LA METEO

   METEO-REUNION 

   MISE A JOUR :       Samedi 19 Septembre 2020          
LE SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page: Choisir un titre puis, à la fin de la lecture,"retour sommaire" )

la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION

Futurs travaux ... Réhabilitation et redynamisation ...
Vous accédez aux avis de forte houle plus haut dans LA METEO 
2 arrêtés préfectoraux de juillet 2020
 ... 
Evaluation technique des infrastructures ...

  LA FAUNE MARINE  
Baleines : La saison se termine ...
LA PRESSE EN PARLE      Enquête publique sur les enjeux maritimes dans la zone sud de l'océan Indien
 LE RISQUE REQUIN    
Femmes dans la crise requin ...
Les infos de la SNSM : Sauvetage de l'équipage du "Wayan", le 29/01/2020
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
...
Dans le monde ...
...
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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB
tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

12 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2019/2020,
voir si je suis inscrit     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
18/09/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour , - MAIL COLLECTIF – INFORMATION TRAVAUX
Nous vous informons de la programmation d’une campagne radar et de détection de réseaux sur le port de Saint-Gilles à compter du 28 Septembre 2020, par la société IDDOI.
La détection des réseaux sur le port nécessitera par ailleurs une collaboration des usagers pour déplacer les éléments mobiles (tables, chaises, bacs de plongée, etc.) se situant actuellement sur les quais le temps du passage de l’équipe technique.
A cet effet, nous vous enverrons un planning d’intervention accompagné d’un zonage par jour de travail dès que possible .Bien cordialement,    
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www.ipreunion.com - 11/09/2020 - Opération réhabilitation et redynamisation - Le port de Saint-Gilles dans un "état catastrophique" selon le TCO

Depuis le 1er septembre 2019, la gestion du port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains revient au TCO, qui a pris le relais de la chambre de commerce et d'industrie (CCI). Un an après, l'intercommunalité se rend sur place pour dresser à nouveau la liste des nombreux chantiers à mettre en place pour réhabiliter le port et sécuriser les usagers de la mer. Le TCO pointe du doigt un total abandon du port de la part de la CCI, toujours en contentieux avec la chambre de commerce sur la question de l'indemnisation de la chambre par le TCO relative aux biens transférés. L'intercommunalité apporte également son soutien aux amodiataires, à qui la CCI réclame toujours le versement des loyers à compter du 1er septembre 2019.

Ce vendredi 11 septembre, le Territoire de la côte ouest (TCO) a souhaité se rendre sur le port de plaisance de Saint-Gilles pour y effectuer un nouvel état des lieux et discuter avec les différents amodiataires (locataires pour qui les terrains ont été attribués de façon limitée, ndlr). Malgré les travaux déjà réalisés par l'intercommunalité, la liste est encore longue : plateforme glissante, digue trouée, escaliers dégradés, pontons fissurés, abords des quais abîmés, et bâtiments presque insalubres.
Face aux bateaux du port, l'intercommunalité s'alarme de l'état des structures sur le plan d'eau. "C'était dans cet état-là que le TCO a récupéré le port, il a fallu faire des réparations de fortune pour consolider les pontons mais on sait que toute la structure est complètement rouillée, complètement fissurée" explique Daniel Thébault, directeur de la régie des ports de plaisance du TCO. "On invite les gens à ne pas monter en grand nombre sur ces pontons pour ne pas prendre de risque inconsidéré, et à terme il faudra changer tous les pontons du port de Saint-Gilles." Coût envisagé : 1 million d'euros.
Pour Huguette Bello l'heure est aussi à la végétalisation du port. "Sur la commune nous allons planter 100.000 arbres donc le port de Saint-Gilles est inclus dedans" nous dit-elle.

