LE RISQUE REQUIN 2019

retour à risque requins 2013

   

par www.ipreunion.com - le 7 février 2019 à 12:41 - La préfecture confirme - C’est bien un requin bouledogue qui a tué le pêcheur de bichiques.

C’est bien un requin bouledogue de 2m40 mètres qui a mortellement attaqué le pêcheur de bichiques Floris Huet ce mercredi 30 janvier 2019 à l’embouchure de la rivière de l’Est et de l’océan, indique la préfecture dans un communiqué. "Les actions engagées dans le cadre du protocole post-attaque ont permis la capture d’un requin tigre de trois mètres le 1er février à 04h35 à l’embouchure de la rivière" rappelle la préfecture dont nous publions le communiqué ci-dessous
"Suite à l’attaque mortelle d’un requin à Sainte-Rose le 30 janvier, plusieurs actions ont été engagées dans le cadre du protocole post-attaque déclenché par le préfet de La réunion.
Tout d’abord des examens complémentaires ont été réalisés le 1er février, qui ont permis de confirmer qu’un requin bouledogue d’une taille de 2,40 m était responsable de cette attaque. Une fiche d’analyse des circonstances précises de cette attaque a été rédigée par le centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA). Cette fiche est consultable sur le site internet www.info-requin.re.
Parallèlement, la procédure de pêche post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin, déclenchée par le préfet de La Réunion le 30 janvier, a pris fin le 2 février au terme de 72 heures d’opérations. Dans ce cadre, un requin tigre mâle de 3 mètres a ainsi été capturé le 1er février à 04h35 à l’embouchure de la Rivière de l’Est.
Il est rappelé que le dispositif post-attaque a été élaboré en concertation avec les acteurs impliqués dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin. Ce dispositif s’inscrit dans une démarche sélective, visant exclusivement les espèces de requins potentiellement dangereuses pour l’homme (requin tigre et requin bouledogue).
Des actions de prévention seront menées courant février par les services de l’État compétents, avec l’appui du centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA), vers les pêcheurs de bichiques en mer. Le détail de ces actions sera communiqué ultérieurement.
Le Préfet rappelle que La Réunion demeure exposée au risque requin. La plus grande prudence s’impose donc aux différents usagers de la mer pour limiter les risques d’accident".

Clicanoo - 30 jan 2019, 10h17 20 - Sainte-Rose : l'homme attaqué par un requin est décédé - Par Johanne Chung

Un homme a été gravement blessé ce mercredi matin à Sainte-Rose, dans une attaque de requin, vers l'embouchure de la rivière de l'Est. La victime a eu la jambe arrachée par le squale, mais a malgré tout réussi à sortir de l'eau dans un premier temps.
Les secours arrivent à l'instant sur place. Malheureusement, l'homme est décédé quelques instants plus tard.
On ignore pour l'instant les circonstances dans lesquelles est survenue cette nouvelle attaque. La victime serait un pêcheur de bichiques.
La dernière attaque de requin à Sainte-Rose remonte au 11 novembre 2011 au large de l'Anse des Cascades. Il s'agissait d'un pêcheur apnéiste, qui avait été amputé de ses orteils.
L'année 2018 est restée vierge d'attaques de squales. La dernière attaque en date remonte au 18 juin 2017, aux Roches Noires où un bodyboardeur avait été légèrement blessé. Mais le 29 avril de la même année, Adrien Dubosc, un bodyboarder de 29 ans, avait été mortellement attaqué par un requin au niveau de la Pointe au Sel.

