METEO-REUNION 

MISE A JOUR :       jeudi 09 juillet 2020          
SOMMAIRE ( pour vous déplacer sur cette page: Choisir un titre puis "retour sommaire" )
  la vie de l'AAPSGB, NOTRE ASSOCIATION           Avis de forte houle N° 37 ...    
      LA FAUNE MARINE   GLOBICE annonce moins de baleines ...
KELONIA "India" la tortue caouanne est au large du Pakistan
   LE RISQUE REQUIN    St Leu, la gauche bientôt autorisée !!!!! 
Les infos de la SNSM : Sauvetage de l'équipage du "Wayan", le 29/01/2020
ANNONCES , c'est gratuit et pour tous
La page "RECHERCHE"                 (tout, ou presque ...)
    QUELQUES LIENS INFO
Il est difficile de tout mettre sur le site, ça prend du temps, de la place... Et puis tout le monde ne s'intéresse pas aux mêmes sujets, alors, certains articles de presse qui ne concernent pas directement le port de Saint-Gilles ne sont plus que temporairement accessibles ci-dessous.
Chez nous ...
Dans le monde ...
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  Guylain MOUTAMA
est le sympathique
président
de l'AAPSGB
tél: 06 92 07 68 21
             visiteurs
"Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau:
achetez une île !" Marcel Pagnol


Le site de la SNSM

Le suivi de toutes les rencontres, démarches et courriers de l'AAPSGB est présenté dans AAPSGB INFOS, ci-dessous puis archivé dans "suivi 2013", "suivi 2014", etc.

Merci de me signaler les liens rompus.

12 adhérents à ce jour ont réglé leur cotisation 2019/2020,
voir si je suis inscrit     

BON A SAVOIR 196 : c'est le numéro du CROSS

du plus récent au plus ancien
AAPSGB INFOS
07/07/2020 - Angélique GARDIEN - Maître de port adjoint – Régie des ports de plaisance - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.63.77.44 | N° de fixe 02.62.31.32.92 | N° de poste 564 - angelique.gardien@tco.reBonjour,

Ci-dessous recopié l ’avis de Houle en cours n°37 valable jusqu’ au samedi 11 juillet 2020, - Cordialement

AVIS DE HOULE POUR LA REUNION - Avis du 06/07/20 à 18h25 locales. - Avis de houle Nr : 37
Texte : Le 1er train de houle australe arrivé dimanche soir se maintient avec des hauteurs de vagues de 2,5m à 3m jusqu'au mardi matin.
Un nouveau train de houle de Sud-Ouest arrive mardi après-midi, dépassant les 2,5m vers 15h locales, avec un pic estimé entre 4m et 4,5m à partir de la nuit de mardi à mercredi, et se maintenant toute la journée de mercredi. La période reste élevée sur la durée du déferlement, autour de 18s. L'amortissement commence dans la nuit de mercredi à jeudi.
Un troisième train de houle est ensuite prévu dès jeudi 9 dans l'après-midi, avec des hauteurs envisagées entre 4,5m et 5m pour la nuit de jeudi à vendredi, pour une période de 15 à 16s.
Hauteurs prévues : Retour temporaire en dessous de 2,5m mardi matin, puis à nouveau supérieur à 2,5m à partir de 15h locales, et atteignant 4m à 4,5m en cours de nuit de mardi à
mercredi. Pas de retour en dessous des 2,5m prévu avant la fin du troisième train de houle. Les hauteurs de vagues indiquées sont des valeurs moyennes, les vagues les plus hautes pouvant atteindre deux fois ces valeurs.
Durée probable du phénomène : 96 heures .
Début de validité : En cours.
Fin de validité : Samedi 11 Juillet à 06h00 locales.
Zones intéressées : de la Pointe des Galets à la Pointe de la Table en passant par Saint-Pierre.
Cet avis est susceptible d'être modifié ou prolongé

29/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour , Nous vous informons des travaux de dragage auront lieu à compter du Mardi 30 Juin 2020 dans le port de St Gilles . Merci d’être vigilant lors de vos entrées /sorties de port . Merci pour votre compréhension. Cordialement,

IMAZPRESS - 29/06/2020- Accès à la plage interdit - Saint-Gilles : opérations de dragage d'urgence sur la plage des Roches Noires

En tant qu'exploitant du port de plaisance de Saint-Gilles les Bains, le TCO va procéder à un dragage d'urgence de désensablement de la zone autorisée au pied de la digue séparant la plage des Roches Noires du port, le long du chenal de navigation. Des zones de fort ensablement ont en effet été repérées au niveau du chenal de navigation et des zones d'amarrage des plus grosses embarcations (Grand Bleu, Catamarans, ...). L'opération sera réalisée par l'entreprise ROCS (titulaire du marché de dragage des ports du TCO) à compter du mardi 30 juin 2020. Nous publions ici le communiqué du TCO.
Deux arrêtés municipaux ont été pris :
Un arrêté interdisant provisoirement l’accès à la plage des Roches Noires ainsi que la baignade et les activités nautiques à compter du mardi 30/06/2020 et ce jusqu’à nouvel ordre.
Un arrêté de voirie portant réglementation provisoire du stationnement rues de la Poste et du Port pour l’amenée et le repli de matériel du lundi 29/06 à 22h jusqu’au mardi 30/06 à 9h.
La durée prévisionnelle de ces travaux (dragage, régalage, reprofilage) est de moins de deux semaines en fonction des aléas.
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18/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

Bonjour -Veuillez trouver ici l'arrêté préfectoral 2020-837 portant réglementation des activités nautiques et de plaisance .
Bien cordialement / Best regards         retour sommaire