- Miser sur la "double activité" -
Sur le port sont présents de nombreux clubs de plongée. Le gérant de Corail Plongée, Christophe Pottier, a plusieurs idées : "pourquoi pas créer une garderie sur le port pour les adultes qui souhaitent plonger, prendre un bateau, faire des activités, il faudrait aussi densifier les parkings, et assurer un nettoyage des abords du port le matin pour éviter les bouts de verre par terre".
La priorité pour ce gérant, c'est "une visibilité sur le long terme, pour avoir une sûreté de continuer notre activité après cette date. Jusqu'ici "l'entretien a été carrément laissé à l'abandon", ajoute-t-il, "les pontons sont dans un état pitoyable". Côté activité, le port a "une attractivité journée, ce serait bien de pouvoir amener du monde la nuit et faire le prolongement de Saint-Gilles vers le port".
Emmanuel Séraphin acquiesce, il faut en effet "redonner un dynamisme sur ce port avec un principe de double activité : un club de plongée pourrait éventuellement à la nuit tombée laisser place à une autre activité plus festive". Les espaces aux côtés des clubs pourraient donc accueillir tables et chaises pour une activité nocturne.
"Il faut que ce port-là soit vraiment un joyau de l'ouest, pour que chacun prenne plaisir à venir se promener ou boire un coup, déjeuner, faire une activité de loisir, etc." estime le président du TCO.

- Des bâtiments en sale état -
Dans un local pour l'instant inexploité, Philippe Poisson, qui porte bien son nom car en charge d'une poissonnerie sur le port, explique les problématiques rencontrées. "On a l'AOT depuis 3 ans avec la CCI mais on peut pas travailler là-dedans, y a tellement de frais. On est d'accord pour investir mais il faut de la durée" explique-t-il au président du TCO en lui montrant les moisissures et fissures au plafond. Emmanuel Séraphin se veut rassurant : "on va vous donner de la visibilité pour que vous puissiez investir, c'est pour ça qu'on est là. Les travaux n'ont pas été faits pendant des années et on se retrouve dans cette situation".
Philippe Poisson attend du TCO "une relation de partenariat" : "nous on demande pas d'argent, on veut juste travailler. Seulement pour ça, il y a pas mal de contraintes. Il faudrait un minimum de 10-15 ans pour l'AOT. Déjà il faut une évaluation de ce bâtiment et puis une remise en norme. Avec la CCI il ne se passait rien, moi ça fait 20 ans que je paye un loyer sur le port et on ne peut pas dire qu'on a eu un service à la hauteur de ce qu'on payait."

C'est également le reproche de Ralph, mécanicien bateaux et qui paye 2.000 euros de loyer par mois pour cet emplacement. Avec la CCI ses demandes de remise en état n'ont jamais abouti. "J'ai dû relancer facile 3 ou 4 fois. Ils envoient des experts qui disent 'on verra plus tard' et puis voilà. J'ai besoin que ça bouge enfin, ça fait 15 ans que j'attends."
Sur ce bâtiment, les termites ont attaqué les structure en charpentes, "il y a des poutres qui sont vides, avec un tournevis, on traverse très facilement. Ça fait partie des nombreux dégâts sur lesquels il va falloir qu'on intervienne" note Daniel Thébault.

Au niveau de la plateforme accueillant une fontaine hors service surplombée par une queue de baleine, Daniel Thébaud pointe du doigt un manque d'étanchéité. "Il y a une fragilité sous le bassin de la queue de baleine qui fait qu'aujourd'hui on attend de remettre en eau, parce que les pressions seraient dangereuses vis à vis de l'état général de la plateforme." Rien de vraiment rassurant.

Les attentes sont fortes de la part des amodiataires, "oui on va répondre à ces attentes", garantit Emmanuel Séraphin. "On a la volonté, on va mettre les moyens, et plus ce port sera dynamique, plus les activités et la fréquentation générées permettront d'avoir de l'investissement, et donc plus le TCO va récupérer aussi des recettes."
- "On se demande si ce n'est pas à la CCI de payer le TCO" -

Le TCO est en charge du port de plaisance de Saint-Gilles depuis le 1er septembre 2019. La chambre consulaire aurait dû poursuivre la gestion portuaire jusqu'à la fin 2021, mais le contrat de concession a été résilié avant le terme. Les loyers du port représentaient 300.000 euros par an pour la CCI. "Où sont passés les loyers ?" s'interroge le président du TCO.