Zinfos974.com - Lundi 25 Février 2019 - 12:10 - Barrière anti-requins : "Ceux qui l’ont déployée à La Réunion n’ont pas l’expérience requise"

Le Centre de ressources et d’appui sur le risque requin (CRA) teste depuis trois semaines la SharkSafe Barrier : une barrière capable de repousser les squales, toujours en phase d’expérimentation, et apportée sur l’île par deux scientifiques Sud Africains. De quoi surprendre l’inventeur de ce dispositif, le célèbre biologiste marin Craig O’connell, qui indique sur facebook n'avoir jamais donné l’autorisation de déployer sa barrière à La Réunion. Une publication qui interpelle le CRA.
"Je suis très heureux de voir mon invention, la SharkSafe Barrier, déployée à La Réunion. Je suis néanmoins un peu choqué, car en tant que chercheur principal sur ce projet, je n’étais pas au courant", explique Craig O’Connell, l’inventeur de la barrière anti-requin, sur sa page facebook.
"Je suis étonné de voir que l’équipe de chercheurs de l’université de Stellenbosch (Afrique du Sud) déploie actuellement mon invention sans ma permission, sans m’en avoir informé, et c’est assez triste de l’apprendre par la presse !" écrit le biologiste.
Si Craig O’Connell a bien apporté son invention en Afrique du Sud pour la tester sur de grands requins dans le cadre de son doctorat; c’est aux Bahamas qu'il a d’abord développé la SharkSafe Barrier en 2006, contrairement à ce qu’indiquent certains médias. L’Américain craint de voir ce genre d’erreurs tromper le public sur "l’utilité et la sécurité" de la barrière :
"D’autant que ceux qui ont déployé le dispositif à La Réunion n’ont pas l’expérience ni les connaissances en sciences comportementales nécessaires pour vraiment comprendre les fonctionnalités de la barrière", explique le biologiste marin, sans préciser s’il parle ici des scientifiques du CRA ou de ses collaborateurs sud-africains …
Depuis, Craig O'Connell et le centre de ressources et d'appui sur le risque requin sont entrés en contact. Le CRA dit regretter "le manque de communication entre les inventeurs et les porteurs de ce dispositif innovant, et prometteur pour la réduction du risque requin à La Réunion" , mais indique d'autre part que l'université de Stellenboch, d'où viennent les scientifiques sud-africains, est détentrice du brevet d'exploitation de la barrière. Son équipe devrait donc pouvoir la déployer où bon lui semble.
La barrière est actuellement testée en Baie de Saint-Paul et à l’Étang-Salé. L’appareil est constitué de tuyaux de PVC remplis d’aimants très puissants qui brouillent le "sixième sens" des requins : l’ampoule de Lorenzi, sensible au champs magnétiques, qui leur permet de localiser leurs proies.
À un mètre de la barrière, les squales perdent l’usage de ce sens et prennent alors la fuite. Des caméras ont été placées sur les deux zones de tests, afin de filmer ces interactions avec les requins. Le CRA vise 20 interactions par espèce de requins dangereux, avant de conclure quant à l'efficacité du dispositif sur les tigres et les bouledogues.
Si les tests s'avèrent concluants, le Sharksafe Barrier pourrait être installé à Boucan Canot, aux Roches Noires, à Saint-Leu, L'Etang-Salé, voire à Trois-Bassins. Reste à savoir si l'Etat financera cette barrière magnétique, dont le coût est un peu supérieur à celui de filets, mais dont les scientifiques sud-africains affirment qu'il serait amorti en 5 ans, du fait de sa robustesse et du faible coût de maintenance. Charlotte Molina

par www.ipreunion.com - le 8 février 2019 à 12:05 - Le dispositif est en test - Saint-Paul et Etang-Salé : des ondes électromagnétiques pour repousser les requins

