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CARTE DES VENTS ( pour expliquer à vos marmailles ... )
MISE A JOUR :                  lundi 20 mai 2019
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page accueil puis "retour sommaire" )
Les Echos des quais : Le désensablage du port de St Gilles
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION 
La CCIR, c'est fini ...
LE RISQUE REQUINS   ... 24 ème attaque
LES BALEINES et la faune marine      Un mail de GLOBICE
Les infos de la SNSM : Sauvetage d'un naufragé ...
Le Quotidien de la Réunion – le 19 mai 2015       
Le comité des pêches répond aux plaisanciers...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...

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UN PETIT NOUVEAU A SAINT GILLES
Ralph Nautic vient de livrer le premier

BARRACUDA 7 de BENETEAU


Avec sa cabine centrale et son confort, ce bateau est conçu pour la pêche et la famille.
Pour la pêche : Cabine centrale, grand cockpit, grand vivier, 1 porte de montée du poisson, grand emplacement pour l’électronique marine. Excellente stabilité latérale pour la pêche au fond, Excellente visibilité à 360°…..
Pour le confort : passe-avants sécurisés, couchette 2 places, WC séparé,
En Option : banquette, table, Ect

VENEZ LE VOIR !!!!

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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB

tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

15 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2018,
voir si je suis inscrit
     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS

Zinfos974.com - Mercredi 17 Avril 2019 - 09:55 - Port de plaisance de St-Gilles les bains : Le TCO met fin à la concession avec la CCIR

L’affaire est passée au Conseil communautaire de lundi soir 15 avril 2019. Les élus ont voté à l’unanimité la résiliation unilatérale pour faute de la concession de la CCIR pour l’exploitation du port de Saint-Gilles-les-Bains.
Comme prévu par la loi NOTRe, le TCO a pris à sa charge dès le 1er janvier 2017, le contrat de contrat de concession d’exploitation du port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains avec la CCIR, jusque-là porté par la commune de Saint-Paul.
Après plusieurs demandes, courriers et de mises en demeure à la CCIR d’effectuer les travaux nécessaires à la bonne gestion du port, la communauté d’agglomération a dû passer à une étape supérieure en mettant un terme à cette situation devenue insupportable de l’avis des usagers amodiataires.
”Le TCO a transmis au concessionnaire plus d’une dizaine de lettres recommandées, restées sans réponse pour la plupart. nous lui avons demandé d’effectuer des travaux  d’urgence…une bonne partie n’a toujours pas été réalisée. Nous ne pouvons plus attendre. Nous allons aller jusqu’au bout !”, a expliqué le président du TCO, Joseph Sinimalé.
Face à ces difficultés, les élus ont donc décidé de mettre un terme à la concession pour faute. Il prendra effet concrètement au 1er septembre 2019.Pour plus d’informations consultez le site internet du Territoire de la Côte Ouest ou sa page Facebook.

      LA SNSM
par www.ipreunion.com - le 27 décembre 2017 à 02:57 - Un marin secouru après sept mois de dérive dans l’océan Indien

