LE RISQUE REQUIN 2018

retour à risque requins 2013

     

par www.ipreunion.com - le 4 janvier 2018 à 19:28 - Réduction du risque requin : huit actions de l’État pour 2018

Dans un communiqué publié en fin de journée ce jeudi 4 janvier 2018, la préfecture souligne que l’Etat a mis en place huit actions pour réduire le risque requin. Nous publions le communiqué de la préfecture ci-dessous
Lors de son déplacement officiel à La Réunion en octobre dernier, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, a rencontré différents acteurs engagés dans la réduction du risque requin. Au terme de ces échanges, elle a décidé qu’un nouvel élan devait être donné à la mobilisation des pouvoirs publics.
Dans ce sens, la ministre confirme qu’aux côtés des collectivités et associations d’usagers concernées l’engagement de l’État, dans le cadre du plan de prévention et de réduction du risque requin, sera très significativement accru, afin d’élargir l’accès de l’Homme à l’océan

Cette volonté se traduit par 8 actions :
Renforcer la protection des personnes par un soutien aux projets opérationnels
• 1 - Améliorer la sécurité des zones surveillées pour la baignade et les activités nautiques et aménager de nouvelles zones par le déploiement de dispositifs innovants de protection et de surveillance et l’aménagement de bassins de baignade,
• 2 - Étendre le dispositif vigie requin renforcée à de nouvelles zones et à de nouveaux publics,
• 3 - Rénover le programme de pêche préventive et améliorer le ciblage en renforçant l’effort de protection à proximité des zones d’activités nautiques,
• 4 - Créer une brigade marine d’observation et d’intervention susceptible d’agir en toutes zones, à tout moment,
• 5 - Favoriser le retour des requins de récif concurrents des requins bouledogue.
Conforter l’action du Centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA)
• 6 - Augmenter la capacité d’intervention du CRA par des moyens financiers, humains et de recherche opérationnelle supplémentaires.
S’adapter aux besoins locaux par l’amélioration de la connaissance scientifique et la clarification de la réglementation
• 7 - Développer la connaissance appliquée en matière de dispositifs techniques de répulsion individuels et collectifs, d’interactions terre-mer sur le milieu marin, de biologie des espèces de requins dangereux,
• 8 - Faire évoluer la réglementation pour l’adapter aux réalités du territoire.
La cohérence et la mise en œuvre de ce plan devront permettre de revoir la réglementation des activités nautiques et de baignade.
Ce plan devra également contribuer à favoriser les échanges internationaux avec les pays confrontés à des enjeux comparables.

par www.ipreunion.com - le 6 janvier 2018 à 09:00 - Un aileron de requin aperçu en surface au spot de Trois-Bassins

Comme le rapporte le Centre de ressources et d’appui (CRA) sur le risque requin ce vendredi 5 janvier après-midi, un aileron de requin a été aperçu en surface ce jeudi 4 janvier aux alentours de 17 heures au niveau du spot de Trois-Bassins. Le CRA indique avoir alerté le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) et appelle les usagers à "faire remonter le plus rapidement possible" leurs "observations pour la sécurité de tous". (photo d’archive)Dans un communiqué publié en fin de journée ce jeudi 4 janvier 2018, la préfecture indiquait que l’État a mis en place huit actions pour réduire le risque requin en 2018.
Le site Inforequin.re annoncait le prélèvement de deux squales femelles le 18 décembre dernier. Il s’agissait respectivement d’un requin bouledogue de 2 mètres 92 capturé à l’Hermitage et d’un tigre de 2 m 65 attrapé à Saint-Gilles-les-Bains. Deux prises effectuées dans les eaux saint-pauloises dans le cadre du programme Cap Requins 2.     hf/

Zinfos974.com - Lundi 8 Janvier 2018 - 15:30 - Communiqué - Requins: "Rapprocher les appâts des plages va encore augmenter le risque"

Le collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues et Requin Intégration réagit aux mesures annoncées par le préfet pour réduire le risque requins. Voici le communiqué de Jean Bernard Galves, le porte-parole :
Notre collectif a pris note des 8 mesures annoncées par le Préfet pour réduire, selon lui, le risque requins.
Nous déplorons le maintien d'un pêche rapprochée et intensifiée près des plages. Rapprocher les appâts des plages va encore augmenter le risque pour les baigneurs et surfeurs .
Monsieur le préfet a-t-il pris la mesure de l'étude sur les contenus stomacaux ?
La présence de nombreux poulets, déchets de poissonnerie comprenant jusqu'à des étiquettes confirmerait un appâtage délibéré des requins par certains pêcheurs .
Va-t-il étendre et continuer à cautionner cette mise en danger, en rapprochant la pêche des plages ? exigera-t-il, enfin, une enquête ? Fera-t-il cesser ces pratiques volontaires criminelles ?
La meilleure façon de réintroduire les requins de récifs est d'éviter d'en faire les victimes accessoires des drum lines et donc de ne pas aller pêcher prés du récif.
L'extension du rôle des vigies parait louable, mais son coût est un frein certain le rôle de la brigade marine reste à déterminer
Les mesures autour de la "ciguatera" sont d'ordre sanitaire et relèvent de l'ANSES. Le préfet n'a sur ce point aucun pouvoir de s'y opposer .
Malgré le flou de ces mesures, Nous notons cependant une évolution positive sur certains points.
Monsieur le Préfet évoque le basculement des eaux, le rejet des eaux d'épuration et l'urbanisation comme cause possibles du problème. Il souligne l'absurdité d'aller chercher au large des requins pour les tuer .
Malgré le maintien d'une pêche démagogique dont il a hérité, il semble exister chez le nouveau préfet une volonté réelle de comprendre les causes du problème et de s'y attaquer .
Nous attendrons la mise en oeuvre des différentes mesures pour nous prononcer sur la sincérité de la préfecture.
Nous poursuivons par contre notre action contre la pêche dangereuse et démagogique des requins.
Jean-Bernard Galves, porte parole du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181,Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration            N.P
Zinfos974.com -Jeudi 11 Janvier 2018 - 14:39 - Cap requins 2 : "Une baleine prise dans une drumline", selon Jean-Bernard Galvès

Jean-Bernard Galvès et Didier Derand : " Est-ce que La France a le droit de mettre des engins de pêche susceptibles de tuer des baleines dans une zone de reproduction? La réponse est non"
Alors que la préfecture a annoncé récemment de nouvelles mesures pour réduire le risque requin, Jean-Bernard Galvès a, ce jeudi, lancé un pavé dans la mare. Selon l’analyse du collectif des associations Sea Shepherd, Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Sauvegarde des requins, One Voice, Tendua, Vagues, Requin Intégration, une baleine a été prise dans une drumline. Des faits qui remontent à août 2015 et évoqués comme une perte dans le "rapport au Comité scientifique" émis par le comité des pêches (CRPMEM) concernant Cap Requin2.
La perte de drumline, installée devant Saint-Gilles est survenue dans la nuit du 18 au 19 août 2015 alors qu’elle venait d’être réappâtée dans la soirée. Le lendemain l’ensemble du dispositif a disparu. Ce n’est que 4 jours plus tard que la bouée GPS émettra de nouveau un signal du coté de l’Etang-Salé, de manière irrégulière.
Des messages de positionnement irréguliers qui, selon le scénario du porte-parole du collectif, correspondrait à une baleine emmêlée dans la drumline avec une balise GPS coincée contre le corps de l’animal. Cette dernière serait au fil du temps "un peu remontée contre le corps de la baleine" et aurait émis des signaux en fonction de la remontée de l'animal à la surface pour respirer. "La balise, trainée sous l'eau ne peut pas émettre de position. La bouée de 60 litres est elle aussi entrainée sous l'eau, ce qui la rend invisible". La baleine a alors parcouru une distance de plus de 25 km du lieu de pose de la drumline.

