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MISE A JOUR :    samedi 07 septembre 2019
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page: accueil puis "retour sommaire" )
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION 
Désensablage du port! et passage au TCO
LE RISQUE REQUINS   Specimen de 1,5 m observé !
LES BALEINES et la faune marine        Saison finie ?????
Les infos de la SNSM : Sauvetage d'un naufragé ...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...

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UN PETIT NOUVEAU A SAINT GILLES
Ralph Nautic vient de livrer le premier

BARRACUDA 7 de BENETEAU


Avec sa cabine centrale et son confort, ce bateau est conçu pour la pêche et la famille.
Pour la pêche : Cabine centrale, grand cockpit, grand vivier, 1 porte de montée du poisson, grand emplacement pour l’électronique marine. Excellente stabilité latérale pour la pêche au fond, Excellente visibilité à 360°…..
Pour le confort : passe-avants sécurisés, couchette 2 places, WC séparé,
En Option : banquette, table, Ect

VENEZ LE VOIR !!!!

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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB

tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

15 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2018,
2019, rien !

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BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
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Zinfos974.com - Jeudi 22 Août 2019 - 17:48 - A la Une - Le port de Saint-Gilles a un nouveau capitaine

Le TCO reprend la barre du port de Saint-Gilles au 1er septembre avec la promesse de mettre le paquet sur l’ensemble des attentes des amodiataires mécontents.
La rupture était officialisée le 15 avril dernier en conseil communautaire. Le TCO reprenait unilatéralement la gestion du port de Saint-Gilles à la date du 1er septembre 2019. Avant cette bascule, Joseph Sinimalé et ses élus ont dressé un état des lieux sans concession vis-à-vis de la gestion sortante de la CCIR.
En avril dernier, un point de non-retour était en effet atteint, après des mois de mises en demeure de la part de l’intercommunalité des villes de l’ouest envers la Chambre de commerce.
Au cours de ce point organisé ce jeudi à Saint-Gilles, le TCO n’y est pas allé de main morte pour décrire l’inaction de la CCIR ces dernières années.

Sécurité, propreté, écoute
"En juillet 2017, une manifestation a mobilisé un grand nombre d’usagers mécontents de la gestion quotidienne et de l’absence d’entretien des équipements. Une première liste de travaux d’urgence et de sécurité est alors présentée par les usagers eux-mêmes et transmise au concessionnaire. Des réunions techniques sont alors organisées avec la CCIR et les usagers, sans grand résultat", commente ainsi le TCO qui avoue qu’il "récupère un équipement en piteux état."
Face à ce manque de réaction de la CCIR, le TCO a fait établir plusieurs constats par des huissiers et envoyé une première mise en demeure en décembre 2017, accompagnée d’une liste de 89 travaux à réaliser. En septembre 2018, une seconde mise en demeure avait été envoyée à la CCIR, sous peine de résiliation de la concession.
Les menaces n’ont eu aucun effet sur la CCIR, concède le TCO qui a décidé de passer à la vitesse supérieure en résiliant, pour "faute", la concession de la Chambre de commerce et d'industrie.
Après avoir expliqué les raisons de la rupture, l’interco a mis sur la table ses projets. Trois axes sont dégagés : "améliorer l‘accueil, la propreté et la sécurité ; veiller à la maintenance des équipements, et établir un plan d'animation", affirme le président Joseph Sinimalé, pour "faire du port un lieu vivant et attractif digne d’une véritable station balnéaire."
La nouveauté viendra également de la méthode de prise de décision. "Les représentants des usagers seront associés à toutes les réflexions", promet le TCO.

