’a pu être mise en place dans les délais annoncés. Études, protocoles, pêches, marquages, travaux, tout a pris du retard, au point que chacun devrait désormais se garder d’annoncer un calendrier quelconque.
                                                  - Saint-Paul opérationnel
Malgré cela, il serait faux d’assurer comme on l’entendra encore que rien n’a été fait ni décidé. Le meilleur exemple est sans doute à rechercher du côté de Saint-Paul. Frappée la première dans l’ordre chronologique des attaques, la municipalité est la commune qui s’est le plus mobilisée dans cette affaire. Avec pour résultat un dispositif quasiment complet aujourd’hui. La commune a d’abord renforcé ses effectifs de MNS, doublés depuis plusieurs mois de vigies terrestres. Les engins nautiques ont été multipliés et des filets ont été posés sur les plages de Boucan et Roches Noires pour une baignade enfin sécurisée. La ville de Saint-Paul est également la première à s’être dotée de panneaux et de drapeaux spécifiques au risque requins.
                                                  - Saint-Leu un peu moins
Plus au sud, la ville de Saint-Leu a également rempli une partie de ses engagements. Des jet-skis et des zodiacs ont été achetés pour les MNS et une signalétique a aussi été installée. Une partie seulement car malgré les multiples annonces fracassantes de son député-maire, la ville n’est pas encore au point. Les MNS sont toujours en formation pour pouvoir piloter les engins nautiques. Aucun système de filet n’est à ce jour envisagé et aucun contrat aidé n’est venu grossir les rangs des surveillants. "14 contrats ont été demandés à l’Etat mais nous n’avons toujours rien reçu", justifient les services de la ville qui font face comme à Saint-Paul aux hésitations de l’État dans le domaine. Les drapeaux requins ne flottent pas non plus sur les plages saint-leusiennes.
                                                   - Trois-Bassins et la Civis absents
Entre Saint-Paul et Saint-Leu, on oublierait presque la ville de Trois-Bassins tant ses élus ont brillé par leur absence dans ce dossier. La commune abrite pourtant le spot de surf le plus fréquenté de l’île. Un panneau de prévention a été posé mais rien de plus. Ni poste de secours ni contrats aidés, aucune mesure n’a été mise en place par la municipalité qui a même peiné à faire respecter les interdictions d’activités nautiques lorsque celles-ci étaient en vigueur. Enfin, Etang-Salé et Saint-Pierre semblent ne pas se sentir concernées par la problématique requins. Ni vigies terrestres supplémentaires ni acquisitions d’engins nautiques. La Civis, chargée de la sécurité des plages du sud ne s’est pas investie dans ce dossier.
Au rayon collectivités, l’action de la Région est également floue. Elle a bien contribué au financement des vigies pour les clubs de surf mais son fameux séminaire Biotope, censé livrer les solutions de protection à long terme, a fait pschitt. L’étude, totalement survendue, n’a fait que valider les décisions déjà prises et n’a rien apporté de neuf au débat.
                                                - L’État fait des allers-retours
Enfin, l’État affiche lui aussi un bilan en demi-teinte, pour ne pas dire pire. Des fonds considérables ont été engagés dans le programme Charc qui livre peu à peu ses résultats. Des rapports intermédiaires sont régulièrement communiqués mais il faudra attendre l’issue du programme pour dessiner des pistes d’action. Dans l’intervalle, préfecture et ministère ne cessent de troubler les débats depuis le début de la crise en 2011. Le dispositif des vigies qui faisait jusque-là l’unanimité pour sécuriser le surf libre vient d’être remis en cause. Le même système avait pourtant été encouragé et financé pour le surf en clubs sous l’ère Lalande. Une marche arrière incompréhensible qui rappelle les contradictions répétées de l’Etat au sujet des prélèvements puis des pêches scientifiques. Dans un tout autre registre, la gestion du dossier Dash n’avait pas été plus claire. Entre décisions locales et injonctions ministérielles, l’opacité règne en maître. Symbole de ce flou permanent : le fonctionnement du Comité réunionnais de réduction du risque requins. On lui doit la mise en place d’un protocole d’intervention en cas d’observation et/ou d’attaque et la communication des résultats partiels de Charc. Mais au-delà de ça ? Plus de nouvelle en effet des différentes propositions émises tout au long des ateliers. Quid de la surveillance aérienne ? Des projets expérimentaux de répulsion sonore ? Ou d’alerte automatisée ? Six mois après la dernière attaque, la tension est retombée et la gestion du risque stagne ou presque                 Romain Latournerie
Clicanoo.re - publié le 20 janvier 2013 - 08h22 - Le surf sous bonne garde
SAINT-GILLES-LES-BAINS. Après dix-huit mois d’interdiction, il est de nouveau possible de surfer les spots de Roches-Noires et de Boucan-Canot, dans des créneaux sécurisés par les vigies requins.
"Ça fait plaisir de revoir du monde à l’eau". Un rider de longue date savoure l’effervescence retrouvée sur le peak des Roches-Noires, le retour officiel du surf libre. Officiel, car en dépit de l’interdiction en vigueur depuis septembre 2011, ils étaient déjà plusieurs dizaines à repartir à l’assaut des vagues du spot emblématique de Saint-Gilles-les-Bains. Cette fois, plus besoin de jouer à cache-cache avec les MNS. Deux fois par semaine, les samedi et mercredi, entre 10 h et 15 h, en fonction des conditions météo, à Roches-Noires ou à Boucan-Canot, il sera permis de surfer sous la surveillance des vigies requins de l’association Prévention requin Réunion.
                                              "On est rassurés"
Après quinze jours de feuilleton (veto de l’Etat, manifestation des surfeurs, puis feu vert provisoire du préfet pour six mois), le nouveau dispositif de sécurisation a été inauguré hier matin par une vingtaine de pratiquants. Loin de la foule de la belle époque, essentiellement des jeunes, ravis de retrouver leur terrain de jeu favori, sans avoir à trembler. Xuly Labarrère, 17 ans, et sa sœur Moaohi, 13 ans, n’avaient plus surfé depuis la dernière attaque meurtrière de requin (en juillet à Trois-Bassins). "Même si le risque zéro n’existe pas, c’est rassurant d’avoir cette surveillance aquatique", confie la jeune fille.
Les vigies, ça change vraiment tout ? "Oui, psychologiquement ça rassure, témoigne Aymeric Bévière, ancien moniteur et habitué du spot. Sans surveillance, on rentrait à l’eau aux aguets, avec appréhension. Là, l’activité humaine et nautique éloigne le danger. On peut laisser libre court au plaisir de la glisse".
Le bouclier en question est composé de six plongeurs qui surveillent la colonne d’eau autour des surfeurs, et d’un zodiac qui sillonne au large. "On s’organise pour effectuer des relais en permanence avec trois binômes sous l’eau, plus deux coordonnateurs sur le bateau", explique Farouck Moullan, le vice-président de l’association PRR.
                                           Encore des têtes brûlées
Les vigies sont équipées de palmes-masque-tuba, d’un sifflet et d’une arbalète mouchetée. Hier, personne n’a eu à s’en servir. La seule alerte qui a retenti, vers 10 h 30, était celle d’un exercice d’évacuation.
Un baptême réussi donc, dans des conditions idéales (pas de houle, eau claire, plein soleil, etc.). "Tout s’est bien passé, indiquait Farouck Moullan à l’heure du bilan. Les vigies sont contentes du boulot accompli, des parents sont venus nous remercier. Ne reste plus qu’à assurer les prochaines sessions".
La mairie de Saint-Paul, qui subventionne l’opération, PRR, la ligue et les surfeurs ont désormais six mois pour convaincre l’Etat de la pérennité du dispositif. Pas gagné d’avance vu les réserves émises par les technocrates parisiens, qui ont la main sur le dossier. Autre défi : inciter les "free surfers" à respecter au maximum ces créneaux dédiés, autant que les règles élémentaires de sécurité. Car il reste des têtes brûlées, du côté de Trois-Bassins ou des Aigrettes, qui continuent de braver les rouleaux dès l’aube, en eaux troubles… C’est jouer à la roulette russe ! Le surf réunionnais est entré dans une nouvelle ère. Contrainte et incertaine. A tous les pratiquants de l’accepter.            Vincent Boyer
Zinfos974.com - Lundi 21 Janvier 2013 - 06:58 - L.Grondin - La détection "en temps réel" des requins balisés est-elle envisageable ?
La traçabilité des requins balisés est actuellement suivie avec des jours de décalage par les équipes du programme CHARC*. La détection en temps réel est-elle possible pour assurer un confort de sécurité plus élevé aux surfeurs et autres baigneurs ? La réponse est "oui" mais des restrictions d'ordre technique limitent son installation dans l'immédiat. Marc Soria, chargé de Recherche IRD et coordonnateur de CHARC, évoque cette possibilité.
Zinfos : Aviez-vous connaissance en 2011 de la possibilité pour vos balises de détecter en temps réel un requin taggé qui s'approcherait d'une station d'écoute ?
Marc Soria : Ce système de balises Vemco de type VR2WS est récent et n'était pas disponible au début du projet (en octobre 2011, ndlr).
Pourriez-vous envisager de pousser votre dispositif actuel vers un dispositif d'écoute instantanée ?
Il n'est pas envisageable de l'utiliser comme outil permettant un suivi en temps réel sur l'ensemble du réseau de nos stations car il doit être relié à un ordinateur par un câble USB qui, selon le constructeur, est actuellement limité à 10 mètres.
Est-ce rédhibitoire ?
S'il est possible d'avoir un câble plus long, il est par contre effectivement possible de brancher le système sur une station d'écoute fixée prêt du bord et de suivre les requins marqués depuis la plage. Sinon, il sera impossible d'utiliser ce système. La réponse du fourniseur n'est pour l'heure pas très réjouissante mais les développements futurs semblent prometteurs.
Si jamais cette barrière de communication USB limitée venait à être franchie, le système serait-il crédible ?
Il y a plusieurs bémols, et il faudra donc effectuer des phases de tests préliminaires pour mieux cerner les avantages de ce système dans un but de protection à long terme des plages et spots de surf.
La détection "en temps réel" des requins balisés est-elle envisageable ?
Tout d'abord, comme pour les autres stations, le système ne détecte que les requins marqués ce qui réduit son intérêt par rapport à des observations visuelles effectuées par des vigies qui ont accès facilement aux zones de surveillance (spot de surf ou de baignade) et peuvent détecter tous les requins dans la zone, si bonne visibilité bien sûr.
La portée des stations prêt du bord risque d'être faible (moins de 50 mètres de rayons) du fait du bruit ambiant généré par les vagues, le ressac et les activités nautiques, et donc, risque de limiter également l'intérêt de ce dispositif sauf à déployer une chaîne de plusieurs stations d'écoute le long des spots de surf.
Cela demande également de pouvoir correctement fixer le ou les câbles au fond de l'eau et sur la plage pour qu'ils ne s'arrachent pas par l'effet de la houle. On peut envisager d'enlever et remettre le dispositif chaque jour, mais du coup, il faut intervenir sur la station sous l'eau, ce qui limite l'intérêt du système autonome et demande une maintenance importante.
Le recul que vous avez maintenant sur les écoutes différées apporte-t-il d'autres indications ?
Ainsi que je l'ai mentionné dans mon dernier rapport, le nombre de détections n'est pas proportionnel au danger. Beaucoup de détections sur une station pendant un court laps de temps peut correspondre à un requin peu actif (au repos), alors qu'une ou quelques détections sur plusieurs stations peuvent témoigner d'une exploration plus intense du requin (chasse potentielle). Sans autres informations que le nombre de détections, il sera difficile de prendre une décision adaptée. Dans ce cas, l'approche précautionneuse sera de mise et cela risque d'amener la personne en charge de prendre les décisions (qui ? MNS, autres…) à faire sortir les surfeurs ou baigneurs de l'eau plusieurs fois par semaine et voire plusieurs fois par jour, ce qui ne conduira pas à rendre le site attractif, voire conduira à l'éviter et donc reviendra à fermer la plage.
 

*Connaissances de l'écologie et de l'HAbitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte Ouest de la Réunion

Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain Vendredi 08 Février de 14h00 à minuit secteur ST Gilles - ST Paul (zones A).
Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain mercredi 06 février de 14h00 à minuit secteur Saint-Gilles / Saint-Paul (zone A). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Zinfos974.com - Jeudi 14 Février 2013 - 14:54    Julien Delarue - Requins: La Réunion et l'Australie nouveaux "points chauds" en terme d'attaques
C'est un fait ! La Réunion et l'Australie ont enregistré un grand nombre d'attaques de requins durant l'année 2012. Dans une très sérieuse étude américaine publiée par l'Université de Floride, George Burgess, biologiste marin et directeur du fonds documenté international sur les attaques de requins à l'Université de Floride, dresse deux nouveaux "points chauds" où les attaques de requins ont été les plus nombreuses l'année dernière : la Réunion et l'Australie.
80 attaques de requins ont été recensées dans le monde entier, le plus haut niveau jamais atteint depuis l'année 2000, rapporte l'étude. Sept attaques ont été mortelles, "un nombre plus bas qu'en 2011", souligne George Burgess, mais supérieur à la moyenne constatée entre 2001 et 2010. "Cinq attaques ont eu lieu en Australie et trois à la Réunion. Ces deux localités ont développé des situations problématiques", ajoute-t-il.
Pourquoi la Réunion et l'Australie sont deux "points chauds" selon l'étude ? Tout simplement car pour la deuxième année consécutive le nombre d'attaques de requins a été important. "L'Australie enregistre des incidents avec des requins blancs. La Réunion avec des requins bouledogues", précise-t-il.
                          "Le concept de sortir pour tuer n'est généralement pas couronné de succès"
Pour Geroges Burgess, la multiplication des attaques est due en grande partie au comportement humain. "L'activité humaine est un facteur qui entre en jeu dans la hausse soudaine du nombre d'attaques", explique-t-il. Seul un "changement de comportement" pourrait inverser la tendance pour le biologiste marin. Par ailleurs, Georges Burgess dénonce les campagnes de prélèvement de requins, comme ont pu en connaitre la Réunion ou l'Australie. "C'est une approche archaïque du problème. Le concept de sortir pour tuer n'est généralement pas couronné de succès car vous avez très peu de chances d'attraper le requin impliqué dans une attaque. Et le requin impliqué dans une attaque n'est pas susceptible de recommencer", souligne-t-il. "Pour réduire le nombre d'attaques, il faut éviter les zones et périodes de l'année les plus à risque", explique Georges Burgess. En pourcentage, les surfeurs sont les plus concernés par les incidents avec des requins (60%), suivis par les nageurs (22%) et plongeurs (8%).
L'étude rappelle également que le pourcentage de chance d'être attaqué par un requin reste relativement faible étant donné que des "millions d'êtres humains" passent plusieurs heures dans l'eau chaque jour
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ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 14/02/2013 à 19h45 - Comité réunionnais de réduction du risque requin : Juste un bilan, pas de solutions concrètes
Un an après son installation, le comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) s’est réuni ce jeudi 14 février 2013 dans l’après-midi. Autour de la table, des représentants de l’Etat, du conseil régional, du conseil général, des communes côtières, des usagers de la mer, de la communauté scientifique et des associations. L’objectif était de dresser un bilan des actions en cours et de faire le point sur les actions à mettre en oeuvre dans le cadre de la gestion du risque requin. À l’issue de cette réunion de plus de trois heures, pas de solutions concrètes, juste des propositions, comme la mise en place d’un groupe de travail sous la présidence du directeur de la mer (DMSOI) pour définir les actions à mettre en oeuvre après une éventuelle attaque.
Où en est la gestion du risque requin ? C'est pour répondre à cette question que les représentants de l’Etat, du conseil régional, du conseil général, des communes côtières, des usagers de la mer, de la communauté scientifique et des associations se sont réunis ce jeudi après-midi à l’occasion de la seconde réunion plénière du C4R. Une réunion qui a servi à rappeler l'ensemble des mesures mises en oeuvre par l'Etat depuis 18 mois dans le cadre de la réduction du risque requin, les résultats intermédiaires de l'étude CHARC ou encore l’opération risque ciguatera plutôt qu'à faire émerger de véritables solutions.
"Il s’agissait d’un simple bilan des action menées par l’État concernant la réduction du risque requin", explique Jean-François Nativel, secrétaire général de Océan Prévention (OPR). Selon lui, cette réunion a toutefois permis quelques avancées et d’effleurer le "tabou de la pêche aux requins à des fins préventives".
Il précise aussi que de nouvelles pistes de sécurisation ont été évoquées, notamment par la poursuite du programme ciguatera, qui permet de débloquer la consommation de requin, à savoir les espèces tigre et bouledogue. Ce qui devrait permettre, indique-t-il en substance, de retrouver un certain équilibre qui existait dans les années 90. "Nous espérons que la pêche reprendra pour la commercialisation des squales et la régulation de nos plages", ajoute, pour sa part, Robert Boulanger, président de la ligue de surf de La Réunion.
Également évoqué lors de cette réunion, le dispositif vigie requin. L’occasion pour Jean-Luc Marx de confirmer que les contrats aidés concernant les "vigies requins" immergées ne seraient pas reconduits en 2013. "Il faudra prouver avant la date butoire que le système est efficace. Ce n’est pas un problème d’efficacité mais de responsabilité de l’État", affirme Robert Boulanger, avant d’annoncer qu’un bureau d’études va être engagé.
Par ailleurs, quelques propositions, comme le soutien financier du conseil régional pour tout projet innovant ou la mise en place d’un groupe de travail sous la présidence du directeur de la mer (DMSOI) pour définir les actions qui pourraient immédiatement être mises en œuvre après une éventuelle attaque.
Enfin, les difficultés économiques que rencontrent les entreprises affectées par le risque requin étaient également au coeur des débats et ont fait l’objet de propositions. Ces dernières seront étudiées par les services de l’Etat.
Clicanoo.re - publié le 15 février 2013 - 09h08 - Risque requin : ça tourne en rond
Le Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) s’est réuni hier après-midi sous l’égide du préfet Jean-Luc Marx. Une nouvelle rencontre qui n’a pas permis de dégager véritablement de nouvelles pistes. Les participants, État, Région, communes, associations et Ligue de Surf se sont vus remettre de nouveaux résultats de l’étude Charc menée par l’IRD. Il semble que des périodes de forte fréquentation se dessinent sur certaines zones. L’IRD a notamment évoqué l’une des stations d’écoute des Roches Noires sur laquelle les scientifiques ont relevé des passages de requins particulièrement importants en mars et septembre.
Ces nouveaux résultats intermédiaires devraient être communiqués au grand public ultérieurement. Les débats ont ensuite porté sur l’épineuse question des vigies. Le seul dispositif concret aujourd’hui en place et que l’État refuse toujours de pérenniser au-delà du mois de mai prochain. Jean-Luc Marx a réitéré son opposition au dispositif et confirmé qu’il n’avait plus véritablement la main sur le dossier, désormais piloté depuis Paris. Seule concession : l’État a proposé au trio Région, mairie de Saint-Paul, Ligue de surf, de mener une évaluation du système. Une évaluation qu’ils devront eux-mêmes aller présenter dans les ministères concernés. "Nous devons montrer que la Réunion n’est ni l’Australie, ni l’Afrique du sud et que ce dispositif est particulièrement adapté à la problématique locale", indique l’adjoint saint-paulois, Emmanuel Séraphin. "Sans ce dispositif, nous allons revenir à zéro, et tout sera interdit. Il faut que notre dossier soit prêt avant la fin du mois de mai. C’est la date à laquelle les premiers contrats arrivent à échéance". Autre dossier abordé : les différentes mesures à prendre après une attaque. La direction de la mer propose notamment une réflexion sur l’abattage de requins en pareille circonstance. Combien de requins faudrait-il tuer ? Est-il possible de tuer le requin en cause ?
Avec quels moyens et avec quelles conséquences ? "Un groupe de travail est mis en place sous la présidence du Directeur de la Mer (DMSOI), afin de définir les actions qui pourraient immédiatement être mises en œuvre après une éventuelle attaque", a indiqué hier soir la préfecture. L’État n’a encore une fois aucune réponse et relance une piste déjà bien éculée. L’État plus préoccupé par sa propre réaction aux attaques que par leur prévention. Il aura au moins été conforté en ce sens par le surfeur Fabien Bujon, victime d’une attaque à Saint-Leu l’an dernier, et présent hier à la préfecture. Il aurait, selon nos informations, accusé l’ancien préfet, Michel Lalande, d’être responsable de son accident, pour avoir refusé des prélèvements massifs de requins. L’intéressé appréciera     R. Lt.
Zinfos874.com - Vendredi 15 Février 2013 - 09:46 - Risque requin: Le comité de réduction du risque avance à pas de loup
Le Comité réunionnais de réduction du risque requin s'est réuni jeudi pour "dresser un bilan des actions en cours". Voici le communiqué :
"La Réunion a été confrontée en 2011 et 2012 à des attaques de requins essentiellement concentrées sur la côté Ouest de l’île. Ces événements ont conduit l’Etat, les collectivités territoriales concernées, les mondes associatif, sportif, professionnel et scientifique à se mobiliser et à engager un travail partenarial permettant l’émergence d’une politique réunionnaise de gestion du risque requins.
Conformément aux engagements pris par l'Etat, les instances mises en place poursuivent leurs travaux : le comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) en charge de la coordination des acteurs et du pilotage stratégique de cette politique et le comité opérationnel (CO4R) chargé de la mise en oeuvre des mesures de réduction du risque.
La seconde réunion plénière du C4R, organisée jeudi, a permis de réunir les acteurs engagés dans cette démarche partenariale, de dresser un bilan des actions en cours et de faire le point sur les actions à mettre en oeuvre.
Dans le cadre de la prévention et de la réduction du risque requins, il a été réaffirmé que les deux priorités au coeur de l'action de l'Etat étaient l'amélioration de la connaissance scientifique avec le financement de l'étude CHARC et la consolidation des procédures d'alerte et de secours. Les communes ont plus particulièrement la charge du volet
sécurisation de la baignade et d'information préventive du public, conformément au pouvoir de police spéciale du maire.
Au cours de cette réunion ont été présentés et commentés :
- l'ensemble des mesures mises en oeuvre par l'Etat depuis dix huit mois dans le cadre de la réduction du risque requin ;
- les résultats intermédiaires de l'étude CHARC ;
- le plan d'action issu de l'étude BIOTOPE ;
- l’opération risque ciguatera.
Conformément à ses déclarations lors de ses voeux à la presse, le préfet a confirmé que les contrats aidés concernant les "vigies requins" immergées ne seraient pas reconduits en 2013. Toutefois, en l'état actuel du droit, rien n'interdit aux acteurs concernés de s'organiser pour assurer de leur initiative une surveillance par ce moyen.
Ce C4R s’est déroulé dans un esprit constructif. Il a été l'occasion de voir émerger, tant de la part des collectivités que des partenaires présents, des propositions pour définir de nouvelles modalités de gestion du risque dans le cadre d'une expérimentation et d'une évaluation conciliant les objectifs de préservation de la biodiversité et de la sécurité des pratiquants d'activités nautiques et des opérateurs.
En écho à la proposition du Comité olympique et sportif d'envisager l'utilisation des moyens les plus modernes, la représentante du conseil régional a annoncé la volonté de la collectivité de soutenir financièrement tout projet innovant qui serait validé en CO4R.
Le CO4R se réunira donc à nouveau pour évaluer la faisabilité des propositions évoquées.
Par ailleurs un groupe de travail est mis en place sous la présidence du Directeur de la Mer (DMSOI), afin de définir les actions qui pourraient immédiatement être mises en oeuvre après une éventuelle attaque.
Certains participants ont évoqué les difficultés économiques que rencontraient actuellement les entreprises affectées par le risque requin. Les propositions qu’ils feront seront étudiées par les services de l’Etat."
Clicanoo.re - publié le 16 février 2013 - 05h30 - Davantage d’attaques de requins dans le monde en 2012
L’Université de Floride a publié hier son rapport annuel sur les attaques de requins dans le monde. Les auteurs de l’International shark attack file report ont recensé 80 attaques non provoquées sur toute la planète, un chiffre en légère augmentation par rapport à 2011. 60 % d’entre elles ont concerné des surfeurs, 22 % des nageurs et 8 % des plongeurs. Les États-Unis ont été particulièrement touchés avec 53 attaques sur leur seul territoire, un record depuis l’an 2000. Et pour la seconde année consécutive, la Réunion est placée parmi les zones sensibles (trois attaques) avec la côte ouest de l’Australie (cinq attaques).
"Des localités où se sont développées des situations problématiques" commente George Burgess, le directeur du Muséum d’histoire naturelle de Floride, en charge de ce rapport. "Des hot spots mondiaux" selon lui. "Ce que j’ai vu partout où il y a eu des augmentations soudaines du nombre d’attaques, c’est que des facteurs humains sont en cause. Des changements dans notre comportement, dans notre abondance ou des choses que nous faisons et qui attirent fortement les requins" analyse-t-il encore, sans donner plus de précisions.
À l’échelle mondiale, 7 des 80 attaques ont été mortelles, soit un ratio inférieur à celui de l’année 2011 mais qui reste très largement supérieur à la moyenne constatée sur la dernière décennie (4,4 attaques mortelles en moyenne). Avec toutefois des différences notables d’un territoire à l’autre. Aux États-Unis (Hawaï et Porto Rico compris), le taux de mortalité des attaques n’atteint que 2 % contre 20 % dans le reste du monde. Burgess y voit la preuve de la supériorité du dispositif américain en terme de surveillance et de secours.
"Nous pourrions réduire les risques, poursuit-il, en évitant les zones et les périodes où les requins sont les plus présents (...) La responsabilité est la nôtre, en tant qu’humain, d’éviter les situations à risque, ou à défaut, d’en payer les conséquences". Le monde du surf réunionnais lui rétorquera que certaines des dernières attaques sur l’île ont quelque peu bouleversé les certitudes en la matière      R. Lt.

Clicanoo.re - publié le 16 février 2013 - 14h15 - Risque requin : "Étudions d’autres pistes"
ENVIRONNEMENT
Comme bon nombre d’observateurs, Christophe Mattéi, surfeur aguerri et président de l’association "Frère de la côte", est sorti frustré de la réunion du comité de réduction du risque requin (C4R) qui s’est tenue jeudi soir. "Sortons enfin de la logique dichotomique : arrêtons le surf ou abattons les requins. Des moyens de prévention non polémiques et non invasifs dorment dans les tiroirs. Je suis étonné que les autorités n’en tiennent pas compte", commente le professeur agrégé d’éducation physique. Les dispositifs en question ? "Shark-alarme et Repel Sharks system". Le premier système propose une évaluation quotidienne du risque requin en tenant compte des conditions environnementales : turbidité de l’eau, courant, pluviométrie, etc.
"Un tiers des attaques sont liées à des prises de risque importantes et pourraient être évitées par des informations", souligne Christophe Mattéi, qui préconise d’organiser un réseau social spécifique au surf pour signaler ces risques. Exemples : "Un ULM qui survole une masse, une buse ouverte qui dégage des eaux usées près d’un spot. En un clic, je fais remonter l’information sur un site dédié. À défaut d’être capable de prédire le danger, on pourrait au moins le prévenir".
                          Un taser anti-requin
Deuxième moyen de prévention suggéré par le représentant de "Frère de la côte" : l’expérimentation d’un répulsif électromagnétique à l’aide d’une chaîne de bouées. Une sorte de taser anti-requin qui signale la présence de l’animal et envoie des ondes agissant comme un électrochoc sur ses muscles. La technologie du "Repel shark systèmes" vient d’être mise sur le marché. "L’un de ses représentants, le Belge Yves Eeckhout, serait prêt à venir le tester dans l’île", glisse Christophe Mattéi, qui se défend de tout intérêt dans ces deux systèmes.
"Après deux ans de crise, on en est à des panneaux sur les plages et aux vigies requins. Les vigies, c’est bien, mais il faut étudier d’autres pistes si on veut avancer sur cette problématique requin".
En mai 2012, Christophe Mattéi avait lancé une application Android pour tablettes et smartphones permettant d’évaluer le niveau de risque d’une session de surf à partir de données "algorthimes" (temps, houle, nombre de surfeurs à l’eau).
Une application qui peine à se développer malgré l’intérêt de deux spécialistes en écosystème de l’IRD. "Ça vaut ce que ça vaut, mais ça ne m’a coûté que 900 euros. Bien peu comparé aux subventions à six chiffres accordées à la Ligue, aux associations et à l’IRD", note le surfeur, sans vouloir polémiquer                     V.B.

ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/02/2013 à 06h19 - C. Mattéi développe une application pour éviter les attaques de squales - Risque requin - "Shark Alarm" informe et protége.
Shark Alarm. C’est le nom d’une application en développement qui vise à informer sur le risque requin à La Réunion. A l’initiative de ce projet, on retrouve Christophe Mattéi, président de l’association Frères de la côte, professeur d’éducation physique et sportive, titulaire d’un doctorat en sciences cognitives et adepte du surf depuis 35 ans. Il élabore cette application en collaboration avec trois scientifiques de l’IRD (institut de recherche de développement).
Une application qui sert à évaluer le risque requin de façon subjective et à informer les pratiquants de sports nautiques, les autorités et le grand public en général. Voilà le projet sur lequel travaille Christophe Mattei et trois scientifiques de l’IRD. Les enjeux de cette application, dénommée Shark Alarm, sont nombreux : améliorer la sécurité des personnes, participer au maintien des sports nautiques côtiers, et notamment du surf à La Réunion, ou encore permettre le développement des activités touristiques et filières liées.
Shark Alarm se base sur trois fonctionnalités principales, dont l’évaluation du risque de manière journalière par les observations de tout un chacun (usager de la mer, maître nageur sauveteur…) et les observations satellite sur différents sites de La Réunion. Ces observations peuvent porter sur la turbidité de l’eau, la pluviométrie, les conditions nautiques, ou encore les signalements de requins. L’application vise à la création d’un réseau social d’information autour du risque requin, avec un carnet de bord par site afin d’informer le plus grand nombre. Le développement de Shark Alarm nécessiterait à peu près 4 000 euros selon Christophe Mattéi.
Le président de l’association Frères de la côte avait déjà lancé en mars 2012 une application pour smartphone, accessible en tapant "réduire le risque requin à La Réunion". Une application essentiellement destinée aux surfeurs. Il s’agit pour le surfeur de rentrer un certain nombre d’informations dans leur smartphone (s’il surfe seul ou en groupe, le nom du spot, les conditions météorologiques) avant de se mettre à l’eau, et l’application permet de déterminer la présence ou non du risque requin.
Par ailleurs, Christophe Mattéi souhaite apporter son soutien à un projet de la société belge Aquatek Technology qui permettrait d’éloigner les requins. Ce dispositif, encore à l’état de prototype, Imaz Press Réunion en avait déjà parlé le 9 octobre 2012. Pour rappel, le système se présente comme un "filet électromagnétique" selon Yves Eeckhout, chef de projet. Basé sur des technologies de pointe, le dispositif a pour objectif de dissuader le requin de nager dans les eaux proches de la plage sécurisée, tout en ne perturbant pas l'écosystème marin.
La société belge Aquatek Technology travaille en effet sur un programme de répulsif magnétique pour éloigner les requins. Une solution qui pourrait faire partie des dispositifs retenus à La Réunion pour lutter efficacement contre le risque squale.
"Le système se présente comme un filet électromagnétique. Il envoie des ondes électriques pour tenir à distance les requins. C’est un dispositif collectif, contrairement au shark shield qui est un système individuel", soulignait Yves Eeckhout, de la société Aquatek Technology. "Ce filet permet de délimiter un périmètre de protection. Il peut s’étendre sur des distances allant de 700 mètres à 1 km et aller jusqu’à 10 mètres de profondeur", ajoute-t-il. Ce qui a pour but de créer une "zone d’inconfort" pour les squales.
Si le prototype de la société belge fait penser aux filets anti-requin installés en Australie ou en Afrique du Sud, il s’en diffère par une caractéristique de taille. En effet, là où la solution des filets classiques peut nuire à la faune – y sont également piégés les tortues, dauphins et autres requins inoffensifs – la société Aquatek Technology a de son côté trouver une solution pour protéger la vie marine. "Le filet comporte des mailles assez larges pour ne pas perturber et piéger les animaux tels que les tortues et les dauphins", expliquait Yves Eeckhout.
Le dispositif a déjà été testé sur des requins bouledogues dans un aquarium en Italie, et sera testé en novembre en Polynésie sur les requins-citrons. Interrogé sur de possibles essais dans notre île, Yves Eeckhout répondait : "On aimerait bien faire des tests à La Réunion".  

Clicanoo.re - publié le 1er mars 2013 - 05h46 - Le requin vu par des collégiens
A l’initiative de leur professeur-surfeur Christophe Mattéi, des élèves de 3e du collège Jean Le Toullec ont réalisé un travail pédagogique sur les squales. Des recherches qui ont changé leur représentation du prédateur.
LE PORT
"Le requin n’aime pas les humains. S’il les attaque, c’est qu’il les confond avec d’autres proies". Il y a six mois, Evan, 15 ans, était persuadé du contraire. La classe de 3e "Gingembre" du collège Jean Le Toullec a présenté hier à la presse son exposition sur les requins. Plusieurs semaines de recherches en ligne, de documentation et de visionnage pour mieux appréhender le comportement de l’animal et analyser l’actualité des attaques qui ont tant défrayé la chronique depuis deux ans.
En dehors du film "les Dents de la mer", la majorité de ces jeunes Portois, peu tournés vers la mer, ne connaissaient pas grand-chose du risque requin. Ils en savent désormais un peu plus. "Ce sont surtout les surfeurs qui sont victimes des requins, retient Samantha. Souvent parce qu’ils ne respectent pas les règles de sécurité". Lesquelles ? "Ne pas aller à l’eau après des pluies ou en fin de journée", récite sa copine Catherine. L’adolescent relève que les humains "ont tort" de vouloir s’attaquer aux requins. "Ils sont à leur place dans la mer, c’est à l’homme de s’adapter". On sent que le message de leur professeur, Christophe Mattéi, est bien passé. En tant que président de l’association "Frère de la côte", ce surfeur aguerri défend une démarche de prévention et d’adaptation au risque, plutôt que la pêche punitive. "Il ne faut pas tuer les requins car ce sont des nettoyeurs de la mer", souligne l’élève Kenjy. Le requin ne serait donc pas si dangereux que ça ? "Si, mais il n’attaque pas tout le temps", corrigent Mathias et Evan. Qui évoquent des facteurs aggravants comme "la pollution ou les rejets de déchets dans l’océan".
                                      "Le surf n’est pas un sport"
Les collégiens ont encore retenu que les espèces tigre et bouledogues étaient les plus impliquées dans les attaques sur les surfeurs. "Le bouledogue attend en dessous et nage près des côtés", note Moutayane. Quand on les interroge sur les parades contre les attaques, ils prônent une réduction des activités nautiques. "Faut arrêter d’aller surfer n’importe où et n’importe quand", lance Ornella.
S’ils ont moins de préjugés sur le mythe du requin "mangeur d’hommes", ce n’est pas pour autant que les jeunes Portois iront taquiner les vagues demain. "Le surf ? Ah non. Ça ne me tente pas. C’est pas un sport de toute de façon car il n’y a pas de ballon", réagit Kenjy.
Plutôt piscine que mer, la plupart des collégiens avouent se cantonner à une baignade au bord du lagon. Alors pas question de s’aventurer à Boucan Canot ou Saint-Leu.
Entre crainte et fascination, le professeur d’EPS Christophe Mattéi se félicite que ce travail pluridisciplinaire - à cheval sur SVT, français, maths et techno - permette "un regard neuf et une meilleure représentation" de l’animal. "Les élèves ne sont pas devenus des amoureux des requins, mais ils ont désormais plus de recul sur l’image réductrice qu’on en donne".
Et de poursuivre : "Je les ai mis dans une posture de chercheurs, ils ont mené leurs recherches de façon autonome. Et franchement, j’estime qu’ils ont autant avancé en six mois que les spécialistes du comité de réduction du risque requin". Les intéressés apprécieront    V.B.
Zinfos974.com - Samedi 2 Mars 2013 - 16:38 - Alerte au requin à Saint-Leu
Samedi après-midi, peu avant 15h, un requin aurait été aperçu à Saint-Leu, au niveau de Sarabeach.
Une masse sombre a en effet été aperçue par deux apnéistes, qui ont donné l'alerte.
Trois surfeurs, qui se trouvaient à l'eau au même moment, ont été évacués pour prévenir tout danger.    
Publié : dimanche 3 mars 2013 à 13:24 - LINFO.re - Des requins cuivre observés à La Réunion     video
Les scientifiques de l’opération CHARC ont découvert une espèce rare de requins dans les eaux réunionnaises : des requins cuivre ont été observés au large du Pic du Diable. Une exclusivité Antenne Réunion.Les requins cuivre se déplacent rarement seuls et ce sont quatre spécimens qui ont été observés en février dernier au large du Pic du Diable à Saint-Pierre. 3 femelles et un mâle ont été capturés avant d’être remis à l’eau.
C’est dans le cadre de l’opération Charc que les scientifiques ont fait cette découverte rare. Une douzaine d’espèces de requins est répertoriée dans les eaux réunionnaises, tels que les requins bouledogue, tigre, pointe blanche, marteau ou encore guitare.
Mais jusqu’à présent , aucun requin cuivre n’avait été observé à La Réunion. Les scientifiques n’ont pu les marqués car ce n’est pas dans les prérogatives de l’opération CHARC. Les scientifiques ont néanmoins pu photographier les ailerons et les dents des requins. Ces clichés ont été envoyés à des spécialistes pour confirmation.
Une expérience inédite également pour l’équipage du Wayan qui participation à l’opération de marquage. Les pêcheurs affirment que ces requins cuivre ont un comportement beaucoup plus nerveux que les autres requins auxquels ils ont été confrontés.    
 

Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain mardi 19 Mars 2013 de 13h00 à minuit secteur Saint Gilles / Saint Paul (zones A/B) . Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera aujourd'hui jeudi 14 Mars de 14h00 à minuit secteur Saint Pierre ainsi que demain vendredi 15 Mars 2013 dans le même secteur. Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.
L'opération de prélèvement dans le cadre de l'étude Ciguatera sera effectuée le mardi 12 mars 2013 en fin d'après midi dans le secteur de Ouest, St Gilles et baie de St Paul.
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera aujourd'hui mercredi 06 Mars de 14h00 à minuit secteur Etang-Salé (zones E/F). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera ce jour mardi 05 Mars de 14h00 à minuit secteur St Gilles/St Paul (zones A/B). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain vendredi 01 Mars de 14h00 à 01h00 secteur Etang-Salé (zones E/F). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Nous vous informons que la sortie "marquage requin" prévue aujourd'hui à 14h00 est annulée compte tenu des conditions météorologiques trop défavorables.Elle sera reportée demain le mercredi 27 février de 14h00 à minuit,
secteur Saint-Paul / Saint-Gilles (zones A/B)

Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera ce jour mardi 26 Février de 14h00 à minuit secteur Saint Paul / Saint Gilles (zones A/B)Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.
Vous êtes informés que des opérations de sur le risque requin se dérouleront aujourd’hui jeudi 21 février 2013 à partir de 16h00 en secteur A et B.

Le 18 mars 2013 - Mail de Jacques MICHEL - Préfecture de La Réunion - Cabinet - Etat Major de Zone et de Protection Civile de l'Océan Indien - Adjoint "politique des risques" au Chef d'Etat Major - tel : 02 62 40 76 79 - Fax : 02 62 40 74 40 -
mail : jacques.michel@reunion.pref.gouv.fr
le compte rendu de la dernière réunion du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R), signé par M. le Préf

Liberté • Égalité • Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PREFET DE LA REUNION Préfecture
Cabinet
État major de zone
et de protection civile
de l'océan Indien

1. Introduction
Intervenant principal M. le Préfet
M. le Préfet ouvre la séance en rappelant que le risque requin à La Réunion ne constitue pas un risque « nouveau ». A ce titre, une cinquantaine d'attaques a été recensée depuis le début des années 80. Toutefois, en 2011, pour tenir compte de leur répétition et de leur gravité, et bien que toutes les attaques enregistrées se soient déroulées dans la bande des 300 mètres (où les maires disposent d'un pouvoir de police spécial au titre de l'article L 2213-23 du code général des collectivités territoriales), les services de l'Etat ont décidé de s'investir plus spécifiquement dans la réduction du risque requin.
Un plan d'actions a ainsi été défini. Ce plan combine plusieurs types de mesures : mesures de police, mesures organisationnelles (création d'instances de pilotage), mesures de protection et mesures économiques (octroi de subventions et de différés de paiement d'impositions et de cotisations fiscales et sociales).
Dans le cadre de la prévention et de la réduction du risque requin, au coeur de l'action de l'Etat, deux priorités ont été affirmées :
l'amélioration de la connaissance scientifique, avec notamment le financement de l'étude CHARC (menée par l'IRD),
la consolidation des procédures d'alerte et de secours.
DATE :
jeudi 14 février 2013
RÉDACTION :
Jacques MICHEL,
EMZPC01
LIEU DE LA RÉUNION :
Amphithéâtre de l'IAE
24-26 av. de la Victoire
St Denis
OBJET : r réunion du comité réunionnais de réduction du risque requin
PRÉSIDENCE : M. Jean-Luc MARX, Préfet de La Réunion
1

Les communes se sont par ailleurs chargées du volet « sécurisation de la baignade » et de l'information préventive du public, conformément aux dispositions de l'article L 2213-23 du CGCT précité.
L'ensemble des acteurs concourrant à la réduction du risque requin a été associé au sein du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R), qui se réunit ce jour pour la deuxième fois.
M. le Préfet rappelle que l'une des prescriptions émises par la mission interministérielle est de mettre fin au dispositif des vigies requins immergées financé par des contrats aidés, en raison, d'une part, des risques encourus par ces vigies (risques non évalués et pris dans le cadre d'une expérience unique) ; d'autre part, de la précarité du statut de « contrat aidé » dans lequel s'exerce cette mission. De ce fait, les conditions d'attribution des nouveaux contrats aidés excluent explicitement dès 2013 l'emploi de vigies requins immergées. Toutefois, le non-accompagnement par l'Etat des vigies requins immergées ne remet pas en cause la surveillance du plan d'eau par des moyens nautiques. Par ailleurs, si le contrat aidé ne constitue pas un cadre juridique satisfaisant pour l'exercice de cette activité, rien n'interdit la poursuite des vigies requins immergées sous une autre forme juridique (contrat de droit commun par exemple). L'Etat rappelle que la plus grande vigilance s'impose dans l'encadrement d'une telle fonction eu égard au risque encouru.
2. Présentation de la méthodologie mise en oeuvre depuis 2011
dans la prévention du risque requin
Intervenant principal M. Le Bianic, directeur du CROSS Réunion
M. Le Bianic rappelle que la gestion spécifique du risque requin à La Réunion a débuté en juillet 2011 avant d'être renforcée suite aux attaques de l'hiver austral 2012.
La table ronde, tenue en mairie de Saint-Paul le 25 juillet 2011, s'est traduite par la mise en place de 3 ateliers thématiques, consacrés à :
l'amélioration de la connaissance scientifique du risque requin et l'identification de systèmes de protection adaptée (pilotage : DEAL et conseil régional). C'est dans le cadre des travaux de cet atelier qu'ont été lancées les études CHARC et BIOTOPE (voir points n°3 et 4).
l'information des populations et la prévention du risque (pilotage : commune de Saint-Paul). Dans le cadre de ce groupe de travail, des panneaux d'information ont été mis en place sur les sites non surveillés, une signalétique spécifique a été élaborée et des filets de protection ont été mis en place.
la gestion opérationnelle du risque (pilotage CROSS et services de secours), notamment par la consolidation des procédures d'intervention des moyens de secours terrestres et maritimes, ou bien encore par la mise en place d'un réseau d'observations partagé.
Parallèlement, un groupe de travail consacré au soutien des activités nautiques les plus exposées a été constitué, composé notamment de la Préfecture, la DJSCS, le conseil régional et les différentes ligues sportives.
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Suite aux deux nouvelles attaques des 23 juillet et 05 août 2012, faisant un décès et un blessé grave, des mesures complémentaires ont été décidées, amplifiant les actions entreprises jusqu'alors et déterminant de nouveaux modes de gestion du risque.
Parmi ces mesures complémentaires, on peut citer :
l'instauration du comité opérationnel de réduction du risque requin à La Réunion (CO4R), instance technique consultative qui se réunit chaque mois sous la présidence de Mme la sous-préfète de Saint-Paul, chargée notamment de la coordination des actions entreprises par les différents acteurs,
le partage ouvert de la connaissance du risque requin, notamment par la communication régulière des résultats du programme CHARC ainsi que la mise en ligne d'une cartographie des observations, des marquages réalisés et des données issues des stations d'écoute,
l'organisation d'un exercice de secours sur le site des Roches-Noires,
la mise en place de dispositifs de surveillance de la pratique libre du surf,
la mise en oeuvre d'un plan de prélèvement de 10 requins tigres et de 10 requins bouledogues à des fins d'analyse du risque « ciguatera » (voir point n°6).
Cette présentation de M. le Bianic est suivie d'un échange avec la salle, au cours duquel ont notamment été évoquées les questions suivantes :
- Les difficultés de la filière du surf encadré : le SYPRAL souhaite la création d'un fonds de secours interministériel pour venir en aide à la filière « surf ». Ce syndicat regrette une prise en charge insuffisante de l'impact économique de la problématique requin. Le préfet indique que même en l'absence d'un fonds de secours spécifique, des mesures de soutien économique ont déjà été mises en place. 64 mesures ont abouti notamment en faveur d'entreprises qui ont pu bénéficier soit de mesures d'étalement des dettes fiscales et sociales, soit du Fonds d'action sociale du RSI.
- La mise en place de bouées d'amarrage supplémentaires : dans le prolongement des discussions amorcées en CO4R, le groupement des professionnels de plongée émet la proposition d'installer des bouées d'amarrage supplémentaires à l'arrière des principaux spots de surf (uniquement les spots adaptés à la mise en place d'un tel dispositif). La DMSOI accueille cette proposition favorablement, précisant avoir d'ores et déjà entamé une réflexion avec les partenaires concernés par cette question.
- La nécessité de travailler davantage sur l'aléa que sur l'enjeu : PRR regrette que le travail mis en place soit excessivement concentré sur l'enjeu (la protection humaine). L'association souhaiterait que soit privilégiée une réflexion sur l'aléa, c'est à dire l'attaque de requin proprement dite, notamment par une étude des moyens permettant directement d'en réduire le nombre (prélèvement de requins, notamment). Voir point n°7.
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3. Bilan intermédiaire de l'étude CHARC
Intervenants principaux : - RI Soria (IIW)
- Fauvre, directeur de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DEAL)
M. Soria précise que les premiers résultats du programme CHARC ont été obtenus suite au marquage de 43 requins (17 requins bouledogues et 26 requins tigres), essentiellement dans la partie nord de la zone d'étude (de Trois-Bassins à Saint-Paul).
33 sites d'observation ont été recensés, entre Le Port et l'Etang-Salé. Sur les 43 requins marqués, 22 d'entre eux ont été détectés au moins 3 fois au cours de l'année 2012 (13 requins bouledogues et 9 requins tigres).
Concernant les requins tigres, l'analyse de ces premières données montre que ces derniers sont peu détectés et peu présents, ces requins semblant occuper une zone plus au large que l'aire du réseau de détection
Concernant les requins bouledogues, les résultats préliminaires obtenus tendent à démontrer que:
le nombre total moyen de détections des requins bouledogues et leur durée de résidence sont faibles (avec un taux de détection moyen de 1,3%),
la distribution spatiale de ces requins est variable selon les individus : alors qu'un quart d'entre eux semble capable d'explorer l'ensemble de la zone d'étude, d'autres sont plus « sédentaires », se contentant d'un périmètre de quelques kilomètres autour de la zone où ils ont été marqués,
les trois sites situés au large de Saint-Gilles (Cap Aigrettes, Large Saint-Gilles, Brisants) et le site des Roches-Noires, plus proche du littoral, constituent la zone principale d'observation et de résidence des requins bouledogues marqués. A ce titre, la partie la plus au large de cette zone semble constituer une zone naturelle de repos « dortoir » diurne. En revanche, le site des Roches-Noires semble davantage occupé la nuit, sauf au cours des mois de mars et septembre 2012, périodes pendant lesquelles les requins bouledogues semblent principalement occuper ce site en journée (entre 11 heures et 15 heures). Les facteurs responsables de cette anomalie dans la distribution spatio-temporelle de ces requins restent à définir, notamment par une étude des conditions environnementales du milieu.
M. Fauvre (DEAL) précise qu'il ne s'agit que de résultats préliminaires, ces tendances devant être analysées avec prudence dans l'attente de leur confirmation sur une période de temps plus longue.
Cette présentation est suivie d'un échange avec la salle, au cours duquel ont notamment été évoquées les questions suivantes :
- concernant cette supposée « aire de repos » des requins bouledogues, Océan Prévention Réunion remarque qu'il est relativement fréquent de pêcher des requins bouledogues au mois de février à proximité des Roches-Noires. Par ailleurs, ces premiers résultats posent la question de l'interdiction formelle de la pratique des activités nautiques sur ce site, lequel reste très fréquenté.
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- concernant la poursuite du programme CHARC, l'association des sports de nature considère ces résultats intéressants (bien qu'ils doivent être confirmés sur plusieurs années) et souhaite privilégier la mise en oeuvre de stratégies de protection innovantes. A ce titre, le positionnement de plongeurs en bouteille à des fins d'observation visuelle de ces requins pourrait être développé (il semblerait qu'aucune attaque n'ait jamais été recensée sur les plongeurs en bouteille). D'autres techniques innovantes de protection mériteraient également d'être expérimentées, les possibilités en ce domaine étant larges.
Toujours au sujet de la poursuite de l'étude CHARC, la société de protection pour l'environnement souhaite un élargissement de l'étude aux aspects terrestres, notamment une prise en compte des rejets provenant du littoral Ouest de l'île suite aux périodes de fortes pluies, qui pour l'année 2012 pourraient correspondre aux mois de mars et septembre (périodes lors desquelles une occupation diurne du site des Roches-Noires par des requins bouledogues a été observée).
A la question posée concernant les impacts terrestres sur les bassins versants du littoral, le DEAL indique qu'une des actions du livre bleu de la mer porte sur la gestion intégrée de la mer et du littoral et qu'elle sera de nature à poser le diagnostic.
4. Etude sur les moyens de protection
Intervenante principale : Mine Couapel-Sauret, vice-présidente du conseil régional de La Réunion
Mme Couapel-Sauret rappelle que la participation de la Région au programme d'actions de réduction du risque requin a constitué un investissement de 300 000 € en 2012. Elle précise que la disparition de la filière du surf encadré à La Réunion n'est pas acceptable et souhaite qu'en 2013, des projets véritablement innovants soient étudiés. A cette fin, le conseil régional se propose de mettre en place un régime d'aide financière spécifique afin de contribuer à la mise en place de projets technologiquement innovants. La répartition de cette aide financière entre les différents porteurs de projets s'effectuera conformément à la réglementation de la Réserve Nationale Naturelle Marine après avis du CO4R
Mme Couapel-Sauret laisse ensuite la parole au cabinet d'étude BIOTOPE, chargé par la Région d'effectuer une étude sur les dispositifs de protection liés au risque requin.
L'objectif principal de cette étude est de procéder à une analyse critique et argumentée des moyens de protection ayant fait preuve d'une réelle efficacité dans le monde, afin d'estimer de la faisabilité de ces différentes techniques de protection à l'échelle locale et de parvenir, à terme, au test d'un ou plusieurs de ces dispositifs de protection à La Réunion.
A l'échelle mondiale, plusieurs dispositifs de protection ont été étudiés, tant dans le domaine de la prévention (signalétique, panneaux, shark sighting), de la surveillance du plan d'eau (vigies requin, surveillance aérienne), de la protection collective (filets maillants, enclos de baignade, notamment) et de la protection individuelle (répulsifs électriques, chimiques, acoustiques).
A l'échelle locale, un séminaire a notamment été organisé les 10 et 11 octobre 2012, aboutissant à l'adoption d'un programme de mesures articulé autour de 6 modules :
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e 3 modules principaux :
module « prévention, éducation, information » (budget : 150 000 à 200 000 € sur 5 ans), dont l'objectif est de définir des moyens de protection adaptés, des actions de communication ciblées en lien avec le risque requin et de promouvoir l'éducation des différents publics sur ce risque,
module « surveillance – sécurité » (budget : 1 à 1,5 M € sur 5 ans), chargé de définir les moyens de surveillance les plus adaptés pour prévenir le risque d'attaque (surveillance terrestre, surveillance « vigie » notamment) et de garantir une prise en charge rapide et efficace des victimes d'attaque (établissement, diffusion et application d'un protocole d'intervention des secours en cas d'attaque, formation des différents intervenants, etc...),
module « protection des usagers » (budget : 1 à 1,5 M € sur 5 ans), dont l'objectif est de définir les moyens de protection les plus adaptés pour la protection des usagers des zones jugées sensibles et fréquentées par les requins les plus dangereux (baigneurs, surfeurs).
e 3 modules transversaux complémentaires :
module « coordination – gouvernance » (budget : 200 000 € sur 5 ans), chargé notamment de mettre en place une structure opérationnelle de coordination pour la mise en place et le suivi de l'ensemble des mesures de réduction du risque requin,
module « connaissance » (budget 500 000 à 700 000 € sur 5 ans), dans lequel s'inscrit le programme CHARC ainsi que différentes études visant à mieux connaître le risque requin (étude des bassins versants, étude sociologique sur la perception du risque requin),
module « innovation et technologie » (budget : 700 000 € sur 5 ans), dont l'objectif est de dégager des solutions novatrices pour la réduction du risque requin, parmi lesquelles on peut citer : la géolocalisation acoustique, les systèmes de vigies aériennes, la protection collective électromagnétique, le développement d'une application participative pour smartphone, le suivi sous marin avec sonar, etc...
5. Mesures mises en oeuvre par les communes
Intervenants orinCIPCIIIX - Mine Rivière (commune de Trois Bassins) - M. Séraphin (commune de Saint-Paul)
La mairie de Trois Bassins précise que des réunions régulières ont été organisées au sujet du risque requin avec notamment les écoles de surf. Par ailleurs, deux associations ont accepté de porter l'action « réduction du risque requin ». L'une d'entre elles a ainsi été dotée d'un zodiac, l'autre le sera prochainement. La commune fait part de son inquiétude concernant la non-reconduction du dispositif des vigies immergées (voir point n°1) et rappelle que des solutions à court terme doivent impérativement être dégagées compte tenu de la fréquentation quotidienne du sport de surf communal.
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La mairie de Saint-Paul s'interroge sur les raisons ayant conduit la mission interministérielle à invalider le dispositif des vigies immergées. Bien qu'il s'agisse d'une décision ministérielle qui s'impose aux représentants locaux de l'Etat, M. Séraphin souhaite un accompagnement de l'Etat sur cette question, notamment afin de faire prendre conscience aux autorités ministérielles de l'utilité de cette mesure.
M. le Préfet rappelle qu'1,4 M € ont été investis dans la réduction du risque requin depuis 2011. S'agissant du dispositif des vigies immergées, M. le Préfet déclare être favorable à l'évaluation par les acteurs concernés, de l'efficacité de cette mesure, précisant que ce bilan aura davantage de poids (notamment auprès des instances ministérielles) s'il est réalisé par une autorité indépendante.
6. Opération réévaluation du risque « ciguatera »
Intervenant principal M. Courtois, chef du service des affaires économiques (DMS01)
M. Courtois rappelle que l'objectif de cette étude consiste à réévaluer le risque sanitaire de la consommation de certaines espèces de poissons, notamment les requins bouledogues et les requins tigres (interdits de commercialisation depuis 1999 à La Réunion par arrêté préfectoral ).
Pour ce faire, le prélèvement de 9 requins tigres, de 10 requins bouledogues et de dizaines d'autres espèces dites « sentinelles » (carangues, barracudas) a été décidé aux fins d'analyse et de détection de certaines biotoxines, dont la ciguatera, susceptibles de provoquer de graves intoxications alimentaires. Cette opération est dotée d'un budget de 38 600 C.
A ce jour, 8 requins tigres ont été prélevés. Deux requins tigres, marqués dans le cadre du programme CHARC, ont été relâchés vivants. Deux autres se sont échappés après avoir mordu à l'hameçon. Aucun requin bouledogue n'a pu être prélevé à ce jour. Les échantillons prélevés sont actuellement stockés dans les congélateurs de l'ARVAM dans l'attente de leur analyse.
Cette analyse s'effectuera sur la base d'un protocole basé sur la méthode officielle de bio-essais sur des souris pour la détection des ciguatoxines dans les poissons.
S'agissant de la première phase, les prélèvements seront conduits jusqu'au 20 juin 2013 (9 requins bouledogues et un requin tigre restent à prélever, de même que certaines espèces sentinelles manquantes).
Le rendu des premiers résultats de l'étude est attendu pour septembre 2013. En fonction de ces premiers résultats, une deuxième phase d'étude pourrait être engagée, avec un soutien financier par le Fonds Européen pour la Pêche (FEP).
7. Réflexion sur les mesures à prendre suite à une attaque
Intervenant principal : AI Lever!, directeur de la mer sud océan indien (DMS01)
M. le Préfet a chargé la DMSOI d'engager une réflexion sur les mesures qui pourraient être prises immédiatement après une attaque, parmi lesquelles le prélèvement du (ou des) requin(s) responsable(s) de la-dite attaque. Cette question constitue un élément de clivage dans l'opinion, notamment s'agissant de la question de la légitimité de prélever un requin présumé coupable d'une attaque.
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Les arguments en faveur d'une telle légitimité pourraient être :
l'enjeu pour la victime, sa famille ou ses proches : un tel prélèvement faciliterait le travail psychologique de la victime rescapée d'une attaque, de même qu'il aiderait ses proches à faire leur deuil en cas de décès,
l'intérêt supérieur pour la vie humaine par rapport à celle d'un animal auteur d'une attaque sur l'homme,
la protection des requins, qui se verraient ainsi protégés des éventuelles sur-réactions de la population suite à une attaque (prélèvement massif de requins en « représailles », notamment).
A l'inverse, d'autres arguments tendraient à démontrer le caractère illégitime d'un tel prélèvement immédiat :
la difficulté d'identification du spécimen véritablement à l'origine de l'attaque,
l'absence de preuves selon lesquelles le requin auteur de l'attaque est plus dangereux qu'un autre, ou bien encore attestant de l'utilité d'éliminer un requin au regard du risque de nouvelles attaques,
l'absence de légitimité à prélever le requin auteur d'une attaque considérant que ce dernier évolue dans son milieu naturel, son comportement ne pouvant dès lors être qualifié de « déviant » ou d' « anormal ».
M. le Préfet souhaite que cette question soit étudiée dans le cadre du CO4R par un groupe de travail spécifique, chargé notamment de débattre des éventuelles conditions de mise en oeuvre de cette mesure (identification du spécimen auteur de l'attaque, conditions « dignes » de prélèvement de ce dernier et recherche éventuelle de solutions alternatives telles que l'éloignement du requin plutôt que son prélèvement). M. le Préfet invite tous les acteurs souhaitant intégrer ce groupe de travail à se rapprocher de la DMSOI.
Cette présentation est suivie d'un échange avec la salle, au cours duquel a notamment été évoquée la question de l'absence d'interdiction générale de pêche des requins tigres et bouledogues. Il est toutefois précisé qu'il existe des interdictions spécifiques, notamment en fonction de l'espèce (certaines d'entre elles étant protégées, ce qui n'est le cas ni du requin tigre, ni du requin bouledogue) ou du lieu de pêche (réglementation spécifique, voire interdiction, de la pêche au sein de la réserve marine).
* * * * * * * *
En conclusion, M. le Préfet remercie l'ensemble des participants pour le climat constructif dans lequel s'est tenu ce comité et pour la qualité des propositions émises par les participants.
M. le Préfet remercie plus particulièrement Mme la vice-présidente du conseil régional pour sa volonté de soutenir financièrement tout projet innovant de réduction du risque requin. La faisabilité technique de ces différents projets sera étudiée dans le cadre du CO4R.
Par ailleurs, certains participants ayant évoqué les difficultés économiques que rencontrent actuellement les entreprises affectées par le risque requin, M. le Préfet précise que les propositions qui seront effectuées sur ce sujet seront étudiées par les services de l'Etat.
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Enfin, M. le Préfet invite tous les acteurs souhaitant intégrer le groupe de travail chargé de définir les actions immédiates à mettre en œuvre en cas d'attaque à se rapprocher de la DMSOI.
L'ordre du jour étant épuisé, M. le Préfet lève la séance.
Diffusion : liste des participants (en annexe)
Fait à Saint-Denis, le HAR 2013
Le Préfet
Jean-Luc MARX
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Zinfos974.com - Mardi 19 Mars 2013 - 17:34 - LG - Sécurité sur les spots : Les surfeurs s'entraident via le "projet SMS"
Les surfeurs s'organisent pour leur sécurité. Après la chaîne d'alerte prise en main par les autorités et filtrées par le CROSS, le "projet SMS" est prêt à être lancé par le Surfclub des Roches noires.

Celui-ci consiste à solliciter l'esprit d'entraide de chaque surfeur, quel que soit son spot de pratique. L'inscription est gratuite. Il s'agit pour tous les surfeurs qui souhaitent collaborer de détailler en quelques lignes l'état de la qualité de l'eau du spot sur lequel ils ont surfé quelques minutes auparavant.
"Imaginons que je surfe à telle heure sur tel spot. Une fois que j'ai terminé ma session, je n'ai aucun moyen de mettre au courant les autres surfeurs qui viendront surfer après moi sur le même site. Cela peut donner lieu à des infos sur la présence de têtes de poissons, d'une eau sale etc… Ce système permet à chaque surfeur, dès qu'il sort de l'eau, d'envoyer un texto qui est redirigé vers un opérateur qui traitera cette info pour ensuite la redistribuer vers toutes les personnes qui souhaitent être informées. Aujourd'hui, chaque surfeur découvre finalement le soir en rentrant chez lui, sur Facebook, ce qui s'est passé dans la journée", bref, un peu tard explique Nicolas, trésorier du Surfclub des Roches noires.
A la recherche d'un opérateur téléphonique
Ce protocole se veut le plus basique possible, via des SMS limités à 168 caractères, tout simplement pour s'affranchir des différentes versions des smartphones actuels qui pourraient créer des conflits selon les plateformes GSM utilisées. Avec ce système basique de SMS, l'information relayée se veut concise.
"Le serveur créé par l'équipe de développeurs du Surfclub des Roches noires est prêt", assure Nicolas. Reste désormais à solliciter un opérateur de téléphonie de la place pour l'ouverture d'un compte SMS illimité qui permettra au projet de vivre. "La gratuité pour les usagers est la condition à la participation la plus large possible, voilà pourquoi nous espérons un geste d'un opérateur qui, contre des annonces publicitaires gratuites sur notre site, pourrait nous aider en ce sens", explique-t-il. "Nous recherchons un partenaire actuellement", concède Laurent, membre du club.
La mise en place des alertes SMS est concomitante à la création d'un site plus alléchant pour le Surfclub des Roches Noires, avec un espace d'échanges via un forum et un fil d'actualité plus étoffé. Le Surfclub des Roches Noires, c'est un club qui, rappelons-le, "a vu passer les Jérémy Florès, Romain Cloître ou Hugo Savalli entre autres, bref un petit club mais avec des champions de renommée internationale", ajoute Laurent.
   
Clicanoo.re - publié le 20 mars 2013 - 05h40 - La Cites renforce la protection des requins
Réunie la semaine dernière à Bangkok pour sa 16e conférence, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (Cites) a renforcé la protection des requins à l’échelle mondiale. Cinq nouvelles espèces ont été inscrites à l’annexe II de la convention qui soumet les ventes à régulation et autorisations. Sont désormais "protégées" trois espèces de requins marteaux (halicorne, grand et lisse), le requin-taupe commun et le requin océanique, dit longimane. C’est d’ailleurs celui qui est le plus susceptible d’être observé dans la zone, bien qu’au large et non près des côtes. La Cites s’engage par ailleurs à renforcer les différentes règles nationales et régionales qui interdisent le shark finning, soit une technique de pêche qui consiste à couper les ailerons des requins avant de rejeter les carcasses souvent encore vivantes à la mer. Une pratique déjà interdite par exemple par l’Union Européenne mais dont le contrôle reste et restera extrêmement difficile. Selon des ONG environnementales, 100 millions de squales seraient pêchés dans ce but chaque année dans l’ensemble des océans. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a profité de cette réunion de la Cites pour rappeler que 143 espèces de requins étaient toujours menacées d’extinction.
Clicanoo.re - publié le 20 mars 2013 - 05h50 - Les marquages de requins bientôt terminés
L’équipe du programme Charc totalise 74 requins marqués. Ne reste qu’une dizaine de spécimens à équiper avant de procéder à de nouveaux relevés des stations d’écoute. L’IRD passera ensuite à d’autres volets du projet.
 
