LA METEO

   METEO-REUNION 

MISE A JOUR :              Jeudi 20 février 2020                
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page: Choisir un titre puis "retour sommaire" )
 LE RISQUE REQUINS  La La Tribune libre de Jean François Nativel ...
LES BALEINES, LES DAUPHINS, LES TORTUES et autres ...           Le film de Rémy TEZIER ...
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION 
Entretien des pendilles ...
Les infos de la SNSM : Sauvetage de l'équipage du "Wayan", mardi soir ...
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...
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UN PETIT NOUVEAU A SAINT GILLES
Ralph Nautic vient de livrer le premier

BARRACUDA 7 de BENETEAU


Avec sa cabine centrale et son confort, ce bateau est conçu pour la pêche et la famille.
Pour la pêche : Cabine centrale, grand cockpit, grand vivier, 1 porte de montée du poisson, grand emplacement pour l’électronique marine. Excellente stabilité latérale pour la pêche au fond, Excellente visibilité à 360°…..
Pour le confort : passe-avants sécurisés, couchette 2 places, WC séparé,
En Option : banquette, table, Ect

VENEZ LE VOIR !!!!

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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB
tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

05 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2019/2020,
voir si je suis inscrit     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
04 février 2020 - De Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re
Bonjour ,
Objet mail collectif : travaux sous-marins Mercredi 5 février

Nous vous informons que des plongeurs vont intervenir Mercredi 5 Février à compter de 7h sur le Port de St Gilles afin de changer des pendilles.
Nous vous demandons donc d’être vigilant lors de vos manœuvres de port et de vous tenir à l’écart des plongeurs .
Merci pour votre compréhension
Bien cordialement / Best regards      
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29 janvier 2020 - De Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Objet / Mail collectifs aux usagers du port de St Gilles – BATHYMETRIE
Bonjour , Nous vous informons que la société MESURIS est charge d’un relevé bathymétrique du Port de Saint-Gilles,
l’intervention de la vedette SURVEX est prévue pour le Jeudi 30 Janvier de 14h à 16h afin d’effectuer les relevés bathymétriques .
Nous vous demandons de veiller à ne pas gêner les manœuvres du bateau SURVEX .
Toutefois , en fonction de la marée et des conditions météo , il est possible que l’intervention soit reportée.
Merci pour votre compréhension. Bien cordialement / Best regards     
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TCO non daté PLAN D'ACTION PREVISIONNEL SUR LE PORT DE SAINT-GILLES
à court, moyen et long termes

Priorités

1) La sécurité
2)L'environnement (déchets, propreté)
3)L'écoute et le respect mutuel, l'équité, la transparence
Cela afin de redonner à chaque usager et professionnel les conditions correctes pour exercer leurs activités.

Méthode

La grande modification par rapport à la gestion précédente sera dans les modalités de prise de décision et de priorisation des interventions.
Les représentants des usagers seront associés à toutes les réflexions d'évolutions sur le port et le maître mot sera la concertation.
En cas de désaccord, l'équipe du port veillera à fournir le maximum d'explications sur les raisons de tel ou tel choix et privilégiera le dialogue.

Actions immédiates et à court terme (moins d'un an)