Le 22 août, un bateau est envoyé à l’Etang-Salé. Sur site, seule la bouée de drumline a été récupérée, sans bas de ligne, le cordage défait. "La balise émettrice, l’autre bouée et le reste de l’engin de pêche ont brusquement disparu", note le président de l’association Requins Intégration. Aucune trace de la baleine ni cadavre n’ont également été retrouvés.
Pour le Comité des pêches, une personne aurait volontairement déplacé la palangre et détaché le bas de ligne. Une plainte a été déposée.
"La version du comité des pêches tient du complot et ignore jusqu'au principe d'Archimède", insiste Jean-Bernad Galvès. "Il est si fréquent que les baleines s'emmêlent dans des engins de pêche que certains pays comme les États Unis et l'Australie ont mis en place des organismes de secours".
L’analyse du collectif a été envoyée à la préfecture, la DEAL, le CRA, la DMSOI, l’IRT et au ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot.
250 baleines étaient de passage l’année dernière "mais heureusement peu de drumlines ont été posées". "L’Etat doit tirer des conclusions et ne pas mettre en danger ces animaux protégés. Imaginer l’image que cela donne de La Réunion", questionne-t-il.
Selon le porte-parole du collectif, il existerait deux antécédents à La Réunion : En 1989 une baleine aurait été emmêlée dans un DCP du CRPEM devant Saint-Leu et dévorée par des requins. Une autre en août 2014 a été observée entortillée dans une drumline "sauvage" n’appartenant pas à Cap requins 2 devant Saint-Gilles.      PB
par www.ipreunion.com - le 27 janvier 2018 à 08:44 - Un requin observé vendredi près de la plage des Brisants

Selon le centre de ressources et d’appui (CRA) sur le risque requin, un requin a été observé ce vendredi 26 janvier 2018 au niveau de la plage des Brisants à Saint-Gilles les Bains. Il se situait à 20 mètres du bord en face du restaurant "Le Sauvage". "Un aileron gris se dirigeant vers les Roches Noires à 13h30 a été observé" par la suite indique le CRA.

Zinfos974.com- Vendredi 2 Février 2018 - 17:36 - Mise en place de nouveaux filets anti-requins à Boucan Canot

Trois nouveaux prototypes de filets anti-requins sont en cours de test sur la plage de Boucan Canot depuis le 1er février 2018. Ces nouveaux dispositifs seront à l’essai pendant six mois.
Entre filets anti-requins, vigies immergées ou en surface, la Région et l’Etat ne cessent d'expérimenter de nouveaux moyens pour sécuriser la baignade et empêcher les requins de rejoindre les côtes de Boucan Canot. Des drones ont également été mis en place pour surveiller les plages.
Ces nouveaux dispositifs innovants font suite à la création du Centre de ressources et d’appui de la crise requin (CRA), à l’initiative du Préfet, qui prévoit un plan d’actions jusqu’en 2020.
Le CRA, ainsi que trois sociétés prestataires (SUBSITECH, SA Coqueret, Eiffage), ont décidé de mettre en place trois nouveaux filets de 30 mètres. L’installation a débuté le 12 décembre dernier, interrompue par les intempéries et les congés BTP. Leur test a commencé en ce début de mois de février 2018 et durera pendant six mois.
Cette période de test permettra de visualiser si les solutions apportées sont réellement efficaces. Le premier mois sera une phase de mise au point, durant laquelle les entreprises auront le droit de modifier à leur convenance les structures.
Si d'autres modifications sont amenées à avoir lieu les cinq mois suivants, elles devront être notifiées. Cela permettra de rendre compte de la fiabilité et de l’efficacité du projet. Les résultats des tests serviront ensuite à construire l’appel d’offre pour les équipements des futures zones Boucan Canot, ainsi que Roches Noires.
Le but à terme est de proposer une solution résistante pour préserver la sécurité des baigneurs et des activités nautiques.            Charline Bakowski

www.ipreunion.com - le 2 février 2018 à 14:31 - Trois filets de protection testés à Boucan

Ce jeudi 1er février 2018, les tests de 3 prototypes de filets innovants ont démarré sur le site de Boucan Canot. Les prestataires et le CRA (Centre de ressources et d’appui pour la gestion du risque requin) étaient sur la zone d’installation ce vendredi. Nous publions le communiqué du CRA ci-dessous.
Les tests dureront 6 mois pour évaluer les solutions proposées par les 3 sociétés prestataires sélectionnées (SUBSITECH, SA Coqueret, Eiffage) lors de l’appel à projets innovants réalisés par le CRA en 2017.
Le premier mois est une phase de mise au point, durée pendant laquelle les entreprises ont le droit d’intervenir autant qu’elles le souhaitent pour réparer et modifier les structures.
Au-delà, durant les 5 mois restants, avec des interventions encadrées par le CRA. Toute modification et réparation sera enregistrée pour contribuer à l’évaluation finale de l’efficacité des filets et les conditions de maintenance.
Au courant de l’année 2018, Les résultats de tests alimenteront les réflexions de la mairie de Saint-Paul et de son assistant à maitrise d’ouvrage pour construire le futur appel d’offre et analyser les réponses concernant les équipements des futures ZONEX de Boucan Canot et des Roches Noires.
Toutes les collectivités pourront s’appuyer sur les résultats d’évaluation pour envisager la sécurisation éventuelle des sites lorsqu’elles jugeront le projet adapté.
Ces tests s’inscrivent dans le cadre de la recherche de solution concernant les dégradations liées au courant et aux fortes houles sur les zones dites de "retour de plage". Ils permettront de fournir une réponse à la demande des partenaires financiers du CRA concernant les contraintes techniques liées aux variations des conditions marines sur ces zones de faibles profondeurs.
Leur installation a démarré le 12 Décembre. Les travaux ont alors connu, des interruptions liées au congés du BTP et aux conditions cycloniques du mois de Janvier.

Zinfos974.com - Vendredi 9 Février 2018 - 11:28 _La Réunion, championne du monde des attaques de requins selon un rapport américain

C'est le genre de "record" dont aimerait bien se passer…Dans son rapport annuel sur les attaques de requins, le muséum d'histoire naturelle de Floride nous apprend que La Réunion se positionne comme étant la première région au monde au nombre d'attaques mortelles de squales en 2017.
L'institution floridienne a ainsi recensé l'an dernier 88 attaques de requins dont cinq mortelles. Sur ces attaques fatales, deux ont eu lieu à La Réunion, une au Costa Rica, une en Australie et la dernière à Cuba.
Pour rappel, en février 2017, un bodyboarder avait perdu la vie à l'embouchure de la Rivière-du-Mât. La seconde attaque mortelle s'était produite en avril 2017 au niveau de la Point au Sel à Saint-Leu. Adrien Dubosc n'avait pas survécu à sa blessure à la cuisse droite.
Si La Réunion occupe la première place concernant les attaques mortelles, au niveau des attaques globales de squales, ce sont les États-Unis qui arrivent à la première place avec 53 attaques.     NP

Zinfos974.com - A la Une .. - OPR condamnée pour diffamation envers Sea Shepherd - Dimanche 11 Février 2018 - 10:07