Pas d’augmentation de tarifs en vue
Dans "moins d’un an", affirme le TCO, les amodiataires devraient pouvoir toucher du doigt plusieurs réalisations comme la mise sur pied de permanences de la Maison des usagers, la reprise des actions réclamées et non réalisées par la CCIR, un diagnostic des bâtiments, un projet de valorisation du port, une remise en état de l’éclairage, l'inventaire des bornes électriques défectueuses, le remplacement des gardes corps, l'élaboration d’un marché d’installation de vidéo-protection, la signature d'une convention avec la police municipale, l'embellissement des lieux (espaces verts,…) ou encore l'embauche d’un agent dédié à la propreté du site.
Enfin, le TCO adresse un message aux amodiataires qui pourraient être un peu perdus en raison de ce changement de gestionnaire. Dès le 1er septembre, la CCIR ne sera plus en droit de percevoir légalement des recettes. C’est en effet le régisseur de recettes de la régie des ports du TCO, pour le compte du Trésor public, qui est également habilité à percevoir tous les montants dus dans le cadre des contrats existants transférés de droit automatiquement au TCO.
Les usagers devront donc payer leur redevance au prorata à la CCIR (8 mois sur 12) et le solde au TCO (4 mois). Pour ceux qui auraient déjà payé pour l’ensemble de l’année, le TCO les invite à porter au régisseur les quittances de paiements pour éviter une double imposition sur la même période. Le TCO se chargera alors des formalités auprès de la CCIR, détaille le TCO. Un changement de gestionnaire qui s'accompagne d'une bonne nouvelle pour les amodiataires : le TCO n’envisage "aucune augmentation de tarifs pour 2019 et 2020."
MA - LG

Quelques réactions ...
1.Posté par Le.pirate.des.mers le 22/08/2019 18:06
A quand celui de St Pierre va sauter vu son amateurisme?

2.Posté par balayedovantzotportavant le 22/08/2019 18:21
avec sinimalé vous êtes assuré que st gilles sera la vitrine de l'ouest pauvre loulou st paul une ville à fuir le front de mer un vrai potentiel mais nos hommes politiques sont tellement givrés qu'ils ne savent pas gérer et ils ne sont pas visionnaires vive le 97460 dans toute sa splendeur!

3.Posté par klod le 22/08/2019 18:58
qu'en pense le "flores" , le espécialiste des "usagers de la mer" made in sin pol ?

4.Posté par poisson pierre le 22/08/2019 19:56
Après l'idiot du village, place au gros idiot du port, qui se reconnaîtra surement, vu qu'il est en bonne place sur la photo.
Effectivement, du changement devrait intervenir très rapidement avec un c.. pareil.
Sinimalé soigne son électorat avant les échéances de 2020 en pactisant et en embauchant un abrutis de l'opposition.
Bello appréciera peut être, en attendant une éventuelle main mise sur la mairie et le tco.

5.Posté par Bibic le 22/08/2019 20:10 (depuis mobile)
La 1ere bonne décision de sinimalé depuis son élection. Enfin le port va pouvoir sortir de la main de la mafia du président de la chambre des commerces vivement les élections sans enveloppe qui passe sous la table ???

6.Posté par Capitaine de navire de 1ère catégorie le 22/08/2019 21:02
Encore un capitaine qui n'a jamais mis le pied sur un navire! On va encore en baver, pendant qu'il se goinfre...

7.Posté par GIRONDIN le 22/08/2019 21:50
Donc la cci du reunionmou patel est dégagé. Après le port est et l'aéroport ?

8.Posté par miro le 22/08/2019 23:39
Voila une grande nouvelle ! je m'en tamponne le coquillart ...... et v ous ?

www.ipreunion.com - 22 août 2019 - La chambre de commerce se retire - Port de Saint-Gilles : la main passe au TCO

[Photo lp/www.ipreunion.com

Le port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains changera de concessionnaire le dimanche 1er septembre 2019. La chambre de commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR) passera la main et la donnera au Territoire de la côte ouest (TCO). La chambre consulaire aurait dû poursuivre la gestion portuaire jusqu'à la fin 2021. Mais le contrat de concession a été résilié avant le terme "à la suite de nombreuses plaintes concernant notamment la vétusté des infrastructures'" explique le TCO.