Permanences de la Maison des usagers et des amis de la mer : accueil, écoute et renseignements pratiques ;
Réorganisation des astreintes et permanences les week-end ;
Finalisation des recrutements et transferts de personnels ;
Reprise des actions demandées et non réalisées par la CCIR (reprise des marchés de travaux existants et lancement de ceux qui manqueraient) ;
Diagnostic détaillé des bâtiments et levés topographiques des intérieurs et façades Etude commerciale avec diagnostic et projet de revalorisation du port et de ses commerces ;
Remise en état de l'éclairage sur l'ensemble du port, et diagnostic des installations électriques ;
Inventaires des bornes électriques défectueuses pour les bateaux et remises en état progressives ;
Remplacement des gardes corps et rampes en mauvais état sur les cheminements piétons ;
Elaboration d'un marché d'installation d'une vidéo-protection d'ici la fin de l'année ; Signature d'une convention avec la police municipale et la gendarmerie nationale pour garantir des rondes régulières ;
Embauche d'un agent spécifiquement dédié à suivre la propreté et la gestion des déchets (ménagers et professionnels} avec une responsabilisation des producteurs de déchets, mais aussi des propositions de réorganisation des filières d'évacuation en concertation avec le collectif d'usagers.
Expérimentation d'un dispositif pour la valorisation des déchets de poissons ; Embellissement des lieux : espaces verts, peintures, rénovations diverses ; Signalisation des sanitaires publics et nettoyage des toilettes 3 ou 4 fois par jour.

Actions à moyen terme
Définition des modalités des renouvellements des amodiations et mise en oeuvre de celles-ci pour les activités économiques au-delà de 2021 ;
Etude de remise en état et de réorganisation de la Base Nautique de l'Ouest (diagnostic, propositions, mise en oeuvre)
Compléments d'interventions pour le renouvellement des chaînes mères ;
Construction de deux locaux à poubelles réfrigérés pour stocker les bacs, avec accès contrôlé et gestion des mouvements de bacs pour les collectes ;
Reconquête du label « Pavillon Bleu » pour le port ;
Elaboration des marchés de travaux pour la remise en état de l'Aquarium et des bâtiments commerciaux ;
Mise en place d'une programmation annuelle d'animations et d'événementiels ; Accompagnements de projets (réparation et construction de barques péï, accueil touristes, ...) ;
Installation d'une maison de la mer et du tourisme bleu ;
Programme de désensablement régulier et de protection du port.

Actions à plus long terme :
Travaux de requalification des installations portuaires (programme de 5 M€ - mandat SPL MARAÏNA ;
Rénovation de l'aire de carénage ;
Travaux de remise en état et aux normes des bâtiments et locaux commerciaux ; Réaménagement des espaces en lien avec la requalification de la station balnéaire (notamment les passerelles) ;
Restructuration de la base nautique et de la maison Avril ;
Extension des capacités d'accueil de bateau avec un port sec ;
Extension des activités professionnelles
Evacuation et traitement des sédiments pollués en fond de port.
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par www.ipreunion.com - le 2 décembre 2019 à 10:49 - Fêtes de fin d’année - La pêche aux langoustes interdite jusqu’au 31 mars

l’approche des fêtes de fin d’année, la Direction de la mer Sud océan Indien (DMSOI) rappelle qu’il est interdit de pêcher les langoustes durant leur période de reproduction dans les eaux maritimes bordant La Réunion. La période d’interdiction de pêche et de vente des langoustes s’étend du 1er décembre au 31 mars inclus. Elle correspond à la période de fécondation et d’incubation, comme en témoigne la présence de femelles grainées, qui portent des oeufs. Cette interdiction concerne les professionnels comme les plaisanciers et tous les modes de pêche en mer, elle permet de soutenir la capacité de reproduction de l’espèce et ainsi de concourir à la durabilité de la pêche. Nous publions ci-dessous le communiqué de la préfecture. (Photo d’illustration Réserve marine)
Les contrevenants qui ne respectent pas cette période d’interdiction mettent donc la ressource en péril et s’exposent par conséquent à des amendes pouvant aller jusqu’à 22.500 euros (cf. article L945-4 du code rural et de la pêche maritime), la confiscation des navires et engins de pêche et à des poursuites devant les tribunaux.
Pour les autres espèces, les pêcheurs sont invités à consulter la réglementation en vigueur avant toute sortie de pêche. Il est notamment rappelé que toute commercialisation des produits de la pêche de loisir est interdite et que les pêcheurs de loisir doivent procéder au marquage de leur capture par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Acheter en connaissance de cause des produits issus de la pêche de loisir est un délit passible également de 22 500 euros d’amende.
Plus d'informations sur le site internet de la direction de la mer.                    
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30/10/2019 - Paiement des amodiations - infos recueillies à la capitainerie ce jour.

