LA METEO

Front froid et forte houle sur nous ...

   METEO-REUNION 

MISE A JOUR :           Lundi 18 mai 2020               
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page: Choisir un titre puis "retour sommaire" )
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION          L'Arrêté Prefectoral 2020-837 et l'avis de forte houle ...
      LA FAUNE MARINE   Premières baleines de la saison et cachalots...
   LE RISQUE REQUIN      22 !!!!! 
Les infos de la SNSM : Sauvetage de l'équipage du "Wayan", mardi soir ...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...
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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB
tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

12 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2019/2020,
voir si je suis inscrit     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
18/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour -Veuillez trouver ici l'arrêté préfectoral 2020-837 portant réglementation des activités nautiques et de plaisance .
Bien cordialement / Best regards         retour sommaire
18/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour - Veuillez trouver ci recopié l ’avis de houle numéro 24 .

Texte : Un train de houle de Sud-ouest aborde les côtes Réunionnaises dans la journée du lundi 18 mai en s'amplifiant graduellement. La houle atteint son pic voisin de 2m80 avec une période de 12s en début de nuit vers 22h locales. Elle s'amortit mardi 19 mai en soirée.
Hauteurs prévues : 2m80 Les hauteurs de vagues indiquées sont des valeurs moyennes, les vagues les plus hautes pouvant atteindre deux fois ces valeurs.
Durée probable du phénomène : 24 heures .
Début de validité : Lundi 18 mai à 19h00 locales. - Fin de validité : Mardi 19 mai à 19h00 locales.
Zones intéressées : De la Pointe des Galets à la Pointe de la Table .

Bonne journée

11/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

La Régie des Ports de plaisance du TCO vous informe de la reprise de l’accueil du public uniquement sur rendez-vous (rpp@tco.re / 02 62 32 31 92) à partir du vendredi 15 mai 2020, et uniquement de 8h00 à 12h00.
Merci de respecter les régles de distanciation (marquage au sol), ainsi que les gestes barrière (port d’un masque à privilégier).
Restez attentifs à nos affichages
Vous remerciant de votre compréhension.
La Régie des Ports de Plaisance.
PS : vous trouverez, ici , un appel à la prudence du Ministère de la transition écologique et solidaire .
Bien cordialement / Best regards         retour sommaire

08/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Mail collectif au usagers des ports du TCO (Pointe des Galets / Saint-Gilles-les-Bains / Saint-Leu)
Madame, Monsieur,
En tout premier lieux nous espérons que vous vous trouvez en bonne santé.
En cette période de crise COVID-19, notre Régie des ports de plaisance s’est efforcé de s’adapter à la situation et aux directives nationales et préfectorales.
Même si nous avons fermé nos bureaux dès le 17 mars une majorité de notre personnel a contribué à la poursuite d’un certain nombre de services maintenu pour nos usagers.
Nous pouvons citer notamment :
- L’ouverture des ports aux activités de pêches professionnelles non concernées par les mesures de confinement ;
- Un service minimum d’avitaillement en carburants pour ces pêcheurs professionnels ;
- Les permanences des alimentations en eau, électricité (maintenances);
- La maintenance des services aux plaisanciers résidents sur leurs bateaux au port de La Pointe des Galets (sanitaires, nettoyage des toilettes, éclairage, fluides, wi-fi, déchets, gardiennage de nuit, réception du courrier, réparations urgentes, …) ;
- Des interventions d’urgences au niveau de l’aquarium de St-Gilles ;
- La surveillance des amarrages des bateaux, certaines de leurs réparation (St-Leu) et le sauvetage des navires présentant des voies d’eau (sur les 3 ports);
- Le maintien de la propreté des espaces portuaires et la gestion des déchets ;
- La communication avec les usagers, et les autorités :
- La poursuite du gardiennage de nuit sur les 3 ports ;

Conditions de reprise :
Nous arrivons en fin de période de confinement (en espérant qu’il n’y en aura pas d’autres), et nous nous préparons à une reprise pratiquement de tous nos services sur un étalement d’une semaine entre le 11 et le 18 mai.
Cette reprise progressive doit se faire en respectant les mesures barrières et en garantissant à nos agents et à nos visiteurs des conditions de protections matérielles et de procédures les plus efficaces, dans la limite de nos connaissances sur les modes de diffusion de ce virus et les dispositifs pour s’en protéger.
Pour ce faire, nous n’allons pas ouvrir au public nos locaux d’accueil dès le 11 mai, mais à priori à partir du vendredi 15 mai.
Dans un premier temps cet accueil ne se fera que sur rendez-vous à prendre par téléphone, et se feront uniquement les matins de 8h00 à 12h00 en ne recevant qu’une personne à la fois. En cas d’urgence et de nécessité, les Maîtres de port pourront recevoir en dehors de ces contraintes horaires, mais toujours une seule personne à la fois .