11/05/2020 - Jérôme BELHUERNE - Maître de port principal / Harbor Master - Régie des Ports de Plaisance - N° portable 06.92.31.36.66 - jerome.belhuerne@tco.re

La Régie des Ports de plaisance du TCO vous informe de la reprise de l’accueil du public uniquement sur rendez-vous (rpp@tco.re / 02 62 32 31 92) à partir du vendredi 15 mai 2020, et uniquement de 8h00 à 12h00.
Merci de respecter les régles de distanciation (marquage au sol), ainsi que les gestes barrière (port d’un masque à privilégier).
Restez attentifs à nos affichages
Vous remerciant de votre compréhension.
La Régie des Ports de Plaisance.
PS : vous trouverez, ici , un appel à la prudence du Ministère de la transition écologique et solidaire .
Bien cordialement / Best regards         retour sommaire

      LA SNSM

IMAZ PRESS - 29/01/2020- Sauvetage en mer - Deux marins-pêcheurs retrouvés sains et saufs sur leur radeau de survie

Ce mardi 28 janvier 2020, deux marins-pêcheurs ont été secourus en mer après le naufrage de leur navire au large du Cap Lahoussaye. Après intervention du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS), les deux hommes ont été retrouvé sains et saufs, et n'ont pas nécessité de prise en charge particulière. Nous partageons avec vous le communiqué de la préfecture.

"Le mardi 28 janvier 2020 à 18h21, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS La Réunion) réceptionne une alerte de détresse en provenance d’une balise de type COSPAS SARSAT, enregistrée à bord du navire de pêche WAYAN. Le message de détresse précise que la balise se situe a priori dans le Nord-Ouest du Cap La Houssaye pour 17 milles (30 km des côtes).
Le CROSS diffuse aussitôt un message d’urgence et recherche dans la zone, à l’attention des navires les plus proches de la position indiquée par la balise. La vedette SNSM de Saint-Gilles-les-Bains (SNS 459 – " Vincent Bosse ") se signale alors au CROSS en sortie de port pour entraînement. Après analyse de la situation, le CROSS engage l’équipage de la SNS 459 pour rallier la zone indiquée par les messages de détresse qui se succèdent selon des intervalles de 5 minutes.
Peu après 20 h et après 60 minutes de navigation, la vedette SNS 459 – " Vincent Bosse " est sur zone, détecte à 1 mille de sa position un radeau de survie. Deux personnes sont présentes à bord. Rapidement, le CROSS obtient la confirmation de la vedette SNSM qu’il s’agit bien des deux marins pêcheurs du navire WAYAN, sains et saufs.
Ramenés vers le port de Saint-Gilles-les-Bains par la vedette SNSM, les deux marins ont été pris en charge à leur arrivée à quai par les pompiers du SDIS 974 pour un bilan médical. Leur état de santé très satisfaisant, malgré le choc, n’a pas nécessité de prise en charge.
Selon les premiers éléments transmis par le patron pêcheur, le navire aurait subi vers 17h30 un choc très violent avec un objet à la dérive que les marins n’ont pas pu identifier. L’accident a créé une brèche le long de la coque avec une entrée d’eau massive dans la cale machine et la cale à poissons, faisant couler le navire en moins de trente minutes. Les deux marins se sont alors réfugiés sur leur radeau de survie et ont déclenché la balise de détresse.
Cet événement au dénouement heureux démontre une nouvelle fois toute l’efficacité de la balise COSPAS SARSAT. Ce dispositif fait partie d’un système composé, notamment, de satellites (constellation Galileo en particulier) capables de détecter tout signal émis par une balise quelle que soit sa position, à terre ou en mer. Ce système est géré par une organisation internationale dont la France est l’un des États fondateurs. COSPAS SARSAT a permis de sauver depuis 1979 plus de 40 000 personnes dans le cadre de plus de 11 000 opérations de recherche et sauvetage."

Zinfos974.com - Mercredi 29 Janvier 2020 - 11:16 - Les pêcheurs naufragés ont heurté un objet flottant non identifié

Les deux pêcheurs réunionnais naufragés l'ont échappé belle hier soir : leur palangrier de 12 mètres, le "Wayan", a, selon les dires du patron pêcheur, heurté un objet flottant dont il ignore la nature. Le bateau a sombré rapidement. En trente minutes il a disparu dans les eaux sombres de l'océan Indien.
Le directeur du CROSS Aymeric le Masne de Chermont nous explique que les deux pêcheurs doivent leur survie à la balise de détresse qu'ils ont déclenchée à bord de leur radeau de sauvetage. Grâce à la balise, dont le signal fut reçu par le CROSS, les sauveteurs de la SNSM de Saint-Gilles ont pu les secourir rapidement du fait de la précision de la localisation.
Il s'agit non pas d'une balise Argos, comme indiqué hier soir, mais d'une balise COSPAS SARSAP, du nom d'une organisation internationale fondée en 1979, dont la France est membre fondateur. La balise a envoyé un signal capté par la constellation de satellites européens Gallileo, signal renvoyé au centre à terre, en l'occurrence le CROSS, nous explique Aymeric de Chermont.
Le CROSS, suite au signalement d'un objet flottant dangereux pour la navigation, a déclenché un "avis urgent aux navigateurs", les prévenant de la présence de l'objet et de la zone où il était hier soir. Les données de l'avis urgent seront mises à jour après un survol de la zone, pour le localiser précisément, et l'identifier.
Le directeur du CROSS invite les navigateurs à se munir d'une telle balise, qui a très certainement sauvé la vie de ces deux pêcheurs réunionnais. Bérénice Alaterre

Zinfos974.com - Mardi 28 Janvier 2020 - 22:24 - A la Une .. Les sauveteurs en mer de St-Gilles ont secouru deux pêcheurs naufragés ce mardi soir