MER
39 requins tigres, 35 requins bouledogues, l’équipe du projet Charc totalise aujourd’hui 74 spécimens marqués et touche presque au but fixé, faut-il le rappeler à 80 squales. "Si ça continue à bien fonctionner comme c’est le cas en ce moment, on devrait avoir terminé fin mars début avril", confirme Antonin Blaison, en charge des campagnes de marquage. En moyenne, pêcheurs et scientifiques parviennent à capturer et équiper deux requins par sortie depuis le mois de février. Ils ont notamment fait des sorties fructueuses dans le sud de l’île où 7 bouledogues et 1 tigre ont pu être marqués ces dernières semaines. L’équipe rattrape donc en partie le retard accumulé au début des campagnes l’an dernier, lorsque les techniques de pêche étaient encore en rodage et que le matériel tardait à être livré. L’IRD a même anticipé sur une des prochaines phases du projet en équipant deux requins de balises satellites. Des boîtiers qui émettront la position des deux spécimens systématiquement dès que ceux-ci remonteront en surface. Fréquemment pour le tigre, peut-être plus rarement pour le bouledogue. Un système qui permet d’engranger des informations plus rapidement qu’avec les relevés périodiques des stations d’écoute.
De nouveaux marquages pour le tracking
Le déploiement de celles-ci est d’ailleurs quasiment terminé. Les 45 stations prévues au début du programme sont déjà installées entre le Port et Saint-Pierre (40 à la côte, 5 sur des DCP). Une station supplémentaire a d’ailleurs été posée à la sortie du port de Sainte-Marie et une autre devrait l’être bientôt à Sainte-Rose. Le dispositif sera complètement bouclé avec des récepteurs qui seront enfin posés sur le sec de Saint-Paul, une zone dans laquelle les pêcheurs signalent et pêchent régulièrement les deux espèces de requins en question. Une fois que tous les quotas attendus seront atteints, les scientifiques pourront se consacrer à l’étude des données. Celles fournies par les balises acoustiques d’abord. Un relevé devrait être effectué fin mai début juin et rendu public dans les semaines suivantes. Les informations seront ensuite couplées avec les éléments fournis par d’autres types de capteurs, des sondes environnementales qui mesurent différents paramètres comme la température ou la salinité de l’eau.
Dans le même temps, autour du 10 mai, l’équipe de Charc devrait également tester un autre dispositif, le tracking. "Le principe c’est de marquer un requin et de le suivre avec la station d’écoute à bord du bateau, explique Antonin Blaison. Ça permet de savoir où il se trouve 24 heures sur 24 pendant plusieurs jours. On a une vision 3D de ses mouvements et on peut aller plus loin dans l’interprétation de son comportement, ses temps de chasse, de repos etc.... On espère confirmer qu’il y a bien une zone de repos au large de Saint-Gilles et pourquoi pas en découvrir d’autres". Le tracking a notamment permis de mieux connaître les habitudes d’autres espèces, notamment celles du requin blanc en Afrique du sud.
Lancé fin 2011 pour une durée initiale de deux ans, le programme Charc devrait être prolongé au-delà de cette fin d’année, jusqu’au second semestre 2014 a minima. Date à laquelle des indications devront être données en terme de prévision et de gestion du risque requins.                      Romain Latournerie
 
Clicanoo.re - publié le 20 mars 2013 - 05h52 - Les "pêches ciguatera" à mi-chemin
Du côté du Comité régional des pêches, chargé d’évaluer le risque de contamination à la ciguatera, les prélèvements se poursuivent plus lentement. En fin d’année dernière, neuf requins tigres sur les dix requins avaient été pêchés, contre aucun requin bouledogue. Et après plus de deux mois d’interruption, les équipages missionnés ont repris l’activité il y a quelques jours mais sans succès. Restent donc toujours dix bouledogues et un tigre à pêcher. "Avec la chaîne logistique que cela implique, c’est très compliqué", reconnaît David Guyomard pour le CRPMEM. Pour mémoire, ces "pêches scientifiques" nécessitent l’usage d’un bateau de collecte dès qu’un requin est sorti de l’eau. Charge à cette embarcation de ramener la carcasse dans un local spécialisé où doivent l’attendre un vétérinaire agréé et des scientifiques de l’université qui procèdent aux différents prélèvements de tissus et matières, puis aux mesures anatomiques. Autant dire que réunir l’ensemble de ces acteurs ne se fait pas sans difficulté. Seuls deux équipages de pêche sur les quatre prévus participent d’ailleurs au programme.
En parallèle, le CRPMEM procède tout de même aux prélèvements sur les quatre autres espèces de poisson concernées par ce dépistage ciguatérique. "Nous collectons les poissons auprès des pêcheurs. Nous avons déjà les 10 carangues grosse tête, 5 grand-queues et 3 barracudas", assure encore David Guyomard. La quatrième espèce ciblée, le vara vara (Lutjanus bohar) n’étant que très peu pêché dans la zone, il devrait être supprimé de la liste et remplacé par d’autres espèces que le CRPMEM aimerait voir affranchies des contraintes de pêche. Quoi qu’il en soit, les deux campagnes de prélèvements doivent être achevées en juin prochain. Pour le moment, les échantillons des tout premiers requins prélevés dans ce cadre en octobre dernier, n’auraient semble-t-il, pas été encore analysés    R. Lt.
Zinfos974.com - Samedi 23 Mars 2013 - 18:59- Alerte au requin à l'Etang-Salé
Le drapeau rouge requins a été hissé en cours de matinée, samedi, sur la plage d'Etang-Salé, d'après nos informations.
Hier matin, alors qu'un cours de l'école de surf avait lieu sur la plage de l'Etang-Salé les Bains, trois vigies requins sécurisant la session de surf ont aperçu une ombre suspecte, faisant penser à un squale.
Par précaution, ils ont alors aussitôt déclenché l'alerte requin. Les surfeurs et autres baigneurs ont été évacués hors de l'eau, le drapeau rouge requins a été hissé et le panneau "danger requins" mis en place.
La baignade et les activités nautiques sont interdites jusqu'à nouvel ordre.

Zinfos974.com - Jeudi 4 Avril 2013 - 14:36 - L’ombrine péi fait ses adieux à la Réunion au prix de 8,90 €/kg
L'ARDA (Association Réunionnaise de Développement de l'Aquaculture), annonce dans un communiqué "la vente exceptionnelle de 3 tonnes d’ombrines suite à la fermeture définitive de la société aquacole des Mascareignes" au prix de 8,90 €/kg au lieu de 13€/kg habituellement :
Parfois le malheur des uns fait le bonheur des autres. Dans un contexte économique difficile pour les entreprises et la population, l’ARDA annonce la vente exceptionnelle de 3 tonnes d’ombrines suite à la fermeture définitive de la société aquacole des Mascareignes.
L’ombrine extra fraiche produite dans la baie de Saint-Paul est vendue depuis ce matin et pendant 3 jours au prix exceptionnel de 8,90 euros/kg au lieu des 13 euros/kg habituel. Soit une baisse de plus de 35 % sur le prix.
L’objectif est de faire profiter les Réunionnais de ce poisson recherché, de très bonne qualité nourri à partir d’aliments issus de l’agriculture biologique.
En ces temps de crise, c’est une aubaine pour le consommateur. L’ombrine est très gustative et à ce prix là elle est beaucoup moins chère que tous les poissons frais du secteur. Il est disponible dans les jumbo score et carrefour de l’île de la Réunion pendant 3 jours.
L’approvisionnement se fera au fure et à mesure des ventes afin de garantir un poisson d’une fraicheur incomparable.
Appartenant à la même famille que le maigre, l'ombrine est aussi connue sous le nom de Tambour Rouge, en référence aux sons qu'elle émet ressemblant à des tambourinements. L'ombrine, un délicieux poisson blanc à la chair ferme et délicate, de couleur blanche à la texture moelleuse. Les connaisseurs la comparent au bar ou au maigre, mais avec une saveur plus douce. C’est donc un poisson qui s’adapte à toutes sortes de préparations culinaires et offre une grande variété d’utilisation (filet, entier…).
Sur le plan nutritionnel, on retrouve toutes les qualités apportées par un poisson de mer avec une grande richesse en acides gras de type Omega-3, des vitamines, des oligo éléments et des protéines. C’est donc un aliment essentiel pour une alimentation équilibrée.
Son élevage en mer a été extrêmement précis et contrôlé. Les ombrines sont nourries en mer à partir d’aliments certifiés (label rouge, agriculture biologique). Cette alimentation est un équilibre entre du poisson, du végétal et des compléments nutritionnels. N’oublions pas qu’à l’état sauvage, l’ombrine est une espèce carnivore et il est important de retrouver dans son alimentation une origine à base de poisson.

Clicanoo.re - publié le 28 mars 2013 - 08h04 - Le sort de la ferme aquacole en suspens
TRIBUNAL DE COMMERCE

Après 5 années d’activité inégale, la Société aquacole des Mascareignes (SAM) est au bord du gouffre. Avec un passif estimé à 20 000 euros, la ferme marine ne cesse de perdre du chiffre d’affaires selon son dirigeant Patrick Hoareau. Le 3 octobre dernier, le tribunal de commerce de Saint-Denis avait donc prononcé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde sur sa demande.
Persuadés de pouvoir relancer l’activité, les quatre salariés de la SAM avaient déposé une offre de reprise il y a quelques mois. Mais ce projet ne verra finalement pas le jour. Faute de conditions satisfaisantes d’approvisionnement en poissons juvéniles avec l’Arda (Association réunionnaise pour le développement de l’aquaculture), par ailleurs actionnaire de la SAM, les salariés ont préféré renoncer. « Il fallait que plusieurs conditions soient réunies pour que nous puissions poursuivre ce projet. La première était que les actionnaires nous aident ce qu’ils ont fait avec un abandon de créances (200 000 euros) et une cession de leurs parts (d’un montant de 100 000 euros, ndlr) pour un euro symbolique. La semaine dernière, l’Arda nous a soumis un contrat. Mais pour nous, l’approvisionnement régulier en juvéniles n’était pas assuré », explique Pascal Parisse, technicien à la SAM. Les salariés réclamaient en effet un contrat sur 5 ans alors que l’Arda, présidée par Pierre Bosc, n’a souhaité s’engager que sur trois ans.
Hier, salariés et dirigeant ont demandé la liquidation judiciaire de l’entreprise. Cette décision de dernière minute a surpris l’administrateur judiciaire, Me Baron, tout autant que le mandataire, Me Badat. Problème, la ferme marine n’est pas une société comme les autres. Implantée en baie de Saint-Paul, dans un site classé, elle tombe sous le coup de réglementations environnementales très strictes qui imposent notamment la remise en état des lieux. Sans compter que trois tonnes de poissons, essentiellement de l’ombrine, nagent encore dans les cages. Mais la SAM n’a pas les fonds nécessaires actuellement pour procéder au démantèlement des installations d’élevage. L’objectif est désormais d’arriver à vendre rapidement les poissons en stock pour pouvoir payer les frais de démantèlement.
Face à la complexité du dossier, les juges du tribunal de commerce ont préféré s’accorder un délai de réflexion. Le tribunal a donc décidé hier de renvoyer le dossier au 10 avril                        E.M   

Zinfos974.com - Lundi 8 Avril 2013 - 11:24 - LGL'IRD marquera finalement 86 requins au lieu de 80
A ce jour, l'IRD a marqué 77 requins, soit 39 tigres pour 38 bouledogues. Elle salue à ce titre l'apport des apnéistes sur le marquage plus délicat des bouledogues. Six l'ont été selon cette méthode d'approche sous-marine, au plus près de l'animal.
L'objectif des 80 marquages de requins prévu en octobre 2011 sera légèrement rehaussé. La faute à la durée de vie limitée des premières balises utilisées. Prochainement, les premiers requins taggés deviendront muets car la durée de vie des balises utilisées au début de CHARC était de un an et demi. Les nouvelles balises dont l'équipe dispose depuis juin 2012 durent cette fois-ci deux ans.
Le dernier relevé de décembre 2012 faisait apparaître 13 requins bouledogues détectés sur les 17 marqués à l'époque et neuf tigres seulement sur les 26 marqués. Si la mort ou la pêche des requins marqués pourrait expliquer un certain nombre de perte de traçabilité, leur éloignement des côtes peut également expliquer le phénomène.
C'est justement pour tenter d'expliquer encore plus distinctement leur trajet que les données de toutes les stations seront récupérées fin avril.
Le tracking prend en chasse le requin
Le déploiement des stations d'écoute n'est lui aussi pas complet, mais proche de l'être. 42 stations ont été disposées sur tout le flanc Nord-Ouest-Sud, du port de Sainte-Marie jusqu'à, prochainement, une autre au large du port de Sainte-Rose. Deux stations supplémentaires devaient être placées sur des dispositifs de concentration de poissons. Fort heureusement, leur installation n'avait pas été faite, souffle un membre de l'IRD, car "ces DCP ont disparu au moment de Felleng".
Le calendrier de l'IRD passe aussi par l'annonce d'un marquage un peu spécial : le tracking. Au lieu d'attendre que le requin passe à proximité d'une station d'écoute, une équipe suivra les déplacements de l'animal avec la station embarquée sur plusieurs heures. Cette nouvelle approche est prévue pour la mi-mai.
Dans l'immédiat, ce sont les marquages traditionnels qui sont au centre des attentions. Les scientifiques sortent une nouvelle fois en mer cette nuit. Objectif désormais : 86 requins marqués.
   

Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés que des opérations de prélévements dans le cadre de l'étude ciguatera se dérouleront aujourd'hui mercredi 10 avril 2013 de 16h00 à minuit en secteurs A-B et C, de l'Ermitage à la baie de Saint Paul (sous réserve des conditions
météorologiques). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS durant l'opération dans les conditions habituelles.

Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain lundi 08 avril de 14h00 à minuit secteur Saint-Gilles Saint-Paul (zones A/B). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Vous êtes informés que des opérations de prélévements dans le cadre de l'étude ciguatera se dérouleront aujourd'hui mercredi 03 avril 2013 de 16h00 à minuit en secteurs A-B et C, de l'Ermitage à La Baie de St Paul
(sous réserve des conditions météorologiques).

L'opération de prélèvement dans le cadre de l'étude Ciguatera sera effectuée aujourd'hui de 16h00 à 02h00 dans le secteur de St Gilles (zones A,B).
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain mardi 26/03/2013 de 14h00 à minuit secteur Saint Pierre (zones G)
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera mercredi 27/03/2013 de 14h00 à minuit secteur Saint Pierre (zone G)

Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain dimanche 24/03/2013 de 14h00 à minuit secteur Etang-Salé / Aviron (zones E). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

L'opération de prélèvement dans le cadre de l'étude Ciguatera sera effectuée le jeudi 21 mars 2013 à partir de 16h00 dans le secteur Ouest, de St Gilles à St leu (zones A,B,C,D). Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.
Clicanoo.re - publié le 12 avril 2013 - 05h30 - Sécurisation des surfeurs : des vigies équipées en attendant mieux
Où en est-on dans la protection individuelle et collective des surfeurs contre les attaques de requin ? Depuis décembre 2011, le protocole validé par les autorités repose davantage sur une sécurisation humaine que matérielle. Sept clubs de surf font actuellement appel à des vigies sous-marines équipées de shark shields - non allumés - et de fusils mouchetés pour sécuriser les spots lors des entraînements et des compétitions.
La Région a financé l’acquisition de 25 répulsifs anti-requins au profit de la Ligue réunionnaise de surf. "Les vigies les utilisent en mode éteint, indique Robert Boulanger, son président. A ma connaissance, ces shark shields n’ont encore jamais servi. Sur les huit derniers mois, il n’y a eu que deux alertes pendant nos créneaux : deux requins de petite taille qui ont réussi à être repoussés au fusil".
Rappelons que l’efficacité de ces boîtiers répulsifs amarrés à la cheville ou à une planche est loin de faire l’unanimité chez les riders. Certains craignent que l’appareil ait pour effet collatéral d’attirer les squales trop près des spots.
                                    L’option des drum lines à l’étude
Faute d’alternative, et en attendant qu’une hypothétique solution infaillible jaillisse de l’étude Charc, le dispositif des vigies équipées est donc privilégié. "Entre la présence humaine à l’eau, le matériel et le respect des bonnes conditions de pratique, on multiplie les apports de sécurité pour réduire les risques d’attaque", souligne Robert Boulanger. Pour autant, le patron du surf local reste preneur d’un dispositif de protection collective fiable.
Dans les tiroirs du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R), il y a le recours aux drum lines (lignes de pêche flottantes) pour immobiliser les requins à bonne distance des spots. "Sa mise en œuvre est à l’étude, elle pourrait aboutir d’ici à quelques mois, croit savoir Robert Boulanger. Mais il faut encore en définir les modalités. L’idéal serait de le tester en dehors des zones d’activité nautique".
Le C4R garde également un œil sur des filets de protection anti-requin nouvelle génération, actuellement en phase de test à Hawaii. Mais le coût d’un tel système n’aurait évidemment rien à voir avec les shar shields ou des palangres flottantes        V.B.
Clicanoo.re - publié le 12 avril 2013 - 05h30 - Des Bretons auraient trouvé comment repousser les requins
La société Tecknisolar-Seni, basée à Saint-Malo, a imaginé un dispositif capable d’éloigner les squales d’une centaine de mètres. Les tests menés sur des requins marteau et citron sont concluants. Elle veut tester son invention à La Réunion sous peu comme d’autres porteurs de projets.
ENVIRONNEMENT

Alors que les attaques de requin recensées à travers le monde se sont multipliées ces dernières années, notamment à la Réunion, ingénieurs et entreprises cherchent des dispositifs de défense. Les Sud-Africains ont par exemple conçu des shark shields (bouclier anti-requins), qui sont utilisés par la ligue de surf réunionnaise (lire ci-dessous). En misant sur des ondes électromagnétiques, cet appareil de quelques grammes est censé tenir le requin à une distance de huit mètres.
Ce n’est pas la seule solution qui émerge. Une société bretonne, Tecknisolar-Seni, vient d’imaginer, au bout d’un an, un nouveau dispositif pour éloigner les squales. La solution, baptisée provisoirement Dearteck (Dispositif d’éloignement anti-requins), émet à la fois une onde électromagnétique (moins puissante que celle d’un GSM) et des ultraviolets pulsés par laser. Le signal se déclenche toutes les 15 secondes dès contact avec l’eau. Pascal Barguidjian, directeur de la société basée à Saint-Malo, explique : "Le requin possède des capteurs assez exceptionnels. Il est capable de détecter la source électrique d’un poisson blessé d’extrêmement loin". L’idée est donc d’exploiter cette ultrasensibilité pour le tenir en respect. "Le système existe déjà. Il a été mis au point par l’armée américaine". La batterie, même déchargée, contribue d’ailleurs à inciter le squale à passer son chemin. L’idée de génie consiste à doubler cette protection par un perturbateur visuel. "Le requin est myope. Il fallait exploiter cette faiblesse". D’où les ultraviolets.
Les tests, menés dans deux pays, ont été effectués sur des requins citron et marteau. Quid du bouledogue ? "Le système est efficace sur tous les poissons". Il n’y a aucune raison que cette solution ne marche pas sur du bouledogue ou du grand blanc. Ces deux espèces possèdent une sorte d’électronique embarquée des plus sensibles".
Les tests ont également permis de déterminer le rayon d’action.
"En eaux claires, le dispositif agit sur un rayon de 75 m à 100 m autour du boîtier", précise Pascal Barguidjian.
                                         Une enveloppe régionale en vue
La société travaille sur sa miniaturisation afin d’ancrer, batterie comprise, le Dearteck aux ailerons des planches de surf. La solution serait également viable "pour créer des périmètres de sécurité". Des bouées, dotées de capteurs solaires, permettraient d’ancrer les dispositifs en mer. C’est une option qui paraît prometteuse pour éloigner les squales des zones de baignade et des spots de surf.
Le coût d’un boîtier oscille "entre 300 et 450 euros". Le boss de Tecknisolar martèle : "Nous avons planché sur cette problématique pour sauver des vies avant tout". Il n’empêche. Il compte bien valoriser cette découverte sur un marché à l’échelle mondiale s’annonçant juteux. Il affirme d’ailleurs avoir déjà des touches au Brésil et en Australie où il devrait commercialiser son engin "à compter de septembre". Il veut aller vite pour éviter de se faire copier par "des concurrents chinois".
Pourtant, il préfère, affirme-t-il, "proposer notre concept en premier lieu en France". Il a évidemment pensé à La Réunion, où il veut venir tester son boîtier "d’ici ay mois de juillet". Le boss de la société malouine ajoute : "Ce projet est potentiellement générateur d’une cinquantaine d’emplois localement pour assurer la chaîne de montage".
Un argument qui pourrait peser dans la balance face aux concurrents. Tecknisolar n’est évidemment pas la seule société ayant sa solution à proposer aux Réunionnais. Christophe Mattéi, surfeur aguerri et président de l’association Frères de la côte, en avait présenté plusieurs récemment (notre édition du 16 février). Quoi qu’il en soit, la Région a reçu plusieurs porteurs de projets, affirme Fabienne Couapel Sauret, vice-présidente en charge du dossier dans cette collectivité. Elle avance : "Une enveloppe exceptionnelle va être débloquée pour financer des solutions de sécurisation et de surveillance innovantes". Le projet doit encore être soumis à validation des élus régionaux "en avril ou mai", puis analysé par le comité réunionnais de réduction du risque requin. Ils devront par ailleurs respecter la réglementation en vigueur, notamment dans le périmètre de la réserve marine         Bruno Graignic

Un laboratoire et plusieurs brevets
La société Tecknisolar-Seni, créée en 1992, compte avec un bureau d’études disposant d’un laboratoire à Saint-Malo (Bretagne). Elle est spécialisée dans le traitement du signal, l’électronique informatique ainsi que la fabrication de capteurs solaires innovants. Elle conçoit et fabrique des dispositifs pour la sécurité routière, la défense, le maritime et l’automobile.
Elle a déjà plusieurs brevets à son actif dont des détecteurs de givre sur les ailes d’avion, des drones de surveillance, vestes de pompier électroniques, capteurs solaires à haut rendement, radars de surveillance maritime et terrestre, caméras de surveillance solaire…

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Zinfos974.com - Vendredi 12 Avril 2013 - 17:22 - Gabriel Kenedi - Réduction du risque requin : Après les vigies, bientôt des drumlines ?
Des drumlines de protection contre les requins devraient bientôt être testées dans la baie de Saint-Paul, annonce le Quotidien. La Cellule opérationelle de réduction du risque risque requin (C04R) doit valider la mise en place de ce test mardi prochain, lors d'une réunion.
Ce dispositif, préconisé depuis longtemps par l'Ifremer et dans une étude de la Ville de Saint-Pierre pour sécuriser le spot du Pic du Diable, est proposé par PRR avec la municipalité de Saint-Paul. "Cela permettrait de réaliser des pêches ciblées. Les drumlines ont été testées avec succès dans plusieurs pays, dont l'Afrique du Sud, l'Australie et Hawaï", nous indique Loris Gasbarre, le président de Prévention Requin Réunion, qui souligne que les drumlines sont "moins néfastes écologiquement" que les filets anti-requins classiques. D'après Loris Gasbarre, les drumlines devrait être testées "vraisemblablement loin des zones de pratiques nautiques".
              Concrètement, que sont les drumlines ?
Dans son étude sur la réduction du risque requin, qui date de 1997, l'Ifremer décrit les drumlines comme des palangres de surface munies généralement d’un hameçon unique, dressées au large des spots de surfs et des zones de baignade.
La drumline est "peu chère et facile d’utilisation" et "permet de capturer les requins inféodés à une zone et de fortement diminuer la population locale. Très sélective, elle est souvent employée en complément de filets afin d’augmenter les chances de capture. Cette méthode est aujourd’hui reconnue par la plupart des spécialistes comme la plus efficace, la plus légère en terme d’investissement et de coûts récurants et la moins dommageable du point de vue écologique. On estime qu’une dizaine de drum line protège efficacement 1 km de plage et limite donc très significativement le risque d’attaque de requins", rapporte l'étude.
Si elle se confirme, la mise en place de ce test constituerait pour PRR une deuxième bonne nouvelle, puisque l'association a vu ses vigies requins pérennisées en début de semaine par les ministères des Outremer, du Sport et de l'Intérieur.
Les vigies requins vont pouvoir être embauchées en emplois d'avenir à l'issue de leur CUI. Des contrats qui auront une durée de trois ans et qui passeront de 24h à 35h. "C'est un pas en avant", souligne Loris Gasbarre, qui rappelle que les vigies requins "ne sont qu'un rempart" dans la lutte de réduction du risque requin. Si les drumlines sont validées à l'issue de leur test par le CO4R, la Réunion aurait un rempart de plus à sa disposition.

Clicanoo.re - publié le 17 avril 2013 - 05h30 - Des haut-parleurs sous-marins pour effaroucher les requins
Jean-Bernard Galvès, plongeur chevronné, vient de créer l’association "Requin intégration". Il propose d’expérimenter un dispositif d’effarouchement acoustique pour sécuriser les spots de surf et de baignade.
MER
Même si l’émotion semble retombée, la crise requin continue de susciter des contributions visant à limiter le risque de nouvelles attaques. Nous évoquions la semaine dernière le projet d’une société bretonne qui souhaite tester dans nos eaux un système électronique novateur - le Dearteck - permettant de repousser les squales à l’aide d’ondes électromagnétiques. Jean-Bernard Galvès, orthodontiste de profession, 40 ans de plongée et "des centaines de rencontres" avec les requins, ajoute une nouvelle proposition à la liste des solutions techniques : déployer des haut-parleurs sous-marins pour simuler une forte occupation de la colonne d’eau et repousser ainsi les prédateurs.
"La meilleure façon d’effaroucher n’importe quel requin - je l’ai pratiqué sur des tigres, des bouledogues ou des blancs - est de nager vigoureusement vers lui, argumente le plongeur. Ce mouvement émet des ondes de forte pression que le requin perçoit sur sa ligne latérale. Des sons judicieusement choisis permettraient de simuler cette approche. Si le requin se sent en insécurité, il ira chasser ailleurs ".
Comment mettre en place ce répulsif acoustique ? "En fixant des haut-parleurs à des bouées amarrées sur un corps-mort. Les effaroucheurs seraient installés le matin puis récupérés le soir, pour maintenance ou recharge de batteries. Les vigies pourraient être affectées à cette fonction", détaille Jean-Bernard Galvès.
En complément, le spécialiste suggère que les surfeurs pourraient munir leur planche d’un haut-parleur équivalent, "moins gênant qu’un shark shield, puisque sans queue, et sans risque de choc électrique".
Le coût d’un tel appareillage reste à chiffrer. L’orthodontiste du Tampon propose de l’expérimenter, dans un premier temps, sur des requins appâtés, en Afrique du Sud, "pour tester leur réaction individuelle aux signaux sonores". Puis, localement, sur des squales balisés dans le cadre du programme scientifique Charc, "à l’échelle d’une zone à protéger".
                                Sortir du clivage écolos-surfeurs
Aux yeux de son défenseur, ce système ne ferait pas l’économie du respect des règles de bon sens par rapport à la mer ni du maintien d’un équilibre de la réserve marine. "En les éloignant des zones balnéaires, il faut laisser aux requins la possibilité d’aller voir ailleurs".
Jusqu’ici simple observateur de la crise requin, Jean-Bernard Galvès vient de créer l’association "Requin intégration" avec l’objectif de "concilier la préservation de la biodiversité et les activités humaines". Fort de son expérience, il défend une "approche globale" sans clivage entre les écolos et les surfeurs. "Mettons fin au débat binaire : soit on élimine les requins, soit on arrête le surf. Il est possible de concilier les aspirateurs des surfeurs, des baigneurs et la nécessaire préservation de notre environnement dans toutes ses composantes".
Jean-Bernard Galvès aimerait exposer son projet aux responsables scientifiques du programme Charc. Et le soumettre, pourquoi pas, au Comité réunionnais de réduction du risque requin qui doit se réunir cette semaine    V.B.
Zinfos974.com - Lundi 15 Avril 2013 - 16:50 - Julien Delarue - Ondes sonores: Un nouveau système pour éloigner les requins ?
Une nouvelle association baptisée "Requin intégration" vient de voir le jour. Présidée par Jean-Bernard Galvès, 58 ans et orthodontiste de profession dans le Sud, l'association veut promouvoir une nouvelle forme de "lutte" contre les requins, tout en préservant l'espèce, à travers un dispositif d'éloignement des squales basé sur les ondes sonores, rapporte le Jir dans son édition ce matin.
"L'idée de cette association est de contribuer à la protection des requins et de l'environnement tout en arrivant à concilier les activités humaines", explique en introduction Jean-Bernard Galvès. Ce dernier est un amoureux de la mer et pratique depuis plusieurs dizaines d'années la plongée et la chasse sous-marine. "J'ai une bonne pratique des requins. J'ai longtemps plongé avec eux, notamment au large de Djibouti, et certains scientifiques font appel à moi", ajoute-t-il.
Jean-Bernard Galvès voulait monter cette association depuis un an environ. la continuité de cette crise requin et les solutions proposées l'ont poussé à sauter le pas. "Dès le départ de cette crise, on pensait qu'il n'y avait que deux solutions. Soit il fallait éliminer les requins ou arrêter le surf. Installer des drumlines (voir ici ) est une méthode efficace pour protéger les surfeurs mais ne seront plus acceptées par les écolos. Je me suis dit qu'il fallait agir", explique-t-il. Dans ses cartons, Jean-Bernard Galvès a une solution, même si elle reste à "expérimenter à une grande échelle" de son propre aveu, qui consiste à utiliser des ondes sonores pour éloigner les requins.
              "Des décisions sont prises alors qu'il y a une certaine méconnaissance du requin à la Réunion"
"Tout part d'un incident avec mon fils (qui remonte à une quinzaine d'années ndlr), qui se fait charger par un bouledogue. Je hurle sous l'eau et le requin change de route. Une anecdote qui reste dans un coin de ma mémoire. Est-ce le cri ou le hasard qui a fait changer de direction au bouledogue ?", s'interroge-t-il. De là va naître l'idée des ondes sonores. "Je suis sur le même principe que Fred Buyle (apnéiste belge venu à la Réunion ndlr), il faut occuper l'eau. Un requin peut utiliser ses yeux dans une eau agitée et trouble mais ne verra rien comme nous. Par contre il perçoit toutes sortes de vibrations. Et notre façon de nager peut les éloigner et effrayer le requin. Nos mouvements et les sons sous l'eau propagent des ondes. Avec un système sonore, comme des hauts-parleurs, il est facile d'envoyer un signal pour lui donner l'impression que quelque chose lui fonce dessus", précise Jean-Bernard Galvès. L'idée est de placer judicieusement des hauts-parleurs dans l'eau pour propager des sons et faire fuir les squales.
Une solution qui aurait déjà séduit des scientifiques spécialisés de la question du requin, notamment ceux du programme Charc. "Mais il reste des expérimentations à faire, notamment savoir s'il y a une gêne pour les baigneurs. Le but est de rendre les zones balnéaires hostiles aux requins, tout en les laissant tranquille dans les zones de la réserve marine", souligne-t-il.
Dans sa démarche, Jean-Bernard Galvès a décidé d'interpeller la Préfecture pour intégrer le comité réunionnais de réduction du risque requin. "Je n'étais pas partie prenante jusque là et encore moins observateur, mais je vois que des décisions sont prises alors qu'il y a une certaine méconnaissance du requin à la Réunion", conclut-il.
Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés qu'une opération de marquage se déroulera demain vendredi 19 Avril de 14h00 à minuit secteur St Leu - Etang-Salé (zones D/E) . Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles. - Bonne réception .
Zinfos974.com -Jeudi 18 Avril 2013 - 16:13 - La ferme aquacole aura vécu six ans
Il n'y a pas eu de miracle hier pour la ferme aquacole devant le tribunal de commerce de Saint-Denis, qui a prononcé sa liquidation judiciaire.
Ce dernier chapitre clôt un feuilleton qui s'est accéléré à la surprise de tous le 13 septembre 2012. A l'époque, la direction de la SAM, la Société aquacole des Mascareignes, accompagnée de l'Arda, faisait état publiquement de ses difficultés financières.
Seulement trois semaines plus tard, le 3 octobre 2012, la ferme aquacole était placée en procédure de sauvegarde par le même tribunal de commerce et pour une durée de six mois, renouvelable une fois.
Ces échéances arrivant à terme, et devant la fragilité du dossier de reprise présenté par quatre employés de la ferme, l'évidence s'est imposée au tribunal. Il y a moins de deux semaines, la SAM avait demandé un dernier sursis au tribunal afin de liquider les derniers stocks d'ombrines produits par la structure, ancrée en baie de Saint-Paul depuis janvier 2007.
Clicanoo.re - publié le 19 avril 2013 - 05h30 - Requin : fin des marquages, début du tracking en mai
MER

Alors que le programme de marquage des requins touche à sa fin, un nouveau dispositif doit y succéder : leur suivi pendant plusieurs jours afin de déterminer avec précision les déplacements.
Au fil du temps, les données récoltées sur le comportement du squale s’affinent. De nombreux acteurs composant le comité opérationnel du risque requin de la Réunion (ligue de surf, de kayak, IRD, collectivités, Cross, PRR, etc) se sont réunis hier, pendant quatre heures, en sous-préfecture de Saint-Paul. L’état d’avancement des différentes études a été présenté.
A noter tout d’abord que 79 requins ont été marqués (41 tigres et 38 bouledogues) sur un objectif initial de 80 dans le cadre du programme CHARC. La semaine prochaine doit avoir lieu un nouveau relevé des stations d’écoute (une cinquantaine), représentant six mois d’activité sous-marine.
Par ailleurs, une période de tracking est programmée du 10 au 25 mai. « On va marquer le requin avec un nouveau type de balise qui va émettre en continu. Un récepteur est sur le bateau. Cela va nous permettre de le suivre 24h/24 », indique le co-responsable de la campagne de marquage, Antonin Blaison. Ces opérations, qui exigent une logistique importante, doivent durer de 4 à 5 jours et révéleront les trajets du squale en 3D. « Un procédé qui a été très peu utilisé sur des espèces comme le bouledogue et le tigre ». C’est quasiment une première mondiale dont la finalité présente un grand intérêt : « Avoir connaissance de la fréquence des mouvements entre les zones de repos et d’éventuelles autres zones de repos et les périmètres de chasse », explique Antonin Blaison.
Un autre dispositif a déjà été initié. Il passe par la pose de balise-satellite. Sur les onze disponibles, il en reste cinq à positionner. Ce matériel a été configuré pour se détacher de l’animal au bout de six mois. Objectif : « Evaluer les grands déplacements ». La luminosité, la température et la pression sont enregistrées. Autant de données offrant la possibilité d’identifier l’emplacement du squale.
Concernant l’évaluation du risque ciguatera, dix tigres ont déjà été pêchés. Dix bouledogues doivent être sortis de l’eau dans les prochaines semaines.
Quant à l’avenir des vigies, difficile d’obtenir des informations à l’issue de cette réunion. Il semble tout de même que les contrats soient en bonne voie de pérennisation. L’installation de drum-lines, projet proposé par l’association PRR, a également été débattue. Les différents intervenants ont échangé sur la nécessité d’y recourir. Il est fort probable que des tests soient lancés en baie de Saint-Paul         D.F.B

ORANGE - REUNION - - Source : www.ipreunion.com - Publié le 23/04/2013 à 07h29, mis à jour à 08:29 - Saint-Pierre (actualisé à 10 heures 40) - Un surfeur chargé par un requin
Ce mardi 23 avril 2013, un surfeur aurait été chargé par un requin à Saint-Pierre peu avant 8 heures. Alertés, les secours se sont rendus sur place. Selon les informations du SDIS (service départemental d’incendie et de secours), le surfeur, choqué, a été pris en charge, mais il n’a pas été blessé. Par mesure de précaution, la municipalité de Saint-Pierre a décidé d’interdire la pratique des activités nautiques
Les faits se sont produits vers 7 heures 50 ce mardi matin au niveau du spot de la jetée à Saint-Pierre. Selon le témoignage d’un maître nageur sauveteur (MNS), le surfeur dit avoir été soulevé par une "masse sombre". "Il est ressorti de l’eau sans blessure mais était choqué", relate-t-il. Le surfeur a été rapidement pris en charge par les secours. Des pompiers s’entraînaient, en effet, à proximité de la jetée. Si ces derniers notent qu’"il y a bien eu contact", ils ne confirment pas qu’il s’agissait d’un requin.
À noter que, par mesure de précaution, la municipalité de Saint-Pierre a décidé d’interdire la pratique des activités nautiques. Des panneaux ont été installés.
Pour rappel, la dernière attaque de requin remonte au dimanche 5 août 2012. Un squale avait ainsi arraché la main et le pied droits d’un surfeur, Fabien Bujon. Cette attaque était survenue deux semaines après le décès d’Alexandre Rassiga, 21 ans, tué par un squale alors qu’il surfait sur le spot de Trois Bassins.
En 2011, six attaques de squale ont été recensées. La dernière en date remonte au vendredi 11 novembre 2011. Un pêcheur apnéiste avait alors été surpris par un requin au large de l’anse des Cascades à Sainte-Rose. Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son embarcation, l’homme, un Saint-Joséphois de 42 ans, a été blessé au pied gauche. Le mercredi 5 octobre aux alentours de 10h15, un kayakiste avait été attaqué par un requin au large du Cap la Houssaye (Saint-Paul). Il n’avait pas été blessé.
Le lundi 19 septembre, Mathieu Schiller, ancien champion de La Réunion de bodyboard disparaissait suite à l’attaque d’un squale alors qu’il surfait à quelques mètres du rivage de la plage de Boucan Canot. Le mercredi 6 juillet, c’est un jeune surfeur qui avait été attaqué à Saint-Gilles-les-Bains. Sain et sauf, une partie de sa planche avait été arrachée. Le mercredi 15 juin, un bodyboardeur avait été tué au large de Ti Boucan. Ce drame s’était produit à la tombée de la nuit après une période de fortes pluies ayant entraîné une pollution des eaux.??Le 19 février, un touriste, arrivé le jour même à La Réunion, avait été attaqué par un squale au large de Grand Fond. Le vacancier a eu la vie sauve mais a eu la jambe sectionnée. Les faits s’étaient produits à la tombée de la nuit dans une eau trouble.?
Avant cette dramatique série, il n’y avait plus eu d’attaque de requin depuis celle d’un surfeur le 27 mars 2010 sur le spot du Butor à Saint-Benoît. L’homme s’en était sorti avec quelques égratignures et une planche déchiquetée.

Clicanoo.re - publié le 23 avril 2013 - 08h13 - Alerte au requin à Saint-Pierre
Panique à Saint-Pierre où les secours ont cru un moment qu’il y avait eu une nouvelle attaque de requin. Heureusement, ce n’est qu’une alerte faite par un surfeur ayant aperçu tôt ce matin une masse sombre dans l’eau. Il a aussitôt alerté les pompiers sur la présence éventuel d’un requin sur le spot de la jetée du Port.
Les autorités s’interrogent actuellement sur la nécessité de mettre en place le dispositif anti-requins.
La dernière attaque remonte à août 2012. Elle avait eu lieu à Saint-Leu où Fabien Bujon, un surfeur de 39 ans, avait été attaqué par un requin,en fin d’après-midi, sur la gauche du spot de Saint-Leu. La main et le pied droits arrachés, il avait réussi à ramer jusqu’à la plage.


Zinfos974.com - Un surfeur chargé par un requin à Saint-Pierre - Mardi 23 Avril 2013 - 08:57 - S.I

Ce matin, vers 6h30, avant même l'arrivée des MNS (Maitre Nageur Sauveteur) sur la plage, un surfeur aurait été chargé par un squale sur le spot de Saint-Pierre.
Aucun aileron n'a été aperçu par le groupe de surfeurs à l'eau à ce moment, d'autant que sur le spot de la jetée de St Pierre, les remous étaient nombreux, mais tous sont unanimes pour dire que la planche de surf de leur camarade s'est soulevée avec une force spectaculaire. Les surfeurs expérimentés ont par ailleurs évoqué la présence de nombreuses tortues ce mardi matin.
Sortis de l'eau, les surfeurs ont aussitôt alerté les secours. Choqué mais n'ayant aucune blessure, le surfeur malmené a été rapidement pris en charge.
Par mesure de précaution, la municipalité a décidé de prendre un arrêté municipal pour suspendre toutes les activités nautiques jusqu'à nouvel ordre.
La dernière attaque de requin à la Réunion remonte au 5 août 2012. Fabien Bujon avait eu sa main et son pieds arrachés par un squale sur le spot de Saint-Leu.

Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés que des opérations de prélèvement dans le cadre de l'étude ciguatera se dérouleront demain mercredi 24/04/2013 de 14h00 à minuit dans les secteurs A - B - C, l'Ermitage à la baie de Saint Paul(sous réserve des conditions météorologiques)
Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS durant l'opération dans les conditions habituelles.
Clicanoo.re - publié le 24 avril 2013 - 05h30 - Alerte requin pour un surfeur bousculé dans l’eau
SAINT-PIERRE
Un requin est-il entré en collision avec un surfeur hier matin, près de la jetée du port de Saint-Pierre ? Par prudence, les autorités ont décidé de réagir comme si la réponse était oui. Un panneau et une barrière interdisent depuis les activités nautiques hors lagon, au niveau du lieu suspect.
On ignore pourtant si c’est bien un squale qui a soulevé la planche d’un surfeur goûtant aux vagues de ce spot saint-pierrois. Aucun aileron n’a été aperçu.
Une chose est néanmoins sûre : ce pratiquant âgé d’une vingtaine d’années avait décidé de se mettre à l’eau de bonne heure, dans un lieu qui n’est surveillé ni par des maîtres nageurs sauveteurs ni par des vigies requins. Fortement déconseillé. D’autant plus qu’il a plu à verse ces derniers jours. Autant d’éléments propices à croiser un squale.
Une masse sombre a percuté la planche du jeune homme. Requin ? Tortue ? Ou bien dauphin ?
Les trois espèces fréquentent les lieux. Toujours est-il que le surfeur a été victime d’une belle frousse, qui l’a fait sortir de l’eau immédiatement. Indemne de toute blessure, il n’a pas eu besoin d’être pris en charge par les pompiers.
Il est rentré chez lui par ses propres moyens. L’alerte est tout de même transmise aux autorités. Dans la foulée, un plongeur a effectué une reconnaissance : rien à signaler.
La dernière attaque de requin à la Réunion date d’août 2012, sur le spot de Saint-Leu. Un surfeur y avait laissé une main et un pied        E.Z.
Zinfos974.com - Vendredi 26 Avril 2013 - 07:50 - G.K. - Le surfeur chargé par un requin raconte son épreuve à PRR
L'association Prévention Requin Réunion a recueilli les témoignages de Yoann et de Benjamin, des surfeurs qui étaient à l'eau mardi 23 avril au matin, sur le spot de la Jetée à Saint-Pierre. Ce jour-là, Yoann, 20 ans, qui surfe depuis 15 ans à la Réunion, affirme s'être fait charger par un squale. Benjamin, qui surfait à proximité, a été témoin de la scène.
S'il a eu une belle frayeur, Yoann n'a heureusement pas été blessé et a pu regagner la plage sain et sauf. Sa planche, elle, a en revanche été enfoncée par la présence du squale sous le surfeur. Sur le site de PRR, il explique les circonstances de sa rencontre avec le squale : "On s’est mis à l’eau vers 6h45. Je montais vers le pic et me situait dans le bowl sud quand ça s’est passé. Je n’étais plus dans le courant", indique le surfeur.
                                         "Pour moi, c'était clairement un requin"
Il poursuit : "J’ai ressenti un choc à l’arrière de ma planche. Je me suis fait lever de ma board. Je n’ai pas vu d’aileron. Mais j’ai vu une masse sombre dans l’eau qui était plus grande que moi (je mesure 2m), et je l’ai touché en retombant. J’ai paniqué. Pour moi, c’était clairement un requin. Mon premier réflexe a été de récupérer ma board et de rentrer au bord en prévenant les autres à l’eau et en criant "requin !". J’ai donc pris une petite vague pour sortir".
On connaît la suite : Yoann, sort de l'eau choqué. Il est pris en charge par les sapeurs pompiers et l'information se répend. Certains surfeurs doutent pourtant que le jeune homme ait réellement croisé un requin. Mais le surfeur est sûr de son fait.
"Mon but n’est pas de créer une psychose et d’empêcher le surf à la Jet, explique-t-il à PRR. Je suis confiant sur ce que j’ai vu. Et ce n’est ni le courant, ni le remous, ni un backwash, ni une tortue qui m’a soulevé et m’a fait tomber de ma board. D’ailleurs, il y a un enfoncement sous ma planche (voir la photo, ndlr). Je comprends tout à fait que certains soient sceptiques vu les conditions idéales. Pour moi l’important c’est d’être entier. Je ne fais que relater les faits. Libre aux gens de me croire ou pas", conclut Yoann.
                                          "Une ampleur qu'on ne souhaitait pas"
De son côté, Benjamin, surfeur âgé de 30 ans, surfait "à 20 mètres" derrière Yoann quand l'incident est arrivé. Il l'a vu se débattre dans l'eau : "J’ai vu Yoann tomber de sa planche. Sa planche a été écartée comme s’il avait été jeté. Je l’ai ensuite vu faire de grands mouvements dans l’eau avant de reprendre sa board et qu’il se mette à crier "requin" ! C’est là que j’ai compris qu’il s’agissait d’un requin. J’ai attendu de voir Yoann ramer pour vérifier qu’il n’était pas blessé. Je suis ensuite sorti de l’eau en ramant vers le bord. J’ai ensuite attendu Yoann dans les rochers et je l’ai aidé à remonter. Il était en état de choc", raconte-t-il.
"Je souhaite surtout que mon témoignage serve à faire avancer les actions de sécurisation de la côte, poursuit-il. On ne pourra jamais prouver avec certitude que c’était un requin. Mais perso, je ne vois pas quel autre animal aurait pu faire éjecter un surfeur de sa planche. Après l’incident, on a cherché à prévenir les MNS au poste de secours pour qu’ils préviennent mais ils étaient absents. On a ensuite appelé les pompiers et ça a pris une ampleur qu’on ne souhaitait pas", souligne Benjamin.
Cette attaque est la première depuis le 5 août 2012. Le témoignage de ces deux surfeurs est aussi l'occasion pour PRR d'appeler à "la plus grande vigilance lors de vos activités nautiques, surtout en ce début de saison hivernale, période historiquement la plus "à risques"".
Clicanoo.re - publié le 29 avril 2013 - 05h30 - Un requin aperçu à la Ravine Blanche
SAINT-pierre

Hier, en milieu d’après-midi, un kite-surfeur qui profitait des premiers alizés d’hiver sur le spot de la Ravine-Blanche a affirmé avoir aperçu l’aileron d’un requin à proximité de la plage saint-pierroise. Alerté, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) de La Réunion a rapidement alerté les services de la police municipale locale.
En l’absence d’observation formelle et vérifiée, la municipalité n’a pris aucun arrêté d’interdiction des activités nautiques fréquemment observées sur ce spot dont on sait qu’il est apprécié des pratiquants de kite-surf.
Mardi dernier, au petit matin, un surfeur avait rapporté avoir été chargé par un squale sur le spot de la jetée de Saint-Pierre. Aucun aileron n’avait été aperçu par le groupe de passionnés présents à l’eau à ce moment-là. Cela étant, une forte présence de tortues avait été observée dans le secteur au moment de cette observation
Clicanoo.re - publié le 8 mai 2013 - 05h47 - Le spécialiste des requins Mike Heithaus dans l’île
Le biologiste et écologue marin américain, Mike Heithaus, sera à La Réunion à compter de jeudi. Le directeur du laboratoire "Écologie des communautés marines et écologie du comportement" de l’Université de Floride va participer au programme Charc dirigé par l’IRD.
Ce scientifique est l’un des rares spécialistes mondiaux des requins à s’intéresser au rôle de ces grands prédateurs dans leurs écosystèmes. Il utilise des caméras fixées sur leurs ailerons pour décortiquer leurs us et coutumes. Il a notamment étudié la place et l’importance du bouledogue en Floride et celui du tigre en Australie. Il donnera une conférence vendredi sur ce thème au campus du Moufia à Saint-Denis (amphithéâtre Commerson à 11 heures).
Il enchaînera en fin d’après-midi par une autre conférence à Kélonia (Saint-Leu) à 17 heures sur les nouvelles technologies permettant d’étudier ces grandes espèces très mobiles. Les deux conférences sont gratuites.
Clicanoo.re - publié le 21 juin 2013 - 05h10 - Risque requin : la Région prête à financer 4 projets "innovants"
Depuis 15 heures cet après-midi, les représentants de la Région et des communes de Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Leu, Saint-Joseph, Trois-Bassins et Saint-Benoît sont réunis pour étudier les propositions de dispositifs de surveillance et de protection des sites d’activités nautiques.
"Innovant, à caractère technologique et à faible impact environnemental". Tels sont les trois critères qui ont motivé le choix des projets de surveillance et de protection contre le risque requin par la Région Réunion. Votée fin mai, une enveloppe de 250 000 euros servira à co-financer la mise en place de ces dispositifs. "Il s’agit de trois projets réunionnais et d’un belge, dont la validation a été faite sur la base des recommandations du C4R*", indique Fabienne Couapel-Sauret, vice-présidente du conseil régional en charge du dossier. Parmi les nombreux dispositifs étudiés, 4 ont retenu l’attention de la pyramide inversée :
- Un projet de barrière électromagnétique Composée de portiques sous-marins, cette protection proposée par la compagnie Aquatek technology est étudiée pour tenir les prédateurs à distance. Coût estimé : entre 1500 et 3000 euros le mètre de barrière, soit un prévisionnel entre 450 000 et 900 000 euros pour une barrière de 300 mètres de long.
- Un système d’observation par vidéo aérienne Deux projets similaires ont été sélectionnés. Le premier est porté par l’entreprise Shark Spotter, le second par Réunion Spotter. Il s’agit d’un système de vidéo surveillance aérienne au moyen d’un ballon d’hélium qui détecte la présence de squales. Différence de prix néanmoins conséquente : le premier dispositif couterait 20 000 euros contre 130 000 euros pour le second.
- La géolocalisation acoustique En temps réel, des bouées proposées par l’entreprise Click Reserach transmettent les informations de positionnement des requins marqués, soit 80 spécimens à ce jour. Coût : 70 000 euros.
"Ces dispositifs n’empêchent pas aux autres projets d’avancer et de se monter", explique l’élue. Autrement dit : si les communes souhaitent développer d’autres initiatives, à l’instar de Saint-Paul, rien ne les en empêche. Si ce n’est qu’aucun financement de la Région n’interviendra. "Nous avons mis en œuvre ce cadre afin de lever le maximum de fonds européens. Le choix de ces 4 projets repose également sur le fait qu’ils sont faisables rapidement. C’est maintenant aux communes de décider", explique la vice-présidente.
Anne Mariotti amariotti@jir.fr
* Comité réunionnais de réduction de risque requin
Zinfos974.com - Jeudi 20 Juin 2013 - 19:51 - Gabriel Kenedi - Risque Requins : La Région propose 4 projets, dont trois locaux, aux communes
Depuis plusieurs semaines, et notamment depuis la dernière attaque mortelle de requin, survenue le 8 mai dernier, la Région a fait part de son souhait de vouloir participer à la gestion du risque requin en finançant des projets "innovants, à caractère technologique et à faible impact environnemental".

Quatre projets, validés par l'Etat et la Région, ont donc été présentés aujourd'hui aux communes de Saint-Benoît, Saint-Joseph, Saint-Pierre, Saint-Leu et Saint-Paul, lors d'une réunion qui se tenait encore à 19h. Durant plus de quatre heures, les porteurs de projets se sont donc succédés afin de présenter leur "bébé" destiné à favoriser la réduction du risque requin.
"Il appartient aux communes d'accepter ou non ces dispositifs"
Au cours d'un point presse improvisé du fait de la longueur des discussions, Fabienne Couapel-Sauret a posé les enjeux de cette rencontre : "On est dans une phase d'expérimentation. La Région propose de financer en partie les projets. Nous avons choisi ces projets car ils peuvent être mis en oeuvre très rapidement. Il appartient aux communes d'accepter ou non ces dispositifs. Si l'un d'entre eux est accepté, un protocole d'expérimentation sera alors mis en place", souligne la vice-présidente de la Région chargé du dossier de réduction du risque requin. Autre avantage relevé, "des fonds européens pourraient être levés" pour soutenir ces projets.
L'aide de la Région allouée aux organismes publics ou privés (comprenant les associations, communes ou EPCI), est plafonnée à 250.000 euros pour l'année 2013. Alors quels sont les projets de réduction du risque requin qui ont retenu l'attention de la Région ?
Ils sont donc au nombre de quatre. L'un est belge, trois autres sont réunionnais.

- La barrière électromagnétique des belges d'Aquatek Technology
Nous vous en avions parlé sur Zinfos974 il y a quelques semaines (lire ici ). Ce projet comprend une barrière composée de portiques sous-marins ayant capacité de produire un champ électromagnétique spécifique, afin de maintenir les requins éloignés de la zone sensible (en l'occurrence, la zone de surf). Le coût du dispositif est estimé entre 1500 et 3000 euros le mètre linéaire.
Coût estimé : 450 000 à 900 000 euros

- La surveillance aérienne avec caméra et ballons à hélium d'Air Shark Spotter
Zinfos l'évoquait également lors d'un précédent article. Il s'agit d'un système de prévention collectif intégrant une solution de vidéo surveillance aérienne par ballon hélium qui détecte la présence de requins. La profondeur d'action est évalué à 10m à condition que la luminosité soit suffisante. Le ballon hélium est installé au-dessus du spot de surf et flotte à une altitude d'environ 100 m environ. Une caméra de vidéosurveillance pilotée à distance permet de visionner à une distance de +1 km la vie sous-marine. Le coût global de ce système est évalué à 13.000 euros HT.
Coût estimé : 20 000 euros

- La surveillance aérienne avec caméra et ballons à hélium de Réunion Spotter
Il s'agit d'un système par surveillance aérienne continue. Le processus permet la détection jusqu'à 25 mètres de profondeur de toutes les espèces dangereuses pour l'homme en conditions de turbidité et météorologique optimales. Le sauvetage en mer des personnes sera également facilité par le suivi aérien avec positionnement GPS, permettant ainsi une diminution drastique de la durée d'intervention. Ce système a une durée de vie de 5 ans d'utilisation quotidienne. Pour lire notre article à ce sujet, cliquez ici.
Coût estimé : 130 000 euros

- La géolocalisation acoustique portée par Click Research.
Il s'agit d'un système de géolocalisation acoustique en temps réel des requins marqués. A ce jour, plus de 80 requins ont été marqués. Le système est composé d'une bouée radio reliée à quatre hydrophones sur une structure en tétraèdre immergée. Il a déjà été testé sur les sites de Saint-Gilles, Boucan et de Saint-Paul en 2012 et démontré un rayon de détection de plusieurs centaines de mètres. Labellisé par Qualitropic, sa mise en oeuvre constituerait une première mondiale.
Coût estimé : 70 000 euros

Les communes devront se prononcer, peut-être dès l'issue de la réunion, sur leur préférence concernant ces projets. Rappelons que ces quatre projets ne sont pas les seuls envisagés. La ville de Saint-Paul a déjà demandé l'expérimentation de drumlines au large de sa commune, validée par l'Etat.
Un site Internet sur le risque requins à la Réunion va être mis en place par l'Etat et la Région (coût estimé entre 50 000 et 150 000 euros). Et la Région reste ouverte à la présentation de nouveaux projets. "Rien ne nous empêchera de mettre en place un deuxième bloc de projets innovants", conclut Fabienne Couapel-Sauret.

Clicanoo.re - publié le 22 juin 2013 - 06h42 - Requins : une semaine de réflexion pour les communes

La réunion sur la gestion de la réduction du risque requins, organisée jeudi (lire notre précédente édition), a présenté les quatre dispositifs innovants et expérimentaux retenus par la Région en concertation étroite avec l’État, qui bénéficieront d’une aide régionale (30 % sur une enveloppe globale de 250 000 euros peut-être complétée par des fonds européens). Pour mémoire, parmi les quatre projets, deux concernent la vidéosurveillance aérienne (Air Shark Spotter et Re´union Spotter). Un autre, porté par Click Research, tourne autour de la géolocalisation acoustique. Enfin, Aquateck Technology propose une barrière électromagnétique. Les communes ayant désormais en leur possession les informations ont quelques jours pour réfléchir et débloquer ou pas des fonds. Un communiqué de la Région, parvenu hier, signale "le prochain rendez-vous est maintenant le 28 juin. Les communes devant se prononcer sur leur décision d’accueillir ou non une expérimentation".

ZINFOS974.com - Jeudi 27 Juin 2013 - 03:19 - LG - Arrêté de pêche aux requins: St-Leu conteste devant le Conseil d'Etat
La décision du tribunal administratif du 7 juin ne constituera donc pas le dernier chapitre de l'arrêté de pêche aux requins du maire de Saint-Leu. Thierry Robert a engagé un recours devant le Conseil d'Etat où il vient de déposer une requête sommaire d'appel.
Pour mémoire, le maire de la commune de Saint-Leu avait publié, le 14 mai 2013, un arrêté municipal autorisant les prélèvements de requins bouledogues sur tout le territoire maritime de la commune.
Par son ordonnance du 7 juin, le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Denis suspendait l’exécution de l’arrêté suite à un recours intenté par trois associations de défense de l’environnement.
Cette fois-ci demandeur, la commune compte faire valoir les considérations de fait et les moyens de droit pour censurer la décision du tribunal administratif. Sur la forme tout d'abord, l'ordonnance attaquée a été rendue à la suite d’une "procédure irrégulière" selon le conseil de la collectivité, car "tous les mémoires échangés entre les parties n’ont pas été régulièrement notifiés".
Sur l’urgence ensuite du tribunal administratif à statuer, l'avocat de la collectivité retient qu'elle "n’était pas caractérisée". Au contraire, il existait "un intérêt public justifiant l’exécution immédiate de cet arrêté, dès lors que les mesures envisagées avaient pour objet de réduire les risques d’attaques causées par les requins bouledogues", qui, rappel le mémoire de la collectivité, appartiennent à une espèce "ni menacée, ni particulièrement protégée".
                                                 Ordonnance "entachée d’une erreur de droit"
Selon le mémoire que nous avons pu nous procurer, le juge des référés "a méconnu les dispositions du code de justice administrative en considérant que la condition d’urgence était remplie pour l'arrêté attaqué par les associations, sans tenir compte, à l’inverse, de l’urgence s’attachant à l’exécution de l’arrêté municipal du 14 mai 2013". Sur ce point, Thierry Robert compte jouer la carte de "la dénaturation des éléments soumis à l'examen" du juge administratif.
Enfin, et pas des moindres, l'avocat de la collectivité compte bien démontrer que le pouvoir de police dont dispose le maire lui permettait de prendre les mesures visées par son arrêté, en total accord avec le code général des collectivités territoriales. Là encore, la mairie attaque l'ordonnance du juge des référés qui serait "entachée d’une erreur de droit", dans la mesure où la compétence du maire en la matière et donc la légalité de l'arrêté municipal avaient été évoquées.
Dans les prochains jours, Saint-Leu doit produire un mémoire complémentaire pour étayer ce recours auprès de la plus haute juridiction administrative. Il appartiendra au Conseil d’Etat de trancher.
Jeudi 27 Juin 2013 - 14:13 - LG - Crise requin: "L'avis du Conseil d'Etat ouvrirait la porte à des demandes indemnitaires"
Le maire de Saint-Leu fera donc valoir ses arguments devant la plus haute juridiction administrative dans les suites de l'arrêté de pêche aux requins annulé par le tribunal administratif de Saint-Denis. Interrogé, l'avocat de la collectivité, Me Philippe Creissen, entrevoit dans une éventuelle décision favorable du Conseil d'Etat la possibilité, pour les acteurs économiques lésés par la crise requin, de faire valoir leur préjudice économique. Il développe pour Zinfos974 l'argumentaire sur lequel la collectivité qu'il défend compte appuyer sa requête :

"Les moyens développés par la mairie de Saint-Leu, outre ceux liés à la procédure, sont pertinents en ce qu'ils viennent mettre en balance l'objectif de protection des personnes physiques et celui lié à la préservation d'une espèce de requin. Le juge de Saint-Denis a considéré qu'il était urgent de protéger 50 requins et qu'il n'y a pas d'urgence à protéger les personnes contre un risque connu et certain. Il a par ailleurs considéré que seul le préfet est compétent pour prendre des mesures de sécurité contre des prédateurs marins dangereux pour les personnes.
Si cette analyse du premier juge venait à être confirmée par le haut Conseil, il en ressortira nécessairement que l'Etat, par son préfet, n'a pas mis en œuvre les mesures adéquates de sûreté qui s'imposaient à lui compte tenu de sa connaissance du risque qu'il tient de ses prérogatives sur la réserve marine.
Si le Conseil d'Etat venait à considérer que l'Etat est seul chargé du règlement de cette problématique, cela ouvrirait la porte à des demandes indemnitaires de la part des communes littorales concernées et des entreprises dont les activités touristiques ont été fortement impactées par cette crise.
Dans la mesure où c'est l'Etat qui par manquement dans sa réglementation "réserve naturelle" a induit cette situation, il lui revient de supporter les conséquences financières de son expérience scientifique incontrôlée qui porte un frein indiscutable à la plus grande source de développement économique de notre île.
En effet, il faut bien considérer que cette problématique induit des conséquences économiques pour notre île équivalentes à la marée noire de l'Erika pour les plages des départements de la façade atlantique, c'est-à-dire au moins dix années de perdues en terme d'image et l'arrêt d'une économie touristique liée à des activités devenues impraticables par la négligence de l'Etat à faire prévaloir la sûreté des français par dessus des intérêts souvent hasardeux dans leur contribution au bon développement de La Réunion.
Ne pas participer au règlement de fond de cette problématique, c'est accepter une forme de fatalité dans notre sous-développement touristique et la perte de nombreux emplois liés au tourisme. C'est accepter qu'à la Réunion, l'incompétence de l'administration française soit la seule alternative possible pour régler nos difficultés".
Clicanoo.re - publié le 1er juillet 2013 - 06h14 - Un surfeur "chargé" par un requin à Grande-Anse
"Lorsqu’il est arrivé sur la plage, le surfeur était blême et sous le choc mais il n’était pas blessé. Il était catégorique et a affirmé avoir été chargé par un requin bouledogue". Quelques semaines après l’observation d’un squale par un bodyboarder à l’Étang-Salé (voir notre édition du 10 juin 2013), un surfeur qui s’adonnait à sa passion a bien cru que sa dernière heure était arrivée.
Les faits se sont déroulés sur le spot de Grande-Anse dimanche en milieu d’après-midi. Vers 15h, deux surfeurs sont à l’eau à quelques dizaines de mètres de la plage. Séparés de quelques mètres, ils enchaînent les vagues sous les regards de plusieurs dizaines de familles venues apprécier un pique-nique dominical. Soudainement, les deux comparses tentent de regagner la terre ferme dans l’affolement.
                                                      Une masse sombre
Sorti de l’eau plusieurs minutes auparavant, un bodyboarder prénommé Eric rejoint le duo apeuré. "Quand j’étais à l’eau, cela faisait une heure qu’ils y étaient. Comme j’avais des crampes, je suis sorti une trentaine de minutes avant eux puis je les ai vus sortir rapidement comme affolés", glisse Eric. J’ai compris que quelque chose s’était passé mais ils n’étaient pas blessés. En fait un d’entre eux avait l’air apeuré et a confié qu’il avait vu une masse sombre le charger par-dessous. Pour lui, c’était un requin bouledogue dont il a même vu la gueule béante mais son ami n’a rien vu. Ensuite ils sont tous les deux partis et ont juré de ne plus jamais entrer à l’eau ici".
Pour l’heure, rien ne permet de confirmer cette observation sur un site dont on sait qu’il est privé de surveillance. D’ailleurs, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de La Réunion (CROSS) n’a pas été informé de cette alerte.
Habitué des lieux, Eric confie que "les conditions étaient bonnes et l’eau claire car on voyait le fond" mais qu’il "réfléchira désormais à deux fois avant se lancer dans une nouvelle session".                  L.R.
Clicanoo.re - publié le 5 juillet 2013 - 07h21 - Prélèvements de requins : le rapporteur pour l’annulation dans les zones protégées
Hier, le rapporteur public a conclu en faveur de l’annulation partielle de l’arrêté autorisant les prélèvements de requins.
Le 13 août 2012, le préfet prenait un arrêté autorisant les prélèvements de requins dans les eaux du littoral ouest du Port à Saint-Pierre, aux fins de connaissance scientifique (étude sur la ciguatera) et de protection des activités nautiques. Sea Sheperd, l’Association citoyenne de Saint-Pierre et l’Association pour la protection des animaux sauvages (AFPAS) avaient aussitôt contre-attaqué en demandant la suspension de cet arrêté. Le juge des référés leur avait donné partiellement raison le 27 septembre 2012, suspendant l’exécution de cette mesure, mais uniquement dans les zones protégées de la réserve marine.
Hier, lors de l’examen de la requête au fond, le rapporteur public a conclu en faveur de l’annulation partielle de l’arrêté. Comme le juge des référés, le rapporteur public estime que « les objectifs scientifiques » invoqués par le préfet « n’entrent pas dans la catégorie de ceux qui visent à la gestion » de ces zones de protection « intégrale » (niveau 3) ou « renforcée » (niveau 2). Le préfet n’apportant dans son arrêté aucune délimitation de secteur de pêche ni de période durant laquelle les prélèvements sont autorisés, le rapporteur public considère que « l’absence des précisions restrictives rend l’autorisation de prélèvement disproportionnée par rapport aux buts recherchés et entache l’arrêté d’illégalité. » L’affaire a été mise en délibéré.
Toujours sur la problématique requins, le rapporteur public rendait également hier ses conclusions au sujet d’une autre requête en annulation déposée par la seule association Sea Sheperd, contre un arrêté préfectoral en date du 26 septembre 2011 autorisant une opération de prélèvements ciblés de requins entre le 27 septembre et le 29 septembre 2011 dans la zone allant de la plage des Brisants au cap La Houssaye, sur la commune de Saint-Paul. Cette fois, le rapporteur public a considéré que l’arrêté comportait suffisamment de mesures restrictives (durée, zonage) et que le préfet n’avait donc pas excédé les compétences que lui octroie le décret portant création de la réserve marine. Et de conclure au rejet de la requête. L’affaire a été mise en délibéré.      S.G.
Zinfos974.com - Vendredi 5 Juillet 2013 - 16:52 - Augmentation du nombre d'observations de requins sur les sites de pratique d'activités nautiques depuis mai
Le comité opérationnel de réduction du risque requins s'est réuni le 3 juillet dernier. Dans un communiqué, la Préfecture fait un bilan:


A l'occasion du comité opérationnel de réduction du risque requins du 3 juillet dernier, un point a été réalisé sur l'ensemble des mesures en cours, ainsi que sur les projets proposés par les acteurs dans le cadre de la stratégie de réduction du risque.
Un bilan intermédiaire de l'étude CHARC a été présenté par l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a mis l'accent sur une présence marquée des requins tigre et bouledogue lors des phases de changement de température de l'eau, phénomène caractérisant la période d'hiver austral qui débute actuellement.
Le Comité régional des pêches maritimes de La Réunion a fait un point relatif à l'avancement de l'opération de réévaluation du risque ciguatera. Il a également présenté un projet expérimental de mise en oeuvre de différentes techniques de pêche sur le littoral ouest.
La poursuite de l'instruction de 2 projets portés par le Comité régional d'études et des sports sous-marins (CRESSM) a également été décidée.
Le conseil régional de La Réunion a rappelé le cadre dans lequel s'inscrit le programme de soutien aux projets innovants proposé par la collectivité et donné des indications quant aux perspectives de déploiement de technologies nouvelles dans les domaines de la surveillance et de la protection.
Une augmentation du nombre des observations de requins sur les sites de pratique d'activités nautiques a également été relevée par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion. En effet, 8 observations ont été signalées depuis le 8 mai dernier, date de la dernière attaque mortelle, contre 3 à 4 observations mensuelles en moyenne.
Cette situation conduit le préfet de La Réunion à recommander la plus grande vigilance aux usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des sports de glisse eu égard à leur plus forte exposition au risque d'attaque. Il invite ces derniers respcter les conseils de prudence et rappelle les dispositifs de prévention et de surveillance mis en place.

Rappel des dispositifs de prévention et de surveillance
D’une manière générale, la signalisation traditionnellement utilisée pour la « baignade » sur les plages surveillées reste en vigueur :
- un drapeau rouge vif signifiant : « interdiction de se baigner » ;
- un drapeau jaune orange signifiant « baignade dangereuse mais surveillée » ;
- un drapeau vert signifiant « baignade surveillée et absence de danger particulier ».
Ce dispositif est complété, sur certaines plages, d’une signalétique spécifique relative au « risque requins » :
- si la présence d’un requin est signalée ou observée, la flamme rouge représentant un squale est hissée ;
- le drapeau avec la flamme orange représentant un squale indique quant à lui que la présence de requins est favorisée par les conditions météorologiques.
A ces dispositifs de drapeaux viennent s’ajouter des panneaux d’information positionnés sur plusieurs plages. Une partie fixe rappelle les consignes de sécurité, comme ne pas se mettre à l’eau lors des fortes houles, des fortes pluies, ou encore une heure avant le lever et le coucher du soleil.

Consignes de prudence
Avant de se mettre à l’eau
- vérifier la couleur du pavillon hissé et consulter les panneaux d’informations ;
- recueillir les informations utiles auprès des services compétents, comprenant les éventuelles mesures d'interdiction auprès des municipalités ainsi qu'auprès du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion ;
- se renseigner auprès des maîtres nageurs sauveteurs du poste de surveillance de la plage sur les dangers éventuels : courants, conditions météorologiques (forte houle, orage, intempéries), qualité de l’eau (eaux troubles, pollution) ;
- privilégier la baignade dans les zones surveillées et les lagons. Ne jamais se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse.

Une fois à l’eau
- ne pas relâcher sa vigilance ;
- ne pas se baigner en cas de blessure ;
- privilégier la pratique collective des activités nautiques ;
- en cas de pêche sous marine, ne pas conserver ses prises sur soi : les déposer le plus rapidement possible sur sa bouée ou dans son bateau.

Il est demandé de rapporter toute observation de requin auprès d’un poste de surveillance ou du CROSS Réunion (téléphone : 02 62 43 43 43).