Un marin de 54 ans a été secouru le lundi 25 décembre au large de La Réunion après avoir dérivé sept mois dans l’océan Indien, a-t-on appris ce mardi soir auprès de la société nationale de sauvetage en mer L’embarcation de fortune de ce marin qui dit être de nationalité polonaise a été repérée au large des côtes du sud-ouest par un voilier qui a alerté les secours.
Le cinquantenaire a indiqué qu’il dérivait en mer depuis sept mois. Il avait pris la mer en mai dernier au départ de l’Union des Comores située au sud-est de l’Afrique. Il comptait se rendre en Afrique du Sud pour y trouver du travail.
Son embarcation, une chaloupe de sauvetage de paquebot qu’il a lui même aménagée, est très vite tombée en panne.
Sans aucun moyen de communication ni instruments de navigation –il les auraient cassés — et avec des provisions prévues pour un mois, le marin a dérive entre les Maldives, l’Indonésie et l’île Maurice avant d’être secouru au large de La Réunion.
Avec son chat pour seule compagnie, le cinquantenaire a survécu en mangeant un demi sachet de soupe chinoise par jour parfois agrémentée par le produit de sa pêche.
Le marin a précisé qu’après 10 ans passés aux Etats-Unis, il s’est rendu en Inde en 2014 pour y acheter son embarcation en 2014. Il avait l’intention de naviguer jusqu’en Pologne mais son bateau a perdu son mât et il a dérivé jusqu’aux Comores.
Le cinquantenaire, qui a endommagé son embarcation en accostant, reste plusieurs mois dans l’archipel comorien. Il répare son bateau et reprend donc la mer en mai dernier.
Pris en charge par l’association des Gens de la mer, le marin, se dit dans l’impossibilité de repartir aux Etats-Unis son permis de séjour étant expiré. Il n’envisagerait pas non plus de retourner en Pologne. Il espère pouvoir réparer son bateau et rester quelques temps à La Réunion.
Menée par la gendarmerie, une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’aventure vécue par le marin

NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

Le 07 avril 2016 - Un mail de Guy MARCOZ - Mesdames, Messieurs, chers Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre connaissance ci-dessous, du courrier adressé récemment à Monsieur le président de la Région Réunion. Bien cordialement aux 4200 destinataires .. Guy Marcoz ( http://www.nautilus-lajeanne.com

Monsieur Didier ROBERT - Présidence de la Région Réunion
Hôtel de Région
97719 Saint-Denis cedex 9
Saint-Paul, le 24 mars 2016

Objet:
Création d'un récif artificiel et du Musée Maritime de l'Océan Indien ..

Monsieur Le Sénateur-Président,
Notre courrier du 25 janvier 2016 reste sans réponse à ce jour: pour rappel, nous vous demandions de bien vouloir nous accorder une audience afin de déterminer les actions et moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir concrétiser le projet cité en objet que nous sommes très nombreux à défendre. Or, lors de votre campagne électorale à laquelle nous avons apporté notre soutien, vous nous avez déclaré que vous feriez en sorte que ce projet soit mené à son terme pour le bien de La Réunion et de ses enfants.
Des informations récentes en provenance de Bordeaux et portées à notre connaissance, nous informent que les travaux de dépollution de la coque de la « Jeanne d'arc », préalables avant son entrée en cale sèche pour commencer son démantèlement, qui auraient dû être achevés en octobre 2015 ne le seront pas avant fin mai-début juin 2016. Ce retard nous donne le temps de mobiliser toutes les compétences tant locales que Nationales pour demander à l'Etat de revenir sur la décision prise de procéder à un démantèlement après de coûteux travaux de dépollution, contraire à l'esprit de la COP21 sur les recyclages intelligents, et de nous céder pour l'Euro symbolique, cette coque mythique dépolluée et aménagée, porteuse d'espoir en terme d'emplois pour notre île.
1/2
Comme vous ne pouvez pas compter sur l'appui des sept député-e-s réunionnais qui vous ont toujours combattu, peut-être pourriez-vous proposer au député-maire de Bordeaux, monsieur Alain Juppé, que nous avions eu le plaisir de rencontrer lors de sa visite chez nous en décembre dernier, d'être notre intercesseur pour interpeller le ministre de la Défense à l'Assemblée Nationale afin de sauver « La Jeanne » d'un scandaleux démantèlement pour lui donner une sépulture digne de son prestige qui rejaillira sur La Réunion ?
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur Le Sénateur-Président, en l'expression de notre très haute considération.
Le Secrétaire Général Le Président
Dr Hubert LHOTE Guy MARCOZ

- Copie à l'ensemble des destinataires de nos précédents courriers.
- Copie aux 4200 inscrits de notre boîte mail.
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DMSOI - infos -

De Michel BERNARD
- Chef de l'unité Activités Maritimes -
Téléphone fixe : 0262 429 435 - GSM : 0692 639 629 -
michel-gaston.bernard@developpement-durable.gouv.fr -
adresse postale : Direction de la mer Sud océan indien - 45, avenue du 14 juillet 1789 - BP 89 -97822 Le Port cedex -
site internet DMSOI : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/