Ce mardi à 18h30, alors que l'équipage de la SNSM venait de partir en exercice, le CROSS les a déclenchés à 19h12, pour partir à la recherche d'une balise de détresse qui émettait à environ 20 miles des côtes, soit 35 km.
Arrivés sur la zone, les sauveteurs ont aperçu l'éclat lumineux de la balise Argos, accrochée au radeau de survie, vers 20h25, nous raconte le président de la station, Jean-Marc Thévenin. Deux pêcheurs se trouvaient dans le radeau de sauvetage, en état de choc, particulièrement le plus jeune des deux, nous précise Jean-Marc Thévenin.
Arrivés à quai vers 22h15, les sauveteurs en mer peuvent s'enorgueillir d'avoir ramené tout le monde sain et sauf. Les deux pêcheurs, choqués d'avoir vu leur bateau sombrer, et ayant frôlé la mort, sont pris en charge par les pompiers, mais ne présentent pas de blessures physiques.                  Bérénice Alaterre 
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NAUTILUS / LA JEANNE
Association « NAUTILUS »
Loi 1901 – statuts déposés le 27 avril 2006 ( SP de Saint-Paul )
Siège social : 9/96, Rue Desforges-Boucher. Plateau-caillou 97460 Saint-Paul
tél : 02-62-10-05-02 ; GSM : 06-92-64-23-02 ; mail : nautilus.reunion@yahoo.fr ; web : http://www.nautilus-lajeanne.com
COMITÉ DIRECTEUR :
Président : Guy Marcoz - 1er Vice-président : Eric Venner
2ème Vice- président : Alain M. Vauthier - Secrétaire général : Dr Hubert Lhote - Trésorière : Agnès Prémont

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DMSOI - infos -

L'APPB / le CDPPR

Le Comité de Défense des Plaisanciers Pêcheurs ... l'Association des Plaisanciers Pêcheurs ... les informels ...
Pour information, je regroupe tout ce qui arrive de l'APPB sur une nouvelle page "L'Association des Plaisanciers Pêcheurs" ici
Ci-dessous, vous trouverez les derniers arrivages ...

LES BALEINES, LES DAUPHINS, LES TORTUES et la faune marine...

Les baleines, les dauphins, les éléphants de mer ...
Vous trouverez tous les articles concernant ce sujet par le sommaire de gauche ou sur la page "recherche"
Ci-dessous, le(s) dernier(s) arrivage(s) ...                

imaz press reunion - 09/07/2020 - Globice Réunion - Saison des baleines : vers un "mauvais millésime"

L'association Globice Réunion annonce, ce jeudi 9 juillet 2020, que "Les baleines se font très discrètes à La Réunion depuis les premières observations début mai. Les individus signalés sont peu nombreux et généralement furtifs. Au point que beaucoup craignent une mauvaise saison 2020. C'est malheureusement ce que les modèles scientifiques de Globice, encore expérimentaux, semblent confirmer." Nous publions ci-dessous le communiqué. (photo rb/www.ipreunion.com)
"Globice mène en effet depuis 2004 des prospections en mer pour évaluer les variations de fréquentation des baleines à bosse autour de La Réunion. D’une année sur l’autre, les saisons ne se ressemblent effectivement pas ; certaines sont marquées par une très faible fréquentation de baleines à bosse (2015/2016), et d’autres inversement exceptionnelles (2017/2018).
Les causes de cette forte variabilité sont encore méconnues. L’un des objectifs de Globice est de mieux comprendre les facteurs pouvant influencer ces variations interannuelles, et notamment les conditions environnementales sur les zones de nourrissages en Antarctique. Pour cela, différentes variables environnementales (température de l’eau, chlorophylle, salinité, indice El Nino, etc.) ont été analysées, sur la base d’images satellitaires, et corrélées à la fréquence d’observation des baleines à bosse à La Réunion.
Les résultats préliminaires des modélisations montrent une influence potentielle de la concentration en chlorophylle A en Antarctique, sur un intervalle de 30 mois (soit trois étés australs avant la saison de présence des baleines à bosse considérée). A la base de la chaine alimentaire, la chlorophylle A constitue la principale ressource alimentaire et énergétique du krill, nourriture principale des baleines à bosse. Un délai de 30 mois pourrait refléter le cycle de vie du krill.
Ainsi, de faibles concentrations en chlorophylle A pendant les étés australs de 2012/2013 et 2013/2014 dans différentes zones Antarctique pourraient expliquer, du moins en partie, le faible niveau de fréquentation des baleines à bosse observé à la Réunion, et plus généralement sur les sites de reproduction du sud-ouest de l'océan Indien, en 2015 et 2016.
Qu'en est-il en 2020 ? Bien que le modèle ne soit pas véritablement prédictif en raison de la disponibilité tardive des données, Globice a tenté l'exercice de faire "tourner" son algorithme pour déterminer une hypothèse de fréquentation pour l'année en cours. Comme l'atteste le graphique ci-dessus, le résultat s'approche des valeurs des plus faibles niveaux de fréquentation de ces dernières années.
Faut-il pour autant en conclure que la saison 2020 sera à coup sûr mauvaise ? Ce n'est qu'une hypothèse que peuvent faire mentir des variables encore mal appréhendées. Le modèle étant expérimental, sa robustesse doit s'éprouver au fil du temps. Seul le bilan réel de fin de saison nous indiquera s'il peut être considéré comme crédible. A défaut de baleines, ce serait une certaine consolation pour la connaissance scientifique.
imaz press reunion - 09/07/2020 - Aprés 177 jours de migration - Kelonia : India est la première tortue caouanne à rejoindre les côtes du Pakistan