Océan Prévention Réunion (OPR) a été condamnée par le tribunal correctionnel pour diffamation envers l'organisation Sea Shepherd.
"Sea Shepherd est régulièrement la cible d'attaques diffamatoires et de calomnies visant à décrédibiliser nos actions ou à mettre en doute nos motivations", a réagi l'ONG sur les réseaux sociaux, précisant : "Le 2 juillet dernier, la page Facebook d OPR se faisait le relais d'un article diffamatoire qualifiant Sea Shepherd d'"organisation terroriste accompagné du texte suivant en photo" (photo ci-dessous).
Selon l'organisation, le Tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné chacun des trois prévenus à 5000 euros d’amende dont 4000 avec sursis, 1000,00 euros de dommages et intérêts et à 500 euros au titre de l’article 475 -1 du Code de Procédure pénale.
De son côté OPR indique avoir formé appel. "Même si nos moyens sont dérisoires nous tiendrons bon, et cela d'autant plus que nous avons un bon dossier tant dans la forme que dans le fond. Nous avons confiance à la justice, et nous ne doutons pas que nos arguments seront entendus par les juges de la cour d'appel, plus spécialisés dans ce qui convient d'appeler un "vif débat d'opinion", écrit l'association sur sa page Facebook. N.P
par www.ipreunion.com - le 16 février 2018 à 18:22 - Les financements pour réduire le risque requin doublés

Ce vendredi 16 février 2018, la ministre des Outre-Mer Annick Girardin a annoncé le doublement des financements du plan d’actions sur le risque requins à La Réunion. Le budget passe à 2 millions d’euros par an. Le gouvernement a également précisé que le programme sélectif de pêche de prévention va se poursuivre avec une participation renforcée de la part de l’État. Nous publions le communiqué du ministère ci-dessous.
Conformément à l’engagement pris fin 2017 par la ministre des Outre-mer, Annick GIRARDIN, le Gouvernement a décidé de doubler les financements du Plan d’actions sur le risque requins à La Réunion en les faisant passer à 2 millions d’euros par an.
Ce doublement des financements va permettre de renforcer la sécurité des zones pour la baignade et les activités nautiques :
- Amélioration de la sécurité des zones surveillées existantes pour la baignade et les activités nautiques et aménagement de nouvelles zones.
- Poursuite du programme sélectif de pêche de prévention en 2018-2021 : La participation l’État est renforcée de 2018 à 2021 sur les actions de prélèvement des requins bouledogues, et le soutien à la réserve marine est réaffirmé.
- Déploiement du dispositif "vigies requins renforcées" sur de nouvelles zones géographiques et son élargissement à de nouveaux publics pour contribuer au développement économique et touristique de La Réunion.
- Renforcement des moyens humains et financiers du centre de ressources et d’appui (CRA) pour la réduction du risque requin.
- Amélioration des connaissances sur les requins tigres et bouledogues à des fins opérationnelles de réduction du risque.
- Ces actions prévues traduisent la mobilisation du Gouvernement aux côtés des élus afin d’élargir l’accès à l’océan.

par www.ipreunion.com - le 18 février 2018 à 12:08 - Chargé par un requin samedi, l’apnéiste Corentin raconte

Ce samedi 17 février peu après 15 heures sur le spot des Trois roches au large des Roches Noires, le jeune apnéiste Corentin âgé de 21 ans a été chargé par un requin bouledogue. Sorti indemne mais sous le choc, il revient sur cette rencontre avec Jean-François Nativel, porte-parole de l’association Océan Prévention Réunion.
"Je pêche depuis l’âge de 15 ans à cet endroit, et je n’ai jamais vu une situation comme ça d’une telle violence" raconte Corentin, jeune pêcheur Saint-Gillois habitué des lieux. Il explique avoir déjà vu des requins "2 ou 3 fois à peu près, un requin bouledogue, un requin récif et un petit requin tigre". Mais ce qu’il a vu ce samedi, "c’est la première fois que j’en vois un aussi gros, et qui charge aussi violement que ça".
Il raconte le déroulé de la scène : "j’étais entrain de plonger et mettre des petits poissons dans mon filet. Et à un moment, il y a un gros qui a attiré mon attention. Je croyais que c’était un gros thon mais en fait c’était un gros requin". "Au moment où je l’ai vu, il m’a vu sursauté et il m’a chargé tout de suite" explique-t-il. "Mon kayak fait trois mètres, le requin était presque aussi grand que lui et avec un poids de 150-180 kg" indique Corentin.
"Il était agressif, il m’a chargé tellement vite qu’au moment où je me suis retourné j’ai pris mon fusil et lui a ouvert sa gueule pour me mordre". Le Saint-Gillois affirme lui avoir "mis une flèche juste derrière l’œil" qui serait bien rentrée dans la chair de l’animal "puisqu’il était à 1m50, 2m". "Quand je l’ai piqué l’a première fois, il a pris un peu de distance et avec sa force il a cassé mon fil. Il m’a chargé une deuxième fois, je l’ai re-menacé avec mon fusil, il s’est éloigné et j’ai réussi à remonter sur mon kayak". Corentin indique avoir prévenu un bateau de la vigie passé par là ensuite.
Pour rappel, suite à l’attaque survenu ce samedi le préfet de La Réunion a déclenché le dispositif post-attaque sur le secteur : "La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin est activée par le préfet de La Réunion. Ce dispositif, qui prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque pour une durée de 72 heures, est mis en œuvre par le centre de ressources et d’appui sur le risque requin.
Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion, rappelle que la plus grande vigilance s’impose à l’ensemble des usagers de la mer et plus particulièrement aux pratiquants des activités les plus exposées au risque requin" indiquait la préfecture dans un communiqué.

Zinfos974.com - Samedi 17 Février 2018 - 17:16 - A la Une - Roches Noires: Un requin charge un pêcheur sous-marin

Ce samedi après-midi, une observaiton a été relayée au CROSS Réunion.
Une charge de requin sur un chasseur sous marin s'est déroulée entre la zone de Cachera et Trois-Roches, au large de la plage des Roches Noires. L.G

Zinfos974.com - Mercredi 28 Février 2018 - 10:30 - Société - Requin exposé durant l'hommage aux victimes : "Protégez nos enfants" dénonce un acte choquant

Le président de l'association "protégez nos enfants" Arnaud Berziou se désolidarise de l'action revendiquée par Vanessa Benhamou, précisant que celle qui revendiquait dimanche la provocation ne fait plus partie de l'association. Pierrot Dupuy, dans son édito de lundi matin, qualifiait assez justement les personnes à l'origine de cette action d'un goût douteux "d'abrutis", et affirmait que Vanessa Benhamou est secrétaire de l'association. Elle ne l'est plus depuis quatre ans, aussi Arnaud Berziou a-t-il tenu à se désolidariser de l'action. De plus, nous a-t-il dit hier, il a personnellement tenu à ce que Vanessa Benhamou ne soit plus membre du bureau. Ci-dessous, le courrier adressé à Zinfos par Arnaud Berziou.

