LE RISQUE REQUIN 2015

retour à risque requins 2013

Zinfos974.com - Vendredi 2 Janvier 2015 - 16:59 - Reportage TF1 sur Eric Dargent, amputé suite à une attaque de requin à La Réunion
Le journal télévisé de TF1 a raconté hier l'histoire d'Eric Dargent, ce surfeur dont un requin avait arraché la jambe gauche dès le premier jour de son séjour à La Réunion, il y a presque 4 ans.
C'est le 19 février 2011 que la vie de l'homme de 32 ans bascule. Alors qu'il se trouve au large de Grand-Fond à Saint-Gilles-les-Bains, vers 18h30, le surfeur est attaqué par un squale qui l'ampute de sa jambe gauche.
Malgré la perte de sa jambe (au niveau du genou), Eric Dargent s'était remis sur sa planche de surf à peine quatre mois après l'accident.
Aujourd'hui, quatre ans plus tard, le voilà toujours dans les vagues, même à La Réunion. "Le plaisir est plus intense qu'avant, une espèce de revanche de ce qui m'est arrivé", explique-t-il à la chaîne de télévision. C'est grâce à une prothèse unique au monde qu'il arrive à pratiquer le surf et vivre sa passion.
Il passe aujourd'hui une majorité de son temps à apprendre aux autres amputés à surfer avec son association "Les surfeurs Dargent".

Même sans sa jambe gauche, ce surfeur poursuit sa passion sur WAT.tv
   

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 03/01/2015 à 05h00 - Risque requinsPatrick Florès : "On pourra retourner à l’eau en 2015"
A l’occasion de la présentation de ses voeux à la Fédération française de surf, Patrick Florès a livré quelques informations ce vendredi 2 janvier 2015 sur les suites de la crise requin à La Réunion. "On avance sur le dossier un peu plus lentement que je l’aurais espéré, mais les lois administratives sont ce qu’elles sont. On ne peut pas aller plus vite, mais on se bat", assure l’adjoint à la mairie de Saint-Paul. L’élu en charge de la sécurisation des activités balnéaires s’est même livré à un petit pronostic : "croyez-moi, mon voeu le plus cher est de retourner à l’eau à La Réunion. J’ai envie de surfer avec mes amis au Pic. On se bat pour ça, et on va y arriver en 2015, d’ici quelques semaines. On va signer fin janvier." 

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 06/01/2015 à 05h15 - Les résultats finaux seront dévoilés en févrierL’étude CHARC, porteuse d’espoirs pour 2015
Vivement attendus par les usagers de la mer, les résultats finaux de l’étude CHARC (Connaissance de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte Ouest de La Réunion) - qui devaient être rendus publics fin 2014 - ne seront pas dévoilés tout de suite. Le rapport de 250 pages a été transmis aux autorités à la mi-décembre, pour une restitution au public à la mi-février. Cette publication scientifique - qui analyse le comportement des requins - devrait susciter un certain espoir quant à la résolution de la crise requin et apporter quelques solutions, indique Marc Soria, le coordinateur du programme. "Les résultats scientifiques sont suffisants pour envisager un aménagement moins restrictif qu’à l’heure actuelle", assure-t-il.
2015 pourrait bien être une année décisive dans la gestion de la crise requin à La Réunion. Initiée fin 2011, l’étude CHARC (Connaissance de l’écologie et de l’Habitat de deux espèces de Requins Côtiers sur la côte Ouest de La Réunion) est arrivée à son terme fin 2014. "On a rendu le rapport à la mi-décembre. Il est aujourd’hui entre les mains des autorités pour une restitution mi-février. Nous avons des consignes qui nous demandent de ne rien publier d’ici cette date", indique Marc Soria, le coordinateur du programme.
Même si rien des résultats finaux ne doit filtrer, le scientifique est confiant : "plein de choses ont été découvertes : des résultats pourraient apporter des solutions et d’autres sont assez intéressants. Nous avions des hypothèses qui tenaient la route et qui ont été confirmées. Puis, nous avons des résultats nouveaux sur le comportement des requins, même s’il persiste encore des zones d’ombres."
                                       Les résultats pourraient pemettre "un aménagement moins restrictif"
Ainsi, en 2015, des améliorations sont attendues pour les usagers de la mer. "Ces résultats sont importants et fiables : lorsque la publication sera faite par la Région et la préfecture, cela donnera de l’espoir et des solutions", souligne le responsable de l’étude. Pourra-t-on "retourner à l’eau" cette année, comme l’affirme Patrick Florès, adjoint à la mairie de Saint-Paul ? Sans s’avancer, Marc Soria répond que "les résultats scientifiques sont suffisants pour envisager un aménagement moins restrictif qu’à l’heure actuelle."
"Sur l’année 2015, cela fera progresser les choses sur une utilisation à bon escient des zones sécurisées. Les actions de protection et de sensibilisation seront appuyées à partir de nos données", ajoute le scientifique. Reste à savoir si le rapport sera validé par les services de l’Etat, notamment la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) : "peut-être qu’ils demanderont une contre-expertise, afin de renforcer certains résultats qui demanderont une validation statistique."
                                        Le marquage des requins dans l’attente d’une relance
Quoi qu’il en soit, la communication autour de cette étude très attendue sera soignée, le temps que les services de la préfecture et de la Région digèrent l’étude de 250 pages. "Vu la sensibilité du sujet : il faut qu’on voit ensemble la manière dont on va communiquer dessus. Il faut que ce soit clair et transparent, sans prise de bec ou d’incompréhension", souligne Marc Soria.
Le programme est arrivé à son terme à la fin de l’année 2014, mais les études du comportement des squales continueront en 2015. Si le marquage des squales est en officiellement en "stand-by" - le dernier marquage remonte à juillet 2014 - le scientifique précise qu’une relance est prévue. "Les requins marqués à l’heure actuelle seront encore détectables jusqu’à juin 2015. Mais sur ce programme de marquage des squales, tous les acteurs sont d’accord pour que cela perdure. C’est la meilleure solution pour appuyer toutes les actions menées", assure le coordinateur.

Zinfos974.com - Jeudi 15 Janvier 2015 - 16:49 - Un requin bouledogue pêché aux Roches Noires
L'équipe de pêcheurs du programme Cap Requin a procédé au prélèvement d'un requin bouledogue mâle de 2.50 mètres.
Cette première prise de l'année s'est faite hier vers 21h sur une drumline disposée en face des Roches Noires. Le requin servira à l'étude Valorequin.

Zinfos974.com - Vendredi 16 Janvier 2015 - 16:25 - Un requin bouledogue pêché aux Roches Noires
Un requin bouledogue a été pêché aux Roches Noires mercredi, selon l'association Prévention requin réunion (PRR). Une drumline à 400 mètres de la plage a d'abord piégé le mâle de 2,50 mètres et c'est l'équipe de médiateurs de surveillance et prévention de l'association, aidée du pêcheur en charge des dispositifs, qui a procédé à la pêche.
Une certaine activité a également été enregistrée dans l'eau ces derniers jours, indique PRR sur sa page Facebook, grâce à deux récepteurs aux Roches Noires. Deux requins bouledogues marqués, un mâle et une femelle, ont montré une présence furtive le 13 et le 14 janvier.
PRR explique cette activité par les pluies saisonnières qui attirent les squales plus près des côtes.
L'association conseille aussi à "ceux dont la passion est plus forte que l'arrêté d'interdiction", de pratiquer leurs activités nautiques en groupe dans une eau claire quand le soleil est présent, de préférence le matin.

Zinfos974.com - Lundi 26 Janvier 2015 - 11:07 - Un requin-marteau observé à l'Etang Saint-Paul
Ce vendredi 23 janvier 2015, un requin a été observé dans le secteur de l'Etang Saint-Paul, rapporte le site Info-requin.re. C'est un témoin privé qui a aperçu le squale en début d'après-midi, vers 14h10.Pour rappel, le requin-marteau est potentiellement dangereux pour l'homme.

Zinfos974.com -Vendredi 30 Janvier 2015 - 16:24 - Pêche aux requins: Le tribunal annule l'arrêté du maire de Saint-Leu
C'est une victoire symbolique et importante que viennent de remporter les associations ASPAS, Longitude 181 et Sea Shepherd devant le tribunal administratif de Saint-Denis face au maire de Saint-Leu.En mai 2013, Thierry Robert avait pris un arrêté autorisant la pêche des requins bouledogues sur tout le territoire maritime de la commune. Cet arrêté avait été suspendu dés juin 2013 dans le cadre d'un référé suspension. L'arrêté du maire est désormais définitivement annulé par le tribunal administratif, dans un jugement en date du 8 janvier.Le tribunal a estimé que le secteur dans lequel l’arrêté avait vocation à s’appliquer comportait des zones de protection renforcée ou de protection intégrale de la réserve marine. Or, seul le préfet pouvait déroger aux restrictions en matière de pêche dans ces zones Par conséquent, le maire de Saint-Leu ne pouvait prendre cet arrêté qui est donc annulé. Ce jugement donne raison aux associations ASPAS, longitude 181 et Sea Shepherd.Jean-Bernard Galvès, porte-parole du collectif des associations de défense de l’environnement, ne cache pas sa satisfaction. "A l'heure où différentes communes s'engagent dans des projets plus ou moins fantaisistes en rapport avec le risque requin, cette décision de justice rappelle utilement aux maires les limites de leurs compétences dans le domaine maritime. Celles-ci ne peuvent s'exercer dans la réserve marine,....ni d'ailleurs au-delà de la bande des 300 mètres. Notre collectif ne doute pas que le préfet saura en la matière faire respecter les lois de la République, comme il saura faire retirer la drum-line prévue à Boucan en zone de protection renforcée de la réserve."

Clicanoo.re - publié le 30 janvier 2015 - 15h43 - Le TA annule définitivement l’arrêté de pêche requins à Saint-Leu
Jean-Bernard Galvès, porte-parole du collectif des associations de défense de l’environnement, parle d’une "victoire symbolique et importante". Le 8 janvier dernier, le tribunal administratif a en effet donné raison à ces associations, qui avaient déposé un recours contre l’arrêté municipal pris par Thierry Robert, maire de Saint-Leu, en mai 2013.
Cet arrêté visait à autoriser la pêche aux requins bouledogues sur tout le territoire maritime de la commune de l’ouest. Dès après, les associations Sea Shepherd, Longitude 181 et ASPAS avaient déposé un recours, demandant la suspension de cet arrêté. Chose faite en juin 2013, où un référé de suspension avait été pris par le juge des référés.
Ce 8 janvier, le tribunal administratif a fini par annuler définitivement cet arrêté, estimant que le secteur dans lequel il devait s’appliquer comportait des zones de protection renforcée ou de protection intégrale de la réserve marine.
Ce jugement explique également que seul le Préfet a autorité à déroger aux restrictions de pêche dans ces zones, invalidant ainsi la décision du maire de Saint-Leu, et donnant raison aux associations.
"A l’heure où différentes communes s’engagent dans des projets plus ou moins fantaisistes en rapport avec le risque requin, cette décision de justice rappelle utilement aux maires les limites de leurs compétences dans le domaine maritime", commente Jean-Bernard Galvès. Il rappelle que ces compétences ne peuvent s’exercer ni sur la réserve marine, ni au-delà de la bande des 300 mètres.
Avant de terminer : "Notre collectif ne doute pas que le préfet saura en la matière faire respecter les lois de la République". Sans oublier d’attirer l’attention sur le cas des drum-lines de Boucan, dont l’installation est prévue en zone de protection renforcée de la réserve.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 01/02/2015 à 08h26 - Cap la Houssaye - Observation d’un requin tigre .
Un requin tigre a été observé ce samedi 31 janvier 2015 au Cap la Houssaye. Le squale a été vu au large par un témoin privé vers 14h45.
C’est la deuxième observation enregistrée par le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) et publiée par le site de la préfecture Info-Requin depuis le début de l’année.

Le 03 février 2015 - Un mail de la Préfecture - Invitation à participer à la prochaine réunion du C4R - Qui est volontaire ?

Copie AAPSGB
Liberté • Égalité • Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE - PRÉFET DE LA RÉUNION - Saint-Denis, le 0 2 FEV 2015 - Préfecture - Le Préfet - Cabinet - Bureau du cabinet
à destinataires sur demande

Ref : Cab/I31)C/ 1 7 0
Objet : réunion du comité réunionnais de réduction du risque « requins » (C4R)
J'ai l'honneur de vous inviter à participer à la prochaine réunion du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R), que je co-animerai avec M. Didier ROBERT, président du Conseil Régional, le :
jeudi 12 février 2015, à 14 heures
Amphithéâtre Charles Isautier - Centre de Formation pour Adultes (CFA) de Ste Clotilde
12, rue Gabriel de Kervéguen - ZI du Chaudron
97495 Sainte-Clotilde cedex
L'objet de cette réunion sera de dresser un bilan des actions réalisées en 2014 et vous présenter les principaux équilibres du plan d'actions 2015/2020, appelé à être mis en oeuvre par le futur centre de ressources et d'appui pour la réduction du risque requin.
Je vous saurai gré de bien vouloir assister à cette réunion et de confirmer votre présence (ou celle de votre représentant) auprès de mes services à l'adresse suivante : cabinetgreunion.pref.gouv.fr
AfFaire suivie par :
Jacques MICI
chef du bureau du cabinet
Tél : 02 62 40 74 12
jacques.micheliireunion.prefgouv.fr
Préfecture de La Réunion – place du Barachois – 97405 Saint-Denis cedex
Standard 0262 40 77 77 – Télécopie : 0262 41 73 74 – courriel : courrier@reunion.pref.gouv.fr " '

Zinfos974.com - Jeudi 12 Février 2015 - 17:12 - MR - Risque requin : l'arrêté préfectoral reconduit avec plus de souplesse
Le préfet Dominique Sorain a décidé de reconduire pour un an l'arrêté préfectoral interdisant les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées de l'île, et notamment de l'Ouest où le risque requins est plus présent. C'est l'une des décisions prises ce jeudi 12 février par le comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R).
Nouveauté : Des aménagements devraient cependant voir le jour. Le préfet a en effet annoncé la mise en place de zones expérimentales où les dispositifs de sécurité seront renforcés, comme des filets, des barrières, des caméras de surveillance. Des moyens acoustique et des vigies seront également déployés. Mais Dominique Sorain de rappeler que "le risque zéro n'existe pas."
Selon le sénateur et président de la Région Didier Robert, "cette réunion marque un tournant dans la manière d'appréhender le risque requin".

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 12/02/2015 à 16h51 - Interdiction de la baignade et des activités nautiquesRisque requins : l’arrêté préfectoral reconduit pendant un an dans une version allégée
L’arrêté préfectoral interdisant la baignade et toutes les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées en raison du risque requins est reconduit pendant un an dans une version moins stricte. C’est ce qui a été annoncé ce jeudi 12 février 2015 dans le cadre du comité opérationnel de réduction du risque requin à La Réunion (CO4R). Des aménagements pour la pratique des activités nautiques sont prévus par la préfecture de La Réunion. Plusieurs zones seront ainsi de nouveau autorisées aux usagers de la mer à leurs "risques et périls".
Le nouvel arrêté prévoit toujours l’interdiction des activités nautiques en dehors du lagon. Mais le texte pourra permettre la mise en place de zones expérimentales opérationnelles à Saint-Paul, Saint-Leu et Saint-Pierre. Dans ces zones, les communes concernées pourront mettre en place des dispositifs de protection pour des activités nautiques "très encadrées."
Plusieurs outils pourront être mobilisés par les municipalités : filets, drumlines, vigies, embarcations, moyens accoustiques... "Cela permettra un retour à l’eau qui reste aux risques et périls de l’usager, et encadré avec des dispositifs allégés qui sont de la responsabilité des communes", a indiqué Christophe Mulquin, de la commune de Saint-Leu.
"Il y a un progrès dans le sens où l’arrêté absolu est soulagé. C’est un petit pas en avant, mais pas non plus une révolution. L’arrêté reconduit jusqu’au 15 février 2016 permettra aux communes de pouvoir mettre en place leur dispositif de sécurisation", a ajouté l’élu délégué à la mer et aux activités nautiques.
"C’est un bon début, c’est une première. Il faut néanmoins aller plus loin pour rendre la mer aux Réunionnais et faire en sorte que les activités nautiques puissent être une activité à part entière vendues aux touristes. [...] Les choses vont évoluer, c’est une bonne chose", a réagi Patrick Serveau, président de l’IRT (Île de la Réunion Tourisme).

Le 13/02/2015 - Un Mail de :

Fabienne COUAPEL-SAURET - Vice Présidente du Conseil Régional
Déléguée aux transports, déplacements, TEE
Mel : fabienne.sauret@cr-reunion.fr
Secrétariat : 0262 48 71 18 -
Mobile : 0692 95 18 27

Bonjour, - Le secteur tourisme a subi la crise économique mais également les dommages liés à la crise requin.
Aujourd’hui, nous assistons à un tournant décisif et nous laissons enfin derrière nous la crise pour gérer durablement la réduction du risque.
Des décisions courageuses ont été prises. Notre « océan grandeur nature » doit être préservé et doit aussi permettre le développement de l’économie bleue et la création d’emplois.
Vous trouverez le communiqué de Didier ROBERT, Sénateur Président de La Région ainsi que les courriers d’alerte adressés au Premier Ministre qui restent d’actualité à propos du fonds d’aide exceptionnel pour les entreprises du tourisme et à propos de la campagne de communication pour valoriser La Réunion.
Bonne lecture et à diffuser sans modération.
Bien à vous

Pour Didier ROBERT : « Il faut accélérer sur la réduction du risque requin »
10 millions d’euros pour réaliser des infrastructures lourdes dans les communes côtières…
Le Président de la Région Didier ROBERT a co-présidé ce jeudi 12 février le Comité de Réduction du Risque Requin (C4R) qui s’est tenu au CFA du Chaudron, aux côtés du Préfet Dominique SORAIN.
Didier ROBERT a qualifié le dossier réduction du risque Requin de majeur pour La Réunion. L’impact de ce sujet sur le tourisme, sur l’économie, et plus largement sur l’image de La Réunion sont incontestables et obligent la mise en place de mesures adaptées. Aussi, la Région a fait le choix dès 2011 de s'impliquer en dehors de son champ de compétences premières.
« Nous avons déployé et ne cessons de déployer des moyens importants – à hauteur de près d’un million d’euros depuis 3 ans ; à la fois pour soutenir la recherche scientifique, sécuriser les zones de baignade, les activités de loisirs, maintenir les vigies requin, accompagner la ligue de surf…. et bien sûr pour prendre part à la réflexion globale et à la prise de décision a précisé le Président. Mais aujourd’hui je considère que les connaissances sont suffisantes à ce stade pour nous permettre d’être plus engagés dans la gestion de cette crise et passer un cap avec 4 axes » :
1 – d’abord nous confirmons notre engagement fort pour poursuivre les mesures financées depuis 2011 (cf. liste du dossier presse) et notamment le Plan Vigie Requin – avec 16 vigies immergés formés.
2 – ensuite : engager un investissement lourd pour les communes côtières est indispensable pour relancer l’activité, rassurer les touristes et les Réunionnais. Ce sont 10 millions d’euros qui ont d'ores et déjà été réservés au niveau du budget régional : FEDER + POCT (dans le cadre des îles Vanille) + le Plan Régional Relance Économique (PRR) et naturellement avec le cadre d'un partenariat avec l’État qui reste à définir.
3 – autre point clé : la question des Bassins de baignades aux abords des sites balnéaires doit trouver une réponse immédiate – à ce stade rien n’a évolué. Un blocage en contradiction totale avec les décisions que nous validons ensemble en concertation ici même dans le cadre du Comité et dans le cadre du COST. Situation pour laquelle le Président Didier ROBERT a interpellé et alerté dès 2013 le Premier Ministre pour demander l’assouplissement des règles et des procédures qui sont contraires aux intérêts de La Réunion.
4 – enfin dernières propositions faites au Gouvernement : la nécessité d’un fond de soutien pour les acteurs économiques du secteur du tourisme (jusqu’à l’exonération des charges sociales) très directement impactés par cette crise avec des pertes lourdes et des fermetures d’entreprises ; la mise en place d’une campagne nationale de valorisation de l’image de La Réunion dans les médias. (cf. en PJ courriers adressés – sans réponse du Gouvernement au Premier Ministre et au ministère de l’Outre-mer).

Clicanoo.re - publié le 13 février 2015 - 05h05 - Risque requin : les surfeurs pourront bientôt se remettre à l’eau
Le Comité de réduction du risque requin s’est réuni hier après-midi, en présence du préfet Dominique Sorain, du président de Région Didier Robert, et de la sous-préfete de Saint-Paul.
Première grande annonce : l’arrêté préfectoral déjà en vigueur, restreignant certaines activités sur la bande des 300 mètres, a été reconduit pendant encore un an, jusqu’au 15 février 2016.
Toutefois, cet arrêté fixe ce coup-ci des exceptions : la baignade et les activités seront autorisées dans le lagon, dans les espaces aménagés surveillés, et dans les zones d’expérimentation opérationnelles. "L’avancée des initiatives de réduction du risque requin constatée en début d’année 2015 permet d’envisager une nouvelle évolution de la réglementation", justifie la préfecture.
La "zone d’expérimentation opérationnelle", cette nouvelle catégorie de zones définies sur les communes de Saint-Paul, Saint-Leu et Trois-Bassins, inclura des spots tels que ceux de Boucan, des Aigrettes, des Roches Noires, les Brisants, le spot de Trois-Bassins, à Saint-Leu le spot de la Tortue, celui du Cimetière, et enfin la Gauche de Saint-Leu.
Si ces zones ont déjà plus ou moins été définies, il appartiendra aux communes de faire le nécessaire pour y évaluer la pertinence du risque requin, et d’y mettre en place les dispositifs adéquats. Il s’agira, en dehors des filets de protection pour la baignade comme à Saint-Paul ou à l’Etang-Salé, d’implanter des dispositifs innovants de sécurisation, mais aussi de médiateurs de surveillance et de prévention déployés sur ces zones. Pour aider au financement de ces outils, la Région a prévu de débloquer un fonds de plus de 10 millions d’euros, dédiés à la mise en place de ces zones sécurisées.
Dans ces ZEO, les activités nautiques utilisant la force motrice de l’eau pourront être pratiquées, lorsque les communes auront déployé le dispositif nécessaire. "Au regard du caractère expérimental des mesures de réduction du risque requin qui y seront testées, le principe de responsabilité individuelle du pratiquant s’applique pleinement au sein de ces espaces", précise toutefois la préfecture.
Bonne nouvelle pour les surfeurs qui espèrent donc pouvoir retourner à la mer d’ici le mois de septembre.
Le projet de Vigies Requins Renforcées se poursuit lui aussi, et ce sont justement ces fameuses ZEO qui pourraient bientôt accueillir les sessions de pratique organisées pour le Pôle espoir et les partenaires d’entraînement.
Enfin, le projet "Cap Requins" est toujours d’actualité. Le dispositif expérimental coordonné par le comité des pêches depuis janvier 2014 est toujours en place, et ciblera encore les requins bouledogue et tigre, considérés comme potentiellement dangereux. Les marquages devraient également se poursuivre, dans une zone étendue sur Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu, l’Etang-Salé et Saint-Pierre dès le premier trimestre de cette année.

Zinfos974.com - Vendredi 13 Février 2015 - 06:06 - La présence des requins près des côtes influencée par trois facteurs déterminants

Conduit par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) depuis fin 2011, le programme Connaissance de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion (CHARC) vient de rendre ses conclusions. Première étude scientifique menée à La Réunion sur ces requins méconnus, elle a permis d’identifier certains facteurs clés qui influencent la présence et la répartition spatiale des requins bouledogue autour de l’île.
La présence des requins près des côtes influencée par trois facteurs déterminants
Les principaux résultats du programme :
Les résultats suivants sont issus des observations effectuées entre janvier 2012 et mai 2014 et concernent plus particulièrement les requins bouledogue. En effet, pendant cette période, le nombre de détection de requins tigre s’est avéré très faible. Cela indique que leur habitat se situe plus au large que le réseau de stations d’écoutes déployées dans le cadre du programme.
L’analyse des données recueillies a permis d’identifier trois facteurs clés qui influent sur la présence et la répartition spatiale des requins bouledogue autour des côtes réunionnaises : leur comportement migratoire, de reproduction et alimentaire.

Le comportement migratoire :
Le suivi acoustique et satellite des requins bouledogue indique qu’ils ne sont pas présents de façon permanente sur la côte ouest de La Réunion. Les requins suivis ont été capables d’explorer l’ensemble des côtes de l’île, et aussi de parcourir plusieurs kilomètres dans le milieu pélagique océanique. Ils ne semblent donc pas être assujettis aux zones littorales, même si ces dernières représentent un de leurs habitats majeurs. Par ailleurs, ils sont davantage présents sur la côte ouest entre Saint-Paul et Saint-Pierre pendant la période de transition été/hiver austral, c’est-à-dire de mars à juin.
Enfin, ils changent d’habitat au cours de la journée, alternant une occupation diurne au large (zones de repos) et nocturne près des côtes. Plus précisément, ils semblent se rapprocher des côtes en début d’après-midi (à partir de14h) et migrer dans la partie supérieure de la colonne d’eau, se rapprochant ainsi de la surface. Ils augmentent alors leur activité exploratoire, laissant supposer un comportement de chasse au crépuscule.

Le comportement de reproduction :
L’analyse des gonades (organes reproducteurs) des requins bouledogue indique que leur période de reproduction à La Réunion s’étalerait de mars à août. En 2013 et 2014, les chercheurs ont constaté la présence de plusieurs mâles et femelles autour de sites particuliers, qui correspondraient à des sites d’accouplement : Etang du Gol et port de Saint-Gilles. De plus, les analyses génétiques effectuées sur une même portée ont montré l’existence de deux géniteurs mâles, pouvant indiquer une compétition accrue entre mâles à cette période.

Le comportement alimentaire :
L’analyse des contenus stomacaux et des prélèvements sanguins effectués sur les requins étudiés a révélé un régime alimentaire composé de ressources issues de milieux côtiers (essentiellement du poisson). Les chercheurs ont ensuite confronté les données concernant la présence des requins marqués avec les indices de richesse en poissons, estimées à partir des données de débarquement fournies par les professionnels de la pêche. Il ressort de ces comparaisons que l’état des ressources disponibles près des côtes influence la présence des requins bouledogue. Ainsi, les chercheurs ont constaté une corrélation entre abondance en poissons et présence des requins marqués au large. Lorsque les ressources disponibles diminuent, les requins se rapprocheraient davantage des côtes pour se nourrir.
Les chercheurs ont également observé que des variables environnementales favoriseraient la présence des requins bouledogue près des côtes réunionnaises : hauteur de houle, pluviométrie, turbidité des eaux de surface. Enfin, l’analyse génétique des échantillons de muscles de requins bouledogue provenant de La Réunion, du Mozambique et d’Afrique du Sud a révélé que ces requins partagent des gènes communs. Ainsi, ils interagissent entre eux et forment une seule et même population, ce qui n’était pas connu jusqu’à présent. Le taux d’échange entre individus reste toutefois à déterminer.

Les perspectives :
Le programme CHARC a permis d’identifier des facteurs clés ainsi que des périodes annuelles et journalières favorables à la présence et à la répartition spatiale des requins bouledogue près des côtes de l’île de La Réunion. Des analyses complémentaires restent encore à mener. L’acquisition de données additionnelles, sur les traits de vie des requins tigre et bouledogue notamment, permettrait de mieux cerner leurs modes d’occupation spatiale et de préciser leur rôle dans l’écosystème.
L’ensemble des données et résultats du programme CHARC ont été transmis aux pouvoirs publics, afin de contribuer à la mise en place de mesures de réduction du risque pour les usagers de la mer.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 13/02/2015 à 08h30 - Le fondateur de Sea Shepherd parle des dispositifs réunionnaisPaul Watson : "Un surfeur qui a peur des requins est un lâche"
Dans une interview donnée en février 2015 au magazine Néoplanète, Paul Watson a donné son avis sur la gestion du risque requins à La Réunion. Alors que les communes réunionnaises s’apprêtent à mettre en place de nouveaux moyens pour capturer ou repousser les squales suite au C4R (Comité réunionnais de réduction du risque requins) qui s’est tenu ce jeudi 12 février 2015, le fondateur de l’ONG Sea Shepherd s’est montré très critique envers les dispositifs de prélèvement. L’occasion pour le militant canadien de tacler au passage les surfeurs soutenant ce type de méthode. (photo Surf-Prevention.com)
Alors que la gestion du risque requin mobilise les associations et autorités réunionnaises depuis plus de 3 ans, Paul Watson a été interrogé par Néoplanète sur les mesures mises en place à La Réunion.
"Du moment que ces dispositifs ne sont pas mortels pour les requins, nous n’avons pas de problème avec cela. Tuer des requins est quelque chose que nous n’acceptons sous aucun prétexte", a déclaré le fondateur de Sea Shepherd dans le numéro 42 du magazine écologiste.
Le militant considère les squales comme "des prédateurs dont le rôle de nettoyeurs et gestionnaires de la faune marine est capitale pour la biodiversité." "Si nous les tuons, nous tuons vraiment nos océans, et nous ne pouvons pas vivre sans océan", affirme-t-il.
"Les tuer n’est pas la solution"
L’ancien membre de Greenpeace a profité de la tribune qui lui est offerte pour critiquer une partie de la communauté du surf militant pour davantage de prélèvements : "les surfeurs qui se plaignent des requins représentent généralement une minorité." Le Canadien cite notamment une phrase prononcée par le champion américain Kelly Slater : "si vous avez peur des requins, restez hors de l’eau, vous n’avez rien à y faire."
"A mon avis, un surfeur qui a peur des requins est un lâche et ne devrait de toute façon pas surfer. J’ai nagé avec des grands requins blancs, des requins tigres et bouledogues, et je ne me suis jamais senti menacé. Si vous comprenez leur comportement, vous n’aurez pas de problème", justifie l’écologiste controversé pour ses actions coup de poing.
Tandis que le préfet Dominique Sorain a annoncé jeudi lors du C4R vouloir protéger les requins de récif, Paul Watson s’est montré plus subversif dans ses propos : "les requins sont une très, très importante composante de notre écosystème - bien plus importante que les gens qui vont surfer ou nager - et nous devons les protéger Les tuer n’est pas la solution."

Attaque mortelle à l'Etang Salé (ordre chrono)

Zinfos974.com - Samedi 14 Février 2015 - 19:37 - Attaque de requin à l'Etang Salé, la victime est une jeune femme d'environ 20 ans
Nouvelle attaque de requin. C'est sur le secteur du pont Mula à l'Etang Salé que l'accident a eu lieu, peu après 18h30. La dernière sur cette commune remonte au mois d'octobre 2013.
Selon le Service départemental d'incendie et secours (Sdis), une jeune femme âgée d'environ 20 ans était en arrêt cardio-respiratoire au moment de l'arrivée des secours.
Il s'agirait d'une nageuse qui se baignait avec son amoureux à 5 mètres du bord. Elle aurait été transférée, consciente, à l'hôpital.
Cette attaque de squale survient au lendemain d'une annonce par le Préfet de la publication d'un nouvel arrêté avec un dispositif permettant un retour progressif aux activités nautiques.

Clicanoo.re - publié le 15 février 2015 - 02h30 - Une jeune baigneuse meurt des suites d'une attaque de requin
L
a jeune fille se trouvait à "2 ou 3 mètres du bord" quand elle a été happée par un requin. Sortie de l'eau par les témoins et prise en charge par les secouristes, elle a été évacuée dans un état grave à l'hôpital où elle a succombé à ses blessures 2 h 30 plus tard ier soir, vers 18 h 45, une jeune fille qui se baignait au niveau du pont de la ravine Mulla, à l'Etang-Salé, a été attaquée par un requin. Transportée à l'hôpital dans un état critique, cette Saint-Pierroise, âgée de 22 ans, est décédée des suites de ses blessures.

Clicanoo.re - publié le 15 février 2015 - 06h05 - Requins : en 4 ans, onze attaques dont six mortelles
Hier, cette attaque d’une jeune baigneuse à l’Etang-Salé a été la première de l’année. En moins de 4 ans, onze attaques ont été constatées sur nos côtes, dont 6 mortelles avec cette dernière en date.
Le rappel des derniers drames survenus sur le littoral du Sud-Ouest, entre Boucan Canot et l’Etang Salé, ces quatre dernières années :
- Le 19 février 2011, le surfeur marseillais Eric Dargent perd sa jambe gauche après une attaque sur le spot de Trois-Bassins à Saint-Gilles-les-Bains.
- Le 15 juin 2011, Eddy Auber, un bodyboarder de 30 ans, décède après une attaque sur le spot de Ti Boucan.
- Le 6 juillet 2011, un adolescent de 16 ans est attaqué au niveau des Roches Noires à 5 mètres du bord. Il s’en sort indemne, malgré une planche de surf coupée en deux.
- Le 19 septembre 2011, Matthieu Schiller, bodyboarder de 32 ans, professeur et dirigeant d’une école de surf, est mortellement attaqué à Boucan-Canot.
- Le 23 juillet 2012, le surfeur Alexandre Rassiga, 23 ans, mordu à la jambe sur le spot de Trois-Bassins, décède malgré l’intervention des secours.
- Le 4 août 2012, Fabien Bujon, surfeur, a eu une jambe et un bras arrachés à Saint-Leu. Il a survécu.
- Le 8 mai 2013, un touriste de 36 ans qui faisait du bodyboard à 50 m de la plage des Brisants à Saint-Gilles est attaqué à la jambe et au poignet droit. Stéphane Berhamel décède des suites de ses blessures.
- Sarah, 15 ans, est morte le 15 juillet 2013, attaquée alors qu’elle se baignait dans la baie de Saint-Paul.
- Le 26 octobre 2013, Tangui Gicquel, 23 ans, est attaqué aux abords de la Ravine Mula à l’Etang-Salé. Sauvé in extremis, le jeune baigneur sera quand même amputé de sa jambe au niveau de la hanche et de deux doigts.
- Le 22 juillet 2014, Vincent Rintz, un surfeur de 51 ans, était attaqué par un requin sur la gauche du spot de Saint-Leu. L’avant-bras et le mollet droits gravement atteints par des morsures, ce professeur s’était sauvé la vie en repoussant le requin, et était parvenu à regagner seul la plage où il avait été pris en charge par les secours.

Clicanoo.re - publié le 15 février 2015 - 06h20 - Attaque de requin à l’Etang-Salé : une jeune baigneuse trouve la mort
Hier en fin de journée, aux alentours de 18h40, une jeune fille a été gravement blessée dans l’attaque d’un requin sur la plage de l’Etang-Salé, au niveau de la ravine Pont Mulla. Dans la soirée, elle a malheureusement succombé de ses blessures, à l’hôpital de Saint-Pierre où elle avait été transportée.
La baigneuse se trouvait avec son ami dans les vagues, à 2 ou 3 mètres du bord, selon les témoins.
Le squale l’a alors happée et a essayé de l’entraîner sous l’eau. La victime s’est débattue et elle est parvenue à échapper aux mâchoires de l’animal, ont rapporté des témoins de la scène sur place.
Gravement mordue à une jambe, elle a été ramenée sur la plage par des témoins qui lui ont dispensé les premiers soins avant l’arrivée des secours.
La jeune fille âgée de 22 ans, a été dans un premier temps prise en charge par le SDIS et le SAMU sur place, qui ont tenté de la stabiliser alors qu’elle se trouvait en arrêt cardio-respiratoire. Elle a ensuite été transportée, dans un état critique au CHU de Saint-Pierre. Avant de décéder de ses blessures dans la soirée.
Selon les informations de la préfecture, l’endroit où la jeune femme se baignait était une "zone interdite à la baignade", là-même où Tangui Gicquel, un autre baigneur, s’était fait attaquer le 26 octobre 2013.
La jeune victime, une Saint-Pierroise d’origine britannique, était arrivée à La Réunion il y a quelques années.
Il s’agit de la première attaque de cette année 2015, la dernière attaque remontant au 22 juillet dernier, blessant un surfeur à Saint-Leu.
Le sous-préfet de Saint-Pierre, le procureur, le lieutenant-colonel de la gendarmerie ainsi que le maire de la commune, Jean-Claude Lacouture, sont arrivés hier soir sur les lieux du drame.
Ce dernier a souligné que la plus grande prudence était encore de mise sur ce site, et que la baignade serait interdite aujourd’hui dimanche, même en zone surveillée.
Coïncidence, le Comité de réduction du risque requin s’était réuni jeudi, et avait décidé un retour progressif à l’eau via des zones d’expérimentation opérationnelles bientôt mises en place par les communes. L’arrêté préfectoral, cependant, restait en vigueur et interdisait toujours la baignade et les activités utilisant la force motrice de l’eau en dehors du lagon et des zones surveillées.

Clicanoo.re - publié le 15 février 2015 - 06h33 - Etang-Salé : la préfecture lance la pêche ciblée post-attaque
A la suite dutragique événement sur la plage de l’Etang-Salé hier soir, la préfecture a enclenché son dispositif post-attaque de requins.
Cette procédure prévue par le dispositif de gestion du risque requin consiste au lancement de pêches ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’accident. Le comité régional des pêches, en charge de ces opérations, a aussitôt mobilisé trois navires de pêche professionnelle, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer dans le secteur, indique la préfecture.
La préfecture tient également à rappeler que ces événements surviennent dans un contexte où de nombreuses mesures de prévention et de gestion du risque requins sont appliquées en collaboration avec les collectivités concernées et les professionnels de la mer, de la pêche, ainsi que les associations et comités sportifs.
En effet, pas plus part tard que jeudi, le Comité de réduction du risque requin se réunissait, rappelant à la population l’interdiction de baignade sur certaines zones. Un arrêté, prolongé jusqu’au 16 février 2016, interdit toujours les activités les plus exposées au risque, dans la bande des 300 mètres du littoral, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal. "Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d’accident", soulignent les autorités.
Zinfos974.com - Dimanche 15 Février 2015 - 06:53 - Attaque de requin: La baigneuse de 20 ans est décédée
Hier, aux environ de 18h45, sur le secteur du pont Mula à l'Étang-Salé, une jeune femme âgée de 20 ans a été victime d'une attaque de requin. Elle se baignait dans une zone interdite à la baignade, à proximité de l'endroit où un accident avait eu lieu en octobre 2013.
Gravement blessée à un membre inférieur, elle n'a pas survécu malgré l'intervention du Sdis et du Samu puis son transfert à l'hôpital de Saint-Pierre.
Le sous-préfet de Saint-Pierre s'était rendu sur place ainsi que le maire de la commune.
Zinfos974.com - Dimanche 15 Février 2015 - 07:06 - Le Préfet lance des opérations de pêche sur le lieu de l'attaque mortelle
La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins a été activée par le Préfet de la Réunion, suite à l'attaque qui est survenue hier soir à l'Etang-Salé. Une baigneuse de 20 ans est morte.
Ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieux de l’attaque. Le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, a d'ors et déjà mobilisé trois navires de pêche professionnelle, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer sur le secteur.
Cet accident intervient dans un contexte où de nombreuses mesures de prévention et de gestion du risque requin sont appliquées, en collaboration entre les services de l’État, le conseil régional, les communes, les professionnels des activités nautiques, les associations, les comités sportifs ainsi que les professionnels de la pêche.
Le Préfet rappelle que La Réunion demeure exposée au risque requin. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal. Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d'accident.
Zinfos974.com - Dimanche 15 Février 2015 - 12:10 - Attaque mortelle: Un hommage sera rendu cet après-midi à l'Etang-Salé
Le collectif "Rend a nou la mer" a décidé d'organiser un rassemblement en hommage à la jeune fille morte après avoir été attaquée par un requin.
Le collectif propose à toutes les personnes touchées par la mort de cette jeune femme, "dernière victime de ce fléau bouledogue qui dévaste l'île de la Réunion, un simple moment de recueillement pour lui rendre hommage".
Le rendez-vous est donné à 16h30 sur la plage située à l'entrée nord de l'Étang-Salé au niveau du pont de la ravine Mulla, sur le lieu même de l'accident. Les personnes sont invitées à revêtir un tee-shirt blanc.
Quelques fleurs seront lâchées dans l'océan.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/02/2015 à 11h58 - Attaque mortelle de requin à l’Etang-Salé"Faire en sorte que chacun soit responsable"
Attaque requin l’Etang-Salé
Suite à l’attaque mortelle de requin survenue la veille, les maîtres nageurs sauveteurs sont plus que jamais mobilisés ce dimanche 15 février 2015 sur la plage de l’Etang-Salé. Alors que les drapeaux rouge et rouge-requin ont été hissés, les MNS partent à la rencontre des usagers de la mer pour faire de la prévention et les informer de l’arrêté municipal interdisant la baignade jusqu’à nouvel ordre. Eric Colat-Parros, chef de poste MNS à l’Etang-Salé, souhaite que les personnes prennent des conscience des risques qu’ils encourent.
Au lendemain d’un tel drame, comment réagit-on chez les MNS ?
On est triste déjà. Nous avons une pensée pour la famille, de la part des maîtres-nageurs de l’Etang-Salé. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’information et de prévention avec une flamme rouge et rouge-requin. La baignade et les activités sont interdites. Il y a un arrêté préfectoral de 72 heures et un arrêté municipal jusqu’à nouvel ordre.
La procédure post-attaque a été activée samedi soir par le préfet. Qu’en est-il pour vous ?
A notre niveau, c’est beaucoup de panneaux, d’information et de prévention avec les baigneurs et les gens qui ne sont pas au courant qu’il y a eu une attaque hier.
Êtes-vous chargés de protéger l’endroit où s’est déroulée l’attaque ?
Non. Nous sommes responsables de la zone de bain. Toutefois, les MNS de l’Etang-Salé peuvent être amenés à intervenir sur des plongeurs, des jets-ski, des kites, des surfeurs et des baigneurs… Toutes ces activités se pratiquent hors zone aménagées et il nous arrive régulièrement d’intervenir. Mais notre zone de responsabilité est la zone de bain. L’accident d’hier s’est passé au niveau du pont Mulla, à 1,5 kilomètre du poste MNS. C’est une ravine et il n’est jamais bien bon de se baigner en face d’une ravine, surtout à 18h40.
Est-ce que les conditions étaient réunies pour une attaque de requin ?
La mer était belle, sans vent. Mais pendant cette période, il y a eu des fortes pluies. Donc, il faut faire attention. La personne s’est quand même baignée en fin d’après-midi, le soleil était tombé. C’est l’une des règles de base : ne pas se baigner après les fortes pluies, ne pas être isolé, ne pas se baigner ou pratiquer d’activités aquatiques tard le soir…
Avez-vous un peu de remords même si vous n’êtes pas impliqué ?
Oui, surtout que nous avons fermé le poste à 18h20. C’est l’horaire où l’on termine. C’est dommage, ça s’est passé 20 minutes après. On aurait peut-être pu intervenir un peu plus tôt pour la pose d’un garrot ou mettre la victime sous oxygène. Maintenant, il se trouve que le pont Mulla est un endroit vraiment assez loin. Les personnes qui étaient avec elle aurait peut-être mis du temps pour nous prévenir. Je ne sais pas si ça aurait changé grand chose.
Vous l’avez dit, le drapeau rouge a été hissé. Pourtant, des personnes se baignent actuellement sur le bassin pirogue.
Les collègues font des patrouilles. Le bassin pirogue est un lagon. Nous sommes trois : moi je suis en train de vous parler, une personne surveille la zone de bain qui est sous notre responsabilité, et un autre MNS tourne et fait de la prévention.
Y a-t-il des raisons de psychoter ?
Psychoter non. Mais, il y a eu des gens qui sont morts et il faut être conscient qu’il y a un vrai problème. Il faut faire en sorte que chacun soit responsable. Il ne faut pas psychoter, mais au contraire avoir la tête sur les épaules et analyser les choses.

Zinfos974.com - Dimanche 15 Février 2015 - 16:28 - Dispositif post attaque : Un très gros requin mord à l'hameçon mais réussit à se dégager
Selon la page Facebook d'Océan Prévention Réunion, le programme de pêche post attaque "n'a toujours rien donné".
Un requin aurait mordu à l'hameçon, hier soir, mais il serait parvenu à se dégager avec force, "c'est-à-dire que le requin a été suffisamment puissant pour faire passer le métal d'une forme courbe à une forme droite... et se dégager" ! Selon OPR, "cela avait été le cas également la première nuit après l'attaque sur la jeune Sarah le 15 juillet 2013... Ce sont des situations qui se produisent régulièrement et qui témoignent de la présence de très gros prédateurs. Il est très difficile, voire impossible, de trouver des hameçons plus gros sur le marché… Va-t-il falloir lancer la fabrication d'appareillage spécifique pour la Réunion ?", s'interroge OPR...
Le dispositif post attaques va être maintenu pendant 72 heures.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/02/2015 à 17h21 - Après l’attaque mortelle d’un requinEtang-salé - L’heure de l’émotion et de l’hommage à la jeune fille tuée
Environ 200 personnes participent ce dimanche après-midi 15 février 2015 à l’hommage rendu à la baigneuse de 20 ans tuée par un requin samedi vers 18 heures 30. La jeune femme a été happée par le squale alors qu’elle était très proche du bord de la plage à Pont Mulla (Etang-Salé)
C’est à l’appel de plusieurs associations d’usagers de la mer que le rassemblement a eu lieu. Sur la plage de sable noir où la jeune fille a reçu les soins d’urgence (elle est ensuite décédée à l’hôpital), des bouquets de fleurs ont été déposés au pied d’une pancarte proclamant "nous n’oublions pas" suivi des prénoms des précédentes victimes d’attaques de squales. Un peu plus loi un orchestre chante doucement une complainte en hommage aux "marmailles partis". L’émotion est grande. La dignité aussi. Les participants ont formé un grand demi cercle avant de jeter des fleurs à la mer.
Alors que l’hommage est rendu à la jeune fille, les bateaux de pêche mobilisés dès samedi soir par le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, patrouillaient sur le site de l’attaque. Les pêcheurs agissent dans le cadre du dispositif post attaque prévoyant des opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieux de l’attaque. Trois navires de pêche professionnelle ont été mobilisés pour tenter des capturer les squales se trouvant dans la zone.
Dès ce dimanche matin, Jean-Claude Lacouture, maire de l’Etang-Salé, a pris un arrêté interdisant la baignade et toutes les activités nautiques sur le territoire de sa commune "au moins pour 72 heures"
Le drapeau rouge (interdiction de baignade et d’activités nautiques) et rouge requins (présence de squales dans la zone) ont immédiatement été hissés sur la plage surveillée par des maitres nageurs sauveteurs et située à une centaine de mètres du lieu du drame. Malgré cela plusieurs baigneurs, souvent de très jeunes enfants, ont continué à se baigner près du bord.
Pour rappel, le drame de samedi soir survient aussi alors que le préfet a reconduit ce jeudi, jusqu’au 15 février 2016, l’arrêté préfectoral interdisant la baignade et toutes les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées, du fait du risque posé par les requins.
L’arrêté prévoit toutefois la mise en place des zones expérimentales limitées situées à Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu (littoral ouest) où les jeunes surfeurs et les entraîneurs du pôle espoir de la ligue de surf réunionnaise pourront pratiquer leur sport.
Entre 2011 – date à partir de laquelle se sont multipliées les charges de squales à ce jour mal expliquées – et le drame de ce samedi, 14 attaques de requins, dont 6 mortelles, se sont produites à La Réunion.

Zinfos974.com - Dimanche 15 Février 2015 - 19:12 - Attaque de requin: Recueillement sur la plage de l'Etang-Salé en hommage à la victime
Entre 150 et 200 personnes se sont réunies sur la plage de l'Etang-Salé ce dimanche après-midi pour rendre hommage à la jeune fille de 20 ans morte après avoir été attaquée par un requin, samedi soir. Recueillement, chaîne humaine et dépôt de gerbes dans l'océan ont permis aux uns et aux autres d'apporter leur soutien et leur solidarité aux proches de la victime, mais aussi de rendre hommage à d'autres victimes d'attaques de requin.

Clicanoo.re - publié le 16 février 2015 - 05h17 - Les pêches post-attaques font chou blanc
Lancé samedi soir, le dispositif post-attaque n’a pu donner lieu à aucun résultat pour le moment. Alors que trois navires de pêche professionnelles avaient été déployés dès samedi soir, afin de déployer des drumlines aux alentours du lieu où unejeune femme s’est faite happer par un requin vers 18h40.
Malgré tout, aucun squale n’a pu être capturé jusqu’à maintenant. OPR (Océan Prévention Réunion), sur sa page Facebook, indiquait qu’aucune des drumlines n’avait permis de pêche, bien qu’un "coup de bec" ait été observé hier soir. Son auteur était vraisemblablement un individu de taille conséquente, puisqu’il a redressé l’hameçon initialement courbe en tentant de se dégager.
Le dispositif post-attaque devrait malgré tout être maintenu durant 72h.

Clicanoo.re - publié le 16 février 2015 - 06h01 - Attaque de requin : rassemblement en mémoire de la victime
Environ 200 personnes ont participé dimanche après-midi à l’hommage rendu à la baigneuse de 20 ans tuée samedi par un requin à l’Etang-Salé.
Le rassemblement s’est tenu à l’appel de plusieurs associations d’usagers de la mer. Fabienne Couapel-Sauret, vice-présidente du conseil régional, et un adjoint au maire de l’Etang-Salé étaient les deux seules personnalités politiques présentes.
Sur la plage de sable noir où la jeune fille a reçu les soins d’urgence, des bouquets de fleurs ont été déposés au pied d’une pancarte proclamant "nous n’oublions pas" suivi des prénoms des précédentes victimes d’attaques de squales.
Alors que l’hommage était rendu à la victime, les bateaux de pêche mobilisés dès samedi soir par le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, patrouillaient sur le site de l’attaque, dans le cadre du dispositif post-attaque prévoyant des opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats des lieux du drame.
Dimanche matin, Jean-Claude Lacouture, maire de l’Etang-Salé, a pris un arrêté interdisant la baignade et toutes les activités nautiques sur le territoire de sa commune "au moins pour 72 heures". Le drapeau rouge (interdiction de baignade et d’activités nautiques) et rouge requins (présence de squales dans la zone) ont immédiatement été hissés sur la plage surveillée par des maitres nageurs sauveteurs et située à une centaine de mètres du lieu du drame.
Malgré cela plusieurs baigneurs, souvent de très jeunes enfants, ont continué à se baigner près du bord sous le soleil de plomb de l’été austral.
Le préfet de La Réunion avait reconduit jeudi, jusqu’au 15 février 2016, l’arrêté préfectoral interdisant la baignade et toutes les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées, du fait du risque posé par les requins.
L’arrêté prévoit toutefois la mise en place des zones expérimentales limitées situées à Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu (littoral ouest) où les jeunes surfeurs et les entraîneurs du pôle espoir de la ligue de surf réunionnaise pourront pratiquer leur sport.
Entre 2011 - date à partir de laquelle se sont multipliées les charges de squales à ce jour mal expliquées - et le drame de ce samedi, 14 attaques de requins, dont 6 mortelles, se sont produites à La Réunion.

Zinfos974.com - Lundi 16 Février 2015 - 12:43 - Hommage à Talon, jeune Britannique tuée par un requin
Un hommage a été rendu hier après-midi par plus d'une centaine de personnes à Talon Bishop, tuée par l'attaque d'un requin ce samedi à hauteur du Pont Mulla sur la plage de l'Etang-Salé.
La jeune femme de 22 ans était d'origine britannique. Elle avait rejoint ses parents il y a trois mois et habitait Saint-Pierre.
Blessée à la jambe droite, elle est décédée vers 22H au centre hospitalier de Terre-Sainte, soit un peu plus de deux heures après l'attaque.
Le 26 octobre 2013, un jeune homme de 23 ans prénommé Tanguy avait été attaqué au même endroit aux alentours de 16h30. Il avait pu être sauvé par les secours mais a perdu sa jambe droite.

Clicanoo.re - publié le 17 février 2015 - 05h56 - Attaque de requin : Les obsèques de la victime célébrées aujourd'hui ou demain
Les obsèques de la jeune victime de l'attaque de requin, survenue à l'Etang-Salé, seront célébrées aujourd'hui ou demain dans l'intimité de la famille. Talon Bishop, d'origine anglaise et installée à Saint-Pierre depuis 3 mois, était âgée de 22 ans. Elle avait rejoint sa mère qui vit depuis plusieurs années à la Ligne des Bambous.
Samedi dernier, cette jeune fille a été attaquée par un requin alors qu'elle se baignait au niveau du pont de la ravine Mulla. Il était 18 h 45 environ quand le squale, un bouledogue selon toute vraisemblance, a happé la victime alors qu’elle était à l'eau avec son copain. Cette attaque s'est déroulée à 2 ou 3 mètres du bord tout au plus. Gravement blessée au niveau de l'aine, Talon Bishop avait été transportée dans un état critique à l'hôpital. Elle a succombé à ses blessures au bloc opératoire. Il s'agit de la 6e attaque mortelle depuis le début de la crise requin, il y a quatre ans.
                          Un requin bouledogue pêché à ravine Mulla
Mis en place par la préfecture dès samedi soir, le dispositif post-attaque a porté ses fruits. Dans la nuit de dimanche à lundi, "il a permis la capture d'un requin bouledogue d'un peu plus de 2 m dans le périmètre de la zone de l'attaque », indique la préfecture dans un communiqué envoyé hier aux rédactions. Impossible de savoir qu'il s'agit du fautif, le mot d'ordre étant visiblement de capturer le maximum de requin bouledogue possible… Prévue pour durer 72 heures, cette pêche post-attaque doit donc se poursuivre jusqu'à ce soir. Elle mobilise quatre navires qui se relaient sur site.
Le soir même de l'attaque, sur le site, plusieurs voix s'étaient élevées pour s'interroger sur la turbidité de l'eau devant la plage de l'Etang-Salé. Et beaucoup incriminaient la station d'épuration de la commune, coupable de rejets en mer selon eux. Parmi eux, un élu d'opposition et candidat aux cantonales, David Sita. Réflexions qui ont eu le don d'irriter le maire de la commune, Jean-Claude Lacouture, forcément en première ligne depuis l'attaque. Dans un communiqué envoyé hier soir aux rédactions, l'élu réfute vivement tout lien, mettant en avant le système utilisé par cette station récemment construite pour un coût de 15 millions d'euros. Le procédé pour traiter ces eaux usées est donc celui "d'ultrafiltration membranaire assurant en sortie de qualité A+ (eau de baignade) permettant leur réutilisation notamment pour l'irrigation". Ce qui est fait, notamment pour le golf de la commune. Et d'ajouter : "Ainsi, la station d'épuration d'Etang-Salé ne rejette aucune goutte d'eau en mer". Jean-Claude Lacouture invite alors à regarder du côté de la station d’"une commune voisine", à savoir Saint-Leu, mais "sans vouloir polémiquer"…

Zinfos974.com - Mardi 17 Février 2015 - 08:27 - J-C. Lacouture : "La station d'épuration de l'Etang-Salé ne rejette aucune goutte d'eau en mer"
La commune de l'Étang-Salé, et bien au-delà, La Réunion toute entière, a été, une fois de plus, endeuillée en ce week-end de la Saint-Valentin, par le décès tragique d'une jeune fille de 22 ans happée par un requin alors qu'elle se baignait, certes dans une zone interdite et à une heure inappropriée, mais à proximité immédiate du rivage.
Toutes les explications avancées ici et là, par les "experts marron" qui sommeillent en chacun d'entre nous ne suffiront pas à justifier les pertes en vie humaine qui s'accumulent sur le littoral réunionnais depuis plusieurs années.
Certes, la zone où s'adonnaient à la trempette ces jeunes était interdite à la baignade depuis l'arrêté préfectoral fermant plus de 95% du littoral réunionnais à toute activité nautique.
Pourtant, nous sommes sur une île tropicale, en pleine période d'été austral, le soir de la Saint-Valentin, sur une plage idyllique, où deux amoureux barbotaient à deux mètres du rivage en appréciant le coucher du soleil. Que celui qui ne l'a jamais fait jette la première pierre à cette victime ???
Certes, cette interdiction était signalée par des panneaux aux normes réglementaires, remplacés régulièrement suite aux actes de vandalisme d'irresponsables qui ne manquent pas chaque semaine de les arracher, de les tagger, de les brûler. Il en va de ma responsabilité, et je l'assume pleinement en assurant leur remplacement autant que de besoin.
Certes, en ma qualité de maire, je suis responsable de la santé, de la salubrité et de la sécurité publique, ce que je m'efforce d'assurer quotidiennement au service de mes concitoyens qui m'ont fait l'honneur de me choisir pour les représenter.
Certes, j'ai fait aménager par la CIVIS, une zone de baignade de 4000 m2 sécurisée par des filets anti requins qui sont là également régulièrement vandalisés par des activistes au motif qu'on prive les squales d'une partie de leur habitat naturel.
Bien sûr, par souci de cohérence et de solidarité, j'ai décidé d'accompagner et de participer à l'effort collectif de tous les acteurs publics et associatifs en participant aux orientations du C4R (sans pour autant les partager pleinement) par le financement de la pose de 3 drumlines au large de nos côtes.
Les critiques, je les accepte, d'autant qu'elles émanent souvent de personnes mal informées, qui réagissent à chaud sous le coup des émotions et que je suis conscient que quels que soient les efforts déployés, tout cela reste insuffisant au regard du drame humain.
Ce que je n'accepte pas en revanche, c'est la manipulation honteuse de faits aussi tragiques par quelques ambitieux en manque de reconnaissance et à l'approche d'une campagne électorale. La polémique électorale est, il est vrai, souvent stérile. Elle est quelquefois indécente.
Ainsi, l'idée suivant laquelle cette attaque serait due aux rejets en mer des eaux polluées de la station d'épuration de l'Etang-Salé répandue par un conseiller municipal d'opposition, candidat aux élections départementales du 22 mars prochain est au moins aussi nauséabonde que les supposés résidus d'égouts qu'il évoque pour expliquer ce drame.
La commune de l'Etang-Salé s'est en effet dotée très récemment d'une nouvelle station d'épuration pour traiter ses effluents. Cet investissement de l'ordre de 15 millions d'euros représente ce qui se fait de mieux en termes de traitement des eaux usées avec une ultrafiltration membranaire assurant en sortie de process une eau de qualité A+ (eau de baignade) permettant leur réutilisation notamment pour l'irrigation.
Dans l'attente de la mobilisation d'autres acteurs (conseil général et O¨NF) intéressés pour la récupération de cette eau dans le cadre de l'irrigation du golf et de la forêt et de la défense incendie du massif forestier, les eaux épurées sont infiltrées dans un massif spécialement aménagé pour les accueillir. Ainsi, la station d'épuration de l'Etang-Salé ne rejette aucune goutte d'eau en mer.
Cette solution a été vigoureusement défendue par la commune, contre l'avis des services de l'Etat qui préconisaient la construction d'un émissaire en mer pour évacuer les rejets des stations d'épuration de l'Etang-Salé et de Saint-Louis dans le milieu maritime. Les courriers des 20 juillet 2012 et 17 juin 2013 adressés au préfet et au sous-préfet attestent de l'opposition de la commune à cette solution pour les raisons économiques, et écologiques qui y sont développées.
La raison a fini par l'emporter, et le projet d'émissaire en mer a été abandonné au profit d'une solution durable et autrement plus écologiquement responsable.
Une autre commune riveraine a fait d'autres choix en construisant un émissaire en mer. Ce choix technique qu'il ne m'appartient pas de commenter, a empêché toute mise en service de leur nouvelle station d'épuration suite aux casses répétées de cet émissaire, et par voie de conséquence, le transfert des eaux usées vers l'ancienne station de la commune, aux moyens d'une conduite de refoulement obsolète dont les ruptures fréquentes ont entraîné des déversements d'eaux usées dans le milieu naturel.
Sans vouloir polémiquer sur ces faits, qui ne relèvent pas de ma responsabilité, il s'avère que nonobstant ces déversements accidentels d'eaux usées dans le milieu naturel par la commune voisine, que les eaux de baignade de l'Etang-Salé, régulièrement contrôlées par l'ARS, sont qualifiées d'excellentes.
Mais au-delà de ces considérations, je continue à prôner, conformément à la motion adoptée par mon conseil municipal, une politique de régulation des populations de squales qui s'est multipliée ces dernières années sous le double effet de l'interdiction de la commercialisation de cette espèce en raison du risque ciguatera d'une part et de la protection induite par la réserve marine d'autre part.
L'urgence de la situation impose que nous dépassions les polémiques stériles et les positions dogmatiques pour prendre la mesure du problème avec pragmatisme.
Jean-Claude Lacouture, maire de l’Étang-Salé

Zinfos974.com - Mardi 17 Février 2015 - 10:51 - Talon Bishop aurait été attaquée par un requin-tigre de 3.50m
Un peu plus de 48 heures après l'attaque de requin qui a coûté la vie à une jeune femme d'origine britannique âgée de 22 ans, le dispositif de la préfecture est toujours en place pour tenter de capturer des squales à proximité du lieu de l'attaque.
Ce mardi, le site info-requin indique que Talon Bishop aurait été attaquée par un requin-tigre dont la taille est estimée à 3,50m. Des compléments d'information ont été fournis par la gendarmerie nationale. La jeune femme a succombé à des "morsures multiples", dont une qui a sectionné l'artère fémorale. Le jour de l'attaque, la mer était peu agitée, mais l'eau était trouble selon les constations effectuées.
Depuis le lancement du dispositif post-attaque, seul un requin-bouledogue de 2,20 mètres a été capturé dans le secteur de Ravine Mulla à l'Etang-Salé. Deux espèces sont plus particulièrement pointées du doigt dans la crise requin qui sévit depuis 2011 à La Réunion : les tigres et les bouledogues. La dernière espèce est le plus souvent incriminée en cas d'attaque. L'analyse des morsures permet dans la plupart des cas de déterminer l'espèce responsable.
Ce drame s'est joué samedi 14 février, alors que Talon Bishop et son compagnon se baignaient peu après 18h30. Depuis cette nouvelle attaque mortelle - 14 attaques de requin dont 6 mortelles depuis 2011 - la question de la signalisation est mise sur le devant de la scène. Dans le secteur du pont Mulla, interdit à la baignade, seul un panneau à proximité du pont indiquait le danger lié à la présence de requins.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 17/02/2015 à 12h07 - Après l’attaque mortelle d’un requin sur uen jeune fille de 22 ansPont Mula - Etang-Salé - second requin bouledogue capturé
Requins
Un requin bouledogue de plus de 2 mètres a été capturé dans la nuit de ce lundi 16 février au mardi 17 février 2015, annonce le site réunion.la1ere.fr. La capture a eu lieu dans la zone de Pont Mulla (Etang Salé) où une jeune fille de 22 ans a été mortellement attaquée par un squale le samedi 14 février (Photo archives).
Cette nouvelle capture, un premier requin bouledogue a été pêché dans la même zone, ce lundi, a été effectué dans le cadre du dispositif post attaque déclenché par la préfecture après le drame de ce samedi à Pont Mula. Selon réunion.la1ere.fr, le requin a été capturé à quelques mètres du bord dans une "la zone est littéralement infestée de squales", selon l’expression d’un pêcheur.
A noter que selon le rapport de gendarmerie publié ce mardi sur le site www. info requin, la jeune fille tuée samedi a subi des "morsures multiples" infligées par un requin tigre d’une taille estimée à 3,50 mètres. Toujours selon le rapport de la gendarmerie, l’attaque a eu lieu dans une "mer agitée" et dans une "eau trouble"
www.iprenion.com

Zinfos974.com - Mardi 17 Février 2015 - 17:06 - Pierrot Dupuy - Etang Salé : un très gros requin tigre attaque un bateau du dispositif de pêche
On pourrait se croire dans le film "Les dents de la mer".
Un des bateaux participant au dispositif "post attaque" de la préfecture a été attaqué au début de cet après-midi par un très gros requin tigre au niveau d'un de ses deux moteurs. Le bateau a malgré tout pu rentrer au port.
Les pêcheurs opérant dans le secteur ont signalé la présence de nombreux requins, dont certains de grosse taille. Les alarmes des drumlines ne cessent de se déclencher et deux très gros hameçons ont été retrouvés complètement redressés par deux squales qui ont réussi à se décrocher et à s'enfuir. La force qu'il leur a fallu pour arriver à tordre l'acier des hameçons donne une idée de leur taille.
Devant le risque, le maire de l'Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture, a décidé de proroger de 72h l'arrêté municipal interdisant toute baignade dans le secteur.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 17/02/2015 à 12h07, mis à jour à 17:40 - Le dispositif post-attaque prolongé de 72 heures - Étang-Salé - Pont Mulla : trois requins capturés, un bateau chargé par un squale
requins
Après un requin bouledogue ce lundi, deux nouveaux squales ont été capturés dans le secteur du Pont Mulla (Etang-Salé) où une jeune fille de 22 ans a été mortellement attaquée le samedi 14 février. Il s’agit d’un requin bouledogue de plus de 2,20 mètres pêché dans la nuit de ce lundi 16 février au mardi 17 février 2015 et d’un requin tigre d’1,90 mètre capturé ce mardi. Au même moment l’un des bateaux de pêche qui participait aux opérations de capture a été chargé par un requin tigre de grande taille, indique le site reunion.la1ere.fr (Photo archives)
Alors qu’ils remontaient une palangre avec l’un des requins capturés, les pécheurs "ont clairement vu le requin tigre charger l’arrière du bateau" note reunion.la1ere.fr. Le navire a pu rentrer au port en utilisant un seul des deux moteurs et a pu repartir en mer vers 16h30.
Les deux nouvelles captures - un premier requin bouledogue a été pêché dans la même zone ce lundi - ont été effectuées dans le cadre du dispositif post-attaque déclenché par la préfecture après le drame de ce samedi à Pont Mulla. En raison de la forte présence des squales dans la zone, le préfet a décicé de prolonger le dispostif post-attaque de 72 heures.
"Les dégradations du matériel de pêche constatées ce jour sur zone, ainsi que l’observation par l’un des pêcheurs mobilisés par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEM) d’un requin tigre susceptible de correspondre au requin impliqué dans l’attaque, justifie la poursuite des opérations en cours", indique la préfecture.
A noter que selon le rapport de gendarmerie publié ce mardi sur le site www. info requin, la jeune fille tuée samedi a subi des "morsures multiples" infligées par un requin tigre d’une taille estimée à 3,50 mètres. Toujours selon le rapport de la gendarmerie, l’attaque a eu lieu dans une "mer peu agitée" et dans une "eau trouble".
Talon Bishop, la jeune victime, d’origine anglaise, éttait venue rejoindre sa mère à La Réunion il y a trois mois aprèsa voir obtenu son diplôme de moniteur-éducateur à l’IRTS (institut régional de travail social) de la ville de Loos dans le Nord Pas de Calais. Avant cela elle vivait à Lille. Cités par le journal La Voix du Nord de ce mardi, disent d’elle qu’elle était une "aventurière", "la joie de vivre personnifiée", une jeune fille "pétillante" au "caractère bien trempé". Des soirées d’hommage seront organisées à Lille en sa mémoire.
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Zinfos974.com - Mardi 17 Février 2015 - 18:03 - Requin : le dispositif post-attaque prolongé de 48 heures
Mis en place le 14 février après l'attaque qui a coûté à la vie à la jeune Talon Bishop dans le secteur de Pont Mulla à l'Etang-Salé, le dispositif post-attaque a été reconduit pour 48 heures par la préfecture, selon le site Linfo.re. L'opération prévue pour durer 72 heures a déjà permis la capture de deux requins-bouledogue de plus de 2 mètres et d'un requin-tigre d'1m90.
Lors d'une opération ce mardi après-midi, l'un des bateaux mandatés par l'Etat et mobilisé par le Comité régional des pêches, a par ailleurs été chargé par un requin-tigre, alors que les professionnels remontaient une autre prise. Face à la présence avérée de squales dans la zone, le maire de l'Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture, a également décidé de prolonger de 72h l'arrêté municipal interdisant toute baignade dans le secteur.
Zinfos974.com - Mardi 17 Février 2015 - 19:32 - Requin : le dispositif post-attaque prolongé de 72 heures
Mis en place le 14 février après l'attaque qui a coûté à la vie à la jeune Talon Bishop dans le secteur de Pont Mulla à l'Etang-Salé, le dispositif post-attaque a été reconduit pour 72 heures par la préfecture. L'opération initialement prévue pour durer 3 jours a déjà permis la capture de deux requins-bouledogue de plus de 2 mètres et d'un requin-tigre d'1m90.
"Les dégradations du matériel de pêche constatées ce jour sur zone, ainsi que l’observation par l’un des pêcheurs mobilisés par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEM) d’un requin tigre susceptible de correspondre au requin impliqué dans l’attaque, justifie la poursuite des opérations en cours", indique la préfecture.
En effet, lors d'une opération ce mardi après-midi, l'un des bateaux mandatés par l'Etat et mobilisé par le Comité régional des pêches, a par ailleurs été chargé par un requin-tigre, alors que les professionnels remontaient une autre prise. Le CRPMEM coordonne l’intervention de deux navires de pêche professionnelle du port de l’Etang-Salé et d’un navire de Saint-Gilles.
Face à la présence avérée de squales dans la zone, le maire de l'Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture, a également décidé de prolonger de 72h l'arrêté municipal interdisant toute baignade dans le secteur.
Clicanoo.re - publié le 18 février 2015 - 05h28 - Deux requins capturés, le dispositif post-attaque prolongé de 72 heures
Deux nouveaux requins ont été capturés hieri dans le secteur du Pont Mulla (l’Etang-Salé) là où Talon Bishop a été mortellement attaquée par un squale, samedi soir.
Un requin femelle bouledogue de 2,20 m a été capturé sur une drumline ce matin. Un requin tigre femelle de 1,90 m a aussi été remonté une palangre de fond, cet après-midi. Une opération pas de tout repos puisque selon le site internet de Réunion 1ere, le bateau a été chargé par l’arrière par un autre squale endommageant un des deux moteurs du bateau. Un secteur selon un des pêcheurs responsable de la prise de ce matin infesté de squales.
" Les dégradations du matériel de pêche constatées ce jour sur zone, ainsi que l’observation par l’un des pêcheurs mobilisés par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion (CRPMEM) d’un requin tigre susceptible de correspondre au requin impliqué dans l’attaque, justifie la poursuite des opérations en cours" écrit la préfecture dans un communiqué. Le préfet a d’ailleurs décidé de prolonger le dispositif post-attaque de 72 heures.
Le Préfet rappelle d’ailleurs "que La Réunion demeure exposée au risque requin. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal. Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d’accident.
Dimanche 15 janvier vers 22h20, c’est un requin bouledogue femelle de 2,20 m qui a été remonté par une palangre de fond.
La gendarmerie a publié hier son rapport sur les circonstances de l’attaque de Talon Bishop. Il en ressort que la jeune fille a été victime d’un requin tigre d’une taille estimée à 3,50 mètres, dans une "mer agitée" et dans une "eau trouble".
Zinfos974.com - Mercredi 18 Février 2015 - 11:41 - Nouvelles observations de requins
Les observations de squales se multiplient 4 jours après l'attaque mortelle dont a été victime Talon Bishop à Pont Mulla à l'Etang-Salé. Le site info-requin rapporte une observation de requin-tigre au large de la pointe des Trois-Bassins. Une observation effectuée par un témoin privé le mardi 17 février au large port de Saint-Leu à 11h35.
Autre fait rapporté par le site préfectoral : l'observation, hier à la Ravine Blanche, d'un requin pointe blanche. Le spécimen réputé comme inoffensif a été aperçu à 16h, par un pêcheur sous-marin au nord du port de Saint-Pierre, à 150 mètres du bord.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 18/02/2015 à 16h45 - Opérations de pêche post-attaque - Des associations environnementales mettent en cause les drumlines - Prolifération des requins à l’Étang-Salé : "Le comité des pêches a joué les apprentis sorciers"Attaque requin l’Etang-Salé
Alors que plusieurs témoignages de pêcheurs font état d’une présence anormalement élevée de requins à l’Étang-Salé, le collectif des associations environnementales met en cause les drumlines utilisées dans le cadre du dispositif post-attaque.
Par la plume de Jean-Bernard Galves, le collectif des associations environnementales – ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins , Vague, Sea Shepherd – réagit aux opérations post-attaque lancées par la préfecture suite à l’attaque mortelle par un squale de la jeune Talon Bishop, dans le secteur de Pont Mulla à l’Étang-Salé.
Pour ces associations, cette pêche s’assimile tout d’abord "à une opération aveugle de représailles". Elles s’opposent donc à la prolongation du dispositif pour 72 heures décidée par le préfet mardi soir. "Pour justifier cette reconduction, les pêcheurs et la préfecture nous disent "il y a des requins partout, on n’a jamais vu ça". La baie d’Etang-Salé serait envahie de requins déchaînés. On parle d’hameçons tordus, de bateau attaqué. Que s’est-il donc passé ?", s’interroge Jean-Bernard Galves.
"Le premier requin n’a été pris qu’au bout d’un jour et demi de pêche post-attaque ", constate-t-il, ce qui signifie selon lui qu’il y avait "très peu de requins sur zone au début de la pêche".
"Mais quatre bateaux ont appâté à tout va", poursuit-il. "On a installé des drumlines, donc des appâts odorants dans toute la baie d’Etang-Salé et les requins ont commencé à s’approcher, à se mélangeant entre espèces. Les premiers requins pris et les prises accessoires se sont débattus, attirant d’autres requins. La prolongation de la pêche post-attaque n’a fait qu’entretenir cette frénésie alimentaire pour arriver à une situation qu’on nous présente comme incontrôlable", explique-t-il.
"Le comité des pêches, qui a joué les apprentis sorciers, vient de faire l’éclatante démonstration du danger pour les surfeurs et baigneurs de la présence d’appâts et de drumlines près des plages fréquentées", estiment encore les associations environnementales.
"Nous attirerons une nouvelle fois l’attention de la préfecture et des mairies sur la mise en danger que constituerait la mise en place de ces engins de pêche devant les zones de baignade et surf", concluent-elles.

