LE RISQUE REQUIN 2017

retour à risque requins 2013

par www.ipreunion.com - le 7 janvier 2017 à 09:30 - Boucan-Canot : Baignade et activités nautiques interdites

Depuis ce vendredi 6 janvier 2017, la flamme rouge est hissée sur la plage de Boucan-Canot. En raison de la forte houle et des difficultés à inspecter les filets anti-requins, la baignade et les activités nautiques sont interdites. Ce samedi, personne ne pouvait se mettre à l’eau.
C’est la carte de la prudence qu’on préféré jouer les maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) de Boucan-Canot. Depuis hier, un train de forte houle déferle du côté de l’ouest. En résultent des difficultés à inspecter les filets anti-requins. Depuis ce vendredi, la flamme rouge interdisant la baignade et les activités nautiques est donc hissée.
Pour rappel, il n’est toujours pas possible de se baigner du côté des Roches Noires. Les filets ne sont pas encore complétement opérationnels.

Zinfos974.com - Mercredi 11 Janvier 2017 - 11:00 - Faits-divers - Deux requins prélevés dans l'Ouest ce mardi

Il s’agit des premiers requins prélevés de l’année dans le cadre du projet Cap Requins 2.
Selon le site info-requin, deux squales ont été pêchés ce mardi. Le premier à 18h35 à Saint-Gilles au large des Brisants; un bouledogue mâle de 2m80.
Le deuxième à 21h10 à Saint-Leu. Le spécimen est une femelle tigre de 3m10.

par www.ipreunion.com - le 14 janvier 2017 à 03:48 - 2014 - Cap Requins largue les amarres

14 janvier 2014 - La phase expérimentale du projet Cap Requins démarre officiellement. Les premières palangres de fond et surtout quatre "smart" drumlines, un dispositif unique au monde, sont posés en baie de Saint-Paul. L’objectif de cette première phase, qui s’étalera sur six mois, est de tester l’efficacité de ces deux méthodes de pêche combinées, afin de marquer davantage de squales et d’alimenter également le programme ciguatera 2, qui a démarré le même jour. Le but est de "mettre une pression de pêche à la côte pour sécuriser les usagers", et d’étendre le dispositif aux zones des Roches Noires et de Boucan Canot.
Le projet Cap Requins a été lancé à la suite de la recrudescence des attaques de requin à partir de février 2011. Depuis cette date 19 personnes ont été attaquées par des squales alors qu’elles se trouvaient parfois à quelques mètres du bord. Sept de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.
                                  19 attaques depuis 2011

• Samedi 27 août 2016 : Laurent Chardard, un surfeur de 21 ans, est attaqué par un requin aux alentours de 17h00 à Boucan Canot. Le malheureux a eu le bras droit et il est sévèrement mordu à la cheville droite
• Mercredi 22 juillet 2015 : un homme est attaqué à Saint-Leu. Grièvement mordu au bras droit, il sera ensuite amputé.
• Lundi 1er juin 2015 : un surfeur confirmé de 47 ans, Eddy Chaussalet, est sévèrement attaqué alors qu’il s’apprêtait à entrer à l’eau, au niveau du Port. Il a été grièvement mordu au bras gauche.
• Dimanche 12 avril 2015 : un adolescent de 13 ans, Élio Canestri, est mortellement attaqué alors qu’il pratiquait son sport sur le spot des Aigrettes (Saint-Gilles) en compagnie de 6 autres jeunes surfeurs du pôle espoir. Sa mort provoquera une grande vague d’émotion et de colère
• Samedi 14 février 2015 : une jeune baigneuse de 22 ans est happée par un requin alors qu’elle est très près du rivage à Pont Mulla (Etang-Salé). Gravement mordue à une jambe, elle décède à l’hôpital
• Mardi 22 juillet 2014 : à Saint-Leu, Vincent, un surfeur de 51 ans est sévèrement mordu au mollet et au poignet droits. Il est secouru à temps.
• Samedi 26 octobre 2013 : Tanguy, 23 ans, est attaqué par un squale alors qu’il se trouve non loin du bord au lieu-dit le Tournant dans le secteur de Pont Mula à l’Etang-Salé. Il a eu la jambe droite sectionnée au niveau de la cuisse. Il a survécu
• Lundi 15 juillet 2013 : une jeune fille de 15 ans est tuée par un requin au niveau du cimetière marin en baie de Saint-Paul alors qu’elle se trouvait avec sa sœur à 5 mètres du bord. Pour la première fois, c’est une baigneuse qui est attaquée
• Mercredi 8 mai 2013 : Stéphane Berhamel, un touriste métropolitain de 36 ans en voyage de noces est attaqué et tué alors qu’il pratique du bodyboard sur le spot des Brisants (Saint-Gilles)
• 23 avril 2013 : un jeune surfeur de 20 ans est chargé par un squale sur le spot de la jetée à Saint-Pierre. Il n’est pas été blessé.
• Dimanche 5 août 2012 : le surfeur Fabien Bujon était attaqué par un squale sur le spot de Saint-Leu. Il a survécu, mais l’animal est parvenu à lui arracher la main et le pied droits.
• Lundi 23 juillet 2012 : Alexandre Rassiga, 21 ans, est tué par un squale alors qu’il surfe sur le spot de Trois Bassins.
• Lundi 5 mai 2012 : Gérard Itéma, un bodyboarder de 31 ans, est attaqué aux abords du Port de la marine de Saint-Benoît vers 14 heures 30. Sa planche est mordue à deux reprises. L’homme n’est pas été blessé
• Vendredi 11 novembre 2011 : un pêcheur apnéiste avait été surpris par un requin au large de l’anse des Cascades à Sainte-Rose. Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son embarcation, l’homme, un Saint-Joséphois de 42 ans, a été blessé au pied gauche.
• Mercredi 5 octobre 2011 : un kayakiste avait été attaqué par un requin au large du Cap la Houssaye (Saint-Paul). Il n’avait pas été blessé.
• Lundi 19 septembre 2011 : Mathieu Schiller, ancien champion de La Réunion de bodyboard était tué par l’attaque d’un squale alors qu’il surfait à quelques mètres du rivage de la plage de Boucan Canot.
• Mercredi 6 juillet 2011 : c’est un jeune surfeur qui avait été attaqué à Saint-Gilles-les-Bains. Il s’en sortait sain et sauf avec une partie de sa planche arrachée.
• Mercredi 15 juin 2011 : un bodyboarder, Eddy Auber, avait été tué au large de Ti Boucan.
• 19 février 2011 : un touriste, arrivé le jour même à La Réunion, avait été attaqué par un squale au large de Grand Fond. Le vacancier a eu la vie sauve mais la jambe sectionnée.   mb/

Zinfos974.com - Jeudi 26 Janvier 2017 - 08:21 Un requin-tigre prélevé dans la baie de Saint-Paul

Dans le cadre du projet Cap requins 2, un requin-tigre a été pêché, hier, à 1h25 dans la baie de Saint-Paul. Le squale, un mâle, mesurait 2m80.

Zinfos974.com - Faits-divers - Dimanche 29 Janvier 2017 - 18:39 - Pierrot Dupuy - L'Ermitage : Les grands moyens pour protéger les baigneurs des deux jeunes requins bouledogue

Les nombreuses personnes à profiter de la plage de l'Ermitage ce matin ont été très étonnés d'apercevoir l'hélicoptère de la gendarmerie effectuer de nombreux passages à très basse altitude au dessus du lagon.
Dans le même temps, un MNS ne cessait d'effectuer des rondes en jet ski.
Les adeptes de bronzage ont d'abord pensé à une recherche de noyé mais, renseignements pris, il s'est avéré que les gendarmes et le MNS recherchaient en fait les deux jeunes requins bouledogue aperçus dans le lagon.
Heureusement sans résultat, ce qui a permis à tout le monde de profiter de cette dernière journée de vacances.

Zinfos974.com - Dimanche 29 Janvier 2017 - 11:29 - Drapeau orange sur les plages de l'Ermitage et la Saline

La baignade est de nouveau autorisée sur les plages de la Saline et l’Ermitage mais uniquement dans les zones surveillées. Le survol par des drones, ce dimanche, n'a pas révélé la présence de requins. Il est demandé aux usagers de rester au plus près des postes MNS.
Actuellement, un hélicoptère de la gendarmerie survole la zone.
Samedi matin, deux requins avaient été observés dans le lagon par les vigies-requins.

ch/www.ipreunion.com - 28/01/2017 - Baignade interdite toute la journée (actualisé à 11h30) - Ermitage : le drapeau rouge est hissé, des requins observés dans La Passe

Ce samedi 28 janvier 2017, aux alentours de 10h30 heures, les maitres nageurs sauveteurs ont fait évacuer la plage de l'Ermitage. Le drapeau rouge a été hissé après l'observation de "quelques juvéniles" selon la municipalité. La plage de l'Ermitage et de la Saline sont fermées toute la journée, les requins pouvant se trouver d'un côté comme de l'autre de la passe. (photo d'illustration)
D'après les premières informations, provenant d'auditeurs de Freedom et d'internautres, deux requins auraient été observés dans la Passe. L'information a été confirmée par la municipalité. "Ce matin, la Vigie renforcée (VRF) a pu observer quelques juvéniles, ce qui a conduit à hisser le drapeau rouge, aux alentours de 10h30, et ce pour la totalité de la journée, a minima. Demain, un survol du site par un drône est d'ores et déjà prévu, et à partir de là, des mesures seront prises", expliquait la Ville de Saint-Paul, qui communiquera sur l'évolution de la situation.
Néanmoins, plusieurs personnes ont bravé l'interdiction et se sont mises à l'eau. La municipalité rappelle que le risque existe et appelle à la prudence.

par www.ipreunion.com - le 15 février 2017 à 10:10 - Baignade et activités nautiques hors du lagon et des espaces protégés : l’interdiction prolongée jusqu’en 2018

Par arrêté du 8 février 2017, la préfecture a prolongé l’interdiction de baignade en dehors des lagons et espaces protégés jusqu’en 2018. Entre autres, l’un des arguments avancés s’appuie sur les résultats de l’étude Charc (Connaissances de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion), qui font état d’un "déséquilibre de l’écosystème marin sur la côte ouest de La Réunion". La présence de requins tigre et bouledogue "tant sur la zone côtière du large que sur la frange littoral" motive également la prolongation de l’arrêté.
Dans la bande des 300 mètres du littoral, la baignade et les activités nautiques sont désormais interdites jusqu’au 15 février 2018. Elles restent autorisées dans les lagons ainsi que les espaces aménagés et surveillés.
Pour rappel, la dernière attaque de requin remonte à août 2016 : un jeune homme avait eu le bras sectionné et la cheville sévèrement mutilée par un squale dans le secteur de Boucan-Canot.

par www.ipreunion.com - le 16 février 2017 à 03:00 - Les requins peut-être bientôt pêchés à Boucan Canot -

Depuis le 8 février 2017, une consultation publique a été lancée sur l’ouverture d’un secteur de pêche professionnelle à Boucan Canot. Le projet d’arrêté préfectoral devrait, pour la première fois, concerner une ZPR (zone de protection renforcée) et s’étendre sur une superficie de 1,28 hectares. La Réserve Marine a émis un avis défavorable à ce projet, motivant entre autres sa décision par le risque humain encouru.

Dans le cadre du programme Cap Requins 2, un projet d’arrêté a été émis pour ouvrir un secteur de pêche professionnelle supplémentaire à Boucan-Canot. Plus précisément dans la bande des 300 mètres au delà de la zone de baignade où un jeune homme s’est fait attaquer par un squale en août 2016. Les filets de protection étaient alors endommagés. C’est la deuxième attaque qui intervient en ZPR (zone de protection renforcée de la réserve naturelle marine) sur cette plage depuis 2011, soit le début de ce qui va ensuite être appelé "la crise requin".

Le concept de pêche est sensiblement le même que celui déjà utilisé dans la baie de Saint-Paul ou à Sainte-Marie. Une palangre verticale amovible avec alerte de capture serait ainsi installée sur le secteur concerné pour une durée de 12 heures : dès le coucher du soleil, vers 18 heures, avant d’être relevée vers 6 heures du matin. Les opérations se déroulent toujours sous la direction du comité régional des pêches et des élevages maritimes.

D’abord soumis à une consultation publique, si l’arrêté entre ensuite en vigueur, il sera mis en place pour une période de six mois. Une évaluation du dispositif devra ensuite être réalisée à mi-parcours, en concertation avec le conseil scientifique de la Réserva Naturelle Marine. Car la spécificité de ce nouveau secteur, c’est qu’il se situera "en zone de protection renforcée de la réserv"", précise Olivier Bielen, directeur du centre de ressources et d’appui sur le risque requin. Ce n’est donc pas particulièrement la proximité de la zone de baignade qui ferait barrage à la mise en place de l’arrêté : aux Roches Noires, un engin de pêche similaire est déjà ponctuellement déployé depuis un an et demi, plus proche encore des baigneurs. Au Port de Saint-Gilles, la palangre verticale se situe, elle, par exemple, en zone de protection générale.

- Le conseil scientifique de la Réserve dit non -

Mais la réponse du conseil scientifique de la Réserve Naturelle Marine est quant à elle sans appel. Réuni ce 9 février, le conseil a émis un avis défavorable sur ce projet destiné à s’installer en zone de protection renforcée. Car, selon le CS, un renouveau de la population de requins de récifs pourrait "éventuellement" faire barrage à l’installation de nombreux juvéniles requins bouledogues. Mais, pour ce renouveau, "il est nécessaire d’avoir pu reconstituer une ressource en poissons récifaux", soit la nourriture de ces requins de récifs. Une restauration qui est un peu l’essence de la réserve naturelle, de ses zones de protection renforcée et de ses sanctuaires.

- Le projet d’arrêté motivé par un "déséquilibre de l’écosystème" -

Selon les résultats du programme Charc (Connaissances de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion), l’écosystème marin sur la côte ouest serait en proie à un déséquilibre. La mobilité des requins pourrait ainsi expliquer leur présence à l’intérieur des ZPR de la réserve. Le projet d’arrêté met ainsi en avant "l’intérêt scientifique majeur" de la capture des requins "pour la détermination de leurs caractéristiques écologiques et physiologiques". Mais le CS de la Réserve Marine n’est pas du même avis : "compte tenu de l’existence d’un linéaire côtier limité à La Réunion (…), et de la mobilité avérée des espèces ciblées (…) le positionnements de dispositifs en zones de protection renforcée (8,2% du linéaire total de l’île) ne paraît pas nécessaire" indique l’avis du Conseil.

- La réduction du risque d’attaque mise en doute -

Outre ce point bloquant autour de la ZPR, la Réserve pointe du doigt la proximité des activités humaines. L’avis du CS rappelle que "Cap Requins 1 a démontré que les requins pouvaient être présents autour des drumlines sans pour autant toucher les appâts". Le programme est d’ailleurs défini comme une pêche de régulation et non un dispositif de protection des usagers.

La Réserve souligne aussi que "plus de 15 sites de plongée" sont situés à "quelques centaines de mètres de la zone de pêche proposée". Un risque d’attaque pourrait ainsi s’accroître, selon le CS, particulièrement dans le cas de plongée de nuit.

- Une consultation ouverte au public -

Chacun est invité à s’exprimer sur ce projet d’ouverture d’un secteur de pêche professionnel à Boucan Canot. Il est mis à disposition du public depuis le 8 février sur le site internet de la Préfecture. Les observations peuvent être transmises à l’adresse mail dm-soi@developpement-durable.gouv.fr jusqu’au 28 février.     mp/

ch/www.ipreunion.com, Samedi 18 février 2017, 12:03 - le 18 février 2017 à 12:03 - La baignade et les activités nautiques à nouveau autorisées à Boucan Canot

La baignade et les activités nautiques à nouveau autorisées à Boucan Canot, ce samedi 18 février 2017. Elle était interdite depuis maintenant deux semaines. (photo d’illustration)
La mairie de Saint-Paul avait pris un arrêté d’interdiction de baignade et de pratique des activités nautiques et décidé l’arisage de filets à Boucan Canot à compter du vendredi 03 février 2017, en prévention de la détérioration des conditions climatiques liées à l’arrivée de la tempête tropicale Carlos.

Zinfos974.com - Lundi 20 Février 2017 - 10:30 - Communiqué - Collectif anti-pêche aux requins : "L’arrêté 'la honte' est dangereux"

Le porte-parole du collectif des associations Aspas, Sea Shepherd, Longitude 181, Fondation Brigitte Bardot, Sauvegarde des Requins, Requin Intégration, Tendu et Vagues, se félicite dans un communiqué que les associations citées aient fait annuler l’arrêté préfectoral de pêche dans la réserve. Mais le collectif reste sur ses gardes car "le préfet n’a pas renoncé et vient de lancer une procédure en vue d'un nouvel arrêté, malgré tous les avis négatifs".

Ce préfet sur le départ mesure-t-il l’image catastrophique pour La Réunion et les Réunionnais qu’aura, aux yeux du monde entier, son entêtement à massacrer un animal aussi emblématique que le requin au coeur de la Réserve Marine?
Tous les pays qui ont adopté la pêche des requins comme méthode de sécurisation au milieu du siècle dernier ne veulent plus tuer de requins .
Ce préfet, en retard de 70 ans, veut les massacrer en pleine réserve marine!
L’impact en terme de tourisme et d’image sera de plus en plus lamentable dans le futur pour La Réunion et les Réunionnais, mais ce préfet ne sera plus là pour en assumer les conséquences.

SI ENCORE LE MASSACRE DES REQUINS ET LA DESTRUCTION DE LA RÉSERVE APPORTAIENT QUELQUE CHOSE …MAIS C’EST LE CONTRAIRE :
* -Le préfet sait très bien qu’il est dangereux pour les usagers d’appâter prés des plages puisqu’il prévoit d’enlever les appâts la journée et les weekends .
* Cap Requins a montré que des requins balisés attirés par les appâts n’avaient pas été pris sur les drum lines
* L’étude CHARC a montré que les requins se déplaçaient tout autour de l’ile, parfois en quelques heures
* Si l’arrêté parle d’appâts maigres pour ne pas attirer de loin les requins, les expéri-menteurs de Cap requins se moquent du préfet en lui fournissant en guise d’appâts, une liste de poissons gras,très attractifs, comme le listao, l’albacore ou le thon dents de
chien, Ces appâts sont capables d’attirer les requins depuis des kilomètres.

À part satisfaire les caprices d’un petit lobby, quelle est donc la logique à pêcher et appâter dans une réserve, prés des plages, quand il y a personne, des requins qui peuvent être pêchés n’importe où ?
EN SACHANT QUE C’EST DANGEREUX ET QUE ÇA POURRAIT SE FAIRE AILLEURS, SANS SAVOIR COMBIEN DE REQUINS BOULEDOGUES VONT ÊTRE ATTIRÉS ET
VONT RESTER, SANS ÊTRE CAPABLE DE PRENDRE TOUS LES REQUINS ,LE PRÉFET
VOUDRAIT POURTANT PLACER LES APPÂTS LES PLUS ATTRACTIFS POSSIBLES PRÈS
DES BAIGNEURS ET SURFERS, AU COEUR DE LA RÉSERVE MARINE

Les Réunionnais refusent qu’un préfet en partance les mette en danger, massacre les requins, sabote leur réserve marine et leur fasse la honte de passer aux yeux du monde entier pour une population attardée et irresponsable qui ne se soucie pas de son environnement.  

par www.ipreunion.com - le 21 février 2017 à 01:00 - Saint-Denis : Débat autour de la question requins

L’association initiatives dionysiennes (AID) organise une conférence-débat ce mardi 21 février 2017 à Saint-Denis, sur la place et e rôle du requin dans l’écosystème marin. Etat des lieux scientifique et mise en exergue des recherches menées sur le sujet seront articulées par le propos de Clément Trystram, biologiste, auteur de la thèse "Régime alimentaire des prédateurs marins autour de La Réunion". Le rendez-vous est donné de 18h00 à 20h30 au restaurant L’ArbraDélis’ sur la place Sarda Garriga au Barachois. (Photo d’illustration)
"Incarnations de la peur ancestrale du monstre marin, les grands requins font partie des espèces les plus emblématiques dans l’imaginaire collectif, suscitant souvent l’effroi et la crainte. Cette réputation millénaire a été inspirée par les multiples attaques spectaculairement tragiques sur des êtres humains" écrit en substance l’association dans un texte de présentation pour la conférence à venir.
"Animaux solitaires et voyageurs, les requins sont difficiles à percevoir, ce qui augmente leur caractère imprévisible et limite les connaissances à leur sujet. Depuis le développement des techniques de pêche industrielle, plusieurs suivis ont indiqué une diminution drastique des populations de certaines espèces de requins. Avec l’observation de dérèglements liés à la suppression des prédateurs supérieurs en milieu terrestre, appelé "cascade trophique", se pose la question des conséquences de ces pêches aux requins en milieu marin" continue-t-elle.

La discussion sera alimentée autour des thèmes suivants :
- les principes théoriques du fonctionnement des écosystèmes (définition des cascades trophiques, des espèces clefs de voûte, des réseaux trophiques, etc.),
- les différences entre les milieux tempérés et tropicaux ainsi qu’entre des milieux côtiers et océaniques,
- les incongruences observées entre la littérature scientifique et les messages véhiculés par les médias grand public.
- et de la situation réunionnaise qui sera mise en perspective à la lumière de ce cadre général.
Des informations sur le conférencier ainsi que sur l’action de l’association sont à retrouver sur www.aid97400.re.

Posté par IPR - 01/03/2017 - Tribune libre de Vie océane - A chacun ses responsabilités !

Le procès fait à la Réserve naturelle nationale marine et à son Conseil scientifique conduit notre association " Vie Océane " aux réflexions suivantes. A chaque attaque de requin sur nos côtes, la Réserve Naturelle Marine de la Réunion comme les membres de son conseil scientifique sont mis en cause.
Que l’attaque, malheureusement mortelle, ait lieu à Saint André, c’est-à-dire en un lieu diamétralement opposé à la Réserve marine, après des pluies de saison, à l’embouchure d’une grande rivière, dans de l’eau trouble, dans une zone réputée dangereuse et après mise en garde des pêcheurs locaux, rien n’y fait : la Réserve marine est coupable, ses scientifiques sont responsables.
Qu’un de leurs avis sur le programme Caprequins aille à l’encontre des attentes de certains représentants d’usagers du milieu marin et les voilà soumis à une vindicte remplie de vraies insultes révélatrices d’ostracisme ou de haine, comme ont pu le montrer des interventions récentes en télévision. Aux yeux de tels intervenants, le conseil scientifique devient le coupable tout désigné.
Nous soulignons que les membres de ce conseil sont nommés par le préfet sur la base de leurs compétences. Ils siègent à titre personnel et bénévolement. Cela garantit l’indépendance voulue par le Code de l’Environnement pour ce type de Conseil.
Faut-il rappeler à chacun que le conseil scientifique n’a qu’un pouvoir consultatif ? Le pouvoir décisionnel du GIP de la réserve naturelle marine se situe au sein du Conseil d’Administration composé d’élus, de représentants des collectivités et de l’Etat.
Faut-il rappeler que le rôle du Conseil scientifique est de donner un avis selon l’état des connaissances scientifiques, sans autre considération que les éléments scientifiques ?
Si, récemment, le Conseil scientifique n’a pas donné d’avis favorable à la pêche pour un site situé en zone de protection renforcée (Boucan Canot) c’est notamment pour trois raisons principales parmi d’autres, toutes détaillées sur le site web de la Réserve marine. On peut les résumer ainsi :
- un avis inverse irait à l’encontre d’un objectif majeur qui consiste à restaurer un écosystème capable de s’opposer à la présence des squales responsables des attaques ;
- la mobilité des requins ciblés est telle qu’ils sont déjà pêchés tout autour de l’île hors réserve, soit sur plus de 90% des côtes de l’île, mais aussi dans la réserve dans des zones de moindre protection : les zones de réglementation générale qui entrecoupent les zones de protection renforcée telles les passes de Trois Bassins, Ermitage et Roches Noires ;
- la technique comme le protocole de pêche utilisés n’offrent aucune garantie de protection pour d’autres activités se déroulant à proximité du site d’implantation du dispositif.

Citoyens, élus, représentants de La Réunion, ne vous leurrez pas ; ce n’est pas en insultant les scientifiques, en cédant aux sirènes populistes et en les accusant des tous les maux que la crise requin se règlera. Ce n’est pas en détruisant la Réserve marine, produit de plus de 10 années de concertations officielles, que la crise requin se règlera. Ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs ou peuvent être aveuglés par le chagrin, ou encore espèrent par ce biais atteindre d’autres objectifs peu avouables sans lien aucun avec la mer.
Tout le monde est cependant d’accord sur un fait : l’objectif de La Réunion est de diminuer le risque requin, mais ce risque ne disparaitra pas totalement. Chacun devrait méditer cela : le risque d’attaque de requin ne disparaîtra pas. Ayant cela à l’esprit, chacun doit définir le risque qu’il accepte de prendre, et la société avec lui. Lorsqu’on surfe dans les conditions du dernier accident, on sait qu’on prend un risque énorme, que l’on met sa vie en jeu.
Il est temps d’arrêter de s’en prendre aux messagers, il est temps que tous les acteurs impliqués s’assument pleinement.          Association Vie Océane


Posté par IPR le Lundi 27 Février à 11H25 - Tribune libre de François Sarano - "Apprendre les règles du milieu, les respecter, c'est cela la liberté de chacun"


Tribune libre de François Sarano, docteur en océanographie, plongeur professionnel, ancien directeur de recherche du Programme Deep Ocean Odyssey, chef d'expédition et ancien conseiller scientifique du Commandant Cousteau sur l'accident requin Réunion du 21 février 2017.
Rien n’est plus inadmissible que la mort de celui que l’on aime. Rien n’est plus insupportable que la douleur de la disparition d’un parent, d’un ami brutalement happé en pleine vie. Nous comprenons l’immense peine car nous l’avons vécue.
Pourtant, la douleur n’est pas bonne conseillère. Car la réaction épidermique qu’elle suscite s’apparente à une vengeance, mais n’apporte certainement pas le recul nécessaire à la réflexion. Aucune pêche punitive, aucune vengeance n’apaisera la douleur, aucun massacre ne résoudra le problème.
Nous nous proposons d’apporter ici des éléments qui pourraient permettre d’éviter l’horreur des accidents dus aux requins, sans pour autant mettre en œuvre une politique d’éradication des requins.
                           Responsabilité
En effet, chers Messieurs Flores et Kelly Slater, vous qui êtes les héros et les idoles d’un sport éblouissant, que diriez-vous à un skieur qui s’engagerait dans un couloir d’avalanche le jour où le risque est maximum ? Vous lui suggéreriez probablement de renoncer à pratiquer sa passion, dans cet endroit, ce jour là. Que penseriez-vous si, malgré vos avertissements répétés et bien que la zone soit interdite au ski, cette personne s’engage dans le couloir et meurt emportée par une avalanche ?
Accuseriez-vous la montagne ? Non, bien sûr, vous diriez : " Cette personne, éprise de liberté, a mesuré le risque et choisi en conscience de pratiquer sa passion. Elle en assume la responsabilité. Il n’y a pas à chercher de coupable, de bouc émissaire ".
Ce 21 février, à l’embouchure de la ravine de Saint André, le risque était maximum. Il avait beaucoup plu. La rivière était en crue depuis 2 jours. L’eau était trouble, chargée de toutes sortes de déchets de matières organiques qui attirent les requins. Ces requins avaient été repérés et signalés. Les bodyboarders avaient été plusieurs fois avertis de leur présence les jours précédents. De plus, toutes activités nautiques étaient interdites dans la zone.
                       Le risque était maximal, l’horrible accident a eu lieu.
                        Le requin a été déclaré coupable. Les pêches punitives ont été lancées par la préfecture.

Le 27/08/2016, à Boucan Canot, le surfeur, averti de multiples fois par les maîtres-nageurs-sauveteurs, a rejeté vivement tous les avertissements et s’est engagé le soir après 17h00 : le risque était maximum, l’accident a eu lieu… Alors que la flamme rouge était hissée, et que les activités nautiques étaient formellement interdites ce jour là.
Qui accuse-t-on ? Le requin ! Les pêches punitives sont lancées. Inutile de dire que l’on n’attrape jamais le requin qui est cause de l’accident. En revanche, tous les requins qui passent par là sont mis à mort.

                          Respecter les règles du milieu dans lequel on pratique son activité
Comme toutes les activités de nature, votre sport magnifique, et que j’admire particulièrement - se pratique dans un écosystème complexe, peu contrôlable – et c’est ce qui en fait sa richesse -. L’eau, les courants, le vent, le récif, les méduses, les requins et bien d’autres éléments le composent. La vague n’est que l’une des composantes de cet écosystème. Elle ne peut être considérée indépendamment. Elle ne peut-être déconnectée du milieu, il donc nécessaire de respecter les règles de ce milieu.

Vous avez raison de revendiquer la liberté de pratiquer votre belle activité, et vous semblez assumer le risque qu’elle vous fait courir, risque des vagues géantes, risque de noyade, risque de heurts violents avec le récif (n’est-ce pas monsieur Flores), risque de collision avec un partenaire… Selon surf prévention, les accidents de surf sont 8 fois sur 10 le résultat d'une collision avec une planche, que ce soit la sienne ou celle d'un autre. Mais le risque requin, lui, vous le refusez
Si vous ne souhaitez pas respecter les règles du milieu sauvage, il faut pratiquer en indoor. L’escalade en est un bon exemple. Ceux qui pratiquent en falaise respectent les règles imposées par la montagne, ils n’accusent pas le rocher lorsque le piton cède. Ceux qui ne souhaitent pas respecter les règles naturelles pratiquent en salle et peuvent réclamer la sécurité des murs.
                      L’appâtage massif pour la pêche renforce le problème

                    Vous demandez l’abattage massif des requins à la Réunion…
Mais c’est la politique qui est mise en œuvre depuis maintenant 3 ans ! Des centaines de requins bouledogues, tigres, blancs ont été tués. Des centaines de requins qui ne seraient probablement jamais restés à la Réunion, s’ils n’avaient été massivement appâtés. Jamais, on a autant massacré joyeusement les requins, parce que jamais on ne les avait autant attirés dans les zones de baignade. Au point que requin bouledogue, requin tigre et requin blanc, qui ne vivent pas dans le même milieu, qui n’ont pas du tout la même écologie, sont capturés dans la baie de Saint Paul le même jour (15 oct 2015) !!!! Pour tous les scientifiques, pour tous ceux qui connaissent les requins, c’est un indice qui ne trompe pas, et qui montre que les requins sont attirés et fixés sur les côtes réunionnaises.
On est en droit de s’interroger sur la pertinence de cette politique d’éradication, que vous souhaitez renforcer, et qui est à l’œuvre depuis 3 ans. On peut même se demander si, depuis mars 2015, les accidents ne sont pas le résultat direct de cette politique massive d’appâtage pour la pêche des requins.

La Réunion est le seul endroit au monde où l’Etat finance massivement (plusieurs millions d’euros engagés ou promis) un programme d’élimination de requins contre l’avis de l’ensemble de la communauté scientifique, sans aucun contrôle des dépenses publiques, sans aucune analyse scientifique sur les pertinence et l’efficacité du programme, sans limite de durée. Comme vous pouvez en juger, ce programme de pêche massive n’a pas obtenu les résultats promis par le Comité régional des Pêches Maritimes de la Réunion qui touche massivement les subventions. Ce programme n’a pas réglé le problème, mais l’a renforcé, en attirant et en fixant toujours plus de requins.
Est-il raisonnable de détruire un écosystème pour pratiquer une activité ludique ?
Doit-on demander l’éradication d’une espèce pour pratiquer une activité ludique, quand on veut, où on veut, sans respecter aucune règle ?
Est-ce raisonnable ? Est-ce acceptable ? Est-il souhaitable de rentrer dans une telle spirale ? Et après les requins, qui faudra-t-il éradiquer ?
Pour éviter les accidents ? Respecter les règles de base du surf comme les disaient les moniteurs de surf en 2006 :
Ce que nous suggérons pour réduire au maximum les risques d’accidents, est exactement ce que les moniteurs de surf eux-mêmes suggéraient, il y a dix ans, après deux accidents, les 21 et 27 août 2006 (Au Pic du Diable à Saint-Pierre). Je cite le Quotidien de la Réunion du 28/08/2006 : " Arrêtons de prendre des risques ", voilà le message que l’ensemble des moniteurs de surf ont souhaité faire passer hier après l’attaque de requin, " Il faut arrêter de surfer après 16h00, surtout en hiver, mais également au lever du jour. Cela fait partie des règles de base du surf. Il faut avoir une attitude plus responsable ! "
Dans le même journal autre adage : " Redoubler de prudence sur les sites dangereux, décider de rayer définitivement les sites dangereux. A chaque accident, on s’aperçoit que l’homme a modifié le milieu, ordures, station d’épuration et chasseurs qui traînent des poissons à la ceinture." L’appâtage massif actuel pour capturer les requins est l’une de ces perturbations.
Apprendre les règles du milieu, les respecter, c’est cela la liberté de chacun, c’est cela la liberté du surfeur !

François Sarano - Fondateur de l’association Longitude 181 - Pour le collectif Longitude 181, ASPAS, Sea Shepherd, Fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Tendua, Vague.

Zinfos974.com - Lundi 27 Février 2017 - 11:04 - A la Une - Kelly Slater répond à ses détracteurs

Suite à la publication de son commentaire sur les réseaux sociaux concernant une pêche quotidienne des requins à La Réunion, le multiple champion du monde de surf, Kelly Slater, a suscité des réactions violentes de certains internautes.
On peut lire "Endurcis-toi princesse", "P***** de surfers", "Va te faire f*****" , "Tu devrais avoir honte; je t'admirais avant" ou encore "J’espère que l’un d’entre eux va emmener ton c** dans les profondeurs et que tu te noies dans sa mâchoire" sur Facebook.
Kelly Slater a donc répondu sur son compte Instagram : "S’il vous plaît, dites ce que vous avez à dire plus bas. Je vous promets de lire tous les commentaires et de répondre si je peux. J’ai été un militant de l’environnement et la voix pour beaucoup de campagnes. J’ai travaillé avec les rhinocéros d’Afrique du Sud afin de sensibiliser et éduquer sur les problèmes de braconnage. J’ai été un opposant qui se faisait entendre sur la découpe d’ailerons de requins et je trouve que c’est une pratique ignoble qui n’a pas de place dans notre monde. J’ai travaillé avec la Fondation pour la survie des ourang-outans de Borneo et récolté des dons pour la protection et la sensibilisation autour de leur détresse. Je veux devenir vegan à cause du traitement et du massacre des animaux les plus vulnérables et les plus innocents de cette planète. Je produis des habits avec des filets de pêche perdus afin de nettoyer le bazar laissé par l’industrie de la pêche. Mes intentions sont bonnes mais maintenant je suis en train d’être violemment attaqué par des gens avec qui j’ai eu beaucoup d’affinité durant la majeure partie de ma vie. Les Hommes sont la plus grande menace à la vie sur terre, comme la plupart des créatures le savent. Mais ce sont aussi les plus capables et aptes à réparer les problèmes auxquels on fait face. Mes commentaires étaient une réaction à la mort d’un autre gamin qui suivait sa passion. Je sais plus à propos de ces problèmes que 99% des gens qui commentent et pourtant, je ne sais toujours pas assez. Je n’étais en aucun cas en train de prôner la destruction à l’échelle mondiale d’une espèce. En fait, il y a une chance que plus d’espèces de requins et d’autres formes de vie de la mer puissent mieux se porter sans l’abondance des requins Bouledogue à La Réunion qui ravagent l’environnement local. Il ne s’agit pas de mon amusement ni de mon sport. C’est un problème humain et environnemental. M’attaquer ne fera pas avancer la conversation qui doit continuer pour trouver une solution autour de ce sujet. Je n’ai jamais personnellement tué un seul requin dans ma vie et je ne suis à la tête d’aucun effort pour le faire. Donc dites ce que vous avez à dire et continuons à mener cela jusqu’à où ça doit aller. Peut-être que quelque chose de positif en sortira".


par www.ipreunion.com - le 26 février 2017 à 12:00 - Hommage à Alexandre Naussac

Ce dimanche matin, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans l’eau, mais aussi sur la plage du spot de surf de Saint-Leu, pour rendre un dernier hommage à Alexandre Naussac, tué par un requin mardi 21 février 2017. Surfeurs, bodyboardeurs et amis de la victime se sont réunies fleurs à la main, en l’honneur du jeune homme décédé.
Famille et amis du jeune Alexandre Naussac, décédé à la suite d’une attaque de requin à la Rivière du Mât le 21 février dernier, étaient réunis à Saint-Lu pour un dernier adieu. Plusieurs centaines de personnes, avec parmi elles, familles, surfeurs et saint-leusiens ont fait le déplacement.
Au large du spot de surf, les planches ont donc formé un cercle pendant plusieurs dizaines de minutes, en signe d’hommage à celui que ses amis appelaient Krapo. L’émotion des badauds, couplée à celle des passionnés de l’océan, était palpable.
Si beaucoup de ses amis étaient présents, nombreux étaient ceux qui ne connaissaient pas Alexandre. Pour le geste, "il était important d’être là". Maxime, qui était à l’eau, Ludivine, ancienne bobyboardeuse, et Thierry, qui "a peur de la mer" étaient au spot pour participer à la peine.
Pour rappel, le jeune homme, qui a perdu la vie, après avoir été attaqué par un requin à la Rivière du Mât (Saint-André), était âgé de 26 ans. Il était passionné de surf et pratiquait le bodyboard.         jm/

Zinfos974.com - Samedi 25 Février 2017 - 19:52 - Pierrot Dupuy - Slide - A la Une - Un drone a filmé l'attaque d'Alexandre par un requin dans l'embouchure de la rivière du Mat

L'information circulait sous le manteau depuis plusieurs jours déjà. Elle a été officialisée aujourd'hui sur la page Facebook d'OPR (Océan Prévention Réunion) : L'attaque d'Alexandre par un requin, probablement un bouledogue, mardi matin dans l'embouchure de la rivière du Mat, a été filmée par un drone.
On le savait : Alexandre ne s'était pas déplacé seul pour surfer à Saint-André. Il était accompagné d'un petit groupe d'amis et si certains étaient entrés dans l'eau pour surfer avec lui, et en sont sortis avant lui, au moins un autre était resté sur la plage de galets pour filmer les évolutions de ses copains dans l'eau grâce à un drone.
Et c'est ainsi que l'attaque a pu être intégralement filmée en images de haute définition.
Selon une personne qui a pu visionner le film, on y verrait distinctement le squale attaquer trois fois Alexandre, ce qui mettrait en pièces les théories des "experts" selon lesquelles les bouledogues n'attaqueraient pas l'homme. Qu'en fait, ils mèneraient des attaques "exploratoires" et le requin n'aimant pas "la chair humaine, il mord puis relâche par dégoût, la victime décède des suites d'une hémorragie".
Toujours selon ce "témoin", des copies de ce film auraient été faites avant sa saisie par les gendarmes et il ne serait dès lors pas totalement étonnant d'en retrouver des passages sur le net prochainement.
Encore une bonne pub pour notre ile...

Zinfos974.com - Samedi 25 Février 2017 - 14:52 - Communiqué - "Coup de théatre: La pêche post-attaque de St-André confirme le danger de pêcher le requin devant les plages"

Le collectif des Associations Aspas, Sea Shepherd, Longitude 181, One Voice, fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration, Sauvegarde des Requins, Tendu et Vagues tient à s'exprimer "après un résultat totalement inattendu de la pêche post-attaque" survenu à St-André après le décès d'Alexandre N., "qui a pour conséquence de démonter complètement le principe de la pêche dans la réserve" :
"Le 22 février, lendemain de l’accident, le bateau chargé de la pêche post attaque a posé des dizaines de kilos d’appâts sur une palangre d’au moins 15 hameçons, ainsi que des drum lines appâtées. C’est une concentration énorme d’appâts et d’hameçons sur une toute petite zone .
Au moins un requin était présent ou a été attiré par les appâts tout prés du bateau. Dans cette eau brassée, le requin n’a pas pu suivre la trace odorante vers l’hameçon et l’a cherchée jusqu’en surface où il a été filmé.
A la fin de toute une journée, malgré un effort intense de pêche, le requin excité par les appâts n’avait pas été pris et le bateau est reparti bredouille
On ne sait pas combien d’autres requins se trouvaient sur zone ou ont été attirés par l’appâtage. Aucun n'a été pris. Le requin tué la veille n’est pas celui de l’accident.
Cette observation capitale, qu’on s’est bien gardé de faire figurer sur Inforequin, détruit complètement la théorie fumeuse qu’une pêche prés des plages protège surfers et baigneurs.
La pêche post-attaque de Saint André vient de démontrer qu’on peut exciter des requins avec des appâts et qu’on n’arrive pas forcément à les pêcher. Imagine-t-on le danger pour les baigneurs et surfeurs ?
Ce n’est pas une surprise. Lors des débuts de Cap Requin en baie de Saint Paul, des requins balisés avaient été localisés près des appâts. Ils n’avaient pas été pris. Cela avait entrainé un avis négatif du conseil scientifique de Cap requin au déploiement des drum lines près des plages. On avait passé outre et douze jours plus tard survenait l’accident d'Elio.
Cette nouvelle et terrible observation démontre de manière irréfutable l’énorme danger de pêcher près des usagers de la mer.
Après cette observation, qui osera porter la décision de pêcher le requin dans la réserve prés des baigneurs et surfers ...pour leur sécurité.... et qui osera donner un avis favorable ?
Pas les scientifiques et vrais connaisseurs des requins qui ont en tous dénoncé depuis longtemps ce danger. Il est, depuis la pêche post attaque de Saint André, connu de tous."

Le Monde - Blogs - 24 février 2017 - Le surftrip entre aventure et protection des océans - La sortie de la légende du surf Kelly Slater sur les requins à la Réunion fait des vagues

Mardi 21 février, un bodyboardeur de 26 ans était attaqué par un squale, une morsure dont la sévérité a causé sa mort. La légende du surf Kelly Slater, qui ne s’était jamais exprimée sur le thème de la crise des requins spécifiquement à la Réunion, est sortie de son silence en utilisant un terme –cull – pouvant être traduit de différentes façons en français – « abattage », ou « prélèvement » dans le sens de « régulation de la population ».
Kelly Slater a réagi à un post du surfeur réunionnais Jérémy Florès relayant l’attaque d’un requin qui a causé la mort d’un bodyboardeur à l’embouchure de la rivière du Mat, à Saint-André (île de la Réunion), mardi 21 février 2017.
Kelly Slater a réagi à un post du surfeur réunionnais Jérémy Florès relayant l’attaque d’un requin qui a causé la mort d’un bodyboardeur à l’embouchure de la rivière du Mat, à Saint-André (île de la Réunion), mardi 21 février 2017.
« Franchement, écrit Kelly Slater, en réaction au commentaire du surfeur réunionnais Jérémy Florès qui relayait la la mort du bodyboardeur réunionnais sur son compte Instagram, je ne vais pas me faire des amis en disant ça, mais il faut faire un vrai [abattage ou prélèvement sélectif] à la Réunion et ça devrait être fait tous les jours. »
Et de justifier ses propos : « Il y a un réel déséquilibre dans l’océan à cet endroit. Si ce type d’attaques était aussi fréquent dans le monde entier, personne ne pourrait profiter de l’océan et des millions personnes mourraient de cette façon. Le gouvernement français doit trouver une solution au plus vite. Vingt attaques depuis 2011 ?! »
« Abattage » ou régulation de population des requins de l’île ?
Kelly Slater avait vu juste en mentionnant le fait que sa popularité risquait de prendre du plomb dans l’aile. En affichant sa position dans le contexte dramatique de la crise des requins qui sévit sur l’île de la Réunion depuis 2011 – huit attaques mortelles de requins –, il s’est attiré des critiques virulentes. Le choix du terme cull et la traduction qui en a été faite ont certainement contribué à envenimer le débat. Parmi les commentaires assassins qui ont essaimé sur la Toile, certains rejettent la faute sur les surfeurs, qui ne récolteraient que ce qu’ils méritent : « Si toi et t’es petit copain ne ferais (sic) pas n’importe quoi non plus en allant dans des endroits où vous savez très bien ce que vous risquez cela n’arriverait peut être pas, la mer est avant tout un lieu où se trouve des requins c’est vous qui vous jetez dans la gueule du loup après il ne faut pas s’étonner (…). »
Des réactions qui ont poussé Jérémy Florès à intervenir dans le débat : « @kellyslater comme tu l’as dit, la Réunion est un cas vraiment à part dans le monde de par sa relation avec les requins. Notre problème, ce sont les requins bouledogues, qui tuent tout sans distinction, dont beaucoup de différentes espèces protégées de requins. »
Une position que partage Patrick Florès, père de Jérémy, élu à la mairie de Saint-Paul et chargé du dossier « requins ». « Les requins bouledogues sont en surnombre. Une des raisons est que la pêche traditionnelle a été interdite depuis 1999 sur l’île. Le problème est que ces requins ont bouleversé l’écosystème : par exemple, on ne voit plus un seul requin de récif. Or ce sont eux qui sont les régulateurs de l’écosystème ! » Pour lui, il faut intervenir, et « réguler la population des requins à la Réunion, comme ce qu’on fait avec les sangliers, ni plus ni moins ». Ce qui va dans le sens des propos de Kelly Slater, en somme, pour régler le problème sur l’île.
« Nous sommes fatigués de pleurer nos frères »
Un problème dû à la modification du comportement des requins bouledogues à laquelle les scientifiques semblent peiner à trouver une explication. La faute à la réserve marine, situé à l’ouest de l’île, qui a par ailleurs été attaquée au cocktail Molotov dans la nuit du 23 au 24 février ? Une conséquence de la pollution ? Il est effectivement fortement déconseillé de surfer aux abords des embouchures, les rivières charriant des déchets pouvant attirer les prédateurs, et pas seulement à la Réunion – au Costa Rica, si les requins bouledogues se tiennent à distance des côtes, les crocodiles, eux, croisent près des côtes et représentent un danger réel pour l’homme.
« Nous avons un sérieux problème, et nous sommes fatigués de pleurer nos frères. Il est temps de protéger notre côte. Merci pour ton commentaire, poursuit le numéro un du surf français, Jérémy Florès. Que quelqu’un qui connaît si bien notre environnement prenne la mesure du cauchemar que nous vivons laisse entrevoir une lueur d’espoir. »
Car Kelly Slater est un fervent défenseur de l’environnement, n’hésitant pas à s’exprimer sur le sujet. Ni à faire part de l’importance de protéger les requins. En 2014, il déclarait lors d’une interview accordée au militant écologiste de Sea Shepherd Paul Watson : « Je n’ai pas peur des requins. Ce qui me fait peur, c’est un océan sans requins […], un océan qui se meurt. »
                             It’s Not OK
Des propos qui vont dans le sens d’un message posté sur Facebook, mettant la façon dont les médias ont traité l’affaire – par Océan prévention Réunion, une association qui œuvre pour la « prévention du risque d’attaques de requin en France et plus particulièrement sur l’île de la Réunion ».
« A tous ceux [qui ont posté des commentaires] haineux, conclut le Jérémy Florès, essayez, s’il vous plaît, de comprendre notre situation avant de donner aveuglement votre opinion. »

Zinfos974.com - Vendredi 24 Février 2017 - 15:37 - Pierrot Dupuy - A la Une - Une solution de bon sens pour la réserve marine et les requins

La Réserve marine cristallise les passions. Au point que certains abrutis se sont cru autorisés à aller balancer plusieurs cocktails molotov sur sa façade cette nuit.
Vanessa Miranville accuse Jean-Paul Virapoullé d'être le responsable politique de cet acte criminel. Sans aller jusque là, force est de reconnaitre qu'il porte une part de responsabilité.
Ce qui confirme au passage qu'il est très difficile d'intervenir à chaud, après un drame comme celui là. Mieux vaut se donner quelques heures de réflexion, ça évite souvent de dire des âneries...
Quitte à me faire encore quelques ennemis, je n'hésite pas à affirmer que la réserve est une très bonne chose pour la Réunion. Et s'il ne tenait qu'à moi, je ferai de tout l'espace maritime réunionnais une immense réserve marine.
Quand comme moi, on est né à l'Etang Salé les Bains, qu'on a connu un lagon grouillant de poissons, des coraux en bon état, on ne peut être qu'atterré de voir, comme c'était le cas il y a quelques années, le lagon se transformer en désert marin. Depuis que la Réserve a été créée, les poissons sont revenus et on ne peut que s'en féliciter.
De ce point de vue, ce serait donc une immense connerie si la Région persistait à vouloir arrêter de financer la Réserve. J'espère que nos élus, maintenant que l'émotion du moment est passée, redescendront les pieds sur terre et sauront prendre les bonnes décisions pour l'avenir de notre ile, histoire de ne pas léguer à nos enfants une mer transformée en désert.
Mais d'un autre côté, j'entends les arguments des surfeurs qui affirment, à raison à mon avis même si je ne suis pas un scientifique, que cette prolifération de poissons attire les requins à proximité des spots de surf.
Ce n'est certainement pas la seule raison. Dans un précédent article, j'avais identifié une multitude de causes probables à l'augmentation exponentielle d'attaques de squales.
Notons au préalable que c'est un phénomène mondial. La réserve marine de la Réunion ne peut donc pas être la responsable de la multiplication des attaques en Australie, en Afrique du Sud, au Brésil, etc... Peut-être l'explication est-elle à rechercher du côté du réchauffement climatique... Je laisse les (vrais) scientifiques trouver les explications.
En ce qui concerne les causes exclusivement locales, j'avais relevé entre autres le rejet à la mer des égouts, la présence de DCP à quelques centaines de mètres de la côte qui concentrent les petits poissons, puis les plus gros, puis les pélagiques et enfin les requins... Il y avait également à l'époque la présence de la ferme aquacole dans la baie de Saint-Paul, l'augmentation de surfeurs dans l'eau, etc... Les raisons ne manquent pas.
Mais une de celles qui me paraissait la plus significative était l'arrêt de la pêche des requins.
Je me souviens dans mon enfance à l'Etang Salé les Bains que très souvent les pêcheurs ramenaient des requins qu'ils venaient dépecer dans le bassin Pirogue, au pied de la maison familiale. Gamins, nous nous empressions de dévaler l'escalier donnant sur la plage pour voir si l'on ne retirait pas des petits du ventre des femelles. Aujourd'hui, ce type de pêche a disparu.
J'entends déjà des voix s'élever pour me dire : "Mais la pêche aux requins est autorisée". Oui, c'est vrai. Mais les préfets de l'époque, de façon perverse, se sont arrangés pour que la pratique cesse... en interdisant la vente et la consommation de chair de requin ! Si les pêcheurs ne pouvaient plus vendre le produit de leur pêche, ils n'avaient plus aucun intérêt à pêcher des requins... Ce qui a entrainé une prolifération des squales. Et quand on sait qu'une femelle bouledogue peut mettre au monde des portées d'une douzaine de petits après une gestation de 10 à 12 mois, on imagine la vitesse à laquelle l'espèce est capable de coloniser un littoral. Et à prendre la place des requins de récifs qui ont aujourd'hui totalement disparu.
Dès lors se dégage une solution de bon sens à même de préserver la biodiversité de notre ile, tout en protégeant les surfeurs qui ont le droit de se livrer à leur sport favori : Il suffirait de maintenir la Réserve marine, et même éventuellement de la développer, tout en ré-autorisant la pêche des requins.
J'ai déjà eu l'occasion de développer tous les arguments en faveur d'une reprise de cette pêche (voir article ici) et honnêtement, je pense que c'est la seule solution sensée capable de ramener le calme dans ce dossier ultra-sensible. On peut même imaginer que la Région verse une subvention pour chaque requin tigre ou bouledogue pêché. Ce serait bien plus intelligent que de couper les aides à la Réserve marine...

par www.ipreunion.com - le 24 février 2017 à 13:49 - "N’associez surtout pas mon fils Alexandre à ce genre de comportement"

La réserve marine a été vandalisée dans la nuit. Des tags et cinq cocktails molotov ont été découverts, ce vendredi 24 février 2017, par un agent de la réserve, au moment de sa prise de poste aux environ de 6 heures. C’est lui qui a prévenu les gendarmes, qui se sont rendus sur les lieux. Sur les murs, les inscriptions "Krapo" ont été découvertes, en référence à Alexandre Naussac, le boadyboarder qui a perdu la vie après une attaque de requin ce mardi. La famille a condamné ces actes sur les réseaux sociaux. "N’associez surtout pas mon fils Alexandre à ce genre de comportement", a écrit sa mère.
                                     "Nous ne souhaitons pas non plus qu’on accuse des animaux sauvages de la mort d’Alex"
La famille de la victime n’a pas tardé à réagir, sur les réseaux sociaux. "Nous ne cautionnons pas ces actes, a écrit son frère, ce matin. Nous la famille, nous ne souhaitons pas que la mort d’Alex soit utilisée pour justifier tel ou tel acte. Nous ne souhaitons pas non plus qu’on accuse des animaux sauvages de la mort d’Alex. Alex était un grand passionné et était pleinement conscient des risques qu’il prenait". Sa mère a également posté un message, en milieu d’après-midi : "N’associez surtout pas mon fils Alexandre à ce genre de comportement. Il était trop respectueux de l’environnement et des animaux et même de vous qui publiez en son nom des atrocités".