Clicanoo.re - publié le 6 juillet 2013 - 05h50 - Requins : 9 observations en 2 mois, le préfet appelle à la vigilance
Selon un long communiqué de la Préfecture, le risque requin est toujours présent si on en juge l’augmentation du nombre des observations de requins sur les sites de pratique d’activités nautiques relevées par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion. En effet, neuf observations (avec celle de Saint-Leu aujourd’hui) ont été signalées depuis le 8 mai dernier, date de la dernière attaque mortelle, contre trois à quatre observations mensuelles en moyenne. Et le préfet de recommander la plus grande vigilance.
A l’occasion du comité opérationnel de réduction du risque requins du 3 juillet dernier, un point a été réalisé sur l’ensemble des mesures en cours, ainsi que sur les projets proposés par les acteurs dans le cadre de la stratégie de réduction du risque.
Un bilan intermédiaire de l’étude CHARC a été présenté par l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a mis l’accent sur une présence marquée des requins tigre et bouledogue lors des phases de changement de température de l’eau, phénomène caractérisant la période d’hiver austral qui débute actuellement.
Le Comité régional des pêches maritimes de La Réunion a fait un point relatif à l’avancement de l’opération de réévaluation du risque ciguatera. Il a également présenté un projet expérimental de mise en oeuvre de différentes techniques de pêche sur le littoral ouest.
La poursuite de l’instruction de deux projets portés par le Comité régional d’études et des sports sous-marins (CRESSM) a également été décidée. Le conseil régional de La Réunion a rappelé le cadre dans lequel s’inscrit le programme de soutien aux projets innovants proposé par la collectivité et donné des indications quant aux perspectives de déploiement de technologies nouvelles dans les domaines de la surveillance et de la protection.
Cette situation conduit le préfet de La Réunion à recommander la plus grande vigilance aux usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des sports de glisse eu égard à leur plus forte exposition au risque d’attaque. Il invite ces derniers à respecter les conseils de prudence et rappelle les dispositifs de prévention et de surveillance mis en place.

Zinfos974.com - Lundi 8 Juillet 2013 - 14:39 - Le plongeur confond probablement deux mulets avec deux requins
Un baigneur explorant le lagon à hauteur de Planch'Alizé a déclaré ce matin avoir vu deux requins à une quinzaine de mètres du rivage.
Visiblement de bonne foi, il donne l'alerte autour de lui, à commencer par les plagistes présents. Les maîtres nageurs sauveteurs sont prévenus dans la foulée mais le récit de l'observateur les laisse perplexes.
"Il s'agit sans doute de mulets", explique ce MNS du poste de la Saline. Selon l'équipe de sauveteurs, avec une houle assez conséquente aujourd'hui, les chances de croiser deux requins comme le baigneur l'affirme dans une eau si peu profonde, qui plus est dans le lagon, sont quasi inexistantes.
Autre élément qui aurait pu fausser l'observation du plongeur: "il plongeait à vue, sans masque", poursuit ce MNS. La seule interrogation réside dans la taille, environ un mètre, décrite par le plongeur et qui peut difficilement être attribuée à un mulet qui peut atteindre jusqu'à 70 cm. Mais là encore, le plongeur regardait sans masque.
Le doute étant trop présent, le centre opérationnel de secours, en charge de recenser les observations, n'a pas été alerté. Le drapeau orange "normal" continue de flotter au-dessus du poste de la Saline, situé à environ 500m de la plage de Trou d'Eau.

réunion Source : www.ipreunion.com - Publié le 08/07/2013 à 11h21 - La SalineDes requins aperçus dans le lagon
Ce lundi 8 juillet 2013 dans la matinée, deux requins auraient été aperçus dans le lagon de la Saline, au niveau de la plage des Alizées, selon le témoignage d’un baigneur entendu sur Radio Freedom. Ce dernier affirme que les squales, relativement "petits" et mesurant près d’un mètre, se trouvaient à 15 mètres du rivage. "Ils étaient à 5 mètres de moi", assure-t-il, notant que qu’ils n’avaient "pas l’air agressifs". Les maîtres-nageurs sauveteurs ont été alertés, rapporte Radio Freedom.
À noter
que mercredi dernier, lors d’une réunion du comité opérationnel de réduction du risque requins, il a été fait état d’une augmentation du nombre des observations de requins sur les sites de pratique d’activités nautiques par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion. En effet, 8 observations ont été signalées depuis le 8 mai dernier, date de la dernière attaque mortelle, contre 3 à 4 observations mensuelles en moyenne, avait noté la préfecture, dans un communiqué.

Le CROSS Réunion - 02 62 43 43 43 - reunion@mrccfr.eu
Vous êtes informés que des opérations de prélèvement dans le cadre de l'étude ciguatera se dérouleront ce jour 10/07/2013 de 14h00 à 21h00 dans le secteur Ouest.
(sous réserve des conditions météorologiques)
Vous êtes informés que les opérations sur l'opération de pêche en vue de la réévaluation du risque ciguatera se dérouleront demain 05 Juillet 2013 à partir de 04h00 jusqu'à 11h00 en secteur Ouest.
Vous êtes informés qu'une opération de prélévement pour la réévaluation du risque ciguatéra se déroulera aujourd'hui jeudi 27 juin 2013 de 15h00 à 00h00 secteur Ouest. (zones A/B et C) .Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.
Vous êtes informés qu'une opération de prélévement pour la réévaluation du risque ciguatéra se déroulera aujourd'hui mercredi 26 juin 2013 de 15h00 à 02h00 du matin secteur Ouest. (zones A/B et C) . Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour de l'opération dans les conditions habituelles.

Orange - réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/07/2013 à 15h28 - Baie de Saint-Paul (actualisée à 16 heures) - Une jeune fille de 15 ans tuée par un requin.
Une jeune fille d’une quinzaine d’année a été chargée et tuée par un requin ce lundi 15 juillet 2013 au niveau du cimetière marin en baie de Saint-Paul. En compagnie de sa soeur de 14 ans, Sarah se baignait à 5 mètres du bord lorsqu’elle a été attaquée. La jeune victime est une touriste en vacances à La Réunion. La malheureuse a eu le bas du corps entièrement sectionné par le squale. C’est la première fois qu’une baigneuse est attaquée par un requin. Les pompiers, les gendarmes, la députée-maire de Saint-Paul Huguette Bello et le préfet de La Réunion Jean-Luc Marx, sont sur place. La dernière attaque mortelle de requin remonte au mercredi 8 mai 2013, lorsqu’un touriste métropolitain de 36 ans, en voyage de noces, avait été tué par un squale sur le spot des Brisants à Saint-Gilles (Photo - Opération de recherches après l’attaque mortelle de requin).
Selon les premiers témoignages, Sarah et sa soeur nageaient avec des masques et des tubas. Elles se trouvaient à environ 5 mètres du rivage en face du restaurant "le Grand baie" lorsque le drame s’est produit. Alarmés par les cris, des témoins présents sur la plage ont très vite compris et ont alerté l’alerte. "Un homme a tout de suite pris la mer à bord de son bateau pour tenter de porter secours à la jeune fille, mais il était déjà trop tard" raconte un témoin encore sous le choc. "La victime a été repêchée, mais le requin avait sectionné tout le bas de son corps" déclare, tout aussi choquée, une jeune femme qui se trouvait elle aussi sur le rivage au moment du drame.
L’hélicoptère et l’unité nautique de la gendarmerie ont entrepris de survoler la zone pour essayer de repérer l’autre partie du corps de la victime. La sœur de la victime n’a pas été blessée. Toute l’après-midi, une douzaine de gendarmes a silloné la plage et l’eau pour tenter de retrouver l’autre partie du corps de la jeune victime. Une cellule médico psychologique a été mise en place par la préfecture pour accompagner les proches de la victime.
                                C’est la première fois qu’une baigneuse est attaquée
Depuis la fin de la semaine Sarah et sa sœur étaient en vacances chez leur père qui réside à La Réunion. C’est la première fois qu’une baigneuse est attaquée par un squale. Jusqu’à présent, ce sont des surfeurs, bodyboarders, kayakistes et des apnéistes qui ont été chargés par des requins. Quatre des ces usagers de la mer ont perdu la vie au cours des ces dernières années.
L’attaque de ce lundi a eu lieu alors que la mer était claire et pas particulièrement agitée. Mais, située en bordure du cimetière marin le long de la baie de Saint-Paul, cette zone est réputée très dangereuse car elle plonge à pic dans les profondeurs de l’océan à partir d’un mètre du bord et qu’elle est fréquentée par les requins. Elle n’est quasiment pas fréquentée par les nageurs et ne fait pas partie des sites de baignade surveillés par des maîtres nageurs sauveteurs. "La baignade est d’ailleurs interdite dans cette zone" indiquait la députée-maire Huguette Bello qui s’est rendue sur place dès l’annonce du drame. "Des panneaux "baignade interdite" ont été posés par la commune, mais ils ont été arrachés à la suite d’un acte de malveillance" ajoutait-elle en substance visiblement très émue. Une peu plus tard dans l’après-midi, Gina Horau, responsable de la sécurité à la mairie de Saint-Paul, précisait : "la baignade n’est pas interdite mais elle se fait au risque et péril des baigneurs". Elle ajoutait que si la pratique de la voile ou encore du jet ski était courante dans la zone, "les baigneurs sont rares".
                    Le nombre d’observation de requins a augmenté ces dernières semaines
Le préfet Jean-Luc Marx a pour sa part annoncé que le dispositif post attaque allait immédiatement être lancé. Il s’agira d’une opération de pêche pour tenter de capturer et tuer le squale auteur de l’attaque. Notant qu’une baigneuse était pour la première fois la cible d’un requin, le représentant de l’État a souligné : "aucun usager de la mer, aucune activité nautique n’est épargnée". Il a ajouté "nous n’arriverons jamais à éradiquer totalement le risque squale"et a appelé une nouvelle fois à la prudence. Jean-Luc Marx avait d’ailleurs publié un communiqué en ce sens le vendredi 5 juillet. "Une augmentation du nombre des observations de requins sur les sites de pratique d’activités nautiques a également été relevée par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion. En effet, 8 observations ont été signalées depuis le 8 mai dernier, date de la dernière attaque mortelle, contre 3 à 4 observations mensuelles en moyenne" disait le préfet dans son communiqué. Il disait aussi recommander "aux pratiquants des activités nautiques d’observer la plus grande vigilance, de s’informer auprès des mairies et des services de secours et de respecter les interdictions de baignade".
Pour rappel, onze attaques, dont cinq mortelles, ont eu lieu entre celle de ce lundi et février 2011.
Zinfos974.com - Lundi 15 Juillet 2013 - 19:37 - Melanie Roddier - Thierry Robert: "On est en train de vivre une catastrophe"
M. Robert, un nouveau drame est survenu, une nouvelle attaque de requin… Qu'est-ce que cela vous inspire vous qui avez à plusieurs reprises exprimé votre opinion sur le sujet?
Lundi dernier, j'expliquais à l'un de vos confrères les raisons qui me poussent à demander un recours suite à la suspension de l'arrêté de pêche des requins bouledogues. Beaucoup pensent que le problème requin est derrière nous, mais il est devant nous ! Je ne veux pas prendre de risque, alors j'irai devant le Conseil d'Etat. Il y a donc seulement 8 jours, je disais à ce journaliste qu'un jour ce ne sera pas un surfeur mais un baigneur qui sera victime…
Vous pensez qu'on ne fait pas assez pour limiter le risque requin?
On ne fait pas ce qu'il faut ! Certains sont aveugles…
Vous parlez du Préfet?
Notamment, mais pas que. Je parle de tous ceux qui ne sont pas conscients qu'il y a un vrai problème. On se contente d'organiser des réunions de crise quand il y a un mort. Je vous dis, ça c'est l'orgueil ! On ne veut parfois pas admettre qu'on a eu tort. Mais il faut savoir rectifier le tir car ce sont des vies qui sont en jeu.
Il faut aussi que tout le monde se sente concerné ! Je le dis encore une fois, on est tous concerné. C'était des zoreils? Peut être, mais un jour, va bouffe un créole et les mentalités sa changé.
Que faut-il faire selon vous?
Ce que je préconise depuis longtemps, il faut enlever des requins bouledogues de la mer ! Ce n'est pas plus compliqué que ca. Il y a une prolifération des requins, du fait de plusieurs éléments dont la réserve marine qui créé un véritable garde manger.
Je rappelle que, l'an dernier, le ministre de l'Outre-mer lui-même m'assurait, lors d'une rencontre que nous avions à Paris, que nous serions soutenus pour l'achat de viande de requin. C'est bien de faire des promesses, les tenir c'est mieux !
Mais on chasse les requins depuis des mois…
On chasse de façon ciblée, alors qu'il faut ouvrir à tous la pêche aux requins. Contrairement à ce que disent certains, jamais il n'y a eu autant d'attaques, jamais. On est en train de vivre une catastrophe, je ne parle même pas des conséquences sur le tourisme.
Pour finir, la question de l'absence de panneau est posée dans le cadre de ce drame survenu au niveau de la baie de Saint-Paul. Qu'en est-il à Saint-Leu?
Nous avons investi depuis deux ans plus de 100.000 euros pour cela. Les panneaux présentant le risque ou l'interdiction de baignade sont présents sur tous les sites de la commune. Tous les arrêtés municipaux ont été pris en la matière.
Zinfos974.com - Lundi 15 Juillet 2013 - 20:23 - Gabriel Kenedi - Une baigneuse de 15 ans tuée par un requin : Aucun panneau n'indiquait le danger
C'est donc vers 14h15, ce lundi, qu'une nouvelle attaque mortelle a eu lieu à la Réunion.
La victime, une jeune adolescente âgée de 15 ans, était en vacances chez son père. Elle se baignait au bord de l'eau, entre 3 et 5 mètres du bord, à proximité du cimetière marin, équipée d'un masque et d'un tuba et accompagnée de sa soeur. La jeune femme a été happée par un squale alors qu'elle se trouvait à quelques mètres seulement du rivage. Son corps a été sectionné en deux.
                                             Baignade "à vos risques et périls"
Cette attaque, la première sur un baigneur depuis 1999, est survenue dans une zone où aucun panneau n'indiquait un danger lié à la présence de requins. "La baignade n'est pas interdite sur cette plage. Elle est à vos risques et périls. Il faut savoir que l'on est sur une zone peu fréquentée par les baigneurs", a expliqué Gina Hoarau, la directrice de la sécurité de la ville de Saint-Paul.
Un peu avant, la députée-maire, Huguette Bello, avait pourtant affirmé que des panneaux existaient mais qu'ils étaient régulièrement enlevés, ce qui a d'ailleurs suscité l'énervement de quelques riverains. "Jamais il n'y a eu de panneaux dans cette zone", entend-on.
"Tout le monde sait qu'on ne se baigne pas dans les eaux de la baie. Beaucoup de Réunionnais savent que dans ces eaux-là, il y a des bêtes sauvages. On me dit qu'il y a beaucoup de personnes qui viennent se baigner mais j'espère que cette tragédie incitera toutes les personnes qui vont se baigner dans la baie de Saint-Paul de trouver un autre lieu", a souligné l'édile de Saint-Paul, qui a expliqué également que la commune allait "remettre des panneaux" dans la baie de Saint-Paul.
Vincent, pêcheur natif de Saint-Paul, explique que le lieu est dangereux. "Il y a quelques années, on a perdu un copain ici, donc on évite se baigner". Son ami s'appelait Thierry Mercredi, il est décédé à l'âge de 16 ans, en 1993, des suites d'une attaque de requin, alors qu'il faisait du bodyboard à quelques mètres du rivage, non loin du lieu où la jeune adolescente a perdu la vie. Le pêcheur affirme également que depuis deux mois, un bouledogue venait régulièrement près du bord de la baie de Saint-Paul.
Vers 17h, un jeune homme du quartier, prénommé Lucien, arrive sur les lieux du drame, à vélo, avec une gerbe de fleurs. Il la déposera dans l'eau pour rendre hommage à la victime. "Est-ce que vous voyez un panneau qui informe sur le danger, sur le risque requin ? Il n'y en n'a pas", s'indigne-t-il.
Cette zone se situe à proximité de la réserve marine et de la ferme aquacole, des lieux souvent accusés d'attirer les squales près du rivage.
                                      Une partie du corps de la victime retrouvée
Dans les minutes qui ont suivi l'attaque mortelle de requin, comme après celle survenue aux Brisants le 8 mai dernier, le dispositif post-attaque a été déclenché par la préfet de la Réunion. Autrement dit, le préfet a autorisé la chasse au requin tueur. Un hélicoptère a survolé la zone et des bateaux ont essayé de traquer le squale, sans succès.
En parallèle, des recherches sont menées pour essayer de retrouver les parties. Une partie du corps de l'adolescente a pu être récupérée, le dispositif a été levé à la tombée de la nuit. Une cellule psychologique a par ailleurs été mise en place pour soutenir les proches de la victime.
Il s'agit de la deuxième attaque mortelle de requin en 2013, la cinquième attaque depuis 2011. "Quand on regarde l'histoire des attaques de requin à La Réunion, on se rend compte qu'aucun pratiquant de la mer n'a été épargné. Ni les pêcheurs, ni les surfeurs, ni les véliplanchistes, ni les baigneurs. Il n'y a pas d'activité qui soit totalement à l'abri du risque requin", a souligné le préfet qui a appelé à "la plus grande vigilance".
"Il y a des lieux autorisés, surveillés, qui sont plus propices", pour la baignade, a-t-il ajouté, précisant que c'est "un comportement individuel qui est en cause".

Une du Quotidien

Clicanoo.re - publié le 16 juillet 2013 - 05h10 - Une adolescente de 15 ans tuée par un requin dans la baie de Saint-Paul
Nouveau drame hier après-midi à Saint-Paul. Aux environs de 14h30, une jeune touriste de 15 ans est décédée suite à une attaque de requin, dans la baie de Saint-Paul à proximité du cimetière marin. D’après le SDIS, le corps de la victime a été sectionné et la victime est morte sur le coup.
D’après les premières informations, la touriste se baignait à un peu moins de 5 mètres du bord de plage, entre le club nautique de Saint-Paul et le restaurant le Grand Baie.
Hier, l’hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie a effectué des recherches mètre par mètre la côté, de la jetée de Saint-Paul jusqu’au lieu du drame, pour tenter de retrouver l’autre partie du corps de la victime (voir la vidéo ci-dessus).
Sur les lieux également, le préfet Jean-Luc Marx et la députée-maire Huguette Bello.
La dernière attaque mortelle par un squale remonte au 8 mai dernier. Stéphane Berhamel, un touriste de 36 ans en voyage de noces, succombait à ses blessures après une attaque pendant qu’il faisait du bodyboard face à la plage des Brisants.
Il y a quelques jours, la préfecture recommandait à nouveau la plus grande vigilance en cette période, rappelant que 9 observations de requins avaient été faites sur les deux mois précédents.

Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/07/2013 à 11h20 - Après l’attaque mortelle d’un requin sur une baigneuseThierry Denys : "le coupable c’est notre mode de pensée"
Dans un communiqué, l’écologiste Thierry Denys réagit suite à l’attaque mortelle d’un requin sur une jeune baigneuse de 15 ans en baie de Saint-Paul ce lundi 15 juillet 2013. Il souligne que "le moment est à nouveau triste, et démontre une fois de plus que l’inconscience est mortelle". "Il nous faudra bien remettre la "raison" dans le bon sens, repenser notre relation à la nature et au péril, accepter non pas un pseudo "risque requin", mais bien les limites de la puissance de l’homme face à la nature et en tirer les conséquences qui s’imposent", note-t-il encore. Nous publions son communiqué ci-dessous.

"Une jeune fille s’est fait attaquer à nouveau ce jour à la Réunion par un requin. Elle est décédée. Le moment est à nouveau triste, et démontre une fois de plus que l’inconscience est mortelle. La zone dans laquelle se baignait cette jeune fille est hors lagon, donc elle se baignait au milieu des requins...
Cette inconscience est doublée d’une incapacité de notre société à sortir de son mode de pensée. Bloqué, notre système de pesée, incapable de faire face à cette situation de relation homme-nature.
Certains surfeurs et leurs alliés vont se déchaîner dans les jours qui viennent pour demander que l’on tue des squales. Ils vont tenir pour responsables tous ceux qui défendent le requin, et ceux qui tentent de minimiser les dangers. Ils ont tort sur un point, et raison sur un autre, mais pas pour les bonnes raisons.
Ils ont tort sur les prélèvements de requins. Car s’il ne reste ne serait ce qu’un requin, le risque mortel subsiste. Leur solution n’est valable que si on éradique 100% des requins. Dans ce cas et dans ce cas seulement il n’y a plus de risque.
Ils sont raison contre ceux qui tentent de démontrer qu’il y a des conditions plus ou moins risquées. Car cela n’existe pas, c’est un subterfuge, une vision tronquée. Le risque INDIVIDUEL est le seul risque qui compte, les statistiques ne sont qu’une vue de l’esprit, un raisonnement inadéquat. Le risque individuel, il est de 0 ou 100, quelles que soient les conditions, il n’y a aucune statistique de masse qui vaille pour ma sécurité individuelle quand je rentre dans l’eau.
Mais leur colère ne vise qu’à trouver des coupables, à jouer sur une émotion bien légitime pour faire passer leur fausse bonne réponse : tuer des squales, montrer que l’homme est supérieur et va dominer la nature et le requin, et mettre en sécurité ceux qui vont dans l’eau. Inutile, s’il reste UN requin, le risque subsiste au même niveau qu’aujourd’hui : même avec un seul requin au large de la Réunion, se mettre à l’eau, c’est risquer sa vie.
Notre vocabulaire est insuffisant et inadapté, les concepts manquent pour définir la situation. Les idioties du type "le risque zéro n’existe pas", "le principe de précaution" ne sont ni plus ni moins que des hérésies de communication qui corrompent notre raisonnement à grand coup de pensée simplifiée pour ne pas dire simpliste.
52% de la population est sous le seuil de pauvreté, à 40% on considère que notre société progresse….et on se gargarise de bons résultats quand 40% de la population est en déshérence.
Il y a moins de risque dans telles conditions que dans telles autres : sous entendu allez-y de préférence dans certaines conditions. Non, quelles que soient les conditions le risque de se faire attaquer est entier, il est de 100% pour celui qui se baigne tant qu’il y a ne serait-ce qu’un seul requin dans la mer.
Il nous faudra bien remettre la "raison" dans le bon sens, repenser notre relation à la nature et au péril, accepter non pas un pseudo "risque requin", mais bien les limites de la puissance de l’homme face à la nature et en tirer les conséquences qui s’imposent.
Mon billet de septembre 2012 exprimait déjà cette position . Passé dans divers médias, mais inaudible car à contre courant du mode de pensée de la société"                           Thierry Denys
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/07/2013 à 12h38 - Après le décès d’une jeune fille de 15 ans tuée ce lundi par un squale : l’émotion, puis la colère
Au lendemain du décès de la jeune Sarah, attaquée ce lundi 15 juillet par un requin à quelques mètres du bord dans la baie de Saint-Paul, l’agitation est un peu retombée aux abords du cimetière marin, où s’est joué le drame. Pour les curieux, touristes et surtout les habitants présents ce mardi matin, la colère a succédé à l’émotion, une colère dirigée principalement contre les autorités et les responsables politiques.
" Révolté ! " Voilà le sentiment de Jean-Philippe, habitant de Saint-Paul, au lendemain de l’attaque de la jeune Sarah par un requin. " La population souffre de voir cette enfant mangée par un prédateur au bord du rivage ", explique-t-il, très remonté. Il poursuit : " Si les parlementaires avaient mis les points sur les i, on n’aurait pas ce problème. Avant 1999, il n’y avait pas tout ça ! Avant, les plongeurs servaient de boucliers pour les baigneurs, mais maintenant, on se sert de La Réunion comme d’un laboratoire ! "
Selon lui, ce sont donc les autorités et les scientifiques qui sont en cause, ayant laissé proliférer les requins en interdisant la pêche sous-marine. " Cette petite fille n’était pas une touriste ", reprend-il. " Son père vit à La Réunion depuis très longtemps et elle se baigne ici depuis toute petite. Mais on ne lui avait pas dit que l’île avait changé, c’est comme si on avait mis du poison dans la mer sans prévenir personne... "
La jeune Sarah était en effet la fille du trésorier du club de voile de Saint-Paul, où l’émotion était encore très présente aujourd’hui. La victime n’était donc pas une simple touriste et connaissait bien la région. Née à La Réunion, elle vivait chez sa mère en métropole, à Bressuire (Deux-Sèvres)
Pour beaucoup, les hommes politiques doivent prendre leurs responsabilités. " Il y a des panneaux partout pour prévenir des radiers submersibles, mais pas un seul pour indiquer qu’il y a un risque d’attaque de requin ! ", témoigne un autre habitant des hauts de Saint-Paul. " La mer est belle ici, les touristes ne peuvent pas se douter du danger ", ajoute-t-il.
Pourtant, l’endroit est connu de tous comme étant une zone dangereuse. Réunionnaise vivant en métropole, Marie est en vacances à Saint-Paul. " Je ne me suis jamais baignée ici en raison des risques de noyade, mais pas à cause des requins ", souligne-t-elle, encore bouleversée par le drame de la veille : " C’est comme si le requin était quasiment venu sur la plage ! Il faut le tuer celui-là ! "
" On voit peu de gens se baigner ici ", raconte également Clotilde, employée du restaurant le Grand Baie. " Les gens savent qu’il peut y avoir des requins ici, il faut mettre des panneaux, c’est inadmissible de voir un drame comme ça. Les gens vont avoir peur et ne vont plus venir... "
Avec ce nouveau drame, beaucoup craignent de voir leur île stigmatisée en raison du risque requin. " L’image se ternit, c’est sûr ", estime Jean-Philippe, qui conclut : " C’est toute l’âme réunionnaise qui est touchée... "
Les recherches pour retrouver les restes du corps de la jeune fille se poursuivront ce mardi jusqu’à la tombée de la nuit. Elles n’ont pour l’instant rien donné.
Zinfos974.com - Mardi 16 Juillet 2013 - 15:04 - LG - Baie de St-Paul: La station d'épuration n'est pas responsable de l'attaque de requin
Montrée du doigt depuis hier comme un élément possible de la qualité des eaux dégradées dans la baie de Saint-Paul, la station d'épuration qui fait face au cimetière marin a cessé ses activités il y a un an.
"La station a arrêté de fonctionner le 17 juillet 2012", explique Patrick Pellegrini, directeur délégué de la Régie des eaux de Saint-Paul, soit il y a un an presque jour pour jour.
Actuellement, des ouvriers sont sur site pour continuer à démonter une partie des bâtiments. La Créole et la mairie de Saint-Paul envisagent de garder les bassins existants pour qu'ils puissent servir de bassin de stockage lors des fortes pluies. "En attendant qu'ils soient traités sur les nouvelles stations, on pourrait utiliser ces bassins ou en créer de nouveaux pour stocker les eaux pluviales qui sont tombées dans les canalisations d'eaux usées, lors des fortes pluies. On réinjecterait ensuite ce surplus peu à peu vers les deux nouvelles stations, le temps qu'elles reviennent à un rythme normal", ajoute-t-il.
Ironie du calendrier, des travaux de mise au tout-à-l'égout sont en cours rue de la baie, ce qui constitue une avancée notable dans les risques de déversement des eaux usées dans les sols. La station de traitement de Saint-Paul avait été à de nombreuses reprises dans l'obligation de rejeter des eaux usées non traitées dans l'océan tout proche, à cause de la saturation des bassins.
La baie de Saint-Paul, c'est aussi une série d'exutoires qui jettent à la mer les eaux pluviales de la saison des pluies. Le 10 février dernier, ces canalisations bouchées tant par des végétaux que des détritus avaient provoqué l'inondation de nombreuses rues du centre-ville. Les exutoires sont chaque année, après chaque forte houle, désensablés.
Zinfos974.com - Mardi 16 Juillet 2013 - 15:18 - Julien Delarue - D. Derand: "Je maintiens que la cible des attaques de requins reste avant tout les surfeurs"
Bien connu à la Réunion pour avoir réalisé plusieurs traversées à la nage dans les zones où s'étaient produites des attaques de requins, Didier Derand, délégué de la Fondation Brigitte Bardot à la Réunion, réagit à l'attaque qui a eu lieu hier après-midi dans la baie de Saint-Paul et qui a coûté la vie à une jeune touriste de 15 ans. Expliquant depuis le début que les nageurs n'étaient pas les cibles des requins, Didier Derand a tenu à réaffirmer ses propos et parle de "conditions de sécurité pas raisonnables" et d'un lieu particulièrement dangereux.
Sur l'attaque mortelle d'hier, Didier Derand tient à souligner en premier lieu la dangerosité du site. "J'ai 45 ans et je suis créole. Jamais je n'irai me baigner dans la baie de Saint-Paul. Avec l'ancienne station d'épuration, les pêcheurs ou encore les rejets de la décharge du Port qui arrive par les courants jusqu'à la baie, on a donné aux prédateurs la culture de venir manger à cet endroit", explique Didier Derand.
Même s'il reconnait que le caractère "psychologique et humain" est très difficile dans cette attaque, "je suis père de famille et l'idée qu'il arrive quelque chose à mes enfants me terrorise", souligne-t-il, Didier Derand a tenu à réaffirmer ses propos sur les risques encourus par les nageurs face aux attaques de requins. "Je maintiens que la cible des attaques de requins reste avant tout les surfeurs. Ils ressemblent à des tortues marines et sont totalement aveugles face aux risques d'une attaque", précise-t-il.
                                   "Avez-vous déjà vu une souris danser devant un chat ?"
Pour revenir au drame d'hier, il affirme que la baignade n'était "pas raisonnable" et le lieu particulièrement "dangereux". "Hier un ami médecin est passé sur le lieu de l'attaque, il m'a expliqué que la visibilité n'excédait pas un mètre. Si on nage dans une eau sale, on ne pourra pas avoir un comportement adapté", poursuit Didier Derand. "Si on observe pas ce comportement devant un prédateur on devient une proie", ajoute-t-il avant de s'interroger : "Avez-vous déjà vu une souris danser devant un chat ?". "Tout le problème est dans la tête du prédateur. Il n'a pas un cerveau humain et cherche seulement à se nourrir", explique le délégué de la Fondation Brigitte Bardot.
Reste que la théorie de Didier Derand a pris du plomb dans l'aile après l'attaque d'hier. Car si la jeune touriste s'est baignée dans une zone dite "dangereuse" ou la baignade se faisait à ses "risques et périls", dixit la mairie de Saint-Paul, Didier Derand expliquait dans un article que "les baigneurs, nageurs, plongeurs, voire bodysurfeurs, n'ont à mon avis rien à craindre des requins".
Zinfos974.com - Mardi 16 Juillet 2013 - 16:43 - LG - St-Paul: Quatre bateaux engagés dans la pêche aux requins
C'est la première fois que le dispositif post-attaque de pêche de requins est mis en place. Une mesure actée par le préfet en Comité opérationnel réunionnais de réduction du risque requin (CO4R) le 13 mai dernier. Une première que les pêcheurs mandatés auraient bien voulu ne jamais avoir à mettre en place.
Quatre bateaux sont mandatés pour tenter de pêcher le requin à l'origine de l'attaque mortelle du lundi 15 juillet en baie de Saint-Paul. "Le Wayan est un mini long-liner pouvant effectuer de la palangre de fond. Il est accompagné du Rapace, du Cocha Cossa et du Pacifique", liste Ludovic Courtois, secrétaire général du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM).
A 16h ce mardi après-midi, c'est Le Pacifique qui a lancé ses lignes en baie de Saint-Paul. "Les bateaux ne pêchent pas réellement à tour de rôle. Hier après-midi, trois ont été mobilisés dès 16h15 sur zone pour maximiser les chances de retrouver le requin à l'origine de la mort de cette baigneuse", explique Ludovic Courtois. "Lors du CO4R, nous avions demandé au préfet de porter à 72 heures l'autorisation de pêche car nous imaginions qu'il nous faudrait au moins 24 heures pour mobiliser l'ensemble du matériel nécessaire", précise-t-il. La première expérience "malheureuse" de ce lundi est venue contredire cette prévision. "Les bateaux étaient opérationnels une heure après l'attaque", ajoute-t-il.
"Jusqu'à ce soir, nous allons continuer avec un bateau avant de passer à deux bateaux dans la nuit. Demain matin, c'est à nouveau un seul bateau qui sera mobilisé. Avoir trop de bateaux, de jour, aura pour effet d'effrayer les requins", précise-t-il.
Ce matin, le patron du Wayan a remonté une raie guitare dont la tête était partiellement touchée par des morsures, mais toujours pas de requin au bout du fil. Toutes les touches remontées par ces bateaux mandatés par la Préfecture doivent être traitées par le Cross, dont "nous sommes les prestataires de services", tient à préciser le comité régional des pêches.
Le préfet a autorisé cette chasse dans une fenêtre de 72 heures après attaque. "C'est un délai maximum qui sera peut-être réévalué dans les prochaines heures", estime le représentant du CRPM. Si le dispositif est maintenu en l'état, les quatre bateaux peuvent jeter leur ligne jusqu'à jeudi après-midi.
Zinfos974.com - Mardi 16 Juillet 2013 - 17:33 - Julien Delarue - Attaque de requin: La responsabilité de la commune pourrait être engagée
La baie de Saint-Paul a été le théâtre, hier après-midi, d'une dramatique attaque de requin. Une jeune touriste de 15 ans, Sarah, en vacances chez son père à la Réunion, a été happée par un squale alors qu'elle se baignait à quelques mètres du bord.
Aussitôt l'attaque confirmée, la députée-maire de Saint-Paul, Huguette Bello, expliquait que la baignade était interdite à cet endroit. Une information contredite quelques heures plus tard par son premier adjoint, Emmanuel Séraphin, qui a expliqué que la "zone n'était pas réglementée" et qu'il n'y avait "pas d'affichage". Un lieu pourtant connu comme étant dangereux. Pour preuve, la baie de Saint-Paul avait été le théâtre fin 2011 d'une attaque de requin, sans gravité, sur un kayak, entraînant un arrêté municipal interdisant toutes les activités nautiques et la baignade sur la zone. Un arrêté abrogé quelques semaines plus tard.
Mais alors, la présence connue de requins sur cette zone et l'absence d'arrêté municipal pourraient-elles entraîner la responsabilité pénale ou administrative de la commune en cas d'attaque mortelle ? Sur la question du pénal, la responsabilité risque d'être "difficile" à prouver, pense Me Eric Dugoujon, avocat au barreau de Saint-Denis. "J'aurai tendance à dire que la personne se baignait dans la mer, un espace naturel où il peut y avoir un risque. Le côté pénal est compliqué. Il faudrait arriver à prouver qu'il y a eu une mise en danger volontaire de la vie d'autrui", explique-t-il.
L'avocat rappelle que le maire a un pouvoir de police sur sa commune et qu'il lui incombe de "réglementer" sur son territoire. D'un point de vue administratif, la commune pourrait donc, selon lui, être poursuivie par la famille de la victime. "Je prend le cas d'une personne qui avait été emportée par les courants alors qu'elle se baignait à Saint-Leu. La famille avait attaqué la commune et avait obtenu gain de cause pour défaut d'information. La responsabilité administrative de la commune avait été reconnue", poursuit Eric Dugoujon.
"La responsabilité administrative incombe à la commune quand elle a connaissance d'un risque sans en donner l'information. Il s'agit d'une faute administrative", ajoute-t-il. Si la famille de la jeune Sarah décidait de porter l'affaire devant une juridiction administrative, elle pourrait faire condamner la commune, en plus d'une amende, à lui verser des dommages et intérêts.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/07/2013 à 17h45
Suite au décès de la jeune fille ce lundiAttaque de requin : un hommage rendu à Sarah mercredi à Saint-Paul

Deux jours après la dramatique attaque d’un requin qui a coûté la vie à Sarah Roperth, âgée de 15 ans, un hommage sera rendu à la jeune fille ce mercredi après-midi, à partir de 15h30 au débarcadère de Saint-Paul. En collaboration avec les associations Océan Prévention Réunion, Prévention Requin Réunion et la ligue de surf, un lâcher de fleurs aura lieu en présence des familles de victimes. Les associations ont également prévu de demander à être reçues par le préfet suite à cette nouvelle attaque mortelle de squale.
Zinfos974.com - Mardi 16 Juillet 2013 - 17:53 - Quand un requin bouledogue attaque un requin guitare ce matin au large de St-Paul...
Thierry Gazzo est l'un des pêcheurs qui participe activement aux actions de prélèvement du requin, et plus globalement, à la gestion du risque requin à la Réunion. Au lendemain de l'attaque mortelle en baie de Saint-Paul, il publie une vidéo sur le réseau social Facebook d'un requin guitare littéralement "charcuté" par un autre requin, ce matin au large de St-Paul.
Les réactions ne tardent pas à suivre, et spontanément, chacun pense comme le titre de la vidéo postée : "Quand les bullsharks sont sur zone, les requins guitare, comme les baigneurs, sont en danger", autrement dit, les requins bouledogues sont à l'affût de tout ce qui bouge !
Zinfos974.com - Mardi 16 Juillet 2013 - 18:40 - LG - St-Paul: Les recherches jusqu'à la tombée de la nuit
Les autorités ont maintenu leurs recherches dans la baie de Saint-Paul ce mardi et ce, jusqu'à la tombée de la nuit. C'était le cas encore à 18h de la vedette de la gendarmerie maritime.
Celle-ci a d'ailleurs élargi sa zone de recherches par-delà le débarcadère de Saint-Paul, non loin de ce qu'il reste de la ferme aquacole.
Le bateau Le Pacifique continuait quant à lui à tendre ses lignes dans l'espoir de capturer un requin, et peut-être celui a l'origine de l'attaque sur Sarah Roperth ce 15 juillet. Cette nuit, deux embarcations doivent prendre le relai. Le long de la côte cette fois, deux gendarmes de la brigade maritime continuaient, quant à eux, de longer la côte dans l'espoir que la mer rende une partie du corps de la jeune fille attaquée par un requin.
A 500 mètres du site de l'attaque, les membres de la base nautique sont actuellement réunis pour partager ce moment de douleur avec le père de la victime, trésorier de la structure. En face des embarcations qui n'ont pas pris l'eau aujourd'hui, des fleurs sont dispersées sur le sable noir de la baie, en hommage à la jeune fille.
Clicanoo.re - publié le 17 juillet 2013 - 06h20 - Revue de web : le requin tueur partout dans la presse
Deux jours après l’attaque de requin qui a provoqué le décès de la jeune Sarah, 15 ans, les médias nationaux y vont chacun de leurs titres, vidéos, interview et bien sûr photos choc. Dès lundi soir, ces faits dramatiques ont été propulsés en ouverture des "jité" de 20 heures de TF1 comme de France 2, avant même la catastrophe de Brétigny ou l’irruption des membres de Greenpeace à Tricastin. C’est dire l’ampleur prise par l’affaire sur le continent, malgré la distance. Lundi après-midi, à peine quelques heures après le drame, les sites internet des différents quotidiens et hebdo d’information nationaux s’emparaient déjà de l’histoire de "la touriste de 15 ans tuée par un requin".
Hier matin, la Réunion et ses dangers se faisaient une place "de choix" à la Une des sites d’information, parmi les chiffres du chômage ou la gestion des comptes de l’Elysée.
Du côté du Monde.fr, on classe l’actualité dans la rubrique "Planète", et on tente de mettre l’information en perspective avec une infographie... sur les animaux les plus tueurs. Ainsi, on apprend, selon Le Monde, que "le moustique tue 80 000 fois plus que le requin", en terme de décès humains par an. Quand le moustique tue 800 000 personnes par an dans le monde, le requin en tue moins de 10. C’est même moins que les méduses qui provoqueraient 50 morts à l’année. Des chiffres tout droit sortis de l’Institut océanographique Fondation Albert 1er Prince-de-Monaco, qui s’engage dans la défense des squales.
Sur Le Figaro.fr, on laisse la parole, dans une vidéo extraite de BFM TV, à un "témoin de l’attaque". Celui-ci raconte que ce qu’il a vu était "particulièrement atroce comme vision". L’article est accompagné là aussi d’une infographie qui recense les attaques mortelles sur une carte de l’île, depuis 1980. Nos confrères du Figaro, abordant le sujet du prélèvement des animaux, parle aussi d’une "guérilla judiciaire entre autorités locales et associations écologistes". Tout au long de la matinée, les articles "requin" ont nourri le fil info du site. Dont un, qui se penche sur la problématique requin... en métropole.
Nos confrères se sont par ailleurs interrogés sur la probabilité de faire face à une attaque de squale sur les côtes de France hexagonale. Alors, y a-t-il danger ? Pas vraiment, si l’on en croit Jean-Marc Groul, directeur de Sea Aquarium, qui avance que malgré la cinquantaine d’espèces qui nagent autour de la France métropolitaine, le risque de se faire manger par un squale est quasi nul.
Sur le site du quotidien Libération, on reste sobre et on titre simplement "Une adolescente tuée par un requin à la Réunion", en reprenant la dépêche de l’Agence France Presse (AFP). Ni plus, ni moins.
En face, l’hebdomadaire le Point titrait sur son site : "Réunion : les autorités impuissantes face aux requins", en reprenant la dernière dépêche de l’Agence France Presse.
Le magazine Nouvel Observateur donne à l’événement une exposition médiatique relativement large : ce matin, deux articles consacrés au requin font la Une de leur page d’accueil. Avec en prime, des photos de squales plus impressionnants les uns que les autres, dans un diaporama de 23 images intitulé "Les requins tueurs, et les autres". Le second article du Nouvel Observateur relate le faits-divers avec détail. "L’horreur à deux pas du rivage", fait office de première phrase de l’article. "Elle avait de l’eau jusqu’aux genoux ! J’ai vu des photos. Elle a été tranchée en deux", écrivent nos confrères, citant Serge Leplège, de l’association Prévention Requins Réunion.
Quant à nos confrères du quotidien Le Parisien, ils complètent la dépêche de l’AFP d’une interview vidéo de Patrice Héraud, spécialiste du grand requin blanc. On y apprend notamment que "le requin bouledogue est capable d’attaquer dans moins d’un mètre d’eau". L’expert y explique que le requin a pu attendre que l’adolescente soit seule dans l’eau pour pouvoir l’attaquer plus facilement. "N’importe quel bruit, celui d’une palme, ou d’un corps qui tombe dans l’eau, du crawl à la surface ou des cris sont autant de stimuli pour le requin qui peuvent lui faire penser à une proie", rappelle-t-il dans cette vidéo de nos confrères du Parisien.
Pour terminer, voici nos confrères de L’Express.fr qui sont allés à la rencontre de Bernard Séret, océanographe et spécialiste des squales à l’institut de recherche pour le développement (IRD). Ce dernier évoque notammentle développement de l’industrie touristique comme l’une des causes de la recrudescence des attaques. "Les côtes ont été dégradées, ce qui a poussé les requins qui y vivaient à se déplacer ailleurs", explique le spécialiste interrogé par L’Express. Le tout couronné d’un titre qui affirme "La Réunion : La dégradation de l’île favorise les attaques de requins". Il semblerait que le squale se soit fait une place au rang des spécificités locales de notre île...                  J.CTS
Zinfos974.com - Mercredi 17 Juillet 2013 - 15:51 - LG - Consommation de requins: Le doute ciguatérique n'est pas près d'être levé
Avancée comme l'une des pistes sérieuses pour réduire la population de requins, la pêche de squales à plus grande échelle pour leur consommation n'est pas prête de démarrer. La connaissance du risque ciguatera est loin d'aboutir. Une seconde phase de prélèvements doit s'ouvrir sans qu'aucun chiffre du nombre de requins capturés ne soit à ce jour fixé.
A la mi-juillet, 23 requins sur un objectif de 24 ont été prélevés dans le cadre de la connaissance ciguatérique, fait savoir la Préfecture. Ce programme avait été lancé le 10 août pour lever tous les doutes sur le degré de toxicité de la chair de requin.
"Une fois ce 24e requin pêché et analysé, une nouvelle réunion du Comité opérationnel de réduction du risque requin (CO4R) devra fixer le nombre supplémentaire de prélèvements", signale aujourd'hui le comité régional des pêches, "prestataire de services" pour le compte de l'Etat.
Comme cela avait été pressenti à la mi-2012, le nombre de 24 requins est jugé trop faible pour caractériser de façon formelle le risque d'intoxication alimentaire. "Il nous faut une plus grande représentativité des requins pêchés", confirme aujourd'hui le comité des pêches.
Outre le risque ciguatera, les chercheurs doivent aussi confirmer la présence éventuelle de métaux lourds dans la chair de requins.
Zinfos974.com - Mercredi 17 Juillet 2013 - 16:05 - Ludovic Grondin sur place - Hommage à Sarah: Après le recueillement, les débats...
A 15h30, près de 300 personnes se sont réunies sur la plage où Sarah a été victime d'une attaque de squale lundi. Dans le silence, une chaîne humaine s'est formée, tous les regards tournés vers l'océan. Des bouquets de fleurs ont été déposés sur les vagues. L'heure est au recueillement.
En hommage à Sarah et aux victimes d'attaques de requins, le rassemblement pacifique se poursuit du côté du débarcadère de la baie de Saint-Paul.
Des représentants d'associations ont pris la parole, tour à tour, pour tenter de faire avancer leurs propositions quant à la réduction du risque d'attaques. Mais très vite l'émotion et la polémique prend le dessus, certains demandent la fin de la réserve marine.
Face à la foule, les représentants d'associations préfèrent nuancer en évoquant plutôt une nécessaire réorganisation des limites de la réserve marine.
Clicanoo.re - publié le 17 juillet 2013 - 17h31 - Attaque de requin : 250 personnes ont rendu hommage à Sarah
Le débarcadère de Saint-Paul était inhabituellement bondé cet après-midi. C’est en ce lieu que les associations des usagers de la mer (PRR*, OPR** et la ligue de surf en tête), avaient décidé d’investir pour rendre hommage à la petite Sarah, décédée dans la journée de lundi après une attaque de squale. Le rassemblement a débuté par un jeté de fleur dans l’océan. Près de 250 participants ont ensuite formé une chaîne humaine sur la plage.
Après le recueillement est venu le temps de la prise de parole, plus virulente. Les associations se sont succédé pour réitérer leurs revendications, à savoir la régulation de la population de requin et la modification de la réserve marine.
"Cette côte est devenue un enfer"
Plusieurs parents ont également tenu à s’exprimer, dans la plus vive émotion. "On commence à en avoir assez de se retrouver pour les hommages, martèle cette mère de famille. Aujourd’hui, nous voulons interpeller les autorités qui nous emprisonnent dans une législation. Cette côte est devenue un enfer, l’écosystème est perturbé par l’homme. Il faut que les scientifiques admettent cette évidence et que l’on régule la population de requins", finit-elle émue. Les représentants des usagers de la mer se rendront en fin d’après-midi à Saint-Denis pour une réunion avec le préfet.
Les obsèques de Sarah auront lieu demain à Saint-Denis.          V.B avec A.M

* PRR : Prévention Requin Réunion / ** OPR : Océan Prévention Réunion

Clicanoo.re - publié le 17 juillet 2013 - 19h37 - Un requin capturé au large de la baie de Saint-Paul
Un requin a été capturé cet après-midi au large de la baie de Saint-Paul, annonce l’un des pêcheurs mandatés par le préfet.

"A la suite de l’attaque mortelle survenue le 15 juillet dernier, le préfet a autorisé par arrêté la pêche du requin suspecté d’en être responsable, conformément à l’orientation qui avait été envisagée à la suite du Comité opérationnel de réduction du risque requin (CO4R) du 13 mai dernier, relative aux mesures post-attaque. Dans ce cadre, une femelle requin bouledogue de plus de 3 mètres a été pêchée ce jour en fin d’après-midi, à proximité du lieu où est survenue l’attaque du 15 juillet", indique un communiqué de la préfecture.
Pour rappel, l’adolescente, âgée de 15 ans, a été tuée lundi par un requin alors qu’elle se baignait à 5 mètres du bord. Son corps a été sectionné en deux dont une partie reste toujours introuvable.
Cet après-midi, une cérémonie était organisée au débarcadère de Saint-Paul en son hommage. Près de 250 personnes étaient venues lui faire leur adieu.
Zinfos974.com - Mercredi 17 Juillet 2013 - 19:45 - Baie de St-Paul: Un requin bouledogue pêché près du lieu du drame
Les pêcheurs mandatés par la préfecture de la Réunion ont remonté au bout de leurs lignes un requin bouledogue femelle de 3,10 mètres ce mercredi après-midi.
La prise s'est faite dans la baie de Saint-Paul, "à proximité du lieu où est survenue l’attaque du 15 juillet", confirme la préfecture de la Réunion.
A la suite de l’attaque mortelle survenue ce lundi, le préfet avait autorisé par arrêté la pêche du requin suspecté d’en être responsable, conformément à l’orientation qui avait été envisagée à la suite du Comité opérationnel de réduction du risque requin (CO4R) du 13 mai dernier, relative aux mesures post-attaque.
Zinfos974.com - Jeudi 18 Juillet 2013 - 00:36 - LG - Le préfet: "Sur la réserve marine, il n'y aura pas de tabou"
L'Etat va-t-il réviser les contours de la réserve marine au regard de la dernière attaque de requin ? Les associations OPR, PRR, la Ligue de Surf ainsi que la mère de Mathieu Schiller reçus hier soir en préfecture veulent enfin y croire.

Interrogé au sortir de cette énième réunion de crise en haut-lieu, le président de Prévention Requin Réunion, Loris Gasbarre, parle d'une réunion qui "s'est bien passée", ainsi que d'un préfet "très réceptif".
Sur le fond des dossiers, nul doute que les associations et la Ligue de Surf interpréteront comme un signe d'espoir une affirmation qu'ils tiennent du préfet Jean-Luc Marx. "Sur la réserve marine, il n'y aura pas de tabou", a-t-il affirmé, ce qui pourrait constituer, après deux ans d'une proposition non négociable avec l'Etat, les prémices d'une brèche sur le sujet. A confirmer.
Des éclaircissements ont été énoncés de vive voix par le représentant de l'Etat. Il s'agit notamment des prélèvements de requins destinés à l'analyse du risque ciguatérique. Le préfet a confirmé que le quota initialement évoqué en août 2012 devait être revu à la hausse pour que la caractérisation de toxicité de la chair de requin soit beaucoup plus fiable.
Si le nouveau quota de requins tués n'a pas été livré hier soir, toutes les expériences menées ailleurs tendent à valider la limite de 45 spécimens analysés comme un seuil minimal. 23 ont, à ce jour, été pêchés selon le dernier relevé préfectoral du 15 juillet.
                            Une protection à plusieurs niveaux
Le deuxième projet qui semble avancer à grands pas est celui de "Cap Requin", initié par PRR en collaboration avec le comité régional des pêches. Il prévoit la disposition de drumlines, en guise de pêche de régulation, tout d'abord installés en baie de Saint-Paul pour 6 mois. Cette phase expérimentale devrait par la suite être étendue sur la côte Ouest et en fonction des communes littorales intéressées. "Ce projet est quasiment acté pour ce qui concerne Saint-Paul", fait remarquer Loris Gasbarre.
Concernant cette fois la pérennisation des vigies pour les sessions de surf, le préfet a informé ses invités de la validation du concept par l'Institut de recherche pour le développement. Assurément un bon point lorsqu'il s'agira de renouveler les contrats aidés de ces vigies.
Le vrai motif d'espoir réside donc dans la perspective d'une révision du sanctuaire récifal. "Son réaménagement passe par la réintroduction de l'homme dans plusieurs colonnes d'eau", a défendu le président de Prévention requin. Les membres d'associations ont décortiqué leur volonté de sécuriser les spots les plus exposés selon une configuration qui verrait les vigies en premier rideau préventif, suivis de drumlines plus proches de la côte que les palangres situées, elles, plus au large.
Un dispositif qui ne serait pas optimal selon les associations sans la réintroduction de la "chasse sous-marine", toujours en amont des spots, vu du large. L'utilisation des fusils de chasse sous-marine ne sera pas facile à faire accepter si l'on se remémore l'inflexibilité de la préfecture et du GIP Réserve marine lorsqu'il a fallu autoriser les vigies à disposer d'un moyen de défense dans l'eau.
Les quatre zones concernées - avant que le dispositif ne soit éventuellement étendu - concernerait évidemment "Boucan, Roches Noires, les Brisants et Trois-Bassins" selon Loris Gasbarre.
Jeudi 18 Juillet 2013 - 06:48 - LG - Rassemblement des surfeurs: La côte Ouest est devenu "un enfer !"
Sur l'esplanade du débarcadère de Saint-Paul hier après-midi, le recueillement a vite laissé place à la colère de certaines personnes présentes dans la foule.

Il aura fallu la prise de parole d'une élue, en la personne de la vice-présidente de Région, Fabienne Couapel Sauret, pour que les ressentiments à l'égard de la réserve marine n'inondent les débats. La cible était toute trouvée mais n'était effectivement pas la bonne.
Faute de représentant de l'Etat sur place, c'est donc un dialogue de sourds vite raisonné par le président d'Océan Prévention Réunion, Jean-François Nativel, que les prises de paroles ont pu être menées à leur terme.
De l'extinction pure et simple de la réserve scandée ici et là dans l'assistance, Serge Leplège (ex-PRR) a recadré ce qui devait être renouvelé au préfet pas plus tard qu'hier en fin d'après-midi, à savoir un réaménagement de la réserve marine.
De l'aveu des membres associatifs, réclamer la fin de la réserve marine demeure une proposition non négociable avec l'Etat. La proposition d'un zonage moins restrictif sur des zones à forte activité aquatique suit donc son cours.
"Vous n'entendrez jamais de surfeurs contre la réserve marine", dira Serge Leplège, mais la multiplicité des attaques depuis deux ans donne à réfléchir sur la concomitance des attaques depuis l'installation officielle de la zone protégée en 2007. "On était sur un p'tit paradis, maintenant c'est un enfer cette côte !"
Zinfos974.com - Jeudi 18 Juillet 2013 - 00:42 - LG - St-Paul: Un deuxième requin bouledogue pêché dans la baie
La prise de ce mercredi après-midi ne sera finalement pas la dernière capture du jour. Un deuxième requin de type bouledogue a été pêché par les équipages mandatés par le préfet.
Après la prise du Wayan, c'est l'embarcation de Christophe Perry qui a remonté un requin bouledogue mâle de 2,50 mètres et par 5 mètres de fond, en baie de Saint-Paul, vers 22h.
Ce dernier spécimen était marqué selon les informations dont nous disposons à cette heure. Il entrait donc dans le cadre de la connaissance des déplacements des requins côtiers qu'étudie le programme Charc lancé fin 2011.
A 22h30, la pesée du requin n'avait pas encore pu être réalisée, l'équipage n'étant pas encore rentré au port. Cette prise intervient après celle réalisée un peu plus tôt dans l'après-midi d'un requin bouledogue femelle de 3,10 mètres.
Zinfos974.com - Jeudi 18 Juillet 2013 - 12:20 - Gabriel Kenedi - Trois requins pêchés, pas de restes humains retrouvés
Deux requins bouledogues et un requin tigre ont été capturés dans le cadre du dispositif post-attaque lancé par la Préfecture après la mort de la jeune Sarah.
L'équipage du Wayan, le bateau de Thierry Gazzo, a capturé une femelle bouledogue de 3m15 et d'environ 250kg. Christophe Perry (PRR) a pour sa part capturé un bouledogue mâle de 230 kg et d'environ 2m70 ainsi qu'une femelle tigre de 3m50 et de 220kg.
D'après nos informations, aucun reste humain n'a été retrouvé dans les ventres des requins.
Un requin marteau a également été capturé par l'équipage du Wayan, puis relâché car il ne faisait pas partie du dispositif post-attaque (seuls les requins tigres et les bouledogues étaient ciblés car soupçonnés d'être à l'origine de l'attaque mortelle).
Le dispositif post-attaque, qui a duré 72h, est désormais levé.
                           Vers la fin de la première phase du programme ciguatera
Par ailleurs, le secrétaire général du comité des pêches, Ludovic Courtois, nous confirme que des échantillons du requin bouledogue mâle vont être utilisés pour être intégrés au programme ciguatera, lancé en août 2012.
Le quota de 24 squales prélevés est donc atteint (à la mi-juillet, il ne restait plus qu'un squale à prélever) et la première phase de prélèvement est donc en passe d'être achevée. Mais ce nombre étant jugé trop faible, une deuxième phase de prélèvement va être mise en place.
Lundi, sur les lieux du drame, le préfet avait confirmé sa volonté d'accélerer le processus de pêche lié au programme ciguatera. La deuxième phase devrait donc rapidement débutée.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 18/07/2013 à 17h10
Aucun reste humain dans l’estomac des squales capturésJ.F. Nativel (OPR) : "trois requins pêchés, c’est le signe d’un risque fort"

Depuis le lancement du dispositif post-attaque, visant à retrouver le requin responsable du décès de la jeune Sarah ce lundi 15 juillet 2013 en baie de Saint-Paul, deux requins bouledogues et un requin tigre ont été capturés. Le signe pour Jean-François Nativel, président de l’association Océan Prévention Réunion, qu’il y a un " risque fort " et qu’il faut " relancer la pêche normale ". Par ailleurs, seuls des petits restes d’aliments ont été retrouvés dans les estomacs des trois squales, mais pas de restes humains.
Que vous inspire le fait que trois requins aient pu être capturés en peu de temps dans la baie de Saint-Paul ?
" Cela confirme qu’il y a un vrai problème de requins à La Réunion. Il faut arrêter de dire simplement que le risque zéro n’existe pas, mais il faut dire qu’il y a un risque fort. D’ailleurs on a demandé au préfet qu’il prenne acte de ce risque fort. Les scientifiques passent leur temps à minimiser le danger. Au début, ils ne voulaient qu’une capture de 24 heures, avec un seul bateau, pour un pêcher un seul requin... Mais nous avons réussi à la faire porter à 72 heures, et les requins ont été capturés après 50 heures. "

Ces captures sont donc nécessaires selon vous ?
" Aujourd’hui, on est le seul pays à proposer des captures après attaque. En ce moment La Réunion est sous les feux des projecteurs, on voit qu’on propose des solutions, donc ces captures ont quelque chose de bon. D’ailleurs il y a toute une série de mesures innovantes à La Réunion, c’est notamment la première réserve marine où on fait des choses en faveur de l’homme alors que partout dans le monde c’est le "tout protection". "

Que préconisez-vous pour remédier à ce problème requins ?
" Ce qu’il faudrait, c’est que dès qu’on signale un requin agressif, on lance une pêche. Il faut relancer la pêche normale, comme elle existait dans les années 1990, où on pêchait des requins dans toute l’île. Mais aujourd’hui c’est devenu tabou et les gens continuent à crier aux menteurs, aux paranos... On a développé des activités nautiques pendant cinquante ans, et maintenant on est obligé de mettre la clé sous la porte ! "

Que pensez-vous de la théorie d’un requin mangeur d’hommes "serial killer" ?
" On a déjà évoqué cette thèse d’un requin "serial killer" lors des attaques de 1915 dans le New Jersey, qui avaient inspiré le film Les Dents de la Mer. A l’époque, on avait capturé un requin contenant des restes humains dans son estomac et les attaques avaient cessé, d’où la naissance de cette thèse. Mais on ne peut pas vraiment savoir en examinant l’estomac des requins pêchés, car cet animal possède la faculté de retourner son estomac et de régurgiter ce qu’il a avalé. D’autant plus lors d’un effort de pêche d’au moins une heure pendant laquelle il va tout faire pour essayer de s’en sortir. Dans les estomacs des trois requins pêchés, on a d’ailleurs trouvé que de petits restes d’aliments. "

Zinfos974.com - Jeudi 18 Juillet 2013 - 17:16 - Julien Delarue - St-Paul: L'ancienne municipalité avait prévu de poser un filet anti-requin dans la baie
Ce lundi, l'attaque de requin dans la baie de Saint-Paul a mis en évidence un problème de sécurité sur cette zone de baignade pas interdite mais jugée dangereuse par la municipalité saint-pauloise.
Sous l'ère Alain Bénard, prédécesseur de l'actuelle députée-maire Huguette Bello, la municipalité avait pour projet de "sécuriser" cette zone pour en faire une nouvelle zone de baignade afin de "désengorger" les plages de Saint-Gilles, trop fréquentées.
"En 2007, on avait prévu de refaire le premier ponton et de construire un second ponton dans la baie de Saint-Paul. L'objectif était de mettre ensuite un filet anti-requin entre les deux pontons pour sécuriser la baignade dans cette zone. On voulait créer cet espace de baignade pour soulager le lagon surpeuplé et attiré la population vers un autre site", explique l'ancien maire de Saint-Paul, Alain Bénard. Un projet lancé en concertation à l'époque avec l'Ifremer (l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) et les élus de de Saint-Paul.
Ce réaménagement de la plage de la baie de Saint-Paul faisait partie "intégrante", souligne-t-il, du programme de création d'une zone de marina sur le secteur de Cambaie avec, notamment, la création de plusieurs lagons artificiels.

Clicanoo.re - publié le 19 juillet 2013 - 02h30 - Requin : une combinaison qui leur fait peur
C’est peut-être LA solution, celle qui va sauver notre surf. Celle qui va sauver nos touristes avides de soleil, de plages et de baignade.
Une entreprise australienne vient de commercialiser des combinaisons anti-requin censée dissuader les prédateurs d’attaquer surfeurs et baigneurs pris pour des proies.
Hamish Jolly et Craig Anderson ont conçu deux lignes de combinaisons en coopération avec l’institut océanographique de la University of Western Australia’s (UWA).
Le modèle "Elude" ("échapper" en anglais) bleu et blanc exploite la perception chez les requins des couleurs et de la lumière pour "cacher" le plongeur dans les eaux marines.
Le modèle "Diverter" ("détourner") est essentiellement conçu pour les surfeurs. Il s’inspire de ce que les requins perçoivent comme un danger pour eux-mêmes, en l’occurrence un animal rayé noir et blanc censé représenté "une proie non comestible", toxique.
Les fabricants n’ont, toutefois, pas osé les essayer : ils ont effectué des essais avec des leurres équipés de combinaisons classiques et d’autres avec ces nouvelles combinaisons.
Deux ans de recherche ont été nécessaires pour produire ces combinaisons après une série d’attaques inédites dans l’Etat d’Australie occidentale qui ont fait cinq morts entre 2011 et 2012. Les requins sont communs en Australie mais les attaques mortelles sont rares avec seulement un mort sur 15 incidents par an en moyenne. Des attaques en augmentation en raison d’une hausse de la population de requins et la popularité des sports aquatiques.

la video

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 19/07/2013 à 09h56 - Thierry Robert demande un référé liberté pour des mesures d’urgenceAutorisation de pêche aux requins : décision du tribunal en fin de matinée
Ce vendredi 19 juillet, un peu après 9 heures au tribunal administratif de Saint-Denis, a eu lieu l’audience du référé liberté demandé par le député-maire de Saint-Leu Thierry Robert afin d’obtenir du préfet des mesures d’urgence autorisant les prélèvements de requins bouledogues. La décision sera rendue en fin de matinée, entre 11 heures et 12 heures.
Ce vendredi matin devant le tribunal administratif, les représentants de la commune de Saint-Leu ont fait valoir que "la présence de requins à La Réunion a pris une tournure dramatique". Pour eux, "le doute n’est plus permis quant à la nature du risque", ils mettent en évidence "un risque de mort avéré" et un "danger imminent caractérisé". C’est pourquoi Thierry Robert, par l’intermédiaire de l’avocat parisien Maître Spinosi, a saisi le tribunal administratif mardi soir pour une demande en référé liberté, soit une procédure d’extrême urgence pour obtenir que des mesures immédiates soient prises, autorisant ou encourageant la pêche aux requins. Et ce pour pallier aux "carences de l’administration".
Une requête que rejette le représentant de la préfecture, soulignant "qu’une série de mesures ont déjà été prises". Et de citer des actions de prévention ainsi que les prélèvements menés dans le cadre de l’étude "shark". "Ce n’est pas sérieux d’envisager l’éradication totale des requins à La Réunion", a-t-il souligné. Pour la préfecture, il y a bien "un risque sérieux" mais pas de "danger imminent" nécessitant l’application des mesures demandées par Thierry Robert.
Le 13 mai dernier, le député-maire de Saint-Leu avait pris un arrêté autorisant la capture de squales sur le territoire de sa commune. Un arrêté qui a été suspendu le 7 juin par le tribunal administratif, face aux recours de plusieurs associations protectrices de l’environnement.
Zinfos974.com - Vendredi 19 Juillet 2013 - 10:51 - LG - Attaques de requins: Une association déposera plainte contre X au pénal
"Cinq morts et quatre mutilés en deux ans, ça suffit ! Les victimes des attaques de requins ne doivent pas être considérées, en quelque sorte, comme des dommages collatéraux de l'écologie marine !"
En ouvrant les prises de paroles mercredi après-midi sur le débarcadère de Saint-Paul lors de l'hommage à Sarah, Hervé Flament donnait le ton. Le responsable de l'association "Protégez nos enfants" veut mettre les autorités face à leur responsabilité de sécurité publique.
"Protégez nos enfants", compte faire valoir l'inaction de l'Etat et des communes littorales dans le risque d'attaque en portant plainte contre X.
Selon l'initiateur de cette association qui compte déjà plus de 1.200 soutiens sur sa page Facebook, "seule une action en justice au pénal, avec plainte contre X pour homicide involontaire, atteinte involontaire à l'intégrité physique, mise en danger de la vie d'autrui, avec constitution de partie civile des victimes et familles de victimes, pourra faire réellement avancer ce gravissime dossier !"
Les solutions préconisées par l'association tiennent dans la mise en place "immédiate" de pêches des grands requins près des côtes, ainsi que la pose de drumlines ou de palangres. Des méthodes déjà testées en Australie et en Afrique du Sud, rappelle l'association.
Source : www.ipreunion.com - Publié le 19/07/2013 à 12h06
Thierry Robert obtient gain de causeLe tribunal administratif ouvre la porte à la capture de requins à Saint-Leu

Le tribunal administratif a donné raison au maire de Saint-Leu, Thierry Robert, ce vendredi 19 juillet 2013. Il somme le préfet de prendre, dans un délai de quinze jours, des mesures nécessaires "pour tenter de mettre fin ou, à défaut, de prévenir le plus efficacement possible le risque caractérisé et imminent résultant des attaques de requins" sur le territoire de la commune de Saint-Leu. S’il sera du ressort du préfet - qui a la possibilité de faire appel - de déterminer quelles types de mesures il souhaite mettre en place, le tribunal ouvre clairement la porte aux prélèvements de requins.
Cette décision est une grande victoire pour Thierry Robert, qui se bat depuis plusieurs mois pour autoriser les prélèvements de requins sur sa commune. " Notre détermination a été récompensée ", souligne ainsi son avocat Maître Philippe Creissen. " Si on avait perdu on serait peut-être ridicules aujourd’hui, mais on était prêts à aller jusqu’au conseil d’Etat ! ", insiste-t-il.
Ce ne sera pas la peine, puisque le tribunal administratif est allé dans le sens de la commune de Saint-Leu. Une décision qui peut apparaître surprenante, puisque ce même tribunal avait suspendu l’arrêté pris par Thierry Robert le 13 mai dernier pour autoriser la capture de squales.
" Il aura fallu attendre la mort d’une jeune fille de 15 ans pour que l’Etat prenne ses responsabilités... ", note Maître Creissen. Il poursuit : " La solution des prélèvements préventifs n’est peut-être pas la meilleure, mais il fallait réagir. D’ailleurs, des poursuites judiciaires seraient légitimes contre les autorités administratives qui ont abandonné la population. "
Cette décision du tribunal administratif n’ordonne pas littéralement la capture de requins, mais lui ouvre la porte. " Il est probable que le préfet tende à augmenter les prélèvements et cette décision ouvre la voie à une nouvelle campagne de pêche ", estime ainsi Maître Gury, du cabinet parisien Spinosi, qui a plaidé la cause de Thierry Robert ce vendredi matin.
D’après l’ordonnance du tribunal, cette décision concerne uniquement la réserve marine et la bande des 300 m de la commune de Saint-Leu. " Maintenant c’est autres communes et collectivités de l’île de voir si elles veulent prendre le même chemin. On peut regretter que les autres maires n’aient pas le même courage... ", souligne Philippe Creissen.
Clicanoo.re - publié le 20 juillet 2013 - 05h47 - Requins : le TA demande au préfet des prélèvements massifs
Pêcher et procéder à des prélèvements plus massifs dans la réserve marine et dans la bande des 300 mètres pour la commune de Saint-Leu. C’est l’injonction que le tribunal administratif adresse au préfet, suite à la procédure initiée par la municipalité.
Au lendemain de l’attaque mortelle survenue lundi à Saint-Paul, la commune de Saint-Leu avait saisi le tribunal administratif sur le dossier requins avec une procédure de référé-liberté, un procédé d’urgence visant la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une collectivité ou un organisme de service public aurait porté une atteinte grave. Avec celle-ci, la commune ambitionnait que le juge exige que l’État prenne ses responsabilités et endigue "ce fléau".
Et c’est ce qui s’est passé hier matin, la commune ayant obtenu gain de cause. Le tribunal "enjoint l’administration préfectorale à prendre les mesures nécessaires (...) le cas échéant dans la réserve marine et dans la bande des 300 mètres de la commune de Saint-Leu, pour mettre fin ou à défaut prévenir le plus efficacement possible le risque caractérisé et imminent résultant d’une attaque de requin bouledogue adulte sur le littoral".
Le tribunal précise les moyens que le préfet devrait utiliser : pêche préventive ou prélèvements plus massifs de requins bouledogue.    Sur la page du JIR l’ordonnance du jugement
Clicanoo.re - publié le 20 juillet 2013 - 06h15 - Quatre ministres lancent un "Plan renforcé risque requin"
Quelques heures après que le Tribunal administratif ait ordonné le prélèvement massif de requins bouledogues dans les eaux de Saint-Leu, hier, au tour du gouvernement et de 4 de ses ministères de réagir. C’est tout un ensemble de mesures qui a été adopté afin d’amenuiser, voire d’anéantir le risque d’attaques au près de nos côtes.