Utilisant la technologie "SharkSafe Barrier" un nouveau dispositif de lutte contre les squales est en test en baie de Saint-Paul et au large de la plage de l’Etang Salé, a indiqué le centre de ressources et d’appui (CRA) de réduction du risque requin ce vendredi 8 février 2019. Installés dans l’eau, les appareils émettent des ondes électromagnétiques qui repoussent les squales. Le dispositif a déjà été testé avec succès en Afrique du Sud.
La technologie "SharkSafe Barrier" repose sur une combinaison de 2 dispositifs de protection : une barrière visuelle et physique consolidée par un système de dissuasion utilisant une barrière magnétique. "L’ensemble constitue une solution prometteuse pour la réduction du risque requin à La Réunion" indique le centre de ressources et d'appui.
Elaboré en Afrique du Sud, le dispositif a été en test dans ce pays pendant 5 ans. Au cours de cette période " il y a eu 125 interactions avec des requins" informe le CRA. Ce qui est plutôt satisfaisant. Un bémol toutefois, les squales repoussés étaient des grands blanc "or, ici à La Réunion ce sont les bouledogues et les tigres que nous cherchons à éloigner" souligne le CRA
D'où l'intéret des essais qui ont démarré il y a quelques semaines en Baie de Saint-Paul, pour les test d’exclusion et à L’Etang-Salé pour les tests de robustesse serviront ainsi à déterminer si le dispositif est efficace sur les squales évoluant autour de La Réunion.
Les objectifs des tests à La Réunion sont "de confirmer les effets d’exclusion et de répulsion du dispositif sur les requins bouledogue et tigre dans les conditions locales et dans le but d’un déploiement opérationnel ; de s’assurer de la robustesse du dispositif dans nos conditions de mer forte (houles australes et cycloniques) et sur différents types de fonds" précise le le centre de ressources et d'appui qui "espère des interactions avec 20 requins bouledogues et avec 20 requins tigres."
Le CRA dit vouloir apporter des "garanties techniques sur le dispositif de protection" ainsi que des "garanties économiques en termes de cots d’investissement et de maintenance et des garanties juridiques par le biais d’une publication scientifique". L'idée est de "permettre aux collectivités locales et autres porteurs de projets de disposer d’une solution opérationnelle rapidement mobilisable" dit encore le centre de ressources et d'appui.
Le dispositif a été mis à la disposition du CRA par ses concepteurs pour deux ans. Le cot des tests n'a pas été rendu public.     

Zinfos974.com - Samedi 2 Février 2019 - 09:17 Attaque requin: Un dispositif pour repousser les requins des planches des surfeurs

A quelques jours seulement de l'attaque mortelle à Sainte-Rose du pêcheur Floris Huet, Dave Smith, un Australien de passage à la Réunion a présenté une nouvelle version du 'repla'. C'est un dispositif de répulsion magnétique contre les requins.
Une première version avait vu le jour en 2012. Mais cette dernière "utilise des électrodes plus puissantes et des fréquences d'utilisation plus basses", explique le Quotidien.
Contrairement aux autres dispositifs, celui-ci se place directement sur les planches des surfeurs. Il a "une autonomie de six heures et se recharge en trois heures", précise de nouveau le journal.
Commercialisé, il a, pour l'heure, notamment été testé aves les requins blancs dans les eaux australiennes. Son concepteur ajoute que des premiers tests ont été réalisés sur des requins-tigres, mais pas encore bouledogues.
Présenté devant une centaine de surfeurs, le dispositif a surtout été testé par le CRA ce vendredi à Trois-Bassins. Charline Bakowski

Zinfos974.com - Vendredi 8 Mars 2019 - 08:566 - A la Une - Requins: Le préfet facilite leur pêche dans la Réserve marine

Le préfet de La Réunion, Amaury de St-Quentin, a autorisé, dans une note délivrée le 15 février dernier, le prélèvement de requins-tigres et bouledogues en zone de protection renforcée de premier niveau (2A) nous apprend ce vendredi Le Quotidien.
Le représentant de l'État s'est basé pour cela sur les observations "confirmées" par le Centre de ressources (Cra).
"Amaury de Saint-Quentin note ainsi dans son arrêté du 15 février que 8 des 17 attaques ayant fait des victimes, depuis 2011, se sont déroulées en zone de protection 2A de la réserve", rappelle Le Quotidien.
Comme l'écrit le média du Chaudron, seule la zone générale de la Réserve marine était concernée par des prélèvements, "excepté dans le cadre du protocole post-attaque, limité à 72 heures". La pêche en zone 2B, à savoir en zone de protection intégrale, reste interdite.
Grâce à cette nouvelle mesure, une opération de pêche sera organisée pendant 72 heures après une observation signalée au Cross ou Cra. Seuls les pêcheurs mandatés par le Cra seront autorisés à participer à ces pêches.      NP

Zinfos974.com - Mardi 30 Avril 2019 - 08:54 - A la Une .. Détecter les requins et prévenir des attaques: Une nouvelle technologie testée sur la Gauche de St-Leu