Zinfos974.com - Vendredi 24 Février 2017 - 09:52 - Slide - A la Une - La Réserve marine attaquée aux cocktails Molotov

Mauvaise nouvelle pour les employés de la Réserve marine ce vendredi. Le site a été attaqué aux cocktails Molotov et tagué.
C’est un agent qui a fait la découverte ce matin, aux alentours de 6 heures du matin. Cinq cocktails Molotov ont été envoyés depuis la partie arrière de l’enceinte, abîmant un des véhicules.
Le message "Assassins Krapo", le surnom d’Alexandre Naussac, le bodyboarder tué par un requin mardi à la Rivière-du-Mât, a également tagué sur les murs de l’enceinte. Plusieurs véhicules ont été abîmés, dont un destiné à la visite du sentier sous-marin. Une classe d’école devait d'ailleurs faire une visite ce vendredi, visite annulée en raison de ces faits.
Les gendarmes de l’investigation criminelle sont actuellement sur place pour effectuer des relevés d’empreintes.
Dans un communiqué, le Préfet condamne "fermement ces actes qui ne peuvent trouver aucune excuse". La Préfecture "réaffirme le soutien de l’État à la Réserve marine et appelle chacun au respect mutuel et à l’apaisement".
La Réserve marine avait déjà été attaquée aux cocktails Molotov, à la suite du décès d'Elio Canestri en 2015.

par www.ipreunion.com - le 24 février 2017 à 09:57 - Des tags et cinq cocktails molotov découverts ce matin dans l’enceinte de la réserve marine

La réserve marine a été vandalisée dans la nuit. Des tags et cinq cocktails molotov ont été découverts, ce vendredi 24 février 2017, par un agent de la réserve, au moment de sa prise de poste à 6 heures. C’est lui qui a prévenu les gendarmes, qui se sont rendus sur les lieux. Les investigations sont en cours. (photo d’illustration)
Un véhicule a été endommagé et partiellement brulé et cinq cocktails molotov ont été retrouvés. Des inscriptions ont été taguées à l’arrière de la réserve, on peut lire "Krapo" et "Assassins Krapo".

Zinfos974.com - Jeudi 23 Février 2017 - 18:07 - Communiqué - Surf, requin, protection, réserve marine : Avec dignité, recueillement, mon point de vue (Vanessa Miranville)

Je suis triste du décès d'Alexandre Naussac, nous sommes de la même génération, d’un âge ou nous vivons à fond nos passions.
Nous comprenons l'émotion Jean Paul Virapoullé. Un drame de ce type vous touche fort, en qualité d'être humain et en qualité de maire responsable de la sécurité de vos concitoyens.
A la Possession nous allons renforcer l’information, les contrôles, et verbaliser les jeunes que l'on aperçoit parfois surfer, pas pour les embêter, mais pour les protéger.
Le recueillement suit l’émotion, puis vient le temps des décisions. Ici tout est mélangé, un maire sous l'émotion fait des annonces qui impactent toute la Réunion, M.Virapoullé tente de décider seul de l’avenir du lagon, de notre écosystème.
C'est un sujet très complexe, qui projette une partie de la population contre l'autre. Notre devoir de maires, de responsables politiques de la Réunion, est de trouver les bons équilibres, les meilleures décisions, pas de dénigrer les scientifiques, pas d'imposer nos idées comme si tous les autres étaient des incompétents.
Il y a besoin de revoir certaines positions de la réserve marine, il y a probablement des équilibres différents à trouver, mais faisons le ensemble, dans le dialogue constructif, comme des adultes responsables.
J'entends les surfeurs, nous devons les aider, mais qui peut croire que supprimer la réserve marine va leur permettre de surfer demain partout, sans risque ?
J’ai lu ce que disait hier Gérard Itema, dit "Kaf", surfeur très connu à St Benoit "plutôt que de critiquer allons trouver ensemble des solutions" "j'appelle à la sécurisation de quelques sites autour de l'île pour faire baisser la pressions sur les spots de l'ouest »
Je suis d’accord avec ses deux propos : travaillons tous ensemble dès demain à la meilleure réponse, et imaginons des spots sécurisés, des stades de la mer permettant les sports nautiques en toute sécurité sur quelques spots de l’ile.
Vanessa Miranville. - Maire de la Possession - Présidente du mouvement citoyen CREA (Citoyens de la Réunion En Action) -

Paris (AFP) - le 23/02/2017 - La légende du surf Kelly Slate appelle à des "abattages" de requins à La Réunion

La légende du surf Kelly Slater s’est prononcé pour un "abattage massif" de requins à La Réunion après l’attaque mortelle d’un squale sur un jeune bodyboardeur mardi .
"Je ne vais pas être populaire en disant cela, mais il y a besoin d’un abattage massif (de requins) à la Réunion et cela devrait avoir lieu tous les jours", a posté l’Américain, 11 fois champion du monde, sur le compte Instagram de Jérémy Florès.
Slater réagissait à une photo publiée mercredi par le surfeur français en hommage au jeune homme tué par un requin à La Réunion.
"Il y a un énorme déséquilibre dans l’océan à cet endroit", a ajouté Slater. "Si le monde entier connaissait autant d’attaques personne n’irait dans l’océan et des millions de personnes mourraient de cette manière. Le gouvernement français doit trouver une solution au plus vite. 20 attaques depuis 2011 !?" s’est-il indigné.
Kelly Slater, réputé pour son activisme pour la défense des océans, a provoqué d’innombrables réactions dans la communauté des surfeurs. A commencer par celle Jérémy Florès lui-même, qui a tenu à remercier le surfeur de 45 ans.
"Notre problème ici, ce sont les requins bouledogue, ils tuent tout, y compris beaucoup d’espèces de requins protégées", a déploré le Français.
"Les gens meurent les uns après les autres et pour certains c’est normal, mais ça ne l’est pas", a-t-il ajouté.
Se qualifiant lui aussi de défenseur de l’environnement, Florès s’est dit "fatigué de pleurer nos frères".
"Merci pour ton commentaire, cela donne de l’espoir de savoir que quelqu’un qui connaît si bien l’environnement comprenne le cauchemar que l’on vit ici", a salué Florès.
"Et à tous nos détracteurs, essayez de comprendre notre situation avant de donner votre opinion sans savoir", a-t-il conclu.

Zinfos974.com - Mercredi 22 Février 2017 - 18:07 - Interdiction de navigation temporaire à la pointe de la rivière du Mât

L’arrêté préfectoral concernant le dispositif post-attaque, en vigueur depuis 11h hier, a été publié ce mercredi. Ces dispositions font suite à l'attaque mortelle dont a été victime Alexandre, bodyboarder de 26 ans, mardi 21 février.
Toute activité, qu'il s'agisse de baignade, de plongée ou de pêche est interdite au lieu-dit de "la rivière du Mât", à Saint-André.
Il est précisé que seuls les navires professionnels et leur équipage intervenant dans l’opération, désignés par le Comité régional des pêches et des élevages marins (CRPMEM) de la Réunion sont autorisés à naviguer dans la zone.
Le "mouillage, le stationnement et la circulation de tout navire immatriculé" sont interdits, détaille l’arrêté.

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Zinfos974.com - Mercredi 22 Février 2017 - 17:48 - Un requin tigre de 3,5 mètres prélevé à Saint-Paul

Un requi- tigre femelle de 3,5 mètres a été prélevé dans la baie de Saint-Paul à 5h ce mercredi matin.
Contrairement au prélèvement hier soir, qui a été effectué dans le cadre du dispositif post-attaque suite à l’attaque de requin hier matin à Saint-André, ce requin tigre a été prélevé dans le cadre du projet "Cap requins 2".

Zinfos974.com - Mercredi 22 Février 2017 - 14:39 - A la Une - Kelly Slater appelle à l'abattage quotidien des requins à La Réunion

Kelly Slater, multiple champion du monde de surf, appelle à l’abattage quotidien des requins à La Réunion: "Honnêtement, je ne serai pas populaire en disant ça mais il doit y avoir un abattage sérieux à La Réunion et ça devrait se faire tous les jours".
Selon lui, il y a un déséquilibre flagrant dans l’océan Indien. "Si le monde entier avait le même taux d’attaques, personne n’utiliserait l’océan et des millions de personnes mourraient comme ça. Le gouvernement français doit résoudre ce problème le plus rapidement possible", a-t-il posté sur le mur d’un réseau social de Jeremy Flores.
Il termine en demandant bien s’il s’agit bien de 20 attaques depuis 2011…

IMAZPRESS Réunion - 22/02/2017 - Courrier des lecteurs - Requins : "Thierry Robert avait raison"

"Aujourd'hui nous vivons encore une fois un drame lié aux attaques de requins ! J'entends Monsieur Virapoullé s'égosiller pour dire qu'il faut pécher les requins et dire stop à la réserve marine. Il aura donc fallu attendre qu'un jeune de plus perde la vie sur SA commune pour qu'il réagisse" écrit Louis Payet, dont nous publions l'intégralité du courrier ci-après.
Mais que dit-il ? Si ce n’est la même chose que le Député maire de Saint-Leu Thierry Robert. Sauf que Thierry Robert l’a dit il y a 3 ans. Oui Thierry Robert avait raison, cette réserve marine est mal située ,si proche de La Réunion. Et c’est en 2017 que le maire de Saint-André découvre cette vérité. Et on apprend aussi à l’occasion de ce drame que La Région aussi ne voudrait plus financer la réserve !
Sans vouloir faire de la politique pour ou contre quelqu’un, je constate un fait : Thierry Robert est une personnalité, que certains qualifie de grande gueule, parce qu’il ose dire la vérité ! Et cette vérité dérange le "système" pour reprendre un terme à la mode.
Oui Thierry Robert avait et a toujours raison quand il s’élève contre l'administration qui gère le parc marin et la réserve marine,
Oui, il a raison quand il se dresse contre les monopoles (carburant, ciment)
Oui, il a raison quand il dénonce les coûts des billets d’avion,
Oui, il a raison quand il se bat contre les contraintes du Parc National,
Oui, il a raison quand il dit que le chantier de la NRL est mal ficelé et va ruiner La Réunion.
Oui, il a raison quand il fait face aux "lamontreur de dehors" !
Oui, il a raison quand il déclare qu’il ne se prosterne pas pour avoir un morceau de chemin ou un port !
Et je pourrais citer encore d’autres exemples. Mais malheureusement Thierry Robert a raison trop tôt pour certains de ses collègues qui le suivent quand le drame arrive et que c’est trop tard.
Mais nous simples citoyens réunionnais nous allons le suivre maintenant. Il est temps de changer nos gouvernants et faire confiance à cette nouvelle génération !
Louis Payet

mnb/mp/www.ipreunion.com - 22/02/2017- C'est la première attaque mortelle dans l'est depuis 1989

Alexandre Naussac, 26 ans, tué par un requin ce mardi 21 février à l'embouchure de la rivière du Mât (Saint)-André) était un bodyboardeur aguerri. Il a été attaqué alors qu'il était en pleine session de bodyboard en compagnie de plusieurs amis. C'est la première fois depuis 1989 qu'une attaque mortelle de squale se produit sur la côte est de l'île réputé pour sa dangerosité. Le drame a déclenché la colère de Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André. " il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c'est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu'ils aillent vivre ailleurs" a-t-il déclaré
En 1989, c'est à Sainte-Suzanne qu'un surfeur décéde d'une attaque de requin. Bruno Giraud est happé par un squale alors qu'il pratique sa passion. Le drame se passe au lendemain d'une compétition de surf.
28 ans plus tard, c'est près de l'embouchure de la Rivière du Mât, à Saint-André, qu'Alexandre Naussac a perdu la vie. Il était en pleine session de bodyboard avec des amis lorsqu'un squale l'a happé et mordu mortellement à l'artère fémorale. Affolés, ses compagnons sont sortis de l'eau et ont alerté les secours. Lorsqu'il est hissé sur le rivage par les pompiers, il est déjà décédé après s'être littéralement vidé de son sang dans l'eau. Le squale lui avait arraché une jambe et gravement mordu à l'abdomen.

Suite à ce drame, les enquêteurs ont recueilli les témoignages de quatre personnes présentes lors de l'attaque. Encore sous le choc du traumatisme, elles avaient du mal à verbaliser ce qui s'était passé, rapporte une source proche de l'enquête. Selon des pêcheurs et des riverains, le bodyboardeur aguerri avait repéré ce spot avec des amis depuis le week-end dernier. Ils auraient alors décidé de venir partiquer leur passion en s'équipant de jumelles et d'un drone pour surveiller l'eau. Cela n'a pas été suffisant.

Très remonté, le maire de Saint-André, Jean-Paul Virapoullé, interrogé par Réunion 1ere a mis en cause les scientifiques cherchant une solution à la crise squale. Il lancé : " il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c'est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu'ils aillent vivre ailleurs"

- Pas de risque zéro -
Le jeune tué mardi par était employée par la ligue de surf de La Réunion en tant que vigie requin dans le cadre de "Vigie requin renforcée". Il s'agit d'"un dispositif de surveillance permettant aux surfeurs licenciés de pratiquer leur sport dans des conditions optimales, même si le risque zéro n'existe pas", a précisé Eric Sparton, président de la ligue locale de surf.

"La dangerosité du site était signalée par des panneaux d'interdiction de baignade et d'activités nautiques, mais ils ont été sciés au cours du week-end, selon des riverains", a affirmé Marie-Lise Chane To, adjointe au maire de Saint-André.
"Ils venaient ici depuis quelques jours, je leur ai dit qu'il y avait des requins et qu'ils ne devraient pas se mettre à l'eau, il ne m'ont pas écouté" déplore un pêcheur habitué des lieux.
Tout de suite après le drame "a procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins est activée. Ce dispositif prévoit la réalisation d'opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l'attaque", a précisé la préfecture.
- La 20ème attaque depuis 2011 -

C'est la 20e attaque de requin depuis 2011, le début de la crise. Huit de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs. "Cet accident est intervenu alors que les activités nautiques et de baignade étaient interdites dans cette zone", a rappelé ce mardi la préfecture de La Réunion dans un communiqué.
Après une recrudescence d'attaques de requins, la préfecture avait pris un arrêté en juillet 2013, interdisant "dans la bande des 300 mètres du littoral (...), sauf dans le lagon et dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin", a-t-elle insisté.
Située à l'embouchure d'une rivière, la zone est connue pour être dangereuse, comme l'ensemble du littoral est de l'île.
La dernière attaque de requin remonte à août dernier. Un surfeur de 20 ans avait été attaqué au large de la plage de Boucan Canot (côte ouest de la Réunion), par un squale qui lui avait sectionné le bras droit et l'avait mordu sévèrement à la cheville droite. Il s'était baigné malgré l'interdiction décidée en raison de filets anti requins endommagés. Il avait pu être sauvé par un maître nageur sauveteur (MNS) qui s'était porté à son secours à bord d'un jet ski.
Cette nouvelle attaque intervient alors que les compétitions de surf, interrompues à cause des attaques de requins, avaient pu reprendre en février 2016 après cinq ans d'absence. Elles avaient été arrêtées après que le surfeur réunionnais Eric Dargent eut été happé par un requin qui lui avait arraché la jambe en 2011. Le surfeur, aujourd'hui âgé de 39 ans, a coinventé une prothèse, récemment commercialisée, avec laquelle il continue à vivre sa passion.

Cette "crise requin" a eu un fort impact sur l'activité surf dans l'île, d'où sont originaires de nombreux champions français.


Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 23:39 - Pierrot Dupuy - Lettre ouverte à Ericka Bareigts : Vous devez autoriser la consommation de chair de requin

Deux arrêtés préfectoraux du 6 septembre 1999 et du 3 juin 2006 réglementent ou interdisent la commercialisation de certaines espèces de poissons, dont les requins tigre et bouledogue.
Officiellement, il s'agit de protéger les Réunionnais des risques de la ciguatera, une maladie qui s'attrape en mangeant des poissons qui se nourrissent d'une certaine algue. Et le requin étant au bout de la chaine alimentaire, il peut en contenir après avoir lui même dévoré des poissons contaminés.
L'intention est louable. Sauf que cette interdiction a été prise sous la pression de lobbies écologistes qui rodaient à l'époque à l'intérieur ou autour de certains ministères à Paris -sans compter quelques relais locaux- et n'a aucune raison d'être scientifique.
Des études réalisées par l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) ont clairement démontré que la ciguatera n'a été trouvée dans aucun des prélèvements effectués sur la totalité des requins prélevés à la Réunion dans le cadre de l'opération Cap Requins.
On a pourtant mis les moyens pour en trouver. On a utilisé les méthodes les plus modernes. Sans résultat.
L'interdiction de consommer de la chair de requin a cependant été maintenue au motif qu'il a été démontré qu'un -oui, vous avez bien lu, un seul- requin avait effectué le trajet entre la Réunion et Madagascar. Or, la ciguatera est présente dans la Grande Ile, où elle occasionne de temps en temps des décès.
Sur la base de cet unique cas de requin surpris à voyager entre les deux iles, le Préfet a donc décidé de maintenir son interdiction.
Cette décision, comme souvent, est en fait une vaste fumisterie. Nul n'ignore à la Réunion que des requins sont régulièrement pêchés. Il n'y a qu'à jeter un oeil sur certaines pages Facebook regroupant des communautés de pêcheurs et où sont régulièrement publiées des photos de prises. Et devinez où finissent ces requins? Dans la marmite, pardi ! Sans qu'on ait jusqu'à maintenant entendu parler d'hospitalisations ou de décès dus à la ciguatera...
En fait, si le Préfet n'autorise pas la consommation de chair de requin, c'est uniquement sur ordre du gouvernement qui n'a pas envie de se voir désigné à la vindicte populaire par les puissantes associations écolo qui sévissent à Paris.
Alors, pour ne pas les froisser tout en donnant l'impression aux Réunionnais qu'on fait quelque chose, on adopte comme souvent une solution médiane : on maintient l'interdiction de consommer, mais on autorise les prélèvements sous couvert de recherche scientifique... Ca me fait penser aux Japonais qui continuent à pêcher la baleine soit disant pour effectuer des études scientifiques !
Le résultat est à la hauteur des moyens hypocrites utilisés : le gouvernement réussit à se mettre à dos à la fois les associations écologistes qui condamnent la pêche dans le cadre de Cap Requins... et les Réunionnais qui sont dans une immense majorité favorables à cette pêche et cette consommation !
Nous avons depuis quelque temps une ministre réunionnaise au gouvernement. Son mentor, Gilbert Annette, nous a révélé le jour des voeux à la presse, en début d'année, avoir rencontré Jean-François Nativel et s'être laissé convaincre par lui de la nécessité de rendre la mer aux Réunionnais... et de pêcher et consommer le requin.
S'il vous plait Mme Bareigts, faites quelque chose de bien avant de quitter le gouvernement dans quelques semaines : Demandez au Préfet de publier un nouvel arrêté autorisant la consommation de chair de requin.
Dans le même temps, la Région a annoncé aujourd'hui qu'elle était prête à subventionner les pêcheurs pour les inciter à pêcher.
En cumulant ces deux mesures, vous verrez que, comme aux Seychelles ou à Maurice, on ne parlera bientôt plus de "risque requin" et que les Réunionnais pourront enfin se réapproprier la mer.
Et le tourisme pourra enfin redémarrer.


Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 18:50 - Attaque de requin : Le récit de l'intervention aérienne

Ce mardi, un bodyboardeur a été victime d’une attaque de requin à l’embouchure de la Rivière-du-Mât à Saint-André. Un dispositif de secours a rapidement été mis en place par le commandement du SDIS pour lui porter secours. En vain.
A 9h07, l’alerte est donnée par le Commandement du SDIS au Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne pour un corps flottant dans l'eau teintée de sang, visible depuis le rivage. L’hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie nationale (SAG) qui se rendait ce mardi matin du côté de Sainte-Rose est alors dérouté vers le lieu de l’accident.
En trois minutes, l’hélicoptère se trouve à l’embouchure de la Rivière-du-Mât à Saint-André. La victime, Alexandre Naussac, se trouve alors à 20m du bord encore attachée à sa planche de bodyboard. Aucun autre bodysurfeur ou surfeur n’est à l’eau à ce moment-là.
Le pilote tente alors, avec le souffle du rotor, de rabattre le corps vers le rivage. Les quelques mètres gagnés sont insuffisants. Sans secouriste à bord puisque partis pour une toute autre mission ce mardi matin, pilote et technicien d'hélicoptère reviennent quelques minutes plus tard avec une équipe de secours.
Un homme du PGHM, hélitreuillé au-dessus de l’eau, parvient à récupérer la planche dans une mer un peu houleuse et une eau trouble. La victime est exsangue et présente une importante morsure à l’artère fémorale.
A environ 10 mètres du bord, le leash qui relie la planche au bodyboarder se rompt. Les vagues d’environ deux mètres achèvent de ramener le corps de la victime sur la plage où les sapeurs-pompiers le prennent en charge. Il est 9h35, Alexandre Naussac est en arrêt cardio-respiratoire.
Ce mardi matin, Alexandre Naussac avait entrepris, avec quelques amis, de se jeter à l'eau. Deux d'entre-eux se sont rendus cet après-midi au commissariat de police de Saint-André, chargé de l'enquête. Après avoir été entendus, ils ont pu regagner leur domicile. Une autopsie devrait avoir lieu ce mercredi.

Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 17:46 - Pierrot Dupuy [BLOG DE PIERROT] Il a joué à la roulette russe... Il a perdu...

Faire du bodysurf dans l'embouchure de la rivière du Mât après les fortes pluies dans l'Est, c'est comme jouer à la roulette russe avec toutes les balles dans le révolver, me disait un ami. Et il a raison...
Alexandre pourtant, n'était pas un novice. Ni un Zoreil débarquant de l'avion et se jetant dans la première vague venue. Originaire de St-Gilles, il était passionné de bodyboard, le pratiquait de longue date. Fils de secouriste, il avait travaillé sur la Tropica Dingue en 2015 avec Illop Sport en tant que maître nageur. Il était également vigie-requin. C'était donc un professionnel aguerri parfaitement au courant des risques.
Il y a peu, un ami lui avait déconseillé d'aller surfer dans l'est, quand "Crapo" comme on le surnommait affectueusement, le lui avait révélé. Mais la passion était la plus forte. L'addiction même, pourrait-on dire.
Comment expliquer que, connaissant les risques, Alexandre les ait bravés malgré tout? Cet ami ne voit qu'une explication... Si ces surfeurs ont pris le risque d'aller taquiner la vague dans cette zone pourtant réputée accidentogène, c'était pour échapper aux gendarmes qui les traquent dans l'Ouest... L'explication vaut ce qu'elle vaut...
Pour une fois, on ne peut rejeter la faute sur les autres.
Le maire de Saint-Paul a fait les efforts tant financiers qu'humains pour mettre en place des zones protégées par des filets où les surfeurs et bodyboardeurs peuvent s'adonner à leur passion en toute sécurité.
L'Etat et la Région ont également fait ce qu'il fallait faire.
Le préfet rappelle régulièrement l'interdiction de baignade à chaque fois qu'il en a l'occasion. La dernière fois, c'était il y a une quinzaine de jours, à l'occasion de ses voeux à la presse.
Ce n'est pas faute non plus aux associations de prévention de faire passer le message.
Rien n'y fait. Il y a toujours quelques passionnés (inconscients ?) pour braver les interdits, histoire d'assouvir leur passion.
Résultat : A peine une heure après le drame, la nouvelle était déjà en bonne place sur BFMTV et sur toutes les chaines d'infos en continu. Et elle fera la Une demain de tous les journaux papier.
Et le tourisme qui commençait à peine à redresser la tête, va encore péricliter, avec à la clé des millions d'euros qui ne seront pas injectés dans l'économie locale, avec des pertes d'emplois.
D'un côté, nous avons bien sûr envie de regretter autant d'insouciance. Et d'un autre, comment ne pas s'apitoyer sur le sort de ce jeune à qui la vie souriait? Comment ne pas penser à sa famille, à ses amis?
Un sentiment d'impuissance commence à nous envahir. A chaque drame, nous répétons la même chose et ça n'empêche pas que certains inconscients se jettent à l'eau dans des endroits totalement dangereux. Et ce soir peut-être, demain, ou dans une semaine, d'autres recommenceront là ou à quelques kilomètres de là...
Que faire? J'avoue que les bras m'en tombent...
Puisque la prévention ne suffit pas, peut-être ne reste-t'il que la répression. Et dans ce domaine, seul vous Monsieur le Préfet disposez des moyens nécessaires. Vous ne pensez pas qu'il serait peut être temps de passer des consignes un peu plus sévères à vos gendarmes et policiers?
Ou alors, il reste la méthode de Jean-Paul Virapoullé qui, à sa façon, certes un peu brutale, a posé le problème ce midi sur Antenne Réunion : "C'est les requins bouledogues ou les vies humaines"...
L'éternel débat est relancé...


Zinfos974.com -Mardi 21 Février 2017 - 17:44 - Sébastien Hoarau - "Il y a un risque requin mais pas à chaque fois qu’on pose les pieds dans l’eau"

Quelques heures après le dramatique accident survenu à Saint-André, la soeur d'un des bodyboarder présents livre ses craintes, lorsqu'elle sait que son frère va prendre la vague, comme ce mardi matin à l'embouchure de la Rivière-du-Mât..
Connaissiez-vous Alexandre ?
La soeur d'un bodyboarder à l'eau (elle souhaite garder l'anonymat) : Je le connais à travers mon frère qui est un bodyboarder depuis tout petit. Mon frère a 29 ans aujourd’hui. Il est rider de l’Est depuis l’âge de 10 ans et c’est vrai que nous, sa famille, on a toujours eu cette crainte, n’étant pas surfer nous-même.

Vous dites qu'Alexandre n’était pas quelqu’un d’inconscient ?
Alexandre n’était pas quelqu’un d’inconscient, c’est quelqu’un un qui a fait sa passion dans une île qui est dans une crise qui ne s’explique pas à l’heure actuelle et je ne suis pas d’accord qu’on pointe le doigt les surfeurs parce que ce ne sont pas eux les coupables. Ce ne sont peut-être pas les requins… sur ce coup-là c’est un requin qui l’a mangé, mais la culpabilité, elle vient de plusieurs paramètres et ça les gens veulent les ignorer en disant que le requin il est chez lui à l’eau… Oui ! Oui il y a toujours eu des requins ! Oui il y a un risque requin mais pas à chaque fois qu’on pose les pieds dans l’eau, pas 4 ou 5 fois l’année où un jeune se fait manger et je ne suis pas d’accord qu’on tire sur les surfeurs pour dire que ce sont des inconscients. Ce sont des gens qui vivent une passion. Oui c’est une passion extrême et c’est peut-être pour ça qu’on peut penser à de l’inconscience mais elle est aussi extrême que le ski ou qu’une course automobile.

Votre frère vient-il surfer ici ?
Mon frère surfe ici, il y était... il y était ce matin.

Dans quel état est votre frère ?
Pas bien ! Et on le soutient. On sait qu’il doit être solidaire de ses amis et que l’heure est au recueillement et non à la polémique pour l’instant.

Et c’est quelqu’un qui n’est pas inconscient ? Il est parti sur son bodyboard à l’eau !
Non il n’est pas inconscient, il est parti souriant. Il avait prévu de faire sa journée… Il a même refusé qu’un touriste rentre à l’eau. On dit tu connais pas les lieux, tu ne rentres pas, tu ne prends pas de risque. Il savait qu’il rentrait, il savait qu’il y avait des risques. Il le fait en toute conscience mais c’est vrai que lorsqu’un drame les touche, c’est l’hécatombe ! Comme toute perte d’êtres humains ça peut pas être bien fait pour lui… c’est inhumain ! Pour moi les gens qui disent ça sont inhumains. Moi je ne surfe pas, je réprimande mon frère quelques fois parce que je le dis oui, tu vas pas aller surfer maintenant parce que je suis une sœur inquiète ! Mais en même temps je respecte sa passion et je ne veux pas qu’il arrête même s’il arrive des drames parce que je sais que c’est son équilibre comme un footballeur qui va arrêter, il va être malade. Un surfeur qui va arrêter de rider va être malade.


Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 15:21 - Communiqué - Jean-Bernard Galvès: "On a ainsi fixé sur la Réunion les requins de passage "

Jean-Bernard Galvès, s'est exprimé suite à l'attaque de requin qui a couté la vie ce mardi à un bodyboardeur à Saint-André. Le porte-parole d’un collectif d’une dizaine d’associations de protection de la nature dont Sea Shepherd, Sauvegarde pour les requins, ASPAS ou encore la Fondation Brigitte Bardot, exhorte les passionnés de surf à respecter l'interdiction préfectorale.
"Un jeune homme vient de perdre la vie à Saint-André dans un nouvel accident de requins.
Nous présentons à la famille et aux amis du jeune homme nos plus sincères condoléances.
Nous exhortons les jeunes à respecter l’interdiction de baignade et de surf dans les espaces non protégés et le préfet à si prompt à dépenser des millions pour une pêche irresponsable à faire respecter ses propres arrêtés.
Cet accident intervient en pleine consultation sur la pêche dans la Réserve marine.
Rappelons qu’il n’y a pas de réserve marine à Saint-André, mais qu'’il suffit de quelques heures à un requin pour passer de la côte ouest à la côte est comme le programme Charc l’a montré.
On a installé une ceinture d’appâts devant la côte ouest et étendu cette ceinture d’appâts jusqu’à Sainte Marie. On a ainsi fixé sur la Réunion les requins de passage qui font tranquillement le tour de l’ile.
Les observations de requins hors saison n'ont jamais été aussi nombreuses que depuis que l'appâtage insensé de l'expérimentation Cap requins a été étendu.
On déplore aujourd'hui un nouvel accident mortel".

par www.ipreunion.com - le 21 février 2017 à 14:50 - Le jeune bodyboardeur tué par un squale était vigie requin

Ce mardi 21 février 2017, un jeune bodyboardeur a été attaqué par un squale à l’embouchure de la Rivière du Mât, à Saint-André. Gravement mordu à l’artère fémorale, il s’est vidé de son sang et était déjà décédé à l’arrivée des pompiers. La victime de 26 ans était employée par la ligue de surf en tant que vigie requin jusqu’à l’année dernière.
Le jeune homme était connu par la communauté de surfeurs et bodyboardeurs de l’île. Âgé de 26 ans, Alexandre Naussac était en pleine session de bodyboard lorsqu’il a été mortellement mordu par un squale à l’artère fémorale.
Jusqu’à l’année dernière, la victime était employée par la ligue de surf de l’île en tant que vigie requin dans le cadre du programme "Vigie requin renforcée". Ce dispositif de surveillance a été mise en place pour permettre "aux surfeurs licenciés de pratiquer leur sport dans des conditions optimales, même si le risque zéro n’existe pas" indique son président Eric Sparton.
Selon des pêcheurs présents sur les lieux, ce n’était pas la première fois que le sportif s’adonnait à sa passion de ce côté de l’île. La sous-préféte de Saint-Benoît a rappelé que la baignade et les activités nautiques sont interdites à cet endroit, qui se trouve à l’embouchure de la Rivière du Mât.


Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 14:26 - Saint-André: Des pêcheurs affirment avoir prévenu les surfeurs

A quelques mètres du corps recouvert d'un drap blanc témoignant du drame qui venait de se dérouler, un groupe de 6 pêcheurs n'en revient toujours pas. Grands connaisseurs du littoral, ces habitués affirment avoir averti les jeunes surfeurs ces derniers jours et ce, à plusieurs reprises.
"Cet endroit-là la jamais été un endroit pou fait du surf", affirme l'un d'entre eux, pêcheur de bichique à l'occasion. Les pêcheurs de la Rivière-du-Mât indiquent avoir vu des surfeurs venir ici il y a environ deux semaines, déjà. Serait-ce le même groupe qui est venu ce matin s'exercer face à une mer houleuse ? Impossible de le dire pour l'instant.
Un autre pêcheur met en avant le temps exécrable: "le temps lé dégueulasse ces derniers temps dans l'Est, l’eau lé sale. Ici la pluie i tombe depuis plusieurs jours. Nou l'avé prévenu a zot, que n'avait des requins té tourne dans les parages", mais ces derniers retiennent que le groupe de surfeurs, une petite dizaine de personnes selon eux, n’a pas tenu compte de cet avertissement.

Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 13:18 -Le panneau avertissant du danger a été dégradé récemment selon la mairie

Le panneau avertissant du danger a été dégradé récemment selon la mairie
Stupéfaction ce mardi dans l'Est. La ville de Saint-André est à son tour confrontée à l'actualité d'une attaque de requin. Contre toute attente, c'est à proximité d'une embouchure que celle-ci s'est produite. Là-même où personne n'aurait imaginé que des surfeurs puissent venir un jour s'adonner à leur passion.
Sur place ce matin, la 1ère adjointe au maire a rapidement évoqué la présence d'un panneau signalant le danger. Ce dernier a cependant été "scié", tout récemment au vu de son état, si bien qu'en l'état aucun affichage n'apparaît sur les lieux malgré le danger évident.
Marie-Lise Chane-To rappelle que la mairie avait publié un arrêté municipal le 6 mars 2016. Elle confirme que cet arrêté n'avait pas été pris en raison du signalement de surfeurs sur le littoral de Saint-André. Il avait été publié à titre "préventif". Un arrêté qui interdit tout bonnement la baignade et la pratique de sports nautiques le long du rivage de la commune.

Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 12:12 - Attaque mortelle de requin: "C'est inimaginable que l'on puisse surfer ici"

Une attaque de requin mortelle s'est produite ce matin à Saint-André. Abasourdie, la mairie a même du mal à croire que des surfeurs aient pu être tentés de surfer le long de son littoral. La mairie rappelle que le panneau signalant le danger qui était installé a été dégradé.
"Quoi qu'il en soit, le risque était évident, avec ou sans panneau", insiste la mairie. "Il faudrait des panneaux tout autour de La Réunion", ajoute la municipalité, de façon officieuse, alors que la 1ère adjointe au maire arrive sur les lieux de cette attaque. "Qu'il y ait des panneaux sur la zone balnéaire, c'est un fait mais à Saint-André, tout le monde sait qu'il ne faut pas s'y risquer. C'est inimaginable que l'on puisse surfer ici", rappelle-t-on à travers ce message de prudence permanent.
A la connaissance de la mairie, les vagues de Saint-André n'ont jamais été prisées, contrairement à Saint-Benoît qui a ses habitués. "Un surfeur sur la côte de la Rivière du Mât, c'est la première fois que l'on en entend parler, en plus du côté de l'embouchure", s'en étonne la mairie.
Ce matin, selon les premiers témoignages qui commencent à affluer, la mer présentait une houle assez conséquente.

Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 11:31 - Deux attaques spectaculaires de requin dans l'Est ces dernières années

La Réunion comptabilise une nouvelle attaque de requin. Cette fois-ci, le drame est survenu dans l’Est de l’île, dans un secteur peu connu pour la pratique des sports de glisse.
Si aucune attaque mortelle n’avait été signalée sur la côte Est depuis la crise requin, une attaque avait marqué les esprits il y a 7 ans. C’était en 2010, déjà, aux prémices de la fameuse crise requin. Ce samedi 27 mars 2010, un surfeur d’une trentaine d’années s’adonne à son sport favori sur le spot du Butor à Saint-Benoît. Il est 11h15 lorsque sa route croise celle d’un requin. Après une lutte acharnée avec le squale, l’homme s’en sort miraculeusement, avec deux petites blessures. L’image de sa planche déchiquetée fera le tour de l’île et témoignera ce jour-là du risque mortel auquel il a réchappé.
Le surfeur résidant à Bras-Panon racontera avoir eu beaucoup de chance : "J'étais seul dans l'eau au pic. Il n'y avait que deux personnes à proximité du bord. J'étais entre deux vagues et j'ai vu une masse me charger sur le côté arrière droit de ma planche. Le requin a détruit ma planche et une des dérives arrières. (...). J'ai eu beaucoup de chance car je m'en suis sorti qu'avec deux pointes de dents sur le postérieur. J'ai bataillé avec le requin en me défendant du mieux possible avec ma planche, expliquait le surfeur."
Deux ans plus tard, toujours sur le même spot. Lundi 5 mai 2012, un bodyboarder de 31 ans, est chargé par un requin aux abords du Port de la marine. Il est environ 14H30. Là aussi, le jeune amateur de glisse s’en sort miraculeusement. C’est sa planche qui est mordue à deux reprises. L’homme n’est que blessé.

Zinfos974.com - Mardi 21 Février 2017 - 11:55 - Attaque mortelle de requin : La préfecture active le dispositif post-attaque

Attaque mortelle de requin : La préfecture active le dispositif post-attaque
Suite à l'attaque mortelle de requin survenue ce mardi matin à Saint-André, à l'embouchure de la rivière du Mât, la préfecture a déclenché le dispositif post-attaque qui prévoit des opérations de pêche ciblée dans la zone de l'attaque :
"Aujourd’hui, mardi 21 février 2017, peu après 9h00, à proximité de l’embouchure de la Rivière du Mat, sur la commune de Saint-André, un jeune homme de 26 ans a été victime d’une attaque de requin alors qu’il surfait avec une planche de bodyboard. Il est décédé des suites de cette attaque. Une cellule d’urgence médico-psychologique est déployée pour assister les témoins.
La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins est activée par le Préfet de La Réunion. Ce dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque. Comme précédemment le comité régional des pêches, en charge de sa mise en œuvre, mobilise actuellement des navires de pêche professionnelle afin de mettre en place des dispositifs de capture et se relayer sur le secteur.
Pour rappel, la réglementation en vigueur depuis le 26 juillet 2013, relative à la pratique de certaines activités nautiques et reprise dans l’arrêté préfectoral du 8 février 2017, interdit dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin. Cet accident est donc intervenu alors que les activités nautiques et de baignade étaient interdites dans cette zone.
Suite à ce drame, le préfet de La Réunion en appelle à la responsabilité de tous et rappelle qu’il est plus que jamais impératif de respecter les interdictions en vigueur."


par www.ipreunion.com - le 21 février 2017 à 09:48 - Rivière du Mât : un jeune homme tué par un requin

Un jeune homme de 26 ans a été mortellement attaqué par un requin à l’embouchure de la Rivière du Mât (Saint-André) vers 9 heures ce mardi matin 21 février 2017. L’information donnée par Réunion Première a ensuite été confirmée par les secours. En compagnie de quelques amis le jeune homme était en pleine session de bodyboard lorsqu’il a été happé. Le malheureux a été sorti de l’eau par les pompiers vers 9 heures 30. Gravement mordu à l’artère fémoral, il était déjà décédé. La police et les gendarmes sont sur les lieux.
Le drame s’est produit sous les yeux des amis de la victime. "Ils étaient en train de faire leur bodyboard lorsque le jeune a été attaqué. Affolés, les jeunes sont sortis de l’eau" et ont prévenu la gendarmerie de Bras Panon, indique une source proche de l’enqûete. L’hélicoptère de la gendarmerie a très vite survolé les lieux et à localiser le corps du malheureux.
Le jeune homme s’est littéralement vidé de son sang et c’est exsangue qu’il a été hissé sur le rivage par les pompiers
Policiers et gendarmes sont rapidement arrivés sur les berges de la Rivière et ont procédé aux premières investigations. "Juste après l’accident des riverains ont indiqué qu’un groupe de jeunes venait faire du bodyboard depuis deux ou trois jours sur ce spot" indique une source proche des forces de l’ordre. La zone où s’est produit le drame est réputée dangeureuse. La baignade et les activités nautiques y ont d’ailleurs strictement interdites.
A la mi journée, les forces de l’ordre étaient toujours sur place, dans l’attente du médecin légiste. De nomvbreux badauds étaient massés à proximité du lieu du drame

Pour rappel, la dernière attaque de squale avait gravement blessé Laurent Chardard, 21 ans, à Boucan Canot le 27 août 2016.20 attaques depuis 2011

L’attaque de requin dont a été victime ce jeune homme à la rivière du Mât est la 20ème depuis 2011. Huit de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

• Samedi 27 août 2017 : Laurent Chardard est happé par un squale alors qu’il pratiquait le bodybord à Boucan. Il survit mais il a le bras droit et la cheville droite arrachée

• Mercredi 22 juillet 2015 : un homme est attaqué à Saint-Leu. Grièvement mordu au bras droit, il sera ensuite amputé.

• Lundi 1er juin 2015 : un surfeur confirmé de 47 ans, Eddy Chaussalet, est sévèrement attaqué alors qu’il s’apprêtait à entrer à l’eau, au niveau du Port. Il a été grièvement mordu au bras gauche.

• Dimanche 12 avril 2015 : un adolescent de 13 ans, Élio Canestri, est mortellement attaqué alors qu’il pratiquait son sport sur le spot des Aigrettes (Saint-Gilles) en compagnie de 6 autres jeunes surfeurs du pôle espoir. Sa mort provoquera une grande vague d’émotion et de colère

• Samedi 14 février 2015 : une jeune baigneuse de 22 ans est happée par un requin alors qu’elle est très près du rivage à Pont Mulla (Etang-Salé). Gravement mordue à une jambe, elle décède à l’hôpital

• Mardi 22 juillet 2014 : à Saint-Leu, Vincent, un surfeur de 51 ans est sévèrement mordu au mollet et au poignet droits. Il est secouru à temps.

• Samedi 26 octobre 2013 : Tanguy, 23 ans, est attaqué par un squale alors qu’il se trouve non loin du bord au lieu-dit le Tournant dans le secteur de Pont Mula à l’Etang-Salé. Il a eu la jambe droite sectionnée au niveau de la cuisse. Il a survécu

• Lundi 15 juillet 2013 : une jeune fille de 15 ans est tuée par un requin au niveau du cimetière marin en baie de Saint-Paul alors qu’elle se trouvait avec sa sœur à 5 mètres du bord. Pour la première fois, c’est une baigneuse qui est attaquée

• Mercredi 8 mai 2013 : Stéphane Berhamel, un touriste métropolitain de 36 ans en voyage de noces est attaqué et tué alors qu’il pratique du bodyboard sur le spot des Brisants (Saint-Gilles)

• 23 avril 2013 : un jeune surfeur de 20 ans est chargé par un squale sur le spot de la jetée à Saint-Pierre. Il n’est pas été blessé.• Dimanche 5 août 2012 : le surfeur Fabien Bujon était attaqué par un squale sur le spot de Saint-Leu. Il a survécu, mais l’animal est parvenu à lui arracher la main et le pied droits.

• Lundi 23 juillet 2012 : Alexandre Rassiga, 21 ans, est tué par un squale alors qu’il surfe sur le spot de Trois Bassins.

• Lundi 5 mai 2012 : Gérard Itéma, un bodyboarder de 31 ans, est attaqué aux abords du Port de la marine de Saint-Benoît vers 14 heures 30. Sa planche est mordue à deux reprises. L’homme n’est pas été blessé

• Vendredi 11 novembre 2011 : un pêcheur apnéiste avait été surpris par un requin au large de l’anse des Cascades à Sainte-Rose. Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son embarcation, l’homme, un Saint-Joséphois de 42 ans, a été blessé au pied gauche.

• Mercredi 5 octobre 2011 : un kayakiste avait été attaqué par un requin au large du Cap la Houssaye (Saint-Paul). Il n’avait pas été blessé.

• Lundi 19 septembre 2011 : Mathieu Schiller, ancien champion de La Réunion de bodyboard était tué par l’attaque d’un squale alors qu’il surfait à quelques mètres du rivage de la plage de Boucan Canot.

• Mercredi 6 juillet 2011 : c’est un jeune surfeur qui avait été attaqué à Saint-Gilles-les-Bains. Il s’en sortait sain et sauf avec une partie de sa planche arrachée.
Mercredi 15 juin 2011 : un bodyboarder, Eddy Auber, avait été tué au large de Ti Boucan.

• 19 février 2011 : un touriste, arrivé le jour même à La Réunion, avait été attaqué par un squale au large de Grand Fond. Le vacancier a eu la vie sauve mais la jambe sectionnée.  jm/mb/        retour sommaire

Zinfos974.com - Vendredi 24 Février 2017 - 16:58 - Apaméa DESEGAULX DE NOLET - A la Une - Réouverture de la plage des Roches Noires ce week-end

Fermée depuis le 24 août dernier suite à l'usure des filets, la baignade sera de nouveau autorisée à la Plage des Roches noires dès ce samedi. Sa réouverture dépendra du temps et de l'avancée des derniers travaux.
En raison d'une insécurité induite par la dégradation des filets anti-requin suite aux fortes houles, la plage des Roches Noires est interdite à la baignade depuis près de 6 mois. Il a donc fallu de nouveaux filets et une longue période d'attente afin d'assurer la sécurité de tous les plagistes.
Ces travaux ont nécessité plus de 100 000 euros de réparation. La mairie indique toutefois que la réouverture de la baignade sera soumise, ce samedi matin, à une vérification des filets. L'heure exacte sera communiquée demain matin.

Posté par IPR - le 28/02/2017 - il y a 1 heure - Tribune libre d'un pratiquant de paddle - Attaqué par un requin dans le lagon

(L'auteur du courrier nous a demandé de préserver son anonymat) Je suis un baigneur qui a arrêté totalement de surfer à la Réunion depuis bientôt 5 ans. Je ne me suis jamais baigné dans des zones interdites durant cette crise requin. Je me suis donc cantonné dans le lagon et au palmes masques tuba durant les filets opérationnels à Boucan avant l'attaque sur le jeune bodyboardeur Laurent (Laurent Chardard gravement blessé par un squale à Boucan - ndlr). J'ai plusieurs fois pratiqué le Stand Up Paddle dans le lagon à l'intérieur de la zone autorisée à cet effet. Cela ne m'a pas épargné du risque requin. J'ai eu une interaction avec un requin de taille conséquente dans le lagon de la Saline devant plusieurs témoins et j'ai fait une déclaration en bon et due forme au CROSS (Photo d'illustration)
"Malheureusement, cet événement n'a pas été retranscrit. Il a été déformé et transformé en une observation à environ un kilomètre au large. Lors d'une réunion avec d'autres membres du collectif en Février 2014, j'ai interpellé personnellement le préfet sur ce qui s'est passé et le fait que l'information ne sortait pas officiellement. Ceci s'est fait devant 5 témoins.
Aujourd'hui je me rends compte que la population est privée d'une information essentielle pour sa sécurité malgré plusieurs observations remontées de manière sérieuse et dernièrement une vidéo prouvant la présence de requins bouledogue dans les lagons de la Réunion.

Lettre envoyée au préfet Dominique Sorain le 27 février 2017
Objet: non prise en compte de déclaration dans les règles d'une interaction avec un requin d'environ 1,70m dans le lagon de la saline a moins de 10 mètres du bord devant des enfants bien que vous ayez été mis au courant personnellement en février 2014.