Dans un communiqué tard hier soir, quatre ministres ont signifié au préfet de mettre en oeuvre "sans délai, le plan renforcé et durable de prévention du risque requin à la Réunion". Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, de la mer et de la pêche, Philippe Martin, ministre de l’Ecologie et du développement durable, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, et Victorin Lurel, ministre des Outre-mers, ont tous mandaté le préfet Jean-Luc Marx pour faire appliquer ce dispositif qu’ils préparent "depuis le mois de mars en relation avec les services de la préfecture".
Près de cinq mois de travail ministériel auront abouti à ce plan, qui se concentre autour de cinq axes d’action, déjà plus ou moins évoqués lors des précédentes réunions du comité risque requin :
=> la prévention par le biais de technologies innovantes tels que les capteurs de turbidité ou les sonars embarqués, et l’étude d’une évolution de la réglementation de la baignade et des activités nautiques
=> l’évaluation du dispositif des vigies-requins et la professionnalisation de ses agents
=> la production d’études complémentaires sur le nombre de requins et l’évolution des pratiques des usagers de la mer pour plus de connaissances
=> la gestion raisonnée des stocks en lien avec la Réserve marine
=> et enfin la mise en place d’un observatoire du risque requin, dont les missions seraient de collecter des données, réaliser des statistiques, mettre en oeuvre une charte de bonnes pratiques, d’appuyer les démarches de valorisation (éco-tourisme, projets de sécurité et prévention), et de développer l’information et la communication autour de la gestion du risque requin.
Pour le constituer, l’Etat a fait appel aux conclusions de la mission interministérielle qui elle-même a évalué "la prévalence des attaques de certaines espèces de requins à la Réunion". Par ceci, le gouvernement réitère sa volonté de "tout mettre en oeuvre pour préserver les usages multiples de la mer sur le littoral de l’île".
Le gouvernement indique également que le dispositif se veut considérer "le nécessaire équilibre entre la sécurité des personnes et la préservation de l’environnement, en étroite concertation avec les collectivités locales".
Pour rappel, ce nouveau plan d’action décidé par les ministères eux-mêmes vient s’ajouter aux mesures déjà existantes. Les programmes d’amélioration des connaissances scientifiques des requins, l’information renforcée à la population, les méthodes de gestion de l’alerte ou encore les accompagnements des activités nautiques ne sont donc pas remis en question.
La semaine prochaine, le préfet Jean-Luc Marx présentera en détails ce nouveau dispositif.
La guerre au risque requins a belle et bien été lancée : le même jour, le tribunal demandait au préfet d’autoriser le prélèvement massif sur Saint-Leu, et quatre ministres lui enjoignaient de mettre en place le plan qu’ils avaient concocté. La mort de trop de ce début de semaine aura peut-être été décisive...        J.CTS
Zinfos974.com - Samedi 20 Juillet 2013 - 17:45 - Gabriel Kenedi - Didier Dérand : "La réserve marine est en danger"
Le représentant de la fondation Brigitte Bardot à la Réunion, Didier Dérand, est préoccupé et déçu par les décisions successives du tribunal administratif et de l'Etat pour réduire le risque requin à la Réunion.
Le plan renforcé du gouvernement prévoit notamment "une gestion raisonnée des stocks dans la réserve marine". Pour Didier Dérand, "c'est une ligne assez étrange. On change d'élément de langage. On avait commencé par tuer, puis prélever maintenant on parle de gestion raisonnée des stocks. C'est assez original mais ça veut dire la même chose : on va tuer les requins", estime-t-il.
Ce "plan renforcé" de l'Etat est pour Didier Dérand "une décision prise de manière irrationnelle dans un contexte émotif évident, qui intervient juste après la mort tragique d'une jeune adolescente".
                                         "Je ne baisserai pas les bras"
Mais pour l'écologiste et apnéiste, "on est en train d'ouvrir une brèche très dangereuse. La réserve marine est en danger". Et Didier Dérand, avec cette prise de position du gouvernement, se sent désormais démuni. "Il ne me reste que peu de moyens à partir du moment où la justice a pris une décision et que l'Etat l'a acceptée. L'Etat aurait pu faire appel s'il avait eu du courage mais ne l'a pas fait", regrette-t-il.
Didier Dérand pourrait continuer ses traversées à la nage pour "sensibiliser la population" ou essayer de "lancer une campagne internationale contre la France" en tentant de réunir des ONG opposées au prélèvement de requins. "Ma décision n'est pas prise", indique-t-il.
Mais il l'assure : "Je ne baisserai pas les bras. Mais je ne pense pas que ce que je ferai sera efficace pour la protection des requins. Ce serait désormais prétentieux de dire cela".
Clicanoo.re - publié le 22 juillet 2013 - 05h35 - Quand la psychose fait passer le poisson-lune pour ce qu’il n’est pas.
C’était cette semaine, sur les plages du sud de la France métropolitaine. Plusieurs confrères révélaient l’information : les alertes au requin se sont multipliées cette semaine sur les côtes, dès après l’attaque de la jeune Sarah, lundi dernier.
Selon La Dépêche.fr, jeudi matin, des employés de Veolia ont cru apercevoir un requin, ce qui a valu la mise en place d’un dispositif d’alerte : baigneurs sortis de l’eau, levée du drapeau rouge...
Selon d’autres confrères (Libération, Nice-Matin), des observations d’ailerons à la surface de l’eau avaient été faites les jours suivants sur plusieurs plages du Sud, à Saint-Tropez, Cagnes-sur-mer, ou encore Saint-Raphaël. Trois plages de la Côte-d’Azur avaient même interdit la baignade (Cagnes-sur-Mer, Villeneuve-Loubet et Saint-Laurent-du-Var) la semaine dernière.
Alors, les usagers de la mer craignent-ils vraiment quelque chose dans les eaux métropolitaines ? Pas vraiment, puisque l’aileron qui leur fait tant peur appartiendrait à... un poisson-lune, comme ce fut le cas en milieu de semaine sur les plages du Languedoc-Roussillon, selon nos confrères du Midi Libre.
"À l’origine de la confusion, sa nageoire dorsale, haute de 30 à 40 centimètres, peut faire penser à un aileron de requin. Avec la mort d’une ado de 15 ans, attaquée par un squale lundi à La Réunion, le syndrome des Dents de la Mer pourrait refaire surface. Trois jours plus tôt, une plage avait été évacuée, deux heures durant, à L’Escala sur la Costa Brava. "Une personne a affirmé avoir été touchée par un poisson sous l’eau, indique une employée de l’office de tourisme de Porto de la Selva. L’évacuation a été décidée par mesure de précaution.", rapporte le Midi Libre.fr. Ce poisson rappelle d’autant plus le requin que leurs tailles respectives sont similaires.
Quand bien même, s’il s’agissait d’un requin, les baigneurs n’en risqueraient pas plus leur vie en se mettant à l’eau. Selon les spécialistes, les espèces de squale fréquentant les eaux de la Méditerranée, des requins-marteau et des requins-pélerins, qui ne sont pas agressifs et ne représenteraient un danger pour l’homme que de par leur grande taille.
Heureusement plus de peur que de mal dans ces incidents anecdotiques, mais qui reflètent bien une "psychose" chez certains baigneurs en cet été, probablement exacerbée après que la dramatique attaque de lundi a fait la Une de tous les médias nationaux cette semaine...                  J.CTS
Zinfos974.com - Mardi 23 Juillet 2013 - 14:28 - Ludovic GrondinPatrick Hoareau, ex-président de la ferme aquacole, livre son écoeurement
Depuis le 17 avril et la liquidation judiciaire de la Société aquacole des mascareignes (SAM), la ferme aquacole de la baie de Saint-Paul a cessé ses activités.
Sur le plan d'eau ne subsiste aujourd'hui que des bouées (pour maintenir la structure au fond de la baie) et une partie des cages. "Elles sont vides", rappelle avec beaucoup de ressentiment dans la voix Patrick Hoareau, ex-président de la SAM, qui réfute à établir tout lien entre le drame de la semaine dernière et l'installation existante qui fait office de DCP selon certains.
En ligne de mire des usagers de la mer depuis 2011, la ferme aquacole a bon dos, à juste titre ou pas. Bien qu'elle ait sombrée, Patrick Hoareau défend son entreprise coûte que coûte. Prescription oblige, il se montre d'ailleurs plus virulent contre ses détracteurs d'hier.
Des vérités doivent émerger selon lui. A commencer par le sabotage des cages. C'était en 2011. "Des attaches avaient été sectionnées, libérant du coup des milliers d'ombrines", explique-t-il. Une plainte avait été déposée en gendarmerie mais l'homme retiendra cette image de dizaines de pêcheurs à la ligne venu cueillir le poisson libéré qui longeait le cap Marianne. "Dans le sabotage, on avait perdu pour 70.000 euros", se souvient-il. Le début d'une spirale négative pour l'activité.
Le dirigeant veut également tordre le cou à l'image de pompe à fric véhiculé par les opposants à la ferme aquacole. "L'entreprise était subventionnée pour ses investissements uniquement, et grâce au fonds européen sur la pêche. Mais c'est valable pour toutes les entreprises, et quelle que soit la filière d'ailleurs : ça existe pour la filière végétale, animale...", ajoute-t-il, tout en concédant l'aide substantielle de 90 centimes par kilo de poisson vendu grâce au programme Posei Pêche. Pour le reste, il jure avoir piloté une entreprise qui "ne vivait que de sa production, comme toute autre société du privé", se défend-t-il. "Il faut casser cette idée d'entreprise ultra subventionnée", ajoute-t-il.
                                 "Serge Leplège : il est scientifique ?"
Selon lui, "l'amalgame" a été entretenu "entre la SAM et l'ARDA", l'Association Réunionnaise de Développement de l'Aquaculture, effectivement créée par la Région en 1991. De la santé financière de la SAM lors de sa procédure de sauvegarde jusqu'à sa liquidation, Patrick Hoareau rappelle que la situation financière était saine, au grand étonnement des observateurs au moment de l'annonce (en octobre 2012) de la demande de mise en sauvegarde de la société.
"Nous avons procédé à un dépôt de bilan sans aucun passif, si ce n'est 15.000 euros consentis dans l'achat d'un camion frigorifique. Nous étions même prêts à rétrocéder l'activité à l'euro symbolique", témoigne-t-il. Contacté, le liquidateur judiciaire mandaté ne communique pas sur le devenir de l'installation en baie de Saint-Paul.
L'ancien président de la SAM garde un souvenir amer des attaques dont son activité a pu être la cible. Il évoque le lobbying des surfeurs. "Serge Leplège : il est scientifique ? demande-t-il ironiquement. De toute façon il connaît tout ce monsieur !". A cause de tout ce ramdam, "toute une activité a disparu", déplore Patrick Hoareau. "Les rapports de l'IRD dans la zone des cages n'ont rien révélé d'exceptionnel. Les requins nichent tout autour de l'île", ajoute-t-il, écoeuré par cette pression qui a visé son activité et ses employés.
Si la baie perd son ancrage en élevage d'ombrines, les bassins de l'Etang-Salé abritent toujours la recherche réunionnaise en la matière. "Grâce à l'eau de mer pompée vers les bassins, des juvéniles y sont élevés", précise Patrick Hoareau. Le seul regret, et de taille, tient au fait que ces spécimens prennent, depuis quelques semaines, la direction de destinations autres que celle de la Réunion : Maurice, Mayotte, les Antilles… "C'est notre savoir-faire qui a un peu quitté la Réunion", juge sévèrement Patrick Hoarau.
Zinfos974.com - Mardi 23 Juillet 2013 - 15:54 - Selon une note interne de la mairie de St-Paul, H. Bello et l'Etat auraient volontairement minimisé le risque requin dès 2008
Révélation détonnante que cette note interne à la commune de Saint-Paul qui agite les esprits depuis plusieurs heures, notamment sur les réseaux sociaux… Une lettre de la mairie en date du 22 septembre 2008, s'adressant aux maîtres-nageurs-sauveteurs de la commune, montre que Saint-Paul, comme l'Etat, n'ont pas pris au sérieux les différents appels à la vigilance… Pis, ils confirment dans cette lettre leur choix de ne pas agir.
"Mesdames, Messieurs, par courrier en date du 22/09/2008, vos coordonateurs ont attiré notre attention sur le risque de présence ou d'attaque de requins dans les zones de baignades surveillées et ont posé la question de la mise en jeu de votre responsabilité professionnelle en cas d'une attaque de baigneur par un squale dans la zone de surveillance qui vous est assignée… Nous avons, à cette occasion, saisi de cette question M. le Sous-préfet de Saint-Paul qui nous a répondu que la mise en oeuvre d'un plan d'alerte départemental serait susceptible d'alimenter une psychose du danger requin alors que le risque demeure faible et qu'il appartient au maire de prendre les mesures adéquates de police des baignades dans sa zone de responsabilité… Compte tenu de ce qui précède, nous vous informons que nous n'envisageons pas de prendre des mesures permanentes d'information du public face au risque requin… C'est ainsi qu'en l'absence d'information sur la présence de requins aux abords ou dans une zone de baignade surveillée à un moment donné, votre responsabilité ne saurait être engagée si la flamme verte est hissée… Dans l'hypothèse où la présence de requins vous serait signalée par un usager ou en cas de doute sérieux ou enfin de présence avérée de requins, il vous revient de hisser le drapeau… Enfin, l'information au public dans ces situations doit rester particulièrement mesurée et en aucun cas alarmiste".
La note signée du directeur général de la ville de Saint-Paul rapporte la position du sous-préfet de Saint-Paul, à laquelle s'est manifestement rangée Huguette Bello. Sur les réseaux sociaux, les réactions fusent. "Absence de prévention suffisante", "Un choix tendant à minimiser l'information des usagers", "Désinformation de la population au regard du risque requin qui était parfaitement connu, à tout le moins hautement prévisible, et qui a entraîné des morts inutiles", s'insurge un citoyen qui évoque la responsabilité pénale des personnes mentionnées.
Il se base notamment sur la faute pénale manifeste de la mise en danger délibérée d'autrui par manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (article 121-3 du code pénal). La loi réprime également "le fait d'exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures" (article 223-1 du code pénal). La mairie de Saint-Paul et l'Etat doivent-ils craindre qu'un citoyen ou un collectif décident de porter plainte pénalement contre eux?
Selon une note interne de la mairie de St-Paul, H. Bello et l'Etat auraient volontairement minimisé le risque requin dès 2008
Zinfos974.com - Mardi 23 Juillet 2013 - 20:50 - Ludovic Grondin -Révélation d'une note interne: La mairie de St-Paul déplore la "désinformation malveillante"
Couper court à la "désinformation" et à la "malveillance". La mairie de Saint-Paul a voulu répondre immédiatement aux insinuations portées par les commentaires qui accompagnent la publication d'une note interne de 2008 sur le risque requin.
Publié sur Zinfos en milieu d'après-midi mais néanmoins visible depuis ce mardi matin 23 juillet, la publication d'une note interne à la mairie faisant état d'une correspondance entre le sous-préfet de Saint-Paul (2008), la mairie et son personnel (un directeur général adjoint et les MNS) a fait bondir la municipalité.
Le premier à prendre la parole est le 1er adjoint Jean-Marc Gamarus. "Notre réaction méritait d'être rapide. Il faut replacer cette note dans le contexte de l'époque", rappelle-t-il, avant qu'Emmanuel Séraphin ne précise comment ce document (qui a navigué entre les services de la mairie et des postes MNS) a pu évoquer le risque d'attaque à une époque où la série noire n'avait pas commencé.
"C'était au lendemain d'un épisode pluvieux. Tout est parti d'une question de principe d'un MNS qui, après avoir vu des surfeurs pratiquer dans une eau sale, a demandé quelle attitude et procédures appliquer en cas d’observation de requins et en quoi sa responsabilité était engagée parce qu'à l'époque", insiste l'adjoint, "aucune procédure n'était en place."
En tout état de cause, l'adjoint en charge de cette problématique depuis 2011, désamorce cette "fausse bombe" parue sur la page des Irreverseables, dont Jean-Marc Gamarus "déplore la méthode honteuse d'agir anonymement."
La municipalité date au 25 juillet 2011 (l'une des premières réunions "risque requin", ndlr) la réelle prise de conscience des autorités, à commencer par la municipalité qui "a fourni le plus d'efforts, tant matériels qu'humains pour prévenir le danger". Il égrène les exemples des "signalétiques reprises par d'autres communes littorales" ou encore le concept de vigie.
Vigilance autour des commentaires
Emmanuel Séraphin se réjouit grandement du chemin parcouru en deux ans. "Les Australiens essayent de résoudre ce problème depuis cent ans, l'Afrique du Sud c'est pareil avec des dégâts sur l'environnement en plus. En deux ans, on est en train de rattraper un retard considérable", comparé au manque de connaissances flagrant sur les espèces menaçantes, avant 2011.
Les adjoints le conçoivent sans difficulté. "Il y a un lobbying contre l'Etat et la mairie". Il n'empêche qu'ils déplorent cette campagne de "désinformation" qui se fait sur la vague de la "tristesse et la peine des familles."
"C'est de la diffamation", maintient la conseillère municipale Mélissa Cousin, qui rappelle qu'à l'époque (2008), le risque requin "n'était pas un risque accru". Il faut contextualiser, encore une fois. Cette note interne est brandie "comme si on disait : vous voyez : la preuve par A+B que la mairie est complice !", déplore, consterné Jean-Marc Gamarus qui y voit des "intentions malsaines dans le cadre de la campagne électorale". "A travers cette note, on pointe du doigt la mairie !"
Si la plainte en diffamation est évoquée autour de la table, la mairie préfère parler de vigilance autour des commentaires que ce document pourra drainer. "Chaque fois que nous le jugerons utile, nous porterons plainte."
Clicanoo.re - publié le 24 juillet 2013 - 06h00 - Requins : la note interne de la mairie de Saint-Paul qui enflamme le web
Le web continue d’alimenter la polémique du risque requin. Depuis hier après-midi, les réseaux sociaux véhiculent ce qui semble être une note interne de la mairie de Saint-Paul en date du 22 septembre 2008, signée de la direction de la sécurité et destinée aux MNS (maîtres nageurs sauveteurs) de la commune.
Il y est question du signalement de requins et d’attaque sur la zone de baignade ainsi que du choix de la municipalité de suivre les recommandations de la sous-préfecture en la matière, à savoir ne pas prendre de mesures d’information permanente à l’attention des usagers de la mer...
"Monsieur le sous-préfet de Saint-Paul (…) nous a répondu que la mise en œuvre d’un plan d’alerte départemental serait susceptible d’alimenter la psychose du danger requin alors que le risque demeure faible et qu’il appartient au Maire de prendre les mesures adéquates de police des baignades dans sa zone de responsabilité (…). Compte tenu de ce qui précède, nous vous informons que nous n’envisageons pas de prendre des mesures permanentes d’information du public face au risque requin (…). C’est ainsi qu’en l’absence d’information sur la présence de requin aux abords ou dans une zone de baignade surveillé à un moment donné, votre responsabilité ne saurait être engagée si la flamme verte est hissée(…). Enfin, l’information au public dans ces situations doit rester particulièrement mesurée et en aucun cas alarmiste", indique la note (cf. ci-après)

Le "lanceur d’alerte", comme se définit la personne qui a posté le courrier sur la page Facebook Irreverseable, dénonce le fait que l’État et la mairie de Saint-Paul étaient au courant depuis 2008 minimum du danger. "Aujourd’hui, je dois malheureusement constater que ces morts ne sont que les fruits indigestes d’une absence volontaire de prévention suffisante selon un plan funeste imposé par les représentants de l’État, au plus tard en décembre 2008, et avec la collaboration zélée de la Ville de Saint-Paul".
Le rédacteur n’hésite pas à évoquer la mise en danger délibérée de la personne d’autrui "par manquement à une obligation de prudence ou de sécurité" et appelle la justice à se saisir de l’affaire.
La mairie de Saint-Paul a convoqué une conférence de presse en urgence hier après-midi pour répondre à ces accusations. Selon les membres de la majorité, en rangs serrés ce soir pour défendre la municipalité, ces dénonciations ne sont que des "manipulations de l’opinion publique à des fins politiques".
Ils estiment par ailleurs que cette prétendue note interne a été sortie de son contexte, et parachutée après les récentes attaques, dans un contexte donc relativement différent. De leur avis, le risque requin n’était à l’époque pas avéré.
La mairie a déclaré se réserver le droit de porter plainte contre ses détracteurs.    A.M

Zinfos974.com - Mercredi 24 Juillet 2013 - 15:19 - Risque requin: "Ces associations qui profitent du crime"
Hier, nous avons publié le courrier d'un "citoyen lanceur d'alerte" qui s'appuyait sur une note interne de la maire de Saint-Paul datant de 2008 pour démontrer que la commune a cherché, avec l'Etat, à minimiser, à l'époque, le risque requin (lire ici ). Dans un soucis d'équité, nous publions ce jour le courrier d'un "autre lanceur d'alerte" qui se veut être une réponse à ces accusations. Le voici en intégralité:
"Vous les voyez de plus en plus, elles sont là, promptes à sauter sur le premier journaliste, à prendre toute la lumière des projecteurs. Devant les journalistes tout est prétexte pour faire un bon mot, choquer, exister jusqu’à l’absurde.
Pourtant le combat est beau, réduire le risque requin à la Réunion et préserver les vies. Le combat est beau certes, mais les soldats sont eux usés par leur envie irrépressible d’être vus, de passer à la télé, de faire parler d'eux. Ils se gargarisent de leurs mots, boivent leurs propres paroles, usitent des termes qu’ils maîtrisent mal et se pavanent dans les instances régionales, nationales et internationales.
Ces associations sont O.P.R. et P.R.R. Entendez : Océan Prévention Réunion et Prévention Risque Requin. Vous ne les connaissez peut être pas mais vous les avez déjà vues à la télé ou lues dans les journaux. Ceux sont elles qui viennent donner des leçons à la terre entière sur le requin. Quelques noms : Nativel, Lepègle et Gasbarre.
Ils se pensent intouchables car ils sont du côté des victimes ; mais cela les autorise-t-il à tout dire et tout faire ? Quand M. Nativel accuse Mme Bello de mise en danger d’autrui car elle a reçu une note d’informations sur les requins, est-il sérieux ? D’après ces associations, elle doit rendre des comptes car le danger était réel, alors pourquoi avoir attendu 2011 pour créer PRR et OPR ? Il semblerait que l’urgence en 2008 personne n’en n’avait pris conscience ! Alors pourquoi demander des comptes aux autres quand soi-même on était dans l’ignorance ? M. Nativel dénonce le complot des scientifiques qui se gaveraient de subventions sur la planche des surfeurs. Il oublie de nous dire que lui même profite largement du système en se faisant inviter gracieusement voire grassement dans les colloques internationaux, le dernier en date, Monaco, rien que ça ! Et l’impudeur ne s’arrête pas là, voici ce M. Nativel qui sur sa page Facebook tente de se lancer dans l’industrie touristique en profitant du buzz pour faire des affaires avec le requin, les familles des victimes apprécieront le double langage. Merci qui ? Merci les requins !
M. Lepegle, lui est encore plus énervé que M. Nativel. Il est apnéiste depuis 30 ans et donne des leçons en économie, en science, en politique et en matière de sécurité publique à tous les professionnels. Sans M. Lepegle, la terre s’arrêterait de tourner, il paraît même qu’il aurait enseigné le théorème de Lepegle à Pythagore. Enfin tout ça pour dire que ce monsieur a une haute opinion de lui-même et qu’il s’arroge le droit de venir contester sans aucune connaissance, sans aucune preuve et sans aucune argumentation toutes les décisions prises par une autorité. Il a déjà fait couler la ferme aquacole de Saint-Paul qui était d’après lui un parc d’attraction à requins. Résultat 12 personnes au chômage. La ferme aquacole a fermé ses grilles depuis déjà 10 mois mais les attaques continuent. Donc ce n’était pas ça. Pas grave, M. lepegle nous affirme maintenant que la réserve Marine est la responsable… à force de tout fermer, il finira peut-être par trouver !
Il affirmait également lors d’une interview que la pauvre enfant victime d’un requin, c’était faite attaquer dans 50 cm d’eau !? Oubliant au passage que même à 5 mètres du bord dans la baie de Saint-Paul il n’y a pas 50 cm d’eau mais plus de 5 mètres de profondeur. La vérité l’intéresse finalement bien moins que le Buzz !
Le problème de M. Lepegle c’est qu’il n’est qu’apnéiste. Ce qui en soit est déjà bien. Il semble pourtant avoir une revanche à prendre sur les scientifiques. Sauf que ce monsieur balance des âneries avec tant de force et de conviction que si vous vous trouvez en désaccord avec lui, c’est que vous êtes un assassin, un pourri, un vendu, au mieux un menteur. Sa méthode est empirique, il tâtonne, il essaie, il teste et surtout il fait des erreurs qu’il n’avouera jamais ! En revanche, il est toujours prompt à accuser, dénoncer ou démasquer l’odieux complot qui se jouerait sous nos yeux mais que nous, pauvres crétins de créoles, nous ne saurions voir ! Merci M. Lepegle d’éclairer notre île de vos connaissances si grandes, mais tellement fausses !
Enfin, je vous ai gardé le meilleur pour la fin. Loris Gasbarre, jeune président de P.R.R, association elle aussi créée en 2011 (car avant il semblerait que son utilité ne soit pas avérée). Tout nouveau sur la scène médiatique, on peut dire qu’il ne fait pas dans la dentelle de Cilaos. Après nous avoir prédit, tel madame soleil, que la prochaine victime serait un baigneur, il a cependant oublié de nous prédire que cette victime se trouverait dans l’endroit le plus dangereux de l’île et interdit à la baignade depuis 20 ans. Mais Gasbarre, lui aussi a tendance à arranger la réalité pour qu’elle colle au discours de P.R.R. Objectif : faire peur ! Car sans la peur, P.R.R. et O.P.R. n’ont plus aucune raison d’exister et les attributs du pouvoir comme l’accès aux médias disparaitraient alors aussi vite qu’ils étaient apparus. Ainsi tout est bon pour faire peur, après la prédiction voici l’affirmation : Le mage Gasbarre voit que la prochaine victime sera dans le lagon ! Tout le monde est pris d’effroi … "Ah bon c’est vrai ? Oui je l’ai entendu à la TV !", se disent déjà certains. M. Gasbarre oublie encore une fois de préciser que le lagon réunionnais, c’est une hauteur maximale de 50 cm protégé par une barrière de corail. Vous voyez un requin de 300 kg pour 3 mètres de long et 1 mètre de hauteur venir se déhancher dans 50 cm d’eau pour chasser ? Faut être sérieux ! Même ceux qui font du masque-tuba ont parfois du mal à passer entre les coraux alors un requin… Il n’ y a jamais eu d’attaques dans le lagon en 400 ans de présence humaine, mais ça Gasbarre il s’en fout ! Il veut faire peur, il veut alimenter la psychose et les journaux à sensation pour faire parler de lui, de son association, pour tenter d’exister et enfin toucher le jackpot des subventions publiques… Car vous l’avez compris, ces deux associations au but noble sont conduites par trois (...) voulant vivre sous le feu des médias afin d’assouvir leur soif de reconnaissance et au diable la vérité !        Un autre lanceur d'alerte"
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 25/07/2013 à 05h15 - Les scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement travaillent sur la recrudescence des attaquesAntonin Blaison : "Si on nous écoute, on peut diminuer le risque requin"
De retour d’un colloque en Afrique du Sud consacré aux requins bouledogues, le scientifique de l’IRD (Institut de recherche pour le développement) Antonin Blaison et son équipe cherchent des explications à la recrudescence des attaques à La Réunion. "On avance très vite mais on avait 20 ans de retard", souligne-t-il, avançant des résultats "très encourageants". C’est pourquoi il assure que "si nous écoute, on peut diminuer les risques".
Avez-vous observé une présence anormalement élevée de requins bouledogues à La Réunion ?
"Notre dernier rapport explique qu’on observe de très fortes variations saisonnières, avec effectivement un pic de présence énorme en hiver et une relative absence en été. D’ailleurs on voit bien que l’hiver correspond à la période des attaques."

Avez-vous une explication à cette présence accrue ?
"Il y a deux hypothèses. La première est que cela soit lié à la reproduction. Cette thèse est d’ailleurs étayée par les individus capturés, puisque la plupart des femelles étaient pleines et les mâles possédaient des marques de reproduction. Cela pourrait expliquer qu’ils soient plus actifs et plus agressifs, car ils se démènent pour harceler les femelles. Ils sont de plus assez fragiles en cette période car leur mode de reproduction est assez violent. La deuxième hypothèse, c’est que nous avons identifié deux zones, au large de Saint-Gilles et sur le littoral de l’Etang du Gol, qui pourraient être des zones de repos hivernales pour les requins bouledogues."

Où en est l’avancement des études sur les requins à La Réunion ?
"Ce qu’il faut voir, c’est qu’on avait 20 ans de retard sur des pays comme l’Australie ou l’Afrique du Sud, mais qu’on a rattrapé ce retard en 2 ans. On a marqué beaucoup plus de requins que les autres pays et on a obtenu des données plus précises. On avance vraiment très vite, mais on ne peut pas résoudre le problème en seulement 2 ans. Les Australiens se penchent dessus depuis 50 ans et ils ne l’ont pas encore résolu..."

Quels sont les moyens utilisés par l’IRD pour mener ces études ?
"On mène par exemple une étude génétique pour déterminer s’il existe des échanges avec des requins d’autres régions, on installe également des colliers munis de balises satellites pour étudier leurs mouvements. Si on voit qu’un requin est capable d’aller jusqu’en Afrique du Sud, cela pourrait confirmer un départ de nos côtes en été, même si le cycle de reproduction des requins étant biannuel, il y en a forcément certains qui vont rester. Mais cela pourrait permettre d’établir des périodes et des zones à risque, et à l’inverse des périodes et des zones où le risque est moindre. C’est en tout cas ce qu’on commence à déterminer. On vient de terminer une période de marquage et les premiers résultats sont très encourageants, tendant vers une saisonnalité. Le constat est d’ailleurs le même en Afrique du Sud, où on observe des variations saisonnières et différentes zones d’habitat entre l’été et l’hiver."

Avez-vous été surpris par la dernière attaque à La Réunion, qui s’est produite sur une jeune baigneuse à moins de 5 mètres du bord ?
"Cela a surpris tout le monde, car c’est la première attaque de ce genre à La Réunion. Mais si on regarde dans le monde, c’est déjà arrivé, on sait que les requins sont capables de venir tout près du bord. Donc dans le comportement global du requin, ce n’est pas tellement surprenant."

Que pensez-vous de la décision du tribunal administratif ouvrant la voie aux prélèvements à Saint-Leu et du plan renforcé risque requin lancé par le gouvernement ?
"De toute façon, on va tuer des requins. Nous, on produit de l’information qui, à mon sens, est très utile pour diminuer le risque. Si on est écouté, on peut diminuer les risques, mais si on n’est pas écouté... Le programme CHARC (*) permet de fournir une information pour aider à la gestion du risque requin."

Les scientifiques sont souvent montrés du doigt par des associations de surfeurs, étant accusés de minimiser les risques...
"On nous a muselés au début, puis on nous a laissé un peu tout seul et il faut reconnaître qu’on n’a jamais eu de campagne de communication efficace, contrairement à ces associations. Quand je vois qu’on les appelle pour savoir où on peut se baigner, je me dis que ce n’est pas normal... Après, les gens se demandent à quoi ça sert de marquer des requins. Dans leur vision, on devrait avoir des résultats en trois semaines, alors que ça prend trois ans. On ne peut pas aller plus vite que l’information. On travaille sur le long terme alors que les gens veulent des résultats sur du court terme."

Que pensez-vous de la théorie de requins " serial killer " mangeurs d’hommes à La Réunion ?
"Cela pourrait être le cas mais j’ai du mal à le croire. Vu le nombre de requins dans l’eau, il y a quand même peu d’attaques. Si un ou plusieurs requins de ce genre étaient présents, il y aurait des attaques tous les jours. Ce qui est vrai, c’est qu’ils sont plus agressifs à La Réunion et justement on essaye de comprendre pourquoi."         www.ipreunion.com

(*) CHARC : Connaissances de l’écologie et de l’HAbitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte ouest de La Réunion. Ce progarmme est subventionné par des fonds publics et mené par l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement)

26 juillet 2013 - Préfecture de la Réunion - Le préfet interdit la baignade dans les zones non surveillées ...

PREFET DE LA REUNION
Le Préfet
Arrêté préfectoral n° 1390du 26 juillet 2013
portant réglementation temporaire de la baignade et des activités de
surf, et de bodyboard dans la bande des 300 mètres à partir du littoral
du département de La Réunion
LE PREFET DE LA REGION ET DU DEPARTEMENT DE LA REUNION CHEVALIER DE LA LEGION D'HONNEUR
OFFICIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE


VU le Code général des collectivités territoriales et notamment les articles L2212-2 ; L2212-3 et L221323
VU les articles 131-13, 1° et R 610-5 du code pénal ;
VU le décret n°62-13 du 8 janvier 1962 relatif au matériel de signalisation utilisé sur les plages en lieux de baignade ;
VU le décret n°2007-236 du 21 février 2007 portant création de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion, notamment ses articles 4 et 8 ;
VU l'arrêté préfectoral modifié n° 1744 du 15 juillet 2008 portant réglementation générale de la circulation des navires, des engins de plage et des sports nautiques dans les eaux maritimes de La Réunion ;
VU l'arrêté préfectoral n°1400 du 20 septembre 2011 portant interdiction des activités nautiques pratiquées avec des engins de plage et des engins non immatriculés lorsque le drapeau rouge vif sur les plages et lieux de baignade ;
CONSIDERANT les premiers résultats de l'étude CHARC, faisant notamment état d'un déséquilibre de l'écosystème marin sur la côte Ouest de La Réunion ;
CONSIDERANT la diffusion par l'autorité préfectorale de nombreux messages de prudence et la mise en oeuvre de prélèvements de requins dans le cadre du programme ciguatera ;
CONSIDERANT que 12 attaques de requin, imputées majoritairement à des requins bouledogues, ont été recensées à La Réunion depuis 2011, en toute heure de la journée, par tout type de temps (ensoleillé ou ombrageux) et dans tout type de qualité d'eau (limpide ou turbide) ;
CONSIDERANT le caractère mortel ou mutilant de la grande majorité de ces attaques ;
CONSIDERANT que ces attaques ont concerné diverses catégories d'usagers de la mer, en particuliers les surfers et les bodyboarders (attaques du 19 septembre 2011, 23 juillet 2012, 05 août 2012 et 8 mai 2013) ;
CONSIDERANT l'attaque mortelle d'une jeune baigneuse le 15 juillet 2013 en baie de Saint-Paul ;
CONSIDERANT, nonobstant l'impossibilité de le supprimer totalement, la nécessité de réduire autant que possible le risque d'attaque de requin auquel les baigneurs et les pratiquants de surf et de bodyboard sont particulièrement exposés à la Réunion ;

CONSIDERANT que le pouvoir de police, dans le cadre de la réduction du risque « requin », appartient également au préfet dans la mesure où les mesures envisagées pour prévenir ou faire cesser le trouble à l'ordre public que représentent ces attaques ont un champ d'application qui excède le territoire d'une commune ;
CONSIDERANT que les mesures d'interdiction prévues par le présent arrêté ne sont pas exclusives, conformément à l'article L 2213-23 du code général des collectivités territoriales, de la prise d'arrêtés municipaux réglementant la baignade et les activités nautiques dans la bande des 300 m, destinés notamment à instaurer des zones surveillées ou à interdire la baignade ou les activités nautiques sur des zones non mentionnées au présent arrêté ;
Sur proposition de M. le Directeur de Cabinet ;
ARRETE Article ri- :
La pratique de la baignade et des activités de surf ou de bodyboard est interdite jusqu'au ter octobre 2013, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées telles que définis par arrêté municipal conformément à l'article L.2213-23 du code général des collectivités territoriales.
Article 2 :
Conformément à l'article L2213-23 du code général des collectivités territoriales, les communes littorales informent le public par une publicité appropriée, en mairie et sur les lieux où elles se pratiquent, des conditions dans lesquelles les baignades et les activités nautiques sont réglementées.
Article 3 :
Les infractions au présent arrêté exposent leurs auteurs aux poursuites et peines prévues par les articles 131-13 et R 610-5 du Code pénal.
Article 4 :
Le présent arrêté peut faire l'objet d'un recours contentieux auprès du Tribunal administratif de Saint-Denis dans un délai de deux mois à compter de sa publication au recueil des actes administratifs.
Les maires des communes littorales de La Réunion procéderont à son affichage en mairie et sur les zones surveillées au sens de l'article L.2213-23 du Code général des collectivités territoriales.
Article 5 :
Les maires des communes littorales de La Réunion, le directeur du cabinet, les sous-préfets d'arrondissement, le colonel commandement de la gendarmerie nationale de la Réunion et de la gendarmerie de la zone de défense et de sécurité du sud de l'océan Indien, la directrice départementale de la sécurité publique, la directrice de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, le directeur de la mer Sud océan Indien et le directeur du centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture.
LE PREFET,

 

Liberté • Égalité • Fraternité Saint Denis, le 26 juillet 2013
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Préfecture
Cabinet PREFET DE LA REUNION

Le Préfet

à
Destinataires in fine


Ref.: Cab/EMZPCOI/ foi— 668
Obiet : réglementation temporaire de la baignade et des activités de surf et de
bodyboard dans la bande des 300 métres à partir du littoral
PJ : arrêté préfectoral n°1390 du 26 juillet 2013

plan interministériel pour une politique active de prévention du risque requins »
Conformément aux dispositions du plan interministériel pour une politique active de prévention du risque requins, que vous trouverez ci-joint, j'ai décidé, par arrêté en date du 26 juillet 2013, également joint à cet envoi, de renforcer l'encadrement juridique de la pratique de la baignade et des activités de surf et de bodyboard à La Réunion, compte tenu du risque d'attaque de requin auquel ces catégories d'usagers de la mer sont particulièrement exposées. L'interdiction de la baignade et de certaines activités sur une partie de la bande des 300 m à partir du littoral de La Réunion s'inscrit dans la continuité des actions et messages de prévention diffusés.
Comme en dispose le code général des collectivités locales, qui régit la police spéciale de la baignade et des activités nautiques, cette mesure concernant l'ensemble du territoire de La Réunion peut être complétée par des actes relevant de la compétence de l'autorité municipale en raison de la situation spécifique d'une zone ou d'une activité sur la bande des 300 m à partir du littoral de leur commune.
C'est sur cette base juridique que des dispositions générales ont été prises par le passé (notamment l'arrêté n°1744 du 15 juillet 2008 portant réglementation générale de la circulation des navires, des engins de plage et de sports nautiques dans les eaux maritimes de La Réunion) et c'est également sur ce fondement que cet arrêté complémentaire s'inscrit.

Ce nouveau dispositif juridique sera applicable, en l'état, jusqu'au 1er octobre 2013. Il sera amené, le cas échéant, à évoluer pour tenir compte des travaux des comités réunionnais de réduction du risque requin (C4R et CO4R) et de la réflexion qui sera engagée en vue de la pérennisation d'un dispositif juridique permettant d'assurer, grâce à la collaboration de l'ensemble des partenaires, la plus grande sécurité possible pour les usagers de la mer à La Réunion.
Mes services restent à votre disposition pour vous apporter tout complément d'information que vous souhaiteriez obtenir sur ce sujet.

Le Préfet

Destinataires
- Monsieur le secrétaire général de la préfecture, sous-préfet de l'arrondissement nord - Monsieur le secrétaire général aux affaires régionales
- Monsieur le directeur de cabinet
- Mesdames et Monsieur les sous-préfets d'arrondissement
- Monsieur le directeur de l'environnement, de l'aménagement et du logement
- Monsieur le directeur de la mer sud Océan indien
- Madame la directrice de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale
- Monsieur le conseiller diplomatique du préfet, chef de la mission de coopération régionale - Monsieur le directeur de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt
- Monsieur le chef de l'état-major de zone et de protection civile de l'Océan indien
- Monsieur le chef du service régional de la communication interministérielle
- Monsieur le directeur du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS)
- Monsieur le directeur départemental des services d'incendie et de secours
- Madame la directrice départementale de la sécurité publique
- Monsieur le commandant de la gendarmerie de La Réunion
- Monsieur le commandant de la gendarmerie maritime
- Madame la présidente de la société nationale de sauvetage en mer à La Réunion - Monsieur le directeur du SAMU de La Réunion
- Monsieur le président du conseil régional
- Madame la présidente du conseil général
- Monsieur le président de l'association des maires du département de La Réunion
- Monsieur le président de la communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS) - Monsieur le président de territoire de la côte ouest (TCO)
- Monsieur le président du comité régional de pêches maritimes et des élevages marins - Monsieur le directeur de l'association réunionnaise de développement de l'aquaculture
- Monsieur le président de la ligue réunionnaise de surf
- Monsieur le président du comité régional Ile de La Réunion CRPPS (pêcheurs plaisanciers et sportifs) - fédération française des pêcheurs en mer
- Monsieur le président du comité régional d'études et des sports sous-marins
- Madame la présidente du comité régional de canoë-kayak
- Monsieur le président de la ligue réunionnaise de vol libre
- Monsieur le président de la ligue réunionnaise de voile
- Madame la présidente de la ligue de ski nautique
- Monsieur le président du comité régional de natation
- Madame la présidente de la ligue réunionnaise de triathlon
- Monsieur le président du comité régional olympique et sportif
- Monsieur le représentant des amodiataires du port de Saint-Gilles
- Monsieur le président du syndicat des professionnels des sports de loisirs sur l'île de La Réunion (SYPRAL)
- Monsieur le président de la société aquacole des Mascareignes
- Monsieur le président du Groupement des professionnels de la plongée
- Monsieur le représentant de l'institut de recherche pour le développement (IRD) à La Réunion
- Monsieur le délégué de I'IFREMER Océan indien
- Monsieur le directeur du laboratoire ECOMAR de l'université de La Réunion
- Madame la directrice de la réserve marine nationale de La Réunion
- Madame la présidente du conseil scientifique de la réserve marine nationale de La Réunion
Préfecture de La Réunion — place du Barachois— 97405 Saint-Denis cedex
Standard : 0262 40 77 77 — Télécopie : 0262 41 73 74 — courriel : courrier@reunion.prefgouv.fr
Internet : www.rcunion.gouv.fr
- Monsieur le président du conseil scientifique régional du patrimoine naturel
- Madame la directrice de l'Aquarium de La Réunion
- Monsieur le directeur de l'Observatoire des tortues marines Kelonia
- Monsieur le directeur de l'agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM)
- Madame la présidente de SREPEN
- Madame la présidente de Vie Océane
- Madame la présidente de Globice
- Monsieur le président de Squal'idées
- Monsieur le président de Abyss
- Monsieur le président de l'observatoire marin de La Réunion (OMAR)
- Monsieur le président de Sea Sheperd Réunion
- Monsieur le président de Prévention Requin Réunion -Monsieur le Président de Océan Prévention Réunion -Monsieur le président de Les Frères de la côte
- Monsieur le président de Green 974
- Madame la présidente de l'He de La Réunion tourisme
- Monsieur le président de l'union départementale des associations familiales
- Madame la présidente de l'union des consommateurs de La Réunion
- Monseigneur Gilbert Aubry, évêque de La Réunion - Monsieur le président de la chambre de commerce et d'industrie de La Réunion
- Monsieur le président de l'union des hôteliers de La Réunion
- Monsieur le président de l'Union des Métiers de l'Industrie et des Hôteliers

...
Pour une politique active de prévention du risque « requins ».
Une mission interministérielle, constituée à la demande du préfet de La Réunion, a mené une étude approfondie des conditions dans lesquelles se pose pour l'Etat, les collectivités locales et les usagers de la mer la prévalence des attaques de certaines espèces de requins à La Réunion.
A l'issue de ce travail, le ministre de l'écologie du développement durable et de l'énergie, le ministre des outre-mer, la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative, le ministre délégué aux transports, à la mer et à la pêche souhaitent s'appuyer sur les conclusions de ce rapport pour réaffirmer leur volonté de tout mettre en oeuvre pour préserver les usages multiples de la mer sur le littoral de la Réunion.
Deux priorités doivent conduire l'action des pouvoirs publics dans la durée :
• La sécurisation des sites d'activités nautiques qui, compte tenu de la nature de ces pratiques, ne pourra pas être totale ;
• La valorisation du littoral de La Réunion dans ses multiples dimensions environnementale, sociale, économique et sportive.
I — Face à la recrudescence des attaques, la mise en place d'un partenariat local étroit
Si, depuis le début des années quatre-vingt-dix, on enregistrait entre une et deux attaques de requins par année, sur la seule période comprise entre juin 2011 et juillet 2013, 11 attaques dont 5 mortelles ont été comptabilisées. Cette concentration exceptionnelle dans le temps et dans l'espace a suscité un très fort émoi au plan local.
Face à la crise, pouvoirs publics et acteurs privés ont, dans le respect de leurs compétences respectives, uni leurs efforts pour tâcher de mettre en place un dispositif à la fois global et adapté à l'enjeu. Ce dispositif s'est appuyé sur 4 axes essentiels :
l'amélioration de la connaissance scientifique relative aux requins côtiers de La Réunion
Reposant notamment sur un programme de marquage des requins, l'étude CHARC doit permettre d'aboutir à une meilleure connaissance de ces populations, de leur comportement et de leur écosystème afin d'identifier les facteurs favorisant la présence de requins sur le littoral ouest et ainsi contribuer à un modèle de prévision du risque éclairant les orientations et mesures prises. Ses conclusions sont attendues courant 2014.
- l'information des populations et la prévention du risque
L'ensemble des attaques enregistrées dans la période récente se sont déroulées dans la bande des trois cents mètres, où les maires disposent d'un pouvoir de police spéciale vis-à-vis de la baignade et des activités nautiques (article L 2213-23 du code des collectivités territoriales).
Le dispositif de sécurité des plages a donc été renforcé grâce à l'effort d'équipement des communes, notamment Saint-Paul (renforcement des moyens nautiques et installation de filets de protection) et au soutien de l'Etat (recrutements de 20 personnes sous la forme de contrats aidés afin de renforcer la surveillance des zones de baignade).
La commune de Saint-Paul a également mis en place une signalétique spécifique du risque requins reposant sur un dispositif de flammes amovibles sur les zones surveillées et sur des dispositifs permanents d'information sur les zones non surveillées.
le renforcement des méthodes de gestion opérationnelle de l'alerte
Les procédures de secours maritime et terrestre applicables en cas d'attaque de requins ont été consolidées puis testées dans le cadre d'exercices afin de maximiser les chances de survie des victimes.
Le CROSS Réunion a été placé au centre d'un réseau de surveillance du risque, fondé sur le principe du report en un point central unique des « alertes requins », puis de leur rediffusion en temps réel auprès des pratiquants de loisirs nautiques, des services de sécurité, de secours et des collectivités. Les informations collectées dans le cadre de ce réseau sont mises en ligne sur un site internet à disposition de l'ensemble des usagers.
- l'accompagnement des activités nautiques les plus exposées
Des mesures particulières ont été mises en oeuvre afin de préserver la filière du surf, notamment des investissements matériels (moyens nautiques et équipements de sécurité). Sur la base des protocoles proposés par la ligue de surf, des emplois ont été créés par les clubs et structures affiliées à la ligue sous la forme de contrats aidés afin d'exercer la fonction de vigie requins immergées.
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Le principe d'un large partenariat associant l'ensemble des acteurs est au cœur de la démarche mise en oeuvre depuis le début de la crise. Ce partenariat s'est exprimé en particulier dans le cadre de la Cellule Opérationnelle de réduction du risque requins (CO4R) animée par les services de l'Etat, instance de partage des informations et d'expertise sur les projets proposés par les acteurs. Le Comité réunionnais de réduction du risque requins (C4R), instance stratégique de niveau départemental, permet à la fois de présenter les mesures mises en oeuvre, et d'orienter l'action collective.
II - Vers un dispositif de gestion durable du risque requins à La Réunion
Le principal enjeu de la période à venir est celui de la transition vers un dispositif durable de gestion du risque, s'inscrivant dans le nécessaire équilibre entre la sécurité des personnes et la préservation de l'environnement.
En complément des mesures déjà adoptées, cette démarche reposera sur les axes suivants :
1) la prévention opérationnelle et l'évolution de la réglementation,
2) l'évaluation du dispositif vigie requin et la professionnalisation des agents assurant cette mission,
3) l'amélioration de la connaissance par la production d'études complémentaires,
4) la gestion raisonnée des stocks.
5) Enfin la mise en place d'un observatoire du risque requins paraît indispensable.
Les ministres signataires décident la mise en oeuvre de cette démarche, qui prendra appui localement sur le représentant de l'Etat à La Réunion. Ce dernier veillera à faire vivre et développer le partenariat qui s'exerce déjà dans les actions de prévention du risque requins.
-1- La prévention opérationnelle et l'évolution de la réglementation.
Les mesures de prévention mises en place localement en lien avec les collectivités locales pourront être complétées notamment par le recours à des technologies innovantes comme le capteur de turbidité ou les sonars embarqués. Un appel au financement du centre national de développement du sport (CNDS) pourra être formulé.
Une mutualisation des spots de surf et des activités nautiques devra être étudiée au sein du CO4R en vue d'accroître l'occupation de la colonne d'eau aux abords des spots pour réduire la probabilité d'une attaque de requin.
Enfin, la réglementation concernant la baignade et les activités nautiques mise en oeuvre par les collectivités locales pourrait être harmonisée et intégrer des possibilités de sanctions dissuasives en cas de non respect des arrêtés municipaux ou préfectoraux d'interdiction de pratique de baignade et des activités nautiques, ce qui nécessiterait un cadre juridique national.
3
-2- L'évaluation du dispositif vigie requin et la professionnalisation des agents.
Les autorités ont déjà indiqué que les contrats aidés pour l'emploi de vigies-requins immergées ne seraient pas renouvelés. Cette décision est motivée par l'inadaptation du recours des contrats aidés pour ce type d'emploi dans la mesure où les dangers liés à cette fonction ne sont pas évalués. Dans ce cadre, une expertise du dispositif des vigies requins immergées sera conduite afin de déterminer si la pratique de vigies immergées, par l'occupation de la colonne d'eau, est susceptible de présenter un intérêt pour la sécurisation de spots.
Compte tenu de la permanence du risque, le gouvernement souhaite privilégier une approche permettant la professionnalisation des acteurs sportifs et des fédérations pour l'encadrement et la surveillance des activités nautiques. Le risque inhérent à la sécurisation des sites conduit à s'inscrire dans une logique de long terme favorisant la formation des encadrants et des agents de surveillance pour leur propre sécurité et l'exercice de leur mission. A l'issue de la mise en oeuvre par les fédérations sportives d'un plan de formation et de professionnalisation de leurs encadrants, il est proposé de mobiliser des emplois d'avenir. Une convention cadre sera signée en ce sens entre le ministère en charge des sports et les fédérations sportives.
- 3- Améliorer et étendre le champ de la connaissance.
La localisation et la quantification des requins impliqués dans les attaques sont bien évidemment au premier rang des connaissances essentielles à établir dans le prolongement des travaux en cours au titre de l'étude CHARC. Elle permettra d'une part, de disposer d'outils statistiques facilitant une meilleure anticipation des phénomènes et d'autre part, d'apporter toute connaissance en termes de débouchés pour les acteurs économiques désireux de valoriser les espèces dans une approche durable.
Il s'agit également d'agir plus efficacement sur les comportements humains. La connaissance des pratiques de loisirs nautiques, notamment des attitudes humaines face au risque Requins, doit permettre de définir les moyens susceptibles de renforcer l'efficience des dispositifs d'information et de sensibilisation, Une étude sera menée localement avec le concours de l'université de la Réunion.
En ces domaines, il est pertinent de renforcer les coopérations avec les Etats voisins disposant d'une expérience reconnue dans le domaine de la gestion du risque requins.
-4 Gestion raisonnée des stocks.
La régulation des populations de requins tigres et bouledogues, qui ne font pas l'objet de protection, par des pêches ciblées peut constituer également un levier d'action conformément à la réglementation en vigueur notamment celle mise en place au titre de la Réserve Naturelle Nationale Marine. Il convient de poursuivre au niveau local les travaux en cours engagés dans le cadre de l'étude CHARC ainsi que les études sur le risque ciguatera.
4
L'activité de pêche professionnelle peut contribuer à la régulation en continu des stocks de requins dès lors que des perspectives commerciales apparaissent possibles. A ce titre, le programme de réévaluation du risque ciguatera constitue une priorité d'action.
Le plan de gestion de la Réserve Nationale Naturelle Marine de La Réunion a par ailleurs intégré la dimension spécifique du risque requin pour ouvrir la possibilité d'éventuels ajustements équilibrés et concertés au sein de cet espace.
-5-La mise en place d'un observatoire paraît primordiale
Il est en effet indispensable de se doter d'un outil de référence, observatoire qui n'aura pas vocation à se substituer au CO4R mais dont les actions seront axées sur la collecte de données, la tenue de statistiques, la mise en oeuvre de la charte de bonnes pratiques, l'appui des démarches de valorisation (éco-tourisme, projets innovants dans le domaine de la sécurité et la prévention) et le développement de l'information et de la communication autour de la gestion du risque requin.
L'observatoire prendra place au sein du « pôle mer » afin d'intégrer la dimension requin dans une action plus globale. Dans le cadre d'une gestion durable du risque, la vocation de cet outil est de devenir à terme un centre de ressource reconnu. Sa mise en oeuvre sera recherchée et conduite sur la base d'une phase initiale de diagnostic.
Gilles RICONO
Directeur du Cabinet
du Ministre de l'Ecologie du
développement durable et de l'énergie
Pascal SANJUAN
Directeur du Cabinet
de la Ministre des sports, de la jeunesse,
de l'éducation populaire et de la vie
associative
Fabrice RIGOULET-ROZE
Directeur du Cabinet
du Ministre des Outre-mer
Emmanuel KESLER
Directeur du Cabinet
du Ministre délégué aux transports, à la
mer et à la pêche
5
Zinfos974.com - Vendredi 26 Juillet 2013 - 10:34 - Requin: Le Syndicat des professionnels des activités de loisirs écrit à François Hollande
Voici la lettre écrite par le Syndicat des professionnels des activités de loisirs (SYPRAL) au Président de la république, François Hollande, concernant les conséquences économiques des attaques de requins sur les côtes réunionnaises. Il demande notamment la mise en place d'un "fonds de calamité pour les entreprises privées impactées".
"Monsieur le Président de la République,
Les professionnels des activités de loisirs de l’Ile de La Réunion sollicitent l’intervention de votre haute autorité afin que des dispositions soient prises pour compenser la perte d’activité des entreprises de surf de La Réunion confrontées au risque requin dont elles ne peuvent se prémunir.
En effet, face aux multiples interdictions de pratique des activités nautiques (arrêtés préfectoraux ou municipaux) qui se sont enchainées depuis 2011, les professionnels se sont trouvés dans l’incapacité d’exercer leur métier sans se mettre hors la loi, dans un contexte où leur obligation de moyens n’était plus clairement définie.
Leur statut de travailleur indépendant ne leur permet pas de prétendre à des aides liées à la perte d’emploi, et l’absence d’activité depuis 2011 les laisse sans ressources et dans l’incapacité d’honorer leurs charges fiscales et sociales. Aussi dans ces conditions, face à une situation dont ils ne sont pas responsables, les entreprises du secteur privé sollicitent des mesures d’accompagnement exceptionnelles et urgentes.
1. La mise en place d’un fond de calamité pour les entreprises privées impactées,
2. La création d’un fond de reconversion pour les professionnels du surf,
3. L’exonération exceptionnelle et totale des charges sociales et fiscales de l’année 2010 à 2012 ainsi que les pénalités pour retard de paiement,
4. La suspension des appels à paiement 2011/ 2012.
Nous sommes conscients de la complexité de cette situation. Nous savons que des moyens financiers ont été mis à disposition du monde associatif et de la recherche, que cette aide a contribué indirectement à maintenir les entreprises en survie mais aujourd’hui ces entreprises ne sont plus en capacité de subsister. Depuis le 15 novembre 2011 notre syndicat a dressé un état des lieux régulier de la situation des entreprises de surf, en première ligne dans cette crise, et sollicité une aide de l’état au titre de la solidarité pour les acteurs économiques gravement touchés. Courriers transmis à Messieurs les préfets Michel LALANDE et Jean Luc MARX. La voie diplomatique et les appels au secours n’ayant pas été entendus, les professionnels envisagent d’engager toute voie ouverte en droit aux fins de voir assurer la reconnaissance de leurs intérêts légitimes et bien compris.
En outre, il ne semble pas que cette problématique grave ait été traitée à la hauteur des multiples enjeux pour la Réunion, économiques, touristiques, sportifs et environnementaux. Si les études sont nécessaires pour mieux connaître l’environnement marin qui nous concerne, afin de mieux le préserver, il est tout aussi nécessaire de préserver les hommes, les biens et les services. En ce sens, il serait juste que l'État alloue une aide exceptionnelle au secteur, à la hauteur du préjudice subi par des citoyens qui n'ont pas à porter seuls le poids d'une telle situation calamiteuse. Il s'agit d'une question d'égalité or à La Réunion celle-ci a été rompue.
Nous sollicitons de votre haute autorité la déclaration d’état de calamité et la mise en œuvre d’un dispositif financier visant à la réparation du préjudice subi par les entreprises, offrant ainsi aux professionnels de ce secteur une possibilité de reconversion.
Vous trouverez en annexe de ce courrier un état des lieux du secteur économique touché par ce grave phénomène.
Comptant sur votre soutien et restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes respectueuses salutations.       Le Président Gérard BREYSSE"
Zinfos974.com - Vendredi 26 Juillet 2013 - 15:05 - Gabriel Kenedi - L'Etat interdit la baignade et annonce le prélèvement de 90 requins

Le préfet Jean-Luc Marx a détaillé aujourd'hui le "plan renforcé risque requin à la Réunion". Pour rappel, les ministres Philippe Martin (Ecologie), Victorien Lurel (Outre-mer), Valérie Fourneyron (Sports) et Frédéric Cuvillier (Mer et Pêche) ont mandaté le préfet pour mettre en oeuvre sans délai ce plan gouvernemental.
Un plan qui fait suite à la décision du tribunal administratif, donnant 15 jours au préfet pour agir suite à l'attaque mortelle d'un requin sur une baigneuse de 15 ans, dans la baie de Saint-Paul, lundi 15 juillet dernier. La cinquième en deux ans. Et un plan qui n'attend pas les résultats de l'étude Charc, lancée en 2011, qui doit livrer ses conclusions à l'issue de l'année prochaine.