Testé l’année dernière en baie de St-Paul, le sonar iXblue de SeapiX revient pour réduire le risque requin sur la gauche de St-Leu. Le dispositif qui vise à prévenir les attaques, présenté ce lundi, sera expérimenté durant 4 mois. L’association Leu Tropical Surf Team fonde de grands espoirs dans cette technologie innovante.
Utilisé par les professionnels de la pêche, le sonar Seapix comme moyen de détection des requins est une première mondiale à La Réunion amené à être déployé si l’expérimentation fonctionne
Connu mondialement pour sa déferlante à gauche, c’est sur le spot de surf de St-Leu, interdit aux activités nautiques depuis 2013, que va se poursuivre l’expérimentation du sonar SeapiX menée par le Centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA). Le dispositif a été installé en mer vendredi dernier.
Il avait déjà fait l’objet d’une première phase de test en mai dernier dans des conditions optimales en baie de St-Paul et donné des résultats satisfaisants, a jugé le CRA malgré des difficultés de détection en zone récifale. "Installé sur un trépied au fond de la mer, à 100 mètres du rivage, le sonar SeapiX 3D a pu détecter lors de la première phase tests, un jeune requin-tigre de plus de 2m à 160 mètres de distance", indique Eric Chateauminois, directeur opérationnel du CRA.
Cette deuxième phase de test de 4 mois aura ainsi pour objectif d’évaluer le système dans une configuration réelle avec de faux requins. "Un travail doit être mené pour soustraire le paysage récifal ou encore identifier les sillages d’un bateau". Un moyen de détection non invasif des requins sur une distance pouvant aller jusqu’à 300 m, là où d’autres technologies n’ont finalement pas fait leurs preuves. "Le premier sonar n’avait qu’une portée de 15 mètres, le ballon à hélium et les drones n’ont pas non plus tenu leurs promesses", rappelle Christophe Mulquin, élu en charge des activités nautiques à la mairie de St-Leu.
Gilbert Pouzet, président du Leu Tropical Surf Team qui porte le projet "à bout de bras" espère "des résultats probants d’ici la fin de l’année".
"Il ne s’agit pas de crier victoire mais d’informer sur le travail mené pour réduire le risque requin", relativise l’édile Bruno Domen. "Cette avancée n’exclut pas de respecter les conditions climatiques pour aller surfer".
Si les tests s’avèrent concluants, le sonar SeapiX viendra intégrer la boîte à outils fiabilisés par le CRA dans laquelle il n’aura qu’à piocher en fonction des situations. Sur le spot de la Gauche de St-Leu, il pourrait compléter le dispositif avec l’utilisation de drones, caméras sous-marines ou vigies pour un coût de fonctionnement estimé à 350 000 euros par an. L’investissement la première année s’élèverait à 700 000 euros sur des fonds sollicités auprès de la Région, l’Etat, le TCO et la mairie.            PB

par www.ipreunion.com - le 9 mai 2019 à 16:54 - 24ème attaque de squale depuis 2011 - Saint-Leu : La jambe arrachée par un requin, le corps d’un surfeur est introuvable

En milieu d’après-midi ce jeudi 9 mai 2019, un surfeur a eu la jambe arrachée par un requin à Saint-Leu au niveau du spot de surf. Seule sa planche a été retrouvée. Il s’agit de la deuxième attaque cette année. Plus d’informations à venir, suivez notre LIVE.
Il s'agit de la deuxième attaque cette année. Le 30 janvier, un pêcheur de bichique, âgé de 41 ans a été attaqué à Sainte-Rose au niveau de l'embouchure de la Rivière de l'Est par un requin bouledogue. La jambe gauche arrachée, il n'avait pas survécu, malgré les premiers soins prodigués par ses campagnons.

à 16H59 Bonjour bonjour,
Nouvelle attaque de requin ce jeudi 9 mai 2019, un surfeur a eu la jambe arrachée. Le reste de son corps est pour le moment introuvable.
Le drame s'est produit à Saint-Leu, au niveau du Spot de Surf.