Zinfos974.com - Jeudi 19 Février 2015 - 06:33 - Etang-Salé: Et si la pêche miraculeuse de requins avait été amplifiée par l'homme ?
Le collectif des associations écologistes* tente de démystifier le récit que les pêcheurs mandatés par la préfecture ont fait remonter ces dernières 48 heures. Les quatre bateaux autorisés continuent de se relayer sur le site de l'attaque mortelle de l'Etang-Salé depuis samedi soir.
Hameçon tordu par un requin qui se débat, charge des dents de la mer sur l'un des moteurs d'embarcation, zone de la ravine Mula "infestée" de prédateurs, les associations de protection marine livrent une interprétation sensiblement différente de celle que les pêcheurs-prestataires signalent.
Les associations reviennent sur le déroulement de cette procédure post-attaque pour mieux la démonter point par point. Premier constat : le premier requin n'a été pris qu’un jour et demi après le début de la battue. "Il y avait donc très peu de requins sur zone au début de la pêche", en conclut le Dr Jean Bernard Galves, porte-parole du collectif.
"Mais quatre bateaux ont appâté à tout va. On a installé des drum lines, donc des appâts odorants dans toute la baie d’Etang Salé et les requins ont commencé à s’approcher, se mélangeant entre espèces. Les premiers requins pris et les prises accessoires se sont débattues, attirant d'autres requins".
                                  Ils jouent aux "apprentis sorciers"
Selon le collectif, la prolongation de la pêche post-attaque pour un rayon d'action supplémentaire de 72h "n’a fait qu'entretenir cette frénésie alimentaire pour arriver à une situation qu’on nous présente comme incontrôlable".
Selon le porte-parole, les autorités viennent tout bonnement de leur donner indirectement la preuve que cette méthode présente des risques. "Le Comité des Pêches qui a joué les apprentis sorciers, vient de faire l'éclatante démonstration du danger pour les surfeurs et baigneurs, de la présence d’appâts et de drum lines près des plages fréquentées".
Le collectif promet de continuer à attirer l'attention de la préfecture et des mairies sur la mise en danger que constituerait la mise en place de ces engins de pêche devant les zones de baignade et surf.
                       * ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins, Vague, Sea Shepherd

Clicanoo.re - publié le 19 février 2015 - 09h50 - Les drumlines pointées du doigt par les associations environnementales
Dans un communiqué, le collectif des associations ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins, Vague et Sea Shepherd met en cause l’utilisation des drumlines.
Jean-Bernard Galves revient sur le dispositif mis en place par la préfecture à la suite de l’attaque tragique qui a eu lieu samedi soir à Etang-Salé. "Cette pêche s’assimile à une opération aveugle de représailles", note-t-il dans un communiqué. Et dénoncer la décision de reconduire pendant 72 heures cette opération.
"Pour justifier cette reconduction, les pêcheurs et la préfecture nous disent « il y a des requins partout, on a jamais vu ça ». Il est fait état d’une présence hors norme de tigre et bouledogues mélangés qui interpelle les scientifiques habitués depuis quatre ans ce que les tigres soient essentiellement au large et que ces deux espèces ne cohabitent pas. La baie d’Etang Salé serait envahie de requins déchaînés. on parle d’hameçons tordus, de bateau attaqué. Que s’est-il donc passé ?", s’interrogent les associations.
Et de rappeler que le premier requin n’a été pris qu’au bout d’un jour et demi de pêche. "Il y avait donc très peu de requins sur zone au début de la pêche?", note Jean-Bernard Galves qui rappelle que quatre bateaux étaient mobilisés.
"On a installé des drums Lines, donc des appâts odorant dans toute la baie d’ Etang-Salé et les requins ont commencé à s’ approcher se mélangeant entre espèces. Les premiers requins pris et les prises accessoires se sont débattus, attirant d’autres requins. ??La prolongation de la pêche post attaque n’a fait qu’entretenir cette frénésie alimentaire pour arriver à une situation qu’on nous présente comme incontrôlable", commente Jean-Bernard Galves qui estime que le Comité des Pêches a joué les apprentis sorciers et "vient de faire l’éclatante démonstration du danger pour les surfeurs et baigneurs, de la présence d’appâts et de drumlines près des plages fréquentées".
Et d’attirer l’attention de la préfecture et des mairies sur la mise en danger que constituerait la mise en place de ces engins de pêche devant les zones de baignade et surf .

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 20/02/2015 à 05h00 - Jean-Bernard Galvès met en cause la présence d’une drumline à l’Étang-Salé"On a appâté tout près du lieu de l’attaque pendant plusieurs mois"
D’après Jean-Bernard Galvès, président de Requins Intégration et porte-parole d’un collectif d’associations environnementales, une drumline aurait été placée et appâtée pendant plusieurs mois "à quelques dizaines de mètres" de l’endroit où un requin tigre a mortellement attaqué la jeune Talon Bishop à l’Étang-Salé. Cela confirmerait, selon lui, la dangerosité pour les usagers de ce système de pêche utilisé dans le cadre du programme Cap Requins.
Selon vous, les drumlines et leurs appâts sont-elles responsables de la forte présence de requins observée ces jours derniers à l’Étang-Salé ?
"Oui, les pêcheurs se sont mis à beaucoup appâter lors des opérations post-attaque et ils nous disent : on a à la fois des tigres, des bouledogues, on n’y comprend plus rien, on est dans une situation qui nous fait peur... Ils ont joué les apprentis sorciers en appâtant comme ça et ils sont en train d’avoir une situation qu’ils ne contrôlent plus. Et il y a un point qu’il appartiendrait peut-être à la gendarmerie de creuser, sur la demande du maire ou du préfet, c’est qu’il se dit que dans les mois qui ont précédé cette attaque, une drumline a été placée à quelques dizaines de mètres de l’endroit en question et qu’elle a été appâtée régulièrement."
                          D’où viendrait cette drumline ?
"Ce n’est pas dans le cadre de Cap Requins, ce serait un pêcheur privé. Certains disent qu’il aurait été conseillé par certaines personnes, je n’ai pas d’informations là-dessus. La seule chose que nous savons, c’est que cette chose-là s’est passée."
                         "On est en train de rapprocher les tigres de la côte"
La présence de cette drumline pourrait-elle être, selon vous, l’une des causes du dramatique accident ayant coûté la vie à Talon Bishop ?
"En appâtant près des gens, on les met en danger. Il faut creuser cette histoire d’accident. On est en train de rapprocher les tigres de la côte en appâtant. On n’avait pratiquement pas eu d’accident de tigre en une vingtaine d’années. C’est extrêmement rare et là ça se passe à l’endroit où on appâtait depuis plusieurs mois... Et depuis qu’on appâte, on a des bouledogues et des tigres au même endroit pendant cette pêche post-attaque. Il y a des questions qui se posent. Pourquoi est-ce qu’on a pêché du tigre quand on a commencé à appâter en baie de Saint-Paul, alors qu’il n’y en a pas trop d’habitude ? On est en train de tout dérégler et de faire n’importe quoi, et de mettre les gens en danger. "
                      Pourtant, d’après les responsables du programme Cap Requins, les drumlines n’auraient pas d’effet d’attraction sur les squales...
"Les appâts qui écartent les poissons, moi je n’ai jamais vu ça. On est en train de mélanger les choses. En Afrique du Sud on utilise des drumlines qui sont appâtées toutes les 48 heures. Si l’appât est mangé au bout d’une heure, on ne réappâte pas avant 48 heures. Ici, on a maintenu un appâtage intensif et la théorie du comité des pêches est complètement différente de celle qui s’applique en Afrique du Sud. Là-bas, on couple drumlines et filets, les drumlines n’ont qu’un rôle secondaire ; ici on veut leur faire jouer le rôle principal en appâtant à tout va près des spots."
                       "Il faut aller vers d’autres systèmes"
Ils mettent également en avant le système des "smart drumlines" qui permet un taux de survie de plus de 90 % des prises accessoires...
"Ce sont les chiffres qu’ils mettent avant, je ne sais pas quel est le taux réel de survie, personne ne le connaît. Par exemple, un requin marteau qui serait pêché, on sait que son taux de survie est nul, même s’il a été relâché vivant. Ensuite, les smart drumlines ont posé des problèmes, puisqu’elles n’ont pas déclenché systématiquement. On a même des requins qui ont été mangés après avoir été pris à la drumline et personne ne s’en est rendu compte sur le moment."
                       Vous vous opposez farouchement aux drumlines. Mais que proposez-vous pour sécuriser le littoral réunionnais ?
"Il faut tout envisager. La Région vient de débloquer 10 millions d’euros pour cela, c’est quand même une somme colossale. Mais là on est en train de pêcher d’un côté et on envisage des systèmes qui coûtent très cher de l’autre, il y a peut-être une contradiction. Soit les drumlines sont efficaces et on n’a pas besoin de dépenser 10 millions d’euros, soit elles ne sont pas efficaces et il faut aller vers d’autres systèmes."
                       "Ces solutions de pêche ont 70 ans"
Êtes-vous favorable à la mise en place des zones expérimentales avec le retour d’activités de surf en présence de vigies requins ?
"Nous sommes totalement favorables à tous ces projets qui seraient consensuels au lieu d’aller vers l’opposition entre les gens, d’essayer d’imposer des solutions qui ne sont plus acceptées par l’opinion nationale et internationale. On est dans les solutions du XXème siècle, de l’après-guerre... Elles ont 70 ans ces solutions de pêche ! Tout le monde est en train de chercher à y renoncer dans le monde, et nous on veut les prendre à La Réunion !"
Le programme Cap Requins et les drumlines ont surtout vocation à "réguler" la population de squales par la pêche. N’est-ce pas nécessaire selon vous ?
"Ce n’est même pas une hypothèse, c’est un dogme. On a décidé que la pêche allait réguler. On ne sait même pas comment circulent les requins entre La Réunion et Madagascar, ou entre La Réunion et l’Afrique. Avant de décider de réguler, on devrait commencer par étudier ce genre de choses. Nous aurions été favorables à un programme comme Cap Requins si au lieu d’aller tuer bêtement des requins en prétendant qu’on va en faire de la nourriture pour chiens ou des sacs à main, on avait dit : on met des balises dans ces requins, on prend un peu d’ADN et on va savoir s’ils circulent et comment ils circulent. Et quand on aura cette information, à ce moment-là, on pourra dire si on régule ou pas."
                     Êtes-vous opposé à tout programme de pêche de requins ?
"Je ne suis pas un idéologue. Si on prouve qu’en pêchant trois ou quatre requins on peut réduire le risque, ça ne me pose pas de problème, mais pour l’instant on ne me l’a pas prouvé..."

Zinfos974.com - Vendredi 20 Février 2015 - 13:19 - Attaque mortelle de requin à l'Etang-Salé: Fin du dispositif post-attaque
Les conditions météorologiques actuelles sur le littoral de la Commune de l'Etang-Salé conduisent le Préfet de La Réunion à mettre un terme au dispositif post-attaque activé le 14 février 2015. Cette décision est confortée par le bilan des actions entreprises ces derniers jours, qui ont permis la capture ciblée de plusieurs requins aux abords immédiats du lieu de l'attaque mortelle.
A ce jour, 2 requins tigres de 1,90 et 3 mètres ont été capturés lors des opérations. 3 requins bouledogues de 2, 2,20 et 2,50 mètres ont également été prélevés par les navires de pêche professionnelle qui sont intervenus dans des conditions difficiles sous la coordination du Comité régional des Pêches maritimes. L'ensemble de ces requins est actuellement en cours d'analyse.
Il est rappelé que le dispositif post-attaque a été élaboré en concertation avec les acteurs impliqués dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin. Il s'inscrit dans une démarche sélective, visant exclusivement les espèces de requins potentiellement dangereuses pour l'homme (requin tigre et requin bouledogue), à proximité du lieu de l'attaque.
Encadré par un arrêté préfectoral qui limite les actions dans le temps et l'espace, le dispositif s'appuie sur des méthodes de pêche précisément définies dans un protocole, prévoyant notamment l'interdiction du recours à toute technique de saumurage, ainsi que la relâche systématique de l'ensemble des captures accessoires.
Le Préfet rappelle que La Réunion demeure exposée au risque requin. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal. Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d'accident.
Clicanoo.re - publié le 21 février 2015 - 05h25 - Bilan dispositif post-attaque : 2 requins tigres capturés, 3 requins bouledogues prélevés
Près d’une semaine après l’attaque de requin qui a coûté la vie à la jeune britannique Talon Bishop, la préfecture a dressé hier, un bilan des opérations menées dans le cadre du dispositif post-attaque.
"Les conditions météorologiques actuelles sur le littoral de la Commune de l’Etang-Salé conduisent le Préfet de La Réunion à mettre un terme au dispositif post-attaque activé le 14 février", indique un communiqué de la préfecture.
Cette décision est confortée par le bilan des actions entreprises ces derniers jours, qui ont permis la capture ciblée de plusieurs requins aux abords immédiats du lieu de l’attaque mortelle.
A ce jour, 2 requins tigres de 1,90 et 3 mètres ont été capturés lors des opérations. 3 requins bouledogues de 2, 2,20 et 2,50 mètres ont également été prélevés par les navires de pêche professionnelle qui sont intervenus dans des conditions difficiles sous la coordination du Comité régional des Pêches maritimes. L’ensemble de ces requins est actuellement en cours d’analyse.
Il est rappelé que le dispositif post-attaque a été élaboré en concertation avec les acteurs impliqués dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin. Il s’inscrit dans une démarche sélective, visant exclusivement les espèces de requins potentiellement dangereuses pour l’homme (requin tigre et requin bouledogue), à proximité du lieu de l’attaque.
Encadré par un arrêté préfectoral qui limite les actions dans le temps et l’espace, le dispositif s’appuie sur des méthodes de pêche précisément définies dans un protocole, prévoyant notamment l’interdiction du recours à toute technique de saumurage, ainsi que la relâche systématique de l’ensemble des captures accessoires.

Signalement d'un requin dans le lagon (ordre chrono)

Zinfos974.com - Dimanche 15 Février 2015 - 12:19 - Un requin dans le lagon de la Saline, les baigneurs évacués
Un requin a été aperçu dans le lagon de la Saline-Les-Bains, selon des témoins sur place.
La zone de baignade entre Trou d'eau et Planche Alizée a été évacuée.
Les gendarmes sont sur les lieux.
Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/02/2015 à 12h30 - Lagon de la commune de Saint-Paul - Présence de requins suspectée : les plages de l’Ermitage, de la Saline et de Trou d’Eau évacuées
Lagon - Suite au signalement suspect de la présence d’un requin en baie de Saint-Paul, les plages de l’Ermitage, de la Saline et de Trou d’Eau ont été évacuées par les gendarmes et les maîtres nageurs sauveteurs ce dimanche 15 février 2015. Le drapeau rouge a été hissé, la baignade y est à présent interdite.
Un requin avait déjà été observée le dimanche 9 novembre 2014 dans le lagon de la Saline-les-Bains, dans le secteur de Trou-d’Eau. "Des observations dans ce secteur et au niveau des passes, ce n’est pas la première fois. Bien entendu la vigilance s’impose, car le risque zéro n’existe pas, dans le lagon comme dans les autres secteurs. En revanche la probabilité qu’il s’agisse d’un espèce particulièrement dangereuse pour l’homme, notamment requin bouledogue ou requin tigre, est plutôt faible", avait expliqué le directeur Nicolas Le Bianic au micro de RTL Réunion.
Cette évacuation des plages saint-pauloises intervient au lendemain de l’attaque mortelle d’une jeune femme par un squale à l’Etang-Salé. La procédure post-attaque a été activée par le préfet de La Réunion samedi soir. Trois navires de pêche professionnelle mènent des opérations de capture dans la zone.
Pour rappel, l’attaque de requin qui a provoqué la mort de la jeune fille ce samedi à Pont Mulla (Etang-Salé) est la 14ème depuis 2011. Cinq autres personnes ont déjà été tuées dans ces charges.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/02/2015 à 10h55 - Lagon de l’Ermitage - Un requin a bien été observé ce dimanche
Requins lagon
Le site de la préfecture Info-Requin confirme ce lundi qu’un requin juvénile a bel et bien été observé dans le lagon de l’Ermitage le dimanche 15 février 2015. Le squale a été aperçu vers 9h15 à proximité de la passe de Trois-Bassins.
D’après les dires du témoin, il s’agit d’un requin bouledogue. Le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) mène actuellement des investigations. Pour rappel, à la suite de cette observation, les plages de l’Ermitage et de la Saline ont été évacuées par les maîtres nageurs sauveteurs et les gendarmes. Les drapeaux rouge et rouge-requin avaient été hissés.
Ce n’est pas la première fois qu’un requin est vu dans ce lagon. Le dimanche 9 novembre 2014, un requin avait été observé dans le secteur de Trou d’Eau. "Des observations dans ce secteur et au niveau des passes, ce n’est pas la première fois. Bien entendu la vigilance s’impose, car le risque zéro n’existe pas, dans le lagon comme dans les autres secteurs", avait commenté Nicolas Le Bianic, le directeur du CROSS, au micro de RTL Réunion.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 17/02/2015 à 10h37 - Après l’évacuation des plages entre l’Ermitage et Trou d’eauRequins : une fausse alerte après une vraie tragédie
Requins lagon
Dimanche dernier, en milieu de matinée, les eaux des plages de l’Ermitage et de la Saline ont été évacuées par les maîtres nageurs sauveteurs et les gendarmes, le drapeau rouge hissé, suite à l’observation d’un requin au niveau de la fausse passe de la Saline les bains, face au centre Jacques Tessier. Le témoignage à l’origine de ce vaste mouvement de sécurisation faisait état d’un requin juvénile... Reste que de ce signalement, on n’a retenu que le terme "requin", déclenché une alarme générale, interrompu toute activité, sur et dans les eaux, entre Trou d’eau et Planche Alizée.
Un branle-bas de combat quelque peu extraordinaire au regard de la réalité des faits : un requin juvénile, supposément un bouledogue, l’information n’était pas alors recoupée, un plan d’eau au plus bas du fait de la marée, et donc fort peu propice à l’évolution d’animaux de grosse taille.
Car il convient de le rappeler notre "lagon" n’en est pas un, le terme est utilisé de façon abusive, on ne peut y naviguer, y plonger, même à marée haute, car dans cette dépression d’arrière récif la profondeur à mer basse, n’excède pas un mètre ou un mètre cinquante au grand maximum. Il suffit de voir affleurer les patates de corail et le platier récifal pour s’en convaincre. Le risque de rencontrer un requin dangereux par sa taille, à marée basse, est donc très hypothétique.
On sait par ailleurs que de telles rencontres ne sont incidemment possibles que dans le cas de grandes marées, de fortes houles, cycloniques par exemple, auquel cas, expliquent les avis les plus autorisés de la place, dont Roland Troadec (Vie Océane), les requins sont piégés, en situation difficile, stressés, désireux de fuir avant toute autre chose. En tel cas, plutôt rares, ils n’affecteraient ni comportement de chasse, ni comportement territorial. Quoi qu’il en soit, on n’a jamais enregistré d’accident avec un requin, à La Réunion, dans la dépression post-récifale, que l’on nomme "lagon".
Dimanche dernier, quand l’alerte a été donnée, en sus d’être à marée basse, la zone n’avait pas été soumise à des conditions de forte houle et aucun requin, adulte ou de taille suffisante à être dangereux, ne s’y trouvait piégé.
En conséquence, la zone a été évacuée, toutes les activités nautiques interrompues, sinon pour rien, du moins de façon très excessivement préventive. Car enfin, des requins juvéniles, on en trouve un peu partout si l’on en croit les témoignages fréquemment rapportés, de même que des raies, parfois de taille respectable, sans qu’il en découle le moindre risque.
                                          L’opportunité de cette évacuation dominicale est donc contestable.
D’autant que la veille un accident véritable et tragique avait été déploré à Etang-Salé. Il serait plus que regrettable de voir de tels épisodes se succéder, car la crédibilité des alertes serait gravement mise en cause, tout comme celles des autorités qui les décrètent et les font appliquer. D’ailleurs, dimanche dernier, la population n’a pas mis longtemps à passer outre l’interdiction pour retourner à l’eau.
Au-delà, un excès de prévention inutile, voire déplacé, ne compensera jamais quatre années de carences et d’atermoiements en matière de sécurité des personnes en zone balnéaire face au risque requin ; sans parler des six victimes décédées, des autres handicapées, et du désastre économique induit par cette "crise" si mal traitée.
                            Philippe Le Claire pour Imaz Press Réunion

Le 16 février 2015 - Un mail de Michel BERNARD - Adjoint au chef de service des politiques de la mer et du littoral -                       
                                                                                         Tél. 0 262 901 902 - GSM : 0 692 639 629 - michel-Gaston.bernard@developpement-durable.gouv.fr -
                                        adresse postale : Direction de la mer Sud océan indien - 11, rue de la Compagnie - 97487 Saint Denis Cedex
                                                      site internet DMSOI : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/

Bonjour,
Je vous adresse en pj, l'arrêté préfectoral n° 187 du 13 février 2015 portant règlementation de la baignade et de certaines activités nautiques dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion.
pour affichage et large diffusion      - Cordialement

Pour déclencher des secours en mer, appelez le Cross - Depuis le littoral : tél. 196 appel gratuit depuis un fixe ou un portable - En mer : Radio VHF Canal 16

Liberté • Égalité • Fraternité
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
PRÉFET DE LA RÉUNION
Arrêté préfectoral n° 187
du 13 février 2015
portant réglementation de la baignade et de certaines activités nautiques dans la
bande des 300 mètres à partir du littoral du département de La Réunion
LE PREFET DE LA REGION ET DU DEPARTEMENT DE LA REUNION
CHEVALIER DE LA LEGION D'HONNEUR
CHEVALIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE


VU le Code général des collectivités territoriales et notamment les articles L2212-2 ; L2212-3 et L2213-23;
VU les articles 131-13, 1° et R 610-5 du code pénal ;
VU le décret n°62-13 du 8 janvier 1962 relatif au matériel de signalisation utilisé sur les plages en lieux de baignade ;
VU le décret n°2007-236 du 21 février 2007 portant création de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion, notamment ses articles 4 et 8 ;
VU l'arrêté interministériel du 3 mai 1995 modifié le 7 décembre 2011 relatif aux manifestations nautiques en mer ;
VU l'arrêté préfectoral modifié n° 1744 du 15 juillet 2008 portant réglementation générale de la circulation des navires, des engins de plage et des sports nautiques dans les eaux maritimes de La Réunion ;
VU l'arrêté préfectoral n°1400 du 20 septembre 2011 portant interdiction des activités nautiques pratiquées avec des engins de plage et des engins non immatriculés lorsque le drapeau rouge vif sur les plages et lieux de baignade ;
VU l'arrêté préfectoral n°1022 du 18 juillet 2013 interdisant le rejet en mer de produits de la mer à l'intérieur des 2,5 milles nautiques dans les eaux territoriales de La Réunion ;
VU l'arrêté préfectoral n°4299 du 28 août 2014 portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités dans la bande des 300 mètres à partir du littoral du département de la Réunion ;
VU l'ordonnance du Conseil d'Etat du 13 août 2013, Ministère de l'intérieur c/ Commune de Saint-Leu n°370902;
CONSIDERANT les résultats de l'étude CHARC, faisant notamment état d'un déséquilibre de l'écosystème marin sur la côte Ouest de La Réunion et de la présence de requins tigre et bouledogue tout autour de La Réunion, tant sur la zone côtière du large que sur la frange littorale ;
CONSIDERANT la diffusion par l'autorité préfectorale de nombreux messages réguliers de prudence relatifs au risque requin ;
CONSIDERANT que plusieurs attaques de requin, majoritairement mortelles ou mutilantes, imputées principalement à des requins bouledogues, ont été recensées à La Réunion ;
CONSIDERANT que ces attaques ont concerné diverses catégories d'usagers de la mer, en particulier une baigneuse (attaque du 15 juillet 2013) et des pratiquants d'activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (attaques du 19 septembre 2011, 23 juillet 2012, 05 août 2012, 8 mai 2013, 15 juillet 2013, 26 octobre 2013 et 22 juillet 2014) ;
CONSIDERANT la persistance d'une présence régulière de requins potentiellement dangereux aux abords des côtes réunionnaises ;
CONSIDERANT, nonobstant l'impossibilité de supprimer totalement le risque d'attaque de requin, la possibilité de le réduire dans certains espaces protégés, que cette protection soit naturelle (lagon) ou non naturelle (mise en place de dispositifs de surveillance des requins et d'alerte des personnes, installation d'équipements faisant obstacle à l'entrée des requins à l'intérieur d'espaces définis ou assurant leur pêche sélective, prélèvement de requins des espèces dangereuses et non protégées...);
CONSIDERANT les avancées des expérimentations de réduction du risque requin actuellement en cours, notamment à l'extérieur du lagon, et la nécessité d'en évaluer la pertinence par une poursuite progressive et encadrée en situation opérationnelle (caprequins, vigies requins renforcé, appels d'offres d'équipements de protection engagés par les communes);
CONSIDERANT que les expérimentations de réduction du risque requin susmentionnées peuvent être évaluées dans des conditions et des zones précisément définies par l'autorité municipale (ZONEX) ;
CONSIDERANT que les mesures de restriction prévues par le présent arrêté ne sont pas exclusives, conformément à l'article L 2213-23 du code général des collectivités territoriales, de la prise d'arrêtés municipaux réglementant la baignade et les activités nautiques dans la bande des 300 m ;
CONSIDERANT que le pouvoir de police, dans le cadre de la réduction du risque « requin », appartient également au préfet dans la mesure où les mesures envisagées pour prévenir ou faire cesser le trouble à l'ordre public que représentent ces attaques ont un champ d'application qui excède le territoire d'une commune ;
SUR PROPOSITION de madame la Directrice de Cabinet ;

ARRETE
Article 1er
Dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, où s'exerce le pouvoir de police spécial du maire, conformément à l'article L.2213-23 du code général des collectivités territoriales, les activités suivantes :
la baignade (y compris lorsqu'elle s'effectue à l'aide d'un équipement de type palmes, masque et tuba)
les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard).
sont interdites sauf dans des espaces définis à l'article 2. Tout contrevenant s'expose aux poursuites et peines prévues par les articles 131-13 et R 610-5 du Code pénal
Article 2
Ces activités ne peuvent se pratiquer dans des conditions définies par arrêté municipal que dans les zones suivantes
les lagons
les espaces aménagés et surveillés hors lagons
les zones d'expérimentation opérationnelle (ZONEX) dont l'accès ne pourra être ouvert qu'en cas de conditions environnementales adaptées et à condition que soient mises en oeuvre des mesures d'informations explicites des usagers et que soient déployés des mesures de surveillance et d'alerte ainsi que des équipements spéciaux de réduction du risque requin, l'ensemble devant être formalisé dans un protocole annexé à l'arrêté municipal.
Article 3
Les mesures prévues aux articles 1 et 2 sont applicables à compter du 15 février 2015 jusqu'au 15 février 2016.
Article 4
Conformément à l'article L2213-23 du code général des collectivités territoriales, les communes littorales informent le public par une publicité appropriée, en mairie et sur les lieux où elles se pratiquent, des conditions dans lesquelles la baignade et les activités nautiques sont réglementées.
Les maires des communes littorales sont chargés de procéder à l'affichage du présent arrêté en mairie et sur l'ensemble de leur littoral.
Article 5
Le présent arrêté peut faire l'objet d'un recours contentieux auprès du Tribunal administratif de Saint-Denis dans un délai de deux mois à compter de sa publication au recueil des actes administratifs.
Article 6
Les maires des communes littorales de La Réunion, la directrice de cabinet du préfet de La Réunion, les sous-préfets d'arrondissement, le colonel commandant de la gendarmerie nationale de la Réunion et de la gendarmerie de la zone de défense et de sécurité du sud de l'océan Indien, le directeur départemental de la sécurité publique, la directrice de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, le directeur de la mer Sud océan Indien et le directeur du centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture.
                                  Le Préfet de La Réunion                              retour

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 18/02/2015 à 05h00 - Étude du comportement des squales à La Réunion -Risque requins : une vidéo explicative et un grand colloque

Vidéo CHARC IRD

Le mercredi 25 février prochain, l’université de La Réunion accueillera de nombreux scientifiques à l’occasion du " séminaire de restitution du programme CHARC ", dont les conclusions sur le comportement des requins tigres et bouledogues viennent d’être publiées. Elles sont notamment détaillées dans une vidéo mise en ligne par l’IRD.
Initié en 2011, le programme CHARC (Connaissance de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers) vient de rendre ses premières conclusions, dévoilées par les scientifiques de l’IRD (Institut de recherche et de développement) après trois ans d’études.
Des conclusions que l’institut a résumé dans une vidéo publiée sur son site internet.
Il en ressort trois "facteurs clés" influant sur la présence et la répartition spatiale des requins bouledogues autour des côtes réunionnaises : le comportement migratoire, le comportement de reproduction et le comportement alimentaire.
Ces résultats seront expliqués, approfondis et débattus durant toute la journée du mercredi 25 février à l’université de La Réunion lors d’un grand colloque dédié à ce sujet ô combien sensible.
Parmi les thèmes abordés : la fréquentation des activités nautiques, la turbidité de l’eau, la diversité génétique des populations de requins tigre et bouledogue, la répartition spatiale des squales ou encore l’influence des facteurs environnementaux sur le requin bouledogue.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 18/02/2015 à 08h50 - Littoral ouest - Un requin tigre observé au large de la pointe des Trois-Bassins
spot de Trois Bassins
Ce mardi 17 février 2015, un requin tigre a été observé au large de la pointe des Trois-Bassins, en fin de matinée vers 11h35, indique le site info-requin.re. Malgré l’arrêté d’interdiction des activités nautiques en dehors du lagon de quelques zones surveillées, le spot de Trois-Bassins est encore régulièrement fréquenté par les surfeurs.

Zinfos974.com - Courrier des lecteurs - Vendredi 20 Février 2015 - 11:43 - La divine mission des requins ?

Apparemment, il très mal vu par certains "olibrius" moralisateurs au quotient intellectuel à peine supérieur à celui d’une clé à molette, d’oser prendre une position courageuse, réaliste et intelligente en accordant de la valeur à la vie humaine, pourtant considérée comme « Sacrée » par toutes les religions, (à l’exception bien sûr des terroristes djihadistes...) qui doit avoir priorité absolue sur les thèses aberrantes des obscurantistes partisans du légitime "Droit Divin" de tuer des humains par les « si gentils requins » au prétexte que « Bon Dié la mèt à zot dan la mèr’ et bann’ zom si la tèr’... ». (Je m’excuse auprès de toutes les si utiles clés à molette...)

C’est bizarre !... Ces si incultes « écolos-bigots créationnistes » de pacotille, ignorant tout de la théorie de l’évolution des espèces de Charles Darwin, du Big-Bang, en étant restés au stade archaïque de la Foi et de la croyance aveugle en Adam et Ève sont les plus acharnés et forcenés demandeurs du rétablissement de la « Peine de Mort » pour les délinquants et criminels humains !...

Autrement dit : Leur dieu créateur, soi-disant omniscient, infiniment bon et miséricordieux, aurait défini et assigné pour chaque espèce son rôle et son espace de vie : L’Homme sur la Terre et le Requin en mer avec pour Mission divine de dévorer quiconque oserait "illégalement" pénétrer son territoire... C’est au nom de ces foireuses croyances qu’ils ont l’outrecuidance de dire sur les ondes et de publier d’immondes commentaires du genre : « Chacun à sa place, il ne fallait pas braver l’Interdit ! » ou bien pire encore dans l’ignoble manque de respect de ces "bien-pensants" et "culs-bénis" moralisateurs à l’égard les victimes et leurs familles : "C’est bien fait pour eux... Les requins sont innocents... Ils ne font que « leur boulot !". Comment un individu, allant à la messe tous les dimanches, se prétendant "fait à l’image de son dieu" peut-il atteindre de tels sommets dans l’ignominie et l’abjection ?...

ILS ONT « OZÉ » !... Après le "péché originel" d’Adam et Ève, ils ont inventé le "péché potentiel". On a trop souvent entendu sur les ondes des sectaires dégénérés, des décérébrés qui vont encore plus loin dans leur délire religieux intégriste en osant prétendre et affirmer péremptoirement que le requin a été investi par son créateur d’une mission divine en éliminant d’avance tous les individus qui seraient susceptibles de commettre des crimes futurs s’ils restaient en vie !... Selon eux, les squales ne tueraient pas du tout par hasard, mais dotés de célestes pouvoirs divinatoires, seraient capables de sélectionner leurs victimes et effectueraient un nécessaire « travail salutaire d’éradication préventive » de tous les supposés "criminels en puissance"...

Ces vindicatifs donneurs de leçons « font maigre » en carême et chaque vendredi. Ils se gobergent tout au long de l’année de "fruits de mer" (crevettes, camarons, langoustes, bichiques...) et poissons tout autant innocents et inoffensifs : thons, dorades coryphènes, mérous, bonites, marlins, espadons, etc. capturés aux abords des D.C.P. financés et installés tout autour de l’île par les Pouvoirs publics pour faciliter et développer la « pêche au gros » qui ont eu aussi comme majeure conséquence d’attirer et de permettre la prolifération exponentielle des "mangeurs d’Homme", les requins bouledogues et requins tigres depuis que leur pêche et la commercialisation de leur chair a été absurdement interdite depuis 1999 sous le fallacieux prétexte du « principe de précaution » quant à un éventuel risque potentiel de cigüatera... qui ne concerne que les espèces récifales mais aucunement les pélagiques.

Il serait éminemment souhaitable que soient enfin dévoilé au "grand public" et à tous les Réunionnais dans quelles conditions et sous la pression de quels lobbies écolo-religieux intégristes les services de l’État Français de l’époque ont été assez inconséquents ou complices pour promulguer un tel arrêté irresponsable ayant pour but d’illégitimement mais légalement imposer des règles allant à l’encontre de toutes les lois de la Nature et de la "sélection naturelle" en conférant aux squales un statut d’exception, de privilégiés en sacralisant les requins tueurs (tigres et bouledogues) comme "intouchables" alors qu’ils ne font partie nulle part au monde des espèces menacées, en danger ou protégées. Ils sont partout autorisés à la pêche, à la commercialisation et à la consommation.

Des irresponsables totalement ignorants en matière d’écologie, d’éthologie et de biologie ont décidé de bouleverser l’équilibre naturel de la façon la plus stupide et la plus aberrante qui soit. Est-ce la peur superstitieuse du passage à l’an 2000 qui leur a troublé l’esprit ?... Jusqu’en 1999 il existait le même "équilibre naturel" que partout ailleurs sur la planète : Le requin était légalement pêché et vendu sur les marchés autant que le thon, le marlin, la dorade coryphène ou l’espadon, et était très apprécié par les Réunionnais et les restaurateurs locaux car sa chair est aussi goûteuse que celle de ces derniers. La population de squales dans les eaux réunionnaises était maintenue à un niveau raisonnable "naturel". Les attaques de baigneurs, plongeurs ou surfers étaient rarissimes.

Depuis l’arrêté de d’interdiction de pêche de 1999, au sommet de la chaîne alimentaire marine, les requins n’ayant plus aucun prédateur susceptible de « réguler » leur population par un prélèvement « raisonnable » ont vu leurs effectifs augmenter de façon exponentielle dans des proportions jamais vues ailleurs, au point que La Réunion est devenue depuis cinq ans mondialement connue et tristement célèbre comme « L’île aux requins » suite aux multiples attaques mortelles des squales "sacralisés". Les conséquences ont été dramatiques : baisse de la fréquentation touristique et faillites catastrophiques pour l’économie de toute la Côte Ouest. Des sommes considérables ont été dilapidées en pure perte ces dernières années en tergiversations dilatoires sans trouver aucune solution à cette crise dont aucun des "irresponsables décideurs" n’accepte de reconnaître et assumer sa responsabilité.

Il est URGENT que soit abrogé cet arrêté aux conséquences mortifères. Il est URGENT que soit de nouveau permise la pêche de ces requins assassins. Il est URGENT que soit rendue aux Réunionnais et aux touristes la liberté de se baigner dans la mer et aux surfers celle de pratiquer leur passion en toute sécurité. Il ne s’agit aucunement de tenter d’éradiquer massivement les requins à la manière expéditive des Mauriciens ou des Seychellois... Il ne s’agit que de RÉTABLIR UN ÉQUILIBRE NATUREL qui n’aurait jamais dû être bouleversé autoritairement par des décisions absurdes aux conséquences gravissimes prises par des ignares irresponsables.

Le 20 février 2015 - Un mail de Laurence PROVOT/ Chef de l'unité Biodiversité (UBIO) - Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DEAL) - Parc de la Providence - 12 Allée de la Forêt - 97400 SAINT-DENIS - Tél. 02.62.94.76.46 - Fax 02.62.94.72.55 - Mèl : laurence.provot@developpement-durable.gouv.fr
Bonjour,
Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint l'invitation à la réunion de restitution de l'approche sociale et économique du risque requin: "Mieux connaître pour mieux agir".
Afin d'organiser les conditions d'accueil, je vous saurais gré de bien vouloir confirmer votre présence (ou celle de votre représentant), par messagerie électronique au plus tard le mardi 24 février à Guillaume Malfait (guillaume.malfait@developpement-durable.gouv.fr). - Vous souhaitant bonne réception.

PRÉFET DE LA RÉUNION                                                         copie
Direction de l'environnement. de l'aménagement
et du logement de La Réunion
Service Eau et biodiversité
Saint-Paul, le 20 fev 2015
La Sous-préfète de Saint-Paul, à destinataires in fine

Objet : Restitution de l'approche sociale et économique du risque requin : « Mieux connaître pour mieux agir »
J'ai l'honneur de vous inviter à participer à la restitution de l'approche sociale et économique du risque requin : « Mieux connaître pour mieux agir » commandée par la Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement de La Réunion (DEAL), le :
Jeudi 26 février 2015 à 9 heures Salle Centhor, 1 route de l'Eperon 97435 Saint Gilles les Hauts
Afin d'organiser les conditions d'accueil, je vous saurais gré de bien vouloir confirmer votre présence (ou celle de votre représentant), par messagerie électronique au plus tard le mardi 24 février à guillaume.malfait@developpement-durable.gouv.fr.
La Sous-préfète de Saint Paul
Chantal AMBROISE
Deal 2, rue Juliette Dodu – CS 41009 97743 Saint-Denis cedex 9
Tél. 02 62 40 26 01– Fax 02 62 40 26 15
www reunion developpement-durable gouv.fr

Des volontaires ?

Clicanoo.re - publié le 26 février 2015 - 05h27 - CHARC : les comportements des requins passés à la loupe
Les résultats du programme CHARC ont été dévoilés hier. Un rapport qui permet d’en savoir un peu plus sur le comportement des requins tigres et bouledogues observés au large de nos côtes.

Conduit par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) depuis fin 2011, le programme Connaissance de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion (CHARC) est la première étude scientifique menée à La Réunion sur ces requins méconnus. Il s’agissait de réaliser, pour la première fois, un état des lieux des connaissances sur ces requins et sur leur présence aux abords des côtes réunionnaises. Pour cela, 40 requins bouledogues et 39 tigres ont été marqués.
• Une présence plus forte entre Saint-Paul et Saint-Pierre
Il en ressort qu’il ne semblent pas assujettis aux zones littorales , même si ces dernières représentent un de leurs habitats majeurs. A noter qu’ils sont davantage présents sur la côte ouest entre Saint-Paul et Saint-Pierre pendant la période de transition entre l’été et l’hiver austral , à savoir de mars à juin.
• Plus près des côtes en début d’après-midi
Ce suivi a permis de savoir que les requins changent d’habitat au cours de la journée, alternant une occupation diurne au large (zones de repos) et nocturne près des côtes . Plus précisément, ils semblent se rapprocher des côtes en début d’après-midi (à partir de14h) et migrer dans la partie supérieure de la colonne d’eau, se rapprochant ainsi de la surface. Ils augmentent alors leur activité exploratoire, laissant supposer un comportement de chasse au crépuscule.
• Des sites d’accouplement
Les chercheurs ont aussi constaté la présence de plusieurs mâles et femelles autour de sites particuliers, comme l’Etang du Gol et le port de Saint-Gilles, qui correspondraient à des sites d’accouplement . De plus, les analyses génétiques effectuées sur une même portée ont montré l’existence de deux géniteurs mâles, pouvant indiquer une compétition accrue entre mâles à cette période.
• Une corrélation entre abondance en poissons et présence des requins
Le dernier point de cette étude s’est arrêté sur le régime alimentaire des requins. Les chercheurs ont notamment confronté les données concernant la présence des requins marqués avec les indices de richesse en poissons, estimées à partir des données de débarquement fournies par les professionnels de la pêche. Il ressort de ces comparaisons que l’état des ressources disponibles près des côtes influence la présence des requins bouledogue . Ainsi, les chercheurs ont constaté une corrélation entre abondance en poissons et présence des requins marqués au large. Lorsque les ressources disponibles diminuent, les requins se rapprocheraient davantage des côtes pour se nourrir. Les chercheurs ont également observé que des variables environnementales favoriseraient la présence des requins bouledogue près des côtes réunionnaises : hauteur de houle, pluviométrie, turbidité des eaux de surface.
• Une suite à CHARC
Cette étude permet de dégager un certain nombre de pistes pour l’avenir. mais il faudra sans doute une suite, notamment en ce qui concerne les requins tigres.

Clicanoo.re - publié le 26 février 2015 - 05h49 - Requins : tout ça pour… Charc !
EDITO
Avant de parler requins, un retour sur l’amendement de la députée Bareigts dont on peut d’ores et déjà considérer qu’il est mort-né. Car il ne fait pas de doute, vu la polémique qu’il suscite au plan national, qu’il sera shooté par le ministre Macron en personne, lequel a déjà évoqué son inconstitutionnalité, avant même que la loi ne soit votée. Mais au-delà de la polémique bassement politicienne que cet amendement d’Ericka Bareigts (PS) a créée en France hexagonale, il ne serait pas inintéressant de s’interroger un instant sur le rôle du groupe de dialogue inter-religieux dans cette "affaire". Et si la députée socialiste était tout bêtement tombée dans le piège d’un faux dialogue ? Pourquoi s’était-elle emballée sur cette question des jours fériés à partager entre religions à la Réunion ? Sans doute parce que les membres dudit groupe lui avaient toujours tenu un langage commun, de partage, de ce vivre-ensemble réunionnais qui contraste avec l’exemple métropolitain. Ericka Bareigts s’est manifestement laissée emporter par les beaux discours médiatiques du groupe interreligieux où le catholique, l’hindou, le musulman… ne forment plus qu’un. Or, la réalité est toute autre. Lorsqu’il a fallu prendre deux lundis fériés par exemple (Pentecôte et Pâques) pour les "partager" avec les tamouls et les z’arabes, le dialogue s’est transformé en monologue, chacun défendant ainsi sa propre chapelle. Aussi, on a aujourd’hui comme le sentiment d’un faux-dialogue religieux, un peu comme si l’échec de cet amendement a mis en évidence une espèce d’hypocrisie régnant au sein du groupe interreligieux, comme si les embrassades qu’on pouvait voir à la télé entre chefs de toutes les religions n’étaient que des baisers de Judas… D’un point de vue purement électoraliste, face aux communautés, Mme Bareigts pourra toujours dire qu’elle a fait son job mais si cela a capoté, c’est parce que les membres du groupe interreligieux n’ont pas été capables d’accorder leurs violons, au-delà des belles paroles de tolérance et de solidarité… pour la frime, "pou bouche les yeux domoune", comme on dit en créole. Tout ça pour ça, en effet !
Pareil pour les requins : tout ça pour Charc, ce fameux programme dont les résultats ont été officiellement dévoilés, hier, à l’occasion d’un séminaire organisé par l’IRD (Institut pour la recherche et le développement) à l’université de la Réunion. Que nous apprend Charc censé dresser un état des lieux des connaissances sur les requins bouledogues et, accessoirement, sur les requins tigres ? Dans le cadre de ce programme, les spécialistes auraient identifié le comportement migratoire, le comportement alimentaire et le comportement de reproduction des bouledogues. Oui, mais encore ? En fait, les scientifiques constatent eux-mêmes qu’en dépit de quelques résultats, "beaucoup de travail reste à faire" et qu’ils ne savent pas encore "beaucoup de choses sur le requin bouledogue". Combien de requins aux abords de nos côtes ? Pourquoi attaquent-ils ? Les scientifiques n’ont pas eu le temps de tout étudier… Parce qu’il n’y a plus assez d’argent pour poursuivre les études, pour un Charc 2. Pour résumer, non sans ironie, grâce à cette étude qui aura coûté quelques centaines de milliers d’euros (l’argent de nos impôts), nous savons aujourd’hui qu’il y a des requins dans la mer, qu’ils attaquent - souvent hélas mortellement - les surfeurs et les baigneurs et qu’ils rôdent toujours près des côtes réunionnaises… En revanche, et ça, ce n’est pas Charc qui le dit, les squales qui doivent sûrement communiquer entre-eux, savent qu’il ne faut surtout pas montrer le bout de leurs dents près des côtes mauriciennes ou seychelloises car dans ces deux îles où le tourisme est roi, les autorités ne leur font pas de cadeau. Ils sont tout simplement prélevés et il n’y a personne en "savate deux doigts" pour aller crier "à l’assassin" lorsqu’on tue un requin. À méditer ! Et pas besoin de l’argent des contribuables pour arriver à cette évidence.                Yves Mont-Rouge 

www.ipreunion.com - Posté par IPR le Mercredi 25 Février à 08H00 - Un collectif interpelle le maire - Étang-Salé : une pétition pour des "mesures de gestion du risque requin"
Depuis ce mardi 24 février 2015, un collectif nommé "les dalons de la mer" a lancé une pétition en ligne pour inviter le maire de l'Étang-Salé Jean-Claude Lacouture "à mettre en place sans délai les mesures de gestion du risque requin sur la commune en collaboration avec les usagers de la mer, clubs et associations".
"La plage de l’Étang-Salé n'échappe pas à la recrudescence des attaques de requins depuis plus d'un an. Deux attaques sur des baigneurs démontrent aujourd'hui un risque de sécurité évident aux abords d'une des plages les plus fréquentées de La Réunion sans compter que cela met à mal l'ensemble de l'activité économique de la petite station balnéaire", écrit le collectif, qui a publié cette pétition sur le site change.org.
"Dans le contexte actuel, il est important de signifier à M. le maire, à travers cette pétition d'une part, que les amoureux de la mer de l'Étang-Salé sont nombreux, alertes et à disposition pour l'aider dans sa mission. Et d'autre part nous l'invitons également à prendre sans délai les mesures nécessaires comme par exemple le programme Cap Requin ou autres", poursuivent les dalons de la mer.
Le samedi 14 février dernier, la jeune Talon Bishop a été mortellement attaquée par un squale à l’Étang-Salé, dans le secteur du Pont Mulla. Le 26 octobre 2013, un baigneur avait également été attaqué dans ce même secteur. Il avait survécu mais eu la jambe droite sectionnée.

Zinfos974.com - Jeudi 26 Février 2015 - 06:30 - La mairie de Saint-Paul débloque 75.000€ pour CapRequins 2
Les élus de Saint-Paul ont approuvé hier après-midi en conseil municipal la participation financière de la collectivité au projet CapRequins 2.
178.000 euros, c'est le coût prévisionnel du programme pour le littoral saint-paulois. La ventilation de l'effort financier fait intervenir l'Etat à hauteur de 58.000€, la Région (44.000€) et donc la commune à hauteur de 75.000€.
La subvention est attribuée au Comité régional des pêches qui a piloté la phase expérimentale en baie de Saint-Paul en 2014. Son prolongement du programme prévoit toujours le recours à deux techniques de capture, la smart drumline et la palangre de fond horizontal à des fins de marquage et de prélèvement ciblé des requins côtiers considérés comme les plus accidentogènes.
Six autres communes littorales ont manifesté un intérêt pour ce programme dont le montant global est actuellement évalué à 747.000€.

Zinfos974.com - Vendredi 27 Février 2015 - 12:14 - La crise requin chiffrée à 33 millions d'euros de perte économique
Le site de la DEAL Réunion met en ligne le Diagnostic socio-économique de la crise requin à la Réunion depuis les attaques mortelles de 2011.
La synthèse des travaux remis à la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL) par le cabinet conseil Sagis et publiée ce 26 février offre une lecture chiffrée de l’impact économique de la crise requin à la Réunion.
Sur la période 2011-2014, une perte globale de l’ordre de 33 millions d'euros a été estimée depuis le début de la crise requin, pour ne prendre que les pertes touristiques extérieures et celles des filières de loisirs les plus touchées.
La ventilation de ces pertes d'affaires touche en premier lieu les "dépenses touristiques ", soit 20 millions € de manque à gagner, 7 millions de "publicité négative nationale", 5 millions rien que pour la "filière surf", 1.33 million sur l'activité "plongée" et 300.000 euros pour la "voile et le kayak".
Ce chiffrage ne prend pas en compte les pertes de chiffres d'affaires des autres opérateurs situés sur les zones en baisse de fréquentation, non quantifiable.
Mais le préjudice est plus important pour l’île si l’on prend en compte le recul de l’attractivité touristique de la destination par essence immatérielle.
                              La crise requin affecte aussi la dépense publique
Environ 4 millions d'euros ont été directement engagés depuis 2011, principalement en études et tests de sécurisation (dernier point à la mi-2014).
Cette mobilisation financière l'a été principalement par l'Etat (2.1 millions €), suivi de la Région (500.000 € + 250.000 € encore à mandater ?), la commune de Saint Paul (435.000 €), Saint Leu (95.000 €), l’Etang Salé (140.000 € dont Civis), Saint Pierre (46.000 €). L'Europe a aussi contribué à hauteur de 297.000 €

Zinfos974.com - Samedi 28 Février 2015 - 15:10 - Crise requin: Mieux connaître pour mieux agir
La préfecture restitue les travaux d'une étude commandée en 2013 portant sur l'analyse des champs des sciences sociales et économiques du risque requin. Voici le communiqué de la préfecture :
L’influence négative des attaques sur la notoriété de l’île de La Réunion a conduit l’État à lancer en décembre 2013 une étude visant à définir une stratégie de communication fondée sur une analyse dans les champs des sciences sociales et économiques. Cette étude, qui visait à construire une culture du risque optimale et adaptée s’est déroulée de décembre 2013 à décembre 2014. Elle a donné lieu à de nombreux entretiens de terrain et échanges avec l’ensemble des acteurs concernés.
                            Intitulée « Mieux connaître pour mieux agir », cette étude a été finalisée en janvier 2015. Elle est disponible sur le site info-requin.re.
Elle comporte deux volets formant un même ensemble. Tout d'abord un diagnostic sociologique et la mesure de l’impact économique du risque requin. En second lieu et en appui sur ce diagnostic, des recommandations opérationnelles en matière de communication, outil de reconquête de l’image positive du territoire.
                              Calendrier de l’étude
Tout au long de son déroulement, elle a fait l’objet de présentations régulières auprès des instances de concertation liées au risque requin : le CO4R, cellule opérationnelle de réduction du risque requin à La Réunion, et le C4R, comité réunionnais de réduction du risque requin. Le premier volet de cette étude a fait l’objet d’une présentation détaillée auprès des partenaires concernés, le 26 février 2015. Le second volet relatif à la stratégie de communication est actuellement décliné dans le cadre des travaux thématiques portant sur la mise en œuvre d’une démarche intégrée de gestion du risque requin pour la période 2015-2020.
                              Mieux connaître
En complément des études (Vigie, Cap requin et notamment CHARC qui portait sur le comportement des requins tigre et bouledogue), l’étude « Mieux connaître pour mieux agir » vise à accroître la prise de conscience sur le risque requin. Elle permet d’apporter des clefs visant à définir une stratégie de communication nationale et locale adaptée, positive et partenariale. Les caractéristiques de La Réunion, territoire insulaire et océanique, rendent nécessaire un comportement adapté face à un risque permanent. La stratégie de communication à développer est fondée sur la triple nécessité de sensibiliser, prévenir et informer. Elle viendra accompagner le plan d’actions opérationnel visant à la reprise progressive et encadrée des activités nautiques sur le littoral, conformément aux orientations partenariales de gestion du risque requin présentées lors du C4R du 12 février 2015.
                             Mieux agir
Le nouvel arrêté préfectoral du 13 février 2015 portant restriction de la baignade et de certaines activités nautiques s’inscrit dans cette double démarche de sécurisation des sites et de sensibilisation au risque. Cet arrêté permet, dans le cadre des zones expérimentations opérationnelles (ZONEX), une reprise progressive et encadrée des activités nautiques sur le littoral concourant ainsi à la restauration d’une image positive de l’île de La Réunion.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 28/02/2015 à 13h28 - Le champion de surf parle de la crise requinJérémy Florès : "Les requins bouledogues ont tout mangé"
Jérémy Florès
Interrogé ce samedi 28 février 2015 par le magazine BeachGrit, le surfeur réunionnais Jérémy Florès s’est exprimé sur la crise requin. Pour le champion péi, l’arrêt de la pêche est la principale cause des attaques de squales à La Réunion. "Les requins n’ont plus du tout peur et ont commencé à venir", affirme le sportif. (photo Jérémy Florès / Facebook)
Jérémy Florès débute ce week-end sa saison sportive en participant en Australie au Quiksilver Pro Gold Coast 2015 face aux meilleurs surfeurs du monde. Mais avant d’affronter Kelly Slater sur les vagues de Snapper Rocks, le Réunionnais a accordé une interview à BeachGrit afin de parler de la crise requin.
Pour le surfeur professionnel, l’arrêt de la pêche n’est pas étranger à la recrudescence des attaques de squales. "De génération en génération, il y avait toujours des pêcheurs. Puis des écologistes venus d’ailleurs sont arrivés et ils ont arrêté la pêche dans un rayon de 10 kilomètres où toutes les attaques de requin surviennent actuellement", affirme Jérémy Florès. "Depuis 2007 et la création de la réserve marine, les requins bouledogues ont investi l’océan", écrit le journaliste Derek Rielly.
"C’était il y a 8 ans. A partir du moment où ils ont arrêté la pêche, les requins n’ont plus du tout peur et ont commencé à venir. Maintnant, c’est un territoire mort. Ils ont tout mangé. Il n’y a plus de vie : plus de tortues, plus de poissons, plus rien, pas même des requins de récif. Les requins bouledogues ont tout mangé. Maintenant qu’il n’y a plus rien à manger, ils s’en prennent aux surfeurs", a ajouté Jérémy Florès.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 01/03/2015 à 05h00 - La préfecture prépare sa nouvelle stratégie de communication - Ne dites plus "île aux requins", mais "océan grandeur nature"
Lagon
La préfecture de La Réunion a dévoilé au grand public ce samedi 28 février 2015 sa possible future stratégie de communication à propos du risque requins. Suite à une étude sociologique et économique finalisée en janvier 2015, l’agence Hopscotch propose à la préfecture de ne plus parler explicitement de requin, mais d’un "océan grandeur nature." Le but : mettre en avant la beauté sauvage - et risquée - de l’île, plutôt que les squales qui peuplent le littoral. Les propositions doivent encore être validées par les autorités.
Afin de faire d’encourager le tourisme à La Réunion, rendre la mer aux Réunionnais et redémarrer les activités nautiques de l’île, la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) a émis le souhait de mettre en place une nouvelle stratégie de communication autour du risque requin. Cette dernière a été dévoilée par l’agence Hopscotch dans un document de 107 pages.
Face à la mauvaise réputation de La Réunion en métropole et à l’étranger, l’étude réalisée recommande aux autorités de changer leurs éléments de langage autour d’un nouveau concept : l’océan grandeur nature. "La Réunion est un territoire avec une forte biodiversité, à la nature insoumise qui fait l’attrait et le caractère du territoire, mais qui peut donc comporter des risques", estime l’agence Hopscotch.
L’idée serait de ne plus parler explicitement des requins, mais d’un "océan non domestiqué", d’un lieu "non transformé par l’homme", d’une "destination sauvage et préservée." Le but : parler de la beauté de l’île, mais également d’une nature sauvage et éventuellement risquée. "Chaque prise de parole doit refléter ce double visage : prévention et valorisation", recommande l’étude.
De cette manière, le risque requin à La Réunion est mis au même niveau que le risque volcanique ou le risque cyclonique : des phénomènes admirables, mais risqués. Le message véhiculé par Hopscotch se veut celui "d’une beauté insoumise, mais qui comprend des risques qu’il faut détecter et éliminer." "Un traitement qui s’attache aux risques présents dans la nature et dans l’océan de manière générale et dont découlent les attitudes et les comportements nécessaires à adopter", ajoute l’agence.
                                               Un message, un acteur
Ce message d’un "Océan grandeur nature" serait porté par un seul acteur : le centre de ressources et d’appui. Ce CRA serait ainsi le lieu "ou` seront rassemble´es les informations e´manant de la Pre´fecture et des autres services de l’Etat a` la Re´union, de la Re´gion, des Communes, de l’IRT, des milieux scientifiques, des associations…" L’objectif : "gagner en clarte´, exhaustivite´ et cre´dibilite´, de fac¸on a` mieux ge´rer le volet me´diatique de la crise requin."
Afin de diffuser efficacement ce nouveau message, l’agence Hopscotch propose de cibler 10 publics : les autorités, les associations d’usagers de la mer, les organisations sportives, les scientifiques, les ONG environnementales, les organismes institutionnels, les spécialistes, les acteurs économiques, les sportifs et les médias.
Voici un exemple de message qui pourrait être adressé à destination des touristes français, proposé par Hopscotch : "Vous avez choisi de de´couvrir la Re´union. Cette i^le volcanique pre´sente de tre`s nombreux paysages et une grande biodiversite´. L’oce´an indien offre aussi une grande varie´te´ de poissons dont diffe´rentes espe`ces de requins. Diffe´rentes mesures ont e´te´ prises par les autorite´s locales pour limiter les risques d’exposition a` ces requins. Nous vous invitons a` en prendre connaissance des informations utiles dans tous les lieux publics et autres centres d’accueil touristiques. Bon se´jour dans notre oce´an grandeur nature !"
Sur le long terme, la nouvelle stratégie de communication souhaite créer une "culture de la mer à La Réunion". Afin de sensibiliser les Réunionnais à la mer et au risque requin, l’agence propose d’organiser une campagne pédagogique "Océan grandeur nature" dans les 24 communes de l’île. "Le dispositif propose´ pre´sente l’avantage d’e^tre souple et adaptable : la tourne´e peut s’arre^ter plus ou moins longtemps dans les sites-e´tapes, le dispositif peut s’e´taler sur plusieurs anne´es", expliquent-ils.
Le message "Océan grandeur nature" pourrait ainsi être diffusé via de nombreux supports : brochures, site internet dédié, réseaux sociaux, concours, art, fêtes, application smartphone… Mais toutes ces solutions proposées par l’agence Hopscotch doivent encore être validées par les autorités. Cette nouvelle stratégie de communication, dont le coût n’a pas encore été estimé, doit être programmée sur 3 ans.