Suite à la parution dans votre journal d’un article sur l’hommage aux victimes de requin organisé à boucan canot ce dimanche 25 février 2018, le nom de notre association s’est retrouvé lié avec celui des personnes ayant amené un requin tigre sur la plage.
Nous tenons par la présente à démentir l’appartenance de cette personne au bureau actuel de l’association et nous ne pouvons que regretter cette action qui a été menée non seulement à l’insu des associations mais, et c’est le plus grave, sans concertation et sans penser à l’impact que pourrait avoir une tel acte sur les familles de victimes.
Nous soutenons la pêche traditionnelle du requin, la pêche de sécurisation organisée par l’état ainsi que le retour de la commercialisation de la chair de requin et nous comprenons aisément la colère et la frustration après sept années de désillusion.
Mais la colère ne justifie pas de blesser des familles déjà durement éprouvées dans un moment qui aurait du être une démonstration de recueillement et de décence. Cette journée devait montrer la cohésion des usagers et des amis avec les familles de victimes qui s’étaient rassemblés avec beaucoup de dignité et de courage pour se souvenir de nos disparus.
Par ce geste inconsidéré et choquant même au sein de notre communauté, ces quelques personnes ont ruiné plusieurs années de travail acharné et d’actions menés au plus haut niveau de l’état pour faire entendre nos voix, au mépris des hommes et femmes qui travaillent bénévolement dans l’ombre pour soutenir la sécurisation.
Ce qui est en cause ici ce n’est pas une action de pêche louable en soi d’autant plus que de nombreuses familles ont pu ainsi bénéficier de poisson gratuitement. Ce qui est inadmissible c’est de profiter de la volonté d’ouverture d’un tel moment pour torpiller des années d’effort simplement parce que l’on considère que seule la provocation peut amener des solutions.
L’association Protégez nos enfants a toujours été au service des victimes et de leurs familles, et nous ne pourrons jamais cautionner ce type d’action visant à provoquer un sursaut des consciences mais ne blessant au final que des familles déjà durement touchées.             Arnaud BERZIOU        Président PNE

par www.ipreunion.com - le 28 février 2018 à 03:00 - Requin déposé avant l’hommage aux victimes : "je ne regrette absolument pas"

Ce dimanche 25 février, son action a provoqué un tollé. Alors que les familles des victimes de la crise requin se réunissaient pour un recueillement collectif, Vanessa Benhamou a déposé en amont un requin pêché le matin même près de la stèle en hommage aux morts. Malgré les nombreuses réactions indignées, celle qui assume avoir "agit en son nom propre" ne regrette rien.
"Je ne regrette absolument pas". Au lendemain des faits (l’interview a été réalisée lundi), Vanessa Benhamou a décidé de s’expliquer. "Cette action a été mûrement réfléchi depuis deux ans pour tout vous dire" lâche celle qui s’est attirée les foudres des internautes après avoir amené un requin sur la plage de Boucan Canot, quelques minutes avant l’hommage rendu par les familles des victimes des 7 ans de la crise requin.
Pour elle, "les commentaires ne sont rien de nouveau" puisque "l’opinion publique" lui serait réticente. Elle affirme savoir "que ça allait déranger, en particulier certaines familles" mais tient à préciser que "personne ne m’a (sic) sauté dessus ou a été scandalisé quand je suis arrivé avec le requin sur la plage".
Parmi les nombreux commentaires qui ressortent après la scène, la question du timing revient souvent. Était-ce le moment opportun pour mener une telle action ? "En même temps, ce n’est jamais le bon moment" clame Vanessa Benhamou. "Quand est-ce qu’on se rassemble pour parler de la crise requin ? Les occasions se font rares" pense-t-elle.
- "S’il faut le refaire, je le referai" -
Après la cohue de dimanche, Vanessa Benhamou indique avoir "reçu de nombreux messages de félicitations" notamment sur les réseaux sociaux avec un ton qui se répète : "merci, ça change enfin ! C’est souvent ça qu’on m’a dit" explique-t-elle. L’habitante de Saint-Gilles garantie par ailleurs que certaines familles de victimes venues pour le recueillement l’auraient remercié pour son action.
Ancienne membre des collectifs "Protégez nos enfants" et "Stop Massacre 974", elle se dit "aujourd’hui libre et responsable" de ses "actes". "J’ai agi en mon nom propre et personnel, en tant que maman, amoureuse de l’océan, Réunionnaise depuis 15 ans. Le papa de ma fille est créole et pêcheur sur Saint-Gilles (…) J’ai encore le droit de faire ce que je veux" somme-t-elle. Elle souligne que "personne n’était au courant" de "cette action coup de poing".
Alors que Jean-François Nativel, porte-parole de l’association Océan Prévention Réunion qualifie les faits de "lamentable" et pense que "cela a fait reculer les choses", Vanessa Benhamou "ne pense pas avoir desservi la cause". "Au contraire, je crois que cela peut toucher qu’il y ait de l’action plutôt que du recueillement pour une fois" estime-t-elle. "Cet hommage était en réalité déguisé pour dire qu’on en a marre" selon elle. "Mon but était que ça dérange, et je pense que ça a dérangé les élus. Si ça bascule, ça peut atteindre le préfet, le gouvernement et même pourquoi pas le président".
- "Cette action, c’était pour dire aux victimes : ’oui, on vous a vengé’ ! " -
Pour Vanessa Benhamou, le but "n’était pas de peiner les familles" et assure "avoir fait ça pour les victimes" : "que je ramène un requin, ça ne ramènera pas leurs enfants". "Je suis une guerrière dans l’âme : pour moi, c’est œil pour œil, dent pour dent" argue-t-elle. "Cette action, c’était pour dire aux victimes : ’oui, on vous a vengé’, ’on vous fait une offrande !". La maman de deux enfants se défend "de vouloir tuer tous les requins" en proclamant "être écologiste" et demande "simplement un retour à la pêche traditionnelle et qu’on donne les deux millions aux pêcheurs". Selon elle, "il faudrait 2, 3 voire 4 ans pour réguler" la population de requin autour de nos côtes.
Elle revient aussi sur le déroulement des faits et "précise que le requin devait être amené à la fin de l’hommage" mais "des complications avec la gendarmerie au port de Saint-Gilles" ne lui auraient "pas laissé le choix". Elle explique enfin que "le déclencheur" de l’action menée dimanche "a été la rencontre avec la ministre des Outre-Mer Annick Girardin" en octobre dernier. "J’étais avec le collectif des femmes en rose et elle nous a promis que des choses seraient faites avant le 31 décembre 2017. Le préfet m’a aussi promis que les choses bougeraient avant la fin d’année" raconte-t-elle. Vanessa Benhamou dit "avoir prévenu que si rien n’était mis en place, une action coup de poing serait menée". C’est désormais chose faite.         hf/

Zinfos974.com -Dimanche 25 Février 2018 - 16:58 - La grande Une - Boucan-Canot: Près de 500 personnes rendent hommage aux victimes d'attaques de requins

L'heure était au recueillement ce dimanche après-midi, sur la plage de Boucan-Canot. Près de 500 personnes étaient rassemblées pour rendre hommage aux victimes d’attaques de requins.
L'hommage a débuté peu après 16 heures, avec l’énumération de toutes les victimes, suivie de la prise de parole de certaines familles. La mère de Talon Bishop a notamment lu un poème pour sa fille, écrit par cette dernière à l'âge de 14 ans. "Talon ne pouvait pas savoir que la plage était interdite, il n'y avait pas de signalisation. Ma soeur était une belle personne", a exprimé son frère.
Une stèle en corail ("cairns") avait été érigée sur la plage pour que chacun puisse apporter sa contribution en y ajoutant une pierre ou une fleur. N.P


Zinfos974.com - A la Une - Dimanche 25 Février 2018 - 16:39 - Boucan-Canot: Un requin déposé sur la plage où se tient l'hommage aux victimes

Un requin gît sur la plage de Boucan-Canot ce dimanche après-midi, où se tient un hommage aux victimes d'attaques de squales.
L'animal, pesant entre 200 et 300 kilos, a été pêché au large Saint-Gilles plus tôt dans la journée, avant d'être amené à Boucan-Canot.
Une initiative qui ne plaît pas à toutes les familles de victimes...      N.P

par www.ipreunion.com - le 1er mars 2018 à 03:05 - La probabilité d’attaques de requins multipliée par 23 entre 2005 et 2016