Monsieur le préfet,
cela fait 3 ans que j'ai tenté d'alerter par une déclaration au CROSS un risque d'attaque de requin dans le lagon, suite à une interaction que j'ai eu avec un requin de taille conséquente. Le 9 Novembre 2014, vers 17h30 environ, par temps dégagé et non pluvieux, alors que je pratiquais du Stand Up Paddle (planche à ramer avec une pagaie) à l'intérieur du lagon, sans vagues bien sûr et dans un périmètre autorisé à cette pratique, à environ 10 mètres du bord, un peu plus au Sud du restaurant "La Bodega", j'ai observé une masse venir à moi dans moins d'un mètre de fond.
Celle-ci s'est mise à contre jour à ma droite et a tapé contre le dessous du coté droit de ma planche. J'ai clairement vu le corps d'un requin de couleur brune: corps trapu, aileron dorsal, nageoires, mouvements de nage de droite à gauche typique et battement de la queue qui a claqué la surface de l'eau. L'animal faisait entre 1,6m et 1,7m. Un peu plus long que la moitié de ma planche de 2 mètres et quelques.
Aucune confusion possible. Il est ensuite passé sous ma planche, a fait un cercle pour revenir à contre-jour et me suivre pendant que j'essayais de regagner le bord sans perdre mon calme pour ne pas l'exciter. Une autre personne sur le bord a vu la scène et a confirmé avoir vu le requin me suivre vers le bord. Nous n'avons pas pu identifier l'espèce de requin et je ne me risquerai pas à le faire vu la furtivité de l'animal et sa rapidité d'action dans ce moment critique. Arrivé sur le bord, le requin a été vu par 4 autres personnes à plusieurs reprises, en train de chasser. J'ai prévenu les gens qui se baignaient avec les enfants en bas âge quelques 30 à 50 mètres plus loin qu'il y avait sûrement un requin dans le coin et qu'il fallait sortir de l'eau par précaution.
Je voulais prévenir du danger sans créer de panique. J'ai prévenu le CROSS comme il se doit par appel téléphonique pour lui donner tous ces éléments et on m'a informé que d'autres témoins ont corroborés les faits. J'ai donné mon identité, mon adresse, mon numéro de téléphone et on m'a affirmé que je n'avais pas à remplir un papier. Pourtant, même après que plusieurs membres du CROSS m'aient téléphonés pour me faire répéter à plusieurs reprises la localisation de l'événement, celui-ci a été classé comme observation dans la passe de la ravine de Trois Bassins.
Ce lieu se trouve à plus d'un kilomètre de l'endroit de la réelle interaction. J'ai demandé des explications au CROSS, sans réponse.
La semaine suivant les faits, des personnes connues pour être notoirement en conflit ouvert avec moi savaient par je ne sais quel moyen que c'était moi qui avait fait remonté l'information au CROSS alors qu'ils n'étaient pas présents au moment des faits. L'anonymat a été brisé. Le communiqué officiel sur le site de la préfecture décrédibilisait mon observation rendant le public ignorant de la réalité des faits.
Lors d'une réunion officielle à la préfecture de Saint Denis de la Réunion en Février 2015, j'ai été reçu par vous-même, la sous-préfète et l'ancien directeur du CROSS, (nom masqué par l'auteur du courrier - ndlr). J'étais en présence de (tous les noms ont été masqués par l'auteur du courrier - ndlr). Devant ces 4 témoins, je vous ai personnellelent prévenu qu'il était grave à mon sens que la population ne bénéficie pas de cette information et j'ai demandé pourquoi elle a été déformée. Je n'ai pas eu d'explications satisfaisantes et mon intervention à ce propos a été ignorée.

Quelques jours plus tard, la jeune Talon Bishop décédait tragiquement à l'Étang-Salé.
Depuis, j'ai rencontré plusieurs personnes qui ont observé en groupe des requins bouledogues de taille conséquente dans le lagon, qui ont prévenu comme moi le CROSS comme il se doit d'être fait et ces observations n'ont pas été officialisées. Il se trouve qu'il y aurait environ une observation par mois en moyenne de requin bouledogue de plus d'un mètre vingt dans les lagons de l'Ouest jusqu'à l'étang salé, où les plus gros spécimens ont été observés très prêt du bord à l'intérieur du bassin pirogue. Seul le lagon de Saint Pierre a été épargné par le phénomène, du fait qu'il est beaucoup plus fermé.

Cette information ne parvient pas au public.
Monsieur le préfet, aujourd'hui j'apprends sans étonnement qu'alors qu'un requin bouledogue a été formellement identifié dans le lagon de l'Hermitage vers midi ce 25 Février 2017, le public a continué à se baigner sans avoir été informé officiellement du risque. Aujourd'hui il y a une preuve vidéo. Vous ne pouvez ignorer qu'une telle fréquentation de requins bouledogue dans le lagon n'existait pas avant cette crise et que cela représente un danger pour les personnes dans le lagon. Etant donné qu'au bout de 3 ans et même malgré une vidéo éloquente, l'information ne sort pas alors que j'ai respecté le protocole, je me trouve dans l'obligation d'informer le public de ce qu'on ne lui donne pas les moyens de savoir.
J'ai une grosse pensée pour la mère de Talon Bishop qui je pense a bien cerné les enjeux qui sacrifient des vies humaines pour des intérêts personnels économiques, allant à l'encontre de la sécurité publique".
NDLR - Pour rappel : depuis depuis 2011, 20 attaques de requins se sont produites à La Réunion. Huit de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

Zinfos974.com - Mardi 28 Février 2017 - 10:35 - A la Une - Tribune libre d'un pratiquant de paddle - Interaction avec un requin dans le lagon
Lettre envoyé au préfet de la Réunion concernant mise en garde personnelle contre le risque requin dans le lagon en Février 2014

https://fr.scribd.com/document/340495911/URGENT-MEDIAS-pre-fet-informe-en-2014-d-une-interraction-avec-requin-1-7m-dans-le-lagon-de-la-Saline#from_embed

Je suis un baigneur qui a arrêté totalement de surfer à la Réunion depuis bientôt 5 ans. Je ne me suis jamais baigné dans des zones interdites durant cette crise requin. Je me suis donc cantonné dans le lagon et au palmes masques tuba durant les filets opérationnels à Boucan avant l'attaque sur le jeune bodyboardeur Laurent.

J'ai plusieurs fois pratiqué le Stand Up Paddle dans le lagon à l'intérieur de la zone autorisée à cet effet. Cela ne m'a pas épargné du risque requin. J'ai eu une interaction avec un requin de taille conséquente dans le lagon de la Saline devant plusieurs témoins et j'ai fait une déclaration en bon et due forme au CROSS.

Malheureusement, cet éventement n'a pas été retranscrit. Il a été déformé et transformé en une observation à environ un kilomètre au large. Lors d'une réunion avec d'autres membres du collectif en Février 2014, j'ai interpellé personnellement le préfet sur ce qui s'est passé et le fait que l'information ne sortait pas officiellement. Ceci s'est fait devant 5 témoins.
Aujourd'hui je me rends compte que la population est privée d'une information essentielle pour sa sécurité malgré plusieurs observations remontées de manière sérieuse et dernièrement une vidéo prouvant la présence de requins bouledogue dans les lagons de la Réunion.

JE VOUS AI ENVOYÉ UN DOCUMENT A CE JOUR AU PRÉFET DOMINIQUE SAURIN. LES NOMS ONT ÉTÉ MASQUES CAR JE VOUS DEMANDE DE COMMUNIQUER CE COURRIER AUX MEDIAS POUR INFORMER LA POPULATION DU DANGER QU'ON LES FAIT COURIR SANS LES INFORMER.

par www.ipreunion.com - le 25 février 2017 à 17:43 - Un requin observé dans le lagon

L’association Océan Prévention Réunion a posté sur sa page Facebook la vidéo d’un "requin bouledogue" juvénile, observé ce samedi 25 février 2017 dans le lagon de l’Ermitage, à Saint-Gilles les Bains. Les témoins, qui ont vu le jeune requin alors qu’ils se baignaient, le décrivent comme "vif" et n’ayant "pas peur".

https://www.facebook.com/oceanpreventionreunion/videos/1410092679040928/


Zinfos974.com - Samedi 25 Février 2017 - 18:57 - Pierrot Dupuy - Slide - A la Une - Ermitage : Le drapeau est resté vert toute l'après-midi malgré la présence d'un petit requin dans le lagon

Décidément, chaque jour apporte son lot de surprises dans ce dossier requins.
Il était environ midi aujourd'hui, quand plusieurs jeunes ont souhaité se baigner dans le lagon de l'Ermitage tout en filmant les fonds marins grâce à une petite caméra étanche. A peine entrés dans l'eau, au bout de quelques mètres, ils ont la surprise de tomber nez à nez avec un petit requin de 1m/1m20, pas effarouché pour un sou et même selon eux assez agressif.
                         "Normalement, tout ira bien"...
Après avoir pris soin de filmer le petit squale afin d'avoir une preuve de sa présence (voir la vidéo ci-dessous), ils sont allés prévenir les maitres nageurs. Et là, surprise. A les écouter, ces derniers leur auraient répondu que ça fait trois semaines qu'on leur a signalé la présence de ce requin mais qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter, que "normalement, tout ira bien"...
                          Hallucinant !
Et malgré les images qu'ils ont pu visionner, preuve cette fois-ci indubitable de la présence d'un requin dangereux à l'intérieur du lagon, les maitres nageurs n'ont rien fait et ont laissé le drapeau vert jusqu'à leur départ à 17h30 !
Le fait qu'il s'agisse d'un petit requin n'est aucunement un gage de non-dangerosité. Il est courant de voir des petits pas encore nés, arrachés au ventre de leur mère au moment où les pêcheurs dépècent l'animal pour se partager les bons morceaux, tenter de mordre les doigts qui passent à proximité de leur gueule. Les requins sont agressifs dès leur plus jeune âge. On rapporte même le cas de petits se dévorant entre eux alors qu'ils sont encore dans le ventre de leurs mères !
                        Le Préfet aurait dû réagir
Le préfet ne peut pas ne pas avoir été informé de la présence de ce jeune squale dans les eaux du Lagon depuis trois semaines. D'autant que des gendarmes sont passés en début d'après-midi se renseigner auprès des maitres nageurs. Dès lors, en tant que, garant de la sécurité des Réunionnais, il n'avait que deux solutions à sa disposition : Ordonner la pêche du requin ou faire évacuer le lagon et interdire toute baignade.
Dans le passé, on aurait su comment résoudre le problème. Mon grand père me racontait comment à l'époque on l'appelait à l'Etang Salé pour venir tirer avec son fusil sur les requins qui avaient le malheur de pénétrer dans le lagon. Problème : Aujourd'hui, le règlement de la Réserve marine interdit toute pêche de requins à l'intérieur de ce lagon.
Il n'aurait alors dû rester qu'une solution : Ordonner à tous les baigneurs d'évacuer le lagon. Ce que les maitres nageurs se sont bien gardés de faire. Ils n'ont pas osé priver des milliers de personnes du plaisir de faire trempette en plein été sur un site que l'on décrit pourtant aux touristes dans les avions comme un des rares endroits sûrs de l'ile.
Voilà comment un problème banal il y a quelques années devient un casse tête aujourd'hui du fait de la réglementation de la Réserve marine.
                        Fabienne Couapel Sauret avait déjà préconisé la pêche à l'intérieur de la Réserve
Suite à mon article "Une solution de bon sens pour la Réserve marine et les requins " où je préconisais le maintien, voire le développement de la Réserve marine, à condition que l'on y autorise dans le même temps la pêche des requins bouledogue et tigre, j'ai été contacté par Fabienne Couapel-Sauret qui m'a informé avoir déjà avancé cette solution en 2014/2015 alors qu'elle était vice-présidente de la Réserve marine en tant que représentante de la Région, et qu'elle s'était alors heurtée à l'hostilité de la ministre George Pau-Langevin et de la sous-préfète de Saint-Paul d'alors.

Espérons que le contexte ayant changé du fait de la multiplication du nombre de morts, l'Etat représenté par Ericka Bareigts aujourd'hui, saura changer son fusil d'épaule et enfin prendre les bonnes décisions. On peut malheureusement en douter... Le silence pesant de la ministre des Outremers suite au dernier drame de la Rivière du Mat n'augure rien de bon...

Zinfos974.com - Lundi 27 Février 2017 - 18:03A la Une - La FEDOM veut la levée de l’interdiction de consommer et de commercialiser la chair de requin

Le Conseil d’administration de la FEDOM a voté une motion sur la " crise requin " à la Réunion afin de rétablir la vente et la consommation de la chair de squale. La FEDOM demande à la ministre des Outre-Mer, Ericka Bareigts, de "prendre des mesures immédiates".
Deux arrêtés préfectoraux du 6 septembre 1999 et du 3 juin 2006 réglementent et interdisent la commercialisation de certaines espèces de poissons, dont les requins tigre et bouledogue.
Officiellement, il s’agit de protéger les réunionnais des risques de la ciguatera, une maladie liée à la consommation de certains poissons qui se nourrissent d’une certaine algue. Le requin étant le dernier maillon de la chaîne alimentaire, il est suspecté de consommer des poissons contaminés. Or à ce jour, aucun requin prélevé n’était porteur de cette maladie.
Dans les faits, ces arrêtés ont été pris sous la pression de lobbies écologistes.
A la Réunion, la pêche et la consommation de requin font partie des usages de la culture locale.
Régulièrement, des hommes et des femmes sont victimes d’attaques mortelles de requin, la dernière remontant à quelques jours. Au-delà du drame vécu par les familles, ces attaques répétées découragent de manière significative les touristes potentiels.
Considérant que cette interdiction de commercialisation de la chair de requin entraine leur prolifération,
Considérant que la « crise requin » entraine des conséquences néfastes majeures pour l’économie de la Réunion et notamment pour le secteur touristique,
Considérant qu’aucune étude ne prouve véritablement la réelle dangerosité liée à la consommation de chair de requin,
La Fédération des Entreprises des Outre-mer (FEDOM) réunie en Conseil d’administration le 24 février 2017 demande à la Ministre des Outre-Mer de prendre des mesures immédiates afin de lever l’interdiction de consommer et de commercialiser la chair de requin.

par www.ipreunion.com - le 27 février 2017 à 18:48 - Roches Noires : le drapeau est vert !

Ce lundi 27 février 2017, le drapeau hissé sur la plage des Roches Noires a changé de couleur. L’interdiction de la baignade et des activités nautiques est maintenant levée sur le secteur. Après près de sept mois de fermeture, les filets sont à nouveau opérationnels.
Depuis août 2016, les filets des Roches Noires n’étaient pas opérationnels aux Roches Noires. Selon nos confrères de linfo.re, la flamme verte était de nouveau hissée sur la plage de l’ouest ce lundi. L’interdiction de la baignade et des activités nautiques est donc levée.

par www.ipreunion.com - le 3 mars 2017 à 12:00 - Les filets anti-requins abaissés à Boucan Canot et aux Roches Noires

Le drapeau rouge a été hissé sur les plages de Boucan-Canot et des Roches Noires ce vendredi 3 mars 2017. Selon les maîtres-nageurs sauveteurs, l’entreprise Seanergy, en charge de l’entretien des filets, travaille actuellement sur le dispositif. La houle "plus forte que prévue" selon les MNS, aurait légèrement endommagé le filet de Roches Noires. La baignade et les activités nautiques demeurent interdites.

par www.ipreunion.com - le 4 mars 2017 à 20:06 - Un petit requin observé sur la Passe de l’Ermitage

Un requin juvénile de 80 centimètres a été observé dans le secteur de la Passe de l’Ermitage ce samedi 4 mars 2017. C’est un témoin privé qui a remonté l’information, indiquée par le site info-requin.
Des requins juvéniles avaient déjà été observés à la fin du mois de janvier dans ce secteur.
Selon le témoin qui a fait remonter l’information au site info-requin, le squale mesurait environ 80 centimètres. Il a été observé vers 12h52 ce samedi.

Zinfos974.com - Samedi 4 Mars 2017 - 22:44 - Pierrot Dupuy - A la Une .. - Ste-Rose : un requin tigre attaque deux pêcheurs en apnée. Il finit en cari...

Mauvaise idée qu'a eu ce requin tigre d'environ 2m et de 73kg d'attaquer ce matin deux plongeurs en apnée qui pêchaient à Sainte-Rose.
L'un d'eux raconte sa mésaventure sur Freedom : alors qu'ils avaient commencé à harponner, comme à leur habitude, quelques poissons qu'ils trainaient derrière eux dans un filet, un requin tigre s'est soudainement précipité sur le filet et s'est mis à dévorer les quelques poissons qui s'y trouvaient.
Pas satisfait, le squale s'est ensuite retourné contre les plongeurs et les a attaqués. Pas de chance : les deux amis ne se sont pas laissé faire et l'ont harponné à son tour.
Ramené à terre, après avoir été mesuré et pesé, il a probablement fini en massalé ou en cari...

Zinfos974.com - Dimanche 5 Mars 2017 - 09:26 - Faits-divers - Quatre requins observés sur la côte ouest dont un dans la passe de l'Ermitage

Le site de la préfecture info-requin relève plusieurs observations de requin sur la côte ouest ces deux derniers jours.
Hier à 12h52, un "témoin privé" a aperçu un requin de 80 centimètres dans la passe de l’Ermitage. Le type de requin n’a pas été identifié.
Vendredi, ce sont trois requins qui ont été observés dans le port de St-Leu à l’extérieur du lagon à 13h30. La taille et le type de requin n’ont pas été précisés par le témoin.

par www.ipreunion.com - le 7 mars 2017 à 03:06 - Crise-requins : Tecknisolar-Seni déploie des ondes contre les squales

Testé à Tahiti et en Nouvelle-Calédonie, le dispositif anti-requin proposé par le patron de la société Tecknisolar-Seni, n’avait pourtant pas trouvé preneur à La Réunion, au début de la crise. Pour lutter contre le fléau, la ville de Saint-Paul, à la suite d’un appel d’offre a choisi l’installation des filets connus aujourd’hui à Boucan Canot et aux Roches Noires, avec leurs avantages mais aussi les inconvénients qu’ils imposent.
Dans un article publié sur le site d’information Le Télégramme.fr, le patron de la société bretonne, Pascal Barguirdjian déplore que son dispositif n’ait pas été installé dans les eaux réunionnaises pour contrer les requins.
L’entreprise a proposé, en 2013, une barrière acoustique, qui émettrait des ondes visant à détourner l’animal de sa proie. "Ma solution n’a pas été choisie et c’est l’option du filet qui a été adoptée (…) c’est une solution compliquée, onéreuse et qui demande une surveillance et un entretien de tous les instants", confie-t-il au Télégramme.
"Je ne sais pas au juste combien ce filet a coûté mais les différentes opérations pour le repositionner et le réparer ont dû gonfler la note. Ce filet ne protège qu’un petit espace de l’île alors que ma solution peut protéger les principales plages de La Réunion pour un budget de 500.000 euros" a-t-il ajouté.

De son côté la ville de Saint-Paul défend ses filets, bien qu’onéreux, mais n’est pas contre un dispositif complémentaire et "étudie toutes les propositions". "Le filet fonctionne. Aujourd’hui on a un outil, un retour d’expérience, on connaît ses points forts et ses points faibles" explique Willy Cail, directeur de la sécurité et de la prévention à la mairie, "mais nous étudions tout ce qui peut sécuriser la baignade et les activités nautiques", précise-t-il, indiquant avoir entendu parler des ondes électromagnétiques.
Lors de l’appel d’offre lancé par la commune pour trouver un dispositif de protection anti-requins, les filets avaient d’ailleurs été préférés à un "système de tuyaux émettant des ondes et qui techniquement défendrait les requins de traverser cette zone, gênés par ces ondes. Cette option avait un coût estimatif trois fois supérieur par rapport aux filets" précise le directeur de la sécurité de Saint-Paul. Mais il ne s’agissait pas du programme avancé par Tecknisolar.

Pour le chef d’entreprise breton, l’intérêt de son dispositif, qui a, selon lui, fait ses preuves en Nouvelle-Calédonie et en Australie est celui de la protection des Réunionnais. Pourtant, il déplore que ses propositions soient restées sans réponse localement. "Moi je veux trouver des solutions car ce qui se passe à La Réunion me rend triste, confie-t-il au téléphone. Je voudrais juste amener mon savoir, ma pierre à l’édifice" tandis qu’il pense détenir la solution à la crise requin qui sévit sur l’île depuis 2011 et qui a coûté la vie à huit personnes.       jm/www.ipreunion.com

Zinfos974.com - Mercredi 8 Mars 2017 - 16:07 - samuel.irlepenne@zinfos974.comA la Une - La Réserve marine privée de subvention régionale: Le rapport présenté aux élus est "erroné" (EELVR)

La décision du Conseil régional hier de suspendre le financement de la Réserve Marine et d'annuler la subvention de 2016 ne passe décidément pas pour Europe Écologie Les Verts La Réunion (EELVR). Pour deux membres du parti écologiste, Mélissa Cousin et Jean-Pierre Marchau, le rapport qui a été présenté aux élus régionaux est "erroné".
Depuis plusieurs mois et particulièrement depuis la mort d’Alexandre Naussac le 21 février dernier à l’embouchure de La Rivière-du-Mât, les deux responsables écologistes regrettent que la Réserve marine soit la cible de toutes les critiques, aussi bien d’une partie de la population que de certains politiques.
"La mort d’un être humain est un drame pour la famille, et pour La Réunion. Nous rappelons que l’écologie est un humanisme et pas un animalisme. Mais un cap a été franchi depuis la mort d’Alexandre: nous avons assisté à des déclarations délirantes et nauséabondes de la part du maire de Saint-André. M.Virapoullé n’aurait pas dû réagir à chaud, mais respecter un temps de deuil et avoir un minimum de compassion", déplore Jean-Pierre Marchau.
Sur le "chantage" fait par la collectivité régionale à la Réserve marine, l'élu dionysien demande à la Pyramide inversée de revenir sur sa décision.
Le secrétaire régional EELVR est rejoint dans son analyse par Mélissa Cousin, pas tendre avec le maire de Saint-André, également vice-président du conseil régional. "Comment ne pas penser que M.Virapoullé ne pense pas aux prochaines législatives ?", s’interroge l’élue saint-pauloise, "en opposant, selon ses propres mots, ceux qui sont pour les vies humaines et ceux qui sont pour le requin.

www.ipreunion.com - publié le 11 mars 2017 à 4h30- Comité réunionnais de réduction du risque requin - La commercialisation de squales envisagée - Le renforcement de Cap Requins 2, "en aucun cas une pêche massive" indique le préfet

Renforcer la pêche ciblée dans le cadre de Cap Requins 2 et envisager la commercialisation de squales : ce sont les objectifs définis par le comité réunionnais de réduction du risque requin, qui s'est réuni ce vendredi 10 mars 2017. Un rassemblement annuel où l'ensemble des acteurs de la problématique (État, collectivités, associations...) est amené à échanger et présenter des solutions. Le préfet a notamment déclarée que le dispositif de Cap Requins n'était en aucun cas une "pêche massive", mais plutôt "l'équivalent de la pêche artisanale avant l'arrêt de la commercialisation".
"L'objectif est d'accentuer l'effort de pêche" afin que la population puisse "se réapproprier les zones d'activités nautiques" a déclaré Dominique Sorain, préfet, au cours des travaux du comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R). Cette réunion annuelle a eu lieu alors qu'un bodyboardeur de 26 ans a tué par un squale dans l'est de l'île le 21 février dernier.
"Nous avons tenu cette réunion du C4R qui s'est tenue dans une très bonne ambiance malgrè les passions que déchaîne le sujet. On réussit à bâtir quelque chose" s'est félicité le représentant de l'État en précisant qu'il s'agit du "premier C4R où il y a eu une volonté d'avancer". En ce qui concerne le renforcement des pêches ciblées, il estime que la situation sera comparable à "la pêche artisanale avant l'arrêt de la commercialisation" et qu'il ne s'agit en aucun cas d'une "pêche massive".
Pour valoriser économiquement les captures d'animaux marins, le C4R a évoqué la possibilité d'une commercialisation des requins tigre et bouledogue. Pour rappel, les squales sont interdits à la vente compte-tenu des risques de contamination de la chair par des toxines ciguatériques. Afin d'éviter ces risques sanitaires, le comité de réduction du risque requin propose de "davantage s’intéresser à la commercialisation des requins juvéniles". Il a également profité de l'occasion pour affirmer l'engagement du comité régional des pêches qui a dernièrement été remis en question.
Le renforcement de la pêche ciblée entrera dans le cadre de Cap Requins 2. De juin 2015 à février 2017, 127 squales ont été prélevés. Cette capture ciblée accentuée pourra être déployée au sein de la Réserve naturelle marine de La Réunion. Un avis de consultation publique a d'ailleurs été lancé en février concernant l’ouverture d’un secteur de pêche au cœur même de la zone de protection renforcée, à Boucan-Canot. Les avis recueillis sont en cours d’analyse et les résultats devraient être connus à la fin de mois de mars.
Le C4R a aussi décidé le renforcement de la surveillance par drone des sites de baignade dans l’ouest et le sud de l’île. L'utilisation de sonars et de caméras sous-marines va également être expérimentée. Des nouveaux outils qui entrent dans les dispositifs de tests innovants du centre de ressources et d'appui du risque requin, comme l'assure son directeur Olivier Bielen. Qui affirme par ailleurs régulièrement travailler avec la Réserve Marine.

Christophe Mulquin, élu à la commune de Saint-Leu tient à sécuriser le site de l'ouest "le plus possible" avec des surveillances via ballon à hélium et drone.

L'objectif de toutes ces mesures est d'éradiquer "les tigres et les bouledogues à proximité des zones fréquentées par les "usagers de la mer" a souligné le préfet. "On ne sera jamais d’accord à 100 % sur ce sujet, mais il faut que nous ayons un socle commun entre l’État, les collectivités, les associations" a ajouté le représentant de l'Etat.
Cette semaine, la Région Réunion a suspendu sa subvention de 230 000 euros allouée à la Réserve Marine. "Depuis quelques années, nous avons posé un certain nombre de questions concernant les zonages et la réglementation de la Réserve Marine et à ces questions, nous n’avons pas eu de réponse" justifie Yolaine Costes, vice-présidente de la collectivité régionale.
Cette réunion du C4R s'est tenue moins d'un mois après la mort d'Alexandre Naussac, tué par un squale à la Rivière du Mât. Depuis 2011, 20 attaques de requins, dont huit mortelles, ont été recensées. Par arrêté préfectoral, la baignade et les activités nautiques sont interdites "dans la bande des 300 mètres du littoral (…), sauf dans le lagon et dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal". Cet arrêté a été prolongé jusqu'à l'année prochaine.


Zinfos974.com - Vendredi 10 Mars 2017 - 15:58 - Slide - A la Une - C4R: La pêche des requins juvéniles "potentiellement commerciables" proposée

Le comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) a fait le bilan de l’année 2016, ce vendredi, et annoncé les actions prévues pour cette année. Dans une logique de continuité, la pêche ciblée de CapRequins 2 est maintenue, ainsi que le dispositif de surveillance Vigie requin renforcé, les filets, les drones, et le programme Valorequins, étudiant la possibilité de commercialiser la chair de requins tigre et bouledogue.
Selon le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, président de ce comité, l’échange a été "passionné mais constructif", trois semaines après la mort d'un jeune bodyboarder à Saint-André. Il a affirmé qu’il y avait plusieurs solutions pour un but commun : "la réappropriation du littoral en préservant l’environnement".
Parmi les projets cette année, la commune de Saint-Leu privilégiera la surveillance aérienne grâce aux drones, sous-marine grâce aux caméras et sonars et en surface avec l’utilisation de jet skis. Le filet nécessaire pour sécuriser la zone étant de 1300 m2, l’option n'est pas privilégiée par la commune. "Nous sommes aussi dans une logique différente de celle de Saint-Paul, explique Christophe Mulquin, conseiller municipal, avec des zones plutôt sportives et non plagistes".

Boucan Canot a été sécurisé pendant 210 jours en 2016
Du côté de la commune de Saint-Paul, Patrick Flores, élu à la mairie, rappelle que Boucan Canot a été sécurisé pendant 210 jours l’année dernière mais que l’expérimentation doit continuer. "Nous sommes les précurseurs mais nos erreurs permettront aux autres d’apprendre plus rapidement".

Pêche de requins juvéniles pour analyse et engrais à base de requin
Parmi les autres projets cette année, la pêche de requins juvéniles afin de les analyser. "Il est possible que chez les juvéniles il n’y aurait ni le risque de Ciguatera ni les taux élevés de métaux que l’ont peut trouver chez les adultes", explique le préfet. Le but serait donc de commercialiser la viande de requin pour la consommation. Mais pas seulement. La chair de requin pourrait aussi être utilisée pour les engrais ou même la cosmétique. De l’engrais pourrait aussi être crée à base de déchets de poissons, au lieu de les voir jeter à la mer aux abords des stations balnéaires. Ces dispositifs seraient compris dans le programme Valorequins.
La pêche, qui existe bien dans la réserve marine, rappelle le préfet, sera donc maintenue ; avec une possibilité de pêche dans la zone de protection renforcée de la réserve, également. Un déploiement expérimental complémentaire a été soumis à consultation pour une pêche devant la plage de Boucan Canot.

"La Région ne remet pas en cause la nécessité de préserver le récif corallien"
Concernant de la Réserve marine, la suspension des subventions de la Région a été abordée. Yolaine Costes, vice-présidente de la Région, a précisé : "La Région ne remet pas en cause la nécessité de préserver le récif corallien". Elle a expliqué : "Depuis la création de la Réserve marine en 2007, les attaques de requins ont été multipliées par six. En plus de cela, la fréquentation de la réserve par l’Homme impacte le corail et il y en a moins. Or, le but est de préserver le corail de la réserve".
Elle affirme avoir donc proposé huit mesures pour améliorer la situation, dont l’ "autorisation de pêche dans la zone de protection renforcée et la protection de quelques sanctuaires" tout en libérant les zones balnéaires qui sont peu nombreuses. "Cela fait trois ans que nous attendons une réponse ; c’est pour cela que les subventions (qui représentent 24% du financement de la Réserve marine, ndlr) ont été réorientées vers les dispositifs de sécurisation", ajoute-t-elle.

La continuité des dispositifs, donc, avec certaines propositions et concrétisations supplémentaires : c’est ce que l’on retient pour cette année de ce C4R "plus que satisfaisant" selon les acteurs présents.

ImazPress - 11/03/2017- Tribune libre de Thierry Perès - Pêche sous-marine : "une activité extrêmement destructrice" pour les populations de poissons

Alors que le collectif "p'RESERVE notre récif" organise une chaîne humaine ce dimanche 12 mars en soutien à la Réserve naturelle marine, Thierry Perès, plongeur et défenseur de l'environnement, estime dans une tribune libre que la pêche sous-marine, désirée par certains dans l'enceinte de la Réserve se révèlerait "extrêmement destructrice", notamment pour la population de mérous ananas, dont il partage quelques images. (Images : Thierry Perès)
"L'Archipel aux Mérous dans la Réserve Naturelle Marine de la Réunion … 10 ans pour arriver à ce timide résultat"
"Ces quelques poissons représentent une des raisons pour lesquelles certains se battent pour retrouver le droit de pêcher et chasser dans la Réserve Marine.
La chasse sous-marine non contrôlée s'avère être une activité extrêmement destructrice. Partout ailleurs où la chasse est autorisée c'est un véritable désert ! La durée de vie des ces mérous ananas peut être estimée à moins d'une semaine si la pêche sous-marine est autorisée" écrit le plongeur dans un communiqué. "Nous militons pour que ces images ne deviennent pas dans un proche avenir des images d'archives …"
"La pêche est autorisée suivant le type de pêche sur des espaces allant de 83 % de l’espace de la Réserve (pêche professionnelle à la traîne) à 46 % (pêche traditionnelle à la gaulette) et à 43 % pour la pêche de loisirs sous marine. C'est déjà énorme ! Peut on imaginer aller au delà sans que la Réserve ne deviennent une coquille vide ?" écrit-il encore.
"Pour rappel, la Réserve marine a été créée en 2007, suite à un long processus de concertation entre usagers de la mer qui a duré plus de 10 ans. Son objectif est de restaurer les récifs coralliens de La Réunion et leurs ressources en poissons, pour nous tous, y compris les professionnels de la mer. Ce n'est pas une mise sous cloche mais un moyen de gérer un milieu sensible très fréquenté où se déroulent de nombreuses activités humaines.
Cet outil a pour but de protéger un milieu cher aux Réunionnais et permettre le développement économique et touristique durable de l’île. Donnons-lui les moyens de continuer !" estime de son côté le collectif "P'réserve notre récif" cité par Thierry Perès. Pour rappel, l'association organsise à Saint-Gilles ce dimanche une chaîne humaine en soutien à la Réserve.
Cette dernière est mise en cause dans la crise requin après qu'un rapport de la Région Réunion ait établi "un lien direct" entre son activité et la crise requins qui sévit sur l'île depuis 2011.

jm/www.ipreunion.com -12/03/2016 - Ils ont formé une chaîne humaine sur la plage de l'Ermitage - Soutien à la Réserve marine : plusieurs centaines de personnes main dans la main

A l'initiative du collective pRESERVE notre récif, plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce dimanche 12 mars 2017 sur la plage de l'Ermitage à Saint-Gilles les Bains pour former une chaîne humaine en soutien à la Réserve naturelle marine de La Réunion.
Aux alentours de 15h00, les participants se sont réunis au bord du lagon de l'Ermitage pour former une chaîne humaine.
Plusieurs centaines de personnes ont réitéré leur soutien à la structure, dont l'apnéiste, recordman de France, Guillaume Néry.
Usagers, habitants de Saint-Gilles, surfeurs et associatifs ont répondu présent après que la Région Réunion ait annoncé la suspension des subventions allouées à la structure, ce qui pourrait la mettre en difficulté. Estelle, une des fondatrices du collectif, assure que la "problématique requin" n'est pas dans l'esprit des participants. "Nous ne sommes là que pour la Réserve, c'est tout". "
Participant à la chaîne, l'association Océan Prévention Réunion, qui milite pour la régulation des requins bouledogues dans l'enceinte de la Réserve, a suscité quelques oppositions de la part des défenseurs des espèces marines. "Oui à la Réserve, non aux bouledogues" pouvait-on lire sur les pancartes d'OPR.
Karine Pothin, directrice de la Réserve, présente sur les lieux, s'est dite "touchée" de la mobilisation. "Ces gens sont venus pour être positifs. L'équipe, qui est présente également est ravie de cette action (...) "On se sentait un petit peu seuls ces derniers jours, nous passons des moments qui ne sont pas faciles" confie-t-elle. Pour rappel, les locaux de la Réserve ont été attaqués aux cocktails Molotov dans la nuit du 24 février dernier.
Le conseil d'administration de la Réserve est prévu le 17 mars prochain, au cours duquel sera discuté l'avenir de la structure.  

Zinfos974.com - Mardi 14 Mars 2017 - 10:03 -Communiqué - Suppression de subvention au GIP Réserve Marine: Vie Océane interpelle Didier Robert

Suite à la décision de la commission permanente de supprimer sa subvention au GIP Réserve Marine, l'association Vie Océane a fait parvenir une lettre ouverte au président de Région, Didier Robert. La voici :

"Le 7 mars 2017 la commission permanente de la Région Réunion a décidé de suspendre ses contributions financières à la Réserve Naturelle Marine de La Réunion (RNNMR). En tant que militants associatifs pour la protection du milieu corallien, nous sommes profondément choqués par cette décision. Elle représente une grave atteinte au fonctionnement de la RNNMR, utilise des arguments fallacieux, apparait comme un traitement injuste et comme un manquement à l’éthique d’une bonne gouvernance.

Dans le fonctionnement du GIP RNNMR, la Région est l’un des administrateurs et aussi le deuxième contributeur après l’Etat. Il nous apparait que la voir suspendre sa contribution au budget du GIP pour 2017 et de réaffecter celle de 2016 vers un autre objectif ne peut être que désastreux pour la structure et son personnel. De plus il est de notoriété publique que les conseillers « technicopolitiques » que vous, Monsieur le Président de Région, avez sollicités veulent entrainer les collectivités communales dont ils dépendent dans la même voie. Vous portez là une lourde responsabilité. Nous nous interrogeons aussi sur la légalité d’une telle décision, eu égard à votre rôle d’administrateur d’un GIP pour lequel votre organisme est l’un des membres fondateurs.

L’argumentaire qui est présenté pour légitimer votre décision est affligeant par sa médiocrité. Il y aurait tant à écrire sur les amalgames réalisés, les informations tronquées voire fausses, les déductions hâtives ou erronées, que cette lettre en deviendrait trop lourde. Nous gardons nos remarques à votre disposition si vous le désirez.

Cependant, nous retenons l’un de vos arguments pour, à titre d’exemple, dénoncer l’emploi de telles méthodes. Vous évoquez un littoral ouest en 2007 (date de création de la Réserve) sans ou avec très peu d’attaques de requins, puis en 2017 vous y soulignez tous les drames de ces dernières années. Sur ce constat et sans autre réflexion, vous imputez la responsabilité des attaques à l’installation de la RNNMR et aux réglementations qui l’ont accompagnée. Cela nous conduit à mettre en évidence deux procédés de raisonnement plus que contestables.

- En premier lieu, vous tronquez l’information : vous oubliez que de 1991 à 2000, la décennie a été marquée par 16 attaques dont 10 mortelles. C’est vrai que les smartphones et les réseaux sociaux n’existaient pas à cette période !… Il n’y avait pas non plus de réserve marine à cette époque.

- En second lieu, votre déduction de rendre la Réserve marine responsable, à priori sans appel selon des propos plus récents, procède d’une logique explicative pour le moins réductrice mais surtout malhonnête. Cette pseudo-démonstration oublie tous les changements impactants qui ont affecté en particulier la microrégion ouest ces dernières décennies : basculement des eaux, étalement urbain, imperméabilisation des sols, prise en compte insuffisante de ruissellements pluviaux accentués et non maitrisés, pollutions diverses etc…Et la liste est longue ! Il faudrait également en établir une autre pour le milieu océanique du large avec en particulier les pêches intensives industrielles, si mal encadrées, si peu transparentes mais si « juteuses » selon de récents articles de presse…

- Il y d’autre part une information importante, largement sous-estimée dans le problème que pose cette recrudescence d’attaques de squales, et à laquelle nous vous demandons de réfléchir : il est en effet connu de longue date que les conséquences de certains impacts peuvent mettre de nombreuses années avant de se manifester. Il y aurait donc à considérer des impacts pouvant appartenir à des décennies plus anciennes tels des bouleversements liés à des cyclones qui ont marqués l’île, voire d’autres perturbations affectant les milieux aquatiques (rivières ou littoraux)…

Mais bien que la problématique de la crise actuelle soit multifactorielle nous constatons que pour vous et pour appuyer votre décision, il n’y a que la RNNMR de responsable. Vous faites ainsi écho à ceux qui pour leurs intérêts particuliers et immédiats l’ont désignée d’emblée comme bouc-émissaire engendrant ainsi les divisions actuelles entre les défenseurs de la réserve et les « pro-pêches » en zones protégées, aux dimensions si réduites dans le périmètre des côtes (zones de protection renforcée et sanctuaires : environ 9% du linéaire côtier de l’île).

Cette atteinte que vous portez à la RNNMR est ressentie comme une réelle injustice, particulièrement par le personnel qui œuvre de son mieux pour répondre aux enjeux liés à la création de la Réserve marine. Ces enjeux peuvent se regrouper dans l’objectif suivant : « promouvoir une gestion permettant de concilier les activités humaines avec la restauration et le maintien de l’écosystème corallien ».

Monsieur le Président vous n’ignorez certainement pas que c’est au développement de l’écosystème corallien, que nous devons d’hériter des terrains gagnés sur la mer depuis quelques milliers d’années. Ces espaces très convoités ont été mis en pression par une occupation humaine croissante. Cette dernière a modifié grandement les environnements naturels des littoraux et ceux du grand bassin versant de l’ouest. Il devenait nécessaire, tout en accompagnant ce développement, de faire en sorte que des impacts de plus en plus marquants n’affectent pas davantage un écosystème attractif, riche en biodiversité et représentant l’unique rempart naturel contre les assauts de l’océan. Le choix porta sur la création réserve naturelle nationale marine.

Mais, si aujourd’hui les exigences des activités humaines savent se faire entendre, celles du milieu naturel corallien sont silencieuses et ne se manifestent que par les évolutions que peuvent constater les personnels attachés au fonctionnement et à l’observation du milieu : éco-gardes et scientifiques. En plus de leurs observations et analyses de terrain, ces mêmes personnes sont souvent consultées pour donner leurs avis lors de réflexions portant sur l’évolution du territoire (Comité de Bassin SDAGE, SAGE, CLE, GIML, et bien d’autres…). Conscient des risques qui pèsent sur les milieux naturels sensibles dont ils ont la charge, le personnel lié à la réserve ne compte pas son temps pour toutes ces tâches. Vous comprendrez donc que, pour ces personnes, se voir aujourd’hui mises en difficulté par une pression financière de votre part, puisse être vécu comme terriblement injuste là où d’autres vous accuse de chantage financier et ne vous honorent pas.

Il semblerait que la raison qui vous amène à cette décision soit votre fixation sur les avis négatifs du Conseil Scientifique du GIP au sujet de la pose de palangres verticales (PVA) dans une zone de protection renforcée (Boucan Canot). Ce Conseil, au pouvoir uniquement consultatif comme pour toute réserve naturelle nationale, représente une aide à la décision pour la gouvernance, c’est-à-dire pour vous comme pour les autres administrateurs du GIP. Son objet global est cependant de veiller, par les moyens autorisés et selon ses compétences, au respect des orientations définies par et pour la Réserve marine. Ce qu’il fait. Ses propres argumentaires sont consultables sur le site de la RNNMR.

Comment pouvait-il cautionner un système de pêche qui pêche autre chose que du requin à 80% ? Comment pouvait-il le faire sachant que dans ce pourcentage, si la pêche se déroule en zone protégée, les victimes sont surtout les espèces que l’on veut voir se multiplier pour restaurer le fonctionnement de l’écosystème corallien ? Comment alors parvenir à l’objectif de reconstitution d’un nouvel écosystème capable de s’opposer à nouveau à la circulation des requins bouledogues en particulier, par le retour des prédateurs récifaux (requins de récifs, barracudas…), objectif reconnu comme une solution contre la crise « requins » ?

De plus, comment pouvait-il cautionner une technique (PVA) qui se veut pêche de protection alors qu’elle pêche le requin incriminé avec peu d’efficacité tout en étant en mesure de provoquer sa maraude pour une durée plus ou moins longue dans un espace proche ? Dans ce cas quelle est la réelle garantie pour des usagers pouvant évoluer à proximité (aujourd’hui les plongeurs et apnéistes et demain, les surfeurs…) ?

Notre association n’est pas dans la dualité « ou tout homme ou tout requin » et nous pouvons comprendre que des pêches soient nécessaires. Nous regrettons seulement les abus en la matière et le fait que dans le cas qui nous occupe les actions veuillent se concentrer sur un écosystème de faible extension mais aux enjeux multiples et importants pour l’avenir. Il s’agit des zones de protection fortes de la réserve marine dont la restauration à terme se présente comme une réponse au problème actuel. Nous remarquons aussi que cet effort de pêche sur le requin est très onéreux (voir les données du C4R) et, bien que soutenu, il est de rentabilité bien faible. Du rapport Caprequin 2 et de ses bilans, nous retirons pour les pêches autorisées dans l’espace de la RNNMR par palangre verticale, qu’il faut en moyenne 1813 heures à un hameçon (soit 75 jours) pour avoir une probabilité de pêcher un requin ! Et certains disent qu’ils pullulent… Nous retenons par contre que les résultats sont nettement meilleurs (37 jours) sur d’autres zones hors récif (baie de Saint Paul, Le Gol…).

Sachant que ces zones sont des nurseries, que les adultes circulent tout autour de l’île, et s’il y a nécessité de réguler, pourquoi les efforts ne sont-ils pas plus orientés sur ces sites alors que 50 % de la RNNMR (zones de protection générale) sont déjà utilisés pour cette pêche ?

Nous ne comprenons pas cette obstination à vouloir pêcher en zone de protection renforcée de la Réserve marine et contrarier ainsi, voire détruire, la solution qu’une reconstitution progressive de l’écosystème corallien peut apporter au problème dans la durée. Cette obstination est portée par certains usagers mus par des ressentis érigés au rang de vérités, par une vision du court terme et par leurs intérêts immédiats. Par votre projet de ne pas honorer vos financements au GIP RNNMR vous les rejoignez alors que tant d’arguments vous éclairent suffisamment pour vous orienter différemment et qu’ils vous expliquent l’intérêt de la Réserve marine pour le long terme et pour la population réunionnaise dans son ensemble. Comment peut-on préférer affaiblir l’outil de gestion de ces espaces, c’est-à-dire le GIP, plutôt que renforcer son implantation et sa reconnaissance dans le paysage réunionnais ? Comment pouvez-vous décider de pénaliser un personnel qui s’est toujours consacré avec professionnalisme aux tâches qui lui étaient dévolues ?

La réponse ne serait-elle pas avant tout dans votre posture politique, suite au rapport que vous entretenez avec la gestion régalienne des aires protégées à La Réunion (Réserve nationale naturelle marine, Parc national des hauts) ?

Monsieur le Président de Région rassurez nous ; ce n’est quand même pas le fait que ces structures s’enracinent dans des décrets nationaux dont la réglementation ne permet pas aux élus locaux, selon leur bon vouloir, de se libérer de contraintes réglementaires environnementales, qui motive votre décision ?"

Pour Vie Océane, La présidente, F. Trentin  

Mercredi 15 Mars 2017 - 14:37 - MA (marine.abat@zinfos974.com) - A la Une - EELV dénonce "un véritable travail de sape de la Réserve marine"

Alors que le Conseil d’administration du GIP Réserve marine est programmé ce vendredi, Mélissa Cousin et Charles Moyac, élus EELV, ont donné une conférence de presse ce mercredi pour, une nouvelle fois, "tirer la sonnette d’alarme".
"On assiste, effarés, à un véritable travail de sape de la part des élus de la Région, de Saint-Paul et de Saint-Leu", se désole Mélissa Cousin. "On espère, sûrement vainement, que les élus reviendront à la raison et ne mettront pas la réserve en coma artificiel en lui retirant ses moyens de fonctionner", poursuit-elle, alors que la Région a déjà annoncé qu’elle retirait ses subventions.
                                   "Des mensonges"
La conseillère municipale de Saint-Paul regrette que la Réserve serve de "bouc émissaire" et pointe du doigt des "mensonges et contre-vérités" : "Pour justifier le retrait des subventions, la Région argue qu’il n’y a pas le droit de pêcher le requin dans la réserve et qu’il est impossible d’en débattre au sein du GIP. Mais c’est faux", s’indigne-t-elle. "Il y a neuf dispositifs, sept palangres dans le périmètre général et deux en zone de protection renforcée". Elle affirme : "Nous ne sommes pas contre la pêche de requins, à condition qu'il y ait une caution scientifique et un suivi." L'écologiste déplore d'ailleurs le discrédit jeté par certains élus sur les scientifiques, l'estimant dangereux. "Le risque est qu'en cas de grosse crise sanitaire, la population ne les écoute plus".
Par ailleurs, alors qu’un "effet réserve" est mis en avant par certains politiques, Mélissa Cousin veut faire savoir : "12.000 heures de pêche sur 26.300 ont concerné la Réserve. Or, seules 6% des captures de requins ont eu lieu dans la réserve". Pour elle, c'est clair, il y a véritablement "une volonté de monter la population contre la Réserve".
De son côté, Charles Moyac tient à rappeler que "100% des attaques ont eu lieu quand il était interdit d’aller à l’eau" et que "10 attaques mortelles ont eu lieu avant la création de la Réserve". L'élu en profite pour souligner : "Si les requins s'approchent de nos côtes, c'est parce qu'il y a une surpêche au large qui vide l’océan en nourriture. Les squales se rapprochent car ils ne trouvent plus à manger. D’autre part, la mauvaise qualité de l’eau rejetée, qui les attire aussi, est un point primordial".
                             "Un outil de clivage politique"
"Il y a une véritable défaillance de gouvernance", résume-t-il. Le porte-parole d'EELV-Réunion dénonce ici non seulement les positions de Didier Robert, lui reprochant une manipulation de l’opinion publique, mais aussi celles du préfet, "qui se réfère à Patrick Florès, un élu agressif qui doit satisfaire ceux qui l'ont élu", ainsi que celles du maire de Saint-Paul, "qui cherche à satisfaire la partie de son électorat qui crie le plus fort". Il constate : "Le lobbying et la vociférations d’une partie extrémiste et non représentative des surfeurs ont fonctionné".
"Il faut reposer correctement le débat pour mettre en place des solutions efficaces", reprend Mélissa Cousin, regrettant que cette crise ne soit devenue un "outil de clivage politique". L’élue tient à rappeler l’intérêt d’avoir une Réserve marine pour protéger l’écosystème. "Il y a un argument environnemental qui ne doit pas passer à la trape sous prétexte que ça donne des boutons au président de région", tâcle-t-elle, avant de conclure : "Il faut la préserver et il faut un suivi scientifique, car la région veut régler par la pêche ce que la pêche a déréglé à une époque en surpêchant le requin de récif".

par www.ipreunion.com - le 17 mars 2017 à 01:00 - Risque requin - Le préfet appelle à la vigilance après les fortes pluies

La fin de saison d’été austral constituant une période plus particulièrement sensible au risque requin, le récent épisode de fortes pluies ayant engendré une grande quantité d’eau douce vers l’océan avec une turbidité accrue des eaux côtières, Dominique Sorain, préfet de La Réunion, rappelle, via un communiqué, que la plus grande vigilance s’impose à l’ensemble des usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin, qui font l’objet d’une réglementation spécifique. Nous publions ci-dessous le communiqué préfectoral dans son intégralité.
L’arrêté préfectoral du 8 février 2017, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques restreint, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin, à savoir : la baignade, y compris lorsqu’elle s’effectue à l’aide d’un équipement de type palmes, masque et tuba ; les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard).
Les filets de baignade de la plage de l’Etang-Salé installés en face du poste des maîtres-nageurs sauveteurs, ainsi que ceux de Boucan-Canot et des Roches Noires sur la commune de Saint-Paul au sein de zones aménagées, ouvrent des espaces de pratique surveillée hors lagon. Il est rappelé que la pratique de la baignade et des activités nautiques au sein de ces zones n’est possible que dans les conditions et aux créneaux horaires portés à la connaissance des usagers par les services municipaux sur site. La disponibilité des filets, qui ne peut être assurée de façon permanente en raison des conditions météorologiques de l’été austral (houle cyclonique), conditionne notamment l’ouverture effective de ces zones surveillées.
Les autres activités nautiques, notamment la plongée et la pêche sous-marine, demeurent possibles dans le cadre de la réglementation, aux risques et périls de leurs usagers.