Ce vendredi 11 septembre, il règle ses comptes, sans langue de bois. "Nous allons rapidement travailler avec la mairie de Saint-Paul à la reprise de tous ces bâtiments, qu'il n'y ait plus de contentieux. Le paradoxe aujourd'hui c'est que la chambre de commerce censée défendre les entreprises les attaque sur les questions de loyers, alors qu'il n'y a pas de visibilité sur ces exploitations, d'autant plus avec la Covid".

L'aqurium de Saint-Gilles lui aussi attaque la chambre de commerce. "L'expertise parle d'elle-même, nous avons 56 points à résoudre d'urgence pour un montant de 800.000 euros juste pour le bâtiment de l'aquarium pour pouvoir travailler correctement. On attaque parce que dans une situation telle qu'on la vit actuellement avec la Covid et toute la trésorerie dehors pour les travaux réalisés à la place de la CCI, vous voyez on est fermés 4 jours par semaine pour pouvoir tenir le coup. C'est pas un travail responsable de la part d'une chambre consulaire" dénonce Pascale Bocchiardo, directrice générale de l'aquarium de La Réunion.

Au-delà des loyers réclamés aux amodiataires, la CCI réclame 10 millions d'euros au TCO pour la reprise du port. "On sait que la chambre de commerce est en difficulté financière mais le rôle du TCO ce n'est pas de renflouer les caisses de la CCI. L'idée c'est de reprendre au juste prix ce port. Quand on voit comment les bâtiments n'ont pas été entretenus toutes ces années, on se demande même si ce n'est pas à la chambre de commerce de payer pour que le TCO reprenne l'ensemble de ces biens, certains sont en péril aujourd'hui et ça pose des problèmes évidents de sécurité." mm / www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com
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11/08/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour à tous ,
Il est rappelé que dans le cadre des mesures de réduction du risque requin, un arrêté préfectoral du 18 juillet 2012 interdit les rejets de produits de la mer à moins de 2,5 milles (4,7 kilomètres) de la côte. Merci pour votre compréhension. Bien cordialement

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Angélique GARDIEN - Maître de port adjoint – Régie des ports de plaisance - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.63.77.44 | N° de fixe 02.62.31.32.92 | N° de poste 564 - angelique.gardien@tco.re
                                                ( Mail original et PJ transmis ce jour par redirection ou ouverture directe ci-dessous )

"Bonjour, - Je vous adresse en pj, deux arrêtés préfectoraux publiés en juillet :

- 2479 du 20 juillet 2020 portant réglementation de l'approche et de l'observation des cétacés,
- 2298 du 2 juillet 2020 réglementant le mouillage et stationnement à La Réunion
Vous en souhaite bonne réception,      Cordialement,"           retour sommaire

18/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour -Veuillez trouver ici l'arrêté préfectoral 2020-837 portant réglementation des activités nautiques et de plaisance .
Bien cordialement / Best regards         retour sommaire
      LA SNSM

IMAZ PRESS - 29/01/2020- Sauvetage en mer - Deux marins-pêcheurs retrouvés sains et saufs sur leur radeau de survie

Ce mardi 28 janvier 2020, deux marins-pêcheurs ont été secourus en mer après le naufrage de leur navire au large du Cap Lahoussaye. Après intervention du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS), les deux hommes ont été retrouvé sains et saufs, et n'ont pas nécessité de prise en charge particulière. Nous partageons avec vous le communiqué de la préfecture.