Ce mardi 27 février 2018, une étude scientifique a été publiée sur "les facteurs environnementaux et anthropiques affectant les interactions entre les requins et les humains". Ladite étude, réalisée par des chercheurs de l’Université de La Réunion, en collaboration avec des experts internationaux d’Afrique du Sud et de Floride, s’appuie sur des données s’étalant de 1980 à 2016. Cette analyse conclut notamment que la probabilité d’attaques a été multipliée par 23 entre 2005 et 2016. Et ce, alors que la fréquentation du littoral par les surfeurs a été divisée par 10 entre 2011 et 2016.
"Le taux annuel d’incidence des morsures de requins à La Réunion (Océan Indien) est parmi les plus élevés au monde (jusqu’à 1 événement par 24 000 heures de surf) et a été multiplié par 23 sur la période 2005-2016" indique l’article publié dans la revue scientifique "Scientific report". Publiée ce 27 février, elle a été réalisée par des chercheurs de l’Université de La Réunion, en collaboration avec des experts internationaux d’Afrique du Sud et de Floride.
L’analyse indique par ailleurs que "86 % des morsures de requins sur des surfeurs" se sont produites sur la côte sous le vent. En précisant cependant qu’au cours "des trois dernières décennies, le nombre de morsures de requins non provoquées sur les humains a augmenté dans le monde entier". Une tendance à la hausse qui serait "pour partie reliée à l’augmentaton des activités récréatives, en particulier au surf". "La modélisation statistique des évènements de morsure de requin à La Réunion montre que la probabilité d’attaque est au plus haut lors du refroidissement de l’hiver austral, au cours de l’après-midi et a notablement augmenté sur le substrat corallien depuis le milieu des années 2000" en conclue le CRA (Centre de ressources et d’appui sur le risque requin).
Un augmentation "rapide"
"L’augmentation du mSBIR (taux annuel d’incidence des morsures de requins - NDLR) semble si rapide qu’elle a dépassé le taux d’adaptation des usagers de l’océan alors confrontés à un risque sans précédent de morsure de
requin, avec un pic de 5 morsures de requins en 2011" indique aussi l’étude. Cette augmentation a eu lieu sur la période entre 2005 et 2016. À noter que la fréquentation du littoral par les surfeurs a été divisée par 10 entre 2011 et 2016. Cela montre donc que le risque a fortement augmenté malgré une baisse de la fréquentation : "Cette validation scientifique permet d’identifier une tendance et une analyse différente de celle qui peut avoir lieu dans le monde selon laquelle il y a plus d’attaques parce qu’il y a plus de personnes dans l’eau" estime le CRA.
Un risque corrélé à "une plus forte occurence de requins-bouledogues durant l’hiver austral"
"Les morsures de requins ont eu lieu toute l’année à La Réunion, à l’exception de novembre et de décembre, mais elles ont été plus fréquentes en hiver (de mars à août). Ce profil saisonnier est cohérent avec les résultats d’une étude récente sur les déplacements des requins-
bouledogues dans les eaux côtières sous le vent de La Réunion. Ensemble, ces résultats suggèrent qu’un risque élevé de morsure de requin est corrélé à une plus forte occurrence de requins-bouledogues durant l’hiver austral dans cette zone." Par ailleurs, une grande partie des morsures (48 %) s’est produite sur des récifs coralliens.
Hausse de l’abondance des grands requins côtiers
L’étude souligne que d’autres facteurs liés à l’augmentation du risque incluent une hausse de l’abondance des grands requins côtiers. Les raisons peuvent être diverses : changements biophysiques des habitats marins et côtiers, qualité de l’eau, réparation et abondance des proies. Des changements d’écosystème le long de la côte ouest de La Réunion pourraient ainsi avoir créé "des conditions d’habitat plus favorables" pour les requins-bouledogues. "Les ports, canaux et émissaires construits sur la côte sous le vent au cours des 40 dernières années à La Réunion offrent des habitats potentiels pour les requins-bouledogues, y compris les juvéniles" rappelle encore l’article scientifique.

Zinfos974.com -Vendredi 2 Mars 2018 - 19:53 - A la Une ... - Critiquée pour sa gestion des filets anti-requins, l’entreprise Seanergy attaque la mairie de St-Paul

Seanergy a introduit une requête au Tribunal administratif, et réclame 750 000 euros, alors que plus de 3 millions ont déjà été dépensés pour moins de deux ans de filets à Boucan et aux Roches Noires.
Plus de 3 millions d'euros ont déjà été facturés par Seanergy pour la "création" et l'entretien des filets de protection des plages de Boucan Canot et de Roches Noires. Une somme répartie comme suit : 2 millions pour la livraison de filets brevetés de diminution du risque requins , auxquels il faut ajouter plus d'un million pour leur entretien entre décembre 2015 et novembre 2017.
Des sommes considérables que semblent au premier abord justifier la réalisation par l’entreprise d’un équipement spécifique et indispensable, ainsi que sa maintenance. La véritable histoire des filets est pourtant quelque peu différente : les tout premiers filets avaient été fabriqués par les MNS eux-mêmes à l’aide de cordages fournis par un pêcheur de Saint-Gilles. Un travail qui répondait à une demande de l’équipe municipale d’Huguette Bello, qui avait sollicité les professionnels du secours en mer en vue de sécuriser l’océan, après l'attaque mortelle du champion de body board survenue à Boucan Canot en septembre 2011.
Des filets que leurs concepteurs avaient voulu "non maillants" afin qu'ils ne soient pas des pièges mortels pour les poissons et les tortues, conformément aux exigences de la DEAL. Pour l’occasion, les MNS avaient inventé une maille carrée. Un procédé que Seanergy a plus tard repris et breveté lors de la conception des filets (presque) définitifs.
A l'occasion de l'ouverture des Zones d’expérimentation de filets (Zonex), la mairie de Saint-Paul créait en 2015 la Cellule d’intervention et de sécurisation des activités nautiques (CISAN). Une structure composée de 16 personnes, tous des scaphandriers formés spécifiquement en vue de vérifier l'état des filets au travers d’inspections bi-quotidiennes. Les formations fournies par Seanergy étaient facturées environ 12 500 euros par personne, matériel compris, un montant qui apparaît considérable, en comparaison de ceux que propose Bourbon Plongée, qui s'élèveraient à 2400 euros, auxquels il faudrait ajouter 500 euros de matériel. La CISAN épaulait Seanergy dans l'entretien des filets, ainsi que dans leur arisage lors des épisodes de houle. L’entreprise prenait deux jours pour procéder à cette opération, que la CISAN parvenait à réaliser en une seule journée…
Au final, la CISAN a estimé que Seanergy ne faisait pas franchement preuve de diligence, et en aurait alerté sa hiérarchie. Les chefs de service leur auraient alors demandé qu’une attention particulière soit portée aux devis de Seanergy afin d’obtenir des réductions. Une mission que la CISAN n’eut pas le temps de mener à bien, puisqu’elle fut dissoute en octobre 2017, quelques temps après que les devis aient été dénoncés par les équipes. Les devis jugés excessifs n’ont de leur côté pas sombré avec la structure nautique, et Zinfos en a quelques-uns en sa possession…
Le contrat avec Seanergy devait prendre fin en septembre 2016, mais avait finalement été reconduit par la mairie après une attaque de requin dans le périmètre des filets survenue le 27 août 2016. Le contrat était reconductible tous les ans pendant 4 ans. Reste que le jour de l’attaque précitée, le drapeau rouge était hissé, la CISAN ayant remarqué que le filet présentait un affaissement au niveau de la zone de courant face au poste MNS de Boucan Canot. Un affaissement récurrent d'environ 5 à 6 mètres sous la surface de l'eau, qui avait été signalé depuis février 2016 à la hiérarchie.
Des devis de maintenance du matériel présentaient des irrégularités
Selon nos sources, les devis de maintenance du matériel présentaient des irrégularités, particulièrement au niveau des cordages utilisés. Notamment, les cordages utilisés pour les réparations étaient d’une qualité inférieure à celle des filets livrés, en contradiction avec le cahier des charges qui imposait des cordages de qualité supérieure. Des réparations à l’économie qui ont alerté les membres de la CISAN, qui ont là encore fait remonter l’information à qui de droit…
La mairie a mis fin au contrat avec Seanergy en septembre 2017, avant de dissoudre la CISAN en octobre 2017. Une opération "table rase" qui n'effacera sans doute pas les irrégularités constatées, ni l'amertume des anciens membres de la CISAN. Ces derniers paient-ils leur zèle de leur personne ? De fait, bon nombre d’entre eux se retrouvent aujourd’hui en arrêt maladie et s'estiment peu écoutés par leur hiérarchie. L’entreprise Seanergy réclame de son côté 750 000 euros et a adressé en ce sens une requête au Tribunal administratif le 1er février. Une somme considérable, au vu des critiques énoncées à l’encontre des prestations de l’entreprise… et, suggèrent des sources proches du dossier, du nombre de jours pendant lesquels les filets de Seanergy ont été effectivement déployés, notamment à Boucan-Canot.
Bérénice Alaterre