Pas d'augmentation pour 2019. 8/12 à régler à la CCI et 4/12 au TCO. Attendre l'envoi des documents de recouvrement. retour sommaire

      LA SNSM

IMAZ PRESS - 29/01/2020- Sauvetage en mer - Deux marins-pêcheurs retrouvés sains et saufs sur leur radeau de survie

Ce mardi 28 janvier 2020, deux marins-pêcheurs ont été secourus en mer après le naufrage de leur navire au large du Cap Lahoussaye. Après intervention du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS), les deux hommes ont été retrouvé sains et saufs, et n'ont pas nécessité de prise en charge particulière. Nous partageons avec vous le communiqué de la préfecture.

"Le mardi 28 janvier 2020 à 18h21, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS La Réunion) réceptionne une alerte de détresse en provenance d’une balise de type COSPAS SARSAT, enregistrée à bord du navire de pêche WAYAN. Le message de détresse précise que la balise se situe a priori dans le Nord-Ouest du Cap La Houssaye pour 17 milles (30 km des côtes).
Le CROSS diffuse aussitôt un message d’urgence et recherche dans la zone, à l’attention des navires les plus proches de la position indiquée par la balise. La vedette SNSM de Saint-Gilles-les-Bains (SNS 459 – " Vincent Bosse ") se signale alors au CROSS en sortie de port pour entraînement. Après analyse de la situation, le CROSS engage l’équipage de la SNS 459 pour rallier la zone indiquée par les messages de détresse qui se succèdent selon des intervalles de 5 minutes.
Peu après 20 h et après 60 minutes de navigation, la vedette SNS 459 – " Vincent Bosse " est sur zone, détecte à 1 mille de sa position un radeau de survie. Deux personnes sont présentes à bord. Rapidement, le CROSS obtient la confirmation de la vedette SNSM qu’il s’agit bien des deux marins pêcheurs du navire WAYAN, sains et saufs.
Ramenés vers le port de Saint-Gilles-les-Bains par la vedette SNSM, les deux marins ont été pris en charge à leur arrivée à quai par les pompiers du SDIS 974 pour un bilan médical. Leur état de santé très satisfaisant, malgré le choc, n’a pas nécessité de prise en charge.
Selon les premiers éléments transmis par le patron pêcheur, le navire aurait subi vers 17h30 un choc très violent avec un objet à la dérive que les marins n’ont pas pu identifier. L’accident a créé une brèche le long de la coque avec une entrée d’eau massive dans la cale machine et la cale à poissons, faisant couler le navire en moins de trente minutes. Les deux marins se sont alors réfugiés sur leur radeau de survie et ont déclenché la balise de détresse.
Cet événement au dénouement heureux démontre une nouvelle fois toute l’efficacité de la balise COSPAS SARSAT. Ce dispositif fait partie d’un système composé, notamment, de satellites (constellation Galileo en particulier) capables de détecter tout signal émis par une balise quelle que soit sa position, à terre ou en mer. Ce système est géré par une organisation internationale dont la France est l’un des États fondateurs. COSPAS SARSAT a permis de sauver depuis 1979 plus de 40 000 personnes dans le cadre de plus de 11 000 opérations de recherche et sauvetage."