India est la première tortue caouanne suivie par Kelonia a rejoindre les côtes du Pakistan. Aprés 177j de migration qui lui aura fait traverser tout l'océan Indien depuis La Réunion vers le Nord, India a atteint le plateau continental Pakistanais. Alors que jusqu'à présent India avait un comportement alimentaire pélagique ( c'est à dire qu'elle se nourrissait en pleine eau), elle pourrait changer de comportement et aller se nourrir sur les fonds marins qui lui sont maintenant accessibles. Les caouannes peuvent plonger à plus de 250m de profondeur. (photo Kelonia)
Dans l’hémisphère nord c’est l’été, et les températures de surface sont actuellement élevées: entre 32 et 34°C. Ce sont des températures normalement peu appréciées par les tortues caouannes qui sont des tortues plus " tempérées " que les tortues vertes et les tortues imbriquées.
2 tortues caouannes suivies par Kelonia se trouvent dans cette zone: India sur les côtes du Pakistan et Tina qui est dans le détroit d’Ormuz depuis plusieurs mois. Il est possible que la population de caouanne du Nord de l’océan Indien, et qui n’a pas la possibilité de trouver des eaux plus fraiches en se déplaçant vers le Nord, se soit adaptée à ces conditions locales, très différentes de celles que rencontre la population de tortue caouanne du Sud de l’océan Indien et des autres océans du globe. Ces deux populations de l’océan Indien dont les plages de ponte se trouvent de part et d’autre de l’équateur (Oman pour la population du Nord et Afrique du Sud/Mozambique pour la population du Sud) sont d’ailleurs génétiquement différenciées.
Des observations similaires concernent la population de baleines à bosse du Nord de l’océan Indien, qui restent dans le Nord de l’océan Indien où les températures restent toute l’année bien plus élevées que dans le Sud.
Ces caouannes et Baleines à bosse du Nord de l’océan Indien sont deux populations en réduction importante depuis ces dernières décennies. Un rapport avec le réchauffement climatique?

IMAZPRESS - 21/06/2020 - Pour lutter contre les espèces invasives - Kélonia : participez à l'entretien des plages pour le bien des tortues marines

Dans un communiqué, Kélonia, le centre d'étude et de découverte des tortues marines propose "des ateliers d'entretien des plages de ponte durant les vacances scolaires de juillet 2020". Le protocole sanitaire en vigueur sera respecté lors de la tenue de ces ateliers. L'objectif sera de lutter contre les espèces invasives, et de ramasser les déchets.
Le programme des actions :
• samedi 4, mardi 7 et lundi 13 juillet à la plage du Cimetière Saint-Leu (rendez-vous au parking du cimetière Saint-Leu• samedi 18 à la plage de la Souris-Chaude, Trois Bassins (rendez-vous au parking du spot de surf de Trois-Bassins)
• mardi 21 à la plage de la Ravine Mulla, L'Etang Salé (rendez-vous au parking de la ravine Mulla)
Réservez vos places à l'adresse paulinegaud@cedtm-asso.org en précisant le nombre de personnes ou par téléphone au 0262 91 35 28 (places limitées).

 

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  Les échos des quais

Zinfos974.com - Mardi 7 Juillet 2020 à 17:25 - A la Une . - Équipements de protection individuels : Un pas de plus vers la levée de l'interdiction du surf ?

Une expérimentation menée par le Centre Sécurité Requin en Nouvelle-Calédonie tend à démontrer l'effet répulsif des équipements de protection individuels sur les requins-bouledogue. Une protection toutefois limitée, qui doit être couplée avec d'autres dispositifs pour espérer, à terme, une reprise du surf dans des conditions plus sereines.

Les équipements de protection individuels sont-ils efficaces pour réduire le risque d’une attaque de requin ? C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les membres du Centre Sécurité Requin (CSR), dont une équipe est partie réaliser une expérimentation en Nouvelle-Calédonie en septembre dernier.
Les résultats préliminaires ont été présentés ce mardi lors d'une conférence de presse donnée en présence du sous-préfet, Olivier Tainturier. "[Ils] sont très prometteurs et ouvrent de belles perspectives", commente, optimiste, le représentant de l'État. "On espère grâce à ça le retour du surf à La Réunion".
Cette expérimentation menée sur des requins-bouledogue dans leur habitat naturel par un organisme indépendant "est une première mondiale", se félicitent les membres du CSR. Elle a été réalisée sur 18 jours successifs dans le port de Nouville, où la présence de ce type de squales est régulière (plus de 30 ont été repérés par les caméras). Avant ce test (mené en collaboration avec la Nouvelle-Calédonie et l'Australie), des études avaient déjà été réalisées par une équipe australienne sur le grand requin blanc.

Un effet de dissuasion mesuré
Les modèles de protection présents sur le marché se répartissent en deux catégories : ceux qui se fixent à la planche, et ceux qui s’accrochent à la cheville. Le principe est le même : repousser l’animal à l’aide d’impulsions électriques. "Les prix varient entre 500 et 600 euros", souligne Christophe Mulquin, chargé de mission au CSR
Pourtant, d'après les résultats de l'expérimentation, tous ne se valent pas. La hiérarchie entre les modèles, déjà mise en avant par les études passées, se confirme. "Le shark Shield est le plus efficace", constate Mickaël Hoarau, directeur des opérations - ce modèle ne serait pourtant pas le plus utilisé sur notre île, les surfeurs locaux lui préférant le "no-shark" ou le "Rpela".