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par www.ipreunion.com - le 20 août 2019 à 15:00 - Après la forte houle - Saint-Gilles : désensablage en urgence du port

Le Territoire de la côte ouest (TCO) lance des travaux de dragage en urgence sur le port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains et la plage des Roches Noires. Cette décision a été prise à la suite de de la forte houle qui a ensablé les deux sites. Dès le mercredi 21 août et pendant toute la durée des travaux, la plage des Roches Noires sera fermée au public, la baignade et les activités nautiques seront également interdites.
Afin de permettre l’acheminement des engins de travaux publics dans le cadre des travaux de désensablement du port de Saint-Gilles, le stationnement sera provisoirement interdit dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 août 2019 de 22h à 9h des deux côtés de la rue de la Poste et dans la rue du port.      www.ipreunion.com                         
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Zinfos974.com - Mercredi 17 Avril 2019 - 09:55 - Port de plaisance de St-Gilles les bains : Le TCO met fin à la concession avec la CCIR

L’affaire est passée au Conseil communautaire de lundi soir 15 avril 2019. Les élus ont voté à l’unanimité la résiliation unilatérale pour faute de la concession de la CCIR pour l’exploitation du port de Saint-Gilles-les-Bains.
Comme prévu par la loi NOTRe, le TCO a pris à sa charge dès le 1er janvier 2017, le contrat de contrat de concession d’exploitation du port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains avec la CCIR, jusque-là porté par la commune de Saint-Paul.
Après plusieurs demandes, courriers et de mises en demeure à la CCIR d’effectuer les travaux nécessaires à la bonne gestion du port, la communauté d’agglomération a dû passer à une étape supérieure en mettant un terme à cette situation devenue insupportable de l’avis des usagers amodiataires.
”Le TCO a transmis au concessionnaire plus d’une dizaine de lettres recommandées, restées sans réponse pour la plupart. nous lui avons demandé d’effectuer des travaux  d’urgence…une bonne partie n’a toujours pas été réalisée. Nous ne pouvons plus attendre. Nous allons aller jusqu’au bout !”, a expliqué le président du TCO, Joseph Sinimalé.
Face à ces difficultés, les élus ont donc décidé de mettre un terme à la concession pour faute. Il prendra effet concrètement au 1er septembre 2019.Pour plus d’informations consultez le site internet du Territoire de la Côte Ouest ou sa page Facebook.          
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      LA SNSM
par www.ipreunion.com - le 27 décembre 2017 à 02:57 - Un marin secouru après sept mois de dérive dans l’océan Indien

Un marin de 54 ans a été secouru le lundi 25 décembre au large de La Réunion après avoir dérivé sept mois dans l’océan Indien, a-t-on appris ce mardi soir auprès de la société nationale de sauvetage en mer L’embarcation de fortune de ce marin qui dit être de nationalité polonaise a été repérée au large des côtes du sud-ouest par un voilier qui a alerté les secours.
Le cinquantenaire a indiqué qu’il dérivait en mer depuis sept mois. Il avait pris la mer en mai dernier au départ de l’Union des Comores située au sud-est de l’Afrique. Il comptait se rendre en Afrique du Sud pour y trouver du travail.
Son embarcation, une chaloupe de sauvetage de paquebot qu’il a lui même aménagée, est très vite tombée en panne.
Sans aucun moyen de communication ni instruments de navigation –il les auraient cassés — et avec des provisions prévues pour un mois, le marin a dérive entre les Maldives, l’Indonésie et l’île Maurice avant d’être secouru au large de La Réunion.
Avec son chat pour seule compagnie, le cinquantenaire a survécu en mangeant un demi sachet de soupe chinoise par jour parfois agrémentée par le produit de sa pêche.
Le marin a précisé qu’après 10 ans passés aux Etats-Unis, il s’est rendu en Inde en 2014 pour y acheter son embarcation en 2014. Il avait l’intention de naviguer jusqu’en Pologne mais son bateau a perdu son mât et il a dérivé jusqu’aux Comores.
Le cinquantenaire, qui a endommagé son embarcation en accostant, reste plusieurs mois dans l’archipel comorien. Il répare son bateau et reprend donc la mer en mai dernier.
Pris en charge par l’association des Gens de la mer, le marin, se dit dans l’impossibilité de repartir aux Etats-Unis son permis de séjour étant expiré. Il n’envisagerait pas non plus de retourner en Pologne. Il espère pouvoir réparer son bateau et rester quelques temps à La Réunion.
Menée par la gendarmerie, une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’aventure vécue par le marin
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NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