                             Baignade et activités nautiques limitées
Parmi les mesures annoncées par le préfet, un arrêté préfectoral effectif dès ce vendredi 26 juillet interdit la pratique de la baignade et des activités de surf ou de bodyboard jusqu'au 1er octobre 2013 "dans la bande des 300 mètres du littoral du département de la Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées telles que définis par arrêté municipal".
"C’est à la fois un signal fort en terme de réglementation mais aussi un appel à la concertation entre les différents partenaires", a indiqué le préfet. Et une mesure qui correspond à "une demande" de la population. Cette réglementation pourra "évoluer, s'adapter au terrain et faire en sorte que, par exemple, la signalétique qui est en place sur nos côtes soit harmonisée, que le visiteur qui vient à la Réunion ne soit pas déstabilisé par une signalétique qu'il ne connaît pas mais qu'il retrouve la même information", a ajouté le préfet.
Concrètement, les usagers qui ne respecteraient pas la réglementation en vigueur jusqu'au 1er octobre s'exposent à une amende de 38 euros. "Pour l'heure, je veux surtout faire de la pédagogie à l'égard des usagers de la mer", a nuancé Jean-Luc Marx.
                            Les prélèvements de squales reprennent
Outre cette mesure, le plan renforcé prévoit "une gestion raisonnée des stocks". Le préfet ne l'a pas caché, il s'agit bien de la régulation de la population de requins. Même si, sans chiffres précis sur le nombre de squales, Jean-Luc Marx parle de "régulation à tatons". Le préfet prévoit le prélèvement de 90 squales (45 tigres, 45 bouledogues), afin d'ouvrir le deuxième volet de l'étude sur la ciguatera. Pour rappel, 24 squales ont déjà été prélevés. L'objectif de cette nouvelle vague de prélèvement est d'analyser les squales afin de savoir s'ils peuvent être consommés et commercialisés.
Sans préciser de date, Jean-Luc Marx a également expliqué que des drumlines seraient expérimentées dans la commune de Saint-Paul "dans les prochaines semaines". Il a par ailleurs rappelé que dans 95% du territoire de la réserve marine, la pêche, y compris celle du requin, est autorisée.
                                     Un observatoire créé
Un observatoire du risque requin prendra place au sein du "pôle mer". Ses actions seront axées sur la collecte de données, la tenue de statistiques, la mise en oeuvre de charte de bonnes pratiques, l'appui des démarches de valorisation, et le développement de l'information et de la communication autour de la gestion du risque requin.
Par ailleurs, un site Internet d'information sur le risque requin sera mis en place à compter du 1er octobre. Autres mesures faisant partie du plan renforcé de l'Etat, une évaluation du dispositif vigie requin va être mise en place afin de déterminer si la pratique de vigies immergées "est susceptible de présenter un intérêt pour la sécurisation de spots". Le gouvernement souhaite également "la professionnalisation des acteurs sportifs et des fédérations pour l'encadrement et la surveillance des activités natiques", via les emplois d'avenir. "Une convention cadre sera signée en ce sens entre le ministère en charge des sports et les fédérations sportives", a précisé Jean-Luc Marx.
Enfin, le recours à des technologies innovantes pourra être mis en place par les collectivités

Zinfos974.com - Vendredi 26 Juillet 2013 - 15:41 - Gabriel KenediJean-Luc Marx : "Nous verrons si le jugement du tribunal administratif devient définitif"
Réagissant à l'injonction prononcée par le tribunal administratif le 19 juillet dernier, le préfet Jean-Luc Marx attend de voir si le juge considère les mesures prises par l'Etat comme "suffisantes".
Pour rappel, le tribunal administratif avait donné 15 jours au préfet pour prendre les mesures qui s'imposent dans la lutte contre la réduction du risque requin.
"Le juge pourra évaluer, s'il le souhaite, les décisions qui ont été prises par le gouvernement, les décisions que j'ai prises aujourd'hui, et apprécier si cela répond à l'injonction de faire qu'il a conclue", a souligné le préfet.
Mais Jean-Luc Marx a ajouté que l'Etat n'excluait pas de faire appel de la décision : "Pour le reste, nous verrons dans un avenir extrêmement proche si ce jugement devient définitif ou si appel est formé par le ministre auprès du conseil d'Etat afin que le droit définitif puisse être dit", a-t-il conclu.
Zinfos974.com - Vendredi 26 Juillet 2013 - 18:41 - Julien DelarueInterdiction de baignade: Les communes prises de court
Branle-bas de combat dans les communes après les annonces de la Préfecture qui a décidé de réglementer la baignade et les activités de surf et bodyboard dans la bande des 300 mètres à partir du littoral. La pilule a dû mal à passer dans les communes de l'Ouest et du Sud. Beaucoup d'entre elles reprochent au préfet de ne pas assumer ses responsabilités et de renvoyer la balle aux municipalités.
L'arrêté pris par le préfet Jean-Luc Marx ne plaît guère aux communes du littoral et elles le font savoir. A l'Etang-Salé, on se pose beaucoup de question sur la "philosophie" même de cet arrêté. "M. le préfet se cache derrière son bureau. Avec cet arrêté on refile la patate chaude au maire et le préfet n'assume rien. En clair vous êtes responsables mais gestionnaires de rien. Nous n'avons eu aucune discussion avec le préfet avant qu'il ne prenne cet arrêté", lâche Dominique Dervillier, directeur général des services et en charge du dossier requin à la mairie de l'Etang-Salé.
Pour Saint-Leu, l'arrêté du préfet ne change puisque, en amont, le 17 juillet, la commune avait pris un arrêté informant les baigneurs et surfeurs que les activités sont à leurs risques et périls. Me Philippe Creissen, avocat du député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert, donne son point de vue. "Le préfet a envoyé la balle dans le camps des mairies. Nous on dit que l'on ne peut pas garantir qu'il n'y ait aucun requin dans le lagon même dans une zone surveillée. Pour moi, la seule façon de se baigner de manière sécurisée c'est dans sa piscine", tranche l'avocat.
A Saint-Paul, l'annonce a déclenché une réunion extraordinaire des services de sécurité dès cet après-midi. De source interne, même si on parle d'arrêté "trop restrictif", les services municipaux devraient installer des panneaux d'interdiction sur les 24 km de côte sous leur responsabilité. "Une commission de la baignade va se réunir la semaine prochaine pour organiser la signalétique sur le littoral. Pour faire respecter l'interdiction, on pourra faire intervenir la police municipale, la gendarmerie et le Cross", rappelle Gina Hoarau, directrice de la sécurité à Saint-Paul, à la sortie de cette réunion.
"Pour ne pas avoir de problème, on va arrêter de surveiller les plages et mettre du barbelé tout le long du littoral"
Du côté de Saint-Pierre, on tempère en expliquant ne pas avoir encore "analysé" la situation. "Avec ou sans cet arrêté, la seule zone aménagée à Saint-Pierre c'est celle du boulevard de Lisle. Le reste n'est pas surveillé", nous explique la communication de la Ville. En clair, plus le droit de mettre un pied dans l'eau ailleurs que dans le lagon saint-pierrois.
Quoi qu'il en soit, les maires des différentes communes devraient se rencontrer prochainement pour parler "uniformisation" de l'information sur l'ensemble du littoral. "Les maires devraient se réunir pour déterminer qu'elles seront les normes de sécurité à appliquer dans les communes pour garantir la sécurité", souligne Me Creissen. Du côté de l'Etang-Salé, le discours est plus direct. "On n'a pas envie d'assumer et nous n'avons pas les moyens d'assumer", précise Dominique Dervillier.
"Pour ne pas avoir de problème, on va arrêter de surveiller les plages et mettre du barbelé tout le long du littoral. Comme ça on sera la seule île au monde où l'on ne pourra pas se baigner !", conclut-il. Les prochaines semaines risquent encore d'être électriques...
Zinfos974.com - Vendredi 26 Juillet 2013 - 18:48 - Julien Delarue - Où peut-on encore se baigner légalement à la Réunion ?
Après l'annonce du préfet de la Réunion Jean-Luc Marx d'interdire la baignade et les activités de surf et bodyboard dans la bande des 300 mètres à partir du littoral, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées telles que définis par arrêté municipal, où peut-on encore se baigner à la Réunion sans risque d'être exposé à une amende de 38 euros ? Contactées, plusieurs communes de l'Ouest et du Sud nous ont fait un rapide état des lieux de la situation :
Plusieurs communes de l'Ouest au Sud de l'île sont directement concernées par les annonces faites en préfecture ce matin. Concrètement, à Saint-Paul, la zone baignade sera autorisée sur les cinq plages surveillées (8km de côte sur les 24 km de littoral).
- En ce qui concerne les plages "plein océan", la baignade est autorisée aux Roches-Noires et Boucan Canot. En revanche, il ne sera plus possible de se baigner sur les plages de Grand Fond et des Brisants, car non surveillées.
- Pour les plages "lagon", seront autorisées celle de l'Ermitage au niveau Centre et de la Passe, la plage de la Saline-les-Bains et celle de Trou d'eau.
Sur Saint-Leu, deux plages pourront être encore accessibles aux baigneurs, celle de Saint-Leu Centre et celle de la gendarmerie, toutes les deux surveillées
Sur l'Etang-Salé, il ne faudra plus compter se baigner en dehors de la plage de sable noir de l'Etang-Salé-les-Bains où un poste de MNS est installé.
Enfin, il reste Saint-Pierre où la baignade sera autorisée sur la plage du centre-ville, protégée par un lagon et où un poste MNS est également installé
En dehors des zones surveillées et du lagon, la baignade sera purement et simplement interdite.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 27/07/2013 à 05h00
Des surfeurs réagissent aux mesures annoncées ce vendredi par le préfet - Quand surfer devient hors-la-loi
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epuis ce vendredi 26 juillet 2013, un arrêté préfectoral interdit la pratique de la baignade, du surf et du bodyboard en dehors du lagon et des zones surveillées, et ce sur l’ensemble du littoral jusqu’au 1er octobre prochain. Une décision qui entérine dans les faits la disparition - ou du moins la suspension - de la pratique du surf sur l’île, comme le soulignent Eric Sparton, président de la ligue de surf, et Alex, surfeur depuis 25 ans. C’est très clair pour ce dernier : " On ne peut plus surfer du tout à La Réunion. "
" On n’a plus de compétitions, plus d’écoles, plus rien. Il n’y a plus de surf à La Réunion.... " Le constat est sans appel et vient d’Eric Sparton, président désabusé de la ligue réunionnaise de surf. C’est que depuis ce vendredi, surfer est devenu dans les faits hors-la-loi à La Réunion. " Le préfet a pris ses responsabilités, mais c’est un peu disproportionné ", estime Eric Sparton, même si pour lui, cette décision ne change pas tellement les choses : " Nous avons déjà déconseillé très fortement la pratique du surf quand elle n’est pas encadrée, d’autant plus en cette fin d’hiver où on observe un gros pic de présence des requins. Donc il n’y avait déjà plus d’activité officielle en ce qui concerne la ligue de surf. "
Alex, de son côté, se montre beaucoup plus remonté contre cet arrêté préfectoral. " Les mesures annoncées signifient l’interdiction d’aller dans la mer, c’est ridicule ! Ils ne savent pas quoi faire, ils ne savent pas du tout gérer ce problème, alors ils interdisent tout... ", déplore-t-il, lui qui surfe depuis près de 25 ans à La Réunion. " Je suis tout le temps dans l’eau, j’aime la mer, mais là c’est aberrant, c’est vraiment n’importe quoi... ", ajoute-t-il.
Le fait est qu’il n’y a plus de zones surveillées pour les surfeurs depuis l’arrêt des vigies requins. " Il y avait cette surveillance avec les vigies, mais là ça n’existe plus et les filets ne sont pas là souvent. On nous interdit d’aller dans la mer alors qu’on est sur une île... ", poursuit Alex.
A ce sujet, le plan renforcé gouvernemental prévoit " une expertise du dispositif des vigies requins immergées " afin de déterminer si cette pratique est " susceptible de présenter un intérêt pour la sécurisation des spots ". Il est ajouté que " le gouvernement souhaite privilégier une approche permettant la professionnalisation des acteurs sportifs et des fédérations pour l’encadrement et la surveillance des activités nautiques ", le tout dans le cadre des emplois d’avenir.
Une mesure insuffisante et bien tardive pour les surfeurs. " Cela fait deux ou trois ans qu’on annonce ce qui est train de se passer, mais quand on tirait la sonnette d’alarme, on nous traitait de tous les noms... ", rappelle Alex, pour qui cette interdiction est plus une source de problèmes à venir : " Maintenant on va se retrouver avec une surpopulation dans le lagon, alors qu’on était censé le protéger... D’ailleurs, la prochaine attaque aura lieu probablement dans le lagon de Saint-Leu. Il y a déjà plusieurs requins qui ont été aperçus là-bas, mais personne n’ose le dire. Quand ça arrivera, on fera quoi ? On ne pourra plus mettre un pied dans l’eau ? "
Eric Sparton, lui aussi, se montre inquiet pour l’avenir, même après le 1er octobre 2013 et la fin de cette interdiction. " Il faudra quand même un jour trouver des solutions pérennes, mais le problème c’est que là je n’en vois pas... ", souligne-t-il, ajoutant : " C’est comme pour un pêcheur en alerte cyclonique à qui on interdit de sortir. Là, on interdit aux surfeurs de sortir. "
Alex, lui non plus, ne voit pas le futur d’un bon œil pour les surfeurs à La Réunion : " Un scientifique parisien disait récemment qu’il fallait choisir entre une réserve marine et une station balnéaire, mais que les deux étaient incompatibles. Visiblement, on a choisi... "
Clicanoo.re - publié le 27 juillet 2013 - 05h30 - Requins : Le préfet interdit la baignade dans les zones non surveillées
Suite à la demande expresse de quatre ministres du gouvernement, dont le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel, le préfet a fait part hier du plan renforcé contre le risque requin à la Réunion. Un plan dont l’une des mesures les plus immédiates est l’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques dans les zones "non aménagées et non protégées", en dehors du lagon, et ce jusqu’au 1er octobre.
Fallait-il agir ou attendre ? La mort de la jeune Sarah aura certainement précipité les choses. Car le préfet de la Réunion a tranché hier matin avec l’annonce du "plan renforcé contre le risque requin" élaboré suite à la demande commune des ministres de l’Écologie, des Outre-mer, des Sports et du ministre délégué à la Mer et à la Pêche.
Sans patienter jusqu’aux résultats de l’étude CHARC (*), Jean-Luc Marx a présenté une série de mesures destinées à parvenir à un dispositif de gestion "durable".
Outre les moyens engagés depuis plusieurs mois, notamment dans l’amélioration des connaissance liés aux habitudes des requins côtiers, le plan d’action prévoit principalement "une gestion raisonnée des stocks". Comprenez : la régulation des requins tigres et bouledogues.
Le préfet prévoit le prélèvement de 90 spécimens, 45 de chaque espèce, dans l’optique de poursuivre l’étude ciguatera et évaluer ainsi la possibilité de la consommation, et donc la commercialisation, de la chair de ces squales non protégés. Autre axe du plan : la mise en place d’un observatoire du risque requins.
                     Aller au de là de la notion de risques et périls
Mais la mesure qui affecte de manière immédiate le grand public reste indéniablement l’arrêté préfectoral en date d’aujourd’hui et qui interdit la baignade, le surf et le bodyboard jusqu’au 1er octobre sur les plages non aménagées et non surveillées, dans la bande des 300 mètres du littoral de la Réunion, exception faite du lagon.
"Avant prévalait la notion de risques et périls. Aujourd’hui, il y a une demande sociale des citoyens qui souhaitent, non pas le risque zéro car c’est impossible, mais tout du moins un risque réduit. Avec cette mesure, chacun prend ses responsabilités d’une manière plus claire. C’est à la fois un signal fort en terme de réglementation mais aussi un appel à la concertation entre les différents partenaires", estime Jean-Luc Marx. Parallèlement, une signalétique homogène devrait être mise en place sur les plages de l’île. Les personnes passant outre l’interdiction s’exposeront à une amende de 38 euros.
Concernant l’injonction qu’il lui a été faite il y a quelques jours par le tribunal administratif, Jean-Luc Marx attend de savoir si le juge considèrera les mesures exposées ce jour comme "suffisantes". En tout état de cause, ce dernier indique ne pas exclure un recours des ministères devant le Conseil d’État.      Anne Mariotti (amariotti@jir.fr)
Zinfos974.com - Samedi 27 Juillet 2013 - 19:22 - Gabriel Kenedi - Programme CHARC : Premier bilan des opérations de marquage
Dans un bilan provisoire, les scientifiques du programme CHARC livrent leurs premiers résultats et quelques conclusions. "Aux vues de nos premiers résultats et en considérant que la proportion de requins marqués est représentative du nombre de requins bouledogue dans la zone, la présence des requins à la côte ne semble pas fonction du nombre de requins mais davantage du mode d’utilisation de l’habitat" expliquent les auteurs de l'étude dans le rapport.
L'IRD a publié sur son site le 18 juillet dernier le bilan provisoire des opérations de marquage effectuées sur les requins tigre et bouledogue du 21 octobre 2011 au 12 mai 2013 dans le cadre du programme CHARC (Connaissances de l'écologie et de l'HAbitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte Ouest de La Réunion).

Un document de 11 pages signé Marc Soria et Antonin Blason. Suite au marquage de 80 requins (42 tigres, 38 bouledogues) et à l'observation de ces squales pendant 17 mois, ils livrent leurs premiers résultats. Des résultats qui devront être affinés pendant encore de nombreux mois, puisque le rapport final est attendu pour octobre 2014. Voici les principaux enseignements de ce bilan provisoire :
                            Présence accrue de bouledogues pendant l'hiver austral
L’analyse détaillée des temps de présence et des visites des requins, sur toutes les stations pendant les 17 mois d’observation montre notamment que la présence de requins bouledogue est saisonnière. Ils sont beaucoup plus présents pendant l'hiver austral que pendant l'été austral.
"Globalement une grand partie des requins bouledogue disparaissent de la zone de détection délimitée par les 42 stations d’écoute au début de l’été et réapparaissent au début de l’hiver", expliquent les auteurs du rapport. "Cette saisonnalité est un résultat important qu’il faudra préciser mais qui, s’il est confirmé, sera un point essentiel pour orienter la politique de prévention et de gestion du risque", ajoute le rapport.
On peut imaginer que ce rapport a déterminé le préfet, à mettre en place un arrêté réglementant la baignade et interdisant le surf et le bodyboard jusqu'au 1er octobre.
     Nomades, sédentaires, absents : Trois types de comportements de déplacement chez les bouledogues
Le rapport des scientifiques du programme CHARC souligne que "l’analyse de la façon dont les requins utilisent le réseau de stations d’écoute permet de distinguer 3 catégories" :
- les requins "nomades", qui ont des "comportements de déplacement importants", sont détectés "sur tous le réseau du Nord au Sud et représentent 39% du nombre total d’individus marqués".
- les requins "sédentaires", aux déplacements plus restreints et concentrés sur deux zones, "celle au Nord autour des sites du large Saint-Gilles et celle au Sud autour du site de l’étang du Gol". Le nombre de requin "sédentaires" représente 37% du nombre d’individus marqués
- les requins "absents", c'est à dire, "jamais détectés ou très rarement" représentent 24% du nombre d’individus marqués
D'après les scientifiques, ce résultat "permet ainsi de supposer que les requins marqués seraient bien représentatifs du comportement des requins de cette espèce à La Réunion"
Les requins bouledogues "sont le plus souvent seuls mais peuvent utiliser et se rencontrer sur des sites communs. Ils font des excursions courtes sur les stations du littoral, très près de la côte. Ils passent la majeure partie de leur temps soit sur les stations côtières du large (sauf sur la station littorale de l’Etang du Gol) soit à l’extérieur de la zone d’étude", souligne également le rapport dans sa note de conclusion.
               Les bouledogues présents au Roches Noires et à l'Etang du Gol
Deux zones semblent donc privilégiées par les requins bouledogues : la zone côtière au large du port de Saint-Gilles et la zone proche du littoral de l’étang du Gol. "La station de l’Etang du Gol est essentiellement occupée par une femelle sub-adulte qui passe la majeure partie de son temps de détection dans la zone. A l’exception de cette station, les sites côtiers du large (entre 1 et 2 kilomètres de la côte) sont davantage occupés que ceux près du littoral (moins de 500 mètres de la côte). Les requins sont également davantage présents le jour que la nuit sur les sites côtiers du large", note le bilan provisoire.
Les auteurs notent également que "les temps d’absence et de présence des requins bouledogue sont très variables. En moyenne les temps d’absence sont de 12 heures et ils peuvent atteindre plusieurs mois (maximum enregistré de 7 mois d’absence). La somme des temps de présence par station varie entre 2 minutes à 46 heures avec une durée moyenne des visites relativement faible d’environ 30 minutes".
Le requin tigre peu détecté
Le rapport souligne également que "le nombre de détections et le temps de présence des requins tigre sont beaucoup plus faibles que ceux des requins bouledogue. Ils représentent 2% du nombre total de détections et 4% de la somme globale des temps de présence estimés. Ce résultat suggère que cette espèce occupe et se déplace dans un habitat plus au large que celui, très côtier, suivi par le réseau de stations", analysent les deux auteurs.
             Pas une question de nombre mais de mode de l'utilisation de l'habitat
En conclusion, les scientifiques estiment qu' "aux vues de nos premiers résultats et en considérant que la proportion de requins marqués est représentative du nombre de requins bouledogue dans la zone, la présence des requins à la côte ne semble pas fonction du nombre de requins mais davantage du mode d’utilisation de l’habitat". Ainsi, à ce stade de l'étude, rien ne permet de dire que la population de requins tigre et bouledogue est en augmentation sur les côtes réunionnaises."Avec peu de visites et des temps de visite courts, surtout la nuit, sur la majorité des stations littorales, cette zone de la frange côtière seraient davantage une zone d’exploration et de chasse nocturne. Les temps de présence plus longs au large sur certaines stations et pendant le jour pourraient indiquer la présence dans cette partie de la côte d’au moins deux zones de repos sur le site du large Saint-Gilles et le site littoral de l’étang du Gol", poursuivent les auteurs."Par contre l’absence de requins bouledogue sur ces sites côtiers du large, pendant l’été et leur retour en début d’hiver, désigneraient davantage ces sites préférentiels comme des sites liés à l’activité de reproduction sans que l’on puisse savoir si ces sites sont eux-mêmes des sites de reproduction ou de post-reproduction. Le recueil des informations jusqu’à la fin de l’année 2013 et les travaux d’analyse en cours seront cruciaux pour permettre de lever cette indétermination"."Enfin, les temps de présence importants sur la station des Roches-Noires laissent supposer des conditions particulières mais encore difficiles à déterminer faute de mesures et d’informations précises (effluents en sortie de port, eau douce de la ravine, possible « shark feeding », etc…). Les données doivent encore être traitées et analysées avec plus de finesse. C’est pourquoi ces informations doivent être reçues avec toutes les précautions qui s’imposent", concluent les auteurs de ce bilan provisoire.
Source : www.ipreunion.com - Publié le 30/07/2013 à 06h15 - Courrier au préfetDidier Dérand demande l’accès aux protocoles de pêche aux requins.
Dans un courrier adressé au préfet ce lundi 29 juillet 2013, Didier Dérand, président de l’association Vagues (Vivre activement pour garder un environnement sain), indique qu’il "souhaite recevoir dans les plus brefs délais une copie complète des protocoles de pêche relatifs à la capture de requins annoncée par l’Etat".

"S’agissant de documents administratifs, dans le cadre d’accords publics entre l’Etat et notamment le comité régional des pêches et des élevages marins (CRPEM) et certains pêcheurs professionnels indépendants, accords destinés à financer des programmes de pêche financés avec l’argent du contribuable, aucune raison valable ne saurait être invoquée pour me refuser l’accès de ces documents", précise Didier Dérand.
Clicanoo.re - publié le 1er août 2013 - 05h35 - Arrêté préfectoral : la plongée bouteille n’est pas concernée
Comme tous les acteurs économiques liés au monde de la mer, les clubs de plongée de la Réunion souffrent de la désormais célèbre "crise requin". C’est par la voix de Grégory Grandière, président du groupement des professionnels de la plongée (GPP), un collectif qui rassemble les 13 plus grosses structures de l’île, que l’alerte est à nouveau lancée.
Celui-ci met en avant la baisse significative des réservations au sein des différents clubs réunionnais depuis la dernière attaque, puis l’arrêté préfectoral qui interdit la baignade et certaines activités nautiques dans les zones non surveillées.
Le président tient à rappeler que la plongée bouteille n’est pourtant pas soumise à cet arrêté. "Les gens nous appellent un peu paniqués pour savoir s’ils peuvent toujours plonger. Nous voulons rappeler aujourd’hui que ne sommes pas considérés comme une activité nautique mais subaquatique. Il n’y a, par ailleurs, jamais eu d’attaque sur un plongeur bouteille. Nous n’avons pas besoin d’une forte houle, nous choisissons des eaux claires et nous ne plongeons pas pendant les périodes de chasses des squales", indique-t-il.
                             Mauvaise gestion de communication
Ce dernier explique par ailleurs que dans d’autres zones, notamment les Bahamas, les plongeurs bouteille raffole de la présence de requins. "Certains utilisent même des techniques de feeding (de nourrissage, NDLR) pour les attirer. Les plongeurs évoluent à leurs côtés et il ne se passe jamais rien... Ce n’est pas notre choix ici à la Réunion, mais les plongeurs débutants et les touristes boudent tout de même cette activité depuis quelques temps", avance encore le président du GPP.
Grégory Grandière regrette notamment la "mauvaise communication" qui entoure la crise requin depuis deux ans. "La semaine dernière, il y a eu 7 noyades en mer Méditerranée sur un seul week-end. L’année dernière, 73 noyades mortelles ont eu lieu sur la côte basque. Nous avons eu plusieurs attaques mortelles, et c’est bien évidemment dramatique, mais on est bien loin de ces chiffres ! Pourtant, on omet régulièrement de parler du reste, de nos zones préservées, des endroits magnifiques dont regorge l’île et des professionnels qui sont disposés à les faire découvrir. On souffre de cette médiatisation et c’est dommage..."           Anne Mariotti (amariotti@jir.fr)
Source : www.ipreunion.com - Publié le 01/08/2013 à 05h15 - Les municipalités mettent l’accent sur la prévention - Interdiction de baignade et du surf : l’arrêté "partiellement" respecté
Cinq jours après la publication de l’arrêté préfectoral interdisant la baignade, le surf et le bodyboard en dehors du lagon et des zones surveillées, qu’en est-il sur le terrain ? Si des patrouilles surveillent plus ou moins régulièrement les zones interdites, policiers et gendarmes se concentrent davantage sur la prévention que sur la répression. Si peu de contrevenants sont pour l’instant signalés, la nouvelle réglementation reste "difficile à appliquer" et l’arrêté "partiellement" respecté selon certaines mairies.
"On n’a pas encore vu de policiers ou de gendarmes aller dans l’eau pour interpeller un baigneur ou un surfeur..." A la mairie de l’Etang-Salé, Dominique D’Eurveilher, directeur des services techniques, confie que l’heure n’est pas encore à la répression envers les contrevenants à l’arrêté annoncé par le préfet ce vendredi 26 juillet 2013.
"Aujourd’hui on est encore en phase de sensibilisation", précise-t-il, reconnaissant que cette interdiction est "difficile à faire appliquer". Il explique : "Il y a des pratiques anciennes et les gens ont l’impression qu’on touche à leur liberté. Il y a donc encore des pratiquants et on essaye de les sensibiliser. L’arrêté est partiellement respecté, mais il a plus une valeur pédagogique."
Surtout sur un site comme l’Etang-Salé, où seule une partie de la plage est surveillée et où il n’y a pas la protection de la barrière de corail. "Même si la plage est surveillée, elle ne peut pas être totalement sécurisée", souligne Dominique D’Eurveilher, qui n’a pas pour autant constaté une réelle désaffection des baigneurs : "Mardi il faisait très beau, il y avait du monde à la plage et dans l’eau aussi."
En revanche, du côté de Saint-Paul, Jean-Louis Nativel, du pôle administration générale de la mairie, indique : "D’après mes informations, les gens respectent ces nouvelles dispositions. Je n’ai pas eu connaissance de soucis particuliers." Il note cependant un impact direct pour les plages des Roches Noires et de Boucan Canot : "Ces plages restent attirantes pour leur site, mais concernant la baignade c’est évident qu’il y a un effet de réduction. Il va y avoir certainement plus d’affluence dans le lagon, mais on essaie d’y faire face."
Les services de la municipalité saint-pauloise sont ainsi en train d’installer une nouvelle signalétique de prévention, de la baie jusqu’au cap Lahoussaye. "On n’a pas eu connaissance de comportements téméraires, mais on reste vigilant", poursuit Jean-Louis Nativel, pensant également à l’avenir : "Si jamais l’arrêté était abrogé en octobre prochain, on réfléchit à comment améliorer la réglementation. Avec l’augmentation du risque requin, est-ce que la baignade aux risques et périls est suffisante ou est-ce qu’il faut une interdiction durable ?"
La situation est encore différente à Saint-Pierre, où "les plages aménagées se trouvent dans le lagon et où il n’y a pas de contact avec la pleine mer", rappelle Gaëtan Lecreteau, chargé de la gestion des risques aux services techniques de la ville. Comme à Saint-Paul, mais aussi à Saint-Leu, "nous n’avons pas constaté de contrevenants", indique-t-il, précisant toutefois qu’il n’y a pas de patrouilles de police spécialement dédiées au respect de l’arrêté préfectoral. Pour lui, "les surfeurs sont conscients et responsables, ils n’ont pas envie de se jeter dans le danger".
A Saint-Pierre, on met donc également l’accent sur la prévention et l’information. "On était en train d’éditer un nouveau panneau quand on a été surpris par l’arrêté du préfet", explique Gaëtan Lecreteau. Des panneaux mentionnant tous les dangers liés à la baignade et aux activités nautiques – dont le risque requin –, sur lesquels sera ajoutée l’interdiction décidée par le préfet.
Vendredi 26 juillet, ce dernier avait souligné que le but de cette interdiction n’était pas de pourchasser tous les baigneurs ou surfeurs contrevenants. D’ailleurs, aucune municipalité n’indique avoir déjà infligé l’amende de 38 euros prévue par l’arrêté. Cinq jours après cette décision, la nouvelle réglementation semble donc surtout avoir accéléré la prise de conscience des pouvoirs publics locaux, faute de dissuader tous les pratiquants.
Zinfos974.com - Jeudi 1 Août 2013 - 06:17 - La Sea Shepherd n'a pas dit son dernier mot
Assommée l'ONG Sea Shepherd depuis les dernières annonces du préfet de la Réunion Jean-Luc Marx ? Pas du tout, répond Lamya Essemlali, présidente de la Sea Shepherd Conservation Society en France, interrogée sur Outre-Mer 1ère. Elle demeure d'ailleurs toujours autant offensive.
La présidente de l'antenne française de l'ONG de protection des espèces marines, dit "envisager tous les recours possibles", suite aux nouvelles décisions préfectorales dans la gestion du risque requin à la Réunion. Face à la décision du préfet précisant qu’il veut autoriser la chasse dans la réserve marine, Lamya Essemlali rappelle en passant que Sea Shepherd "a déjà obtenu deux fois gain de cause auprès du tribunal administratif de Saint-Denis".
Ses plus vives critiques vont aussi à l'encontre du nouveau quota de 90 requins pêchés cette fois pour connaître le degré de risque ciguatérique dont ils pourraient être porteurs.
Selon elle, "il n’est pas nécessaire de tuer 90 requins pour ça", d’autant que les résultats de la première campagne de chasse scientifique ne sont même pas connus. "Nous n'avons même pas encore les résultats de la première campagne de chasse scientifique et la préfecture en lance déjà une deuxième. Pourquoi 90 requins ?" demande-t-elle. "Cela aurait pu être 20 comme 150. Le préfet présente par ailleurs cette chasse comme se faisant dans le cadre d’une gestion raisonnée des stocks. Cela pourrait être drôle, si ce n’était pas si dramatique !", ajoute-t-elle
"Comment peut-on parler d’une gestion raisonnée des stocks alors qu’on n'a absolument aucune idée du nombre de requins sur la zone puisque l'on est dans un milieu ouvert sur l’océan. Cela veut dire qu’on va tuer systématiquement les requins qui vont s’approcher des côtes alors qu’on sait que, dans le même temps, à l’échelle globale, ce sont des dizaines de millions de requins qui sont tués chaque année, toutes espèces confondues".
La Sea Shepherd est décidément prête à rebondir.
Zinfos874.com - Thierry Gazzo : "Il faut utiliser la technique de pêche aux requins qui marche"
La crise requin s'éternise. Des vies se sont éteintes et certains professionnels ont déjà définitivement baissé leur rideau. Thierry Gazzo, pêcheur professionnel, a fermé sa poissonnerie il y a six mois pour ne se consacrer qu'aux requins. Un choix militant qu'il assume tout en sommant l'Etat et ses amis surfeurs d'ouvrir les yeux sur les méthodes "qui marchent". Le temps presse.

Zinfos974: Vous avez été touché par ces interprétations qui font des pêcheurs mandatés pour pêcher le requin des personnes qui vivent des subventions et finalement des attaques…
Thierry Gazzo: Je suis dans un bilan requin avec un exercice pour ma société qui est neutre. On ne gagne pas d'argent. C'est avant tout une conviction. Ca fonctionne à chaque fois par appels d'offres, donc c'est ouvert à tous les pêcheurs. Les petits comme les grands, tout le monde peut s'inscrire. Moi j'ai réussi à obtenir le premier appel d'offres sur Charc 1 parce que j'avais le prix le plus bas, c'est tout. Mais le sujet m'intéresse d'une manière générale. L'aspect financier doit être pris en compte car une société qui perd de l'argent ne peut être viable dans le temps. J'ai compris que si je pêchais le requin en faisant bien le boulot, je ne pouvais plus pêcher à côté pour ma poissonnerie. Elle a donc fermé il y a six mois. En plus, ça fait deux ans qu'on est sur les mêmes prix (sorties mandatées, ndlr). Les prix ont même baissé car quand je pêche pour le Comité des pêches, là ça ne devient plus rentable du tout.

Dans quels programmes vous êtes-vous inscrit ?
Pour Charc 1 et 2, il s'agissait d'appels d'offres et j'ai réussi à me placer grâce à des prix bon marché puis par des bons résultats de pêche. C'est vrai qu'au fur et à mesure, les scientifiques de l'IRD se sont plus positionnés sur moi et j'ai fait le plus gros des sorties parce qu'effectivement, il y avait plus de résultat. Ensuite, il y a l'étude ciguatera qui est mise en place depuis 10 mois. Pendant ses huit premiers mois, je n'ai pas pu y accéder. J'ai fait je ne sais combien de démarches de relance pour entrer dans le programme et j'ai pu y entrer les deux derniers mois. Pendant les huit premiers mois il n'y a pas eu de bouledogue de capturé. Quand je suis arrivé, tout de suite les choses ont avancé. J'ai fait neuf bouledogues sur les 12 pêchés. Les requins tigres, je n'en parle même pas car c'est vraiment un jeu d'enfant.

Vous avez apporté votre touche. N'avaient-ils pas la bonne technique ?
Ils n'avaient pas la bonne technique, pas les bons bateaux. Moi j'entends souvent monsieur Jean-René Enilorac (président du CRPM) qui prône la pêche traditionnelle. J'ai envie de dire que, malheureusement, pour le requin bouledogue, il faut des bateaux mieux équipés et c'est une pêche très dure. Donc, tant qu'on ne savait pas, tant que les pêcheurs traditionnels pensaient qu'ils pourraient capturer les bouledogues, ça se comprenait, mais maintenant qu'on sait qu'ils sont moins efficaces, le fait de vouloir absolument les petits pêcheurs ça va à l'encontre de la prévention parce que la pêche va faire partie de la prévention du risque requin. La population de requins va être gérée par les pêcheurs, donc autant mettre les pêcheurs les plus qualifiés sur ce programme.

Vous avez lancé le programme WEST pour quelle raison ?
A côté des programmes officiels, j'essaye, depuis la mort de ce touriste aux Brisants le 8 mai, un programme de pêche qui s'appelle WEST et que je finance par mes sous. Donc ça fait trois mois et je commence à trouver le temps long. Le but de démarrer ce programme est de le faire vivre et d'interpeller les autorités. Leur dire voilà : avec un bateau équipé et la bonne méthode on peut effectivement gérer la population de bouledogues. Deux mois après, je n'ai toujours pas d'intérêt franc de la part des autorités. Moi ce que je ne comprends pas trop c'est qu'on se dirige vers une expérimentation de drumlines dans la baie de Saint-Paul, or preuve est faite que c'est beaucoup moins efficace que la palangre de fond. Mon ratio, en deux ans d'activité, c'est 48 bouledogues par la technique de la palangre de fond et huit avec les drumlines (tous programmes confondus). Pour la technique de la palangre, j'étais seul et à côté ils étaient cinq bateaux pour l'autre technique…et malgré ce nombre important, ils arrivent à un résultat faible.

Vous en venez donc à la conclusion qu'il faut privilégier la palangre ?
Voilà. C'est vrai que deux morts en deux mois, les écoles de surf qui ferment, les touristes qui ne viennent plus, on est sur un problème de sécurité publique, on n'est pas là pour distribuer un marché, faire plaisir à untel ou untel, on doit viser l'efficacité et le plus vite possible. Tant qu'à utiliser une enveloppe, autant qu'elle soit utilisée sur le meilleur programme et la meilleure méthode. Là il y a un double gaspillage de temps et d'argent public. Or, le ratio prévu pour la palangre dans le programme Cap Requin serait de 30%. Il y aurait donc 70% qui irait à la drumline. Ca m'étonne qu'après je ne sais combien de CO4R*, au bout de je ne sais combien de sorties en mer, on privilégie encore la technique la moins efficace. Il n'y a qu'à la Réunion qu'on voit ça.

Hormis les chiffres qui parlent pour vous. Qu'est-ce qui peut expliquer cette différence entre les deux techniques ?
La drumline se matérialise par un seul hameçon avec un appât (généralement une tête de thon) fixé sur une ligne ancrée au fond de l'eau. La drumline est donc un procédé attractif qui consiste à faire venir le requin sur cet engin de pêche. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'une association comme PRR puisse prétendre repousser les requins en mettant un engin de pêche attractif. D'ailleurs, PRR n'a jamais rendu son programme public. Donc il évolue en fonction de la situation. Un coup c'est pour tuer, un coup c'est pour repousser ou pour expérimenter. Voilà, en fonction du budget, on trouve le meilleur discours. En plus, cette technique s'utilise dans peu d'eau. Qui dit peu d'eau, dit activité humaine. Je reste par ailleurs très sceptique sur la drumline qui est un engin qui marche très bien sur le tigre et sur le requin blanc mais pas sur le bouledogue.

Les caractéristiques de la palangre…
L'avantage de la palangre de fond est qu'elle peut s'envisager de la baie de Saint-Paul jusqu'à Saint-Pierre, donc je ne sais pas pourquoi la Région ne s'intéresse pas à cette technique et s'arrête simplement à la baie de Saint-Paul. Elle se réalise au large par 50 mètres de fond, donc loin des activités nautiques. Dans cette technique de pêche, entre 50 et 60 hameçons sont tendus sur une palangre mesurant 2 ou 3 km. Les appâts sont remontés à bord s'il n'y a pas de capture. Il ne reste donc rien qui serait susceptible d'attirer ou de fixer l'animal. Je rappelle que la palangre est conforme à la réglementation de la réserve marine.

Comment en êtes-vous venu à vous spécialiser dans cette technique ?
J'ai effectué mes 18 premières sorties sur de la drumline et ça n'a pas marché. A force de faire plein d'essais, j'ai cherché différents montages avec la palangre et il y a eu des résultats assez vite.

Pourquoi n'y-a-t-il pas plus de pêcheurs à faire du requin ?
Combien de pêcheurs seraient prêts à arrêter leur activité commerciale sur le poisson pour faire du requin ?… (silence) Il y a peu de palangriers qui seraient prêts à pêcher le requin car c'est moins rentable que la pêche des poissons commercialisables et le règlement se fait en différé. Par ailleurs, ce programme impose la présence à bord de scientifiques et d'observateurs et le respect d'un protocole. Selon moi, le bateau qui fait le requin ne peut faire que ça ou alors il le fait mal. Certains ont essayé de faire de la palangre sur d'autres bateaux, mais le mieux reste le palangrier (sourire).

Vous voulez démentir les interprétations, parfois relayées dans la presse, que les pêcheurs mandatés vivent de mannes financières ?
Les programmes ne sont pas des mannes financières pour les pêcheurs. C'est surtout beaucoup de temps et d'efforts en mer pour finalement une activité qui est moins rentable que si j'allais faire du thon. J'ai des gens qui me disent d'arrêter de faire du requin, il se trouve que moi ça m'intéresse. Il y a aussi de bons moments avec ces poissons-là. Je plonge parfois parmi les requins. Mais moi je ne veux pas que les Réunionnais se disent que les pêcheurs s'engraissent sur un problème de sécurité publique. Sur un post-attaque, quand le médecin légiste vous dit que : "attention, demain, il y a des fragments humains qui vont remonter", je peux vous dire que ce ne sont pas des pêches normales pour nous.

Combien êtes-vous payé pour ces sorties ?
Pour répondre à cette question il faut considérer que j'ai un bateau qui coûte 300.000 euros, des frais de crédit, assurance, salaires, charges sociales, gasoil, appâts, glace etc. qui sont imposants. Il y a donc beaucoup d'éléments à prendre en compte.

En dehors des programmes officiels de la Préfecture, pourquoi avez-vous lancé votre propre programme ?
Il y a un programme qui est actif, qui a de bons résultats, qui s'appelle WEST et que je finance avec mes propres sous depuis mai. Le but était d'interpeller les autorités en leur montrant que ça marchait, mais deux mois après, bizarrement, ça n'attire personne. Je n'ai toujours pas de retour.

Pensez-vous ne pas faire assez de lobbying ?
Tout à fait. Contrairement à mes amis d'OPR et PRR qui ont l'appui des mairies, de la Région…, moi je ne peux compter que sur mes résultats.

Vous n'apparaissez pas non plus lors des rassemblements ou des hommages ?
Oui, je ne suis même pas cité. Je suis systématiquement mis à l'écart.

Vous n'avez-pas réussi à vous faire aimer ou il y a une autre raison ?
Non, Nativel ou Perry, on a grandi ensemble avec ces gars-là. Ce sont des amis. Le problème c'est que PRR est partie sur les drumlines, et n'en démord pas. Y'a un copier/coller chez eux avec le Natal Shark Board. La meilleure preuve c'est qu'ils veulent faire venir un spécialiste des drumlines, Geremy Cliff. On sait que ça ne marche pas et ils s'obstinent. PRR pense qu'il aura sa place de leader en ayant des soutiens politiques etc, moi je pense que celui qui aura la place de leader c'est celui qui aura le moins de victimes. C'est ça l'enjeu : protéger des vies, sauver des emplois, refaire revenir les touristes.


*Comité opérationnel réunionnais de réduction du risque requin

Zinfos974.com - Vendredi 2 Août 2013 - 12:54 - LG - Des panneaux "danger requins" en baie de Saint-Paul
Mise en évidence lors de l'attaque mortelle de requin du 15 juillet 2013 en baie de Saint-Paul, l'absence de panneaux informatifs sur site est désormais comblée.
Cette affichage réglementaire se conforme à l'arrêté préfectoral du 26 juillet réglementant, jusqu'au 1er octobre, la baignade et les activités de surf et bodyboard dans la bande des 300m à partir du littoral.
Les panneaux préviennent du "risque de présence de requins", en conséquence de quoi la "baignade, le surf et bodyboard sont interdits hors des lagons et des zones surveillées".
L'article 3 du présent arrêté a pour but de dissuader les plus téméraires. Une amende et d'éventuelles poursuites pénales exposent les contrevenants à cette mesure restrictive.
Zinfos974.com - Lundi 5 Août 2013 - 09:48 - Julien Delarue - Les brochures sur le risque requin disponibles d'ici une dizaine de jours
L'idée était dans les cartons depuis le mois de mai dernier. L'IRT va envoyer à l'impression la fameuse brochure d'information sur le risque requin dès cette semaine. Prévue il y a une dizaine de jours, l'impression a été retardée en raison du dernier arrêté pris par la préfecture de la Réunion et concernant la nouvelle réglementation baignade, surf et bodyboard sur le littoral réunionnais.
"On a dû revoir notre copie après l'arrêté préfectoral", confesse le directeur de l'IRT, Pascal Virolleau. La volonté de l'IRT de mettre en place cette brochure était survenue après l'attaque mortelle de requin le 8 mai dernier (un touriste avait été tué par un requin alors qu'il pratiquait le surf sur le spot des Brisants ndlr). Cette brochure mettra en avant de façon "pédagogique" les bonnes pratiques à observer en mer sans toutefois verser dans la "psychose".
"L'IRT intervient ici à titre citoyen mais cela fait un moment que nous travaillons sur l'élaboration de cette plaquette d'information avec l'ensemble des acteurs", souligne Pascal Virolleau.
La brochure devrait être prête d'ici une dizaine de jours. Elle sera distribuée à l'aéroport auprès de tous les voyageurs et sera également présente dans tous les offices du tourisme de l'île.
 

Clicanoo.re - publié le 8 août 2013 - 06h00 - Risque requins : L’Etat fait appel
Le 19 juillet dernier, le tribunal administratif enjoignait le préfet de prendre des mesures contre le risque requins, en procédant à des prélèvements plus massifs dans la réserve marine et dans la bande des 300 mètres. Le ministère de l’intérieur a choisi de faire appel. Le Conseil d’Etat a 48 heures pour se prononcer.
Au lendemain de l’attaque mortelle survenue le 15 juillet à Saint-Paul qui avait coûté la vie à la jeune Sarah, la municipalité de Saint-Leu avait saisi le tribunal administratif. Objectif : "obliger l’État à prendre ses responsabilités ". La commune avait alors obtenu gain de cause.
Le tribunal avait alors "enjoint l’administration préfectorale à prendre les mesures nécessaires (...) le cas échéant dans la réserve marine et dans la bande des 300 mètres de la commune de Saint-Leu, pour mettre fin ou à défaut prévenir le plus efficacement possible le risque caractérisé et imminent résultant d’une attaque de requin bouledogue adulte sur le littoral".
Face à cette décision, le préfet avait présenté un plan renforcé contre le risque requin à la Réunion. Un plan signé par quatre ministères et dont l’une des mesures les plus immédiates était l’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques dans les zones "non aménagées et non protégées", en dehors du lagon, et ce jusqu’au 1er octobre.
Autre mesure : le prélèvement de 90 spécimens, 45 de chaque espèce, dans l’optique de poursuivre l’étude ciguatera et évaluer ainsi la possibilité de la consommation, et donc la commercialisation, de la chair de ces squales non protégés. Autre axe du plan : la mise en place d’un observatoire du risque requins.
A l’époque, Jean-Luc Marx avait évoqué la possibilité d’un appel. C’est maintenant chose faite. Le Conseil d’État a maintenant 48 heures pour se prononcer. Réponse demain.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 07/08/2013 à 10h26 - L’affaire est devant le conseil d’Etat - Risque requins : le ministère de l’Intérieur fait appel de la décision du tribunal
Le 19 juillet dernier, le tribunal administratif, saisi par le député-maire de Saint-Leu Thierry Robert, donnait quinze jours au préfet pour prendre des mesures contre le risque requin. Une décision dont le ministère de l’Intérieur a fait appel, estimant que le tribunal n’était pas apte à juger des mesures de sécurité prises par l’Etat. L’affaire est désormais devant le conseil d’Etat, qui a 48 heures pour décider des suites à donner à cet appel.
Une semaine après la décision du tribunal administratif, le 26 juillet, le préfet Jean-Luc Marx avait annoncé un arrêté interdisant la baignade, le surf et le bodyboard hors du lagon et des zones surveillées jusqu’au 1er octobre 2013. Il avait également lancé une nouvelle vague de prélèvements de 90 requins.

Clicanoo.re - publié le 8 août 2013 - 06h49 - La Réserve marine traitée d’assassin veut faire retirer l’affiche
L’œuvre d’un jeune homme qui se destine au métier de graphiste le conduit devant le tribunal. Qualifiée d’assassin, la Réserve marine a saisi le juge des référés pour interdire une affiche. L’audience a lieu ce matin. Deux plaintes en diffamation ont aussi été déposées.
« Réserve marine, IRD et j’en passe... bande zassassins », voilà le contenu d’une affiche qui n’a pas plu aux concernés et notamment à la Réserve marine qui a porté plainte en diffamation et saisi le juge des référés pour faire retirer cette affiche toujours visible sur la page Facebook d’Océan prévention Réunion (OPR).
C’est Hugo, un jeune homme de 20 ans, qui, le 17 juillet, a posté sur son profil Facebook et sur la page d’OPR sur le réseau social cette image représentant deux marmailles de dos en train de se donner la main. Autre slogan : « Agir pour l’avenir de nos enfants. » Il y a certainement de bons sentiments derrière la réalisation de cette affiche. Mais les mots sont forts et ils ont profondément choqué les organismes visés.
Dans le message accompagnant son affiche, Hugo demandait "aux gens présents à la manifestation pacifique de cet après-midi à Saint Paul, de bien vouloir s’il vous plaît (et si possible) imprimer cette affiche au format que vous voulez (A4 ; A5), en noir et blanc ou en couleur comme vous pouvez... Pour la faire circuler durant la manifestation et aux alentours... J’ouvre les droits d’auteur sur celle-ci pour toute impression. Je vous remercie d’avance. Pour notre passion, nos enfants, notre île..." Cette affiche a été réalisée pour la manifestation destinée à rendre hommage à la jeune Sarah, victime d’une attaque de requin le 15 juillet dernier.
Ce matin, le juge des référés va donc se pencher sur la demande de la Réserve marine. Me Jean-Pierre Gauthier, pour la Réserve, explique : « Nous considérons cette affiche comme diffamatoire. Elle est apparue après le décès de la jeune fille et nous avons trouvé le propos excessif car il est dit que la Réserve marine a tué avec préméditation la jeune Sarah. C’est n’importe quoi. »
                                  "Nous défendons la liberté d’expression"
La lecture est tout autre du côté de la défense du jeune homme adhérent de l’association Protégez nos enfants et qui souhaite devenir graphiste. Me Charlotte Périssé, son avocate, estime : « Cette affiche montre l’expression d’une opinion, d’un sentiment. Un jeune homme de 20 ans est la cible idéale. Beaucoup de choses ont été dites depuis le début de cette crise requins, notamment dans les manifestations de surfeurs et jamais personne n’a été poursuivi en diffamation. Nous défendons la liberté d’expression ».
L’assignation devant le juge des référés est donc arrivée le 1er août. Le début d’un parcours devant les juridictions puisque l’affaire sera également jugée en fond au pénal. Une plainte a aussi été déposée par l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Hugo voulait certainement frapper fort et marquer les esprits avec sa création. C’est chose faite. Et désormais, grâce à la Réserve marine, il va pouvoir défendre son opinion publiquement.                  Nicolas Goinard
Zinfos974.com - Vendredi 9 Août 2013 - 15:04 - Risque requin: Après des vols, l'Etang-Salé installe de nouveaux panneaux
La commune de l'Etang-Salé a fort à faire avec ses panneaux de prévention du risque requin. Alors que l'arrêté préfectoral réglementant la baignade est tombé il y a deux semaines, la municipalité avait anticipé et commencé à implanter des panneaux sur ses côtes depuis plus d'un mois. Seulement ceux-ci sont régulièrement volés.
Face à ce constat, la commune s'est décidée à poser des panneaux bien plus imposants et difficiles à voler. Hier, cinq ont été disposés sur les différents lieux de baignade.
L'Etang-Salé, qui a porté plainte suite aux derniers vols, espère que ces nouveaux panneaux auront une espérance de vie plus longue que les précédents. Car mine de rien, c'est quelques milliers d'euros qui sont à chaque fois perdus pour la commune.
Zinfos974.com - Vendredi 9 Août 2013 - 16:43 - Risque requin: Le Conseil d'Etat rendra sa décision le 13 août
Le 13 août sera une date d'importance dans le volumineux et épineux dossier du risque requin à la Réunion. Le Conseil d'Etat, qui examinait aujourd'hui le recours du ministère de l'Intérieur, a mis sa décision en délibéré pour ce mardi 13 août.
Le recours du ministère faisait suite à la décision du tribunal administratif, lui-même saisi par le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert. Le tribunal administratif avait enjoint l'Etat de prendre des mesures afin de prévenir au mieux les attaques de requins sur le littoral réunionnais.
En réaction à cette décision, le préfet de la Réunion, Jean-Luc Marx, avait pris, il y a deux semaines, un arrêté interdisant toute baignade et activité nautique hors du lagon et sur les plages non-surveillés jusqu'au 1er octobre. Une mesure accompagnée de l'annonce du prélèvement de 90 requins (45 tigres et 45 bouledogues).
Malgré cela, le ministère de l'Intérieur avait donc fait appel, mercredi, de la décision du tribunal administratif, le jugeant incompétant pour imposer de telles mesures à l'Etat et considérant que c'est aux communes de réglementer leur littoral.
Après avoir écouté les arguments des deux partis ce jour, le Conseil d'Etat a donc renvoyé sa décision au 13 août.
Clicanoo.re - publié le 13 août 2013 - 05h24 - Crise requin à la Réunion : chronique d’un hold-up
La "chasse" aux requins n’en finit pas de faire rager les associations des défenseurs de la mer. Alors que le 19 juillet dernier, le tribunal administratif enjoignait le préfet à prendre des mesures contre le risque requins avec des prélèvements plus massifs dans la réserve marine et dans la bande des 300 mètres, quatre associations viennent de publier un manifeste pour arrêter cette "catastrophe".
Sea Shepherd France, Longitude 181, Requin Intégration Réunion et la Fondation Brigitte Bardot ont communément rédigé ce manifeste dans lequel ils dénoncent la "gestion catastrophique" de la crise requin par l’Etat. Ils demandent à ce dernier de "revoir sa copie", pour ne pas poursuivre plus loin le sacrifice du patrimoine de la Réunion.
Ci-dessous, le manifeste dans son intégralité :

“La véritable sagesse consiste à ne pas s’écarter de la nature, mais à mouler notre conduite sur ses lois et son modèle”. Sénèque
Depuis deux ans, la « crise requin » qui frappe l’Ile de la Réunion ne fait que s’envenimer. Elle a atteint son paroxysme dernièrement.
Aujourd’hui, la raison a perdu tout droit de cité et nous assistons à un véritable hold-up sur ce dossier qui nous concerne tous mais qui a été phagocyté par une poignée d’individus, peu représentatifs de la population réunionnaise. La décision récente du Préfet de la Reunion ouvre la chasse aux sorcières : 45 requins bouledogue et 45 requins tigre - espèces dont le statut IUCN est “quasi menacé”- sont ainsi promis à une mort certaine. Une décision unilatérale aux relents moyenâgeux, prise par un préfet qui avoue lui-même ne pas savoir où il va : « Nous avançons à tâtons mais ça n’est pas une raison pour ne pas le faire », sans aucune consultation publique, sans aucune validation scientifique et avec des deniers qui ne lui appartiennent pas. Tout le monde sait bien que la mort de ces 90 individus (hors prises accessoires) ne règlera pas le problème. La chasse aux requins relève donc de l’offrande sacrificielle sur l’autel du clientélisme, ce qui autorise à s’interroger sur le réel développement de notre société dite "civilisée".
La situation est devenue tellement ubuesque qu’il est aujourd’hui question de valider le projet CAP REQUIN (programme de pêche à long terme). Pêcher le requin aux frais de l’Etat (et donc à nos frais) est si lucratif pour les heureux élus que les pêcheurs locaux en sont déjà à se disputer le bout de gras : « Ca rapporte plus que de chasser l’espadon ou le thon ! », peut on déjà lire dans la presse locale. La gestion catastrophique de cette crise par l’Etat français est déjà en train d’entacher l’image de la Réunion à l’étranger. Ce patrimoine mondial de l’Humanité classé à l’UNESCO est en train de devenir « cette île où l’on tue massivement les requins » comme on peut déjà le lire dans la presse internationale. Dans le même temps, la Réserve Marine, accusée à tort d’être un “garde manger” pour les requins est contrainte au mutisme par l’Etat alors même que ses détracteurs se déchaînent librement contre elle dans les médias et sur les réseaux sociaux, allant même dernièrement jusqu’à la traiter “d’assassin”.
C’est dans ce contexte non républicain que plusieurs associations se sont regroupées autour d’un manifeste demandant à l’Etat français de revoir sa copie de toute urgence et de justifier ses prises de décision. Ce texte est en cours de traduction et sera diffusé très largement sur les réseaux internationaux dans les jours qui viennent. Les associations, clubs de plongée, clubs de surf, entreprises sont invitées à le signer en se rapprochant de l’association de leur choix parmi les associations auteurs/premiers signataires du manifeste.
Parallèlement à cela, une pétition reprenant le texte est mise en ligne sur Change.org, elle peut être signée par tous ceux qui adhèrent à son contenu et exigent que l’Etat français motive ses prises de décisions par des arguments scientifiques valables, et cesse de sacrifier les intérêts essentiels du plus grand nombre aux intérêts superflus de quelques-uns.
Une réserve marine intègre, un écosystème marin riche et équilibré, un récif corallien en bonne santé, tel est l’intérêt commun, tel est le patrimoine mondial de l’Humanité que l’UNESCO a choisi de reconnaître en 2010, celui qui servira à l’épanouissement économique, culturel et environnemental de la génération actuelle et des générations futures. Tel est le patrimoine qui fera rayonner l’image de La Réunion à l’international. C’est cela que l’Etat français se doit de protéger en priorité. Or c’est cela qu’il est en train de sacrifier.

Pétition mise en ligne ce jour : https://www.change.org/fr/p%C3%A9ti...

ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 13/08/2013 à 17h50
L’appel du ministère de l’Intérieur a été rejeté ce mardi - Risque requin : le conseil d’Etat enjoint à son tour le préfet de prendre des mesures
Ce mardi 13 août 2013, le conseil d’Etat a rejeté l’appel du ministère de l’Intérieur, qui faisait suite à la décision du tribunal administratif de Saint-Denis d’enjoindre le préfet de La Réunion de prendre des mesures pour prévenir le risque requins. Le conseil d’Etat donne même à son tour à Jean-Luc Marx dix jours pour "prendre les mesures les mieux à-mêmes de réduire le risque", soit de mener une campagne d’information massive et de veiller au respect de l’interdiction de baignade, de surf et de bodyboard hors du lagon et des zones surveillées, prononcée le 26 juillet dernier. L’Etat est par ailleurs condamné à payer 2000 euros à la commune de Saint-Leu, qui avait saisi le tribunal administratif le 16 juillet dernier.
Le conseil d’Etat a donc donné en grande partie raison au tribunal administratif de Saint-Denis. Il a toutefois apporté une nuance à sa décision, en soulignant que le référé-liberté prononcé par le TA ne pouvait être valable que pour des mesures d’urgence, ayant un effet immédiat, c’est-à-dire une vaste campagne d’information pour veiller au respect de l’interdiction de baignade, de surf et de bodyboard. En revanche, les prélèvements de requins n’entrent pas dans ce cadre.
"Le conseil d’Etat considère qu’il y a bien atteinte à une liberté fondamentale et qu’il y a urgence, en donnant cette injonction au préfet de prendre les mesures les mieux à-mêmes de réduire le risque", se félicite Maître Philippe Creissen, avocat de la commune de Saint-Leu. Pour Thierry Robert, il s’agit ainsi d’une nouvelle victoire juridique.
Pour son représentant, c’est enfin le flou qui se dissipe concernant les responsabilités des uns et des autres. "Par cette décision, le conseil d’Etat nous donne un cadre spécifique et juridique. Il s’agit de la plus haute autorité en matière administrative et je crois qu’on arrive au point de catharsis de la crise requin. La justice a tranché, plus personne ne pourra fuir ses responsabilités."
Concernant la pêche de requins, le juge du conseil d’Etat estime que "la régulation n’est pas forcément utile, mais il ne l’exclut pas", indique Philippe Creissen.
"Depuis le début de notre action, avec le maire de Saint-Leu, l’idée était de créer un régime juridique du risque et de mettre le doigt sur les problèmes à La Réunion", ajoute l’avocat de la commune. "Il faudra peut-être dans un premier temps interdire le surf, peut-être ensuite avoir un seul spot sécurisé et progressivement en sécuriser d’autres. Il ne sera peut-être pas nécessaire de pêcher des requins", estime-t-il également.
Zinfos974.com - Mardi 13 Août 2013 - 17:58 - Requin: Le Conseil d'Etat ordonne au préfet de mettre en place une signalisation adaptée
Le Conseil d'Etat rejette le recours du ministère de l'Intérieur qui faisait lui-même suite à la décision du tribunal administratif de Saint-Denis. En conséquence de quoi, le juge des référés du Conseil d’Etat réaffirme l'urgence de prendre des mesures face au risque d'attaques de requins sur le littoral réunionnais. Symboliquement, l’Etat devra verser à la commune de Saint-Leu la somme de 2.000 euros. Voici l'intégralité* de l'ordonnance rendue ce mardi 13 août :
Le juge des référés du Conseil d’Etat a jugé, après le juge des référés du tribunal administratif de Saint-Denis, que le risque d’attaques mortelles de requins à l’ouest de l’île de La Réunion, notamment pour une activité ordinaire de baignade proche du rivage, constitue une atteinte grave au droit au respect de la vie, qui est une liberté fondamentale.
Il a relevé que les mesures prises jusqu’à présent ont été insuffisantes pour empêcher la multiplication récente de ces attaques. Il en a déduit qu’une situation aussi exceptionnelle impose aux autorités publiques compétentes de déterminer d’urgence les mesures de nature à réduire ce danger.
Le juge des référés a ensuite précisé que les mesures de sauvegarde qu’il peut prescrire, dans le cadre du référé-liberté, pour faire cesser ou réduire le danger résultant de l’action ou de la carence de l’administration doivent porter effet dans un délai très bref.
En l’espèce, il a constaté que, à court terme, seules les mesures d’interdiction de baignade et d’activités nautiques, dans des zones où un dispositif efficace de surveillance et d’alerte n’a pas été mis en place, sont susceptibles de supprimer le risque d’attaques. De telles mesures d’interdiction ont été prises par le préfet de La Réunion à la suite de l’ordonnance rendue en première instance. Le respect de ces interdictions, condition de leur efficacité, implique qu’elles soient convenablement signalées et que la population soit largement informée de ces mesures d’interdiction et des risques encourus en ne les respectant pas.
Dans ces conditions, le juge des référés du Conseil d’Etat a modifié l’injonction prononcée par le premier juge, qui était trop générale, et il a enjoint au préfet, dans l’attente des effets éventuels des autres mesures annoncées ou envisagées, de mettre en place une signalisation adaptée des interdictions ou des limitations de baignade et d’activités nautiques, en précisant clairement la nature des risques, et d’assurer une information sur ces interdictions et risques non seulement de la population permanente mais aussi des touristes.

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*L'intégralité de l'ordonnance est à lire ici

Clicanoo.re - publié le 14 août 2013 - 04h54 - Risque requins : le Conseil d’Etat demande au préfet de mettre en place une signalisation adaptée
Le Conseil d’Etat n’a pas donné raison au préfet. Bien au contraire, il estime que "les mesures prises jusqu’à présent ont été insuffisantes pour empêcher la multiplication récente de ces attaques" et demande au préfet "de mettre en place une signalisation adaptée des interdictions ou des limitations de baignade et d’activités nautiques et d’assurer une information suffisante de la population". Un revers pour l’administration.

Le 19 juillet dernier, le tribunal administratif enjoignait au préfet de prendre des mesures contre le risque requins, en procédant à des prélèvements plus massifs dans la réserve marine et dans la bande des 300 mètres. Le ministère de l’intérieur avait choisi de faire appel.
Le Conseil d’Etat a rejeté l’appel du ministère de l’Intérieur. Dans son délibéré, le juge des référés estime que "le risque d’attaques mortelles de requins à l’ouest de l’île de La Réunion, notamment pour une activité ordinaire de baignade proche du rivage, constitue une atteinte grave au droit au respect de la vie, qui est une liberté fondamentale. Il a relevé que les mesures prises jusqu’à présent ont été insuffisantes pour empêcher la multiplication récente de ces attaques. Il en a déduit qu’une situation aussi exceptionnelle impose aux autorités publiques compétentes de déterminer d’urgence les mesures de nature à réduire ce danger".
Le juge des référés a ensuite précisé que les mesures de sauvegarde qu’il peut prescrire, dans le cadre du référé-liberté, pour faire cesser ou réduire le danger résultant de l’action ou de la carence de l’administration doivent porter effet dans un délai très bref.
Le Conseil d’Etat note qu’à court terme, "seules les mesures d’interdiction de baignade et d’activités nautiques, dans des zones où un dispositif efficace de surveillance et d’alerte n’a pas été mis en place, sont susceptibles de supprimer le risque d’attaques. De telles mesures d’interdiction ont été prises par le préfet de La Réunion à la suite de l’ordonnance rendue en première instance. Le respect de ces interdictions, condition de leur efficacité, implique qu’elles soient convenablement signalées et que la population soit largement informée de ces mesures d’interdiction et des risques encourus en ne les respectant pas".
Dans ces conditions, le juge des référés du Conseil d’État a modifié l’injonction prononcée par le premier juge, qui était trop générale, et il a enjoint au préfet, dans l’attente des effets éventuels des autres mesures annoncées ou envisagées, de mettre en place une signalisation adaptée des interdictions ou des limitations de baignade et d’activités nautiques, en précisant clairement la nature des risques, et d’assurer une information sur ces interdictions et risques non seulement de la population permanente mais aussi des touristes.
Par contre, le Conseil d’Etat n’a pas donné raison au tribunal administratif qui avait enjoint à l’administration d’autoriser la pêche de requins-bouledogues adultes, y compris dans le périmètre de la réserve marine.
Pour rappel, le 26 juillet, un arrêté préfectoral interdisait la baignade et le surf en dehors du lagon dans la bande des 300 mètres. Autre mesure : le prélèvement de 90 squales.
Zinfos974.com - Mercredi 14 Août 2013 - 17:59 - Ludovic Grondin - Risque requin: St-Leu prépare un recours indémnitaire et veut s'allier avec les autres communes
Saint-Leu se sent d'attaque pour un nouveau recours devant le Conseil d'Etat. Cette fois, c'est un recours indemnitaire que la collectivité compte faire prévaloir. "La mairie de Saint-Leu prendra le temps de préparer son recours", annonce d'emblée l'avocat de la collectivité, Me Philippe Creissen, confirmant ainsi les propos du maire de Saint-Leu sur le plateau du journal télévisé d'Antenne Réunion.
Avant d'en venir à ce fameux recours, techniquement, c'est une "demande préalable" que la collectivité enclenchera auprès de la plus haute juridiction du droit administratif. Celle-ci se fera à l'encontre des cinq ministères qui se sont désignés compétents dans la problématique "requin" dont, évidemment, le ministère de l'Intérieur. En clair, c'est l'Etat qui est visé.
                 Les rentrées d'argent des hôtels comme indicateur
Cette idée d'un recours indemnitaire n'est pas née de l'ordonnance du conseil d'Etat de ce mardi 13 août. Il faut remonter au 27 juin (cf notre article) pour voir cette possibilité émerger. A l'époque, la commune voyait son arrêté de pêche aux requins annulé par le tribunal administratif de Saint-Denis.
Si la responsabilité "sans faute" peut s'envisager dans le droit français, Saint-Leu prévoit bien d'engager la responsabilité de l'Etat pour "faute grave", assure Philippe Creissen. En appui de cette caractérisation, l'avocat évoque une nouvelle fois la "carence de l'Etat", et ce pour un risque connu, directement de son ressort, celui de la Réserve marine.
                  Saint-Leu appelle à la solidarité des autres communes et institutions concernées
Dans la pratique, la mairie s'attèlera, dans les jours prochains, à écrire un courrier à l'ensemble des communes côtières concernées : "de Saint-Paul à Saint-Joseph". La Région, via l'IRT, sera également alertée. Dans ce courrier, la ville de Saint-Leu demandera à ses consoeurs leur intention de peser dans un "grand class action". Une action de groupe à la française qui ne pourrait qu'avoir plus de poids si les institutions concernées venaient à appuyer l'action juridique de Saint-Leu. "Sont-elles prêtes à faire preuve de solidarité ?", demande Me Creissen. "Plus on sera nombreux, plus ça va aller vite", ajoute-t-il.
L'autre versant concerne directement les professionnels du tourisme. Là encore, l'avocat s'appuie sur les derniers chiffres portés à sa connaissance de la taxe de séjour, perçue par les hôtels mais redistribuée dans les caisses de la commune. Pour Saint-Leu, sur ce dernier mois de juillet, " il y a une baisse de 30% d'activité par rapport à l'année dernière", relaye-t-il. Si cette tendance se confirme sur les autres communes littorales, le groupe pourra enfin chiffrer l'indemnisation qu'il compte réclamer.
Un ordre d'idée en la matière : pour la catastrophe du pétrolier Erika en 1999, l'Etat avait dû débourser 200 millions d'euros pour la dépollution des plages. Heureux présage ou pas ? Me Spinosi, avocat à la Cour de Cassation, et qui se trouve être l'un des conseils de la mairie de Saint-Leu, avait également ferraillé sur ce dossier de l'Erika.
Clicanoo.re - publié le 15 août 2013 - 02h30 - La préfecture présentera sa réaction la semaine prochaine
L’ordonnance du Conseil d’État tombée hier (lire notre précédente édition) est lapidaire. Seule l’interdiction de baignade et d’activités nautiques constitue une mesure de prévention efficace à court terme pour éviter les morts par attaque de requins. La haute juridiction somme par ailleurs l’État de s’atteler au plus vite à "mettre en place une signalisation adaptée des interdictions ou des limitations de baignade et d’activités nautiques, en précisant clairement la nature des risques, et d’assurer une information sur ces interdictions et risques". Interrogée à nouveau hier, la préfecture n’a rien voulu lâcher. L’État prend le temps d’analyser le jugement avant de réagir. Mais, il promet déjà d’en dire davantage sur les mesures répondant aux demandes du Conseil d’État en début de semaine prochaine.
Clicanoo.re - publié le 15 août 2013 - 05h41 - Risque requins : "Une grande victoire" pour Thierry Robert
L’ultimatum adressé au préfet par le Conseil d’État (voir notre édition d’hier) n’a fait que réconforter Thierry Robert dans l’action qu’il mène avec force depuis plusieurs années maintenant.
"La plus haute juridiction française a dit publiquement que l’État est responsable de cette crise requin et qu’il doit trouver des solutions. J’ai toujours dit que cette problématique ne relevait pas des compétences des communes. On m’a dit le contraire", avance-t-il. Et le député-maire saint-leusien, de s’interroger : "Ou le préfet a voulu nous tromper, ou alors il ne connaît pas la réglementation". Il se satisfait également de lire que le Conseil d’État ne ferme pas la porte à des prélèvements.
Fort de cette "grande victoire", l’édile poursuit sur sa lancée en déposant un recours indemnitaire devant cette même juridiction afin que les professionnels du tourisme et les collectivités pénalisés par cette crise puissent être dédommagés. "Je vais solliciter l’IRT et l’ensemble des villes concernées par cette problématique afin qu’ils se joignent à ma démarche".     D.F.B
Zinfos974.com - Vendredi 16 Août 2013 - 07:20 - Observation de requins juvéniles en bord de mer de l'Etang-Salé
L'appel à la prudence n'est pas passé inaperçu. Interrogé par radio Freedom ce 15 août, Hervé Flament, à l'origine de l'association "Protégez nos enfants", s'est voulu résolument dissuasif contre les téméraires souhaitant se mettre encore à l'eau du côté de l'Etang-Salé. Au point, pour ce dernier, d'envisager que "la prochaine attaque" se jouerait à cet endroit.
De nombreuses observations de jeunes requins bouledogues (d'environ 60 cm de long) auraient ainsi été rapportées ces derniers jours au poste des maîtres sauveteurs. La dernière en date remonte à hier. Un banc de juvéniles, estimé à un peu plus de 10 specimens, progressait dans très peu d'eau, à quelques mètres du bord, décrit un témoin.
Ces observations couplées à cette période d'hiver austral tendent à faire redoubler de vigilance tant l'arrêté d'interdiction de baignade et d'activité nautique hors des zones surveillées semble plus ou moins suivi selon les secteurs.
Zinfos974.com - Mardi 20 Août 2013 - 17:34 - SH - Des survivants d'attaques de requins se battent pour la protection des squales
Les "Survivants d'attaques pour la conservation des requins": un groupe Facebook de personnes du monde entier qui ont mutilées par une attaque de requin et ayant survécu. Ses membres militent pour la protection de ce prédateur. Fondée par une Américaine il y a quelques années, l'organisation ne cesse de répéter qu'il faut assumer le risque lorsque l'on se trouve dans l'eau, où que l'on soit dans le monde.
L'attaque de requin dimanche dernier à Hawaii est la neuvième depuis le début de l'année. Cinq ont eu lieu à Maui. Les habitants de l'île, qui ont toujours reconnu le risque d'attaques le long de leurs côtes, commencent à se poser des questions quant aux raisons derrière ces incidents rapprochés. Le conseil principal pour le moment reste de ne pas se baigner au lever et au coucher du soleil.
Il n'est pas question pour le moment de pêcher des requins, mais plutôt de comprendre, selon les scientifiques de l'Institut hawaïen de biologie marine. Et c'est tant mieux, selon l'organisation "Survivants d'attaques pour la conservation des requins" qui lutte contre la maltraitance de ces animaux.
Debbie Salomone est attaquée par un requin en 2004. Elle échappe à une blessure handicapante. Toujours respectueuse de l'environnement, le femme décide de suivre une voie plus sérieuse et commence sa lutte pour la protection des requins. Elle ouvre un page Facebook et invite d'autres personnes dans son cas à soutenir la cause.
"Si vous voulez vous faire entendre, écrivez aux professionnels du tourisme à la Réunion"
Aujourd'hui, le groupe comprend, entre autres, un Hawaïen qui a perdu sa jambe et un Australien qui s'est fait arracher une main et une jambe. Le page Facebook a aussi 7.600 "j'aime". Le groupe vise à renforcer la loi pour protéger les requins aux États-Unis, mais aussi à l'étranger et notamment en Chine où la soupe aux ailerons de requins est très appréciée. Les membres de ce groupe se sont rendus l'année dernière en Asie pour tester l'ADN qui se trouve dans les soupes. Il s'agissait souvent d'ailerons de requins protégés. Les membres de l'association se sont également rendus aux Nations Unies pour tenter d'augmenter le niveau de protection accordé aux requins à risque d'extinction.Le cas de La Réunion, ils le connaissent bien aussi. Le groupe dénonce d'ailleurs le massacre de requins bouledogues et tigres dans les eaux réunionnaises sur la page Facebook: "Si vous voulez vous faire entendre, écrivez aux professionnels du tourisme à La Réunion"."Survivants d'attaques pour la conservation des requins" le rappelle: "Près d'un tiers de toutes les espèces de requins seront bientôt en voie d'extinction. Si nous, survivants, on voit l'importance dans la protection de ces prédateurs, c'est possible pour tout le monde de la voir".
Source : www.ipreunion.com - Publié le 21/08/2013 à 11h33 - Des actes condamnés par l’association Vie Océane - Des cadavres de requins zépines dans le lagon de l’Etang-Salé
Ce dimanche 18 août 2013, des têtes et des queues de requins zépines (ou requins aiguillats) ont été retrouvées dans le lagon de l’Etang-Salé-les-Bains, au niveau du ponton. Selon l’association Vie Océane, il s’agit de requins issus de " prises accessoires lors de pêches profondes ", non commercialisés mais consommés. Des actes similaires avaient déjà été dénoncés par l’association il y a un an, en août 2012. A noter que le requin zépine est inoffensif pour l’homme et se trouve sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature.
" Ces rejets de cadavres vont persister plusieurs jours dans le lagon parce que la densité d’animaux à même de les consommer n’est pas assez élevée du fait d’un milieu en déséquilibre ", indiquent Vie Océane et l’association de sauvegarde de l’Etang-Salé. " Ces restes peuvent provoquer une pollution bactérienne et la propagation de risques infectieux ", ajoutent-elles.
Les deux associations soulignent par ailleurs qu’il s’agit d’une " pratique courante et que nombre de nageurs ont pu constater la présence de tête de poissons, de branchies ou de vessies natatoires au niveau du ponton ".
Elles poursuivent : " On peut s’interroger sur l’existence de tels actes dans le contexte actuel de la crise requins. Si certains jettent leurs déchets dans le lagon, d’autres le font probablement à proximité immédiate de la côte au mépris de l’arrêté préfectoral entrée en vigueur le 18 août 2012 et qui interdit tout rejet à moins de 4,7 km de la côte. On s’étonnera alors de la présence de requins attirés par ces morceaux de cadavres. "
" Usagers de la mer ou représentants des pouvoirs, il est urgent que chacun prenne en charge sa part de responsabilité pour agir en faveur d’un environnement plus sain et plus sûr ", concluent Vie Océane et l’association de sauvegarde de l’Etang-Salé.
ORANGE REUNION - Source : www.ipreunion.com - Publié le 22/08/2013 à 07h00 - Web et mobile"Wave Réunion" : une application pour prévenir le risque requin
C’est une initiative réunionnaise à destination internationale : Franck Mongin et Fabrice Montfort se sont lancés dans un projet numérique autour de la prévention du risque requin, avec la création de l’application web et mobile "Wave Réunion". Elle permettra de retrouver, en temps réel, "les spots pratiqués, les zones de baignades autorisées, les bons réflexes à avoir, la météo marine, la possibilité de signaler un requin directement au Cross et bien d’autres fonctions utiles pour tous les usagers de la mer", précisent ses créateurs.
"Nous n’en sommes qu’au tout début, mais le projet avance", confie Franck Mongin, gérant de la maison du photovoltaïque à l’Etang-Salé. Avec son compère Fabrice Montfort, concepteur multimédia, ils viennent tout juste de lancer leur projet via un financement participatif sur la plateforme Indiegogo. "Nous comptons sur la mobilisation du plus grand nombre pour donner le jour à Wave Réunion, qui est une première mondiale", soulignent les deux hommes.
"Nous ne sommes pas surfeurs, mais nous souhaitons mettre à dispositions nos compétences", explique Franck Mongin. "Il s’agit de fédérer la communauté et tous les acteurs autour du risque requin", poursuit-il.
L’application Wave Réunion sera "gratuite, pédagogique, sécuritaire, informative, communautaire et évolutive", détaillent les créateurs sur leur page Facebook. "Wave est une application capable d’intégrer tous les projets mis en place ou en cours de développement par les territoires (balises immergées, ballons à hélium, barrières électromagnétiques...). Elle s’adresse aussi bien aux professionnels de la mer, surfeurs, touristes qu’aux différents acteurs économiques et associatifs liés à la pratique des sports nautiques", détaillent-ils.
Née à La Réunion, Wave Réunion est ensuite destinée à s’étendre au monde entier. "Elle sera proposée sous licence aux territoires rencontrent les mêmes problématiques", précisent Franck Mongin et Fabrice Monfort.
Ils expliquent enfin que "l’ensemble des flux financiers générés par la publicité seront intégralement reversés à une association sur chaque territoire permettant ainsi de financer des recherches ou équipements sur les répulsifs requins".
Clicanoo.re - publié le 23 août 2013 - 04h56 - Risque requin : les dispositions de la préfecture
Dans un long communiqué (dont voici l’intégralité la préfecture revient sur les "dispositions relatives à la gestion du risque requin" après l’ordonnance du Conseil d’Etat le 13 août dernier

- Le Conseil d’Etat valide la nécessité à court terme d’interdire la baignade et certaines activités nautiques et ordonne qu’une publicité adéquate soit donnée à cette interdiction ainsi qu’aux risques encourus.