Dispositifs de prévention et de surveillance en vigueur
D’une manière générale, la signalisation utilisée pour la baignade sur les plages surveillées est la suivante :
- un drapeau rouge vif signifiant " interdiction de se baigner " ;
- un drapeau jaune orange signifiant " baignade dangereuse mais surveillée " ;
- un drapeau vert signifiant " baignade surveillée et absence de danger particulier ".
Sur certaines plages, ce dispositif est complété par une signalétique spécifique relative au risque requin :
- la flamme rouge représentant un requin indique que la présence d’un requin a été récemment signalée ou observée dans la zone ou à ses abords ;
- la flamme orange représentant un requin indique que les conditions sur zone sont propices à la présence de requins (météo, signalements récents...).
En l’absence de signalétique, la pratique des activités nautiques concernées par la réglementation préfectorale et communale est interdite.

Conseils de sécurité et de prudence
Le Préfet invite l’ensemble des usagers de la mer à respecter les conseils de prudence suivants :
Avant de se mettre à l’eau
- ne jamais se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse (consulter les panneaux d’informations), et vérifier la couleur du drapeau hissé
- se renseigner auprès des maîtres nageurs sauveteurs du poste de surveillance sur la réglementation et les dangers éventuels : courants, conditions météorologiques (forte houle, orage, intempéries), qualité de l’eau (eaux troubles, pollution)
Une fois à l’eau
- ne pas relâcher sa vigilance : le risque " zéro " n’existe pas, y compris lorsque l’on pratique une activité nautique dans un espace aménagé et surveillé
- privilégier la pratique collective des activités nautiques, sous l’encadrement et la responsabilité des professionnels de la mer
- ne pas rester dans l’eau en cas de blessure et, en cas de pêche sous marine, ne pas conserver ses prises sur soi : les déposer le plus rapidement possible sur sa bouée ou dans son bateau.

Techno-Sciences.net - Vendredi 17 Mars 2017 - Les requins s'organisent en un réseau social robuste au prélèvement

Le rôle qu'un individu joue au sein de son réseau social contribue non-seulement au maintien de la cohésion de la population mais peut aussi influencer la robustesse du réseau face aux perturbations environnementales ou anthropiques. Des chercheurs du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l'Environnement (CRIOBE USR3278, PSL Research University: EPHE - CNRS - UPVD) publient un article dans la revue Biology Letters dans lequel ils démontrent que les interactions entre requins au sein du réseau social rendent le réseau robuste à un prélèvement de ses membres. Ces travaux montrent aussi que les requins sont capables d'apprendre rapidement remettant en cause les conditions de base des modèles écologiques de capture-recapture pour estimer les stocks des populations sur lesquels se base les modèles de pêche.
Dans une étude publiée dans la revue Animal Behaviour en 2012 (Mourier et al. 2012), les chercheurs ont découvert qu'en milieu naturel les requins à pointes noires sont capables de former des associations préférentielles sur le long-terme (Figure 1). "Les requins eux aussi peuvent avoir leur réseau social ! Même si leur structure sociale s'avère moins complexe que chez certains organismes sociaux, ils sont capables d'avoir des affinités pour certains congénères" explique Johann Mourier, principal auteur de l'étude.
Pour étudier le réseau social de cette population, Johann Mourier a identifié et recensé tous les requins qui s'associaient lors de ses plongées autour de l'ile de Moorea. Chaque individu est identifié grâce aux taches distinctives présentes sur leur aileron dorsal, fonctionnant comme une empreinte digitale (Figure 2).
"A partir de toutes ces observations effectuées sur plus de deux ans, nous avons reconstruit le réseau social des requins de Moorea grâce aux méthodes employées dans les études sociales" explique Johann Mourier. Tous les individus dans ce réseau ne sont pas égaux et certains jouent un rôle plus important pour maintenir une connectivité entre les différents groupes sociaux. Les chercheurs ont ensuite effectué des simulations en prélevant les requins un à un dans le réseau et ont montré que plus de 50% de la population pouvait être prélevée avant que le réseau ne se désagrège. "Ce résultat est au départ assez surprenant. Il m'est alors rapidement apparu que les requins que j'avais déjà captures semblaient éviter de se faire recapturer, démontrant ainsi que les requins apprennent de leur expérience et évitent de se faire recapturer !" explique Johann Mourier. C'est cette capacité à apprendre de leur erreur passé qui renforce la robustesse du réseau face à la pêche.
Enfin, ces résultats montrent qu'il faut utiliser avec extrême précaution les modèles écologiques de capture-recapture sur ces espèces, puisqu'ils reposent sur la condition selon laquelle chaque individu a la même chance de se faire capturer.
Ces travaux originaux montrent la complexité des relations entre individus dans le milieu naturel et amène à repenser les questions de conservation en introduisant les importances relatives de chaque individu.

par www.ipreunion.com - le 22 mars 2017 à 15:53 , mis à jour le 22 mars 2017 à 16:31 - Un requin observé dans la passe de l’Ermitage

Ce mardi 21 mars 2017, un requin a été observé dans le secteur de la passe de l’Ermitage. Selon un témoin, le squale mesurait 1 mètre 20, rapporte le site info-requin. L’observation a été effectuée en fin d’après-midi, vers 16h30.
C’est la troisième fois, ce mois de mars 2017, qu’un requin est observé dans la Passe de l’Ermitage. La dernière remonte au 4 mars dernier.
Plusieurs requins juvéniles avaient déjà été observés sur le secteur à la fin du mois de janvier. Les plages de l’Ermitage et de la Saline avaient ensuite été fermées.

Zinfos974.com - Jeudi 23 Mars 2017 - 11:04 - Communiqué - Région Réunion: Une subvention de 650 000 euros pour l'opération "Vigies Requins Renforcées"
Commission permanente du 21 Mars 2017

http://www.zinfos974.com/Region-Reunion-Une-subvention-de-650-000-euros-pour-l-operation-Vigies-Requins-Renforcees_a112402.html

Zinfos974.com - Vendredi 31 Mars 2017 - 12:26 - A la Une - Le filet anti-requin est de nouveau opérationnel aux Roches Noires
[Communiqué de la Ville de Saint-Paul]

Après vérification, la cellule d'intervention et de surveillance des activités nautiques (CISAN) estime que les conditions sont favorables pour une réouverture de la baignade et des activités nautiques à compter de ce vendredi 31 mars sur la zone de baignade des Roches Noires.

Zinfos974.com - Société - La baignade de nouveau autorisée à Boucan-Canot

Bonne nouvelle pour les baigneurs. Interdite depuis hier 15h en raison de la forte houle, la baignade est de nouveau autorisée ce dimanche à Boucan-Canot.
Les fortes vagues de samedi avaient provoqué l’abaissement du filet anti-requin.
Après une inspection de routine ce matin, les MNS ont décidé d’autoriser la baignade.
Dimanche 2 Avril 2017 - 12:24

par www.ipreunion.com - le 1er avril 2017 à 15:22 - Drapeau rouge à Boucan-Canot

Depuis 14 heures 30 ce samedi 1er avril 2017, le drapeau rouge est hissé sur la plage de Boucan-Canot. Le filet anti-requins comporterait des "anomalies", indique l’équipe des maîtres nageurs sauveteurs du site. De plus, une forte houle est observée depuis ce matin.
Après l’observation habituelle des équipes en charge de la surveillance du filet, les maîtres nageurs sauveteurs ont pris la décision de hisser le drapeau rouge sur la plage de Boucan-Canot. En cause : des "anomalies" relevées dans le dispositif. À cela s’ajoute une forte houle depuis ce matin.
La baignade et les activités nautiques sont interdites sur le site jusqu’à nouvel ordre.

Zinfos974.com -Dimanche 9 Avril 2017 - 12:05 - A la Une .. - Forte houle: Drapeau rouge hissé à Boucan Canot et aux Roches Noires

Ce dimanche, les maîtres-nageurs-sauveteurs de Boucan Canot et des Roches Noires ont hissé le drapeau rouge sur ces deux plages en raison de la forte houle.
Les filets anti-requins sont submergés.

Zinfos974.com - Jeudi 27 Avril 2017 - 12:15 - A la Une - Reprise de Cap requins 2: 10 requins prélevés depuis le 7 avril dernier

Cap Requins 2 a semble-t-il bien repris. Depuis le 7 avril dernier, 10 requins ont été prélevés dans l’ouest et le sud de l’île dont un requin tigre mâle de 3m80.
En mars dernier, le programme déployé par le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM) avait été suspendu un mois après l’élection de son nouveau président, Bertrand Baillif. Un audit financier, dont les résultats sont toujours attendus, avait été lancé sur la précédente mandature.
Selon les informations du Quotidien de ce jour, une vingtaine de pêcheurs professionnels et pêcheurs au gros peuvent désormais participer. Pour ces derniers, la pêche doit se pratiquer en dehors de prestations touristiques.
De nouvelles discussions devraient s’ouvrir au mois de juin prochain pour l’ouverture d’un "Cap Requins 3", indique le journal.

Zinfos974.com - Samedi 29 Avril 2017 - 14:42 - A la Une - Thierry Robert : "Il faut mettre en place des mesures radicales"

Un bodyboarder est mort attaqué par un requin ce vendredi 29 avril à la pointe au Sel (Saint-Leu). La commune a déjà été le théâtre de plusieurs attaques de requin.
Le député-maire, Thierry Robert estime qu'il est nécessaire "de prendre des mesures radicales". S'il concède que l'objectif n'est pas "d'éradiquer les requins", il souhaite que des moyens financiers soient mis à disposition des acteurs de la gestion du risque requin à La Réunion.

Zinfos974.com -Samedi 29 Avril 2017 - 14:21 - A la Une - Attaque de requin : "Il faut que la raison l'emporte".

Un jeune bodyboarder est mort attaqué par un requin ce samedi 29 avril à la Pointe au Sel à Saint-Leu.
Le sous-préfet de Saint-Paul, Frédéric Carre, s'est également rendu sur place. Il s'est exprimé sur les conditions de l'attaque.


Zinfos974.com -Samedi 29 Avril 2017 - 13:07 - La grande Une - Un bodyboarder meurt attaqué par un requin

Malgré les massages cardiaques prodigués par les urgentistes du SMUR, le jeune bodyboarder est décédé des suites de ses blessures consécutives à une attaque de requin.
Rappelons que cette attaque a eu lieu au niveau de la Pointe au Sel sur la commune de Saint-Leu, vers 11 heures.
Le Saint-Leusien de 29 ans pratiquait le bodyboard avec plusieurs autres personnes lorsque le drame est survenu. L'un d'eux a tenté de porter secours à son camarade mordu au niveau de la cuisse droite.
"Il y a eu une hémorragie massive et un décès rapide et selon le médecin légiste sans aucune souffrance", indique le vice-procureur Pierre Bernard, qui précise que le camarade est en état de choc.
"Une procédure est ouverte pour essayer de déterminer les circonstances précises. Il s'agit d'un drame lié à la pratique du surf dans un zone qui n'est en aucun cas autorisée", rappelle-t-il.

Zinfos974.com - Samedi 29 Avril 2017 - 12:18 - A la Une - Saint-Leu: Attaque de requin au niveau de la pointe au sel

Ce samedi matin, une personne a été attaquée par un requin au niveau de la Pointe au sel, à Saint-Leu. Selon les premières informations, il s'agirait d'un surfeur.
Les secours sont sur place et procèdent au massage cardiaque. Peu après 12H10, un drap blanc a été posé sur le corps de la victime, signifiant la fin des tentatives de réanimation par les urgentistes du SMUR.

jm/www.ipreunion.com - 30/04/2017 - 21e attaque de squale depuis 2011 - Adrien Dubosc, neuvième victime tuée par un requin à La Réunion

Saint-Leu et plus généralement La Réunion se réveillent encore sous le choc ce dimanche 30 avril 2017. Samedi, Adrien Dubosc, 30 ans, a été mortellement attaqué par un requin du côté de la Pointe au Sel, à Saint-Leu. Vers 11h45 il a été profondément mordu par un squale à la cuisse et la jambe droite. Les services du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage sont rapidement arrivés sur place. Ils ont tenté de le ranimer le jeune homme pendant une heure. En vain. Adrien Dubosc n'a pas survécu à ses blessures. Il s'agit de la 21ème attaque de squale en six ans, la neuvième mortelle. (Photos : page Facebook d'Adrien Dubosc)
Une veillée mortuaire était organisée à la Chapelle ardente ce samedi soir, à Saint-Leu, pour un moment de recueillement avec les proches et la famille de la jeune victime.
Ce dimanche matin, la plage de la Pointe au Sel, où le jeune homme a perdu la vie, était déserte. Aucune trace du drame n'a subsisté malgré l'émotion. La houle, prétentieuse, a continué de s'écraser sur les roches du spot connu pour ses vagues techniques.
Adrien Dubosc, 30 ans, était un bobyboardeur chevronné. En fin de matinée samedi matin, lui et quelques amis se mettent à l'eau sur le spot de la Pointe au Sel à Saint-Leu, réputé difficile. La houle est au rendez-vous. La baignade et les activités nautiques sont sous le coup d'une interdiction décidée par arrêté préfectoral.
Vers 11h45, les équipes du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion sont prévenus. Ils interviennent rapidement, avec l'aide des plongeurs du SDIS et de l'hélicoptère de la gendarmerie. Les secours parviennent à prendre en charge le bodybaordeur lourdement mordu et en arrêt cardio-respiratoire. Malgré un massage cardiaque d'une heure, le jeune homme décède des suites de ses blessures.
Prévenue, sa famille se rend sur les lieux rejointe par le sous-préfet de Saint-Paul, Frédéric Carre. Le maire de Saint-Leu, Thierry Robert est venu apporter son réconfort aux proches du jeune homme.
Dans le même temps, une équipe de la cellule d’urgence médico-psychologique a été dépêchée pour le soutien des personnes présentes au moment de l'attaque. Pour rappel, l'avis de vigilance forte houle concernant les littoraux du Sud et de l'Ouest était émis depuis le matin. La mer, déchaînée, n'a pas permis au dispositif post-attaque d'être déclenché ce samedi.
Deux mois après le décès d'Alexandre Naussac, dit "Krapo" à Saint-André, à qui un hommage vibrant avait été rendu sur le spot de surf de Saint-Leu, celui d'Adrien Dubosc est le neuvième causé par une attaque de squale, dans les eaux réunionnaises.

Pour rappel :
Il s'agit de la 21ème attaque de requin depuis 2011. Neuf de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.
Samedi 29 avril 2017 - Adrien Dubosc, 30 ans, est mortellement attaqué par un requin du côté de la Pointe au Sel, à Saint-Leu.
Mardi 21 février 2017 : Alexandre Naussac, 26 ans, est tué par un requin à l'embouchure de la rivière du Mât (Saint-André) alors qu'il était en pleine session de bodyboard en compagnie de plusieurs amis.
• Samedi 27 août 2016 : Laurent Chardard est happé par un squale alors qu'il pratiquait le bodybord à Boucan. Il survit mais il a le bras droit et la cheville droite arrachée
• Mercredi 22 juillet 2015 : un homme est attaqué à Saint-Leu. Grièvement mordu au bras droit, il sera ensuite amputé.
• Lundi 1er juin 2015 : un surfeur confirmé de 47 ans, Eddy Chaussalet, est sévèrement attaqué alors qu'il s'apprêtait à entrer à l'eau, au niveau du Port. Il a été grièvement mordu au bras gauche.
• Dimanche 12 avril 2015 : un adolescent de 13 ans, Élio Canestri, est mortellement attaqué alors qu'il pratiquait son sport sur le spot des Aigrettes (Saint-Gilles) en compagnie de 6 autres jeunes surfeurs du pôle espoir. Sa mort provoquera une grande vague d'émotion et de colère
• Samedi 14 février 2015 : Talon Bishop, jeune baigneuse de 22 ans est happée par un requin alors qu'elle est très près du rivage à Pont Mulla (Etang-Salé). Gravement mordue à une jambe, elle décède à l'hôpital
• Mardi 22 juillet 2014 : à Saint-Leu, Vincent, un surfeur de 51 ans est sévèrement mordu au mollet et au poignet droits. Il est secouru à temps.
• Samedi 26 octobre 2013 : Tanguy, 23 ans, est attaqué par un squale alors qu'il se trouve non loin du bord au lieu-dit le Tournant dans le secteur de Pont Mula à l'Etang-Salé. Il a eu la jambe droite sectionnée au niveau de la cuisse. Il a survécu
• Lundi 15 juillet 2013 : une jeune fille de 15 ans est tuée par un requin au niveau du cimetière marin en baie de Saint-Paul alors qu'elle se trouvait avec sa sœur à 5 mètres du bord. Pour la première fois, c'est une baigneuse qui est attaquée
• Mercredi 8 mai 2013 : Stéphane Berhamel, un touriste métropolitain de 36 ans en voyage de noces est attaqué et tué alors qu'il pratique du bodyboard sur le spot des Brisants (Saint-Gilles)
• 23 avril 2013 : un jeune surfeur de 20 ans est chargé par un squale sur le spot de la jetée à Saint-Pierre. Il n'a pas été blessé.
• Dimanche 5 août 2012 : le surfeur Fabien Bujon était attaqué par un squale sur le spot de Saint-Leu. Il a survécu, mais l'animal est parvenu à lui arracher la main et le pied droits.
• Lundi 23 juillet 2012 : Alexandre Rassiga, 21 ans, est tué par un squale alors qu'il surfe sur le spot de Trois Bassins.
• Lundi 5 mars 2012 : Gérard Itéma, un bodyboarder de 31 ans, est attaqué aux abords du Port de la marine de Saint-Benoît vers 14 heures 30. Sa planche est mordue à deux reprises. L'homme n'est pas été blessé
• Vendredi 11 novembre 2011 : un pêcheur apnéiste avait été surpris par un requin au large de l'anse des Cascades à Sainte-Rose. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre son embarcation, l'homme, un Saint-Joséphois de 42 ans, a été blessé au pied gauche.
• Mercredi 5 octobre 2011 : un kayakiste avait été attaqué par un requin au large du Cap la Houssaye (Saint-Paul). Il n'avait pas été blessé.
• Lundi 19 septembre 2011 : Mathieu Schiller, ancien champion de La Réunion de bodyboard était tué par l'attaque d'un squale alors qu'il surfait à quelques mètres du rivage de la plage de Boucan Canot.
• Mercredi 6 juillet 2011 : c'est un jeune surfeur qui avait été attaqué à Saint-Gilles-les-Bains. Il s'en sortait sain et sauf avec une partie de sa planche arrachée.
• Mercredi 15 juin 2011 : un bodyboarder, Eddy Auber, avait été tué au large de Ti Boucan.
• 19 février 2011 : un touriste, arrivé le jour même à La Réunion, avait été attaqué par un squale au large de Grand Fond. Le vacancier a eu la vie sauve mais la jambe sectionnée.

Zinfos974.com - Lundi 1 Mai 2017 - 12:50 - Pierrot Dupuy - A la Une - Crise requins : Thierry Robert, grand causeur petit faiseur

Vous connaissez tous l'expression : "Grand causeur, petit faiseur". Tout ce week-end, je l'ai eue en tête en écoutant Thierry Robert se répandre dans la presse à la suite de l'attaque de requin de samedi qui a touché un bodyboardeur à Saint-Leu.
A l'écouter, tout ce qui arrive est de la faute des autres... De l'Etat qui continue à interdire la consommation de chair de requin (ce qui n'est pas totalement faux, au passage), qui a créé une réserve marine incluant des zones de baignade... De la Région qui n'en fait pas assez...
Mais jamais il ne parle de sa propre responsabilité.
Ah ça, pour causer, il est fort. Mais quand il s'agit d'agir, il n'y a plus personne. Il fait exactement ce qu'il reproche aux autres.
Depuis la première attaque de requin à Saint-Leu en août 2012, il y a eu beaucoup de paroles, beaucoup de réunions, beaucoup de communiqués... Mais concrètement, il a fait quoi, Thierry Robert?
Rien !
A Saint-Paul, où Joseph Sinimalé est beaucoup plus discret, les plages de Boucan et de Roches Noires sont déjà sécurisées avec des filets. La solution n'est pas parfaite, mais un effort a été fait et permet de protéger baigneurs et surfeurs pendant une bonne partie de l'année.
Pourquoi Thierry Robert n'a-t-il toujours rien fait à Saint-Leu?
Poser la question, c'est y répondre...

Posté par IPR le 01/05/2017 - Tribune libre des associations de prévention du risque requin - "Appel à la résolution définitive de cette crise"

"C'est malheureusement un nouveau drame qui nous fait réagir aujourd'hui, avec la disparition d'Adrien, un jeune passionné. Nous exprimons tout notre soutien à la famille et aux proches dans ce moment difficile" écrivent les associations de prévention du risque requin, dans une tribune commune. Ci-après, l'intégralité du communiqué de l'inter-association Océan Prévention Réunion (OPR) - Prévention Requin Réunion (PRR) - Elio Canestri - Protégeons Nos Enfants (PNE) - Collectif Humanisme Océan Indien (CHOI) - Collectif Citoyen Handicap. (Photo d'illustration)
Avec 2 des 3 morts comptabilisés pour l’ensemble de la planète depuis le début de l’année, notre petite île détient un nouveau record du monde avec 66 % des attaques mortelles pour 2017. Certes comme on nous le dit à chaque attaque, "la zone était interdite" ! Mais faut-il rappeler également à chaque accident que cette interdiction totale "provisoire" d’accès à l’océan, et instaurée depuis le 26 juillet 2013, n’avait pour but que de protéger les pratiquants le temps que l’on mette en place des solutions de sécurisation, qui à ce jour restent insuffisantes ?
Le préfet évoque l’imprudence en mentionnant les conditions de mer. Nous rappelons qu’Adrien n’est pas mort du fait des vagues mais bien d’une attaque d’un requin. Les conditions de vagues n’ont jamais tué de surfeurs à la Réunion. Bien au contraire, ce sont les surfeurs qui sauvent les vies des imprudents lorsqu’il y a une forte houle.Les seules zones autrement autorisées le sont grâce à la mise en place de vigies requins sécurisant des surfeurs licenciés, et de filets non maillants protégeant 1.5 kms de côte sur 220 kms de littoral, et cela uniquement pendant les périodes de l’année où il n’y a peu de vagues.
Par leur complexité de mise en œuvre, leur disponibilité et leur coût, les filets et les vigies requins ne constituent que des solutions localisées, difficilement généralisables à la totalité des zones balnéaires. Depuis plus d’un mois et demi les signalements de requins très fréquents se succèdent au niveau de la passe de l’Ermitage et à Trou d'eau, avec le 18 avril dernier la présence d’un requin de 2 m 50 signalé sur le site officiel info-requin, ce qui nous fait également douter de la pérennité de ce dernier espace de liberté.
Jusqu'à présent la pêche sélective par l’intermédiaire du programme "Cap requins 2", établi sur le modèle des exemples sud-africains et australiens, avait semblé donner des résultats probants sur une grande partie des côtes en rétablissant une pression territoriale sur ces deux espèces invasives.

Le programme Cap requin : une pêche localisée remise en cause malgré les promesses ?
Suite à un changement de direction au sein du comité des pêches local, " cap requins 2 " et ses protocoles de pose de smart-drumlines à la côte, laborieusement mis en place en juin 2015, est aujourd’hui totalement à l’arrêt. Plus aucune pêche à la côte n'est pratiquée sur l'ensemble des zones littorales depuis 2 mois. Seule une pêche au large, moins sélective, est actuellement remise en place et ce depuis seulement quinze jours.
On ne peut que s’étonner de voir ainsi abandonner le protocole des smart-drumlines après deux ans et demi d’expérimentation, procédé pourtant satisfaisant aux exigences de sélectivité des captures. Comment croire que ces prélèvements au large loin des zones d'activités nous permettent de retrouver un risque requin acceptable, équivalent à celui des autres îles de l’océan indien. Pour chasser des rats de nos maisons, pose-t-on des pièges à l’autre bout de la ville en espérant en tuer suffisamment pour que ceux-ci ne viennent plus dans notre cuisine ?
Alors que les opposants de ce programme se réjouissent officiellement, par la voix du président local de la FFESSM, de l’abandon de ce programme soi-disant " dangereux " pour les usagers (alors même que plus de 15 attaques ont eu lieu avant juin 2015, date de sa mise en place effective) on ne peut que s’étonner de ces affirmations régulières d’attractivité de ces engins de pêche. L’Etat, maitre d’œuvre du programme, qui interdit aujourd’hui aux Réunionnais l’accès à la mer pour des raisons de sécurité, laisserait-t-il mettre en place un programme de pêche cap requins 2, et ses smart-drumlines, si son innocuité n’avait pas été prouvée lors des essais de cap requins 1, imposés en baie de Saint-Paul pendant presque un an ?

La communication
Il est heureux qu’enfin le Centre de Ressources et d’Appui pour la gestion du risque requin (institution en charge de la mise en place des systèmes de sécurisation) se soit enrichi de la présence d’un responsable de communication depuis quelques semaines. Ce dernier saura, nous l’espérons, dénoncer au nom de l’Etat, des collectivités et des différents partenaires du centre de ressources, toutes les absurdités et manipulations sans aucun fondement scientifique, mais pourtant diffusées régulièrement par les associations environnementales.
Les services de l’état se bornent cependant encore une fois à mettre en cause les victimes sans jamais rechercher la cause de ces attaques dont la fréquence a été multipliée par 8 sur la seule côte ouest en seulement six ans. L’hypothèse d’une désinhibition de ces squales par la mise en place d’une Réserve Marine en face de nos plages n’a d’ailleurs toujours pas été démentie scientifiquement.

L’évolution du périmètre de la réserve marine
Faisant suite à une concertation avec les autorités, le déplacement ou l’aménagement des zones de protections renforcées demandé depuis l’année dernière par les associations pour favoriser la sécurisation de nos plages n’est toujours pas envisagé. Aucune suite n’a été donnée au travail réalisé et proposé par l’association Elio Canestri il y a plus de six mois.
Jusqu'en 2007, la simple présence au niveau de la zone balnéaire des chasseurs sous-marins et des petits pêcheurs traditionnels constituait une barrière efficace contre les prédateurs, une menace directe pour les requins, susceptible de les maintenir à bonne distance. Le risque était alors quasi inexistant. Après une phase de nécessaire régulation, l’occupation de la colonne d’eau et le retour à une pression de pêche régulière et localisée pourrait suffire, là où de couteuses études scientifiques et des moyens de prévention importants sur plusieurs années n’ont jusqu'à aujourd’hui apporté ni explication ni solution au phénomène.

La reprise de la commercialisation
La reprise de la commercialisation des requins bouledogues et de requins tigres, solution simple économique et durable, est, elle aussi, à l’arrêt depuis l’annonce par Mr le sous-préfet de st Paul fin février 2017 de deux cas de traces de "ciguatoxine" sur les 120 requins analysés jusque-là. Malgré nos demandes répétées aucun rapport officiel, ni données ne nous ont été transmis.
Sans communication de ces éléments ni décisions objectives sur cet arrêté dont l’impact ne saurait être nié sur l’évolution des populations de requins bouledogues et tigres autour de l’ile de la Réunion, et alors que d’autres espèces de prédateurs susceptibles d’être porteuses des mêmes maladies et intoxications sont aujourd’hui autorisées à la commercialisation, nous nous réservons la possibilité de contester cette décision au tribunal administratif.
Fait plus troublant : L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) a mis en place un comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêt. Pourquoi l’ANSES n’a-t-elle pas vérifié les compétences et les Déclarations Publiques d’Intérêt de scientifiques travaillant pour des organismes réunionnais ayant apporté des expertises sur ce risque, en conflit d’intérêt manifeste ? Le Directeur Général de l’ANSES, interrogé sur ces faits, n’a fourni aucune justification satisfaisante.
Alors que la Réunion constitue la zone présentant le risque le plus faible en termes d’intoxications ciguateriques de l’Océan Indien, pourquoi sommes-nous le seul endroit où la commercialisation de la chair de ces requins est interdite ? Pourquoi protège-t-on de façon drastique les Réunionnais face à une menace n’ayant jamais fait de morts à la Réunion, alors même que de nombreux produits alimentaires à l’origine d’intoxications graves et régulières eux sont toujours sur le marché ?

Comment faire pour être entendu ?
Si nous condamnons formellement toute action violente et incitons chaque jour nos sympathisants à croire encore à une solution négociée et pacifique, nous ne pouvons que constater la frustration qui monte. Alors que l’on missionne la police scientifique pour des cocktails Molotov devant la Réserve, relevant plus d’actes de vandalisme sur fond d’extrême détresse, que d’actes terroristes proprement dits, les auteurs des dégradations des filets de protections et d’engins de pêche sélectifs dédiés à la sécurisation des plages, eux courent toujours en toute impunité.
On peut s’étonner du manque de résultats des services de police pour faire établir les responsabilités dans le "scandale requin" alors même que des moyens démesurés sont déployés pour lutter contre les petits pêcheurs sans carte, ou contre des surfeurs "libres" auxquels l’état n’apporte pas de réelles solutions.
Aujourd’hui plus que jamais, face à la lenteur administrative, notre volonté commune et notre engagement sont intacts. Face à cette situation qui dépasse l’entendement, nous appelons chaque personne lisant ce communiqué, chaque association de pêcheurs traditionnels, de chasseurs sous-marins, d’usagers nautiques, d’acteurs économiques, de simples citoyens soucieux de la résolution définitive de cette crise, à s’associer à notre démarche. En plus de la menace permanente qui pèse sur tous ceux qui sont en contact avec l’océan, nous ne laisserons pas sacrifier le pan balnéaire de notre économie touristique, véritable moteur du développement de notre île.

Principe de précaution ou principe d’inaction ?
La préservation de la biodiversité est un sujet majeur auxquels nous adhérons tous, mais celle-ci ne se limite pas à la protection de deux espèces de poissons en surpopulation, détruisant notre écosystème et menaçant directement la vie de nos enfants.
Durant des décennies, avec l’occupation quotidienne de la colonne d’eau par des activités de pêche, la côte Ouest était épargnée. La Réunion ne connaissait de tels drames que dans des zones sauvages et réputées. Il suffit de lire les statistiques d’attaques réunionnaises depuis six ans pour constater un changement radical.
Mais l’absence d’explications scientifiques valides semble servir indéfiniment d’alibi au piétinement dans la gestion de cette crise. Il faut qu’enfin les causes réelles de cette crise soient admises par les autorités, permettant de conduire à des moyens efficaces et rapides de régulation et de reconquête de l’espace littoral, avant que de nouveaux drames aient lieu. Parce qu’aujourd’hui ce ne sont plus quelques pratiquants nautiques ou nageurs qui sont concernés, mais bien chaque parent amenant ses enfants se baigner dans le lagon.

Association Océan Prévention Réunion (OPR) - Association Prévention Requin Réunion (PRR) - Association Elio Canestri - Association Protégeons Nos Enfants (PNE) - Collectif Humanisme Océan Indien (CHOI) - Collectif Citoyen Handicap

Zinfos974.com - Mardi 2 Mai 2017 - 10:52 - Gérard Mila - Courrier des lecteurs - Une réserve à requins bouledogues dans l’ouest de l’île

A la Réunion, il y a toujours des attaques de requins, car il n’y a toujours pas de drumlines pour protéger les pratiquants des activités nautiques. Les faits le prouvent :
· De 2011 à 2013, 13 attaques, 4 mortelles, dont 2 à Boucan Canot : pas encore de drumlines.
· 2014, 1 attaque à Saint Leu : 3 drumlines en Baie de Saint Paul (à près de 40 km du lieu de l’attaque). Le rayon de détection d’un appât n’est que de quelques centaines de mètres, d’après le KWAZULU NATAL SHARK BOARD en Afrique du Sud, qui fait référence en la matière.
· 2015, 4 attaques, dont 2 mortelles : la dernière attaque, celle du 22/07/2015, a accéléré le déploiement des drumlines sur la plupart des communes touchées par les attaques de requins. Ne protégeant pas les spots, où ont eu lieu les dernières attaques, les drumlines sont désormais installées sur les communes de Saint Paul, Trois Bassins, Saint Leu, Etang Salé et Saint Pierre.
· En août 2016, la plage de Boucan Canot a été le siège d’une nouvelle attaque. C’était pourtant le dernier endroit, où l’on pouvait craindre une nouvelle tragédie, car protégé par un filet antirequins. Circonstance aggravante, malgré les observations répétées de grands requins dangereux sur la zone de Boucan Canot, le Comité Scientifique de la Réserve Marine refuse toujours, à ce jour, l’installation de drumlines, pour sécuriser les abords du filet. Boucan Canot reste donc la plage la plus dangereuse de l’île, avec 2 morts et un double amputé.
· 21 Février 2017 : attaque mortelle sur le spot de Santana. Rappelons que l’Est de l’île n’est pas protégé par des engins de pêche.
· 29 avril 2017 : attaque mortelle, dans la Réserve Marine, au niveau de la Pointe au Sel. Or, depuis le 28 février 2017, les pêches de protection par drumlines ont été stoppées, unilatéralement, par la nouvelle équipe élue au Comité des Pêches. L’attaque d’Adrien survient après 2 mois sans drumlines sur la zone, alors que les spots, lorsqu’ils étaient protégés, étaient épargnés par les attaques.

Le bilan est sans appel, toutes les attaques se sont produites en l’absence de drumlines appâtées. En effet, quand elles étaient encore déployées, elles n’étaient appâtées que de nuit et en semaine, or les activités nautiques ont lieu en journée et majoritairement le week-end. Les détracteurs qui insistent sur l’effet attractif des appâts utilisés, n’en voient jamais en plongée bouteille. Et pour cause, ils sont peu olfactifs et le rayon d’attraction, de fait, très réduit. Ainsi, elles ne capturent que les requins dangereux déjà présents sur la zone. C’est bien pour cette raison, que les drumlines sont utilisés avec succès depuis plus de 60 ans dans le Queensland en Australie et en Afrique du Sud pour protéger les baigneurs, surfeurs et plongeurs.
L’expérimentation menée à la Réunion confirme ce succès, du moins sur les spots devant lesquels étaient déployés ces engins de pêche. Entre un appât et un homme, lequel ressemble le plus à une proie habituelle de requin tigre ou requin bouledogue ? Lequel des 2, le requin a-t-il donc le plus de chance de mordre ?

par www.ipreunion.com - le 2 mai 2017 à 11:00 - Hommage à Adrien - Dispositif post-attaque déployé sur la Pointe au Sel

Ce mardi matin 2 mai 2017, à la Pointe au Sel à Saint-Leu, un bouquet de fleur est planté sur le sable en face de l’océan. Il rend hommage à Adrion Dubosc qui, à quelques dizaines de mètres de là ce samedi, a été mortellement mordu par un requin. Le dispositif post-attaque a été déployé dans la zone, ainsi que l’avait annoncé le préfet tout de suite après l’attaque. L’opération ciblée de prélèvement n’avait cependant pas débuté dans la foulée, en raison des mauvaises conditions météorologiques.
Pour rappel : l’attaque de requin est survenue à la Pointe au Sel, commune de Saint-Leu vers 11 heures 45 ce samedi 29 avril. Adrien Dubosc, 29 ans, a été attaqué alors qu’il était en session de bodyboard. Il a été ramené sur le rivage par un témoin. Malgré une heure de massage cardiaque effectuée par les secours, le jeune homme n’a pas survécu.
Il s’agit de la 21ème attaque de requin depuis 2011. Neuf de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

Zinfos974 - Mercredi 3 Mai 2017 - 19:34 - A la Une - Pour Jean-Bernard Galvès,"il y a remplacement et déplacement des requins, pas prolifération"

C'est avec une infinie tristesse que nous saluons la mémoire d'Adrien et présentons à sa famille et amis nos plus sincères condoléances. Nous savons qu'Adrien était quelqu'un de bien et qu'il manquera à tous ceux qui l'ont connu.
Nous ne jugeons pas ceux, qui, au nom de leur passion, veulent transgresser les règles; Nous leur disons: soyez prudents, aucune passion ne mérite que l'on meure pour quelques instants intenses et vous en aurez tellement d'autres à vivre. Pensez à ceux qui vous aiment.
Personne n'a à l'heure actuelle de solution efficace à cette crise bouledogue et ceux qui le prétendent vous ont menti, pour le motif le plus sordide: l'argent.
Le Natal Shark Board, l'étude IFREMER de 1997, les spécialistes des requins et même le Conseil d'Etat disent "il ne peut y avoir régulation que si les requins sont sédentaires et non remplacés".
Dans un milieu ouvert sur le large, comme la Réunion, les requins tués sont rapidement remplacés par d'autres requins de passage. Il n'y a non pas prolifération mais remplacement au fur et à mesure de leur pêche.
Les derniers accidents, après des années d'une pêche intensive ont démontré de manière atroce, ce que l'on savait dés le commencement : une pêche de régulation ne sert à rien en milieu ouvert.
La génétique, les observations et les balises utilisées nous ont confirmé la circulation des requins entre la Réunion, l'Afrique, Madagascar.
Le Natal Shark Board lui même le dit: lorsque les requins circulent, seul un système d'enclos pourrait être efficace...Encore faut il qu'il soit fiable.
Lors du dernier C4R, Monsieur le Préfet a été dans l'incapacité d'expliquer comment la régulation pouvait être possible et efficace dans les conditions de la Réunion, mais fait jeter des millions d'euros d'argent public à la mer.
On se contente de l'incantation "la pêche, la pêche" qui doit tout régler. Dans le raisonnement magique, on pourrait tout aussi bien égorger un coq noir.
A la Réunion, prés de 300 requins tigres et bouledogues ont été massacrés sur quelques kilomètres et on a toujours plus d'accidents.
D'autres requins ont remplacé au fur et à mesure les requins tués.
Les auteurs de Cap requins n'ont pas cherché une solution. Ils ont juste amorcé une pompe à fric qui ne s'arrêtera que quand il n'y aura plus de requins dans l'Océan Indien.
Qu'ils nous expliquent pourquoi, dans le même temps l'Afrique du Sud en a tué 8 fois moins, sur 10 fois plus de longueur de côte?
De plus, les quelques requins ont été tués accidentellement car l'Afrique du Sud relâche systématiquement tous les requins pris vivants depuis 1989.
Pourquoi massacrons nous des requins à La Réunion alors que les Sud-africains seraient en sécurité en les relâchant?
Nous avons un problème de bouledogues. Un seul accident en 20 ans a impliqué un tigre attiré par des appâts et déchets.
Pourquoi pas moins de 6 requins tigres, faciles à pêcher et grands voyageurs, ont-ils été massacrés 4 jours avant l'accident et des centaines de kilos d'appâts balancés à la mer.
Y aurait il une relation de cause à effet?
Personne à Cap requins ne se demande si tuer les tigres et balancer autant d'appâts ne détruirait pas un équilibre et faciliterait la prééminence des bouledogues.
En plus de cette "régulation" inefficace mais très coûteuse, financièrement et écologiquement, on prétend ajouter une deuxième ligne d'appâts prés des baigneurs et surfeurs, histoire de rapprocher davantage les requins. La pêche post-attaque de Saint-André a pourtant clairement montré qu'un requin attiré par les appâts est resté en surface sans pouvoir être pêché.
En toute honnêteté, le nouveau CRPEM, dont la responsabilité pourrait être soulevée en cas d'accident, ne prétend absolument pas avoir la capacité de pêcher tous les requins attirés prés des côtes par les appâts et prises diverses.
On "régule" donc des requins qu'on ne peut pas réguler car ils sont remplacés , on en attire d'autres prés des plages alors qu'on n'est pas certains de les pêcher et on déséquilibre encore plus l'écosystème en massacrant les tigres alors qu'on a un problème bouledogue ; Voilà la logique de Cap requins.
Aucun des concepteurs de Cap Requins n'avait de compétences en matière de requins.Tous se sont improvisés spécialistes d'un animal qu'il n'avait parfois jamais vu quand l'affaire est devenue juteuse.
Cette régulation par la pêche pêche est totalement fantaisiste. C'est la délégation anormale d'une mesure de sécurité par l'Etat.
Avec les deux derniers accidents, on en voit le sinistre bilan: la zone où on a le plus massacré de requin au monde ces dernières années sous prétexte de sécurisation est celle où les accidents augmentent !!!
Va t'on longtemps payer pour ces inepties dont les Réunionnais ne veulent pas et qui déshonorent leur Ile ?
C'est le rejet d'eau usées, le basculement des eaux, le ruissellement lié à l'urbanisation, le rejet des déchets qui ont transformé la sèche côte ouest en milieu aussi favorable aux bouledogues que l'était la côte est .
Il est plus facile d'accuser la réserve et de dérégler encore plus l'écosystème que de traiter les vrais problèmes.

Jean-Bernard Galvès, porte parole du collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude181, One voice, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua, Vagues.

Zinfos974.com - A la Une ... - Vendredi 5 Mai 2017 - 11:46 - SI - L'Ermitage : La capture du requin bouledogue juvénile remise à samedi

Observé à plusieurs reprises dans le lagon de l’Ermitage, un requin bouledogue juvénile de 80 cm devait être prélevé ce matin. Malgré le dispositif lancé, le squale a échappé aux pêcheurs venus le récupérer.
Deux pêcheurs du comité régional des pêches, des scientifiques de la Réserve marine, un drone mais également plusieurs vigies requin ont été mobilisés pour tenter de retrouver ce requin qui s’est sédentarisé non loin de la Passe de l’Ermitage.
Le dispositif de capture a été mis en place ce vendredi aux alentours de 7h. Mais après plus de deux heures, les recherches ont été stoppées. La faute à un bouledogue juvénile un peu trop craintif, qui n’a pas été observé, indique Olivier Bielen, directeur du centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin.
"Nous ferons une nouvelle tentative demain. Le bouledogue n’est pas facile car c’est une espèce farouche, très craintive. En attendant, le secteur est placé sous haute surveillance", ajoute-t-il.
En cas de capture, ce requin bouledogue juvénile sera disséqué pour des relevés de ciguatera.

par www.ipreunion.com - le 5 mai 2017 à 09:33 - L’Ermitage - A la recherche (infructueuse) du requin juvénile sendentarisé

Une nouvelle session de capture est organisée ce vendredi matin 5 mai 2017 dans toute la zone du lagon à proximité de l’herbier de la passe de l’Ermitage. Il s’agit de capturer un requin bouledogue juvénile de 80 centimètres qui a pris ses quartiers dans la passe de l’Ermitage. Jeudi, il a failli être capturé, mais il est parvenu à s’échapper du dispositif mis en place pour le prélever. Les pêcheurs n’ont pas eu plus de succès ce vendredi matin. Le jeune squale n’a pas été repéré
L’opération de pêche a commencé vers 7 heures. Vers 8 heures le squale n’avait pas encore été répéré malgré le survol de la zone par un drone. Le dispositif a été levé peu après 9 heures. Il ne devrait pas été redéployé à cette échelle dans les prochains jours, mais une surveillance accrue de la zone, notamment par drone, sera exercée.
C’est un dispositif important qui a été mis en place pour capturer ce requin observé à pluisieurs reprises par des usagers de la mer. L’action est en effet réalisée sous maîtrise d’œuvre du Comité régional des pêches maritimes et des élevages Marins de La Réunion (CRPMEM), en coordination avec les maîtres-nageurs sauveteurs de la ville de Saint Paul, la Réserve marine, la ligue de surf avec son dispositif Vigie requin renforcé, et l’appui du Centre de ressources et d’appui du risque requin (CRA) pour la coordination globale.
Lorsqu’il aura été prélevé, le requin servira aux travaux sur la prévention de la ciguatera. Cette maladie très grave pour l’homme est liée à une toxine qui se concentre dans la chair et le tissu nerveux des requins notamment. C’est ce qui motive l’interdiction de commercialisation des squales à La Réunion.                       mb/rb/

par www.ipreunion.com - le 3 mai 2017 à 19:53 - Un requin bouledogue juvénile sédentarisé dans le lagon de l’Ermitage

Ce mercredi 3 mai 2017, le Cra (Centre de ressources et d’appui du risque requin) a indiqué qu’un requin bouledogue était actuellement sédentarisé à proximité de l’herbier de la passe de l’Ermitage. Long de 80 centimètres, le squale juvénile devrait être prochainement prélevé. Nous publions ci-dessous le communiqué du centre.
Suite aux observations répétées d’un bouledogue juvénile dans la passe de l’Ermitage par un certain nombre d’usagers du lagon, l’État, au côté de la commune, a mis en place des moyens humains et techniques afin de prélever ce requin de 80 cm localisé et sédentarisé à proximité de l’herbier de la passe de l’Ermitage.
Cette action est réalisée sous maîtrise d’œuvre du CRPMEM, en coordination avec les Maîtres-Nageurs Sauveteurs de la ville de Saint Paul, la RNMR, la ligue de Surf au travers de son dispositif Vigie Requin Renforcé, et l’appui du CRA pour la coordination globale.

ImazPressRéunion - 04/05/2017 - Avec une surveillance assurée par le dispositif "Vigie Requin" - Trois-Bassins - Des filets bientôt mis en place sur le spot de surf

Ce jeudi 4 mai 2017, le maire de Trois-Bassins s'est prononcé en faveur du déploiement du dispositif "Vigie Requin Renforcé" sur le spot de surf de la commune. Il devrait être mis en place dans les prochaines semaines. Par ailleurs, le site devrait également être protégé par des filets anti-requins "innovants".
C'est sous présence du sous-préfet de Saint-Paul et du président de la ligue réunionnaise de surf (LRS) que le maire de Trois-Bassins s'est prononcé de manière favorable au futur déploiement du dispositif "Vigie Requin Renforcé" sur le spot de la commune. Un choix qui s'est fait lors d'une réunion de travail concernant "la sécurisation ainsi que le développement économique et touristique du littoral".
Le spot de Trois-Bassins, particulièrement prisé par les surfeurs, devrait de plus être protégé par des filets anti-requins. Le centre de ressources et d'appui du risque requins précise qu'il s'agira de "deux filets innovants de 30 mètres de long". Des "tests de faisabilité" seront réalisés pour améliorer la sécurisation du spot. En juillet 2012, un surfeur y avait perdu la vie, après avoir été attaqué par un squale. Alexandre Rassiga, 21 ans, connaissait le site depuis son enfance.
Une nouvelle réunion est prévue en juin 2017 pour "accompagner la municipalité dans l'aménagement de son littoral". Un aménagement qui viendra compléter cette reprise d'une activité nautique dans le cadre d'un dispositif de surveillance encadrée. De nouvelles perspectives de baignade sécurisée pourraient ainsi voir le jour.

par www.ipreunion.com - le 5 mai 2017 à 11:06 - Un requin tigre prélevé à la Pointe des Aigrettes

Ce mercredi 3 mai 2017, un requin tigre a été prélevé à la Pointe des Aigrettes, dans l’ouest. La femelle mesurait près de 3 mètres 60. Le squale a été pêché dans le cadre du projet Cap Requins.
Le requin tigre de 3 mètres 60 a été pêché à la Pointe des Aigrettes dans l’après-midi du mercredi 3 mai, vers 15 heures.

Zinfos974.com - Vendredi 5 Mai 2017 - 15:41 - A la Une - Risque requin : Les conseils de sécurité et de prudence de la préfecture

La fin de saison d’été austral constituant une période plus particulièrement sensible au risque requin, les récentes fortes pluies ayant engendré une grande quantité d’eau douce vers l’océan avec une turbidité accrue des eaux côtières, et face au constat de la présence de requins tigre et bouledogue suite aux prélèvements effectués ces dernières semaines, Dominique Sorain, préfet de La Réunion, rappelle que la plus grande vigilance s’impose à l’ensemble des usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin, qui font l’objet d’une réglementation spécifique.
                                                   Rappel de la réglementation en vigueur
L’arrêté préfectoral du 8 février 2017, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques restreint, dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin, à savoir :
la baignade, y compris lorsqu’elle s’effectue à l’aide d’un équipement de type palmes, masque et tuba ;
les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard).
Outre les espaces autorisés en lagon et en bassins de baignade, les filets de baignade de la plage de l’Etang-Salé installés en face du poste des maîtres-nageurs sauveteurs, ainsi que ceux de Boucan-Canot et des Roches Noires sur la commune de Saint-Paul au sein de zones aménagées, ouvrent des espaces de pratique surveillée hors lagon. Il est rappelé que la pratique de la baignade et des activités nautiques au sein de ces zones n’est possible que dans les conditions et aux créneaux horaires portés à la connaissance des usagers par les services municipaux sur site. La disponibilité des filets, qui ne peut être assurée de façon permanente en raison des conditions météorologiques de l’été austral (houle cyclonique), conditionne notamment l’ouverture effective de ces zones surveillées. Les travaux de sécurisation d’autres sites (Trois-Bassins, Saint-Leu…) sont en cours.
Les autres activités nautiques, notamment la plongée et la pêche sous-marine, demeurent possibles dans le cadre de la réglementation, aux risques et périls de leurs usagers.

Dispositifs de prévention et de surveillance en vigueur
D’une manière générale, la signalisation utilisée pour la baignade sur les plages surveillées est la suivante :
- un drapeau rouge vif signifiant « interdiction de se baigner » ;
- un drapeau jaune orange signifiant « baignade dangereuse mais surveillée » ;
- un drapeau vert signifiant « baignade surveillée et absence de danger particulier ».
Sur certaines plages, ce dispositif est complété par une signalétique spécifique relative au risque requin :

la flamme rouge représentant un requin indique que la présence d’un requin a été récemment signalée ou observée dans la zone ou à ses abords ;
la flamme orange représentant un requin indique que les conditions sur zone sont propices à la présence de requins (météo, signalements récents…).
En l’absence de signalétique, la pratique des activités nautiques concernées par la réglementation préfectorale et communale est interdite.