Zinfos974.com - Mercredi 29 Janvier 2020 - 11:16 - Les pêcheurs naufragés ont heurté un objet flottant non identifié

Les deux pêcheurs réunionnais naufragés l'ont échappé belle hier soir : leur palangrier de 12 mètres, le "Wayan", a, selon les dires du patron pêcheur, heurté un objet flottant dont il ignore la nature. Le bateau a sombré rapidement. En trente minutes il a disparu dans les eaux sombres de l'océan Indien.
Le directeur du CROSS Aymeric le Masne de Chermont nous explique que les deux pêcheurs doivent leur survie à la balise de détresse qu'ils ont déclenchée à bord de leur radeau de sauvetage. Grâce à la balise, dont le signal fut reçu par le CROSS, les sauveteurs de la SNSM de Saint-Gilles ont pu les secourir rapidement du fait de la précision de la localisation.
Il s'agit non pas d'une balise Argos, comme indiqué hier soir, mais d'une balise COSPAS SARSAP, du nom d'une organisation internationale fondée en 1979, dont la France est membre fondateur. La balise a envoyé un signal capté par la constellation de satellites européens Gallileo, signal renvoyé au centre à terre, en l'occurrence le CROSS, nous explique Aymeric de Chermont.
Le CROSS, suite au signalement d'un objet flottant dangereux pour la navigation, a déclenché un "avis urgent aux navigateurs", les prévenant de la présence de l'objet et de la zone où il était hier soir. Les données de l'avis urgent seront mises à jour après un survol de la zone, pour le localiser précisément, et l'identifier.
Le directeur du CROSS invite les navigateurs à se munir d'une telle balise, qui a très certainement sauvé la vie de ces deux pêcheurs réunionnais. Bérénice Alaterre

Zinfos974.com - Mardi 28 Janvier 2020 - 22:24 - A la Une .. Les sauveteurs en mer de St-Gilles ont secouru deux pêcheurs naufragés ce mardi soir

Ce mardi à 18h30, alors que l'équipage de la SNSM venait de partir en exercice, le CROSS les a déclenchés à 19h12, pour partir à la recherche d'une balise de détresse qui émettait à environ 20 miles des côtes, soit 35 km.
Arrivés sur la zone, les sauveteurs ont aperçu l'éclat lumineux de la balise Argos, accrochée au radeau de survie, vers 20h25, nous raconte le président de la station, Jean-Marc Thévenin. Deux pêcheurs se trouvaient dans le radeau de sauvetage, en état de choc, particulièrement le plus jeune des deux, nous précise Jean-Marc Thévenin.
Arrivés à quai vers 22h15, les sauveteurs en mer peuvent s'enorgueillir d'avoir ramené tout le monde sain et sauf. Les deux pêcheurs, choqués d'avoir vu leur bateau sombrer, et ayant frôlé la mort, sont pris en charge par les pompiers, mais ne présentent pas de blessures physiques.                  Bérénice Alaterre 
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NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

Le 07 avril 2016 - Un mail de Guy MARCOZ - Mesdames, Messieurs, chers Ami-e-s, Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre connaissance ci-dessous, du courrier adressé récemment à Monsieur le président de la Région Réunion. Bien cordialement aux 4200 destinataires .. Guy Marcoz ( http://www.nautilus-lajeanne.com

Monsieur Didier ROBERT - Présidence de la Région Réunion
Hôtel de Région
97719 Saint-Denis cedex 9
Saint-Paul, le 24 mars 2016

Objet:
Création d'un récif artificiel et du Musée Maritime de l'Océan Indien ..