par www.ipreunion.com - le 19 mars 2018 à 20:16 - 840 000 euros pour prélever des requins tigres et bouledogues

Le nouveau programme de pêche de pêche aux squales a été validé le vendredi 16 mars 2018 par l’Etat, la Région Réunion, la mairie de Saint-Paul, la mairie de Trois Bassins, la mairie de Saint-Leu, la mairie de L’Etang-Salé, la mairie de Saint-Pierre. Une enveloppe annuelle prévisionnelle de 840 000 euros sera consacrée à ces prélèvement de requins bouledogue (carcharinus leucas) et tigre (galeocerdo cuvier) mis en place dans le cadre "de la stratégie réunionnaise de réduction du risque requin, pour la sécurité des usagers de la mer et l’élargissement de l’accès à l’océan par les Réunionnais" indique le centre de ressources et d’appui sur le risque requin (Cra). C’est cette structure qui pilotera les opérations du programme de prélèvement entre 2018-2021. Les premiers engins de pêche seront déployés fin mars 2018 (Photo d’illustration)
Pour rappel, un marché public a été publié fin octobre 2017 concernant un accord cadre de six lots : pêche préventive rapprochée, pêche préventive élargie, logistique et valorisation des prélèvements, observateurs, fourniture de bouées GPS et fourniture appâts.
Les prestataires intéressés devaient faire acte de candidature et proposer leurs offres pour la fin novembre 2017. "Plusieurs commissions d’appel d’offres ont eu lieu de décembre 2017 à mars 2018 pour in fine évaluer précisément les propositions selon des critères de valeurs techniques et économiques. Un des lots a par ailleurs fait l’objet d’une nouvelle procédure de janvier à mars 2018" énupère le Cra.
"Le programme réunionnais de pêche de prévention est essentiel pour réduire le risque requin. Il s’inscrit en complémentarité des autres mesures opérationnelles : la surveillance et l’alerte du dispositif Vigies requins renforcées, les filets d’exclusion pour la baignade et/ou les activités nautiques ainsi que les dispositifs innovants en cours de validation pour sécuriser à l’avenir de nouvelles zones" estime leCra dans un communiqué.
Deux techniques seront mises en œuvre pour cibler les seuls requins dangereux évoluant aux abords des zones d’activités nautiques et de baignade. A savoir la palangre verticale munie d’un dispositif d’alerte de capture (Pavac), en bande côtière sur des fonds de 30 mètres de profondeur maximum (pêche préventive rapprochée), munie d’un hameçon et la palangre horizontale de fond (PHF), plus au large et sur des fonds jusqu’à 70 mètres de profondeur (pêche préventive élargie), équipée de 25 à 50 hameçons.
"Le déploiement se fera dans les zones autorisées à la pêche professionnelle, pour moitié en dehors mais également au sein de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion" note le Cra.
Les principes de ce programme rénové de pêche de prévention ciblée comprend notamment un encadrement par des protocoles "rigoureux" de pêche pilotés par un coordinateur scientifique au sein du CRA, "afin d’évaluer régulièrement l’efficacité du programme sur la base d’indicateurs concernant notamment la densité de population de ces requins près des côtes". L’amélioration du ciblage et de la survie des prises accessoires "par une meilleure adaptation aux sites et aux horaires de déploiement, par une évolution des pratiques et une intervention en moins de deux heures sur site" est également prévue.
Une analyse des techniques mobilisées et des conditions environnementales, un contrôle des prestataires, une intégration du dispositif post-attaque mis en œuvre par le Cra et la pêche de requins bouledogue juvéniles, notamment au droit des embouchures de l’Etang de Saint-Paul et de l’Etang du Gol, complètent les mesures. "Une information régulière sera diffusée aux Réunionnais" termine le Cra.                         www.ipreunion.com

par www.ipreunion.com - le 17 avril 2018 à 14:30 - "Vigie requins" peut-être bientôt opérationnel aux Roches Noires et à Boucan canot

La ville de Saint-Paul a tenu une réunion sur la réduction du risque requin ce mardi 17 avril 2018. À cette occasion, la mairie a rencontré la ligue réunionnaise de surf en présence d’une délégation de l’Assemblée Nationale des élus délégués au sport. L’objectif de cette réunion était double. Il s’agissait de faire une mise au point sur la réduction du risque requin et de transmettre aux élus les attentes des professionnels du surf concernant la pratique de leur activité aux Roches Noires. Pour le président de la ligue réunionnaise de surf, Eric Sparton, "le disposition vigie requin fonctionne bien depuis deux ans, on attend qu’il soit étendu au site des Roches Noires, car c’est un spot d’apprentissage incontournable pour les écoles de surf". La commune de Saint-Paul dit avoir entendu les propositions de la ligue de surf. Elle travaille sur le cadre administratif à donner au dispositif "Vigies requins" pour qu’il soit étendu aux plages des Roches Noires et de Boucan Canot.
Pour Eric Sparton, le président de la ligue réunionnaise de surf,"vigie requin renforcé fonctionne très bien depuis 2 ans. Cette solution devait être provisoire avec des filets anti requins ". Le surf est pratiqué 5 jours sur 7. Le président de la ligue surf souhaitait que le site des Roches Noires soit de nouveau accessible aux écoles de surf car ce spot est un site de pratique et d’apprentissage du surf pour les écoles.
La mairie de Saint-Paul a expliqué " les vigies requin seront un corps de métier à part entière et elles seront renforcées ". Pour la mairie, " on ne parle pas d’une mise en place immédiate de l’extension de la vigie requin aux Roches Noires, car pour l’instant, les choses sont encore à l’étude ". La mairie attend que l’ensemble des démarches administratives dans ce sens soient " ficelées et finalisées ". Pour l’élu délégué au sport, Thierry Martineau, " on peut espérer que d’ici la fin de l’année, ce dispositif "vigie requin renforcée" soit effectif sur les plages de Boucan et des Roches Noires avec des créneaux horaires adaptés en fonction des niveaux des surfeurs des spots dédiés ".
Les propositions faites par la ligue réunionnaise de surf ont été entendues par la mairie qui travaille sur le cadre administratif à donner aux vigies. Des concertations sont encore à prévoir entre les différents partenaires et cofinanceurs pour l’aboutissement de ces projets.