Dans son ordonnance du 13 août 2013, le Conseil d’Etat confirme l’importance du risque d’attaque de requin qui prévaut à La Réunion, et considère que ce risque « excède ceux qui peuvent être normalement encourus lors de la pratique d’une activité sportive ou de loisir par une personne avertie ». L’existence de ce risque crée « une situation exceptionnelle, qui impose aux autorités publiques de déterminer d’urgence les mesures de leur compétence de nature à réduire ce danger ». Le Conseil d’Etat valide par ailleurs l’orientation prise par le préfet dans son arrêté du 26 juillet 2013, en considérant que « à court terme, seules les mesures d’interdiction de baignade et d’activités nautiques, dans des zones où un dispositif efficace de surveillance et d’alerte n’a pas été mis en place, sont susceptibles de supprimer le risque d’attaque, à la condition que ces interdictions soient respectées ». Cela implique que ces interdictions doivent être « convenablement signalée et que la population soit largement informée ». En conséquence, le Conseil d’Etat considère « qu’il y a lieu d’enjoindre à l’autorité préfectorale (...) de s’assurer qu’une information suffisante est assurée sur les interdictions de baignade et de certaines activités nautiques édictées, jusqu’au 1er octobre 2013, et les risques encourus par le non respect de ces interdictions ».

- L’information de la population, permanente ou de passage, doit donc être assurée par l’ensemble des acteurs concernés, en fonction de leurs compétences.

Dans une circulaire adressée ce jour aux maires, le préfet leur demande, au regard de leur double qualité d’agent de l’Etat et d’exécutif de leur commune :
- de mettre en œuvre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour assurer la publicité de l’arrêté préfectoral du 26 juillet 2013, notamment s’agissant de l’affichage de cet arrêté à proximité de l’ensemble des plages, spots de surf et de tout accès à la mer (que la baignade et les activités nautiques soient interdites, surveillées ou s’effectuant aux risques et périls des usagers de la mer) ;
- d’user de leurs pouvoirs de police spéciale de la baignade et des activités nautiques pour mettre en place une signalétique spécifique au risque d’attaque de requin. La circulaire détaille les modalités de mise en œuvre de ces mesures et prévoit notamment que l’information et la signalétique doivent être adaptés aux zones concernées. Ainsi, sans préjudice de l’atteinte qui pourrait être portée à l’environnement, il conviendra de mettre en place, sur les plages et sur les lieux susceptibles d’être occupés par les baigneurs ou les pratiquants de surf et de bodyboard, des panneaux expliquant la réglementation en vigueur et le risque d’attaque. Ces panneaux devront être visibles par toute personne se rendant sur le site. Ils devront également être sécurisés et immédiatement remplacés en cas de dégradation. Les travaux du comité de réduction du risque requin à La Réunion (C4R) devront permettre de proposer, dans un délai raisonnable, une harmonisation de cette signalétique sur l’ensemble de l’île. Par ailleurs, le préfet demande aux collectivités et établissements publics en charge du tourisme et de sa promotion d’assurer une large publicité autour du risque d’attaque de requin, dans toute communication se rapportant à la baignade ou aux activités nautiques. Il est également demandé aux compagnies aériennes et maritimes d’enrichir les messages qui sont actuellement diffusés dans les avions et portant essentiellement sur les recommandations sanitaires, d’un appel à la vigilance. Enfin, le préfet recommande à nouveau aux Réunionnais et aux touristes la plus grande prudence pour les pratiques des activités qui ne seraient pas interdites.

- Les forces de sécurité devront accroître les contrôles pour faire appliquer cette réglementation en faisant preuve, autant que possible, de pédagogie.

Dans une instruction adressée ce jour aux forces de sécurité placées sous son autorité, le préfet demande un renforcement de la présence sur le littoral pour faire appliquer la réglementation. Si la priorité doit être donnée à la pédagogie, les policiers, gendarmes ou agents assermentés devront s’assurer du bon respect de cette réglementation par la verbalisation des contrevenants. Le préfet demande enfin aux maires de donner instructions aux polices municipales de faire appliquer la réglementation dans les mêmes conditions.

- Le préfet rappelle l’engagement de l’Etat et de ses partenaires dans l’ensemble des actions déjà initiées et indique que les modalités de prolongations éventuelles de la réglementation seront étudiées dans le cadre du C4R avant le 1er octobre 2013.

Le préfet salue l’engagement des services de l’Etat et de ses partenaires dans leur efforts quotidiens pour réduire le risque requin à La Réunion. Il tient notamment à soutenir dans leurs efforts les scientifiques, les associations et les collectivités qui se sont déjà et de longue date mobilisés sur cette problématique. Il appelle également chacun à participer et à contribuer aux échanges avec sagesse et réalisme. Il rappelle que le programme de recherche CHARC se poursuit, de même que les projets d’expérimentation de différents dispositifs de réduction du risque (observations, drumlines, palangres...), de mise en œuvre d’un site Internet au sein des services de l’Etat ou d’étude relative aux usagers de la mer. En ce qui concerne le programme ciguatera, l’agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM) vient de remettre au préfet un rapport d’analyse des 24 échantillons de chair de requin prélevés depuis 2012. Ces résultats viennent clore une première campagne de prélèvement, qui n’a révélé aucune trace de ciguatera chez les individus concernés. Après saisine de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) par le ministère en charge de l’agriculture et en vue de l’éventuelle autorisation à venir de la commercialisation de la chair de requins bouledogue et tigre, après la recommandation de l’ARVAM, le préfet confirme le prélèvement de 90 nouveaux spécimens aux fins d’analyse. L’ensemble de ces initiatives sera à l’ordre du jour du prochain comité de réduction du risque requin. Celui-ci se penchera naturellement sur les conditions de prolongation de la réglementation mise en place, actuellement bornée au 30 septembre prochain.

Zinfos974.com - Vendredi 23 Août 2013 - 09:47 - Pas de ciguatoxine dans la chair des 24 premiers requins pêchés
La préfecture communique sur l'avancée du programme de détection de toxines de type ciguatera dans la chair de requins bouledogue et tigre.
L’agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM) vient de remettre au préfet un rapport d’analyse des 24 échantillons de chair de requin prélevés depuis 2012.
Ces échantillons ne révèlent aucune trace de ciguatera chez les individus concernés, ce qui validerait la possibilité de la commercialisation des espèces de requins bouledogue et tigre.
Ces résultats viennent clore une première campagne de prélèvement puisque le préfet Jean-Luc Marx a confirmé le 26 juillet le prélèvement de 90 nouveaux spécimens aux fins d’analyse à plus grande échelle.
Pas de ciguatoxine dans la chair des 24 premiers requins pêchés.
Zinfos974.com - Vendredi 23 Août 2013 - 13:06 - Les panneaux de la réserve marine tagués
Une dizaine de panneaux de la réserve marine ont été tagués, vraisemblablement durant la nuit, le long de la côte Ouest.
Cet acte arrive quelques heures après que le tribunal de grande instance de Saint-Denis ait débouté le groupement d'intérêt public dans sa plainte contre le graphiste qui s'était amusé à traiter les scientifiques et justement la Réserve d'"assassins".
Au-delà de la malveillance, c'est un peu plus d'argent public qui devra être déboursé pour remettre en l'état les panneaux dégradés.
Zinfos974.com - Vendredi 23 Août 2013 - 16:37 - SH - Carl Meyer : "Pas de solution facile" au problème "requins", à Hawaï comme à la Réunion
Huit attaques de requins depuis le début de l'année, dont quatre à Maui. Hawaï connaît une vague d'incidents dans ses eaux et elle n'est pas réservée qu'aux surfers. Les baigneurs et plongeurs libres ont aussi été les proies des squales. La dernière attaque mortelle datait de 2004... jusqu'à mercredi où une baigneuse allemande a perdu la vie après avoir eu le bras sectionné une semaine avant. Les habitants de l'île commencent à se poser des questions, similaires à celles que l'on peut se poser à La Réunion. Nous avons interrogé à Carl Meyer, chercheur à l'Institut de biologie marine de Hawaï.

Zinfos974 : Quelles espèces sont responsables de ces attaques?
Carl Meyer : Dans la plupart des cas, le requin responsable de l'attaque n'est pas identifié. Mais les requins tigres sont les squales le plus souvent repérés pendant un incident à Hawaï. Nous n'avons pas d'attaques de requins bouledogue.

Que connaît-on du comportement de ces squales ?
Les requins tigres sont des prédateurs à nutrition variée. Ils consomment des animaux vertébrés et non-vertébrés et se trouvent dans des zones près de la côte mais aussi plus au large. ??

Quelles sont les causes possibles de ces incidents ?
Il y a plusieurs facteurs possibles mais certains sont sûrement dus aux habitudes alimentaires des requins. ??

Quelles sont les solutions possibles ?
Tout d'abord, il faut accepter qu'il y aura toujours un risque lorsque l'on met les pieds dans l'océan. Le risque le plus important est la noyade. Le risque de se faire mordre par un requin est, lui, extrêmement bas même dans les zones où il y a eu des incidents. Mais le risque n'est évidemment jamais de zéro. Les usagers de la mer peuvent malgré tout modifier leur comportement afin de réduire ce risque, comme par exemple nager en groupe et éviter l'eau trouble.
Des filets "d'exclusion", qui sont différents des filets qui attrapent les requins, peuvent aussi être utilisés pour créer des zones sécurisées pour les baigneurs sur les plages sans surf.

La Réunion a procédé au prélèvement de squales. Est-ce une solution ?
Le prélèvement massif de requins ne fonctionnera pas s'il s'agit d'animaux mobiles. Les requins exterminés seront très vite remplacés par de nouveaux squales qui traversent la zone. Le plus important est de connaître les mouvements typiques des individus suspects afin de déterminer des stratégies de réduction avant tout efficace.
L'efficacité d'un système de prélèvement est donc difficile à déterminer. La fréquence d'attaques est impossible à prédire. Qu'il y ait des actions de prévention dans l'eau ou non, on observe que des piques du nombre d'attaques surviennent souvent après des périodes avec peu - ou pas - d'incidents. Lors de programmes historiques de prélèvement à Hawaï, des attaques sont survenues pendant et immédiatement après les prélèvements. Par exemple, 33 requins tigre ont été prélevés à Barbers Point (Oahu) entre juin 1967 et mai 1969. Malgré cela, une personne a subi une attaque en novembre 1969.

Pour avoir une idée de la chronologie:
27 juin 1967 - Début du programme coopératif de recherche et de contrôle
9 mars 1969 - Attaque de requin à Makaha beach, Oahu
12 mai 1969 - 139ème requin tigre tué dans les eaux de Oahu pendant le programme
18 mai 1969 - 33ème requin tigre tué aux environs de Barbers Point (Oahu) pendant le programme
22 juin 1969 - 280ème requin tigre tué près des grandes îles d'Hawaï pendant le programme, fin du programme
11 novembre 1969 - Attaque de requin à Barbers Point (Oahu)

Que peut-on apprendre des actions menées en Australie ou en Afrique du Sud ?
Le problème avec de telles comparaisons est que l'on risque de comparer différentes espèces et environnements avec les nôtres. Ce qui semble fonctionner dans un territoire pourrait s'avérer inutile dans un autre. Mieux connaître et comprendre son propre territoire avec de la recherche bien précise pourrait donner une meilleure idée des solutions possibles.

Que pensez-vous de la situation réunionnaise?
Je ressens beaucoup d'empathie pour les Réunionnais et leurs représentants. C'est une situation très difficile et il n'y a pas de solution facile, et surtout aucune qui ne plaira à tout le monde. Il faut essayer de baser ses actions sur les meilleures recherches scientifiques possibles.

Clicanoo.re - publié le 24 août 2013 - 05h30 - JIR - Risque requin : les passagers d\'Air Austral et Corsair sensibilisés dès aujourd'hui.
Hier, le préfet adressait aux maires des communes concernées une circulaire leur demandant d’assurer la publicité de l’arrêté du 26 juillet 2013, interdisant la baignade et certaines activités nautiques dans les zones "non aménagées et non protégées".
Parallèlement, le préfet demandait aux compagnies aériennes et maritimes d’enrichir les messages qui sont actuellement diffusés dans les avions et portant essentiellement sur les recommandations sanitaires, d’un appel à la vigilance.
A Gillot et à Pierrefonds, l’IRT distribue déjà une brochure aux passagers à l’arrivée destinée à les sensibiliser au risque requins.
Dès hier, toutes les compagnies aériennes ont été destinataires d’un courrier leur demandant d’intégrer une annonce sur le risque requins. Air Austral a été la première à réagir, suivie de Corsair. Dès aujourd’hui, l’annonce diffusée avant l’atterrissage à la Réunion et portant sur les restrictions sur les matières d’importations de végétaux sera complétée par ce message en français et en anglais dont le texte a été fourni par les services de la préfecture : « Les usagers de la mer doivent être vigilants face à la recrudescence des attaques de requins. La baignade et certaines activités nautiques sont réglementées. Elles peuvent se pratiquer dans le lagon et les espaces aménagés et surveillés. »
Air France ne devrait pas tarder à emboîter le pas.     Alain Dupuis
Clicanoo.re - publié le 28 août 2013 - 05h45 - Risque requin : l’IRT édite un livret à destination des touristes
A l’instar des compagnies aériennes, l’IRT vient d’éditer un livret conseils vacances déjà disponible sur son site. Il doit répondre aux inquiétudes que les attaques de requins qu’a connu la Réunion au cours de ces derniers mois n’ont pas manqué de susciter.
Il veut notamment offrir aux touristes mais aussi aux réunionnais "un outil d’information simple regroupant les mesures à prendre avant et pendant la pratique d’une activité nautique". Objectif : faire prendre conscience au public que la pratique des loisirs nautiques à la Réunion est tout à fait possible, à condition de respecter quelques règles.
"L’île de La Réunion, est une île aux mille visages, aux mille paysages et aux mille activités. Comme dans toutes destinations, il y a un certain nombre de précautions à prendre afin de pouvoir la vivre intensément. Les activités de plein air comportent toujours des risques, plus ou moins importants suivant le lieu et l’activité. Un accident peut être évité en suivant des conseils de bon sens et de prudence", peut-on lire dans la rubrique les bons réflexes du livret.
Ce dernier évoque bien évidemment le risque requin. "Nous vous conseillons d’éviter de pratiquer des sports de glisse comme le surf, en dehors des sessions organisées par les clubs et écoles de surf. Les activités nautiques en plein océan doivent être de préférence encadrées par un professionnel afin de sécuriser votre activité. Pour la baignade, n’hésitez pas à profiter du lagon et des zones balisées par les Maîtres Nageurs Sauveteurs", explique le livret qui rappelle les règles à respecter.
Il sera distribué dans un premier temps à 10 000 exemplaires puis dès la fin octobre à 150 000 exemplaires.

Zinfos974.com - Jeudi 29 Août 2013 - 16:48 - "Protégéz nos enfants" milite pour la pose de filets anti-requins
La nouvelle association "Protégez nos enfants" passe à la vitesse supérieure. Ce week-end, ses membres et sympathisants mettront sur la place publique un panel de propositions pour tenter d'enrayer les attaques de requins sur la côte Ouest.
Parmi les propositions exposées, une fera assurément parler d'elle. L'association présente la pose de filets métalliques à demeure, autrement dit fixés au sol et fermés sur les côtés, comme une solution immédiate.
Ces filets prendraient place "devant les plages familiales de Boucan Canot, des Roches Noires et de l'Etang-Salé".
Selon l'association, les matériaux pour un tel dispositif existent déjà. Elle propose de récupérer les "centaines de mètres de filets anti-requins mis par la ferme aquacole (en baie de Saint-Paul, ndlr) pour protéger ses propres plongeurs professionnels effrayés par le nombre de requins sur le site".
Si la pêche ciguatérique ordonne le prélèvement de 90 nouveaux spécimens (tigres et bouledogues), "Protégez nos enfants" appuie l'idée d'une "campagne de pêche de plusieurs mois, au sein de la Réserve marine et aux abords afin de réguler les espèces surabondantes ou éliminer les espèces envahissantes". Une préconisation loin d'être farfelue puisqu'elle est inscrite dans un des articles constituant la création du GIP Réserve marine.
"Protégez nos enfants" soumettra l'ensemble de ses propositions à la population ce week-end à Saint-Gilles. 
 

Dimanche 1 Septembre 2013 - 15:20 - Gabriel Kenedi - Pour "Protégez nos enfants", le risque requin existe aussi dans le lagon
La toute nouvelle association "Protégez nos enfants" était sur le terrain durant tout le week-end, à la rencontre des Réunionnais.
Au total, pas moins de 10.000 tracts ont été distribués à Saint-Gilles les Bains, Saint-Leu, Saint-Pierre, Saint-Benoît, ou encore l'Etang-Salé. Ce matin, les adhérents ont distribué des tracts sur la plage l'Ermitage et aux alentours.
L'association entend s'immiscer dans le débat sur la gestion du risque requin à la Réunion. Elle estime que "des milliers" de requins bouledogues se trouvent sur les côtes réunionnaises, que les études scientifiques sont "peu fiables" et a présenté aux passants ses solutions pour réduire le risque requin.
                     "Pas à l'abri, même dans le lagon"
Parmi elles, la pose de filets anti-requins métalliques fixés au sol devant les plages de Boucan Canot, des Roches-Noires et de l'Etang-Salé, la régulation des requins dans la réserve marine et ses abords ou encore le démantèlement de la ferme aquacole.
Hervé Flament, le président de l'association, s'est dit surpris par l'accueil souvent chaleureux de la part des passants. "On s'attendait au pire, à un rejet de nombreuses personnes. Finalement on se rend compte qu'il n'y a au maximum que 3 à 4% d'opinions négatifs", estime celui qui se définit comme un "père de famille, pas un surfeur, ni un pêcheur".
"La mort de Sarah a fait changé l'opinion publique. On n'avait jamais vu un requin attaquer un baigneur à 14h à deux mètres du bord", ajoute Hervé Flament. "Je suis un père en colère, je ne supporte plus que des enfants ou des touristes se fassent dévorer. Nous on s'attend à ce que la prochaine attaque ait lieu dans le lagon. Les gens s'y croient à l'abri mais ce n'est pas vrai", lance le président de "Protégez nos enfants".
                       Une plainte contre X bientôt déposée au pénal
L'association se veut "apolitique" et entend bientôt entreprendre une action en justice au pénal, estimant que la gestion du risque requin a été mal gérée pendant plusieurs années. "Est-ce qu'on aurait pu empêché des attaques ? Nous pensons que oui. Nous allons déposer une plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui. Ce sera ensuite au juge d'instruction de déterminer qui sont les éventuels responsables", souligne Hervé Flament.
L'association affirme avoir en sa possession "des documents accablants" qui démontreraient que le risque a été "minimisé". La plainte devrait être déposée durant la première quinzaine de septembre.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 09/09/2013 à 17h37 - Un biologiste sud-africain à La Réunion pour apporter son expertiseCap Requins : une "union sacrée" pour une meilleure gestion du risque .

Le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion a présenté ce lundi 9 septembre 2013 le projet "Cap Requins". Un projet financé par l’État, la Région et la ville de Saint-Paul, en partenariat avec l’IRD (institut de recherche pour le développement), la ligue de surf et l’association PRR (Prévention Requins Réunion). L’objectif, selon le CRPMEM, "arriver à une régulation de la population de requins", notamment grâce aux drumlines et aux palangres de fond, et "trouver des solutions pérennes pour une meilleure gestion du risque". À noter que dans le cadre de ce projet, un biologiste sud-africain, Gérémy Cliff, est actuellement à La Réunion pour une semaine afin d’apporter son expérience dans ce domaine.
"Union sacrée" : le terme est de David Guyomard, chargé de mission au sein du comité régional des pêches. Par ce terme, il veut souligner que pour la première fois, pêcheurs, scientifiques et usagers de la mer – surfeurs notamment – vont travailler main dans la main, sous l’égide des collectivités, dans le cadre du projet Cap requins. Et ce dans un seul but : trouver enfin des solutions pérennes au problème requins, par l’intermédiaire des techniques de pêche que sont les drumlines et les palangres de fond.
"Si le programme Charc mené par l’IRD vise à étudier le comportement des requins à grande échelle, Cap requins est un projet avec des objectifs plus opérationnels", détaille David Guyomard. En clair il s’agit de repousser les requins des zones de baignades, tout en régulant – même si le mot fait débat – la population de squales par des prélèvements.
"C’est un projet que l’on va expérimenter dans la baie de Saint-Paul pour voir ce qu’on peut faire de plus par rapport au risque très important qui existe aujourd’hui", souligne de son côté Jean-René Enilorac, président du CRPMEM qui pilote le projet. "En tant que pêcheurs, nous pouvons confirmer qu’il y a une surpopulation de requins actuellement et c’est pourquoi il faut tenter de la réguler, avec les scientifiques. Il faut relever ce grand défi pour mettre les attaques derrière nous", ajoute-t-il.
Pour lancer le projet, ils ont donc fait appel aux compétences de Gérémy Cliff, expert du Kwazula Nataf Sharks Board et sommité sud-africaine dans la gestion du risque requins. "Notre objectif à tous est la protection des usagers de la mer", explique ce dernier. "Ce problème n’est pas spécifique à La Réunion et malheureusement il n’y a pas de solution facile et immédiate. C’est pourquoi la coopération internationale est importante. On droit travailler ensemble pour l’avenir", poursuit-il.
Pour le biologiste sud-africain, la question n’est pas tellement de réguler la population de requins, mais de "capturer les requins qui approchent trop près des plages". Ainsi, en Afrique du Sud, 24 kilomètres de filet et 79 drumlines ont permis la capture de 600 requins en un an, indique-t-il. Le projet est maintenant de remplacer peu à peu tous les filets par ces drumlines avant éventuellement de se tourner vers l’utilisation de champs électro-magnétiques.
La Réunion n’en est pas encore là. Mais dans le cadre du projer Cap requins, elle expérimentera des "drumlines intelligentes" comportant un système d’alerte en cas de capture. Le but étant de permettre à toute espèce capturée de rester vivante, avant un éventuel marquage ou prélèvement. "Une partie des requins seront marqués, pour que l’on puisse voir ensuite s’ils évitent ou non la zone", explique ainsi Antonin Blaison, de l’IRD. "Le projet Cap requins vise à sécuriser les eaux de La Réunion tout en poursuivant la recherche scientifique", résume-t-il.
Dès ce mardi 10 septembre, Gérémy Cliff se rendra sur le terrain pour des opérations en mer en compagnie de tous les acteurs du projet. Une conférence publique est également prévue à la fin de son séjour, avant de démarrer les opérations de pêche début octobre, pour une expérimentation qui devrait durer six mois.

Zinfos974.com - Lundi 9 Septembre 2013 - 19:04 - LG - Requins: Un spécialiste sud-africain vient épauler les pêcheurs réunionnais
Le programme Cap Requins prend forme avec l'arrivée dans notre île de Gérémy Cliff, expert sud-africain du Kwazulu Natal Sharks Board. Le biologiste marin arrive avec autant d'expériences que d'interrogations dans ses valises.
Pendant les 10 jours de son séjour à la Réunion, il doit tout d'abord présenter le travail de son organisation aux acteurs locaux. Piloté par le comité régional des pêches, le programme Cap Requins pourra "apporter un plus", estime Jean-René Enilorac, président du CRPM.
Le constat qu'il dresse de la présence de requins dans les eaux réunionnaises est sans équivoque, parole de pêcheur. "Il y a une surpopulation, c'est sûr et certain", clame-t-il, relayant ainsi le vécu des ti'pêcheurs, même si le CRPM dit attendre les conclusions de CHARC.
"Pour réguler la population", le procédé de la drum line a donc fait son chemin. C'est dans la baie de Saint-Paul que l'expérience validée par l'Etat, la Région et la commune de Saint-Paul sera menée. Techniquement, ces hameçons disposés le long de la baie devraient disposer des dernières technologies pour qu'ils deviennent des engins de capture intelligents : les "smart drum lines".
Une fois que le requin a mordu à l'appât, un signal d'alerte préviendra les équipes de pêcheurs pour qu'ils arrivent sur zone dans les deux heures qui suivent. En concertation avec l'IRD, un choix sera fait sur la destination du spécimen pêché : marquage ou prélèvement.
Le dispositif d'alerte sur drum line n'est à vraie dire qu'expérimental. Gérémy Cliff compte d'ailleurs peaufiner sa faisabilité ici avant de partager cet apport technologique ailleurs dans les pays touchés par les attaques. Lorsqu'un simple marquage sera apposé sur le requin capturé, les scientifiques espèrent compléter leur cartographie en cours afin de déterminer si le même animal revient sur zone ou est bel et bien effarouché, complète Antonin Blaison de l'IRD.
                                      "Il n'y a pas de solution facile"
De son expérience sud-africiane, Gérémy Cliff remonte aux débuts du programme qui a vu la pose de filets. Si leur mise en place garantit un confort de sécurité aux usagers, le système piège poissons et tortues. "Avec les smart drum lines, nous devrions éviter les prises accessoires", garantit David Guyomard du comité des pêches. Un préalable en guise de compromis vis-à-vis des critiques des associations écologistes.
L'expérimentation de smart drum lines préfigure de ce que Gérémy Cliff envisage pour les prochains mois, années... à savoir des dispositifs émettant un champ électromagnétique d'effarouchement. La promesse d'une solution ultime préservant les intérêts des pratiquants de sport et des défenseurs de la vie animale.
"En Afrique du Sud, passer des filets aux drum lines a été un processus de longue haleine. Quel que soit le concept, il n'y a pas de solution 100% garantie", tempère le sud-africain. "Il n'y a pas de solution facile pour remédier à ce problème d'attaques", ajoute-t-il, prudent. Il a dix jours pour se faire une idée du terrain réunionnais.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 10/09/2013 à 19h22 -SqualesComité opérationnel de réduction du risque requin : une réunion mais rien de neuf
Le comité opérationnel de réduction du risque requin à La Réunion (CO4R) s’est réuni ce mardi 10 septembre 2013, annonce la préfecture dans un communiqué publié en début de soirée. L’objectif principal de cette séance était de faire le point sur l’application 2013 par les différentes communes littorales de l’arrêté préfectoral du 26 juillet interdisant la baignade, le surf et le bodyboard hors du lagon et des zones surveillées. Au final, rien de bien neuf n’est sortie de cette rencontre de routine, la préfecture se limitant à indiquer qu’une "réunion de travail sera organisée afin d’apporter aux communes toute l’assistance et le soutien technique et juridique nécessaires en matière d’organisation des différentes activités nautiques sur le littoral"
Par ailleurs, un point de situation a été réalisé au sujet de l’avancement des différents projets de réduction du risque requin en cours, indique le communiqué. Geremy Cliff, directeur de la structure du Natal Shark Board, a fait une présentation des mesures mises en oeuvre sur le littoral du Kwazulu-Natal. Ce biologiste marin sud africain est actuellement en mission à La Réunion dans le cadre du projet expérimental Caprequins de réduction du risque porté par le Comité régional des pêches maritimes de La Réunion.
La préfecture poursuit en annonçant le lancement le 1er octobre 2013 d’un site internet d’information sur le risque requin à La Réunion. Dans le même ordre d’idée "la brochure de l’IRT, "Conseils de vacances pour la pratique de la baignade et des sports nautiques", a été présentée en complément des autres supports d’information à destination d’un large public" note l’administration préfectorale.
Au cours de cette même réunion "un point d’étape a été fait sur l’avancement du programme réévaluation du risque Ciguatera. Les modalités de mise en œuvre de la deuxième phase qui complètera le premier échantillon de 24 spécimens ont été évoquées".
Enfin, le calendrier de l’appel d’offres relatif à l’étude sociologique sur le comportement des usagers de la mer et sur la stratégie communication a été présenté, la date de dépôt des offres étant fixée au 11 septembre. "Prévue sur une durée de six mois, cette étude devrait démarrer prochainement" termine la préfecture.
Rappelons qu’en l’espace de deux années, onze attaques de requins, dont cinq mortelles, ont eu lieu à La Réunion.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/09/2013 à 23h00, mis à jour le 16/09/2013 à 06h00 - Baie de Saint-Paul - Plage de sable noir : un chien dévoré par un requin
Un chien a été happé par un requin ce dimanche 15 septembre 2013 vers 14 heures à proximité immédiate du bord de la plage de sable noir à Saint-Paul, indiquait linfo.re ce dimanche en milieu de soirée. Le labrador âgé de 11 ans sortait de l’eau et avait déjà posé les pattes sur le sable lorsqu’il a été rattrapé par le squale. L’attaque, très rapide, s’est passée sous les yeux de sa maîtresse qui n’a rien pu faire. Selon linfo.re, le requin avait la taille d’un dauphin.
L’attaque a eu lieu derrière la gendarmerie de l’Étang Saint-Paul sur un site interdit à la baignade et surtout fréquenté par les promeneurs, les pécheurs ainsi que les amateurs de voile.
Dans le même secteur en juillet dernier, Sarah 15 ans, avait été tuée par un requin alors qu’elle barbotait à moins de 5 mètres du bord au niveau du cimetière marin.
Rappelons qu’en l’espace de deux années, onze attaques de requins, dont cinq mortelles, ont eu lieu à La Réunion.

Clicanoo.re - publié le 16 septembre 2013 - 05h55 - JIR - Un labrador dévoré par un requin à Saint-Paul
C’est une scène traumatisante à laquelle a assisté cette habitante de Saint-Paul hier en début d’après-midi, peu avant 14 heures. Promenant son chien le long de la baie de Saint-Paul, elle laisse ce labrador de 11 ans aller jouer dans l’océan comme à son habitude. Mais alors que le chien s’apprête à sortir de l’eau, l’animal d’une vingtaine de kilos est soudain happé par l’arrière, puis déchiqueté dans les remous en quelques secondes, jusqu’à disparaître totalement. Impuissante, sa maîtresse a assisté à la scène, ayant distingué dans l’eau un requin "de la taille d’un dauphin", a-t-elle indiqué aux gendarmes qui se trouvaient à proximité.
                                                      RESPECTER LES INTERDICTIONS
L’attaque s’est en effet produite à hauteur des locaux de la compagnie de gendarmerie du Camp de l’Étang, sur une zone littorale interdite à la baignade. L’information a aussitôt été transmise au Cross, et viendra sans doute s’ajouter à la liste des observations de requins compilées dans le cadre du plan de prévention du risque requin actuellement en vigueur. Cette dernière attaque, qui s’est déroulée à quelques centaines de mètres à peine du lieu où une adolescente avait été tuée par un squale le 15 juillet dernier, vient rappeler aux usagers de la mer la nécessité impérative de respecter les interdictions de baignade et d’activités nautiques qui touchent actuellement l’intégralité du littoral de la Réunion, hormis les plages surveillées et les lagons.                 S. G.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/09/2013 à 10h35, - Pêche aux requins dans la réserve marineSea Shepherd et l’ACSP obtiennent la condamnation du préfet.
Le jugement date du 30 juillet dernier, mais l’association Sea Shepherd vient seulement d’en prendre connaissance et de le rendre public, ce dimanche 15 septembre 2013 : le tribunal administratif de Saint-Denis a annulé la décision du préfet datant du 13 août 2012 autorisant des opérations de marquage et de prélèvement de requins, "en tant que le périmètre d’autorisation inclut les zones de protection renforcée et les zones de protection intégrale de la réserve nationale marine de La Réunion". Un arrêté qui avait déjà été suspendu le 27 septembre 2012. L’Etat a également été condamné à verser 1 500 euros à l’association Sea Sepherd France et à l’association citoyenne de Saint-Pierre (ACSP) qui avaient déposé un recours.
" La décision du juge est sans appel. Sea Shepherd France, l'ACSP et l'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) ont permis de faire respecter le droit et de rappeler que personne, pas même le préfet de La Réunion, n'est au-dessus des lois de la République ", indique Sea Shepherd dans un communiqué publié ce dimanche. " En effet, l'arrêté préfectoral qui autorisait les pêches dans les zones de protection intégrale mais aussi renforcées est purement et simplement annulé. C'est une grande victoire au sens ou ce jugement clôt définitivement les affabulations et autres polémiques sur ce qu'il est possible ou non de faire dans la réserve marine ", ajoute l’association.
" Pour l'avenir ce jugement implique que toute forme d'élimination des requins par la pêche est strictement interdite dans les espaces de protection intégrale et renforcée de la réserve nationale marine de La Réunion. Aucun protocole de pêche actuellement validé ne pourra se dérouler dans les espaces pré-cités. Cela concerne les pêches post-accident, la campagne de pêche dite ciguatera 2 ; mais aussi dans l'avenir l'introduction des drumlines ou autres palangres telles qu'elles sont prévues dans le projet de pêche que Cap Requins tente de nous imposer comme propre et compatible avec la pérennité des populations de requins ", conclut le communiqué de Sea Shepherd.
Pour rappel, le jeudi 27 septembre 2012, le tribunal administratif de Saint-Denis avait déjà ordonné la suspension de cet arrêté préfectoral autorisant la pêche des requins dans le périmètre de la réserve naturelle marine.
Zinfos974.com - Mardi 17 Septembre 2013 - 07:29 - Geremy Cliff: "Il n'y a pas de risque zéro d'attaque de requin dans le lagon"
Le biologiste marin sud-africain Geremy Cliff a profité de ses sept premiers jours à la Réunion pour découvrir le contexte local du risque requin. Il livrait hier soir à Saint-Paul ses premières sensations sur la configuration de la côte réunionnaise, tout en se prêtant au jeu des questions/réponses.
Devant une assemblée acquise au projet Cap requin mais impatiente d'entendre l'avis d'un expert international, le directeur de la recherche scientifique du KwaZulu Natal Sharks Board, programme de protection contre les requins de la côte sud-africaine, a mêlé constat, hypothèses et certitudes le long d'un speech maîtrisé.
Avec 30 ans de connaissances engrangées sous d'autres cieux, Geremy Cliff glace tout d'abord l'assistance en dressant le palmarès mondial des attaques mortelles des 30 dernières années qui classe notre département en deuxième position. Un constat qu'il compare d'emblée aux kilomètres de côte que possèdent des pays comme l'Australie (1er) ou le Brésil (3e). "C'est le signe qu'il y a un problème", avise-t-il.
Il ne faut cependant pas compter sur lui pour verser dans l'exagération. L'interdiction de la commercialisation de viande de requin en 1999 en raison du risque toxique aurait "selon mon interprétation engendré une augmentation très lente du nombre de requins". Plus loin, il émettra des doutes sur le rôle d'accélérateur de la réserve marine. "Je ne pense pas que la réserve ait impacté directement le comportement des tigres et des bullsharks", affirme-t-il.
Photo aérienne de l'Etang Saint-Paul à l'appui, Geremy Cliff expose l'interaction que pourrait créer les embouchures de rivières vis-à-vis du requin bouledogue. Une espèce beaucoup plus "territorialisée" que le tigre, quant à lui "plus nomade". Sans surprise, c'est la pollution amenée par ces effluents que le sud-africain pointe du doigt. Une évidence maintes fois évoquée ces dernières années.
                                               "Réintroduire une pression par la pêche"
Cette territorialisation que le spécialiste semble privilégier pour expliquer la multiplication des rencontres homme/animal, lui fait dire qu'il est temps de "réintroduire une pression par la pêche". Justement à la Réunion pour livrer son expérience sud-africaine en la matière, Geremy Cliff ne peut qu'appuyer le projet Cap requin initié par l'association PRR, avant que la Préfecture ne mandate le comité des pêches pour la phase opérationnelle. "L'ancrage des drum lines devrait se faire sur des fonds sablonneux", juge Geremy Cliff. Les appâts devraient donner de meilleurs résultats la nuit. En plus des techniques existantes, le CRPM compte bien innover en testant un système de déclencheur permettant aux équipes embarquées de se rendre sur site dans les deux heures qui suivent la prise. Les acteurs locaux espèrent ainsi contribuer à la limitation du nombre de prises accessoires. Cap requin doit débuter sa phase test en baie de Saint-Paul le mois prochain et livrera ses premiers résultats six mois plus tard.
Avant de poursuivre son enquête de terrain, le spécialiste du KZNSB n'exclut pas un risque de plus en plus évoqué depuis l'attaque de juillet. "Il n'y a pas de risque zéro dans le lagon", estime-t-il, avant de répondre par la négative sur l'effet DCP de ce qu'il reste des cages de la ferme aquacole, toujours en baie de Saint-Paul. Mais sur ce sujet qu'il découvrait hier soir, il aura sans doute l'occasion d'en apprendre davantage ces deux prochains jours. Il repart jeudi matin. Cap : l'Afrique du Sud.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 17/09/2013 à 14h19 - Annulation de la pêche aux requins dans la réserve marineLa préfecture prend acte de la décision du tribunal administratif
Suite à l’annulation par le tribunal administratif de Saint-Denis de l’arrêt préfectoral, autorisant des opérations de marquage et de prélèvement de requins dans la réserve marine, la préfecture indique, dans un communiqué, "prendre acte de ce jugement". "Dans la mesure où l’annulation n’est que partielle, cette décision ne remet pas en cause l’esprit général du dispositif de marquage et de prélèvement de requins déterminé par l’arrêté du 13 août 2012", affirme-t-elle.
Pour la préfecture, "ce jugement rappelle l’interdiction de pêche et de marquage dans les cinq zones de protection intégrale de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion, – qui ne concernent que 5 % de la surface de la réserve -, et leur encadrement dans les zones de protection renforcée".
Notant "avoir, de manière constante, rappelé les règles de pêche dans la réserve, définies dans le décret instaurant la réserve", elle souligne ensuite que "l’arrêté du 13 août 2012 n’entendait pas déroger au décret qu’il vise expressément, même s’il n’avait pas exclu expressément les zones concernées". "Au demeurant, aucune opération de marquage ou de prélèvement n’a été réalisée dans ces zones", précise-t-elle.
La préfecture conclut : "le jugement du 30 juillet 2013 ne remet donc nullement en cause les actions engagées en matière de marquage et de prélèvement des requins".
LClicanoo.re - publié le 19 septembre 2013 - 05h56 - Les surfeurs n’apprécient pas la descente de gendarmes
es gendarmes se sont déployés en masse hier matin sur le spot de Saint-Leu, afin de rappeler aux surfeurs l’arrêté préfectoral interdisant la pratique des sports nautiques. Le message a été mal accueilli.

En place dès 7 h 30, les forces de l’ordre ne sont pas passées inaperçues hier matin sur le parking de la Gauche à Saint-Leu. Un déploiement d’ampleur, sur terre mais également en mer, où stationnait la vedette de la brigade nautique côtière.
"Il s’agit d’une action de prévention", indique Lionel Héchard, commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Paul, accompagné des militaires du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), de la brigade de Saint-Leu et d’une équipe cynophile. "Nous sommes là pour rappeler le risque lié à la présence de requin et les deux arrêtés (municipal et préfectoral, ndlr) interdisant les activités nautiques
                                      Quelle efficacité ?
Même si aucun procès-verbal n’a été dressé, la mer s’est rapidement vidée de ses deux occupants. "J’étais sur le spot à 7 h 30", raconte Rodolphe. "J’allais sortir, l’eau n’est pas propre. Puis, j’ai aperçu plusieurs gendarmes sur la plage. Alors je suis parti me cacher chez quelqu’un que je connaissais". La manœuvre échouera et Rodolphe sera finalement cueilli par les hommes en bleu. Sans heurts.
Cette opération a suscité un vif émoi au sein de la communauté. Rapidement, plusieurs surfeurs sont arrivés sur place, passablement irrités. Tournant en dérision une mobilisation jugée excessive.
"On n’est pas des délinquants !", peste un habitué. "Je n’ai jamais vu ça. Il n’y a qu’ici qu’on interdit le sport, c’est incroyable !", s’énerve Yann Delmas, sportif chevronné. "On ne peut pas empêcher les gens de vivre leur passion. Il faut régler le problème requin en mettant en place une pêche intensive, c’est tout".
                                   L’arrêté préfectoral valable jusqu’au 1er septembre
Après quelques vifs échanges, les gendarmes ont levé le camp. L’incertitude plane quant à l’efficacité de cette opération. Car les réfractaires à la réglementation n’ont pas l’intention de se laisser intimider, quitte à payer des amendes. Le week-end dernier, ils étaient une vingtaine à évoluer sur la Gauche. "Je surfe depuis 18 ans, c’est pas maintenant que je vais m’arrêter", confie l’un d’entre eux.
Reste à savoir si les autorités vont à nouveau sanctionner - comme elles l’ont déjà fait - d’ici au 1er septembre. Date à laquelle l’arrêté préfectoral cessera d’être en vigueur.       D.F.B.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 20/09/2013 à 10h41 - Risque requinL’IRD se désengage du projet Cap Requins

Associé depuis sa création au projet Cap Requins, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) de La Réunion a décidé de se mettre en retrait de cette initiative ayant pour objet l’installation de drumlines dans la baie de Saint-Paul pour procéder au prélèvement et au marquage de squales. Des contraintes de temps sont à l’origine de cette décision, mais aussi une volonté de l’IRD de se recentrer sur son activité première, la recherche scientifique. "On a été beaucoup impliqué dans la gestion du risque requin, mais on n’est pas là pour ça", affirme Marc Soria, responsable de l’institut.
"On ne peut pas dire qu’on se retire du projet, car nous n’en étions pas vraiment partie prenante", nuance Marc Soria. "On devait être impliqué seulement dans un rôle de conseil pour tout ce qui concerne la partie marquage", explique-t-il.
Des conseils que l’IRD ne sera finalement pas en mesure de prodiguer à ce projet Cap Requins, d’abord par manque de temps. "Nous avons trop de travail, nous ne pouvons pas tout porter", poursuit le scientifique. Il précise : "Il y a huit mois qu’on a commencé à parler de ça. Il y a eu beaucoup d’atermoiements, de discussions, des changements de porteur de projet... En raison du retard pris, nous ne sommes plus disponibles pour aller sur le terrain."
Il est vrai que l’IRD n’est pas en manque de travail. "Dans le cadre du programme CHARC, on a quasiment terminé la collecte des données, et on va passer dans une phase de stockage puis de traitement de ces données qui va prendre des mois et des mois", souligne Marc Soria.
Mais ces contraintes ne sont pas l’unique raison du recul pris par l’IRD par rapport au projet Cap Requins. "Dans le cadre du programme CHARC, nous travaillons sur l’écologie, sur la compréhension des écosystèmes. On a été beaucoup impliqué dans la gestion du risque requin, mais on n’est pas là pour ça. On doit se recentrer sur la recherche scientifique", explique Marc Soria. "Il ne faut pas se disperser. Concentrons-nous sur les données, car on espère bien arriver à quelque chose", ajoute-t-il.
C’est que les scientifiques de l’IRD ont souvent été la cible de nombreuses critiques, venues des usagers de la mer ou du monde du surf. "On a essuyé des plâtres, on s’est fait traiter de tous les noms, il faut que ça cesse", confie le responsable de l’institut.
Malgré ce retrait, l’IRD assure toutefois qu’il gardera un œil intéressé sur le projet Cap Requins. "Il faut le moduler, mais il y a des choses intéressantes", considère Marc Soria. "Si les drumlines peuvent être un système de protection efficace, il serait idiot de s’en priver", estime-t-il.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 21/09/2013 à 09h45 - Protestation contre la verbalisation de surfeursSaint-Leu - Ils surfent malgré l’interdiction préfectorale
Une quarantaine de personnes s’est rassemblée à proximité du spot de surf à l’entrée nord de Saint-Leu ce samedi matin 21 septembre 2013. Environ dix surfeurs se sont mis à l’eau vers 9 heures 15 bravant l’interdiction préfectorale de pratiquer le surf et le bodyboard. Les surfeurs veulent ainsi protester contre l’opération de gendarmerie qui a eu lieu au même endroit ce mercredi. Parfois très fermement les gendarmes avaient obligé des surfeurs à sortir de l’eau. Ce samedi matin, les gendarmes ne sont pas intervenus. Pour rappel, depuis le vendredi 26 juillet, un arrêt préfectoral interdit la baignade, le surf et le bodyboard hors du lagon. Cette décision, radicale, a été prise à la suite de plusieurs attaques de requins, dont cinq mortelles, à proximité - parfois immédiate -, des plages.
C’est pour protester contre ce qu’ils estiment être une violation de leur droit à pratiquer leur sport, que le mouvement de ce samedi matin a été organisé. L’idée a commencé à circuler au sein du petit monde du surf dès jeudi matin. Si certains ne cachaient pas leur envie d’en découdre avec les gendarmes, la majorité penchait plus pour une action pacifique. "Il n’est absolument pas question d’aller affronter les gendarmes ou qui que ce soit d’autre. Nous voulons juste montrer que nous ne sommes pas des irresponsables et que l’on se met à l’eau uniquement lorsqu’il n’y a pas de risque d’être attaqué par un requin" expliquait un bodyboardeur ce vendredi après-midi.
Au final, une quarantaine de personnes a donc répondu à cet appel au rassemblement. A noter également la présence des membres de l’association SOS sauvegarde océan sports, "mais nous n’étions pas prévenu pour cette action, pour nous c’est une surprise" tient à préciser le responsable de la structure associative. "Nous sommes là depuis deux jours. Nous savons que des gens se mettent à l’eau malgré l’interdiction. Nous essayons d’organiser un minium de sécurité" ajoute-t-il. "En cas d’accident, nous avons un jet ski et une petite équipe médicale prêts à intervenir" dit-il encore.
Ils n’ont pas eu à le faire ce samedi. Quant aux gendarmes, ils ne se sont pas manifestés. "Il n’y a aucun intérêt à répondre à la provocation. Mais il faudrait que les gens comprennent que nous ne sommes pas là pour les embêter et les verbaliser pour le plaisir. Le risque requin est sérieux, faire respecter l’arrêté préfectoral d’interdiction est pour le moment le meilleur moyen d’éviter qu’un nouveau drame se produisent" argumente-t-on du côté de la gendarmerie.
11 septembre 2013 - Mail de CROSS REUNION
Bonjour, - Vous êtes informés que les opérations de marquage se dérouleront le 12/09/2013 de 11h00 à 21h00 locales sur les secteurs A et B. Une diffusion VHF sera assurée par le CROSS le jour des opérations dans les conditions habituelles
Zinfos974.com - Lundi 23 Septembre 2013 - 10:06 - Florentine Leloup - "Défenseurs des requins, qu’avons-nous déclenché?"
Courrier des lecteurs de la présidente de Shark Angels France, Florentine Leloup, envoyé à Zinfos974:

Aujourd’hui c’est simple : plus besoin de sortir de chez soi pour se comporter en véritable petit colon, Facebook et les médias sont là pour ça. Un colon n’est pas forcément animé de mauvaises intentions : il considère juste que "les gens la bas" ont besoin qu’on leur rappelle quelles sont les lois naturelles et humaines qui font tourner le monde. Qu’importe les savoirs locaux. Il n’a pas besoin d’écouter.
                              Prenons en compte cette société qui s’effondre par la crise requins.
Ce long courrier je ne l’écris pas spécialement en tant que présidente de Shark Angels France. Ce n’est qu’une étiquette que je n’ai pas attendu pour m’intéresser aux requins, les aimer comme en avoir une peur bleue. Je l’écris en tant que passionnée et pratiquante du milieu marin. Pour rappel, un "milieu naturel" comprend tous les êtres l’utilisant et l’influençant, êtres qui sont influencés en retour. Aux fans français du "wilderness" : nos espaces de nature, y compris ceux placés en réserves, sont des milieux dont nos sociétés font partie intégrante depuis longtemps. La mer, côtière en particulier, fait partie de ces milieux. Que cela soit ou non une bonne chose n’est pas la question : il faut en tenir compte. J’invite ceux qui en douteraient à pousser leurs recherches personnelles.
Parlons un peu de cette société qui a perdu le contrôle sur un milieu par lequel elle s’est construite. Quelles seront les conséquences de la crise requins sur la relation à la mer et à ces prédateurs ? Sur ceux qui vivent des activités nautiques ? Parlons un peu de ce qui dessert les requins du coté de ses défenseurs. Que se passera t-il les 6 prochains mois ? J’ai beaucoup de questions pour ceux qui savent comment roule le monde.
L'INTERDICTION des activités nautiques sera reconduite le 1er octobre au vu des éléments actuels.
Les décisions du Conseil d’État suite aux actions d’un maire et d’associations, doublée de la pression de l’opinion publique concernant la responsabilité de la Préfecture, l’ont amenée à cette gestion chaotique du milieu concerné.
Pourquoi la Préfecture lèverait-elle cette interdiction ? Est-elle à l’abri de poursuites ? L’État connaît le problème, il ne peut pas remettre les gens à l’eau sans avoir pris les mesures demandées.
Les dispositifs qui ont été réfléchis et proposés, tel que le test CAP Requin, les vigies en apnée, les ballons de surveillance aérienne, les barrières magnétiques, etc., sont en attente : les financements ne sont pas rassemblés, une charge est laissée aux communes, qui doivent aussi gérer les aspects techniques de la diffusion de l’information. Il faudra aussi attendre les conclusions de l’étude sociologique et sa stratégie de communication vis à vis des publics visés. En attendant, pas d’information, et sans information, il y a risque, un risque contre lequel rien n’est mis en œuvre sur le terrain. Le surf restera interdit, ainsi que le reste.
Il y a aussi la pression associative venue de métropole, avec ses discours anti "massacres" et les conséquences sur l’image de l’île, sur les gens qui l’habitent, et comble du comble : sur les requins. Cette pression bloque les processus décisionnels dans leur ensemble, vigies incluses, mais le retour à la mer n’est pas le problème de l’opposition aux tests du dispositif Cap Requin.
                                                               EN SE RENOUVELANT,
cette interdiction mettra le feu aux poudres. Et cette croisade anti-égoïstes-tueurs-de-requins qui polarise les positions depuis 2 ans et demi fera exploser le baril.
Je n’ai pas rencontré 800 000 réunionnais. Mais j’échange en permanence avec les gens de mer, pécheurs, pratiquants, professionnels de ce secteur coulé, écolos reconvertis, surfeurs, associations d’usagers… Bref, les forces vives de cette problématique. Difficile de raconter en détails ces rencontres aux ONG qui n’ont pas fait cette démarche alors qu’ils ont leur part de responsabilité dans la crise requins. On ne peut rien faire pour ceux qui ne veulent pas venir vérifier la justesse des opinions qu’ils diffusent.
Et si les responsables de ces ONG de protection du milieu marin venaient constater par eux même ce que je décris ? Il faudra qu’ils laissent aprioris et sciences infuses derrière eux : ça ne nuira pas à leur équilibre écologique interne. Par contre deux questions leur seront posées :
Que répondent les ONG lorsque des gens qui se revendiquaient écolos et avaient une carte d’adhésion chez elles, organisent des pêches aux requins suite aux blocages des dispositifs officiels ? Savent-elles que les lignes de pêche remplacent les planches de surf dans les jardins ?
Répondent-elles qu’elles leur rendent service en s’opposant à ces mesures qu’elles jugent contre-productives ? Où vont-elles se cacher derrière le non-sens qui consiste à superposer le temps de la science à celui de l’usager, où même du politique ?
Que répondent-elles lorsque l’actuelle et la nouvelle génération se mettent à renier une Réserve Marine, à mépriser les scientifiques, et à haïr les écologistes ?
Répondent-elles (je cite) que tous ces gens sont "juste" des "surfeurs crétins influencés par des crétins influents" ? Ne savent-elles pas qu’elles ont commis des erreurs ?
                                                                 ET L'ÉTUDE CIGUATERA ?
Oui l’État a voulu faire d’une pierre cassée deux coups. Mais qui sommes-nous pour vouloir annuler une étude pouvant apporter des réponses aux questions sanitaires qui concernent aussi les sociétés vivant dans d’autres zones de l’océan Indien ? Les écologistes n’ont d’ailleurs pas hésité à brandir les morts par ciguatera de Madagascar comme arguments ! Ces mêmes zones que les flottes européennes exploitent, y compris pour les requins : vous me suivez ? Bien sur que nous pouvons hurler que cette étude est un fake ! Mais hurler pour que La France, remplie de citoyens altruistes et responsables, développe un protocole complet sur autant d’espèces et de biotopes qu’il le faudra, requins inclus, à La Réunion donc, et sur d’autres stations de l’océan Indien. Une fois que la France nous aura dit "non" et démontrera par là son indécence, nous pourrons hurler pour ces 90 requins. En attendant, c’est un conflit d’enfants trop bien nourris.
                                                                 QUID DES 6 PROCHAINS MOIS ?
Vu d’ici : l’interdiction d’aller à l’eau persistera, les requins seront désormais péchés à l’arrachée en dehors de la Réserve. Les études seront gênées, les protocoles encadrés bloqués. La communauté concernée continuera d’être méprisée, celle qui vit des activités nautiques est déjà en train de couler. Tout cela renforcera les oppositions et situations de blocages.
Ce désastre est aussi le résultat de l’action d’associations écologistes qui ont négligé les rencontres avec leurs opposants. À force d’insultes ou de critiques violentes, elles ont créé un sentiment de rejet vis à vis du requin. Pourtant elles auraient pu peser vers solutions et consensus, et ne pas faire le jeu des réappropriations politiques.
Est-ce cela représenter l’écologie aujourd’hui ? Mépriser les usagers des milieux que nous devons préserver ? Je ne signe pas.
Rien n’est parfait d’avance. Des désaccords persistent, des ajustements et des tests sont à faire. Il faut justifier l’allocation de fonds. Mais on pouvait avancer, ensemble, pour éviter de nouveaux drames.
Ces associations peuvent décrire des choses de loin avec d’habiles discours, mais ne pourront les démontrer sans faire acte de présence terrain, auprès de leurs détracteurs. Espérons que ce signal d'alarme sera entendue par les "défenseurs des requins" et que la tendance saura s’inverser. On m’a demandé de nombreuses fois de partager ce qui ressortait de ma présence ici, quel était ma vision "terrain" : ce n’était pas chose facile, c’est désormais chose faite.
Finissons sur ce triste constat : il n’y avait pas de "massacres", il n’y avait pas de "connards" tel que cela a été présenté, mais demain il y en aura car les gens ont mal et car ils saturent. Tout est gâché pour encore plusieurs mois, pour les gens ET pour les requins.
Clicanoo.re - publié le 25 septembre 2013 - 05h35 - Vie Océane répond aux dix questions les plus courantes sur la crise requin
L’association Vie Océane revient sur la crise requins en répondant à dix questions. Les réponses font la synthèse de données scientifiques et permettent d’y voir un peu plus clair dans ce dossier qui ne cesse de déclencher les passions les plus vives. Jugez plutôt à travers ces trois questions-réponses. La suite est à lire sur le blog de Vie Océane.

- Connaît-on les causes des dernières attaques de requins ?
Aucune donnée scientifique ne permet de dire quelles sont les causes exactes des dernières attaques de requins. Des idées sont avancées qui devront être vérifiées.
Les 5 attaques survenues en 2 ans peuvent être dues à des facteurs du milieu, des modifications du comportement des requins, à l’accroissement de la présence, en nombre comme en durée, des usagers sur les sites exposés. Les derniers résultats du programme CHARC indiquent que les requins bouledogue sont détectés toute l’année mais sont davantage présents en hiver qu’en été austral. La période hivernale correspond également à la période où les attaques sont les plus nombreuses. Si les analyses confirment ce lien, les changements de comportement ou d’occupation du milieu pendant l’hiver seraient alors davantage responsables des attaques que la présence ou le nombre de requins bouledogue sur l’île. En clair, les requins bouledogue seraient plus dangereux pendant certaine période.

- L’interdiction de la pêche aux requins est-elle responsable de l’augmentation autour de l’île, des populations de requins ? Le rétablissement de la pêche commerciale aux requins sera-t-elle efficace ?
L’interdiction de la commercialisation des bouledogues et des tigres est une mesure prise pour protéger les consommateurs contre des toxines mortelles pouvant s’accumuler dans la chair de ces grands prédateurs. L’évaluation de ce risque reste lui aussi très problématique et dépendante de la capacité de déplacement des populations de requins d’une région à l’autre de l’Océan Indien. Aucune donnée n’est actuellement disponible pour estimer les nombres de requins tigre ou bouledogue capturés avant l’interdiction et leur nombre actuel n’est pas connu. Il n’est pas certain que la filière requins ait beaucoup d’incidence sur leurs populations tant ils sont difficiles à pêcher et peu prisés des consommateurs réunionnais.

- Les prélèvements des requins sont-ils efficaces pour limiter le risque ?
La pêche autour de l’île, en fonction de son intensité, pourrait diminuer leur nombre. Mais personne ne pourra évaluer de combien le risque sera réduit. D’après les résultats du programme scientifique CHARC, la présence des requins tigre et bouledogue varie selon les saisons. Le taux de migration de ces espèces n’est pas connu, il pourrait être faible pour les bouledogues et élevé pour les tigres.
D’après la littérature, le requin tigre est une espèce qui migre à travers les océans et potentiellement les individus de La Réunion appartiennent à une population de plusieurs milliers d’individus éparpillés dans l’Océan Indien. Ce constat remet par conséquent en question l’efficacité d’une campagne de pêche locale pour réguler cette espèce. Les données disponibles à Hawaï montrent que les prélèvements sont inefficaces pour cette espèce.
Daprès CHARC, les bouledogues se déplacent autour de l’île. Mais aucune donnée pour le moment ne permet d’affirmer qu’ils ne pourraient pas y avoir des échanges d’une île à l’autre voire même de plus loin. En Floride, ils parcourent plusieurs milliers de kilomètres en longeant les côtes.