Mon commentaire : Celle là il fallait l'inventer, hein ?

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 03/03/2015 à 10h43 - Évaluation finale du programme Cap RequinsSmart drumlines : un dispositif de "régulation" plus que de "protection"
Cap Requins Roches Noires
Le comité de suivi du programme Cap Requins s’est réuni le 23 février dernier pour examiner le projet de rapport final de cette expérimentation. Il en ressort notamment que les "smart drumlines" ne peuvent être considérées comme "une barrière de protection garantie", mais que cette méthode "semble bien adaptée à des pêches de régulation à la côte des populations de requins potentiellement dangereux".
Après 10 mois d’expérimentation en baie de Saint-Paul et 60 jours en zone récifale, essentiellement sur le site des Roches Noires, c’est l’heure de l’évaluation finale pour le premier volet du programme Cap Requins. L’objectif était de tester deux dispositifs de pêches, les "smart drumlines" et la palangre de fond, dans le cadre de la gestion du risque requin à La Réunion.
Les "smart drumlines", équipée d’un dispositif innovant permettant une alerte de capture en temps réel, étaient notamment au centre de toutes les attentions. Elles sont en effet mises en cause par certaines associations environnementales, qui les accusent "d’appâter" les requins près de côtes.
Or, "les résultats obtenus suggèrent que les smart drumlines n’ont pas modifié la présence de requins dans la zone d’étude", indique le comité régional des pêches et des élevages marins (CRPMEM) dans un communiqué publié ce mardi 3 mars 2015.
                                     Pas de "surfréquentation" de requins dans la zone étudiée
"Il ressort des données collectées que ni le taux de détection de requins marqués, ni la dynamique spatiale des requins observés aux abords des sites d’étude n’ont été modifiés suite à l’installation des smart drumlines", poursuit le comité des pêches, ajoutant que "l’analyse du nombre et de la durée des visites de requins marqués aux abords des dispositifs de pêche immergés est également venue confirmer l’absence d’influence significative de la présence d’appâts sur leurs comportements".
En résumé, "les smart drumlines appâtées n’ont ni attiré davantage les requins marqués que les mouillages alentours, ni provoqué une surfréquentation de requins marqués dans la zone étudiée", souligne le CRPMEM.
Se posait ensuite l’efficacité de "ciblage" des smart drumlines sur les espèces visées, à savoir les requins tigres et les requins bouledogues. Sur ce point, "l’expérimentation conduite montre une meilleure capturabilité des requins tigres (16 individus) que des requins bouledogues (9 individus), même si en proportion l’efficacité de ciblage sur le requins bouledogue apparaît 3 à 3,5 fois supérieure à celle observée sur les captures de ces espèces en Afrique du Sud ou en Australie", indique le comité des pêches.
Par ailleurs, il apparaît que les captures de requins bouledogues au moyen des smart drumlines "ne représentent vraisemblablement qu’une part relative de la fréquentation globale par ces animaux", explique le CRPMEM, suggérant à l’avenir "l’utilisation de caméras sous-marines de nouvelle génération (...) pour observer la proportion de requins marqués et non marqués présents autour des engins de pêche".
                                  Feu vert pour Cap Requins 2
Le comité des pêches met également de nouveau en évidence les taux de survie après captures constatés durant l’expérimentation Cap Requins : 92 % soit 68 animaux concernant les smart drumlines ; 93 % soit 70 animaux pour la technique de pêches courtes à la palangre de fond.
En conclusion, "les résultats de l’expérimentation conduite ne permettent pas, à ce stade, de considérer que les smart drumlines forment une barrière de protection garantie", écrit le CRPMEM. En revanche, cette méthode de capture "semble bien adaptée à des pêches de régulation à la côte des populations de requins potentiellement dangereux".
Ainsi, le comité des pêches estime que "ces résultats viennent renforcer les bases solides sur lesquelles s’est construit le programme Cap Requins 2 (...)" dont les opérations vont "très prochainement" débuter dans cinq communes : Étang-Salé, Trois-Bassins, Saint-Leu, Saint-Paul et Saint-Pierre.

Zinfos974.com - Mardi 3 Mars 2015 - 14:35 - "Les requins bouledogues ont tout mangé", selon le Réunionnais Jérémy Florès
Un journaliste magazine Beach Grit a demandé au surfeur Réunionnais Jérémy Florès son opinion sur la crise requin et la perte économique de 33 millions d’euros pour l’île évoquée dans notre article du 27 février.
Interrogé lors de son passage en Australie, où il participe actuellement au championnat Quicksilver Pro Gold Coast 2015 face aux meilleurs surfeurs du monde, le champion péi a déclaré que l’arrêt de la pêche à la Réunion est selon lui la cause principale de la recrudescence des attaques. "De génération en génération, il y avait toujours des pêcheurs, a-t-il confie-t-il au journaliste de Beach Grit. Puis des écologistes venus d'ailleurs sont arrivés et ils ont arrêté la pêche dans un rayon de 10 km où toutes les attaques de requin surviennent actuellement".
Mais "depuis la création de la réserve marine en 2007, poursuit le surfeur professionnel, les requins bouledogues ont pris possession de l’océan". Le discours de Jérémy Florès devient encore plus pessimiste par la suite : "C'était il y a 8 ans. Depuis l’arrêt de la pêche, les requins n'ont alors plus eu aucune raison d’avoir peur et ont commencé à s’approcher. Aujourd’hui, c'est un territoire mort. Ils ont tout mangé. Il n'y a plus de vie. Plus de tortues. Plus de poissons. Même plus de requins de récif. Il ne reste plus rien".
Toujours d’après lui, si les requins bouledogues s’en prennent désormais aux surfeurs, c’est donc pour cette raison, "parce qu'ils ont tout mangé et qu’il n’y a maintenant plus rien d’autre à manger".

Zinfos974.com - Courrier des lecteurs - Mercredi 4 Mars 2015 - 15:52 - La divine mission des requins... suite            lire "La divine mission des requins1"

Un peu d'humour dans ce monde de brutes ! ... "Se faire traiter d’idiot par un imbécile est un plaisir de fin gourmet !". Comme disait Courteline, et à l’instar du regretté Coluche : "Je me maaarrre !" à la lecture des quolibets que profèrent à mon égard des "olibrius créationnistes" suite à mon article publié dans le courrier des lecteurs sous le titre "La divine mission des requins ?". Je serais : "Un rejet (rebut ?...) de la Nature, un pauvre minable, un demeuré qui tire sa colère... et un couard..." (MDR) Post 5 Pseudo A. HOAREAU.

Plus vous me traînerez dans la boue, qui semble être votre milieu de prédilection, plus vous prouverez que votre capacité de jugement et de tolérance est à l’égal de celle d’une holothurie ou d’un lombric, qui eux au moins, sont éminemment utiles en tant que formidables recycleurs de déchets participant activement à "l’équilibre naturel"...

Pour vous rabattre votre caquet fielleux M. le misanthrope haineux, reportez-vous au post 7 de "kaiinoa888". Croyant, qui avec la "Foi du charbonnier", se réfère à sa Sainte Bible pour apporter de l’eau à mon moulin : "Dieu a dit à l’Homme de dominer les poissons de la mer" et non le contraire ! Comme quoi les "impénétrables Voies du Seigneur" sont diversement interprétables...

Six siècles avant la naissance de Jésus-Christ, le sage fabuliste grec Ésope déclarait que "La langue est la pire et la meilleure des choses..." On peut en dire autant d’internet qui véhicule autant le Savoir et la Connaissance que l’inverse : contre-culture et toutes les plus fumeuses et irrationnelles élucubrations de gourous délirants.

On trouve sur le Net actuellement des barjots qui tentent de prouver que la planète Terre ne tourne pas sur elle-même car ça n’est pas écrit dans le grimoire auquel ils font référence, alors que l’astronome grec Aristarque de Samos (320 - 250 avant J.C) avait, 16 siècles avant Galilée, découvert l’héliocentrisme et la rotation de la Terre ... "Nom de Zeus ! Tu vas te taire ! Tu fais insulte aux dieux !" Pendant des siècles l’obscurantisme évangélique a fait la Loi .Galilée condamné par le Saint-Office en 1633 n’a été réhabilité par l’Église qu’en 1992 !...

Je jubile avec le post 10 ! "eux zont pas évolué ?". Je n’osais en espérer tant ! Zamalissimement stupéfiant !... J’ai réussi à en pêcher un. Un vrai de vrai, un pur et dur "créationniste", un "alternaute" au cerveau d’éponge prêt à s’imbiber de toute "alter-idée" contraire au simple bon sens commun. Un spécimen d’humain mutant, un "heyoka" qui a les cheveux qui poussent à l’intérieur du crâne ! Un alter-gogo : "Le darwinisme serait réfuté par la science ...". Je me régale de l’alter-argumentation de ce "Spontex" décérébré qui a l’insigne chance que le ridicule ne tue pas. Dommage !...

À tous ceux qui prétendent que "je ferais mieux de fermer mon clapet" je répondrai que "seuls les Gens de Mer ont le droit de l’ouvrir ..." il se trouve que j’ai l’honneur d’en faire partie en tant que "voileux" depuis plus de 40 ans. Partir du Port avec des amis le samedi matin, passer la nuit au large et ne revenir à terre que le dimanche soir, pour le simple plaisir de naviguer a été longtemps mon loisir préféré. (On en profitait pour pêcher à la traîne des dorades coryphènes). J’ai participé à trois reprises au "Tour de l’île à la voile" en tant qu’équipier, avec des skippers expérimentés. En navigation hauturière : Réunion - île Maurice - Réunion au sextant : Pas de GPS à bord ! J’ai à Madagascar, à Tuléar, eu le plaisir et le rare privilège de naviguer sur les traditionnelles pirogues à balancier en farafatsa à voile carrée et deux perches-mâts des "Nomades de la mer", les Vezos.

Il n’y a pas à terre de plaisir comparable à celui que l’on peut éprouver au large de se laisser guider par de mutins dauphins faisant semblant de tirer l’étrave, de doubler une facétieuse baleine qui se donne en spectacle, de voir les tentatives d’un paille-en-queue pour se poser à la pointe du mât qui se dérobe sous lui. Rien sur le "plancher des vaches" ne peut rivaliser avec le sentiment de plénitude absolue que l’on ressent par une nuit sans lune, au plus près du vent, seul à la barre, en réalisant que l’oxymore de Corneille "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles..." est une réalité palpable. Tous feux éteints à bord, tous les sens en éveil, on voit mieux qu’en plein jour ! Seuls comptent le bruissement de l’eau contre la coque, le chuintement de l’étrave et le frou-frou du vent dans les oreilles, avec une étoile en point de mire. Seuls les vrais marins ressentent cette intime entente sensuelle entre un barreur et sa vive monture marine, complice apprivoisée, à la fois docile et fantasque, parfois rebelle, ruant et regimbant sous lui.

Par un imprévu concours de circonstances, lors d’un stage, j’ai participé à l’IFREMER à l’élaboration et à la mise au point des premiers prototypes de DCP. J’ai obtenu de cet organisme un diplôme en aquaculture, Spécialité "Macrobrachium Rosembergii". En 2007, lors du « Concours des inventeurs et innovateurs de La Réunion » où j’avais présenté un prototype de modules empilables d’abris de protection des postlarves de crustacés et des juvéniles de poissons de récif, en quelque sorte, une zone de frayère sécurisée, une écloserie et une nursery sans prédateurs, contribuant de plus à la régénération du corail... j’ai été menacé d’énormes amendes et de peine de prison si j’osais effectuer des tests en grandeur nature dans le lagon pour : "Intrusion illégale, dégradation et destruction du milieu naturel" sous la pression d’EDF qui recycle localement ses vieux poteaux en béton pourri au fond de la mer en guise de simili-DCP. (Ça coûte évidemment moins cher que de les expédier pour destruction en Métropole !...)

Mon projet ayant été reconnu par l’ensemble du Jury comme "intéressant et prometteur", j’ai été récompensé par un "Prix d’Encouragement" à effectuer des tests de validation à mon domicile EN AQUARIUM !!! Avec formelle interdiction, sous peine de procès, de les effectuer dans le seul milieu naturel possible adéquat, le lagon ! Bravo la logique ! Si on m’avait autorisé en 2007 à installer - à mes frais - mes modules en "zone naturelle protégée" et sous la surveillance de scientifiques, aujourd’hui, 8 ans après, on pourrait constater l’augmentation (ou non) de l’effectif des juvéniles et de la croissance (ou non) des boutures de corail.

EDF n’était pas le seul farouche opposant à mon projet. Un fonctionnaire "à la coule", jugeant sans doute que son salaire pourtant confortable, malgré sa surrémunération ne lui suffisait pas, envisageait de cumuler sa fonction avec celle d’importateur de nouveaux « modules de repeuplement » américains en résine de polyester (n’ayant jamais encore fait preuve de leur efficacité), avec l’intention mercantile de les revendre à prix fort à la Région ou au Conseil Général pour arrondir grassement ses fins de mois.

Il est désolant et absurde que toutes les décisions concernant au sens large le domaine maritime soient prises par des "terriens" inconséquents n’y connaissant strictement rien, qui auraient, les pauvres douillets, le mal de mer par une "jolie brise" sur un voilier dès la sortie du port. Il faut reconnaître qu’être né à Épinal, Clermont-Ferrand, Besançon ou Rocamadour ne prédispose pas naturellement à être compétent en matière d’ichtyologie tropicale. À qui un Préfet doit-il le plus faire confiance ?... À un énarque de Vierzon ou à un vieux pêcheur de capucins de La Saline ?... À un statisticien de Bécon-les-Bruyères ou à un plongeur en Baie de Saint-Paul ?... À un analyste de Vignoux-sur-Barengeon ou à nos nombreux et talentueux Champions de surf de Saint-Leu ?... À un consultant de Montcuq ou aux plaisanciers et pêcheurs professionnels pratiquant la pêche au gros autour des DCP ?...

Le comble du comble de l’absurde, de l’imbécillité et de l’irresponsabilité criminelle : Les "si mignons gentils petits requinoux" ramenés à bord doivent être mesurés et REJETÉS À LA MER s’ils n’atteignent pas la taille minimale autorisée de X décimètres. "Cría cuervos y te sacarán los ojos...", sage proverbe espagnol "Élève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux..." Autrement dit, laissons vivre, se reproduire et prospérer les "Adorables Créatures Sacrées" protégées des "olibrius écolo-créationnistes" jusqu’à ce que, devenus grands, ils accomplissent leur prétendue divine mission de Justiciers et de "Mangeurs d’Hommes"...

Je suis Breton et compte parmi mes ancêtres, aux temps anciens de la Marine à voile, nombre de "Terre-Neuvas" de Saint-Malo, pêcheurs de morue à l’aviron dans de minuscules doris à deux places sur les bancs de Terre-Neuve. Plusieurs y ont perdu la vie, dérivant sous les terribles bourrasques glaciales de vents polaires, égarés dans d’opaques brouillards, ils ne sont jamais remontés à bord... Ni fleurs ni couronnes !... Quelques requins boréals ont rempli leur "rôle naturel" de fossoyeurs de la mer...

Récemment, un "olibrius interdicteur" sans aucune pitié pour les victimes des squales, osait me déclarer en face : "C’est leur faute ! Fallait pas qu’y z’y aillent ! ..." (Sous-entendu "Bien fait pour eux !..."), qu’il y avait autant de risques mortels à oser pénétrer les "domaines interdits" de la mer ou de la haute-montagne. Je lui ai rétorqué qu’en montagne il n’y avait que de pacifiques et craintifs chamois ou bouquetins qui sont des espèces protégées et n’ont jamais blessé ou tué personne, sauf innocemment en déclenchant accidentellement des chutes de pierres ou des avalanches. Cette comparaison abusive est stupide, il n’y a pas de fauves anthropophages dans les Alpes. La prolifération exceptionnelle des requins tigres et bouledogues à La Réunion n’est due qu’à la "Sacralisation" de ces deux espèces scandaleusement interdites de pêche depuis 1999 par des "Autorités" totalement ignares, aveugles et irresponsables, manipulées par des lobbies "écolo-créationnistes".

Combien faudra-t-il encore de mutilés et de morts avant que soit décidé un retour à la normale, à un "équilibre naturel" en considérant que ces squales sont des poissons comme les autres, et à ce titre, doivent être - non pas éradiqués totalement - comme à l’île Maurice ou aux Seychelles, mais "contrôlés" par une "pêche raisonnable" qui n’aurait jamais dû cesser ?...

Signé "Monsieur Perles"

Le 05/03/2015 - Crise Requins : Crise de fou rire au Parlement Européen (une vidéo)

Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) - jeudi 12 février 2015   (le compte-rendu de la préfecture )

Zinfos974.com - Vendredi 6 Mars 2015 - 04:00 - Le "vrai bilan" de Cap Requin commenté par les associations écologistes
Le porte-parole du Collectif des associations ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins, Vague et Sea Shepherd, prend à nouveau la plume pour commenter non sans ironie le bilan de Cap Requin.
Le programme de test de pêche "intelligente", autrement dit ciblée de requins tigre et bouledogue, est en place depuis plus d'un an en baie de Saint-Paul, plus précisément en face de l'embouchure de l'étang. Son déploiement progressif est attendu sur d'autres communes dans le courant de l'année.
Au fait de cette avancée, le collectif des associations environnementalistes déplore déjà que sur la forme, le Comité régional des pêches soit à la fois juge et partie de ses propres actions. L'absence d'un conseil scientifique pour valider ses résultats amuse comme il inquiète le collectif, qui met un point d'honneur à tourner en dérision le bilan du comité.
"Il n’est qu’un écran de fumée qui dissimule la réalité, évoquée en une seule ligne : les smart drums lines ne constituent pas une barrière de protection". Tout est dit rien qu'avec ce constat dressé par le comité lui-même selon Jean-Bernard Galvès, le porte-parole.
"Selon ce communiqué, les requins, sans doute "à l'insu de leur plein gré" viennent se prendre avec efficacité sur des drum lines appâtées qui ne les attireraient pas. On n'est pas à une contradiction près. Mais le comité fait alors un terrible aveu : des appâts vivants attireraient encore mieux les requins bouledogues. Le Comité des pêches reconnait ainsi que les prises accessoires, dont d'autres requins qui se débattent, vont attirer, sur des kilomètres, les requins bouledogues, vers les plages par leurs signaux de détresse", met en garde le collectif.
Selon le Dr Jean-Bernard Galvès, les mairies qui projettent d'installer des drum lines près de leurs plages porteront aussi la responsabilité de mettre gravement en danger baigneurs et surfeurs. "Elles risquent de connaître une situation semblable à celle d’Etang-Salé où toute la lumière doit être faite sur la présence depuis plus de deux ans de drum lines à proximité des lieux des accidents", persiste le collectif.
Les associations sont également attentives au changement de cap de Cap Requin. "Après l'échec total de Cap Requin dans la protection des plages, le Comité des pêches change de discours et prétend maintenant utiliser ses drum lines pour la "régulation"", veille le collectif car "ce terme de régulation cache un projet encore plus délirant que le Comité des pêches veut faire financer par l'Etat, les mairies et collectivités. Il faudrait ni plus ni moins vider l'océan Indien de ses requins pour prétendre à une quelconque efficacité".
Le collectif juge qu'il est temps d’"arrêter ces délires coûteux en argent, pour l'environnement, dangereux pour les humains, et qui donnent de la Réunion une image déplorable que sa population ne mérite pas. Il est temps que les personnes de bonne volonté des deux camps se rassemblent autour de projets consensuels qui prendraient en compte à la fois la protection des humains et des requins."

Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) - jeudi 12 février 2015   (le compte-rendu de la préfecture )

06/03/2015 - IPR Réunion - Tribune libre des associations environnementales - Cap requins : le vrai bilan                     

Le comite´ des pe^ches vient de rendre le communique´ final de Cap requin. Comme on est jamais si bien servi que par soi-me^me, le comite´ des pe^ches est a` la fois juge et partie de ses propres actions. Il se garde bien de communiquer l'avis d'un quelconque conseil scientifique.
Ce communique´ alambique´ ne cache pourtant pas l'e´chec total de Cap Requin dans la protection des plages. Il n’est des qu’un e´cran de fume´e qui dissimule la re´alite´, e´voque´e en une seule ligne : les smart drumlines ne constituent pas une barrie`re de protection.
Selon ce communique´ les requins, sans doute "a` l'insu de leur plein gre´" viennent se prendre avec efficacite´ sur des drumlines appa^te´es qui ne les attireraient pas. On est pas a` une contradiction pre`s.
Mais le comite´ fait alors un terrible aveu : des appa^ts vivants attireraient encore mieux les requins bouledogues. Le comite´ des pe^ches reconnait ainsi que les prises accessoires, les requins de´ja` pris qui se de´battent, et qui sont 10 a` 200 fois plus gros qu’un appa^t, vont attirer, sur des kilome`tres, les requins bouledogues, vers les plages par leurs signaux de de´tresse.
Les mairies qui installeraient des drumlines pre´s de leur plage vont ainsi mettre gravement en danger les baigneurs et surfeurs et les maires en porteront la responsabilite´.
Ces mairies risquent ainsi de connai^tre une situation semblable a` celle d’E´tang-Sale´ ou` toute la lumie`re doit e^tre faite sur la pre´sence depuis plus de deux ans, de drumlines a` proximite´ des lieux des accidents .?
Apre`s l'e´chec de son projet , le comite´ des pe^ches change de discours et pre´tend maintenant utiliser ses drumlines pour la "re´gulation".
La re´gulation consiste a` tuer tous les requins pre´sents pour que la rencontre avec l'homme devienne improbable. Comme il l'a e´te´ constate´, y compris par le Conseil d’E´tat, la re´gulation, pour e^tre efficace, ne peut s'appliquer ve´ritablement qu'a` des espe`ces se´dentaires.
Ce terme de re´gulation cache donc un projet encore plus de´lirant que le Comite´ des pe^ches veut faire financer par l'Etat, les mairies et collectivite´s : il faudrait ni plus ni moins vider l'Oce´an Indien de ses requins pour pre´tendre a` une quelconque efficacite´.
Il est temps d’arre^ter ces de´lires cou^teux en argent, pour l'environnement, dangereux pour les humains, et qui donnent de La Re´union une image de´plorable que sa population ne me´rite pas.? Il est temps que les personnes de bonne volonte´ des deux camps se rassemblent autour de projets consensuels qui prendraient en compte la` la fois la protection des humains des requins !

Collectif des associations : ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Inte´gration, Sauvegarde des Requins ,Vague, Sea Shepherd

Clicanoo.re - publié le 6 mars 2015 - 05h47 - Un drone aquatique pour sécuriser la plage
l'etang-salé
L’attaque mortelle du 14 février sur une nageuse a sans aucun doute laissé des traces à l’Etang-Salé. Elle n’a fait que renforcer la volonté de la ville de mieux protéger sa plage. Depuis plusieurs mois, celle-ci a réfléchi à de nouvelles solutions de sécurisation qu’elle a décidé de concrétiser suite aux récentes annonces de la préfecture et de la Région. "La question est de savoir ce que nous faisons pour redynamiser les activités balnéaires. L'an dernier, nous avons posé un filet qui autorise la baignade sur une surface de 4000 m2. La question demeure pour les autres activités comme le surf ou le bodyboard", résume le directeur général des services de l’Etang-Salé, Dominique Deurveilher. La solution la plus originale présentée hier, lors du conseil municipal, est la location d’un drone aquatique développé par la société française Tecdron. À l'origine, cet outil technologique a été développé pour un usage militaire "destiné à la recherche, l’inspection, la surveillance, la reconnaissance, l’analyse et la détection". Sa technologie embarquée (laser, caméra de surface et sous-marine…) lui permet de "voir" dans des eaux troubles et détecter la présence de requin. Il peut naviguer dans des eaux agitées avec une houle comprise entre trois et quatre mètres. Adapté à la problématique "requin" le robot de la société Tecdron pleut automatiquement suivre le squale détecté. Contrôlé par un opérateur depuis la plage, le drone lui envoie un message dès qu’il a enregistré la présence d’un requin. Le coût à l’achat d’un tel engin le rendrait inaccessible pour la ville. La solution envisagée est de le louer pendant trois ans pour un coût annuel de 244000 euros. "Nous allons présenter ce projet à la Région qui pourrait être financé dans le cadre des 10 millions d’euros destinés aux communes. La Civis peut aussi nous aider à financer ce projet", affirme le maire Jean-Claude Lacouture. Un autre dispositif est envisagé par la commune. Dans le cadre de Cap requin 3, elle souhaite la pose de smart drumlines et d’une palangre de fond horizontale à des fins de marquage et de prélèvements ciblés sur les requins bouledogue et tigre. Coût total de l’investissement : 124 000 euros dont 42,3% seront pris en charge par la commune.               J.-Ph.L.

Clicanoo.re - publié le 28 mars 2015 - 07h47 - 14 vigies formées et diplômées

La Ligue de surf, la Région et le Comité régional de plongée (CRESSM) ont remis hier leurs certificats professionnels aux 14 recrues du programme "Vigie Requin Renforcé" (VRR). Tous viennent d’achever une formation de six semaines en mer faite de séances d’apnée, d’entraînement aux secours et de coordination avec les autres dispositifs de surveillance.
Pour mémoire, une première version du programme vigie avait été retoquée par l’État faute de garanties suffisantes sur la sécurité. L’ajout de moyens technologiques, notamment vidéo, a permis de lancer cette 2e phase, dite toujours "expérimentale" pour une durée de six mois, a priori renouvelable. Si le calendrier est respecté, les VRR entreront en action début avril à Saint-Paul. Les élus doivent avant cela voter un nouvel arrêté municipal qui permettra la pratique du surf sous conditions. Les communes de Saint-Leu et de Trois-Bassins semblent aussi plancher sur le sujet pour accueillir les apnéistes le plus rapidement possible. Mais rappelons que seuls les surfeurs du Pôle Espoir pourront bénéficier de cette protection jusqu’à six jours par semaine. Une vingtaine de pratiquants au total. Ce n’est qu’au terme d’une longue période d’essai que le dispositif sera ouvert plus largement à tous les pratiquants. Si les autres dispositifs (filets, caméras etc...) voient le jour et si les financements suivent. En attendant, hier, les promoteurs du VRR se sont félicités de cette étape franchie avec les diplômés. Le président du Cressm, Jean-Marc Charel, a souligné l’originalité et l’intérêt de ce dispositif à l’impact environnemental neutre. Pour sa part, la conseillère régionale Fabienne Couapel Sauret, a souhaité que ce "nouveau métier" de vigie requin fasse connaître la Réunion dans le monde plus favorablement.
"Vous êtes des pionniers", a-t-elle lancé aux 14 diplômés qui ont reçu leur diplôme officiel dans la foulée.      R. Lt.

Zinfos974.com - Mardi 31 Mars 2015 - 18:53 - Crise requin : La boutique Dodo Plage à l'Etang-Salé ferme ses portes
La crise requin continue d’impacter fortement l’économie de l’île. En plus de la fermeture de nombreuses écoles de surf, de la baisse du trafic touristique, certains commerces doivent eux aussi déposer le bilan.
Le gérant de Dodo Plage à l’Etang-Salé a ainsi annoncé la fermeture prochaine de sa boutique. Dans un message publié sur Facebook, le commerçant se dit "découragé" face à l’absence de soutien et souhaite "passer au plus vite à autre chose".
"Personne ne nous a aidés dans cette crise requin, déplore-t-il, ni le Préfet, ni la Région, ni les mairies, ni les associations et ni les acteurs de la crise requin".
Il poursuit : "Encore aujourd'hui, le trésor public vient de me maintenir la tête sous l'eau en (effectuant) une saisie bancaire injustifiée et abusive. C'est quand tu es dans le fond que l'Etat t'achève".
Jusqu’à la fermeture définitive fin avril, Eric Tansalé liquide à prix bradés tous les articles de Dodo Plage. L’établissement était implanté à l’Etang-Salé depuis une dizaine d’années.
Pour rappel, la perte économique liée à la crise requin sur notre île est estimée à 33 millions d'euros.

Zinfos974.com - Jeudi 2 Avril 2015 - 10:48 - AD - Un requin bouledogue de 2,40 mètres prélevé mercredi
Un requin bouledogue femelle a été prélevé hier, mercredi 1er avril, à 600 mètres au large du port de Saint-Gilles-les-Bains, rapporte info-requin. Le squale a été récupéré sur une smart-drumline peu après 17h.
Le spécimen, qui mesure 2,40 mètres, servira au projet Cap Requins.

Zinfos974.com - Samedi 4 Avril 2015 - 15:30 - La baignade à Saint-Paul: Des filets géants en place en septembre
Des filets géants protègeront les plages de Boucan Canot et des Roches-Noires à partir de septembre, selon le Quotidien. La commune de Saint-Paul a choisi cette option pour protéger les usagers des requins.
Il s'agirait de deux filets de "nouvelle génération" de 700 mètres de long étendus du fond à la surface de l'eau pouvant faire face à une houle de quatre mètres.
Ces filets, qui coûteront 1,4 million d'euros, seront proposés au prochain conseil municipal.

Zinfos974.com - Lundi 6 Avril 2015 - 13:53 - Saint-Gilles: Un marlin qui sert de casse-croute à un requin
Des pêcheurs de location BPP à Saint-Gilles ont trouvé un marlin bien amoché hier matin. Ou un demi marlin pour être plus précis...
Les énormes morsures ressemblent bien à celles d'un requin et selon les pêcheurs du bateau Pistoulet, peut-être bien d'un requin tigre. Il ne restait donc plus grand chose pour eux.

Zinfos974.com - Mardi 7 Avril 2015 - 06:26 - Aucun financement européen affecté à la mise à mort de requins
La Commission Européenne vient d’indiquer à l’ONG Sea Shepherd que la Région Réunion lui avait assuré que les programmes financés sur fonds européens ne contiendraient aucune mesure qui aurait pour but de provoquer la chasse ou la mort des requins.
Cette réponse est accueillie avec satisfaction par le collectif des associations écologistes ASPAS, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins, Vague, Tendua, Sea Shepherd qui "saluent le Conseil Régional de la Réunion pour ses engagements responsables".
"Sea Shepherd ainsi que les autres associations de notre collectif sont pleinement satisfaites de cette évolution, d’autant plus que la Commission Européenne a également assuré que ces programmes auraient pour ambition de protéger et conserver le patrimoine de l’Ile", rappelle le Dr Jean Bernard Galvès, porte parole du collectif.
Cette confirmation intervient après que l'association Sea Shepherd ait lancé une pétition sur son réseau en décembre dernier pour que les fonds européens FEDER ne servent pas à tuer des requins à la Réunion. Une pétition qui a rassemblé 35.000 signatures.
"Les avocats de l’Association Sea Shepherd veilleront à ce que la volonté des populations, de la Commission Européenne, du Conseil Régional de la Réunion, soit respectée", mentionne le porte parole qui renouvelle ses avertissements concernant les programmes de pêche où des appâts seraient placés à proximité des plages. "Ils sont susceptibles d'être considérés comme une mise en danger d’autrui", rappelle-t-il.

Zinfos974.com -Mardi 14 Avril 2015 - 10:48 - Dispositif post-attaque : un requin tigre de 4,20m pêché
Pr
évu pour durer 72 heures, le dispositif post-attaque déclenché dimanche par la préfecture a permis le prélèvement d'un second spécimen. Un requin tigre femelle de 4,20 mètres a été pêché ce mardi sur une drumline, à 600m au large plage des Roches Noires.
Cette capture intervient deux jours après le décès tragique d'Elio. Le jeune surfeur de 13 ans a été happé par un requin bouledogue au spot des Aigrettes à Boucan Canot dimanche matin.
Un premier requin tigre - mesurant 3,20 mètres - avait été pêché dimanche.      Source : Info-Requin.re


Zinfos974.com - Mardi 14 Avril 2015 - 09:47 - Rassemblement aux Brisants en mémoire d'Elio et manifestation ce mercredi
Alors que le président de la Fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, arrive ce mardi à La Réunion, les hommages à Elio se multiplient sur la toile.
Un rassemblement se tiendra demain à 13h à la plages des Brisants en mémoire du garçon de 13 ans mortellement attaqué par un requin dimanche sur le spot des Aigrettes. Deux pages Facebook ont notamment vu le jour (Hommage à Elio et convoi pour la préfecture ! et Rebellions des jeunes face à la crise requin). Un moyen pour les proches de l'adolescent et les jeunes surfeurs de l'île d'exprimer leur colère face à la problématique requin qui sévit à La Réunion depuis 2011.
Surfeurs, proches, et la population de façon générale, sont invités à rejoindre le mouvement. "Il vont nous entendre, je te le dis !", prévient notamment le groupe "Jeunes surfeurs" sur sa page. Les participants se dirigeront ensuite vers la préfecture à Saint-Denis pour manifester.

Clicanoo.re - publié le 14 avril 2015 - 06h55 - Décès de Elio : un rassemblement aux Brisants à 13 heures  

Suite à la mort du jeune Elio, attaqué mortellement par un requin ce dimanche 12 avril, un hommage sera organisé ce mercredi à 13 heures sur la plage des Brisants. Un appel lancé sur la page facebook de Jeunes surfeurs, des jeunes très en colère. Il est ensuite prévu que le cortège se dirige ensuite vers la préfecture de Saint-Denis en convoi.
Les participants, invités à porter un t-shirt blanc lors du rassemblement sur la plage, sont encouragés à opter pour un vêtement de couleur rouge afin de montrer leur colère devant les grilles du représentant de l’Etat.
Un hommage à Elio est aussi prévu ce dimanche 19 avril à 16 heures en métropole, dans les Landes, à Vieux-Boucau-les-Bains.


Clicanoo.re - publié le 14 Avril 2015 - 05h49 - Les gendarmes ne sanctionneront pas les surfeurs

Dimanche, le préfet Dominique Sorain a annoncé un renforcement des patrouilles sur le littoral pour veiller au respect de l'arrêté interdisant les activités nautiques. Une consigne suivie d'effet puisque plusieurs groupes de gendarmes ont sillonné hier les spots de surf, dans une logique pédagogique, d'appel à la prudence, moins de répression. Après une attaque, pas de sanction contre les pratiquants surpris dans des zones non autorisées ? "Vu le contexte émotionnel, nous n'allons pas procéder à des verbalisations systématiques dans les jours qui viennent. Cela risque d'attiser les tensions", répond le commandant en second de la gendarmerie de Saint-Paul, qui privilégie "le contact et la discussion" pour dissuader les réfractaires. Depuis deux ans, et l'entrée en vigueur de l'arrêté préfectoral, les gendarmes de la région Ouest ont dressé moins d'une centaine de procès-verbaux à l'encontre des pratiquants d'activités nautiques. À Saint-Leu, Trois-Bassins ou encore aux Brisants. "Il y a eu des verbalisations, mais c'est compliqué, admet le capitaine Charles Hugonnet. Compliqué d'intervenir face à des pratiquants qui refusent d'obtempérer. Certains ne sont pas dissuadés par notre présence ou font mine de ne pas nous entendre". Le recours à des engins nautiques peut aussi être utilisé. Mais là encore, il est peu productif. À l'instar de l'alcool ou du téléphone au volant, le commandant adjoint de Saint-Paul rappelle qu'il est "utopique" d'obtenir un respect total des interdictions. La réflexion collective autour du risque requin, qui associe services de l'Etat et usagers de la mer à la table des réunions du CO4R, oblige aussi les forces de l'ordre à faire preuve de mesure en matière de sanctions contre les surfeurs. Sous peine de raviver les tensions. Notons que les policiers municipaux sont aussi habilités à faire respecter l'arrêté préfectoral. Mais en pratique, les maires des communes littoral n'ont jamais véritablement opté pour des consignes de coercition.
Les contrevenants s'exposent à une amende de 38 euros.               V.B


Lundi 13 Avril 2015 - 18:27 - 1Dispositifs anti-requin : Les pistes soutenues par la Région Réunion
Suite à la triste attaque de requin qui a coûté la vie à un garçon de 13 ans hier aux Aigrettes, la Région rappelle les dispositifs en place depuis 2011 pour lutter contre le risque requins.
Plus de connaissance scientifique, les vigies requin, la structuration du secteur du tourisme, l'innovation... Depuis quatre ans, la Région affirme déployer des moyens "exceptionnels" pour lutter contre cette crise. En février, ces éléments ont été transmis aux différents acteurs de La Réunion lors d'une réunion du C4R (Comité réunionnais de réduction du risque requins).
Plusieurs projets ont été soutenus par la Région, notamment en termes de connaissance scientifique. Le programme Charc (Connaissance de l'écologie et de l'habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Région) et le projet CAPREQUINS porté par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion.
Il a aussi été question de sécuriser les vigies et activités nautiques grâce au soutien apporté à la Ligue réunionnaise de surf dans le cadre de l'expérimentation d'un dispositif de sécurité aquatique et le recrutement de vigies squales. Des délimitations de zones de baignade surveillée aux Roches Noires et à Boucan Canot, grâce notamment à la pose de filets, ont également été mises en place en parallèle d'actions de communication de l'IRT pour tenter de relancer la fréquentation touristique de ces plages. La Région a également subventionné l'installation de filets sur la plage de l'Etang-Salé.
La Région se tourne aussi vers les nouvelles technologies avec une enveloppe de 250.000 euros qui a été votée en faveur de l'innovation des dispositifs de protection et de surveillance. La dernière nouveauté serait les "vigies requins renforcées", un dispositif d'observation sous-marin avec un rideau vidéo assisté d'un logiciel de reconnaissance des requins.
Des dispositifs qui n'ont manifestement pas encore démontré leur efficacité. Le boulot ne fait que commencer pour la Région.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 13/04/2015 à 14h19 - Suite à l’attaque de requin dont a été victime ElioLe président de la fédération française de surf arrive ce mardi à La Réunion

La fédération française de surf a annoncé que son président Jean-Luc Arassus sera à La Réunion ce mardi 14 avril 2015. L’homme à la tête de la FFS souhaite "exprimer son entière compassion à l’endroit de la famille du jeune garçon, de ses proches, des surfeurs réunionnais et de la Ligue Réunionnaise de Surf." Lors de son déplacement dans l’île, il ira à la rencontre des "différents acteurs locaux concernés par la problématique requins", indique la fédération française de surf dans un communiqué publié ce lundi. (photo fédération européenne de surf)
Revenant sur l’attaque dont a été victime le jeune Elio - membre du Pôle Espoir de La Réunion - le président de la fédé souligne avoir "demandé aux surfeurs la veille de ne pas aller à l’eau et d’attendre la mise en place de la sécurisation des spots avec le déploiement des vigies immergés, dispositif qui entrera en vigueur cette semaine."
"Malgré l’interdiction en vigueur et les consignes de son entraîneur, comment peut-on interdire à un jeune de 13 ans d’aller assouvir sa passion quand on vit sur une île bordée par l’océan et des vagues magnifiques ?", s’interroge cependant le responsable de la FFS, ajoutant qu’il est "impossible de rejeter la faute sur le jeune garçon."


Clicanoo.re - publié le 13 avril 2015 - 06h53 - On perd un fils, un frère »
Des centaines de personnes se sont réunies, hier, en fin d’après-midi à Boucan pour rendre hommage au jeune Elio.
Huit heures se sont écoulées en ce dimanche noir. Huit heures depuis le terrible drame qui a coûté la vie au jeune Elio. Il est 16h30 sur le site de Boucan Canot. Le monde du surf et l’entourage du marmaille ont rendez-vous dans une heure. Un rassemblement à la fois convenu et informel.
A l’image du président de la ligue Eric Sparton, certains sont déjà sur place depuis un petit moment. Les autres arrivent au compte-gouttes. Des parents de Maxime Huscenot à la championne de longboard Alice Lemoigne, de Jérémy Attyasse à Ludovic Villedieu, le monde de la glisse péi est présent pour rendre hommage à l’un des siens.
Comme toujours dans ces moments-là, les mots sont rares. Les accolades se multiplient. Courtes mais intenses. Des jeunes filles éclatent en sanglots, des jeunes garçons s’étreignent de tristesse. Directeur technique national en charge du Pôle Espoir, Nicolas Berthé n’a pas la force de s’exprimer. Des centaines de personnes affluent à l’entrée nord de l’allée aujourd’hui piétonne. Ancien président de la ligue régionale et actuel président du Saint Leu Surf Club, où était licencié Elio, Robert Boulanger revêt un tee-shirt blanc de son association, au même titre qu’une petite dizaine de ses compagnons. « C’est un gamin que l’on connaît depuis qu’il à 7-8 ans ; il faisait partie de la famille. Aujourd’hui, on perd un fil, un frère. »
                      D’Eric à Elio
Parce qu’il ne connaît que trop bien ce genre de manifestations, Christophe Mulquin décide de prendre les choses en main et incite les gens à descendre sur la plage. Il est 17h40. Le regard dissimulé derrière des lunettes noires ou les yeux rougis par le chagrin, petits et grands rejoignent le bord de l’eau. L’émotion est évidemment intense. La colère aussi, mais elle est contenue. L’heure des questions et des éternels débats viendra mais à cet instant, il s’agit de se souvenir d’un ami, d’un proche, d’un marmaille qui souhaitait simplement s’adonner à sa passion. Autour d’une poignée de camarades et de l’élu de Saint-Leu, on observe tout d’abord une minute de silence. S’ensuivent une série de hurlements venant des tripes puis le dépôt de fleurs dans l’océan. Au milieu de la foule, un homme se balade avec une pancarte sur laquelle sont mentionnées toutes les victimes de squale. D’Eric à Elio, en passant par Mathieu et Talon.
Symbole de cette vie plurielle où le tragique se mêle à l’innocence et au futile, des enfants jouent et slaloment entre les personnes qui se recueillent. Trop jeunes pour comprendre, ils vaquent à des occupations de leur âge. Venues pour profiter d’un dimanche ensoleillé, des familles assistent à ce recueillement et compatissent. Le regard tourné vers l’horizon, des adolescents en pleurs se serrent les coudes. Sans dire mot. Petit à petit, la foule se disperse. La nuit ne va pas tarder à tomber. Le soleil s’efface. Pas la douleur.            Morgan Chari

Dimanche 12 Avril 2015 - 23:30 - Huguette Bello déplore "la politisation outrancière du problème requin"

La députée de La Réunion, Huguette Bello, présente ses "condoléances émues et attristées aux parents, à la famille, aux proches de la jeune victime" d’une attaque de requin ce 12 avril à Saint-Paul.
"Ce drame frappe douloureusement une famille et suscite une vive émotion chez tous les Réunionnais. Cette insupportable souffrance exige de nous le respect le plus attentif. Nous le devons à la mémoire de cette trop jeune victime", adresse la présidente du PLR dans un communiqué.
"La politisation outrancière du problème des requins a laissé croire à tort que l’océan était un espace à domestiquer et que la sécurité était au bout de quelques moyens techniques et financiers. J’entends les critiques, les mises en cause, les faux-procès. L’instant présent ne me semble pas celui de la polémique. La Réunion sera toujours une île. À nous, tous ensemble, en pensant à toutes ces victimes, de trouver la façon la plus harmonieuse de vivre avec l’océan Indien."



Zinfos974.com - Dimanche 12 Avril 2015 - 19:35 - Dispositif post-attaque: Un requin-tigre de 3,5m capturé
La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins activée par le Préfet de la Réunion ce 12 avril 2015 a permis la capture d'un requin tigre de plus de 3,5m dans le périmètre de la zone de l'attaque, indique la préfecture dans un communiqué.
Il est rappelé que ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque entre le port de Saint-Gilles et la baie de Saint-Paul durant une période de 72 heures. Le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, a mobilisé 3 navires de pêche professionnelle de Saint-Gilles et du Port, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer sur le secteur.
La zone définie est interdite à la navigation et aux activités maritimes pour sécuriser la zone et optimiser les chances de capture.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 12/04/2015 à 18h42 - Suite à la mort du jeune ElioAttaque de requin : les réactions après le drame
Attaque de requin
Suite à l’attaque mortelle de requin dont a été victime le jeune Elio Canestri ce dimanche 12 avril 2015, de nombreuses personnalités du monde politique et associatif ont tenu à réagir. Nous publions intégralement leur tribunes ci-dessous.

Fédération française de surf :

"La Fédération Française de Surf fait part de son immense chagrin et adresse ses sincères condoléances à la famille et aux proches d’Elio Canestri dans cette terrible épreuve. Elle tient également à apporter tout son soutien à la Ligue réunionnaise de surf. Ainsi qu’à ceux qui se battent depuis quatre ans, dont l’entraîneur national Patrick Florès, le cadre technique national Nicolas Berthé et l’entraîneur régional Christophe Mulquin, pour que la situation revienne à la normale à La Réunion."

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer :
Émue par la disparition tragique du jeune Elio à #LaReunion, j’adresse mes condoléances à sa famille et à ses proches.
— George Pau-Langevin (@Pau_Langevin) 12 Avril 2015

Nassimah Dindar, présidente du conseil départemental :
"L’horreur ! Sans mots. Énormes pensées pour la famille et les témoins. Grande, immense tristesse."

Didier Robert, président du conseil régional et sénateur, dans un courrier adressé à Manuel Valls :
"Monsieur le Premier Ministre,
Un drame terrible vient encore endeuiller La Réunion ce dimanche avec l’attaque par un requin d’un jeune de 13 ans. Depuis 2011, cette recrudescence des accidents, malheureusement mortels pour la plupart, créée une véritable psychose ici parmi la population et au-delà au niveau national.
A l’occasion de la dernière réunion tenue avec l’ensemble des acteurs locaux il y a de cela deux mois, un programme d’actions clairement établi et partagé a été arrêté. L’objectif consiste à rendre opérationnels plusieurs dispositifs complémentaires afin de sécuriser la baignade et la pratique nautique en particulier sur le littoral ouest et sud.
Cependant, le cadre réglementaire qui s’impose en la matière, associé à la lenteur de la mise en œuvre réglementaire d’outils de protection des zones de baignades et de pratiques nautiques ou encore de bassins de baignade ne permettent pas aux différents acteurs locaux d’apporter des solutions adaptées dans un délai le plus resserré possible. A titre d’exemple, la pose des premiers équipements lourds sur les plages de St Gilles, de Saint-Leu ou de l’Etang Salé ne devrait intervenir qu’à compter du mois de septembre.
De la même manière, la rénovation du bassin de baignade de Boucan canot vient d’être retardée par l’application des derniers textes sur l’accessibilité alors même que la phase travaux devait être enclenchée !
Il ne s’agit pas ici de porter la polémique. Chacun agit ici avec le plus grand sérieux sur ce dossier difficile mais ils le font dans le cadre réglementaire existant. L’une des principales difficultés dans la gestion de la crise requin se situe effectivement à ce niveau avec un cadre législatif et réglementaire qui se révèle en définitive bien trop complexe, lourd et inadapté à la situation d’urgence.
C’est sur la base du plan d’actions arrêtés que je vous demande de manière solennelle d’accepter la mise en place d’un cadre juridique dérogatoire au droit commun dont la responsabilité pourrait être porter par le Préfet de Région, lui laissant dans le contexte toute les moyens d’interventions pour une action rapide et efficace (assouplissement du code des marchés publics, réglementations du code de l’environnement…).
Par ailleurs, je formule à nouveau le souhait que le Gouvernement s’engage plus fortement auprès des collectivités locales sur les moyens financiers qui doivent être mobilisés dans la gestion opérationnelle de la crise ainsi que sur les conséquences de cette crise pour des secteurs entiers de l’économie réunionnaise."

Jean-Alain Cadet, secrétaire régional EELV :
"Je tiens, au nom d’EELV Réunion à présenter nos plus sincères condoléances à la famille du jeune Elio, tragiquement disparu. Il est difficile d’imaginer la douleur qu’éprouve en ce moment ses parents, sa famille, ses amis. Dans de pareilles circonstances il est légitime que tout un chacun réagisse et compatisse à la douleur des familles mais l’heure est au respect et non à la politisation de ce drame."

Huguette Bello, députée de la 2e circonscription de La Réunion :
"Un enfant vient de perdre la vie dans des circonstances tragiques. Elio est la nouvelle victime d’une attaque de requins. A` ses parents, a` sa famille, a` ses proches, je pre´sente mes condole´ances e´mues et attriste´es. Ce drame frappe douloureusement une famille et suscite une vive e´motion chez tous les Re´unionnais. Cette insupportable souffrance exige de nous le respect le plus attentif. Nous le devons a` la me´moire de cette trop jeune victime.
La politisation outrancie`re du proble`me des requins a laisse´ croire a` tort que l’oce´an e´tait un espace a` domestiquer et que la se´curite´ e´tait au bout de quelques moyens techniques et financiers. J’entends les critiques, les mises en cause, les faux-proce`s. L’instant pre´sent ne me semble pas celui de la pole´mique. La Re´union sera toujours une i^le. A` nous, tous ensemble, en pensant a` toutes ces victimes, de trouver la fac¸on la plus harmonieuse de vivre avec l’oce´an Indien."

Gilbert Annette, maire de Saint-Denis
"Encore un drame dû à une attaque de requin ... Une nouvelle victime, un jeune réunionnais, sportif et surfeur, qui connaissait bien ce lieu. Mes pensées vont à sa famille et à ses amis. Nous devons trouver des solutions, vite !"

Ericka Bareigts, députée de la 1ère circonscription de La Réunion :
"J’apprends avec beaucoup de tristesse une nouvelle attaque de requin. Un jeune de 13 ans est décédé. J’adresse toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches."


Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu :
"Suite à l’attaque de requin survenue ce matin aux Aigrettes, je tiens à adresser mes sincères condoléances à la famille et aux proches du jeune Élio champion de surf de 13 ans, faisant partie du Pôle espoirs de surf. Aujourd’hui, j’ai le cœur lourd car je n’aurai pas dû faire ce communiqué funèbre. C’est un communiqué pour féliciter un jeune sportif qui aurait gagné un titre de champion de surf que j’aurais dû faire. Mais une fois de plus, une fois de trop, le drame requin a frappé. Car, il ne s’agit plus d’une crise requin, c’est un drame requin auquel des parents, une famille, La Réunion entière doit faire face.
Étant moi même papa, je n’ose même pas imaginer la douleur et la peine des parents qui perdent leur enfant dans des conditions atroces. L’élu que je suis, n’a eu de cesse de se battre depuis 2011 pour venir à bout de ce drame requin qui n’a que trop duré. Stop au massacre ! Stop au carnage ! Je ne veux pas en cette triste journée faire le moralisateur. Néanmoins, ce drame requin tue des enfants, des jeunes, des baigneurs, des sportifs et anéantit des familles entières.
On ne m’a pas pris au sérieux au tout début quand je proposais des solutions, quand je me battais devant les tribunaux. Aujourd’hui, nous payons en vies humaines, les erreurs et l’attentisme dont les pouvoirs publics ont fait preuve depuis ces dernières années. Après les éditions spéciales, les Unes dans la presse et les tables rondes qui tournent en rond, que restera t-il de la mort de cet enfant ?"

David Sita, conseiller municipal d’opposition à l’Etang-Salé :
"Au revoir p’tit champion touché par ce nouveau drame. 13 ans et la vie devant lui emporté par sa passion. La Réunion est triste."


Le12 avril 2015 - COMMUNIQUE DE PRESSE - de Didier ROBERT, Sénateur Président de La Région Réunion

« L'attaque mortelle de requin de ce matin qui a enlevé la vie à un jeune garçon de 13 ans est une terrible nouvelle. Un drame qui frappe encore une fois une famille, un drame qui endeuille toute La Réunion. Je veux adresser mes sincères condoléances à la famille du jeune Elio, à la famille du surf aussi. C'est toute La Réunion qui est triste et abattue aujourd'hui.
Le moment ne peut être celui de la polémique mais bien celui de la responsabilité et de la mobilisation sans faille de tous les acteurs. Il faut agir et continuer à agir pour une sécurisation de nos côtes .
A ce stade, des mesures ont été annoncées, d'autres engagées.
Mais je propose aujourd'hui comme hier la mise en place d'un cadre d'actions dérogatoire au droit commun pour permettre à l'ensemble des acteurs locaux de répondre dans l'urgence à une situation d'urgence. Je plaide auprès du Premier Ministre pour l'adoption d'un cadre exceptionnel dérogatoire pour permettre la mise en oeuvre extrêmement rapide des mesures de sécurisation.
C'est la raison pour laquelle j'ai tenu une nouvelle fois à alerter le Premier Ministre ce jour, appelant à une forte solidarité nationale à laquelle je prendrais naturellement part ici, au niveau local, comme nous l'avons toujours fait à notre niveau de responsabilité et d'engagement. »
***
Copie du Courrier de Didier ROBERT au Premier Ministre, M. Manuel VALLS
« Monsieur le Premier Ministre,
Un drame terrible vient encore endeuiller La Réunion ce dimanche avec l’attaque par un requin d’un jeune de 13 ans. Depuis 2011, cette recrudescence des accidents, malheureusement mortels pour la plupart, créée une véritable psychose ici parmi la population et au-delà au niveau national .
A l’occasion de la dernière réunion tenue avec l’ensemble des acteurs locaux il y a de cela deux mois, un programme d’actions clairement établi et partagé a été arrêté. L’objectif consiste à rendre opérationnels plusieurs dispositifs complémentaires afin de sécuriser la baignade et la pratique nautique en particulier sur le littoral ouest et sud.
Cependant, le cadre réglementaire qui s’impose en la matière, associé à la lenteur de la mise en oeuvre réglementaire d’outils de protection des zones de baignades et de pratiques nautiques ou encore de bassins de baignade ne permettent pas aux différents acteurs locaux d’apporter des solutions adaptées dans un délai le plus resserré possible. A titre d’exemple, la pose des premiers équipements lourds sur les plages de St Gilles, de Saint-Leu ou de l’Etang Salé ne devrait
intervenir qu’à compter du mois de septembre.
De la même manière, la rénovation du bassin de baignade de Boucan canot vient d’être retardée par l’application des derniers textes sur l'accessibilité alors même que la phase travaux devait être enclenchée ! ……
Il ne s’agit pas ici de porter la polémique. Chacun agit ici avec le plus grand sérieux sur ce dossier difficile mais ils le font dans le cadre réglementaire existant. L’une des principales difficultés dans la gestion de la crise requin se situe effectivement à ce niveau avec un cadre législatif et réglementaire qui se révèle en définitive bien trop complexe, lourd et inadapté à la situation d’urgence.
C’est sur la base du plan d’actions arrêtés que je vous demande de manière solennelle d’accepter la mise en place d’un cadre juridique dérogatoire au droit commun dont la responsabilité pourrait être porter par le Préfet de Région, lui laissant dans le contexte toute les moyens d’interventions pour une action rapide et efficace ( assouplissement du code des marchés publics, réglementations du code de l’environnement… ).
Par ailleurs, je formule à nouveau le souhait que le Gouvernement s’engage plus fortement auprès des collectivités locales sur les moyens financiers qui doivent être mobilisés dans la gestion opérationnelle de la crise ainsi que sur les conséquences de cette crise pour des secteurs entiers de l’économie réunionnaise.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.
                  Didier ROBERT
Sénateur, Président de la Région Réunion »

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 12/04/2015 à 17h07 - Après la mort d’Elio, 13 ans, tué par un requin aux AigrettesLe préfet : "la baignade et les activités nautiques hors des zones protégées sont extrêmement dangereuses"

Attaque de requin
Le préfet de La Réunion Dominique Sorain a appelé la population à "respecter les interdictions" de baignade et d’activités nautiques après la mort d’Elio, jeune surfeur de 13 ans, tué par un requin ce dimanche matin 12 avril sur le, spot des Aigrettes à Boucan Canot attaqué par un requin dans l’ouest de l’île. "Il faut que les surfeurs comprennent que plus ne sera jamais plus comme avant" a ajouté Jérémy Florès, adjoint au maire de Saint-Paul et entraîneur de l’équipe de France de surf
"La baignade et les activités nautiques hors des zones protégées sont extrêmement dangereuses. Il faut plus que jamais redoubler de vigilance et la meilleure prévention reste de respecter les interdictions de baignades et d’activités nautiques", a déclaré le préfet lors d’une conférence de presse.
En février dernier, le préfet Sorain avait reconduit jusqu’au 15 février 2016 l’arrêté interdisant la baignade et toutes les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées.
"Je n’arrête pas de dire aux surfeurs : "ne prenez pas exemple sur nous les anciens. Avant on pouvait surfer par tous les temps et à toute heure de la journée. Ce plus possible aujourd’hui. Plus rien ne sera plus jamais comme avant" a souligné, très ému, Jérémy Florès.
Il est d’autant plus touché qu’Elio était un membre prometteur du pôle espoir de la Ligue de surf de La Réunion. "Hier (samedi – ndlr) nous avons eu une réunion et nous avons clairement dit qu’en les mauvaises conditions de mer, la mise à l’eau était formellement déconseillée pour ce jour e qu’il n’y aurait pas de surveillance" déclare l’entraîneur de l’équipe de France et adjoint au maire de Saint-Paul.
Elio et ses camarades se sont quand même mis à l’eau tôt ce dimanche matin "et comment peut-on reprocher à un adolescent de vouloir pratiquer son sport, sa passion ?" souligne Jérémy Florès.
Et c’est bien parce que la pratique des sports de glisse est vécue comme une passion que le préfet en appelle "à la responsabilité de tous". "Il faut plus que jamais redoubler de vigilance et respecter les interdictions de baignades et d’activités nautiques, le danger est réel, il est important, sinon nous n’aurions pas mis en place la sécurisation par des zones expérimentales opérationnelles" ajoute-t-il.
La décision de créer ces zones sécurisées avait été annoncée par la préfecture à la mi-février, juste avant la précédente attaque qui avait coûté la vie à une jeune fille de 22 ans au Pont Mulla (Etang-Salé). Quatre secteurs de Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu et Saint-Pierre sont concernés par cette sécurisation où plusieurs outils pourront être mobilisés par les municipalités - filets, drumlines, vigies, embarcations, moyens acoustiques... –, appuyées par un engagement financier de la Région de 10 millions d’euros.
"En fonction des conditions météo, ce dispositif devait commencer mardi ou mercredi. On commençait à voir le choses s’éclairer un peu et puis voilà qu’arrive ce drame insoutenable" souffle Jérémy Flores


Source : www.ipreunion.com - Publié le 12/04/2015 à 14h10 - Après la mort d’Elio, 13 ans, tué par un requinThierry Robert : "nous payons en vies humaines, les erreurs des pouvoirs publics"
Attaque de requin
Le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert estime que la mort du jeune Elio, tué par un requin, ce dimanche 15 avril 2015 aux Aigrettes est le fait des "erreurs et (de) l’attentisme dont les pouvoirs publics ont fait preuve depuis ces dernières années". Nous publions son communiqué ci-après
"Suite à l’attaque de requin survenue ce matin aux Aigrettes, je tiens à adresser mes sincères condoléances à la famille et aux proches du jeune Élio champion de surf de 13 ans, faisant partie du Pôle espoirs de surf.
Aujourd’hui, j’ai le cœur lourd car je n’aurai pas dû faire ce communiqué funèbre. C’est un communiqué pour féliciter un jeune sportif qui aurait gagné un titre de champion de surf que j’aurais dû faire. Mais une fois de plus, une fois de trop, le drame requin a frappé. Car, il ne s’agit plus d’une crise requin, c’est un drame requin auquel des parents, une famille, La Réunion entière doit faire face.
Étant moi même papa, je n’ose même pas imaginer la douleur et la peine des parents qui perdent leur enfant dans des conditions atroces.
L’élu que je suis, n’a eu de cesse de se battre depuis 2011 pour venir à bout de ce drame requin qui n’a que trop duré.
Stop au massacre ! Stop au carnage !
Je ne veux pas en cette triste journée faire le moralisateur. Néanmoins, ce drame requin tue des enfants, des jeunes, des baigneurs, des sportifs et anéantit des familles entières.
On ne m’a pas pris au sérieux au tout début quand je proposais des solutions, quand je me battais devant les tribunaux. Aujourd’hui, nous payons en vies humaines, les erreurs et l’attentisme dont les pouvoirs publics ont fait preuve depuis ces dernières années.
Après les éditions spéciales, les Unes dans la presse et les tables rondes qui tournent en rond, que restera t-il de la mort de cet enfant ?

Zinfos974.com - Dimanche 12 Avril 2015 - 12:57 - Attaque mortelle de requin: Elio, 13 ans, membre du pôle espoir de surf
L'adolescent qui est décédé ce dimanche matin suite à l'attaque mortelle de requin sur le spot des Aigrettes (Saint-Gilles-Les-Bains) était membre du pôle espoir de la ligue de surf réunionnaise. Elio, 13 ans, était allé surfer avec quelques camarades lorsqu'il a été happé par le requin, "entre deux vagues".
Une cellule psychologique a été mise en place. Le Préfet a par ailleurs activé le dispositif post-attaque.
Selon nos informations, d'autres personnes se trouvaient également dans l'eau, malgré l'interdiction en vigueur. La Ville de Saint-Paul interpelle désormais l'Etat sur les actions de sécurisation à mettre en place: "Il ne s'agit pas d'un problème communal mais d'un problème qui concerne toute la Réunion".

 


Clicanoo.re - publié le 12 avril 2015 - 12h02 - Les Aigrettes : la préfecture lance le dispositif post-attaque requin
Après l’attaque mortelle de requin qui a eu lieu sur la plage des Aigrettes ce matin, la préfecture n’a pas tardé à réagir et initier la procédure post-attaque prévue par le dispositif de gestion de crise requin.
Après l’attaque mortelle de requin qui a eu lieu sur la plage des Aigrettes ce matin, la préfecture n’a pas tardé à réagir et initier la procédure post-attaque prévue par le dispositif de gestion de crise requin.
Ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque. Le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, mobilise actuellement des navires de pêche professionnelle, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer sur le secteur, de Saint-Gilles à la baie de Saint-Paul.
Mais surtout, la préfecture rappelle que plus que jamais, l’interdiction des activités nautiques et la baignade est "impérative" dans la bande des 300 mètres, comme le prévoit arrêté en cours.
Aussi, immédiatement, la flamme rouge a été hissée sur les plages du littoral Ouest.
Enfin, la préfecture rappelle que cet accident intervient au tout début de l’initiation des "zones expérimentales opérationnelles", supposées offrir une sécurisation de la pratique du surf à certains endroits, grâce au dispositif vigie-requin renforcé. Ce dispositif est mis en place par la commune de Saint-Paul et la ligue de surf. "Ce dispositif de zones sécurisées est le seul capable de permettre une reprise appropriée des sports nautiques", souligne la préfecture. Celle-ci précise d’ailleurs que la turbidité de l’eau constatée ce matin sur le spot des Aigrettes n’aurait pas permis l’activation de ce dispositif et n’aurait donc pas autorisé les surfeurs à se mettre à l’eau.
"Dans l’attente des « zones expérimentales opérationnelles », ces activités ne peuvent donc se pratiquer que dans le lagon et en dehors du lagon dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal", terminent les services de la préfecture.

Orange Réunion - Source : Les Aigrettes (France) (AFP) - Publié le 12/04/2015 à 11h08 - Requins : nouvelle attaque à La Réunion, un jeune de 13 ans tué

Un adolescent de 13 ans est mort dimanche matin à la Réunion après avoir été happé par un requin, le septième décès dû à la résurgence des attaques de squale dans l’île depuis 2011, a-t-on appris auprès des pompiers.
Le jeune garçon a été happé par un squale qui lui a arraché les membres et une partie de l’abdomen. L’adolescent se trouvait dans une zone interdite à la baignade aux Aigrettes (Cap Homard), sur la côte ouest de l’île, lorsqu’il a été attaqué.
C’est la seizième attaque de squale depuis 2011, la septième mortelle. La dernière remontait au 14 février. Une baigneuse de 22 ans avait été attrapée par un requin alors qu’elle se trouvait à 5 mètres du rivage à Pont Mulla, Etang-Salé (sud de l’île).
Mi-février, juste avant cette précédente attaque, le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, avait reconduit jusqu’au 15 février 2016 l’arrêté préfectoral interdisant la baignade et toutes les activités nautiques en dehors du lagon et des zones surveillées, du fait du risque posé par les requins.
L’arrêté prévoit toutefois la mise en place des zones expérimentales limitées situées à Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu (littoral ouest) où les jeunes surfeurs et les entraîneurs du pôle espoir de la ligue de surf réunionnaise pourront pratiquer leur sport.
La décision "d’interdire la mer", selon une expression souvent utilisée avec agacement par bon nombre de Réunionnais, avait été prise par la préfecture en juillet 2013 après la mort d’une jeune fille de 15 ans tuée par un requin alors qu’elle était à 5 mètres du rivage à Saint-Paul (ouest de l’île).
Cette situation a contribué à une baisse significative de l’activité touristique et a entraîné l’annulation de la totalité des compétitions de surf et de bodyboard. Même si les autorités cherchent aussi à éviter la psychose en rappelant que des attaques de squales avaient déjà eu lieu par le passé.


Zinfos974.com - Dimanche 12 Avril 2015 - 10:58 - St-Gilles: Un enfant de 13 ans tué par un requin au spot des Aigrettes
Une attaque mortelle de requin s'est produit ce dimanche 12 avril aux alentours de 9h du matin, à Saint-Gilles-Les-Bains.
Le drame s'est produit au spot des Aigrettes du Cap Homard, près de Boucan Canot. La jambe droite de la victime, un enfant de 13 ans, aurait été arrachée. Le décès du jeune adolescent a été confirmé.
Selon nos informations, il se trouvait dans une zone non surveillée et réputée dangereuse, où la baignade et les activités nautiques sont interdites.
Les secours et les gendarmes sont toujours sur place. Le périmètre a été bouclé.
Il s'agit de la deuxième attaque mortelle depuis le début de l'année.Clicanoo.re - publié le 12 avril 2015 - 10h35 - Douze attaques dont sept mortelles depuis 2011
En moins de cinq ans, on ne compte pas moins de douze attaques de squales sur le littoral réunionnais. Des attaques qui se sont soldées par sept décès, avec celui de ce jour au Cap Homard.