Le 05/04/2016 - Bonjour, Je vous adresse en pj, une note d'information concernant l'emplacement temporaire pour les balises (pour voir) de la réserve naturelle marine de La Réunion, BS3 et BS4 secteur Trou d'Eau. Merci de bien vouloir en assurer une large diffusion auprès de vos adhérents, usagers ... Cordialement
Le 09/03/2016 - Bonjour, - communiqué à diffuser largement : http://www.reunion.gouv.fr/rappel-de-la-reglementation-de-la-peche-aux-a1339.html - Cordialement -

(Pour information, l’unité Activités Maritimes a remplacé le service Politiques de la mer et du littoral, cette unité se trouve désormais au Port - vos courriels devront être adressés à : am.amgm.dm-soi@developpement-durable.gouv.fr )
 

Le 31/07/2015 Bonjour, A la demande du TCO, je vous adresse en pj, une affiche concernant les "consignes d'utilisation des bouées d'amarrage en baie de St Paul".
Le TCO a transmis également un communiqué de presse sur ce dossier.
Merci de bien vouloir relier l'information (par courriel, affichage, site internet...)Cordialement

CONSIGNES D’UTILISATION DES BOUÉES D’AMARRAGE EN BAIE DE SAINT-PAUL

Le TCO a installé trois dispositifs d’amarrage écologiques au large du débarcadère de Saint-Paul sur une profondeur comprise entre 12 et 18 mètres.
Respectueux du milieu naturel, ces systèmes d’amarrage équipés d’une bouée intermédiaire permettent de garder les fonds marins intacts (pas de ragage de chaînes au contraire des ancres temporaires).

Les consignes d’approche et d’amarrage
Orientez-vous face au vent ou à contre-courant pour faciliter la prise d’anneau et ne pas endommager la bouée.
Approchez-vous de la bouée lentement et avec précaution.
Ne vous amarrez pas en haut de la bouée de surface. L’anneau supérieur n’est pas conçu pour résister aux tractions, il sert exclusivement à gaffer la bouée.
Amarrez-vous au plus court au bout fixé sous la bouée afin de limiter la zone d’évitage des embarcations.
Vérifiez l’état du bout soumis à l’usure des amarrages successifs.
Le règlement d’amarrage
Accès libre
Longueur maxi de l’embarcation : 20 mètres
Poids total maxi : 20 Tonnes
1 embarcation par bouée
Obligation de laisser une personne à bord de l’embarcation en surveillance pendant toute la durée d’amarrage.
Obligation de s’amarrer au bout d’amarrage et non directement à l’anneau supérieur de la bouée.
Interdiction de s’amarrer en cas d’avis de forte houle et lors d’événements cycloniques.
L’amarrage reste sous la responsabilité du propriétaire de l’embarcation

Merci de signaler au TCO tout problème rencontré sur les dispositifs ou toute usure du système
(Tél. : 0262.32.12.12 – Courriel : courrier@tco.re).                                                  
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Le 02/04/2015 - Bonjour, - La nouvelle division 240 entre en application le 1er mai prochain, voici un lien pour pouvoir télécharger le document :
http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/la-nouvelle-division-240-entre-en-application-le-a146.html
merci de bien vouloir diffuser largement - Cordialement - Michel BERNARD.                       
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Le 20/04/2015 - Bonjour, Merci de bien vouloir rappeler à vos adhérents leurs obligations en matière de marquage de captures en pêche de loisir. (par affichage, par courriel...). Lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/rappel-marquage-des-captures-dans-le-cadre-de-la-a612.html ( ou lien ci-dessous.) - Cordialement