Monsieur Le Sénateur-Président,
Notre courrier du 25 janvier 2016 reste sans réponse à ce jour: pour rappel, nous vous demandions de bien vouloir nous accorder une audience afin de déterminer les actions et moyens à mettre en oeuvre pour pouvoir concrétiser le projet cité en objet que nous sommes très nombreux à défendre. Or, lors de votre campagne électorale à laquelle nous avons apporté notre soutien, vous nous avez déclaré que vous feriez en sorte que ce projet soit mené à son terme pour le bien de La Réunion et de ses enfants.
Des informations récentes en provenance de Bordeaux et portées à notre connaissance, nous informent que les travaux de dépollution de la coque de la « Jeanne d'arc », préalables avant son entrée en cale sèche pour commencer son démantèlement, qui auraient dû être achevés en octobre 2015 ne le seront pas avant fin mai-début juin 2016. Ce retard nous donne le temps de mobiliser toutes les compétences tant locales que Nationales pour demander à l'Etat de revenir sur la décision prise de procéder à un démantèlement après de coûteux travaux de dépollution, contraire à l'esprit de la COP21 sur les recyclages intelligents, et de nous céder pour l'Euro symbolique, cette coque mythique dépolluée et aménagée, porteuse d'espoir en terme d'emplois pour notre île.
1/2
Comme vous ne pouvez pas compter sur l'appui des sept député-e-s réunionnais qui vous ont toujours combattu, peut-être pourriez-vous proposer au député-maire de Bordeaux, monsieur Alain Juppé, que nous avions eu le plaisir de rencontrer lors de sa visite chez nous en décembre dernier, d'être notre intercesseur pour interpeller le ministre de la Défense à l'Assemblée Nationale afin de sauver « La Jeanne » d'un scandaleux démantèlement pour lui donner une sépulture digne de son prestige qui rejaillira sur La Réunion ?
Nous restons à votre disposition et vous prions de croire, Monsieur Le Sénateur-Président, en l'expression de notre très haute considération.
Le Secrétaire Général Le Président
Dr Hubert LHOTE Guy MARCOZ

- Copie à l'ensemble des destinataires de nos précédents courriers.
- Copie aux 4200 inscrits de notre boîte mail.
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DMSOI - infos -

...
L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

Le Quotidien de la Réunion le 19/05/2015 - COMITE REGIONAL DES PECHES MARITIMES - « Le mauvais exemple des plaisanciers »
Accusé par le Comité de défense des plaisanciers de fermer les yeux sur les méfaits de la surpêche industrielle dans l'océan Indien, le Comité régional des pêches maritimes renvoie les plaisanciers à leur propre refus de voir leur pêche réglementée.

En privant les requins de grand large de leur nourriture, la surpêche industrielle dans l'océan Indien serait l'une des causes des attaques de squales près des côtes de La Réunion. L'argumentaire développé dans nos colonnes le 13 mai dernier par le Comité de défense des plaisanciers a fait bondir le Comité régional des pêches maritimes (CRPM), mis en cause pour son silence sur les activités des bateaux-usines, palangriers et autres longliners, qui prélèvent des milliers de tonnes de pélagiques grâce aux pièges des DCP (dispositifs concentrateurs de poissons) flottants déployés sur des dizaines de kilomètres carrés.
« C'est bien la première fois que le Comité de défense des plaisanciers se préoccupe des stocks de la bande côtière !», raille le secrétaire général du CRPM Ludovic Courtois.
                                                   Des restaurateurs poursuivis
«On a plutôt eu l'habitude de les voir s'élever contre tous projets de réglementation visant justement à la durabilité envi­ronnementale : l'encadrement de la pêche aux moulinets électriques, la mise en place de licence pour l'accès aux DCP des professionnels dont l'un des objectifs étaient de mieux connaître l'effort de pêche des pêcheurs de loisirs ou l'instauration de quotas pour la plaisance afin d'assurer une préservation ».
Pour le CRPM, si la petite pêche est en souffrance, «c'est d'abord la faute au mauvais exemple que les faux pêcheurs de plaisance, les braconniers de la mer, donnent aux professionnels ils ne payent rien, on ne leur demande rien, ils pêchent le même poisson et s'autorisent à le vendre auprès de la clientèle des professionnels ». Grâce au programme d'intégration des informels lancé en 2007, la tendance est en passe de s'inverser, assure Ludovic Courtois, qui évoque «15 nouveaux candidats » au diplôme de pêche chaque année et même « 70 candidats sur les trois premiers mois de 2015».
Un renouveau de la petite pêche qui s'explique selon le OMM par une « amplification des contrôles de l'Etat » qui visent à enrayer un marché parallèle. «Des restaurateurs peu scrupuleux soupçonnés de s'approvisionner en poisson de la plaisance seront prochainement jugés au tribunal. Le Comité prendra part à chacune de ces affaires en se portant systématiquement partie civile », indique Ludovic Courtois, qui récuse l'assertion selon laquelle des requins affamés par les prélèvements industriels intensifs dans l'océan Indien se réfugieraient près de nos côtes. .
Pour le secrétaire général du CRPM, c'est la disparition des requins côtiers (prélevés sans compter par les professionnels et les plaisanciers) qui a permis aux requins bouledogue et tigre . de s'installer dans la bande côtière. «Dès novembre 2013, on a délibéré une résolution pour interdire cette pêche, avant qu'un arrêté préfectoral ne rende cette interdiction effective début 2015. On n'a pas attendu les plaisanciers pour agir », martèle Ludovic Courtois. « Jean René Enilorac n'a pas attendu que Bertrand de Boisvilliers croise sur le banc des 90 milles un thonier senneur pour se préoccuper d'une cohabitation équilibrée entre les pêcheries ! Il a obtenu de la Sapmer un appui de 100 000 euros pour le parc de DCP aux fins de maintenir et sauvegarder la pêche artisanale. DCP dont les plaisanciers ont profité et continuent d'utiliser chaque jour, malgré la réglementation préfectorale ! »
En donnant un avis favorable à l'immatriculation RU de deux thoniers senneurs de la Sapmer, le CRPM a aussi favorisé le calcul d'une antériorité de pêche sur ces deux navires qui servira, espère Ludovic Courtois, à d'éventuels futurs quotas de pêche imposés par la Commission des thons de l'océan Indien.         Thierry LAURET    
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LES BALEINES, LES DAUPHINS, LES TORTUES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, les derniers arrivages ...                