"Le mardi 28 janvier 2020 à 18h21, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS La Réunion) réceptionne une alerte de détresse en provenance d’une balise de type COSPAS SARSAT, enregistrée à bord du navire de pêche WAYAN. Le message de détresse précise que la balise se situe a priori dans le Nord-Ouest du Cap La Houssaye pour 17 milles (30 km des côtes).
Le CROSS diffuse aussitôt un message d’urgence et recherche dans la zone, à l’attention des navires les plus proches de la position indiquée par la balise. La vedette SNSM de Saint-Gilles-les-Bains (SNS 459 – " Vincent Bosse ") se signale alors au CROSS en sortie de port pour entraînement. Après analyse de la situation, le CROSS engage l’équipage de la SNS 459 pour rallier la zone indiquée par les messages de détresse qui se succèdent selon des intervalles de 5 minutes.
Peu après 20 h et après 60 minutes de navigation, la vedette SNS 459 – " Vincent Bosse " est sur zone, détecte à 1 mille de sa position un radeau de survie. Deux personnes sont présentes à bord. Rapidement, le CROSS obtient la confirmation de la vedette SNSM qu’il s’agit bien des deux marins pêcheurs du navire WAYAN, sains et saufs.
Ramenés vers le port de Saint-Gilles-les-Bains par la vedette SNSM, les deux marins ont été pris en charge à leur arrivée à quai par les pompiers du SDIS 974 pour un bilan médical. Leur état de santé très satisfaisant, malgré le choc, n’a pas nécessité de prise en charge.
Selon les premiers éléments transmis par le patron pêcheur, le navire aurait subi vers 17h30 un choc très violent avec un objet à la dérive que les marins n’ont pas pu identifier. L’accident a créé une brèche le long de la coque avec une entrée d’eau massive dans la cale machine et la cale à poissons, faisant couler le navire en moins de trente minutes. Les deux marins se sont alors réfugiés sur leur radeau de survie et ont déclenché la balise de détresse.
Cet événement au dénouement heureux démontre une nouvelle fois toute l’efficacité de la balise COSPAS SARSAT. Ce dispositif fait partie d’un système composé, notamment, de satellites (constellation Galileo en particulier) capables de détecter tout signal émis par une balise quelle que soit sa position, à terre ou en mer. Ce système est géré par une organisation internationale dont la France est l’un des États fondateurs. COSPAS SARSAT a permis de sauver depuis 1979 plus de 40 000 personnes dans le cadre de plus de 11 000 opérations de recherche et sauvetage."

Zinfos974.com - Mercredi 29 Janvier 2020 - 11:16 - Les pêcheurs naufragés ont heurté un objet flottant non identifié

Les deux pêcheurs réunionnais naufragés l'ont échappé belle hier soir : leur palangrier de 12 mètres, le "Wayan", a, selon les dires du patron pêcheur, heurté un objet flottant dont il ignore la nature. Le bateau a sombré rapidement. En trente minutes il a disparu dans les eaux sombres de l'océan Indien.
Le directeur du CROSS Aymeric le Masne de Chermont nous explique que les deux pêcheurs doivent leur survie à la balise de détresse qu'ils ont déclenchée à bord de leur radeau de sauvetage. Grâce à la balise, dont le signal fut reçu par le CROSS, les sauveteurs de la SNSM de Saint-Gilles ont pu les secourir rapidement du fait de la précision de la localisation.
Il s'agit non pas d'une balise Argos, comme indiqué hier soir, mais d'une balise COSPAS SARSAP, du nom d'une organisation internationale fondée en 1979, dont la France est membre fondateur. La balise a envoyé un signal capté par la constellation de satellites européens Gallileo, signal renvoyé au centre à terre, en l'occurrence le CROSS, nous explique Aymeric de Chermont.
Le CROSS, suite au signalement d'un objet flottant dangereux pour la navigation, a déclenché un "avis urgent aux navigateurs", les prévenant de la présence de l'objet et de la zone où il était hier soir. Les données de l'avis urgent seront mises à jour après un survol de la zone, pour le localiser précisément, et l'identifier.
Le directeur du CROSS invite les navigateurs à se munir d'une telle balise, qui a très certainement sauvé la vie de ces deux pêcheurs réunionnais. Bérénice Alaterre

Zinfos974.com - Mardi 28 Janvier 2020 - 22:24 - A la Une .. Les sauveteurs en mer de St-Gilles ont secouru deux pêcheurs naufragés ce mardi soir