- Le 19 février 2011, le surfeur marseillais Éric Dargent perd sa jambe gauche après une attaque sur le spot de Trois-Bassins à Saint-Gilles-les-Bains.
- Le 15 juin 2011, Eddy Auber, un bodyboarder de 30 ans, décède après une attaque sur le spot de Ti Boucan.
- Le 6 juillet 2011, un adolescent de 16 ans est attaqué sur le spot des Roches Noires. Il en réchappe par miracle sa planche coupée en deux.
- Le 19 septembre 2011, Matthieu Schiller, bodyboarder de 32 ans, professeur et dirigeant d’une école de surf, est mortellement attaqué à Boucan-Canot.
- Le 23 juillet 2012, le surfeur Alexandre Rassiga, 23 ans, mordu à la jambe sur le spot de Trois-Bassins, décède malgré l’intervention des secours.
- Le 4 août 2012, Fabien Bujon, surfeur, a eu une jambe et un bras arrachés à Saint-Leu. Il a survécu.
- Le 8 mai 2013, un touriste de 36 ans qui faisait du bodyboard à 50 m de la plage des Brisants à Saint-Gilles est attaqué à la jambe et au poignet droit. Stéphane Berhamel décède des suites de ses blessures.
- Sarah, 15 ans, est morte le 15 juillet 2013, attaquée alors qu’elle se baignait dans la baie de Saint-Paul.
- Le 26 octobre 2013, Tangui Gicquel, 23 ans, est attaqué aux abords de la Ravine Mula à l’Étang-Salé. Sauvé in extremis, le jeune baigneur sera quand même amputé de sa jambe au niveau de la hanche et de deux doigts.
- Le 22 juillet 2014, Vincent Rintz, un surfeur de 51 ans, était attaqué par un requin sur la gauche du spot de Saint-Leu. L’avant-bras et le mollet droit gravement atteints par des morsures, ce professeur s’était sauvé la vie en repoussant le requin, et était parvenu à regagner seul la plage où il avait été pris en charge par les secours.
- Le 14 février 2015, Talon Bishop, jeune Saint-Pierroise d’origine britannique, 22 ans, se baignait avec des amis, a été gravement blessée dans l’attaque d’un requin sur la plage de l’Etang-Salé, au niveau de la ravine Pont Mulla. Dans la soirée, elle a malheureusement succombé de ses blessures.

Zinfos974.com - Mardi 14 Avril 2015 - 17:42 - Attaque de requin : Interrogé sur RTL, le père d'Elio exprime son chagrin
Le père d'Elio, Giovanni Canestri, s'est exprimé sur RTL ce matin. Il a souhaité rendre hommage à son enfant de 13 ans, mort suite à une attaque de requin survenue dimanche sur le spot des Aigrettes.
Il le décrit comme espiègle et plein de vie avec une passion pour le surf depuis l'âge de 4 ans. Très prudent, selon son père, il ne surfait plus depuis deux ans, malgré son expérience en compétition sauf en cas de dispositifs de sécurité sur place. Il avait d'ailleurs laissé un mot à sa mère le matin même du drame en disant: "Je vais à Boucan Canot, t'inquiète pas maman et je ne surferais pas s'il n'y a pas de sécurité". "Il a dû être porté par la passion", ajoute le père de l'adolescent. Même si la famille était consciente du danger et du manque de dispositifs de sécurité en place, Giovanni Canestri ne s'attendait pas à un accident aussi tragique, connaissant le tempérament de son fils.
Pour lui, la faute ne repose sur personne et tout le monde à la fois."L'Etat n'arrive pas à donner du poing sur la table et on est dans une société où on a toujours besoin d'un responsable donc personne ne prend de décisions. Il y a des conflits d'intérêts avec certains qui préfèrent des filets, d'autres des drumlines et les choses perdurent." Il évoque ensuite l'Australie, l'Afrique du Sud ou encore les Etats-Unis où il y a "très peu d'attaques et pourtant il y a aussi beaucoup de requins".
Un sanctuaire de vie devant une station balnéaire et l'interdiction de la pêche, ce sont selon lui les facteurs à éliminer. " J'ai une douleur tellement immense que je ne pense pas à tuer tous les requins, c'est pas ça le problème. Il faut se méfier des extrêmes. Les écologistes ont un cheval de bataille et disent qu'il ne faut pas tuer le requin car il disparaît mais le requin bouledogue c'est le moineau des mers. On n'est pas pour son élimination mais qu'il existe des mesures".

Zinfos974.com - Courrier des lecteurs - Mercredi 15 Avril 2015 - 09:45 - La mer, j’y ai grandi à en mourir...
Durant mon enfance j’ai toujours pu profiter de la mer sous tous ses aspects : baignade, surf, plage, plongée... à tel point que l’on vivait une vie douce est paisible ouverte sur la mer et ses bienfaits. Les risques existaient. Cependant ce n’était pas après les requins que l’on me mettait en garde vu la fréquence des attaques.
À l’époque, j’ai ainsi pu grandir et vivre une enfance épanouie où l’océan a toujours été au centre de ma vie, un fantastique terrain de jeux et d’apprentissage. Les Réunionnais, qui ont pourtant toujours craint l’océan, venaient eux aussi profiter des littoraux de l’île, de ses vagues, de ses fonds marins aux reliefs exceptionnels. Les bordures de l’océan étaient imprégnées d’une atmosphère envoutante, du désir d’aventure qui sommeille en chacun de nous...
Qui l’aurait cru ? C’est alors que commença la série d’attaques à laquelle nous ne pûmes qu’être spectateurs, et dégoûtés, contrairement à certaines ONG, à but non lucratif (ou tristement l’inverse). J’ai souvent observé les réactions des gens face à l’annonce d’une attaque, à chaque fois, la victime est incriminée. Ce qu’il est essentiel de comprendre c’est que face à la politique qui ferme les yeux, lance une étude et interdit la mer ; les passionnés eux, continuent à` y aller malgré tout. Alors cessez de vous voiler la face en comptant sur le bon comportement d’un peuple à qui vous n’expliquez rien.
                    Certains ont parlé de la "majorité qui se tait", cette majorité c’est nous, et voilà ce que nous avons à dire.
Contrairement à ce que l’on peut entendre ou lire sur les réseaux sociaux, les usagers de la mer ne sont pas des tortionnaires massacreurs de requins. Non : nous voulons une pêche ciblée et préventive sur une espèce qui pullule. Nous ne voulons pas détruire et modifier l’écosystème à notre guise, au contraire nous voulons revenir à l’écosystème marin où chacune des espèces ont leur place (bouledogue, poissons, requins de récifs, humain etc).
Nous ne voulons pas retirer la Réserve, nous voulons un juste milieu entre présence humaine et présence animale. Ouvrir des créneaux de pêche et de chasse sous-marine selon les cycles de reproductions des espèces (comme en forêt ou dans une jungle) comme en Méditerranée. C'est la seul solution responsable, trouver un juste milieu et l'appliquer. La réserve marine actuelle à la Réunion est trop stricte, trop extrémiste, pas assez pédagogique. Mais l'ile en à besoin. Nous ne parlons pas de passer d'un extrême à l'autre.
Nous voulons que les Réunionnais et les autorités compétentes s'occupent de la salubrité des eaux, des rejets d'eaux usées, des ravines dégueulasses... Nous les jeunes sommes l'avenir et nous ne voulons pas d'une poubelle comme maison. La gestion des déchets et le recyclage sont des valeurs d'avenir sur une ile comme la Réunion. Nous les jeunes porterons les valeurs réunionnaises dans le futur c'est pourquoi il faut plus nous impliquer dans la gestion de cette île. L'avis des jeunes est bafoué que ce soit au niveau des communes comme des régions et pourquoi ? Car la politique péi est bien connue pour être vieillissante.
Ce qui caractérise mon identité actuelle sont les moments d'émotions et de partage dont j'ai pu bénéficier grâce au "grand bleu", comme beaucoup d'enfants sur ce caillou. Ne le laissez pas se détruire, le peuple doit protéger son patrimoine, le gouvernement doit l’aider. Ne nous abandonnez pas, pour votre ile, vos enfants et leur avenir.
                 RIP Elio,              Les jeunes sentinelles 
 

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/04/2015 à 13h29 - Près d’un millier de personnes rassemblées sur la plageHommage à Elio : une grande émotion aux Brisants

Hommage à Elio aux Brisants
Un grand rassemblement est organisé ce mercredi 15 avril 2015 sur la plage des Brisants en hommage à Elio. Près d’un millier de personnes se sont réunies sur le lieu préféré du jeune surfeur attaqué mortellement par un squale dimanche dernier. Giovanni Canestri, le père de la victime, a également pris la parole afin de saluer la mémoire de son fils disparu et d’appeler la jeunesse réunionnaise à se mobiliser dans le calme pour trouver des solutions face à la crise requin.
Sous le ton de la plaisanterie, Elio a confié un jour à ses camarades : "si un jour il m’arrive quelque chose, faites mon hommage aux Brisants." C’est donc sur le lieu préféré du jeune surfeur que se sont rassemblées ce mercredi près de 1000 personnes afin de lui rendre un hommage très émouvant. Parmi la foule, Giovanni Canestri, le père de la victime, a eu le courage de prendre la parole afin de "lancer un message aux jeunes" : "Titi est mort à l’âge de 13 ans, il faut qu’il vive tout le temps. Pour continuer à le faire vivre, il ne faut pas que ça s’arrête."
"Je ne veux pas qu’il soit parti pour rien. Il faudrait que tout le monde se mobilise. Je ne veux pas de mobilisation agressive. Je veux que ce soit à l’image de Titi qui était toujours porté vers les autres et toujours souriant. [...] Titi était très prudent sur la sécurité et il n’a suffit d’une fois. Ça dépasse le cadre de La Réunion, j’ai reçu des messages de partout : du Brésil, des Etats-Unis, d’Australie, d’Afrique du Sud. Il faut profiter de cet élan car on a le droit de pratiquer ce sport et ne pas en mourrir", a souligné le père d’Elio Canestri.
Giovanni Canestri : "La dernière balise qui a été posée, c’est mon fils"
L’hommage à l’adolescent décédé à l’âge de 13 ans s’est effectué en compagnie de ses camarades venus du collège des Aigrettes. Tous se sont dirigés vers la mer pour lancer des fleurs dans l’océan Indien. Au large quelques peronnes à bord de bateaux et de jet-skis ont tenu à participer à l’hommage depuis leurs embarcations, tandis que d’autres se sont brièvement mis à l’eau. Réunis en cercle autour du père d’Elio, les participants au rassemblement ont respecté de longues minutes de silence uniquement rompues par les sanglots des proches du jeune surfeur.
Puis, la colère et l’incompréhention ont pris le pas sur la douleur, plusieurs planches de surf ont été brûlées symboliquement. Puis, Giovanni Canestri a pris une dernière fois la parole. "La dernière balise qui a été posée, c’est mon fils. Messieurs les ronds-de-cuir de Paris : si vous voulez savoir où il y a des requins, regardez où sont les morts", a-t-il déclaré, très touché par cette mobilisation des jeunes réunionnais de l’Ouest. Une délégation doit d’ailleurs être reçue par la sous-préfecture de Saint-Paul cette après-midi.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/04/2015 à 04h50 - Rassemblements prévus aux Brisants et devant la préfectureUne nouvelle journée d’hommages à Elio
Attaque de requin
Trois jours après l’attaque mortelle de requin dont a été victime le jeune Elio, de nouveaux rassemblements en mémoire de l’adolescent seront organisés ce mercredi 15 avril 2015 : un hommage est prévu à 13 heures sur la plage des Brisants de Saint-Gilles, devant se poursuivre par un regroupement devant la préfecture.
Ces "initiatives citoyennes" ont été lancées par des jeunes sur les réseaux sociaux. Elles seront l’occasion d’honorer de nouveau la mémoire du jeune membre du pôle espoirs de surf tragiquement disparu aux Aigrettes, mais aussi de manifester leur colère.
Le rendez-vous a été fixé à 13 heures sur la plage des Brisants, avant de prendre la direction de Saint-Denis et de la préfecture. Les participants, invités à porter un t-shirt blanc lors du rassemblement sur la plage, sont encouragés à opter pour un vêtement de couleur rouge afin de montrer leur colère devant les grilles du représentant de l’Etat.

Zinfos974.com - Mercredi 15 Avril 2015 - 15:12 - Les surfeurs bloquent la circulation devant la sous-préfecture de St-Paul
Une centaine de jeunes surfeurs et sympathisants se sont rassemblés, munis de leur planche, devant la sous-préfecture de St-Paul alors qu'une délégation comprenant le Pôle Espoir, Patrick Florès, l'élu de Saint-Paul, et Christophe Mulquin, l'élu de Saint-Leu, est reçue par la sous-préfète, Chantal Ambroise.
Les manifestants, dans l'attente de la fin de l'audience, ont décidé de bloquer la circulation d'une rue adjacente au bâtiment de la sous-préfecture.
Les klaxons se font entendre. Les gendarmes demandent aux automobilistes de faire marche arrière et ne délogent pas les manifestants qui crient: "La mairie avec nous ! A mort la Réserve marine !"

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/04/2015 à 16h04 - 72 heures après le décès d’ElioRisque requins : fin du dispositif post-attaque, deux requins tigre capturés
Attaque de requin
Activé suite à l’attaque de requin dont a été victime Elio Canestri, le dispositif post-attaque a pris fin ce mercredi 15 avril 2015 après 72 heures d’opérations menées sous la coordination du comité régional des pêches. "Deux requins tigre ont été capturés, un premier spécimen de 3,20 m le 12 avril à la palangre de fond, un deuxième de 4,20 m le 14 avril sur une smart-drumlime", indique la préfecture. Les deux squales sont "actuellement en cours d’analyse."
Par ailleurs, la préfecture rappelle que ce dispositif "s’inscrit dans une démarche sélective, visant exclusivement les espèces de requins potentiellement dangereuses pour l’homme (requin tigre et requin bouledogue)." "Le comité régional des pêches, a mobilisé plusieurs navires de pêche professionnelle de Saint-Gilles et du Port, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer sur le secteur", ajoute-t-elle.
La représentation de l’Etat à La Réunion, indique que les opérations de pêche qui se déroulent dans le cadre du programme Cap requin se poursuivent dans le littoral Ouest. Conformément aux annonces de février dernier, il sera bientôt étendu à Saint-Pierre, l’Etang-Salé et Trois-Bassins et "a vocation à être déployé de façon régulière pour sécuriser les sites."
Enfin, le préfet a profité de cette levée du dispositif pour rappeller les risques liés aux squales et l’arrêté préfectoral en vigueur dans la bande des 300 mètres du littoral (sauf dans le lgon et dans les zones aménagées et surveillées). "Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d’accident", estime la préfecture de La Réunion.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 15/04/2015 à 16h29 - Saint-Denis (actualisé à 20h20 - Risque requin : manifestation de colère devant la préfecture

Manif préfecture
Après un rassemblement à la plage des Brisants en hommage au jeune Elio, puis un rassemblement revendicatif devant la sous-préfecture de Saint-Paul, une trentaine de manifestants se sont rassemblés devant la préfecture de Saint-Denis, un peu après 18 heures. Ils ont bloqué une partie du Barachois pendant plus d’une heure. Une délégation a été reçue par le préfet Dominique Sorain.
Un moment de tension s’est produit lorsqu’un passant a interpellé les manifestants - constitués notamment de jeunes, de parents et de représentants d’associations - afin de leur faire part de son désaccord. S’en est suivi une bousculade, accompagnée des huées de la foule, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Un cordon de CRS a été mis en place afin de rétablir le calme.
Une délégation composée de Jean-François Nativel, de l’association OPR (Océan Prévention Réunion), de représentants du C.mac (Collectif pour le maintien des activités au coeur de La Réunion), de jeunes surfeurs et de parents a été reçue en préfecture. Dominique Sorain leur a tenu globalement le même discours que celui employé dans le communiqué publié en milieu de journée, à savoir que "les opérations de pêche dans le cadre du programme Cap requin se poursuivent sur le littoral de Saint-Paul" et que Cap Requins 2 doit s’étendre à trois communes supplémentaires (Saint-Pierre, Étang- Salé et Trois-Bassins) à compter du 1er mai, avec la vocation d’être déployé de façon régulière pour sécuriser les sites.
"On ne pourra pas avancer tant que le gouvernement ne nous donnera pas des avancées vis-à-vis de sa politique requin. On n’a rien contre la mise en sanctuaire de tous ces océans, mais à La Réunion, on a besoin de s’en sortir, on a besoin de l’économie, du tourisme, de notre dignité, de notre liberté !", avait auparavant déclaré Jean-François Nativel.
"Je voudrais savoir pourquoi les Réunionnais ne se sentent pas concernés", avait également confié Jimmy Grondin, l’un des manifestants. "Moi je suis créole, j’ai toujours vécu à la plage. On allait se baigner partout, il n’y avait pas autant de risques et c’est vraiment dommage que le Réunionnais ne se sente pas concerné. Aujourd’hui, on se bat pour nos enfants, pour les générations futures, c’est aberrant. Le Réunionnais doit se bouger et ne pas se laisser manipuler et rester dans son coin. C’est son île avant tout, mais aujourd’hui ce sont les métropolitains qui se battent pour nous !", a-t-il lancé.
À noter qu’en raison de cette manifestation, la circulation sur une partie du Barachois a été bloquée dans les deux sens pendant plus d’une heure. Elle a pu être rétablie vers 19h40.

Zinfos974.com - Mercredi 15 Avril 2015 - 16:58 - Risque Requin: 5 communes entrent dans Caprequins au 1er mai
Une réunion entre le Pôle Espoir, les élus de Saint-Paul et de Saint-Leu et la sous-préfète de Saint-Paul a eu lieu ce mercredi. Après l'hommage rendu à Elio aux Brisants, les jeunes se sont rendus à la sous-préfecture de Saint-Paul. Une délégation a été reçue afin de réclamer des solutions pour mettre fin au risque requin à La Réunion.
Le nom des victimes d'attaque mortelle de requin - Eddy, Mathieu, Stéphane, Alexandre, Sarah, Talon et Elio - a été inscrit au sol en rouge. De la peinture a également été déversée, une marre de sang symbolisant les drames successifs depuis 2011. Des slogans "on n'est pas des cobayes - A qui le tour ?" ou encore "la pêche maintenant !" étaient marqués sur des pancartes.
Les élus de St-Leu et St-Paul ont accompagné la délégation des jeunes du pôle espoir lors de leur réunion avec la sous-préfète
Les élus de St-Leu et St-Paul ont accompagné la délégation des jeunes du pôle espoir lors de leur réunion avec la sous-préfète
A leur sortie de la sous-préfecture après deux heures d'entretien, la délégation a rapporté les propos tenus par la représentante de l'Etat. La sous-préfète de Saint-Paul a tenu à rappeler les dispositifs déjà mis en place, notamment Cap Requin, dont le deuxième volet est prévu pour le 1er mai. 5 communes sont prêtes à s'en saisir. Déjà déployé à Saint-Paul, le dispositif sera, comme prévu, étendu aux communes du Sud de l'île (Saint-Pierre, Etang-Salé, Trois-Bassins). Saint-Leu doit simplement voter la délibération afférente en conseil municipal avant d'intégrer le programme. Saint-Paul a voté il y a deux mois une enveloppe de 173.000 euros pour la pêche des requins dans le cadre de Caprequins, rappellent les adjoints Patrick Florès et Thierry Martineau. "Le ton est parfois monté au cours des échanges. Les enfants ont de temps en temps coupé la parole à la sous-préfète, avec la force de leur jeunesse et avec leur coeur", a pour sa part rapporté Christophe Mulquin de la mairie de Saint-Leu.
Concernant la pêche aux requins (tigre et bouledogue), la sous-préfère Chantal Ambroise a rappelé à la délégation qu'elle demeurait libre, l'espèce n'étant pas protégée. L'obstacle à sa commercialisation est cependant toujours présent. Sans système incitatif ou éventuels débouchés économiques à trouver, la pêche aux requins sur ces deux espèces reste illusoire.
Le Pôle Espoir reste quant à lui encadré par des vigies. Les activités reprendront lorsque ses élèves estimeront être prêts psychologiquement.

Zinfos974.com - Mercredi 15 Avril 2015 - 21:39 - GG - Risque requin: "Le Préfet nous a écoutés mais ne nous a pas entendus"
"Le préfet nous a écoutés mais ne nous a pas entendus". Les surfeurs et acteurs de la mer ne décolèrent pas... Une délégation était reçue ce soir par le Préfet, suite à l'attaque mortelle de requin qui a coûté la vie à Elio, 13 ans, ce dimanche 12 avril 2015.
Ils réclament la levée des interdictions de commercialisation du requin liées à la ciguatera ainsi que la mise en œuvre d’une pêche massive de squales pour "lutter contre une réelle prolifération (...) jusqu’à régulation". Autres demandes : La suppression de la réserve marine et de l’asile à Paul Watson.
Ce militant écologiste de Sea Sheperd réfugié en France "salit, selon eux, la mémoire des disparus". "Nous ne sommes pas des gangsters, nous nous ne sommes pas des assassins, seulement des victimes !" ont-ils ajouté.
La délégation déplore l’inaction de l’Etat à l’issue de cette rencontre qui a duré plus d'une heure. Ils attendent désormais des réponses de la Ministre des Outre-mer George Pau Langevin qui se rendra sur l’île la semaine prochaine.

Clicanoo.re - publié le 16 avril 2015 - 06h05 - Requins : la délégation sera entendue la semaine prochaine par G.Pau-Langevin

Après le rassemblement d’hommage de hier après-midi sur la plage des Brisants, qui a rassemblé un millier de personnes, une délégation avait été reçue en sous-préfecture de Saint-Paul, par la sous-préfète. Après deux heures d’échanges, la délégation composée de jeunes en colère et de membres de la Ligue de surf, et d’associations a tout de même souhaité être reçue en préfecture, et a donc pris la direction du chef-lieu.
En attendant d’être reçus par le préfet, c’est près d’une cinquantaine de manifestants qui s’est posée sur le Barachois ce soir, au niveau de la préfecture, réclamant des solutions pour un retour à l’eau sans danger. Après avoir bloqué momentanément la circulation pendant un peu plus d’une heure, ils ont mis fin à leur manifestation peu avant 20h.
Quant à l’entrevue avec le préfet, elle s’est achevée aux alentours de 20h30. La délégation de membres d’Océan Prévention Réunion, du collectif "Protégeons nos enfants", du Cmac, et de quelques jeunes a obtenu une relative satisfaction : ils seront reçus par la ministre des outre-mers, George Pau-Langevin la semaine prochaine, lors de la prochaine visite dans l’île.
« On est venus ici pour représenter les jeunes et le mouvement qui se crée », explique Marie, éprouvée par cette journée entre émotion et colère. Avec Yvann et Lucas, elle fait partie des jeunes qui ont été reçus en délégation par le préfet.
« J’aimerais vraiment être écoutée, parce que ça ne va plus », insiste-t-elle. Le décès du jeune Elio, 13 ans, fait particulièrement écho à des souvenirs douloureux pour l’adolescente, puisqu’elle est la petite sœur de Sarah, tuée par un requin en juillet 2013 à l’âge de 15 ans. « Est-ce que vous trouvez ça normal qu’un enfant meure comme ça ? Moi ça me fait mal, je revis exactement les mêmes choses que j’ai vécues pour ma sœur, et je ne trouve pas ça normal que quelqu’un doit vivre ça », raconte l’adolescente, appelant les gens à une prise de conscience.
« L’océan est fermé, on ne peut plus rien faire, c’est du n’importe quoi », soupire-t-elle. De son côté, Lucas, 17 ans, explique son désarroi face à des pouvoirs publics qui consacrent « des milliards dans une route » alors qu’il n’y a pas de morts, mais qui se désintéresse d’un conflit qui a coûté la vie à 17 morts en quatre ans.
Et Marie de conclure : « Je me battrai toujours jusqu’à ce que ça change. Ca fait vraiment mal de ne pas se faire entendre et de voir qu’il y a encore des morts ».

Hier après-midi, pendant que la délégation était reçue en sous-préfecture, environ 200 manifestants s’étaient rassemblés devant le bâtiment, sur la voie publique.
Ils ont déversé de la peinture rouge sur la chaussée, placé au centre de la flaque une planche de surf brisée avec la mention "assassin" et scandé des slogans hostiles au préfet et à l’Etat accusés de ne pas les protéger. Le nom des sept tués par des squales depuis 2011 ont été écrits sur le bitume.
Ils souhaitent que des mesures soient prises pour que les accidents tels que celui qui a coûté la vie à Elio, 13 ans, n’arrivent plus. Parmi les revendications, la reprise de la pêche aux requins de façon quotidienne. La préfecture avait à ce propos annoncé que la pêche post-attaque avait été interrompue, comme prévu 72h après son lancement, mais que les pêches dans le cadre du programme Cap requins elles, se poursuivraient. La préfecture soulignait également qu’elles seraient bientôt étendues aux communes de Saint-Pierre, l’Etang-Salé, et Trois-Bassins.    (Avec AFP)

Zinfos974.com - Jeudi 16 Avril 2015 - 07:03 - Joseph Sinimalé: "Faire en sorte que plus jamais notre île ne revive une telle tragédie"
Hier soir, le maire de la commune de St Paul a tenu, sur sa page facebook, à saluer l'hommage rendu aux Brisants au jeune Elio "tragiquement disparu dimanche alors qu'il s'adonnait à sa passion".
Joseph Sinimalé remercie l'ensemble des jeunes "qui ont su se rassembler dans le calme, avec dignité".
La mairie de Saint-Paul, par le biais de ses élus, notamment Patrick Flores et Thierry Martineau, était presente aux côtés des jeunes "et continuera à se mobiliser, a alerter les autorités jusqu'au plus haut sommet de l'Etat pour faire en sorte que plus jamais notre île ne revive une telle tragédie", conclut par le biais du réseau social.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/04/2015 à 10h28 - La ministre des Outre-mer sera à La Réunion les 24 et 25 avril - Risque requin : George Pau-Langevin souhaite "travailler à l’amélioration des dispositifs"
George Pau-Langevin
La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin sera en déplacement à La Réunion les vendredi 24 et samedi 25 avril prochains. Si cette visite était programmée avant le drame ayant coûté la vie au jeune Elio, elle sera surtout l’occasion pour la ministre d’évoquer la crise requin. Elle ne devrait en tout cas pas manquer d’être interpellée sur le sujet.
George Pau-Langevin a confirmé sa venue prochaine à La Réunion su son compte Twitter :
Je me rendrai les 24 et 25 avril à #LaReunion pour manifester ma solidarité aux familles touchées par les récentes attaques de requins
La crise requin sera bien évidemment au coeur de sa visite, la ministre affirmant vouloir rencontrer"l’ensemble des acteurs concernés" pour "travailler à l’amélioration des dispositifs actuellement en vigueur"’.
Je tiens à aller sur le terrain pour me rendre compte par moi-même des dispositions en vigueur pour réduire le risque requin.Avec l’ensemble des acteurs concernés, je souhaite pouvoir travailler à l’amélioration des dispositifs actuellement en vigueur.
Le dernier déplacement de George Pau-Langevin à La Réunion remonte aux 22 et 23 janvier derniers.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 16/04/2015 à 10h34 - Risque requinsL’hommage de la Nouvelle Calédonie à ElioL’attaque mortelle de requin dont a été victime Elio Canestri a également touché la Nouvelle Calédonie, un hommage émouvant a été rendu par la Ligue calédonienne de surf ce mercredi 15 avril 2015. Comme sur la plage des brisants, des fleurs ont été jetées dans l’océan, sur le site de la roche percée dans la commune de Bourail.
Sur sa page Facebook, la Ligue calédonienne de surf a également posté le poème suivant :
"Elio,
la tristesse n’a pas d’océan
tu nous as réuni sur un bout de plage
la Calédonie a écouté le vent
mais n’a pas pu évacué la rage
tu es un peu sur nos vagues maintenant
tu verras on y est bien aussi
même si c’est moins beau que vieux Boucan
Viens avec nous surfer en Calédonie."
A noter qu’une cérémonie sera également organisée en métropole ce dimanche. Un lâché de montgolfières doit être organisé sur la plage de Cap Ferret, en Aquitaine.

Zinfos974.com - Jeudi 16 Avril 2015 - 15:05 - Les obsèques d'Elio à Saint-Gilles ce jeudi -
Ses proches lui disent au revoir aujourd'hui. Les obsèques d'Elio, 13 ans, tué par un requin le 12 avril, se tiennent actuellement à l'église de Saint-Gilles. Des centaines de personnes se sont rendues aux obsèques pour lui rendre hommage.
Après le rassemblement de 1.000 personnes hier aux Brisants, tous ont à nouveau une pensée cet après-midi pour le jeune champion de surf. Une triste journée, surtout, pour la famille Canestri.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 17/04/2015 à 05h00 - La commercialisation des tigres et bouledogues reste interdite à La Réunion - Ciguatera : l’intoxication qui empoisonne la crise requin
requins
La "ciguatera", ou intoxication liée à la consommation de poissons contaminés par des ciguatoxines, est à l’origine de l’interdiction de la commercialisation des requins tigres et bouledogues à La Réunion et par ricochet de l’arrêt de la pêche de ces espèces. Une décision que certains pointent du doigt pour expliquer la situation actuelle.
1993 : un foyer d’infection concernant cinq personnes est identifié à La Réunion suite à la consommation d’un requin pêché en baie de Saint-Paul, sans qu’il soit possible de déterminer l’espèce de squale en cause. Il s’agit, à l’heure actuelle, du seul cas avéré sur l’île d’une intoxication par des ciguatoxines suite à la consommation de requin.
1999 : l’interdiction de la commercialisation à La Réunion de certaines espèces de poissons en raison du risque d’intoxication par des biotoxines marines – réglementation qui existe depuis 1966 – est étendue à la plupart des espèces de requins, notamment les tigres et les bouledogues.
2015 : 16 ans et 10 morts victimes d’attaque de squales plus tard, le sujet revient dramatiquement sur la table. Pour certaines associations, pour beaucoup de participants à la manifestation de ce mercredi 15 avril devant la sous-préfecture de Saint-Paul, la disparition de la pression de pêche sur les tigres et les bouledogues est en effet l’une des principales causes de la situation actuelle.
                                       "La seule certitude, c’est qu’on ne sait pas grand-chose"
"Ce n’est pas la cause unique, mais c’est sans doute l’une des raisons", estime Jean-Pascal Quod, directeur de l’Agence pour la recherche et la valorisation marines (ARVAM) qui a longtemps planché sur le sujet. Il souligne surtout qu’il n’y a actuellement "pas de certitudes" autour de la ciguatera.
"Oui, il y a un risque, mais le niveau d’évaluation n’est pas clair et la dénomination ciguatera englobe beaucoup de choses", explique le biologiste. "C’est un sujet qui empoisonne la réflexion depuis 1993 mais qui n’a peut-être pas été traité comme il aurait dû l’être. Sur la période 2004-2012, il n’y a plus eu d’intérêt sur le sujet, il n’y a pas eu d’études du tout. Et aujourd’hui, la seule certitude, c’est qu’on ne sait pas grand-chose...", déplore-t-il.
D’autant que le sujet est complexe. Le terme "ciguatera" désigne l’intoxication liée à la consommation de poissons contaminés par des ciguatoxines, celles-ci étant produites par une micro-algue proliférant sur certains coraux. Mais cette "ciguatera" prend diverses formes selon les régions du globe où elle sévit. Dans un rapport complet sur le sujet datant d’août 2014, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) note ainsi que "des différences régionales ont été notées dans le syndrome clinique et peuvent être attribuées la présence de ciguatoxines différentes". Elle souligne aussi que "les intoxications par consommation de requins sont peu documentées", et qu’il existe "potentiellement un autre type de toxines dénommées jusqu’à présent carchatoxines, dont la structure n’a pas encore été élucidée".
                                       Madagascar, principal foyer d’intoxication
C’est en grande partie ce manque de connaissance qui a conduit en septembre 2014 l’Anses, sollicitée par le préfet, à rendre un avis défavorable sur la possibilité de rouvrir à la consommation les requins tigres et bouledogues.
L’agence sanitaire s’inquiète notamment des intoxications récurrentes frappant Madagascar, où a été recensé le plus grave épisode dans l’océan Indien, en 1993. Entre 200 à 500 personnes avaient été intoxiquées suite à la consommation d’un requin (bouledogue ou balestrine), 60 à 98 d’entre elles étant décédées. De 1930 à 1997, 83 épisodes d’intoxication par consommation de requins ont été recensés sur la Grande Île, les derniers datant de novembre 2013 (9 morts) et de février 2014 (1 mort).
L’Anses considère qu’un risque de "transmission" de la ciguatera de Madagascar à La Réunion existe, du fait de la capacité de certains requins à parcourir de longues distances à travers l’océan Indien. De fait, le programme CHARC a mis en évidence le parcours d’un requin tigre marqué entre les deux îles. Il ne s’agit toutefois pour l’instant que d’un seul et unique individu, sachant que les requins bouledogues seraient eux beaucoup plus "côtiers" ne s’éloignant qu’à quelques centaines de kilomètres du littoral.
                                      Dans l’attente des résultats de Valorequins
Suivant l’avis de l’agence sanitaire, la préfecture préfère toutefois jouer la prudence en vertu du fameux "principe de précaution" et poursuivre les études et les analyses sur la ciguatera dans le cadre du programme Valorequins.
La première étape, nommée "ciguatera 1" et lancée en 2012, était constituée d’une campagne de pêche portant sur 24 requins – 12 tigres et 12 bouledogues –, avec recherche de ciguatoxine. S’en est suivi un long processus expérimental, débuté par des bio-essais sur des souris, complétés par des "tests de cytotoxicité sur cellules Neuro-2a", indique l’Anses dans son rapport. Tout ça pour aboutir à des résultats définitifs en juillet 2014, qui "n’ont pas montré la présence de toxine de type ciguatoxines au-delà de la limite de détection", mais sans que cela ne permette une levée de l’interdiction.
Entre-temps, le programme "ciguatera 2" – devenu depuis Valorequins – a été lancé en 2013 pour compléter ces premières analyses, avec cette fois la capture prévue de 90 squales, 45 de chaque espèce. Ce programme est encore en cours aujourd’hui. "Le contingent de tigres a été atteint, mais pas celui de bouledogues", précise Ludovic Courtois, secrétaire général du comité des pêches de La Réunion (CRPMEM). En conséquence, "la convention qui s’est achevée le 31 mars 2015 a été prolongée jusqu’au 1er juillet 2016", complète-t-il.
                                    Pourquoi pas à Mayotte ?
Si les premiers tests de recherche de ciguatoxines ont pu commencer sur les requins tigres, "il est encore trop tôt pour avoir des résultats", ajoute Ludovic Courtois. Et "tant que les batteries d’analyses de Valorequins ne seront pas achevées, il sera difficile d’envisager une évolution de la réglementation", estime-t-il.
Le retour des bouledogues et des tigres sur les étals réunionnais n’est donc pas pour tout de suite, pendant qu’à Mayotte, département français pourtant plus proche de Madagascar – et donc potentiellement plus exposé au risque "ciguaterique" –, aucune interdiction de commercialisation n’est actuellement en vigueur. De quoi ajouter encore un peu à la confusion...

Clicanoo.re - publié le 17 avril 2015 - 07h06 - Gilbert Annette et les requins : "20 fois moins" de morts que les accidents

Les attaques de requins causent "20 fois moins" de morts que les accidents de la route, a déclaré le maire de Saint-Denis de la Réunion, Gilbert Annette (PS), quelques jours après la mort d’un surfeur de 13 ans. Ce décès est le deuxième depuis le début de l’année, le septième depuis 2011, date de la recrudescence des attaques de squales.
"C’est vrai que c’est dramatique (...) mais il faut aussi relativiser", les attaques de requins à la Réunion "c’est deux morts par an, c’est 20 fois moins que les morts sur la route où il y a 40 morts par an", a déclaré Gilbert Annette, le maire de Saint-Denis , sur Outre-mer 1ère , quelques jours après la mort d’un surfeur de 13 ans.
"Il faut le dire avec gravité et sincérité, il faut que chacun respecte les règles. On ne peut pas être comptable de ceux qui font ce qu’ils veulent. (...) On doit pas se baigner là où c’est interdit", a souligné Gilbert Annette, remarquant "qu’une majorité d’accidents se produit dans les parties interdites" du littoral réunionnais.
Tout en reconnaissant "l’émotion forte" ressentie sur l’île et la détresse de parents "éplorés", "il y a aussi à la base de tout cela des imprudences, il faut les condamner", a-t-il insisté.
Et s’il convient de prendre "des mesures responsables" pour protéger les baigneurs, les surfeurs, "il faut admettre que nous sommes dans un environnement qu’on ne maîtrise pas à 100% et qu’il n’y a pas de risque zéro".
"C’est une réalité compliquée, on ne peut pas prévoir les requins, ils sont imprévisibles", a-t-il fait valoir. "S’il y avait des solutions faciles (...) je crois que les responsables réunionnais les prendraient", a-t-il ajouté, s’"abstenant d’attaquer qui que ce soit".

Le Monde.fr | 17.04.2015 à 15h38 • Mis à jour le 17.04.2015 à 16h59 | Par Martine Valo - Comment La Réunion lutte contre les requins-bouledogues après une nouvelle attaque mortelle
Près d’un millier de personnes se sont rassemblées sur la plage de Saint-Paul, mercredi 15 avril, en mémoire d’Elio.

La Réunion est une nouvelle fois endeuillée, désemparée. Près d’un millier de personnes se sont rassemblées sur la plage de Saint-Paul, mercredi 15 avril, en mémoire d’Elio. Le dimanche précédent, ce jeune surfeur de 13 ans y a été happé par un requin-bouledogue de 2,50 mètres. Deux cents manifestants s’étaient alors regroupés devant la sous-préfecture et avaient déversé de la peinture couleur sang pour dénoncer le manque d’action de l’Etat.

Chaque nouvel accident ravive la « crise requin », comme disent les Réunionnais, et son lot de polémiques. La région a en effet connu 16 attaques de squales depuis 2011, dont sept mortelles. Pourquoi cette recrudescence autour de l’île ? Comment s’en prémunir ? Que font les pouvoirs publics ?
Les scientifiques peuvent-ils aider à comprendre la situation ?
En janvier 2012, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) a lancé le programme Connaissances de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte Ouest de la Réunion (Charc). Jusqu’à présent, on ne connaissait presque rien du comportement ni des habitats du requin-tigre (Galeocerdo cuvier) et du requin bouledogue (Carcharhinus leucas), jamais étudiés à La Réunion auparavant. Les scientifiques ont alors mis les moyens : en trois ans, 40 spécimens du premier et 39 du second ont été équipés de marques acoustiques qui ont permis de suivre leurs déplacements grâce à un réseau de 52 stations d’écoute sur le littoral. Certains animaux ont été dotés de balises satellite. D’autres ont aussi été pêchés pour être analysés.
Rapidement, les recherches se sont resserrées autour du requin bouledogue, impliqué dans la quasi-totalité des accidents. Les habitudes, les allers et venues, la génétique et le contenu de l’estomac de plusieurs de ces squales, ont été passés au crible pour constituer l’une des plus importantes études au monde à leur sujet. Pilotés par Marc Soria, docteur en écologie marine au sein de l’IRD, ces travaux ont nécessité des centaines de plongées, ainsi que l’aide de l’université de La Réunion et d’autres organismes de recherche.

Que sait-on du comportement du requin-bouledogue ?
Si Elio a été tué un matin, le requin bouledogue a pourtant pour habitude de se rapprocher des côtes en début d’après-midi et de remonter vers la surface au crépuscule pour chasser. Nomade – il peut faire le tour de l’île en quatre jours ou s’en éloigner d’au moins 300 km en plein océan –, le squale se déplace parfois avec un de ses congénères.
Les Réunionnais avaient remarqué qu’une eau turbide après un orage, ou une forte houle, étaient propice à sa venue. Les données des stations d’écoute l’ont confirmé. Selon les biologistes, le manque de nourriture conduit probablement le squale à se rapprocher des récifs pour y trouver des poissons coralliens. De même, il semble attiré par les eaux côtières riches en détritus que les cours d’eau rejettent en mer.
Les requins bouledogues semblent également avoir fait de l’île un site de reproduction. Entre mars et juin, quand leur présence est particulièrement forte, ils se rapprochent de la façade ouest de l’île, vers les stations balnéaires proches de Saint-Gilles et dans la zone de l’Etang du Gol (Saint-Louis), pour s’y accoupler.
Compte tenu des conclusions des scientifiques, nulle parade unique ne se dégage pour se protéger d’un prédateur aussi mobile. Marc Soria propose de poursuivre les recherches, notamment sur le comportement de chasse et de reproduction du bouledogue, ainsi que sur ses échanges avec ses congénères des côtes est de l’Afrique.
Pour aller plus loin : l’IRD a rendu public les restitutions du programme Charc avec un film sur leurs recherches.

Comment les pouvoirs publics peuvent-ils prévenir les attaques ?
Ces dernières années, les services de l’Etat et les élus locaux ont recouru aux scientifiques, aux pêcheurs, avec d’importantes campagnes de « prélèvement » de requins, et aux exemples étrangers pour imaginer des dispositifs de protection et aux mesures d’interdiction. En 2013, la préfecture a annoncé que toutes formes de baignade et toutes « activités nautiques utilisant la force motrice des vagues » (autrement dit surf, bodyboard, paddle…) seraient désormais prohibées dans une bande de 300 mètres tout autour de l’île. La décision avait été prise après la mort d’une jeune fille de 15 ans, attaquée à quelques mètres du rivage, à Saint-Paul.
Cette interdiction est régulièrement reconduite depuis. Elle est affichée partout sur les plages, et même lue à l’atterrissage des avions à l’attention des touristes. Mais elle n’est que partiellement respectée. Malgré quelques procès-verbaux, certains surfeurs continuent de braver le risque pour pratiquer leur sport. Sur les sept personnes tuées depuis 2011, six étaient sur une planche de surf ou de bodyboard, alors que l’on n’en compte aucune parmi les plongeurs sous-marins qui vont parfois à la rencontre des squales.
Un panneau d'information le 14 avril sur la plage de Saint-Leu.
Le dernier arrêté préfectoral, en date du 13 février, autorise la baignade dans les eaux naturellement protégées des lagons, ainsi que dans quelques espaces aménagés et surveillés. Face à la pression d’une partie de la population, qui voudrait retrouver les plaisirs de la mer, et des professionnels du tourisme, qui voient leur activité décliner, les pouvoirs publics ont décidé de mettre en place des « zones d’expérimentation opérationnelle » combinant plusieurs dispositifs de protection et accessibles à certaines heures et à certaines conditions – l’eau doit être claire et la mer assez calme.
Ces rivages devraient bénéficier d’une surveillance accrue par des vigies dans l’eau, sur des bateaux et sur la plage, équipées de caméras. Les zones qui vont être testées sont placées sous la responsabilité des communes littorales, censées mettre en place les mesures à partir du 1er mai, avec des subventions du conseil régional. La municipalité de Saint-Paul avait annoncé qu’elle serait prête autour du 15 avril. Doté de 12 km de plages de sable, son rivage a en outre été particulièrement ciblé par les pêches préventives. Pour les associations de défense de la nature, le cas de Saint-Paul montre que tuer des squales n’est pas la solution.
Autres modes de prévention : les « drumlines » – des lignes garnies d’hameçons appâtés censées attirer les squales hors des espaces fréquentés –, des engins acoustiques répulsifs ou encore des filets de protection pour les baigneurs. Jean-Bernard Galvès, président de Requins Intégration et porte-parole d’un collectif d’associations environnementales, s’interroge sur l’efficacité des « drumlines ». Selon lui, un tel engin aurait été placé pendant plusieurs mois tout près des lieux où sont survenus les deux derniers accidents.
« Il faut être intraitable sur la qualité des eaux rejetées en mer, récupérer les déchets de poissons issus de la pêche…, suggère Pascale Chabanet, directrice de recherche à l’IRD Réunion et spécialiste en écologie marine. Il n’est pas normal que les requins bouledogue s’approchent si près des côtes si tôt le matin. »

Zinfos974.com - Vendredi 17 Avril 2015 - 16:31 -
Saint-Pierre: Un requin bouledogue de plus de deux mètres pêché Saint-Pierre: Un requin bouledogue de plus de deux mètres pêché
Un requin bouledogue a été pêché ce matin devant la Pointe du Diable à Saint-Pierre. C'est Thierry Gazzo, pêcheur professionnel, et son équipe qui ont prélevé une femelle de plus de deux mètres de long à 60 mètres de profondeur. L'animal sera confié à l'étude Valorequin qui consiste à tester les squales pour la ciguatera.

Orange Réunion - Source : Saint-Paul (France) (AFP) - Publié le 17/04/2015 à 18h58, mis à jour à 22:18 - Réunion : la peur des requins force les champions de surf à prendre le large Les spots de La Réunion comptent parmi les plus réputés au monde et ses surfeurs collectionnent les médailles à chaque championnat de France. Mais aujourd’hui, ces sportifs de haut niveau sont obligés de quitter leur île, traumatisés par les attaques de requins.
"J’ai décidé d’arrêter de surfer à La Réunion en 2011 après la mort de mon ami Mathieu Schiller" (champion de bodyboard tué par un requin à quelques mètres du rivage, ndlr), lâche Hugo Savalli, champion de France de surf en 2012.
"L’année dernière, je me suis mis à l’eau deux fois, et encore, à deux mètres du bord comme un ti marmaille !" ("petit enfant" en créole réunionnais, ndlr), raconte-t-il.
Le 12 avril, les attaques de squale ont fait un septième mort depuis 2011 : un ado de 13 ans, qui était déjà un surfeur confirmé. Elio, champion de La Réunion benjamin en 2013, était l’un des éléments les plus prometteurs du pôle espoir de la ligue locale.
Sa mort a mis en lumière de façon dramatique les menaces qui pèsent sur le surf de compétition à La Réunion, d’autant que toutes les attaques —seize au total— ont eu lieu sur la côte ouest, où se trouvent les plus beaux spots.
-Exode en Vendée-
"En 2011, avant la crise requin, nous avions 1.600 licenciés. Il en reste à peine 400", se désole Eric Sparton, président de la ligue locale.
"Et encore, certains sont restés licenciés chez nous par solidarité, mais ils ne pratiquent plus du tout à La Réunion", soupire Christophe Mulquin, entraîneur des équipes de France espoir, minimes, cadets et juniors.
Un crève-coeur quand on sait que La Réunion est "la plus grosse pourvoyeuse de champions français".
"A chaque championnat La Réunion rafle au moins 50% des médailles", souligne M. Mulquin, habitant de Saint-Leu, où se trouve une déferlante mondialement connue.
Janique Hoarau a été plusieurs fois championne de France et vice-championne d’Europe de bodyboard. Elle a quitté La Réunion en 2013 "avec trois valises et sans travail" parce qu’elle avait "trop peur pour (ses) enfants", Youri, 13 ans, et Hina, 11 ans.
"Ils surfent, ils ont ça dans le sang, ils étaient d’ailleurs dans le même club qu’Elio", explique-t-elle, en avouant avoir été "prise de panique après l’attaque de Fabien Bujon". Ce surfeur a été attaqué en 2012 sur le spot de Saint-Leu. Il a survécu, mais le squale lui a arraché la main et le pied droits.
Depuis, la famille Hoarau est installée en Vendée, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
- Vivier tari -
Le nombre d’écoles de surf a lui aussi fondu. Elles étaient 14 avant la crise, il n’en reste qu’une.
"C’est préoccupant car les écoles sont le vivier où le pôle Espoir puisait les meilleurs éléments", s’alarme Nicolas Berthé, conseiller technique national de surf et entraîneur des 25 sociétaires du pôle Espoir.
Depuis 2013, un arrêté préfectoral interdit la baignade et les activités nautiques hors du lagon et des zones surveillées. Cela a considérablement réduit le terrain d’entraînement des surfeurs. Pénalisant lorsqu’on pratique à haut niveau.
Du coup, la Ligue a mis en place un dispositif pour permettre aux meilleurs espoirs de s’entraîner loin de La Réunion.
"L’année dernière, je n’ai vu mon fils que 4 mois dans l’année", note Marc Bernard.
Son fils Lucas, 15 ans, est membre du pôle espoir. Il suit un enseignement scolaire à distance et partage son temps d’entraînement et de compétition entre l’Afrique du Sud et la France métropolitaine.
"Le dispositif n’a pas été renouvelé cette année puisque nous étions sur le point d’avoir des spots sécurisés", explique Nicolas Berthé.
Après des mois d’étude, un dispositif expérimental de surveillance, autorisé par le préfet, s’apprêtait à entrer en vigueur au moment où Elio a été tué. Depuis le drame, aucune date n’a été fixée pour le lancement de ces zones sécurisées, avec vigies immergées, bateaux de surveillance et caméras.
Après sa visite sur l’île en début de semaine, le président de la Fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, sera reçu lundi par la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin.
Beaucoup de surfeurs pensent qu’il sera très dur de revenir à la situation d’avant la crise. Mais ils espèrent sauver leur sport.
"Nous ne voulons pas que tout s’arrête", martèle Anne-Gaëlle Hoarau, plusieurs fois championne de France et d’Europe, avant de montrer l’océan : "On ne peut pas l’admettre lorsqu’on a ça devant soi".

Clicanoo.re - Courrier des lecteurs - publié le 18 avril 2015 - 08h30 - Les squalophiles : une perversion dangereuse -
Les perversions sexuelles ont toujours été un objet de fascination. Il a connu une apothéose à la fin du 19eme siècle avec les fondateurs de la sexologie, Havelock Ellis, Kraft Ebing, mais aussi Sigmund Freud. C’était, il est vrai l’ère des maisons closes, de la prostitution enfantine et des abus de tous ordres commis derrière la façade de respectabilité de la société bourgeoise triomphante. Psychiatres et psychanalystes ont souvent succombé ensuite au charme d’un sujet affriolant et trouvant un public conquis. Le Pr Lanteri Laura, Joyce Mac Dougall et bien d’autres pour les plus récents ont commis leur petit traité des perversions. Jacques Lacan l’a même érigé la perversion en structure psychique. J’apporterai ici ma modeste pierre à ce grand œuvre clinique. Certaines des perversions, dont on parle chaque jour, sont tombées sous le coup de la loi : la pédophilie et la pédopornographie en particulier. Mais, il n’y a pas dans les perversions sexuelles dangereuses pour autrui que les pédophiles, les scatophiles, les ondinistes, les fétichistes ou les sadiques… une autre espèce fleurit en toute impunité au grand jour, les zoophiles et surtout parmi ceux ci, prolifèrent sur un mode quasi épidémique à La Réunion et ailleurs, les squalophiles.
L’amour immodéré des animaux supposés dangereux, la recherche du contact, l’identification à ceux ci n’est pas nouvelle. Le Loup et l’Ours en Occident ont joué longtemps ce rôle. Leur contact avec l’homme est pourtant lointain, imaginaire, source de légendes. Il n’existe pas dans l’histoire contemporaine, d’hommes dévorés par des loups ou des ours, seulement des chèvres ou des brebis. En revanche, la rencontre des requins, universels mangeurs d’hommes, suscite la fascination et le tropisme de certains qui recherchent à tout prix un contact suspect, caresse ou marquage et s’en font les apologues fanatiques. Cela se passe sous nos yeux, à La Réunion, ou les attaques mortelles des squales ne cessent de se répéter ces dernières années.
Le grand argument des squalophiles est la défense de l’environnement et des espèces. Qui ne partage pas sur le fond cette philosophie ? Cependant, malgré bien des assertions présentant ces animaux comme inoffensifs et craignant l’homme, chacun sait que le face à face avec un requin est le plus souvent dangereux sinon mortel ; ce dont témoigne la longue liste des pêcheurs, surfeurs et baigneurs qui n’en sont jamais revenu.
Le caractère fatal de cette rencontre avec une créature qui, à la différence des dauphins, ne peut établir de relation proche et amicale avec l’homme, ne serait il pas l’atout maitre de la squalophilie ? Le désir d’une étreinte mortelle, douloureuse et dévorante. N’y aurait il pas une part de jouissance autodestructrice dans cet attrait ?
A ce titre la squalophilie présente un danger non seulement pour ses adeptes mais aussi sur la population générale qui pourrait être victime de l’audience favorable de leur discours prosélyte.
Analysons ce qui attire ainsi les dévots de ce nouveau culte : La gueule et les dents, orifice qui rappelle le vieux fantasme du vagin (ou de l’anus) denté ; cette peau par laquelle le poisson élimine ses urines et le comportement même du squale ; le combat – l’étreinte avec lui, jusqu’au marquage mortel. L’être humain n’a pas besoin de squales dans sa rencontre avec l’Océan : C’est une réalité de bon sens. Le requin ne fera jamais partie des poissons que nous aimons. Il est marqué définitivement comme nuisible à l’espèce humaine.
Alors quel remède pour traiter les squalophiles qui polluent notre environnement naturel ? Il est simple. Le traitement de la squalophilie c’est bien la pêche raisonnable des prédateurs - et leur équarissage s’ils ne sont pas comestibles. On en ferait des croquettes - (arrêtons avec ce terme stupide de prélèvement) qui nettoiera avec vigueur le littoral de cette île, restaurant La Réunion dans son équilibre insulaire et renverra les adeptes du genre à la seule consommation de produits audiovisuels sur le web soit la squalopornographie : ils pourront pratiquer un autoerotisme innofensif avec les dents de la mer(e)… Jean François Reverzy

Clicanoo.re - publié le 19 avril 2015 - 06h20 - Un requin tigre de 3,70 m et de 400 kilos ramené au port de Saint-Gilles
Effervescence sur le port de Saint-Gilles, hier après-midi. Jean-Luc Arassus, le président de la Fédération française de surf a ramené de sa pêche un requin tigre de 3,70 m et de 400 kilos. Il était parti à la pêche avec Hugues Savalli, un pêcheur bien connu de Saint-Gilles.
Un président qui n’est pas contre une pêche ciblée du requin. "Comme les surfeurs réunionnais, le président de la Fédération insiste sur une pêche ciblée tout en conservant le respect de l’environnement : « Nous défendons le monde marin et les sites naturels. On ne peut pas nous accuser de vouloir nuire à la nature », explique le président. Rappelons que les surfeurs réunionnais ont activement participé à la protection du requin de récif, espèce en péril à La Réunion depuis l’intrusion dans son habitat du requin bouledogue. ", peut-on lire sur le site de la Fédération française de surf.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 18/04/2015 à 16h42 - Saint-Gilles les Bains - Boucan CanotUn requin tigre de 400 kilos pêché ce samedi avec le président de la fédération française de surf
Pêche requin tigre
Un requin tigre de 3,70 mètres et de 400 kilos a été pêché ce samedi 18 avril 2015 au large de Boucan Canot. Le squale a été ramené à Saint-Gilles les Bains, puis partagé avec la personnes présentes au port. Jean-Luc Arassus, le président de la fédération française de surf, a fait partie de cette sortie de pêche organisée avec Hugues Savalli. (photo Océan Prévention Réunion)
Cette nouvelle capture fait suite à l’attaque mortelle dont a été victime Elio Canestri dimanche dernier, sur la plage des Aigrettes à Cap Homard. Le jeune surfeur de 13 ans est décédé après avoir été mordu par un requin bouledogue, d’après l’expertise médicale.
Lors de l’activation du dispositif post-attaque - mobilisé pendant 72 heures - deux requins tigre avaient été capturés par les pêcheurs : un premier spécimen de 3,20 m le 12 avril à la palangre de fond, un deuxième de 4,20 m le 14 avril sur une smart-drumlime.
Vendredi, un jeune requin bouledogue a été prélevé par un pêcheur indépendant, Thierry Gzzo, au large de Saint-Pierre. Cette fois-ci, c’est un autre pêcheur bien connu de l’Ouest qui est à l’origine de cette pêche : Hugues Savalli.
Jean-Luc Arassus, le président de la fédération française de surf, faisait partie de l’équipe qui était partie à l’origine retirer les appâts des drumlines. A son arrivée, il avait confié vouloir "passer à l’action" et voir le quotidien des acteurs locaux. C’est désormais chose faite.

Zinfos974.com - Samedi 18 Avril 2015 - 16:39 - Un requin tigre de plus de 3m pêché ce matin
Un requin tigre de 3,70 mètres et 400 kg a été pêché en début de matinée ce samedi. Le squale a été retiré de l’eau au large de Boucan canot alors que l’équipage emmené par le pêcheur Hugues Savalli était parti relever des drumlines.
Le président de la Fédération française de Surf, Jean-Luc Arassus, était de la sortie.
Ramené au port de Saint-Gilles, le requin a été partagé.  

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 19/04/2015 à 10h27 - Une marche est organisée de Kélonia jusqu’au cimetière - Saint-Leu : 500 personnes manifestent ce dimanche matin contre la crise requins
Environ 500 personnes se sont réunies ce dimanche 19 avril 2015 à Saint-Leu afin de manifester contre la crise requin. La marche est partie à 10h15 de l’entrée nord de la commune, devant le site de Kélonia, et doit rejoindre le cimetière de la ville. La circulation est coupée sur cette partie de la chaussée. Cette mobilisation est organisée une semaine jour pour jour après l’attaque mortelle dont a été victime Elio Canestri.
L’émotion se mêle à l’indignation pour cette nouvelle mobilisation organisée par les jeunes de l’Ouest. Le cortège est essentiellement composé de lycéens et de collégiens qui désirent montrer leur contestation après cette 7e attaque mortelle de squale depuis 2011. Giovanni Canestri, le père du jeune surfeur de 13 ans décédé dimanche dernier, est également présent tout comme les associations d’usagers de la mer. "C’est votre île, c’est votre océan. C’est pour Titi et pour tout le monde que l’on fait ça", a-t-il déclaré aux personnes réunies ce dimanche, dont Thierry Robert, le député-maire de Saint-Leu.
"Tous contre les requins", "Hulot escroc", "Watson dehors", "A qui le tour ?", "Ça aurait pu être vous !", "Rend a nou la mer"... Les messages inscrits sur les panneaux sont directs, parfois vindicatifs envers les associations écologistes. Tandis que les prénoms des victimes de la crise requin sont également rappelés sur les t-shirt et les pancartes brandies par les manifestants, de la peinture rouge a été déversée sur la route, représentant "le sang qui a coulé depuis 4 ans que cette crise dure."

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 20/04/2015 à 09h11 - Différents hommages ont été organisés - Toute la France salue la mémoire d’Elio

Une semaine jour pour jour après l’attaque mortelle de requin dont a été victime Elio Canestri, différents hommages ont été organisés en France métropolitaine ce dimanche 19 avril 2015. Que ce soit au Cap Ferret, à Vieux-Boucau, à Saint-Barthélemy et ou en Nouvelle Calédonie, ce sont au total des centaines de personnes qui ont salué la mémoire du jeune surfeur de 13 ans décédé tragiquement aux Aigrettes. (photos Chris Jav, Fred Gallina, Ligue Calédonienne de Surf / Facebook)
Dans les Landes, l’émotion était pesante ce dimanche sur la plage du Cap Ferret où une centaine de personnes s’est rassemblée pour rendre hommage à Elio. Unis dans la douleur, les participants ont eu une grande pensée pour le jeune surfeur de 13 ans, mais également pour son père, Giovanni Canestri, qui travaillait chaque été dans le coin. La famille Canestri a d’ailleurs pu s’entretenir avec les hommes et les femmes présents au Cap Ferret via internet. Une centaine de ballons blancs a été lâchée dans le ciel, tandis que quelques surfeurs ont déposé des fleurs sur la plage et dans l’océan.
A Vieux-Boucau, près de 200 personnes se sont réunies sur la plage des Sablière. Surfeurs métropolitains et anciens membres du Saint-Leu Surf Club dont était pensionnaire Elio Canestri ont tenu à prendre la mer pour rendre hommage à leur manière au jeune homme de 13 ans que certains connaissaient très bien. Des fleurs, des photos du garçon et le drapeau de La Réunion ont été déposés sur le sable, accompagnés d’une inscription : "Elio lé la". A côté, des planches de surf ont formé le prénom du garçon, avant que les surfeurs ne s’unissent un cercle, cette fois-ci en mer.
Du côté de l’île de Saint-Barthélemy, un hommage a également été organisé cette semaine sur la plage, où de nombreuses bougies ont été allumées. Mercredi dernier, la Ligue calédonienne de surf s’était également réunie dans la commune de Bourail, sur le site de la roche percée, afin de saluer la mémoire d’Elio.

Zinfos974.com - Lundi 20 Avril 2015 - 15:51 - 1Un cocktail molotov retrouvé devant le siège de la Réserve marine
Selon nos confrères de Clicanoo, un cocktail molotov a été retrouvé ce dimanche 19 avril devant le siège de la Réserve naturelle Marine de la Réunion (RNMR), à la Saline les Bains. Si aucun dégât n’est à déplorer, cet acte malveillant est loin d’être isolé selon le personnel. Un mail accusateur accompagné d'une photo du jeune Elio, tué par un requin le 12 avril, leur avait déjà été adressé.
Le directeur Fabien Métayer a par ailleurs démenti auprès de Clicanoo les propos de nombre de surfeurs affirmant que la "réserve est un garde-manger pour les requins" et s'est opposé à la suppression du sanctuaire marin.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 20/04/2015 à 17h29 - Un requin tigre de 3,5 mètres a été capturé ce lundi matinCap requins 2 : une "montée en puissance" de l’effort de pêche cette semaine
Cap Requins Roches Noires
Un requin tigre de 3,5 mètres a été capturé ce lundi 20 avril 2015 au large de la passe de l’Ermitage, tandis qu’une autre squale a été pêché ce week-end au niveau de l’Etang-Salé. Ces nouveaux prélèvements, plus fréquents, interviennent dans une logique de "montée en puissance" avant l’application du programme Cap Requins 2 à partir du 1er mai.
Ce lundi matin, c’est un requin tigre de 3,5 mètres qui a été capturé à 30 mètres de profondeur par une drumline située au large de la passe de l’Ermitage. Ce n’est pas un cas isolé puisque depuis une semaine, ce ne sont pas moins de six requins qui ont pêchés autour de La Réunion.
En début de semaine, le dispositif post-attaque déclenché suite au décès d’Elio Canestri a conduit à la capture de deux requins tigre. Vendredi et samedi, deux squales - un jeune requin bouledogue et un requin tigre de 400 kilos - ont été prélevés par des pêcheurs indépendants. Enfin ce week-end, une autre pêche a été réalisée à l’Etang-Salé dans le cadre des actions de l’Etat.
Ces pêches presque quotidiennes s’inscrivent dans la mise en route du programme Cap Requins 2, qui sera effectif à partir du 1er mai. "On augmente la pression de pêche progressivement", affirme Nicolas Le Bianic, l’homme chargé de la prévention du risque requins auprès de la préfecture de La Réunion.
Mais sur les six requins pêchés cette semaine, seul l’un d’entre eux était un requin bouledogue. Une statistique qui a de quoi interpeller l’ancien directeur du CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). "A ce stade, on s’interroge. Notre objectif reste le bouledogue sur la bande côtière. On se donne un temps d’évaluation", souligne-t-il.
"Nous devons exercer une pression de pêche en bande côtière. Puis, on verra combien nous en attraperons. La zone de capture est déterminante dans notre démarche : si nous trouvons cinq requins bouledogues proches d’une zone côtière, alors ils seront prélevés", prévient celui qui doit mettre en place le futur observatoire du risque requins à La Réunion.
Pour rappel, le dispositif Cap Requins 2 sera étendu à Saint-Pierre, l’Etang-Salé et Trois-Bassins et dans un second temps à Saint-Leu pour des raisons administratives. La préfecture assure qu’il le sera "de façon régulière" afin de "sécuriser les sites." De nouvelles drumlines seront ainsi installées sur la côte ouest et sud de l’île.