Le 07 avril 2016 - Un mail de Guy MARCOZ - Mesdames, Messieurs, chers Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre connaissance ci-dessous, du courrier adressé récemment à Monsieur le président de la Région Réunion. Bien cordialement aux 4200 destinataires .. Guy Marcoz ( http://www.nautilus-lajeanne.com

Monsieur Didier ROBERT - Présidence de la Région Réunion
Hôtel de Région
97719 Saint-Denis cedex 9
Saint-Paul, le 24 mars 2016

Objet:
Création d'un récif artificiel et du Musée Maritime de l'Océan Indien ..

Monsieur Le Sénateur-Président,
Notre courrier du 25 janvier 2016 reste sans réponse à ce jour: pour rappel, nous vous demandions de bien vouloir nous accorder une audience afin de déterminer les actions et moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir concrétiser le projet cité en objet que nous sommes très nombreux à défendre. Or, lors de votre campagne électorale à laquelle nous avons apporté notre soutien, vous nous avez déclaré que vous feriez en sorte que ce projet soit mené à son terme pour le bien de La Réunion et de ses enfants.
Des informations récentes en provenance de Bordeaux et portées à notre connaissance, nous informent que les travaux de dépollution de la coque de la « Jeanne d'arc », préalables avant son entrée en cale sèche pour commencer son démantèlement, qui auraient dû être achevés en octobre 2015 ne le seront pas avant fin mai-début juin 2016. Ce retard nous donne le temps de mobiliser toutes les compétences tant locales que Nationales pour demander à l'Etat de revenir sur la décision prise de procéder à un démantèlement après de coûteux travaux de dépollution, contraire à l'esprit de la COP21 sur les recyclages intelligents, et de nous céder pour l'Euro symbolique, cette coque mythique dépolluée et aménagée, porteuse d'espoir en terme d'emplois pour notre île.
1/2
Comme vous ne pouvez pas compter sur l'appui des sept député-e-s réunionnais qui vous ont toujours combattu, peut-être pourriez-vous proposer au député-maire de Bordeaux, monsieur Alain Juppé, que nous avions eu le plaisir de rencontrer lors de sa visite chez nous en décembre dernier, d'être notre intercesseur pour interpeller le ministre de la Défense à l'Assemblée Nationale afin de sauver « La Jeanne » d'un scandaleux démantèlement pour lui donner une sépulture digne de son prestige qui rejaillira sur La Réunion ?
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur Le Sénateur-Président, en l'expression de notre très haute considération.
Le Secrétaire Général Le Président
Dr Hubert LHOTE Guy MARCOZ

- Copie à l'ensemble des destinataires de nos précédents courriers.
- Copie aux 4200 inscrits de notre boîte mail.
2/2                                                                                     retour sommaire

DMSOI - infos -

...
L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

Le Quotidien de la Réunion le 19/05/2015 - COMITE REGIONAL DES PECHES MARITIMES - « Le mauvais exemple des plaisanciers »
Accusé par le Comité de défense des plaisanciers de fermer les yeux sur les méfaits de la surpêche industrielle dans l'océan Indien, le Comité régional des pêches maritimes renvoie les plaisanciers à leur propre refus de voir leur pêche réglementée.