Ce mardi à 18h30, alors que l'équipage de la SNSM venait de partir en exercice, le CROSS les a déclenchés à 19h12, pour partir à la recherche d'une balise de détresse qui émettait à environ 20 miles des côtes, soit 35 km.
Arrivés sur la zone, les sauveteurs ont aperçu l'éclat lumineux de la balise Argos, accrochée au radeau de survie, vers 20h25, nous raconte le président de la station, Jean-Marc Thévenin. Deux pêcheurs se trouvaient dans le radeau de sauvetage, en état de choc, particulièrement le plus jeune des deux, nous précise Jean-Marc Thévenin.
Arrivés à quai vers 22h15, les sauveteurs en mer peuvent s'enorgueillir d'avoir ramené tout le monde sain et sauf. Les deux pêcheurs, choqués d'avoir vu leur bateau sombrer, et ayant frôlé la mort, sont pris en charge par les pompiers, mais ne présentent pas de blessures physiques.                  Bérénice Alaterre 
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NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

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DMSOI - infos -

L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

LES BALEINES, LES DAUPHINS, LES TORTUES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, le(s) dernier(s) arrivage(s) ...                


Imazpress.Réunion - 06/09/2020 - La saison se termine doucement - Baleines : peu d'observations mais de beaux spectacles

Nous voilà au moins de septembre et quelques baleines peuvent encore être observées au large de la côte ouest. L'année dernière à la même époque, plus aucun spécimen n'était visible. Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas, c'est ce que rappelle l'association Globice, qui retient de 2020 une faible quantité d'individus mais de beaux spectacles en mer. (Photo : Globice)

Mi-août 2019, la saison des baleines se terminait déjà, au grand dam de Globice qui avait une quinzaine de balises Argos dans sa poche, prêtes à être posées sur le dos des baleines avant le chemin du retour. Une seule balise avait pu être posée.

Cette année les géantes des mers semblent vouloir rester un peu plus longtemps dans les eaux réunionnaises. "Celles qui restent sont souvent les mères qui viennent de mettre bas" souligne Jean-Marc Gancille, responsable sensibilisation et communication de l'association.

Difficile de savoir pour l'instant combien de baleines sont venues nous rendre visite cette année. Le traitement des données n'est pas terminé. "Nous ne sommes pas tous d'accord, moi je chiffre à environ 70 les individus que l'on a pu croiser, d'autres disent 50… il faut recompter toutes nos photos et vérifier que l'on n'a pas de doublon, cela prend du temps" explique Jean-Marc Gancille.

En moyenne, 120 individus sont observés par saison à La Réunion. Les premières estimations sont donc bien en-dessous. La faute aussi à une météo peu favorable. "Pour moi, ça a été pire que l'année dernière. La succession de fronts froids a entraîné beaucoup d'annulations, les conditions n'étaient pas propices aux sorties en mer."

Au total, l'association n'a pu réaliser qu'une cinquantaine de sorties environ et devrait pouvoir atteindre son objectif de 60 sorties.
- Moins de quantité, plus de qualité -

Les appréciations varient beaucoup d'observateur en observateur mais pour le responsable sensibilisation de Globice, la saison fut belle malgré le peu d'individus observés. "Je dirais qu'on a eu un peu moins bien que 2019 en termes de quantité, mais un peu mieux en termes de qualité, avec des baleines moins furtives, bien visibles et de très beaux sauts !"

Les photos de l'association en sont la preuve. Régulièrement postées sur Facebook, elles fournissent un beau panorama de caudales, pectorales, sauts en tout genre…

Bien que certains individus soient encore visibles, le spectacle touche doucement à sa fin. "Globalement, le gros de la saison est passé. Mais sachez que ce n'est pas exceptionnel de voir des baleines en septembre. En 2017 ou en 2018 on en avait observé jusqu'à fin octobre – début novembre…"

Actuellement ce sont toujours les mêmes individus qui sont observés : deux couples mère-baleineau et un mâle isolé au large de Saint-Gilles. Plus aucun signalement n'est fait dans le sud.
- Beau score de recaptures -

Malgré le nombre relativement faible de baleines observées, Globice dénombre 5 recaptures cette année. Des baleines qui sont déjà passées par La Réunion, certaines plusieurs fois.