Le 28/10/2014
- Bonjour monsieur le Président Pourriez vous communiquer à nouveau auprès de vos adhérents, sur l'
arrêté préfectoral n° 954 du 11 juin 2013 fixant les conditions de marquages des captures effectuées dans le cadre de la pêche de loisir dans les eaux maritimes de la Réunion ? Merci de votre collaboration - Très cordialement - Michel BERNARD.
Le 25/07/2014 - Bonjour, Je vous transfère le msg concernant la publication de 3 arrêtés préfectoraux concernant la nouvelle route du littoral afin que vous puissiez les afficher et les diffuser notamment auprès des professionnels et plaisanciers. - Cordialement - Michel BERNARD

Mon commentaire: Trop lourd, retrouvez les 3 arrêtés sur le site de la DMSOI                 retour sommaire

Le 30/04/2013 - En cliquant sur le lien suivant : http://www.dm.sud-ocean-indien.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=sommaire
Vous saurez tout sur les événements maritimes à venir (Journées de la mer...)    Bonne journée
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L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

Le Quotidien de la Réunion le 19/05/2015 - COMITE REGIONAL DES PECHES MARITIMES - « Le mauvais exemple des plaisanciers »
Accusé par le Comité de défense des plaisanciers de fermer les yeux sur les méfaits de la surpêche industrielle dans l'océan Indien, le Comité régional des pêches maritimes renvoie les plaisanciers à leur propre refus de voir leur pêche réglementée.

En privant les requins de grand large de leur nourriture, la surpêche industrielle dans l'océan Indien serait l'une des causes des attaques de squales près des côtes de La Réunion. L'argumentaire développé dans nos colonnes le 13 mai dernier par le Comité de défense des plaisanciers a fait bondir le Comité régional des pêches maritimes (CRPM), mis en cause pour son silence sur les activités des bateaux-usines, palangriers et autres longliners, qui prélèvent des milliers de tonnes de pélagiques grâce aux pièges des DCP (dispositifs concentrateurs de poissons) flottants déployés sur des dizaines de kilomètres carrés.
« C'est bien la première fois que le Comité de défense des plaisanciers se préoccupe des stocks de la bande côtière !», raille le secrétaire général du CRPM Ludovic Courtois.
                                                   Des restaurateurs poursuivis
«On a plutôt eu l'habitude de les voir s'élever contre tous projets de réglementation visant justement à la durabilité envi­ronnementale : l'encadrement de la pêche aux moulinets électriques, la mise en place de licence pour l'accès aux DCP des professionnels dont l'un des objectifs étaient de mieux connaître l'effort de pêche des pêcheurs de loisirs ou l'instauration de quotas pour la plaisance afin d'assurer une préservation ».
Pour le CRPM, si la petite pêche est en souffrance, «c'est d'abord la faute au mauvais exemple que les faux pêcheurs de plaisance, les braconniers de la mer, donnent aux professionnels ils ne payent rien, on ne leur demande rien, ils pêchent le même poisson et s'autorisent à le vendre auprès de la clientèle des professionnels ». Grâce au programme d'intégration des informels lancé en 2007, la tendance est en passe de s'inverser, assure Ludovic Courtois, qui évoque «15 nouveaux candidats » au diplôme de pêche chaque année et même « 70 candidats sur les trois premiers mois de 2015».
Un renouveau de la petite pêche qui s'explique selon le OMM par une « amplification des contrôles de l'Etat » qui visent à enrayer un marché parallèle. «Des restaurateurs peu scrupuleux soupçonnés de s'approvisionner en poisson de la plaisance seront prochainement jugés au tribunal. Le Comité prendra part à chacune de ces affaires en se portant systématiquement partie civile », indique Ludovic Courtois, qui récuse l'assertion selon laquelle des requins affamés par les prélèvements industriels intensifs dans l'océan Indien se réfugieraient près de nos côtes. .
Pour le secrétaire général du CRPM, c'est la disparition des requins côtiers (prélevés sans compter par les professionnels et les plaisanciers) qui a permis aux requins bouledogue et tigre . de s'installer dans la bande côtière. «Dès novembre 2013, on a délibéré une résolution pour interdire cette pêche, avant qu'un arrêté préfectoral ne rende cette interdiction effective début 2015. On n'a pas attendu les plaisanciers pour agir », martèle Ludovic Courtois. « Jean René Enilorac n'a pas attendu que Bertrand de Boisvilliers croise sur le banc des 90 milles un thonier senneur pour se préoccuper d'une cohabitation équilibrée entre les pêcheries ! Il a obtenu de la Sapmer un appui de 100 000 euros pour le parc de DCP aux fins de maintenir et sauvegarder la pêche artisanale. DCP dont les plaisanciers ont profité et continuent d'utiliser chaque jour, malgré la réglementation préfectorale ! »
En donnant un avis favorable à l'immatriculation RU de deux thoniers senneurs de la Sapmer, le CRPM a aussi favorisé le calcul d'une antériorité de pêche sur ces deux navires qui servira, espère Ludovic Courtois, à d'éventuels futurs quotas de pêche imposés par la Commission des thons de l'océan Indien.         Thierry LAURET    
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LES BALEINES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, les derniers arrivages ...                