Conseils de sécurité et de prudence
Le Préfet invite l’ensemble des usagers de la mer à respecter les conseils de prudence suivants :
Avant de se mettre à l’eau :
- ne jamais se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse (consulter les panneaux d’informations), et vérifier la couleur du drapeau hissé
- se renseigner auprès des maîtres nageurs sauveteurs du poste de surveillance sur la réglementation et les dangers éventuels : courants, conditions météorologiques (forte houle, orage, intempéries), qualité de l’eau (eaux troubles, pollution) ;
Une fois à l’eau :
- ne pas relâcher sa vigilance : le risque « zéro » n’existe pas, y compris lorsque l’on pratique une activité nautique dans un espace aménagé et surveillé ;
- privilégier la pratique collective des activités nautiques, sous l’encadrement et la responsabilité des professionnels de la mer ;
- ne pas rester dans l’eau en cas de blessure et, en cas de pêche sous marine, ne pas conserver ses prises sur soi : les déposer le plus rapidement possible sur sa bouée ou dans son bateau.

Il est demandé de rapporter toute observation de requin auprès d’un poste de surveillance ou du CROSS Réunion : 02 62 43 43 43.
Toutes les informations relatives aux démarches de réduction du risque requin à La Réunion sont disponibles sur le site Internet dédié : www.info-requin.re

par www.ipreunion.com - le 11 mai 2017 à 12:12 - Cap Requin 2 - Les opérations de pêche se poursuivent avec la mise en place de palangres verticales

Comme validé par le protocole de départ, le programme de pêche prévu dans le cadre de Cap Requin 2 se poursuit. Ce vendredi 5 mai 2017, le centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin (CRA) ainsi que le comité régional des pêches (CRPMEM) ont validé la reprise de la technique de pêche à la côte. Des palangres verticales avec alertes de capture (PAVAC) devraient être mises en place dans le courant de la semaine prochaine.
"Il y a eu un temps de battement entre la nouvelle et ancienne équipe : mais le système, prévu par le protocole de départ, sera mis en place dès la semaine prochaine !" assure Brigitte Noel du Cra. Avec l’appui des pêcheurs du CRPMEM, des élus des collectivités et de la sous-préfecture de Saint-Paul, le centre a validé ce vendredi la suite du programme de pêche et la reprise de la technique de pêche à la côte.
Des palangres verticales avec alerte de capture devraient donc être mises en place dans le courant de la semaine prochaine. L’objectif : "inscrire les actions entreprises dans la durée pour la prévention du risque requin" indique le Cra. La pose de ces palangres de fond sera réalisée en coordination scientifique avec Hydro Réunion, association centrée sur l’aquaculture et l’écologie en milieu aquatique. Un partenariat qui était aussi une condition "sine qua non" dans le protocole de Cap Requin 2. Un inventaire du matériel sera effectué en fin de semaine pour permettre un déploiement effectif dès la semaine prochaine.
                                 - Des observateurs indépendants déployés -
Par ailleurs, le Cra précise que les dispositifs d’observateurs indépendants, déployés sur Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu, L’Étang-Salé et Saint-Pierre, sont toujours d’actualité. Il reste cependant à définir "les modalités de mise en oeuvre" de leurs embarquements. Le rôle qui leur est assigné : la collecte d’informations sur les conditions de sortie, les opérations de pêche, les captures, les poissons relâchés ainsi que le respect des tâches accomplies par le professionnel.
Pour rappel, conformément aux annonces du Comité réunionnais de réduction du risque requin (C4R) du 10 mars 2017, la participation financière de l’État a été renouvelée pour un montant total de 479 000 euros. Dans cette enveloppe, 120 000 euros sont prévus pour le prolongement du programme jusqu’au 30 juin 2017.
Par ailleurs, le président du CRPMEM a confirmé son engagement avec la reprise rapide des actions de pêche à la palangre horizontale de fond, effective depuis le 21 février 2017. Depuis cette date, 15 squales ont été prélevés dont 12 tigres et 3 bouledogues.


Jeudi 11 Mai 2017 - 11:16 - Zinfos974 - Société - Cap Requins 2 : Des palangres verticales déployées dès la semaine prochaine

Le Centre de Ressources et d’Appui pour La Gestion du risque Requin (CRA), le comité Régional des pêches (CRPMEM) et les élus des collectivités ainsi que la sous-préfecture de Saint-Paul ont validé la suite du programme de pêche Cap Requins le vendredi 5 mai. Des opérations de pêches ciblées, à la côte, avec des palangres verticales avec alerte de capture (PVAC) viendront compléter le dispositif actuel.
Objectif, "inscrire les actions entreprises dans la durée pour la prévention du risque requin", indique le CRA. Et d'ajouter : "Conformément au protocole des opérations de pêches ciblées, le CRPMEM s’est doté d’une coordination scientifique par l’intermédiaire d’hydro Réunion, condition sine qua non de la pose des Palangres de fond dans le protocole de CAP Requins 2".
D'ici la fin de la semaine, l’inventaire du matériel sera effectué. Le déploiement de ce dispositif - sur les communes de Saint-Paul, trois Bassins, Saint Leu, Etang-Salé et Saint-Pierre - devrait être effectif dès la semaine prochaine. Ce dernier permettra de "collecter les informations sur les conditions de sorties, les opérations de pêches, les captures, les poissons relâchés" .
Les modalités de mise en œuvre des embarquements d’observateurs indépendants, dont la mission est d’effectuer les suivis des opérations de pêches ciblées du programme CAP Requins 2, restent à définir.
                               15 requins prélevés depuis le 21 février
Pour rappel, l’Etat s'est engagé, avec le conseil régional et les collectivités littorales de Saint Paul, Trois-Bassins, Saint Leu, Etang Salé et Saint Pierre, au financement du programme CAP Requins 2 depuis son démarrage en juin 2015. Ce programme consiste en un dispositif de prélèvement ciblé de requins bouledogue et tigre, dont la maîtrise d’œuvre est assurée depuis l’origine par le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CRPMEM).
La participation de l’Etat à ce programme a été renouvelée pour un montant total de 479 000€, dont 120 000€ correspondent au prolongement du programme pour 6 mois jusqu’au 30 juin 2017, rappelle le CRA, validant les annonces faites 10 Mars dernier.
"Ce financement recouvre les actions de pilotage du programme, de coordination technique, de prélèvement par la technique de palangre horizontale de fond (PHF), ainsi que les actions de valorisation des requins prélevés (transport, dissection) avant analyses scientifiques", précise le CRA.
Depuis la reprise des actions de pêche à la palangre horizontale de fond, effective depuis le 21 février 2017, 15 requins ont été prélevés : 12 tigres et 3 bouledogues. Un résultat qui, pour le CRA, confirme l'engagement du CRPMEM dans les actions de gestion du risque requin à La Réunion.

Zinfos974 - Jeudi 11 Mai 2017 - 15:39 - Communiqué - Attaque de requin : "L'accident s'est produit dans une zone ouverte à la chasse sous-marine"

Jean-Bernard Galvès, le porte-parole du collectif des associations Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude18, One Voice, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua et Vagues s'exprime à propos de la dernière attaque de requin. Voici son communiqué :

Le dernier accident a eu lieu au centre d'une zone de la réserve depuis toujours ouverte à la chasse sous-marine .
La zone de l'accident est quotidiennement et intensément fréquentée par des chasseurs sous-marins. Cela n'a bien entendu rien empêché.
Un des premiers témoignages recueillis de l'accident a été celui d'un chasseur.
Cet accident met à mal les théories fumeuses d'un petit lobby de viandards qui veut faire de la totalité de la réserve son terrain de jeu et a réussi à convaincre certains surfeurs que la présence de chasseurs éloignerait les requins.
Au contraire, rien n'est plus attirant pour un requin qu'un poisson fléché qui se débat. Les chasseurs calédoniens ou polynésiens vous le diront. Les requins assimilent le chasseur a de la nourriture facile.
Le simple bruit de la détente des sandows finit par les attirer même si le poisson a été raté.
Tous ceux qui ont chassé en présence de requins savent qu'il ne faut jamais chasser à proximité des baigneurs et surfeurs ni conserver le poisson dans l'eau en présence de requins.
La préfecture semble l'avoir compris puisqu'elle demande maintenant aux chasseurs sous-marin de placer leurs prises sur leurs bouées ou dans un bateau.
Qu'elle aille au bout de sa démarche se prononce fermement contre la chasse sous-marine dans la réserve, désastreuse pour l'image de la Réunion et dangereuse pour les baigneurs.

Jean Bernard Galvès ( Porte parole du collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude18, One Voice, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Tendua, Vagues)

par www.ipreunion.com - le 13 mai 2017 à 13:27 - Mamans en colère contre la crise requin : un sit-in devant la Réserve Marine

Une vingtaine de mamans ont fait un sit-in devant les locaux de la Réserve Marine à 11h00 ce samedi 13 mai 2017. Après deux heures de mobilisation, les femmes ont quitté les lieux. L’objectif : "que les choses s’accélèrent, les mesures administratives ne sont pas du tout adaptées à nos problèmes" de la crise requin, indique Mylène Veminardi, participante au mouvement.
"On veut que la métropole nous entende, alerter les médias (...) on proteste contre ces choses aberrantes comme cet interdit de commercialisation" des requins à La Réunion, ajoute-t-elle.
Les mamans ont manifesté pacifiquement devant la Réserve car "il faut qu’on nous rende l’océan. Avant, nous pouvions nous baigner jusqu’à 19h00, aujourd’hui, tout cela est terminé pour nos enfants" avait ajouté l’une d’elles sur les ondes de radio Freedom. Parmi elles était également présente la mère d’Alexandre Naussac, décédé à la suite d’une attaque de squale à Saint-André en février dernier.
Le 8 mai dernier, les mamans ont formé "une vague rose" pour une flash mobilisation du côté de la Passe de l’Ermitage, à Saint-Gilles les Bains. "Ca suffit"était le slogan justifiant cette contestation de la gestion du problème requin qui sévît depuis 2011 sur l’île. Imaz Press avait suivi en direct la manifestation.                 jm/www.ipreunion.com

Posté par IPR le Mardi 16 Mai à 00H55 - Tribune libre de l'association Vie Océane - Un récif corallien en bonne santé serait "une solution à la crise requin"

Selon l'association Vie Océane, la bonne santé des récifs coralliens de La Réunion pourrait être une solution face à la crise requin. Dans une tribune diffusée ce lundi 15 mai 2017, le collectif développe cette idée : un habitat dégradé pourrait entraîner "des modifications du comportement de certains requins". Nous la publions dans son intégralité ci-dessous.

Les récifs coralliens de La Réunion sont impactés depuis plusieurs dizaines d’années notamment par des arrivées d’eau douce plus nombreuses, par une urbanisation croissante du littoral et une pêche mal contrôlée. Les récifs résistent mais les taux de recouvrement corallien diminuent et les différentes communautés récifales ne sont plus représentatives de récifs en bonne santé. L’image pourrait être celle d’une forêt tropicale où les arbres sont encore debout mais où les branches et les oiseaux se raréfient…
La Réserve Naturelle Marine de La Réunion s’efforce depuis plusieurs années de protéger les récifs, mais les impacts liés aux différentes activités humaines sont encore trop nombreux et il est par exemple difficile de canaliser une quantité croissante d’infiltration d’eau douce provenant du bassin versant. Ces eaux finissent dans les lagons et contribuent à la mauvaise santé des coraux. Les poissons récifaux ne sont plus représentatifs d’un récif en bonne santé : leur nombre et leur taille sont très inférieurs à ce que l’on pouvait trouver auparavant à La Réunion et qui est encore visible sur un récif florissant.
Lorsque les bancs de poissons sont importants et diversifiés sur un récif corallien, des prédateurs comme les grands requins peuvent s’alimenter convenablement à partir de cette ressource disponible et, par voie de conséquence, le risque d’interaction dangereuse avec l’homme diminue d’autant. Au contraire, un habitat dégradé réduit les proies potentielles et entraine des modifications du comportement de certains requins opportunistes, notamment des requins bouledogues, qui peuvent ainsi créer un danger pour des usagers.

La pêche de ces requins est-elle une réponse ?
A court terme elle peut donner cette impression, mais elle ne peut être une solution définitive dans la durée pour différentes raisons. Il parait difficile d’évaluer la diminution du risque en le corrélant au nombre de requins pêchés puisque les comportements varient d’un individu à l’autre.
Plusieurs publications montrent que les requins apprennent et sont notamment capables d’enregistrer les sites où ils trouvent régulièrement de la nourriture. Certaines espèces et certains individus apprennent également à ne pas se faire reprendre après avoir été relâchés. Une population de requins peut également apprendre les uns des autres par transfert d’informations et en adoptant des stratégies collaboratives… Les sites régulièrement appâtés pourraient donc être mémorisés et intégrés dans le parcours quotidien de certains requins, d’autant que ces sites sont générateurs de déchets de pêche et que seuls 6% des appâts utilisés sur les drumlines (cf. caprequin2) permettent de capturer une des deux espèces de requins ciblés. La plupart des appâts sont perdus, "dé-prédatés", intacts, mordus,… et nourrissent vraisemblablement des requins non capturés.

La pêche présente également plusieurs autres problèmes :
Dans le cadre de Caprequin2, 7 prises sur 10 effectuées sur les drumlines ne concernent pas les requins ciblés et ces prises accessoires sont pour la plupart relâchées vivantes, sans observateur indépendant pour le confirmer. Et dans quel état ?
Une prise accessoire relâchée blessée peut aussi avoir un rôle attractif pour un requin dont le comportement et les différents sens ont justement évolué pour détecter ce type de proie en détresse. Les prises accessoires qui se débattent et émettent des signaux de détresse pendant plus d’une heure avant qu’un pêcheur n’intervienne, peuvent également avoir un rôle attractif auprès des espèces de requins ciblés.
De plus, il faut souligner que le rôle des espèces correspondant aux prises accessoires (carangues, autres requins, raies,…) est primordial pour la reconstitution de l’écosystème et le retour à un équilibre écologique des récifs coralliens.

Pour minimiser, d’une part l’impact sur les prises accessoires en milieu récifal et, d’autre part, le risque de mémorisation par les requins des sites régulièrement appâtés à proximité des zones balnéaires, il serait préférable de déployer des engins de pêche sur des sites où les études et observations ont révélé une fréquence de présence plus importante de requins bouledogues : baie de Saint Paul, étang du Gol, Est de l’île… Dans ce cas, la palangre horizontale est deux fois plus efficace que les drumlines (cf. Caprequin 2) et moins couteuse. Si l’Etat et les différentes associations pro-pêche souhaitent réguler la population de requins bouledogue, il est préférable de pêcher dans ces zones pour impacter tous les individus, matures et immatures. Mais, il sera malgré tout difficile de donner une estimation de la diminution du risque, à moins d’exterminer la population de requins bouledogues tout autour de l’île, ce qui, en dehors de son caractère impensable, serait difficile à réaliser car l’effort de pêche devrait être intense, et être prolongé même lorsque le nombre de captures aura considérablement diminué.
D’autre part, des individus pourraient venir occasionnellement ou régulièrement de l’extérieur de l’île. Des études génétiques en cours sont nécessaires afin de valider ou non cette hypothèse. Il a bien fallu que des individus à l’origine de la population actuelle arrivent à La Réunion ! On peut difficilement penser que ces déplacements d’individus en dehors ou vers La Réunion n’existent pas.
Certains individus peuvent circuler dans l’océan Indien comme de nouvelles études sur la connectivité entre les hauts fonds sous marins et les îles le laissent entendre. Si la pêche est une solution envisagée par l’Etat à court terme, l’effort de pêche devra donc être continu et préférentiellement dans les zones fréquentées par les requins bouledogues. Néanmoins, il se posera toujours la question des indicateurs permettant à l’Etat de lever l’arrêté d’interdiction de baignades en mer ouverte.

Une limite à "l’occupation de la colonne d’eau"
Derrière l’argument de "l’occupation de la colonne d’eau" se trouve une demande de réouverture à la pêche sous marine dans certaines zones de protections renforcées de la Réserve. D’autres activités au sein de ces zones (plongées, apnée, canoë,…) et qui occupent la colonne d’eau, sont actuellement bien développées. Si l’on compare l’évolution du nombre de personnes occupant la colonne d’eau depuis 30 ans, il y a une augmentation constante et régulière des différentes activités nautiques et de la présence humaine dans le milieu.
En quoi la réouverture à la pêche sous marine pourrait contribuer à diminuer les risques d’interaction entre requins et activités nautiques ? De nombreuses observations en milieu récifal prouvent le contraire : la détresse d’une proie fléchée, les poissons frais accrochés à une bouée pendant plusieurs heures,… sont des stimuli potentiels d’attractivité pour les requins éventuellement présents dans la zone et peuvent mettre en danger les pratiquants de cette activité.

Quid de l’argument "garde-manger" affectée aux zones coralliennes de la Réserve marine ?
Les dernières études montrent que la taille et le nombre de poissons récifaux dans les zones les plus protégées de la réserve sont encore aujourd’hui très inférieurs à ce que peut présenter un récif en bonne santé. Il n’y a donc pas de "garde-manger", et ce n’est pas dans les zones protégées de la réserve que les requins bouledogues vont trouver la ressource nécessaire à leur alimentation quotidienne. Ces requins bouledogues sont potentiellement en état de stress alimentaire, vu la diminution des ressources disponibles autour de l’île, et certains individus opportunistes s’adaptent et élargissent leur régime alimentaire. Les déchets de pêche et les abats d’animaux terrestres retrouvés dans les estomacs de certains individus montrent cette capacité à s’adapter. On peut aussi penser - et regretter - que certains spécimens se soient également habitués à intégrer sur leurs parcours de recherche alimentaire des stimuli attractifs tels ceux produits par les activités sur les spots de surf.
Le milieu récifal réunionnais est dégradé et la solution à la crise requin n’est pas de le déséquilibrer davantage en l’impactant par la pêche, ses prises accessoires, ses déchets, la chasse,…. Le retour à un milieu récifal équilibré est la meilleure protection contre les requins bouledogues à long terme et il faut pour cela se donner les moyens d’y arriver.

Zinfos974 - A la Une - Vendredi 19 Mai 2017 - 10:27 - Cinq requins prélevés hier à St-Gilles et St-Pierre

Cinq requins ont été prélevés hier du côté de Saint-Gilles et Saint-Pierre dans le cadre du projet Cap Requins 2. Trois requins bouledogue, un mâle de 3 mètres de long à 10h et deux mâles de 2 mètres à 16h, on été prélevés à Saint-Pierre. Le mâle de 3 mètres se trouvait au Pic du Diable.
Deux requins tigre ont également été prélevés à Saint-Gilles. Il s’agit d’un mâle de 3,13 mètres de long à 9h30 et un autre de 3,4 mètres à 12h.
Sur la page Facebook "Contre la pêche des requins à La Réunion", les internautes déplorent une nouvelle fois un "ignoble massacre".

imaz press reunion - 22/05/2017 - Tribune libre de Jean Bernard Galvès - "Main tendue pour faire cesser le massacre des requins"

Le massacre des requins à la Réunion a explosé ces derniers jours. Des centaines d'hameçons appâtés ont été déployés jusqu'à quelques mètres du récifs coralliens. Ce18 mai il y avait deux à trois fois plus d' hameçons entre Saint-Gilles et Saint-Pierre que sur toutes les cotes d'Afrique du Sud. Cinq requins ont été massacrés ce jour-là et nous n'avons aucune connaissance des prises accessoires.
Par l’utilisation de palangres d’au moins 25 hameçons, La Réunion est entrée dans une tuerie de masse méthodique, qui n’a nulle part de précédent. Pourtant, seul le Queensland, qui a démarré la pêche dans une autre époque, tue encore des requins. Il devra bientôt y renoncer sous les pressions de l’opinion.
On constatera que la pêche au Queensland a démarré en 1962, l'année même où Nelson Mandela était emprisonné. Cet exemple donne conscience que le monde et les esprits ont bien changé depuis. Certains massacreurs de requins, voudraient ils, pour un loisir, faire plonger la Réunion dans les horreurs d’un autre siècle?
Contrairement à ce qui est raconté par certaines associations de surfeurs locaux, tous les autres pays et régions qui ont pratiqué une pêche de “sécurisation” ont renoncé à tuer les requins.
Hawaï après 17 ans de pêche au requin il y a renoncé totalement, celle-ci n'apportant rien à la sécurité. L'Afrique du Sud, relâche systématiquement depuis 1989 tous les requins vivants retrouvés sur ses lignes et filets. L'Australie de l'Ouest a renoncé à la pêche des requins, jugeant celle-ci inefficace pour la sécurité et dangereuse pour la biodiversité. La Nouvelle Galles du Sud relâche maintenant tous les requins pris en les équipant de balises de détection en temps reel .
A contre courant de l'évolution du monde, de l’opinion et de la conscience écologique, poussée par une minorité, La Réunion mettrait en place une tuerie systématique de masse des requins ? Cette position n'est comprise ni des Réunionnais, ni du reste du monde. On a pu en constater le rejet massif sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
Pour faire cesser ce massacre stupide, inutile,et préjudiciable nous tendons aujourd'hui la main aux décideurs et aux associations de surfers
La Réunion sortirait grandie de suivre et améliorer l'exemple de la Nouvelle Galles du Sud : Si la pêche est maintenue, les requins pris ne doivent plus être tués mais relâchés avec une balise de détection en temps réel.
Un requin détectable n'est pas plus dangereux qu’un requin mort. Il nous renseigne de plus sur les déplacements et les structures de populations de requins. Nous aurons ainsi des renseignement beaucoup plus utiles pour améliorer la sécurité que les pseudos études actuelles qui ne sont que prétexte au massacre. Ce massacre innommable se déroule de plus sans observateur.
Nos associations offrent d'assurer la gestion des observateurs, ce qui garantit une transparence totale et évite pressions, copinage ou menaces sur les observateurs comme ce fut le cas dans le passé. Les décideurs auront ils l’intelligence d’accepter notre main tendue ? Tous, pourraient alors travailler ensembles, pour la sécurité, la biodiversité et l’image de La Réunion.
Préféreront ils continuer à enfoncer la Réunion dans des méthodes barbares d'un autre siècle, désavouées par les Réunionnais et le reste du monde ?

Jean Bernard Galvès, porte parole du Collectif des associations : Sea Shepherd, Aspas, Vague, Tendua, Fondation Brigitte Bardot, Requin Intégration, "Sauvegarde des requins", Longitude 181, One Voice

Zinfos974.com - A la Une ... Jeudi 25 Mai 2017 - 11:46 - Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com - Requin juvénile à l'Ermitage, la baignade interdite

Les baigneurs vont être déçus en ce jeudi férié à l'Ermitage. Un requin juvénile a été aperçu en fin de matinée au niveau de la passe de l'Ermitage et la baignade est depuis interdite.
Il pourrait s'agir du même requin qui habite le lagon depuis trois à quatre mois et qui n'a blessé personne, selon les MNS. Serait-il difficile à attraper? Un dispositif devrait être mis en place pour le localiser.

Zinfos974 - Vendredi 26 Mai 2017 - 10:53 - A la Une - Un requin-guitare retrouvé échoué à l'Etang-Salé

Un requin-guitare a été retrouvé échoué ce vendredi matin sur la plage de l’Etang Salé.
L’animal présente plusieurs entailles au niveau de la tête. Des blessures qui semblent avoir été causées par une hélice de bateau.
Le requin-guitare appelé raie-guitare ou encore poisson-guitare est un poisson côtier qui évolue généralement dans les fonds sableux pour se nourrir des animaux qui s’y trouvent.
Recherchée pour sa chair estimée d’excellente qualité, l’espèce est classée comme vulnérable sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) en raison de sa pêche excessive.

par www.ipreunion.com - le 27 mai 2017 à 15:11 - Drapeau rouge hissé aux Roches Noires et à Boucan Canot, baignade interdite

En raison de la forte houle, le drapeau rouge a été hissé sur les plages des Roches Noires et de Boucan-Canot ce samedi 27 mai 2017. Pour éviter qu’ils soient endommagés par les grosses vagues, les filets de protection anti requins ont été relevés. La baignade et toutes les activités nautiques sont interdites.

par www.ipreunion.com - le 29 mai 2017 à 15:50 - Vigimarine.com - Signaler la présence de requins via une interface web

Signaler la présence d’animaux marins dans les eaux de La Réunion : c’est le principe de la plate-forme Vigiemarine.com. Lancée par green974, "passerelle du développement durable", l’interface a pour objectif d’informer les usagers de la mer via sms ou e-mail via une "vigix". Une vigix, c’est une petite fiche qui collecte un ensemble de données, telles que l’état de la mer ou la météo. Nous publions le communiqué correspondant ci-dessous.

Suite à la problématique requin dès les premières attaques en 2010, Green974.com a participé aux ateliers requins organisés par les autorités.
La 1ère version du service en ligne VIGIMARINE a été présentée à M. Campo Sous-Préfet de Saint-Paul de l’époque et à M. Lebianic ancien directeur du CROSS en 2011.
Suite au développement du projet MARK 1, notre moteur de réseau social MADE IN REUNION, nous avons décidé de faire de Vigimarine un service à part entière. Vigimarine est ainsi devenu le réseau social des usagers de la mer.

Quel est le but de Vigimarine ?
L’objectif de Vigimarine est de communiquer et d’informer sur ce qu’il y a de plus vaste autour de notre petite ile, l’océan. La problématique autour du risque requin devient par extension une des préoccupations de cet outil par l’implication des Réunionnais dans l’observation du milieu marin.

Vigimarine comment ça marche ?
La plateforme vigimarine se décompose de la manière suivante :
- L’interface web moderne et adaptative
- Le réseau social, qui permet aux utilisateurs de communiquer
- La couche applicative "métier" pour poster les alertes, qu’on appelle Vigix sur la plateforme

Les utilisateurs de la plateforme sont soumis à une hiérarchisation, ce qui permet un contrôle sur la véracité des vigix émises via la plateforme.

La vigix en détail
Une vigix contient l’ensemble de données postées par les utilisateurs du réseau :
- Signalement de la présence d’un animal marin
- Etat de la mer
- Météo
- Lieu + Coordonnées GPS
- Commentaires
- Possibilité d’être confirmée par les autres membres du réseau
- En cas de danger, validation par une autorité officielle

Situation actuelle de la plateforme
Nous n’avons eu aucune aide pour le développement de cette plateforme, bien que des réunions de travail aient eu lieu avec certaines collectivités et autorités qui ont trouvé le projet pertinent.
Le développement de la plateforme a donc souffert d’un cruel manque de ressources. Les deux fondateurs de Green974.com ont travaillé sur leurs temps libres. Un co-fondateur a travaillé sur l’approche scientifique de la plateforme tandis que l’autre a édité l’ensemble du code de la plateforme.
Suite aux 2 attaques mortelles sur nos côtes cette année, nous avons décidé de lancer la plateforme qui est alors passé de la phase alpha à la phase beta privée. Nous avons créé un groupe sur facebook avec quelques membres de la communauté de surfeurs pour avoir un 1er retour de tests de la plateforme. Le retour a été positif. Nous passons donc à la beta publique.
Pour créer une communauté solide nous avons opté pour une inscription par cooptation. C’est-à-dire qu’il faut recevoir une invitation pour pouvoir s’inscrire sur la plateforme. Le formulaire d’inscription ne valide que les adresses mails inscrits sur la liste des invités.
Nous invitions les personnes qui souhaitent participer à cette beta publique à rejoindre le groupe facebook "Vigimarine Beta Test" (https://www.facebook.com/groups/213725662459343/) ou à nous contacter par courrier électronique à : coop@vigimarine.com.

Par ailleurs n’ayant reçu aucune aide publique nous allons lancer une campagne de crownfunding pour pérenniser le développement de la plateforme.

par www.ipreunion.com - le 30 mai 2017 à 16:39 - Cocktails molotov à la Réserve Marine - Des travaux d’intérêt général pour trois jeunes et de la prison avec sursis pour le quatrième

En février 2017, peu après l’attaque de requin qui a coûté la vie à Alexandre Naussac à Saint-André, les locaux de la Réserve Marine ont été dégradés à coups de tags et cocktails molotov. Trois protagonistes ont été condamnés à 105 heures de travaux d’intérêt général, tandis que le quatrième a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis.
C’est le vendredi 24 février, au matin, qu’un agent de la Réserve Marine découvre des tags et cinq cocktails molotov sur les lieux. Les inscriptions "Krapo" recouvraient les murs : une référence au surnom d’Alexandre Naussac, décédé quelques jours auparavant à Saint-André.
Les auteurs du vandalisme étaient jugés au tribunal correctionnel ce mardi 30 mai. Trois d’entre eux ont écopé de 105 heures de travaux d’intérêt général tandis que le quatrième a été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Zinfos974 - Mardi 30 Mai 2017 - 06:41 - La grande Une - Quatre jeunes devant le tribunal pour jets de cocktails molotov contre la Réserve marine

14H50 : Le tribunal correctionnel de Saint-Denis vient de requérir de 4 à 6 mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre des quatre jeunes auteurs de dégradations contre la Réserve marine.

Quatre jeunes Saint-Paulois comparaissent ce mardi devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis pour dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes mais aussi de dégradation légère d’un bien par inscription, signe ou dessin.
Les faits ont été commis dans la nuit du 23 février au 24 février 2017 à la Saline-les-Bains, contre les locaux et les véhicules de la Réserve marine. Des cocktails molotov avaient été lancés contre les véhicules du groupement d’intérêt public. Leur mise à feu n’a pas fonctionné totalement, ne brûlant que partiellement la carrosserie de deux véhicules de la RNMR, dont un destiné à la visite du sentier sous-marin particulièrement plébiscité par le public scolaire.
Le vendredi 24 février au petit matin, c’est un agent qui avait fait la découverte aux alentours de 6 heures. Cinq cocktails Molotov avaient été envoyés depuis la partie arrière de l’enceinte. Cette tentative de dégradation était intervenue dans un contexte lourd pour la communauté du surf à La Réunion.
Quelques jours plus tôt, le 21 février, Alexandre Naussac, était tué par un requin à l’embouchure de la Rivière-du-Mât à Saint-André. Le message "Assassins Krapo", du surnom du bodyboarder, avait également été tagué sur les murs de la Réserve marine.
L’un des protagonistes a été entendu dans une affaire d'agression d'un SDF, à qui on a tenté de mettre feu
La Réserve marine avait déjà été attaquée aux cocktails Molotov, à la suite du décès d'Elio Canestri en 2015. A la suite de ce nouvel incident, le préfet avait condamné "fermement ces actes qui ne peuvent trouver aucune excuse", à l’époque.
Les gendarmes de l’investigation criminelle avaient très rapidement mis la main sur les protagonistes. Dès le mercredi 8 mars, l’un d’entre eux avait été interpellé, ses empreintes ayant été trouvées sur les cocktails molotov. Lors de sa garde à vue, il livrera les noms des autres protagonistes aux enquêteurs. Ce mineur avait déjà eu affaire aux gendarmes dans une affaire d'agression d'un SDF, à qui on avait essayé de mettre feu, au mois d’août 2016 à Saint-Gilles. Au final, cinq jeunes hommes ont participé à cette "vengeance" contre la Réserve marine. Hormis le mineur, deux prévenus, sont tout juste majeurs (18 ans). Les plus âgés ont respectivement 20 ans et 21 ans.

par www.ipreunion.com - le 30 mai 2017 à 14:55 - Saint-Denis - Des femmes dans la crise requins demandent que "justice soit faite"

Des femmes dans la crise requins est mobilisé devant le tribunal de Saint-Denis ce mardi après-midi 30 mai 2017. en pointe dans la lutte contre la prolifération des squales et la revendication de restitution de l’océan aux usagers de la mer Des femmes dans la crise requins réclament que "justice soit faite" dans ce dossier
l s’agit d’une nouvelle mobilisation Des femmes dans la crise requins. Le samedi 13 mai a vingtaine de mamans avait fait un sit-in devant les locaux de la Réserve Marine. Après deux heures de mobilisation, les femmes ont quitté les lieux. L’objectif : "que les choses s’accélèrent, les mesures administratives ne sont pas du tout adaptées à nos problèmes" de la crise requin, indique Mylène Veminardi, participante au mouvement.
Le 8 mai dernier, les mamans ont formé "une vague rose" pour une flash mobilisation du côté de la Passe de l’Ermitage, à Saint-Gilles les Bains. "Ca suffit"était le slogan justifiant cette contestation de la gestion du problème requin qui sévît depuis 2011 sur l’île.                     mp/rb/

par www.ipreunion.com - le 8 juin 2017 à 06:24 - Boucan-Canot - Pas de pêche aux requins en zone de protection renforcée

Il n’y aura pas de pêche aux requins dans la zone de protection renforcée de l’écosystème à Boucan-Canot (Saint-Paul). Le préfet a abandonné l’idée après que la consultation publique sur le projet d’arrêté autorisant ces captures ait été massivement défavorable à l’ouverture d’un secteur de pêche professionnelle. La consultation a eu lieu du 8 au 28 février 2017. Les résultats ont été communiqués ce jeudi 1er juin au Comité régional d’études et de sports sous-marins. À sa demande. Cette décision du préfet enterre, de fait, toute possibilité de capture dans la zone de protection renforcée.

"La société réunionnaise est réfléchie et son constat est rassurant. Des gens que l’on entend jamais se sont exprimés. D’ailleurs, j’ai été étonné du nombre de réponses reçues. C’est plutôt une bonne nouvelle pour la plongéee" à La Réunion commente Jean-Marc Charel, président du Comité régional d’études et de sports sous-marins, à la lecture de la décision préfectorale.

Une décision qui devrait conforter la Réserve Marine dans son opposition au projet, puisque la structure avait émis un avis défavorable via son conseil scientifique, quant à la mise en place de ce secteur de pêche profesionnelle, en zone de protection renforcée de l’écosystème.

Initié dans le cadre du dispositif Cap requins 2, le projet d’arrêté préfectoral, soumis à l’avis du public, prévoyait l’ouverture d’une zone de pêche supplémentaire d’une superficie d’1,28 hectare, située en zone de protection renforcée de la Réserve Marine, à 300 mètres au delà de la zone de baignade, protégée par les filets installés à Boucan Canot. La pêche aurait été menée par une palangre verticale amovible avec alerte de capture installée sur le secteur concerné.

Mais, "la consultation du public, effectuée via le site internet de la préfecture, [qui] a rencontré un important succès puisque près de dix mille courriels ont été reçus, provenant majoritairement de La Réunion, mais aussi de métropole et de l’étranger", rend un avis largement défavorable au projet, précise la Direction de la mer sud océan Indien (DMSOI - Ministère de l’environnement, de l’energie et de la mer) dans son courrier de réponse à Jean-Marc Charel. "Sur 9775 avis reçus, 7971 (81,55%) étaient opposés au projet, 1793 (18,35%) favorables et 11 (0,1%) ne se prononçaient pas. Le préfet a décidé en opportunité de ne pas donner suite au projet d’arrêté." précise encore le courrier de la DMSOI.

Lors de sa mise en consultation, le projet d’arrêté avait été motivé par les résultats du programme Charc (Connaissances de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion), qui pointaient un déséquilibre de l’écosystème.

Le projet était également appuyé par des arguments relevant de la fréquence des attaques de requins, notamment en ZPR, de la mobilité des requins ciblés et du recours à la pêche ciblée des Requins tigre et bouledogue, à proximité des activités humaines dans un but de réduction du risque d’attaque. Le CS de la Réserve Marine, fermement opposé au projet, avait estimé que, "compte tenu de l’existence d’un linéaire côtier limité à La Réunion (…), et de la mobilité avérée des espèces ciblées (…) le positionnement de dispositifs en zones de protection renforcée (8,2% du linéaire total de l’île) ne paraî(ssait) pas nécessaire".

Pour rappel :

Il y a eu 21 attaques de requin depuis 2011. Neuf de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

par www.ipreunion.com - le 10 juin 2017 à 16:17 - Requin juvénile observé dans le lagon : le piège est installé

Reportée à ce samedi matin en raison de conditions météorologiques défavorables ce vendredi, le piège destiné à capturer un requin bouledogue juvénile présent dans le lagon de l’Ermitage est installé. Quelques ajustements étaient en cours de réalisation à 16h00. Dès 9h00, le squale a été observé à deux reprises via un drone. Le drapeau rouge a été hissé et la baignade est interdite.
Un enclos à serrure, en forme d’entonnoir, qui pourrait parvenir à capturer le petit requin bouledogue présent dans le lagon de l’Ermitage a été installé par les services du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM). "C’est une solution pour répondre à l’urgence" précise le Centre de ressources et d’appui du risque requins.
La marée étant au plus bas ce samedi, les équipes du comité bénéficiaient de bonne conditions pour installer le dispositif. Débutée à 8h00, sa mise en place était sur le point de s’achever à 16h00. Cependant, il y aurait peu de chance pour que le requin soit attrapé aujourd’hui. Il est encore trop tôt pour dire si ce dispositif sera permanent dans le lagon.

Zinfos974 - Samedi 10 Juin 2017 - 10:04 - A la Une - Passe de l'Ermitage: Le dispositif de capture du requin juvénile en cours d'installation

Reportée hier en raison des conditions climatiques défavorables, la pose du dispositif de capture-enclos est en cours dans la passe de l'Ermitage. Un piège tendu au requin juvénile qui se balade depuis quelques semaines dans le lagon.
Trois personnes du Comité des pêches se trouvent actuellement sur place. Les conditions météorologiques sont "idéales en ce samedi matin avec une marée basse", indique le Centre de ressources et d'appui sur le risque requin.

Zinfos974 - Samedi 10 Juin 2017 - 00:22 - Requin juvénile à l'Ermitage: La pose du dispositif de capture reportée

Alors qu'un requin juvénile est observé régulièrement dans la passe de l'Ermitage, le dispositif de capture-enclos qui devait être mis en place ce vendredi matin par le Comité des pêches n'a pas été installé.
Un déploiement retardé "en raison des conditions météorologiques", indique le Centre de ressources et d'appui sur le risque requin. Le piège devrait être mis en place dans le week-end ou en début de semaine prochaine.
Une société privée de drones, sur place ce vendredi matin, a pu observer le squale grâce à ses engins volants.

par www.ipreunion.com - le 7 juin 2017 à 16:59 , mis à jour le 7 juin 2017 à 17:31 - Passe de l’Ermitage : un nouveau piège pour capturer le requin bouledogue juvénile.

A partir de ce vendredi 9 juin 2017, un nouveau protocole de capture du requin juvénile bouledogue observé régulièrement dans la Passe de l’Ermitage va être mis en place par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM). Un enclos à serrure, en forme d’entonnoir pourrait parvenir à capturer le petit requin bouledogue. Nous publions ci-après le communiqué du Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin.

Afin d’assurer la sécurité des baigneurs et des activités nautiques dans le lagon, ce vendredi 9 juin débutera le nouveau protocole de capture du requin juvénile bouledogue observé régulièrement dans la passe de l’Ermitage.

Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) installera, si les conditions météorologiques le permettent, un enclos à serrure qui restera à demeure sur le sable tant que l’opération n’aura pas aboutie.

Equipé d’une ouverture de 9m en forme d’entonnoir, l’installation est conçue pour diriger le requin directement dans un casier de 3m sur 2m. Les mailles du casier sont suffisamment larges pour éviter la capture d’autres espèces de poissons, comme convenu avec la Réserve naturelle marine de La Réunion (RNMR).

La prise du requin juvénile bouledogue sera contrôlée chaque matin par les Maîtres-Nageurs Sauveteurs du poste de surveillance de l’Ermitage, ces derniers étant chargés d’avertir le CRPMEM pour prélèvement et valorisation scientifique du requin après dissection.

Début mai, à l’appui des moyens technologiques de la Ligue de surf, le CRPMEM avait déployé un dispositif de pêche au filet maillant pour encerclement. Effarouché, le poisson n’avait plus été observé dans le lagon pendant une dizaine de jours.

En parallèle de la définition d’un nouveau protocole plus efficace, une recrudescence d’observations a eu lieu depuis fin mai, notamment durant le week-end de Pentecôte.

par www.ipreunion.com - le 1er juin 2017 à 12:05 - Le requin du lagon en voie de capture

Ce mercredi 31 mai 2017, un requin bouledogue a été filmé circulant au coeur du lagon près de l’herbier de la passe de l’Ermitage. C’est sur son paddle qu’un usager de la mer a plongé sa caméra dans l’eau, capturant ainsi le passage du squale. Il l’a ensuite partagé sur sa page Facebook, invitant les plus jeunes à la prudence. Du côté du centre de ressources et d’appui du risque requin, un nouveau dispositif de pêche est en cours de validation pour attraper le squale sans causer de dommages à la faune et la flore marines.
"On est mieux sur l’eau que dans l’eau" : à la vue des images suivantes, on ne peut qu’être d’accord avec la conclusion du post de "Delatouf Stuf". Alors qu’il était sur un paddle, ce dernier a filmé le passage d’un requin bouledogue au coeur du lagon, près de l’herbier de la passe de l’Ermitage.

Au début du mois de mai, le centre de ressources et d’appui du risque requin avait confirmé la sédentarisation d’un requin bouledogue dans le lagon de l’Ermitage. Malgré les opérations de pêche organisées par la suite, le squale n’a pas pu être pris dans les filets. "Un nouveau dispositif est en cours de validation" indique Brigitte Noel, du centre de ressources et d’appui du risque requin. L’idée serait de "capturer le requin sans nuire à la faune et la flore" comme c’était le risque avec les filets. De plus, il semblerait que le bouledogue ait été "effarouché par les précédentes opérations". D’où la mise en place d’un "protocole optimisée" sur lequel "tout le monde travaille en permanence". Il devrait être validé dès ce jeudi.              mp/

Zinfos974.com - Jeudi 1 Juin 2017 - 07:17 - A la Une - Le requin juvénile de nouveau filmé hier

La partie de cache-cache se poursuit avec le requin bouledogue juvénile qui a élu domicile à l’Ermitage…
Alors qu’il effectuait en ballade en paddle, un internaute a pu filmer le squale évoluer dans le lagon.
Selon ses informations, la présence du requin juvénile est "quasi-journalière sur l’herbier côté Sud de la passe, juste avant le célèbre hôtel".

par www.ipreunion.com - le 30 mai 2017 à 11:32 - L’Ermitage - Requin juvénile près de la passe : baignade interdite

Le requin juvénile qui semble s’être installé dans le secteur de l’Ermitage a de nouveau été observé à proximité de la passe ce mardi matin 30 mai 2017. Le drapeau rouge a immédiatement été hissé. La baignade et les activités nautiques sont interdites.

par www.ipreunion.com - le 15 juin 2017 à 03:01 - Saint-Leu - La gauche bientôt protégée

Le spot de surf de Saint-Leu est mondialement connu pour sa déferlante à gauche, il le sera bientôt pour son dispositif de sécurisation anti requin mettant en oeuvre des techniques de surveillance et de protection innovantes. Initié par Leu Tropikal surf team avec l’expertise du Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin (CRA) le projet - une première mondiale -, devrait être opérationnel en mai ou juin 2018. Une enveloppe totale de 900 000 euros sera utilisée pour la mise en place du dispositif.
Surfeur depuis une trentaine d’années, amoureux de la mer, le président du Leu Tropical Surf Team, Gilbert Pouzet, ne pouvait se résoudre à la désertion du spot saint-leusien pour cause de crise requin. Avec son association, il a donc réfléchi à la mise en place d’un dispositif de surveillance et de protection anti squale de grande envergure.
"Le projet fait appel à plusieurs innovations, il s’agit véritablement d’une première mondiale associant diverses technologies et divers outils" explique Gilbert Pouzet. "Si le projet est validé il sera de nouveau possible de profiter du spot dans les meilleures conditions" ajoute-t-il en présentant le dispositif à Imaz Press Réunion.
L’idée est de sécuriser une zone de 1 500 mètres linéaires sur une profondeur allant de 10 à 20 mètres englobant le spot de surf et ses alentours. Le secteur protégé s’étendra sur 200 mètres à partir de la côte, dont 50 mètres au delà du spot de surf. Un sonar, des caméras immergées, des filets autoportés, des drones, des ballon gonflés à l’hélium, des filets innovants, autoportant, avec des matériaux haut de gamme et des jets ski seront notamment intégrés au dispositif de sécurité coordonné par un PC de commandement.
Un déploiement de moyens qui permettrait une réappropriation du spot par les sportifs dans des conditions optimales de sécurité. Grâce à ce système "l’alerte serait immédiatement déclenchée en cas d’intrusion dans le périmètre sécurisé. Les drones décolleraient pour identifier l’intrus, savoir s’il s’agit effectivement d’un requin. Si tel est le cas, l’ordre d’évacuer le spot serait donné dans la foulée" indique, en substance Gilbert Pouzet.
L’évacuation s’effectuerait dans un délai rapide compris entre 15 et 45 secondes.
- L’expertise du Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin -
Il y a deux ans maintenant que Leu Tropikal surf team a déposé ce dossier sur les bureaux de la sous-préfecture de Saint-Paul, de la mairie de Saint-Leu et du Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin. Et c’est sous l’expertise technique du CRA que le projet va être expérimenté et développé.
L’ensemble des outils va être expérimenté par les ingénieurs du CRA dans les mois à venir. "L’objectif au CRA est de tester les capacités de chacun de ces dispositifs en fonction des conditions météorologiques et environnementales, en fonction de la hauteur de la houle de turbidité, de la luminosité et de l’ensoleillement" énumère Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA.
"Chacun de ces moyens a ses limites techniques et l’on veut cerner précisément quelles sont ces limites là avant d’utiliser ces outils dans un dispositif opérationnel comme celui qui est proposé par Leu Tropikal surf team" dit-il encore. Car la préoccupation est à la fois de rendre le spot aux sportifs et de préserver l’environnement. C’est notamment pour cette raison qu’il n’y aura de filet traditionnel dans le dispositif. "Arrimer cet outil au fond aura pour conséquence d’abimer des patates de corail précieuses et protégées" souligne Christophe Mulquin adjoint au maire de Saint-Leu chargé de la mer et activités nautiques.
                            - Une vingtaine d’emplois -
Ce double souci fait commenter à Eric Chateauminois "nous sommes vraiment dans le cadre d’un projet qui n’a pas beaucoup d’équivalent ailleurs. Il y a des projets de sécurisation ailleurs, des systèmes de filets, des barrières de protection etc, en Australie par exemple mais c’est plus pour des activités de baignade. Pour les activités nautiques de type surf, nous sommes sur de l’innovation".
Après la validation définitive du projet, la zone protégée serait réservée aux sportifs licenciés auprès de la fédération de surf. "Car le cadre de la licence, la fédération propose une assurance incluant le risque requin" notent les initiateurs du projet.
Dernier volet du projet : la création d’une vingtaine d’emplois en contrats aidés pour une période de deux ans par le biais d’un chantier d’insertion. "Les salariés pourront bénéficier de formation de pilote de drone, de permis bateau, et pour le brevet national de secourisme sauvetage aquatique" note Gilbert Pouzet.
Le projet nécessite un financement de 900 000 euros dont 600 000 pour l’achat de matériel et 300 000 pour le fonctionnement.

par www.ipreunion.com - le 19 juin 2017 à 17:24 - Roches Noires - Le bodyboardeur aurait été chargé par un requin d’environ 2 mètres

Ce dimanche 18 juin 2017, une attaque de requin s’est produite au large des Roches Noires. Plus de peur que de mal pour le bodyboardeur concerné qui en est ressorti avec de légères blessures. Le dispositif post-attaque a immédiatement été déclenché : aucun requin "potentiellement dangereux" n’a été prélevé, indique le centre de ressources et d’appui du risque requin (CRA). Après analyse de la planche de surf, les premiers éléments indiquent la responsabilité d’un requin bouledogue adulte d’environ deux mètres.
C’est dans la nuit de ce dimanche que trois palangres verticales avec alerte de capture ainsi qu’une palangre horizontale de fonds ont été installées aux Roches Noires. Ce lundi, c’est ensuite une plangre hydraylique qui a été mobilisée. Ce dispositif post-attaque, déclenché par le préfet, fait suite à l’attaque de requin survenue ce dimanche. Un bodyboardeur a été chargé par un squale. Il en est ressorti choqué et légèrement blessé.
Après analyse de la planche de bodyboard, l’association de médecins légistes "Squal’Idées" précise que selon les différentes dimensions de la morsure, la responsabilité d’un bouledogue adulte d’environ deux mètres est soulevée.
Le Cra indique qu’aucun requin potentiellement dangereux n’a été prélevé depuis le déclenchement du dispositif. Il devrait être déployé pour une durée de 72 heures, se divisant en plusieurs opérations de pêche ciblées. Les opérations sont censées viser uniquement les espèces potentiellement dangereuses pour l’homme aux abords d’une zone d’activité nautique.