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.comAccueil - Mercredi 12 février 2020 - Actus Reunion - Les baleines et les tortues de La Réunion, stars du nouveau documentaire de Rémy Tézier -Un film poétique et engagé

Coutumier de la nature sauvage, le réalisateur Rémy Tézier présente son nouveau documentaire en avant-première ce jeudi 13 février 2019 au cinéma de Cambaie à Saint-Paul. Cette fois, il emmène sa caméra dans les profondeurs sous-marines, à la rencontre des baleines et des tortues de La Réunion. Intitulé "Quand baleines et tortues nous montrent le chemin", le film de 53 minutes prend volontairement une tournure écologique à travers des images d'une qualité époustouflante visant à mettre en exergue le respect du bien-être animal. Le tout dans une atmosphère éminemment poétique, presque méditative.
Bien que le tournage de son documentaire n'ait eu lieu qu'en 2017-2018, Rémy Tézier avait cette idée en tête depuis quelques temps... C'est le film "Demain" de Mélanie Laurent qui lui a donné cette envie de faire quelque chose de positif autour de l'animal, "pour sortir de la sinistrose". L'auteur du documentaire explique. "Je me suis rendu compte quand je suis arrivé à La Réunion dans les années 1990 qu'il n'y avait quasiment pas de baleine et très très peu de tortues. 30 ans après elles sont là et j'avais envie de faire un documentaire positif sur ces animaux emblématiques de La Réunion" nous raconte le réalisateur.
A travers des images spectaculaires, filmées au plus près des animaux marins, Rémy Tézier nous fait entrer dans l'intimité des baleines et des tortues. "Mon parti pris il est simple c'est dire que le retour de ces animaux ça fait du bien aux hommes mais il doit se faire dans le respect de l'animal."
Des heures et des heures dans l'eau
La prouesse technique est indéniable. "Les images sous-marines c'est énormément de temps passé sous l'eau" nous explique-t-il. "Il faut d'abord utiliser ce qu'on appelle un recycleur pour plonger, afin de ne pas faire de bulle parce que les barrières de bulles pour les baleines peuvent être synonyme d'agressivité. C'est beaucoup de patience, beaucoup de frustrations parfois... Et au bout d'un moment on arrive à avoir ces images…" Dans ses fichiers, des centaines et des centaines de terraoctets d'enregistrements.
"La séquence qui reste gravée dans ma tête c'est quand j'ai réussi à filmer une baleine par 40 mètres de profondeur qui dansait devant moi. Une sorte de chorégraphie. Ou encore ce petit baleineau calé près de sa mère, que j'ai filmé pendant plusieurs minutes, 10 minutes peut-être. On a partagé un beau moment ensemble." Deux séquences à couper le souffle.
Entre les séquences animales, des femmes et des hommes. "Je voulais mettre les animaux au premier plan et les hommes au deuxième plan, avec ceux qui participent tous les jours et font leur part dans la protection de l'environnement". On y retrouve alors l'apnéiste et photographe Thierry Perez, le photographe animalier Guillaume Boeye, l'apéniste Julie Gautier, les scientifiques de Globice ou encore de Kelonia...
Une suite déjà en préparation