Zinfos974.com - Mardi 21 Avril 2015 - 10:14 - Sea Shepherd dans le viseur des Jeunes sentinelles de l'océan -
Suite à la dernière attaque de requin sur l’île de La Réunion, les jeunes usagers de la mer de La Réunion réagissent. Ils ont exprimé leurs revendications au Préfet de La Réunion. Ils s'adressent désormais au premier Ministre et à la ministre de l'Outre-mer attendue dans l'île ce vendredi.
Suite à la dernière attaque mortelle qui a coûté la vie au jeune Elio, dimanche 12 avril, et face à une crise requin qui s'enlise à La Réunion, les associations se mobilisent. Le rôle des organisations environnementale est notamment pointé du doigt.
L'association des jeunes usagers de la mer demande au gouvernement de reconsidérer "de toute urgence l’asile politique offert au leader de l’ONG Sea Shepherd, Paul Watson, et qu’un audit complet soit réalisé sur cette ONG dite environnementale"
Leur demande a notamment fait l'objet d'une pétition. Les jeunes sentinelles de l'océan réclament "la mise en place immédiate d’un audit externe de l’ONG Sea Shepherd et de son antenne française". Parmi les points demandés :
– Un contrôle de l’utilisation de ses fonds récoltés en France ;
– Une investigation autour de ses stratégies de communication et sur la véracité des propos qu’elle diffuse au sujet de ses principales campagnes ;
– Une investigation sur la gestion de ses plateformes de communication : entre non-modération et censure ;
– Une évaluation de ses impacts positifs et négatifs sur le terrain, au niveau social et économique, en particulier en France.
– Un audit environnemental des actions menées.
Pour l'association, l'action de Sea Sheperd relève de la "contre-productivité à La Réunion"."Des preuves de censures, de désinformation, de mensonges sur la situation réunionnaise et ses requins, et d’appels à des comportements dangereux en dehors de toute expertise de l’ONG sur le sujet de la sécurité ; Des témoignages d’associations écologistes ; Des témoignages d’adhérents, et des éléments juridiques" indiqueraient que l'ONG "n’agit pas dans le cadre de ses statuts"

Zinfos974.com - Mardi 21 Avril 2015 - 11:39 - La réserve marine une "solution" à la crise requin, selon son directeur
Cible de menaces et d'agressions depuis 2011, la Réserve naturelle marine de La Réunion souhaite aujourd'hui s'exprimer. Défendre ses agents ainsi que le projet de la réserve naturelle, c'est l'objectif du directeur, Fabien Metayer.
Mais tous ne sont pas d'accord. Accusée d'attirer les requins vers les plages avec ses poissons, la RNMR est ciblée par des associations, particuliers et proches des victimes d'attaques. Agressions verbales, menaces et dégradations matérielles depuis quatre ans, c'est ce que dénoncent les agents de la RNMR qui ne veulent plus être visés. "Ils ont toujours gardé le silence après les drames et pendant les polémiques, par respect pour les familles des victimes", affirme Fabien Metayer.
Mais un cocktail molotov, retrouvé dimanche devant les locaux de la RNMR, a été "l'acte de trop". "C'était un signal fort, différents des autres et les agents ont été choqués, explique-t-il, nous avons aussi reçu des photos d'Elio par mail mais nous n'avons pas porté plainte". Concernant le cocktail molotov, une plainte a été déposée hier. Une enquête a été ouverte.
Il s'agit selon lui d'une atteinte à l'intégrité physique mais aussi morale des agents : "Si moi je viens de métropole, la majorité d'entre eux sont des Réunionnais qui travaillent pour le bien-être de leur île. Ne croient-ils pas qu'on est peiné par ces drames?"
                         "C'est en rétablissant un équilibre que nous allons protéger nos plages"
Il y a donc un sentiment d'injustice au sein de la RNMR et un désir de montrer à ceux qui les attaquent pourquoi elle n'est en rien responsable. La participation à Cap Requins, au dispositif de vigies, à la sécurisation des spots et aux conférences en présence des surfeurs... La RNMR se dit active à la fois dans le maintien de la réserve et dans la protection des usagers.
"La réserve est essentielle pour rétablir l'équilibre dans la mer et profite donc aux populations", assure le directeur. Mais ses poissons attirent-ils les requins? "Non", car en huit ans d'existence, l'augmentation du nombre de poissons serait minimale et "l'effet réserve" n'arriverait qu'au bout de longues années de travail.
A ceux qui affirment qu'aucun état des lieux n'a été réalisé avant la création de la RNMR, il répond: "Une étude, le Point 0, a été faite et elle est aujourd'hui en phase finale". Certains évoquent également le rapport IFREMER commandité par la mairie de Saint-Paul pour trouver des solutions au risque requin en 1997 et critiquent le Point 0 qui n'aurait pas pris compte de ce rapport. "Ils doivent se rappeler que ce rapport n'a rien à voir avec la réserve car il concerne la baie de Saint-Paul qui ne se trouve pas dans la zone de la RNMR", précise Fabien Metayer.
Selon l'étude Point 0, la RNMR compte seulement 6% de plus de zones de protection où toutes les activités sont interdites (en rouge sur la carte) depuis 8 ans. L'impact sur le nombre de poissons serait minime, d'autant plus que 80% de la réserve est toujours ouverte à la pêche. Le directeur avoue que l'étude n'avait révélé aucune présence de requins à l'époque, mais que les facteurs de leur présence près des côtes ne proviennent pas de la réserve: "Il y a dérèglement de l'éco-système à cause des déchets, de la pêche dans l'océan, du changement climatique...". Les requins bouledogue et tigre n'auraient pas été attirés par les requins de récif non plus, "car cela fait plus de trente ans que l'on en voit plus, encore une fois, à cause de la pêche", ajoute-t-il.
Des réserves marines contenant des plages et des activités touristiques, il y en a plusieurs dans le monde. Karine Pothin, biologiste à la RNMR, rappelle qu'à la réserve de Saint-Martin dans les Antilles, "ils ont une réserve similaire, avec 3 millions de touristes par an, des requins de récif et des requins tigre qui n'attaquent pas". "Nous avons aussi cinq fois moins de poissons que dans des zones similaires du Pacifique", ajoute-t-elle.
Si l'incertitude quant aux raisons de ces attaques demeurent, le directeur de la RNMR n'a aucun doute sur l'effet positif de celle-ci: "C'est en rétablissant un équilibre que nous allons protéger nos plages. Si la réserve disparaît, les côtes seront pillées et la pêche traditionnelle disparaîtra". Eviter la pêche massive et sécuriser les plages restent pour le moment, selon lui, les meilleures options. "Nous aussi nous cherchons des solutions et nous aussi nous sommes horrifiés lorsque quelqu'un perd la vie. Nous sommes des gens de mer, comme les autres".
Réserve marine et pêche sont au cœur des discussions dans l'épineux dossier de la crise requin. Gérard Romiti, président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) est par ailleurs en déplacement à La Réunion, depuis hier et jusqu’à mercredi.
Il conduit une délégation de trois personnes, composée de son directeur général (Hubert Carré) et de la chargée de mission pour DOM (Delphine Ciolek).

Clicanoo.re - publié le 22 avril 2015 - 09h30 - "La Réserve marine de La Réunion n'est pas le problème responsable des attaques de requins"
Dans une lettre ouverte adressée à la ministre des Outre-mer, les scientifiques s'inquiètent d'une éventuelle modification des règles qui régissent le sanctuaire marin.
FORUM
A l'heure où est remise en question l'intégrité, donc l'avenir, de la Réserve Nationale Naturelle Marine de La Réunion (RNNMR), protégeant le patrimoine naturel commun que nous avons le devoir de transmettre ; à l'heure où les incertitudes et le manque de connaissances sur la biologie et le comportement des requins doivent nous inciter à la plus grande prudence ; nous, les membres du Conseil scientifique de la RNNMR, ni partisans ni défenseurs des requins, soutenons que l'existence de cette aire marine protégée est fondamentale tant pour le présent que pour le futur de La Réunion et de sa population.
L'établissement d'une réserve marine est la traduction d'un projet de société durable. La création de la RNNMR s'est inscrite dans un large débat partagé avec l'ensemble des acteurs et des usagers. Elle répond à l'urgence de protéger un écosystème naturel marin reconnu comme le support d'une biodiversité exceptionnelle mais malheureusement extrêmement menacée. Elle prend également en compte les piliers économiques et sociaux, en permettant de nombreux usages et activités économiques.
Aujourd'hui, « l'effet réserve » attendu, si souvent mal compris, vise le bon état de l'écosystème côtier en préservant la biodiversité récifale et, par voie de conséquence, des stocks de reproducteurs capables d'alimenter les ressources exploitables tant à l’intérieur qu'à l'extérieur de la réserve. Les mesures de gestion de sa fréquentation, des usages et de son exploitation, s'inscrivent aujourd'hui pleinement dans cet objectif. Pour évaluer cet « effet réserve », sont étudiés des indicateurs de la qualité de l'habitat naturel, du bon fonctionnement du milieu et de la pression d'exploitation. Les mesures récentes révèlent, entre autres, une faible augmentation de la quantité de poissons dans les zones sanctuaires (5% RNNMR) où la pression humaine est la plus limitée. Toutefois cette augmentation, si elle est perceptible, reste faible : de 300 kg/ha à 500 kg/ha, soit 7 à 10 fois moins que celle mesurée sur des récifs reconnus en bonne santé (dans les îles Eparses par exemple). Ces prémices positives observées dans les zones sanctuaires confirment, s'il le fallait encore, l'intérêt majeur des mesures de protection renforcées pour permettre à terme une restauration des peuplements de poissons, et tout particulièrement des espèces ciblées par la pêche. Avec le retour confirmé d'espèces devenues rares, ces résultats témoignent d'une possibilité réelle de reprise d'une dynamique de croissance qui devrait s'amplifier avec le temps.
En tout état de cause, relier une augmentation des attaques de requins à l'"effet réserve" et désigner la réserve marine comme responsable de ces attaques relève d'un raisonnement spéculatif adopté par certains mais qui ne repose sur aucun élément objectif. D’une part, parce que la biomasse en poissons est encore faible dans la réserve. D’autre part, parce que le requin bouledogue n’est pas un requin habituellement inféodé au récif comme peuvent l’être d'autres espèces de requins (requin corail, requin gris de récif, requins pointes blanches ou noires) présentes dans les années 70-80 et aujourd’hui très rarement observées (la pêche côtière ayant majoritairement contribué à leur disparition progressive).
Le requin bouledogue, opportuniste, pourrait avoir profité du déséquilibre actuel de l’écosystème récifal en circulant dans cet espace libéré par les requins récifaux. Le retour à un meilleur état de santé des récifs coralliens et des espèces associées participerait à un meilleur équilibre de l'ensemble de l'écosystème et pourrait limiter la présence des squales aujourd'hui problématiques. Quant au requin tigre, il n'est probablement pas à mettre sur le même plan : s'il est classiquement associé aux espaces insulaires, il est moins impliqué dans les attaques à La Réunion que le requin bouledogue.
Dans la plus grande partie du périmètre de la Réserve la pêche est autorisée et, par conséquent, celle des requins tigres et bouledogues reste possible. Cependant, il apparaît nettement au conseil scientifique que le positionnement de dispositifs de régulation dans le périmètre protégé de la RNNMR va à l'encontre des principes érigés pour sa création et qui ont été retenus dans le décret de février 2007.
Des expérimentations de pêche aux requins bouledogues et tigres en Baie de Saint-Paul et au sein de la RNNMR (Roches Noires) ont été menées (CapRequins 1). Leurs résultats concluent que si le dispositif de « smart drumlines » peut aujourd'hui contribuer à une pêche de régulation des populations de squales ciblés, il ne peut être considéré comme un dispositif de protection des usagers. L'étude CHARC montre, quant à elle, que l'on n'est pas encore en mesure, aujourd'hui, de pouvoir évaluer ni l'effectif de ces populations de requins, ni leur niveau d'isolement génétique (taux d'échanges des différentes populations à l'échelle régionale). Les connexions avec d'autres régions de l'océan Indien sont très probables et constitueraient la source d'entrée de nouveaux individus dans les eaux réunionnaises, compte tenu de la mobilité avérée des espèces ciblées, de leur capacité et de leur rapidité de déplacement en zone côtière autour de notre île. Il est vraiment indispensable de mieux comprendre les déterminismes environnementaux qui influencent la présence des requins bouledogues près de la côte.
Quelles perspectives à une réduction des prérogatives de la RNNMR ? Les conditions qui ont prévalu à l'installation de la RNNMR sont, aujourd'hui et plus que jamais, d'actualité. L'urbanisation a été multipliée par trois sur l'ouest de La Réunion depuis 1980. Avec le projet d'irrigation du littoral ouest, près de 50 millions de m3 d'eau sont déversés sur l'ouest depuis 2011, et près de 100 millions à terme. Les systèmes de traitement des eaux, bien qu'en progrès, sont encore insuffisants. Les intrants chimiques ne sont toujours pas correctement maîtrisés. En revanche, l'outil de gestion des récifs coralliens qu'est la réserve marine permet de limiter les pressions humaines qui s'exercent sur l'écosystème récifal sans pour autant les interdire (une quarantaine d'activités y étant recensées).
Réduire le rôle et la surface de la RNNMR ne pourrait que se traduire par un coup d'arrêt aux timides tendances à l'amélioration du milieu en aggravant les déséquilibres. L'écosys-tème corallien est une véritable structure vivante élaborée par les coraux constructeurs au sein de laquelle tous les maillons biologiques sont interconnectés. Quels qu'ils soient, les déséquilibres impactent au final la croissance du récif. Nous le soulignons à nouveau, toute limitation de la RNNMR annihilerait immédiatement la dynamique initiée de restauration des ressources potentiellement exploitables par la pêche.
De plus, le maintien de la qualité écologique du milieu est le principal garant du maintien des plages récifales. La régression de la barrière récifale deviendrait irrémédiable. Elle ne pourrait plus jouer son rôle de protection physique du littoral. A court, moyen ou long terme, l'érosion des plages s'accentuerait. Ces dernières étant de moins en moins alimentées par les sédiments issus des coraux constructeurs du récif, elles resteraient cependant de plus en plus exposées aux événements extrêmes comme les cyclones. De nouveaux risques pour la population (intensification de l'érosion, de la submersion marine) seront à gérer.
Tous les usagers de la mer, tous les acteurs économiques et touristiques, tous les Réunionnais ont intérêt à ce que les récifs coralliens de La Réunion poursuivent leur restauration timidement initiée ces dernières années. La Réserve Nationale Naturelle Marine de La Réunion est au cœur de ce processus refondateur. Plus que jamais, elle a un besoin vital de soutien, de temps et de moyens pour pouvoir jouer avec succès le rôle essentiel qu'elle porte pour La Réunion toute entière.
La Réserve Nationale Naturelle Marine de La Réunion n'est pas le problème responsable des attaques de requins mais un des acteurs essentiels et forts pouvant contribuer aux solutions de la crise que ces attaques ont générée.                Le Conseil scientifique de la Réserve Nationale Naturelle Marine de La Réunion

Zinfos974.com - Mercredi 22 Avril 2015 - 10:27 - La Fédération de surf réaffirme son souhait d'une pêche soutenue des requins
Le bureau directeur de la Fédération Française de Surf réaffirme ses positions après le déplacement à La Réunion de son président Jean-Luc Arassus.
Dans un communiqué publié ce 21 avril, la fédération aborde chaque point de la "crise requin" réunionnaise. La Fédé réitère son mot d’ordre de pêche soutenue pour réduire le risque de rencontres.
Selon une étude des scientifiques de La Réunion remise le 13 mai 2013 au Préfet de La Réunion, il y a "un déséquilibre, une densité anormale de requins, une agressivité, une côte ouest infestée, des spécimens de taille importante". Cette étude faisait déjà état d’un "déséquilibre de l’écosystème marin au large de la Côte Ouest", fait valoir les membres de la fédération qui ajoutent : "On sait de manière empirique que, depuis une dizaine d’années, le nombre de requins bouledogues s’est intensifié. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas un nombre en augmentation peut-être exponentielle".
Selon la Fédération, tous les freins doivent être levés, à commencer par la vente de requins bouledogue et tigre. "Elle est interdite au prétexte que leur chair contiendrait une toxine. Depuis 1999 et cette interdiction, aucun cas d’intoxication n’a été relevé à La Réunion alors que la population locale continue d’en consommer", ajoute le communiqué consultable sur le site de la Fédération.
Jean-Luc Arassus justifie aussi son implication directe dans la pêche d'un requin tigre le 19 avril. "Ce n’était pas une expédition punitive. Ce serait mal connaître la redoutable capacité de prédateur d’un requin que de prétendre, à l’avance, d’aller le pêcher à la demande. Nous avons sorti un prédateur de 4 mètres et 400 kilos de l’eau. L’émotion provoquée par cette pêche ne risquait pas de m’émouvoir au regard de la semaine vécue", explique le président de la FFS qui indique avoir reçu des menaces physiques.
A La Réunion, le nombre de licenciés de la Ligue de surf est passé de 1600 en 2011 - année de l'augmentation brutale des attaques - à 400 aujourd’hui.

Zinfos974.com - Mercredi 22 Avril 2015 - 11:56 - Didier Dérand: Son véhicule dégradé à plusieurs reprises par "certains surfeurs"
Didier Dérand reprend du service. Il explique son silence ces deux dernières années pour des raisons personnelles. Il s'exprime également suite aux intimidations dont il a fait l’objet.
Il a sollicité le cabinet de la Ministre des Outremers pour participer à la table ronde " crise requins" prévue ce 24 avril.
"J'ai assumé pendant deux ans - en 2011 et 2012 - un engagement personnel sans faille en faveur de la protection des requins à la Réunion. J'ai ensuite passé le flambeau à M. Jean-Bernard Galvès, décrochant complètement de ce combat pour des raisons personnelles mais surtout à cause du harcèlement permanent et de la violence dont j'étais constamment l'objet de la part de surfeurs locaux", relate-t-il.
Le délégué de la Fondation Brigitte Bardot et président de l'association Vagues explique que sa voiture a été vandalisée à de multiples reprises, au point que son assurance a résilié son contrat fin 2014. "Pourtant j'avais bien pris soin de grouper les sinistres deux par deux et d'étaler les déclarations sur trois ans….. En pure perte", déplore-t-il. "Ce problème est d'ailleurs toujours insoluble pour moi, étant donné que je n'ai pas de garage et que par conséquent ma voiture "dort" dehors".
Cible de menaces et donc de dégradations sur des biens, le chevalier de l'Ordre National du Mérite au titre de l'Environnement estime néanmoins qu'il est temps pour lui de "s'impliquer à nouveau et d'apporter à M. Galvès le soutien donc il a tant besoin face à la foultitude des ennemis des requins, pêcheurs et associations de surfeurs, entre autres ".

Clicanoo.re - publié le 22 avril 2015 - 17h46 - Selon le fondateur de Sea Shepherd "tuer les requins, c’est tuer nos enfants"
Dans un communiqué, le fondateur de Sea Shepherd, le capitaine Paul Watson, a estimé qu’en tuant les requins, ce sont nos enfants qu’on tue du même coup. Voilà qui devrait relancer le débat autour de cette crise.
Il faut que les tueurs de requins de la Réunion se décident : ou bien ils veulent un océan sain et la biodiversité marine, ou bien ils préfèrent un égout sans vie, avec des vagues stériles où ils puissent surfer.
Il faut qu’ils décident si leurs enfants auront un océan qui leur permettra de vivre, ou bien un océan qui viendra lécher les rivages de leur mort prématurée.
Il y a sur toute la planète une culture du surf qui respecte l’écologie marine et qui reconnaît que les surfeurs font partie de cet océan vivant et magnifique.
Une petite poignée de surfeurs de la Réunion ainsi que la Fédération Française de surf sont en train de salir la réputation des surfeurs du monde entier en lançant un pogrom absurde contre les requins.
Appeler à l’élimination des requins, c’est comme appeler à l’élimination des arbres. Qu’il s’agisse de perdre des requins ou de perdre des arbres, les deux ont des conséquences extrêmement sérieuses.
Les requins, en tant que super prédateurs, ont modelé l’évolution dans les mers depuis plus de 400 millions d’années. Chaque poisson dans la mer a vu sa vitesse, son comportement, son camouflage, façonnés par les requins. Eliminer les requins dans la mer, ce serait comme éliminer les abeilles dans les champs, ou les éléphants dans la savane.
La solution aux attaques de requins est simple. Si vous avez peur des requins, n’allez pas dans des eaux où l’on sait que vivent des requins. C’est chez eux, pas chez nous.
Il serait aussi avisé d’éviter les plages où on été placés des panneaux d’avertissement sur les dangers liés à la présence de requins.
Si quelqu’un va se promener dans la jungle du Belize et qu’il se fait attaquer par un jaguar, est-ce pour cela qu’il faudra abattre tous les jaguars ?
Chaque année, il y a plus d’accidents mortels dus à des hippopotames, à des éléphants, à des crocodiles, à des autruches. Est-ce une raison suffisante pour tuer ces ces animaux ?
Et maintenant, la réserve marine nationale de la Réunion est menacée. Un cocktail molotov a été placé devant les bureaux de la Réserve, ses employés sont menacés, harcelés par les mêmes personnes qui détestent les requins. Ils exigent que le gouvernement français ferme la réserve marine et réduise à néant plus de trente ans de travail de protection des écosystèmes récifaux et la seule chance de retrouver un jour un équilibre avec un retour à une vie récifale normale, seule garantie de maintenir à distance des requins bouledogue qui autrement continueront de venir du large.
Car faut il le rappeler, la Réunion est une ile ouverte sur l’océan indien et les requins tués seront irrémédiablement remplacés par d’autres… jusqu’à ce qu’il n’ y en est plus. Est ce là que nous allons en arriver ?
La conséquence directe de l’élimination des requins, c’est la réduction de la biodiversité, et la réduction de l’interdépendance a pour conséquence la limitation de la capacité de charge, entraînant à son tour une altération de l’écosystème océanique partout où l’on élimine les requins. Il y a tout un enchaînement de stades qui conduisent à la mort de l’océan, et ce n’est pas l’héritage que nous devrions laisser à nos enfants pour la simple raison qu’un petit groupe de personnes à la pensée purement anthropocentrique craint les requins et veut les détruire.
J’espère que le gouvernement français ne cèdera pas à des exigences d’un tel degré d’hystérie. La France s’est engagée pour l’avenir de notre planète et pour la protection des écosystèmes marins, qui dépassent largement les exigences de groupes d’intérêts particuliers.
Je compte parmi mes amis quelques-uns des plus grands surfeurs du monde, des hommes comme Kelly Slater, David Rastovich et Laird Hamilton, et des femmes comme Stephanie Gilmore. J’ai nagé, surfé et plongé avec les requins toute ma vie durant, qu’il s’agisse de requins tigres, de requins marteaux ou de grands blancs. Chaque grand surfeur que j’ai rencontré respecte les requins en tant qu’habitants estimés de l’environnement où naissent les vagues magiques que nous surfons.
L’océan appartient aux requins, aux tortues, aux dauphins et aux poissons. Nous sommes leurs hôtes, et lorsque nous leur rendons visite c’est à nous de nous adapter à eux. C’est ainsi que nous préservons la nature, et en préservant la nature, nous préservons l’humanité.
Nous ne pouvons pas vivre sur une planète dont l’océan est mort, et éliminer les requins met en branle toute une série de conséquences qui ne laissent rien présager de bon pour notre avenir.
Les requins abattus la semaine dernière lors d’une tuerie revancharde n’avaient fait de mal à personne. Tuer au hasard n’est pas la réponse. Un océan où les hommes seraient pleinement en sécurité est un océan stérile et aucun des vrais surfeurs que je connais ne surferait la vague d’un océan qui se meurt.      Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 23/04/2015 à 05h00 - À l’heure de l’évolution annoncée de la réserve marine et de Cap Requins 2Crise requin : science et gestion du risque, une incompatibilité chronique                      ( voir le dernier film réalisé par la Réserve Marine )
Requins
L’annonce de la modification de la réglementation de la réserve marine pour favoriser la pêche des squales et le déploiement du programme Cap Requins 2 sur une grande partie du littoral ouest inquiètent certains scientifiques. Comme depuis le début de la "crise" requin, se pose le dilemme de l’articulation entre le besoin urgent de sécurisation et le temps nécessaire aux études pour proposer une gestion "durable" du risque.
Chercheur à l’IRD (Institut de recherche et de développement) et responsable du programme CHARC, Marc Soria se dit "désespéré". Alors que son équipe de scientifiques a rendu en février dernier les conclusions de deux années de recherche sur le comportement des requins tigres et bouledogues, il assiste avec une certaine amertume aux orientations qui se dessinent en matière de gestion du risque, notamment l’assouplissement envisagé de la réglementation de la réserve marine.
"Tout ça n’a rien à voir avec la réserve, rien ne démontre son attractivité", souligne-t-il, rejoignant la position et les inquiétudes des scientifiques du parc marin, exprimée dans une lettre ouverte adressée à la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin. Selon le scientifique de l’IRD, une intensification de la pêche des squales dans le périmètre de la réserve irait d’ailleurs à l’encontre des résultats de CHARC.
Des résultats qui, d’après Marc Soria, n’ont pas été appréciés à leur juste valeur. "À partir du moment où on a rendu nos conclusions alors que certaines mesures avaient déjà été prises, nos résultats ont été un peu dénigrés. Ils n’ont pas été pris en compte comme étant sérieux...", déplore-t-il.
                                 Marc Soria : "Si ce qu’on dit est faux, alors autant arrêter les recherches"
Parmi les questions laissées en suspens par l’étude CHARC demeurait notamment celle de la taille de la population de requins bouledogues et tigres, préalable à la mise en place d’une campagne de prélèvements efficaces selon les scientifiques. "Je ne suis pas contre tuer des requins, mais il faut que ce soit utile", souligne Marc Soria, qui s’explique : "Aujourd’hui on a déjà tué près d’une centaine de requins, en très grande majorité sur le seul périmètre allant du Cap Lahoussaye à Saint-Leu, or c’est la zone où il y a encore des accidents. Soit cela veut dire qu’il y a 10 requins au kilomètre et alors on est incapables de les déceler, soit ils viennent d’ailleurs. Or on sait maintenant que les requins bougent énormément qu’ils peuvent venir d’ailleurs, c’est un milieu ouvert."
Mais les autorités ont choisi de passer outre cet élément en amplifiant l’effort de pêche, d’abord dans le cadre de Cap Requins 2, qui prévoit le déploiement de drumlines supplémentaires au large de Trois-Bassins, Saint-Leu, Étang-Salé et Saint-Pierre, mais aussi de par cette évolution de la réglementation de la réserve marine que devrait annoncer la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin vendredi.
Et ce au grand désespoir des scientifiques, partisans de la poursuite des recherches, ce qui n’est pour le moment pas prévu. "Nous n’avons plus aucun financement pour poursuivre les études, j’ai compris que ce n’était pas la volonté de l’État, de la Région et des communes. Ça me chagrine de ne pas pouvoir faire plus, mais si on considère que ce qu’on dit est faux, alors autant arrêter la science et les recherches...", se désole Marc Soria, fataliste.
                               Cap Requins : l’avis ignoré du comité scientifique
C’est que la place des scientifiques dans la gestion du risque requin s’est avérée la plupart du temps ambiguë. Placés en première ligne lors du lancement de l’étude CHARC, ils ont été la cible de nombreuses critiques, l’utilité de leurs recherches étant souvent remise en cause.
C’est d’ailleurs ce qui avait conduit l’IRD à se mettre en retrait du programme Cap Requins, auquel l’institut était pourtant étroitement associé à l’origine. "On a été beaucoup impliqué dans la gestion du risque requin, mais on n’est pas là pour ça. On doit se recentrer sur la recherche scientifique", expliquait à l’époque Marc Soria, qui est toutefois resté membre du comité scientifique de Cap Requins.
Mais là encore, le rôle de ce comité scientifique est sujet à pas mal de cautions. Dans un bilan datant de septembre 2014, qu’Imaz Press a pu consulter, ce comité écrivait que "le déploiement de smart drumlines dans des zones d’activité nautique ou de baignade est actuellement prématuré". Une mise en garde totalement ignorée, puisque le déploiement de Cap Requins en zone récifale, au large des Roches Noires, était effectif quelques semaines plus tard...
Une décision qui a notamment fait bondir Jean-Bernard Galvès, président de Requin Intégration Réunion et porte-parole d’un collectif d’associations environnementales, qui ne cesse de mettre en cause les drumlines, à coup de tribunes parues dans la presse, de pétitions ou de courriers adressés aux différents maires concernés. Il estime que ces engins de pêche constituent un "danger" pour les usagers en appâtant les requins, ce que conteste fermement le comité des pêches. Ce dernier s’appuie sur l’évaluation finale de Cap Requins 1, dont les résultats "suggèrent que les smart drumlines n’ont pas modifié la présence de requins dans la zone d’étude".
                                 Le temps de la science n’est pas celui des décision politiques
Concernant ce déploiement des drumlines en zone récifale, "c’est une décision d’une autre nature, il s’agit d’une décision politique", justifie de son côté Nicolas Le Bianic, chargé de mission auprès de la préfecture pour la gestion du risque requin, qui considère que "lier les drumlines à la présence de requins est malhonnête".
Comme pour l’IRD et son étude CHARC, le comité scientifique de Cap Requins s’est en fait heurté à une réalité : le temps de la science n’est pas celui des décisions politiques. L’urgence de la situation et le besoin de sécurisation ont conduit les autorités à passer outre les recommandations des chercheurs.
Pour Marc Soria, "on est sous l’emprise de la peur et dans une réaction émotionnelle et irrationnelle ; or la peur est rarement de bon conseil, cela nous fait faire des choses qui n’ont pas de sens..."
Pour Nicolas Le Bianic, "l’enjeu, c’est de limiter la fréquentation des requins aux abords des zones d’activités nautiques ; et chaque fois qu’on prélève un requin, on réduit les risques. On est dans une démarche de précaution. L’idée, c’est qu’une pression régulière vienne limiter la fréquentation des requins."
On voit bien là l’incompatibilité des deux discours, qui risque de s’accroître en cas d’ouverture de la chasse sous-marine et de l’extension de la pêche des squales au sein de la réserve marine. "Ça va nous couper l’herbe sous le pied pour tout ce qui concerne les études sur les requins. Ils vont modifier toute la configuration", estime notamment Michaël Rard, directeur de l’Observatoire marin de La Réunion (OMAR). "On va ouvrir la boîte de Pandore... même si elle est déjà ouverte car il y a déjà des zones de pêche dans la réserve", ajoute-t-il.
                       Nicolas Le Bianic : "Il n’y a aucune volonté de lâcher la réserve marine"
En effet, "pour ce qui est de la partie requins, on est déjà dans une pêche ciblée, puisque la réglementation le permet dans des zonages à respecter", précise Nicolas Le Bianic. "Mais il n’y a aucune volonté de lâcher la réserve marine. Nous ne sommes pas dans cette démarche. L’objectif est de chercher des solutions à l’intérieur de la réserve", assure-t-il.
Si les recommandations ou études des chercheurs ne sont pas toujours suivies d’effets, "on a besoin d’un comité scientifique pour évaluer notre outil", affirme le chargé de mission auprès de la préfecture. Cap Requins demeure donc un programme "mesuré, équilibré et pesé" selon lui et "ce n’est pas de but en blanc qu’on a décidé d’aller pêcher des requins", insiste-t-il.
Reste qu’après avoir tardé à prendre la mesure du problème, après avoir financé un programme CHARC dont les résultats ne sont pas pris en considération, après avoir lancé une étude sur la ciguatera suscitant maintes et maintes interrogations, les autorités semblent bien avoir laissé de côté le volet scientifique pour accélérer le volet opérationnel, sans avoir trouvé l’articulation entre les deux.
Certains le déplorent tandis que d’autres l’approuvent, mais tous s’accorderont sans doute sur un élément : le temps perdu depuis 2011...                 Guilhem George pour

Zinfos974.com - Jeudi 23 Avril 2015 - 06:47 - Crise requin: Les plongeurs sortent de leur réserve
« Le monde du silence » s’exprime. Discrets depuis la crise requin, à l’exception de quelques conférences rappelant qu’un plongeur bouteille n’a quasiment aucune chance de croiser un squale, les plongeurs font bloc derrière la Réserve marine et mettent en garde les collectivités tentées de lâcher cet outil de sauvegarde.
Ils étaient une bonne trentaine ce mercredi au siège du GIP situé à la Saline les Bains. Tant des centres de plongée professionnels agréés que des professionnels en nom propre, ou encore des photographes sous-marins. L’occasion pour tous de délivrer un discours commun, contraint par l’urgence de la situation, à 48h d’une visite ministérielle annoncée comme celle qui pourrait remettre en cause les fondements de la Réserve.
« Des petits mérous ananas, du capitaine, des gatrins, du napoléon. On commence à voir des espèces de poissons de 40cm là où ils n’y en avait que de 20cm il y a quelques années», annoncent-ils. Mais La Réunion est encore loin de ressembler aux Maldives ou à Europa, témoigne un globe trotter de la plongée, des endroits où l’on écarte les poissons pour voir la roche ». De nombreux amateurs ont livré tour à tour leur expérience sous-marine qui fait état d’un « corail très dégradé », de « vide sidéral entre deux îlots de vie vraiment fragiles ».
« Il y a un retour de certaines espèces petit à petit », avancent-ils, avec une expérience de 15 ans pour l’un, 20 ans de recul pour un autre. Les signes sont encourageants, et la Réserve est accusée à tort depuis quatre ans selon eux. « On s’attaque à la Réserve marine sans se poser la question : qu’est-ce qui a changé ? » Ici et là, des causes potentielles sont évoquées comme « l’urbanisme de la côte », les « rejets des stations d’épuration ». Le directeur par intérim du GIP, Fabien Metayer, plaide la cause de l’organisme en marge de la conférence : « seulement 6% du périmètre de la Réserve est constitué en espace protégé intégral », rappelle-t-il. Et les plongeurs d’ajouter : « la Réserve n’a rien à voir avec l’interdiction de commercialisation du requin », tiennent-ils à rétablir quelques vérités, au cas où.
                                                   « Si on ouvre certaines zones, en six mois il n’y aura plus rien »
Les plongeurs entretiennent l’espoir que la Réserve puisse continuer à assurer ses missions, et avec des moyens appropriés. Or, là aussi, un autre signal d’alerte est donné du côté des financeurs du groupement d’intérêt public. « Les acteurs du GIP sont sur le point de se désengager », alertent-ils. Un premier coup de canif a été donné il y a deux mois. « Sur les exercices 2014 à 2015, un contributeur de la Réserve a fait passer sa subvention de 300.000 à 190.000 euros. Il s’agit de la Région », indique Fabien Metayer, directeur par intérim de la RNM. S’il advenait que la Réserve ne puisse assurer ses missions d’entretien des bouées d’amarrage au large, les professionnels menacent même d’avoir recours à l’ancrage au fond, procédé interdit pour des raisons évidentes de préservation du corail.
Cette sortie médiatique soudaine, après quatre ans de non implication dans le dossier, est donc la conséquence d’une visite ministérielle redoutée en fin de semaine. « On entend des bruits de couloir comme quoi des modifications seront apportées à la Réserve marine ». Les plongeurs présents ne veulent pas que cette rumeur se vérifie. Pire, que la chasse sous-marine fasse son retour. Il faudra donc compter avec leur vision du monde sous-marin. « Nous en sommes des témoins », assurent-ils. Ils ont sollicité la préfecture pour intégrer le tour de table des associations que George Pau Langevin rencontrera.
« Ça fait quatre ans que l’on entend les discours les plus exubérants. Nous ne sommes pas intervenus jusqu’à maintenant par un souci d’apaisement. Mais nous sommes la masse silencieuse », ajoutent les plongeurs, parmi lesquels Max Grall, gérant d’un centre à Saint-Leu et représentant des SCA, les structures commerciales agréées par la fédération de plongée et membre du CO4R.
L’enjeu, outre qu’il puisse présenter une menace pour leur activité, est aussi environnemental. « Si on ouvre certaines zones, en six mois tout le monde va se servir et il n’y aura plus rien. A l’échelle mondiale ce n’est peut-être rien mais à l’échelle de la Réunion, ce sera un massacre ! », préviennent-ils.

Zinfos974.com - Jeudi 23 Avril 2015 - 06:42 - Les Verts redoutent que la réserve marine ne paye le prix fort
Sans tomber dans le registre de "rejeter la faute sur untel ou untel", les porte-paroles d’Europe Ecologie les Verts demandent à l’Etat, et donc au préfet, d’être "plus ferme" pour faire respecter l’arrêté d’interdiction des pratiques de loisirs en mer.
"Cet arrêté ne vaut rien s’il n’y a pas de respect de l’interdiction", affirme Mélissa Cousin, conseillère municipale à Saint-Paul. "J’ai longé la côte ouest le week end dernier, j’ai pu voir des surfeurs à Trois Bassins", relate-t-elle. "Les gens sont encore à l’eau donc le message envoyé par les autorités n’est pas encore assez ferme", soutient l’élue d’opposition.
L’amende de 38 euros prévue à l’égard des contrevenants n’est pas à la hauteur du risque encouru selon les écologistes qui apparentent toute pratique non surveillée, en l’état actuel, à du quasi « suicide ».
Ils tiennent à adresser plusieurs messages en amont de la venue de la ministre des Outremer. Le déplacement de George Pau Langevin spécialement pour ce sujet requin leur fait ainsi craindre que la ministre ne cède face au "discours anti-scientifique" et "l'hystérie" ambiante contre la réserve. Une réserve qui "ne doit pas être jetée en pâture". Les représentants d’EELV Réunion "redoutent une réouverture de la chasse sous-marine" dans le périmètre de la réserve, ce qui amènerait à réviser sa définition pure et simple. "Une réserve marine avec de la chasse sous-marine, ce n’est plus une réserve", annoncent-ils d’emblée.
                                                            Le "désengagement financier de la Région"
A ceux qui souhaitent le démantèlement de la réserve naturelle marine, EELV rappelle que la barrière récifale demeure "la première des protections", indique Jean Erpeldinger. L’Etat n’est pas le seul à être dans le viseur. Le "désengagement financier de la Région" vis-à-vis du GIP RNMR est interprété comme un "chantage" par les représentants des Verts.
La crise est "multifactorielle", selon eux. "Eviter les rejets d’eau douce en mer" en est sans doute l’une des explications alors que "l’effet réserve" a été clairement écarté par les études. "Pourquoi les élus ne le disent pas clairement ?", déplorent-ils. Le groupe EELV en vient néanmoins à afficher sa déception sur les conclusions du programme Charc, "décevantes parce qu’elles ne sont pas suffisantes".
Qu’on-t-ils fait à l’époque où ils étaient aux responsabilités en tant qu’adjoint et conseillère d’Huguette Bello ? "Saint-Paul a fait de 2011 à 2014. On a mis aux normes les stations d’épuration de Saint-Paul, on a mis les premiers panneaux d’avertissement du risque, les filets de première génération". Ils décochent une petite pic contre les élus actuels de la majorité, sur qui plane le soupçon d’avoir "inventé la pluie" lorsqu’ils présentent leurs projets de sécurisation. La parenthèse est vite refermée. "On leur souhaite sincèrement de réussir", affirme sans malice Jean Erpeldinger.
EELV demande au préfet "d’aller plus vite dans les mesures, de mettre les moyens le plus vite possible, de cibler les zones à sécuriser et quel que soit le coût".

Zinfos974.com - Jeudi 23 Avril 2015 - 07:02 - La crise requin au coeur de la visite de George Pau Langevin

La ministre des Outre-mer George Pau Langevin sera ce jeudi soir à la Réunion. Sa venue à Mayotte est par ailleurs annulée en raison d’une panne d’avion. Ce vendredi 24 avril 2015, la visite éclair de la ministre dans notre département sera largement consacrée à la crise requin.
La ministre George Pau Langevin rencontrera dans un premier temps les acteurs du risque requin dès 8h45 à la sous-préfecture de Saint-Paul. A 10h15, elle se rendra au port de Saint-Gilles pour une présentation des méthodes de sécurisation des zones de baignade et de surf ainsi qu’un échange avec des représentants de pêcheurs engagés dans les opérations de post-attaque. A l’issue de cette rencontre, George Pau Langevin tiendra une conférence de presse à 11h30 à la sous-préfecture de Saint-Paul.
Suite au décès d’Elio, 13 ans, tué par un requin sur le spot des Aigrettes le 12 avril, la ministre des Outre-mer avait annoncé qu’elle souhaitait "(se) rendre sur le terrain afin de (se) rendre compte par (elle)-même des dispositifs en vigueur pour réduire le risque requin", "travailler à l’amélioration de ces dispositifs avec l’ensemble des acteurs concernés" et "manifester (sa) solidarité aux familles touchées par les récentes attaques de requins".
L’après-midi sera consacrée à d’autres dossiers. George Pau Langevin sera au lycée Jean Hinglo au Port pour une présentation du dispositif "réseau ambition jeunesse" et un échange avec les élèves et leurs encadrants. Direction ensuite Le Barachois, à Saint-Denis pour y rencontrer dès 14h20 les représentants du BTP et les bailleurs sociaux dans le cadre de la déclinaison du Plan Logement Outre-mer.
Une visite à la maison des associations de Saint-Benoît clôturera la journée. George Pau Langevin rencontrera des jeunes en service civique, puis assistera au lancement de la nouvelle phase de déploiement du service civique ainsi qu’à la signature de trois contrats "emploi d’avenir" en présence des employeurs et des jeunes signataires.

Zinfos974.com - Jeudi 23 Avril 2015 - 09:47 - Pierrot Dupuy - Les 12 (vraies ou fausses) causes de la prolifération de requins à la Réunion

Nous allons essayer de recenser les principales causes -avérées ou fantasmées- de la prolifération depuis quelques années de la présence de requins dans les eaux de la Réunion. Avec leur corollaire, le nombre d'attaques sur des humains.
Leur présentation n'est pas un classement par ordre d'importance. Dans la réalité, comme souvent dans ces cas-là, c'est la conjonction de plusieurs éléments qui aboutit au résultat que l'on connait : 16 attaques depuis 2011, dont 7 mortelles.
Si d'autres causes peuvent selon vous, expliquer l'augmentation du nombre de requins et celle des attaques, n'hésitez pas à nous en faire profiter dans les commentaires.

1) LA RESERVE MARINE :
C'est la cause principale de la sur-population de requins, à en croire ses détracteurs. Créée en 2007, elle occupe une surface de 3.500 hectares.
De nombreux observateurs s'étonnent que la réserve puisse englober toutes les plages de l'Ouest et du Sud de l'île, les plus fréquentées, à l'exception de celles de Saint-Pierre et de Grande Anse. Il s'agit là, dit-on, d'une situation unique au monde, ce qui est faux. La réserve de Saint-Martin, par exemple, englobe elle aussi des plages beaucoup plus fréquentées touristiquement.
La réserve permettrait selon ses détracteurs, la prolifération des poissons et servirait de garde-manger pour les requins qui seraient ainsi attirés près des plages où, à défaut de poissons, ils se rattraperaient sur les surfeurs et les baigneurs. Là aussi, force est de reconnaître que cet argument ne tient pas. Selon les constats effectués sur le terrain, l'augmentation du nombre de poissons en 8 ans serait minime et il faudrait de nombreuses années pour que "l'effet réserve" fasse son effet (lire à ce sujet l'interview de Fabien Métayer, le directeur de la réserve).
Pour conclure sur ce point, et en fonction des éléments en notre possession, nous ne sommes pas convaincus que la création de la réserve marine ait joué un rôle prépondérant dans les attaques de requins. Tout au plus faudra-t-il probablement revoir certaines interdictions de pêcher, notamment le requin, au sein de la réserve, et ré-autoriser la pêche sous-marine de façon à assurer une présence susceptible d'éloigner les squales. Mais il semblerait que de telles mesures soient à l'étude et pourraient être annoncées lors de la ministre George Pau-Langevin en fin de semaine.
La réserve en elle même est primordiale si nous voulons transmettre à nos enfants une île dans laquelle il sera encore possible d'admirer des poissons dans le lagon. L'homme a malheureusement prouvé par le passé que, sans contrôle, il avait tendance à tout détruire et à faire tout disparaître.

2) LES TERGIVERSATIONS DES POUVOIRS PUBLICS :
En 1997, l'IFREMER (l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) avait préconisé la poursuite de la pêche des requins, une fois la réserve créée, afin d'éviter un accroissement des attaques (cliquer ici pour lire le rapport). Il n'a malheureusement pas été suivi... On en voit aujourd'hui les résultats !
Depuis les premières attaques, l'Etat et les communes se sont illustrés par une incapacité à prendre les bonnes décisions.
Tous les préfets se sont acharnés à remettre à plus tard les solutions impopulaires, de peur de se mettre à dos le lobby des écologistes, très puissant au niveau national. Surtout ne rien faire qui soit susceptible de nuire à leur carrière future. Ils se réveillaient donc chaque matin en espérant qu'aucun nouvel accident ne se produirait et ainsi pouvoir transmettre la patate chaude à leurs successeurs avant qu'une nouvelle catastrophe ne se reproduise.
Résultat : La préfecture n'a pas hésité à trainer Thierry Robert devant le tribunal administratif au motif qu'il voulait inciter les pêcheurs de sa commune à pêcher les requins. Aujourd'hui, Dominique Sorain affrète plusieurs bateaux pour pêcher les squales, en dehors de tout dispositif "post-attaque". Comprenne qui pourra...
Et que dire de la même préfecture qui fait tout pour empêcher la pêche au requin en entretenant l'ambiguïté entre "interdiction de pêche" et "interdiction de consommation", en mettant en avant le risque de ciguatera. Alors que le seul cas recensé à la Réunion remonte à 1993 où 5 personnes avaient été intoxiquées, sans faire de victime ? Et qu'on n'en a trouvé aucune trace dans les dizaines de requins pêchés au cours de ces dernières années à la Réunion...
Enfin, dernier exemple d'une longue liste, comment ne pas s'offusquer des tergiversations concernant les "vigies requins" dont la mise en place a été retardée de plusieurs années suite aux conclusions d'une mission inter-gouvernementale ?
Mais il serait injuste de faire porter tout le poids des responsabilités sur nos hauts fonctionnaires. Les gouvernements qui se sont succédé ont également accumulé les atermoiements, tout comme les maires de certaines communes.
Comment ne pas évoquer le cas de Saint-Paul, la commune la plus concernée de par son nombre de km de plages, où les élus d'Huguette Bello ont freiné des quatre fers avant de se résigner à prendre des embryons de solutions. Faut-il y voir l'influence de la présence d'élus écologistes au sein du conseil municipal? Depuis les dernières élections et l'arrivée de Joseph Sinimalé, les choses se sont considérablement accélérées. Notamment grâce à la présence de Patrick Flores, adjoint au maire et entraineur de l'équipe de France de surf, un homme qui connaît parfaitement son domaine. Il était temps !
Mais revenons sur la responsabilité de l'Etat qui est selon nous, déterminante. Il s'est contenté de dépenser beaucoup d'argent pour mener des études, comme s'il cherchait à atténuer sa responsabilité en mettant en avant l'importance des sommes déboursées. Et tant pis si cet argent a été gaspillé et n'a servi qu'à engraisser quelques professionnels de la subvention !
Aujourd'hui, malgré les 800.000€ dépensés par l'Etat dans le programme CHARC depuis trois ans, personne ne peut dire réellement combien de requins, et de quelles espèces, fréquentent actuellement nos côtes. Pourtant depuis ce temps, 40 requins tigres et 39 bouledogues ont été équipés de marques acoustiques qui ont permis de suivre leurs déplacements grâce à un réseau de 52 stations d’écoute sur le littoral.
Malgré tous ces efforts, tout juste sait-on que les requins marqués "sont davantage présents sur la côte ouest entre Saint-Paul et Saint-Pierre pendant la période de transition été/hiver austral, c’est-à-dire de mars à juin. Et qu'ils changent d’habitat au cours de la journée, alternant une occupation diurne au large (zones de repos) et nocturne près des côtes. Plus précisément, ils semblent se rapprocher des côtes en début d’après-midi (à partir de14h) et migrer dans la partie supérieure de la colonne d’eau, se rapprochant ainsi de la surface. Ils augmentent alors leur activité exploratoire, laissant supposer un comportement de chasse au crépuscule". Honnêtement, fallait-il dépenser 800.000€ pour découvrir ça ? N'importe quel pêcheur de la Réunion aurait pu vous le dire gratuitement, et bien plus que ça même...
Et pour autant, les scientifiques de CHARC ne répondent toujours pas à la question essentielle : Les requins sont-ils plus nombreux aujourd'hui, comme l'affirment la plupart des pêcheurs professionnels et amateurs ? Et les tigres et bouledogues, espèces agressives pour l'homme, se sont-ils développés en dévorant les requins côtiers (pointes blanches et noires), qui ne se nourrissaient que de poissons et jouaient eux réellement le rôle d'éboueurs des mers? Là encore, pas de réponse.
Et que penser de ces "scientifiques" qui n'hésitent pas à rejeter à la mer des requins marqués après avoir été marqués? Quelle serait la responsabilité de l'Etat si demain il était prouvé qu'un de ces requins marqués était l'auteur d'une attaque mortelle?
Autre question sans réponse : est-il envisageable de rétablir l'équilibre naturel qui régnait avant l'instauration de la réserve marine en diminuant le nombre de requins tigres et bouledogues, et en réintroduisant des requins de récifs, beaucoup moins dangereux ?
Enfin, si on retient une des rares affirmations du programme CHARC, à savoir que les requins "semblent se rapprocher des côtes en début d'après-midi (à partir de 14h)", comment expliquer l'attaque d'Elio à 9h du matin ?

3) LA FIN DE LA PECHE DES REQUINS :
Les requins bouledogue et tigre ne sont pas des espèces protégées car elles ne sont pas menacées de disparition comme certaines autres espèces de requins. En conséquence, leur capture est autorisée, même à l’intérieur de la réserve marine.
Ce qui est interdit depuis un arrêté préfectoral de 1999, c'est la commercialisation de sa chair au motif officiel qu'elle serait susceptible de transmettre la ciguatera, une maladie présente à Madagascar et potentiellement mortelle.
L'an dernier, le préfet a interrogé l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) pour savoir s'il pouvait ré-autoriser la consommation des requins tigre et bouledogue à La Réunion. L'ANSES rappelle qu'aucune des analyses réalisées à ce jour dans le cadre du programme de recherche conduit à La Réunion n'a mis en évidence la présence de ciguatoxines dans la chair des requins prélevés.
Cependant, l’agence relève que les études en cours dans le cadre du programme CHARC ne permettent pas d’exclure que, par des déplacements sur longues distances, notamment jusqu’à Madagascar, les requins tigre et bouledogue puissent ingérer ces toxines. Aussi, l’ANSES considère qu'il n'est pas possible d’écarter le risque que les requins tigre et bouledogue pêchés à La Réunion puissent être contaminés par des ciguatoxines.
En conséquence, la consommation ne peut être actuellement autorisée.
Beaucoup de Réunionnais voient dans cette interdiction l'une des principales causes de la prolifération de requins à la Réunion. Le champion de surf Jérémy Flores, par exemple, dernièrement interviewé par le magazine BeachGrit, a affirmé que l’arrêt de la pêche dans les eaux du département était selon lui la cause principale de l'augmentation des attaques depuis 2011. "De génération en génération, il y avait toujours eu des pêcheurs. Puis des écologistes venus d'ailleurs sont arrivés et ils ont arrêté la pêche dans un rayon de 10 km où toutes les attaques de requin surviennent actuellement", explique-t-il.
Mais "depuis la création de la réserve marine en 2007, les requins bouledogues ont pris possession de l’océan", continue Jérémy Florès . Le surfeur professionnel poursuit sa réflexion et fait preuve de pessimisme. "C'était il y a 8 ans. Depuis l’arrêt de la pêche, les requins n'ont alors plus eu aucune raison d’avoir peur et ont commencé à s’approcher. Aujourd’hui, c'est un territoire mort. Ils ont tout mangé. Il n'y a plus de vie. Plus de tortues. Plus de poissons. Même plus de requins de récif. Il ne reste plus rien".
Et toujours selon Jérémy Florès , si les requins de type bouledogue attaquent désormais les surfeurs, c’est pour une simple et bonne raison, "parce qu'ils ont tout mangé et qu’il n’y a maintenant plus rien d’autre à manger".
Rappelons qu'une femelle bouledogue peut mettre bas jusqu'à 13 petits à chaque portée. Mais le record est largement battu par la femelle tigre qui peut porter en même temps jusqu'à 40 petits !

4) LA DISPARITION DES REQUINS DE RECIFS :
Selon une étude scientifique remise le 13 mai 2013 au Préfet de La Réunion, il y a "un déséquilibre, une densité anormale de requins, une agressivité, une côte ouest infestée, des spécimens de taille importante". Cette étude faisait déjà état d’un "déséquilibre de l’écosystème marin au large de la Côte Ouest".
En fait, on note une véritable explosion de la présence de requins tigres et bouledogues, deux espèces extrêmement agressives sur l'homme, et la quasi-disparition des requins de récif qui jouaient jusque là le rôle d'éboueur des mers, mais beaucoup plus craintifs par rapport aux hommes.
Dans une interview du 12 avril dernier, Patrick Flores, entraineur de l'équipe de France de surf et élu en charge du dossier requin à la mairie de Saint-Paul, déplorait également la disparition des requins de récif. "Il n’y a plus de régulation par la pêche traditionnelle, souligne l'élu. Il y a 15 ans, le requin était commercialisé. Les requins de récif étaient les seuls régulateurs du lagon. Sans eux, toutes les autres espèces se multiplient". Dont les bouledogues et les tigres.
Qu'est ce qui explique la disparition de ces requins de récifs? Ont-ils été chassés et dévorés par les bouledogues et tigres? Là aussi, nous attendons les réponses de nos scientifiques locaux...

5) LES STATIONS D'EPURATION :
Les maires ont longtemps rechigné à engager les dépenses lourdes nécessaires à la construction de stations d'épuration pour traiter leurs eaux usées. Il a fallu que l'Europe s'en mêle et que certains maires soient emmenés au tribunal administratif par l'Etat our qu'ils se décident enfin à réagir.
En novembre 2009, le préfet de l'époque considérait que "sur 16 agglomérations d’assainissement réunionnaises de plus de 2000 équivalent/habitants, 13 sont considérées aujourd’hui comme non conformes aux obligations de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines. Et 9 agglomérations réunionnaises sont citées par les contentieux européens".
Aujourd'hui, grâce notamment à des fonds européens et à l'augmentation sensible des taxes payées par les consommateurs, de nombreuses stations ont été construites et on peut dire que, globalement, le problème est résolu.
Très peu d'eaux usées sont encore rejetées à la mer, sauf de façon accidentelle.

6) LA FERME AQUACOLE :
Créée en 2007 et située dans la baie de Saint-Paul, à une dizaine de kilomètres des plages de Saint-Gilles où ont eu lieu la plupart des attaques de requins, la ferme a régulièrement été accusée d'être en partie responsable de la prolifération des requins, qui auraient été attirés par les poissons enfermés dans des cages sous l'eau.
Confrontée à d'énormes problèmes financiers, l'association qui gérait les cages a finalement jeté l'éponge en septembre 2012 et tous les poissons ont été vendus.
Nous avions rédigé en août 2012 un long article sur le sujet démontrant la gabegie en subventions de ce projet et les inter-relations entre les scientifiques gravitant autour de lui et différentes associations écologistes.
Les cages vides sont encore restées longtemps dans l'eau, faute de moyens financiers pour les démanteler. La vidéo ci-dessus, tournée en novembre 2013, montre qu'à cette date les cages étaient toujours présentes et jouaient le rôle d'une sorte d'immense DCP attirant les poissons, qui eux mêmes logiquement attirent les requins...

7) LA PRESENCE DE DCP AU LARGE DES PLAGES :
Depuis des siècles, les hommes ont remarqué que les poissons avaient tendance à se regrouper autour d’objets flottant à la surface des océans. Des objets flottants appelés Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP) ont donc été développés et implantés autour de la Réunion à partir de 1988.
Les captures de thons tropicaux réalisées autour des DCP dérivants représentent aujourd’hui plus de la moitié du tonnage mondial de ces espèces.
Il s'agit de bouées supportant du matériel attractif (longues feuilles de plastique et filets) mouillées entre 5 et 22km de la côte, et ancrés à des lests en béton posés sur des fonds de 500 à 1.500m de profondeur. Les DCP ont permis un redéploiement d'une grande partie de l'effort de pêche vers les espèces pélagiques du large, diminuant ainsi la pression exercée sur les espèces récifales côtières. Les prises de grands pélagiques ont été multipliées par 4 en 7 ans et les pêcheurs travaillent de plus en plus sur les DCP.
Un suivi de l'activité de pêche à proximité des DCP a permis d'établir à 30 tonnes par DCP les captures annuelles effectuées dans la zone proche des DCP. Les thons et les daurades constituent l'essentiel des prises.
On peut légitimement s'interroger sur la dangerosité de tels dispositifs qui sédentarisent de grandes quantités de thons et de daurades à quelques kilomètres des plages. Zinfos avait d'ailleurs déjà soulevé le problème en juillet 2011. Bizarrement, plus personne n'en parle depuis dans les causes potentielles des attaques de requins. A la suite de pressions du lobby des pêcheurs ?

8) LES DECHETS DANS LES RAVINES :
"Le Créole lé makote". Combien de fois n'avons-nous entendu cette affirmation, que ce soit sur les ondes des radios ou sur les réseaux sociaux. Le site Bandcochon s'était même fait une spécialité de mettre en ligne les preuves des dépôts d'ordures ou de carcasses d'animaux morts aux quatre coins de l'île.
Or tout le monde sait qu'en cas de fortes pluies, tout ce qui est déposé dans les ravines finit à la mer. Ce qui explique la présence de requins aux embouchures des ravines, habitués qu'ils sont à y trouver facilement de quoi se nourrir.
Fatigués de constater que leurs mises en garde ne servaient à rien et que toujours plus d'ordures étaient déposées dans la nature, les promoteurs du site Bandcochon ont même fini par baisser les bras et fermer leur page.
Que faut-il faire pour que les Réunionnais prennent enfin conscience des dégâts énormes qu'ils causent à leur île?
Que faire pour qu'ils réalisent qu'ils sont eux aussi en partie responsables de la mort de tous ces jeunes dévorés par des requins?
Les campagnes de prévention -pas assez nombreuses- ayant semble-t-il montré leurs limites, peut-être serait-il temps de passer à la phase répression et à verbaliser sévèrement, comme en Suisse ou à Singapour, toute personne surprise à jeter le moindre déchet. qu'il s'agisse d'une peau de letchis ou de gravats de construction.
Il est plus que temps !

9) LA SURPOPULATION, AVEC SON COROLLAIRE, LA SUR-FREQUENTATION DES PLAGES :
En 1990, la Réunion comptait 598.000 habitants. Elle en compte aujourd'hui plus de 850.000 et on estime qu'elle devrait atteindre le million en 2030.
Le nombre de touristes, d'amateurs de bronzette sur la plage, de plongeurs et de surfeurs a considérablement augmenté sur les littoraux, multipliant les occasions de rencontre avec des requins. D'ordinaire craintifs, les requins ont pu s'habituer à la présence de l'Homme et devenir plus curieux. De plus, les surfeurs sont souvent confondus avec des tortues ou des phoques, des proies potentielles pour les requins.
De même, on peut penser qu'une population plus importante entraîne une pollution plus importante, susceptible d'attirer plus de requins près de nos côtes.

10) LE CHANGEMENT CLIMATIQUE :
Le réchauffement climatique est aujourd'hui une certitude. En 2007, le GIEC évalue l’augmentation moyenne mondiale superficielle à +0,74°C sur 100 ans (1906 - 2005) avec un rythme qui s’est accéléré au cours des 50 dernières années pour atteindre 0,13°C par décennie. Mais la hausse n’est pas uniforme sur le globe. Selon une étude du CNDP (Académie de la Réunion), la zone de l’océan Indien a connu un réchauffement moins rapide que beaucoup de régions du globe. Les températures à La Réunion ont augmenté de 0,62°C en 40 ans.
Le changement climatique se manifeste également par des modifications des régimes de précipitations sur plusieurs régions du globe : une fréquence accrue des événements de fortes précipitations a été observée et des sécheresses plus intenses et plus longues notamment sous les tropiques. A la Réunion, sur les 51 postes pluviométriques, on note une tendance sur 40 ans à la baisse des précipitations sur les régions de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Sud quelle que soit la saison. Ces régions sont touchées par des sécheresses accrues.
Aucune étude à notre connaissance n'a été menée sur les modifications des courants marins engendrées par le réchauffement de l'eau des océans. Ces courants se sont-ils déplacés? Ont-ils permis à certaines espèces, et notamment aux requins, de se rapprocher des côtes de notre île? Il faudra attendre que des scientifiques se penchent sur le sujet pour avoir la réponse à ces questions.
Enfin, certains scientifiques estiment que l'augmentation de la température des eaux, conséquence du réchauffement climatique, entraîne le déplacement des requins en réaction à la migration de leurs proies, des cyclones plus nombreux et plus violents et un blanchiment des coraux des récifs.

11) LE LOBBY ECOLOGISTE :
Si les attaques de requins se multiplient, c'est pour beaucoup dû à l'apathie des pouvoir publics, sous la pression de quelques écologistes extrémistes qui ont réussi à faire du requin une sorte d'idole, qu'il convient de protéger à tout prix.
Mélangeant volontairement affirmations vraies mais ne concernant pas la Réunion, comme par exemple l'extermination d'une centaine de millions de requins par an dans le monde par des navires industriels pour pêcher leurs ailerons, avec des approximations voire des mensonges éhontés, ils ont réussi à accréditer l'idée, reprise à foison sur les ondes de certaines radios, que "le requin est dans son élément contrairement à l'homme, et qu'il faut donc lui f... la paix".
Pour ces écolos extrémistes, la vie d'un requin est donc plus importante que celle d'un enfant.
A la tête de cette campagne se trouve une organisation, Sea Sheperd, qui a fait de la défense des requins une de ses priorités, sachant ce sujet très sensible et susceptible d'attirer dans ses caisses les dons de millions de personnes sensibles à la cause animale.
Pour résumer les reproches faits à Sea Sheperd, autant se reporter au communiqué publié hier par la Fédération française de Surf, qui dresse un véritable réquisitoire contre cette association:

"- Cette ONG a été fondée et présidée par l’animaliste Paul Watson. Lequel a été renvoyé de Greenpeace pour ses agissements contre productifs. Il est actuellement recherché par plusieurs Etats et réside en France où il a reçu l’asile politique.
- C’est donc depuis la France que l’ONG est désormais active et qu’elle a fait de la crise requins de La Réunion son nouvel axe de propagande.
- Cette ONG est omniprésente sur la scène médiatique.
- Sur son site, elle assure protéger la biodiversité marine partout dans le monde. Installée au début de la crise requins à La Réunion, où la vie marine est un enjeu, elle ne s’est jamais senti concernée par la surpêche industrielle, la pêche illégale, le trafic d’espèces, les prises accessoires de cétacés, de requins, de tortues, la pollution, la quasi disparition des requins de récifs, les grands travaux d’aménagement, etc…
- La seule position de cette ONG est d’assurer sa promotion, vendre une image, mener une vendetta contre ceux qu’ils ont désigné « "connards de surfeurs".
- Depuis quelques jours, les membres actifs de cette ONG mènent une campagne de dénigration envers la FFS sur les réseaux sociaux, les boites mails, les partenaires de la FFS. Des insultes et mêmes des menaces ont été proférées par des gens qui placent la vie d’un poisson avant celle d’un humain.
- Cette ONG n’a aucun comité scientifique ou technique composé de gens de mer permettant d’assurer la diffusion d’informations vérifiées.
- Cette ONG est également en guerre contre Europe Ecologie Les Verts, la Fédération française d'études et de Sports Sous-Marins, le Comité Régional d’Etudes et de Sports Sous-Marins de la Réunion
- Ils ont quitté cette ONG :
Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada
Hubert Reeves, astrophysicien, communicateur scientifique et écologiste franco-canadien
Steven Guilbeault, écologiste canadien
Murray Bookchin, philosophe américain de l’écologie sociale
François-Xavier Pelletier, Ethno-cétologue, réalisateur, photographe et écrivain français
Florentine Leloup, ancienne président de Shark Angels France et maintenant de Shark Citizen, dénonce les agissements néfastes de cette ONG.
- Plusieurs demandes ont été faites auprès du gouvernement français pour qu’il reconsidère l’asile politique offerte au leader de l’ONG".

12) LA SUR-PECHE A PROXIMITE DE L'ILE :
Dernière explication souvent entendue pour expliquer la recrudescence de requins à proximité de nos côtes : si les squales se rapprochent du rivage, c’est parce qu’ils ne trouvent plus de quoi se nourrir au large. À qui la faute ? A la surpêche, dit-on...
La surpêche survient lorsque les poissons sont capturés plus rapidement qu'ils ne peuvent se reproduire et, selon la FAO en 2010, 2/3 des espèces seraient surexploitées dans le monde. On estime qu’une espèce s’effondre quand les prises de pêche ont diminué de 90%, ce qui était le cas de 29% des espèces en 2003.
Chaque année, 90 millions de tonnes de poisson sont pêchées sur la planète. Cette ressource, que l'on croyait renouvelable, et donc inépuisable, est en réalité menacée.
Greenpeace de son côté soutient que ce sont 40% de la surface mondiale des océans sur lesquelles il faudrait arrêter de pêcher complètement et soustraire à toute activité humaine.
L'organisation écologiste a mené au cours du mois d’octobre 2014, des actions à la Réunion pour protester contre la surpêche de thons pratiquée par la "SAPMER" dans l'océan Indien. Le groupe à capitaux réunionnais est devenu, en peu d’années, un des poids lourds de la pêche au thon dans l’océan Indien. Il compte aujourd'hui 8 thoniers senneurs surgélateurs, dont le Franche Terre, long de 90 mètres, le plus grand thonier senneur français. Il débarque ses prises à l'île Maurice où il vient de s'équiper d’une nouvelle chambre froide et d’une unité de transformation et de valorisation supplémentaire.
A noter que l'île Maurice est une plaque tournante de la pêche du thon dans le monde. Selon Le Matinal, l'île soeur "est en deuxième position en ce qui concerne l’exportation des thons en Europe et est le troisième plus gros exportateur de thons dans le monde. L’objectif est d’augmenter la capacité de traitement de thons de 9 000 à 30 000 tonnes par an à Maurice. Outre l’Europe, c’est le Japon, la Russie et la Chine qui sont les nouveaux marchés pour le pays. Mais c’est au Japon que ce poisson est le plus prisé".