Le "Shark Shield" (système à fixer sur la planche) atteint en effet les 44,6% de succès (on parle de succès lorsque l’animal ne touche ni la planche ni l’appât positionné pour l’expérimentation, pendant 15 minutes). Viennent ensuite le "Mini surf" (24,7%) et le "Rpela" (19,4%). Le "No shark" (bracelet à accrocher à la cheville) enregistre quant à lui seulement 10,7% de succès, suivi du "E-shark Force", 4,1%.
Autre marqueur d'efficacité relevé : un nombre de passages et de réactions plus important qu'en présence d'une planche non-équipée, ce qui démontrerait la gêne subie par l'animal. À noter tout de même, l'effet de répulsion n'irait que jusqu'à 0,5 mètre voire 1 mètre de distance de la source.

Loin du risque zéro
En résumé, l’effet de dissuasion reste limité, vu l'important taux d'échec, mais bel et bien présent. D’autant plus que l’étude a été menée dans un endroit où les requins, nombreux, ont été appâtés avec une sardine, mais aussi par des stimuli olfactifs et acoustiques.
Problème : l’expérimentation a aussi permis de mettre en évidence un phénomène d’"habituation". En effet, sur les tests réalisés avec le "Shark Field", le taux de succès chute brutalement à partir du 9ème jour, passant de 67% pour la première période à 3% seulement pour la seconde. Un important taux d'échec "lié à seulement trois ou quatre individus, qui semblent dominants et ont évincé les autres", est-il noté. De gros spécimens qui ont finalement choisi de manger la sardine quitte à prendre un coup de jus.
Ainsi, le dispositif utilisé seul est loin de permettre la pratique sereine du surf. "Aucun des appareils testés ne permet de garantir un risque nul", résume Mickaël Hoarau. Ils sont un moyen de protection supplémentaire."Les actions de pêche conservent tout leur sens", estime d’ailleurs le sous-préfet pour qui les EPI (équipements de protection individuels) sont la "dernière barrière". De bonnes conditions météo restent quoi qu’il en soit primordiales, et l’entretien du matériel de protection doit être minutieux, car la rouille pourrait le rendre totalement inutile. C'est donc un travail de sensibilisation que les acteurs entendent mener en parallèle.

Bientôt une ZONEX à Saint-Leu
Pour aller plus loin, une expérimentation en pleine mer se tiendra dans les prochains mois, à Saint-Leu. Les protocoles sont encore en cours de rédaction. Il s’agira d’une ZONEX (zone expérimentale) avec des dispositifs nautiques, permettant la pratique du surf sans pour autant lever l’arrêté préfectoral d’interdiction, en vigueur depuis 2013.
"L'idée est de faire évoluer la ZONEX avec des outils de réduction de moins en moins contraignants financièrement", note Willy Cail, le directeur du centre. Le recours à un site internet permettant d'évaluer l'état du spot à l'aide d'une flamme colorée est avancé."À terme, en couplant les dispositifs et en respectant les conditions minimales de sécurité, l'idée est de permettre la pratique du surf libre", annonce le sous-préfet, pour qui les garanties seront un jour suffisantes pour lever l'arrêté d'interdiction.
"Les EPI sont amenés à évoluer" fait en outre remarquer le représentant de l'État, qui espère d'ailleurs voir émerger une fabrication locale d'équipements de protection individuels. Histoire que La Réunion dispose d'"EPI péi".                 Marine Abat

www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com - 07/07/2020 - D'ici septembre à octobre - Saint-Leu : une zone de surf expérimentale autorisée prochainement

Lors d'une conférence de presse ce mardi 7 juillet 2020, le Centre Sécurité Requin a présenté son projet d'établir une zone de surf sécurisée à Saint-Leu d'ici septembre à octobre 2020. Il sera possible de surfer dans cette zone expérimentale, la gauche de Saint-Leu, mais uniquement sous certaines conditions. L'une d'elles est le port d'un équipement de protection individuel : un répulsif à impulsion électrique pour prévenir les attaques de requins. Des cinq modèles testés en Nouvelle-Calédonie, au mois de septembre dernier, l'un d'entre eux, le Shark Shield, s'est avéré particulièrement concluant. (Photo rb/www.ipreunion.com)
La première de ces conditions, présentées par le Centre Sécurité Requin ce mardi 7 juillet 2020, sera le port d’un équipement de protection individuel répulsif à impulsion électrique. Il permettra aux adeptes de la glisse d’aller au-devant d’attaques de requins bouledogues, responsables de la majorités des accident au large de La Réunion.
Tout au long du mois de septembre dernier, des essais avaient été menés dans les baies Nord du port de plaisance de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) pour déterminer l’efficacité de ces équipements.
Des cinq modèles testés, le Shark Shield s’est avéré le meilleur, repoussant le requin une fois sur deux. Un pas en avant pour une sécurité accrue des surfeurs.
D’ici à la mise en place de la zone expérimentale, d’autres conditions seront également définies et imposées aux surfeurs voulant aller à l’eau. À terme, si des résultats positifs ressortaient de la zone expérimentale, la fin de l’arrêté préfectoral interdisant les activités nautiques pourrait être envisagée.           www.ipreunion.com / redac@ipreunion.com


        La presse en parle
IMAZPRESS Réunion - 29/06/2020 - Pêche illégale - Braconnage : 53 kilos de poissons saisis et 3 personnes interpellées
[photo : La Réserve Naturelle Marine de la Réunion]