En privant les requins de grand large de leur nourriture, la surpêche industrielle dans l'océan Indien serait l'une des causes des attaques de squales près des côtes de La Réunion. L'argumentaire développé dans nos colonnes le 13 mai dernier par le Comité de défense des plaisanciers a fait bondir le Comité régional des pêches maritimes (CRPM), mis en cause pour son silence sur les activités des bateaux-usines, palangriers et autres longliners, qui prélèvent des milliers de tonnes de pélagiques grâce aux pièges des DCP (dispositifs concentrateurs de poissons) flottants déployés sur des dizaines de kilomètres carrés.
« C'est bien la première fois que le Comité de défense des plaisanciers se préoccupe des stocks de la bande côtière !», raille le secrétaire général du CRPM Ludovic Courtois.
                                                   Des restaurateurs poursuivis
«On a plutôt eu l'habitude de les voir s'élever contre tous projets de réglementation visant justement à la durabilité envi­ronnementale : l'encadrement de la pêche aux moulinets électriques, la mise en place de licence pour l'accès aux DCP des professionnels dont l'un des objectifs étaient de mieux connaître l'effort de pêche des pêcheurs de loisirs ou l'instauration de quotas pour la plaisance afin d'assurer une préservation ».
Pour le CRPM, si la petite pêche est en souffrance, «c'est d'abord la faute au mauvais exemple que les faux pêcheurs de plaisance, les braconniers de la mer, donnent aux professionnels ils ne payent rien, on ne leur demande rien, ils pêchent le même poisson et s'autorisent à le vendre auprès de la clientèle des professionnels ». Grâce au programme d'intégration des informels lancé en 2007, la tendance est en passe de s'inverser, assure Ludovic Courtois, qui évoque «15 nouveaux candidats » au diplôme de pêche chaque année et même « 70 candidats sur les trois premiers mois de 2015».
Un renouveau de la petite pêche qui s'explique selon le OMM par une « amplification des contrôles de l'Etat » qui visent à enrayer un marché parallèle. «Des restaurateurs peu scrupuleux soupçonnés de s'approvisionner en poisson de la plaisance seront prochainement jugés au tribunal. Le Comité prendra part à chacune de ces affaires en se portant systématiquement partie civile », indique Ludovic Courtois, qui récuse l'assertion selon laquelle des requins affamés par les prélèvements industriels intensifs dans l'océan Indien se réfugieraient près de nos côtes. .
Pour le secrétaire général du CRPM, c'est la disparition des requins côtiers (prélevés sans compter par les professionnels et les plaisanciers) qui a permis aux requins bouledogue et tigre . de s'installer dans la bande côtière. «Dès novembre 2013, on a délibéré une résolution pour interdire cette pêche, avant qu'un arrêté préfectoral ne rende cette interdiction effective début 2015. On n'a pas attendu les plaisanciers pour agir », martèle Ludovic Courtois. « Jean René Enilorac n'a pas attendu que Bertrand de Boisvilliers croise sur le banc des 90 milles un thonier senneur pour se préoccuper d'une cohabitation équilibrée entre les pêcheries ! Il a obtenu de la Sapmer un appui de 100 000 euros pour le parc de DCP aux fins de maintenir et sauvegarder la pêche artisanale. DCP dont les plaisanciers ont profité et continuent d'utiliser chaque jour, malgré la réglementation préfectorale ! »
En donnant un avis favorable à l'immatriculation RU de deux thoniers senneurs de la Sapmer, le CRPM a aussi favorisé le calcul d'une antériorité de pêche sur ces deux navires qui servira, espère Ludovic Courtois, à d'éventuels futurs quotas de pêche imposés par la Commission des thons de l'océan Indien.         Thierry LAURET    
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LES BALEINES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, les derniers arrivages ...                

par www.ipreunion.com - le 7 septembre 2019 à 16:00 - Où sont les cétacés ? - Il est trop tôt pour dire que la saison des baleines est finie