L’usage du téléphone ou du mail sera toujours à privilégier.
Contact Régie des ports de Plaisance du TCO : 0262.32.31.92 ou rpp@tco.re
- Au port de la Pointe des Galets : L’accueil administratif et l’accueil Maîtres de port se fera dans le local à l’entrée de la Capitainerie sur des bureaux dotés de plexiglass de séparation.
- Au port de St-Gilles : L’accueil administratifs se fera comme avant dans le bureau proche du restaurant « Le Grand Large » Place de l’ilot central. L’accueil des Maîtres de port sur rendez-vous se fera au même endroit avec un entretien en salle de réunion. Les locaux de la Capitainerie de St-Gilles resterons fermés au public pour le moment.

Sauf si l’usager le demande, nous ne ferons plus d’encaissements de redevances, qui seront reportés après 11 juillet (décision des élus).
Par contre, pour interrompre des prélèvements mensuels, il faudra en faire la demande express à notre service administratif et financier.

Les premières sorties de bateau sur le ROULEV de la Pointe des Galets ne se feront qu’à partir de vendredi 15 mai, mais les programmations pourront commencer dès le 12 mai auprès de Pierre DALELE - 0692 31.36.65 pierre.dalele@tco.re
La priorité aux mouvements sera donnée aux professionnels et aux mises à l'eau .
Les autres Maître de ports seront en poste à partir du jeudi 14 mai à temps complet.
Port de ST LEU : Michael TOURANCHEAU- 0692.56.55.62 - michael.tourancheau@tco.re
Jérôme BELHUERNE - 0692.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re
Port de ST GILLES : Xavier RINALDI -0692.27.77.64 - xavier.rinaldi@tco.re
Brice GRONDIN - 0692.56.44.14 - brice.grondin@tco.re
Jérôme BELHUERNE - 0692.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Port de La POINTE des GALETS : Michael TOURANCHEAU - 0692.56.55.62 - michael.tourancheau@tco.re
Angelique GARDIEN - 0692.63.77.44 - angélique.gardien@tco.re
Jérôme BELHUERNE - 0692.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Nos Techniciens de maintenance reprendront progressivement les tâches à 50 % à partir du 14 mai et à temps complet à partir du 18 mai.
L’ensemble du personnel sera opérationnel à 100 % à partir du lundi 18 mai, avec des conditions de protection et de distanciation adéquat.
Des affiches seront disposées dans nos locaux et sur les ports pour communiquer sur le consignes à respecter dans nos comportements pour une bonne gestion du risque.
Des produits de désinfection des mains seront disponibles pour l’accès à tous nos locaux ouverts au public.
Des parois en plexiglass sépareront les agent d’accueil et les visiteurs. Le port d’un masque sera fortement conseillé.

Les toilettes publiques du port de La Pointe des Galets resteront accessibles aux usagers résidents sur leur bateau, comme cela s’est fait pendant le confinement, avec un nettoyage régulier par un professionnel. A Saint-Gilles, seules les toilettes publiques côté aquarium seront ouverts dans un premier temps, et uniquement en journée, toujours avec un nettoyage fréquent.
Du fait des horaires restreints d’ouverture au public de nos locaux, l’accès aux boites aux lettres des résidents et professionnels de la Pointe des Galets, ne pourra pas se faire après midi.
Nous sommes bien entendu à votre disposition par mail ou téléphone afin de prendre rendez-vous ou répondre directement à vos interrogations.
Merci d’avoir pris le temps de lire ces informations. A votre service. Bien cordialement,

Daniel THÉBAULT - Directeur - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06 92 25 66 07 | N° de fixe 02 62 32 31 92 - daniel.thebault@tco.re      retour sommaire

      LA SNSM

IMAZ PRESS - 29/01/2020- Sauvetage en mer - Deux marins-pêcheurs retrouvés sains et saufs sur leur radeau de survie

Ce mardi 28 janvier 2020, deux marins-pêcheurs ont été secourus en mer après le naufrage de leur navire au large du Cap Lahoussaye. Après intervention du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS), les deux hommes ont été retrouvé sains et saufs, et n'ont pas nécessité de prise en charge particulière. Nous partageons avec vous le communiqué de la préfecture.