Le 9 mai 2019 - Un mail de GLOBICE

Bonjour - ans un souci de bonne continuité de nos échanges et projets, il nous semble utile de vous informer de la nouvelle organisation de l’équipe GLOBICE REUNION suite au départ de Laurent Mouysset.

L’association s’appuie sur les compétences de 5 salariés permanents qui assument les responsabilités suivantes :
- Direction générale et scientifique : Violaine DULAU
- Chargée d’études scientifiques : Vanessa ESTRADE
- Responsable administrative et relations institutionnelles : Julie MARTIN
- Assistante administrative : Nathalie PAYET
- Responsable Communication – Sensibilisation – Etudes d’impact :
Jean-Marc GANCILLE
J'ai le plaisir de reprendre une partie des activités qui incombaient à Laurent, avec qui vous étiez jusqu'à présent en contact.
N'hésitez pas me joindre sur le même numéro de téléphone 06 92 50 80 14 ou par mail jeanmarc.gancille@globice.org
A très bientôt sur le plan d’eau (ou ailleurs) !

Jean-Marc Gancille
Responsable Communication - Sensibilisation - Etudes d'Impact
GLOBICE-REUNION
06 92 50 80 14
www.globice.org
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  Les échos des quais
Zinfos974.com - Lundi 20 Mai 2019 - 16:35 - A la Une .. - St-Gilles: Avant le dragage du port, un sauvetage des oursins

Les travaux annuels de désensablage du port de Saint-Gilles les bains commenceront demain, mais cette année, le traditionnel désensablage s'accompagnera d'un réalignement des blocs rocheux le long des digues. Les blocs ont en effet été déplacés au fil des années, de par la houle, au point d'entraver légèrement le passage des bateaux.
Les blocs rocheux sont un lieu d'habitat pour les oursins et les concombres de mer, qui sont donc ramassés ce jour par une équipe de biologistes de CREOCEAN Océan Indien. Plusieurs centaines d'oursins seront placés de l'autre côté de la digue le temps des travaux, puis recoloniseront peu à peu les rochers.
Au cours de leur pêche aux oursins, les biologistes ont ramassé des déchets : canettes, bouteilles en plastique, filets de pêche... et le déplorent. Mais surtout, des morceaux de poissons pélagiques (thon, espadon) ont été retrouvés dans l'enceinte du port et à son entrée, signifiant que des pêcheurs jettent leurs déchets de pêche sans vergogne dans le port. Des déchets qui mettent la vie des baigneurs en danger, attirant possiblement les requins.        B.A               retour sommaire

par www.ipreunion.com - le 13 mai 2019 à 18:34 - Le CRA révèle les circonstances de l’attaque mortelle du 9 mai - Un requin bouledogue à l’origine de la mort de Kim Mahbouli