C’est un fait : on voit très peu de baleines en ce moment... La saison 2019 aura été beaucoup moins riche que les deux années précédentes. Si certains clubs de plongée estiment que la saison est déjà terminée, Globice tempère : il est encore trop tôt pour le dire et techniquement, on croise encore quelques baleines dans l’océan. Preuve en est avec la pose d’une balise Argos sur l’une d’entre elles ce mardi 3 septembre. Certes il est compliqué d’apercevoir les cétacés depuis environ deux semaines, mais qui sait... elles peuvent toujours revenir et ce jusqu’en octobre. Rien n’est impossible. (Photo d’illustration rb/www.ipreunion.com)
On aperçoit actuellement très peu de baleines, et certains clubs ou plaisanciers s'inquiètent de voir la saison finir particulièrement tôt cette année... saison qui a déjà mis du temps à démarrer. Selon Jean-Marc Gancille, à la communication de Globice (Groupe local d'observation et d'indentification des cétacés), c'est effectivement "une saison en demi-teinte... mais ne parlons pas trop vite, ce n'est pas terminé, les baleines peuvent toujours réapparaître courant septembre voire au mois d'octobre !"
Les conditions en mer sont pourtant redevenues bonnes, après les quelques trains de houle vécus en juillet et en août, empêchant les curieux de prendre le large pour aller observer les cétacés. Mais les baleines, plus que jamais, se font discrètes.
S'il est trop tôt pour définir le nombre de cétacés photo-identifiés cette année, Globice peut déjà affirmer qu'il sera bien en-dessous des années 2018 et 2017, exceptionnelles en tout point. "Ce n'est pas une saison 'pourrie' pour autant, on est déjà au-dessus des années 2015 et 2016" explique Jean-Marc Gancille. "D'habitude la courbe d'une saison est en cloche, avec un pic. Cette fois c'est beaucoup plus aléatoire..."
Un phénomène étendu à l'océan Indien
Un point important, cependant, pour lui : la faible présence des baleines cette année n'est pas spécifique à La Réunion. "C'est un phénomène observé partout dans l'océan Indien, au Mozambique, à Sainte-Marie, au Kenya..."
Pourquoi cette tendance ? Certaines hypothèses sont sur la table mais des études pourraient menées sur le sujet... Cela pourrait être lié à la disponibilité du krill dans les eaux froides de l'Antarctique, en plus faible quantité à cause du réchauffement climatique. "Si c'est avéré, certaines baleines pourraient donc manquer d'énergie pour la migration" explique Jean-Marc Gancille.
L'association devait poser 15 balises Argos afin de suivre les migrations des cétacés à travers le projet MIROMEN II. "Ça s'annonce plus compliqué que prévu", admet Jean-Marc Gancille. "On a réussi à en poser une ce mardi 3 septembre, ce qui signifie qu'il reste encore des baleines. Mais on arrivera pas à en poser 15..." Les bénévoles espèrent poser encore quelques balises mais l'objectif premier risque en effet d'être dur à atteindre. En attendant, on peut suivre le trajet de la femelle sur laquelle a été posée la première balise sur ce lien.
De même, les groupes Facebook créés spécialement pour répertorier les lieux où des baleines ont été aperçues sont devenus beaucoup plus silencieux depuis quelques temps. "C'est ça la vie sauvage, c'est imprévisible", relativise Jean-Marc Gancille.                     mm / redac@ipreunion.com / www.ipreunion.com
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IPRéunion.com - Vendredi 30 Août à 16H58 - Baleines à bosse - Globice équipe quinze cétacés de balises Argos