C'est le cas d'un individu photographié le 6 août dernier. Grâce à la photo-identification, les membres de l'association ont pu reconnaître cette baleine déjà venue en 2009 et en 2011. Une troisième visite, donc, 11 ans après son premier passage à La Réunion !

Les baleines Nairobi et Uvale observées le 28 juillet également avaient également été photographiées en 2017.

Plus récemment, la baleine Phlegmon, déjà passée en 2018, a été aperçue à nouveau elle aussi. La dernière recapture enregistrée est celle de Jigsaw, photographiée pour la deuxième fois en cette fin de mois d'août.

"Proportionnellement, 5 recaptures pour le nombre de baleines observées, c'est un bilan plutôt sympa !" se réjouit Jean-Marc Gancille.

Quant au suivi des baleines il faudra attendre un peu… Le programme de géolocalisation par balises Argos est à nouveau repoussé d'un an. Globice a encore 14 balises à poser. Mais le confinement cette année n'a pas permis à la spécialiste américaine en charge du programme de se déplacer à La Réunion, à cause de la fermeture des frontières. Sans elle, impossible de mener le programme à son terme.

- Observation respectueuse en mer : peut mieux faire -

Comme l'année dernière, la saison des baleines a commencé avec de nouvelles règles pour observer les cétacés.

En 2019 un arrêté préfectoral a fait son apparition avec quelques faibles contraintes, notamment le port obligatoire d'une combinaison pour les mises à l'eau. L'arrêté était surtout venu donner un cadre légal à la charte d'observation déjà en place.

En 2020 une modification d'arrêté a été publiée par la préfecture, après concertation des partenaires. Deux mesures essentielles ont été ajoutées : la mise à l'eau en compagnie de professionnels agréés uniquement, et une période de quiétude allant de 18h à 9h (dès 16h pour les mises à l'eau).

Ce dernier point, censé être une grande avancée en termes de bien-être animal, pêche un peu selon Globice. "On trouve bien avant 9h un grand nombre de bateaux sur le plan d'eau" remarque Jean-Marc Gancille.

La règle de quiétude implique normalement de ne faire aucune observation ni mise à l'eau avant 9h le matin. Si de nombreuses dérogations ont été faites auprès de la direction de la mer pour les professionnels, force est de constater que les plaisanciers prennent la mer à la recherche des baleines bien souvent dès 7h30.

C'est là que Quiétude intervient, l'équipe en charge de faire respecter la charte en mer. Un rôle crucial et souvent compliqué au milieu de tous ces bateaux, mais nécessaire sur le plan de la sensibilisation.

"De notre côté nous avons écrit au préfet, simplement pour alerter sur ce qui se passe le matin" indique Jean-Marc Gancille. "La période de quiétude est vidée de son ses, il y a trop de monde sur le plan d'eau. Nous-mêmes, malgré notre dérogation pour mission scientifique, nous avons fini par décider de ne plus y aller avant 9h pour ne pas s'ajouter aux autres" regrette-t-il.

Pourtant la mesure est bonne, martèle l'association qui réclame une vraie mise en place, plus cadrée. "On comprend aussi les clubs et les opérateurs, qui ont vu cet arrêté alors que la saison était déjà commencée, avec un calendrier calé. Surtout dans ce contexte de crise économique."

Mais la quantité de bateaux entraîne une pression du matin au soir sur les cétacés. "Tout le monde s'estime légitime à aller sur le plan d'eau, mais au final ceux qui trinquent ce sont les animaux. Soyons à la hauteur du spectacle qu'ils nous offrent."          mm / w                 retour sommaire


  Les échos des quais
Zinfos974 - A la Une - Jeudi 20 Août 2020 - Sur la plage de l'Etang-Salé, le "collectif des femmes dans la crise requin" interpelle le ministre