Les gardes de la Réserve Marine avec le soutien de la Gendarmerie de La Réunion, ont interpellé 3 personnes lors d'une mission de surveillance la semaine dernière. Les individus pratiquaient la pêche sous-marine, en zone de protection renforcée, dans le lagon. Cette pratique est illégale. Les forces de l'ordre ont saisi le matériel ainsi que 53 kilos de poissons et crustacés. "Parmi les prises, de nombreux mérous juvéniles ont été observés notamment des "grands gueules" (Epinephelus tauvina) de petite taille" indique la réserve marine de La Réunion dans un communiqué que nous publions ci-dessous.
"La semaine dernière, lors d'une mission de surveillance de nuit, les gardes de la Réserve Marine avec le soutien de la Gendarmerie de La Réunion, ont interpellé 3 personnes en action de pêche sous marine illégale dans le lagon en zone de protection renforcée. En lien la Direction Mer Sud Océan Indien (DMSOI), le matériel de pêche ainsi que 53 kg de poissons et crustacés ont été appréhendés par les agents assermentés. Parmi les prises, de nombreux mérous juvéniles ont été observés notamment des "grands gueules" (Epinephelus tauvina) de petite taille.
Pour des raisons sanitaires et par principe de précaution, l'ensemble des prises ne peut pas être utilisé à des fins alimentaires mais sera valorisé au travers de relevés morphologiques par la cellule locale de l'IFREMER avant d'être détruit par une société d'équarrissage.
La pêche illégale est une pratique préjudiciable à l'équilibre écologique de nos récifs coralliens et les agents de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion sont vigilants au respect des règlements de pêche établis.
Pour rappel : la pêche illégale dans la Réserve Marine est un délit pouvant faire l'objet de fortes amendes qui peuvent aller jusqu'à 22 500 euros" retour sommaire

       Histoire, cartes et photos
Les documents ont été archivés
Je peux vous envoyer les cartes ou les photos
en grand format par mail.
Zinfos974.com - Vendredi 16 Juin 2017 - 17:32 - Jules Bénard - A la Une ... - Carangaises, carabosses, randiks, boucherons… Nos pêches amusantes (aïe!) d’autrefois