Quatre jours après l’attaque mortelle qui a coûté la vie à Kim Mahbouli, un jeune surfeur de 28 ans, jeudi 9 mai 2019, le Centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA) a confirmé que le requin à l’origine du drame était bien un requin bouledogue. Si des similitudes ont été relevées entre les blessures du surfeur et le requin de 2,3 mètres prélevé samedi 11 mai 2019 entre le sport de la Tortue et la Gauche de Saint-Leu, le CRA n’est, pour l’instant, pas en mesure de confirmer qu’il s’agit bien du même requin.
Dans l’après-midi, jusqu’à 6 personnes étaient présentes sur le spot de la gauche de Saint-Leu.Vers 16h30, ce 9 mai 2019, 4 personnes étaient à l’eau au moment de l’attaque : 3 surfeurs et 1 kayakiste. Juste avant l’attaque, la victime a été rejointe à l'endroit où se déroule la vague par un second surfeur, qui se trouvait à quelques mètres de distance. Les deux hommes étaient assis sur leurs planches et regardaient vers le large lorsque l’attaque s’est produite, sans signe avant-coureur.
Le surfeur attaqué, Kim Mahbouli, 28 ans, a été happé et maintenu au fond par un squale qui, en position verticale, battait de la queue en surface. Une fois remontée en surface, la victime a été prise en charge par le deuxième surfeur présent qui a nagé vers lui pour tenter de le ramener au bord. Alors qu’ils nageaient en direction de la côte, une vague puissante a déferlé et séparé les deux hommes.
La victime ayant perdu connaissance, elle a rapidement dérivé et a été emportée par un courant puissant vers le Nord. Les tentatives de récupération du corps par les surfeurs présents sur le site ont été vaines. Les services de secours ont été appelés vers 16h35. Le corps de la victime a pu être récupéré par la cellule nautique des pompiers avec l’appui d’un hélicoptère peu après.
Le requin prélevé peut correspondre à celui de l'attaque
Le requin pêché le 11 mai 2019 correspond à la description de l’animal potentiellement impliqué dans l’attaque et décrit dans le rapport d’expertise du médecin légiste après analyse du corps de la victime (requin bouledogue d’une taille de 2,50 mètres). Après dissection de l’animal, l’analyse de son contenu stomachal n’a rien révélé.
Les lésions constatées sur le corps sont compatibles avec la prédation par un requin bouledogue d’environ 2,5 mètres de longueur totale, conformément aux données morphométriques et bibliographiques.
Une houle puissante ce jour-là
Suite au passage d’un front de houle australe, la houle était croissante depuis 2 à 3 jours sur le site pour atteindre son maximum le 9 mai avec des vagues montant jusqu'à 3,6 mètres de haut. Le vent était fort sur la côte ouest au niveau de Saint-Leu. Le temps était sec et les ravines ne coulaient pas. D’après les témoins présents, la visibilité était plutôt bonne au niveau du "bowl", cette section correspondant au moment où la vague va se briser.
Au niveau du "peak", le point où début le déferlement de la vague et également dans ce cas, le lieu de l’attaque, l’eau était plus chargée en particules et la visibilité était plus réduite.
Le programme de pêche de prévention pas opérationnel
La victime pratiquait le surf au moment de l’attaque, hors ZONEX (zones d'expérimention). L’attaque a eu lieu à l’intérieur de la réserve nationale marine de La Réunion. Compte tenu des mauvaises conditions météorologiques présentes sur les côtes ouest de La Réunion (houle et vent fort), le programme de pêche de prévention n’a pas pu se déployer normalement sur le site de Saint-Leu lors des deux semaines précédant l’attaque.
Depuis le 24 avril, une seule opération de PAVAC (palangres verticales) a pu être réalisée dans la nuit du 2 au 3 mai sur le site. Pour rappel, une page web permet aux usagers de s’informer sur les opérations de pêche en temps réel. Sur cette carte, les usagers de la mer à La Réunion peuvent retrouver les positions et heures de déploiement des engins de pêche en temps réel ainsi que les captures ciblées (requins tigre et bouledogue) jusqu’à 5 jours après leur capture.
La sixème attaque à Saint-Leu depuis 1997
Depuis 1997, l’attaque du 9 mai 2019 correspond à la sixième attaque de requin sur la commune de Saint-Leu, avec l’historique suivant :
Le 3 janvier 1997, un chasseur sous-marin est attaqué à la Pointe au Sel (attaque fatale) Le 5 aout 2012, un surfeur est attaqué au niveau du peak du spot de la gauche Le 22 juillet 2014, un surfeur est attaqué sur le spot de la gauche Le 22 juillet 2015, un surfeur est attaqué sur le spot de la gauche Le 29 avril 2017, un bodyboarder est attaqué sur le spot de la Pointe au Sel (attaque fatale)
La dernière observation d’un requin à proximité du site remonte au 24 mars 2019, au niveau du spot de la tortue en face de Kélonia. En tout, 4 observations de requins ont été remontées en 2019 au CRA ou au CROSS Réunion, dont une concernant un requin d’une taille d’environ 2 mètres, observé dans le lagon de Saint-Leu le 22 mars 2019.