Un petit groupe de citoyennes a interpellé le ministre au sujet de la crise requin ce mercredi après-midi, sur la plage de l'Etang-Salé.
Sur la plage de l'Etang-Salé, le "collectif des femmes dans la crise requin" interpelle le ministre
C'est sur la plage de l'Etang-Salé, après une séquence sur la reconstitution d'une plage de ponte, qu'un petit groupe de citoyennes a interpellé Sébastien Lecornu au sujet de la crise requin.
"Depuis 2 ans, quand un ministre vient en visite sur notre île, l'Etat ne met pas officiellement le sujet de la crise requin dans le programme", reproche Séverine Vitse, l'une des représentante du collectif. "Nous réclamons certaines mesures. La première est de lever l'interdiction de commercialisation de la chair de requin pour que les petits pêcheurs puissent pêcher ces requins", fait-elle savoir.
"L'Etat pense que la crise est réglée parce que des moyens très coûteux ont été déployés", complète Marie-France Cadet, mère d'un jeune homme décédé dans l'Est d'une attaque de requin. "On ne demande pas d'argent, on demande des moyens simples qui ne supprimeront pas les attaques mais feront que les attaques redeviendront rarissimes, surtout sur la zone récifale".    Aurélie Hoarau           
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11/08/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour à tous ,
Il est rappelé que dans le cadre des mesures de réduction du risque requin, un arrêté préfectoral du 18 juillet 2012 interdit les rejets de produits de la mer à moins de 2,5 milles (4,7 kilomètres) de la côte. Merci pour votre compréhension. Bien cordialement

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        La presse en parle
imaz press Réunion - 06/08/2020 - L'avis de la population est demandé - Enquête publique sur les enjeux maritimes dans la zone sud de l'océan Indien

"Environnement marin, pêche, aquaculture, connaissances scientifiques en océanographie, activités portuaires et nautiques, aménagement du littoral, tourisme, risques littoraux... sont des sujets qui concernent tous les habitants des territoires du bassin maritime Sud océan Indien. Le document stratégique de bassin maritime Sud océan Indien (DSBM) analyse le rapport des citoyens à la mer et aux littoraux et propose des actions concrètes qui ont un impact sur notre quotidien et celui des générations futures. Pour donner leur avis sur ce document et sur les enjeux maritimes pour nos territoires, le préfet de Mayotte, le préfet de La Réunion et la préfète administratrice supérieure des TAAF, invitent les citoyens à participer à une consultation publique" informe la préfecture dans un communiqué que nous publions ci dessous.
Qui peut répondre ?
Tous les citoyens : plaisancier, professionnel, promeneurs, plongeur ou passionnés de la mer peuvent donner leur avis dans le cadre d’un questionnaire en ligne. L’enquête regroupe 28 questions et demande environ 10 minutes.
Comment participer ?
L’enquête est ouverte du 4 août 2020 au 5 octobre 2020 sur le site internet de la direction de la mer Sud océan Indien (DMSOI).

Pour quel résultat ?
Chaque avis fera l’objet d’un examen qui sera rendu public. Un document de synthèse sera établi en octobre 2020 et présenté en vue de la validation du
document final par le conseil maritime ultra-marin de bassin. Cette validation est prévue en novembre 2020.
Qu’est-ce que le document stratégique de bassin maritime ?
Sur la base d’un état des lieux validé en novembre 2018, le Conseil maritime ultramarin de bassin (CMUB) a élaboré fin 2019 le projet de Document stratégique du bassin maritime (DSBM), qui vient préciser les conditions locales de mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral, adoptée en 2017.
Dans une optique de développement durable pour la mer et le littoral, l’objectif de cette stratégie est de garantir le bon état écologique du milieu, de travailler à une meilleure valorisation du potentiel économique du secteur maritime et de contribuer au bien-être des populations.
Pour les 13 thématiques majeures identifiées, des objectifs et cadres d’actions ont été définis. Leur déclinaison et leur mise en œuvre feront l’objet de travaux ultérieurs du CMUB, dans une démarche concertée entre tous les acteurs publics (Etat, collectivités, instituts de recherche) et privés (organisations professionnelles, syndicats, associations...).

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Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.
Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.
Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.
Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.
Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.
Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.
Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.
Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".
La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.
On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !
Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.
Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.
Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !
A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.
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Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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