Zinfos974.com - Vendredi 24 Avril 2015 - 12:29 - Ludovic Grondin sur placeRisque requin: George Pau-Langevin annonce une intensification de la pêche et un effort financier

Risque requin: George Pau-Langevin annonce une intensification de la pêche et un effort financier
A l'occasion d'une conférence de presse donnée en sous-préfecture de Saint-Paul, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a annoncé que le Plan requin, auquel l’Etat consacre actuellement 650.000 euros par an, va être porté à 1 million d'euros par an jusqu'en 2020.
Dans les actions financées, la ministre a rappelé que des dispositifs de protection sont sur le point d’aboutir. L’Etat continuera d’accompagner les initiatives de protection des baigneurs et des surfeurs par la "barrière physique" que constitueront les filets géants prévus pour septembre aux Roches noires et à Boucan canot. "L’objectif est de développer ces barrières. C’est un point sur lequel tout le monde est d’accord", s’en est-elle réjouie.
Au-delà de l'aide apportée pour l'installation de ces filets, la ministre a garanti que ses services réfléchissaient à l'accompagnement, dans le temps cette fois, de l’entretien de ces filets qui demandera lui aussi beaucoup de moyens financiers à la commune de Saint-Paul. "Nous savons très bien que les communes n’ont pas des moyens illimités", a-t-elle admis, mais "les collectivités et l’Etat ne sont pas restés inertes comme on a pu le dire de façon pas très juste", a-t-elle marqué son désaccord vis-à-vis des critiques d’immobilisme depuis quatre ans.
                        Plus d’effort de pêche dans les zones déjà autorisées
Par ailleurs, George Pau-Langevin a tenu à préciser qu'il n'y a pas de remise en cause de l’existence de la Réserve marine. "La réserve naturelle marine est un atout touristique pour la Réunion », au même titre que ses montagnes", a-t-elle commenté. "On ne va ni éradiquer le requin ni remettre en cause la Réserve marine car on sait que l’un des atouts de la Réunion c’est sa biodiversité". Un point de vue d’autant plus assumé que "rien ne démontre de manière claire l’existence d’un lien entre attaque et réserve marine".
En clair, l’Etat, par la voix de la ministre des Outremer, décide d'amplifier la pêche aux requins, y compris dans les périmètres déjà autorisés à la pêche dans la réserve. 80% de la RNM sont ouverts, depuis la création de la réserve, à la pêche aux requins. Et 50% de son périmètre le sont pour la pêche sous-marine. "On ne touchera pas aux 5% de sanctuaire de la Réserve", a toutefois jugé utile de préciser le préfet, Dominique Sorain. Cet effort de pêche, qui est donc l’une des annonces importantes de sa venue, butte toujours sur les débouchés économiques potentiels de leur chair dont la commercialisation demeure interdite. Sans nouvel élément contradictoire venant de l'organisme indépendant "l'Anses", l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, le préfet rappelle qu'il ne lèvera pas cette interdiction. "Concernant la commercialisation, on a besoin d'améliorer nos connaissances et avoir des points de chute pour la consommation des pêches. Pour l'instant, l'autorité indépendante l'Anses nous l'interdit", signale le préfet.
                      Plus 50% d'effort de pêche
Cette intensification de l’effort de pêche se fera uniquement par des pêcheurs professionnels. Leur modalité d’action sera précisée ultérieurement avec les centres de décision locaux. En tout une vingtaine d’appareillages type drumline doit être déployée en face des zones d’activités baignade/nautique de la côte ouest. Et "deux ou trois" dans les zones renforcées de la Réserve. Le préfet a indiqué que les lieux d’implantation privilégieraient les "zones opérationnelles" déjà délimitées dans son arrêté de février dernier.
Cet effort de pêche sera porté à plus 50% du nombre de sorties en mer, ce qui devrait accroître sensiblement le nombre de prises, sachant qu'elles sont aujourd'hui de l'ordre de 80 par année. "On ne pourra pas vider l'océan, on s'attache à réduire le risque", a tenu à préciser la ministre.
                     "La science est toujours utile"
Intimement lié au devenir de la Réserve marine, la question de la poursuite de la connaissance du milieu marin et des espèces menaçantes pour l’homme - le tigre et le bouledogue - George Pau Langevin a renouvelé l’intérêt que constitue l’apport scientifique dans la compréhension des attaques. "Il faut intensifier les études scientifiques pour savoir comment fonctionnent ces animaux. Qu’est-ce qui a changé dans l’environnement de la Réunion. Est-ce que c’est lié au développement de la population et ses conséquences, le rejet des eaux usées, les ravines dans lesquelles on entrepose des choses qui ne devraient pas y être, on sait aussi que les requins de récif ont disparu…", a-t-elle listé à la volée. "La science est toujours utile même s'il n'y a pas de résultats à court terme".
                     Un sommet impliquant plusieurs ministères
Sur le volet touristique de la crise, un comité interministériel sur le tourisme dans les Outre-Mer sera organisé à Paris au mois de juin, a enfin annoncé George Pau-Langevin.
Risque requin: George Pau-Langevin annonce une intensification de la pêche et un effort financier.

Clicanoo.re - publié le 25 avril 2015 - 05h53 - La crise requin "pas suffisamment prise en considération" pour la Région
Lors de la rencontre avec les acteurs de la crise requin à l’agenda de la ministre Pau-Langevin hier matin à Saint-Paul, celle-ci a pu notamment rencontrer la vice-présidente de Région Fabienne Couapel-Sauret.
Huit mesures ont été définies par la ministre afin de faire évoluer cette crise ravivée depuis plusieurs semaines par l’attaque du jeune surfeur de 13 ans, Elio. Parmi ces mesures, on retrouve, entre autres, l’autorisation de pêche au requin tigre et requin bouledogue jusque dans la réserve marine, mais aussi l’augmentation des moyens engagés dans la réduction du risque à hauteur de 6 millions sur la période 2015-2020.
De son côté, la Région est satisfaite que cette rencontre avec la ministre ait pu "souligner la nécessité d’une position commune partagée entre les différents acteurs locaux", mais aussi que le panel de dispositifs de surveillance et de protection puisse être mis en oeuvre immédiatement. Ces dispositif ont d’ailleurs été montrés à la ministre ce matin : elle a assisté en mer au large de la plage des Roches Noires à la mise en situation du dispositif expérimental de protection des zones de baignades, qui regroupe des vigies immergées, des caméras sous-marines, des bateaux de surveillance, et devrait entrer en vigueur "prochainement".
En revanche, la collectivité "déplore que la mesure annoncée par la ministre ne concerne pas les pêcheurs traditionnels et les plaisanciers", concernant la régulation des prédateurs par la pêche et leur commercialisation lorsqu’ils ne sont pas protégés. Il a également été évoqué lors de cette rencontre la réintroduction des requins de récifs, espèce protégée non dangereuse et qui fait partie de la biodiversité locale.
Malgré les huit mesures annoncées, Fabienne Couapel-Sauret a réitéré son souhait de mettre en place des mesures de sécurisation immédiates ainsi que des mesures dérogatoires réglementaires, "une extrême urgence". Elle a avancé par ailleurs que l’impact de la crise requin sur le tourisme réunionnais méritait "une prise de position immédiate du gouvernement alors que la ministre repousse l’échéance au mois de juin". En effet, la huitième et dernière initiative proposée par George Pau-Langevin évoque la "relance du tourisme à La Réunion", par des mesures pour une "promotion renforcée de la destination". Mesures qui seront prises en juin avec Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, lors conseil de promotion du Tourisme consacré aux outre-mers.
"Il est à craindre que l’ampleur de la crise qui touche La Réunion ne soit pas suffisamment prise en considération", en conclue la vice-présidente de Région.

Clicanoo.re - publié le 25 avril 2015 - 06h00 - Les huit initiatives du gouvernement pour lutter contre la crise requin
La ministre des Outre-mer, a annoncé hier huit initiatives destinées à accélérer et à étendre la mise en œuvre du plan de réduction du risque requins. Parmi elles, l’intensification de la capture des requins y compris dans les zones protégées.
A l’issue de sa rencontre avec les différents acteurs et partenaires locaux de la politique de réduction du risque requin, la ministre a d’abord indiqué que le budget consacré aux actions financées par l’État dans le cadre du plan requin sera porté de 650 000 million à 1 million d’euros, soit 6 millions d’euros sur la période 2015-2020.
Elle a signifié son feu vert à la pêche de requins tigres et bouledogues jusque dans la réserve naturelle marine, "par des professionnels", suscitant l’indignation des scientifiques sur place. Elle a aussi annoncé une sécurisation accrue des sites de baignade et d’activités nautiques au plus vite, ainsi que plus de soutien du gouvernement aux programmes de connaissance et d’expertise scientifique "pour mieux évaluer les stocks de requins aux abords de La Réunion".
La ministre des Outre-mer a aussi assisté en mer au large de la plage des Roches Noires à la mise en situation du dispositif expérimental de protection des zones de baignades. Regroupant des vigies immergées, des caméras sous-marines, des bateaux de surveillance, ce dispositif devrait entrer en vigueur "très prochainement" sur les spots de Saint-Paul et être ensuite étendu aux communes de Trois Bassins, Saint-Leu et Saint-Pierre.
En marge de cette rencontre, quelques dizaines de manifestants réclamant des actions immédiates contre les requins ont brandi des pancartes et scandé de slogans hostiles au gouvernement sur le passage du convoi ministériel.

Dans le détail, les huit initiatives annoncées qui seront mises en oeuvre :
-Un effort accru pour sécuriser des sites de baignade et d’activités nautiques
Aux côtés de la Région, qui a annoncé son intention de mobiliser des fonds européens, l’Etat accompagnera financièrement les communes dans leurs investissements comme les « vigies requin renforcées », les filets de protection, voire d’autres techniques si leur efficacité est démontrée. L’objectif est de mettre en place au plus vite, et en tout état de cause dès cette année, un site sécurisé à Saint-Paul, et d’accélérer la réalisation des projets de Saint-Pierre, de Saint-Leu et de Trois-Bassins.

-Une augmentation maîtrisée des prélèvements des requins tigre et bouledogue
L’État s’engage à augmenter de 50 % les sorties en mer dans le cadre de « Cap Requins », programme ciblé de pêche de requins tigre et bouledogue réalisée par des professionnels. Cette pêche sera autorisée par le préfet à l’intérieur de la Réserve naturelle marine. Elle ne correspond cependant en aucun cas à une éradication qui est irréaliste et contraire aux engagements de la France en faveur de la biodiversité.

-La recherche de solutions durables pour commercialiser les requins pêchés
L’augmentation des prélèvements de requins tigre et bouledogue permettra de multiplier les analyses afin que l’ANSES puisse disposer des éléments nécessaires pour conclure au plus vite sur la possibilité de consommation humaine de la chair de requin. Pour l’heure, l’interdiction de la consommation humaine doit demeurer jusqu’à ce que le risque sanitaire soit levé.

-La préservation des équilibres fragiles au sein de la Réserve Marine
La Réserve naturelle marine, qui répond à trente années d’alertes sur la dégradation du milieu récifal de La Réunion, ne sera en aucun cas remise en cause. Des programmes de pêche sélective et encadrée de « Cap requins » seront étendus au sein de la Réserve naturelle marine, mais l’Etat demeurera ferme sur les conditions d’exercice de la pêche de plaisance sous-marine qui ne sera pas étendue.

-L’intensification des efforts de connaissance scientifique
L’État augmentera son soutien aux programmes de connaissance et d’expertise scientifique, notamment pour étendre le réseau de stations d’écoute et mieux suivre les mouvements de squales et pour mieux évaluer les stocks de requins aux abords de La Réunion.

-Un soutien renforcé aux associations de prévention
Un soutien financier accru sera apporté aux associations dont les initiatives participent à la réponse globale en matière de prévention et de réduction des risques comme, à titre d’exemple, le dispositif des « missions de surveillance et de prévention » porté par l’association Prévention Requin Réunion, ou encore l’action de la fondation Surfrider, sur la qualité de l’eau et des plages.

-L’accélération de la mise en place du centre de ressources et d’appui
Ce centre de ressources et d’appui, dont la vocation sera de coordonner la politique de réduction du risque requin, de communiquer en direction du public et d’assurer la gestion de crise, devra être opérationnel dès cette année. Des synergies entre cette structure et la Réserve naturelle marine seront recherchées afin de favoriser une approche globale.

-La relance du tourisme à la Réunion
La demande d’appui des professionnels réunionnais du tourisme a été prise en compte. La prochaine réunion du conseil de promotion du Tourisme consacré aux outre-mer, que je co-présiderai en juin prochain avec Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du développement international, comportera des mesures visant à assurer une promotion renforcée de la destination.        (Avec AFP)

Clicanoo.re - publié le 25 avril 2015 - 06h15 - Un rassemblement de soutien à la Réserve Marine cet après-midi à l’Ermitage
Les réactions aux décisions prises par la ministre des outre-mers, George Pau-Langevin concernant la crise requin ne se sont pas faites attendre. De nombreuses voix s’élèvent d’ores et déjà pour protester contre l’autorisation de la pêche dans la Réserve marine.
En parallèle de cette actualité, une association de soutien à la Réserve, "P’Réserve notre récif", qui se disent "ni partisans ni défenseurs des requins", organise cet après-midi à 16h, le samedi 25 avril à l’Ermitage, un rassemblement de soutien afin de défendre la Réserve naturelle marine très critiquée ces derniers jours.
"Après chaque attaque, la réserve marine est pointée du doigt, et présentée comme le "garde-manger" des requins. Or, il a été prouvé que cela ne peut pas être le cas compte tenu de la faible taille et quantités de poissons présents. Au contraire, la réserve marine peut être une solution pour limiter la dégradation de l’écosystème, qui ne peut qu’accentuer la présence de requins bouledogues près de nos récifs", argumentent les organisateurs de l’événement.
Dans le but de soutenir cette aire marine "primordiale pour le maintien de notre patrimoine naturel commun", le rassemblement ambitionne de créer une "chaîne humaine symbolique sur la plage".
Deux points de ralliement ont pour cela été définis : le premier au boulodrome de l’Ermitage, et le second sur la plage au niveau du mail de Rodrigues, derrière le Score de l’Ermitage. Les participants des deux points de rendez-vous se rejoindraient ensuite pour former cette fameuse chaîne. Ils sont d’ailleurs invités à se vêtir d’habits colorés, "à l’image d’un écosystème en bonne santé".
Enfin, les organisateurs tiennent à préciser que ce rassemblement se veut "pacifique, dans amalgame ni polémique", dans le but de simplement défendre la Réserve, et s’adresse aux personnes qui se sentent impliqués et tiennent à cette aire protégée.

Zinfos974.com - Samedi 25 Avril 2015 - 10:23 - Les réactions après la réunion "crise requin" avec George Pau Langevin

Fabien Metayer, directeur de la Réserve marine : "Il y a certaines personnes qui ont parlé de moratoire : "On arrête la Réserve marine pendant quelques années ". Ce n'est pas ce que je veux. La Réserve marine, elle doit restaurer un milieu. Plus de moyens de protection, via des filets notamment, ça c'est très bien. Je rappelle quand même qu'il est possible de pêcher le requin dans le cadre de la réserve marine. Les sanctuaires on n’y touche pas. Ils représentent 5% sur 35km2. Encore une fois, ce qui s’est passé c'est un drame mais je demande l'apaisement. On reçoit énormément de soutiens locaux, on a une majorité silencieuse qui prend la parole. Il y a une pétition qui a été lancée pour la réserve marine qui s'appelle P'réserve. Il y a deux jours, elle faisait 5.300 signatures".

Agnès Lavaud, chargée de mission du Sypral, les professionnels des activités de loisirs : "A partir du moment où on arrêtera le déni de crise, l'Etat mettra en œuvre les moyens à la hauteur des enjeux. Ils sont multiples : humains, sécurité, environnement, image de La Réunion, tourisme, économie, sportif. Donc maintenant, mettons les moyens et reconnaissons la crise pour que l'on puisse changer de braquet et passer à l'opérationnel le plus rapidement possible. Je crois qu'il y a une prise de conscience. Maintenant, on sait que l'on est sur un sujet complexe parce qu'il est partagé. Les moyens sont financiers, réglementaires et techniques. Ils sont dans l’accompagnement, dans la réalisation des projets de sécurisation car l'urgence c'est la sécurisation. Je pense que ça c'est acquis parce qu'une fois qu’on aura acquis la sécurisation, derrière on pourra décliner les actions de communication".

Yann Delmas, vice-président de PRR : "On attendait pas grand chose. Ce qui était important, c'était d'assurer la pérennité du programme Cap requins et que l'Etat prenne conscience et écoute l'ensemble des acteurs. Et tous sont allés vers la nécessité de plus de prélèvements, sauf M. Galvès. Pourquoi ? Parce qu'on est dans une situation de crise et il est important que l'Etat reconnaisse cette crise et qu'il mette en corrélation les mesures qui y correspondent".

Jean Bernard Galvès, porte-parole des associations écologistes : "C'est extrêmement difficile de représenter seul une opinion qui n'est pas celle de la majorité des intervenants. J'ai pu m'exprimer un tout petit peu. C'est une mise à mort à laquelle on a assisté. On va autoriser la pêche du requin dans la réserve. Je pense que c'est une stupidité. Quelle idée que de pêcher à proximité des baigneurs et des surfeurs. Je ne défends pas la pêche, je suis contre la pêche mais si elle doit être faite, autant qu'elle ne se fasse pas à proximité des gens. Tout est bloqué, il n'y a aucune discussion possible, on me traite d'assassin, on me promet des poursuites judiciaires, on s'indigne de ma présence dans cette réunion. Voilà où on en est".

Pascale Chabanet, IRD - conseil scientifique de la Réserve marine : "Nous mettons tout en œuvre pour que la réserve se restaure. Le récif a complètement changé de structure. Ce qu’on peut observer c’est moins de coraux vivants mais plus d’algues. Essayer de dire que la réserve est responsable des attaques c’est faux. Il suffit pour cela de constater la faible biomasse présente. On n’est pas contre la pêche des bouledogues, mais personne n’est capable de dire si les drumlines sont un dispositif de protection. On sait juste que c’est un dispositif de pêche. Nous on veut évidemment que le surf revienne mais pas au détriment de la préservation de l’éco-système. La réserve est ouverte à la pêche des requins sur 83% de son périmètre. Qu’un effort de pêche soit autorisé sur cette zone, on ne peut dire qu’on est contre car c’est autorisé. Il faut aussi arrêter de dire que l’homme n’est pas dans la réserve. La pêche y est autorisée. Plus de 70 activités nautiques y sont listées. La pêche sous-marine est autorisée sur 50% du périmètre. La réserve n’est qu’un outil pour gérer un espace".

Eric Sparton, président de la Ligue de surf : "On arrive aujourd’hui à ce que la Ligue, sans non plus nous attribuer tous les mérites, avait préconisé il y a quatre ans. On conforte Vigies requins qui n’a pas changé, ce qui est une bonne chose. Et l’effort de pêche au large, on l’avait mentionné dès 2011. Maintenant il faut y aller!"

Nicolas Le Bianic, chargé de la prévention requin préfecture de La Réunion : "C’est dans la continuité des choses. On est dans une logique de montée en puissance. 4 dispositifs drumlines avaient été disposés en baie de Saint-Paul en 2014. Désormais qu’il y a plus de zones à couvrir, pour une vingtaine de drumlines plus quelques unes hors réserve puisque Saint-Pierre a sollicité le programme aussi, on est dans une logique de plus de moyens. Et surtout l’Etat vient de dégager une perspective pour les six ans à venir, ce qui est important pour avoir une vision sur du long terme."

Clicanoo.re - publié le 26 avril 2015 - 06h35 - 500 personnes pour la chaîne humaine en soutien à la Réserve marine
L’appel a la mobilisation a été lancé par ce jeune collectif baptisé "p’Réserve notre récif".
Depuis quatre ans, la Réserve marine subit les critiques du monde du surf et de la pêche, ravivées à chaque nouvelle attaque de squale. Malgré les démentis scientifiquement prouvés, rien n’y fait, la haine est bien présente. Pour la première fois hier, un rassemblement pacifique a dit stop, demandant le respect des espaces protégés pour le bien de notre récif et de son écosystème protégé.
A 16h ce samedi, ce sont plus de 500 personnes qui se sont tendu la main afin de former une chaîne humaine sur la plage de l’Hermitage. Une barrière symbolique sous les applaudissements et encouragements. Des scientifiques, des militants écologistes, des plongeurs, de simples familles souvent rassemblées à la dernière minute, le rendez-vous n’ayant été pris que jeudi, à l’initiative du collectif P’Réserve notre récif.
"C’est une réponse spontanée à un appel spontané", estimaient par exemple Estelle et Clément, deux des militants à l’origine de l’événement. "On est vraiment contents, on voulait fédérer tous ceux qui veulent conserver ce patrimoine pour les générations futures. Ceux qui ne prennent pas la parole d’habitude. On voulait aussi dire qu’il faudra des moyens supplémentaires à cette réserve".

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 25/04/2015 à 17h25 - Environ 500 personnes se sont réunies - Une chaîne humaine sur la plage de l’Ermitage pour protéger la réserve marine
Chaîne humaine pour la réserve marine
A l’appel du collectif "p’Réserve nout récif", environ 500 personnes ont formé une chaîne humaine sur la plage de l’Ermitage pour montrer leur attachement à la préservation de la réserve marine naturelle de La Réunion. Le rassemblement - présenté comme "pacifique, sans amalgame, ni polémique" par les organisateurs - s’est déroulé en grande partie dans le calme.
La mobilisation a néanmoins été perturbée à la fin par trois membres des collectifs Rend a nou la mer et Stop Massacre 974. Ils estiment que cette manifestation en respecte pas la mémoire d’Elio, moins de deux semaines après l’attaque mortelle de requin dont a été victime le jeune surfeur de 13 ans.
De leur côté, les personnes à l’origine de la chaîne humaine se défendent de toute polémique et assurent avoir voulu répondre aux annonces faites par la ministre des outre-mer George Pau-Langevin.

Clicanoo.re - publié le 30 avril 2015 - 05h45 - L’histoire reprend son cours
Après deux ans d’une interminable attente, le Pôle Espoir a retrouvé son terrain de jeu favori hier, aux Roches Noires.
Une dizaine de surfeurs du Pôle Espoir a goute de nouveau aux joies de la glisse, hier, sur le spot saint-gillois des Roches Noires. En toute sécurité.
Deux ans qu’ils attendaient cela. Depuis l’attaque qui a coûté la vie à Stéphane Berhamel un jour de mai 2013, sur le spot des Brisants. Deux ans que le Pôle Espoir attendait de pouvoir retrouver son terrain de jeu favori. Forcément, le soulagement est de mise en ce mercredi ensoleillé.
Il est 12h30 sur l’esplanade des Roches Noires, à Saint-Gilles les Bains. Nicolas Berthé termine tranquillement son sandwich, en attendant l’heure H. “Ça fait du bien”, lâche le cadre technique. Le dispositif vigies requins renforcé est déjà en place depuis le milieu de la matinée. Certains surfeurs, à l’image de Lisa Girardet, en ont ainsi profité avant la cohue médiatique. Les autres attendent patiemment.
Depuis la mort d’Elio Canestri qui a repoussé de quelques jours cette mise à l’eau, l’instant a gagné en solennité. Les politiques côtoient les professionnels de la glisse. Le micro passe de main et main et chacun y va de son petit mot. Patrick Florès est sans aucun doute l’un des plus émus. “Les gens qui sont présents ne se rendent peut-être pas compte mais on est en train de vivre un moment historique, déclare-t-il. C’est le redémarrage du surf à la Réunion."
Regroupés, vigies et surfeurs guettent le feu vert des autorités. Parce qu’ils n’ont jamais complètement abandonné la pratique de leur passion, ces derniers semblent un peu dépassés par la situation et l’engouement médiatique suscité. 13h30, c’est la délivrance. Louis, Julie et les autres descendent sur la plage pour un léger réveil musculaire. Pour l’heure, ils sont onze. Bientôt treize. Enzo et Mathieu, en retard, les rejoignent au pas de course. Tous portent le t-shirt de la ligue régionale. Dix minutes et un cri du cœur pour Elio plus tard, ils se jettent enfin à l’eau. C’est parti pour une session d’une heure et demie.
Une session forcément spéciale, interrompue au bout de dix minutes pour un exercice d’évacuation. Au signal, les vigies relaient l’alerte à coups de sifflet. Le drapeau rouge est hissé sur le bateau de soutien, les fumigènes sont lâchés. En moins de 60 secondes, bodyboardeurs, surfeurs et longboardeurs sont de retour sur le sable, encadrés par les vigies. Les responsables sont satisfaits, les officiels applaudissent.
Le temps de réinstaller le dispositif et les jeunes repartent à l’assaut des vagues saint-gilloises. Petites pour l’occasion. À peine 50 centimètres. “C’est bien suffisant pour travailler”, souligne Berthé. À l’occasion de ce premier entraînement, le CTN joue la carte de la sobriété. “C’est une reprise de contact, résume-t-il. Il s’agit avant tout de reprendre ses repères. On leur a ainsi demandé de choisir la bonne vague et de privilégier la qualité des manœuvres à la quantité.”
Deux ans après l’attaque mortelle des Brisants, le Pôle Espoir retrouve des couleurs, en attendant une certaine routine tant espérée. Cinq sorties par semaines, du mercredi au dimanche. Un rythme oublié qu’il va rapidement rapprivoiser, loin des caméras et des micros. Rien ne sera plus jamais comme avant mais une certaine normalité va revenir sur le devant de la scène. Enfin.     Morgan Chari

Zinfos974.com - Mercredi 29 Avril 2015 - 16:16 - Les vigies à l'eau, "c'est le redémarrage du surf à La Réunion"
Le premier pas vers la pratique sécurisée du surf a été franchi cet après-midi aux Roches noires. La mise à l’eau vers 13h30 des 15 jeunes du pôle Espoir marque un tournant dans la crise requin.

Tous les institutionnels présents aux côtés du porteur du dispositif, la Ligue de surf, ont marqué ce moment d’une satisfaction mesurée, au vu de l’actualité rappelée par la présence du père d’Elio. " Il n’a fait qu’une erreur en deux ans ", a-t-il indiqué au bord de l’eau devant ses camarades de sport. " Pensez à lui et soyez prudents ", a-t-il pondéré, face à un enthousiasme naissant chez les jeunes surfeurs.
Giovanni Canestri a été rejoint dans ce discours de prudence par Patrick Florès, adjoint de quartier. " 4 mois à partir de ce jour ", c’est le délai de " patience " que demande de respecter encore l’élu en charge du dossier à la mairie de Saint-Paul. Si le timing est respecté, les filets de protection aux Roches Noires et à Boucan seront posés vers septembre. Ce matin encore, la commission nautique qui s’est réunie a fait avancer le dossier. Les choses progressent, certes, pas assez vite, selon Fabienne Couapel Sauret (vice-présidente de Région) qui a renouvelé, aux côtés de la sous-préfète Chantal Ambroise, sa demande à l’Etat " d’alléger les procédures " ou encore de " réduire les phases d’évaluation ". Côté Région, des décisions sont intervenues pas plus tard qu’hier. L’accompagnement de la collectivité pour le dispositif filets de protection est passé en commission sectorielle ce mercredi. " Avis favorable ", s’en est-elle félicitée.
En face de l’esplanade des Roches Noires, et à environ 100 m du rivage, 15 jeunes surfeurs étaient encadrés par 8 vigies sous-marines, 4 opérateurs sur deux zodiacs embarquant des caméras de surveillance des fonds marins. Les sessions se dérouleront tous les jours de la semaine sauf les jours de repos pour les surveillants, pas encore assez nombreux, explique le président de la Ligue de surf.
                                                   Un rappel à la prudence
Eric Sparton, qui a lutté en tant que président d’une Ligue qui a porté ce projet à terme, a également rappelé l’ensemble des surfeurs à la prudence. L’entrée dans l’hiver austral étant proche. Le second élément tient dans la promesse d’une extension des vigies " aux écoles de surf, puis à tout le monde ", selon la volonté affichée par les décideurs.
" C’est le redémarrage du surf à La Réunion, on ne s'en rend pas compte ", a lâché Patrick Florès qui mesure le chemin parcouru. Tous s'accordent pour mettre en avant le début d’une spirale positive.

Orange Réunion - Source : www.ipreunion.com - Publié le 29/04/2015 à 14h31 - Roches Noires - Risque requins : les surfeurs se mettent enfin à l’eau avec les vigies renforcées
Vigies requins

Après plus de 3 ans d’attente, le dispositif "vigies requin renforcées" a été mis en place ce mercredi 29 avril 2015 sur le spot des Roches Noires, à Saint-Gilles les Bains. Une douzaine de membres du pôle espoir de surf s’est mise à l’eau, accompagnée d’apnéistes et d’embarcations technologiques. L’expérimentation doit durer 6 mois sur le site, avant d’être étendue aux sites de Saint-Paul, Trois-Bassins et Saint-Leu ainsi qu’aux clubs locaux.
Pour Patrick Florès, l’adjoint en charge de la sécurisation des spots, c’est un "jour historique." "C’est peut-être un grand mot, mais c’est un combat de 4 ans pour tous les surfeurs réunionnais. De revoir ces jeunes du pôle espoir à l’eau, ça fait du bien", déclare l’entraîneur des équipes de France de surf, face aux vigies requin renforcées qui sont opérationnelles aux Roches Noires, l’une des zones expérientales opérationnelles. Au total, 600 000 euros seront engagés par l’Etat et la région dans le cadre du dispositif.
Avant de se mettre à l’eau, Nicolas Hoarau a repondu sereinement aux questions des journalistes sur son rôle dans le cadre de l’opération menée ce mercredi. L’apnéiste, qui risque de rencontrer un squale à tout moment, est étonnament calme. ""Notre travail est d’observer s’il n’y a pas un requin qui arrive. Si c’est le cas, nous donnons l’alerte et nous faisons évacuer le spot de surf. Nous avons des caméras embarquées avec nous, nous avons un soutien terrestre et en bateau, tout en étant en binôme. Alors, on essaie de ne pas penser au risque", raconte celui qui fait partie des six binômes mobilisés.
De son côté, Louis Gaudard est tout aussi tranquille. Il fait partie de ces chanceux à pouvoir surfer à La Réunion légalement et en toute sécurité. "Il ne vaut mieux pas avoir d’appréhension et être plutôt serein", confie le membre du pôle espoir dont le palmarès est déjà assez long : champion de La Réunion en 2010, 3e aux championnat de France en 2013 et vice-champion de France en 2014. Le jeune homme, qui fait partie du top 10 des longboarders français de moins de 18 ans, a dû opter pour d’autres solutions en attendant ce dispositif de vigies requin renforcées.
"On fait tout ce qui est à côté du surf. C’est-à-dire du physique : on va nager, on court, on s’entraîne en salle... Sinon, on fait du surf en vacances en métropole ou lors des compétitions à l’étranger. On ne perd jamais le truc, c’est comme le vélo. Mais, c’est vrai qu’on a du mal à reprendre si on arrête deux ans", souligne le champion à qui il est déjà arrivé de surfer à La Réunion malgré les interdictions. Cette fois-ci, il pratique sa passion en toute légalité. Un soulagement pour lui ainsi que pour ses camarades qui ont une grande confiance aux vigies mobilisées sur le spot des Roches Noires. "Je ne vois pas pourquoi cela se passerait mal. Il y a du monde et c’est sécurisé. Nous sommes tous là pour ça", assure le surfeur.
Tous les participants ont eu une pensée émue pour Elio. Le jeune surfeur de 13 ans, tué par un squale il y a un peu plus de 2 semaines, était également membre du pôle espoir. Son père, Giovanni Canestri, tenait à être présent sur le site des Roches Noires pour ce lancement inédit du dispositif "vigies requin renforcées". Répondant aux commentateurs critiquant un dispositif uniquement réservé à une minorité de pratiquants, Patrick Florès en appelle à la patience de chacun.
"J’ai les données des balises : il y a énormément de requin entre 0 et 10 mètres de profondeur. Ça serait dommage d’avoir encore un drame. Nous sommes à trois ou quatre mois de relancer totalement le surf", déclare l’élu saint-paulois qui a eu ce mercredi matin un avis favorable pour l’installation de nouveaux filets à Boucan Canot et aux Roches Noires. L’entraîneur espère à terme organiser un championnat de La Réunion de surf à Saint-Paul, puis une compétition européenne de jeunes en 2016.

Clicanoo.re - publié le 29 avril 2015 - 08h55 - Le dispositif Vigie-requin renforcé déployé ce jour
Porté par la Ligue réunionnaise de Surf, le dispositif Vigie-requin renforcé va être déployé sur le littoral de la commune de Saint-Paul à partir de ce mercredi 29 avril.
Soutenu par l’État, le conseil régional de La Réunion et la mairie de Saint-Paul, cette initiative constitue l’un des volets du plan de réduction du risque requin à La Réunion. Elle s’appuie sur l’arrêté préfectoral du 13 février 2015 qui permet aux maires de définir des zones d’expérimentation opérationnelle pour y mettre en œuvre différentes méthodes de réduction du risque requin.
L’arrêté municipal du 10 avril 2015 définit ces zones à Saint-Paul, pour le dispositif Vigie-requin renforcé uniquement. Conformément au protocole établi par la Ligue, des sessions de pratiques encadrées pourront s’y dérouler, au bénéfice exclusif des sportifs du Pôle espoir et de leurs partenaires d’entraînement.
Si les conditions environnementales sont favorables, des moyens de surveillance subaquatique, nautique et terrestre seront déployés par la Ligue réunionnaise de Surf. L’accès à ces sessions sécurisées est strictement réservé aux sportifs précités, identifiables par leur tenue vestimentaire. Le principe d’interdiction demeure applicable pour l’ensemble du public non visé par ce protocole, pour des raisons de sécurité.
La Réunion demeure exposée au risque requin, cette exposition étant accrue à l’approche de la saison de l’hiver austral. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal.
Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d’accident, martèle la préfecture dans un communiqué.

Zinfos974.com - Mardi 28 Avril 2015 - 09:38 - Vigies requins renforcées: Première session assurée demain
Le dispositif de protection "vigies requins" renforcé démarre ce mercredi. Le dispositif combine une présence humaine sous l’eau d’apnéistes, sur bateau avec des observateurs, aidés par un système de détection vidéo de reconnaissance des requins.
Ce premier déploiement officiel, après de nombreux tests ces derniers mois, sera proposé aux surfeurs du pôle espoir aux Roches noires.
Les vigies requins renforcées devaient être déployées à compter du 13 avril mais l’attaque survenue la veille à la pointe des Aigrettes avait laissé place à l’émotion et à la colère. Cette première session est toutefois soumise à l'évolution des conditions météo.
Clicanoo.re - publié le 30 avril 2015 - 04h55 - Le dispositif Vigie-requin renforcé vient d’être déployé
Porté par la Ligue réunionnaise de Surf, le dispositif Vigie-requin renforcé a été déployé sur le littoral de la commune de Saint-Paul depuis hier.
Soutenu par l’État, le conseil régional de La Réunion et la mairie de Saint-Paul, cette initiative constitue l’un des volets du plan de réduction du risque requin à La Réunion. Elle s’appuie sur l’arrêté préfectoral du 13 février 2015 qui permet aux maires de définir des zones d’expérimentation opérationnelle pour y mettre en œuvre différentes méthodes de réduction du risque requin.
L’arrêté municipal du 10 avril 2015 définit ces zones à Saint-Paul, pour le dispositif Vigie-requin renforcé uniquement. Conformément au protocole établi par la Ligue, des sessions de pratiques encadrées pourront s’y dérouler, au bénéfice exclusif des sportifs du Pôle espoir et de leurs partenaires d’entraînement.
Si les conditions environnementales sont favorables, des moyens de surveillance subaquatique, nautique et terrestre seront déployés par la Ligue réunionnaise de Surf. L’accès à ces sessions sécurisées est strictement réservé aux sportifs précités, identifiables par leur tenue vestimentaire. Le principe d’interdiction demeure applicable pour l’ensemble du public non visé par ce protocole, pour des raisons de sécurité.
La Réunion demeure exposée au risque requin, cette exposition étant accrue à l’approche de la saison de l’hiver austral. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal.
Cette mesure est la seule qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d’accident, martèle la préfecture dans un communiqué.
Hier matin, le dispositif a été présenté une nouvelle fois à la presse et testé en présence de la vice-présidente de Région Fabienne Couapel-Sauret. Les proches du jeune Elio, le surfeur du Pôle espoir décédé dans une attaque de requin le 12 avril dernier, étaient également présents.
Zinfos974.com - Jeudi 30 Avril 2015 - 15:34 - Vigies-requin, une première qui intéresse l'Australie et la Californie

Si la présence des apnéistes dans l'eau demeure le cœur du dispositif, c'est vite oublier que la coordination se prolonge aussi à terre, grâce à l’apport technologique.
Le schéma est assez simple. Dans l'eau, en forme de cercle autour des surfeurs du pôle espoir, 8 apnéistes ont pour mission d’occuper la colonne d’eau et d’agir en dissuasion d’éventuelles intrusions de squales.
Cette observation humaine est doublée par l'apport de la technologie embarquée sur et sous les zodiacs.
Accrochées à une perche tendue sous la coque de l'embarcation, 4 caméras filment le périmètre sous-marin.
La video est scrutée par deux opérateurs bateau. A 100 mètres de là, sur la terre ferme, ces mêmes images sont transmises par liaison UHF vers une cabine de visionnage. Sébastien en était l'opérateur hier aux Roches noires. Devant ses yeux, un moniteur à quatre plans des fonds marins, toujours en direct évidemment.
                                                Un brevet complexe à déposer
"La détection des requins ne se fait pour l'heure que visuellement. Mais le déploiement pourrait à terme évoluer vers l’installation de 8 caméras fixées au fond de l’eau avant la session", explique Sébastien, responsable des opérateurs technologiques. Le futur appareillage pourrait ainsi permettre de détecter le passage d’une masse dans le champ de balayage des caméras. Lesquelles transformeraient cette présence par un signal d’alerte. Hier, une fausse alerte a voulu éprouver la rapidité de chaîne d’information jusqu’aux pratiquants. En 40 secondes, les jeunes du pôle espoir étaient sur le banc de sable.
"Il faut savoir que le dispositif est la création au départ du CRESSM et de Guy Gazzo qui a réfléchi là-dessus", rappelle le président de la Ligue de surf. "A partir de là, on l’a expérimenté avec 6 clubs pendant 1 an et demi puis mis à la disposition de PRR qui l’a aussi développé de son côté. Le dispositif vigies requins renforcé, c’est innovant. On souhaitait déposer un brevet sur notre dispositif mais c’est en fait très complexe à breveter. On sait par contre déjà que certaines villes australiennes et de la côte sud de la Californie sont très intéressées. Elles étaient simplement en attente de savoir comment on allait faire évoluer cette protection et savoir si l’Etat pouvait valider le dispositif. Aujourd’hui on en est là", détaille Eric Sparton.
Après les Roches noires, des sessions sont envisagées dans un second temps aux Brisants, aux Aigrettes et à Boucan, les trois autres spots des zones privilégiées listées par arrêté.

Clicanoo.re - publié le 1er mai 2015 - 04h48 - Un dessinateur prend la défense des requins dans une BD
Alors que de nombreuses questions restent en suspens autour des attaques de requins à la Réunion, un dessinateur vient de sortir une BD dans laquelle il expose sa vision de la situation. L’œuvre, très explicite, met clairement en cause l’homme dans cette crise qui ravage notre île depuis 2011.
Pourquoi les attaques de requins se sont-elles multipliées à La Réunion ces dernières années ? Les avis divergent. L’augmentation des activités de pèche joue-elle sur le nombre d’attaques ? Quel rôle a joué la quasi disparition des requins de récifs dans l’installation des requins bouledogues près des côtes ? L’urbanisation galopante sur l’île et la mauvaise gestion des eaux usées ont-elles joué un rôle dans le développement d’une biotope propice au requin bouledogue ? L’arrêt de la pêche traditionnelle des requins tigre et bouledogue en 1999 a-t-elle favorisé leur rapprochement et leur nombre près des côtes ? La Réserve Marine est-elle directement en cause ? Elle, qui selon les scientifiques qui y travaillent, possède une biomasse qui augmente très faiblement. Les Drumlines favorisent-elles les attaques ?
Si ces questions ont largement été explorées par les scientifiques, notamment dans le reportage « Attaques de requins à La Réunion : l’enquête » , un jeune dessinateur tente d’y répondre non sans humour, à travers une BD basée sur plusieurs dizaines de sources informatives.
Il conviendra à chacun de juger la pertinence de son travail que vous pourrez découvrir sur son blog .
www.ipreunion.com - L'île aux parfums vient d'interdire la commercialisation des tigres et des bouledogues - Ciguatera : une menace venue de La Réunion selon la préfecture de Mayotte... Posté par IPR le Vendredi 01 Mai à 05H00
L'interdiction de la commercialisation de certaines espèces de requins, dont les tigres et les bouledogues, est désormais effective à Mayotte, suite à la publication d'un arrêté préfectoral. Mais si ce dernier met fin à 16 ans d'incongruité réglementaire, il en soulève une autre puisqu'il est notamment motivé par la "proximité" de La Réunion...
Décidément, la question de la ciguatera n’en finit plus de faire tourner la tête des autorités. Ce jeudi 30 avril 2014, la préfecture de Mayotte a confirmé l’entrée en vigueur de l’arrêté signé le 23 avril dernier par le préfet Seymour Morsi pour interdire la commercialisation des certains requins, dont les tigres et les bouledogues. La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin avait d’ailleurs pris les devants en l’annonçant le vendredi 24 avril lors de son passage à La Réunion.
Mais cet arrêté mahorais mérite qu’on s’y attarde, puisqu’il motive cette interdiction en raison, entre autres, de "la proximité de la région Réunion dans la zone océan Indien où sévit le phénomène ciguatera de façon endémique".
Or, pour rappel, la décision de la préfecture de La Réunion d’interdire la commercialisation de ces requins – promulguée en 1999 et maintenue depuis – est motivée, elle, par l’avis de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) mettant en avant les cas d’intoxications récurrents et mortels ayant eu lieu à Madagascar et par la capacité de certains requins à voyager entre les deux îles.
Pour résumer, La Réunion interdit la commercialisation des tigres et des bouledogues en raison de la proximité de Madagascar, tandis que Mayotte l’interdit en raison de la proximité de La Réunion... où le seul et unique cas avéré d’une intoxication – non mortelle – par des ciguatoxines suite à la consommation de requin date de 1993.
C’est que, comme le soulignait Imaz Press ce mardi 28 avril, l’arrêté mahorais semble avoir été décidé et rédigé dans la précipitation, juste avant la visite de la ministre George Pau-Langevin et sous la pression d’une opinion publique s’interrogeant de plus en plus sur les différences de réglementation entre Mayotte et La Réunion.
La préfecture de Mayotte ne considère en effet sans doute pas que le danger vient de La Réunion, où la ciguatera sévirait de façon "endémique". Mais elle s’est emmêlé les crayons en recopiant l’arrêté préfectoral réunionnais qui mentionne lui "la situation de la région Réunion dans la zone océan Indien où sévit le phénomène ciguatera de façon endémique"...
Quoi qu’il en soit, il reste plus aisé d’expliquer ce "raté" dans le copier-coller que les 16 années d’attente pour aligner les règles sur la commercialisation des squales entre les deux départements français de l’océan Indien.
Zinfos974.com - Dimanche 3 Mai 2015 - 12:18 - L'Ermitage: Faible mobilisation au rassemblement autour du risque requin
Ils devaient être 1.600 hier, à participer au rassemblement "contre la destruction de la vie marine" à l’Ermitage. C’est du moins le nombre de personnes qui avaient confirmé, sur Facebook, leur présence à la manifestation. Mais c’est à peine une quarantaine de personnes qui se sont en réalité déplacées pour défendre leur opposition à la pêche intensive de requins.
Une faible mobilisation à laquelle les organisateurs ne s’attendaient sans doute pas. "Déçus", selon la presse écrite, ils pensent que plusieurs personnes auraient renoncé suite à des menaces et des tentatives d'intimidation.
Il faut dire que le risque requin fait débat sur l’île. D’un côté, les partisans de la pêche réclament des actions en faveur d’une régulation. De l’autre, les défenseurs de la vie marine déplorent les pêches post-attaques de squales, qui ne seraient selon eux "pas la meilleure solution".
Le rassemblement s’est finalement transformé en une heure de débat auquel des partisans de la pêche s’étaient invités. Dans une ambiance moins houleuse sur la toile, chacun a défendu son opinion sur le rôle de l’Etat dans cette crique requin, l’interdiction de vendre du requin dû à l’arrêté ciguatera, l’avenir de la Réserve marine et du récif corallien…
Ce matin, une autre manifestation était prévue à la Saline pour informer le public des conséquences de la surfréquentation du lagon. 600 personnes étaient attendues.
Clicanoo.re - publié le 4 Mai 2015 - 06h11 - L'océan comme avant
Environ 200 usagers de la mer se sont rassemblés hier À Trou d'Eau pour témoigner de leur attachement à l'océan et sensibiliser à la protection du lagon, sur fond de crise requin.
CRISE REQUIN
Trois semaines après l'attaque fatale au jeune surfeur Elio Canestri sur le spot des Aigrettes, nouvelle mobilisation des usagers de la mer contre les conséquences en chaîne de la crise requin.
Hier, à l'initiative d'un groupe de jeunes surfeurs dont l'appel a été largement relayé sur les réseaux sociaux, environ 200 pratiquants d'activité nautiques se sont rassemblés à Trou d'eau pour occuper symboliquement le lagon. Parents, enfants et adolescents, unis dans un même élan sur leurs planches (surf, paddle, morey), animés par l'espoir de renouer avec les joies de l'océan, comme avant.
Entre l'hommage à Elio et une protestation contre les arrêtés qui restreignent les activités nautiques, la démarche visait à sensibiliser aux dangers de la surfréquentation du lagon. "C'est symbolique de se retrouver ici, dans le lagon. C'est l'occasion de rappeler aux autorités que le monde de la mer est à la dérive depuis quatre ans, et qu'il est temps de prendre des mesures pour que les passionnés que nous sommes puissent répartir sereinement à l'eau", résume Clément, l'un des participants.
                                          La frustration des free surfeurs
Cette fois, il n'était pas ouvertement question de revendications militantes (pour la pêche, contre la réserve marine, pour ou contre les drumlines) mais plutôt d'afficher l'unité d'une communauté d'usagers - au-delà des polémiques - d'insister sur l'urgence d'une rapide sortie de crise. "Il faut sécuriser au plus vite les zones de baignade extérieures au lagon pour éviter la pression actuelle imposée au récif corallien", réclame un groupe d'adolescents.
Ce fut aussi l'occasion aussi pour les free surfeurs d'exprimer leur frustration de ne plus pouvoir pratiquer leur passion. Pour d'autres, de réclamer l'extension du protocole vigies requin aux sessions libres, ou encore de plaider pour l'accélération de la mise en œuvre des dispositifs de sécurisation sur l'ensemble des spots de l'Ouest.
Atelier dessin pour les plus petits, nettoyage de la plage et dégustation culinaires à base de... requin ont agrémenté cette manifestation pacifique.                V.B.
Clicanoo.re - publié le 5 mai 2015 - 05h40 - Courrier des lecteurs - Crise requin : enfin des élus responsables
Sans aucun parti pris politique, je trouve simplement rassurant de voir enfin des élus qui osent dire tout haut ce qu'une majorité de la population pense tout bas en matière de requins. Une majorité qui, hélas, se tait depuis 4 ans sous la pression d'une poignée d'extrémistes violents qui réduisent à néant le débat démocratique et le droit de chacun à penser différemment d'eux. Interrogé sur Outremer 1ère à propos des attaques de requins (JIR du 17/04/15) Gilbert Annette, maire de Saint-Denis, tient notamment les propos suivants : « C'est vrai que c'est dramatique, mais il faut aussi relativiser : les attaques de requins à la Réunion c'est 2 morts par an, c'est 20 fois moins que les morts sur la route où il y a 40 morts par an » ; « Il faut aussi que chacun respecte les règles. On ne peut pas être comptable de ceux qui sortent de la norme, de ceux qui font ce qu'ils veulent. Une majorité d'accidents se produisent dans les parties interdites. Il y a aussi à la base de tout cela des imprudences, il faut les condamner » ; « Il s'agit de compromis : il faut à la fois permettre aux requins d'exister - on ne peut pas faire disparaître les requins - et protéger les baigneurs et les surfeurs. Il faut admettre que nous sommes dans un environnement qu'on ne maîtrise pas à 100%, qu'il n'y a pas de risque zéro, et que chacun doit assumer ses responsabilités. C'est une réalité compliquée, on ne peut pas prévoir les requins, ils sont imprévisibles ». Rien à redire : il fallait du courage pour rappeler ces évidences quelques jours seulement après le dernier accident mortel.
Plus récemment, surprise : dans le fief même du député-maire de Saint-Leu Thierry Robert - l'égérie des chasseurs de requins et autres pourfendeurs de la réserve marine -, c'est le 4ème adjoint Pierre Guinet qui, en plein conseil municipal, rentre dans les plumes des drumlines et du programme Cap Requins 2, infligeant au passage une sérieuse déculottée à l'élu délégué au projet, le représentant de la ligue de surf, Christophe Mulquin (JIR et Quotidien du 2/05/15). M. Guinet s'insurge avec raison contre ce gaspillage éhonté d'argent public « dans des dispositifs plus ou moins fumeux » en période de restrictions budgétaires. Il met en exergue la manipulation des autorités et de l'opinion publique par les associations de surfeurs. Et insiste, enfin, sur tous ces accidents qui auraient pu être évités si certains ne prenaient pas de risques inconsidérés : « Outre de surfer la vague, ils surfent aussi sur le désappointement et sur un état d'esprit un peu malsain, sans jamais se remettre en cause sur les risques qu'ils ont pris ».
[…] Pendant ce temps, Thierry Robert sollicite un coup de main financier du conseil régional pour « sécuriser » la gauche de Saint-Leu (coût prévu : 4 millions d'euros, une paille…) tout en continuant à "assassiner" son président Didier Robert à la moindre occasion ; décide d'investir déjà quelque 100 000 euros de l'argent du contribuable dans des drumlines dont il reconnaît lui-même que l'efficacité n'est pas prouvée ; et pour s'éviter des problèmes avec les morts à venir, il prend soin de décliner toute responsabilité de la commune en cas d'accident. On croit rêver ! […] En tant que surfeur, j'ai du mal à avaler la blague….                      Didier Dérand
Zinfos974.com - Mercredi 6 Mai 2015 - 07:25 - Pêche aux requins: Des pêcheurs professionnels prennent position.
Après les plongeurs qui sont venus soutenir la réserve marine, c’est au tour des pêcheurs professionnels d’exposer leur satisfaction des mesures annoncées par la ministre des outremer. Dans une tribune libre relayée par le Comité régional des pêches, ces pêcheurs regroupés en collectif estiment qu’il est nécessaire de "restaurer l'équilibre environnemental de la bande côtière pour sortir de la crise requins" :
Nous, pêcheurs professionnels artisans, tous ressortissants du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion, alertons fréquemment depuis plusieurs années les autorités, de toute sensibilité, et la société civile, en toute occasion, sur le déséquilibre environnemental que nous avons constaté dans la bande côtière.
Les attaques successives de requins, mortelles et mutilantes, recensées à La Réunion depuis 2011 viennent à chaque accident confirmer nos dires et corroborer nos constats sur la prolifération des requins, essentiellement bouledogue et tigre, aux abords des côtes du littoral ouest.
A la différence de ceux qui en parlent sans la connaître et des autres qui disent tout savoir d’elle en ne la pratiquant qu’occasionnellement, la mer est, chaque jour où les conditions climatiques s’y prêtent, notre lieu de travail et surtout notre source de revenus.
Nous y exerçons notre métier, une vocation pour la plupart, transmise de génération en génération en même temps que les savoirs traditionnels et que les prédictions des anciens sur les vents et les courants, sur la formation d’un banc de poissons, sur la présence de requins... La mer, nous la connaissons et nous la respectons.
Depuis toujours, les poissons pélagiques, thons, espadons, marlins ainsi que les poissons de fond, vivaneaux et autres mérous, sont nos cibles car ils correspondent aux attentes de notre clientèle.
Depuis 1999 et l’interdiction de leur commercialisation par précaution sanitaire, les requins bouledogue et tigre sont devenus nos concurrents, nos adversaires dans la capture de cette ressource halieutique.
A l’aléa de la pêche qui caractérise notre métier de "chasseur", est venu s’ajouter celui de la possible prédation de nos captures. Il ne nous suffit plus, en effet, de trouver un banc de poissons pour s’assurer d’une pêche généreuse et d’une marée rentable, il nous faut avant tout compter sur le bon vouloir des requins ! Chacun d’entre nous peut témoigner d’un poisson qui becque à l’hameçon, qui est remonté, parfois d’une grande profondeur à la main ou au treuil électrique, et que le pêcheur voit déchiqueté par un autre prédateur, le requin, à sa remontée à la surface ! Tous les usagers de la mer assistent régulièrement aujourd’hui à cette même scène.
A ceux qui prétendent, par populisme et par extrémisme, que les requins ont été attirés par l’appâtage de nos engins de pêche, il faut rappeler, d’une part, que nos parents ont toujours rapporté la présence de requins aux abords des côtes de La Réunion et, d’autre part, que la pêche côtière a toujours été pratiquée le long du littoral. En revanche, jamais leur récit n’avait fait état d’un nombre et de comportements agressifs de requins comme nous le constatons depuis dix années !
Au milieu des années 90, La Réunion comptait pas moins de 500 pêcheurs professionnels. Il nous arrivait à tous de pêcher du requin, toutes espèces confondues, car leur chair commercialisable était appréciée des Réunionnais et surtout bon marché. Les statistiques de l’époque font état de captures de requins, de tous types, de l’ordre d’une vingtaine de tonnes annuelles, soit plus d’une centaine d’individus par an.
L’une des origines depuis une dizaine d’années du déséquilibre environnemental dans la bande côtière de La Réunion est donc pour nous si évidente ! D’autres facteurs sont sans doute en cause, parfois nous dépassant certainement. En tout cas, il ne nous appartient pas de les énoncer mais il est de notre responsabilité d’apporter notre témoignage de gens de mer face à un enjeu qui nous concerne directement.
A ceux qui reprocheraient à la pêche professionnelle d’avoir laissé proliférer les requins tigre et bouledogue à La Réunion, il faut rappeler qu’il ne nous sert à rien de pêcher une espèce interdite à la commercialisation. La pêche est notre métier, pas une activité de loisir !
L’initiative de la ministre des outre-mer d’accroître de manière maîtrisée les prélèvements de requins tigre et bouledogue à La Réunion, y compris à l’intérieur de la Réserve naturelle marine, répond ainsi, selon nous, parfaitement aux réponses à apporter à ce déséquilibre environnemental.
Pêcher les requins bouledogue et tigre, et seulement ces deux espèces, est une obligation, au-delà de la sécurité publique, à La Réunion pour restaurer l’équilibre environnemental de la bande côtière.
A ceux qui gesticulent autour d’un "massacre" annoncé de requins, il faut rappeler que ce n’est ni l’intention de la pêche professionnelle, ni dans ses capacités, puisque nos techniques de pêche sélectives à la ligne ne nous permettent pas de nous engager dans ces excès que nous avons toujours combattus.
A ceux qui dénoncent l’oisiveté de la pêche professionnelle pour la réduction du risque requins à La Réunion, il faut dire que nous n’avons aucun intérêt à faire de la pêche aux requins notre métier, la valeur marchande des pélagiques et des poissons de fond que nous voulons pouvoir de nouveau capturer est sans comparaison.
A ceux qui chaque jour désinforment et manipulent l’opinion sur la gestion de la crise requins, nous souhaitons opposer notre connaissance des eaux qui bordent La Réunion et notre implication à contribuer à sa résolution.
Tel est le témoignage de pêcheurs professionnels, usagers de la mer directement concernés par un phénomène à résoudre en urgence et en commun pour préserver notre avenir, celui de nos enfants à La Réunion.
Edouard-Félix, Herbert, Julien, Jean-François, Patrick, Cédric, Paul-Bertrand, Bernard, Alix, Mathias, Ahmed, Frédéric, Henri, Pascal et tous les autres pêcheurs professionnels également impliqués et investis dans la réduction du risque requins à La Réunion.
Zinfos974.com - Jeudi 7 Mai 2015 - 18:14 - Risque requin: Le Préfet appelle à la prudence pendant les vacances
Le rapport définitif de l’étude CHARC (connaissance de l’écologie et de l’habitat des requins tigre et bouledogue sur la côte Ouest de La Réunion) a été clos à la fin du mois d’avril 2015 au terme de plus de 30 mois de travaux. Ce rapport, consultable en ligne sur le site www.info-requin.re, souligne notamment le phénomène de concentration accrue des requins bouledogue en période de transition été-hiver austral sur la côte Ouest de La Réunion.
Cette situation conduit le préfet de La Réunion à recommander la plus grande vigilance aux usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin, qui font l’objet d’une réglementation spécifique.
Le préfet invite par ailleurs l’ensemble des usagers de la mer à respecter les conseils de prudence suivants :

I. Rappel de la réglementation en vigueur
L’arrêté préfectoral du 13 février 2015, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques, est applicable jusqu’au 15 février 2016. Cet arrêté restreint, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin, à savoir :
- la baignade, y compris lorsqu’elle s’effectue à l’aide d’un équipement de type palmes, masque et tuba ;
- les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard).
Cette liste est limitative : les autres activités nautiques, notamment la plongée et la pêche sous-marine, demeurent possible dans le cadre de la réglementation, et s’effectuent aux risques et périls de leurs usagers.

II. Rappel des dispositifs de prévention et de surveillance en vigueur
D’une manière générale, la signalisation utilisée pour la baignade sur les plages surveillées est la suivante :
    - un drapeau rouge vif signifiant : « interdiction de se baigner » ;
    - un drapeau jaune orange signifiant « baignade dangereuse mais surveillée » ;
    - un drapeau vert signifiant « baignade surveillée et absence de danger particulier ».
Sur certaines plages, ce dispositif est complété par une signalétique spécifique relative au risque requins :
    - la flamme rouge représentant un requin indique que la présence d’un requin est signalée ou observée ;
    - la flamme orange représentant un requin indique que les conditions météorologiques sont propices à la présence de requins.

III. Conseils de sécurité et de prudence
- Avant de se mettre à l’eau
      - vérifier la couleur du drapeau hissé et consulter les panneaux d’informations ;
     - recueillir les informations utiles relatives aux mesures d’interdiction auprès des services compétents, les municipalités ou le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion ;
     - se renseigner auprès des maîtres nageurs sauveteurs du poste de surveillance de la plage sur les dangers éventuels : courants, conditions météorologiques (forte houle, orage, intempéries), qualité de l’eau (eaux troubles, pollution) ;
     - ne jamais se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse.

-Une fois à l’eau
      - ne pas relâcher sa vigilance : le risque « zéro » n’existe pas, y compris lorsque l’on pratique une activité nautique dans un espace aménagé et surveillé .
      - ne pas se baigner en cas de blessure ;
      - privilégier la pratique collective des activités nautiques, sous l’encadrement et la responsabilité des professionnels de la mer ;
      - en cas de pêche sous marine, ne pas conserver ses prises sur soi : les déposer le plus rapidement possible sur sa bouée ou dans son bateau.

Il est demandé de rapporter toute observation de requin auprès d’un poste de surveillance ou du CROSS Réunion : 02 62 43 43 43
Toutes les informations relatives aux démarches de réduction du risque requin à La Réunion, dans l’ensemble des domaines, sont disponibles sur le site Internet dédié : www.info-requin.re

Zinfos974.com - Dimanche 10 Mai 2015 - 12:19 - Après "l'arzent braguette", le comité des pêches invente "l’arzent rékin"
Le communiqué du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Vagues et Sauvegarde des Requins en réponse à la prise de position récente du comité régional des pêches : Sur une belle affiche papier, façon appel du 18 juin, le comité régional des pêches fait lancer à quelques uns de ses obligés un magnifique appel à mobilisation (JIR, 6/05/15).
Aux armes citoyens, la patrie réunionnaise est en danger ! Il faut partir en guerre contre ces diaboliques requins qui viennent jusque à nos canots, dévorer nos prises, nos appâts…..On passera sur les contorsions du discours.
En 2012, dans un article de la Dépêche (8/08/12), les pêcheurs nous expliquaient que les réunionnais ne mangeaient pas de requin.
L'article nous offrait même cette perle :
« Président du Comité des pêches de la Réunion, Jean-René Enilorac a été le premier à plaider pour la levée de l'interdiction de la vente du requin bouledogue, en vigueur depuis 2009. (…) M. Enilorac reconnaît que la chair du bouledogue n’attire pas beaucoup les consommateurs" et que l'animal ne "vaut pas la peine d'être pêché sans subvention", en raison d'un prix très bas à 1 ou 2 euros le kilo. Il entend malgré tout "l'éliminer parce qu'il bouffe tous nos poissons sur nos lignes". "On verra après, si les réunionnais veulent en manger ou pas", ajoute-t-il. »
Et on nous explique maintenant que ces requins - dont personne ne voulait de toute façon et dont la pêche n’était pas rentable - se sont mis à pulluler lorsque leur consommation a été interdite. La logique même, mon cher Watson…..
Il faut dire qu'entre-temps la pêche du requin est devenue une activité très rentable….à grand renfort de subventions. Les heureux élus choisis par le comité des pêches ont bénéficié d'une rente de 50 euros de l'heure pour pêcher pour leur propre compte. Il leur suffisait de larguer une bouée avec un hameçon appâté pendant qu'ils pêchaient par ailleurs, comme d'habitude. Et si un requin mordait à l'hameçon, ils touchaient en sus un jackpot de 900 euros.
Une autre perle, ce témoignage d'un « proche du comité des pêches » suite à la capture de 5 requins tigres dans la seule journée du 19 avril (JIR, 22/04/15) :
« La priorité, c'est censé être le bouledogue. Mais les gars préfèrent pêcher du tigre. Ils savent à peu près où ils sont. Ils en prennent un ou deux de 400 kilos et ils se mettent 1000 à 1500 euros dans la poche en une seule nuit. S'ils devaient prendre des bouledogues, ça leur prendrait des semaines pour récolter autant d'argent ». Elle est pas belle la vie ?!
Quant au représentant de l'Etat Nicolas Le Bianic, il « reconnaît à demi-mot que le dispositif de financement n'est pas adapté ». Sans rire….
Faut-il rappeler aussi qu'en décembre 2014, si le programme de pêche CapRequin s'est arrêté brutalement, c'est tout simplement faute…..de subventions ?
Les 600 000 euros supplémentaires que l'on s'apprête à dépenser pour CapRequin 2 seront distribués à des pêcheurs qui deviendront là encore les obligés du comité des pêches, chargé de distribuer "l'arzent rékin".
Pour satisfaire les exclus mécontents, on vient de doubler le nombre de pêcheurs habilités.
Le Quotidien du 21/04/15 nous rapporte aussi une « incitation sonnante et trébuchante : le paiement d'un forfait carburant qui s'ajoute au paiement au kilo des éventuelles prises. Une avancée significative puisque la possibilité de rentrer bredouille, sans aucun revenu, freine les ardeurs des professionnels pour participer à la réduction du risque requin » (sic).
Et il se dit maintenant que les conditions ont encore été améliorées : c'est près de 2000 euros qui peuvent être attribués pour une seule journée de pêche. Sans compter évidemment les prises "accessoires" conservées par les pêcheurs. N'en jetez plus, la cour des pêcheurs est pleine (d'euros) !
On ne s'étonnera pas si certains bénéficiaires de "l'arzent rékin" sont prêts à jurer que les eaux réunionnaises sont infestées de requins, et que le requin était la nourriture de base des réunionnais avant que sa commercialisation ne soit interdite en 1999. Allez, encore une petite rallonge et on en trouvera prêts à jurer mordicus qu'ils ont été élevés au lait de requin.
On ne s'étonnera pas non plus que les signataires de cet appel soient les obligés du comité des pêches, les mêmes qui bénéficient des 600 000 euros de "l'arzent rékin".
Quelques exemples parmi d'autres, dans ce tissu de propagande :
- Ils prétendent que les requins « prolifèrent aux abords des côtes du littoral ouest ».
Les pêcheurs inféodés aux programmes ciguatera et CapRequin ont été incapables d'atteindre le quota fixé de requins bouledogues, malgré les centaines de milliers d'euros dépensés. Des bouledogues diaboliques qui, selon eux, pullulent et bouffent tout sur leur passage ….sauf les appâts officiels.
Alors, soit l'invasion n'existe que dans leur tête, soit il faut faire appel à un exorciste.
- Ils affirment : « Au milieu des années 90 (…) Il nous arrivait à tous de pêcher du requin, toutes espèces confondues, car leur chair commercialisable était appréciée des réunionnais ».
Tout le contraire de leurs déclarations de 2012. Pire : ils se contredisent eux-mêmes en reconnaissant dans leur appel : « Depuis toujours, les poissons pélagiques, thons espadons, marlins ainsi que les poissons de fond, vivaneaux et autres mérous, sont nos cibles car ils correspondent aux attentes de notre clientèle ». Bizarre, vous ne trouvez pas ?
- Ils prétendent encore : « (…) nous n'avons aucun intérêt à faire de la pêche aux requins
notre métier, la valeur marchande des pélagiques et des poissons de fond que nous voulons pouvoir de nouveau capturer est sans comparaison ».
L'intérêt financier a été largement exposé. Pour le reste, on comparera avec cet extrait du Quotidien du 27/07/13 à propos du lancement de la 2ème campagne de pêche ciguatera :
« Pour les pêcheurs, cette campagne financée par l'Etat est suffisamment lucrative pour songer à abandonner toute autre activité. "ça rapporte plus que de chasser l'espadon ou le thon" indique l'un d'eux ».
De l'art d'affirmer une chose et son contraire avec le même aplomb. Bizarre, bizarre. Comme c'est bizarre…...Au final, la fameuse "gestion" du risque requins par le comité régional des pêches est devenue une sombre histoire de fric.
Alors nous demandons au dit comité de produire publiquement :
- la liste nominative des pêcheurs qu'il a habilités pour cette croisade anti-requins,
- les conditions financières très avantageuses qu'il offre à ses heureux élus,
- ainsi que le budget détaillé de CapRequin 2.
Clicanoo.re - publié le 13 mai 2015 - 05h39 - Région : plus de 400 000 euros pour protéger les zones nautiques ( extrait )
La commission permanente de la Région s’est réunie mardi. A l’ordre du jour : une cinquantaine de dossiers dont le versement d’une subvention à la commune de Saint-Paul pour protéger les zones nautiques contre les attaques de requins.
Les conseillers régionaux ont notamment approuvé le versement d’une subvention globale de 434 922€ (dont FEDER : 142 461€ ; Région : 142 461€ en investissement et 150 000€ en fonctionnement pour 2015) à la commune d e Saint-Paul pour le financement d’un système de protection des zones nautiques contre les attaques de requins.
Il s’agit de sécuriser la pratique de la baignade à proximité des plages des Roches Noires et de Boucan. La Collectivité déploie depuis 2011 des moyens importants (plus de 1 million d’euros) à la fois pour soutenir la recherche scientifique, sécuriser les zones de baignade, les activités de loisirs, maintenir les vigies requin, accompagner la Ligue réunionnaise de surf. ...
Le Quotidien de la Réunion – le 13 mai 2015 - Les plaisanciers accusent
Discret depuis sa dernière manifestation en février 2013, le Comité de défense des plaisanciers veut mobiliser l'opinion sur la surpêche dans l'océan Indien, qui pompe les ressources et favorise la présence de requins près de nos côtes.                   lire
Orange Réunion - par www.ipreunion.com - le 15 mai 2015 à 14:42 - Boucan Canot : endommagés par la houle, les filets anti-requins ont été réparés
A Boucan Canot, les filets anti-requins sont de nouveau pleinement opérationnels ce vendredi 15 mai 2015. Formé par la houle, un trou béant avait été repéré la veille par les maîtres nageurs sauveteurs de la plage (voir photo de Thierry Peres).