"Le mardi 28 janvier 2020 à 18h21, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS La Réunion) réceptionne une alerte de détresse en provenance d’une balise de type COSPAS SARSAT, enregistrée à bord du navire de pêche WAYAN. Le message de détresse précise que la balise se situe a priori dans le Nord-Ouest du Cap La Houssaye pour 17 milles (30 km des côtes).
Le CROSS diffuse aussitôt un message d’urgence et recherche dans la zone, à l’attention des navires les plus proches de la position indiquée par la balise. La vedette SNSM de Saint-Gilles-les-Bains (SNS 459 – " Vincent Bosse ") se signale alors au CROSS en sortie de port pour entraînement. Après analyse de la situation, le CROSS engage l’équipage de la SNS 459 pour rallier la zone indiquée par les messages de détresse qui se succèdent selon des intervalles de 5 minutes.
Peu après 20 h et après 60 minutes de navigation, la vedette SNS 459 – " Vincent Bosse " est sur zone, détecte à 1 mille de sa position un radeau de survie. Deux personnes sont présentes à bord. Rapidement, le CROSS obtient la confirmation de la vedette SNSM qu’il s’agit bien des deux marins pêcheurs du navire WAYAN, sains et saufs.
Ramenés vers le port de Saint-Gilles-les-Bains par la vedette SNSM, les deux marins ont été pris en charge à leur arrivée à quai par les pompiers du SDIS 974 pour un bilan médical. Leur état de santé très satisfaisant, malgré le choc, n’a pas nécessité de prise en charge.
Selon les premiers éléments transmis par le patron pêcheur, le navire aurait subi vers 17h30 un choc très violent avec un objet à la dérive que les marins n’ont pas pu identifier. L’accident a créé une brèche le long de la coque avec une entrée d’eau massive dans la cale machine et la cale à poissons, faisant couler le navire en moins de trente minutes. Les deux marins se sont alors réfugiés sur leur radeau de survie et ont déclenché la balise de détresse.
Cet événement au dénouement heureux démontre une nouvelle fois toute l’efficacité de la balise COSPAS SARSAT. Ce dispositif fait partie d’un système composé, notamment, de satellites (constellation Galileo en particulier) capables de détecter tout signal émis par une balise quelle que soit sa position, à terre ou en mer. Ce système est géré par une organisation internationale dont la France est l’un des États fondateurs. COSPAS SARSAT a permis de sauver depuis 1979 plus de 40 000 personnes dans le cadre de plus de 11 000 opérations de recherche et sauvetage."

Zinfos974.com - Mercredi 29 Janvier 2020 - 11:16 - Les pêcheurs naufragés ont heurté un objet flottant non identifié

Les deux pêcheurs réunionnais naufragés l'ont échappé belle hier soir : leur palangrier de 12 mètres, le "Wayan", a, selon les dires du patron pêcheur, heurté un objet flottant dont il ignore la nature. Le bateau a sombré rapidement. En trente minutes il a disparu dans les eaux sombres de l'océan Indien.
Le directeur du CROSS Aymeric le Masne de Chermont nous explique que les deux pêcheurs doivent leur survie à la balise de détresse qu'ils ont déclenchée à bord de leur radeau de sauvetage. Grâce à la balise, dont le signal fut reçu par le CROSS, les sauveteurs de la SNSM de Saint-Gilles ont pu les secourir rapidement du fait de la précision de la localisation.
Il s'agit non pas d'une balise Argos, comme indiqué hier soir, mais d'une balise COSPAS SARSAP, du nom d'une organisation internationale fondée en 1979, dont la France est membre fondateur. La balise a envoyé un signal capté par la constellation de satellites européens Gallileo, signal renvoyé au centre à terre, en l'occurrence le CROSS, nous explique Aymeric de Chermont.
Le CROSS, suite au signalement d'un objet flottant dangereux pour la navigation, a déclenché un "avis urgent aux navigateurs", les prévenant de la présence de l'objet et de la zone où il était hier soir. Les données de l'avis urgent seront mises à jour après un survol de la zone, pour le localiser précisément, et l'identifier.
Le directeur du CROSS invite les navigateurs à se munir d'une telle balise, qui a très certainement sauvé la vie de ces deux pêcheurs réunionnais. Bérénice Alaterre