Zinfos974 - Dimanche 18 Juin 2017 - 11:41 - A la Une ... - Le requin a chargé deux surfeurs

Selon le Centre de Ressources et d’Appui pour la Gestion du Risque Requin, ce n’est pas un surfeur mais deux qui auraient été chargés par un requin aux Roches noires.
Le premier a réussi à repousser le requin, qui aurait ensuite attaqué la planche d'un deuxième surfeur. La planche de ce dernier a été amenée à la brigade de gendarmerie toute proche. Les constats sont en cours.
Les filets n’étaient pas opérationnels lorsque l’attaque s’est produite. Les MNS ouvrent habituellement leur poste vers 9H. S’en suit également comme chaque jour l’inspection des filets par l’équipe de la cellule d'intervention et de surveillance des activités (CISAN). Les drapeaux rouge et rouge requin indiquaient tous le risque et l'interdiction.
L’autorisation d’ouverture à la baignade et aux activités de glisse dans le périmètre du filet n’était pas encore donnée lorsque le requin a chargé.

par www.ipreunion.com - le 18 juin 2017 à 10:39 - Attaque de requin aux Roches Noires : le bodyboardeur, choqué, est légèrement blessé

Une attaque de requin s’est produit vers 10 heures ce dimanche 18 juin 2017 aux Roches Noire à Saint-Gilles. La victime, un bodyboardeur âgé de 34 ans, a été légèrement blessé au niveau du dos. "Sa planche est complètement mordue", selon les informations des maîtres-nageurs sauveteurs présents sur la plage. Choqué, il a été examiné sur place par les pompiers, avant de regagner son domicile.
L’attaque s’est produite au niveau du spot Cachera alors que les filets qui ne sont plus opérationnels depuis ce vendredi étaient cours de vérification. Plusieurs personnes se trouvaient à l’eau à ce moment là, selon les informations de la mairie de Saint-Paul.
La victime, un bodyboardeur aguerri de 34 ans, pratiquait à l’intérieur des filets non-opérationnels, puisqu’endommagés par la forte houle. "Le dispositif présentait quelques légères avaries, en cours de réparation." note le Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requins (CRA). "Un jet-ski était en surface et deux plongeurs étaient sous l’eau, pour la vérification, ainsi qu’un apnéiste" expliquent de leur côté les MNS.
Le bodyboardeur a été déséquilibré par la charge du squale et s’est blessé légèrement dans le dos. Il a regagné son domicile après que les pompiers lui aient prodigué les premiers soins. La victime "a refusé d’être évacué vers un centre hospitalier" précise un communiqué émis par la Préfecture.
Les maître-nageurs sauveteurs sont intervenus à bord de leur jet-ski et ont pu secourir la victime. Sa planche a pu être récupérée et selon les premières constatations, l’attaque aurait pu être perpétrée par un requin juvenile, selon la mairie. Mais après les premières expertises scientifiques, il semblerait que le requin soit de taille adulte, témoignent les services du CRA.

Au moment de la charge, le drapeau rouge interdisant la baignade et les activités nautiques était hissé, précisent les MNS. La flamme rouge requins est maintenant visible sur le spot des Roches Noires.
La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requin a été activée par la préfecture. Ce dispositif, qui prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque, est mis en œuvre par le comité régional des pêches.

La 22e attaque de requin depuis 2011 à La Réunion

L’attaque de requin dont a été victime ce bodyboardeur aux Roches Noires est la 22ème depuis 2011. Neuf de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs.

• Samedi 29 avril 2017 : Âgé de 29 ans, Adrien Dubosc a été mortellement attaqué par un requin sur la Pointe au Sel à Saint-Leu.

• Samedi 27 août 2016 : Laurent Chardard est happé par un squale alors qu’il pratiquait le bodybord à Boucan. Il survit mais il a le bras droit et la cheville droite arrachée.

• Mercredi 22 juillet 2015 : un homme est attaqué à Saint-Leu. Grièvement mordu au bras droit, il sera ensuite amputé.

• Lundi 1er juin 2015 : un surfeur confirmé de 47 ans, Eddy Chaussalet, est sévèrement attaqué alors qu’il s’apprêtait à entrer à l’eau, au niveau du Port. Il a été grièvement mordu au bras gauche.

• Dimanche 12 avril 2015 : un adolescent de 13 ans, Élio Canestri, est mortellement attaqué alors qu’il pratiquait son sport sur le spot des Aigrettes (Saint-Gilles) en compagnie de 6 autres jeunes surfeurs du pôle espoir. Sa mort provoquera une grande vague d’émotion et de colère.

• Samedi 14 février 2015 : Talon Bishop, jeune baigneuse de 22 ans est happée par un requin alors qu’elle est très près du rivage à Pont Mulla (Etang-Salé). Gravement mordue à une jambe, elle décède à l’hôpital.

• Mardi 22 juillet 2014 : à Saint-Leu, Vincent, un surfeur de 51 ans est sévèrement mordu au mollet et au poignet droits. Il est secouru à temps.

• Samedi 26 octobre 2013 : Tanguy, 23 ans, est attaqué par un squale alors qu’il se trouve non loin du bord au lieu-dit le Tournant dans le secteur de Pont Mula à l’Etang-Salé. Il a eu la jambe droite sectionnée au niveau de la cuisse. Il a survécu.

• Lundi 15 juillet 2013 : une jeune fille de 15 ans est tuée par un requin au niveau du cimetière marin en baie de Saint-Paul alors qu’elle se trouvait avec sa sœur à 5 mètres du bord. Pour la première fois, c’est une baigneuse qui est attaquée.

• Mercredi 8 mai 2013 : Stéphane Berhamel, un touriste métropolitain de 36 ans en voyage de noces est attaqué et tué alors qu’il pratique du bodyboard sur le spot des Brisants (Saint-Gilles).

• 23 avril 2013 : un jeune surfeur de 20 ans est chargé par un squale sur le spot de la jetée à Saint-Pierre. Il n’a pas été blessé.

• Dimanche 5 août 2012 : le surfeur Fabien Bujon était attaqué par un squale sur le spot de Saint-Leu. Il a survécu, mais l’animal est parvenu à lui arracher la main et le pied droits.

• Lundi 23 juillet 2012 : Alexandre Rassiga, 21 ans, est tué par un squale alors qu’il surfe sur le spot de Trois Bassins.

• Lundi 5 mars 2012 : Gérard Itéma, un bodyboarder de 31 ans, est attaqué aux abords du Port de la marine de Saint-Benoît vers 14 heures 30. Sa planche est mordue à deux reprises. L’homme n’est pas été blessé.

• Vendredi 11 novembre 2011 : un pêcheur apnéiste avait été surpris par un requin au large de l’anse des Cascades à Sainte-Rose. Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son embarcation, l’homme, un Saint-Joséphois de 42 ans, a été blessé au pied gauche.

• Mercredi 5 octobre 2011 : un kayakiste avait été attaqué par un requin au large du Cap la Houssaye (Saint-Paul). Il n’avait pas été blessé.

• Lundi 19 septembre 2011 : Mathieu Schiller, ancien champion de La Réunion de bodyboard était tué par l’attaque d’un squale alors qu’il surfait à quelques mètres du rivage de la plage de Boucan Canot.

• Mercredi 6 juillet 2011 : c’est un jeune surfeur qui avait été attaqué à Saint-Gilles-les-Bains. Il s’en sortait sain et sauf avec une partie de sa planche arrachée.

• Mercredi 15 juin 2011 : un bodyboarder, Eddy Auber, avait été tué au large de Ti Boucan.

• 19 février 2011 : un touriste, arrivé le jour même à La Réunion, avait été attaqué par un squale au large de Grand Fond. Le vacancier a eu la vie sauve mais la jambe sectionnée.

par www.ipreunion.com - le 20 juin 2017 à 17:31 - Risque requin - La préfecture invite à la vigilance

Ce mardi 20 juin 2017, la préfecture rappelle via un communiqué les consignes de prudence à respecter pour la réduction du risque requin sur l’île. Les gestes à observer en cas d’observation de requin, les informations à donner auprès du CROSS... nous publions l’ensemble de ces conseils ci-dessous.
La préfecture rappelle quelques consignes de prudence et invite chacun d’entre nous à la vigilance pour participer à la sécurité de tous.
En cas d’observation de requin, il convient d’assurer en priorité sa propre sécurité :
- rester calme ;
- en situation de plongée, rester en groupe ;
- ne pas tenter d’approcher le requin.
Il est également demandé de reporter immédiatement les informations suivantes auprès du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) de La Réunion :
- le lieu de l’observation (position GPS ou indication de points remarquables) ;
- les caractéristiques principales du requin (cf. fiche jointe) ;
- les conditions de l’observation (état de la mer, visibilité, distance de la côte…) ;
et tout complément utile (présence d’un marquage sur le requin, cliché photographique…).
Un arrêté préfectoral interdit les activités les plus exposées dans la bande des 300 mètres du littoral, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les zones surveillées définies par arrêtés municipaux, uniquement lorsque ces zones surveillées sont opérationnelles.
En cas d’observation de requins ou d’urgence, appelez le CROSS Réunion par téléphone au 196 (n° d’urgence en mer) et par VHF sur le canal 16

Zinfos974 - Vendredi 23 Juin 2017 - 18:02 - La grande Une - Crise requins : Yann de Prince possède des "preuves" incriminant l’Etat

Dans un post publié sur sa page Facebook, l’ancien patron du Medef local, Yann de Prince, impliqué médiatiquement pour ses prises de position dans la crise requin ces derniers mois, est plus remonté que jamais. Il reproche en effet à l’État de "se protéger derrière une réglementation qu'il est d'ailleurs incapable de faire appliquer".
Pour Yann de Prince, les vies de nombreux Réunionnais "ont été mises en danger en pleine connaissance de cause". Il dit être en possession de documents préfectoraux "accablants". Ces derniers, qui seront publiés dans les jours qui viennent sur sa page Facebook, prouvent selon lui "que la crise requin n'est pas une crise ordinaire ni encore mois le fait du hasard ou de la nature".

Yann de Prince
22 juin, 03:22 ·

Attaques de requins : les filets, c'est fini pour les miens et moi.

Malgré tout le respect que j'ai pour le travail fourni par Patrick Flores contre vents et marées pour tenter de redonner un semblant de vie normale à notre île et sa zone balnéaire en faisant procéder à l'installation de filets de protection, je refuse catégoriquement et définitivement de retourner m'y baigner après ce qui est arrivé ce week-end.
Je refuse aussi évidemment d'autoriser mes enfants à y retourner si et quand ils auront été réparés, et ce tant que le problème des requins ne sera pas pris en considération et traité sérieusement par l'Etat qui est le SEUL et UNIQUE responsable (si les incompétents et de l'IRD et les fou-dangereux de la réserve marine ont pu mener à biens leurs projets délirants, c'est toujours avec la bénédiction de l'Etat dont ils sont des émanations).

Il est impensable et totalement intolérable que l'Etat continue de mettre nos vies en danger comme il le fait depuis des années en refusant de reconnaître ses multiples responsabilités et en refusant de s'attaquer à la racine du problème : les requins.

Il est impensable que notre île soit la seule et unique île du monde où l'accès à la mer est totalement interdit depuis plus de 5 ans, tout ça parce que l'Etat veut se protéger derrière une réglementation qu'il est d'ailleurs incapable de faire appliquer.
C'est vrai qu'il est plus facile de coller une amende de 38€ à un pauvre bougre qui s'est fait arracher une jambe que de reconnaître qu'on a pas su le protéger. #lacheté_honteuse

Le prochain coup, ce sera quoi ? Une attaque dans un lagon ? Un requin qui va sauter par dessus un filet ? Qui sera encore assez fou pour jouer la vie de ses enfants au jeu le plus morbide jamais conçu par un Etat dont le rôle est d'abord et avant tout de nous protéger ?

J'ai dit un jour au Préfet SORAIN et à la Ministre PAU-LANGEVIN, lorsqu'ils ont décidé d'étendre l'interdiction de commercialiser les requins à Mayotte alors que justement, ils constataient qu'elle n'était pas en vigueur à Mayotte et qu'il n'y avait pas de problème là-bas, qu'ils avaient le sang des enfants réunionnais sur leurs mains coupables et qu'ils auraient bientôt celui des enfants mahorais.
Je le pense toujours et plus que jamais.

Très prochainement, je publierai des documents accablants qui prouvent que la crise requin n'est pas une crise ordinaire ni encore mois le fait du hasard ou de la nature. Les requins ont été sciemment (je pèse mes mots) attirés et sédentarisés dans la zone ouest de notre île.
Ils savaient ce qu'ils faisaient !
Nos vies ont été mises en danger en pleine connaissance de cause et des personnes sont mortes ou ont été mutilées faute d'avoir été informées et protégées.

Vous servez de cobayes sans le savoir depuis des années, tout ça pour nourrir la folie furieuse de quelques irresponsables férus de plongée sous-marine qui se sont aménagé un bassin à requins dans l'unique but d'assouvir leur passion au péril de vos vies.
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Interrogé par la rédaction de Zinfos974, Yann de Prince affirme que les documents qu’il a en sa possession "prouvent de façon claire que les scientifiques de l’IRD ont créé des conditions pour sédentariser les requins-bouledogue dans la zone allant de Saint-Paul à l’Étang-Salé". "Le pire dans cette histoire, c’est qu’ils n’ont pas pris de mesures pour consulter en amont la population : ils ont agi de leur propre chef. Ils savaient pertinemment ce qu’ils faisaient et nous ont menti : ils ont mis la vie des Réunionnais en danger" , poursuit l’entrepreneur.
"Vous servez de cobayes sans le savoir depuis des années, tout ça pour nourrir la folie furieuse de quelques irresponsables férus de plongée sous-marine qui se sont aménagé un bassin à requins dans l'unique but d'assouvir leur passion au péril de vos vies".
Ce dernier, avec l’aide de plusieurs associations, compte prochainement déposer des plaintes au niveau judiciaire, administratif mais aussi au pénal, "pour poursuivre d’une part l’État et les structures concernées", comme la Réserve marine ou l’IRD. "Des personnes physiques seront également visées par nos plaintes pour mise en danger d’autrui ayant entraîné la mort", prévient Yann de Prince.

Zinfos974 - Samedi 24 Juin 2017 - 08:15 - A la Une - Nouvelle vidéo du requin de l'Ermitage en compagnie d'une raie

Le requin juvénile de l'Ermitage a été capturé hier après-midi après des semaines de traque. Sébastien, déjà auteur d'une vidéo prise en altitude depuis un drone le dimanche 11 juin, a tenu à partager de nouveau une scène rarement filmée.
Le vidéaste a pu filmer en début de semaine, et au même endroit que la précédente vidéo, le requin juvénile mais en compagnie cette fois d'une raie aigle adulte de grande taille.


par www.ipreunion.com - le 23 juin 2017 à 18:49 - Le requin juvénile a été prélevé

Après plusieurs tentatives, le requin bouledogue juvénile, qui évoluait au niveau de la Passe de l’Ermitage, à Saint-Gilles, a été prélevé, nous apprennent plusieurs médias ce vendredi 23 juin 2017, tandis que l’information a été confirmée par le Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin. Il a été pêché aux alentours de 16h45. Nous publions ci-après le communiqué du CRA.
Un requin juvénile bouledogue d’un mètre environ a été capturé à 16h40 au niveau de la passe de l’Ermitage, suite à la poursuite de l’opération de prévention menée conjointement par le comité régional des pêches marines et des élevages marins (CRPMEM), les moyens technologiques (drone) de la ligue réunionnaise de surf, les services de la mairie de Saint-Paul et ce sous la coordination du centre de ressources et d’appui sur le risque requin.
Au cours de l’opération de rabattage vers le piège installé il y a 10 jours, le jeune requin a été pris dans le filet trémail utilisé. Il a été retiré de la passe où il s’était installé depuis quelques semaines.
Une opération de valorisation scientifique est prévu en début de semaine prochaine. A titre préventif, l’enclos à serrure en place et les équipes restent mobilisés pour quelques jours supplémentaires.
Pour rappel, un piège a été installé le 10 juin dernier au niveau de la Passe pour capturer le requin juvénile. L’installation a été couplée de plusieurs tentatives de prélèvement, restées infructueuses.

par www.ipreunion.com - le 24 juin 2017 à 09:15 - Boucan Canot - Les petits trous du filet anti-requins

Sur la vidéo filmée ce jeudi 22 juin 2017 par Thierry Peres, on aperçoit nettement la dégradation du dispositif conçu pour éloigner les squales à Boucan Canot. (Photos et vidéo Thierry Peres)
On distingue une multitude de petits trous tout le long de l’équipement installé à Saint-Gilles-les-Bains, notamment aux extrémités. Du côté de l’hôtel Saint-Alexis, avec l’absence de flotteurs sur une vingtaine de mètres observée par le plongeur et défenseur de l’environnement. " Les MNS ont évacué un tube flotteur noir en polyéthylène d’une dizaine de mètres pendant que nous y étions. Et dans la zone nord, il n’y a plus rien sur une douzaine de mètres. Les tiges en métal sont tordues ", regrette-t-il dans un post publié sur sa page Facebook. Un aperçu des dégâts sur la vidéo suivante.
Willy Cail, directeur de la prévention et de la sécurité à la mairie de Saint-Paul, confirme la détérioration du filet anti-requins. " La plage de Boucan n’est pas ouverte depuis une dizaine de jours car il a eu des dégradations de flotteurs et des tuyaux arrachés. On a une absence de flottabilité avec des tiges de 40 millimètres tordues sur le retour, du côté de la piscine. Là où se trouvent les zones d’impact. Mais on ne peut pas se mettre à l’eau avec la houle et l’hiver austral qui s’annoncent ", commente-t-il.

La situation semble aussi compliquée aux Roches Noires où se déroulait une attaque de requin sur un bodyboardeur le dimanche 18 juin dernier au spot de Cachera. Les membres de la Cellule d’intervention et de surveillance des activités nautiques (Cisan) constataient, eux, impuissants, le cassage des flotteurs et des retours. Soit une trentaine de mètres de l’équipement rendu non flottant. D’où la décision, prise l’après-midi du vendredi 16 juin, d’interdire les activités nautiques dans la zone et de hisser le drapeau rouge.
" La Cisan doit intervenir depuis le 20 juin avec la météo mais ses membres n’ont pu se mettre à l’eau. Dès qu’ils le pourront, ils travailleront en priorité sur le retour du côté du spot Cachera avec des renforcements et de la mise en place de flotteurs afin d’augmenter la flottabilité", ajoute Willy Cail. Les membres de la cellule inspectent quotidiennement l’installation et effectue la maintenance. Le cadre administratif évoque également le rôle de Seanergy, en charge des gros travaux.
L’entreprise doit logiquement opérer à nouveau en juillet après la réouverture des deux bassins de baignade saint-gillois, espérée d’ici les 15 prochains jours. Si la météo le permet... " Seanergy va changer les filets sur 200 mètres aux Roches Noires car ils ont un an et demi. C’est plus efficace de les renouveler que de réparer car nous avons passé un contrat annuel de 500 000 € avec 30 % de stock mis à disposition de la collectivité. Si l’entreprise ne peut travailler, on réalise une intervention de 100 000 € pour les deux filets de Saint-Gilles afin de les améliorer", explique-t-il.
Certaines opérations de consolidation et d’amélioration se feront sans fermeture des deux plages. Enfin, uniquement si la houle et l’hiver austral laissent les techniciens se mettre à l’eau pour procéder à leurs interventions. Willy Cail délivre un message de prévention à l’adresse des pratiquants. " L’accident a eu lieu alors qu’on savait qu’il manquait trente mètres de filet. Le bodyboardeur a eu de la chance. Il faut respecter les flammes et les interdictions ", rappelle-t-il pour conclure.

par www.ipreunion.com - le 25 juin 2017 à 10:46 - Un requin bouledogue de deux mètres observé aux Brisants

Une information confirmée par le Info Requin. Le site internet de la préfecture de La Réunion évoque la présence d’un squale de deux mètres, face à la plage des Brisants, à Saint-Gilles-les-bains, ce samedi 24 juin 2017. Un signalement effectué par un particulier à 13 h 45. Le spécimen mesurait deux mètres.
Un témoignage publié sur la page Facebook d’Océan prévention Réunion relate le témoignage du père de famille qui alertait le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross). Son fils de 11 ans pratiquait le skimboard sur la plage. Moment où il apercevait un squale à 2 à 3 mètres du bord.
"Mon fils évoluait dans le sable puis terminait sa course dans l’eau. Il a senti une présence et a vu des remous avant d’observer un aileron et une queue de couleur marron, de petite taille, tout près de lui qui avançait parallèle au rivage. Il est revenu vers moi, m’a dit qu’il avait vu un requin avant d’éclater en sanglots", raconte-t-il. L’homme prévenait alors immédiatement les personnes désireuses de se mettre à l’eau.
Une nouvelle observation après celle de ce samedi à la passe de l’Ermitage. Un pilote d’Ulm voyait du haut de son aéronef un spécimen juvénile d’1,5 m de type indéterminé. Lui aussi contactait le Cross à 11 h 15. Les Maîtres nageurs sauveteurs hissaient, eux, le drapeau rouge afin d’interdire toutes les activités nautiques. Redoublez donc de vigilance si vous décidez de passer votre dimanche les pieds dans le sable. Une prudence également rendue nécessaire par le train de houle annoncé par Météo-France dans son dernier bulletin publié ce matin. Ne prenez donc pas de risques inutiles en cette période d’hiver austral.                        ts/

Zinfos974.com - Dimanche 25 Juin 2017 - 20:07 - Pierrot Dupuy - A la Une .. 6 - Barbecue de requin bouledogue sur la plage de l'Ermitage

Une trentaine de militants s'est donné rendez-vous ce matin sur la plage de l'Ermitage pour participer à un barbecue original.
Pour une fois, le boeuf et le poulet avaient été remplacés par du... requin bouledogue.
Il ne s'agissait pas pour eux de déguster le juvénile pêché vendredi après-midi non loin de là, ni de son congénère aperçu peu de temps après à 2m du bord de la plage des Brisants qui court toujours, mais d'un jeune bouledogue d'1m80 pêché il y a quelque temps déjà dans l'Est, et conservé depuis au frais.
Il s'agissait pour eux, à leur manière, de protester contre l'arrêté préfectoral interdisant la vente de chair de requin.
Tous ceux qui ont pu goûter à une brochette se sont déclarés ravis et ont trouvé la chair de requin délicieuse.

Zinfos 974.com - Société - Crise requins : Charlène de Monaco provoque la colère des familles de victimes

La princesse Charlène de Monaco se fait méchamment "allumer" par de nombreux internautes actuellement… La raison? Son positionnement sur la crise requin à La Réunion.
Interrogée par le magazine Paris-Match le 2 mars dernier, l’épouse du Prince Albert s’est montrée très critique envers l’abattage des requins dans l’île, proposé par le multiple champion du monde de surf, l’Américain Kelly Slater.
"Sur les réseaux sociaux, il ne lui a pas échappé que le surfeur Kelly Slater appelait à leur abattage massif après l’attaque mortelle la semaine dernière d’un jeune bodyboarder. " Je suis désolée pour ce jeune surfeur, mais il n’avait pas à nager dans ces eaux sales, particulièrement attirantes pour les requins, et, du reste, interdites à la brigade. On tue 1 million de requins par ans, eux ont fait 20 morts à La Réunion depuis 2011… Sans ces prédateurs, la planète ne fonctionnerait pas comme il se doit. Ce que préconise Slater met en danger l’écosystème".
Une sortie peu appréciée par le Collectif des victimes d’attaques et proches de requins à l’île de La Réunion. Dans une lettre adressée à Charlène de Monaco, plusieurs proches de pratiquants d’activités nautiques décédés suite à une attaque de squale, font part de leur colère. Ils accusent notamment cette dernière de "désinformation", et de se rendre "complice" d'une vaste "hypocrisie qui tend à faire l'amalgame entre la misérable pêche préventive de quelques requins sur nos côtes, et la pêche industrielle du requin à des fins commerciales sur la planète".
"Nous savons que la principauté s'est engagée pour la protection des océans. Mais à chaque fois que votre gouvernement ou vous-même intervenez sur le sujet de l'île de La Réunion, cela s'appelle de l'ingérence. Venons-nous chez vous pour vous dire comment sécuriser vos enfants?"
Le Collectif des familles et proches des victimes de la crise requin


L'intégralité du courrier adressé à Charlène de Monaco à retrouver ci-des

Collectif des familles et proches des victimes de la crise requin
14 h ·
Réponse des familles à la princesse Charlène

Votre Altesse Sérénissime Charlène de Monaco
Nous nous adressons à vous en qualité de collectif des parents amputés de leurs enfants.
Nous avons lu, tardivement, un article paru à votre sujet dans un hebdomadaire populaire en mars 2017*.
Nous étions 8 familles fracassées (sans compter les proches des blessés qui souffrent peut-être encore plus) et le temps de lire ce papier, nous voilà déjà à 9, avec la dernière attaque sur Adrien, le 29 Avril dernier.
Ce chiffre funeste n'est pas figé, vous ne tarderez pas à le constater, si le sujet continue à vous intéresser un tant soit peu.
Il n'est plus question aujourd'hui d'une crise, mais d'un véritable « Scandale Requin » à La Réunion.
Il ne faut pas traiter un sujet aussi sensible avec légèreté, et nous vous demandons, lorsque vous vous exprimez sur une telle tragédie, de mieux vous renseigner, afin de ne pas blesser davantage les personnes touchées par ces drames.
Les morts, les survivants et leurs familles vous le demandent, car votre ignorance semble grande.
Votre notoriété et surtout votre rang devraient vous imposer une certaine précision car lorsque vous parlez aux médias, l'impact est très important. Renseignez-vous en diversifiant les sources, car votre parole est écoutée et vous diffusez des idées gravement fausses, qu'il est ensuite très difficile de corriger.
Nous étions fin mai, dans la semaine des Mondiaux de Surf à Biarritz, où ont brillé Jérémy Florès et Johanne Defay, tous deux leaders de l'Equipe de France, et originaires de La Réunion. Ce sont eux qui représenteront la FRANCE aux prochains Jeux Olympiques de 2020.
Notre île était une grande pourvoyeuse d'espoirs et nous avons perdu une génération de surfeurs qui avaient l’opportunité de s'entraîner toute l'année, avec des vagues exceptionnelles et des conditions de pratique idéales. Une femme sportive telle que vous ne peut pas décemment privilégier un poisson au détriment de jeunes humains, combatifs et ambitieux, dont le seul but est de se dépasser dans l'effort physique.
Nous précisons que les personnes dévorées n'étaient pas toutes pratiquantes de ce sport peu coûteux, ne produisant pas de pollution et à la portée des insulaires aimant profiter, comme vous et vos enfants, d'un milieu qui leur rappelle singulièrement le ventre de leur mère.
Les mères de ces enfants disparus ont la sensation d'avoir le ventre arraché.
Cette mer si attirante est bienfaisante, délassante, utilisée parfois à des fins thérapeutiques, et ses usagers ne sauraient s’en passer tant ils y sont viscéralement attachés.
Au nom de quoi, Gabriella et Jacques, vos enfants que vous décrivez comme aimant tant le milieu aquatique, seraient plus légitimes que les ultra-marins à profiter de l’océan qui les entoure ?
Cela voudrait-il dire que nous ne sommes pas égaux devant la vie et les loisirs ?
Notez bien qu'il est pêché depuis 2011 à titre pseudo préventif, une moyenne dérisoire de 1 requin tous les 9 jours sur notre île, contre plusieurs milliers chaque jour en France, et plusieurs centaines de milliers à travers le monde.
Les requins tigres et bouledogues impliqués dans les attaques ne sont ni méchants ni gentils : ce sont des prédateurs voraces, de véritables machines armées de mâchoires redoutables, et dotées de moyens sensoriels extrêmement puissants et sensibles pour détecter leurs proies (nos enfants en l'occurrence). Ils ne sont plus pêchés sur l'île depuis 18 ans, bien que n'étant pas protégés.
Ils n'ont pas manqué de se multiplier de façon anarchique, à l'instar d'une peste végétale, jusqu’à en devenir un fléau.
Tout excès est nuisible, et ce que nous recherchons, c'est justement le retour à l'équilibre.
Aujourd'hui, toutes les plages de l'île sont interdites. Il y a de moins en moins d'usagers, et pourtant le nombre d'attaques continue d'augmenter : posons-nous les bonnes questions !
Le 25 Mai dernier, le lagon a été évacué du fait de la présence d'un requin bouledogue juvénile évoluant au milieu des enfants. C'était le seul espace qui restait encore autorisé aux familles... Savez-vous qu’à la Réunion, la moitié des habitants vit en dessous du seuil de pauvreté ? Ils n’ont pas les moyens de passer leurs vacances dans des piscines de luxe, ou sur des plages paradisiaques, où règne la sérénité.
Si nous nous soulevons ici, c'est que cette situation est singulière : ces prédateurs, nullement menacés, ont proliféré au point d’occuper désormais les minces espaces de plage jadis réservés aux loisirs et au tourisme.
Laisser écrire qu'il y a eu 20 morts à La Réunion depuis 2011 est faux, et prouve que vous ne connaissez pas le sujet. Établir de surcroît une comparaison avec les millions de requins tués par an de par le monde (pas par les Réunionnais) est abject...
Comment pouvez-vous devenir complice de cette vaste hypocrisie qui tend à faire l'amalgame entre la misérable pêche préventive de quelques requins sur nos côtes, et la pêche industrielle du requin à des fins commerciales sur la planète ? C'est de la désinformation. Nous pouvons et nous devons protéger les animaux, sans pour autant y perdre notre humanisme.
Nous savons que la principauté s'est engagée pour la protection des océans. Mais à chaque fois que votre gouvernement ou vous-même intervenez sur le sujet de l'île de La Réunion, cela s'appelle de l'ingérence. Venons-nous chez vous pour vous dire comment sécuriser vos enfants ? Venons-nous, par le biais des grands médias, critiquer votre projet de bétonnage de 5 hectares sur la mer, au détriment d'une vie marine dont le sort, à cette occasion, n'a pas suscité la moindre émotion de votre part ?
Par pitié, informez-vous ! Soutenez-nous au lieu de nous détruire une fois de plus ! Nous vous invitons à venir nous rejoindre sur les plages de l'île de La Réunion, et constater par vous-même qu'elles se sont transformées en lieux de désolation, en cimetière.
S'il vous plait, comprenez-nous !
Cela ne nous ramènera pas nos filles et nos garçons, mais cela nous évitera la double peine.
Une nageuse de 15 ans dont on n'a retrouvé que la moitié du corps, un jeune homme complètement disparu, d'autres sur lesquelles les squales se sont acharnés à plusieurs reprises, leur sectionnant bras, jambes et les attaquant au tronc, au bassin, ne leur laissant aucune chance d'en réchapper, malgré leurs appels de détresse, la proximité de leurs amis impuissants, voire les cris adressés à leurs mères, se répercutant de rocher en rocher... tout cela dans une mer rouge de leur sang. Voilà le spectacle !
Les témoins sont traumatisés à jamais, si bien qu'ils bénéficient d'un soutien psychologique. Les familles, elles, se débrouillent toutes seules et sont déconsidérées au point d'être ouvertement insultées.
Un seul squale de 3 m de longueur serait capable de déchiqueter vos deux enfants pour les dévorer d’un même coup. Nous en appelons à votre instinct de maman. Nous sommes sidérés de voir le fossé existant entre le but donné à vos entreprises de bienfaisance, et le peu de compassion envers le massacre de jeunes filles et garçons en pleine santé, sportifs, rendus cruellement handicapés ou mortellement blessés.
En marge de cela, nous vous félicitons sincèrement pour vos actions à destination du Burkina Faso et de Madagascar. Mais comment pouvez-vous soutenir l’apprentissage de la natation dans ces pays d’une part, et afficher un positionnement conduisant à l’interdiction ici, à l’île de la Réunion d’autre part ?
Vous vous direz peut-être : "Pourquoi ces gens s'obstinent-ils à vouloir profiter de sports nautiques dans l’océan ?" Ce à quoi nous répondons : Peut-on empêcher un musicien de jouer de la musique ?
Cela s'appelle la passion, votre Altesse. Et cette passion se pratique au gré de la Liberté de chacun.
La Liberté est inscrite dans notre constitution, et la sécurité des citoyens un droit absolu. Nous nous battrons jusqu’au bout pour le retour à un risque acceptable, et pour que cette liberté reste possible.
A La Réunion, les principes de Liberté et d'Egalité sont bafoués par une interdiction d'accéder à l'océan, par un arrêté préfectoral en vigueur depuis le 26 Juillet 2013.
Une île sans la mer est une île sans âme, une île sans avenir.
En espérant sincèrement que cette lettre saura retenir votre attention.

Le collectif des familles de victimes du Scandale Requin :
Annick Aubert, maman d’Eddy Aubert décédé le 15 juin 2011
Brigitte Schiller, maman de Mathieu Schiller décédé le 19 septembre 2011
Sophie Rassiga, maman d’Alexandre Rassiga décédé le 23 juillet 2012
Marie Andriama, demi-sœur et témoin de la mort de Sarah Rophert le 15 juillet 2013
Sylvie Canestri, maman d’Elio Canestri décédé le 12 avril 2015
Marie France Cadet, maman d’Alexandre Naussac décédé le 21 février 2017
Corinne Dubosc, maman d’Adrien Dubosc décédé le 29 avril 2017

*Article paru dans l'hebdomadaire Paris Match du 2 au 8 Mars 2017 : lien vers l’article https://www.facebook.com/notes/collectif-des-familles-et-proches-des-victimes-de-la-crise-requin/article-de-paris-match-du-2-mars-2017-sur-charlene-de-monaco/486793854994055/
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Zinfos974.com - Pierrot Dupuy -La grande Une - Mardi 27 Juin 2017 - 22:29 - Yann de Prince : L’Etat a installé des récifs artificiels près des plages, qui ont attiré des requins

Yann de Prince, qui se fait depuis quelques semaines l'un des portes-paroles de la cause des surfeurs et des usagers de la mer, a publié une longue lettre sur sa page Facebook de laquelle il ressort qu'il accuse l'Etat d'avoir installé des récifs artificiels à proximité immédiate des plages et des lieux de baignade, alors qu'il était parfaitement conscient qu'ils allaient attirer des requins.
Un document édifiant qu'il convient de lire intégralement.
Nul doute qu'après la divulgation de ce document, que nous vous annoncions dans un de nos précédents articles, de nombreuses victimes ou leurs familles vont disposer de nouveaux moyens juridiques pour attaquer l'Etat.
Les représentants de l’Etat ont disposé des récifs artificiels sur la cote balnéaire de La Réunion en sachant et en reconnaissant qu’ils mettaient la vie des Réunionnais en danger. Ils savaient que ces récifs artificiels attireraient et sédentariseraient les requins bouledogues à proximité immédiate des pratiquants d’activités nautiques. Ils n’ont semble-t-il pas jugé nécessaire de consulter la population préalablement à l’installation de ces dispositifs, ni d’avertir les Réunionnais des risques qu’ils leur faisaient encourir, et ils ont sciemment exposé la vie des gens à un péril certain sans prendre la moindre disposition sérieuse pour les en prémunir.
Comme je l’avais annoncé la semaine dernière, je vous livre les termes de l’arrêté préfectoral n° 12-991/SG/DRCTCV, consultable en ligne sur le site de la Préfecture de La Réunion à l’adresse figurant à la fin de ce billet, duquel la responsabilité de l’Etat et de ses services ressort clairement dans la crise requin qui frappe très durement l’île de La Réunion, département français de l’océan Indien.
Que dit cet arrêté ?                       L’Etat a approuvé et financé la création et l’installation de récifs artificiels tout au long de la côte ouest
En premier lieu, on y découvre que l’Etat a approuvé et financé la création et l’installation de récifs artificiels tout au long de la côte ouest de l’île dès 2008, là même où se déroulaient jusqu’alors sans problème particulier la très grande majorité des activités nautiques. Ces récifs, composés notamment de vieux poteaux EDF et de voussoirs (comprenez arches en béton armé) issus du chantier de basculement des eaux, sont disposés entre Le Port et l’Etang-Salé, à une profondeur comprise entre 10 et 26 mètres, à proximité immédiate des récifs et de la côte comme le montrent les schémas d’implantation joints en annexe de l’arrêté. Triste ironie du sort, c’est le sous-Préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse qui a signé ce funeste arrêté avec, sans surprise, l’avis favorable du Conseil scientifique de la Réserve marine (qui n’a plus rien de naturel) de La Réunion. L’histoire récente montre combien il aurait été difficile de faire pire en termes de destruction de la cohésion entre les Réunionnais.
Il est d’ailleurs très surprenant que des consultations publiques (que je n’ai pas trouvées) et des études très approfondies, vu la gravité des risques mortels connus, n’aient pas été organisées à l’occasion de ce projet, quand on sait par ailleurs qu’il a fallu plus de 7 années de tergiversations ridicules pour s’accorder entre services de l’Etat sur les modalités d’installation des toilettes publiques au volcan et quand chaque pose d’un nouveau poteau de la Nouvelle Route du Littoral donne lieu à des études et des débats sans fin sur de possibles effets potentiels sur toutes sortes d’algues et de mollusques. Aux yeux des représentants de l’Etat à La Réunion, le principe de précaution semble donc avoir une géométrie très variable selon qu’il s’agit d’installer une fosse sceptique au volcan, de protéger un mollusque ou bien de protéger des vies humaines.
En annexe 4 de cet arrêté, il est écrit ceci : "Impact sur le comportement des gros poissons prédateurs : l'effet concentrateur des récifs artificiels sur les petits poissons pélagiques peut éventuellement conduire, dans certaines conditions et à certaines périodes, à la concentration des prédateurs naturels de ces espèces, comme les grosses carangues et les requins côtiers ; La sédentarisation des gros requins côtiers (notamment les requins bouledogues) du fait de la présence de récifs artificiels, augmentant ainsi potentiellement le risque "requins" pour les activités nautiques humaines alentours, doit être particulièrement étudiée dans le contexte actuel réunionnais".
Les juristes apprécieront et auront mesuré sans peine la portée de cette assertion dont il ressort que l’Etat savait pertinemment et parfaitement que sa décision d’installer des récifs artificiels à proximité des activités nautiques humaines exposerait immanquablement les pratiquants à un risque majeur dont on a malheureusement pu voir qu’il s’est concrétisé, de sorte que de nombreuses personnes sont mortes ou ont été mutilées suite à des attaques de requins.
Alors que le risque est reconnu sans ambiguïté, il est seulement envisagé "d’étudier", après coup, les conséquences de ces implantations en guise de "mesure de précaution".
Les différents services de l’Etat étaient pleinement conscients et informés des risques qu’ils faisaient courir aux Réunionnais
Ces agissements sont particulièrement graves (et condamnables) dans la mesure où la mise en danger volontaire de la vie d’autrui est un acte délictuel pouvant donner lieu à des sanctions pénales, à plus forte raison lorsqu’il est commis par l’Etat dont la première des missions est précisément de protéger la vie de ses concitoyens.
Les responsables et les différents services de l’Etat étaient donc pleinement conscients et informés des risques qu’ils faisaient courir aux Réunionnais et c’est en parfaite connaissance de cause qu’ils ont agi.
                                                              Les victimes pourront poursuivre l'Etat
Les différentes victimes (qu’elles soient directes ou indirectes) de cette crise sont par conséquent fondées à engager des poursuites pénales à l’encontre des différents responsables de cette crise, ce qui ne manquera pas d’être fait et ce sur quoi je reviendrai car il est intolérable que les véritables responsables puissent continuer de rejeter leurs propres fautes sur les véritables victimes comme ils le font en les montrant du doigt, après les avoir exposées au danger.
                                                             Quels mensonges ! Quelles incohérences ! Quelle inconséquence coupable !
Toujours dans la même annexe, il est mentionné ceci : Pointe des Avirons, baie de La Possession : "Comportement des gros poissons prédateurs : les activités nautiques étant peu développées dans cette zone (planche à voile et kite-surf essentiellement), il n'est pas prévu de mesure particulière dans un premier temps sur ce site vis-à-vis de cet impact, mais cela pourrait l'être dans un deuxième temps en coordination avec le programme CHARC (pose d'une station d'écoute pour le suivi acoustique des requins marqués)" + "observations courantes de requins côtiers considérés comme dangereux (bouledogues, marteaux …)…"
Commentaire : D’une part, on découvre avec effroi et stupeur qu’au prétexte que les pratiquants seraient "peu nombreux" à cet endroit, l’Etat a jugé acceptable de mettre leur vie en danger sans les en avertir ni les protéger tout en reconnaissant l’observation courante de requins dangereux.
D’autre part, il apparaît une incohérence très forte et grave entre les raisonnements soutenus par l’Etat et ses administrations (notamment l’IRD) selon lesquels les requins bouledogues se déplaceraient parfois sur plusieurs centaines de kilomètres, et dans le même temps, le fait de déduire implicitement dans cet arrêté qu’au prétexte que les dispositifs seraient placés à seulement quelques encablures des lieux les plus fréquentés, ils ne présenteraient pas de risques pour les usagers. Autrement dit, selon les auteurs, les requins seraient capables d’aller de La Réunion à Madagascar mais il n’y aurait aucun risque qu’ils aillent de La Possession jusqu’à Boucan Canot ou bien encore des Avirons jusqu’à l’Etang-Salé ou Saint-Pierre. Quels mensonges ! Quelles incohérences ! Quelle inconséquence coupable !
Nouvel extrait du document : "Au-delà des 5 années de suivi obligatoire des récifs artificiels du fait de leur financement par des fonds européens, aucun suivi scientifique systématique n'est prévu : la très faible dynamique d'évolution sur les peuplements ichtyologiques (montrant essentiellement des tendances saisonnières d'arrivée et de départ de juvéniles de certaines espèces ou au contraire la stabilité de présence d'autres espèces) ne justifie pas qu'un effort d'échantillonnage aussi poussé soit entrepris à partir de 2013".
Sans commentaire sinon qu’ils ont installé des dispositifs dangereux et qu’ils préconisent de "les oublier", à tel point d’ailleurs que certains d’entre eux que j’ai interrogés feignent d’en ignorer l’existence.
                                 Il existait un récif artificiel concentrateur de requins bouledogues depuis 2008 à toute proximité des spots de surf de St-Leu !
Autre extrait accablant : "Baie de Saint-Leu : nouvel emplacement plus au large du récif artificiel existant immergé en 2008"… "Le récif artificiel de Saint-Leu sera déplacé plus au large, afin de l'éloigner des spots de surfs dits "La Cafrine" et "Gauche Saint-Leu". Le récif artificiel ainsi déplacé sera utilisé comme point de fixation d'une station d'écoute des marques acoustiques dont seront équipés les requins marqués dans le cadre du projet CHARC. Une station d'écoute supplémentaire sera ainsi achetée dans le cadre budgétaire du présent projet". Commentaire : On découvre donc qu’il existait un récif artificiel concentrateur de requins bouledogues depuis 2008 à toute proximité des spots de surf de St-Leu !
La découverte de ces faits donne donc un éclairage très particulier et particulièrement grave, en termes de responsabilités, aux attaques qui ont eu lieu dans la zone.
                            St-Paul : Les sites d'immersion sont surtout situés à proximité des zones de baignade et de surf parmi les plus populaires de la Réunion (Boucan Canot, Roches Noires)
Extrait relatif à la baie de Saint-Paul : "Comportement des gros poissons prédateurs : les activités nautiques sont assez développées dans la baie de Saint-Paul elle-même (voile, kayak etc. …) mais les sites d'immersion sont surtout situés à proximité des zones de baignade et de surf parmi les plus populaires de la Réunion (Boucan Canot, Roches Noires) ; de fait, la prise en compte du "risque requins" est essentielle dans la mise en œuvre du présent projet".
Commentaire : on croit halluciner ! Que dire lorsque l’on découvre médusé que les auteurs se félicitent d’avoir placé ces récifs artificiels dont ils reconnaissent le caractère d’attraction des requins bouledogues à proximité immédiate des zones de baignade les plus populaires de l’île ?!
Chacun des Réunionnais peut dès lors mesurer à quel point ces personnes ont fait preuve d’une irresponsabilité incroyable ayant eu comme effet directe de causer la mort de plusieurs personnes. Et dire que les intéressés font toujours mine de rechercher les causes et de s’étonner de la recrudescence des attaques dans ces zones. C’est proprement scandaleux. Qu’ils soient punis. Qu’ils soient maudits !
Je vous livre un dernier extrait enfin : "Du fait de l’éloignement de la Pointe des Avirons des principales zones d’activité nautique, il n’est pas prévu de mesure particulière dans un premier temps, mais cela pourrait l’être dans un deuxième temps en coordination avec le programme CHARC (pose d’une station d’écoute pour le suivi acoustique des requins marqués)". Traduction-extrapolation : l’Etat et les scientifiques, pleinement conscients d’attirer de dangereux prédateurs pour l’homme, tout en étant parfaitement conscients de n’avoir aucune connaissance ni aucune maîtrise sur les conséquences de leurs expérimentations diaboliques, ont placé les Réunionnais en situation de cobayes et n’ont rien trouvé de mieux pour les protéger que de pêcher des requins, les remettre à l’eau après les avoir équipés de balises, le tout pour les écouter aller et venir entre deux attaques mortelles.
Voilà la belle étude qui a été financée avec votre argent et dont nous avons tous été acteurs malgré nous, jouant le rôle de cobaye humain à l’insu de notre plein gré, comme disait l’autre.
                                           Quelles conclusions, quelles suites, quelles actions ?
Les représentants de l’Etat français à La Réunion, l’IRD, la Réserve marine et son conseil (prétendument) scientifique, l’IFREMER, la DEAL et la DMSOI, soit un ensemble de structures toutes contrôlées par l’Etat, toutes citées dans ce document et directement impliquées dans cette crise, ont pris part à cette situation odieuse et inqualifiable qui a conduit à ce que des personnes soient attaquées, mutilées voire tuées lors d’attaques de requins en raison d’un risque créé de toutes pièces par ces derniers.
                                         Quelle est belle leur "Réserve naturelle"…
Tous portent une responsabilité grave et très lourde qu’ils se sont évertués à nier ainsi qu’à dissimuler aux Réunionnais depuis de nombreuses années.
Ces pratiques irresponsables, coupables et indignes des fonctions qui leurs sont confiées, devront donner lieu à des poursuites judiciaires, administratives et pénales afin que leurs responsabilités soient démontrées et pour que le statut des victimes puisse enfin être reconnu, chose qui ne manquera pas d’être engagée très prochainement.
Ce premier document servira de base aux actions qui vont être conduites, étant entendu que les "sujets" ciguatera et Réserve marine, tout aussi scandaleux par ailleurs à l’éclairage de ce qui précède, suivront.
J’ai déjà eu l’occasion d’écrire, mais je le rappelle pour ceux d’entre vous qui ne le sauraient pas, que la Réserve marine de La Réunion n’a pu être constituée que parce qu’un rapport mensonger a été établi par les mêmes personnes, lesquelles ont commis l’exploit d’occulter totalement ne serait-ce que la possible présence de dangereux prédateurs.
                                       La Réserve marine doit être remise en cause dans sa forme actuelle
L’existence même de la réserve marine dans sa forme actuelle doit intégralement être remise en cause, non pas pour remettre en cause la protection des récifs, mais afin que des personnes compétentes et de bonne foi, toutes qualités qui manquent aux actuels responsables, puissent rétablir l’équilibre qui prévalait avant l’arrivée de ces dangereux illuminés aux commandes des instances.
Outre les poursuites dont ils feront l’objet, l’Etat doit prendre la mesure de la gravité des actes de ses représentants et évincer sans délai tous les protagonistes concernés par cette crise, que ce soit directement ou indirectement, ne serait-ce qu’en vertu du sacro-saint principe de précaution dont il aime tant se prévaloir par ailleurs.
La commercialisation de la chair des requins bouledogues et tigres pêchés à La Réunion doit être rétablie sans délai. Cela fait trop longtemps qu’on nous raconte des salades sur ce sujet et qu’on ménage ces espèces non protégées sans raison valable.
J’aurai l’occasion de revenir prochainement sur une étude foireuse (de plus) que l’Etat publiera prochainement, selon ses dires, pour tenter de justifier le maintien de l’interdiction.
Au passage, il me revient que monsieur Marc Soria (IRD) serait à l’origine de la décision de cette interdiction. A la lumière des faits gravissimes qui précèdent, j’espère pour lui qu’il saura solidement justifier de tous ses actes le moment venu et je lui recommande vivement de se préparer sans plus attendre à le faire.
Par parallélisme des formes, au vu de la gravité de la situation et du niveau de risque que l’Etat ne pourra plus continuer de nier ou dissimuler, la plongée sous-marine doit être totalement interdite partout à La Réunion par l’Etat, et ce sans délai, ceci tout le temps que l’accès à l’océan sera interdit à La Réunion comme c’est le cas depuis 5 ans. L’Etat ne peut pas décemment continuer à nous dire d’une part qu’il existe un risque tel qu’il interdit l’accès à l’océan à tous, et d’autre part dans le même temps autoriser la plongée sous-marine pour des raisons obscures dont je serais curieux de connaître le fondement. Faute d’une telle décision de sa part, son incohérence ne manquera pas d’être relevée une fois de plus et, en cas d’accident qui surviendrait sur un plongeur sous-marin, sa responsabilité aggravée sera facile à établir.
                                   Tous les récifs artificiels doivent être retirés
Puisque l’arrêté dont il est question ici le prévoit explicitement, tous les récifs artificiels doivent être retirés immédiatement vu le trouble et les dangers mortels qu’ils occasionnent.
N’en déplaise aux adorateurs de requins qui conserveront la possibilité d’aller les observer en Afrique du Sud et ailleurs si telle est leur passion, une action de pêche soutenue doit être entreprise afin que la zone balnéaire de La Réunion retrouve l’équilibre qui prévalait avant et que d’incapables et dangereux irresponsables ont brisé. Il en va de la responsabilité de l’Etat et il n’est plus tolérable qu’il continue de tergiverser comme il le fait, par exemple en ayant nommé un membre de la DEAL (service de l’Etat) à la direction du CRA, lequel se préoccupe davantage de protéger l’Etat et ses services, de nier les responsabilités de ses collègues plutôt que d’agir utilement comme il le devrait.
Il convient de signaler que la reprise de la commercialisation de ces espèces, ajoutée à une action de pêche soutenue, ne représentera au final que quelques centaines de requins quand des millions sont pêchés chaque jour dans l’indifférence la plus totale. Personne ne s’émeut ni ne réagit lorsque des espadons ou des dorades coryphènes sont pêchées, alors comment expliquer cette folie furieuse que l’Etat et ses représentants locaux ont réussi à cristalliser autour d’espèces non protégées qui dévorent nos concitoyens et amis ?
Nonobstant les nécessaires actions de régulation, il est indispensable de renforcer les mesures de protection des personnes (filets, vigies, drônes, sonars, drumlines etc…) de manière à permettre aux Réunionnais de pouvoir retrouver leur océan le plus tôt possible dans des conditions de sécurité normales, et ce tout le temps que la crise n’aura pas été réglée.
Enfin, je sais que certains l’ont déjà fait, dans de trop rares occasions selon moi, il appartient désormais à nos élus, en premier lieu les maires des communes concernées, à notre Président de Région, ainsi qu’à nos députés mais aussi en fin de compte à l’Etat français (le vrai, pas la bande des guignols locaux), de taper fermement du poing sur la table et de mettre un terme à cette folie furieuse qui empoisonne et contamine progressivement toute l’île et ses habitants.
Cette crise est très grave et elle nous rend mondialement tristement célèbres. Elle repose sur des monceaux de mensonges, de dissimulations, de gesticulations inutiles et d’études creuses et il est plus que temps que cela cesse.
Vous trouverez ci-dessous le lien vers l’arrêté concerné, téléchargeable sur le site de la préfecture et je profite de cette occasion pour remercier Fabienne M. qui m’en a révélé l’existence.
                         Yann de Prince
L'arrêté préfectoral dans son intégralité : recifs_articiciels.pdf Re´cifs articiciels.pdf (3.51 Mo)

Zinfos974 - Jeudi 29 Juin 2017 - 15:12 - A la Une - Drapeau rouge au lagon mais les baigneurs vont à l'eau

Le drapeau rouge est hissé à l'Ermitage, après qu'un requin de 2m a été signalé ce matin par un pêcheur, au niveau de la passe. Malgré le drapeau rouge et les avertissements des MNS, certains s'aventurent dans l'eau.
Ce matin, à l'aube, un pêcheur traditionnel a observé un requin qu'il estime d'une longueur de 2 mètres, près de la petite passe de l'Ermitage. La baignade a été immédiatement interdite, et le drone du CRA a survolé la zone dans la matinée pour localiser le squale, sans succès. Le requin observé ce jour pourrait être celui aperçu samedi dernier par un pilote d'ULM.
Ce midi, le drapeau rouge flottait encore, pourtant, des baigneurs, bravant l'interdiction, se rafraichissaient dans le lagon. Les MNS ont effectué plusieurs rondes en jet-ski, leur demandant de sortir de l'eau. "Ils sortent de l'eau quand on passe, mais y retournent dès que l'on fait demi-tour avec le jet-ski", indique un MNS. "Le lagon est très calme, nous ne craignons pas vraiment une attaque, mais il en est autrement lorsqu'il est agité. Par ailleurs, réfléchissez-y à deux fois avant de prendre un bain de minuit dans le lagon", prévient-il.
Drapeau rouge au lagon mais les baigneurs vont à l'eau


Zinfos974 - Jeudi 29 Juin 2017 - 12:38 - - A la Une - Un requin de 2 mètres dans le lagon

Un requin de deux mètres dans le lagon, c'est ce qu'affirme avoir vu un pêcheur traditionnel selon l'association OPR. L'observation s'est faite ce matin, à 100 m de la barrière. Il pourrait s'agir du requin juvénile d'1,5 mètre aperçu samedi dernier à 11H par un pilote d'ULM volant à 400 mètres d'altitude.

par www.ipreunion.com - le 29 juin 2017 à 12:04 - Ermitage : un requin de deux mètres observé dans le lagon ce matin

Un requin d’une taille de deux mètres a été observé par un pêcheur dans le lagon de l’Ermitage aux alentours de 6h30 ce jeudi 29 juin 2017, selon les informations du centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin (CRA).
Le requin a été observé au niveau de l’hôtel Lux de Saint-Gilles, par un pêcheur à la gaulette.
Observation à 6:30
requin de 2m dans le lagon de l’ Ermitage au niveau du luxe par un pêcheur .
— Centre Risque Requin (@RisqueRequin) 29 juin 2017
L’information est remontée via les maîtres-nageurs sauveteurs jusqu’au centre de ressource et d’appui, qui a déployé un drone, pour confirmer l’information. Pour l’heure, l’animal n’est pas entré dans le champ de vision de l’appareil, ce qui ne permet pas pour l’instant l’intervention du CRA.