Zinfos974.com - Samedi 11 Mai 2019 - 08:37 - A la Une - La Réserve Marine de nouveau prise pour cible après l'attaque mortelle de requin

Suite à l'attaque mortelle de requin ce jeudi, dans laquelle le surfeur Kim Mahbouli a perdu la vie, la Réserve Marine, située à la Saline-les-Bains, a de nouveau été prise pour cible, comme le dévoile le JIR.
Plusieurs personnes auraient ainsi pénétré dans l'enceinte de la Réserve dans la nuit de jeudi à vendredi. Des tags ont de nouveau été inscrits sur les murs, comme après le décès d'Alexandre Naussac en 2017, attaqué par un requin à Saint-André. Le surnom du jeune de 26 ans avait été écrit "Krapo" et à côté "assassins".
Cette fois-ci, pas de bouteilles de vin renversées ni de cocktails Molotov. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie et des prélèvements ont été réalisés afin de mettre la main sur les auteurs de ces faits.
En 2017, il s'agissait de jeunes de la communauté de surf. Ils avaient principalement été condamnés à des heures de travail d'intérêt général. L'un a écopé de 3 mois avec sursis et l'unique majeur a, quant à lui, été jugé à part. - Charline Bakowski             
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Presque tout ce qui est paru dans la presse depuis 2011
     

        La presse en parle

Zinfos974.com - Jeudi 6 Septembre 2018 - 18:38 - A la Une .. - 37 kg de poissons et 45 langoustes pêchés illégalement, 3 individus interpellés

Dans la nuit du 05 au 06 septembre, en collaboration avec la Gendarmerie de La Réunion, les gardes de la Réserve Naturelle Marine ont interpellé 3 personnes en action de pêche sous marine illégale sur le secteur de Saint Leu. Le matériel de pêche ainsi que 37 kg de poissons, 45 langoustes (21 kg) dont 4 spécimens avec des œufs ("langoustes grainées") et 2 calamars (4 kg) ont été saisis par les gardes en lien avec la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI), soit 62 kg au total. Un filet maillant d'une trentaine de mètres de longueur, au niveau de la Passe de l'Hermitage, a aussi été retiré du milieu naturel.
Depuis plusieurs semaines, les gardes de la Réserve Naturelle Marine multiplient les missions de surveillance de nuit sur le périmètre de la réserve. "Ces actes de braconnage présentent un fort préjudice écologique pour les récifs coralliens. Ces missions de surveillance de nuit vont s'accentuer ces prochains mois en collaboration avec la Gendarmerie Nationale, la Brigade Nature de l'Océan Indien et la DMSOI notamment. L'ensemble de ces saisies seront transmis à la cellule locale de l'IFREMER pour réaliser des relevés morphologiques avant d'être détruit par une société d’équarrissage", indique la Réserve marine.
Pour rappel, la pêche illégale dans la réserve marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes pouvant aller jusqu'à 22 500 euros.      A.D

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Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.

Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.

Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.

Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.

Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.

Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.

Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.

Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".

La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.

On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !

Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.

Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.

Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !

A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.  retour sommaire

Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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