Ce week-end, les baigneurs pourront enfin pleinement profiter de la plage de Boucan Canot. Après une semaine de galère, les filets de protection ont été réparés ce vendredi par la société Synergie. Un trou avait été repéré il y a quelques jours par des nageurs amateurs. "Tout le monde s’est pris en photo devant", rapporte un plongeur qui avait également vu la brèche. "Les chaînes sont espacées en bas des filets. Et sur le côté extérieur du filet, on pouvait également passer", relate-t-il.

"Il y a eu un trou repéré jeudi par les MNS. Comme c’était un jour férié, ils ont fait des réparations provisoires. Ce vendredi, l’entreprise responsable de l’entretien des filets - Synergie - est venue sur place", relate la commune de Saint-Paul. Les filets anti-requins sont donc de nouveau pleinement opérationnels. Le week-end passé, ils avaient dû être immergés afin de les protéger de la houle. La baignade avait alors été interdite, avant d’être autorisée avec une surveillance renforcée à l’aide de scooters des mers.

Installé le 10 octobre 2014, le système avait déjà cédé une première fois le 4 novembre dernier. "On se demande si cela peut être une solution pérenne dans le sens où c’est assez fragile", s’interroge-t-on du côté des plongeurs amateurs.

Clicanoo.re - publié le 18 mai 2015 - 07h01 - Courrier des lecteurs - Des requins et des hommes, bis repetita
Existe-t-il d’autres moyens plus efficaces pour éloigner les requins de nos côtes afin de prévenir toute attaque mortelle ? C’est la seule question qui mérite d’être posée, à condition toutefois que les autorités compétentes soient prêtes à engager des frais supplémentaires pour assurer la protection des rivages, et partant celle des baigneurs, des surfeurs et des touristes qui veulent goûter aux joies de la mer, - et répondre ainsi aux incessantes demandes qui fusent de toutes parts. Car, c’est l’évidence même, rien ni personne, à notre connaissance, ne pourra faire disparaître à tout jamais ces squales de l’océan, où ils sont chez eux et qui, comme le dit M. Jules Bénard, est leur domaine. Ce serait lancer à la nature un formidable défi impossible à tenir.
On nous dit qu’en Afrique du Sud et en Australie des filets anti requins ont été installés avec succès et que nous devrions faire comme eux et suivre leur exemple. Mais on nous dit aussi que sur la côte ouest de l’Australie, en deux points pas très éloignés l’un de l’autre : là où la pêche des requins est autorisée, les coraux qui se trouvaient à proximité sont tous morts et en revanche, là où la pêche est interdite, dans la réserve marine, ils sont florissants et magnifiques à voir. Ce qui tend à prouver que les requins participent à l’écosystème et que leur éradication pourrait avoir des conséquences imprévisibles.
Aussi tout ce vacarme, plus assourdissant que la rumeur des vagues, pour clouer au pilori les personnes accusés d’être responsables de la folie meurtrière des requins à cause de leur incapacité ou leur négligence, ne peut avoir comme effet que d’éloigner les touristes désireux de connaître notre île !       Georges Benne
Le 21 mai 2015 - Un mail de Sébastien GUILTAT - 36, Rue des Salines - Appt 11D - 97434 La Saline les Bains
06 92 70 63 34 - sebastienguiltat@gmail.com

Un peu de lecture sur le risque requin à La Réunion qui devrait intéresser certains d'entre-vous

http://echogeo.revues.org/14205

Zinfos974.com - Lundi 25 Mai 2015 - 20:24 - Requin: Une "marche rouge" à St-Gilles plus d'un mois après la mort d'Elio
Un mois et demi après la disparition tragique d’Elio Canestri le dimanche 12 avril 2015 lors d'une attaque de requin, une nouvelle mobilisation sur le "risque requin" s’est tenue aujourd’hui à Saint-Gilles. Dès 9h30, les manifestants se sont rassemblés sur la plage des Aigrettes pour entamer une "marche rouge" en direction de la résidence secondaire du Préfet.
Objectif : Faire entendre leur grogne face à "l’immobilisme" de l’Etat sur le risque requin. Parmi les participants se trouvaient de nombreux jeunes surfeurs, des passionnés de la mer mais aussi des proches du jeune Elio et son père. "La peinture rouge représente tout le sang qui a coulé toutes ces années, commentent les organisateurs sur Facebook. 7 attaques en 4 ans! On ne peut plus supporter ça".
Zinfos974.com - Lundi 1 Juin 2015 - 16:49 - Attaque de requin au Port : Le pronostic vital de la victime n'est pas engagé

Plus de peur que de mal pour le surfeur attaqué cet après-midi sur le spot de la Folette, au Port. Pris en charge par le SDIS, le pronostic vital de la victime, Eddy Chaussalet, n'est pas engagé.
Selon les informations de trois pêcheurs présents sur place, Eddy Chaussalet, 47 ans, était à l'eau en compagnie d'au moins un autre surfeur.
Le bras gauche de la victime n'a pas été sectionné. Les secours ont prodigué les premiers soins, sur place, pendant une demi-heure.
Eddy Chaussalet a été ensuite évacué au CHU. Informé par des connaissances, le père du surfeur (en photo) a appris sur les lieux, en face de la SRPP, que son fils venait d'être transféré au CHU Bellepierre.
Selon des pêcheurs, la planche du pratiquant a été "mangée" à deux extrémités.

Zinfos974.com Le Port : Un surfeur attaqué par un requin

Le Port : Un surfeur attaqué par un requin
Une attaque de requin est survenue ce lundi, peu avant 15 heures, au large de la darse du Port Ouest. La victime est un homme de 47 ans. Il a été gravement blessé à l'avant-bras droit.
Le quadragénaire a été pris en charge par les secours. Selon le témoignage d'un pêcheur qui a assisté à la scène, il s'agirait d'un surfeur confirmé. Sa planche aurait été endommagée à deux endroits différents.

Zinfos974.com - Lundi 1 Juin 2015 - 17:57 - Selon les pêcheurs du Port : "Surfeurs zot i vient, zot i connaît pas rien"...

Habituellement réservé aux marcheurs en fin d'après-midi, le littoral portois est aussi très fréquenté par des pêcheurs traditionnels. Mais la journée n'était pas propice au "bécage".
Leur verdict est sans concession : "La mer est sale aujourd'hui. On voit la couleur en bord de mer. Là regardez, c'est en boue", indique M. Gonthier, pêcheur "au moulinet" qui en rigole encore. Portois depuis toujours et pêcheur depuis...1967. Un tour sur le pont de la rivière des Galets suffit à confirmer que le débit d'eau pluviale est assez puissant aujourd'hui. L'Est et les hauts ont été bien arrosés. Même s'il a peu plu dans les bas dans l'Ouest.
D'autres pêcheurs en tenue de ville se sont eux aussi précipités derrière la SRPP pour se rendre compte de l'accident. Ici, c'est leur endroit. Entre le phare et les blocs. L'un d'entre eux se souvient que son frère, pêcheur sous-marin, a été mordu à la cheville par un petit bouledogue en 2006. Loin d'être apeuré par cette rencontre, "il est retourné à l'eau une semaine plus tard !"
L'ensemble des pêcheurs présents sont unanimes sur un fait. "Des requins ont en voit de temps en temps. Mais les surfeurs zot i vient, zot i connaît pas rien", estime Gilbert, casquette vissée sur la tête.
Gilbert a vu les pompiers porter le surfeur avant d'être embarqué en ambulance, "le bras gauche engarroté"

Zinfos974.com - Lundi 1 Juin 2015 - 19:16 - Une pêche ciblée de requins dès cette nuit au Port

Le préfet de La Réunion informe dans un communiqué que le programme Cap Requins 2 qui devait être lancé dans la semaine sera avancé dès ce soir dans la zone du Port où a eu lieu l'attaque de requin :
Une pêche ciblée de requins dès cette nuit au Port
Sur le littoral de la commune du Port, peu avant 15h, un surfeur âgé de 47 ans a été victime d'une attaque de requin. Cette attaque est survenue à proximité du chenal d'accès au Port Ouest, en dehors de toute zone sécurisée, dans un secteur où les activités nautiques sont interdites par arrêté préfectoral. La victime souffre d'une morsure sévère à l'avant bras gauche et a fait l'objet d'une médicalisation sur place avant d'être transporté au CHU de Saint-Denis. Son pronostic vital n'est pas engagé. Les sapeurs-pompiers et la police se sont rendus immédiatement sur les lieux dès l'alerte donnée.
Cet accident survient alors que plusieurs mesures opérationnelles sont engagées pour prévenir le risque requin. La mise en œuvre de ces mesures financées par l'Etat, la région et plusieurs communes permet d'envisager, conformément à l'arrêté préfectoral du 13 février 2015, une reprise progressive des activités nautiques sécurisées et encadrées au sein de zones d'expérimentation opérationnelle précisément délimitées par les maires.
                                                      Pêche ciblée
Depuis la dernière attaque, plusieurs opérations de pêche ciblée ont été conduites sur la côte Ouest de La Réunion, sous la coordination du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, dans le cadre des programmes « Cap Requin 1 » et « Valorequins ». Ces programmes font appel à deux techniques de capture sélective (smart Drumline et palangre de fond), ciblant les espèces de requins potentiellement dangereux (requin bouledogue et requin tigre). Le préfet a décidé d'anticiper de 48h le déploiement du programme « Cap Requin 2 » afin qu'un effort de pêche soit concentré sans délai dans la zone de l'attaque.
Surveillance des activités nautiques
Le dispositif de surveillance des sessions d'entraînement du pôle espoir de la ligue de surf (« Vigie Requin Renforcé ») est opérationnel depuis fin avril sur plusieurs sites de la commune de Saint-Paul. Un projet d'initiative associative est également en cours d'examen sur la commune de Saint-Leu.
Projets d'aménagement de zones d'activités nautiques sur le littoral Ouest
Des filets sont d'ores et déjà en place pour la baignade sur les communes de Saint-Paul et de l'Etang-Salé. D'autres projets de pose de filets de protection sont en cours pour sécuriser plusieurs zones de pratique d'activités nautiques sur les communes de Saint-Paul, Saint-Leu et Saint-Pierre.
La mise en œuvre de ces mesures est appelée à être coordonnée par le Centre de Ressources et d'appui de gestion du risque requin, dont l'objectif consiste à construire en collaboration avec l'ensemble des collectivités locales et des partenaires, une entité de référence à vocation opérationnelle et scientifique tenant compte des particularités du contexte réunionnais.

Zinfos974.com - Mardi 2 Juin 2015 - 11:03 - Le Port: Eddy Chaussalet aurait été attaqué par un requin bouledogue de 2,50m
Selon le site Inforequin, le squale responsable de l'attaque survenue hier après-midi au Port serait un requin bouledogue de 2,50m.
Eddy Chaussalet, un surfeur confirmé de 47 ans, a été attaqué par un squale ce lundi 1er juin alors qu'il s'adonnait à sa passion sur le spot de la Follette, derrière la SRPP. Gravement blessé à l'avant-bras gauche, le quadragénaire a été rapidement pris en charge par les secours. Ses jours ne sont pas en danger.
Suite à cette attaque, le Préfet a décidé de déclencher de façon anticipée le programme Cap Requins 2 dont le lancement était prévu dans la semaine. Une pêche ciblée à été menée dès hier soir dans la zone du Port où a eu lieu l'attaque de requin.
Zinfos 974.com - Mercredi 3 Juin 2015 - 10:46 - Cap Requins 2 : Un tigre de 3,50 m et un bouledogue de 2,50m prélevés
Un requin-tigre a été prélevé ce mercredi 3 juin vers 1h du matin au large du Port, indique le site Inforequin.
La capture a été réalisée sur une drumline, dans la zone de l'attaque dont a été victime le surfeur Eddy Chaussalet lundi après-midi.
Le squale, une femelle, mesure environ 3,50 m.
Ce prélèvement intervient dans le cadre du projet Cap Requins 2, déclenché lundi soir après l'attaque de requin sur le spot des Trois Bacs au Port.
Par ailleurs, dans la nuit de mardi à mercredi, un requin-bouledogue femelle, mesurant 2,50 m, a été capturé en baie de Saint-Paul sur une drumline. Une capture qui servira également au projet Cap Requins 2.
Zinfos974.com - Eddy Chaussalet raconte l'attaque : "J'étais à un mètre du bord" - Jeudi 4 Juin 2015 - 12:15 - SH

Eddy Chaussalet a eu beaucoup de chance. De son lit d'hôpital, le bras bandé, ce surfeur de 47 ans réalise qu'il n'est pas passé loin de la mort.
Lundi matin, alors qu'il s'apprêtait à surfer, il s'est retrouvé face à un requin. "J'étais à un mètre du bord, affirme-t-il, je n'ai même pas eu le temps de me baigner". Alors qu'il se mouillait la nuque et s'apprêtait à mettre son leash de planche, une pression l'a saisi au bras gauche.
"Je n'ai rien vu mais j'ai senti une sensation au niveau de mon bras et une présence pendant une fraction de seconde, raconte-t-il. J'ai tout de suite lancé la planche de surf vers le requin. Seulement quelques instants après j'ai vu sa gueule".
Le requin a donc attaqué la planche une première fois, laissant le temps à Eddy de sortir de l'eau. "Une fois au bord de la mer, sur le sable, j'ai vu le requin attaquer la planche à nouveau, quelques mètres plus loin".
Doit-il sa survie à la chance ou à sa réactivité? "Un peu des deux", selon lui.
                                 "En une seconde, j'ai vu la mort"
Si la planche n'a pas été épargnée, le requin n'aurait que, fort heureusement, "frotté ses dents" contre le bras d'Eddy. Les tendons sectionnés, il retrouve néanmoins aujourd'hui le mouvement de ses doigts.
"En une seconde, j'ai vu la mort", avoue-t-il. Il ajoute ne pas "faire de cauchemars", "mentalement, ça va". Il assure toutefois que, pour le moment, le surf c'est fini.
"Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on travaille tout le corps lorsqu'on surfe. C'est un sport complet et il n'y en a pas d'autres aussi bons pour la santé. C'est ça que les autorités doivent comprendre. C'est ça l'importance du surf".
Si la randonnée ne l'enchante pas, il dit vouloir se mettre à la marche, "le temps que la sécurité se mette en place". "Avec des filets, je me remettrai à l'eau", indique-t-il.

Zinfos974.com - Samedi 6 Juin 2015 - 09:39 - Sea Shepherd: Cap Requin 2 mettrait nos baleines en danger
En réaction au dispositif Cap Requin 2 déclenché lundi soir suite à l'attaque de requin au Port, Sea Shepherd et son nouveau correspondant pour La Réunion, Thierry Nikolaeff exprime leur inquiétude quant aux effets du dispositifs sur les baleines qui vont prochainement arriver aux abords de nos côtes:
"La saison des baleines débute à La Réunion, l’occasion rêvée de redorer le blason touristique d'une île à la dérive... Mais cela c'était sans compter Cap requin 2…..
Ce toujours aussi surprenant et obscur comité décisionnaire non scientifique, dont le nom rappelle la suite d'une mauvaise série Z, a décidé de profiter de l'occasion pour poser des drumlines et palangres dans la baie de SaintPaul et près des plages.
Prenons le temps de rappeler le fonctionnement de ces dispositifs: un hameçon appâté (souvent placé à plus de 2 m du fond) est relié par le biais d’une chaîne puis d’un filin à une bouée. Un second câble quitte cette structure en surface sur quelques mètres, grâce à des flotteurs, avant de plonger vers le fond. Il est relié à une ancre qui assure ainsi le maintien du dispositif. Les requins capturés restent libres de se mouvoir autour du point d’ancrage et attendent patiemment qu'on vienne les cueillir.
Il me semble utile de rappeler qu'il s'agit d'une technique de pêche vieille de 70 ans. À La Réunion, cette méthode est utilisée pour "prélever" des requins bouledogue et tigre. Le premier souci est que lorsque qu'un plus petit requin mord à l'hameçon, il attire rapidement de plus gros prédateurs et un banquet frénétique se déclenche alors autour du dispositif. Je vous laisse imaginer la réaction d'un bouledogue en pleine frénésie alimentaire qui entend les éclaboussures en surface d'un surfeur à quelques mètres de là...
Par ailleurs, les drumlines ne sont pas appâtées avec un menu "spécial requins". Est ce nécessaire de rappeler que de nombreux animaux marins sont susceptibles d'être intéressés par la proie agonisante?
C'est ainsi que l'an dernier une baleine a agonisé des jours entiers prisonnière d'une drumline à La Réunion. Tortues et autres espèces en danger sont également menacées.
Enfin, qu'en sera-t-il quand les touristes décideront de nager avec les baleines au milieu du champ de mines? Le danger sera accru pour les cétacés comme pour les baigneurs et on taxera de nouveau les requins de tous les maux alors que le double jeu des hommes est seul responsable. Valoriser le tourisme baleines au milieu d'un banquet flottant? Jusqu'où l'inconscience poussera les "autorités" Réunionnaises ?"
Zinfos974.com - C4Mercredi 10 Juin 2015 - 12:07 - 1R: Sea Sheperd et Didier Dérand indésirables

Les portes de la sous-préfecture leur ont été refusées ce matin. S’y tenait une nouvelle réunion du Comité réunionnais de réduction du risque requins (C4R).
Didier Dérand, délégué de la Fondation Bardot, président de l’association Vagues, ainsi que Thierry Nikolaeff, nouveau porte-parole de Sea Sheperd, déplorent que "la préfecture mette les écologistes en minorité".
"Je suis venu de Saint-Joseph. J’ai fait une demande officielle depuis plusieurs jours. J’ai même fait une demande via la Fondation Bardot pour pouvoir assister à cette réunion. Niet ! Aucune réponse", regrette Didier Dérand. Il finit par trouver ça "normal, vu la façon de procéder de la préfecture et de l’Etat à La Réunion. Ça fait un mois que j’ai demandé des documents relatifs à la ciguatera et autour du sujet requins. Mais à chaque fois je suis obligé de faire appel à la commission d'accès aux documents administratifs à Paris. Et à chaque fois le préfet est mis en demeure de libérer le document. Ça me demande deux mois alors que ce sont des documents auxquels j’ai le droit d’avoir accès", soutient le représentant de la Fondation Bardot.
Aux côtés du représentant de Sea Sheperd, il déplore le "manque de transparence absolu" sur ce sujet requin. "Priorité est donnée au comité des pêches et aux associations de surfeurs", ajoute-t-il.
Thierry Nikolaeff demande à être associé à Cap Requins 2. Objectif : y avoir un droit de regard. "Ce dispositif est bien au niveau des vigies, des filets de protection. Il faut aussi accentuer l’aspect prévention", approuve-t-il. Mais sur la pose de drumlines et de palangres, il y reste, sans grande surprise, opposé. "La drumline va attirer des prises accessoires, avec des poissons qui n’auront pas assez de force pour déclencher la drumline. Il va s’agiter, tenter de se dégager, saigner, et attirer d’autres prédateurs plus gros". Un schéma "encore plus dangereux en période de saison des baleines" selon le représentant Sea Sheperd.

Zinfos974 - Mercredi 10 Juin 2015 - 14:42 - Requin : Une "marche mortuaire" à l'Ermitage en marge de la venue de M. Valls
En marge de la venue du Premier ministre, une marche est organisée par différents acteurs de la mer ce jeudi 11 juin. Tout de noir vêtus, les participants déposeront des fleurs et une couronne mortuaire "à la mémoire des victimes décédées ou mutilées par les squales depuis 2011".

L'objectif de cette "procession symbolique", commentent-ils, est d'exprimer leur "colère": "Après plus de quatre années de crise, le gouvernement français refuse toujours d'assouplir une réglementation qui protège les prédateurs sur les plages populaires".
"Oui à la protection du corail et des poissons, non à la protection des requins-bouledogues et requins-tigres dans une zone balnéaire", concluent-ils.
Le départ est donné dans l'après-midi, à 15h30 sur la plage des Brisants. Le cortège se dirigera ensuite au siège de la Réserve Marine de l'Ermitage.
D'autres manifestants se rendront, eux, au rassemblement de l'intersyndicale jeudi matin à 10h devant la Préfecture.

Clicanoo.re - publié le 12 juin 2015 - 06h20 - Risque requin : La manif’ ratée des activistes -

RISQUE REQUIN
Une trentaine d’irréductibles militants de la mer, dont des ados instrumentalisés, se sont réunis hier après-midi sur la plage des Brisants (Saint-Gilles) pour rejoindre à pied le siège de la Réserve naturelle marine à l’Ermitage-les-Bains. Arborant des silhouettes en hommage aux victimes des requins, ces activistes qui se prétendent usagers de la mer s’en sont une nouvelle fois pris aux défenseurs de l’environnement, jugés responsables des attaques à répétition. Le directeur Fabien Métayer avait prévenu qu’il n’hésiterait pas à engager des poursuites si nécessaire : "J’en ai ras-le-bol que la Réserve soit pointée du doigt par un groupuscule d’extrémistes. Ca vire à l’acharnement".
"Bande d’enfoirés"
Au final, les dérapages en sont restés au stade verbal et c’est déjà déplorable. Un pêcheur, qui n’a toujours pas digéré sa contravention, a menacé de mort les écogardes… D’autres ont proféré des insultes à un personnel dépité. "Bande d’enfoirés !", a-t-on notamment entendu dans un moment de confusion totale. Devant autant d’animosité, Fabien Métayer et son équipe ont défendu leur mission, expliquant vouloir simplement "restaurer la biodiversité". Les agents ont également rappelé que le bouledogue et le tigre ne sont pas des espèces protégées, contrairement à ce que certains continuent de colporter au sein de ce cercle. Les pêcheurs professionnels ont tout loisir d’aller les pêcher dans une large superficie du périmètre protégé. Au final, cette rencontre n’a pas été constructive. Le débat est trop passionné. C’est même à se demander si le dialogue est possible face à de tels interlocuteurs.    D.F.B

Samedi 13 Juin 2015 - 08:56 - ."Rend a nou la mer rend a nou La Réunion" : "L'État doit faire preuve de courage" -
Reçu hier en préfecture pour un entretien avec le conseiller du Premier ministre pour l'Agriculture et la Pêche, une délégation du collectif "Rend a nou la mer rend a nou La Réunion" a pu exprimer ses inquiétudes concernant la problématique du risque requin dans notre département, et notamment sur l'efficacité des moyens mis en place.
Selon le collectif, le conseiller de Manuel Valls leur a assuré "un renforcement de l'engagement de l'État" sur ce dossier.
La délégation rappelle à l'État qu'elle ne demande pas de l'argent mais que l'État fasse preuve de "courage", notamment face aux "intégristes des océans", à ceux "qui cherchent à diviser les Réunionnais" ou encore "de rétablir la vérité sur ce qui se passe vraiment à La Réunion".
Pour le collectif, le retour à une pêche traditionnelle est la seule perspective "durable économiquement et viable" pour mettre un terme à cette crise."Rend a nou la mer rend a nou La Réunion" tient également à saluer la rencontre entre les parents du petit Elio Canestri et le Premier ministre, et souhaite que cette rencontre soit la première d'une longue série d'entretiens avec les responsables de l'État "dans la prise en compte future de notre crise requin au plan national", conclut le collectif.
 

Zinfos974.com - Lundi 15 Juin 2015 - 10:00 - Crise requins: La préfecture refuse de fournir les documents à Didier Dérand
"Comme je m'y attendais le préfet refuse de répondre: dossier trop sensible". Voilà la réponse que vient d'obtenir Didier Dérand, délégué de la Fondation Bardot et président de l'association Vagues, de la part de la préfecture de La Réunion.
Il avait fait une demande officielle de documents relatifs à la ciguatera et au sujet requins en général la semaine dernière. "Mais à chaque fois je suis obligé de faire appel à la commission d'accès aux documents administratifs (CADA, ndlr) à Paris. Et à chaque fois le préfet est mis en demeure de libérer le document. Ça me demande deux mois alors que ce sont des documents auxquels j’ai le droit d’avoir accès", avait affirmé le défenseur des animaux.
Comme prévu, Didier Dérand devra attendre l'avis de la CADA dans un mois.
"Entre l'Etat qui achète la paix sociale en tuant du requin et les différents acteurs qui au passage s'en mettent plein les poches - comité des pêches en tête - ceux qui tentent de défendre les requins sont évidemment très mal reçus", termine-t-il.
Retrouver en pièce jointe sa demande à la CADA:
150615___lettre_a`_la_cada.doc 150615 - lettre a` la CADA.doc (49 Ko)

Orange Réunion - Boucan Canot : les filets anti-requins ont été une nouvelle fois retirés
A Saint-Paul, les maîtres nageurs sauveteurs de Boucan Canot ont dû une nouvelle fois retirer les filets anti-requins ce vendredi 19 juin 2015. La récente houle qui a déferlé dans l’ouest de l’île a endommagé le dispositif. (photo Thierry Peres)
"Les flotteurs semblent trop porteurs et ont semble-t-il exercé une force de traction trop importante sur les fixations qui ont été arrachées", indique un plongeur habitué des lieux.
Ce n’est pas la première fois que les filets sont retirés de la plage à cause de vagues trop puissantes. Mise en place en octobre dernier, la protection a déjà cédé en novembre 2014, puis au début du mois de mai 2015.
En revanche, cette fois-ci, la structure constituée de tubes polyéthylène a tenu le coup car elle ne dispose pas de flotteurs. "Il faudra trouver une autre solution", commente-t-on sur place alors que la flamme rouge est de sortie ce samedi.

Zinfos974.com - Mardi 23 Juin 2015 - 18:48 - Pierrot Dupuy - Etonnez-vous que les requins soient attirés, après...
Parmi les causes de la présence en plus grand nombre de requins à proximité de nos côtes, on évoque souvent des entrailles de gros poissons que les pêcheurs rejetteraient à la mer et qui attireraient les squales.
Tout le monde en parle, mais on en a rarement eu la preuve.
Merci donc à un lecteur de Zinfos qui nous a autorisé à utiliser une de ses photos montrant hier la mer rouge du sang de poissons que l'on vient d'étriper dans le port de Saint-Gilles, à proximité d'une poissonnerie.
Quand on vous dit qu'il y a vraiment des inconscients sur cette terre, qui jouent sans vergogne avec la vie des autres...

Mon commentaire : C'est tout simplement dégueulasse comme comportement.

ImazPress - 30 juin 2015 - Courrier des lecteurs - Cap Requin : mais que cachent la préfecture et le comité des pêches ?

"Nan ! Je l'dirai pas, na !". Voilà en gros la réponse du secrétaire du comité des pêches (CRPMEM) - soutenu par la préfecture - au juge du tribunal administratif éberlué qui lui demandait les noms des heureux élus du marché public de Cap Requin 2.
Saisi récemment par un pêcheur professionnel indépendant, le tribunal administratif n'a pu obtenir de leur part qu'un refus obstiné. Certains privilégiés dudit comité sont visiblement très protégés… Mais pourquoi donc ? Et qu'ont donc à cacher la préfecture et le comité des pêches dans cette sombre histoire ?
Car ne croyez pas qu'il s'agisse là d'une exception. Non : l'opacité est désormais la règle dans le dossier "requins", financé par le contribuable, et devenu éminemment rentable pour le comité des pêches et pour ses protégés.
De notre côté, nous avons tenté à plusieurs reprises d'obtenir les conventions liant le comité des pêches et certains pêcheurs privés. La préfecture nous a toujours opposé une fin de non recevoir, prétextant que ces documents ne seraient pas communicables au public (réponse du préfet en date du 13/03/14). Ce qui est parfaitement faux.
Nous avons dû par conséquent saisir la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) à Paris, laquelle rendait officiellement l'avis suivant (n° 20140704) le 27/03/14 :
" S'agissant des conventions qui seraient signées entre le CRPMEM et des personnes privées, la commission rappelle, ainsi qu'elle l'a fait dans un précédent avis (n° 20102171 du 3 juin 2010), que le CRPMEM, comme les autres comités qui constituent l'organisation interprofessionnelle des pêches maritimes et des élevages marins, est un organisme privé chargé de missions de service public.
Elle estime, par suite, que si elles se rattachent aux missions de service public dont il a la charge, ou si elles constituent des contrats administratifs, les conventions sont, une fois signées, des documents administratifs (…) " librement communicables au public.
" La commission émet donc, sur ce point, un avis favorable, et rappelle qu'il appartient au préfet de la Réunion, en application du quatrième alinéa de l'article 2 de la loi du 17 juillet 1978, de transmettre la demande de communication, accompagnée du présent avis, à l'autorité administrative susceptible de les détenir et d'en aviser le demandeur ".
La préfecture et le comité des pêches ont donc obligation de libérer l'accès à ces documents. Pourtant ils n'ont jamais obtempéré aux injonctions de la CADA, que nous avons du saisir à nouveau le 15/06/15.
Dans ce très sensible dossier "requins", la quantité d'argent en jeu - celui du contribuable - et les ambitions de carrière de certains fonctionnaires (le futur observatoire des requins) sont devenus trop importants : on ne peut décemment pas laisser le public se mêler de tout ça...
Certes, mais la préfecture et le comité des pêches seraient-ils au-dessus des lois ?              Didier Dérand - Fondation Brigitte Bardot - Association Vagues

IMAZPRESS le 01/07/2015 - Le feuilleton Valorequin continue -
Après avoir échoué dans la commercialisation du requin, sa transformation en croquettes pour chiens, l'utilisation de sa peau en maroquinerie, Valorequin nous propose maintenant de transformer le requin en engrais.
Le Quotidien du 18/06/15 nous apprend que ce projet "génial" serait soutenu par le comité régional des pêches, la Région, la mairie de Saint-Paul et les services de l’Etat.
Dans ce projet, un requin bouledogue de 300 kg serait payé 15 euros... On se doute qu'à ce prix les pêcheurs ne devraient pas se bousculer pour attraper du bouledogue. Le contribuable devra donc continuer à subventionner les bienheureux amis du comité régional des pêches en charge d'approvisionner l'usine en requins, et qui, pour le moment, se déchirent entre eux afin de ne pas partager le pactole.
De plus, les métaux lourds, l’arsenic et autres toxines présents dans la chair et qui ont justifié l'interdiction de commercialisation du requin pourraient passer directement du requin dans les légumes achetés au marché. Il ne sera plus nécessaire de manger du requin pour s'intoxiquer ; les tomates "pei" pourraient suffire.
Qu'importe à nos décideurs : cette nouvelle fantaisie sert uniquement à justifier le massacre stupide mais juteux des requins, par un prétendu débouché commercial.

Cette fantaisie aurait un coût énorme pour le contribuable.
Il s'agit ni plus ni moins de subventionner, en plus de la pêche du requin, une usine de traitement des déchets de la pêche d'une capacité annuelle de 3000 TONNES !!!
3000 TONNES... Le comité régional des pêches, qui défend ce projet, oublie juste de signaler que la pêche artisanale à La Réunion n'est que de 500 à 1000 tonnes de poissons par an…
Comment 500 tonnes de poissons et quelques requins subventionnés à prix d'or pourraient-ils fournir 3000 tonnes de déchets ?

Le comité régional des pêches et ceux qui soutiennent ce projet ne peuvent l'ignorer.
Même si les Réunionnais renonçaient à manger le moindre poisson "péi" pour le transformer en engrais et que les pêcheurs acceptaient de le vendre 5 centimes le kilo, la totalité de la pêche artisanale réunionnaise ne suffirait pas à alimenter cette usine et à produire de l'engrais à un prix compétitif.

Ces quelques chiffres montrent que ce projet n'est pas viable économiquement et qu'il se traduira, comme le projet Cap Requin 2, par une débauche d'argent public au profit de quelques amis du comité régional des pêches.
On prend vraiment les Réunionnais pour des imbéciles. Il est plus que temps que la cour des comptes se penche sur la gestion financière de la crise requins.
Les Réunionnais d’âge mûr se souviendront d’un autre projet mirifique et subventionné du nom d’Ecopipe... dont on sait comment il a fini.

Le collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Longitude 181, Sauvegarde des requins, Tendua, Vague, fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration

Orange Réunion - actu - Réunion - par www.ipreunion.com - le 2 juillet 2015 à 15:52 - Une partie de Cap Requins 2 mise entre parenthèses
Le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) a décidé de suspendre temporairement une partie du programme de pêche Cap Requins 2, indique la préfecture ce jeudi 2 juillet 2015. Cette décision "fait suite à l’introduction devant le tribunal administratif d’un recours sur la mise en oeuvre de la technique de la palangre horizontale de fond par un pêcheur professionnel candidat au programme", précise-t-elle.
Après avoir été informé de cette décision du comité des pêches, le préfet Dominique Sorain "partage cette approche du CRPMEM et renouvelle son attachement à la plus totale transparence dans la mise en œuvre des différentes mesures de réduction du risque requin".
"Toutefois, le bien-fondé du programme expérimental Cap Requins 2, décidé par le partenariat local lors de la réunion du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) du 12 février 2015, n’est en aucune manière remis en cause", assure la préfecture.
"Déployé dans un objectif de réduction du risque requin, ce programme expérimental fait appel à deux techniques de capture, dont la smart Drumline, innovante, et la palangre de fond. Ces techniques sélectives, développées à La Réunion, permettent le ciblage des seuls requins potentiellement dangereux (requin bouledogue et requin tigre), la relâche systématique des autres espèces ainsi que la poursuite des marquages. Il fait l’objet d’une évaluation scientifique continue par un comité d’experts indépendants", rappelle-t-elle.
Prévu pour démarrer à l’origine le 1er mai 2015, le programme Cap Requins 2 - financé par l’Etat, la Régionet 5 communes de l’Ouest - a été lancé officiellement le 2 juin dernier, suite à l’attaque dont a été victime le surfeur Eddy Chaussalet au Port.
www.ipreunion.com _ Le 03/07/2015 _ 16h _ Opérations de palangre horizontale de fond _ Cap Requins 2 : le tribunal rejette la requête de Thierry Gazzo auprès du comité des pêches
Le tribunal administratif de Saint-Denis s'est déclaré incompétent et a rejeté la requête déposée par le pêcheur professionnel Thierry Gazzo auprès du comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM), dans une ordonnance rendue ce vendredi 3 juillet 2015. Le pêcheur contestait le mode d'attribution des marchés des opérations de palangre horizontale de fond du programme Cap Requins 2, demandant notamment les noms de ses concurrents.
Ce jeudi, la préfecture avait indiqué que le comité des pêches avait décidé de "suspendre temporairement" une partie du programme Cap Requins 2, "suite à l'introduction devant le tribunal administratif d'un recours sur la mise en œuvre de la technique de la palangre horizontale de fond par un pêcheur professionnel candidat au programme".
Le pêcheur professionnel Thierry Gazzo contestait en effet le mode d’attribution des marchés des opérations de palangre horizontale de fond du programme Cap Requins 2, estimant qu’il s’agit là d’opérations de pêche "se rattachant à un marché public passé pour le compte de l’État" et demandant en conséquence à connaître l’identité de ses concurrents ayant obtenu les lots lui ayant échappé. "Le refus de communication de renseignements tels que l’identité des membres du groupement attributaire et les notes attribuées aux deux candidats est constitutif d’un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence", a-t-il ainsi soutenu devant le tribunal administratif.
En face, le comité des pêches et la préfecture soutiennent que "ce marché de prélèvement de requins ne concerne pas l’État mais des personnes privées", que le programme Cap Requins 2 "ne saurait être considéré comme une mission de service public" et que donc, le CRPMEM a fourni "des informations suffisantes".
En se déclarant "incompétent", le tribunal administratif est donc allé dans le sens du comité des pêches et de la préfecture, rejetant ainsi la requête de Thierry Gazzo, au motif notamment que "le CRPMEM ne peut être regardé comme ayant engagé (...) une consultation ayant pour objet la conclusion d’un marché passé pour le compte de l’État".
"C'est une décision conforme aux attentes du comité. Cela reste un problème de droit privé, il y a un cadre procédural strict qui existe et il faut le respecter", a réagi Maître Alain Antoine, défenseur du CRPMEM.
Le jugement a en revanche été accueilli avec un certain fatalisme par Thierry Gazzo. "J’ai posé une question par curiosité, on n’a pas voulu me répondre, je ne vais pas insister... On me dit que ça ne me regarde pas, donc ça ne me regarde pas...", confie-t-il.
Suite à cette décision, le programme Cap Requins 2 devrait selon toute vraisemblance pouvoir reprendre normalement très prochainement.
IPR - samedi 4 juillet 2015 - Suite au rejet de la requête de Thierry Gazzo - Cap Requins 2 : "Les opérations de prélèvement de requins côtiers vont pouvoir reprendre sans délai"
Le recours de Thierry Gazzo devant le tribunal administratif avait conduit le comité re´gional des pe^ches maritimes et des e´levages marins (CRPMEM) de La Re´union a suspendre provisoirement une partie des opérations de Cap Requins 2. Mais suite à la décision de la juridiction administrative - qui a décidé de rejeter la requête du pêcheur - le CRPMEM a annoncé ce vendredi soir 3 juillet 2015 que "les ope´rations de pre´le`vement de requins co^tiers vont ainsi pouvoir reprendre sans de´lai." Nous publions ci-dessous leur communiqué dans son intégralité.
"Le président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion a pris connaissance en milieu de journée du délibéré du juge des référés à` la suite de la requête porte´e au Tribunal administratif de Saint-Denis par M. Thierry Gazzo, pe^cheur professionnel, au titre de la consultation d’entreprises pour le volet palangre horizontale de fond du programme expe´rimental de pêche cible´e de requins côtiers Cap Requins 2.
Dans l’attente du rendu du de´libe´re´, le pre´sident du CRPMEM de La Re´union avait pris la pre´caution de suspendre les ope´rations du programme expe´rimental Cap Requins 2.
                      Le CRPMEM de La Réunion ne commentera pas cette décision de justice.
Le CRPMEM souhaite re´affirmer la conformite´ des consultations d’entreprises lance´es pour Cap Requins 2 pour garantir la transparence de l’utilisation des cre´dits publics alloue´s a` ce programme expe´rimental.
Le pre´sident du CRPMEM de La Re´union, Monsieur Jean-Rene´ Enilorac, et ses partenaires (Pre´vention Requins Re´union, Squal’ide´es, Shark Citizen, Surfrider Foundation, Ligue re´unionnaise de surf) se satisfont que les ope´rations de pre´le`vement de requins co^tiers de ce programme puissent rapidement reprendre et me^me e^tre amplifie´es avec le de´ploiement de la technique de pe^che a` la palangre verticale avec alerte de capture.
Le CRPMEM de La Re´union de´plore enfin l’inde´cence des propos me´prisants, de de´sinformations et de manipulations de l’opinion publique qu’ont tenus durant cette dernie`re semaine le collectif d’associations extre´mistes de de´fense de l’environnement, tous de´tracteurs diffamatoires de Cap Requins 2.
Jean-Rene´ Enilorac conclut en indiquant qu’il ne s’agit toutefois pas d’une victoire, la vrai bataille se de´roule en mer, en me´moire des trop nombreuses victimes d’attaques de requins et pour restaurer l’e´quilibre e´cologique de la bande co^tie`re pour permettre le retour des activite´s e´conomiques."
Infos974.com - Jeudi 9 Juillet 2015 - 09:02 - Thierry Gazzo quitte le programme Cap Requins 2
Moins d’une semaine après le rejet de son recours sur une partie du programme Cap Requins 2, Thierry Gazzo quitte le navire.
Selon le JIR, le pêcheur professionnel a décidé de décliner les deux des six lots de pêche à la palangre de fonds qui lui ont été attribués.
Thierry Gazzo assure avoir mis au point une technique imparable grâce à une palangre hydraulique composée de 100 hameçons et déplore qu’elle ne soit pas utilisée dans le cadre de Cap Requins 2.
Le pêcheur a également confié à nos confrères que le programme actuel était "voué à l’échec".
Le vendredi 3 juillet, le tribunal administratif avait rejeté le recours de Thierry Gazzo, se déclarant incompétent dans le conflit qui oppose le pêcheur au Comité des pêches et des élevages marins (CRPMEM). Thierry Gazzo dénonce le mode d'attribution "inéquitable" mis en place par le comité de pêcheurs et lui-même.
Clicanoo.re - publié le 12 juillet 2015 - 06h15 - Prévention Requins Réunion (PRR) contredit Gazzo
CRISE REQUIN.

Suite aux propos de Thierry Gazzo, l'association Prévention Requin Réunion (PRR), partie prenante du programme Cap requin depuis le début, contre-attaque. "Après avoir cherché auprès des bailleurs publics à faire modifier la répartition des budgets de Cap Requins 2 entre les techniques au profit de la palangre horizontale de fond, puis avoir voulu récupérer l'intégralité des lots de la technique qu'il met en œuvre, voilà maintenant que Monsieur Gazzo assure que le programme est voué à l'échec…", écrit Loris Gasbarre, président de PRR.
Ce dernier parle de "désinformation" et de "manipulation" sur la question de l'efficacité de la technique de pêche : "Si la technique de la palangre horizontale hydraulique (…) a été bonne lors de Charc avec un bouledogue toutes les deux sorties en moyenne, celle-ci s’est notablement dégradée dans le temps".
PRR avance : "Dans le cadre du programme Cap Requins 1, les résultats tombent à seulement 2 requins bouledogue sur 80 filages. Sur le même programme, onze individus ont été attrapés à la palangre verticale avec alarme de capture (ndlr : smart drumline)".
Concernant le coût, chiffré par Thierry Gazzo 2 800 euros par individu avec sa technique et à 21 730 euros pour les autres, l'association s'inscrit en faux : "Depuis 2011, (…) le coût unitaire du requin bouledogue a varié dans le temps. Relativement faible en phase initiale, son accroissement a été significativement constaté par la suite, eu égard à la dégradation de la capturabilité des requins bouledogue, de plus en plus familiers, craintifs et méfiants à tous les engins de pêche".
PRR conclut que Thierry Gazzo "ne pouvait pas mieux cracher dans la soupe".
www.ipreunion.com - le 22 juillet 2015 à 14:19 - Saint-Leu : un surfeur attaqué par un requin
Une attaque de requin a eu lieu à Saint-Leu ce mercredi 22 juillet 2015. Peu avant 14 heures, un surfeur a été mordu au bras droit au niveau du spot de surf. La victime, âgée de 45 ans, a été retrouvée consciente par les secours. Décrit comme un "surfeur régulier", l’homme a eu un "beau morceau de bras arraché", indiquent les premiers témoignages.
Le surfeur a été médicalisé sur place pendant près d’une heure par les équipes des pompiers et du SMUR (Service médical d’urgence et de réanimation) avant d’être transporté par les secours. Ce drame s’est produit dans une "eau claire", dans de "très bonnes conditions", précisent les maîtres nageurs sauveteurs de la commune.
L’homme surfait sur le spot à se trouvant à l’entrée nord de Saint-Leu, non loin de la base nautique lorsqu’il a été attaqué. Le squale lui a infligé une morsure très grave au bras droit. un garrot a pu rapidement lui être posé. Les circonstances de l’attaque n’ont pas encore totalement déterminée, mais "ce qui est certain est qu’il a eu a eu beaucoup de chance" a commenté peu après les faits, Thierry Robert.
"Il a été pris en charge tout de suite. Un garrot a été fait. [...] Ça s’est produit à la gauche de Saint-Leu, là où il y a la base nautique à Saint-Leu, à l’entrée nord de la ville à côté du rond-point", a indiqué le député-maire de Saint-Leu sur les ondes de Radio Freedom.
L’attaque a eu lieu un an jour pour jour après celle dont avait été victime Vincent, 51 ans, attaqué par un squale alors qu’il surfait lui aussi sur le même spot situé à Saint-Leu. Il avait réussi à regagner la plage après avoir été mordu au mollet et poignet droits. Il s’agit de la 18e attaque depuis 2011, sept d’entre elles ont éte mortelles.
Ce drame est le quatrième de l’année 2015. En février, Talon Bishop a été mortellement mordue par un requin tigre à l’Etang-Salé. Le 12 avril, Elio Canestri a été tué par un requin alors qu’il surfait sur le spot des Brisants. Le 1er juin dernier, Eddy Chaussalet a été attaqué par un requin au Port. Le surfeur de 47 ans s’en était tiré avec une sévère blessure à l’avant-bras gauche.
L’attaque s’est produite dans une zone interdite à la pratique du surf. Pour rappel, le premier arrêté d’interdiction date du vendredi 26 juillet 2013, à la suite d’une série d’attaques mortelles de requins. La baignade, le surf et le bodyboard étaient interdits dans "la bande des 300 mètres du littoral de La Réunion, hors du lagon, des zones surveillées et des espaces aménagés". L’interdiction avait ensuite été étendue à toutes "les activités nautiques utilisant la force des vagues"
Zinfos974.com - Mercredi 22 Juillet 2015 - 12:45 - Un collectif s'attaque aux causes de la "crise requin" en vidéo   
Le "collectif réunionnais pour la résolution de la crise requin" vient de publier une vidéo intitulée "Comprendre la crise requin en 2 minutes à la Réunion". Selon lui, elle s’explique par le biotope de l’île, l’arrêt de la commercialisation de la chair de requin et la mise en place de la Réserve marine. Et demande le retour de la pêche traditionnelle.
Un collectif baptisé "Collectif réunionnais pour la résolution de la crise requin" a souhaité expliquer dans une brève vidéo les "causes de la crise requin à la Réunion". Avec un parti-pris clairement affiché.
Après avoir indiqué que notre île était "la destination la plus risquée de la planète – 2.000 fois plus qu’en Autralie -", les auteurs de la vidéo listent trois principales causes.
Selon eux, "le biotope exceptionnel de la Réunion" favorise la présence des squales côtiers et "renforce les risques d’interaction". L’arrêt de la commercialisation des requins est aussi mis en cause. "Parallèlement, le requin devient l’icône de la protection des océans et l’idée même de le toucher pour réduire le risque ne passe plus dans l’opinion", déplorent-ils.
Troisième et dernière explication donnée : La mise en place de la Réserve marine "devenu le théâtre d’attaques répétées depuis 2011".
Le collectif prône le retour à la pêche traditionnelle, "une mesure encore taboue".
Les membres du collectif ne sont pas les seuls à tenter de comprendre la recrudescence des attaques de squales à la Réunion. Le 29 avril dernier, les deux chercheurs réunionnais François Taglioni et Sébastien Guiltat avaient publié dans le magazine EchoGéo "des éléments d’analyse des attaques et une contextualisation d’une gestion contestée".
Ils proposaient également une carte interactive des attaques de requins survenues entre 1981 et 2014.
Zinfos974.com - Mercredi 22 Juillet 2015 - 14:57 - Quatre attaques de requins en 2015 dont deux mortelles
Rodolphe, un surfeur d'une quarantaine d'années, a été attaqué par un requin cet après-midi sur la plage de Saint-Leu, au niveau de l'entrée nord de la ville. Blessé au bras droit, ses jours ne seraient pas en danger.
Depuis le début de l'année, quatre attaques ont frappé l'île de La Réunion. La première date du 14 février sur la plage de l'Etang-Salé. Un touriste britannique se baignait avec sa copine quand le squale l'a attaqué. Le jeune homme est décédé sur place.
La prochaine attaque s'est produite le 12 avril. Cette fois c'est la mort d'un jeune surfeur de 13 ans, Elio, qui choque l'île et même la métropole. Il surfait sur le spot des Aigrettes à Saint-Gilles.
La dernière en date, jusqu'à aujourd'hui, était celle d'un homme de 47 ans qui a été attaqué au Port "à peine entré dans l'eau", selon lui, le 1er juin. Il avait été blessé au bras gauche.
Depuis l'attaque sur Eddy Aubert à Boucan en 2011, La Réunion compte 18 attaques, dont sept mortelles.
Zinfos974.com - Mercredi 22 Juillet 2015 - 16:41 - Surfeur attaqué à St-Leu: La pêche au requin va commencer
La Préfecture a annoncé ce mercredi la mise en place de la procédure post-attaque. Le dispositif prévoit la réalisation d'opérations de pêches ciblées aux alentours du lieu de l'attaque, à savoir pour cette fois la plage de Saint-Leu.
La Préfecture indique que le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, mobilise actuellement des navires de pêche professionnelle, afin de mettre en place des dispositifs de capture, puis se relayer sur le secteur.
Le préfet rappelle dans le communiqué que La Réunion est exposée au risque requin, plus particulièrement en période d'hiver austral.
"Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, précise la Préfecture. Le respect de cette mesure est essentiel pour préserver la sécurité des usagers de la mer. Chacun d'entre nous doit prendre conscience de la réalité du danger et ne pas s'exposer au risque encouru".
Zinfos974.com - Mercredi 22 Juillet 2015 - 17:08 - Attaque de requin: La communauté de surfeurs toujours un peu plus amère...
Rodolphe, attaqué par un requin cet après-midi à Saint-Leu, a été pris en charge par les secours. Pendant ce temps, sur le lieu de l'attaque, des proches et des acteurs du monde de la mer se sont retrouvés. Le pire a été évité ce jour, la polémique est aussitôt relancée.
Yann Delmas, vice-président de l'association Prévention Requin Réunion, regrette cette nouvelle attaque. S'adressant aux associations de défense animale, il déclare: "Aujourd'hui on a la preuve que les drumlines n'attirent pas les requins comme certains pourraient l'affirmer". Au contraire, Yann Delmas estime que seule la conjugaison des efforts et des moyens pourra permettre d'obtenir de véritables résultats. "Il faut multiplier les systèmes de protection: drumlines, pêche préventive, vigies…"
Un peu plus loin, Mylène Veminardi, membre de la même association, est triste et en colère. Elle connait la victime, Rodolphe. Comme ses collègues, nulle question de divulguer des informations sur son identité ou les circonstances. Mais elle analyse tout de même: "Les convictions étaient idéales. Il y a dix ans, à ce même endroit, c'était plein de touristes. La Réunion est tuée. On laisse un territoire à un prédateur", lance-t-elle amère.
Au Nauti Club Laleu aussi on connaissait le surfeur. Le climat est tendu, personne ne souhaite s'exprimer. Tous n'en pensent pas moins pourtant. Le ras-le-bol est palpable, un peu plus à chaque nouvelle attaque.
par www.ipreunion.com - le 23 juillet 2015 à 11:10 - Dispositif post-attaque : un requin bouledogue de 2 mètres pêché cette nuit
Suite à l’attaque de requin dont a été victime un surfeur à Saint-Leu ce mercredi 22 juillet 2015, un requin bouledogue a été pêché dans la nuit dans le cadre du dispositif post-attaque déclenché par le préfet. Le squale - un mâle de 2 mètres - a été capturé à 0h15 par une drumline. La brigade nautique est mobilisée pour veiller à l’application de l’interdiction de circulation dans le périmètre de la zone de l’attaque.
Cette capture correspond vraisemblablement au squale qui a attaqué Rodolphe, 45 ans, ce mercredi après-midi à Saint-Leu. Ce "surfeur régulier" a été sévèrement mordu au biceps et à l’avant-bras droits. Rapidement pris en charge par des usagers de la mer, puis par les secours. Il a été hospitalisé au CHU de Saint-Pierre.
Pour rappel, le dispositif post-attaque "prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque." "Le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, a mobilisé depuis mardi après-midi deux navires de pêche professionnelle qui se sont relayés sur le secteur afin de mettre en place des dispositifs de capture", indique la préfecture de La Réunion.
Cette attaque de requin est la quatrième de l’année 2015 et la 18e recensée depuis 2011, année marquant le début de la "crise requin" à La Réunion. Depuis quatre ans, sept personnes sont mortes des suites d’une morsure de squale. Suscitant émotion et fatalisme, le drame qui a eu lieu ce mercredi à Saint-Leu a eu lieu un an jour pour jour après une attaque qui a eu lieu sur ce même spot de "la Gauche."
Zinfos974.com - Jeudi 23 Juillet 2015 - 13:24 - Les associations pro-requins s'insurgent contre les méthodes de pêche
Le collectif regroupant les associations Sea shepherd, Aspas, fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Sauvegarde des requins, Tendua, Vague et Requin Intégration dénonce les méthodes de pêche du dispositif Cap Requins 2 et parle d'un "pillage subventionné des eaux côtières réunionnaises". La taille "sous-dimensionnée" des hameçons est notamment pointée du doigt.
Voici leur courrier :
"Après l’échec mal dissimulé de son programme drum-line , le comité régional des pêches a lancé, toujours dans une totale opacité, un nouveau programme de palangres qui n'a été évalué par aucun comité scientifique, ni présenté à quiconque.Ce programme cache un véritable pillages des eaux côtières réunionnaises.
Cinq pêcheurs, parmi lesquels le propre frère du président du comité régional des pêches, se sont vus attribuer la manne financière de ce programme "palangres".
Comme apparemment cet argent ne suffisait pas à leur appétit, ils sont autorisés à conserver et vendre les "prises accessoires", c'est-à-dire tous les poissons comestibles qu'ils attraperont.
Les palangres ne sont pas munies d’hameçons spécifiques à requins mais d'hameçons assez petits pour attraper n'importe quel cabot, carangue ou vivaneau de plus de 2 kg. Ce sont maintenant des palangres de dizaines d’hameçons appâtés, capables d’attraper à peu près n’importe quoi, qui vont être placées sans contrôle, tout près des plages, de la réserve, des récifs .
On va non seulement augmenter le danger pour les surfeurs et baigneurs, en attirant les requins encore plus prés, mais on va aussi piller de tous ses poissons revendables la minuscule bande côtière où se concentre toute la vie marine de la Réunion.
En dehors des quelques bénéficiaires subventionnés, c’est toute la petite pêche côtière réunionnaise, de loisirs ou professionnelle, qui est menacée par ce programme. Cette pêche intensive aura aussi un impact sur des activités comme la plongée, la chasse sous-marine, et même sur la richesse et l’efficacité de la réserve marine.
Se pose aussi la question d'une forme de concurrence déloyale vis-à-vis des autres pêcheurs : des pêcheurs subventionnés pillent la ressource commune et peuvent vendre leurs prises en-dessous de leur prix de revient à quelques privilégiés.
Si, de plus, des fonds européens dédiés à la pêche étaient utilisés pour un programme qui relèverait du rôle de l'État et de la sécurisation, l'affaire pourrait être très grave et digne d'une république bananière.
Nous attendons donc de Monsieur le Préfet, comme il s'y était engagé, que soient rendus publics tous les documents et conventions signés entre l’Etat qu’il représente, et le Comité Régional des Pêches Maritimes ainsi que tous les documents se rapportant à ces programmes".
Zinfos974.com - Vendredi 24 Juillet 2015 - 09:53 - Attaque de requin: Rodolphe a été amputé du bras droit -
Le surfeur attaqué par un requin mercredi après-midi sur le spot de la Gauche à Saint-Leu a été amputé du bras, rapporte Médias Requins dans un post actualisé hier soir à 22h.
Très grièvement mordu au biceps et à l’avant-bras droits, Rodolphe Arrieguy avait subi une deuxième intervention chirurgicale hier après-midi au CHU de Saint-Pierre.
Une opération qui a duré plus de 5 heures. "Devant les complications, les chirurgiens n’ont malheureusement pas eu d’autre possibilité que de lui amputer le bras", précise Médias Requins.
Clicanoo.re - publié le 25 juillet 2015 - 05h20 - Mordu par un requin, le surfeur amputé du bras
Malgré plusieurs opérations, les médecins n'ont pu sauver le bras du Saint-Leusien. Un rassemblement de soutien à cette victime et à ses proches est organisé demain, à 15 h devant la base nautique La terrible nouvelle est tombée hier. Selon nos informations, Rodolphe Arrieguy, le surfeur attaqué par un requin, mercredi à Saint-Leu, a été amputé du bras droit. Malgré plusieurs opérations, les médecins du CHU de Saint-Pierre n'ont pu sauver ce membre très gravement blessé par le squale. L'homme de 45 ans avait été mordu à deux reprises, à l'avant-bras et au biceps. Une partie du muscle avait été arrachée selon des témoins. La victime se trouve toujours à l'hôpital.
Pour rappel, cette attaque est survenue vers 14 h alors que ce surfeur se trouvait sur le spot dit de la "Gauche", du nom d'une vague qui déferle à la sortie du port. Rodolphe Arrieguy se trouvait alors à l'eau avec "4 ou 5" autres pratiquants. Ces derniers l'ont secouru, le mettant en sécurité sur le récif pour ensuite demander de l'aide. Un membre du club nautique était intervenu quelques instants plus tard. Pendant que la victime était ramenée au bord, l'un des surfeurs lui avait posé un garrot à l'aide d'un leash.
À terre, un infirmier avait prodigué les premiers soins en attendant les pompiers et le Smur. Malgré la rapidité de cette prise en charge, le bras était visiblement trop sévèrement touché pour être sauvé. Juste après l'attaque, les témoins évoquaient "un requin bouledogue d'environ 2 mètres".
                                                      Un rassemblement de soutien demain
Rodolphe Arrieguy est un passionné de surf qu'il pratiquait depuis une trentaine d'années sur ce spot mondialement réputé. Connu et apprécié, ce père de famille vit à Piton Saint-Leu. Hier, sur les réseaux sociaux, plusieurs associations ont lancé un appel pour un rassemblement de soutien. Celui-ci est programmé demain prochain, à 15 h devant la base nautique de Saint-Leu. Une collecte de fonds est prévue en faveur de la victime et de sa famille.
Rappelons également que la préfecture a lancé le dispositif post-attaque dès mercredi après-midi. Celui-ci consiste à mener des opérations de pêche sur la zone de l'attaque. Cette opération a débouché sur le "prélèvement" d'un requin bouledogue de 2 mètres dans la nuit de mercredi à jeudi.               Et. M
Clicanoo.re - publié le 25 juillet 2015 - 05h55 - Post-attaque : pas d'autre squale capturé

Le dispositif post-attaque, lancé mercredi par le préfet et piloté par le comité régional des pêches (CRPMEM), doit s'arrêter ce matin .
Trois smart drumlines, appâtées régulièrement, avaient été déployées en baie de Saint-Leu dès mercredi soir par des pêcheurs professionnels, puis deux. Jeudi, peu après minuit, un bouledogue mâle de 2 m a été sorti de l'eau. Hier vers 18 heures, aucun autre requin n'avait mordu aux hameçons.
Par ailleurs, les rapprochements nécessaires n'ont pu être menés pour l'heure pour savoir si c'est bien le squale pêché jeudi qui a commis l'attaque sur Rodolphe A. selon le CRPMEM. Mais, ce dernier estime que "les morsures et l'heure de l'attaque penchent pour une attaque de bouledogue".

Zinfos974.com - Samedi 25 Juillet 2015 - 11:39 - Post-attaque: Le bouledogue pêché jeudi sera finalement le seul

La procédure post-attaque, telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins, activée par le Préfet de La Réunion le 22 juillet 2015 suite à l’attaque survenue ce même jour devant la commune de Saint-Leu, a été désactivée aujourd’hui.
Le bilan de cette opération s’établit à un requin bouledogue de 2 m capturé le 23 juillet sur une drumlime* dans le périmètre du lieu de l’attaque.
Le Préfet rappelle une nouvelle fois que La Réunion est exposée au risque requin, plus particulièrement en période d’hiver austral. Un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées au risque requin, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon, et en dehors du lagon dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal.
Le respect de cette mesure est essentiel pour préserver la sécurité des usagers de la mer.
Chacun d’entre nous doit prendre conscience de la réalité du danger et ne pas s’exposer au risque encouru, met une nouvelle fois en garde le préfet.
* techniques de capture sélective ciblant les espèces de requins potentiellement dangereux (requin bouledogue et requin tigre)
Clicanoo.re - publié le 26 juillet 2015 - 05h50 - Manif de soutien au surfeur : la collecte de fonds fait tiquer la préfecture -
SAINT-LEU.
Doit-on s'attendre à une ambiance tendue, cet après-midi à Saint-Leu ? En tous les cas, les associations organisatrices du rassemblement de soutien à Rodolphe Arriéguy, le surfeur mordu par un requin mercredi dernier, ont visiblement peu apprécié l'avertissement de la préfecture. Le but de cette réunion est notamment de collecter des fonds en faveur de la victime, amputée du bras droit, et de sa famille.
Si la tenue d'un rassemblement ne pose pas de problème, les services de l'État, via la sous-préfète de Saint-Paul, ont rappelé que la collecte d'argent sur la voie publique répond à des règles précises. Celle-ci doit être déclarée et autorisée en début d'année. Ce qui, de fait, n'était pas possible pour cette initiative spontanée.
Les associations, elles, indiquent qu'elles ont bien l'intention de maintenir cette collecte, s'exposant donc à des verbalisations. Restent à savoir comment les gendarmes géreront la situation...
Pour rappel, ce rassemblement est prévu à partir de 15 h devant la base nautique de Saint-Leu.
26/07/2015 - www.ipreunion.com - Saint-Leu - Amputé de son bras droit, le surfeur est toujours hospitalisé - Un rassemblement pour soutenir Rodolphe attaqué par un requin

Ce dimanche après-midi 26 juillet 2015, des dizaines de personnes se sont rassemblées près de la base nautique de Saint-Leu au large de laquelle un surfeur a été attaqué par un requin ce mercredi. Rodolphe, 45 ans, a dû être amputé du bras droit à la suite de cette attaque. Le surfeur est toujours hospitalisé à Saint-Pierre a indiqué sa belle-soeur ce dimanche. Par ailleurs, commentant les critiques parfois dures qui sont faites sur les réseaux sociaux contre les autorités, Christophe Mulquin, adjoint au maire de Saint-Leu, a lancé "Il faut arrêter de croire que l'on peut régler la crise requin derrière le clavier d'un ordinateur"
"Rodolphe a toujours surfé, tout le monde le connaît à Saint-Leu. Il est là du lundi au dimanche. Cela a été un gros choc lorsque la famille a appris qu'il avait été attaqué" explique Laurie Ferard, belle sœur de la victime. "C'est bien que ses amis aient décidé de l'aider et de soutenir sa femme, sa fille et son fils" dit encore la jeune femme à propos de l'idée de collecte de fonds lancée par plusieurs associations de protection des usagers de la mer.
"La sous préfecture nous a indiqué qu'il était interdit de collecter de l'argent sur la voie publique alors nous enregistrons des promesses de dons" explique Loris Gasbarre, président de Prévention Requin Réunion, avant de déplorer "cette énième attaque sur notre petit bout d'île".
Plusieurs proches des victimes précédentes, notamment la sœur de Sarah, l'adolescente de 15 ans tuée par un squale le 15 juillet 2015 alors qu'elle se baignait à 5 mètres du bord en baie de Saint-Paul, ont pris la parole pour dire leur tristesse, leur chagrin et aussi parfois leur colère contre ces drames à répétition.
Christophe Mulquin, surfeur et adjoint au maire de Saint-Leu, a demandé aux associations de se regrouper, "faites une fédération" leur a-t-il demandé. "Nous avons besoin du mouvement associatif" a-t-il insisté avant d'exhorter les associations à cesser "la guerre de communication". Une allusion aux critiques souvent acerbes postées sur les réseaux sociaux à l'encontre des élus et des pouvoirs publics accusés de ne pas prendre suffisamment en compte l'ampleur de la crise requin. "Il faut arrêter avec ces posts stériles. Il faut que toutes les associations se mettent autour d'une table" a commenté Christophe Mulquin. Il a ensuite souligné que "toutes les collectivités travaillent la main dans la main" pour trouver des solutions. "Le travail est long, c'est vrai, mais c'est toujours long lorsqu'il s'agit de préserver des vies humaines. Les réseaux sociaux ne doivent pas être utilisés pour régler des comptes" a-t-il commenté. "Il faut arrêter de croire que l'on peut régler la crise requin derrière le clavier d'un ordinateur" a terminé l'adjoint au maire saint-leusien.
L'attaque dont a été victime rodolphe est la 18ème depuis 2011 et la 3ème depuis le début de l'année. Sept de ces attaques ont été mortelles. 
 