Pour raconter ces deux histoires, celle de Ti bouchon le baleineau et Petite Cabosse la tortue, c'est la voix de Cécile de France qui a été retenue. "Je cherchais une voix féminine parce que ça représente la vie et la naissance, et à la fois une voix engagée sur les questions de l'environnement" explique Rémy Tézier. "La musique, elle, vient de Jérôme Lemonier. Pour les baleines on a axé sur le violoncelle, la tortue c'est plus léger donc plutôt le violon. Et lui il a composé une musique extraordinaire." Musique qui nous plonge aux côtés des géantes des mers, dans une atmosphère très poétique.
Désormais le film va voyager, comme la baleine. "Il va faire le tour des festivals, y compris à l'international. On va faire des versions étrangères" indique le réalisateur. Le documentaire aura d'ailleurs une suite. "On va suivre leurs trajets, entre notre baleineau qui va revenir en Antarctique en transitant par Madagascar, et notre tortue qui va venir se reproduire sur l'une des îles Eparses dans le canal du Mozambique. Donc deux grands voyages, deux histoires extraordinaires à raconter." Le tournage devrait se terminer cette année.
Pour voir le documentaire "Quand baleines et tortues nous montrent le chemin", deux dates à retenir (réservations auprès de Ciné Cambaie) :
- une avant-première ce jeudi 13 février à 19h30
- une projection samedi 15 février à 16h                         
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  Les échos des quais
imaz press reunion - 20/02/2020 - Tribune libre de Jean-François Nativel - 9 années de crise requin, et 10ème arrêté "provisoire" d'interdiction

Il y a 9 ans jour pour jour, le 19 février 2011 débutait la crise requin, avec l'attaque sur Éric Dargent à Saint-Gilles-les-Bains. Un changement de localisation inédit, après 4 décennies de développement nautique sans heurts sur nos plages de sable blanc de l'ouest.
La gestion de ce problème grave par nos autorités a été depuis tellement mauvaise que la situation n'aura fait que s'aggraver, jusqu'à conduire au bilan catastrophique que l'on connaît aujourd'hui :
- 11 morts
- 5 mutilés graves
- Le 10ème arrêté d'interdiction de baignade successif vient d’être pris le 10 février 2020 par le préfet, une mesure inique, en vigueur depuis le 26 juillet 2013.
- près de 20 millions d'euros gaspillés dans des gadgets dérisoires, qui ne sont jamais la solution tant qu'on refusera le bon sens (pêche localisée/pression humaine là où il faut).
- au moins 100 millions d'euros de pertes touristiques, et au moins autant en tentatives vaines de rattrapage (image désastreuse "d'île à requins mangeurs d'hommes").
- un clivage ethnique plus que jamais décomplexé : "requin y mange rien que zoreil, en sort a zot"
- des conséquences sociales qui ont bouleversé la vie de milliers de personnes qui vivaient avec et parfois de l'océan.
- des autorités qui se félicitent de leur " gestion fine ", les yeux complètement bouchés par une idéologie qui donne plus d'importance à la vie d'un poisson qu'à celle d'un Réunionnais, et qui a conduit à banaliser la mort au titre d'une fatalité incompressible.
9 ans déjà, et encore un goût amer, un sentiment d'écrasant mépris de la part de "bobocrates" parisiens, totalement insensibles à notre île qui se meurt.