Clicanoo.re - publié le 28 septembre 2013 - 05h50 - Le préfet reconduit l’arrêté réglementant la baignade et les activités nautiques
Le préfet a décidé de reconduire jusqu’au 15 février l’arrêté préfectoral réglementant la baignade et les activités nautiques qu’il avait pris fin juillet et qui prenait fin au 1er octobre, suite à la mort de la jeune Sarah, et qui prenait fin au 1er octobre. C’est ainsi que sont interdits la baignade, le surf et le bodyboard sur les plages non aménagées et non surveillées, dans la bande des 300 mètres du littoral de la Réunion, exception faite du lagon.
"La reconduction de cette mesure temporaire d’interdiction s’avère incontournable dans un contexte de niveau élevé de risque, notamment caractérisé par un nombre constant de signalements de requins à proximité des côtes du département ; l’impossibilité de formuler des conclusions définitives issues des études en cours (étude CHARC notamment) qui permettraient de revenir sur ce principe d’interdiction et la nécessité de disposer des premiers résultats de certains projets en cours", indique la préfecture.
Le Préfet en profite également pour faire le point sur les actions engagées par les communes littorales dans la réduction du risque requin. Il met en avant les efforts réalisés "en matière d’information et de sécurisation des lieux de pratique de la baignade ou d’activités nautiques : renforcement des moyens nautiques pour certaines, installation de filets de protection pour d’autres, mise en place d’une signalétique spécifique pour la plupart".
                                                   Sensibilisation et information du public
Par ailleurs, une réflexion sur l’harmonisation des réglementations en ce qui concerne la pratique de la baignade et des activités nautiques est en cours. Elle se fait en liaison avec les services de l’Etat, qui leur apportent un soutien technique et juridique (soutien de l’IFREMER en matière cartographique, accompagnement de la DMSOI dans le cadre de l’élaboration d’un plan de balisage).
Lorsque l’ensemble des informations en provenance des communes aura été collecté, une cartographie générale, à l’échelle départementale, des espaces aménagés et des zones surveillées, où la pratique de la baignade et des activités nautiques est possible, sera portée à la connaissance du public. Cette cartographie sera notamment mise en ligne sur le site Internet dédié au risque requin, qui sera ouvert à la consultation à compter du 1er octobre prochain à l’adresse www.info-requin.re
En outre, un message de prudence relatif au risque requin est diffusé dans les avions par l’ensemble des compagnies aériennes qui desservent La Réunion.
                       Ce message est le suivant :
« Vous allez séjourner à La Réunion, haut lieu de la biodiversité, dont une grande partie du territoire est classée au Patrimoine mondial de l’humanité. Il est interdit d’y introduire tout végétal frais tel que bulbes, rhizomes, fleurs, légumes et fruits frais, ces produits pouvant constituer un risque sanitaire ou environnemental. Si vous en détenez, merci de vous présenter à la douane ou aux inspecteurs phytosanitaires. Tout ramassage de coraux et de coquillages est interdit sur l’ensemble du littoral. Les usagers de la mer doivent être vigilants face à la recrudescence des observations et des attaques de requins. La baignade et certaines activités nautiques sont réglementées, elles peuvent se pratiquer dans le lagon, les espaces aménagés et surveillés. Tout contrevenant est passible de sanctions ».
Zinfos974.com - Mardi 1 Octobre 2013 - 17:47 - LG - Risque requin: Le site "unique" est en ligne
"L'Etat a tenu les délais" se félicite la sous-préfète de Saint-Paul. Prévu au 1er octobre, le site internet concentrant de façon quasi exhaustive les connaissances sur le risque requin à la Réunion est en ligne.
Info-requin.re doit répondre aux attentes des usagers comme des touristes ou des locaux. Le site reprend en intégralité les cartographies d'observation et des opérations de marquage jusqu'à présents signalées sur le site de la Direction de la mer (DMSOI). L'espace réservé au risque requin a fondu dans ce nouveau-né hébergé par le Ministère de l'Ecologie.
Même cas de figure pour toutes les informations relatives aux études scientifiques jusque-là publiées sur le site de l'IRD. Elles viennent intelligemment se loger dans ce site "unique", signale Chantal Ambroise, sous-préfète de Saint-Paul.
La démarche est "évolutive". Si l'impulsion provient des services de l'Etat, via la préfecture, la DMSOI, la DEAL et la Direction de le jeunesse et des sports, tous associés au projet, la représentante de l'Etat évoque l'intégration progressive des différentes communications des communes littorales.
A la manière de la signalétique requin qui a pris des formes différentes selon les communes, ce site doit répondre à un souci d'harmonisation, pour une meilleure visibilité.
La réactivité du site devra être au rendez-vous pour coller aux dernières actualités, tant au niveau des marquages effectués que des observations, aidées en cela par des "cartographies", indique le directeur du CROSS, Nicolas le Bianic. Pour ne rien manquer des dernières mises à jour, des abonnements à des flux RSS sont proposés. Leur nombre doit augmenter au fil du temps.
Zinfos974.com - Jeudi 3 Octobre 2013 - 18:15 - SH - La protection Shark Shield, solution contre les attaques de requin ?
Cet appareil fait fuir les squales. C'est ce qu'affirme, dans un communiqué, la société Shark Shield qui s'appuie sur des preuves dites scientifiques du fonctionnement de l'appareil électronique, testé par des organismes indépendants.
Installé sur l'arrière de la planche grâce à une plaque de montage, le Shark Shield émettrait un champ électromagnétique entre deux électrodes qui provoquerait une douleur forte et brève chez les prédateurs sans leur faire de mal à long terme.
Lindsay Lyon, le directeur général de la société, explique: "Le fonctionnement de ce moyen de défense est basé sur le principe que tous les poissons cartilagineux, par exemples les requins et le raies, possèdent des récepteurs qui se trouvent dans leurs museaux et qui servent en même temps à trouver de la nourriture, à communiquer et à trouver un partenaire". Il tient à préciser qu'en aucun cas ces appareils n'attirent pas les requins.
En 2012, des chercheurs scientifiques australiens auraient utilisé Shark Shield sur la côte de l'Afrique du Sud, en prenant des phoques en tant qu'appâts (SARDI Research). Ce processus se rapprocherait le plus d'une attaque de requin sur une planche de surf en mouvement. Sans Shark Shield, ils ont noté 16 attaques et 27 incidents à la surface de l`eau. Avec le Shark Shield: aucune attaque et deux interactions à la surface de l'eau.
Toutefois, Carl Meyer, chercheur à l'institut de biologie marine de Hawaï que Zinfos974 avait interviewé en août, rappelle que "le problème avec de telles comparaisons est que l'on risque de comparer différentes espèces et environnements avec les nôtres. Ce qui semble fonctionner dans un territoire pourrait s'avérer inutile dans un autre".
Selon les rapports du "International Shark Attack File" (rapports sur les attaques de requins du monde entier), il y a eu 12 cas d'attaques de requins à La Réunion, dont cinq mortelles depuis 2011. La société australienne est consciente que face à ce problème, une interdiction de baignade, de surf et de body-board a été mise en place, en plus du prélèvement de 90 requins, soit 45 requins tigres et 45 requins bouledogues. Toute fois, Shark Shield n'est pas tout à fait bien informée: elle a indiqué dans son communiqué que l'interdiction de surf et autres activités avait été levée.
Surfeur passionné lui-même, Lindsay Lyon affirme: "Je pensais que c'était impossible qu'un gouvernement interdise le surf, et encore moins qu'il autorise le prélèvement d'individus d'une espèce en voie de disparition. Il y a une solution à ce problème, et aujourd'hui nous la proposons".
Zinfos974.com - Vendredi 4 Octobre 2013 - 17:32 - Baie de St-Paul: Un requin observé très près du bord
L'association Prévention Requin rapporte sur son site internet l'interview réalisée par leurs soins d'une personne ayant observé, dit-elle, un requin à quelques mètres du bord de la baie de Saint-Paul. L'observation s'est faite ce mercredi 2 octobre. PRR présente cet observateur comme étant un commerçant saint-paulois de 40 ans. Son témoignage accordé à l'association :
PRR : Où étiez-vous au moment de l'observation ?
Arnaud : J'étais sur le front de mer, vers 12h15, en train de manger mon sandwich, comme habituellement dans la semaine.
Pouvez-vous nous expliquer ce que vous avez vu ?
J'ai d'abord vu un aileron, deux fois de suite. Après j'ai vu un requin d'environ 1m80-2 mètres, "beacher" prés de moi, à 20/30m devant moi. Il était de couleur sombre, très foncé avec la nageoire arrière en haut qui faisait environ 60 cm, et celle d'en bas environ 20 cm. Il n'avait pas de rayures.
Que s'est-il alors passé ?
Il s'est retourné sur lui-même, vraiment au bord de l'eau, comme si il faisait un virage pour regagner la mer, et c'est là que j'ai pu vraiment voir que c'était un requin. Dans 20 cm d'eau, à mi-mollet de hauteur d'homme.
Avez-vous vu la nageoire dorsale ?
Oui, mais j'ai surtout vu l'arrière qui était assez reconnaissable, pour la dorsale, j'ai juste vu rapidement.
D'autres personnes ont-elles vu la même chose ?
Non. J'ai regardé à côté de moi, il y avait un couple, puis un groupe de jeunes qui n'ont rien vu si je ne leur avais pas dit ce que j'avais vu
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 07/10/2013 à 12h16 - Elles demandent une indemnisation suite au préjudice subiRisque requins : les écoles de surf engagent un recours contre l’Etat
Plusieurs écoles de surf de La Réunion vont engager un recours contre l’Etat devant le tribunal administratif pour demander une indemnisation suite au préjudice subi en raison de la crise requins. Elles reprochent à l’Etat sa mauvaise gestion de la crise et demandent réparation suite à l’arrêté préfectoral leur interdisant d’exercer leur profession. L’annonce en a été faite ce lundi 7 octobre 2013, lors d’une conférence du SYPRAL (Syndicat des professionnels des activités de loisirs).
Ce sont cinq à six écoles de surf réunionnaises qui vont déposer ce recours dans les jours qui viennent. "Il s’agit de démarches individuelles, ces écoles ayant quasiment cessé toute activité", explique l’avocat Maître Nicolas Argemi. Il poursuit : "Ce recours sera déposé au titre de deux motifs : tout d’abord la faute de l’Etat dans la gestion de la crise requins, mise en évidence par le conseil d’Etat au mois d’août 2013, pointant un manque de communication et d’information ; ensuite la source de responsabilité sans faute de l’arrêté préfectoral, dont nous ne contestons pas la légalité, mais dont nous soulignons le préjudice direct pour ces écoles auxquelles on interdit d’exercer leur profession."
"Cela fait deux ans qu’on tient le préfet informé de nos difficultés, sans obtenir de réponse, donc on a souhaité passer aux choses sérieuses en déposant ce recours devant la juridiction compétente", confie de son côté Agnès Lavaud, chargée de mission du SYPRAL. "Cela concerne une quinzaine d’entreprises et une trentaine d’emplois. Pendant deux ans, la moitié a essayé de continuer à fonctionner de manière sporadique au gré des arrêtés préfectoraux et municipaux en gardant l’espoir d’une reprise d’activité. Mais aujourd’hui, avec l’interdiction, il n’y a plus d’espoir. Les entreprises qui vivotent depuis deux ans ne tiennent plus", ajoute-t-elle.
Le SYPRAL s’est déjà adressé au ministère des Sports, à celui du Tourisme ou à la ministre déléguée chargée des PME, "mais tout le monde se renvoie la balle et on n’arrive pas à obtenir un fond de secours à l’amiable", reprend Agnès Lavaud. "On ne peut pas laisser ces entreprises sans secours pour leur permettre de rebondir ou de se reconvertir", déplore-t-elle, soulignant que "c’est la filière surf entière qui est détruite".
Le recours des écoles de surf arrivera ces jours-ci devant le tribunal administratif, "mais les délais sont de 12 à 18 mois, ce qui est incompatible avec l’urgence de cette situation", indique Maître Argemi. "Le chiffre d’affaire d’une école se situe entre 20 000 et 50 000 euros, on va en déduire le bénéfice et on demandera une indemnisation sur plusieurs années de bénéfices", précise-t-il, ajoutant que "nous privilégions en parallèle, via le SYPRAL, les moyens de mobiliser l’Etat sur la situation de la filière".
Clicanoo.re - publié le 8 octobre 2013 - 02h30 - Les écoles de surf attaquent l’État
Décimées par deux années de "crise requins", les six écoles de surf encore en fonction vont demander un accompagnement financier pour leur reconversion. En parallèle, six professionnels vont attaquer le préfet pour obtenir des indemnités. Leur avocat estime que les erreurs et les manquements de l’État sont manifestes.
CRISE REQUINS
Quatorze entreprises, une trentaine d’emplois et 700 000 euros de chiffres d’affaires cumulés : les écoles de surf privées voyaient l’avenir avec optimisme en 2010. Un an avant les premières attaques de requins de la série en cours. Un an avant le début d’une crise qui s’éternise. Aujourd’hui, tous les compteurs sont à zéro puisque la pratique et donc l’enseignement sont officiellement interdits dans le département.
"Ces entreprises ont été les premières victimes. Par la suite, elles ont eu beaucoup de mal à assumer la prise de risque pour entrer dans l’eau mais certaines sont parvenues à vivoter avec le dispositif des vigies" rappelle Agnès Lavaud, chargée de mission au Syndicat des professionnels des activités de loisirs (Sypral). Six ont maintenu une existence, même en sommeil, quand les autres ont tout simplement disparu. Mais l’arrêté d’interdiction totale décidé par le préfet en juillet dernier a douché les derniers espoirs. Sa reconduction, il y a quelques jours, est venue mettre un point final aux réflexions. "Pour eux, pour cette génération de moniteurs, c’est fini" confirme Agnès Lavaud. "Maintenant, notre combat va être d’obtenir la reconnaissance du préjudice subi. Des fonds pour tourner la page et commencer la reconversion". Le Sypral estime que ces professionnels, jusque-là, n’ont pas été accompagnés. Seuls certains d’entre eux ont pu bénéficier du fonds de secours du RSI (1 500 euros par an). Insuffisant de toute façon pour continuer. Le Sypral mènera donc les négociations avec l’État pour établir un plan de reconversion.
                                       "3, 4 ou 5 ans de bénéfices ratés"
Mais dans le même temps, les six écoles encore existantes veulent porter leur dossier devant la justice. Elles demandent réparation et réclament des indemnités à l’État qu’elles jugent en partie responsable de leur situation. "L’État a commis des fautes. Cela a été clairement affirmé par le conseil d’État au mois d’août" estime leur avocat, Me Nicolas Argemi. Celui-ci veut faire reconnaître "la responsabilité sans faute" du préfet dans ce dossier.
Il estime que son arrêté, en privant les moniteurs de surf, a des "conséquences violentes" sur une partie très réduite de la population. L’avocat évoque une "rupture de l’égalité devant les charges publiques" et annonce : "Nous allons réclamer un bénéfice manqué sur la base d’éléments comptables. Une indemnisation de la perte de bénéfice sur 3, 4 ou 5 ans".
Pour ce faire, Me Nicolas Argemi va adresser un recours gracieux au préfet dans les prochains jours. Mais il indique qu’il n’attendra pas le délai de réponse de deux mois. Il déposera ainsi un recours en responsabilité au tribunal administratif dans les prochains jours. Le jugement ne devrait en revanche pas intervenir avant 12 à 18 mois. À noter que cette initiative pourrait faire des petits. D’autres professionnels de la filière surf réfléchissent à leur tour à une action judiciaire. Le responsable de plusieurs magasins (surfshop) a indiqué hier que leur activité s’était également effondrée ces deux dernières années. Pour les mêmes raisons évidemment. Les multiples défaites judiciaires de l’État depuis le début de la crise requins donnent au moins de l’espoir aux multiples requérants. De l’espoir et de l’inspiration.       Romain Latournerie
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 08/10/2013 à 10h25 - Comité de réduction du risque requin à La Réunion - Les associations environnementales veulent prendre part aux décisions
RequinsLes associations environnementales ont annoncé ce mardi 8 octobre 2013 lors d’une conférence de presse leur retour au sein du CO4R (comité de réduction du risque requin à La Réunion). Ces dernières estiment que les méthodes de régulation des requins ne tiennent pas la route. Voulant participer aux prises de décisions, elles proposent un nouveau système d’effarouchement acoustique des squales.
Clicanoo.re - publié le 8 octobre 2013 - 12h08 - Requins : les associations environnementales proposent l’effaroucheur acoustique
Ce matin, ce n’est pas une association mais tout un collectif, engagé dans la protection de l’environnement, qui a relancé le débat autour du risque requin. Lors d’une conférence de presse, Jean-Bernard Galvès de l’association Requin Intégration a exprimé sa volonté de peser à nouveau sur les décisions prises sur le sujet requin.
Tout d’abord, après un certain temps d’absence autour du débat, les associations ont affirmé qu’elles seraient de retour au prochain CO4R (Comité de réduction du risque requin à la Réunion) organisé par la préfecture. Sous les pressions et menaces de leurs détracteurs, ils avaient momentanément délaissé le débat ces derniers mois.
Mais selon le collectif, il est maintenant temps de tendre la main à ceux qui veulent faire avancer la situation. Ils entendent ainsi travailler à un compromis, rejetant les solutions "extrêmes" jusqu’ici expérimentées. L’interdiction totale de baignade et d’activités de surf ? Inappropriée, au vu des conditions favorables en ce moment. Prélèvements de requins dans le cadre des programmes CHARC ou ciguatera ? Inutile, selon le collectif.
Pour expliquer son propos, Jean-Bernard Galvès, plongeur expérimenté et "habitué" de la fréquentation de squales, évoque la mobilité de ces requins qui rend tout tentative de régulation inutile. "Les méthodes préconisées doivent être abandonnées pour d’autres solutions", insiste-t-il.
"Toutes ces décisions n’auraient pas été prises si on avait été au CO4R", fait remarquer Jean-Bernard Galvès. Il remet en cause l’attitude des "surfistes" dans le débat, ces "surfeurs localistes" qui ne laissent personne s’approcher de leurs vagues, et encore moins les requins.
Mais des solutions, en a-t-il trouvé ? Une semble émerger, après les recherches effectuées par le collectif : le programme EAR, pour "effaroucheur acoustique de requins".
L’idée est simple : des hauts-parleurs sous-marins, disposés à proximité des côtes, redirigeraient les requins effrayés par les ondes crées par le son. Cet animal utilisant ses lignes latérales pour analyser son environnement, le son généré crée une présence hostile fictive, qui donne au requin l’impression qu’un prédateur rode autour de lui.
Selon Jean-Bernard Galvès, le dispositif, dont le coût n’est pour le moment pas chiffré, est bien plus efficace que le "shark shield", qu’il a lui-même eu l’occasion de tester. Et dont il a pu constater l’inefficacité.
Autre action du collectif, plus symbolique cette fois, est la pétition lancée par le collectif il y a environ un mois. Pour l’instant, 16 000 signatures ont été collectées au niveau national, pour "arrêter le massacre des requins". Le collectif, lui, comprend dix associations, dont la Fondation Brigitte Bardot, Sea Shepherd, Longitude 181, Vie Océane, Tendua, ou encore Requin Intégration.        Johanne Chung To Sang
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 14/10/2013 à 14h43 - L’IRD publie des résultats issus des marquages de squalesCHARC : la théorie des requins migrateurs se confirme .

Requins
Ce vendredi 11 octobre 2013, l’IRD (Institut de recherche pour le développement) a publié quelques résultats issus des marquages des requins tigres et des requins bouledogues, dans le cadre du programme CHARC. Ces résultats confirment notamment la capacité des requins tigres à migrer sur de longues distances. Le marquage d’un requin bouledogue a également permis d’observer l’un des plus longs jamais déplacement enregistré chez cette espèce.
Ces résultats sont issus de la "recapture d’un requin tigre" et de la "récupération des balises attachées à quelques requins permettant de suivre leurs déplacements à longue distance", indique l’IRD. De quoi apporter quelques réponses à une question que se pose l’institut, après avoir établi les absences prolongées et fréquentes de plusieurs individus : où sont les requins lorsqu’ils ne sont plus détectés dans le réseau des stations d’écoute ?
Le 28 août dernier, des pêcheurs malgaches ont ainsi pêché un requin tigre marqué par l’IRD sur la côte ouest de la Grande Ile, à 150 km au nord de Tuléar. Il s’agit d’une femelle de 3 mètres marquée le 6 décembre 2012 à Saint-Gilles, soit à plus de 2000 km de là. Pour les chercheurs, il ne peut s’agir d’un cas isolé : "il est davantage plausible que cette migration soit le trait d’un comportement commun aux membres de l’espèce", souligne l’IRD.
"La circulation des requins tigres dans le Sud de l’Océan indien semble donc établie", poursuit l’institut, ajoutant que "les requins tigre visitant nos côtes feraient ainsi partie d’une vaste population ouverte et non pas d’une population locale réunionnaise, fermée, sans échanges avec les autres spécimens de l’espèce".
En revanche, le bouledogue serait lui davantage fidèle aux zones côtières. C’est du moins ce pensaient jusque-là les scientifiques. Mais le 21 septembre dernier, la balise d’un requin bouledogue mâle d’environ 3 mètres, marqué six mois plus tôt, a été détectée très au Sud de La Réunion, dans une zone comprise entre 150 et 450 km au large des côtes. "L’information est exceptionnelle car ce déplacement océanique est l’un des plus longs jamais enregistré chez cette espèce", souligne l’IRD. "Pour l’heure nous n’avons pas les preuves de la capacité migratrice de cette espèce, mais cette découverte démontre la capacité du bouledogue à s’éloigner du milieu côtier et à nager en milieu océanique", ajoute-t-il.
D’autres relevés témoignent également de longs déplacements côtiers des requins bouledogues à plus de 100 km de leur zone de capture. De plus, deux requins bouledogue marqués avaient déjà été détectés, à 300 m de profondeur, sur un DCP (Dispositif de concentration de poissons) situé à 8 km au large de La Réunion, là où les fonds sont déjà à plus de mille mètres.
"La connectivité entre les sous-populations de bouledogue de l’Océan Indien doit être confirmée par des analyses génétiques prévues dans le programme CHARC. Ces analyses permettront, nous l’espérons, de mesurer le lien de parenté entre les individus de la zone Sud-ouest Océan Indien", conclut l’IRD, indiquant que "la collecte des autres données concernant les conditions environnementales et biologiques de l’écosystème marin réunionnais se termine dans un mois" et que "les résultats sont en train d’être rassemblés et vérifiés et seront ensuite traités et analysés au cours de l’année à venir".

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/10/2013 à 14h51 - Saint-Gilles-les-BainsUn requin aperçu à Boucan-Canot, les baigneurs évacués

Un requin a été aperçu un peu avant 14 heures ce mardi 15 octobre 2013 aux environs de la zone de surf de la plage de Boucan-Canot, selon une information de linfo.re confirmée par l’office du tourisme de Saint-Paul. Le drapeau rouge requin a été hissé et les baigneurs aussitôt évacués. Le nouveau site de la préfecture info-requin.re indique que le squale - de type indéterminé - a été aperçu par un maître-nageur sauveteur à 50 mètres du spot de surf et à 10 mètres du bord.
La dernière observation recensée d’un requin datait du 10 octobre dernier, vers 11 heures, au spot des Brisants à Saint-Gilles-les-Bains, par un surfeur. La veille, le 9 octobre, un squale avait été également aperçu du ponton de Saint-Paul, aux environs de 18 heures.

Zinfos974.com - Jeudi 17 Octobre 2013 - 19:15 - Les associations d'usagers de la mer doivent convaincre Victorin Lurel
Les associations Protégez nos enfants et OPR obtiendront l'écoute du ministre Victorin Lurel ce vendredi. Une promesse de la veille que les deux représentants d'associations tiennent du cabinet du ministre.
Yann Delmas, trésorier chez Protégez nos enfants, compte bien rappeler au ministre des Outre-mer les engagements de l'Etat en matière de quota de pêche ciguatera.
En toile de fond, les deux associations s'accordent pour dire que le surf à La Réunion est en train de mourir. L'état de la situation est listé par Yann Delmas. "14 écoles de surf ont fermé". 30 emplois avec. "Les surfshop ferment les uns après les autres". Dernière menace de fermeture en date, celle des magasins Billabong. Exsangues, ces boîtes ont affiché un recul de 700.000 euros de chiffre d'affaires sur une année.
A l'échelle touristique du département, le mois de juillet a connu une perte de 10.000 réservations, retient le représentant d'association. Bien que non concernés par les attaques de requins, les clubs de plongée enregistrent à leur tour un ralentissement sur les baptêmes de plongée.
Les associations auront quelques minutes pour convaincre une nouvelle fois le ministre lors de sa deuxième journée à La Réunion.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 27/10/2013 à 14h12 - Au lendemain de l’attaque de requin à l’Etang-SaléL’Etat au coeur des critiques, la sous-préfecture de Saint-Pierre taguée
Ce dimanche 27 octobre 2013, les réactions s’enchaînent suite à l’attaque de requin qui a coûté la jambe d’un jeune de l’Etang-Salé la veille. La sous-préfecture de Saint-Pierre a notamment été taguée. Plusieurs squales ont été dessinés sur les murs de la rue Augustin-Archambaud, le nez pointé vers le bâtiment. Jean-François Nativel de l’association Océan prévention Réunion, et Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu, exhortent l’Etat d’agir au plus vite. Un constat partagé par Jean-Claude Lacouture, le maire de l’Etang-Salé les bains avait appelé samedi les autorités à autoriser les prélèvements.
L’émotion est évidemment au rendez-vous, suite à l’attaque de requin dont a été victime Tanguy, samedi 26 octobre 2013 à l’Etang-Salé. Le maire de la ville, peu après le drame, n’y est pas allé par quatre chemins. A chaud, Jean-Claude Lacouture a souhaité que l’Etat autorise à nouveau les prélèvements de squales. Ce n’est pas la première fois qu’il réclame cette intervention.
Thierry Robert, son ancien concurrent à la députation, partage sa position. Le maire de Saint-Leu, interrogé par Radio Festival lors de l’Assemblée générale de son parti ce dimanche 27 octobre 2013, est aussi remonté : "à un moment donné, il faudra que chacun assume ses responsabilités. Je suis très en colère, ça m’agace considérablement que l’on ne se rende pas compte de la prolifération des requins bouledogues. Il y a toute une méthodologie à mettre en place pour pêcher efficacement le requin. Aujourd’hui, le système est mauvais parce qu’il y a trop de protocoles à respecter. L’écologie oui, l’environnement oui. Mais à un moment donné, il faut arrêter de privilégier le requin par rapport à l’homme."
Jean-François Nativel pointe du doigt la gestion de la crise requins par l’Etat. Le représentant de l’association Océan prévention Réunion, s’est exprimé ce dimanche sur les ondes de Radio Festival : "Si la crise requin piétine depuis 2 ans, c’est essentiellement parce que les autorités ont réduit cette crise à une problématique de surfeurs. Il faut que les Réunionnais comprennent que le problème qui arrive actuellement est grave. Toute la Réunion subit les conséquences de cette image catastrophique. L’Etat a les moyens de combattre, mais ils préfèrent se concentrer sur les surfeurs. La crise touristique a gagné à cause de cette incompétence. Les gens partent à la Réunion pour retrouver une île tropicale avec un océan accueillant. Mais ici, notre océan, il est rouge de sang."
A Saint-Pierre, ce sont une vingtaine de personnes qui se sont réunies devant l’hôpital où est hostpitalisé la victime. Le rassemblement, organisé par l’association Protégez nos enfants, a aussi appelé l’Etat à agir au plus vite. La ville du sud a été également le lieu d’une autre forme de protestation : des requins ont été tagués au niveau de la sous-préfecture. Plusieurs squales dessinés pointent leur nez vers le bâtiment, situé rue Augustin Archambaud.

Orange Réunion - réunion Source : www.ipreunion.com - Publié le 27/10/2013 à 10h29- Dispositif post-attaque - Aucun requin n’a été pêché
Le dispositif post-attaque a été engagé par la préfecture suite au drame qui est arrivé à un bodysurfeur de l’Etang-Salé, samedi 26 octobre 2013. Ce dimanche, trois navires ont été mobilisés par le comité des pêches aux alentours du lieu de l’attaque. Pour l’instant, le squale n’a pas été retrouvé. Un autre bateau est parti de Saint-Gilles pour tenter de ferrer le requin.

Zinfos974.com - Dimanche 27 Octobre 2013 - 09:22 - Attaque de requin : Un rassemblement prévu devant l'hôpital de Saint-Pierre
L'association "Protégez nos enfants" organise ce dimanche un "rassemblement pacifique devant l'hôpital de Saint-Pierre", à 11 heures, suite à l'attaque de requin dont a été victime Tanguy, un jeune homme de 24 ans qui se baignait à l'Etang-Salé les Bains.
Ce dernier se trouvait hier soir entre la vie et à la mort. Il s'agit d'une manifestation pour "soutenir Tanguy et sa famille" mais aussi l'occasion pour l'association d' exprimer "son mécontentement" et "ordonner l'état à prendre des décisions fermes et efficaces de façon urgente".


Clicanoo.re - publié le 27 octobre 2013 - 05h10Attaque de requin à l’Etang-Salé : la victime entre la vie et la mort
ETANG-SALE. Un squale a arraché la jambe d’un homme de 24 ans, hier en fin d’après-midi au large de la plage d’Etang-Salé. La victime a été transportée à l’hôpital entre la vie et la mort.
La jambe gauche arrachée et des doigts sectionnés, Tanguy G. est la troisième victime d’un requin depuis le début de l’année à la Réunion. Cet homme de 24 ans a été attaqué hier vers 16h30, à environ 20 mètres de la plage. La victime pratiquait le bodysurf avec un ami quand un squale l’a happé. Le voyant se débattre à la surface, des témoins ont d’abord cru à une noyade. “Son pote a commencé à le ramener au bord, il galérait, racontent Maxime et Nicolas. On l’a aidé à le sortir, et on lui a fait une compression. Il était conscient. On lui parlait. ? Impossible de pratiquer un garrot, la jambe étant arrachée à partir de l’aine. Ces deux surfers venaient juste de sortir de l’eau quand le drame s’est produit. Pour eux, il était prévisible. “Les conditions étaient réunies pour une attaque. Le soleil était couvert. Le requin, il t’attrape pas quand l’eau est claire. On était sorti justement à cause de ça. ?
Ciel gris et avis de houle. Des pluies la veille. Drapeau orange. Ils étaient plusieurs à pointer ces éléments hier, pour expliquer l’attaque. Celle-ci s’est produite dans une zone interdite à la baignade, au lieu dit “le Tournant ?, près du Pont Mulla. Un lieu qui draine chaque jour des baigneurs, malgré le danger. Tanguy G. connaît bien les lieux, c’est un habitué de ce spot. Sitôt informés, les maîtres nageurs sauveteurs ont fait sortir de l’eau ceux qui s’y trouvaient encore, y compris dans la zone de surveillance. Une centaine de badauds ont assisté au sauvetage de Tanguy G., entouré de pompiers, de forces de l’ordre et de sa mère, non loin quand les faits se sont produits. Sauvetage rendu difficile par le déferlement de vagues. Plusieurs plagistes se sont alors précipités pour creuser une tranché autour du corps, afin de dévier l’eau et permettre aux médecins de continuer leurs soins.
Il était environ 17h30 quand le jeune homme a été transporté conscient vers l’hôpital de Saint-Pierre par les pompiers, précédé de motards pour dégager le passage. Un hélicoptère a été mobilisé, les médecins pensant un temps évacuer le blessé par la voie des airs.
Les services de l’Etat ont quand a eux déclenché la procédure post attaque du dispositif réunionnais de gestion du risque requins. Autrement dit, une chasse au requin va être menée dès demain aux alentours du lieu de l’attaque. Plusieurs bateaux de pêche professionnelle de l’Etang-Salé ont été engagés pour cela.             Emeraude Zorer


Zinfos974.com - Samedi 26 Octobre 2013 - 20:34 - Gabriel Kenedi - Un baigneur de 24 ans attaqué par un requin, son pronostic vital engagé

Un jeune homme de 24 ans prénommé Tanuy a été attaqué par un requin, samedi 26 octobre, aux alentours de 16h30, alors qu'il se baignait avec un ami sur la plage de l'Etang-Salé, aux abords de la Ravine Mula, au lieu dit "Le Tournant", situé à 300 mètres de la zone de baignade surveillée. Au moment de l'attaque, il se trouvait "à 15-20 mètres du bord", d'après plusieurs témoins interrogés sur place.
"Un jeune homme de 24 ans qui se trouvait dans l'eau a eu un membre sectionné. Il y a une très forte probabilité pour qu'un requin soit un requin à l'origine de l'attaque", résume le chef d'escadron Romain Champenois, commandant de la compagnie de la gendarmerie départementale de Saint-Pierre. Selon la préfecture, Tanguy pratiquait du bodyboard au moment de l'attaque mais plusieurs témoins présents au moment du drame affirment qu'il était juste en train de nager.
Tanguy, un jeune homme natif de l'Etang-Salé, a eu la jambe droite sectionnée par la morsure du squale. A 16h30, un samedi, il y a du monde à l'Etang-Salé. Un groupe d'adolescents se trouvait à quelques mètres lorsque l'attaque a eu lieu. "Je me baignais avec mes amis lorsqu'on m'a dit de vite sortir de l'eau parce qu'il y avait une attaque de requin", raconte l'un d'eux. "Le gars qui s'est fait attaquer venait d'arriver et était en train de se baigner", poursuit ce jeune garçon.
Lucas Vergnes, un boydboarder habitué de l'Etang-Salé, connaît bien Tanguy. Il s'agit d'un ami d'enfance. Il se trouvait à une centaine de mètres de lui lorsque l'attaque s'est produite. "Il était vraiment en nage libre, sans palmes, sans planche. C'est une personne assez sportive mais qui ne pratique pas le surf, ni le bodyboard", explique Lucas Vergnes (voir la vidéo en bas de l'article). "C'est une personne d'ici qui a l'habitude de juste se baigner pour se détendre avec ses amis".
Juste après l'attaque, Tanguy a été sorti de l'eau par trois surfeurs, qui lui ont prodigué les premiers soins. "Trois personnes, des surfeurs habitués de l'Etang-Salé l'ont sorti de l'eau et une fois sur le sable, ils ont eu le réflexe de faire un point de compression très rapidement, parce que la morsure sur la jambe était très courte, donc il n'y avait pas de possibilité de faire de garrot. Les secours sont arrivés sept-huit minutes après", ajoute Lucas Vergnes.
Une fois sur la plage, les MNS de l'Etang-Salé puis les secours ont pris le relais. D'abord médicalisé sur place, la victime a ensuite été emmenée consciente par voie terrestre, dans une ambulance, jusqu'à l'hôpital de Saint-Pierre, où elle arrivée à 17h30. "Le pronostic vital est engagé", informe pour sa part la préfecture dans un communiqué. Le maire de l'Etang-Salé et le sous-préfet de Saint-Pierre se sont rendus sur place.
Et "la procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque Requins" a été engagée, souligne la préfecture. "Le comité des pêches mobilise plusieurs navires de pêche professionnelle de l'Etang Salé pour engager la procédure post-attaque. Ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieux de l’attaque", ajoute le communiqué. Le drapeau rouge a par ailleurs été hissé au niveau de la plage surveillée d'Etang-Salé.
Rappelons que le jeune homme était à l'eau dans une zone non surveillée et sous le coup d'un arrêté préfectoral. La baignade, le surf ou le bodyboard étaient par conséquent formellement interdite. Mais vu l'affluence sur "Le Tournant", beaucoup de gens semblent avoir ignoré l'interdiction.

Zinfos974.com - Samedi 26 Octobre 2013 - 16:44 - Un jeune de 24 ans a la jambe arrachée par un requin à l'Etang-Salé (actualisé à 18h20)
Une attaque de requin s'est produite à l'Etang-Salé-les-Bains cet après-midi aux alentours de 16h30, au lieu-dit "Le Tournant", à environ 300m du poste de maitre-nageurs. D'après les premiers éléments, un jeune homme âgé de 24 ans prénommé Tanguy a été mordu par un requin et a eu la jambe droite amputée.
La victime habite l'Etang-Salé-les-Bains, à proximité de la plage, non loin du restaurant "L’Été indien". L'hélicoptère de la gendarmerie s'est posé sur la plage à proximité du lieu du drame, mais la victime a été emmenée par voie terrestre, par ambulance, jusqu'à l'hôpital de Saint-Pierre où elle est arrivée à 17h30.
D'après les informations recueillies sur place auprès de témoins du drame, la victime se baignait à une quinzaine de mètres du bord et ne faisait pas du morey, contrairement à ce qui a été annoncé dans un premier temps sur les ondes de Freedom par les maitre-nageurs.
Rappelons que le préfet a pris un arrêté interdisant les activités les plus exposées au risque requin, et donc la baignade, le surf ou le morey, dans la bande des 300 mètres du littoral du département, sauf dans le lagon et les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal. A noter que le lieu-dit "Le Tournant" ne fait pas partie de ces zones autorisées et que la baignade y était donc interdite.
Plus d'informations à venir.

Orange Réunion - réunion Source : www.ipreunion.com - Publié le 26/10/2013 à 16h45 - Attaque de squale à l’Etang-Salé (actualisé à 18h) Un requin sectionne la jambe d’un jeune homme
Un jeune homme a été attaqué par un requin à l’Étang-Salé peu après 16 heures ce samedi 26 octobre 2013.Tanguy, 23 ans, a eu la jambe sectionnée. Il a été chargé par le squale alors qu’il se trouvait à une quinzaine de mètres du bord au niveau du du Tournant - Pont Mulat. Des témoins ont alerté les pompiers et ont pu poser un garrot sur la jambe du malheureux en attendant les secours. Le jeune homme a ensuite été médicalisé sur place avant d’être évacué vers le centre hospitalier de Saint-Pierre. Le drame s’est produit à 300 mètres de la plage surveillée par les maîtres nageurs saveteurs, dans une zone interdite à la baignade (Notre photo - Peu après l’attaque du squale sur le jeune homme)
C’est la troisième attaque de squale sur l’homme recensée cette année à la Réunion. La dernière remonte au 15 juillet, une jeune fille avait alors été tuée dans la baie de Saint-Paul alors qu’elle se baignait à quelques mètres du bord
A la suite de ce drame, le préfet avait pris le 26 juillet 2013 un arrêté interdisant la baignade, le surf et le bodyboard hors du lagon, des espaces aménagés et des zones surveillées. Le 27 septembre 2013 il avait renforcé cette interdiction en l’élargissant au bodysurf, au longboard et au paddle). Cet arrêté est en vigueur jusqu’au 15 février 2014.
En l’espace de deux années, onze attaques de requins, dont cinq mortelles, ont eu lieu à La Réunion. Au début de ce mois de septembre, un squale est arrivé à proximité immédiate d’enfants qui étaient sur le sable près du débarcadère de Saint-Paul. L’animal a été vu alors qu’il était dans quelques centimètres d’eau. Les enfants ntont pas été blessés. Quelques jours plus tard, le dimanche 15 septembre un chien a été dévoré par un squale sous les yeux de sa maîtresse tout au bord de la plage de sable noir de Saint-Paul. Le chien avait déjà posé les pattes sur le sable lorsqu’il a été rattrapé par le requin.

Dimanche 27 Octobre 2013 - 14:47 - Gabriel KenediAttaque de requin : Thierry Robert va organiser une manifestation devant la préfecture
En marge du rassemblement du LPA à Saint-Leu, Thierry Robert a accepté de réagir à propos de la nouvelle attaque de requin qui a eu lieu, hier. Sa pensée se résume en trois mots : "Ras-le-bol !".
"Bientôt on va dire aux Réunionnais : "ne partez plus à la plage, ne mettez plus vos pieds dans l'eau". Et ça, c'est extrêmement grave. Nous sommes sur une île quand même, je le rappelle à ceux qui ne le savent peut-être pas. Mais c'est vrai que nos technocrates ne le savent peut-être pas, parce qu'ils ont l'habitude d'être sur un continent et non pas sur une île", a expliqué le député-maire de Saint-Leu.
Avant d'appeler les Réunionnais à se mobiliser : "Je ne sais pas ce qu'on attend encore. Il faut qu'il y ait une grosse mobilisation de l'ensemble des Réunionnais devant la préfecture et faire entendre notre voix au préfet de la Réunion".
"Il faut que le préfet arrête de nous prendre pour des couillons"
Une manifestation dont la date n'a pas a été arrêtée pour le moment : "Il faut me laisser le temps de l'organiser", a souligné l'édile de Saint-Leu. "C'est un appel au rassemblement pour aller devant la préfecture et dire au préfet qu'on en a marre et qu'il faut qu'il arrête de nous prendre pour des couillons !", a ajouté Thierry Robert.
Le député-maire de Saint-Leu a rappelé les solutions qu'il préconise dans la crise requins. A savoir, faire des prélèvement de requins bouledogues "tout de suite et massivement". Et "sécuriser quelques sites à la Réunion. Mais pour cela, l'Etat doit mettre de l'argent", conclut Thierry Robert.
Clicanoo.re - publié le 28 octobre 2013 - 06h11 - Attaque de requin : le bodysurfuer toujours entre la vie et la mort
Tanguy G., bodysurfuer mordu par un squale samedi au large d’Étang-Salé, lutte encore pour survivre. La chasse au requin, autorisée par la préfecture dans les environs de l’attaque, a été suspendue le temps que se calme la houle.
Le drame a suscité une vive émotion dans la commune, où Tanguy G. est connu comme un habitué de la mer. Sa famille profitait de la plage quand il a été attaqué. Au poste de secours des maîtres nageurs sauveteurs (MNS), on guettait de ses nouvelles, en même temps que le requin.
Des patrouilles ont circulé toute la journée afin de repérer la présence de squales. Un aurait été aperçu dans la zone du Tournant dans la matinée. Un MNS est venu renforcer l’effectif, habituellement de trois. Leur boulot en ce dimanche : informer, prévenir du risque. La baignade, et toute activité nautique, est interdite jusqu’à nouvel ordre à Étang-Salé. “Cela va être dur à gérer ?, prévoit l’un des sauveteurs.
Suite à cette attaque, la sous-préfecture de Saint-Pierre et le boulevard Banks ont été recouverts de tags en forme de requins blancs.
Autre mouvement suite au drame survenu à Tanguy G. : un rassemblement devant l’hôpital où le bodysurfeur de 24 ans est toujours entre la vie et la mort. L’association “Protégez nos enfants ?, basée à l’Ermitage, ne connaît pas la victime. Elle a voulu “montrer son soutien" Ils étaient une vingtaine de militants, pilotés par leur président, Hervé Flament. Ce dernier a monté la structure suite à la dernière attaque mortelle de requin, en août dernier. Une adolescente de 15 ans avait été sectionnée en deux. Plongeur-apnéiste, Hervé Flament estime qu’il faut autoriser le prélèvement de requins bouledogue. Selon lui, il ne fait aucun doute que c’est un squale de cette espèce qui a mordu samedi. “Le processus d’attaque, tout près du bord, ressemble bien à celui du bouledogue. Nous ne sommes pas scientifiques. Mais on écoute, on regarde. Les requins s’étaient rassemblés à Saint-Paul. Là, ils descendent. Depuis 99, on ne peut plus les pêcher. Alors, ils se sont développés. Et ils n’ont plus assez à manger. On a autour de nous des requins affamés. Je pense qu’il ne faut pas avoir de scrupule à pêcher cette espèce de requin. On a des fauves devant la plage. Ce qu’il faudrait, c’est réintroduire deux requins récif chaque fois que l’on pêche un bouledogue. Le récif est bon pour l’écosystème. ?
Hier après-midi, un autre rassemblement a eu lieu devant le siège fermé de la Réserve marine. Une vingtaine de militants de l’association Océan prévention Réunion et du collectif pour le maintien des activités au cœur de la Réunion (CMAC) se sont réunis. Ils ont été rejoints par le député maire de Saint-Leu, Thierry Robert. Ce dernier a déclaré vouloir organiser une manifestation en signe de “ras-le-bol"
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 28/10/2013 à 11h50 - Le jeune baigneur est toujours hospitalisé dans état critique. Attaque de requin : la colère gronde et s’organise

Deux jours après l’attaque dont a été victime Tanguy, un baigneur de 24 ans, ce samedi 26 octobre 2013 au spot du Tournant à l’Etang-Salé, l’émotion et la colère ne faiblissent pas du côté des associations d’usagers de la mer. De nouvelles actions devraient être organisées très prochainement. Opéré en urgence au CHU de Saint-Pierre dans la nuit de samedi à dimanche, Tanguy - dont la jambe a été sectionnée par le squale - est toujours dans un état critique ce lundi.
La plage de sable noir était encore déserte ce lundi matin à l’Etang-Salé, deux jours après l’attaque de squale dont a été victime Tanguy ce samedi après-midi, alors qu’il se baignait à une vingtaine de mètres du bord, dans le secteur du Tournant, zone où la baignade et les activités nautiques sont interdites par l’arrêté préfectoral.
Suspendues dimanche en raison de la houle, les opérations de pêche post-attaque devraient reprendre dans la journée. "Nous n’avons pas vu d’embarcations ce matin, mais je pense que les opérations vont suivre leur cours", indique la police municipale. Plusieurs pêcheurs étaient partis à l’eau samedi et dimanche, mais aucun requin n’avait été capturé.
Ce lundi matin, les policiers municipaux ont dû par ailleurs remettre en place les panneaux d’avertissement qui ont été abîmés durant le week-end, stigmates de la colère suscitée par cette nouvelle attaque, qui a pris plusieurs formes ce dimanche. Des dessins de requins ont ainsi été tagués sur les murs de la sous-préfecture de Saint-Pierre, et une vingtaine de manifestants se sont rendus devant le siège de la réserve marine, à la Saline-les-Bains.
Plusieurs personne se sont également rassemblées devant l’hôpital de Saint-Pierre autour de l’association Protégez nos enfants (PNE), appelant l’Etat à agir au plus vite. "Combien de morts, combien d’invalides, combien de tragédies et de souffrance faudra-t-il avant que les autorités en charge de la sécurité sur cette île ne prennent, enfin, de réelles mesures de protection des usagers de la mer ?", a ainsi le lancé Hervé Flament, président de PNE. L’association devrait d’ailleurs de ne pas en rester là, envisageant notamment une action juridique "qui était déjà prévue et qui n’est pas liée directement à l’attaque de l’Etang-Salé".
Du côté de l’association Océan Prévention Réunion (OPR), Jean-François Nativel ne décolère pas non plus, dénonçant la stigmatisation du milieu du surf. "La préfecture a annoncé que c’était un surfeur, ce qui a été repris par tous les médias nationaux, alors qu’il s’agit d’un baigneur. On entend dire que tout est de notre faute. Il y a une forme de haine qui s’est installée et bientôt on se fera lyncher dans la rue ! Il faut couper l’herbe sous le pied aux relents racistes qui existent envers les surfeurs", s’indigne-t-il.
Selon lui, pointer du doigt les surfeurs n’est pas innocent. "Cela sert à justifier l’absence de mesures concrètes alors qu’il s’agit de la pire catastrophe possible pour une île. On va droit dans le mur ! Je reçois tous les jours des messages de signalement de requins, c’est une invasion ! Et on entend toujours le même discours pour minimiser le danger...", déplore le fondateur d’OPR.
Comme l’association PNE, OPR entend faire entendre sa voix dans ce débat. Sera-ce aux côtés de Thierry Robert ? Le député-maire de Saint-Leu s’est en effet empressé de réagir et d’appeler à un rassemblement devant la préfecture. Du côté des associations, on se méfie de la récupération politique, "mais on participera à titre individuel à toute action permettant d’exprimer notre colère", confie Hervé Flament.

Lundi 28 Octobre 2013 - 11:21 - Tecknisolar vient présenter son répulsif à requins - Tecknisolar vient présenter son répulsif à requins
Une énième solution technique pour effaroucher les requins? La société Tecknisolar-Seni basée à Saint-Malo présente à partir d'aujourd'hui sa trouvaille aux acteurs réunionnais.
Les ingénieurs de Tecknisolar-Seni ont imaginé un boîtier (appelé Dearteck) permettant d’éloigner les requins dans un rayon d'environ 500 m. Le petit boîtier est composé d'un générateur magnétique à ultra violet pulsé. Un dispositif auquel serait sensibles les squales.
Le petit boîtier étanche peut être accroché au bras ou à la cheville mais la société avance la possibilité d'intégrer le système à l’intérieur des planches de surf. Dans ces schémas, le boîtier est alimenté par rechargement de batterie, autonome pendant quatre heures environ. Mais une autre possibilité permettrait d'implanter le répulsif sur des bouées alimentées par capteurs solaires, afin de sécuriser les zones de baignade.
Les premiers essais en présence de requins marteau et citron a marché, signalent ses concepteurs. Reste à le confronter à la réaction du requin bouledogue.
"Mon laboratoire de recherches, depuis trois ans, travaille sur ses fonds propres, afin de trouver des solutions innovantes et faciles d'utilisation. C'est avec plaisir que je vous informe, après de nombreux tests en Mer Rouge, Cap Vert, Iles Vierges anglaises et dernièrement à l'Ile Maurice, que nous avons réussi à faire fuir immédiatement et en temps réel les requins lors de la mise en fonctionnement du Dearteck dans n'importe quelle condition climatique et surtout dans différentes situations de salinité et densité de l'eau", se réjouit Pascal Barguirdjian, gérant de Tecknisolar.
La présentation du travail effectué dans la fosse aux requins à Maurice sera notamment présenté au public réunionnais dans les prochains jours.
 
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 28/10/2013 à 14h08 - Deux jours après l’attaque d’un baigneur à l’Etang-SaléCrise requin : Thierry Robert propose un recours indemnitaire collectif .
Ce n’est pas une nouvelle, le député-maire de Saint-Leu est très actif sur le sujet de la crise requin. Ce lundi 28 octobre 2013, Thierry Robert propose à l’IRT, aux intercommunalités et aux collectivités territoriales concernées de déposer un recours indemnitaire collectif auprès du conseil d’Etat. "Il s’agirait de formuler solidairement un recours indemnitaire auprès du conseil d’Etat en vue d’obtenir des compensations financières du gouvernement afin de soutenir l’activité économique liée au secteur balnéaire sur les différents territoires", indique-t-il.
"Souhaitant m’inscrire dans une démarche visant à éviter des pertes supplémentaires en vie humaine et à relancer une économie balnéaire et touristique si durement touchée à La Réunion, la Ville de Saint-Leu a proposé à l’IRT, aux intercommunalités (TCO, CIVIS et CCASUD) et aux collectivités territoriales (conseil général, conseil régional, les mairie de Saint-Paul, Trois-Bassins, Avirons, Etang-Salé, Saint-Pierre, Petite-Île, Saint-Joseph, Saint-Philippe, Sainte-Rose et Saint-Benoît) de se regrouper", précise Thierry Robert dans un communiqué.
Zinfos974.com - Lundi 28 Octobre 2013 - 18:08 - G.K - Attaque de requin : Tanguy "va mieux, il s'est réveillé"
Les nouvelles sont rassurantes pour Tanguy, jeune homme qui a été attaqué par un requin samedi 26 octobre, à l'Etang-Salé, et qui a vu sa jambe être sectionnée.
Opéré d'urgence et hospitalisé en soins intensifs depuis deux jours, le jeune homme de 24 ans s'est réveillé ce matin.
D'après une source proche de Tanguy, il n'est plus sous respiration artificielle depuis ce matin. Le jeune homme se souviendrait même exactement de l'attaque de requin. "Il va mieux, il s'est réveillé", confirme de son côté la Préfecture, qui souligne que "les nouvelles sont plutôt rassurantes" concernant l'état de santé du baigneur.
Ces nouvelles ont évidemment soulagé les proches de ce jeune natif de l'Etang-Salé. Tanguy reste néanmoins hospitalisé à l'hôpital de Saint-Pierre.
Pour rappel, Tanguy a été attaqué par un requin alors qu'il nageait avec un ami dans les vagues de la plage de l'Etang-Salé, sur le lieu dit du Tournant. Il s'agit de la troisième attaque de requin depuis le début de l'année 2013.
Clicanoo.re - publié le 29 octobre 2013 - 05h54 - Requin : La chasse toujours suspendue, l’état de Tanguy stabilisé JIR
"La mer est bonne. Le problème c’est le vent". Alix Savigny, l’un des trois pêcheurs professionnels sollicités par la préfecture pour la chasse au requin lancé après l’attaque de dimanche, attend toujours de meilleures conditions météorologiques pour reprendre la mer. Un avis de forte houle empêche pour l’instant tout départ. Parti en expédition deux heures après le drame, il avait passé la nuit de samedi à dimanche à guetter le squale. Sans succès. Le prélèvement, prévu dans le dispositif de prévention du risque requin à la Réunion mis en place par l’État, est donc suspendu. Aucun squale n’a été aperçu depuis la côte hier.
La victime de l’attaque, Tanguy G., se trouve toujours à l’hôpital de Saint-Pierre. Ce jeune homme y avait été transporté en urgence samedi dans l’après-midi. Il était environ 16h30 quand un requin lui a arraché la jambe et sectionné des doigts. Il pratiquait alors le bodysurf, une pratique sportive s’apparentant à de la nage, à une vingtaine de mètres du bord, dans une zone interdite à la baignade. Bien que son état de santé ait pu être stabilisé, les médecins attendaient au moins 48h après l’opération pour se prononcer sur ses chances de survie. Habitué des lieux, Tanguy G. profitait des vagues avec un ami quand il a été attaqué. C’est ce dernier qui l’a ramené sur la plage, où d’autres surfeurs ont réalisé un point de compression sur sa plaie pour ralentir l’hémorragie.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 29/10/2013 à 16h40 - Selon un communiqué du CHU de La RéunionAttaque de requin : l’état de santé de Tanguy est "rassurant"

Groupe hospitalier sud
Selon un communiqué du CHU de La Réunion, l’état de santé de Tanguy, le baigneur de 24 ans victime d’une attaque de requin à l’Etang-Salé samedi 26 octobre, est "rassurant". "Lui et ses proches ne demandent que de la tranquillité", précise l’hôpital de Saint-Pierre, où le jeune homme opéré en urgence samedi est toujours hospitalisé.
Tanguy avait été attaqué par un requin samedi 26 octobre vers 16h30 alors qu’il se baignait au spot du Tournant à l’Etang-Salé, dans une zone interdite à la baignade et aux activités nautiques par l’arrêté préfectoral. Le jeune homme – dont la jambe droite a été sectionnée par le squale – avait pu être ramené au bord par un de ses amis. Il a été opéré en urgence samedi soir, son pronostic vital étant alors engagé.
Il s’agit de la troisième attaque de squale sur l’homme recensée cette année à la Réunion. La dernière remontait au 15 juillet, une jeune fille avait alors été tuée dans la baie de Saint-Paul alors qu’elle se baignait à quelques mètres du bord.

Clicanoo.re - publié le 30 octobre 2013 - 05h25 - Crise requin : Thierry Robert interpelle le gouvernement à l’Assemblée nationale
A l’Assemblée nationale hier après-midi, le député-maire de Saint-Leu a posé sur la table le sujet de la crise requins à la Réunion, alors que la dernière attaque a eu lieu ce samedi sur la plage de l’Etang-Salé. Thierry Robert a rappelé aux ministres le contexte de cette dernière attaque, "à 50 mètres de la zone autorisée", ainsi que la menace que cette crise requins faisait peser sur le tourisme, dans une île touchée par le chômage.
Il a également rappelé, en préambule de ses deux questions au ministre des outre-mers, que le Conseil d’Etat avait "récemment confirmé que la responsabilité de l’Etat était engagée".
Aussi, même s’il se qualifie de "fervent défenseur de notre écosystème", Thierry Robert a réclamé des solutions autres que les "études scientifiques sur les requins qui coûtent des centaines de milliers d’euros".
Il désigne l’interdiction de la vente de viande de requins comme étant à l’origine de la prolifération de ces espèces auprès de nos côtes. "On le sait tous".
C’est pourquoi il a adressé deux questions à l’Assemblée, hier après-midi. La première demandait au gouvernement s’il comptait "enfin autoriser une régulation de l’espèce". La seconde exhortait le ministre à "dire concrètement aux Réunionnaises et aux Réunionnais quelles mesures et quel calendrier", le gouvernement pensait mettre en place pour mettre fin à la crise requin.
Zinfos974.com - Mercredi 30 Octobre 2013 - 07:47 - LG - Première journée de test avortée pour le laser anti-requin de Tecknisolar
Les conditions de turbidité de l'eau n'étaient pas optimales aujourd'hui pour tester le Dearteck, ce boîtier composé d'un générateur magnétique à ultra violet pulsé que nous vous avions présenté lundi (lire ici ).
Sur le zodiac du Radical surf club, trois apnéistes ont tenté l'expérience mais l'eau n'était pas assez claire pour pousser plus loin la tentative.
Même si la journée paraît de prime abord infructueuse, les professionnels qui ont entouré le gérant de Tecknisolar soulignent la volonté de la société de vouloir confronter sa trouvaille technique à la réalité des espèces côtières réunionnaises sans plus attendre.
"On sait que le laser marche sur le requin gris que la société a testé dans la fosse aux requins de Maurice, et marche aussi sur le requin tigre et le marteau", relaye Thierry Gazzo, pêcheur professionnel mandaté pour les pêches post-attaques et présent ce mardi aux côtés de la Ligue de surf pour cette première journée de test. Première impression tout de même : "le laser était assez impressionnant", fait remarquer Thierry Gazzo
Ce mercredi, deux procédés parallèles seront entrepris. Le premier revient à appliquer la même démarche qu'aujourd'hui, en approche apnéique de requins bouledogues. Le second volet sera assuré par les pêcheurs qui essaieront de stabiliser le squale avant de lui administrer le rayon ultra-violet magnétique. "Si l'on voit qu'il est trop blessé à la gueule, on essaiera de le maintenir par un lasso à la queue, afin de lui donner plus de liberté de mouvement", explique Thierry Gazzo.
De son propre jugement, il reconnaît que la société Tecknisolar "arrive tard dans la course aux dispositifs anti-requin" mais il retient "la démarche qui me paraît saine" de cette société qui a choisi de tester grandeur nature et devant les acteurs impliqués, sa solution prometteuse sans passer par la case subventions publiques.
Comme hier, la sortie d'aujourd'hui s'effectue au large des Roches noires.
Zinfos974.com - Mercredi 30 Octobre 2013 - 15:10 - Risque requin: Les professionnels du Tourisme écrivent au préfet
Neuf organisations de professionnels du Tourisme se sont réunies pour se concerter sur la problématique requin qui touche de plein fouet leur activité. Elles ont décidé, suite à leur réunion, décrire une lettre au préfet. Retrouvez ci-dessous leur communiqué suivi de l'intégralité de la lettre adressée au préfet, Jean-Luc Marx:
"Face à cette problématique engendrant des conséquences directes ou indirectes sur l’ensemble des activités liées au tourisme, 9 organisations de professionnels du secteur se sont réunies autour de cette thématique le 10 octobre dernier.
L’objectif de cette réunion était de partager l’état des lieux propre à chaque secteur (conséquences sur activité, emplois…), de faire le point sur les actions engagées de
part et d’autre et de définir, ensemble, un plan d’actions commun afin de porter d’une seule voix les revendications des professionnels du tourisme.
A l’issue de ces échanges, un courrier exposant les points principaux jugés indispensables par ces acteurs majeurs, a été rédigé et signé par ces 9 organisations :
le CLUB DU TOURISME, le SYPRAL, l’UHR, l’UMIH, le SNAV, le MEDEF, CGPME, DEFIT et le SICR.
Cette lettre a été adressée à M. Le Préfet jeudi 24 octobre et à ce jour aucune réponse n’a été encore apportée."

La lettre écrite au préfet:
"Des mesures spécifiques pour faire face à la crise requin
Les professionnels du Tourisme s’inquiètent de l’image de la Réunion. Mise à mal par la crise requin, cette image néfaste risque de nous entrainer vers une situation de crise économique comparable à celle vécue avec le "Chik" alors que le secteur du tourisme est un des rares à être encore porteur d’emplois avec un potentiel de développement qui reste à encourager par des mesures adaptées au secteur.
A l’heure actuelle, les acteurs du tourisme de La Réunion doivent déjà faire face à un certain nombre de facteurs ne facilitant pas son développement : destination lointaine, couteuse, crise économique en France, marché hyperconcurrentiel sur les longs courriers, arrêt des vols de province par Air Austral…
Dans ce contexte, nous ne pouvons pas nous permettre d’y ajouter les conséquences liées à la crise requin, nous nous devons de défendre nos intérêts à l’égard du développement de la filière contribuant significativement au développement économique de La Réunion.
Face au risque requin, identifié comme réel, certain et majeur, impactant de manière significative l’activité touristique (dernière étude INSEE : baisse de fréquentation de 10% par rapport au 1er semestre 2012, le risque requin arrive en deuxième position avec la crise financière et l’arrêt de la desserte en province. Etude IRT : 29% des personnes interrogées sont dissuadées de venir à La Réunion du fait des attaques, 60% d’annulation dans les 15 jours qui suivent les attaques) les professionnels du Tourisme, soucieux de la gestion de cette situation, se mobilisent et sollicitent une intervention urgente sur les points suivants :
- La Réunion doit adopter un positionnement ferme qui permette la mise en oeuvre de solutions afin de rassurer les touristes et la population.
- Toutes les collectivités (Etat, Région, Département, Intercommunalités) doivent s’engager à Mutualiser les moyens en vue de réduire le risque, protéger les plages, sécuriser les activités nautiques, réouvrir l’océan au plus vite et ce dans l’intérêt général. L’image d’une destination ilienne dans l’océan Indien est incompatible avec l’interdiction de baignade et de pratique de certaines activités nautiques.
- Activation d’une communication de crise efficace permettant de positiver la destination Réunion, de mettre en avant ses atouts, de rassurer. Axes à développer : Sécurité dans les lagons, Réserve naturelle marine, richesse de la biodiversité, beauté du récif corallien, patrimoine mondial de l’UNESCO…
- Création urgente de bassins de baignade à l’exemple de celui créé à Manapany (qui a fait ses preuves) et sécurisation des zones de bain aux endroits fortement fréquentés hors lagon telles que les plages de Boucan Canot et des Roches Noires. Solution efficace en termes de sûreté qui nécessite l’implication de toutes les collectivités et les partenaires concernés.
- Dans l’attente de la levée de l’arrêté préfectoral que nous espérons le plus rapide, diffusion d’informations claires et rassurantes sur les zones de baignade autorisées afin de montrer que la situation est maitrisée. Pour cela, il est indispensable de retravailler avec les professionnels du secteur la brochure "conseil pour vos vacances" et le message diffusé dans les avions à l’arrivée.
- Communication systématique et périodique des résultats des études scientifiques pour la détermination des causes de cette recrudescence, des comportements et donc des solutions pour y remédier.
- Intégration d’un représentant des professionnels du tourisme au CO4R, et communication élargie du plan d’action à court, moyen et long terme défini par ce comité.
- Mise en place de mesures économiques spécifiques afin de soutenir les acteurs du secteur gravement touchés. Nous sollicitons l’intervention de l’État afin de venir en aide aux entreprises de surf et de loisirs nautiques pour faire face à la situation économique déplorable qu’elles subissent depuis 2011.

Pour cela, les professionnels du tourisme demandent :
- La mise en place d’un fond de calamité pour les entreprises privées impactées,
- La création d’un fond de reconversion pour les professionnels du surf,
- L’exonération exceptionnelle et totale des dettes sociales et fiscales ainsi que les pénalités pour retard de paiement des entreprises de surf,
- La suspension des appels à paiement et des poursuites à leur encontre,

Les professionnels du tourisme sont pleinement concernés par cette situation, subissant les conséquences économiques engendrées par les prises de décision face à cette problématique :
- Perte de chiffre d’affaires (estimée à 15 millions d’euros sur l’année 2013)
- Perte d’emplois (estimée à environ 200 emplois temps pleins sur 2013)
- Fermeture de structures accompagnées de licenciements,
- Frein à l’investissement et au développement d’un secteur jugé pourtant prioritaire par l’état.
- Détérioration de l’image de la Réunion,
- La fin annoncée de la filière surf,

Face à une situation qui donne l’impression de s’enliser (reconduction de l’arrêté préfectoral d’interdiction de baignade et de pratique d’activités nautiques jusqu’en février 2014), les professionnels du Tourisme requièrent l’organisation d’une table ronde à la Préfecture afin que les acteurs du secteur soient écoutés."