Zinfos974.com - Samedi 1 Juillet 2017 - 12:36 - Faits-divers - Un requin-tigre aperçu au Nord-Ouest de la Pointe des Aigrettes

Un requin-tigre a été aperçu ce matin au Nord-Ouest de la Pointe des Aigrettes aux alentours de 9h45. Le squale mesurait environ 2,5 mètres selon les relevés obtenus par le site info-requin.re.

www.ipreunion.com - 01/07/2017 - Saint-Paul - Un requin tigre de 2,5 mètres observé à la Pointe des Aigrettes

Un requin tigre d'une taille de 2,5 mètres ce samedi 1er juillet 2017, a été observé au large de la Pointe des Aigrettes, aux alentours de 9h45 selon les informations du site info-requin.re.

Zinfos974 - Dimanche 2 Juillet 2017 - 08:05 - A la Une - Crise requin : Sea Shepherd condamné pour "préjudice d'image" et "préjudice économique"

L’organisation non gouvernementale (ONG) maritime vouée à la protection des écosystèmes marins, Sea Shepherd, a été condamnée en appel, suite à la plainte d’un pratiquant nautique réunionnais, pour atteinte au droit à l’image en mai 2013.
Les faits remontent à mai 2013 au lendemain de la mort de Stéphane Berhamel le 8 mai 2013, et font suite à une publication de l’ONG sur la page Facebook de son antenne locale.
Le post en question, sur lequel le plaignant était visible de face devant un homme portant un t-shirt avec l’inscription "Reunion Island, saves sharks kills surfers", laissait croire qu’il était "un opposant à la défense des requins, appelant à leur massacre", faisant de lui "partie prenante dans la vive polémique existant sur l’île de la Réunion consécutives aux décès de surfeurs".
Or, pour la cour d’appel de Paris, l’homme pris en photo ce jour là, "s’était rendu sur cette plage pour se joindre à l’hommage rendu à un surfeur décédé quelques jours auparavant et non pas pour débattre du sort des requins et encore moins pour être médiatisé".
En plus de sa condamnation pour préjudice d’image et préjudice économique, Sea Shepherd s’est vu confirmé le versement des dommages et intérêts au plaignant.

www.ipreunion.com - 02/07/2017 - Un Réunionnais a saisi la justice pour atteinte au droit à l'image - Requins : l'association Sea Shepherd condamnée

L'association de défense des animaux Sea Shepherd, hostile à la pêche aux requins à La Réunion, a été condamnée par la justice pour atteinte à l'image d'un Réunionnais. L'association a dû lui verser des dommages et intérêts.
En 2013, au cours de l'hommage rendu le 12 mai aux Brisants au bodyboardeur Stéphane Berhamel, décédé après une attaque de requin, un Réunionnais a été photographié en compagnie d'un homme arborant un tee-shirt où il était inscrit "Reunion Island, saves sharks kills surfers" ("Ile de La Réunion sauve les requins, tue les surfeurs"). L'homme, a décidé d'attaquer l'association Sea Shepherd pour préjudie économique et préjudice d'image.
En effet, l'association avait utilisé la photo sur la page Facebook de son antenne locale, sans le consentement de l'intéressé, "sur laquelle il apparaît faisant face un objectif et donc parfaitement identifiable et qui le présente faussement comme un opposant à la défense des requins, appelant à leur massacre, ce qui caractérise une atteinte à son droit à l’image" précise le jugement.
L'association, qui a fait appel de la première décision de justice la condamnant, a été contrainte de verser des dommages et intérêts à la victime, à l'issue du verdict en second instance.

par www.ipreunion.com - le 5 juillet 2017 à 16:29 - À la veille des vacances, pas de baignade à Boucan et aux Roches Noires

Pas de chance pour ceux qui voulaient faire trempette dans l’ouest dès ce week-end : la baignade et les activités nautiques sont toujours interdites sur les plages de Boucan Canot et des Roches Noires. Ce mercredi 5 juillet 2017, la municipalité de Saint-Paul a indiqué que les filets anti-requins étaient beaucoup trop abîmés par les dernières conditions météorologiques. Un nouveau dispositif "plus souple dans sa manipulation" a été commandé pour les Roches Noires, "afin de permettre au moins la baignade. À Boucan, la piscine naturelle pourrait être livrée "dans la deuxième quinzaine du mois de juillet". À la veille des vacances scolaires, la nouvelle ne tombe pas à pic. Nous publions le communiqué municipal dans son intégralité ci-dessous.
Depuis 2015, la ville de Saint-Paul s’est engagée dans un processus de sécurisation des activités nautiques sur les plages de Boucan Canot et des Roches Noires avec la pose de plusieurs centaines de mètres de filets anti-requins. Un dispositif expérimental, innovant, mais fortement soumis aux aléas météorologiques. L’illustration en a été encore faite le dimanche 25 juin dernier. Le train de houle hivernal a passablement dégradé le dispositif, aussi bien à Boucan Canot qu’aux Roches Noires.
Pour l’heure, les conditions météo encore défavorables n’ont pas permis aux techniciens d’évaluer pleinement l’étendue des dégâts. Mais c’est certain, ils sont importants. Compte tenu des contraintes techniques, voire météorologiques, il paraît évident qu’il va falloir patienter plusieurs semaines avant de retrouver une plage sécurisée sur les deux sites.
Une situation indépendante de la volonté municipale et qui intervient malheureusement à la veille des vacances de l’hiver austral, au moment où l’on s’attend à des pics de fréquentation sur nos plages. La municipalité s’excuse auprès des usagers de la plage, des touristes, des commerçants et assure qu’elle met tout en œuvre pour un retour au plus vite à une plage sécurisée. Il y va de l’activité touristique, de notre économie.
Ainsi, la commande d’un dispositif plus souple dans sa manipulation a été passée pour les Roches Noires afin de permettre au moins la baignade. Mais là encore, nous devons faire face au délai de réalisation de l’équipement. Du côté de Boucan Canot, les travaux d’aménagement de la piscine naturelle avancent et nous avons bon espoir de réceptionner le chantier dans la deuxième quinzaine du mois de juillet.
En attendant, le maire de Saint-Paul rappelle l’impérieuse nécessité de respecter les consignes de sécurité délivrées par les MNS sur les plages afin d’éviter d’autres drames.

par www.ipreunion.com - le 6 juillet 2017 à 10:45 - Le rappel à l’ordre de la préfecture

En cet période d’hiver austral, la préfecture de La Réunion lance à un appel à la vigilance et donne des conseils. Nous publions ci-après son communiqué en intégralité.
La période d’hiver austral constitue une période plus particulièrement sensible au risque requin, une recrudescence d’observations a d’ailleurs été recensée par les services du CROSS Réunion ces dernières semaines.Le préfet de La Réunion rappelle que la plus grande vigilance s’impose à l’ensemble des usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin, qui font l’objet d’une réglementation spécifique.
                       
Rappel de la réglementation en vigueur
L’arrêté préfectoral du 8 février 2017, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques, restreint dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et en dehors du lagon dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin, à savoir :
la baignade, y compris lorsqu’elle s’effectue à l’aide d’un équipement de type palmes, masque et tuba ;
les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard).
Outre les espaces autorisés en lagon et en bassins de baignade, les filets de baignade de la plage de l’Etang-Salé installés en face du poste des maîtres-nageurs sauveteurs, ainsi que ceux de Boucan-Canot et des Roches Noires dans la commune de Saint-Paul au sein de zones aménagées, ouvrent des espaces de pratique surveillée hors lagon.
En raison des fortes houles australes de juin 2017, les filets de Boucan-Canot et des Roches Noires ne sont actuellement pas opérationnels et ne permettent donc pas pour l’heure la pratique de la baignade et des activités nautiques dans ces zones. Il est rappelé pour les filets de baignade de l’Etang-Salé que la pratique de la baignade n’est possible que dans les conditions et aux créneaux horaires portés à la connaissance des usagers par les services sur site. Des travaux de sécurisation d’autres sites (bassins de baignade de Boucan-Canot, Trois-Bassins, Saint-Leu...) sont en cours.
Les autres activités nautiques, notamment la plongée et la pêche sous-marine, demeurent possibles dans le cadre de la réglementation, aux risques et périls de leurs usagers.

Dispositifs de prévention et de surveillance en vigueur
D’une manière générale, la signalisation utilisée pour la baignade sur les plages surveillées est la suivante :
un drapeau rouge vif signifiant " interdiction de se baigner " ;
un drapeau jaune orange signifiant " baignade dangereuse mais surveillée " ;
un drapeau vert signifiant " baignade surveillée et absence de danger particulier ".
Sur certaines plages, ce dispositif est complété par une signalétique spécifique relative au risque requin :
la flamme rouge comportant un requin indique que la présence d’un requin a été récemment signalée ou observée dans la zone ou à ses abords ;
la flamme orange comportant un requin indique que les conditions sur zone sont propices à la présence de requins (météo, signalements récents...).
En l’absence de signalétique, la pratique des activités nautiques concernées par la réglementation préfectorale et communale est interdite.

Conseils de sécurité et de prudence
Le préfet invite l’ensemble des usagers de la mer à respecter les conseils de prudence suivants :
Avant de se mettre à l’eau :
ne jamais se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse (consulter les panneaux d’informations), et vérifier la couleur du drapeau hissé ;
se renseigner auprès des maîtres nageurs sauveteurs du poste de surveillance sur la réglementation et les dangers éventuels : courants, conditions météorologiques (forte houle, orage, intempéries), qualité de l’eau (eaux troubles, pollution).
En mer :
ne pas relâcher sa vigilance le risque " zéro " n’existe pas ;
privilégier la pratique collective des activités nautiques, sous l’encadrement et la responsabilité des professionnels de la mer ;
ne pas rester dans l’eau en cas de blessure et, en cas de pêche sous marine, ne pas conserver ses prises sur soi mais les déposer le plus rapidement possible sur sa bouée ou dans son bateau.

Il est demandé de rapporter toute observation de requin auprès d’un poste de surveillance ou du CROSS Réunion : composer le 02 62 43 43 43 ou le 196. Toutes les informations relatives aux démarches de réduction du risque requin à La Réunion sont disponibles sur le site dédié ou sur ce site.

Zinfos974.com - Jeudi 6 Juillet 2017 - 18:27 - Pierrot Dupuy - A la Une - Stella : Des manifestants perturbent la projection d'un film sur les baleines

Le Humpback Whale World Congress, un congrès dédié à la baleine à bosse, se tient actuellement au musée Stella Matutina, à Piton Saint-Leu.
Le but de cette conférence coorganisée par la Région Réunion et l’association Cétamada : l’inscription du chemin des baleines au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
A cette occasion était diffusé ce matin un film documentaire, "Vacarme en haute mer", de Jérôme Julienne et John Jackson, avec le présentateur réunionnais Sébastien Folin dans le rôle du journaliste qui part à la découverte des bruits du monde du silence, à l'origine de l'échouage de nombre de baleines.
Tout aurait pu être parfait si Sébastien Folin, sur le plateau d'Antenne Réunion, n'avait déclaré qu'il soutenait l'action des associations qui cherchent à protéger les requins, "même les plus violentes".
Immédiatement, le sang de nombre de personnes sensibilisées par la cause des surfeurs dévorés par les requins, Jean-François Nativel en tête, n'a fait qu'un tour. Derrière cette affirmation, ils ont immédiatement reconnu Sea Shepherd, leur ennemi déclaré. Ils ont donc décidé de se rendre en fin de matinée au musée de Stella, munis de leurs pancartes représentant leurs amis décédés dévorés par des requins, histoire de dire ce qu'ils pensaient à Sébastien Folin, dont ils savaient qu'il devait assister à la projection du film.
A leur arrivée sur place, ils sont d'abord tombés sur Rémy Tézier, le réalisateur d'un film sur la problématique requins à la Réunion, dont les sourires narquois les ont, disent-ils, exaspéré. Des mots qui n'avaient rien d'amicaux ont été échangés entre le cinéaste et Jean-François Nativel, avant que les surfeurs au nombre d'une dizaine ne s'écartent et ne se positionnent, dans le calme retrouvé, à proximité du musée.
Sébastien Folin de son côté est resté invisible.
C'est alors que des gendarmes sont arrivés et leur ont demandé de s'éloigner jusqu'à un parking, où ils ont continué à être l'objet de "moucatages" de personnes présentes.
Un gendarme est à nouveau intervenu qui a bousculé une membre de la délégation, avant de menacer de gazer les autres s'ils n'obtempéraient pas.
Le calme est finalement revenu quand la délégation a quitté les lieux.

www.ipreunion.com - 08/08/2017 - Cap Requins 2 à l'arrêt - Plus aucun squale pêché à La Réunion

Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) confirme la mise en stand-by du programme Cap Requins 2. Aucune opération de prélèvement ne se déroule dans les eaux réunionnaises depuis la mi-juillet 2017. Une information détaillée par le président, Bertrand Baillif. (Photo d'archives)
Rencontré ce lundi 7 août 2017 au port de Sainte-Marie lors du mouvement d'humeur des amodiataires, il s'exprimait à ce sujet. Une situation préoccupante avec l’hiver austral, période propice aux attaques. Les filets anti-requins, eux, restent non-opérationnels. À Boucan Canot comme aux Roches Noires.
La dernière capture remonte au 21 juin 2017. Celle d’un requin tigre à l’Étang-Salé. Ce samedi 5 août, un particulier observait un squale de type indéterminé dans le secteur de la Souris Chaude à Trois-Bassins dans l’Ouest. Le 23 juin dernier, un autre spécimen juvénile était attrapé. Quelques jours avant, une attaque survenait aux Roches Noires.
"On ne pêche plus depuis le 10 juillet. On attend le retour des avenants des pêcheurs en provenance des mairies, de l’État et de la Région pour payer les pêcheurs. Cela fait plus de deux mois qu’ils ne l’ont pas été. Cap Requins 2 a redémarré en mai et a été prolongé jusqu’à fin décembre 2017", lance-t-il depuis l’enceinte portuaire.
Le dirigeant parle d’un non-respect des procédures de paiement. Les professionnels ne sortent donc plus en mer. Les palangres de fonds et les drumlines ne fonctionnent plus. Une vingtaine de pêcheurs participe habituellement aux opérations de réduction du risque.
                      - Manque de trésorerie -
"Le protocole prévoit qu’après le dépôt des factures, il y a un délai de 15 jours pour les régler. Ce n’est pas le cas car il y a beaucoup de paperasse. Le budget du Comité est un gouffre. Sous l’ancienne mandature, il y a eu des augmentations de salaires alors que la structure était déjà en difficultés. La Région s’engageait à verser 100 000 euros au Comité pour boucler le budget de 2016", se justifie le professionnel de l’Étang-Salé-les-Bains.
Le CRPMEM ne peut avancer les fonds aux pêcheurs. En cause : le manque de trésorerie. Son responsable assure avoir supprimé les voitures de fonctions. Deux salariés sont aussi partis.
"J’ai hérité d’une maison trouée. Cela fait deux mois que je n’ai pas été payé. J’ai commandé un audit. Son rapport est sorti et nos avocats l’examinent. Ils diront s’il y a eu des abus sur Cap Requins et décideront de la marche à suivre. C’était un programme dans lequel on retrouvait toujours les mêmes pêcheurs. J’ai mis un coup de pied dans la fourmilière car tout le monde devrait en profiter. Les appels d’offre manquaient de transparence", glisse-t-il.
Monsieur Baillif évoque notamment le rôle de l’ex-secrétaire général, Ludovic Courtois, accusé d’être aux manettes sous la présidence de Jean-René Énilorac. "C’est lui qui dirigeait. Ce n’est pas le commandant qui pilotait l’avion. C’était le steward. C’était de l’argent public. Les services de l’État décideront si des sanctions ou des suites judiciaires doivent être prises", précise-t-il.
                   - Absence de cadre légal -
Bertrand Baillif pointe également une absence de cadre légal et un manque de contrôle autour Cap Requins 2. Un programme contesté par Jean-Bernard Galves. Le porte-parole du collectif composé de plusieurs associations -dont Sea Sheperd et la fondation Brigitte Bardot- emploie le terme de "scandale". Il réagit dans un communiqué.
"Des fonds publics distribués hors de tout cadre légal et sans contrôle pour pêcher le requin. Ces financements publics ont été attribués par l’État, la Région, les communes au CRPMEM sur la base de rapports pseudo scientifiques rédigés par lui même dont il était porteur, bénéficiaire financier et juge", commente-t-il.
Le représentant souligne "la dangerosité des appâts placés près des plages". "De nouveaux accidents sont survenus. Le CRPMEM a-t-il pu placer des appâts à partir du 1er avril 2015 aux Roches Noires ? Le 12 avril, un tragique accident survenait à quelques coups de nageoires de requins de là." Une pétition réclame au ministre de la transition écologique l'ouverture d'une enquête et la suspension des programmes de pêche.
                     - Manque de trésorerie -
Le président du Comité des pêches prévoit d’ailleurs de communiquer cette semaine autour de la légine dans les Terres australes et antarctiques françaises. "Il faut un vrai programme pour la filière de la petite pêche afin que tout le monde soit concerné. Pas un projet comme celui de Réunion pêche australe. L’ancien Comité des pêches utilisait les petits progessessionnels comme cautionnaires. Les pouvoirs publics doivent revoir ce dossier", suggère-t-il pour conclure.
Prélèvements, finances dans le rouge, port de Sainte-Marie ensablé : Bertrand Baillif et son équipe subissent beaucoup d'avaries en même temps. Autant de défis après l’élection en janvier 2017. Pas sûr qu’ils imaginaient devoir écoper autant d'eau à bord du Comité des pêches.
 
Zinfos974.com - Mardi 15 Août 2017 - 16:33 - PB - La grande Une - Drones, sonars, ballons à hélium... Un dispositif de sécurisation de la " Gauche" de St-Leu en phase de test

Le projet de l’association Leu Tropical Surf Team (LTST) pour sécuriser la célèbre "Gauche" de St-Leu avance. La phase de test encadrée par le Centre de ressources et d’appui du risque requin (CRA) a commencé depuis le mois dernier.
Un leurre de près de deux mètres de couleur sombre et qui sous l’eau se confond à s’y méprendre à un véritable squale a été fabriqué. Immergé et positionné à différentes profondeurs par des membres du CRA, le leurre permet d’étalonner les limites de visibilité par drone. " Les premiers tests sont concluants. Les visibilités sont bonnes jusqu'à plus de 8 mètres de profondeur mais varient en fonction de l’état du plan d’eau", indique Gilbert Pouzet, président du Leu Tropical Surf Team qui participe aux tests et informe des avancées sur sa page Facebook.
La Ligue Réunionnaise de Surf et des vigies ont également été associées à l’expérimentation de ce dispositif. Les conclusions du CRA, validant la pertinence du dispositif dans la Zonex, sont attendues pour la fin de l’année.
                        "Un dispositif moins couteux que la pose de filets"
En complément des drones, l’association compte également tester des sonars, ballons à hélium ou encore des caméras immergées. Un ensemble de "technologies innovantes" réunies dans un dispositif proposé par la LTST que l’association estime "fiable, efficace, moins fastidieux et surtout moins couteux que la pose de filets".
La Région, la Jeunesse et Sports, la mairie et l’association financeraient le projet.
Ce projet développé par la LTST a été évalué à un million d’euros sur la première année de mise en oeuvre, en comptant l’investissement et les salaires. Une vingtaine de personnes seraient ainsi embauchées. "Nous avons reçu un accord de principe de la mairie et attendons la validation du CRA", précise Gilbert Pouzet.
Une présentation du projet de Leu Tropical Surf Team se tiendra à l’occasion de l’assemblée générale du club à la fin du mois d’août.

Zinfos974 - Vendredi 1 Septembre 2017 - 16:56 - A la Une ... - Crise requin : Joseph Sinimalé appelle au dialogue - Le maire de Saint-Paul publie aujourd'hui un appel au dialogue, concernant la gestion de la crise requin. Il déplore les divisions engendrées par cette crise.

C'est en ma qualité de premier magistrat de la commune qui abrite la plus importante zone balnéaire de l'île que je m'adresse à vous.
La Réunion, célébrée pour l'harmonie qui règne entre les populations qui l'ont façonnée au fil des siècles, fait face depuis plusieurs années à un nouveau défi qui menace son avenir.
En effet, les passions se déchainent autour d'une thématique à la fois écologique, sociale, et économique : la cohabitation de l'homme et du requin.
Comme dans tous les débats sensibles, la discorde prend le dessus sur la raison. Or, les réunionnais le savent, seuls le partage et la tempérance sont susceptibles de nous accompagner vers une issue, certes imparfaite, mais sans aucun doute salvatrice.
S'il est une chose dont nous ne doutons pas, et que nous avons tous en partage, c'est que nous sommes fiers de notre île et de ses beautés. Ses cirques, ses montagnes, ses plages de sable blanc et noir nous offrent, chaque jour, un ravissement et une unicité que beaucoup nous envient. Nous ne devons jamais oublier ce sentiment de fierté partagée lorsque le chemin se fait plus ardu et que nous devons, dans l'intérêt général, prendre des décisions salvatrices.
Nous sommes aujourd'hui à un tournant de notre histoire : nous devons déterminer si nous restons unis ou si nous cédons aux sirènes de la division sur une question complexe mais nullement insurmontable : la mer et ses usages.
Nous avons entendu les batailles qui font rage, le sentiment d'immobilisme, la colère, mais aussi le désespoir. Nous ne pouvons plus accepter plus longtemps qu'un tel clivage s'installe dans la durée, du battant des lames au sommet de nos montagnes.
La mer, indomptable, est une richesse qu'il nous faut apprendre à cultiver et à protéger. La protection de nos fonds marins est une nécessité. Toutefois, cette protection doit être pensée, organisée dans le respect des principes du développement durable, qui s'articule autour de la place de l'Homme dans la Nature ; il n'est plus concevable qu'autant de vies soient sacrifiées sur l'autel d'une écologie déconnectée des réalités humaines.
L'action, voilà la clef de cet épineux problème ; l'action commune, raisonnable et raisonnée et non la seule réaction à une situation, à une tragédie. Nous avons bâti notre île, notre identité, et aujourd'hui nous sommes face à un réel défi : l'avenir de notre patrimoine côtier, et à travers lui, celui de l'île toute entière.
Nos voisins ont expérimenté plusieurs dispositifs, nous avons nous-même tenté certaines solutions, parfois vainement du fait des contraintes inhérentes à notre territoire. Nous devons aujourd'hui aller de l'avant et remporter la victoire de l'équilibre et de la raison.
Je ne suis pas naïf, vous le savez, je suis un homme pragmatique qui connait les forces et les faiblesses de la nature humaine, et qui ne peux rester indifférent à la situation qui est perçue comme une guerre entre défenseurs de l'environnement et usagers de la mer, mais aussi les pêcheurs, et plus grave encore, entre réunionnais.
La crise dite "requin" revêt de multiples facettes, les réponses que nous devons apporter doivent aussi être diverses. Nous vivons une ère nouvelle, la globalisation ne s'arrête pas à quelque frontière, et les changements, qu'ils soient économiques, écologiques, sociaux, ou climatiques, nous affectent inexorablement. Mais nous n'avons pas non plus à porter cette charge sur nos seules épaules Saint-Pauloises.
Désormais, il ne nous appartient plus de choisir un camp, mais bien de construire un modèle capable de réunir, dans l'intérêt commun, faute de satisfaire les positions extrêmes.
C'est pourquoi, je lance un appel au dialogue et invite l'État et toutes les parties prenantes de ce dossier à se rassembler, dans les plus brefs délais, pour solutionner avec justice et sans heurts cette délicate question. Nous devons mettre de côté nos ressentiments et désillusions passés pour continuer à apprécier les bienfaits de notre île sans les sacrifier.
Il faut être unis dans notre diversité... Tout ce qui fait pour nous, sans nous, est toujours contre nous!          Joseph Sinimalé

Zinfos974.com - Mercredi 6 Septembre 2017 - 17:34 - MA - marine.abat@zinfos974.com - A la Une . - "La commune de Saint-Paul est empêtrée dans ses propres filets"

"C’est un aveu d’échec". C’est ainsi qu'Emmanuel Séraphin qualifie le courrier de Joseph Sinimalé diffusé dans la presse la semaine dernière, au sujet de la crise requin. A la veille du prochain conseil municipal, l'élu d'opposition (PLR) a donné une conférence de presse, accompagné de Guylain Moutama, pour évoquer la problématique de la sécurisation des plages.

"Les acteurs sont divisés, la municipalité ne prend pas ses responsabilités et l’argent du contribuable est gaspillé", juge l’ancien adjoint d’Huguette Bello pour qui la gestion des filets est défaillante. Il estime d’ailleurs que la récente rupture du contrat de maintenance avec l’entreprise Seanergy vient confirmer ce que l’opposition faisait valoir "depuis le début", à savoir que "l’appel d’être était précipité, le manque d’études préalables et un contrat en défaveur de la collectivité". Emmanuel Séraphin considère ainsi que la mairie aurait mieux fait d’externaliser la gestion de ces filets. "Elle aurait dû faire un avenant à la DSP (délégation de service public) de la SPL Tamarun", déclare-t-il, rappelant les coûts des filets : "4 millions d’investissement et 1 million par an de fonctionnement".
Si le dispositif est actuellement le même pour sécuriser la baignade et les activités nautiques, Emmanuel Séraphin estime nécessaire l’installation d’un filet de baignade distinct. "La baignade est indispensable pour préserver l’activité économique de la station", note-t-il, souhaitant la mise en place d'un programme d'animation en parallèle.

Les élus s'augmentent, une "situation ubuesque"

Autre élément pointé du doigt : le cas de la piscine de Boucan Canot, toujours au stade de chantier en raison des épisodes de fortes houles qui ont touché notre île. "On ne fait pas ce genre de travaux lors de l’hiver austral. Il faut qu’ils arrêtent de prendre des décisions comme ça, il faut demander des conseils", s'indigne à ce sujet Guylain Moutama. La "désorganisation manifeste des services" face à l'épisode de l'ensablement du Port de Saint-Gilles est aussi décriée.
"La commune de Saint-Paul est aujourd'hui empêtrée dans ses propres filets. À trop vouloir donner de leçons à tout le monde, le maire et ses élus se retrouvent complètement isolés face aux promesses faites aux surfeurs, aux professionnels, aux commerçants et aux usagers", conclut Emmanuel Séraphin, avant de dénoncer une dernière "situation ubuesque" :
"C’est un comble, à Saint-Paul, il n’y a plus de majorité stable, et on a vu un conseil qui s'est arrêté en pleine séance car il n'y avait plus de quorum. Cette situation est ubuesque par qu'il y avait à l'ordre du jour une délibération destinée, comble de l'ironie, à augmenter les indemnités des élus. La commune s'est empressée d'organiser un nouveau conseil pour valider cette augmentation, où il n'y avait plus besoin de quorum. Ils s’augmentent en disant qu’il y a beaucoup de travail mais ne sont même pas là pour le faire", tâcle-t-il.

Zinfos974 - Vendredi 8 Septembre 2017 - 16:35 - A la Une .. - Boucan et Roches Noires: La baignade sécurisée espérée pour la fin septembre

Alors que les filets anti-requins de Boucan Canot et des Roches Noires ne sont plus opérationnels depuis plusieurs mois, la mairie de Saint-Paul a donné une conférence de presse ce vendredi pour faire le point sur la gestion du risque requin ce vendredi.
La pose d'un nouveau filet de 1800 m2 pour sécuriser la baignade a été annoncée. La municipalité espère un retour à l'eau des usagers dès la fin du mois de septembre.
Pour Boucan-Canot, où les travaux du bassin ont pris du retard en raison des différents trains de houle qui ont touché La Réunion, la livraison de cet ouvrage est également attendue pour la fin du mois de septembre.
Pour rappel, la mairie de Saint-Paul a décidé ce 24 août de ne pas reconduire le contrat la liant à l'entreprise Seanergy pour la maintenance des filets. Le premier contrat (filet de Boucan Canot) s’arrêtera le 18 Décembre prochain, le deuxième (filet de Roches Noires) le 6 Avril 2018.
"L’entreprise Seanergy prend note de cette décision et souhaite que la continuité de cette activité soit assurée dans les meilleures conditions possibles pour permettre aux réunionnais de continuer à se baigner en toute sécurité. Il en va de la sécurité de nos enfants et de l’avenir de l’activité économique de notre île", a réagi la société qui "ne souhaite pas communiquer sur les désaccords qui l’opposent à la Mairie".        R. Floricourt sur place

Zinfos974 - Jeudi 14 Septembre 2017 - 17:26 - Communiqué - Garde à vue de J-F Nativel : Vérité Requins Réunion dénonce "l’attitude méprisante du préfet"

Dans un communiqué, l'association Vérité Requins Réunion réagit au placement en garde à vue de Jean-François Nativel suite à l'organisation de la manifestation "Nou't tout dan la mer".
L’association Vérité Requins Réunion tient à dénoncer avec la plus grande fermeté l’attitude méprisante et ultra-autoritaire que le nouveau Préfet de La Réunion a choisi d’adopter à l’égard des réunionnais en décidant de placer ce jour monsieur Jean-François NATIVEL, secrétaire de l’association OCEAN PREVENTION REUNION, en garde à vue pour avoir participé activement au grand rassemblement pacifique qui s’est tenu sans encombre dimanche dernier à St-Gilles les bains sur la plage des roches noires.
Alors qu’il est en poste depuis plus d’un mois, le nouveau Préfet de La Réunion n’a jamais daigné recevoir, répondre ni même simplement discuter avec les acteurs de la crise requin qui n’ont pourtant pas manqué de le solliciter à de nombreuses reprises.
Par son mépris affiché et par son attitude ultra-autoritaire, le nouveau Préfet de La Réunion ramène notre île un siècle en arrière, ni plus ni moins qu’au temps de l’esclavage et des colonies.
Par son comportement indigne, Amaury de Saint-Quentin tente de mater la population et de la réduire au silence en voulant la contraindre à accepter l’intolérable interdiction totale d’accès à l’océan qui est en vigueur depuis 5 années consécutives sans interruption.
Jean-François NATIVEL est connu et unanimement reconnu comme étant celui qui s’est le plus impliqué dans cette crise en faisant toujours preuve de mesure et d’ouverture, en participant très activement aux différentes réunions qui se sont tenues depuis plus de 6 ans et ce faisant en démontrant sa volonté de s’inscrire dans une démarche responsable et constructive.
Les mesures punitives et vexatoires qui sont prises aujourd’hui à son encontre relèvent d’un abus de pouvoir scandaleux et démontrent la volonté de la Préfecture de mater les réunionnais en les réduisant au silence, en s’attaquant directement et personnellement, au moyen de la force publique, à celui qui symbolise la contestation de la politique que l’Etat mène dans notre île en nous privant de nos libertés et de nos droits fondamentaux.
Notre association, forte de plus de 500 adhérents et de plus de 14.500 suiveurs de sa page Facebook, dénonce cette attitude odieuse avec la plus grande fermeté et sollicite du Président de la République qu’il rappelle son Préfet sans délai et nomme une commission indépendante, publique et transparente pour que toute la lumière soit faite sur cette crise intense et unique en son genre qui a déjà provoqué de nombreux décès.
Un courrier, joint en annexe au présent communiqué, lui a été adressé en ce sens hier par notre association.
Notre association considère enfin que monsieur NATIVEL est séquestré abusivement et exige à ce titre qu’il soit libéré immédiatement afin de pouvoir jouir librement du droit de se défendre et de démontrer sa bonne foi.
Les faits récents démontrent, s’il en était encore besoin, que les Réunionnais sont prêts à se mobiliser largement pour obtenir de l’Etat qu’il agisse concrètement pour résoudre cette crise.
Ils démontrent aussi l’absence totale de volonté de dialogue affichée par le nouveau Préfet de la Réunion dont le comportement relève manifestement de la provocation, ce dernier ne donnant pas d’autre choix aux réunionnais que de durcir leurs actions afin de finir par être écoutés et entendus, ce qu’ils ne manqueront pas de faire prochainement.

Zinfos974 - Jeudi 14 Septembre 2017 - 11:36 - A la Une - "Nou't tout dan la mer" : Jean François Nativel en garde à vue

Jean François Nativel, secrétaire de l'association OPR (Océan prévention Réunion) et leader de la manifestation "Nou't tout dan la mer" a été convoqué ce jeudi matin dans les locaux de la gendarmerie de l’Étang Saint-Paul. Son action du dimanche 10 septembre aux Roches Noires était interdite par un arrêté municipal. Jean François Nativel est par ailleurs entendu pour "mise en danger de la vie d'autrui". Il a été placé en garde à vue.
Pour rappel, l'opération invitait les participants à se mettre à l'eau. Selon le responsable d'OPR, toutes les conditions de sécurité étaient réunies. "Le plus grand danger ce n'est pas le requin mais bien l'État français qui ne fait rien, ou presque, à part priver les Réunionnais de liberté, mettre notre île sous cloche dépenser des millions d'euros, avec des centaines de réunions inutiles", avait-il notamment déclaré.           Bérénice Alaterre sur place

Zinfos974 - Dimanche 10 Septembre 2017 - 10:30 - A la Une - "Nou't toute dan la mer": Des centaines de personnes rassemblées, malgré l'interdiction

Après plusieurs incertitudes, la mise à l'eau des manifestants a finalement été confirmée par les organisateurs, qui appellent cependant à la discipline. "Le respect des règles est une condition déterminante de la réussite de cette action" peut-on lire sur le dispositif d'organisation mis en place.
Les manifestant vont donc se mettre à l'eau de 10h15 à 11h ce dimanche matin.
Ce rassemblement, baptisé "Nou't tout dan la mer", est selon les organisateurs "une grande célébration de notre attachement profond à l'océan sur le principe de tout le monde à l'eau, à la nage ou avec une planche".
Dans leur appel lancé sur Facebook, ils demandaient à "tous les pêcheurs" de "venir avec leurs filets, leurs fusils, leurs bateaux pour assurer la sécurité des citoyens réunionnais".
"Non à une interdiction qui dure depuis plus de quatre ans et qui bafoue les principes de liberté et d'égalité", clament-ils.
Pour rappel, la préfecture et le préfet avaient tenté ce vendredi de rappeler à l'ordre les organisateurs, soulignant les risques graves d'un rassemblement non-encadré.        R. Floricourt sur place.

par www.ipreunion.com - le 10 septembre 2017 à 03:00 - "Nou’t tout dans la mer" - Des centaines de personnes ont prévu de participer

Ce dimanche 10 septembre 2017, un rassemblement à l’initiative d’Océan Prévention Réunion (OPR) est prévu aux Roches Noires. Les participants sont appelés à se mettre à l’eau "à la nage ou avec une planche". Ils sont plus de 800 à avoir prévenu de leur participation sur l’événement. Ce vendredi, la municipalité de Saint-Paul a néanmoins pris un arrêté visant à interdire la manifestation.
"Venez le plus nombreux possible... tout le monde entre dans l’océan et nous assurons nous-mêmes la sécurité avec les pêcheurs puisque l’État est impotent, et n’assure pas son rôle !!!
NON, la vie d’un poisson ne vaut pas plus que celle d’un Réunionnais !" clame l’association Océan Prévention Réunion sur son événement Facebook. Plus de 800 personnes ont indiqué qu’elles y participaient. Sauf que, bémol : la municipalité a pris un arrêté pour interdire la manifestation. "Nous voulons travailler dans le dialogue et la concertation, je suis garant de la paix civile" a indiqué Joseph Sinimalé, maire de Saint-Paul.
Quelques heures plus tôt, la préfecture et le procureur ont rappelé les risques encourus par les organisateurs de la manifestation. Mettant en garde contre la violation de la réglementation, le communiqué préfectoral a rappelé "qu’il convient de ne pas se mettre à l’eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse" et que "le fait d’exposer autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures est en outre puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende". La préfecture n’a cependant pas indiqué si des forces de l’ordre seront présentes sur le site des Roches Noires ce dimanche.

Zinfos974 - Vendredi 8 Septembre 2017 - 12:56 - A la Une - Roches Noires: La mairie prend un arrêté pour interdire le rassemblement

Alors qu'un appel au rassemblement a été lancé pour dimanche, aux Roches Noires, par Océan Prévention Réunion, la commune de Saint-Paul vient de prendre un arrêté visant à interdire la manifestation "Nou't tout dan la mer".
Pour rappel, la préfecture et le procureur ont de leur côté publié un communiqué ce vendredi matin pour rappeler à l'ordre les organisateurs.

Zinfos974 - Vendredi 8 Septembre 2017 - 12:05 - A la Une .- Rassemblement aux Roches Noires: Le préfet et le procureur rappellent à l'ordre les organisateurs

Alors qu'un appel au rassemblement "Nou't tout dan la mer" aux Roches Noires a été lancé (lire ci-dessous), la préfecture et le procureur rappellent les organisateurs à l'ordre et les alertent sur les risques qu'ils prennent. Voici le communiqué :
Rassemblement aux Roches Noires: Le préfet et le procureur rappellent à l'ordre les organisateurs
Le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin, et le procureur de la République de Saint-Denis, Eric Tuffery, alertent les organisateurs d'une manifestation à Saint-Gilles le 10 septembre 2017 sur les risques graves d'un rassemblement non encadré sur le plan de la sécurité civile et sanitaire ainsi que sur celui de la gestion du public.
L'article L211-1 code de la sécurité intérieure dispose que : "sont soumis à l'obligation d'une déclaration préalable tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes et, d'une façon générale, toutes manifestations sur la voie publique". L'absence de déclaration d'une manifestation dans les formes légales est constitutive d'un délit passible de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende.
Le préfet et le procureur précisent que la responsabilité des personnes promouvant une manifestation non autorisée peut être recherchéepar les autorités judiciaires. Le fait d'exposer autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures est en outre puni de un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.
De plus, le préfet et le procureur rappellent la nécessité de respecter la réglementation en vigueur et invitent l'ensemble des usagers de la mer à respecter les dispositifs de prévention et de surveillance relatifs à la baignade (signalisation « classique » par drapeaux verts, jaunes ou rouge) ou spécifiques au risque requins. Ils rappellent par ailleurs qu'il convient de ne pas se mettre à l'eau dans une zone interdite ou signalée dangereuse : les différentes mesures prises par les pouvoirs publics ne sauraient éliminer totalement le risque inhérent à la présence connue de requins sur le littoral réunionnais.
L'arrêté préfectoral du 8 février 2017, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques, est une des mesures de protection des personnes mises en place dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin au vu de la recrudescence des attaques de requins bouledogue et tigre à La Réunion depuis 2011.

ts/www.ipreunion.com - le 31/08/2017 - Un événement organisé par l'association Océan Prévention Réunion - "Nou't tout dan la mer aux Roches Noires" le 10 septembre

L'association Océan Prévention Réunion (OPR) organise un événement le dimanche 10 septembre 2017 à la plage des Roches Noires à Saint-Gilles-les-Bains. La manifestation Nout' tout dan la mer vise à montrer l'attachement profond des Réunionnais à l'océan.
Le principe du tout le monde à l’eau. Voici l’objectif d’OPR et de son secrétaire, Jean-François Nativel. Il invite les usagers à venir avec leur planche ou à nager le 10 septembre. Une initiative soutenue par les commerçants et la mairie de Saint-Paul "à qui l'État refuse la sécurisation de ses administrés". Les organisateurs appellent le public à venir en nombre. Ils se chargeront eux-mêmes d'assurer la sécurité car selon eux : "L'État est impotent et n'assure pas son rôle."
Les pêcheurs sont donc invités à venir avec leurs filets, leurs fusils et leurs bateaux afin de protéger la zone de baignade. "Non, la vie d'un poisson ne vaut pas plus que celle d'un Réunionnais ! Non à une interdiction qui dure depuis plus de quatre ans et qui bafoue les principes de liberté et d'égalité", écrivent-ils.
Ils reprochent à l'État "d'institutionnaliser la fermeture de l'océan et de faire croire à la fatalité." Les activités nautiques et la baignade restent interdites depuis la mi-juin à Boucan Canot et aux Roches Noires. La faute aux filets anti-requins en mauvais état et dégradés par la houle. La dernière attaque de squale remonte au 18 juin aux Roches. Depuis 2011, on compte 22 attaques.

Zinfos974 - Mardi 3 Octobre 2017 - 07:37 - Société - Jeremy Flores vs Sea Shepherd : Le Réunionnais débouté par le tribunal de Dax

Le surfeur réunionnais, qui avait déposé plainte pour diffamation à l’encontre de l’association Sea Shepherd et de son fondateur Paul Watson, a vu le tribunal de Dax (Landes) aller dans le sens de l’écologiste canadien.
Paul Watson avait déclaré que la cause des attaques à La Réunion était due à la pêche elle-même, d’où le dépôt d’une plainte par Jérémy Florès.
Ce dernier devra également verser à Sea Shepherd 1 000 euros de dommages et intérêts.
Selon l’avocat du Réunionnais, son client n’exclut pas de faire appel.

par www.ipreunion.com - le 13 septembre 2017 à 09:27 - Sea Shepherd au tribunal pour diffamation à l’encontre de Jérémy Florès

Ce lundi 11 septembre 2017, Sea Shepherd et son fondateur Paul Watson comparaissaient pour diffamation à l’encontre du surfeur réunionnais Jérémy Florès. L’organisation de défense de la faune et flore marine a accusé ce dernier ainsi que le gouvernement français d’être "complices des circonstances qui ont vu 20 attaques depuis 2011 (22 aujourd’hui - NDLR)". Le délibéré est attendu le 8 octobre.
Ni Jérémy Florès, ni Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, n’étaient présents à la barre du tribunal correctionnel de Dax ce lundi, indique le Sud-Ouest de ce mardi 12 septembre 2017. L’organisation de défense de la faune et flore marines comparaissait pour diffamation à l’encontre du surfeur réunionnais. Tout commence suite à l’attaque mortelle survenue à la Rivière du Mât en février qui a coûté la vie à Alexandre Naussac, jeune bodyboardeur. Après ce drame, Jérémy Florès publie un hommage via Instagram, qui fait réagir le célèbre surfeur Kelly Slater. "La Réunion a besoin de mettre en place une régulation conséquente, et ce quotidiennement" avait t-il notamment affirmé en évoquant la pêche aux requins. Comme à chaque attaque, s’ensuit alors une vague de critiques entre les pro et contre pêche.
Via un éditorial publié le 27 février sur le site de la fondation, Paul Waton accuse ensuite l’abattage préventif des squales, défendu par le surfeur réunionnais, d’être à l’origine de la multiplication des attaques. "Jérémy Florès et le gouvernement français sont complices des circonstances qui ont vu 20 attaques depuis 2011 (22 aujourd’hui - NDLR)" écrit le fondateur de Sea Shepherd. D’où l’ouverture d’une procédure en diffamation.
Ce lundi, la partie civile a réclamé 30 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral, indique le Sud-Ouest. Ce montant serait reversé à une association réunionnaise. Le délibéré est attendu pour le 8 octobre.

par www.ipreunion.com - le 3 octobre 2017 à 05:58 - Le Centre de ressources et d’appui étudie des projets pour lutter contre les requins

Le Centre de ressources et d’appui (CRA) mène et évalue plusieurs projets. Études, filets, solutions individuelles de protection basées sur la répulsion électromagnétique, surveillance par drone... Ces différents dispositifs doivent servir à réduire le risque requin. Plusieurs tests en mer vont se dérouler afin de mesurer leurs effets sur les squales afin d’établir des conclusions.
Dans le même temps, Cap Requins 2, relancé depuis une quinzaine de jours, a déjà permis la capture de deux femelles tigres au large de le Pointe des Aigrettes en fin de semaine dernière. Les premières prises depuis fin juin et celle du requin juvénile dans la passe de l’Hermitage. Un programme interrompu pendant trois mois suite à des retards dans le paiement des pêcheurs pour leurs sorties.
Brigitte Noël, chargée de la communication au CRA, détaille les innovations évaluées par l’équipe de sa structure. Elle évoque d’ailleurs le lancement de Cap Requins 3, prévu en janvier 2018. L’appel d’offres sera très prochainement lancé.

- Cap Requins 3 -
"Nous avions entamé des discussions avec les usagers et les experts en ressources halieutiques et du milieu marin, Vie Océane, La Réserve marine ou encore l’Aquarium. Ils ont pu s’exprimer de façon concertée sur les différents déploiements qui vont avoir lieu pour la pêche. Des données ont été extraites de Cap Requins 1 et 2 afin d’avoir une démarche maîtrisée correspondante à tout le monde en ayant des bonnes pratiques et le moins d’impact environnemental", commente-t-elle.
Les prestataires choisis commenceront à pêcher dès janvier 2018. Le CRA sera le maître d’œuvre de ce programme. "Nous utilisons des smartdrumlines pour minimiser les prises accessoires en optimisant le choix des appâts pour les requins qui nous intéressent", ajoute-t-elle.

- La répulsion électromagnétique -
Toutes les études scientifiques et indépendantes sur l’efficacité de ces dispositifs répulsifs seront répertoriés. Des tests suivront ensuite en bassin dans l’atelier du Centre de ressource et d’appui. Il s’agit d’un banc d’essai où seront installés des capteurs.
"Nous ferons une sorte de photographie de leur utilisation en mêlant connaissance et terrain. Nous testerons la qualité du champ de protection du répulsif. Il s’agit de dispositifs individuels. Nous en avons acquis plusieurs marques. L’idée est de connaître l’envergure de la protection du pratiquant dans l’eau, la durée et le temps de dégradation du signal."
La dernière phase de test s’effectuera en baie de Saint-Paul. "Nous allons appâter les requins pour voir leur réaction avec ou sans répulsifs et évaluer la durée du signal dans le temps", ajoute Brigitte Noël. Les études répertoriées seront développées lors de réunions publiques avec les utilisateurs de ces dispositifs. Dans la dernière semaine d’octobre probablement. "J’imagine les tests dans la baie de Saint-Paul au premier trimestre 2018."

- Des filets en tests à Boucan Canot -
Il ne s’agit pas du projet porté par la mairie de Saint-Paul. Mais celui de deux prestataires qui répondaient à un appel à projets innovants. Les filets seront installés sur les retours, les plus exposés, là où il y a le plus de casse en raison de la houle. "Les repères ont été faits la semaine dernière pour savoir où les installer et un filet en production doit arriver le 15 octobre. Ces prestataires s’adressaient au CRA pour émettre une évaluation objective et technique sur la capacité de ces filets à apporter une réduction du risque."