L’accès de nos lagons, de nos plages, de nos falaises, de nos galets bord d’mer, de nos rivières, est aujourd’hui quasiment interdit aux pêcheurs. Cette réserve marine, au sujet de laquelle on peut émettre bien des… réserves, a fait disparaître de la circulation tout un tas de petits produits absolument délicieux, dont la pêche était une partie de plaisir. Les gardes-champêtres faisaient semblant de regarder ailleurs et tout le monde était content.
Ce sont moins les pêcheurs traditionnels que les baigneurs et autres curieux à masque-tuba qui ont fichu la pagaille dans nos lagons. Le pêcheur, lui, choisit un coin, s’installe et apprête sa gaulette. Il restera là toute sa matinée. C’est ce que faisait André Chevassus, notre vieux prof d’anglais, lorsqu’il prit sa retraite à Saint-Leu.
Il s’habillait de son vieux costume anthracite du lycée, chargeait une soubique avec ses zins, ses appâts, ses vers-à-soie et ses quatre litres de picrate. Il entrait dans le lagon, là où on surfe maintenant, se posait entre les pâtés de corail et devenait plus immobile que le machin de Gizeh.
Les héritiers de ces pêcheurs-la-gaulette d’avant, ne font pas autrement.
Les lagons étaient pleins de tout un tas de choses bonnes à déguster sans arrière-pensée et nous ne nous en privions certes pas. Mer ou rivière, tout nous était bon.
Filet à poissons en lianes patates-à-Durand
Notre matos n’était guère sophistiqué. Les plus chanceux avaient un fusil sous-marin petit modèle, à trident, pratique pour immobiliser zourites, congres et murènes. Sinon, vous verrez ça quand je vous narrerai la pêche randiks de nuit. Pour la pêche à la ligne, c’était de l’épuré : une gaulette bambou, le ver-à-soie (la ligne) et le zin (hameçon). Les appâts se fouillaient dans la vase au pied de la roche à laver ou dans la soue aux cochons noirs. Et c’est tout.
Pour filet, les pêcheurs de métier, trop peu fortunés pour en acheter tout-fait en magasin, utilisaient savamment les lianes de patates-à-Durand. Celles-ci pullulaient alors… On en prenait plusieurs longueurs, on les entremêlait et roule Shadock !
Tenu aux extrémités et en son centre, cet excellent filet à poissons était alors mis à l’eau lentement. Les pêcheurs avançaient en prenant leur temps pendant que les complices, de la plage, balançaient des petits galets en avant de ce piège infernal. Chassés par les galets, la poiscaille se rabattait vers le filet-pays et se retrouvaient immanquablement enferrés dans les lianes et les feuilles. Gagné !
Les mômes que nous étions, participions à ces pêches souvent miraculeuses, Michel, Alfred, Zalan, ti Virgule, gros Dambreville, Tarou… sûrs d’être récompensés par quelques petites prises frétillantes : capucins-carême, capucins-barbarins, pêches-cavales, poissons d’ail, barbus, randiks, bibis-d’caf, ti tazars, cardinals (oui, je sais, mais ici on dit comme ça !), risdals, ti crabes-la-vague… Ces merveilleux filets servaient à répétition tant qu’ils restaient verts et durs. Après ? Ben on en faisait un autre ; où est le problème ? Des lianes de patates-à-Durand, il y en avait sur tout le littoral alors.
Chaussures en carotchou l’auto
Les pêches au filet, c’était les plus pratiques car à portée de main. C’était une autre paire de manches que d’aller sur le tombant extérieur du récif, là où il y avait des bestioles merveilleuses.
Il fallait pour cela attendre que la marée fût très basse. On chaussait alors de petits souliers en plastique transparent. Les enfants de pêcheurs, eux, fabriquaient des grosses godasses en pneus usagés, très efficaces contre les oursins.
On scrutait le tombant du récif, à la recherche de girafes ou de carangaises. Les girafes sont comme de gros crabes, sans les pinces. Elles sont d’un beau rose-brun avec des taches foncées. Quant aux carangaises, ce sont également des crustacés, assez costauds, avec de toutes petites pinces. Elles sont d’un beau rose intense très avenant. Ces deux variétés de crustacés sont parmi les meilleures qu’il m’ait jamais été donné de déguster : aucun tourteau, aucun homard, ne leur arrivent à la cheville. En friture, en rougail, en bouillon, elles sont succulentes.
Lorsque les jeunes pêcheurs sous-marins de Saint-Leu et de Terre-Rouge y étaient encore autorisés, ils en vendaient souvent au bord de la Nationale. Maintenant, on n’en trouve plus depuis que la Réserve marine les a expédiés au RSA et devant la boutique charrette !
Bonnets-le-prêtre, chapeaux chinois, " couteaux "…
A la tombée du jour, sur la plage, là où meurt la vague, on pêchait d’autres petites choses savoureuses, les carabosses, que cousin Pierrot adorait par-dessus tout (il y en avait plein devant chez sa famille à Etang-Salé). Encore un crustacé disparu des assiettes sinon des mémoires.
Le carabosse est un petit crustacé assez rond, de la grosseur d’un pouce de gros orteil, teinte foncée. Excellent en bouillon ou friture. Sa pêche est amusante : on se place debout, là où se fait le reflux, et on tapote le sable mouillé des orteils. Cela demande un certain délié du doigt-de-pied quand même… Les carabosses, attirés par ce bruit insolite, viennent voir et se font chiper mais faut être rapide.
Les pêcheurs d’Etang-Salé ont une méthode plus cocasse : ils attachent une tripe de volaille au bout d’une brindille de filaos et " fouettent " le sable au même endroit. Là, c’est surtout le " fumet " de la tripe, ajouté au bruit inhabituel, qui attire les curieux et inconscients crustacés qui, de toute façon, finissent dans la marmite le soir-même.
Le lagon fournissait également des petits crabes, roses ou noirs ; tandis que les rochers non loin étaient d’inépuisables réserves à crabes sauteurs, tout aussi délicieux dans la marmite. Mais là, fallait se livrer à un peu d’acrobatie. On profitait de l’occasion pour capturer (avec beaucoup de chance) des cabots sauteurs, des colimaçons, des chapeaux chinois (les berniques), des bonnets-le-prêtre (les calottes). C’était relativement périlleux car la mer, autour des rochers noirs, est toujours assez mal lunée. Et puis, il y a les " couteaux ".
Les " couteaux " sont des crustacés épouvantablement sournois, ressemblant à s’y méprendre à des berniques mais avec un trou rond au sommet. Si on s’appuie dessus, on se fait faire une belle entaille bien ronde dans la paume car ces bestioles du diable ont un engin coupeur mobile (et invisible) à l’intérieur de leur carapace.
Randiks et bibis-d’caf
Le merveilleux lagon, Etang-Salé, Ermitage, n’était nullement avare de congres, murènes, zourites, faciles à capturer. Nous préférions quand cela demandait un peu d’obstination, comme la pêche aux randiks ou aux bibis-d’caf.
Les deux sont petits, longueur d’un pouce à leur âge adulte. Le randik est verdâtre avec trois ou quatre stries foncées verticales. Le bibi-d’caf… est tout noir. La nuit, ils dorment sous les coraux et c’est là que l’affaire devient palpitante. Pour la capture, il faut d’abord récupérer une fourchette dans la vaisselle familiale, un fourchette en inox car celles en alu se cassent. Parce que ces fourchettes, il fallait les aplatir entre deux galets. Cela nous valait des volées de fouèttes-pêche de la part de maman mais s’il fallait s’arrêter à de telles aussi basses considérations…Nous obtenions ainsi de mini-fouënes très acceptables pour ce que nous voulions en faire.