Zinfos974.com - Mardi 28 Janvier 2020 - 22:24 - A la Une .. Les sauveteurs en mer de St-Gilles ont secouru deux pêcheurs naufragés ce mardi soir

Ce mardi à 18h30, alors que l'équipage de la SNSM venait de partir en exercice, le CROSS les a déclenchés à 19h12, pour partir à la recherche d'une balise de détresse qui émettait à environ 20 miles des côtes, soit 35 km.
Arrivés sur la zone, les sauveteurs ont aperçu l'éclat lumineux de la balise Argos, accrochée au radeau de survie, vers 20h25, nous raconte le président de la station, Jean-Marc Thévenin. Deux pêcheurs se trouvaient dans le radeau de sauvetage, en état de choc, particulièrement le plus jeune des deux, nous précise Jean-Marc Thévenin.
Arrivés à quai vers 22h15, les sauveteurs en mer peuvent s'enorgueillir d'avoir ramené tout le monde sain et sauf. Les deux pêcheurs, choqués d'avoir vu leur bateau sombrer, et ayant frôlé la mort, sont pris en charge par les pompiers, mais ne présentent pas de blessures physiques.                  Bérénice Alaterre 
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NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

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DMSOI - infos -

L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

LES BALEINES, LES DAUPHINS, LES TORTUES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, le(s) dernier(s) arrivage(s) ...                

18 mai 2020 - IMAZPRESS - Réunion - Globice - Accueil - Actus Reunion - Fait rare, une dizaine de cachalots observés au large de La Possession

[Photo : Globice]
Les équipes de Globice, heureuses d'avoir pu observer et photo-identifier les premières baleines de la saison ce week-end, font également part d'un autre fait rare observé ce dimanche 17 mai. Les cachalots, observables toute l'année à La Réunion, sont rarement repérés par bandes. Ce dimanche pourtant au large de La Possession, un vaste groupe de ces cétacés a été observé impliquant une dizaine d'individus, selon Globice, dont un petit. (Photo Globice)

"Alors que la migration des baleines à bosse les conduit chaque année à cette époque de l'Antarctique vers les eaux plus chaudes de La Réunion pour mettre bas et s'accoupler, d'autres grands cétacés sont visibles tout au long de l'année à quelques miles nautiques de nos côtes : les cachalots. Si on peut apercevoir quelques individus au gré des observations, il arrive plus rarement de rencontrer des groupes conséquents" explique Globice sur sa page Facebook.

Ce fut pourtant le cas ce matin au large de La Possession : "les équipes de Globice ont été témoin de scènes de nourrissage impliquant une dizaine d'individus, dont un petit. Avec l'arrivée précoce des premières baleines, cette période de déconfinement s'ouvre de façon inhabituelle. Espérons que ca dure !"       retour sommaire

16 mai 2020 - IMAZPRESS - Réunion - Globice - Les premières baleines de la saison ont été aperçues

[Photo : Globice]
Les baleines à bosse commencent déjà à faire leur retour pour cette saison 2020 ! Ce samedi 16 mai 2020, Globice a pu identifié une jeune baleine à Saint-Leu. D'autres spécimens ont aussi été observés à Grande Anse et au Cap Lahoussaye. (Photo Globice)

"Globice Réunion
Première photo-identification de baleine à bosse pour Globice pour cette saison 2020 ! Une jeune baleine démonstrative observée devant Saint-Leu en fin de journée, un beau moment capturé par l'équipe.
Merci à tous ceux qui ont signalé sa présence et aidé à la trouver!
D'autres individus ont été vus à Grande Anse et au Cap Lahoussaye aujourd'hui, alors ouvrez l'oeil"       
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  Les échos des quais

www.ipreunion.com - 22 squales prélevés depuis le 18 mars - La préfecture demande de la prudence face aux requins

Le préfet de La Réunion Jacques Billant appelle, ce vendredi 8 mai 2020, à la plus grande prudence face au risque des requins. Beaucoup de surfeurs sont en effet à l'eau, bafouant les consignes de confinement, or le risque d'attaque est décuplé avec le changement de saison. 22 requins ont été prélevés depuis le 18 mars 2020. Nous publions le communiqué de la préfecture ci-dessous.