L’expérience des drones
Les premiers résultats auront lieu en fin d’année. Un projet porté par Leu Tropical Surf team sur la zone de Saint-Leu. Une fois les expérimentations validées, n’importe quelle institution ou collectivité pourra déployer ce moyen de surveillance en fonction de ses besoins.
"Il y a le déploiement de drones, des jets-skis et des sonars sur une zone accidentogène au peak de Saint-Leu au bout du spot. Une surveillance depuis le ciel et sous l’eau qui permettra de déclencher une évacuation en cas de signalement de requins."
Elle évoque le système du motion tracking. Ces algorithmes en vidéo permettront de traiter les images en temps réel et de repérer des mouvements d’un requin en cas d’alerte.

- Un réseau d’observation et d’échantillonnage de requins -
Il permettra d’obtenir des images vidéos sous-marines. Il s’agit d’un système d’observation équipé de caméras munies de tiges olfactives odorantes permettant de visualiser les prédateurs devant les caméras. "C’est un réseau de caméras appâtés une heure par mois pour voir la réaction de la population des requins. Tous ces projets devront être déployés rapidement. D’ici six mois", détaille Brigitte Noël.

Zinfos974.com - Lundi 9 Octobre 2017 - 11:22 - A la Une ... - Annick Girardin : "On peut redonner l'accès à la mer"

Après une rencontre avec les familles de victimes, Annick Girardin s’est rendue ce lundi matin sur la plage de l’Hermitage pour une présentation grandeur nature du dispositif vigie-requin renforcée et un échange avec les maîtres nageurs sauveteurs. La ministre des Outre-mer a félicité le président de la Ligue Réunionnaise de Surf, Eric Sparton, et s'est adressée aux surfeurs présents en reconnaissant les causes multiples à la crise requin. "Hier soir, j'ai voulu moi même mettre les pieds dans l'eau. Je suis une îlienne et si on interdit l'accès à la mer on interdit l'accès au territoire".
"Ensemble on peut apporter des solutions multiples" et d'affirmer, " oui on peut redonner l'accès à la mer avec l'Etat davantage à vos côtés".
Interrogé sur l'arrêté préfectoral interdisant la commercialisation de chair de requin en raison du risque ciguatera, le préfet, Amaury de Saint-Quentin a déclaré que des décisions seraient rapidement prises. "Soyez patients. On peut s'attendre à ce que les choses bougent vite", a-t-il indiqué.
Des membres de l'association Océan Prévention requin et Mylène Veminardi du collectif "Rend' a Nou la mer" ont tenté d'échanger avec Annick Girardin. "La ministre ose affirmer que le réchauffement climatique est une des causes de la crise requin, si tel était le cas, toutes les Mascareignes seraient impactées. A Maurice, il a y des requins dans le lagon mais on les pêche", rétorque Mylène Veminardi, mécontente de ne pas avoir été reçue malgré les demandes faites à la préfecture.
Après la visite du poste des MNS, la ministre a rappelé qu'elle n'allait "pas faire de grandes déclarations sur les mesures" mais se dit "ouverte à la collaboration" avec les différents acteurs publics et associatifs de la crise requin. La problématique de la commercialisation et les prérogatives de la Réserve marine seront étudiées de près.                     Bérénice Alaterre sur place - N.P

par www.ipreunion.com - le 12 octobre 2017 à 11:13 - Ciguatéra - Les 90 requins testés se sont pas porteurs de toxines

Ce mardi 10 octobre 2017, la préfecture a mis en ligne son rapport d’analyse sur l’étude de la contamination d’échantillons de requins par des biotoxines. Conclusion : aucun des squales testé n’est positif et ne montre de toxicité de type ciguatoxines. Les captures et autopsies ont été organisées par le comité régional des pêches de La Réunion et ont permis le prélèvement de 90 échantillons en 13 mois, entre le 15 janvier 2015 et le 17 février 2016. Par ailleurs, ce jeudi 12 octobre, le Centre de ressources et d’appui sur le risque requin a prévu une présentation du programme écologie et comportements des requins côtiers de La Réunion.
"Les 90 échantillons testés par bioessais souris sont négatifs. Les symptômes connus des toxines de requin injectées à des souris sont : paralysies des membres, dyspnée, convulsions, diarrhées, et mortalité par arrêt respiratoire en quatre heures, au-delà, les animaux récupèrent (...) Ces symptômes n’ont pas été observés pour ces échantillons testés" indique le rapport d’analyses s’inscrivant dans l’étude de la contamination d’échantillons de requins par des biotoxines. Autrement dit, les squales prélevés à l’aide du programme Cap Requins 2 n’ont pas été reconnus positifs comme présentant un risque de toxicité.
Les échantillons de requins ont été analysés par "bio-essais souris et par essai de cytotoxicité sur neuroblastomes". Deux espèces ont été reçues : le requin tigre et le requin bouledogue. Pour rappel, la commercialisation des requins tigres et bouledogues à La Réunion a été interdite suite à un foyer d’infection de "ciguatera" détecté en 1993. En 1999, le vente est interdite en raison du risque d’intoxication par des biotoxines marines.
Le sujet de la commercialisation des squales est revenu sur la table avec la crise requin. Plusieurs associations réclament la reprise de la pêche, et la fin de cette interdiction, considéré comme l’une des principales causes de la situation actuelle. La ministre de l’Outre-Mer, Annick Girardin, a de nouveau abordé le sujet lors de sa visite en précisant que la commercialisation serait "regardée".
"L’arrêté (ciguatera) sera regardé (par l’Etat). La pêche aux requins est autorisée, c’est la commercialisation (qui est interdite), elle sera regardée avant la fin de l’année avec l’œil d’une ultra-marine, d’une fille de marin, qui a vécu sur la mer et qui sait ce que c’est" avait t-elle notamment plaidé.

par www.ipreunion.com - le 13 octobre 2017 à 06:00 - Des squales juvéniles seront pêchés dans l’Étang Saint-Paul et l’Étang du Gol

Ce jeudi 12 octobre 2017, le CRA (Centre de ressources et d’appui sur la réduction du risque requin) a présenté les derniers résultats du programme d’études sur l’écologie et le comportement des requins côtiers de La Réunion. Outre le pan de la recherche, le centre a également abordé la question de la pêche : Cap Requins 2 s’arrêtera à la fin de l’année pour laisser la place à un nouveau programme. Ce dernier comprendra le prélèvement de juvéniles à l’Étang du Gol, l’Étang Saint-Paul, voire dans le lagon. Un appel d’offres à ce sujet devrait être lancé d’ici la fin de la semaine prochaine.
"Programme ECoReco-Run" : derrière cet obscur intitulé, se cachent des études entreprises sur l’écologie et le comportement des requins côtiers de La Réunion. Ce jeudi, le Cra (Centre de ressources et d’appui sur la réduction du risque requin) a présenté un rapport visant à améliorer les connaissances sur les requins tigre et bouledogue.
L’occasion d’annoncer qu’un appel d’offres concernant un nouveau programme de pêche serait lancé dès la fin de la semaine prochaine. Le montant prévisionnel de ce nouveau programme – qui devrait voir le jour en 2018 – s’élève à 630 000 euros. Il sera financé par l’État, la Région ainsi que les communes littorales. Pour autant, Cap requins 2 a été prolongé pour six mois et devrait donc se dénouer à la fin de cette année.
Spécificité principale du nouveau programme : la pêche de requins juvéniles bouledogues, qui s’effectuera au droit des embouchures de l’Étang de Saint-Paul, de l’Étang du Gol à Saint-Louis, et voire même dans le lagon. Soit là où "des nurseries de requins ont été identifiées", souligne Frédéric Carre, sous-préfet de Saint-Paul mais aussi président de l’association du CRA. "On sait que les requins bouledogues sont capables de bouger tout autour de La Réunion. L’idée finale, c’est bien la protection de l’homme et permettre la réappropriation de la mer aux Réunionnais et aux touristes" développe t-il. Des palangres verticales, aujourd’hui installées près des côtes, devraient également être posées plus au large entre la Cap Lahoussaye et les Aigrettes.

Autre nouveauté, la mise en place d’un groupe d’observateurs indépendants destinés à vérifier le respect des protocoles de pêche. Un lien "plus fort" entre observation et effort de pêche devrait également être développé. Ces prestataires seront "privés" et ne devraient pas appartenir à des associations ou organisations non gouvernementales. Côté moyens, ils ne changent pas : la pêche se fera toujours à l’aide des deux techniques entreprises depuis deux ans, à savoir la palangre verticale avec alerte de capture et la palangre horizontale de fonds. Comme depuis juin 2015, le déploiement se fera dans les zones autorisées à la pêche professionnelles, mais aussi au sein des zones de la Réserve Naturelle Marine.
Concernant les résultats de l’étude sur les toxines, qui assurent que 90 échantillons de requin ont été testés négatifs, Frédéric Carre reste prudent : "C’est une pierre à l’édifice, mais le rapport le dit, d’autres tests doivent être effectués". Autrement dit, une levée de l’arrêté d’interdiction de commercialisation n’est pas encore à l’ordre du jour.

- Le requin tigre mangeur de poulet -
Le pan de la recherche a également été longuement abordé par le Cra ce jeudi. Avec le régime alimentaire des squales, par exemple, ou encore leur développement et cycle de reproduction. Première conclusion : "le requin tigre est important dans l’éco-système car il va avoir un rôle d’éboueur" assure le scientifique Sébastien Jaquemet.
Si chez les deux espèces, c’est le poisson qui est davantage consommé, le requin tigre engloutit également une quantité important de déchets de pêche ou de poissonneries ainsi que des organismes d’origine terrestre. Ainsi, c’est environ 20 % de restes alimentaires – dont du poulet – qui ont été retrouvés mangés chez le tigre. Selon Frédéric Carre, la question des déchets en mer se pose. Le rapport précise d’ailleurs qu’un travail de sensibilisation à la gestion des déchets "doit être mené auprès de la population réunionnaise afin de limiter ces apports en zone côtière".
Quant au bouledogue, le programme rappelle qu’il s’agit bien d’un prédateur. Concernant la taille de ceux évoluant au large de l’île, elle est plus grande que celle observée dans le bassin Atlantique. "En Afrique du Sud et à La Réunion, on a les mêmes modèles de croissance" souligne Sébastien Jaquement. Ce qui conduit à la conclusion qu’il existe un " pool de requins bouledogues du sud-ouest de l’océan Indien ".
L’objectif du CRA est de s’orienter maintenant vers une "science participative". Dans cette optique, la pêche sur le littoral sera davantage valorisée afin de récupérer le maximum d’informations sur les requins juvéniles. L’idée serait, à terme, de présenter La Réunion comme "une référence sur la connaissance des requins", en développant d’autres aspects que la gestion du risque.
En un peu plus de deux ans, ce sont 158 requins qui ont pêchés, comptabilise Frédéric Carre. "C’est une pêche de prévention ! Elle concerne les requins en maraude, dangereux pour l’homme, qui s’approchent trop près des zones de baignade" martèle le sous-préfet, qui estime que ces "espèces n’ont rien à faire à côté des zones d’activité humaines".         mp/

Zinfos974.com - Vendredi 13 Octobre 2017 - 11:03 - A la Une - Crise requin : L'État à l'offensive

Le sous-préfet de St-Paul Frédéric Carre a tenu un discours très ferme hier au Centre de Ressource et d'Appui sur le risque requin : la priorité de l'État est la protection de la population, et l'accès à la mer.
En écho aux propos de la ministre des Outre-mer Annick Girardin, Frédéric Carre réaffirme l'engagement de l'État dans la gestion du risque requin : "Il faut réorienter le programme". Sans ambiguïté, le sous-préfet a en effet répété que "les prélèvements sont à but protecteur". Finie la frilosité de l'État, donc, car dit-il "le tigre et le bouledogue ne sont pas des espèces protégées, pas d'état d'âme à les prélever".
La pêche préventive va donc reprendre de plus belle en 2018, gérée dorénavant par le CRA, non plus par le Comité des Pêches. Un appel d'offre européen sera lancé la semaine prochaine, le CRA sera désormais maître d'oeuvre du marché public de la pêche des requins dangereux, pour 630 000€ de budget annuel, réparti en 5 lots.

L'étude ciguatera, un tournant ?
Dans un souci de transparence, que les associations d'usagers de la mer réclamaient, le CRA publie les résultats du programme de recherche EcoReco-Run. Les résultats de l'étude sont consultables sur le site info-requin.re, dont le CRA devient administrateur. La préfecture ayant mis en ligne mercredi soir les résultats de l'étude ciguatera 2, il s'agit bien d'un tournant dans la communication de l'État sur la crise requin. La ciguatera s'étant avérée très rare, on peut s'attendre à une autorisation de la vente de requin, décision très attendue par les associations d'usagers de la mer, qui lient la prolifération de prédateurs à l'arrêté d'interdiction de vente.
Le protocole du nouveau programme de pêche préventive, non encore nommé, suite aux résultats de l'étude EcoReco-Run, a été amélioré : plus de transparence (des observateurs indépendants vérifieront le respect du protocole), et la mise en place de pêche des requins juvéniles dans le lagon et aux embouchures des étangs du Gol et de Saint-Paul, véritables pouponnières de bouledogues.
Des palangres verticales (30m) et horizontales (50m) seront installées à 900m au large d'une bande allant du Cap Lahoussaye jusqu'à la pointe des Aigrettes, munies de systèmes d'alerte de capture. Si devant la plage de Boucan, les palangres sont installées hors réserve, les autres palangres seront placées pour moitié dans la réserve marine.

Impliquer les pêcheurs du littoral
Le sous-préfet a insisté aussi sur l'importance des connaissances empiriques des gens de la mer, dont il affirme qu'elles seront prises en compte, avec la volonté d'impliquer les pêcheurs du littoral dans le programme de recherche EURRAICA (Etude des requins et des raies des côtes réunionnaises), notamment par la pêche de juvéniles.
L'étude EcoReco-Run, si elle n'a pas permis d'évaluer le nombre de requins tigre et bouledogue présents sur les côtes, a toutefois démontré que les bouledogues de l'Océan Indien sont plus gros qu'ailleurs sur le globe, et que les tigres sont des requins-poubelles, qui ingèrent 20% de déchets (dont 80% de poulets, dont on se demande comment ils sont arrivés dans leur estomac!).
Les spécimens prélevés étant de grande taille, le directeur du CRA, Olivier Bielen, en conclut que le programme de prélèvement n'a pas entamé le stock de prédateurs. Frédéric Carre insiste, pour lui, la priorité est la protection de la population, l'objectif de la pêche est de "cibler les requins en maraude. L'État doit contribuer à rendre la mer à la population réunionnaise".
Un problème se pose tout de même : les requins bouledogues sont très difficiles à attraper, les appâts utilisés ne semblent pas les attirer, il faudra en trouver de plus efficaces. De plus, la disparition des requins à pointe noire, qui peuplaient le récif, est un frein à la disparition des requins dangereux, car ils mangeaient les petits bouledogues. Leur réintroduction est donc à l'étude, selon le sous-préfet, qui conclut : "Le bouledogue est un marqueur de déséquilibre écologique. Il n'est pas inféodé aux écosystèmes réunionnais, alors prélevons-le!". Une position qui risque de déplaire aux associations écologistes. - Bérénice Alaterre

Zinfos974.com - Mercredi 18 Octobre 2017 - 10:30 - A la Une ... - Crise requin : La recrudescence des attaques liée au changement climatique?

Frédéric Dietrich sort son mémoire de master2 de droit et gestion du développement durable, intitulé "Audit juridique sur la crise requin pour une sortie de crise". Des mois de travail juridique et scientifique, d'étude de données mondiales, l'ont conduit à formuler cette sérieuse hypothèse, qui fait écho aux propos d'Annick Girardin.

Frédéric Dietrich a 35 ans, il a grandi à la Réunion, avant de partir étudier en métropole . L'homme est un scientifique, surfeur, et passionné de requins depuis l'âge de 7 ans. Ainsi, il est à lui seul une synthèse des parties prenantes de la crise requin réunionnaise, et est revenu sur son île pour étudier l'épineuse question, et "apporter sa pierre à l'édifice" d'une sortie de crise. Ainsi, dans le cadre de son master, a-t-il collaboré au Centre de Ressource et d'Appui sur le risque requin (CRA) durant un an, et publie-t-il le fruit de son travail.

Du fait de sa double compétence de juriste et d'océanographe physicien, son mémoire lie le droit et la science, avec pour objectif "un état de l'art complet et l'évaluation de solutions en vue d'une sortie de crise". Son but est clair : la sortie de crise, et la restitution de l'accès à la mer à l'ensemble de la population réunionnaise

L'hypothèse du réchauffement climatique comme un des facteurs de la recrudescence mondiale des attaques de squales - les requins tigres et bouledogues étant des animaux à sang froid, leur métabolisme est accéléré par la chaleur - vient en écho aux récents propos tenus par la ministre des Outre-mer lors de sa visite sur l'île, diversement appréciés.

L'application juridique du lien qu'établit Frédéric Dietrich entre attaques et réchauffement climatique, sérieusement documenté, serait la possibilité de créer une Installation Classée Pour l'Environnement (ICPE), une barrière physique contre les requins, financée par l'Union Européenne dans le cadre de l'adaptation aux changements climatiques. L'auteur estime à 1% de ce fonds de l'UE le budget nécessaire à la protection des côtes, par des moyens innovants et efficaces (soient 200 millions d'euros sur 216 milliards d'euros potentiels).

Il s'agirait de sécuriser les zones de baignade (Boucan, roches Noires, St-Pierre, Étang-Salé...), par des barrières électromagnétiques dont l'efficacité a été prouvée aux Bahamas, mais aussi la mise en place de sonars basse fréquence pour détecter les squales, en sus du prélèvement des bouledogues dangereux et de leurs juvéniles. Selon Frédéric Dietrich, il parait nécessaire que la réserve marine, dont il ne remet pas en question l'utilité, restitue les zonex, afin de donner priorité à la sécurité des êtres humains.

Ci-dessous, le résumé du mémoire, par Frédéric Dietrich.

Les dents de l’amer.
Depuis 4 ans, il est interdit - par arrêté préfectoral - de se baigner en « océan ouvert » sur une île tropicale de l’océan indien, La Réunion. Cela n’empêche pas surfeurs et baigneurs de braver l’interdiction portant le nombre d’attaques depuis 2011 à 25, avec 2 attaques fatales pour cette seule année 2017, dont 96% des attaques sont imputables au requin bouledogue.
1- Le Droit de l’Environnement : un droit en réaction adapté à une sortie de crise ?
Penchées sur le berceau de l’Environnement, les fées catastrophes, pénuries et crises ont façonné au fil du temps le droit de l’Environnement. Celui-ci se caractérise dans sa forme et sa construction comme un "droit contre", en réaction aux évènements. Face à lui, la crise requin de La Réunion représente un cas de figure inédit d’une atteinte de l’Environnement (ou de la Nature) sur l’Homme, alors que les jurisprudences ayant concouru au façonnement de ce Code s’inscrivent – la plupart du temps – dans une atteinte de l’Homme sur l’Environnement. Entre fascination, protection et abattage, l’Homme réagit de manière ambivalente face à ces animaux capables d’exercer une potentielle prédation sur sa personne ou sur ses intérêts. Observée autour des 3 paradigmes du Développement Durable que sont l’économie, l’écologie et le social, cette crise se révèle être un conflit d’intérêts où réside des déséquilibres et dissensions majeurs entre lesdits paradigmes.
Placée au sommet de la hiérarchie des normes, la Charte de l’environnement à valeur constitutionnelle introduit la notion de développement durable - qui doit répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures - et se veut d'être promue par les politiques publiques. Par ailleurs, pour contrecarrer cette caractéristique de construction en réaction du droit de l’Environnement, les principes de précaution et de prévention font leurs apparitions dans les principes généraux et tiennent une place prépondérante dans l’analyse juridique de la crise requin.
2- Glissement du principe de précaution vers le principe de prévention
Du principe de précaution - risque connu mais incertain dans sa réalisation, ou méconnu sur son caractère à risque en l’état actuel des connaissances - vers le principe de prévention des risques - certains, connus, mais d’ampleur encore ignorée, La Réunion est un cas d’école du glissement de ces deux notions fondamentales chères au Droit de l’Environnement. À l’image de l’état d’urgence - levé prochainement suite à l’adoption d’une nouvelle loi malgré le risque terroriste - le principe de précaution relève de modalités d’interdictions provisoires quand celles de son homologue - la prévention - sont pérennes. En ce sens, la sémantique des arrêtés préfectoraux d’interdiction de baignade - entre 2013 et 2017 - a évolué par le retrait du mot « temporaire ». L’interdiction de baignade peut donc être maintenant appréhendée comme une interdiction définitive en l’état.
Comme il est spécifié plus haut, le droit de l’Environnement est un droit en réaction. La mise en place d’une politique de gestion de crise requin est la conséquence directe de la décision du Conseil d’État. Il y a donc fort à parier que la mise en place d’une politique de sortie de crise se fasse encore une fois en réaction. Certaines personnalités locales comme Yann De Prince promettent déjà des actions juridiques affirmant posséder des preuves accablantes d’échec sur la prévention des risques. Les récentes actions du président de Océan Prévention Réunion (OPR) visant à la désobéissance civile par des actions de baignade et d’activités nautiques en groupe devraient faire écho lors d’une saisine imminente. Par ailleurs, le désengagement des 2 principales associations dites « prosurf » OPR et Prévention Requin Réunion (PRR) vis-à-vis du CRA fragilise la crédibilité de la politique de gestion du risque initiée par l’État du fait de la perte de parties prenantes majeures. Les parties prenantes symbolisant la perte de l’objet social relative à l’accès à l’océan ne peuvent être ignorées dans un contexte de politique de concertation et de gestion du risque.
3- La Réunion n’est pas isolée dans le phénomène de recrudescence des attaques, seul son taux de fatalité est dramatiquement atypique
La Réunion est-elle la seule à connaître une telle recrudescence et récurrence d’attaques ?
Il s’avère que d’autres zones dans le monde ont un signal des attaques similaires à celui de La Réunion, avec un pic depuis 2011. C’est le cas en Australie Occidentale mais aussi dans un autre bassin océanique sur une île dont le milieu, l’écosystème et la géologie ressemblent furieusement à celle de La Réunion : Hawaii.
Points communs de ces 3 signaux, des tendances sur les variations des signaux qui se correspondent entre-elles, tels que minima et maxima des signaux en quasi phase. Le phénomène est pour l’heure inexpliqué, alors qu’une ségrégation par minima correspond grandement aux cycles 21 à 24 de Schwabe d’une période moyenne de 10 ans. A chacune de ces nouvelles périodes, le taux d’accroissement - correspondant aux nombres d’attaques par année – est multiplié par 2.
Les variations de l’irradiance solaire - dues aux fluctuations de l’activité solaire et matérialisées par les cycles de Schwabe - influent sur l’albédo des surfaces océaniques et continentales.
L’énergie est ensuite restituée sous forme de chaleur majoritairement par les océans qui régulent le climat mondial par la circulation thermohaline. La Réunion est située en pleine zone des courants chauds de la circulation thermohaline tout comme l’Australie occidentale et Hawaii…
Mise à part quelques exceptions, les requins sont majoritairement ectothermes. Ce qui veut dire qu’ils ne produisent pas ou peu de chaleur, les requins tigres et bouledogues entrent dans ces caractéristiques. Un facteur qui conduirait à les rendre très sensibles aux variations de températures (donc au changement climatique) du fait de l’impact direct sur leur métabolisme.
Le seul paramètre qui diffère grandement étant le taux de fatalité extrêmement grand dans cette île de l’océan indien. La zone de Recife au Brésil connaît un taux de fatalité similaire à celui de La Réunion, bien que les attaques y soient moins fréquentes et attribuables au requin bouledogue espèce philopatrique plutôt sédentaire en proportion. Les expérimentations scientifiques basées sur le prélèvement - dans d’autres zones du monde où les requins sont étudiés depuis au moins 30 ans comme la Floride - ont montré que la pêche d’espèces philopatriques porte atteinte à la population. Ce qui permettrait de baisser mécaniquement le risque en considérant acceptable, d’un point de vue éthique, qu’une baisse de la population implique une baisse du nombre d’attaques, ce qu'il reste encore à démontrer.
Malgré les efforts démesurés des scientifiques locaux, estimer la population des requins bouledogues est difficile. Le paramètre tient au fait de savoir si la population des bouledogues vit en « population fermée ou ouverte », avec un faible ou fort apport en génétiques extérieures. Argument ultime qui légitimerait la pêche sur le plan juridique et administratif.
Le prélèvement devrait donc être envisagé comme une solution complémentaire à d’autres dans le cadre d’une gestion du risque car elle permet d’estimer la population des deux requins potentiellement dangereux par l’effort de pêche et par une étude génétique. Il n’est de plus pas acceptable et cohérent - d’un point de vue éthique mais aussi dans le cadre de la politique de gestion du risque - de maintenir des squales au voisinage directs des stations balnéaires, alors que des tirs sur le loup ont lieu sans qu’il n’y ait de morts humaines.
Cependant, dans le cadre d’une politique de sortie de crise, l’élaboration de quota de squales à prélever chaque année pour permettre la levée de l’arrêté préfectoral paraît hautement hypothétique et hasardeuse. Il suffirait malheureusement de deux attaques en moins d’un an pour que La Réunion retombe dans sa hantise impliquant la remise en place dudit arrêté.
4- Attaques de requins et changement climatique
La recrudescence des attaques de requins à La Réunion serait multifactorielle, le défi réside dans le fait d’isoler un de ces facteurs en particulier pour en appréhender la prédominance. Attendu que le paramètre sine qua non à la survenance d’attaques demeure d’abord l’interaction entre l’homme et le requin, les autres paramètres sont difficilement appréhendables. À l’heure où les conséquences du changement climatique commencent tout juste à être appréhendées, d’abord par le gradient de températures entre les Pôles et l’équateur qui baisse impliquant des transitions saisonnières moins marquées. Ceci parallèlement à l’augmentation des températures moyennes des océans conduisant à une restitution d’une plus grande énergie thermodynamique et impliquant une augmentation en puissance voire en récurrence des phénomènes climatiques catastrophiques comme cela est le cas aux Antilles.
Alors, est-il interdit de penser qu’il y aurait un lien entre la recrudescence avérée des attaques de requins au niveau mondial et l’augmentation des températures moyennes?
Aussi vrai que l’augmentation des phénomènes catastrophiques pourrait être associée au changement climatique, l’augmentation des attaques de requins dans le monde en général - et à La Réunion en particulier - ne serait-elle pas une conséquence silencieuse de ce changement climatique ?
5- La recherche d’une solution acceptable pour une majorité des parties prenantes en vue d’une sortie de crise
L’Union Européenne a défini cinq grands objectifs - l'emploi, la recherche et le développement, le climat et l'énergie, l'éducation, ainsi que l'inclusion sociale et la réduction de la pauvreté – pour une croissance intelligente et durable. Elle inclut de fait l’adaptation aux changements climatiques via la Stratégie Europe 2020. Parallèlement à cela, l’article 349 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), permet au Conseil d’arrêter des mesures spécifiques, sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, visant « à adapter certaines dispositions du droit et des politiques de l’Union aux caractéristiques et contraintes particulières de ces régions (en particulier les surcoûts) générées notamment par leurs éloignements, leurs insularités, leurs climats, leurs faibles superficies et leurs dépendances économiques vis-à-vis d’un nombre limité de produits ».
Ainsi, en accord avec l’article 349 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), l’UE doit mettre en place des politiques adaptées pour faire face aux enjeux du développement durable au travers de ses 3 paradigmes (écologie, économie et social). Les fonds de cohésion entendent à soutenir – qualitativement et quantitativement – les actions des RUP en matière d’adaptation dans les secteurs à risques, comme le tourisme, la pêche. Au moins 20% du budget total de l’Union pour 2014-2020 peut-être consacré en cas d’adaptation aux changements climatiques dans le cadre de la prévention des risques. Le budget total s’élève 1 082 milliards d’euros.
Ainsi, une partie du budget total consenti par l’UE - dans le cas d’adaptation aux changements climatiques - serait une manne de 216 milliards d’euros potentiels, dans le cas où il serait prouvé un lien entre la recrudescence des attaques de requins et le changement climatique.
La Réunion pourrait donc être éligible au budget consenti par l’UE pour l’adaptation aux changements climatiques d’un total de 216 milliards d’euros potentiels.
C’est dans ce cadre légal qu’une ICPE visant à l’instauration d’une barrière physique - pour annuler les possibles interactions entre homme et requin – pourrait voir le jour (avec seulement 1% du budget total) en y associant des dispositifs innovants d’ores et déjà validés scientifiquement.
6- Modalité de mise en place
Cette ICPE aura pour objet la mise en place de structures physiques visant à annuler les possibles interactions physiques entre homme et requin. Complétée par des objets de sécurisations géophysiques (sonars de base fréquence et ondes répulsives) et secondaires (drones, ballons à hélium), cette ICPE doit aussi faire consensus en étant impérativement respectueuse de l’environnement. Ce qui ne manquerait pas de développer une économie touristique positive pour l’emploi et pour le retour à une sérénité bien méritée. Il conviendrait alors de solliciter un public informé, averti et éduqué - représentatif de l’ensemble des parties prenantes - qui saura prendre son destin en main en vue d’une sortie de crise.
Il reste cependant un important travail à mener sur l’accès à l’information et sur la prévention des risques - dont la valeur constitutionnelle est spécifiée dans ce mémoire – notamment par le biais d’un site internet lisible et intuitif traduit en au moins 3 langues (anglais, français et créole).
Le principe d’accès aux informations environnementales en lien avec la crise requin est La condition pour l’émergence d’un public éduqué et averti, permettant des prises de décisions - en cas d’enquête publique - en pleine conscience dans un cadre géographique bien défini. De plus, cette éducation environnementale plaide pour l’avènement d’un écotourisme aux faits des spécificités de l’île, en plus d’être conforme à la politique environnementale européenne qui mise sur l’ascension d’une économie circulaire.      Bérénice Alaterre

Zinfos974.com - Jeudi 26 Octobre 2017 - 12:35 - A la Une ... - Risque requin: Le maire de Saint-Paul espère une plage ouverte pour décembre

Le maire de Saint-Paul annonce à l’instant le programme arrêté par ses services dans le cadre de la résolution du risque d’attaques de requin le long de son littoral.
"Nous avons lancé un marché d’assistance dans la mise en oeuvre d’une solution appropriée permettant un retour sécurisé à la mer", dévoile Joseph Sinimalé.
Deux entreprises ont répondu au marché. Le prestataire choisi aura cinq semaines pour réaliser un audit des 18 derniers mois et devra proposer une solution en moins de 30 semaines. C’est en tout cas le rythme imposé par la collectivité. Ces trente semaines nous renvoient donc vers le mois de "juin 2018", s’engage le maire, "sauf aléas", ajoute-t-il prudemment.
"En attendant, nous continuons de travailler. Le filet de baignade des Roches noires est en phase de test et d'amélioration. Nous espérons pouvoir ouvrir lors des épisodes de flamme verte dans les jours à venir", ambitionne la collectivité.
Le filet le moins dégradé utilisé auparavant par l’ancienne entreprise prestataire de la pose et de la maintenance des filets de protection, sera utilisé par la régie municipale, en liaison avec les scaphandriers. La mairie attend le retour de ce stock de filets de Seanergy afin d’évaluer la possibilité de réouverture d’une Zonex. La faisabilité et le délai de réalisation seront communiqués ultérieurement.
"Le rythme est soutenu"
Par ailleurs, la Ville a sollicité les moyens financiers de la Région et du Département fin septembre, indique le maire. Autre démarche, Saint-Paul a accordé 84.000 euros au Comité des pêches pour qu’il puisse poursuivre son effort de pêche jusqu'à la fin de l'année 2017. 220 requins tigres et bouledogues ont été tués depuis juin 2015.
La mairie a aussi adopté sa participation au financement du CRA. C’était le 5 octobre. Le 7 octobre, enfin, une rencontre a également eu lieu avec le cabinet de la ministre Girardin à ce sujet.
"Le rythme est soutenu et le travail porte ses fruits", affirme Joseph Sinimalé, déterminé à "gagner le combat contre ce cancer qu’est le risque requin. Il est urgent de rouvrir les Zonex. L’évolution de la réglementation sur la protection de notre écosystème marin et de nos récifs coralliens doit être en compatibilité avec l’absolue nécessité de sauvegarder des vies humaines. Il n’est plus concevable qu’autant de vies soient sacrifiées sur l’autel d’une écologie déconnectée des réalités humaines, et je pèse mes mots quand je dis ça."
Risque requin: Le maire de Saint-Paul espère une plage ouverte pour décembre                   B.A

Zinfos974.com - Jeudi 2 Novembre 2017 - 16:43 - Le CRA reprend le programme de prélèvement des requins pour 2018

Le Centre de Ressources et d’Appui sur le risque requin (CRA) reprend le programme de prélèvement pour 2018 des requins bouledogues (Carcharinus leucas) et tigres (Galeocerdo cuvier), "responsables des attaques sur le littoral réunionnais". La semaine dernière, un marché public (accord-cadre) a été publié.
6 lots ont été définis pour une durée de quatre ans maximum:
- Lot n°1 : Dispositif de pêche préventive rapprochée (PAVAC, juvénile lagon, post-attaque) ;
- Lot n°2 : Dispositif de pêche préventive élargie (PHF, pêche trémail juvéniles, post-attaque) ;
- Lot n°3 : Prise en charge logistique et valorisation scientifique des prélèvements ;
- Lot n°4 : Observateurs indépendants, embarqués ou à la débarque ;
- Lot n°5 : Fourniture de bouées GPS satellitaires avec message d’alerte de capture ;
- Lot n°6 : Fournitures d’appâts.
Pour rappel, l’objectif du programme est "une pêche de prévention permettant de mettre en œuvre les deux techniques entreprises, depuis deux ans, sur le littoral de l’ouest et du sud de l’île : palangre verticale avec alerte de capture (PAVAC ; en bande côtière sur des fonds de 30 mètres de profondeur maximum), palangre horizontale de fonds (PHF ; sur des fonds de 50 mètres de profondeur et plus au large)", indique le CRA.
"Comme depuis juin 2015, le déploiement se fera dans les zones autorisées à la pêche professionnelle, pour moitié en dehors mais également au sein de la Réserve Naturelle Marine de la Réunion".
En dehors du programme, la pêche de requins bouledogue et tigre est autorisée dans les eaux réunionnaises. La remise des offres est attendue pour le 30 novembre 2017 à 12h00 au plus tard.
L’ensemble des pièces du marché public sont disponibles ici (recherche par mot clé: requin).       N.P

par www.ipreunion.com - le 9 novembre 2017 à 02:59 - Une "potentielle zone d’activité" de squales au large du lagon de Saint-Pierre

Ce lundi 6 et ce mardi 7 novembre 2017, la pêche aux squales a repris du côté de la Pointe du Diable à Saint-Pierre. Des palangres horizontales de fond ont été placées au plus près du lagon, où des requins auraient été observés à plusieurs reprises par un kitesurfeur. " Dans le doute ", la commune de Saint-Pierre a préféré jouer la carte de la sécurité.
En début de semaine, plusieurs observations de squales au large du lagon de Saint-Pierre ont été recensées. C’est un kite-surfeur qui a remonté les informations. "Dans le doute", la mairie de Saint-Pierre a convenu d’un lieu de pose de palangres horizontales de fond "au plus près de la zone indiquée", précise la mairie. Soit au large du lagon. "Lundi soir et mardi soir, la pêche habituelle à la palangre verticale avec dispositif d’alerte de capture a repris du côté de la Pointe du Diable (…) Dans le doute, nous avons convenu d’un lieu de poste des PHF (Palangres horizontales de fond NDLR) au plus près de la zone indiquée" précise la municipalité. En rajoutant également que les usagers ont été informés et qu’à 14 heures ce mercredi, elle n’avait pas observé "de déclenchement . Par ailleurs, le temps devrait se dégrader à partir de ce vendredi, et ce pour plusieurs jours, ce qui pourrait compromettre la pêche à la palangre horizontale de fond.
          - Une "potentielle zone d’activité" -
Du côté du CRA (Centre de ressources et d’appui du risque requin), les observations sont bien confirmées. D’où l’idée de cibler une "potentielle zone d’activité" des requins. Comme pour toute opération de pêche sur les "autres lieux d’activités nautiques", ces déploiements "en lien avec les informations de terrain" se font de nuit. Le CRA précise néanmoins que le secteur où les squales ont été observés n’est pas fortement fréquenté.
Ces pêches s’inscrivent encore dans le cadre de Cap Requins 2, qui se poursuit jusqu’en décembre 2017, avant le lancement d’un nouveau programme de pêches. Un marché public a été publié pour pouvoir mettre en œuvre, en début d’année 2018, le programme de prélèvement ciblé des deux espèces de requins côtiers bouledogue et tigre. Six lots ont été définis : dispositif de pêche préventive rapprochée, dispositif de pêche préventive élargie, prise en charge logistique et valorisation scientifique des prélèvements, observateurs indépendants, fourniture de bouées GPS satellitaires avec message d’alerte de capture et fournitures d’appâts.           mp/

par www.ipreunion.com - le 10 novembre 2017 à 02:59 - Roches noires et Boucan - Le Département verse 480.000 euros pour les filets anti squales

Dans son compte rendu sur la commission permanente du mercredi 8 novembre, le conseil départemental a annoncé avoir voté le financement de 480.000 euros pour l’acquisition de filets anti-requins. Une nouvelle bien accueillie à la mairie de Saint-Paul.
Le Département se positionne dans la crise requin. Pour la première depuis 2011, le Département a décidé de s’impliquer financièrement en votant le versement de 480.000 euros pour l’acquisition de filets anti-requins avec la Région et l’État. Cette somme représente 30% de la dépense totale prévue par la mairie de Saint-Paul.
C’est "l’impact de la crise requin sur l’image touristique de La Réunion" qui a alerté le Département. Pour Willy Cail, directeur de la prévention et de la sécurité à la mairie de Saint-Paul, cela montre "qu’il s’agit d’un problème qui concerne toute La Réunion et pas seulement Saint-Paul". Les 480.000 euros obtenus par la mairie "sont les bienvenus pour deux raisons : d’abord, cela montre qu’il y a une volonté de tous les partis de s’engager dans cette crise, et puis le montant n’est pas négligeable dans un projet de financement" affirme l’élu.
Encore liée jusqu’au 18 décembre 2017 pour la plage de Boucan Canot, et en avril 2018 pour la plage des Roches Noires à l’entreprise Seanergy océan Indien, la mairie de Saint-Paul "est actuellement en train d’analyser les deux offres reçues pour une assistance à maitrise d’ouvrage". La société qui sera alors choisie "aux alentours du 22 novembre" aura "cinq semaines pour procéder à un audit des zones" explique Willy Cail.
-Roches Noires "bouclées avant Noël", Boucan Canot ensuite -
La somme versée par le conseil départemental est "incorporée au budget total de subventions prévues" pour le dispositif de sécurisation dont les travaux débuteront en juin 2018 précise Willy Cail. "Cette somme, c’est un retour sur investissement assuré : un retour à la plage pour les Réunionnais et aussi la relance de l’économie à la clé" insiste l’élu.
Des "phases de tests et d’amélioration sont toujours en cours sur la plage des Roches Noires" explique le directeur de la prévention. Un nouveau test est prévu le 20 novembre "où deux solutions seront testées" : "si l’une des deux s’avèrent concluantes, on pourra rouvrir les zones de baignades et d’activités nautiques" lance Willy Cail. Une date ? "ce sera bouclé avant Noël" indique-t-il. "Le même outil pourrait être utilisé très rapidement sur la plage de Boucan Canot si tout fonctionne bien" explique l’élu. S’il refuse de donner une date pour Boucan Canot, il se dit "optimiste" malgré "les difficultés d’un projet qui est inédit sur l’île".       hf/

par www.ipreunion.com - le 22 novembre 2017 à 05:52 - Des ondes électromagnétiques pour repousser les requins

À partir de ce mercredi 22 novembre 2017, plusieurs ateliers seront proposés par le centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin (CRA). La thématique : les dispositifs individuels de répulsion électromagnétique des requins. Le centre évalue l’efficacité et la pertinence de cet outil servant à repousser les squales avec des ondes électromagnétiques. Des tests en situation réelle avec un requin bouledogue sont prévus en 2018.
Éloigner les squales à l’aides d’ondes électromagnétiques : la méthode n’est pas nouvelle, mais elle est encore peu utilisée à La Réunion. À travers un plan en trois phases, le centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requins tient à faire connaître le dispositif au plus grand nombre.
Première étape, l’étude. "On se pose une question : quel est le niveau d’efficacité de ces dispositifs ? L’objectif, c’est déjà de faire un état des lieux sur toutes les études réalisées à ce sujet" commence Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA. Après cette évaluation sur l’efficacité et la pertinence de l’outil, les informations seront ensuite restituées aux usagers et intéressés. Si plusieurs appareils existent, ils sont d’un acabit assez similaire et prennent la forme d’un bracelet s’accrochant à la cheville ou se fixant sous la planche de surf. Le but est le même : effaroucher les squales en approche via l’émission d’ondes électromagnétiques.
Deuxième étape, le test. En partenariat avec des lycéens de Bois d’Olives ainsi qu’un professeur des sciences de l’ingénieur, le CRA a déjà entamé une phase d’essais. Elle consiste à mesurer à l’intérieur d’un bassin la portée du champ magnétique dans l’eau de différents appareils. Car, le bracelet électromagnétique est comme tout autre produit. Il en existe des "discount" et d’autres plus chers, mais aussi plus performants. "Le prix peut être attractif : certains sont à moins de 100 euros. Et il y en a d’autres qui peuvent coûter entre 600 et 700 euros" relate Eric Chateauminois. Une différence de prix et de service que le centre souhaite également partager au public.
- Des tests in situ en 2018 -
La troisième et dernière phase du projet sera évidemment les tests in situ, au cœur de l’océan… avec un véritable requin bouledogue. Car jusqu’à aujourd’hui "les tests de ces dispositifs ont tous été réalisés sur le grand requin blanc" affirme le directeur opérationnel. Pour connaître sa pertinence sur le squale à l’origine des attaques dans les eaux réunionnaises, il faudra attendre l’année prochaine.
"Il ne faut pas que les gens croient qu’il y ait 100 % de réussite. Même s’il n’y a jamais eu d’attaque sur des personnes utilisant ce dispositif, il y a un certain cadre d’utilisation à respecter" prévient Eric Chateauminois. D’où la mise en place de ces ateliers. Le premier aura lieu dans la salle municipale de Saint-Leu ce mercredi à 17 heures, le second à la base nautique de l’ouest de Saint-Gilles ce jeudi à 17 heures et le troisième à celle de Saint-Pierre ce vendredi à 17 heures. Usagers déjà conquis et intéressés sceptiques ou enthousiastes sont invités à y participer. En attendant que les filets soient à nouveau opérationnels sur les plages de l’ouest, il est peut-être urgent de multiplier les alternatives.         mp/

Zinfos974.com - Samedi 16 Décembre 2017 - 07:52 - La grande Une - Roches Noires : Le nouveau filet sera en place le WE prochain

La plage des Roches Noires devrait être enfin ouverte à la baignade le samedi 23 décembre.
Roches Noires : Le nouveau filet sera en place le WE prochain
Cela fait des mois que l'accès aux plages de Saint-Paul, en dehors du lagon, est interdit. Les filets de protection sont inopérants depuis le 18 juin, car un surfeur s'est fait charger par un requin, sans être blessé, dans la Zonex durant l'inspection des filets par la CISAN. Même sans cette attaque, la CISAN aurait hissé le drapeau rouge, un trou ayant été repéré dans le filet.
Un arrêté municipal pour travaux d'installation courait jusqu'à hier vendredi 15 décembre. Les tests du nouveau filet sont en cours. Il est à espérer que ce nouvel équipement résistera à une houle de plus d'un mètre, afin qu'il ne soit pas abaissé tous les deux jours, les vacances scolaires approchant à grand pas.
Selon nos informations, il serait question que la plage des Roches Noires soit enfin ouverte le samedi 23 décembre. La plage de Boucan-Canot ne sera en revanche pas accessible aux baigneurs avant la fin du premier semestre 2018. Des filets expérimentaux sont testés depuis le début de cette semaine, afin de voir leur résistance à la houle. S'il est un peu étonnant qu'ils soient installés perpendiculairement aux vagues, gageons que c'est volontaire et efficace.               Bérénice Alaterre
Zinfos974.com -Jeudi 21 Décembre 2017 - 10:21 - La grande Une - Roches Noires : La baignade à nouveau possible à compter de ce jeudi

La baignade est à nouveau possible à compter de ce jeudi 21 décembre sur la plage des Roches Noires. La municipalité présente, ce matin, un outil temporaire en attendant un autre dispositif plus pérenne, incluant les activités nautiques.
Ce filet se déploie en moins de 60 min et se retire en 50 min, indique la mairie. Il couvre une surface de baignade de 3 800 m2 contre 1 800 m2 auparavant, "soit l'équivalent de 10 piscines", assure Joseph Sinimalé, le maire de St-Paul.
Long de 132m, haut de 2m80, le filet "AGILE" permet un accès baignade jusqu’à 2m de profondeur dans des conditions de mer calme à peu agitée. Il s'avère en revanche inopérant dès une houle supérieure à 1m50. Le filet est installé de 10h à 17h mais une réflexion est en cours pour un allongement en été.
"Le dispositif est particulièrement robuste et peut être réparé localement, gage de forte responsabilité de la zone de baignade", déclare Jospeh Sinimalé.

La baignade sur la plage des Roches Noires était interdite depuis la dernière attaque en juin dernier.

par www.ipreunion.com - le 28 décembre 2017 à 11:41 - Grand requin blanc pêché à Saint-Paul : un collectif fait appel de la décision de justice

Le collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181,Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration a décidé de faire appel de la décision de justice rendue mi-décembre suite à la plainte contre le Comité des pêche "concernant le grand blanc volontairement tué et ramené de façon illégale dans le cadre de Cap requins 2" (le jeudi 15 octobre 2015 - ndlr) écrit ce jeudi 28 décembre 2017 Jean-Bernard Galves dans un communiqué. (photo d’archives)
"Le 14 décembre dernier, le Tribunal de Grande Instance de Saint Denis de La Réunion informe que la pêche hors la loi d’un grand requin blanc en baie de Saint Paul le 15 Octobre 2015, constitue "une infraction insuffisamment caractérisée" !
L’Aspas, par le biais de ses avocats sur l’Ile de La Réunion, avait déposé une plainte contre X, en mars 2016 dans le cadre de cette prise illégale opérée dans la cadre du programme Cap Requins 2 orchestré par le Comité Régional des Pêches.
En plus de son délai impressionnant, une telle réponse de la part du Procureur de la République signifie, selon les avocats, que "des doutes existent soit sur la matérialité des faits, soit sur l’élément intentionnel. Car il faut ces deux éléments pour caractériser l’infraction".
Les faits ont été enregistrés sur les sites officiels traitant de la gestion du "risque requins" par les pouvoirs publics eux mêmes. Ils ont, bien entendu, largement été relayés par la presse locale. Voilà pour la "matérialité des faits". Le requin a été ramené vivant au port pour y être achevé. Comment peut on douter dans de telles circonstances de "l’élément intentionnel" ?
Nous rappelons ici que la pêche du grand requin blanc est interdite par l’article 12 du règlement européen 2015/1104 du 19 janvier 2015, d’application directe en droit français. La pêche de cette espèce est donc une infraction, que l’article L. 945-5 du code rural et de la pêche maritime réprime d’une peine d’amende de 22 500 euros.
Comme précisé par les avocats lors du dépôt de plainte : "Cette destruction est d’autant plus grave que le grand requin blanc en question était immature, c’est-à-dire qu’il ne s’était pas encore reproduit, et que cette espèce est considérée comme ’vulnérable’, c’est-à-dire menacée d’extinction, par l’Union internationale pour la conservation de la nature."
A quand le respect des lois environnementales en métropole comme dans les territoires Ultramarins ?"

Zinfos974 - Jeudi 28 Décembre 2017 - 11:44 - A la Une - Crise requin : Sinimalé souhaite que l'Etat mette la main à la pâte

En cette fin d’année, Joseph Sinimalé a tenu ce jeudi à faire un point sur la gestion de la crise requin sur la commune de St-Paul. Depuis jeudi dernier la baignade est à nouveau possible sur la plage des Roches Noires. Un nouveau filet temporaire y a été installé.
"Nous sommes dans une période de transition. Le dispositif que nous avons mis en place à Roches Noires la semaine dernière est provisoire", a-t-il rappelé. Une assistance à maîtrise d’ouvrage devrait être lancée début janvier pour une durée de 6 mois. L’entreprise choisie devra présenter son travail pour le 30 juin 2018 afin de permettre la sécurisation des plages de Roches Noires et Boucan Canot. La demande a été remise en main propre par Joseph Sinimalé à Annick Girardin, ministre des Outre-mer, la semaine dernière. "La balle est dans le camp de l’État", a exhorté le maire de St-Paul.
Au niveau local, la commune projette de lancer l’installation de sonars avec pour commencer une expérimentation à Boucan Canot en début d’année, à laquelle viendront s’ajouter 5 cameras installées sur des palangres. "Il faudra recruter 90 plongeurs en vigie", a précisé Joseph Sinimalé.
Le maire de Saint-Paul souhaite également créer une école d’apprentissage pour les surfeurs et anticiper la volonté de la Région de construire un lycée de la mer implanté dans l’ouest.
"Mais pour tous ces projets il faut des financements", et "notre budget 2018 est contraint, surtout avec les reformes fiscales qui s'annoncent. Voilà pourquoi je dis que la balle est dans le camp de l’État", a insisté le maire de St-Paul. "La commune de St-Paul ne peut être seule à porter les projets de la gestion du risque requin. Nous finançons aujourd’hui le CRA à hauteur de 50.000 euros, la Réserve marine 100.000 euros avec le TCO, les programmes Cap requin 85.000 euros et les projets de sécurisation de nos plages 3 millions. Notre effort financier dans ce dossier est important", termine Joseph Sinimalé.

retour à risque requins 2013