Quelques avancées peuvent être soulignées cependant :
- une pêche préventive désormais largement assumée par les autorités, même si elle reste impossible devant les plages populaires de façon permanente là où il faut, du fait des règles de la Réserve Marine
- une opposition d'organisations extrémistes de protection de la nature ridiculisées au point d’avoir déserté les débats publics locaux.
- des scientifiques/biologistes discrédités vis-à-vis de l'opinion et aussi des institutions, après avoir fait état de leur incapacité totale devant ce problème.
- une institution dédiée créée qui, après quelques espoirs, s’est malheureusement transformée en usine à gaz au service de l'acceptation d'une tragédie innommable, en symbole de l'impotence et du mépris de l’État envers les vies humaines.
- une longévité du combat pour l’océan et une galvanisation des acteurs, malgré un contexte extrêmement clivant, propre à ces débats sensibles où on ne compte plus les insultes, les menaces, voire les procès intentés à ceux qui tentent depuis 2011 de sauver l'accès à l'océan... pour une île.

Au final, nous demeurons face à un bilan largement négatif, surtout quand on sait que personne ne respecte l’interdiction, alors que le risque lui reste toujours aussi vif.
On a réussi à criminaliser l'amour de l'océan dans une île, et à stigmatiser ceux qui tentent de sauver un modèle économique basé sur l'attractivité touristique, pourtant présenté, encore récemment par le Président de la république comme la principale perspective d’avenir...
Notre plus grand regret c'est qu'il y ait toujours aussi peu de personnes prêtes à faire preuve d'engagement face à l'injustice, préférant préserver leur petit confort et leur image personnelle plutôt que de s'élever haut et fort face à l'inacceptable. Les Réunionnais sont fatigués par toutes ces années de combat sur la scène publique, et le seul prolongement logique doit se faire désormais sur le terrain politique!                           Jean-François Nativel, président d'Océan Prévention Réunion                  
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        La presse en parle
Zinfos974.com - Vendredi 31 Janvier 2020 - 16:27 - A la Une .. - Pêche sous-marine illégale : 2 personnes interpellées

Deux personnes ont été interpellées hier soir en action de pêche sous-marine illégale de nuit au niveau du récif corallien de l'Hermitage. Une interpellation effectuée par des agents de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion et de la Brigade Nature de l'Océan Indien avec le soutien de la Gendarmerie de La Réunion. En lien avec la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI), le matériel de pêche ainsi que 80 poissons et crustacés ont été saisis par les agents assermentés, dont des langoustes "grainées" (avec des œufs).
Les prises ne pouvant pas être utilisées à des fins alimentaires, elles ont été, pour des raisons sanitaires et par principe de précaution, données à l'IFREMER pour être valorisées au travers de relevés morphologiques par la cellule locale, avant d'être détruites par une société d'équarrissage.
La Réserve naturelle marine rappelle que la pêche sous-marine de nuit est une pratique illégale fortement préjudiciable à l'équilibre écologique de nos récifs coralliens. Les agents de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion sont vigilants au respect des règlements de pêche établis au sein de l'Aire Marine Protégée. Durant ces prochains mois, la fréquence des missions de Police de l'Environnement inter-services va s'accentuer, prévient-elle.
La pêche illégale dans la Réserve Marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes qui peuvent aller jusqu'à 22 500 euros.      Nicolas Payet


       Histoire, cartes et photos
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Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.
Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.
Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.
Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.
Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.
Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.
Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.
Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".
La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.
On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !
Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.
Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.
Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !
A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.
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Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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Une excellente photo du port de Saint-Gilles