Globice Réunion débute le samedi 31 août 2019, l'opération MIROMEN II (Migration Routes of Megaptera novaeangliae). C'est la seconde campagne scientifique de suivi satellitaire de 15 baleines à bosse présentes le long des côtes de la Réunion. Dans le cadre de ces actions de pose de balises, extrêmement délicates, le bateau sera amené à se rapprocher des baleines à bosse et donc à déroger aux distances d'approche réglementaires. Tout sera mis en oeuvre pour limiter le stress causé aux animaux. Ces manoeuvres seront réalisées en étroite collaboration avec la Brigade Nature Océan Indien (BNOI), garante de l'application des protocoles prévus.
Ce programme de recherche sur une espèce protégée, financé par l’Europe, la Région Réunion et la DEAL, bénéficie d’une dérogation du Ministère de la transition écologique et d’une autorisation du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation basée sur l’évaluation favorable de l’opération par le comité d’éthique animale.
La pose des balises sera réalisée par Mme Amy Kennedy, un des rares spécialistes internationaux à effectuer ce type d’opération et qui possède une expérience de plus de 10 ans à travers le monde entier. Lors du déploiement de la balise, un échantillon de peau sera également prélevé pour déterminer le sexe de l’animal et procéder à son identification génétique.
MIROMEN II permettra de compléter les connaissances acquises en 2013 concernant les dynamiques migratoires des baleines à bosse, et notamment les routes retour vers les zones d'alimentation de l’Antarctique, encore peu connues à ce jour. Identifier les sites de nourrissage est primordial pour protéger l’espèce sur l’ensemble de son cycle biologique et mieux comprendre les facteurs pouvant expliquer les variations inter-annuelles de fréquentation des baleines à La Réunion.

Retrouvez le communiqué complet sur la page facebook de Globice Réunion                           retour sommaire


  Les échos des quais
     

par www.ipreunion.com - le 31 août 2019 à 15:17 - Un requin d’1,5 mètre observé à l’Etang-Salé

Le CRA annonçait avoir repéré un requin non identifié d’1,5 mètre entre la passe de l’Ermitage et le spot de 3 Bassins à environ 400m du rivage. Une alerte de la brigade nature, fait ce samedi 31 septembre 2019 à 7h30. Un peu plus tard, vers 13h45 un autre requin d’1,5 mètre a été observé derrière la zone de baignade de l’Etang-Salé. On ne sait pas s’il s’agit du même requin. Le CRA rappelle à tous les usagers d’observer la plus grande prudence dans leurs activités en mer.


        La presse en parle

Zinfos974.com - Jeudi 6 Septembre 2018 - 18:38 - A la Une .. - 37 kg de poissons et 45 langoustes pêchés illégalement, 3 individus interpellés

Dans la nuit du 05 au 06 septembre, en collaboration avec la Gendarmerie de La Réunion, les gardes de la Réserve Naturelle Marine ont interpellé 3 personnes en action de pêche sous marine illégale sur le secteur de Saint Leu. Le matériel de pêche ainsi que 37 kg de poissons, 45 langoustes (21 kg) dont 4 spécimens avec des œufs ("langoustes grainées") et 2 calamars (4 kg) ont été saisis par les gardes en lien avec la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI), soit 62 kg au total. Un filet maillant d'une trentaine de mètres de longueur, au niveau de la Passe de l'Hermitage, a aussi été retiré du milieu naturel.
Depuis plusieurs semaines, les gardes de la Réserve Naturelle Marine multiplient les missions de surveillance de nuit sur le périmètre de la réserve. "Ces actes de braconnage présentent un fort préjudice écologique pour les récifs coralliens. Ces missions de surveillance de nuit vont s'accentuer ces prochains mois en collaboration avec la Gendarmerie Nationale, la Brigade Nature de l'Océan Indien et la DMSOI notamment. L'ensemble de ces saisies seront transmis à la cellule locale de l'IFREMER pour réaliser des relevés morphologiques avant d'être détruit par une société d’équarrissage", indique la Réserve marine.
Pour rappel, la pêche illégale dans la réserve marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes pouvant aller jusqu'à 22 500 euros.      A.D
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Zinfos974.com - Mardi 6 Août 2019 - 17:57 - Les Roches Noires disparaissent inéluctablement en raison des constructions de bord de plage