Il fallait ensuite se chausser d’importance pour aller patauger dans le lagon. On avançait lentement pour ne pas éveiller la méfiance de nos proies. On soulevait délicatement les coraux sous lesquels dormaient (les poissons dorment-ils ?) randiks et bibis-d’caf et les empalions prestement. Dans la soubique.
Ensuite, à Etang-Salé, nous allions jusqu’à une grotte de Cap-Rouge (en direction du Gouffre) où on avait déjà transporté, au cours de l’après-midi, le riz, les oignons, le piment, les tomates, tout ce qu’il faut pour un bon cari. Nous y avions aussi entassé une bonne provision de bois de filaos bien sec, ah mais !
Le riz cuisait en premier, tandis que nous écaillions et vidions les petites bébêtes. La confection du cari était un plaisir supplémentaire. On rentrait à la case vers les deux heures du matin, calés, fourbus et ravis.
Tilapias et " gros " lapias, ouaf ! ouaf !
Nos étangs et rivières étaient aussi très généreux pour les braconniers en herbe que nous étions.
Lors des " parties " (picnics) aux Aloès, dans le fond de la rivière Saint-Etienne, nous ne manquions jamais d’emporter quelques généreux morceau de moustiquaire subtilisé dans nos propres chambres. Ce qui était source de corrections supplémentaires quand la maman s’en apercevait. Et elle s’en apercevait TOUJOURS !
Ces filets improvisés nous permettaient de rapporter des bouches-rondes (ou " boucherons ", bichiques adultes), des chevaquines, des camarons, en quantité appréciable en ces temps bénis où la nature n’avait pas encore été pillée à outrance (mais il y avait moins de population aussi dans l’île !)
Les rivières fournissaient aussi des " coquilles ", crustacés dont je ne saurais vous donner le vrai nom, mais succulents. Ils étaient collés sur ou sous les rochers au bord des cours d’eau. Pêche dérisoirement facile.
A l’étang du Gol, nous allions capturer des tilapias. Il n’y a pas de gros lapias comme croient certains. Il y a des petits tilapias, et des gros du même nom. Nous prenions encore des mombruns, même qualité. Ou des anguilles.
Notre matos était d’une désarmante simplicité : une gaule en bambou, un ver-à-soie et un zin. Les moulinets étaient d’un prix prohibitif et, pour nous, une vue de l’esprit. Pour tout avouer… on s’en foutait royalement.
Les prises les plus intéressantes dans cet étang, étaient ce que l’on appelait " gouramiers ".
La base du poisson-aux-fines-herbes
Il paraît qu’en bon français, on dit " gouramies ". Vous confirmez ? Ces bêtes, d’une finesse incomparable, ont donné naissance à une injustice flagrante en même temps qu’à un des plats-phares de notre cuisine, le poisson-aux-fines-herbes. Un plat réservé à la bourgeoisie sucrière mais inventé par de savants cuisiniers malbars !
Les gouramiers se trouvaient uniquement dans les étangs et cours d’eau autour des grandes plantations sucrières. Les travailleurs n’avaient pas le droit de les pêcher. Juste de les braconner. C’est un poisson à belle chair, un peu rond, tendre, meilleur que la carpe à mon humble avis. La recette du poisson-aux-fines-herbes, je vous la donnerai un de ces quatre si vous êtes sages.
Ceci explique que si ce plat est un des plus fameux de notre cuisine réunionnaise, il n’est pas populaire en raison de son côté élitiste. L’équivalent du poisson au gingembre dans la cuisine chinoise ; vous salivez, hein ? Z’avez bien raison.
On revient au lagon pour une ultime virée ?
Les lagons sont en principe exempts de dangers. En principe seulement mais nos amis les pêcheurs professionnels nous avaient soigneusement chapitrés contre toutes les sournoiseries qui s’y cachaient.
D’abord les chenilles de mer, gros boudins noirâtres inoffensifs mais urticants. Il suffit de les frôler pour que ces maudites bêtes " larguent " des filaments bleus qui se collent à la peau. Et vas-y que je gratte, et vas-y que ça démange !
Crapauds-de-mer et " machouras "
Pour les démangeaisons, il y avait aussi des coraux par paquets de mille. Nous les évitions machinalement. Plus dangereux étaient les pistigs, autrement appelés crapauds-de-mer ou poissons-pierres. Ces sataniques bestioles, au mimétisme plus efficace que celui d’un endormi sur une toile écossaise, affalés sur les coraux avec lesquels ils se confondent, attendent le pied de l’imprudent : hosto assuré!
Pire, les machouras.
Je ne sais si ça existe toujours. Il s’agit d’un engin diabolique, de la grandeur d’une main, grisâtre, calibré comme une torpille, avec un seul dard sur le dos. Mais un dard à la nocivité létale. Là, ça va souvent jusqu’au Père-Lachaise local. Il vit par bandes compactes dans les trous de coraux et est totalement immangeable donc sans intérêt.
Autre danger mais savoureux, le poisson-l’armée, ou encore poisson-navire, que les savants appellent ptéroïs volitans. Il possède comme des plumes très belles sur le dos. Il faut en couper les premières, les seules empoisonnées, mais seul un vrai pêcheur peut le faire sans danger. Après quoi il est d’une saveur très fine, plus fine que celle du poisson rouge. Le seul dommage est que dans les lagons, il est de taille juvénile : aucun intérêt.
Des oursins… " électriques " !
Pour couronner le tout, il me faut absolument mentionner les oursins dits électriques au registre des dangers des lagons.
Ces sales bêtes ont des épines très longues et fines, ce qui les distingue aisément des oursins communs. Nous les contournions largement, vous pensez bien. Car ces redoutables embusqués possèdent en outre des aiguilles invisibles en plus des autres. Des aiguilles que ces guérilleros du lagon lancent comme des poignards quand on les approche de trop près. Cela brûle que c’en est un vrai supplice.
Une fois, gros malin que je suis, je me suis nanti d’une paire de gants en cuir épais et me suis dit que j’allais en coxer un et lui faire passer le goût du pain.
J’ai approché ma main gantée par en-dessous et ai voulu le choper. Totoche ton nénène ! Là win la gaingn mon compte, là ! C’est lui qui m’a baisé la gueule, le fumier. Dans les doigts-mêmes, je n’ai rien senti… mais sur le poignet et l’avant-bras, ce fut comme si on m’avait enfoncé 10.000 aiguilles chauffées à blanc dans la chair. Douleur, fièvre, au pieu et engueulade maternelle à la clef, ça va de soi. Mais cela vous corrige le marmaille le plus effronté, parole !
A la prochaine pour d’autres souvenirs. Amicalement… même à ceux qui ne m’aiment pas.
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Clicanoo.re - publié le 24 novembre 2013 - 02h30 - Saint-Gilles au temps des changements d’air
À lire "Les jours d’avant 1668-1976 Saint-Gilles-les-Bains, la Réunion", Bernard Leveneur, Epsilon Éditions. Dédicaces Bernard Leveneur dédicacera son ouvrage le 30 novembre à partir de 9h à la librairie des Roches Noires à Saint-Gilles et à 15h l’après-midi à la librairie Autrement à Saint-Denis. C’est un Saint-Gilles que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. L’historien Bernard Leveneur a conçu "Les jours d’avant" comme une ballade à pied qui nous conduirait du Cap la Houssaye à la Grande Ravine en suivant le trait de côte de la station balnéaire. Les 200 clichés dévoilés dans l’ouvrage sont pour l’essentiel inédits.  
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