par www.ipreunion.com - le 19 avril 2018 à 16:30 - Le risque requin s’accroît avec l’hiver austral

Ce jeudi 19 avril 2018, le CRA (Centre de Ressources et d’Appui pour la réduction du risque requin) a appelé à la plus grande prudence face à l’arrivée de l’hiver austral. Durant cette période, le risque d’attaques de requin est accru. Nous publions leur communiqué ci-dessous.
Pour la sécurité des pratiquants d’activités nautiques et des baigneurs, le Centre de Ressources et d’Appui pour la réduction du risque requin appelle à la plus grande prudence avec l’arrivée des houles australes.
En effet, même si les attaques de requins ont lieu toute l’année à La Réunion, la majorité d’entre-elles est associée à la période de refroidissement saisonnier de la température de l’eau de mer (cf. étude Lagabrielle et al., 2018). Ainsi, de 1988 à 2016, plus de la moitié (53%) des attaques sont survenues entre les mois de mai et d’août.
Ce profil saisonnier est cohérent avec les résultats d’une autre étude liée au programme CHARC 2012-2015 (cf. étude Blaison et al., 2015) sur les déplacements des requins bouledogue dans les eaux côtières ouest et sud de l’île de La Réunion. Cette étude a montré une fréquentation plus importante par ces requins des zones proches des côtes en hiver austral.
Après chaque épisode de houles, la turbidité de fonds est par ailleurs importante les jours suivants ce qui constitue un facteur aggravant pour le niveau de risque.
L’ensemble de ces éléments indiquent un risque plus élevé d’attaques de requin, en particulier des requins bouledogue, sur les côtes ouest et sud de l’île, d’ici à l’arrivée de l’été austral.

par www.ipreunion.com - le 22 avril 2018 à 12:59 - Vigie requins renforcée : l’océan accessible à tous ce dimanche

Ce week-end se déroule la manifestation sportive organisée par l’Association Elio Canestri, le "Elio surf Challenge". La journée de samedi 21 avril 2018 a rencontré un grand succès auprès du public qui a profité des nombreuses activités nautiques proposées sur la plage des Brisants. Pour cette journée du dimanche 22 avril, la vigie requins renforcée sera déployée pour permettre à tous de profiter de l’océan. Les animations se poursuivent. (image et vidéos Association Elio Canestri)
Pour cette deuxième journée de l’Elio surf challenge, la Vigie requins renforcée (VRR) sera exceptionnellement accessible à tous ce dimanche. Le grand public pourrra profiter de l’océan en toute sécurité.

par www.ipreunion.com - le 10 mai 2018 à 02:57 - Roches noires - Un sonar pour éviter les attaques de squales

Depuis ce mardi 8 mai 2018, le centre de ressources et d’appui (CRA) sur le risque requin teste un sonar sur le spot de Roches Noires (Saint-Gilles). Les tests sont réalisés avec des apnéistes afin d’évaluer la capacité du système à surveiller le site afin de prévenir les attaques de requins. D’autres déploiements de cet équipement sont "prévus sur plusieurs sites toute la semaine en fonction de la météo" indique le CRA.

par www.ipreunion.com - le 13 mai 2018 à 14:39 - Les Brisants : un requin bouledogue a été observé

Selon une information du Centre de ressources et d’appui (CRA), vers 13h30 ce dimanche 13 mai 2018 après-midi, un requin bouledogue a été observé par le dispositif vigies requins renforcées du côté des Brisants.

par www.ipreunion.com - le 21 juin 2018 à 09:32 - Saint-Gilles : un requin tigre pêché à 25 mètres des côtes cette nuit

Dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 juin 2018, un requin tigre a été péché aux Roches Noires à 25 mètres de la côte. Le squale de 4 mètres pèserait entre 300 et 350 kg selon une information de la page Facebook "Rokin la kour". Les photos proviennent de la page de Thierry Canestri.

par www.ipreunion.com - le 17 juillet 2018 à 03:00 - Commercialiser la chair de requin : le débat est (re)lancé

La semaine dernière, plusieurs associations ont profité de la venue du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert, pour l’interpeller sur la question de la commercialisation de la chair de requin, interdite depuis 1999. Pour Jean-François Nativel, président d’Océan Prévention Réunion, lever l’interdiction de commercialiser la viande de squale pourrait aider La Réunion à "sortir de la crise requin". Une proposition inenvisageable selon le ministre qui a affirmé que la consommation de requin présentait toujours un risque sanitaire. A savoir la ciguatera, cette intoxication causée par les toxines présentes dans la chair de requin. Le président du Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM) de La Réunion a accepté de réagir. "Tout le monde mange du requin (...) dites-moi combien de personnes sont rentrées aux urgences avec la ciguatera ?" s’interroge-t-il, sceptique.
Selon les associations, l’interdiction de la commercialisation de la chair des requins côtiers tigre et bouledogue "fait partie des derniers verrous susceptibles de pouvoir aider notre île à sortir de la crise requin".
Dans une lettre ouverte rédigée à l'attention du ministre Stéphane Travert, les organismes précisent pourquoi lever cette interdiction semble important : "La levée (même partielle ou sous condition) de cette interdiction de commercialisation est au cœur du vif débat puisque les requins péchés sont brûlés, et que leur mort est considérée comme un sacrifice inutile, sur l’autel de loisirs présentés comme +futiles+ (...) La reprise de la commercialisation apparaît donc comme un élément central pour pacifier le débat".
Autre argument : "L’interdiction de commercialisation instaurée en 1999 a conduit les pêcheurs à cesser de prélever ces espèces côtières puisqu’il n’y avait plus de débouchés économiques pour eux. Actuellement l’effort de pêche financé par l’État coûte très cher avec une efficacité relative, ce qui laisse planer une menace sur sa pérennisation. Cette pression ciblée et localisée doit impérativement être complétée par la petite pêche traditionnelle afin de pouvoir rétablir une pression territoriale sur ces prédateurs. La levée de l’interdiction de commercialisation apparaît donc comme primordiale pour espérer une efficacité de la politique publique préventive engagée."
"Les requins sont consommés et appréciés par les Réunionnais"
De plus, "l'interdiction de commercialisation ne vaut pas interdiction de consommation rappellent les associations. Les requins côtiers péchés occasionnellement sur nos côtes en dehors du programme officiel, Caprequin, sont consommés et appréciés par les Réunionnais. D’ailleurs, les différents recherches menées ces dernières années localement, sur plus d’une centaine de spécimens, n’ont pas permis de mettre en évidence un réel risque sanitaire."
Pour appuyer leur reflexion, elles ont précisé : "La Réunion est le seul endroit de la planète où la commercialisation de la chair des requins tigre et bouledogue restentinterdites, et cela même alors que nous sommes un des foyers les plus faibles en ciguatera, du fait de notre très faible développement récifal."
"(...) Nous demandons désormais aux politiques de prendre leurs responsabilités, et de mettre en œuvre les alternatives pragmatiques qui permettront de sortir de cette impasse dans les plus brefs délais"
"Un risque sur la santé" selon le ministre de l'Agriculture
Au lendemain de sa rencontre avec les associations, jeudi 12 juillet 2018, le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a assuré que la consommation de chair de requin présentait encore un "risque sur la santé". La commercialisation ne serait donc pas pour tout de suite. Regardez :
"Tout le monde mange du requin"
Pour Bertrand Baillif, président du CRPMEM de La Réunion, "tout le monde mange du requin". Selon lui, il faudrait mettre un plan de gestion en place pour autoriser la vente et l'achat de requins tigres et bouledogues durant certaines périodes, comme en janvier et en juillet par exemple.
"Je pense que l'Etat doit prendre en considération les gens qui connaissent réellement le métier" a conclu Bertrand Baillif.     sw/www.ipreunion.com

par www.ipreunion.com - le 20 juillet 2018 à 02:58 - Un seul requin capturé en deux semaines