Chaque année, la plage perd du terrain sur la mer, non seulement en raison de la montée du niveau des eaux, mais aussi par un phénomène de perte de sable dû aux obstacles rencontrés par les vagues. Le mur d'une habitation, donnant directement sur la plage, s'est effondré la semaine dernière, sous l'effet de la forte houle. Si les maisons en bord de plage sont amenées à être englouties par l'océan, elles accélèrent la disparition de la plage.
On se souvient de l'effondrement du restaurant l'Oasis, en 2009, qui fut le premier signe spectaculaire de la disparition de la plage des Roches Noires. En décembre 2012, le mur de moellons de l'esplanade a disparu lui aussi, emportant une partie de l'ancienne esplanade. Les constructions en bord de plage ont fait disparaître l'arrière-plage, qui est pourtant nécessaire à la dynamique des plages. En effet, nous explique le spécialiste des courants Roland Troadec, l'arrière-plage dissipe l'énergie des vagues, en même temps qu'elle participe de la reconstruction des plages après une forte houle, jouant le rôle de réserve de sable, qui se reconstitue doucement. 
En revanche, les constructions de bord de plage entraînent un phénomène de ressac, qui, par un effet retour crée une agitation qui n'aurait pas lieu sans ces obstacles. Ainsi les vagues qui se heurtent aux murs des maisons ou encore aux rochers artificiels supposés protéger l'esplanade, emportent de grandes quantités de sable au large. La digue du port de plaisance participe elle aussi de la mort annoncée de la plage des Roches. Dans l'ouest de l'île, le sable est essentiellement formé au niveau du récif coralien de l'Hermitage et de la Saline. Il est, dans un flux perpétuel, déplacé vers le nord. La digue du port empêche que le sable nouveau atteigne la plage des Roches Noires, explique Roland Troadec. À l'époque de la conception du port, le laboratoire de géologie de l'université de La Réunion avait émis des réserves quant à la digue, sans effet.
Ainsi, digue et habitat condamnent la plage à disparaître. La seule solution serait la destruction des obstacles à la houle, mais c'est impossible, la loi Littoral ayant été aménagée spécialement pour les DOM, où de nombreuses parcelles de bord de mer ont été vendues par l'État. Si les fameuses paillotes ont été détruites, c'est qu'elles étaient sur le domaine public maritime, héritier des 50 pas du Roi. Cette bande de terre constituait une réserve domaniale pour la défense au temps de la Compagnie des Indes. Le décret du 30 juin 1955 fit que la quasi-totalité des parcelles de la zone des 50 pas furent déclassées pour pouvoir être vendues. Entre 1956 et 1976, le déclin du chemin de fer accéléra la vente des parcelles, qui échappent désormais au DPM.
Le réchauffement climatique accélère l'érosion, par la montée des eaux, mais pas autant que les maisons individuelles de bord de mer. "Pendant longtemps, l'élévation du niveau de la mer s'établissait à 1mm par an, depuis une quinzaine d'années il est de 3 mm, depuis 1900, le niveau océanique a augmenté de 15cm", affirme Roland Troadec. Les prévisions du GIEC prévoient, dans le scénario le plus "optimiste", une montée des mers de 50 cm à l'horizon 2100, estimation reprise par l'Etat dans l'établissement du nouveau plan de prévention des risques de l'île. Tout le littoral urbanisé est ainsi classé en rouge, à l'exception de la Saline les Bains et l'Hermitage, sous prétexte que la barrière de corail ferait office de tampon en cas de submersion marine, rendant ainsi possible la construction de nouveaux bâtiments.  Bérénice Alaterre
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Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.

Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.

Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.

Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.

Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.

Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.

Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.

Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".

La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.

On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !

Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.

Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.

Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !

A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.  retour sommaire

Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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Une excellente photo du port de Saint-Gilles