En dépit de cette période particulière de confinement, certains pratiquants de surf et de bodyboard continuent à pratiquer sur les côtes Ouest et Sud de l’Île. Au-delà du contexte de pandémie et du caractère irresponsable de ces actes individuels alors que toutes activités nautiques sont interdites dans le confinement, le préfet de La Réunion appelle à la plus grande vigilance les usagers illégaux de la mer particulièrement exposées au risque requin.
Le changement de saison est facteur de risque élevé d’attaque de requin
Depuis 2011, les statistiques réalisées ont montré qu’aux mois d’avril et de mai, période d’intersaison avec le refroidissement de l’eau et l’arrivée des grosses houles produisant un phénomène accentué de turbidité de l’eau, les attaques ont été nombreuses.
Pour rappel, sur la même période en 2019, deux attaques mortelles ont eu lieu, l’une à la pointe au sel qui a coûté la vie à Adrien Dubosc (29 avril 2017) et, plus récemment, celle survenue sur la Gauche de Saint-Leu qui a entraîné le décès de Kim Mahbouli (9 mai 2019).
Au regard des études et statistiques croisées, il est aujourd’hui admis à La Réunion que le risque d’interaction ou d’attaque de requin est :
· Maximal lors du refroidissement hivernal en avril et mai.
· 2 fois plus important l’après-midi que le matin.
· Maximal après 16h et jusqu’au coucher du soleil (trois attaques sur quatre).
· Plus important lorsque l’eau est turbide.
A noter également que les premiers fronts froids de la saison et les trains de houle qui les accompagnent, empêchent les déploiements normaux des engins de pêche aux abords des zones d’activités humaines sur les côtes de l’Ouest et du Sud de l’île.
La sortie et l’entrée des bateaux dans les ports et abris-côtiers sont particulièrement dangereuses, ce qui ne permet pas d’assurer la sécurité des pêcheurs.
Le programme réunionnais de pêche de prévention, toujours actif pendant la période de confinement, se poursuit normalement tant que les conditions météorologiques le permettent (22 requins ciblés dont un tigre de 4,20 mètres, potentiellement dangereux et non menacés d’extinction ont été prélevés depuis le 18 mars 2020).
En ce moment singulier où les actions de chacun comptent, le préfet de la Réunion appelle à la responsabilité des pratiquants d’activités nautiq
ues.      retour sommaire


        La presse en parle
ZINFOS974 - Jeudi 2 Avril 2020 - 10:03 - Confinement: Quand les braconniers en profitent pour piller la réserve marine
Pas moins de 11 personnes ont été interpellées depuis le début du confinement par les gardes de la réserve marine, qui observent une augmentation de la pratique de la pêche illégale. Dans leurs filets, 67 kg de poissons, crustacés et autres zourites, comme indiqué sur la page Facebook de la réserve marine:

Photos: Facebook - Réserve Marine de La Réunion
Photos: Facebook - Réserve Marine de La Réunion
Depuis le début de la phase de confinement, de jour comme de nuit, les gardes de la Réserve Marine poursuivent leur mission de surveillance de l'Aire Marine Protégée avec le soutien de la Gendarmerie de La Réunion. Ils observent une augmentation de la pratique des pêches illégales sur cette période.
Depuis deux semaines, ils ont interpellé 11 personnes en action de pêche illégale à l'Etang Salé, à Saint Leu, à la Saline les Bains et à Saint Gilles les Bains.En lien la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI), le matériel de pêche ainsi que 67 kg de poissons, crustacés et de zourites ont été appréhendés par les agents assermentés.
Pour des raisons sanitaires et par principe de précaution, l'ensemble des prises ne peut pas être utilisé à des fins alimentaires mais sera valorisé au travers de relevés morphologiques par la cellule locale de l'IFREMER avant d'être détruit par une société d'équarrissage.
La pêche illégale est une pratique préjudiciable à l'équilibre écologique de nos récifs coralliens et les agents de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion sont vigilants au respect des règlements de pêche établis.
La fréquence des missions de Police de l'Environnement va s'accentuer, de jour comme de nuit, en collaboration avec la Gendarmerie de La Réunion et les autres forces de Police.
RAPPEL : La pêche illégale dans la Réserve Marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes qui peuvent aller jusqu'à 22 500 euros.
Il est rappelé aussi que toutes les activités de loisir en mer : voile, plaisance, pêche de loisir...sont actuellement interdites.       Charlotte Molina


       Histoire, cartes et photos
Les documents ont été archivés
Je peux vous envoyer les cartes ou les photos
en grand format par mail.
Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.
Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.
Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.
Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.
Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.
Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.
Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.
Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".
La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.
On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !
Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.
Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.
Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !
A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.
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Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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