Mercredi 30 Octobre 2013 - 17:35 - Répulsifs anti-requins de Tecknisolar: "Sachez qu'une solution existe !"
Il n'a pas le pouvoir financier d'un Dassault mais Pascal Barguirdjian sait vendre sa PME de Saint-Malo. "Nous sommes 4 à Tecknisolar (plus lui le gérant)", aime-t-il à présenter.
Malgré la taille de l'entreprise, Tecknisolar n'y va pas par quatre chemins pour exposer la panoplie d'outils qu'elle a pu proposer tant à l'armée française qu'aux collectivités publiques par exemple.
Sur la route avec ses détecteurs automatiques de véhicule, en mer avec des modules solaires étanches à dégivrage automatique, sur les théâtres d'opérations militaires avec des drones électriques solaires, Tecknisolar frappe dans tous les domaines. Contre les requins : "sachez qu'une solution existe !", lance-t-il. La sienne.
C'est la vague d'attaques de requins à La Réunion qui décide le chef d'entreprise à sauter le pas dans un domaine qui "n'était pas trop ma priorité", confie l'intéressé.
"Nous nous sommes mis dans la peau de cette formidable bête de course qu'est le requin". Malgré sa perfection qui a traversé les millénaires, l'équipe d'ingénieurs détecte chez le prédateur une zone de points faibles.
"Comment allions-nous mettre de l'électronique face à cette machine de guerre", poursuit le spécialiste qui rappelle que Tecknisolar est avant tout une société spécialisée dans le "traitement du signal". Un détail qui prend de l'importance dès lors que l'auditoire présent ce mercredi à la base nautique de Saint-Gilles prend la mesure des solutions proposées par la société.
                           "Court-circuiter ses capteurs"
Les points faibles du requin : "ses yeux et l'hypersensibilité de ses capteurs". Tecknisolar appuie là où ça fait mal. Une première variante appelée "optronique à ultraviolet pulsé" consiste à "perturber considérablement l'acuité visuelle du requin".
La seconde s'attache à créer de la résonance acoustique par vibration, une manière de "court-circuiter ses capteurs".
Toutes ces merveilles technologiques sont appliquées de quatre manières différentes. Les trois premières sont portatives. Ainsi pour une protection individuelle, un surfeur doit coupler le boîtier qu'il portera au mollet à un émetteur intégré à sa planche. Cette dernière mouture pose quelques problèmes en terme d'optimisation de la glisse. Mais l'écueil ne désespère pas Pascal Barguirdjian. Au contraire, les propositions d'amélioration sont faites sans plus attendre avec les surfeurs présents. Coût estimé du boîtier Dearteck hors phasage industriel, ce qui devrait réduire son prix: 750 euros.
L'autre gadget présenté, qui pour le coup fait sensation, est le pistolet à laser. Directif, il émet sous l'eau un beau laser bleu que l'apnéiste ou plongeur et pourquoi pas demain la vigie pourra pointer vers la tête du squale. La vidéo qui circule d'ailleurs sur Internet fait son effet. On y voit un requin qui prend ses distances après avoir été "chatouillé".
                           "Le Brésil attend nos solutions"
Le dernier module potentiellement applicable à La Réunion est statique. Avec autant de corps morts nécessaires câblés à une bouée en surface d'où émergent des capteurs solaires, un périmètre anti-requins est rendu possible. Une bouée est nécessaire tous les 100m. L'ingénieur promet "zéro maintenance", ni même d'être retirés lors de passages cycloniques, à l'exception faite de collision avec des troncs d'arbres ou de filets de pêche qui viendraient se prendre dans le dispositif dit de protection de plage. Le coût d'une bouée : de 4 à 6.000 euros sans l'attache.
Après trois ans de recherche et développement qui ont coûté 427.000 euros à sa société, et en fonds propres, Pascal Barguirdjian estime que l'heure "du retour sur investissement a sonné". Son calendrier est serré. Dès janvier prochain, il compte bien formaliser son désir de passer à la phase industrielle et donc de mise en vente de ses outils innovants dans la foulée. A la question de savoir si La Réunion pourrait en être la terre d'accueil, le gérant répond mille fois oui. "Le Brésil attend nos solutions", lance-t-il. L'Afrique du Sud et l'Australie sont également dans la course. L'île pourrait avantageusement accueillir une usine de production.
Son tour de table se poursuit avec les institutionnels locaux et associatifs jusqu'à vendredi. Lundi dernier, son exposé a déjà visiblement séduit la sous-préfète de Saint-Paul, livre-t-il en guise d'indiscrétion.
Clicanoo.re - publié le 31 octobre 2013 - 05h12 - Requins : "Il y a eu mise en danger de la vie d’autrui"
JIR
Y a-t-il, d’un point de vue juridique, eu faute pénale dans la série d’attaques de requins qui sévit depuis ces cinq dernières années à la Réunion ? C’est à cette question que devra répondre la justice dans les prochains mois.
Moins d’une semaine après l’attaque de Tanguy G au large de la plage de l’Etang-Salé, associations et familles de victimes sont une fois de plus montées au créneau pour réclamer plus de protection pour les usagers de la mer. Cette fois-ci la bataille se joue sur le terrain juridique avec le dépôt ce matin de deux plaintes contre X devant le procureur de la République de Saint-Pierre.
Une pour « homicide involontaire » émanant de l’association « Protégez nos enfants », l’autre pour « mise en danger de la vie d’autrui », portée par une famille de victimes. Toutes deux ont été déposées devant le parquet de Saint-Pierre ce mercredi par l’avocate de l’association Me Charlotte Perisse.
« Les deux dossiers contiennent des éléments accablants montrant que de nombreuses personnes physiques et morales, des organismes, des institutions à la Réunion, connaissaient depuis longtemps l’existence de requin bouledogues très nombreux, aux abords de nos côtes, et qu’ils ont volontairement, délibérément caché ou sous-estimé ces risques auprès de la population provoquant les tragédies que chacun connaît », note l’association dans un communiqué.
Elle par ailleurs rappelé au passage que de nombreuses propositions avaient été faites dés le mois de juillet. Propositions qui sont, selon son président, restées sans suite. D’où leur décision de porter l’affaire devant la justice.
« Nous nous pensons qu’il y a de solides éléments qui portent à croire qu’il y a réellement eu mise en danger de la vie d’autrui. Maintenant, c’est à la justice de trancher », a conclu Hervé Flament, président de l’association « Protégez nos enfants ».   Maïmouna Camara (mcamara@jir.fr)
Clicanoo.re - publié le 2 novembre 2013 - 05h32 - Surf et responsabilité : de l’intérêt de balayer devant sa vague

Le droit n’est pas toujours matière aisée, loin s’en faut. Il peut néanmoins être passionnant et surtout….très instructif. Depuis le début de la fameuse "crise requins", tant « l’incompétence » et « l’inaction » de l’Etat que les décisions de son représentant ont été systématiquement décriées par les représentants du surf au niveau local et national (fédération française de surf). Dernier épisode en date : la reconduction de l’arrêté préfectoral d’interdiction de baignade et de surf dans la zone des 300m hors lagon en dehors des zones aménagées. Ce qui signifie en clair l’interdiction totale du surf au moins jusqu’au 15 février 2014. Il fallait s’y attendre, révolution chez les surfeurs. Que n’a-t-on entendu ! « Décision aberrante », « gros foutage de gueule », « notre liberté est bafouée », « les pouvoirs publics refusent de prendre leurs responsabilités », etc, etc….. Et je ne parle pas des insultes et menaces (y compris menaces de mort) proférées à l’encontre des agents de l’Etat, de la région, des maires, des gendarmes, des scientifiques, de la réserve marine, des "écolos" et j’en passe. Un tel baroud est-il vraiment justifié ? Un rappel juridique s’impose.
                      Zone des 300m : sous l’autorité du maire
Le principe de la gratuité et du libre accès aux plages situées sur le domaine public, posé dans le code du domaine de l’Etat, a été repris par la loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 - dite loi littoral - en son article 30 (L. 321-9 du code de l’environnement), lequel dispose : « L’accès des piétons aux plages est libre sauf si des motifs justifiés par des raisons de sécurité, de défense nationale ou de protection de l’environnement nécessitent des dispositions particulières. L’usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines ». En application des principes généraux du droit, c’est la liberté de se baigner - et de pratiquer des activités nautiques - qui l’emporte sur l’interdiction. La contrepartie, c’est que ces activités libres - hors les zones aménagées ou interdites par conséquent - se pratiquent avant tout aux risques et périls des individus. Ce point est repris par l’article L.2213-23 du code général des collectivités territoriales (CGCT) qui dispose : « Le maire exerce la police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Cette police s’exerce en mer jusqu’à une limite fixée à 300 mètres à compter de la limite des eaux. (…) Le maire délimite une ou plusieurs zones surveillées dans les parties du littoral présentant une garantie suffisante pour la sécurité des baignades et des activités mentionnées ci-dessus. Il détermine des périodes de surveillance. Hors des zones et des périodes ainsi définies, les baignades et activités nautiques sont pratiquées aux risques et périls des intéressés (…) ». J’insiste déjà ici sur un point : c’est bien le maire qui a mission d’assurer cette police spéciale dans la zone des 300 mètres. Le maire, et non le préfet.
Certes, dans le cadre de la problématique "requins", le conseil d’Etat a estimé qu’il appartenait au préfet de se charger de la patate chaude, eu égard notamment aux dispositions suivantes du L.2215-1 CGCT : « La police municipale est assurée par le maire, toutefois : (…) 3° Le représentant de l’Etat dans le département est seul compétent pour prendre les mesures relatives à l’ordre, à la sûreté, à la sécurité et à la salubrité publiques, dont le champ d’application excède le territoire d’une commune ; (…) ». Mais cette décision reste à mon sens éminemment contestable. Et elle n’enlève rien aux obligations du maire dans la zone des 300 mètres.
La collectivité ne s’est jamais engagée à assurer une surveillance générale de toutes les baignades et activités nautiques s’effectuant sur le domaine public. Néanmoins, même dans les zones et périodes où la pratique est « aux risques et périls des intéressés », le maire reste lié par une obligation générale de sécurité (L.2212-1 et L.2212-2 CGCT). Ce qu’en matière de baignade, la jurisprudence traduit de la façon suivante : « En vertu des dispositions de l’article L.2213-23 CGCT, il incombe au maire d’une commune sur le territoire de laquelle sont situés des lieux de baignade qui, sans avoir été aménagés à cet effet, font l’objet d’une fréquentation régulière et importante, même de manière saisonnière, de prendre les mesures nécessaires destinées à assurer l’information, la sécurité et le sauvetage des baigneurs en cas d’accident ». Voir à ce sujet les arrêts suivants : cour administrative d’appel de Nantes, 21 mars 1990, commune de Saint-Jean-Trolimon, cour administrative d’appel de Nantes, 23 mars 2004, commune de Plérin-sur-Mer, cour administrative d’appel de Marseille, 13 février 2006, commune de Bonifacio, tribunal administratif de Saint-Denis (Réunion), 20 mai 2010, Mme Brigitte Bourdon et autres c/ commune de Saint-Leu, n° 0700569.
Plus encore, dès lors qu’elle connaît une fréquentation régulière et importante, et même si elle n’est pas aménagée, la baignade doit impérativement être surveillée. Voir à cet effet l’arrêt Bonifacio du 13 février 2006 ci-dessus, ainsi que le suivant : tribunal administratif de Strasbourg, 26 mai 1988, CPAM de Thionville c/ commune de Cattenom, n° 85847.
                                               Surf : le statu-quo, faute de de jurisprudence
Mais qu’en est-il pour les activités nautiques, et pour le surf en particulier ? Le L.2213-23 CGCT place sur le même plan les activités de baignade et les activités de surf (pour mémoire, une planche de surf est considérée comme un engin de plage). La réglementation "baignade" devrait donc en toute logique être transposable au surf. De facto cela imposerait au maire - eu égard à son obligation générale de sécurité - d’assurer l’information et la sécurité sur les spots, le sauvetage des surfeurs en cas d’accident, mais aussi la surveillance de tous les spots fréquentés de manière régulière et importante. Seule la jurisprudence permettrait évidemment de confirmer cette interprétation. Hélas : en la matière, elle semble particulièrement…..inexistante. Un simple "clic" sur Legifrance est édifiant : depuis 1965, pléthore de jurisprudences en matière de baignade, une seule en matière de surf ! Celle-ci est d’ailleurs sans concession vis à vis du pratiquant, un surfeur expérimenté noyé après que son leash se soit enroulé sur le filin d’une bouée de la zone de bain. Requête de la famille rejetée par la cour d’appel « eu égard à l’imprudence qu’a commise l’intéressé en pratiquant ce sport nautique alors que les mauvaises conditions météorologiques rendaient la mer particulièrement dangereuse » : cour administrative d’appel de Nantes, 25 juin 2004, commune de La Tranche-sur-Mer, n° 02NT01756. Explication plausible : en 50 ans il n’y aurait quasiment jamais eu de litige porté devant les tribunaux en matière de surf. Pas de litige, pas de jurisprudence donc.
A la Réunion, il faut bien reconnaître qu’à ce jour aucun maire n’a voulu prendre le risque de créer sur sa commune une zone de surf aménagée et réglementée. Pourquoi ? Au moins deux raisons essentielles à mon sens : la création d’une telle zone imposerait de facto au maire de mettre en place une surveillance toute l’année pendant les périodes de fréquentation maximum des spots et obligatoirement par du personnel disposant des diplômes requis. le surf est un sport à risques (noyade, collisions, etc…) se pratiquant dans un milieu à risques (vagues, récif corallien, rochers, courants, requins, etc….). Et la responsabilité de la commune pourrait être engagée pour tout accident qui surviendrait dans une zone de surf aménagée et réglementée. Or la surveillance coûte cher (maîtrise du foncier, construction, équipement et entretien d’un poste de secours, salaires et charges salariales, etc…). La fixation à l’avance de périodes de fréquentation maximum semble parfaitement illusoire pour une activité étroitement dépendante des conditions de vagues. Enfin je connais peu de maires qui, accessoirement, rêvent de se retrouver un jour au tribunal dans le cadre d’une procédure en responsabilité. Et ce n’est pas le contexte actuel, avec les plaintes à tout va de l’association "Protégez Nos Enfants", qui risque de les rassurer….
Statu-quo oblige, le surf resterait donc à la Réunion aux risques et périls des pratiquants. Attention cependant ! La mise en place par les communes d’équipements de sécurité collectifs vis-à-vis des squales dans la zone des 300m au niveau de certains spots - comme cela est envisagé actuellement à Saint-Pierre - constituerait une incitation manifeste à pratiquer le surf sur ces spots (c’est bien le but). Ce qui ferait ipso-facto basculer les spots concernés dans la catégorie des zones de surf aménagées. Avec bien entendu toutes les conséquences précitées en termes d’obligations et de responsabilité des maires (notamment la surveillance). Ceux qui souhaitent approfondir le sujet consulteront avec profit l’opuscule "Réglementation des baignades 2002" publié sur son site par la préfecture du Haut-Rhin. Extrêmement bien fait, il a le mérite d’être clair, concis et facilement accessible à tous : http://www.haut-rhin.gouv.fr/Media/...(language)/fre-FR
                                        La fédération de surf empêtrée dans ses contradictions
Ironiquement, c’est bien la fédération française de surf (FFS) qui apporte du grain à moudre au moulin des maires et du préfet. Les passages suivants sont extraits de l’ouvrage "Cadre réglementaire de la pratique du surf et des activités de vagues", édité par la FFS (édition 2003, toujours en vigueur) :
- page de garde : « La Fédération Française de Surf a reçu délégation de pouvoir du Ministère des Sports pour gérer, organiser, développer et réglementer le surf et ses disciplines associées ».
- pages 8-9 : « Le développement du surf sur les plages du littoral a amené une extension d’application de la zone réglementée, initialement prévue pour les baignades, aux pratiques du surf. Or ces mesures s’avèrent inappropriées, car il n’est pas concevable de réglementer les pratiques du surf sur cette zone, excepté dans le cas de la mise en place d’éventuelles "zones de surveillance des activités du surf". Une telle décision nécessiterait au préalable d’adopter une réglementation spécifique aux activités de vagues en mobilisant à l’année des moyens humains et financiers démesurés par rapport au risque. En outre, si ces pratiques sont autorisées dans une zone réglementée prévue à cet effet, la responsabilité de la mairie pourra être engagée pour tout accident de surf survenu dans cette zone. (…) Tant pour des raisons juridiques que pour des motifs de cohérence par rapport à la pratique des sports de vague, il ne nous paraît pas opportun de prévoir une zone réglementée pour ces activités (…) ».
- page 9 : « L’article [L.2213-23 CGCT] précise que le maire est amené à délimiter une ou plusieurs zones surveillées dans les parties du littoral présentant une garantie suffisante pour la sécurité des activités nautiques. Cependant, à partir du moment où le maire délimite une zone de surf, il doit en assurer la surveillance pendant les périodes d’affluence. Or du fait de la spécificité du surf, il est illusoire de déterminer quotidiennement des zones du littoral présentant une garantie suffisante pour la sécurité de ces pratiques, car le lieu de pratique se déplace en fonction de l’évolution des vagues, elles-mêmes tributaires de la houle, du vent, des fonds marins et des marées. La réglementation a pour but, dans l’esprit du législateur, de déterminer un espace de pratique présentant une garantie suffisante pour la sécurité des activités nautiques. Si une réglementation par un zonage du surf n’offre pas de telles garanties, elle ne s’impose pas ; d’autant qu’il pourrait être reproché au maire d’avoir adopté une réglementation qui irait à l’encontre de l’effet recherché ».
- page 16 : « La pratique des activités [du surf] doit se faire hors des baignades dans le respect des règlements techniques (règles de sécurité, de priorités, etc…), conformément aux attributions accordées par la délégation de pouvoir du Ministère des Sports à la Fédération Française de Surf. (…) Dans certaines zones ou régions, il est vivement déconseillé de surfer dans des eaux et pendant des périodes susceptibles de donner lieu à des attaques de requins : ne pas surfer le matin et le soir lorsque le soleil n’est pas au-dessus de la ligne d’horizon. éviter de passer au-dessus des fosses marines. ne pas surfer en eaux troubles ou lorsqu’il y a des déchets ou détritus en suspension (surtout après de fortes pluies) : sorties de ravines, embouchures de rivières, sorties de ports, à proximité de temples (indiens),…. en fin de journée, quitter le line-up avec les autres surfeurs (ne jamais laisser un surfeur isolé). dans les zones ou régions réputées dangereuses en raison d’attaques de requins, prendre toujours la précaution de se renseigner sur les caractéristiques du site avant d’aller à l’eau ».
- page 21 : « La Fédération Française de Surf reste fondamentalement attachée au respect du principe de liberté des baignades et des pratiques du surf sur tout le domaine public maritime. Dès lors celles-ci s’exercent aux risques et périls des intéressés ».
- page 23 (enseignement) : « Le renforcement des conditions de l’encadrement du surf répond à un souci essentiel : la protection des usagers. Cette préoccupation est un devoir qui incombe en premier lieu à l’Etat ».
En clair, et pour résumer la position de la FFS, cette dernière : est farouchement opposée à la mise en place de zones de surf aménagées : selon elle, le niveau de risque ne justifie pas une telle décision restrictive ; défend mordicus la pratique du surf « aux risques et périls des intéressés » comme étant la seule possible, et la seule acceptable pour elle comme pour la collectivité ; reconnaît à l’Etat la légitimité de sa première préoccupation, du reste une obligation légale : la protection des usagers ; dans les régions dangereuses notoirement exposées au risque requin, recommande tout simplement….d’arrêter le surf (sic !).
Curieux comme les propos tenus par la FFS dans le cadre de cette crise depuis bientôt trois ans contredisent ouvertement son règlement officiel…. Exemple d’une interview de son président Jean-Luc Arassus dans le Quotidien du 7/08/12 : « Les surfeurs ne sont pas des souris blanches. Or pour l’instant ils font office de cobayes. C’est le syndrôme du carrefour. On attend le dixième mort avant de l’aménager ». Alors on aménage ou on aménage pas ? Faudrait savoir…. Une explication peut-être ? Du même Jean-Luc Arassus dans le même article : « Une catastrophe pour le surf français. Au delà de l’aspect humain, de la nécessaire protection des vies humaines, sur le plan sportif ce problème est capital. La Réunion, c’est la moitié des effectifs de l’équipe de France, un vivier indispensable au surf français ». Il faudrait donc, uniquement pour la gloriole de la FFS et pour quelques titres de champion supplémentaires, bousiller un peu plus notre patrimoine marin en liquidant un nombre indéfini de requins ? Navré, mais là, en tant que réunionnais, je ne suis pas d’accord !
                                    De quoi le préfet est-il coupable ?
En conclusion, je ne voudrais pas donner l’impression de passer la brosse à reluire, mais quand même, j’aimerais bien qu’on m’explique : de quoi le préfet est-il coupable in fine ? De répondre aux injonctions du conseil d’Etat qui, rappelons-le, a été saisi par le député-maire de Saint-Leu, ci-devant « supérieur hiérarchique du préfet » et égérie des surfeurs ? De protéger quelque peu ses arrières devant l’acharnement dudit député-maire - aggripé sur son dos "comme carapate su tété bef" -, de la venimeuse association "Protégez Nos Enfants" et, désormais, des écoles de surf, qui tous ont décidé de traîner l’Etat au tribunal pour récolter du pognon (celui du contribuable, le nôtre quoi) ? De mettre en œuvre exactement ce que préconise la FFS dans sa réglementation ? De faire tout simplement son boulot en l’absence pour l’instant de technologies de répulsion éprouvées et de conclusions scientifiques définitives qui lui permettraient de trancher plus objectivement et plus sûrement ? Car dans cette affaire, le préfet est dans son rôle. Et dans ses compétences. Ni plus, ni moins. Et le préfet n’est pas Dieu. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, ce ne serait pas lui qui a créé le requin….
Bien sûr, cette interdiction générale peut paraître disproportionnée. Bien sûr elle n’a pas vraiment de sens sur le terrain. Mais si les associations de surfeurs - qui l’ont visiblement en travers du gosier - avaient trois sous de jugeotte et voulaient bien se prendre en charge, elles l’attaqueraient au tribunal cet arrêté. Car juridiquement, il présente des failles. Et il serait tout à fait possible, à mon sens, d’en obtenir l’annulation. Si tant est que cela serve à quelque chose car, malheureusement, les évènements dramatiques récents donnent raison à l’Etat en la circonstance. Pour le reste, il est quand même "cool" notre préfet : il prend un arrêté et, généreusement, évite de le faire respecter. Pour ne pas faire de vagues, j’imagine….. Bilan de cette interdiction diabolique : les surfeurs sont dans la flotte, la maréchaussée ne moufte pas, et vogue la galère….Alors ?! Il est où le problème ?
Tenez, imaginons que pour calmer le jeu avec nos surfeurs péi, le préfet abroge son arrêté et en prenne un autre interdisant aux requins de s’approcher des côtes réunionnaises sous peine d’amende. Y’en aura toujours un pour venir gueuler que ça ne sert à rien, que l’Etat est incompétent, qu’il ne fait pas son boulot, etc, etc….Vous trouvez ça normal, vous ?!
L’opinion est peut-être un peu surannée, mais j’estime qu’avant de chercher partout des têtes de turc pour se dédouaner de leurs propres turpitudes, certains feraient bien de commencer par balayer un peu devant leur vague.                    Didier DERAND Délégué de la Fondation BARDOT Association VAGUES

Clicanoo.re - publié le 2 novembre 2013 - 05h35 - Les réunionnais et l’océan : une histoire plus ancienne qu’il n’y parait

Durant l’écriture de « La Réunion, son océan : connaissances et guide pratique », projet né de la crise requin, ses auteurs ont voulu retracer l’histoire de la relation entre le réunionnais et son océan.
Aujourd’hui, le risque requin pose la question du retour à la mer. Les usagers ont montré du doigt une situation inhabituelle débutant à St Gilles. Mais quelle légitimité ont-ils pour revendiquer ce droit à la mer ?
L’idée communément véhiculée est que l’arrivée des usagers (loisir) de la mer remonte aux années 70, avec l’arrivée de surfeurs z’oreilles. Avant ça, il n’y aurait eu que des pécheurs, et le reste des réunionnais tournait le dos à cet océan jugé dangereux. De nombreux « intellectuels », politiques, médias, et parfois associations de « défense » de l’environnement, ont relayé cette vision depuis le début de la crise requins. Pourquoi ? Indirectement, ce discours nous dit que la majorité des réunionnais n’est pas concernée par le risque requin. Il nous dit que la revendication du droit à la mer est l’apanage de quelques ignorants irrespectueux du milieu qu’ils pratiquent. Il implique que ces usagers n’ont pas de légitimité à réclamer un retour à la « normale » car la situation EST normale : puisque les réunionnais savent qu’il y a toujours eu des requins et que l’océan est dangereux. On pourrait croire que ces usagers sont des privilégiés récemment débarqués sur l’île et « ayant eu de la chance jusque là ». Peu de place dans ce discours pour la culture de la mer accumulée depuis plusieurs générations par les réunionnais. Quitte à comparer l’incomparable et à éluder l’Histoire, la vraie, on leur oppose les cultures ancestrales des « vrais » peuples de la mer comme les polynésiens.
Le focus sur ce « réunionnais tournant le dos à la mer » et sur une communauté qui par déduction serait composée « d’usagers arrivés récemment », instrumentalise un clivage créole – z’oreilles. Et si l’Histoire nous enseignait autre chose ?
L’usage de la mer à des fins récréatives ne remonte pas à 1970. Cela démarre au minimum dans les années 1850 à St Gilles. En témoignent les lithographies d’Antoine Roussin, publiées à partir de 1857 et représentant des scènes de bains de mer aux Roches Noires. Le tome III du Mémorial de La Réunion commente ces illustrations : « jusqu’alors, petit village de pêcheurs, Saint-Gilles voit arriver, avec la mode des bains de mer, ses premiers "touristes", mais ce sera le chemin de fer qui fera d’elle une station balnéaire très fréquentée. » Le journal « Le Créole » confirmera en 1883 : « Aujourd’hui, Saint-Gilles est transformé ; toutes les habitations sont occupées et les baigneurs affluent ; le mouvement et l’animation règnent de tous côtés et les habitants de l’endroit peu habitués, regardent, surpris, cette population flottante et bruyante. » Louis Laurent Simonin écrit en 1861 ou 62 : « Le petit village de Saint-Gilles (…) ne vit presque que de la pêche. En été on y prend des bains de mer, sans crainte des requins. ». À l’époque, la zone était déjà réputée sure.
N’oublions pas : les usagers de la mer à La Réunion sont moins nombreux que les usagers de la terre, mais ils ne sont pas pour autant nouveaux ou illégitimes. Il est temps pour les politiques et les pseudos-intellectuels de se retourner et de regarder la mer en face. Comment peut-on espérer résoudre cette problématique si l’on oriente le jugement des réunionnais en les maintenant dans l’ignorance de leur propre histoire.
Extrait de « La Réunion, son océan : connaissances et guide pratique ».
Zinfos974.com - Jeudi 7 Novembre 2013 - 14:12 - Julien Delarue - Crise requin: Les élus de la Région réclament un fonds d'aide exceptionnelle
En séance plénière ce matin, les élus de la majorité régionale ont déposé une motion relative à la crise requin. Plus que jamais, les conseillers régionaux réclament la mise en place d'un fonds d'aide exceptionnelle pour les entreprises du tourisme.
"Les élus demandent au gouvernement, à l'instar du plan de sauvegarde qui avait été mis en place dans le cadre de la lutte contre le chikungunya en 2006 par le gouvernement, de créer un fonds d'aide exceptionnelle pour les entreprises du tourisme, de mettre en oeuvre des moratoires sur les dettes sociales et fiscales des entreprises et de prendre en charge la rémunération minimale jusqu'à 100% en matière de chômage partiel", explique la conseillère régionale, Fabienne Couapel-Sauret.
En outre, la Région demande au gouvernement la mise en place d'un "plan de communication national et européen" afin de rassurer les touristes et acteurs touristiques. Il faut dire que la Réunion pâtit depuis trois ans de l'image véhiculée par les différentes attaques le long des côtes réunionnaises.
Enfin, les conseillers régionaux réclament à l'Etat que les opérations de prélèvement de requins soient "maintenues" et "renforcées".

Clicanoo.re - publié le 14 novembre 2013 - 06h06 - De grandes avancées comportementales dans la crise requin -
A boire et à manger dans le port de Saint-Gilles-les-Bains avec au menu du 11 novembre 2013 : paquet de chips à l’apéro, cari tête de thon à l’huile de moteur de bateau, papiers de glace en dessert. Ce doit être le fait d’un surfeur incontrôlable qui pêchait à la traîne sur sa planche à l’entrée des Roches Noires malgré l’arrêté préfectoral ! Celui-ci, surpris par les patrouilles vigilantes de la capitainerie du port, de la mairie et de la préfecture aurait par un canard diabolique faussé compagnie aux autorités compétentes en emportant 200 kg de sashimis sous son lycra. L’enquête suit son cours selon la police. Ouf ! La connerie sera bientôt sous contrôle.

Mon commentaire : Trop de sous-entendu tue le sous-entendu et on ne comprend plus rien...

Clicanoo.re - publié le 14 novembre 2013 - 05h45 - Feu vert pour la pêche de 90 requins - JIR - Feu vert pour la pêche de 90 requins
L’Etat engage 260 000 euros pour financer la deuxième campagne de pêche du programme ciguatera.
ETUDE CIGUATERA
Annoncée par le préfet depuis août, la deuxième campagne de prélèvement de requin du programme ciguatera va pouvoir démarrer avant la fin de l’année. La préfecture a obtenu hier un accord interministériel pour financer la pêche de 90 nouveaux squales, sur la base d’un budget de 260 000 euros. Objectif : approfondir l’étude épidémiologique sur le risque d’intoxication à la ciguatera et lever ou non les restrictions sur la commercialisation des tigres et bouledogues. Les premières analyses effectuées sur un échantillon de 24 requins s’étaient avérées négatives. Mais le préfet, suivant les recommandations des scientifiques, a commandé au comité des pêches une nouvelle campagne de capture pour conforter la tendance.
                                       Un décès par intoxication à Madagascar
Le lancement de “ciguatera 2 ? devrait être annoncé officiellement demain par la sous-préfète de Saint-Paul lors de la réunion du Comité opérationnel de réduction du risque requin (CO4R). Ce feu vert conditionne également le démarrage de “Cap requin ? en baie de Saint-Paul, prévu à la fin du mois. La moitié des captures issue de ce dispositif de pêche à la drumline doit justement servir à alimenter le quota de l’étude ciguatera.
Ironie de l’actualité, l’accord de l’Etat intervient au lendemain de l’annonce d’une intoxication mortelle à la chair de requin à Madagascar. Selon une source locale, un homme de 45 ans est décédé après avoir consommé la viande d’un requin capturé par des pêcheurs, dans une province de Tamatave. Une centaine d’autres personnes sont tombées malades. On ignore de quelle espèce il s’agit. Mais ce fait divers ne devrait pas manquer d’interpeller les scientifiques de l’IRD, qui ont établi l’existence d’une connectivité entre la Réunion et la Grande Ile dans le circuit de migration des requins.                 V.B.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/11/2013 à 05h00 - Des associations dénoncent le risque de "privatisation des océans" - Derrière la crise requins, une guerre des lobbies au niveau mondial
Requins
A La Réunion, la crise requin est devenue le sujet d’affrontements entre les usagers de la mer et les associations environnementales. Mais cette opposition dépasse de loin le cadre local et implique, à l’échelon international, de puissantes fondations américaines très influentes auprès des gouvernements et qui financent de nombreuses ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales). C’est en tout cas ce que dénoncent plusieurs collectifs et associations. Derrière la question des squales, c’est une véritable guerre de lobbying et de communication qui se jouerait au niveau mondial, sur fond de privatisation des océans et d’enjeux stratégiques.
Ce vendredi 15 novembre 2013, l’association OPR (Océan Prévention Réunion) a prévu de se rassembler à 17 heures devant la sous-préfecture de Saint-Paul à l’occasion de la réunion du CO4R (Comité de réduction du risque requin à La Réunion). Elle souhaite ainsi exprimer son inquiétude et ses interrogations quant à la politique requins du gouvernement, prévoyant notamment d’interpeller par courrier le ministre de l’Ecologie et du développement durable Philippe Martin.
A sa manière, Océan Prévention Réunion tente ainsi de faire entendre sa voix. Elle qui prône le rétablissement de la pêche des requins se heurte en effet frontalement à une foule d’associations environnementales qui, selon OPR, auraient davantage les oreilles du gouvernement et du ministère de l’Ecologie en particulier.
C’est que depuis deux ans, La Réunion est devenue le symbole d’un combat mené à une beaucoup plus grande échelle, impliquant des enjeux dépassant largement le cas de la petite île de l’océan Indien. Une lutte d’influence au niveau international entre le mouvement dit "conservationniste" et le monde de la pêche.
Selon OPR, mais aussi d’autres associations comme le collectif lorientais "Pêche et développement", on serait ainsi bien loin de la simple préservation de la biodiversité. Ces collectifs voient ainsi dans le combat contre la surpêche et la multiplication des réserves marines à travers le monde une stratégie d’appropriation des océans par des groupes privés, notamment américains.
Au premier rang de ces organisations tentaculaires se trouve la fondation Pew Charitable Trusts et son très influent think tank, le Pew Research Center. C’est lui qui est notamment à l’origine d’une étude publiée en 2006, concluant que la surpêche conduirait à l’extinction des grands poissons à l’horizon 2048. C’est encore le groupe Pew qui, par exemple, a financé une autre étude sur la valeur économique d’un requin vivant, démontrant qu’un seul squale pouvait générer au cours de sa vie près de 2 millions de dollars de retombées touristiques.
Ce sont tous ces arguments – très souvent repris tels quels par les médias internationaux – qui fondent le mouvement "conservationniste", prônant la multiplication de zones sanctuaires totalement interdites à la pêche commerciale, comme prévoit de le faire l’archipel de Palau, dans le Pacifique, où pêcher des requins est interdit depuis 2009.
                                                                              Pétrole et environnement
Ces pratiques ont notamment été mis au jour par le collectif "Pêche et développement", dans un rapport publié en novembre 2012 et intitulé "Blue Charity Business". Les auteurs y dénoncent le lobbying des puissantes fondations américaines telles que Pew Charitable Trusts qui vise à orienter dans leur sens la politique commune des pêches (PCP) de l’Union européenne. Loin de la préservation de l’environnement et de la biodiversité, leur but serait "d’affaiblir le poids des pêcheurs et leur présence en mer pour libérer des espaces pour des activités nettement plus lucratives, tourisme, énergie, extractions diverses", écrit le collectif.
La surpêche – avec le requin comme emblème – aurait ainsi été volontairement promue comme principal problème environnemental, à coup de lobbying, d’études financées par des fondations américaines et de campagnes de communication. Si on n’est pas loin de la théorie du complot, celle-ci est alimentée par le fait que, effectivement, à l’origine de Pew Charitable Trusts se trouve la compagnie pétrolière américaine Sunoco. Les principaux groupes pétroliers américains seraient ainsi, en sous-main, les principaux financeurs de nombreuses ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales).
Dans son rapport, le collectif "Pêche et développement" cible ainsi cinq grandes fondations américaines : the Pew Charitable Trusts, David and Lucile Packard foundation, Gordon & Betty Moore foundation, the Walton Family Foundation et the Oak Foundation. "Il est permis de penser que les fondations américaines qui interviennent aujourd’hui en soutien aux ONGE, ne sont pas totalement neutres au regard des intérêts pétroliers off-shore, ni au regard de l’approvisionnement d’une industrie de la très haute technologie en terres rares. Cette présomption est liée à la composition des directoires de ces fondations", écrivent les auteurs.
A La Réunion, il n’est pas encore question de privatisation des océans, ni de sanctuaire marin. La tenue du CO4R de ce vendredi devrait d’ailleurs lancer la deuxième campagne de prélèvements de 90 squales dans le cadre du programme ciguatera. Mais le problème requins semble en tout cas devenu le nœud d’enjeux économiques, politiques et stratégiques qu’on ne soupçonnait pas forcément au premier abord.
Zinfos974.com - Vendredi 15 Novembre 2013 - 16:08 - Madagascar : Quatre personnes décèdent après avoir consommé du requin
L'intoxication à la viande de requin a encore fait une victime dans la Grande île. Une quatrième personne est décédée ce vendredi dans le district de Fénérive-Est, après avoir consommé de la viande de requin dans le village d’Ampasibe Manampatrana.
Comme le rapporte nos confrères de Midi Madagasikara, la victime est une femme. Les trois autres victimes sont un homme de 45 ans, un enfant de quatre ans et un homme d'une cinquantaine d'années.
En tout plus d'une centaine de personnes ont été admises à l'hôpital du chef-lieu du district après avoir mangé du requin. Soixante-quinze d'entre elles ont déjà regagné leur domicile et 27 sont toujours en observation.
Cette intoxication alimentaire collective remonte à lundi dernier. Un pêcheur a pris dans ses filets un requin de 120 kilos, qu'il a ensuite vendu sur les étals du marché local
Un arrêté a été publié dans le district de Fénérive-Est interdisant la pêche, la vente et la consommation de squale. Le groupement de la gendarmerie de la région Analanjirofo indique que le village d’Ampasibe Manampatrana s’est vidé de ses habitants, lundi, au lendemain de l’intoxication.
Ses habitants "pensaient qu’une épidémie était en train d’y sévir", rapporte L’Express de Madagascar.
Clicanoo.re - publié le 16 novembre 2013 - 06h15 - Des requins « très mobiles" et parfois proches des côtes -
Gros ordre du jour pour la réunion du Comité opérationnel de réduction de risque requin (CO4R) qui s’est tenu hier à la sous-préfecture de Saint-Paul. Un état d’avancement de l’étude Charc a été dévoilé durant la séance. Pas de révélations mais des confirmations. Les résultats préliminaires concernant le comportement des 39 requins bouledogue marqués montrent que les squales fréquentent la côte davantage l’hiver austral (avril – août) que l’été (octobre – février).
« Pour la plupart, les requins marqués explorent l’ensemble de la zone d’étude du sud-ouest et sont donc très mobiles », note le compte rendu de la préfecture. « Des requins capables d’explorer tout le pourtour de l’île (…) dont la présence près des côtes est le plus souvent ponctuelle et occasionnelle ». Le rapprochement est principalement constaté sur trois sites : baie de Saint-Paul, large de Saint-Gilles et étang du Gol. « La présence de quelques individus serait plus marquée au cours des périodes de transition saisonnière (mars et septembre) ». Pour la préfecture, ces résultats indiquent « que la fréquentation des requins serait liée à des comportements de reproduction ou de repos ».
Concernant les dispositifs de sécurisation, les services de l’Etat confirment le démarrage du projet Cap requins en décembre, sous la conduite du comité des pêches, avec le concours scientifique d’experts sud-africains du Kwazulu Natal Sharks Board. Autre confirmation, annoncée jeudi dans nos colonnes : le prélèvement de 90 nouveaux requins tigres et bouledogues aux fins du programme d’étude sur le risque ciguatera. L’Etat a débloqué un budget de 260 000 euros pour mener cette opération.
Concernant le dossier des vigies requins, statu quo. La préfecture va lancer « une étude pilote » associant la ligue de surf et l’IRD dans les prochaines semaines. Le protocole, « en cours de finalisation », pourrait s’appuyer sur des dispositifs innovants : répulsifs acoustiques, caméras sous-marines, stations d’écoute, etc. Sur le plan économique, une réunion de travail sera organisée « d’ici la fin du mois » à destination des professionnels du tourisme « afin d’étudier toute mesure complémentaire pour faire face aux difficultés ».
Le préfet appelle enfin au « strict respect » de l’interdiction de baignade et de certaines activités nautiques en vigueur jusqu’au 15 février. « La seule mesure qui permette, à ce stade, d’éviter les accidents », justifie Jean-Luc Marx. V.B.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/11/2013 à 09h34 - Réunion du comité opération de réduction du risque requinLes requins se reproduisent et se reposent à la Réunion

Le comité opérationnel de réduction du risque requin à La Réunion (CO4R) s’est réuni ce vendredi 15 novembre 2013. La préfecture a notamment recueilli les résultats préliminaires de l’étude Charc. Le comportement de 39 requins bouledogue a été suivi, et les scientifiques pensent que les squales fréquentent la Réunion pour se reproduire et se reposer. A noter également que l’attribution du marché de l’étude sociologique a été suspendue. La rencontre a aussi permis de lister et de suivre l’état des différents projets en cours de réalisation. Enfin, la préfecture a annoncé l’organisation d’une réunion de travail d’ici la fin du mois avec le conseil régional et l’IRT au sujet de la l’impact de la crise requin sur l’image de la Réunion.
La préfecture a tout d’abord rappelé la mobilisation des communes sur l’application de l’arrêté du 27 septembre 2013. Leurs actions sont recensées par les services préfectoraux. Les plans de balisage sont soutenus par la DMSOI (Direction de la mer sud océan Indien). La mesure d’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques qui est "la seule qui permette, à ce stade, de garantir la sécurité des usagers de la mer et d’éviter les accidents", précise le préfet en fin de communiqué.
Les résultats préliminaires de l’étude CHARC ont été exposés par l’IRD. 39 requins bouledogue ont été marqués par l’Institut de recherche pour le développement. Les scientifiques ont alors noté que les squales "fréquentent la côte davantage l’hiver austral (avril–août) que l’été (octobre–février)." Les requins sont très mobiles et peuvent explorer tout le pourtour de l’île. Toutefois, "leur présence près des côtes est le plus souvent ponctuelle et occasionnelle." Ils se manifestent encore plus en mars et septembre, périodes de transition saisonnière. "L’ensemble de ces résultats indique que la fréquentation des requins à la Réunion serait liée à des comportements de reproduction ou de repos", précise l’IRD. Les analyses doivent être encore approfondies.
La préfecture a indiqué que le marché relatif à l’étude sociologique a fait l’objet d’un recours en référé pré-contractuel. " Cette procédure suspend son attribution. Les conclusions du jugement, attendues prochainement, détermineront les suites à donner à ce projet ", indique le communiqué. Le site internet www.info-requin.re, et ses différentes fonctionnalités ont aussi été présentés : "il permet de consulter la réglementation en vigueur, de visionner des cartes sur lesquelles apparaissent les observations, les prélèvements, les marquages et de prendre connaissance des dernières avancées scientifiques."
Le CO4R a fait le point sur l’évolution des différents projets en cours de réalisation. Le projet expérimental Caprequins, qui teste certaines techniques de captures et de marquage des requins, sera opérationnel en décembre. Le dispositif vigies requins sera testé lors d’une étude pilote "dans les prochaines semaines." Un financement de 260 000 euros a été débloqué pour le programme Ciguatéra 2, pour le développement d’une filière économique et alimentaire pour la pêche réunionnaise. Enfin, le projet de répulsion acoustique devrait être expérimenté dans différentes communes.
Zinfos974.com - Samedi 16 Novembre 2013 - 12:03 - Réunion du CO4R : Des requins "très mobiles" et parfois proches de la côte Ouest

Vendredi s’est tenue la réunion du Comité Opérationnel de Réduction du Risque Requins à La Réunion (CO4R). La préfecture dresse un compte rendu des différents thèmes abordés dans un communiqué que nous publions intégralement. Un nouvel état d'avancement de l'étude CHARC a notamment été présenté.
Mise en oeuvre de l'arrêté préfectoral du 27 septembre 2013 - En lien avec l'Etat, les communes restent fortement mobilisées sur l'application de l'arrêté préfectoral n°1821 du 27 septembre 2013 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion. Leurs actions sont recensées par les services de la Préfecture. La DMSOI poursuit son travail d’accompagnement des communes dans le cadre de l’élaboration de leur plan de balisage.

Etude CHARC - Un nouvel état d’avancement de l’étude CHARC a été réalisé en séance par l’IRD.
Les résultats relatifs à l’analyse des temps de parcours et de déplacement des requins bouledogues sur la période 2012-2013 ont été présentés à l’ensemble des participants. Ces résultats préliminaires, concernant le comportement des 39 requins bouledogue marqués sur la zone côtière de La Réunion, indiquent que ces requins fréquentent la côte davantage l’hiver austral (avril–août) que l’été (octobre–février).
Pour la plupart, les requins marqués explorent l’ensemble de la zone d’étude (sud-ouest) et sont donc très mobiles. Ils sont de plus capables d’explorer tout le pourtour de l’île et de se déplacer en grande profondeur au large des côtes. Leur présence près des côtes est le plus souvent ponctuelle et occasionnelle. Elle est principalement constatée sur trois sites du littoral ouest : baie de St Paul, large de St Gilles et Etang du Gol. La présence de quelques individus est plus marquée au cours des périodes de transition saisonnière (mars et septembre).
L’ensemble de ces résultats indique que la fréquentation des requins à La Réunion serait liée à des comportements de reproduction ou de repos. Tous ces éléments restent à approfondir et à valider au cours des analyses à venir.

Gestion de l’information et de la communication
- Elaboré par la direction de la mer sud océan indien (CROSS Réunion), en coordination étroite avec les services de l'Etat directement concernés par cet enjeu, le site internet www.info-requin.re est ouvert et régulièrement mis à jour depuis le 1er octobre dernier.
Une présentation des différentes fonctionnalités de ce site Internet a été réalisée en séance. Il permet de consulter la réglementation en vigueur, de visionner des cartes sur lesquelles apparaissent les observations, les prélèvements, les marquages et de prendre connaissance des dernières avancées scientifiques.
- Le marché relatif à l’étude sociologique, socio-économique et de l’information, destiné à venir en appui du dispositif de gestion du risque, fait l’objet d’un recours en référé pré-contractuel. Cette procédure suspend son attribution. Les conclusions du jugement, attendues prochainement, détermineront les suites à donner à ce projet.

Projets en cours de réalisation
- Projet "CAPREQUINS" - Le projet expérimental Caprequins, visant à tester le recours à certaines techniques de capture et de marquage des requins, est en cours de lancement et sera mis en œuvre à partir de début décembre.
Soutenu par l'Etat et les collectivités locales (la Région et la mairie de Saint-Paul), ce projet sera conduit par le Comité Régional des Pêches Maritimes, avec le concours scientifique et opérationnel des experts sud-africains du Kwazulu Natal Sharks Board et des experts locaux.
Outre ce projet, dans le cadre d’une action de restauration et de rééquilibre de l’écosystème, le Comité Régional des Pêches Maritimes a présenté en séance une résolution adoptée recemment et visant à interdire le prélèvement des requins de récif. Cette résolution sera adressée au Préfet pour suite à donner.

- Evaluation du dispositif "Vigies requins" - Ce dispositif spécifique à la Réunion vise à assurer une protection des surfeurs sur les spots par la présence de vigies immergés dans la colonne d’eau. Il a fait l’objet d’une évaluation conduite par deux experts indépendants, en septembre 2013, qui ont recommandé la réalisation d’une « étude pilote » afin de tester de manière rigoureuse l’efficacité du dispositif.
Cette étude pilote associant la ligue de surf, l’IRD et soutenue par la Région et par la DJSCS démarrera dans les prochaines semaines, sur la base d’un protocole en cours de finalisation.

Des dispositifs innovants (répulsifs accoustiques, caméras sous-marines, stations d’écoute …) seront mobilisés dans le cadre de cette action.

- Projets innovants - Un état relatif à l’avancement des projets innovants, parmi lesquels les dispositifs de répulsion accoustique, a été réalisé en séance. Plusieurs communes poursuivent l’aménagement de leurs sites afin d’expérimenter ces différentes techniques innovantes.

- Programme « Ciguatéra 2 » - Dans le cadre du développement d’une filière économique et alimentaire d’appoint pour la petite pêche réunionnaise, le travail engagé avec le comité régional des pêches de La Réunion afin d'évaluer le risque "ciguatéra" se poursuit avec le prélèvement à des fins d’analyses de 90 requins tigre et bouledogue. Ces espèces, qui ne sont pas protégées au titre de l’environnement, peuvent être pêchées mais ne peuvent être commercialisées, en vertu d’un arrêté pris en 1999 sur la base du risque de ciguatéra .
Une enveloppe financière d’un montant de 260 000 euros, comprenant les prélèvements et les analyses dans le cadre des recherches scientifiques, a été mobilisée pour mener à bien ce programme.
Les prélèvements seront également valorisés à des fins scientifiques, notamment grâce à des analyses complémentaires portant sur les cycles de reproduction des requins, les contenus stomacaux et la présence de métaux lourds.

Par ailleurs, les professionnels du tourisme s’inquiètent de manière légitime de l’impact de la crise requin sur l'image de la destination "Réunion". Une réunion de travail sera organisée en liaison avec le conseil régional et l'IRT d'ici la fin du mois pour partager l’information relative aux projets en cours et étudier toute mesure complémentaire destinée à faire face aux difficultés rencontrées.

Le préfet rappelle que la mesure d’interdiction de la baignade et de certaines activités nautiques, reconduite par arrêté du 27 septembre 2013 et applicable jusqu’au 15 février 2014, est la seule qui permette, à ce stade, de garantir la sécurité des usagers de la mer et d’éviter les accidents, comme l’a confirmé le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 13 août 2013.
Cette interdiction doit être strictement respectée, compte tenu du niveau élevé de risque constaté sur l’ensemble du littoral réunionnais.

Zinfos974.com - Mardi 19 Novembre 2013 - 12:14 - Attaque de requin: Les proches de Tangui organisent une collecte de dons
En octobre dernier, Tangui, 23 ans, était grièvement blessé après une attaque de requin sur la plage de l'Etang-Salé. Ses proches ont décidé d'organiser une collecte de dons pour permettre au jeune homme d'avoir une prothèse adaptée et l'aménagement nécessaire de son domicile. Actuellement, Tangui se trouve dans un centre de rééducation.
"Une nouvelle attaque de requin le 26 octobre dernier à La Réunion a blessé grièvement Tangui Gicquel 23 ans, qui a été amputé de sa jambe au niveau de la hanche et de deux doigts. Ce drame nous a tous bouleversé et sa vie ne sera plus jamais la même. Nous avons donc décidé de l'aider pour rendre ce drame plus supportable en lui permettant d'acheter une prothèse de qualité et d'aménager son domicile. Mais rien ne sera possible sans nos dons", explique les proches du jeune homme.
Si vous souhaitez participer à la collecte de dons organisée par ses proches, vous pouvez adresser un chèque à l'ordre de l'association : "Notre soutien à Tangui" à l'adresse suivante : Sylvie Gicquel Association Notre soutien à Tangui, 134 Chemin Edouard Savigny 97432 La Ravine des Cabris, ou alors sur le site : Le Pot Commun
La famille a déjà récolté plus de 1.800 euros.
Zinfos974.com - Mardi 26 Novembre 2013 - 17:42 - L'ancien bras droit du commandant Cousteau se confronte à la crise requin
Son CV parle pour lui. François Sarano, docteur en océanographie, fondateur de Longitude 181 Nature, chef d'expédition et ancien conseiller scientifique du commandant Cousteau, pose ses palmes à la Réunion. Invité par la Réserve marine et les professionnels de la plongée, l'homme est aussi attendu sur la crise requin, dont il a perçu quelques mauvaises ondes depuis la métropole...
C'est un VRP reconnu que se paye la Réserve marine, l'IRT et les acteurs de la plongée à la Réunion. "Rencontré en métropole dans le cadre d'un congrès en octobre, François Sarano a accepté notre invitation", explique Soraya Issop-Mamode, directrice de la Réserve naturelle marine.
Un mois plus tard, ce sont tous les professionnels de la plongée sous-marine qui comptent bien profiter de cette présence dans notre département. Pas de chichi, François Sarano est bien à la Réunion pour "valoriser la réserve et ses partenaires dans un contexte tendu et apporter son regard extérieur au vu de l'expérience qui est la sienne avec les autres réserves marines dans le monde", cadre la directrice. Voilà qui est dit.
"Une réserve marine, c'est une richesse. Dans tous les endroits du monde où j'ai pu me rendre, la réserve marine était soutenue par tous les gens", débute-t-il son intervention. "De l'extérieur, on est stupéfait. J'ai même entendu dire que la réserve marine causait des désordres écologiques. Je comprends qu'il y ait des opinions différentes mais je dis : êtes-vous allés dans l'eau pour constater ?" demande-t-il aux détracteurs de la réserve.
François Sarano prévient que la recherche de solutions à cette "crise requin" ne peut éviter la question de la valeur de celui qui parle. "Est-ce que quelqu'un qui ne va pas dans l'eau peut avoir le même poids que quelqu'un qui y est tous les jours ?". Pour ne pas tomber dans "le café du commerce, il faut faire parler les plongeurs, les apnéistes, les photographes sous-marins", ceux dont le témoignage a une "valeur".
Ces derniers, justement, qui accompagnent l'invité ces prochains jours, exposent leur expérience en matière d'observation des squales. "Deux fois en 12 ans de plongée, matin et après-midi", garantit Max Grall, le gérant de B'Leu Océan, affilié à Longitude 181.
Tout en précisant qu'il a lui même connu des drames de plongée dans son cercle de connaissances, François Sarano reste ébahi par la caisse de résonnance que les attaques de requins ont eu ici. Sans même y avoir posé les pieds au cours de cette crise, il se dit par contre "blessé" par les mails incendiaires qu'il a pu recevoir, du genre : "si tu viens à la Réunion, on te fera la peau". "J'ai connu très peu d'endroit où la pression était si forte", affirme François Sarano, tout en précisant que cette pression se retourne contre leurs auteurs et l'ensemble des disciplines tournées vers l'océan, au-delà du surf. Une mauvaise pub pour la Réunion en somme. Il faut dire que les usagers de la mer reprochaient à Longitude 181 de commenter la crise requin depuis... la métropole, sans antenne locale.
                                                          "Faire confiance aux scientifiques"
Tout en ne minimisant pas le phénomène d'attaques à répétition dans le secteur Ouest ces deux dernières années, l'ancien chef d'expédition de la Calypso estime que l'"on ne conduit pas une politique dans l'émotion". Il prend en exemple Hawaii, également touchée cette année par une série d'attaques mais dont la gestion est autrement plus responsable qu'à la Réunion. Face à ce phénomène nouveau qui touche la côte Ouest, François Sarano en appelle à la la limitation des prises de risques par les usagers. "Les usagers doivent s'appuyer sur les connaissances. Lorsque je fais de l'escalade, que je vais en montagne, je n'y vais pas quand il est annoncé de la pluie", lance-t-il. "Je peux bien y aller si je le veux mais je limite les risques si je prends en compte ces données".
Pour lui, il n'y aura pas de solution miracle autre celle qui consiste à "minimiser" le risque et faire confiance aux scientifiques, à l'IRD. "S'ils avaient tiré leurs conclusions au bout de deux mois, vous les auriez traité de charlatan. Il est normal qu'une étude soit longue", ajoute-t-il, tout en précisant quelques minutes plus tard que "les comportements des requins sont très difficiles à mettre en boîte, très difficiles à expliquer". Une certitude selon lui : le bouledogue aime l'eau douce, il peut remonter très loin dans les fleuves, et est très côtier.
Les plongeurs qui l'accompagnent remettent le couvert: "L'île n'est pas infestée de requins. On ne dit pas qu'il n'y en a pas, on dit qu'on n'en voit pas". François Sarano plonge ce mercredi dans l'Ouest pour confirmer la règle. Sans doute pourra-t-il y constater d'éventuels changements après avoir mis les bouteilles pour la première fois à la Réunion au début des années 80, au Cap la Houssaye.
Clicanoo.re - publié le 27 novembre 2013 - 05h53 - Crise requin : La pédagogie marine selon François Sarano
Invité dans l’île pour défendre “les richesses? de la Réserve marine, le célèbre océanographe François Sarano préconise aux usagers d’apprendre à s’adapter au risque requin.
40 ans de plongée dans les poumons, dont des centaines avec des requins. Un amoureux de la mer et de ses habitants, ancien conseiller scientifique du commandant Cousteau. François Sarano est une référence en océanographie. La Réserve naturelle marine et l’Île de la Réunion tourisme (IRT) l’ont invité pour une action de “valorisation positive ? de la plongée et du milieu marin. Un coup de com’ évidemment indissociable de la crise requin et de ses répercussions touristiques. “On est contente qu’il soit là malgré le contexte tendu ?, glisse la directrice de la réserve, Soraya Issop-Mamode. Le docteur en océanographie a bravé les pressions (voire encadré) pour transmettre son expérience du milieu. Et faire passer des messages qui ne feront pas l’unanimité dans le “contexte ? si passionné que l’on connaît. Un : “La réserve est une richesse incroyable qu’il faut préserver" Deux : “Les prélèvements de requin sont inutiles, les usagers doivent apprendre à vivre avec le risque"
Après avoir épluché “avec distance“ les statistiques, François Sarano estime que la recrudescence des attaques de squale sur nos côtes depuis deux ans “n’est pas anormale ? par rapport aux autres pays confrontés au même risque. “La Réunion n’est pas une île à part. À Hawaï, on a recensé 7 attaques pour quatre décès depuis le début de l’année. Ce qui fait la différence dans la perception, c’est la gestion des dramatiques accidents" En clair, trop de polémique et trop d’émotion chez nous, selon l’observateur extérieur. Sans minimiser “l’horreur des drames ?, le plongeur professionnel appelle à prendre de la distance avec “la parole café du commerce qui prétend que la Réunion est infestée de requin ou que la réserve marine cause un désordre écologique" Il préconise de “faire confiance au travail scientifique de longue haleine ?, suggère aux usagers “d’apprendre à s’adapter ? au risque requin. S’adapter ? “Oui, en renonçant à leurs activités quand les conditions ne s’y prêtent pas ?, précise le cofondateur de l’association Longitude 181, pour qui “certains accidents auraient pu être évités avec une meilleure information"
                                                               “Sans risque ? pour la plongée
Si François Sarano juge “hasardeux ? d’évoquer une recrudescence de requins, il se garde d’interpréter les premières données du programme Charc qui confirment le rapprochement des bouledogues près des côtes. Notamment dans des zones balnéaires considérées comme des sanctuaires, avant février 2011. En revanche, il se plaît à souligner, aux côtés des professionnels de l’activité, que la plongée sous-marine est “sans risque avec les requins" Lui qui nage dans le sillage des grands blancs depuis 15 ans.
De son séjour dans l’île, François Sarano espère ramener une “vision apaisée et distante ? de la situation réunionnaise. Notamment pour inciter des camarades échaudés à revenir plonger ici. L’océanographe ira lui-même goûter aux fonds marins de Saint-Gilles ce matin avant d’animer dans l’après-midi une conférence-débat à Kélonia, autour de son dernier film “Méditerranée, royaume des requins" Si ses détracteurs s’y invitent, le débat risque d’être pimenté.                          V.B.
Orange Réunon - Source : www.ipreunion.com - Publié le 27/11/2013 à 16h50, mis à jour à 17:50 - Crise requin - Des usagers de la mer interpellent l’ancien conseiller scientifique du Commandant CousteauSaint-Leu : la conférence-débat de François Sarano a failli tourner court
La conférence-débat de François Sarano, docteur en océanographie, fondateur de Longitude 181, chef d’expédition et ancien conseiller scientifique du Commandant Cousteau, a failli tourner court ce mercredi 27 novembre 2013 après-midi à Kélonia. Cette conférence-débat était prévue autour de son dernier film "Méditerranée, royaume des requins". Dans la salle de projection, une trentaine de représentants d’usagers de la mer, notamment des surfeurs, avait, en effet, fait le déplacement, plus pour interpeller le plongeur professionnel, sur sa position vis à vis des requins, que pour visionner le film.
La projection de "Méditerranée, royaume des requins" devait initialement durer 52 minutes. Mais le public a du finalement se contenter de quelques plans et séquences de nage avec les grands requins blancs réalisés en Amérique du Sud et Afrique du Sud. À la demande de certains des usagers de la mer présents, François Sarano a entamé plus tôt que prévu le débat.
Les questions ont fusé : "qui a financé votre billet d’avion ?", "pourquoi êtes-vous venu à La Réunion ?"… Autant de questions, sans grand rapport avec l’objet de la conférence, auxquelles le chef d’expédition et l’ancien conseiller scientifique du commandant Cousteau a essayé de répondre malgré tout.
Très vite lassée par cette joute oratoire, la majeure partie des spectateurs, déçue de ne pas avoir vu le film, s’est retournée contre la trentaine d’usagers de la mer. Agacés, certains de ces spectateurs ont quitté la salle de projection, d’autres ont pris à partie le groupe d’usagers de la mer . Il a fallu l’intervention, au nom des surfeurs, de Christophe Mulquin, pour que la tension retombe. "Nous allons vous laisser à votre film, à condition que vous nous rencontrez après. Nous attendrons une heure, voire deux, s’il le faut, venez débattre avec nous". "Le courant ne passe visiblement pas avec les plongeurs", a, pour sa part, lancé un autre surfeur.
Une demande de rencontre à laquelle a répondu positivement François Sarano. "Je n’ai pas l’habitude de me dérober", a-t-il déclaré.
Les représentants des usagers de la mer ont alors quitté la salle. Ils ont patienté à l’extérieur pour débattre avec François Sarano. L’échange, parfois vif, a repris dès la fin de la projection et des questions en salle. Sans grande surprise, chacun des deux camps a campé sur ses positions avant qu’un terme ne soit finalement mis à la discussion. A noter la présence discrète des gendarmes qui n’ont eu aucune raison d’intervenir.
Clicanoo.re - publié le 28 novembre 2013 - 05h05 - Les initiatives pour enrayer la crise requin se multiplient
Elle commence à se faire longue, cette crise requin, pour les professionnels et usagers de la mer. Depuis la dernière attaque à l’Etang-Salé sur un bodysurfeur fin octobre, le tourisme fait grise mine, et l’interdiction de baignade sur plusieurs plages de l’île en fait râler plus d’un. D’où ces initiatives qui pointent le bout de leur nez ici et là, par des associations, collectifs, et autres mouvements citoyens.
Alors que dimanche, une centaine de plongeurs du GPP (Groupement des professionnels de la plongée) doit se rassembler à Saint-Leu pour battre le record de chaîne humaine sous-marine, une autre action se déroulera, dans l’ouest également. Le groupe de jeunes citoyens saint-paulois "Mobiliz’@ction" se réunira dimanche de 10h30 à 12h sur la plage des Brisants, afin de discuter du thème de la crise requin et de son impact économique.
"Nous voulons une réaction des pouvoirs publics pour une solution qui conviendra à tous les usagers de la mer et les commerces alentours pour redonner une bouffée d’oxygène à l’économie de la première zone balnéaire qui se meurt", précise le groupe Mobiliz’@ction. Des professionnels se joindront à eux, apportant les chiffres de "l’asphyxie économique" et leurs propositions quant au devenir de la réserve marine.
Dernier collectif en date à débarquer, "Rend a nou la mer, rend a nou la Réunion" (qui a créé cette semaine son lieu d’échanges sur Facebook) regroupe toutes les associations impactées par la crise requin. Parmi elles, Prévention Requin Réunion (PRR), Océan Prévention Réunion (OPR), le collectif "Ti pêcheur" pour le maintien des activités de la mer, mais aussi des associations non liées au milieu marin directement, telles que le Cmac (Collectif pour le maintien des activités au coeur de la Réunion), ou "Eleveurs et Montagne".
Le collectif prévoit un grand rassemblement pacifique sur le débarcadère de Saint-Paul, le dimanche 8 novembre à 15 heures, dans le but de montrer la solidarité et l’unité des Réunionnais dans la crise requin. Afin de promouvoir leur événement, "Rend a nou la mer, Rend a nou la Réunion" a même créé et diffusé un spot vidéo sur les réseaux sociaux (à voir ci-dessus), et qui met en scène des Réunionnais qui se sentent concernés par les conséquences de cette crise. Dès les premières secondes, le ton est donné : la vidéo débute par un plan sur une victime d’une attaque se faisant réanimer, accompagnée de la phrase choc "Et si c’était votre enfant ?". On y retrouve entre autres le grapheur Jace, le chanteur Danyel Waro, ou encore l’humoriste Alain Hubert qui y prennent la parole.
Pour rappel, les conséquences des multiples attaques ces dernières années continuent à se faire ressentir, notamment auprès des commerces, mais surtout des établissements touristiques et hôteliers de l’ouest. Les chiffres parus cette semaine faisaient état d’un recul de fréquentation de 4% par rapport au second semestre 2012.             J.CTS
Zinfos974.com - Vendredi 29 Novembre 2013 - 15:04 - Et si l'immersion de récifs artificiels avait favorisé les attaques de requins?
L'association "Protégez nos enfants" met le doigt sur un "détonateur" très peu évoqué depuis le début de la crise requin. L'immersion de récifs artificiels le long de la côte Ouest ces dernières années pourrait expliquer, au moins en partie, selon l'association, la série d'attaques.
Son courrier :

"Depuis plusieurs années, nous étudions tous les causes qui peuvent expliquer ou essayer d'expliquer, d'une part, le nombre et la répétition soudaine des attaques de requins bouledogues sur la côte Ouest, et d'autre part, l'acharnement "inexplicable" de ces requins bouledogues sur leurs proies.
Différentes explications ont été jusqu'à présent avancées, toutes complémentaires les unes aux autres comme par exemple, la prolifération due à l'arrêt de la pêche depuis 1999, l'installation de la ferme aquacole et de la Réserve Marine en 2007, les bouées jaunes ayant un effet DCP, la turbidité de l'eau et le problème du traitement des eaux usées, le basculement des eaux Est/Ouest etc…
Mais il existe une autre cause probable, rarement ou jamais (étrangement !) évoquée à savoir la pose à partir de 2008, donc quelques années avant les premières attaques, de Récifs Artificiels immergés (R.A) de LA Possession à Saint-Leu, très près des côtes, dans une vingtaine de mètres de profondeur !
L'arrêté préfectoral du 11/07/2012 relatif au programme "Corail Réunion" lancé en 2008 fait état de 6 R.A (4 à La Possession installés les 21 et 22/10/2008, 1 au Port Ouest (date inconnue), 1 à Saint-Leu (installé le 18/11/2008), et prévoit le 11 juillet 2012, donc avant les attaques d'Alexandre Rassiga (23/07/2012) et de Fabien Bujon (05/08/2012) l'installation de 8 autres R.A à savoir 5 en baie de Saint-Paul, 2 aux Avirons, et 1 second à Saint-Leu, plus 1 à L'Etang-Salé (mais étrangement annulé ) !
L'objectif de ces R.A est multiple, d'une part recréer des chaînes alimentaires (type DCP très côtiers) permettant à des petits pêcheurs professionnels de pêcher sans devoir se rendre sur des DCP très éloignés, d'autre part, créer une filière "vifs" pour la pêche au gros, et enfin, créer de façon artificielle des spots de plongée ayant une faune très riche !
Et le système a parfaitement fonctionné comme en témoignent les photos (du 05/04/2011 soit 2 mois seulement après la première attaque de Eric Dargent, mais avant celle de Mathieu Schiller !) et commentaires sur le site corailreunion.blogspot.com, dithyrambique sur la faune très riche qui est venue s'installer très rapidement sur les R.A, mais bizarrement non mis à jour depuis le 28/06/2012…comme si les attaques citées ci-dessus avaient nettement "refroidi les ardeurs" et l'enthousiasme de l'administrateur de ce blog !
Comme on peut le lire sur l'arrêté, les parties prenantes à l'installation de ces R.A (financés par l'Europe…pour des sommes astronomiques… plus d'1.9 million d'euros me semble-t-il !!!…ce qui fait cher le kg de béton et la ferraille !) sont nombreuses à savoir la Préfecture, les Mairies (Le Port, Saint-Paul, Etang-Salé, les Avirons, Saint-Leu…), le Comité des pêches, la DEAL, la DMSOI, l'IFREMER, L'Université avec ECOMAR et GEOSCIENCE, le conseil scientifique de la RNMR, des clubs de plongée…mais aussi EDF Réunion…ce qui peut aussi expliquer les atermoiements des uns et des autres dans la gestion de cette crise requin…car il est évident que ces masses d'argent énormes provenant de l'UE n'ont pas servi qu'à la récupération de vieux poteaux EDF et aux chaînes de liaison…ou bien elles étaient en or massif !
Des informations stupéfiantes sont également dans cet arrêté préfectoral oublié…comme par exemple p.22, je cite "notamment les requins bouledogues"…Et nous sommes, je le rappelle, avant les attaques de Rassiga, Bujon et tous les autres qui ont suivi !
Un autre point essentiel de l'arrêté concerne le "déménagement" stupéfiant (!) du R.A de Saint-Leu situé d'après l'arrêté "trop près des spots de surf" et estimé par conséquent dangereux pour les activités nautiques ! Décision "prémonitoire", Fabien Bujon a été attaqué 1 mois presque jour pour jour après cet arrêté…Personnellement, je pense que ce "déménagement" est un véritable aveu des autorités sur la corrélation probable entre R.A près des côtes et attaques de requins bouledogues !
Quant au R.A de l'Etang-Salé, l'arrêté stipule que son immersion a été annulée…probablement par "précaution"…pour les mêmes raisons citées p.22 !
Les media nationaux (JT de TF1 du vendredi 26/02/2010) et locaux se sont également fait l'écho du "succès" ("c'est la gloire" commentaire de l'administrateur du blog Corail Réunion !) majeur de ces R.A sur la faune et donc la création ex-nihilo de chaînes alimentaires, près des côtes…Effectivement 5 morts et 3 handicapés à vie en 2 ans…"c'est la gloire !"
Immerger ce type de R.A, certes très attractif pour les plongeurs bouteilles (je rappelle que je suis moi-même plongeur bouteille depuis 30 ans !), et pour récupérer des vifs (objectif premier des R.A d'après l'arrêté !) autour d'une île déjà bien fréquentée (du moins à l'Est et au Sud) par des requins bouledogues et tigres, particulièrement dangereux pour les humains, n'est-ce pas jouer aux apprentis sorciers avec la nature ? Et n'est-ce pas au final, vraiment de la "mise en danger de la vie d'autrui" ?
En résumé, nous pensons que l'installation (une douzaine semble-t-il à ce jour !) de R.A sur la côte ouest a particulièrement modifié le comportement des requins bouledogues, en les rendant encore plus agressifs et territoriaux (protection de leur garde-manger qui ne se situerait donc pas seulement dans la réserve marine).
Hervé Flament - Président de "Protégez nos enfants"
Zinfos974.com - Samedi 30 Novembre 2013 - 10:25 - Crise requin : Rassemblement des usagers de la mer le 8 décembre prochain à St-Paul
Le collectif "Rend a nou la mer, rend a nou La Réunion", qui entend regrouper toutes les personnes impactées "d'une manière ou d'une autre par la crise requin", organise un grand rassemblement le 8 décembre prochain devant le débarcadère de Saint-Paul.
"En plus du drame humain, l’ile de la Réunion subit un véritable désastre économique, écologique et identitaire, nous avons perdu le droit d’accès à la mer. Comment peut on imaginer une ile sans la mer.
Face à une crise requin qui tue la Réunion à petit feu, et qui concerne désormais tous les Réunionnais, et face à l’issue incertaine qui nous est proposée par les pouvoirs publics, si nous ne réagissons pas rapidement, nous courrons au désastre. Les usagers de la mer, les pêcheurs, les surfeurs, les baigneurs, les commerçants, les responsables économiques, les associations sportives, et organisations diverses vous appellent à se joindre à eux, dans un grand rassemblement.
Cette crise n’est pas une fatalité. C’est la plus grossière erreur écologique que nous ayons dû subir. Cette situation, impactant de plein fouet notre ile, est malheureusement le résultat d’un manque de réponses des autorités face à la problématique "bouledogue".
Le collectif a pour vocation de rassembler les réunionnais, pour défendre leur île et leurs droits. La Réunion ne doit pas nous être interdite, il faut trouver des solutions durables, et les mettre en oeuvre. Nous voulons montrer aux autorités que la population Réunionnaise ne veut plus subir, et qu’elle se sent concernée.
       - Nous souhaitons que l’état tienne ses engagements notamment la reprise immédiate du programme Ciguatera avec les moyens nécessaires pour une conclusion rapide, afin de permettre une véritable relance de la pêche artisanale. Sans l’autorisation de vendre il n’y a pas de pêche.
       - Nous souhaitons que la levée de l’arrêté d’interdiction d’accès à la mer soit définitif.
       - Nous ne voulons plus que les scientifiques soient juges et parties.
       - Nous voulons également :
       - que les véritables acteurs de la vie économique et sociale du littoral fassent partie intégrante des groupes de réflexion et de discussions sur la Réserve Marine.
- Une réelle parité dans les commissions, ainsi qu’un véritable pouvoir décisionnel , ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
- Que soient étudiées et proposées des adaptations de la règlementation de la réserve marine et du parc des hauts, compatible avec les spécificités culturelles des Réunionnais."              Le collectif Rend a nou la mer, rend a nou la Réunion
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 30/11/2013 à 05h37 - "Shark-riding" : une pratique extrêmement dangereuse - Ils dansent avec les requins
Shark-riding
Le "shark-riding" est une nouvelle pratique consistant à s’accrocher voire enlacer des requins, en se laissant porter sur plusieurs mètres. Sur Internet, les vidéos de nageurs et plongeurs dansant avec les squales se multiplient, note www.maxisciences.com. Cette tendance, extrêmement dangereuse, indigne, plusieurs chercheurs et spécialistes des requins qui dénoncent une "dauphinisation" des requins. "Vous aimez peut-être beaucoup les squales mais eux ne vous aiment pas, en fait, ils n’en ont rien à faire de vous" lance David Diley, réalisateur et spécialiste des requins, aux pratiquants de "shark-riding". En l’espace de deux années douze attaques de requins, dont cinq mortelles, ont eu lieu à La Réunion.
Alors que chaque attaque de requins relance le débat sur leur protection, c’est un nouveau phénomène qui inquiète les défenseurs des squales : le "shark-riding". Cette pratique se répand de plus en plus à travers le monde. Pour preuve, les vidéos qui se multiplient sur le net" écrit www.maxisciences.com. "Toutes les séquences commencent de la même façon : des nageurs ou des plongeurs évoluent tranquillement dans les eaux. Puis un requin apparait. En temps normal, beaucoup auraient le réflexe de s’en écarter. Mais ici, ce n’est pas le cas. Les nageurs s’accrochent au squale en l’attrapant par l’aileron. Ils se laissent alors porter sur plusieurs mètres. Parfois, certains vont encore plus loin en enlaçant le requin pendant plusieurs secondes, leur tête se retrouvant alors à quelques centimètres seulement de la gueule du poisson" dit encore le site d’information.
Sur une vidéo postée le 21 novembre 2013 et relayée par le Courrier International, un nageur intrépide s’accroche ainsi complètement à un requin citron dans les eaux de Bora Bora. L’homme qui a filmé et posté la vidéo note : "les requins étaient tellement gentils et ont accepté nos avances. Ça n’a pas du tout semblé les déranger que nous nous accrochions librement à eux. Merci Sharky"
D’après le blog Wild Things de Slate.com, cette nouvelle tendance est probablement née des vidéos réalisées par les protecteurs des squales. Pour prouver que les requins ne sont pas des mangeurs d’homme, beaucoup ont en effet filmé des séquences où on les voit s’approcher très près des requins voire s’accrocher aux ailerons. Toutefois, les conditions étaient bien différentes car les interactions étaient calculées. "Ces conservateurs ont de nombreuses années d’expérience avec les requins et ont un certain niveau de confort à côté des requins que la plupart des personnes n’ont pas. Ils ne s’engageaient pas dans cette activité sans préparation, et ils savaient qu’il y avait des risques", écrit Dawn Williams, fondateur du site Shark Attack News, cité par www.maxisciences.com.
En particulier avec des requins comme le grand blanc ou le requin tigre. En février dernier, une vidéo mettait en scène la plongeuse Ocean Ramsey s’accrochant à l’aileron d’un grand requin blanc. Une séquence à laquelle le réalisateur et spécialiste des requins David Diley a vivement réagi, relève le journal Sud Ouest.
Sur son blog, il explique que c’est juste une manière d’attirer l’attention sur soi, de prouver quelque chose, avec le risque que d’autres moins expérimentés en fasse de même. Une menace pour la protection des requins Si un nageur téméraire se fait un jour mordre, "c’est toute l’industrie de la plongée avec les requins qui menacera d’être fermée dans la région" tandis que les "pêcheurs sortiront pour tuer tous les requins situées dans la zone", écrit-il, cité par www.maxisciences.com.. Aujourd’hui, de nombreux pays ont développé de l’éco-tourisme et des programmes autour des requins qui permettent de mieux les faire connaitre et ainsi d’accroitre leur protection. Des initiatives dont les efforts pourrait être ruinés par le "shark-riding".
Loin de leur réputation de mangeur d’hommes, les images de "shark riding" font apparaitre les squales comme des animaux familiers. Une image qui ne leur correspond pas non plus, selon David Diley dénonçant une "dauphinisation des requins". &qu