Zinfos974.com - Dimanche 26 Juillet 2015 - 19:41 - St-Leu: Collecte de fonds pour le surfeur amputé d'un bras

Les associations de surfeurs ont organisé ce dimanche après-midi une collecte de fonds pour Rodolphe Arriéguy.
Le surfeur de 45 ans a dû être amputé du bras droit à la suite d’une attaque de requin survenue mercredi sur le spot de Saint-Leu.
Les organisateurs avaient signalé ce samedi qu’ils avaient été informés le matin même par la sous-préfecture d’arrondissement que la collecte de fonds sur la voie publique était interdite.
Ce dimanche, ils ont trouvé la parade en formalisant des promesses de dons ou en permettant à ceux qui souhaitaient apporter leur soutien financier de le faire dans les locaux de la base nautique voisine, en face de la gauche de Saint-Leu où a eu lieu l’attaque.
Cette collecte de fonds doit permettre au surfeur et à sa famille de parer aux nombreuses dépenses engendrées par son handicap.
Zinfos974.com - Mardi 28 Juillet 2015 - 10:23 - Requins : Quand les maires jouent avec le feu

Dans un courrier des lecteurs que nous vous livrons ci-dessous, Didier Dérand, le président de la Fondation Brigitte Bardot et de l'association Vagues met en cause la gestion communale du risque requins en prenant l'exemple précis de Saint-Leu.
Le conseil municipal de la mairie de St-Leu du 30 avril 2015 a entériné la décision de signer avec le comité des pêches (CRPMEM) la convention pour la mise en place du programme CapRequins 2.
A cette occasion, le 4ème adjoint M. Guinet s'est insurgé contre ce gaspillage éhonté d'argent public en période de restrictions budgétaires « dans des dispositifs plus ou moins fumeux » (presse du 2/05/15), mettant largement en doute la sûreté de ce dispositif « expérimental » et son efficacité vis-à-vis de la sécurité du public.
Les associations de notre collectif ont aussi maintes fois insisté sur l'attraction exercée par les appâts sur les requins du large, les faisant se rapprocher des côtes et aboutissant à l'effet inverse de celui recherché : la sécurisation des baigneurs et des pratiquants d'activités nautiques.
M. Guinet s'était vu rétorquer : « Monsieur le député-maire fait état d'une modification apportée à la convention telle que présentée par le CRPMEM qui dégage la responsabilité de la commune en cas d'attaque de requins dans la zone relevant de sa compétence territoriale, quelle que soit l'activité effectuée par la victime, dans la mesure où le caractère inoffensif du dispositif de pêche ciblée n'est pas encore démontré » (page 14 du PV).
Une astuce gros doigts s'il en est. Le maire ne peut ignorer qu'en matière de sécurité publique, il ne peut déléguer son pouvoir de police et les responsabilités qui y sont attachées : dans tous les cas, sa responsabilité restera engagée en cas d'accident.
Le conseil d'Etat en a décidé ainsi dans plusieurs arrêts, notamment celui du 4 octobre 1961 (Dame Verneuil) relatif à une commune présentant le caractère d'une station balnéaire qui avait confié à un particulier l'exploitation des baignades sur son territoire en le chargeant dans la convention d'assurer diverses mesures spécifiées en vue de la protection des baigneurs.
Idem pour une décision du tribunal administratif de Pau (19 décembre 2000), relative à une convention passée entre la commune du Vieux-Boucau et le SDIS des Landes, dans laquelle les pompiers s'engageaient à fournir les moyens en personnels de surveillance et de sauvetage pour la saison estivale 1992 : à l'occasion d'un accident, rien n'a pu exonérer la commune de sa responsabilité.
                                            Ce genre de mention écrite n'a en fait aucune valeur légale.
Voir à ce sujet, l'arrêt du conseil d'Etat du 5 mars 1971 (n° 76.239, Sieur Le Fichant) relatif à un accident survenu dans une rivière : « (…) que la circonstance qu'en 1952, le maire aurait diffusé à divers groupements et municipalités une circulaire déclinant toute responsabilité en cas d'accident pouvant survenir au lieudit "la baignade de Barjouville" ne saurait exonérer la commune de sa responsabilité ». Le mauvais état des finances de la commune pourrait être mis en avant pour tenter de la dédouaner. Mais là encore le conseil d'Etat en a déjà jugé autrement.
Voir l'arrêt du 25 septembre 1971 (n° 73.707, commune de Batz-sur-Mer) : « (…) que ni la modicité des ressources de la commune, ni le fait que certaines communes se trouveraient grevées de charges supérieures à d'autres en raison de leur situation géographique, ne sont de nature à faire échapper la commune de Batz-sur-Mer à ses obligations ; que c'est à bon droit qu'il en a été décidé ainsi par les premiers juges ».
                                                On le voit : aucune échappatoire possible.
En matière d'activités nautiques, à partir du moment où le maire juge bon d'organiser et de délimiter en mer les activités en question, il engage sa responsabilité en cas d'accident, c'est inéluctable. Et signer une convention avec le CRPMEM dans le but affirmé d'améliorer la sécurité des pratiquants, c'est effectivement organiser ces mêmes activités.
Alors la fameuse mention par laquelle le député-maire s'en laverait les paluches au cas où un surfeur se ferait à nouveau croquer sur le territoire de sa commune relève de la pure galéjade. A se demander s'il existe un service juridique à la mairie de Saint-Leu...

Les maires des communes littorales de la Réunion seraient bien inspirés d'y réfléchir à deux fois avant de signer les yeux fermés avec le CRPMEM : il y a sûrement plus d'une anguille sous roche !

Didier DERAND - Fondation Brigitte BARDOT - Association VAGUES

Clicanoo.re - publié le 30 juillet 2015 - 05h15 - Caprequins 2 : l’effort de pêche inférieur à Caprequins -

Pour rappel, le programme Caprequins 2 est inspiré de l’expérience et de l’efficacité démontrée par le programme Shark Control Program du Queensland (Australie), qui n’a enregistré qu’une seule attaque fatale sur un site protégé en plus de 50 ans, avec des centaines de milliers de pratiquants annuels.
Le programme bénéficie également de toute l’expérience du Natal Shark Board d’Afrique du Sud où un programme de pêche à la côte est déployé depuis des décennies, avec la même efficacité. La grande différence à La Réunion réside dans l’utilisation de deux techniques de pêche qui ont fait leurs preuves dans le ciblage des requins tigre et bouledogue, la palangre horizontale de fond et la palangre verticale avec alerte de capture ("smart drumline »), tout en permettant d’optimiser la survie des animaux capturés et de permettre la relâche des captures accessoires.
Les premières opérations ont pu se dérouler depuis le début du mois de juin 2015.
En attendant la livraison du matériel commandé en Europe et la sélection des pêcheurs en charge des opérations pour Caprequins 2, les opérations de palangre verticale avec alerte de capture ont été menées dans la Baie de Saint-Paul au cours du mois de juin 2015, dans la même configuration que lors de Caprequins 1. Cela a permis de continuer d’acquérir des données standardisées sur ce site d’expérimentation in vivo. Un requin bouledogue femelle de 2,70 m a été capturé dans la nuit du 2 juin, le lendemain de l’attaque au Port. Aucune autre capture, y compris d’espèces accessoires, n’a ensuite été constatée sur ces deux « smart drumlines » appâtées jour et nuit pendant 3 jours de semaine jusqu’à la fin du mois de juin. Très peu de détections acoustiques ont été relevées dans la zone, du fait de la fin de vie des batteries des émetteurs acoustiques utilisées lors des programmes précédents. La reprise des opérations de palangre verticale avec alerte de capture, à Saint-Paul et leur extension sur les autres communes du programme, est une priorité avec un déploiement élargi à partir d’août 2015.
Par ailleurs, suite à l’attaque du 22 juillet 2015 à Saint-Leu, trois palangres verticales avec alerte de capture ont été déployées pendant 3 jours et ont permis la capture d’un requin bouledogue mâle de 2,10 m dans le périmètre de l’attaque et dans les heures qui ont suivi celle- ci.
Après sélection des pêcheurs, huit (8) opérations de palangre horizontale de fond ont aussi pu être menées de début juin jusqu’à la mi-juillet. Les poissons cartilagineux capturés, puis relâchés, sont les suivants :
- 4 petits requins tigre, de moins de 1,50 m, inférieurs à la taille de prélèvement, dont 2 marqués avec une marque acoustique ;
- 20 raies pastenague ;
- 3 grandes raies guitare, dont 1 marquée avec une marque acoustique ;
- 3 petits requins de type émissole (en cours d’identification).
Tous ces animaux ont été relâchés vivants, après que l’hameçon circulaire leur a été enlevé de la mâchoire, une marque externe « spaghetti » appliquée quand il était possible, des mesures biométriques prises et des échantillons biologiques prélevés (pour les analyses génétiques notamment). Les seuls poissons osseux capturés ont été deux carangues gros-tête, dont une retrouvée morte sur la ligne à la remontée.
Toutes techniques de pêche confondues, le taux global de survie à la récupération du programme Caprequins 2 s’élève ainsi à 97% : 1 seul animal, la carangue gros-tête, a été retrouvée morte, sur un total de 32 captures.
L’effort de pêche déployé au cours de Caprequins 2 reste tributaire des moyens progressivement alloués au CRPMEM de La Réunion. Il reste pour l’instant inférieur à celui qui avait pu être déployé pendant Caprequins 1 (effort hebdomadaire régulier des « smart drumlines » à Saint-Paul de mi-janvier à novembre 2014, ainsi que 40 opérations de palangre horizontale de fond).
Zinfos974.com - Jeudi 30 Juillet 2015 - 12:23 - Deux requins bouledogues prélevés dans l'Ouest mercredi

Deux squales ont été prélevés dans la journée du mercredi 29 juillet 2015, dans le cadre du programme Cap Requins 2, selon Info-requin.
Un premier requin bouledogue a été capturé dans la baie de Saint-Paul. Il s’agit d’un mâle mesurant 2,90 m.
Un autre bouledogue mâle a été lui prélevé aux Roches Noires. Sa taille est estimée à 2,70 m.
Depuis l’attaque survenue à Saint-Leu le mercredi 22 juillet, c’est le troisième squale à être prélevé par les pêcheurs de Cap Requins 2.
Orange Réunion - par www.ipreunion.com - le 3 août 2015 à 09:31 - Deux requins observés à Boucan Canot

Deux requins ont été observés à Boucan Canot ce dimanche 2 août 2015, indique le site Info-requin. Les deux squales ont été aperçus vers 11h30 au large de la plage par des maîtres-nageurs-sauveteurs. Leur type et leur taille n’ont pas pu être déterminés.

Orange Réunion - par www.ipreunion.com - le 13 août 2015 à 17:30 - Cap requin 2 : un requin tigre capturé ce jeudi

Dans le cadre du programme Cap requin 2, un requin tigre a été capturé ce jeudi 13 août 2015. Le squale - une femelle de 2,50 mètres - a été prélevé dans la baie de Saint-Paul à l’aide d’une palangre verticale. L’endroit exact de la pêche n’a pas été précisé. Ce système, qui avait un temps été suspendu, est de nouveau opérationnel depuis le 4 août dernier.
"Conformément aux orientations convenues par le partenariat régional réuni autour du programme Cap requin 2, le déploiement progressif des opérations de palangre verticale avec alerte de capture se poursuit", avait annoncé le mardi 11 août 2015 Info-Requin. Ce nouveau programme avait été décrié dans un premier temps par les associations environnementales.
Puis, la méthode de capture avait été suspendue suite à recours déposé par le pêcheur Thierry Gazzo contre le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins. La requête - rejettée par le tribunal - avait finalement poussé le CRPMEM à remettre en place le dispositif.
"Après la pose de 2 dispositifs de capture en baie de St Paul le 4 août, 4 nouveaux dispositifs vont être installés sur le long du littoral de Saint-Gilles, dans les secteurs autorisés, à compter de ce mardi 11 août. Ces nouveaux dispositifs seront activés de nuit uniquement dans un premier temps, du lundi soir au jeudi soir inclus, sous réserve de conditions météorologiques favorables", a annoncé le site de la préfecture.
Les différentes palangres verticales ont ainsi contribué à la capture d’un requin tigre ce jeudi 13 août 2015. Il s’agit de la première capture de squale de ce mois : la dernière remonte au 29 juillet dernier, date à laquelle deux requins avaient été pêchés, une semaine après l’attaque non mortelle dont a été victime un surfeur à Saint-Leu.
Par ailleurs, un requin bouledogue aurait été aperçu à Saint-Leu ce mercredi 12 août 2015. "Des chasseurs ont aperçu dans le chenal, près du bowl de la gauche de Saint-Leu, un requin bouledogue de 2m/2m50. L’eau était claire et le ciel bleu. Rappelons que les dernières observations similaires, remontées par des chasseurs, ont précédé de quelques jours les attaques d’Eddy au Port Ouest et de Rodolphe à Saint Leu", annonce la page communautaire Médias requins.
"Il est à noter que la baignade est actuellement interdite par la commune de Saint-Paul sur la zone des Roches Noires, en raison d’opérations de maintenance sur les filets de protection. La flamme rouge signalant cette interdiction est donc hissée sur le poste MNS chargé de la surveillance de ce site jusqu’à nouvel ordre", précise le site préfectoral.

Zinfos974.com - Mercredi 19 Août 2015 - 09:00 - Un requin tigre pêché en face des Roches noires

Un requin tigre femelle mesurant 2,40 mètres a été pêché ce mardi 18 août dans le secteur des Roches noires. Une prise réalisée à l'aide de la technique de palangre verticale dans le cadre de Cap Requins 2.
21/08/2015 - 6h - www.ipreunion.com - Roches noires et Boucan Canot - Risque requin : de nouveaux filets pour mieux résister à la houle

La mairie de Saint-Paul doit présenter ce vendredi 21 août 2015 le déploiement de ses nouveaux filets anti-requin. Ce dispositif, lancé sous l'impulsion de l'adjoint au maire Patrick Florès, devrait être plus solide face à la houle. L'objectif : de relancer la pratique des activités nautiques aux Roches Noires et à Boucan Canot.
Lancés en octobre 2014, les filets de baignade de Boucan Canot devait relancer l'activité du littoral ouest et faire oublier la crise requin. "C’est le début de la sécurisation et du retour des activités nautiques. Ça redonne le sourire à tout le monde !, s'était exprimé à l'époque Patrick Florès, adjoint à la mairie de Saint-Paul et entraîneur de l'équipe nationale de surf.
Malheureusement, au cours de ces 10 derniers mois, le dispositif a été mis à rude épreuve. A plusieurs reprises - notamment en novembre 2014, en mai 2015 et en juin 2015 - les mailles protégeant le site ont dû céder face à la houle. Puis la commune a été marquée par l'attaque mortelle du jeune Elio Canestri, sur le spot des Aigrettes.
Des événements qui n'ont pas attaqué la motivation de l'entraîneur de l'équipe nationale de surf dans son projet de sécuriser le littoral. Ce vendredi, sur l'esplanade de Boucan Canot, le maire saint)paulois Joseph Sinimalé doit présenter le lancement des travaux de pose des futurs filets de protection. Le dispositif, mis en place avec Seanergy océan Indien, devrait être beaucoup plus solide.
                                            Des filets 50% plus résistants
Le détail des opérations n'a pas encore été révélé, mais les filets devrait sécuriser l'ensemble de la plage où Mathieu Schiller avait perdu la vie, le lundi 19 septembre 2011. Aux Roches Noires, le dispositif doit couvrir une zone allant de la digue jusqu'au spot de Cachera. Au total, environ 1,5 kilomètre de littoral devrait être protégé.
Ces nouveaux filets - aux mailles plus larges - devraient être beaucoup 50 % plus résistants face aux vagues et surtout moins coûteux à l'entretien pour la collectivité. La société s'est engagée à ce que ses filets soient opérationnels 300 jours par an et résistants face à une houle allant jusqu'à 4 mètres.
Des informations rassurantes pour les pratiquants qui pourraient être plus nombreux à l'eau, mais aussi pour l'Etat a donné son feu vert pour la pose de ce nouveau système. Si l'opération est réussie, la préfecture de La Réunion pourrait accompagner l'installation de ce disposiif dans d'autres communes de l'Ouest, que ce soit Trois-Bassins ou encore à l'Etang-Salé qui a vu ses filets céder face aux vagues en avril dernier.
Zinfos974.com - Vendredi 21 Août 2015 - 11:43 - Nouveau dispositif anti-requin: 141.000 m2 d'espace protégé à Boucan et aux Roches

Nouveau dispositif anti-requin: 141.000 m2 d'espace protégé à Boucan et aux Roches
La ville de Saint-Paul a présenté son nouveau dispositif anti-attaque de requin ce matin. Les filets à Boucan Canot et aux Roches Noires seront étendus pour couvrir des zones plus larges.
A Boucan, on comptera 84.000 m2 d'espace protégé, l'équivalent de 67 piscines olympiques. Pour cela, 610 mètres linéaires de filets seront mis en place.
Aux Roches Noires, l'espace protégé s'étendra sur 57.000 m2, soit 45 piscines olympiques, avec 500 mètres linéaires de filets.
Les filets seront installés à 200 m du bord et les espaces protégés comprendront les spots de surf. Une inspection quotidienne avant toute autorisation de baignade sera effectuée.
Le système comprend "filet fixe" composé de chaînes et de cordages souples qui couvrent l'intégralité de la hauteur de l'eau. Les flotteurs de la ligne supérieure sont visibles depuis le bord. Moins rigides, ces filets ont pour but de constituer une barrière physique infranchissable par les requins et résistante à la houle et au milieu marin.
Les mailles des filets seront de 40 cm par 40 cm afin de laisser passer les petits poissons du récif.
La mairie espère que le dispositif permettra un usage de la mer par les baigneurs et surfeurs sur 330 jours de l'année (l'usage n'étant pas possible pendant les cyclones et la houle). Les travaux de pose ont commencé lundi à Boucan Canot. La livraison est prévue pour fin octobre.

Zinfos974.com - Vendredi 21 Août 2015 - 19:40 - Baignade/surf: Un filet beaucoup plus résistant

La ville de Saint-Paul a tenu son calendrier. Patrick Florès, son adjoint de quartier en charge de la sécurisation du littoral, avait donné rendez-vous en septembre 2015.
Sans aléas majeurs technique et météorologique, la société Senargy pense livrer ses filets anti-requins fin octobre, avise Emmanuel Eby, son directeur technique.
Tous les protagonistes se sont accordés ce matin à définir ce dispositif comme une "innovation" que les pays impliqués dans le risque regardent avec attention. Patrick Florès se fait même l'écho de discussions avec un maire d'une ville littorale sud-africaine, intéressé par l'initiative non létale qui voit le jour à La Réunion.
"On n'a que 40 à 50 ans de retard sur l'Australie ou l'Afrique du Sud mais on est en train de passer devant", s'en félicite Patrick Florès. Représentant la Région, Fabienne Couapel-Sauret, qui est "un peu la mémoire de cette crise requin" là où les préfets et les élus se sont succédé, partage sa vision qu'un "tournant s'est produit en 2014 à Saint-Paul et à Saint-Leu". La vice-présidente de Région faisant référence à l'arrivée de deux élus issus du monde du surf dans ces deux collectivités.
Si une forme d'aboutissement apparaissait dans les discours ce matin, qu'est-ce qui porte à croire que ces filets repensés, retravaillés, ne finiront pas comme les précédentes moutures, balayés par les grosses houles ? La société Seanergy lève le doute.
La prochaine étape pour la Régio : l'accompagnement des villes de Trois Bassins et Saint-Leu. A Trois-Bassins, la ville de Saint-Paul est encore concernée puisque la ravine est partagée sur les deux communes
La prochaine étape pour la Régio : l'accompagnement des villes de Trois Bassins et Saint-Leu. A Trois-Bassins, la ville de Saint-Paul est encore concernée puisque la ravine est partagée sur les deux communes
Les ancrages seront plus profonds que ceux qui équipaient jusqu'à maintenant les premières versions de filet. Leur profondeur passe ainsi de 20 cm à 50 cm voire 1 mètre. Le diamètre de la barre d'ancrage est lui aussi redimensionné, passant de 12 à 25cm. Enfin, leur distance l'une de l'autre sera plus réduite, de 5 mètres auparavant à 2,5 mètres aujourd'hui. Le tout est maintenu par des blocs de béton d'1,7 tonne sur les fonds sablonneux pour un respect total de l'environnement. Et les élus de s'accorder sur les délais d'instruction de la loi sur l'eau ultra réduits de l'Etat, ce qui a permis de tenir ce calendrier d'un an. L'avis d'appel public à candidatures date en effet du 14 août 2014.
                                    600.000 euros d'entretien
La matière qui équipe les filets reste la même. Il s'agit de mailles en polystyrène. La dimension du maillage demeure un compromis entre faire obstacle à une intrusion d'un squale et largeur suffisante pour ne pas créer trop de résistance à la force de la houle. Les poissons benthiques pourront toujours passer. La distance des filets à la côte joue aussi en sa durabilité. Placée à environ 200m du rivage, la ligne anti-intrusive évite le ressac.
Le filet qui sera tendu en face des Roches noires et de Boucan, soit 1,2 km linéaire au total, est programmé pour résister à une houle de 4 mètres. Une hauteur que l'on ne retrouve principalement que lors des houles cycloniques selon le scénario d'étude de l'entreprise réunionnaise. Elle était l'une des trois à avoir répondu au dialogue compétitif ouvert par la mairie. Les deux autres étaient sud africaine et belge.
En phase investissement, le Feder (60%), la Région (20%) et la commune (20%) ont mis la main à la poche pour le financement du projet d'un coût de 1,5 million d'euros.

D'autres dépenses sont à prévoir annuellement. Seanergy sera en charge de sa maintenance sur les quatre prochaines années. Son coût annuel est estimé à 600.000.

Zinfos974.com - Lundi 31 Août 2015 - 11:13 - Un requin bouledogue de 2,70m prélevé à Saint-Gilles-les-Bains

Un requin bouledogue a été prélevé ce dimanche 30 août 2015 à Saint-Gilles-Les-Bains.
Il s'agit d'un mâle de 2,70m, capturé sur palangre, dans le cadre du programme de pêche Cap Requin 2, selon le site Info-Requin.
Zinfos974.com - Mardi 1 Septembre 2015 - 11:58 - Un requin tigre de 3,10m capturé aux Roches Noires

Au lendemain de la capture d'un requin bouledogue de 2,70m, un nouveau prélèvement a été réalisé ce lundi 31 août 2015 dans le secteur des Roches Noires, à Saint-Gilles.
Le squale a été capturé vers 22h, sur une "smart drumline". Il s'agit d'un tigre mâle mesurant 3,10m.
Pour rappel, ce prélèvement a été réalisé dans le cadre du programme de pêche ciblée Cap Requin 2.
Clicanoo.re - publié le 3 septembre 2015 - 04h53 - Région : plus de 370 000 euros votés pour les vigies requins renforcés (extrait)
CRISE REQUINS

• Les conseillers régionaux ont voté une enveloppe de 371 518 € dans le cadre de la phase III du dispositif sous-marin d’observation et de détection « vigies requins renforcées » porté par la Ligue Réunionnaise de surf. Dispositif déployé sur les sites de : Boucan, les Aigrettes, Roches Noires et Trois-Bassins.
• Une enveloppe de 155 986 € a été votée pour la mise en oeuvre du dispositif cap requins 2 piloté par le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages marins de La Réunion.
Zinfos974.com - Mercredi 9 Septembre 2015 - 00:19 - Un bouledogue de 2,60m pêché en baie de Saint-Paul

Le site info-requin Réunion indique qu'un requin bouledogue femelle de 2,60 mètres a été pêché ce 8 septembre en baie de Saint-Paul.
Capture réalisée sur palangre verticale et qui sera comptabilisée dans le programme Cap Requins 2
Zinfos974.com - Jeudi 10 Septembre 2015 - 14:24 - Un requin tigre de près de 4m pêché

Un requin tigre a été prélevé ce jeudi. Le spécimen, un requin femelle de 3.92 mètres a été pêché à l'aide de la technique de la palangre verticale.
Cette nouvelle capture entre dans le cadre du programme Cap Requins
Zinfos974.com - Dimanche 13 Septembre 2015 - 10:40 - Des gendarmes sortent plusieurs surfeurs de l'eau

Alors que l'arrêté préfectoral interdisant la baignade et les activités nautiques est toujours en vigueur, les gendarmes ont sorti de l'eau hier plusieurs surfeurs sur différents spots de l'île. À Saint-Benoit sur le site du Butor, quatre ont été pris en flagrant délit. Ils n'ont pas été verbalisés, juste rappelés à l'ordre et leurs noms ont été notés par les gendarmes.
À Saint-Leu, les militaires sont également intervenus pour cinq surfeurs. Cette fois-ci, pas de simple rappel, ni de message de prévention, ils seront convoqués à la gendarmerie prochainement pour des explications. Ils risquent d'être verbalisés.
Selon Le Quotidien, les patrouilles de gendarmes sillonnent particulièrement le littoral de l'île depuis quelques jours.
www.ipreunion.com- le 23 septembre 2015 - Un requin tigre capturé à l'Etang-Salé

Un requin tigre a été capturé ce mardi 22 septembre 2015 au large de l'Etang-Salé. Le squale, une femelle de 2,60 mètres, a été pêché par une drumline. L'animal a été prélevé dans le cadre du programme Cap requin 2.
Il s'agit du 2e requin prélevé dans ce secteur ce mois ci. Le 10 septembre dernier, un requin tigre de 3,92 mètres avait été pris par une smart drumline.
Pour rappel, un système de palangres verticales est opérationnel sur le littoral de la commune depuis le 17 août dernier. Ce dispositif est activé la nuit, de 18 heures à 6 heures du matin. Les opérations se répèteront toutes les nuits du lundi soir au vendredi matin, toutes les semaines sur l’ensemble de la durée du programme "à partir du moment où les conditions météorologiques le permettront".

Clicanoo.re - publié le 24 septembre 2015 - 06h45 - La houle malmène les filets

BOUCAN-CANOT. Un plongeur apnéiste nous a transmis des clichés montrant l'état des filets de baignade de Boucan Canot après les derniers épisodes de houle. On y voit des mailles enchevêtrées et même un bloc de corail dans les filets. Pour éviter de nouvelles casses coûteuses sur l'équipement, la mairie de Saint-Paul et son prestataire avaient décidé de retirer le dispositif en surface.
Il faut espérer que les nouveaux filets anti-requins, attendus pour fin octobre, résistent mieux que la mouture actuelle.

photo Thierry Perez

Clicanoo.re - publié le 25 septembre 2015 - 05h50 - Au Cap La Houssaye, deux apnéistes tiennent tête à un requin bouledogue
Photo : Franck Faria
Deux apnéistes expérimentés ont fait une dangereuse rencontre hier après midi au Cap La Houssaye. Pendant environ 10 minutes, ils ont été confrontés à un requin bouledogue de plus de 2,50 mètres. S’il ne les a pas directement chargés, l’animal s’est fait pressant et menaçant.
Les deux plongeurs connaissaient la marche à suivre en pareilles circonstances. Des bons réflexes qui leur ont permis de regagner le bord sans encombre.
25/09/2015 - Ce matin devant les Roches Noires, immersion de blocs de béton !
Zinfos974.com - Vendredi 25 Septembre 2015 - 18:02 - Cap Requins 2 est désormais opérationnel sur tout le littoral ouest et sud

Lancé en juin 2015, le programme Cap Requins 2 vient cette semaine d’achever son déploiement sur le littoral de Trois Bassins, après la Baie de Saint-Paul, Saint-­Gilles, l’Etang-­Salé et à Saint-Pierre. L’état des lieux par le Comité régional des pêche

Communiqué - CAPREQUINS 2 - CapRequins 2, opérationnel sur tout le littoral
25 septembre 2015
Lancé en juin 2015, le programme Cap Requins 2 vient cette semaine d'achever son déploiement progressif et précautionneux sur tout le littoral avec l'installation des premières palangres verticales avec alerte de capture sur la commune de Trois-Bassins.
Après la technique de la palangre horizontale de fond, dont les opérations se sont succédées de commune en commune en fonction des fenêtres météorologiques, les palangres verticales avec alerte de capture (autrefois dénommées « smart drumlines ») ont été déployées successivement en Baie de Saint-Paul, à Saint-Gilles, à l'Etang-Salé, à Saint-Pierre et maintenant à Trois-Bassins. Le programme est ainsi pleinement opérationnel sur tout le littoral.
Les positions des dispositifs de pêche déployés dans le cadre de ce programme sont renseignées en temps réel sur une carte dont le lien internet a été transmis aux services de sauvetage et de secours (CROSS Réunion) ainsi qu'aux usagers de la mer (maîtres-nageurs sauveteurs, ligue réunionnaise de surf, clubs de plongée, médiateurs de surveillance et de prévention, ...).
Malgré de mauvaises conditions hivernales avec la succession de plusieurs fronts froids tardifs et la présence sur zone de forts vents de Sud et de fortes houles australes, le programme Cap Requins 2 a réussi à cumuler un total de 4152 heures de pêche depuis son lancement.
L'environnement océanographique global, caractérisé par un épisode « El Nifio » observé en 2015 à l'échelle du bassin maritime du Sud-Ouest de l'océan Indien, semble avoir influé sur la moindre concentration des animaux marins dans la couche supérieure de l'océan et ainsi diminué leur niveau de capturabilité. Ce même phénomène peut aussi expliquer les moindres observations de baleines aux abords de La Réunion et les faibles captures de la pêche artisanale côtière sur les espèces de poissons de fond sur les mois de juillet et d'août 2015.
Les captures réalisées depuis le 28 juillet 2015 sont les suivantes :
6 requins bouledogue (trois mâles, trois femelles), entre 2,50 et plus de 3 mètres de longueur, qui ont tous été prélevés pour alimenter le programme Valorequins ;
6 requins tigre (un mâle, cinq femelles), entre 2 et presque 4 mètres de longueur, dont 5 ont été prélevés pour alimenter le programme Valorequins (parmi lesquels deux animaux retrouvés très affaiblis) ; un requin tigre de moins de 2,50 mètres a été relâché après marquage externe ; 3 raies pastenague, relâchées vivantes ;
- 1 raie aigle, relâchée vivante ;
- 1 carangue gros-tête, relâchée vivante après marquage externe ;1 barracuda de 1,30 mètres, relâché vivant après marquage externe ;
- 1 requin nourrice fauve femelle, relâché vivant après marquage externe ;
- 1 grande raie guitare, relâchée vivante après marquage externe ;
- 1 requin marteau halicorne femelle de 3,15 mètres, retrouvé mort étouffé sur la ligne de pêche malgré une intervention des pêcheurs moins d'une heure après la capture ;
2 requins marteaux halicorne femelles de 3,50 et 3,60 mètres, relâchés vivants après marquage externe.
Les partenaires de Caprequins 2 invitent tous les usagers de la mer (pêcheurs, plongeurs, apnéistes...) à leur faire part d'éventuelles observations ou captures d'animaux portant une marque externe de type « spaghetti » utilisée dans le cadre de ce programme, sur lesquelles figurent un identifiant et le numéro de téléphone du CRPMEM.

Une marque externe
« spaghetti »
utilisée pour reconnaître les animaux marqués au cours du programme Caprequins 2

Toutes techniques de pêche confondues, le taux global de survie des captures à l'intervention sur les dispositifs du programme Caprequins 2 s'élève ainsi à 93%.
Parallèlement à la poursuite des opérations de pêche ciblée sur les communes engagées, le CRPMEM et ses partenaires vont dans les prochaines semaines réaliser le déploiement d'un réseau de stations d'écoute acoustique sur tout le pourtour du littoral réunionnais aux fins de suivi de la dynamique des requins « marqués » pour mieux comprendre leurs comportements et assurer la prévention des usagers.
Un premier rapport d'étape a été commandé pour le mois de novembre 2015 par les financeurs du programme, dont la prochaine réunion de pilotage verra le comité d'évaluation scientifique, en cours de constitution, de Caprequins 2 être installé et ses termes de référence définis.
Le CRPMEM et ses partenaires - Ligue réunionnaise de surf, Prévention Requin Réunion, Shark Citizen, Squal'idées et Surfrider Foundation - renouvellent leur message de prudence et de respect des interdictions d'activité aux usagers de la mer.
Le projet CAPREQUINS est financé par
Li,HP • ÉgAild • F,,,rniee
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Sâint-Paul
Riom REurnori
www.regionreunion.com

PRÉFET DE LA RÉGION RÉUNION

Clicanoo.re - publié le 26 septembre 2015 - 06h24 - 12 requins pêchés en deux mois

CAP REQUINS 2. Le Comité des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion fait le point sur Cap Requins 2. Après deux mois de programme, on compte seulement douze captures. Dans le détail, six requins bouledogue, mesurant entre 2,50 et 3 mètres de long, ont été pêchés. Six spécimens tigre de 2 à 4 mètres ont aussi été prélevés. 11 d’entre eux alimenteront le programme Valorequins.
Ces maigres résultats peuvent s’expliquer par de mauvaises conditions hivernales avec plusieurs fronts froids, des forts vents de Sud et des houles australes. Le phénomène El Niño expliquerait la moindre concentration d’animaux marins et les faibles quotas de la pêche artisanale côtière sur les poissons de fonds en juillet et août. D’autres prises : quatre raies, une carangue, un barracuda, un requin nourrice, une grande raie et deux requins marteaux ont aussi été attrapées avant d’être relâchées. Cap Requins 2 est désormais opérationnel sur l’ensemble du littoral. L’installation des premières palangres verticales avec alerte de capture à Trois-Bassins vient d’être achevée. Une nouvelle technique employée après celle de la palangre horizontale de fond. Cette dernière a été déployée en baie de Saint-Paul, à Saint-Gilles, à l’Étang-Salé, à Saint-Pierre et donc à Trois-Bassins. Les pêches ciblées se poursuivent au rythme de cinq sorties par semaine. Dans les prochaines semaines, un réseau de stations d’écoute acoustique sera déployé sur tout le pourtour du littoral.
Le but ? Suivre la dynamique des requins « marqués » afin de mieux appréhender leurs comportements tout en assurant la prévention des usagers. Un premier rapport d’étape verra le jour en novembre 2015.               T.S.
Zinfos974.com - Mardi 29 Septembre 2015 - 12:03 - Cap Requins 2 : Un requin-tigre de 2,88 m capturé

Nouvelle prise de requin, comme nous le rapporte le site Info-Requin.re.
La capture a été réalisée sur palangre verticale au large de Saint-Paul.
Il s'agit d'un mâle de 2,88 mètres. Le squale a été capturé dans le cadre du programme Cap Requins 2.

Lundi 5 Octobre 2015 - 14:46 - SH - Zinfos974.com - L'origine non réunionnaise des victimes d'attaques de requins: Une question "anticonstitutionnelle"

L'origine réunionnaise ou non des victimes d'attaques de requin a-t-elle une influence sur les accidents ? C'est la question d'un dossier pédagogique (voir) que le Museum d'histoire naturelle et deux anciens enseignants référents en SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) avaient remis à des instituteurs qui préparaient une visite de l'exposition "Requins" au musée, avec leurs élèves, selon le Quotidien la semaine dernière. Une "origine" qui serait liée, selon eux, à la connaissance plus ou moins bonne du milieu.
Selon l'association OPR (Océan Prévention Réunion), la question n'a pas lieu d'être. C'est l'avis également du collectif "Rend a nou la mer, rend a nou La Réunion". "Cette phrase est malheureuse et indigne d'un milieu scolaire, affirme Mylène Veminardi, enseignante et porte-parole. Le but du programme d'enseignement civique et moral est justement d'aller contre ce genre de préjugés. Elle est aussi anticonstitutionnelle car la constitution française stipule que l'on ne peut pas être jugé selon notre origine".
Selon elle, qu'une personne soit touriste ou Réunionnaise ne détermine pas sa connaissance du milieu marin. "Certains métropolitains sont des professionnels et connaissent bien le milieu alors que des Réunionnais qui vivent loin de la côte ne se baignent jamais dans la mer", ajoute-t-elle.
En évoquant l'origine des victimes mais aussi les heures auxquelles elles étaient à l'eau (autre facteur mentionné dans le dossier), "les causes réelles ne sont pas abordées", s'indigne Mylène Veminardi. Ces causes seraient selon le collectif plutôt l'arrêt de la commercialisation de la pêche de requins et la réserve marine.
"Que veulent montrer ces soit-disant scientifiques avec ce genre de questions? Qu'il faut accepter l'interdit de la mer? Accepter ce prédateur et donc une régression historique?", se demande-t-elle.
                                            "Crise anti-surfeur et anti-zoreil"
Pour Bernadette, grande-tante de Rodolphe attaqué par un requin sur le spot de la Gauche à Saint-Leu en juillet dernier et amputé du bras droit, ce genre de débat montre une Réunion qui a mal évolué: "Elle est comme divisée. Mais les origines, ça veut dire quoi?" Pour elle, "si on vit à La Réunion, si on aime La Réunion et si on participe à la vie réunionnaise, on est Réunionnais". "Les facteurs réels dont on ne parle pas assez, ce sont l'arrêt de la pêche et les déchets dans la mer, par exemple", ajoute-t-elle.
Patricia, parent d'élèves, se dit choquée, mais reconnaît elle aussi un changement dans la manière de percevoir les métropolitains. "Depuis l'attaque d'Elio, on est en pleine crise anti-surfeur et anti-zoreil, affirme-t-elle. Ça veut dire qu'un Créole peut surfer tranquillement, lui? Il y a un risque de dérapage avec ce genre de phrase et cette question posée à des enfants peut être très dangereuse".
Le Rectorat a bien compris que cela ferait polémique et a immédiatement demandé au Conseil départemental de retirer les documents du dossier qui se trouvaient sur la page internet du Museum d'histoire naturelle. L'inspectrice pédagogique régionale du Rectorat ne l'avait apparemment pas encore validé.

Orange Réunion - 09/10/2015 -Un requin de 3,70 mètres pêché aux Roches Noires

Un requin a été pêché ce jeudi 8 octobre 2015 aux Roches Noires. Le squale - un tigre mâle de 3,70 mètres - a été prélevé à l’aide d’une smart drumline vers 21 heures. Au total, 9 requins ont été capturés dans la zone de Saint-Gilles les Bains depuis le début de l’année et notamment grâce à la reprise des palangres de fond.
Zinfos974.com - Jeudi 15 Octobre 2015 - 13:44 - Une première: Un grand requin blanc pêché en baie de Saint-Paul

Ce jeudi matin aux alentours de 5 heures et demi, un grand requin blanc de 3 mètres 90 pesant environ 350 kg a été prélevé à la palangre verticale avec alerte de capture dans la baie de Saint-¬Paul.
Cette capture s’est opérée sur un engin de pêche du programme expérimental de pêche ciblée de requins côtiers (Cap Requins 2), situé à 300 mètres du littoral et par 16 mètres de profondeur.
Une fois l’alerte de capture reçue, le pêcheur mandaté s’est rendu sur zone. A la remontée de la ligne, le pêcheur a découvert un requin de grande taille et d’identification inconnue par rapport aux espèces rencontrées habituellement autour de La Réunion.
Le requin montrait des signes avancés de fatigue, après s’être emmêlé dans la ligne lors de sa capture.
Conformément au protocole défini dans Cap Requins 2, le pêcheur mandaté a pris l’attache du coordonnateur technique et opérationnel du programme qui lui même s’est rapproché du CRPMEM afin de connaître la suite à réserver à cette capture.
              Capture atypique à La Réunion
De par la taille de l’individu et de son état agonisant, sa ressemblance avec le grand requin blanc, considéré comme une espèce dangereuse pour l’Homme, la faible profondeur du lieu de capture ainsi que sa proximité avec les lieux d’activités nautiques et touristiques de l’île dans un contexte de début de vacances scolaires, le CRPMEM de La Réunion a décidé par mesure de précaution de procéder à son prélèvement et à sa valorisation scientifique aux fins d’une meilleure connaissance de l'espèce, d’analyses génétiques, de la recherche de connectivité avec l’état des populations et de compréhension des comportements alimentaires.
Lors de sa débarque au Port de la Pointe des Galets, l’identification de l’espèce a été confirmée. Il s’agit d’un grand requin blanc, capture atypique à La Réunion.
C'est d’ailleurs la première fois que cette espèce est formellement identifiée localement, confirme le Comité des pêches.
Néanmoins, la présence de requins blancs aux abords des côtes de La Réunion avait déjà été relatée, cette espèce étant connue pour sa faculté à se déplacer sur de très grandes distances en océan Indien, comme l’ont montré les suivis d’individus marqués entre l'Afrique du Sud et l'Australie, via les Mascareignes.

Clicanoo.re - publié le 16 octobre 2015 - 14h55 - "Cap Requins viole la réglementation européenne"

Après la capture d’un grand requin blanc hier sur une des drumlines du programme Cap Requins 2 en baie de Saint-Paul, une poignée d’associations de défense de l’environnement se sont mises vent debout contre le programme de recherche scientifique déployé dans le cadre de la réduction du risque requin.
Le collectif de ces associations, qui sont Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd et Vagues, protestent contre le programme Cap Requin. Celui-ci, en ayant capturé un grand requin blanc, animal classé vulnérable, aurait ouvertement violé les divers textes qui le protègent, dont le règlement européen.
Dans un communiqué, le collectif d’associations demande au préfet des explications sur les agissements du CRPMEM, qui a capturé le requin, mais pointe surtout du doigt les pratiques de Cap Requins 2 qui accroîtrait selon eux la présence de squales dans les eaux réunionnaises.        Ci-dessous, leur communiqué en intégralité :

Cap Requins viole la réglementation européenne
Pour la première fois, un grand requin blanc a été pris à la Réunion. Ce requin a été appâté par un pêcheur rémunéré à moins de 300 m de la côte,en baie de St-Paul, zone la plus pêchée mais aussi la plus appâtée au monde depuis deux ans sous prétexte de sécurisation.
Le requin blanc est classé vulnérable par l’UICN,inscrit en annexes II CITES et en annexe 1 de la convention de Bonn . il est protégé même en Afrique du Sud et Australie.
Sur décision unique du CRPMEM, sans aucune consultation scientifique, sous un motif de sécurité public, qui n’entre pas dans les attributions juridiques du CRPEM, et en violation des prétendus objectifs du programme, l’animal a été tué.
Or le Règlement européen 2015/104 du 19 janvier 2015, que le CRPMEM ne peut ignorer, est clair : il y a « obligation de remettre immédiatement à la mer les captures accidentelles de requins », et « il est interdit de pêcher le grand requin blanc dans toutes les eaux ». De fait, CAP REQUINS 2 qui est financé par la Région, l’Etat et certaines communes se moque ouvertement du règlement européen.
Nos associations n’ont pas manqué de signaler la dangerosité du programme d’appâtage CAP REQUINS 2 qui attire des requins sur la côte Ouest de la Réunion.
Il s’agit maintenant de prévenir les autorités que, par ce programme, la France ne respecte pas la réglementation européenne. On comprend mieux le manque de transparence de CAP REQUINS 2 sur les prises accessoires : encore des espèces interdites à la pêche par règlement européen qui, en matière d’environnement, n’en déplaise au CRPMEM, s’applique à la Réunion.
La France et la Réunion se déshonorent avec ce programme de pêche, sans protocole, sans conseil scientifiques, sans observateurs assermentés, qui ne respecte pas la législation européenne.
Nous demandons aussi que monsieur le préfet, qui avait promis de la transparence, nous explique comment le CRPEM peut se substituer à l’Etat pour imposer sa juteuse conception de la sécurité en violant de plus, les textes européens.
CAP REQUINS 2 accroît la présence des squales dans les eaux réunionnaises mais le CRPEM prétend sécuriser les eaux littorales par une pêche et un appatage dangereux il refuse par contre une responsabilité qu’il laisse assurer aux maires des communes concernées il bafoue maintenant la règlementation de l’UE, entraînant dans son infraction l’Etat et les autorités régionales.

Collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Vagues

Zinfos974.com - Vendredi 16 Octobre 2015 - 18:09 - Laurence Gilibert - Nouvelle capture de requin dans la baie de Saint-Paul

Hier soir vers 21:30 un requin bouledogue mâle de 2m50 a été prélevé en baie de Saint Paul dans le cadre du programme Caprequins.
C'est donc la troisième capture réalisée dans le cadre de ce programme le 15 octobre. Un grand requin blanc avait déjà été prélevé en baie de Saint Paul hier, ainsi qu'un requin-tigre de 3m74 à l'Étang-Salé.

Zinfos974.com - Mercredi 21 Octobre 2015 - 07:13 - Trois requins pêchés

Dans le cadre du projet Cap Requin 2, trois prélèvements ont été effectués au large de la plage des brisants. Il s'agit de deux requins-tigre: un male de 3.60 mètres et une femelle de 3.10 mètres et d'un requin-bouledogue femelle de 2.90 mètres. Les prélèvements ont été effectués dans la nuit de mardi à mercredi.
Zinfos974.com - Samedi 24 Octobre 2015 - 14:32 - Laurence Gilibert - Le massacre du requin-tigre dénoncé

L’association Sea Shepherd dénonce les conditions dans lesquelles les requins prélevés sont en réalité massacrés, images à l’appui.
Une image sanglante du massacre circule sur les réseaux sociaux. On peut lire le commentaire suivant sur la page Facebook de Sea Shepherd Réunion:
"Témoignage et images sur le déchainement de violence barbare dont sont victimes les requins à la Réunion. Massacrés sur la base de mensonges et autres interprétations délirantes de la réalité, ceux qui sont grassement payés pour mener ces pêches absurdes n'ont même pas la décence d'enlever la vie avec dignité à ces animaux non seulement innocents mais aussi essentiels aux équilibres de l'écosystème côtier de notre île".
Il y a deux jours suite à la divulgation de cette information, le collectif des associations Sea Shepherd ASPAS Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Sauvegarde des Requins, Vague, Tendua, Requin Intégration avaient rédigé un communiqué. Ils y dénoncent ces conditions inhumaines, observées par un témoin et appellent aux témoignages.
                                  "Nouvelle bavure du comité des pêches
Quelque jours après le requin blanc, espèce protégée par la convention de Bonn dont la France est signataire et exécuté sur ordre du comité des pêches ,un requin tigre a été massacré dans des conditions ignobles par des pêcheurs mandatés par le comité des pêches
Nous demandons aux personnes qui auraient filmé,ou photographié cette scène de bien vouloir prendre contact , via Facebook par exemple, avec une des associations de notre collectif:
Cette façon de tuer semble habituelle des pêcheurs mandatés par le CRPEM puisque l'un d'entre eux s'était même vanté publiquement de massacrer à coups de marteaux sur la tête avant de les relâcher, les requins prétendument libérés .
Nous rappelons que plus d'une centaine de requins tigres et bouledogues ont été appâtés et massacrés en moins d'un an sur quelques kilomètres entre St-Gilles et la baie St Paul , ce qui en fait la zone la plus pêchée au monde sous prétexte fallacieux de sécurité et que jamais les observations de requins n'ont été aussi nombreuses .
A titre de comparaison , l'ensemble des filets et drums lines du Kwazulu Natal pêchent environ 30 tigres et 9 bouledogues en moyenne par an sur prés de de 400 KMS de côtes et le Natal Shark Board lui même désire abandonner cette méthode barbare d'un autre siècle .
Cap requin 2 et les bavures du CRPEM donnent une image désastreuse de la France et de la Réunion, dans le monde et ne servent qu'à augmenter le risque pour les usagers, au seul profit du comité des pêches et de la carrière d'un fonctionnaire".

Clicanoo.re - publié le 29 octobre 2015 - 04h38 - Le Comité des pêches conteste tout "massacre" de requin-tigre

Le 20 octobre dernier, un requin tigre était capturé sur drumline, au large de Saint-Gilles, dans le cadre du programme Cap Requins 2. Aussitôt une polémique avait éclaté autour des conditions de capture de ce squale, les associations écologiques étant montées au créneau. La raison de leur courroux : un témoin a vu ce soir-là l’arrivée du bateau de pêche au port de Saint-Gilles, et avait assisté à la mise à mort de l’animal, qui serait arrivé encore vivant au Port, "trainé par la queue", avant d’être "attaché au quai pour le tuer".
Les associations écologistes avaient évidemment dénoncé cet acte, n’hésitant pas à parler de "massacre".
Ce soir, le Comité régional des pêches maritimes a souhaité éclaircir les choses en réagissant à la polémique.
"Parce que l’hameçon s’est accroché à sa queue, le requin tigre de gros gabarit (3m25 pour 200 kg) prélevé à proximité des sites d’activités nautiques de Saint Gilles le 20 octobre 2015 n’a pas pu être remonté par les pêcheurs à la surface par la tête. Devant l’impossibilité de procéder à sa mise à mort en mer comme le prévoit le protocole, sans risquer de se mettre eux-mêmes en danger, les professionnels ont choisi de revenir à quai avec le requin vivant", explique-t-il dans un communiqué.
En outre, le CRPM conteste les accusations de vengeance ou de maltraitance envers les requins par les pêcheurs mandatés. D’ailleurs, il souligne avoir envoyé à l’ensemble des prestataires du programme un rappel des procédures prévues dans le cadre de Cap Requins 2, et précise qu’un "retour d’expérience" sur cette affaire a été programmé. Des tests sur un nouveau procédé à air comprimé ont même été envisagés pour "faciliter les opérations".
Le CRPM en profite pour rappeler que le programme expérimental de capture ciblée "maintient sa finalité de prélèvement et d’amélioration des connaissances", et ne s’oriente que vers les espèces potentiellement dangereuses aux abords de nos côtes. Les données de capture (date, position, valeurs biométriques...) sont d’ailleurs communiquées en toute transparence par les pêcheurs au grand public, via le site info-requin.re.
"La manipulation des informations par certaines associations écologistes, en méconnaissance des écosystèmes et des équilibres écologiques des milieux marins réunionnais, sans fondement scientifique et sans contre-proposition valable pour la réduction du risque requins, nuit à la démarche équilibrée voulue par les partenaires du programme Cap Requins 2 et mise en oeuvre par le Comité régional des pêches maritimes", finit par lâcher le CRPM pour conclure sa réaction à la polémique.
Rappelons que quelques jours plus tôt, le programme Cap Requins avait essuyé une fois de plus les critiques, quant à la capture sur une des drumlines du programme d’un grand requin blanc, qui s’avère être une espèce protégée par l’Europe.

Clicanoo.re - publié le 4 novembre 2015 - 07h15 - Requins sous surveillance

Technologie. Soutenue par la mairie sudiste, la société locale Réunion Spotter a testé, hier, sur le spot de la Jetée de Saint-Pierre son célèbre ballon captif qui permet de surveiller en direct et en continu des zones de baignade. Une première mondiale en matière de gestion de la crise requin.
10 heures sur le port de Saint-Pierre. Un ballon de 3 mètres de haut sur 3,5 mètres de large stagne dans le ciel, juste au-dessus des bateaux amarrés. Des badauds sortent leur appareil photo. D’autres, plus curieux, tentent de s’approcher. À l’autre bout de la corde du ballon blanc, un groupe installé, à deux pas de la Jetée, s’affaire devant un ordinateur. La zone est fermée par des barrières. "On a mis un périmètre de sécurité d’une trentaine de mètres", indique Yannick Rosely qui, malgré la fatigue, affiche un large sourire. Médiatisé lors de la crise requin en 2012, le gérant de Réunion Spotter effectuait, hier matin, le premier test de son dispositif de ballon captif, arrivé en février sur l’île, pour surveiller les côtes. "C’est la première fois qu’on le teste au-dessus de la mer. C’est du matériel importé dans ce but, explique le responsable. Un ballon gonflé à l’hélium, une caméra haute technologie afin d’avoir une vision en hauteur des spots de surf et aussi en profondeur en enlevant l’effet de réfraction." La ficelle de l’énorme ballon est en réalité de la fibre optique qui envoie les images en direct live sur un écran. En plus de cette surveillance en continu, possible grâce à ces ballons utilisés par l’armée américaine pour surveiller ses frontières ou ses bases militaires, Réunion Spotter développe en interne un logiciel de détection automatique des requins. "Du moins des masses sombres. On veut apporter un outil supplémentaire à la personne assise sur sa chaise qui fait de la vigie requin, précise Yannick Rosely, heureux de tester ce concept pour la première fois à la Réunion et aussi dans le monde, dans le cadre de la surveillance des requins. En nous passant cette commande d’images, la mairie nous offre la chance d’avancer sur notre projet."
                                    Premier test mondial
Et ce n’est pas anodin si la ville sudiste soutient le concept. Depuis plusieurs années, Gaëtan Lerceteau suit avec attention l’entreprise réunionnaise. "C’est une commande de prise de vue de la mairie, en interne. Cela n’a rien à voir avec Cap Requin, indique le chargé de la gestion des risques et des milieux naturels associés à la mairie saint-pierroise. Si les essais sont concluants, la Région sera sollicitée par la suite. On estime l’utilisation de ce ballon judicieuse. On pourrait le déployer à demeure." En 30 minutes, le ballon peut être déployé. Non seulement pour surveiller le spot de la Jetée pour le surf, dès que cette activité sera à nouveau autorisée, mais aussi pour disposer sur le territoire des zones surveillées pour la pratique de toutes activités nautiques. Ce premier test mondial a permis de constater la lourdeur administrative, notamment la gestion aérienne du ballon. Se situant entre l’aéroport de Pierrefonds et l’hélistation du CHU de Terre-Sainte, l’équipe a dû descendre, hier, le ballon à 50 m de hauteur lorsqu’un avion décollait ou atterrissait de l’aéroport. "C’est la première fois qu’une telle structure se balade dans les airs. Aujourd’hui, on a un protocole déterminé, donc ça va, poursuit Yannick Rosely. On a dû aussi attendre d’avoir une fenêtre adéquate au climat. Même si le ballon peut supporter des vents jusqu’à 110 km/h, on voulait effectuer ce premier test dans les meilleures conditions." La journée d’hier a permis de peaufiner les réglages pour trouver les bons angles de vue, la position du ballon en hauteur qui détermine la zone à surveiller... Le test a été concluant : le matériel a fonctionné. "Saint-Pierre n’a pas encore eu de souci pour le moment dans la crise requin, précise Gaëtan Lerceteau, mais si on peut faire en sorte de l’éviter et d’avancer sur cette problématique, et bien tant mieux."                               Véronique Tournier vtournier@jir.fr

Posté par IPR le Lundi 02 Novembre à 09H46 - Saint-Gilles - Un bébé requin bouledogue dans le port

Un requin bouledogue juvénile a été observé dans le port de Saint-Gilles ce vendredi 30 octobre 2015. Le squale mesurait environ 60 centimètres, il a été vu vers 8 heures

Posté par IPR il y a 2 heures - 17h - Saint-Paul - Un requin bouledogue prélevé dans la baie

Un requin bouledogue mâle d'une taille de 2,15 mètres a été prélevée dans la baie de Saint-Paul ce mardi 3 novembre 2015 à 20 heures.

www.ipreunion.com - le 08/12/2015 - 6 h - Protection contre les squales - Boucan Canot : les files anti requins bientôt opérationnels

Le chantier d'installation des filets anti-requin est sur le point de se terminer sur la plage de Boucan Canot. Le filet devrait être opérationnel ce week-end pour sécuriser la plage de Boucan Canot. "Mais on n'est jamais sur de rien", lance Patrick Florès, adoint à la mairie de Saint-Paul et entraîneur de l'équipe nationale de surf.
"Ils devaient d'abord être livrés le 4 novembre, après le 8, puis le 20, le 24...". Lorsque la société aura confirmé la fin du chantier, la mairie de Saint-Paul enverra sa cellule nautique pour valider le travail réalisé, vérifier qu'il n'y a aucune faille. Enfin, l'équipe municipale validera le chantier et signera l'arrêté ouvrant la zone sécurisée à la baignade et aux activités nautiques.
Deuxième tentative pour la mairie de Saint-Paul qui avait déjà installé des filets en octobre 2014. Or, à plusieurs reprises, les mailles ont cédé face à la houle et la ville a été marquée par l'attaque mortelle du jeune Elio Canestri en avril 2015, sur le spot des Aigrettes. Pas de quoi entâcher la motivation de la municipalité. Trois sociétés ont depuis eu l'occasion de réaliser leurs tests à Saint-Paul.
Cette fois-ci, les mailles font 40/40cm et ont été réalisées dans un matériau spécial. "Ce n'est pas un filet de pêche", insiste Patrick Florès. Le filet, plus résistant, s'étend jusqu'à 11 mètres de profondeur, du sable jusqu'au niveau de l'eau. Il est fixé au sol par des câbles horizontaux en acier, des chaînes remontent de quelques centimètres, soutenues par des flotteurs, elles constituent la base du filet. Long de 680 mètres, il est installé depuis la piscine naturelle de Boucan et s'arrête au niveau de l'hôtel Saint Alexis.
                                 Une sécurisation des activités nautiques 320 jours par an
"Ce type de filet n'existe nulle part ailleurs dans le monde, assure l'élu de Saint-Paul. Dans d'autres endroits, ils sont placés en quinconce, pas en continuité, ou bien ils ne vont pas en bas ou en haut. Souvent, il y a des dommages collatéraux : des poissons ou des tortues pris dans les mailles. Avec les larges mailles de ce filet, ce n'est pas possible. On peut même dire qu'il permet de protéger la faune des requins bouledogues par exemple."
Le problème de l'ancien filet : s'il cassait, il n'y avait aucun matériau sur place pour le réparer. "Il fallait attendre un mois et demi deux mois pour recevoir les matériaux de métropole", ajoute Patrick Florès. Le nouveau cahier des charges garantie une sécurisation des activités nautiques (baignades mais aussi surf, kayak, plongée...) 320 jours par an jusqu'à une houle de 4 mètres de hauteur avec 30% du matériel sur place (chaînes, flotteurs, filets...). L'entretien du filet sera également beaucoup moins coûteux pour la commune que le précédent qu'il fallait retirer à chaque fois que la houle dépassait 1m50 pour un coût de 8000 euros. Avec le nouveau filet, tout dégât constaté en dessous de quatre mètre de houle sera pris en charge par la société.
"Il va falloir être réactif et innovant, souligne Patrick Florès. Le but c'est que bientôt on puisse compter les jours où on n'a pas pu aller dans l'eau pour réaliser des activités nautiques et pas l'inverse." Prochain spot équipé : Roches noires. Puis ce sera au tour de Trois Bassins et des Aigrettes. Des discussions sont d'ores et déjà en cours.

 

www.ipreunion.com - le 9 décembre 2015 à 13:00 - Deux requins bouledogues prélevés à Roches Noires

Le site info-requin.re indique que deux requins bouledogues ont été prélevés à la plage des Roches Noires, à proximité immédiate de Saint-Gilles, lundi 7 décembre 2015, dans le cadre du projet Cap Requins. Il s’agit d’un mâle d’une taille de 2,70m et d’une femelle mesurant 2,83m.

www.ipreunion.com - le 11 décembre 2015 - Filets anti-requins - Boucan Canot : la mer et les vagues pour tous en toute sécurité

Le surf, le bodybaord et toutes les activités nautiques peuvent désormais reprendre à Boucan Canot. Les drapeaux autorisant à nouveau ces pratiques ont été hissés à 10h, ce vendredi 11 décembre, sous les applaudissements des usagers de la mer. Les filets anti-requins sont désormais officiellement opérationnels.
Après plusieurs retard de chantier, les filets sont désormais officiellement opérationnels. Les drapeaux verts autorisant la baignade et les activités nautiques ont été hissés ce vendredi 11 décembre à 10h sur la plage de Boucan Canot. Badauds et baigneurs ont salué ce geste par des applaudissements.
Long de 680 mètres, le filet est installé depuis la piscine naturelle de Boucan et s'arrête au niveau de l'hôtel Saint-Alexis. Constitué de solides mailles de 40/40 cm, il est fixé au sol par des câbles horizontaux en acier et s'étend jusqu'à 11 mètres de profondeur. "Ce type de filet n'existe nulle part ailleurs dans le monde, assurait Patrick Florès, élu de Saint-Paul, en début de semaine. Ailleurs, il y a des dommages collatéraux : des poissons ou des tortues pris dans les mailles. Avec les larges mailles de ce filet, ce n'est pas possible. On peut même dire qu'il permet de protéger la faune des requins bouledogues."
Prochain spot à équiper : Roches noires. Puis ce sera au tour de Trois Bassins et des Aigrettes. Des discussions sont d'ores et déjà en cours.

Zinfos974.com - Jeudi 17 Décembre 2015 - 11:23 - Trois requins pêchés en deux jours

Deux requins bouledogue ont été prélevés ce 17 décembre 2015. Celui capturé à 2 kilomètres au large du port de Saint-Gilles-Les-Bains mesurait 2,6 mètres. Il s’agissait d’un mâle. Le même jour, en baie de Saint-Paul, c’est une autre femelle de 2,8 mètres qui a été pêchée.La veille, c’est cette fois un requin tigre (femelle) également prélevé en baie de Saint-Paul et mesurant 2,82 mètres qui a été extirpé de l’eau.

www.ipreunion.com - le 17 décembre 2015 à 10:06 - Un requin tigre prélevé dans la baie de Saint-Paul

Le site info-requin.re indique qu’un requin tigre a été prélevé mercredi 16 décembre dans la baie de Saint-Paul dans le cadre du projet Cap Requins. Il s’agit d’une femelle mesurant 2,82m.

www.ipreunion.com - le 18 décembre 2015 à 15:13 - Un 4e requin prélevé en moins de 48h

Un quatrième requin en moins de deux jours a été prélevé dans le cadre du projet Cap Requins, jeudi 17 décembre 2015 à 23h30, dans le secteur de Saint-Pierre. Il s’agit d’un requin bouledogue de sexe féminin, mesurant 2,65m. (Photo d’illustration)
Ce jeudi 17 décembre, plus tôt dans la journée, deux autres requins bouledogues avaient été prélevés dans les secteurs de Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Paul, indiquait le site info-requin.re. La veille une femelle requin tigre était également attrapée dans la baie de Saint-Paul.

Clicanoo.re - publié le 18 décembre 2015 - 18h07 - Risque requins : petite piqûre de rappel des règles de sécurité

A l’approche des vacances, la préfecture a publié un communiqué afin de rappeler les règles de sécurité à appliquer dans le cadre du risque requins.
En effet, les dernières opérations de capture ciblée de requins tigre et bouledogue démontrent la persistance de leur présence aux abords des zones d’activités nautiques de La Réunion.
« Cette situation conduit le préfet de La Réunion à recommander la plus grande vigilance aux usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin, qui font l’objet d’une réglementation spécifique », indique le communiqué.

Le préfet a donc invité l’ensemble des usagers de la mer à respecter les conseils de prudence suivants :
- Rappel de la réglementation en vigueur
L’arrêté préfectoral du 13 février 2015, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques, est applicable jusqu’au 15 février 2016. Cet arrêté restreint, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin, à savoir :
la baignade, y compris lorsqu’elle s’effectue à l’aide d’un équipement de type palmes, masque et tuba ; les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard).
La récente installation de filets sur la plage de Boucan-Canot (commune de Saint-Paul) dans une zone expérimentale opérationnelle (ZONEX) ouvre un nouvel espace de pratique surveillée hors lagon, dans les conditions et aux créneaux horaires portés à la connaissance des usagers par les services municipaux sur site.
Les autres activités nautiques, notamment la plongée et la pêche sous-marine, demeurent possibles dans le cadre de la réglementation, aux risques et périls de leurs usagers.

- Rappel des dispositifs de prévention et de surveillance en vigueur
D’une manière générale, la signalisation utilisée pour la baignade sur les plages surveillées est la suivante :
un drapeau rouge vif signifiant : « interdiction de se baigner » ; un drapeau jaune orange signifiant « baignade dangereuse mais surveillée » ;
un drapeau vert signifiant « baignade surveillée et absence de danger particulier ».
Sur certaines plages, ce dispositif est complété par une signalétique spécifique relative au risque requins : la flamme rouge représentant un requin indique que la présence d’un requin est signalée ou observée ;
la flamme orange représentant un requin indique que les conditions météorologiques sont propices à la présence de requins.
Une signalétique spécifique, permettant de différencier les possibilités de pratique de la baignade et les autres activités nautiques, est également mise en place.

- Conseils de sécurité et de prudence
Avant de se mettre à l’eau
vérifier la couleur du drapeau hissé et consulter les panneaux d’informations ;
recueillir les informations utiles relatives aux mesures d’interdiction auprès des services compétents, les municipalités ou le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion ;
se renseigner auprès des maîtres nageurs sauveteurs du poste de surveillance de la plage sur les dangers éventuels : courants, conditions météorologiques (forte houle, orage, intempéries), qualité de l’eau (eaux troubles, pollution) ;
ne jamais se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse.

- Une fois à l’eau
ne pas relâcher sa vigilance : le risque « zéro » n’existe pas, y compris lorsque l’on pratique une activité nautique dans un espace aménagé et surveillé .
ne pas se baigner en cas de blessure ; privilégier la pratique collective des activités nautiques, sous l’encadrement et la responsabilité des professionnels de la mer ; en cas de pêche sous marine, ne pas conserver ses prises sur soi : les déposer le plus rapidement possible sur sa bouée ou dans son bateau.
—> Il est demandé de rapporter toute observation de requin auprès d’un poste de surveillance ou du CROSS Réunion : 02 62 43 43 43

Toutes les informations relatives aux démarches de réduction du risque requin à La Réunion, dans l’ensemble des domaines, sont disponibles sur le site Internet dédié : www.info-requin.re

www.ipreunion.com - le 29 décembre 2015 à 10:07 - Le programme Cap Requin reprendra plus tôt que prévu

Les opérations du programme Cap Requin, le dispositif de réduction du risque requin déployé sur différents points de l’île, reprendront plus tôt que prévu. C’est-à-dire aux alentours du 4 janvier au lieu du 11. Cette décision s’explique par les différentes observations ainsi que les nombreux prélèvements qui ont eu lieu mi décembre, avec notamment 4 requins attrapés en moins de 48h.
Samedi 26 décembre 2015, une femelle bouledogue mesurant près de trois mètres a été capturée par un pêcheur professionnel aux Roches Noires, à environ 1000 m à l’ouest du port de Saint-Gilles. L’animal, pesant 214 kg, se trouvait dans environ 20 mètres de fond. "Il a été remis au comité des pêches pour l’étude Valorequins", indique le message posté sur la page facebook.
"Restez très prudents dans vos pratiques éventuelles d’activités nautiques de pleine mer", précise encore la page Prévention requin Réunion.

Zinfos974.com - Mardi 29 Décembre 2015 - 10:04 -Un requin bouledogue capturé devant les Roches Noires

Samedi soir, le 26 décembre, un requin bouledogue femelle a été capturé face aux Roches Noires par 20 mètres de profondeur. Le squale de 3 mètres de long a été pêché par un professionnel qui l'a ensuite remis pour étude au comité des pêches dans le cadre du programme Valorequins.
Les opérations du programme Cap Requins reprendront donc plus tôt que prévu, le 4 janvier au lieu du 11, en raison de ces dernières captures.

2015/12/23 · 5 h · PREVENTION REQUIN REUNION - INFO PRÉVENTION -

L'association PRR tenait à vous informer de la suspension temporaire du programme de pêche ciblée à la côte (Caprequins) durant la période des fêtes pour une durée de 3 semaines, avec une reprise prévue le 11 janvier 2016.
De plus nous tenons à vous rappeler que :
- plusieurs observations (ports et lagons) ont été dernièrement remontées au CROSS
- des captures ont eu lieu récemment après une longue période de calme (3 requins bouledogue, dont une femelle pleine, ainsi qu'un requin tigre) témoignant d'une activité certaine de ces requins à la côte.
Il existe aujourd'hui une forte reprise des activités nautiques sur toute la côte avec l'arrivée de l'été, le début des vacances et le regain de confiance des pratiquants d'activités nautiques.
Nous faisons aujourd'hui face à une explosion de la fréquentation des spots de l'île à toutes les heures de la journée, peu importe les conditions météo. Cela faisant craindre le pire... !!!
Aux vues de toutes ces données, l'association ne peut que vous recommander la plus grande prudence dans vos pratiques d'activités nautiques.
Nos médiateurs sont toujours sur leur embarcation en mer sur la commune de St Paul, n'hésitez pas à les solliciter pour toute information à transmettre, ou à prendre, le flux d'information doit circuler dans les deux sens.
Take care et bonnes vacances !

http://www.info-requin.re/communique-de-presse-a522.html

retour à risque requins 2013