Dans son dernier bulletin, le Centre de ressources et d’appui (CRA) sur le risque requin a déclaré avoir pêché un seul requin tigre du 24 juin au 7 juillet 2018. Pour cause, "les conditions météorologiques hivernales ont totalement empêché le déploiement des opérations de pêche à Saint-Pierre pendant toute la quinzaine et limité les opérations au nord de la côte ouest".
Un seul requin tigre a été capturé en Baie de Saint-Paul indique le CRA.
Selon les spécialistes, "la température élevée de l’eau pour la saison (refroidissement tardif) pourrait expliquer l’absence de captures de requins bouledogue dans cette zone en cette période de l’année".
Six "espèces accessoires"
En plus du requin tigre,une femelle de 3,51 mètres, les pêcheurs du programme ont capturé six "espèces accessoires" qui ont pu être récupérées vivantes et "relâchées dans des conditions propices à leur survie à long terme (rapidité d’exécution et ré-oxygénation)".
Les voici :
- 2 carangues gros-tête à Saint-Leu - 1 croissant queue jaune à Saint-Leu - 1 thon dents de chien à Saint-Gilles - 1 raie aigle à Saint-Gilles - 1 grande raie guitare à Saint-Leu
Aucun requin bouledogue capturé
Dans sa synthèse, le CRA déclare : " Le déploiement progressif de l’effort de pêche dans une phase de démarrage, qui plus est ralenti par l’arrivée du premier front froid, de la première grosse houle australe et de la tempête Fakir, n’a pas permis d’obtenir de résultats très significatifs en termes de captures de requins ciblés (aucun requin bouledogue capturé).
(...) La totalité du matériel de pêche et de communication, est en cours d’acquisition, afin de permettre aux pêcheurs de déployer un effort de pêche plus conséquent dans les prochaines semaines".

Zinfos974 - Lundi 20 Août 2018 - 16:17 - Société - Un requin juvénile de 1,15m capturé dans le port de St-Gilles

Un requin juvénile d'1,15m environ a été pêché cet après-midi peu avant 15h dans le port de Saint-Gilles par les pêcheurs du Programme réunionnais de pêche de prévention requin.
Une opération qui a débuté à 12h30 sous l'égide du coordinateur des pêches, du coordinateur scientifique du Centre de ressources et d'appui sur le risque requin (CRA), en partenariat avec l'aquarium et les exploitants du port de Saint-Gilles.
Plusieurs pans de filets ont été déposés par les pêcheurs pour ratisser le bassin et permettre la capture du squale.
"La gestion des entrées et sorties des bateaux de plongée et plaisanciers a été accompagnée avec succès", écrit le CRA sur sa page Facebook.      NP

par www.ipreunion.com - le 13 août 2018 à 16:33 - Saint-Gilles - Trois requins dans le port, baignade interdite à Roches Noires

Un pêcheur professionnel a observé trois requins en chasse dans le port de plaisance de Saint-Gilles-les-Bains près de l’aquarium ce lundi 13 août 2018. "La baignade a été interdite sur la plage des Roches Noires cet après-midi" annonce la mairie de Saint-Paul ce lundi après-midi. Les maîtres nageurs sauveteurs (MNS) du site ont hissé la flamme rouge "risque requin" et les filets ont aussi été remontés.
Les MNS ont été informés de la situation par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de La Réunion (CROSS) qui a immédiatement relayé l'information auprès du Centre de ressources et d’appui sur le risque requin (CRA).
"Le CRA envisage de mener une action de pêche ciblée aux abords du port, et si nécessaire dans l'enceinte portuaire, dans les prochains jours" précise la mairie de Saint-Paul. - www.ipreunion.com


Zinfos974.com - Mardi 14 Août 2018 - 14:12 - A la Une ... - Requins: Des hameçons déployés dans l'enceinte du Port de St-Gilles ? -

Alors que la présence de trois requins a été signalée dans le port de Saint-Gilles, une opération de pêche sera menée dans le secteur.
"Cette pêche entre dans le cadre habituel du programme de capture Caprequin en place depuis des mois et ouvert tous les jours de la semaine", indique le CRA (centre de ressource et d'appui sur le risque requin), précisant que si les appareils de pêche seront déployés à Saint-Gilles, il n'est pas encore décidé si les hameçons seront déployés directement dans le port.
Du côté des pêcheurs et usagers, certains affirment avoir vu des squales dans l'enceinte du Port, d'autres sont perplexes, doutant de la véracité de certaines déclarations.
"La semaine passée, je pêchais avec un dalon, plusieurs fois il y en a un qui a sauté devant nous", explique Salom, soulignant que certaines personnes n'hésitent pas à se mettre à l'eau à cet endroit : "Régulièrement, il y a des petits jeunes qui s'amusent et sautent". Si plusieurs requins ont été signalés, un autre habitué pense qu'il pourrait s'agir du même. "La taille n'est pas toujours facile à évaluer quand on est loin".
"Je suis tous les jours sous l'eau, j'ai vu un requin en quinze ans. Ils s'approchent dans certaines conditions des côtes, par exemple quand il pleut beaucoup", commente de son côté Philippe Saunier, plongeur. "On en a entendu parler, mais nous n'en avons pas vu", confient d'autres usagers.

par www.ipreunion.com - le 4 septembre 2018 à 05:52 - Requins - La carte des opérations de pêche en temps réel est en ligne

Une carte indiquant en temps réel la position des engins de "capture ciblée" des requins tigre et bouledogue a été mise en ligne ce lundi 3 septembre 2018 par le centre de ressources et d’appui sur le risque requin. "Sur cette carte, les usagers de la mer à La Réunion peuvent retrouver les positions et heures de déploiement des engins de pêche (notamment le dispositif d’alerte de capture, PAVAC - ndlr) en temps réel, avec une persistance d’affichage de 3 et 6 heures respectivement après leur relève, ainsi que les captures ciblées (requins tigre et bouledogue) jusqu’à 5 jours après leur capture" précise le CRA réduction du risque requin.
"Les informations de poses, relèves et captures sont transmises en temps réel par les pêcheurs au moyen d’une application Androïd dédiée au programme. Elles sont vérifiées par le CRA, et si problème technique, éventuellement corrigées dans un délai le plus court possible" souligne le CRA réduction du risque requin

 par www.ipreunion.com - le 28 septembre 2018 à 07:21 -Deux requins pêchés à Saint-Gilles et Saint Leu et un appât mordu face au spot de Trois-Bassins

Attention, la présence de requins se confirme sur la côte ouest, des pêches ciblées ont été réalisées dans la nuit, entre jeudi 27 et vendredi 28 septembre. Un requin Bouledogue de 2,80 mètres a été prélevé à Saint-Gilles hier vers 18h30 et un tigre de 4 mètres a été pêché à Saint-Leu dans la nuit. Un appât a également été mordu face au spot de Trois-Bassins.

par www.ipreunion.com - le 10 octobre 2018 à 14:16 - Deux requins tigres prélevés

Deux requins tigres ont été prélevés ce mercredi 10 octobre 2018. Le premier, un squale de 2,40 mètres, a été pêché aux alentours de 5h du matin au large de Saint-Paul, le second, un peu plus petit avec ses 2 mètres au niveau de Saint-Gilles les Bains vers Saint-Gilles les Bains. Ces captures entrent dans le cadre du programme réunionnais de pêche préventive du Centre de Ressource et d’Appui sur le risque requin 2018-2021.

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