• Mercredi 30 janvier 2019 : Un pêcheur de bichique, âgé de 41 ans a été attaqué à Sainte-Rose au niveau de l'embouchure de la Rivière de l'Est. Sa jambe gauche arrachée, il n'a pas survécu, malgré les premiers soins prodigués par ses campagnons.
• Dimanche 18 juin 2017 : Aux Roches Noire à Saint-Gilles, un bodyboardeur âgé de 34 ans a été déséquilibré par la charge d'un squale et s'est blessé légèrement dans le dos.
• Samedi 27 avril 2017 : Adrien Dubosc, 30 ans, a été attaqué alors qu'il était en session de bodyboard. Malgré une heure de massage cardiaque effectuée par les secours, le jeune homme n'a pas survécu.
• Mardi 21 février 2017 : Alexandre Naussac, 26 ans, est tué par un requin à l'embouchure de la rivière du Mât (Saint-André) alors qu'il était en pleine session de bodyboard en compagnie de plusieurs amis.
• Samedi 27 août 2016 : Laurent Chardard est happé par un squale alors qu'il pratiquait le bodybord à Boucan. Il survit mais il a le bras droit et la cheville droite arrachée
• Mercredi 22 juillet 2015 : un homme est attaqué à Saint-Leu. Grièvement mordu au bras droit, il sera ensuite amputé.
• Lundi 1er juin 2015 : un surfeur confirmé de 47 ans, Eddy Chaussalet, est sévèrement attaqué alors qu'il s'apprêtait à entrer à l'eau, au niveau du Port. Il a été grièvement mordu au bras gauche.
• Dimanche 12 avril 2015 : un adolescent de 13 ans, Élio Canestri, est mortellement attaqué alors qu'il pratiquait son sport sur le spot des Aigrettes (Saint-Gilles) en compagnie de 6 autres jeunes surfeurs du pôle espoir. Sa mort provoquera une grande vague d'émotion et de colère • Samedi 14 février 2015 : Talon Bishop, jeune baigneuse de 22 ans est happée par un requin alors qu'elle est très près du rivage à Pont Mulla (Etang-Salé). Gravement mordue à une jambe, elle décède à l'hôpital
• Mardi 22 juillet 2014 : à Saint-Leu, Vincent, un surfeur de 51 ans est sévèrement mordu au mollet et au poignet droits. Il est secouru à temps.
• Samedi 26 octobre 2013 : Tanguy, 23 ans, est attaqué par un squale alors qu'il se trouve non loin du bord au lieu-dit le Tournant dans le secteur de Pont Mula à l'Etang-Salé. Il a eu la jambe droite sectionnée au niveau de la cuisse. Il a survécu
• Lundi 15 juillet 2013 : une jeune fille de 15 ans est tuée par un requin au niveau du cimetière marin en baie de Saint-Paul alors qu'elle se trouvait avec sa sœur à 5 mètres du bord. Pour la première fois, c'est une baigneuse qui est attaquée
• Mercredi 8 mai 2013 : Stéphane Berhamel, un touriste métropolitain de 36 ans en voyage de noces est attaqué et tué alors qu'il pratique du bodyboard sur le spot des Brisants (Saint-Gilles)
• 23 avril 2013 : un jeune surfeur de 20 ans est chargé par un squale sur le spot de la jetée à Saint-Pierre. Il n'a pas été blessé.
• Dimanche 5 août 2012 : le surfeur Fabien Bujon était attaqué par un squale sur le spot de Saint-Leu. Il a survécu, mais l'animal est parvenu à lui arracher la main et le pied droits.
• Lundi 23 juillet 2012 : Alexandre Rassiga, 21 ans, est tué par un squale alors qu'il surfe sur le spot de Trois Bassins.
• Lundi 5 mars 2012 : Gérard Itéma, un bodyboarder de 31 ans, est attaqué aux abords du Port de la marine de Saint-Benoît vers 14 heures 30. Sa planche est mordue à deux reprises. L'homme n'est pas été blessé
• Vendredi 11 novembre 2011 : un pêcheur apnéiste avait été surpris par un requin au large de l'anse des Cascades à Sainte-Rose. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre son embarcation, l'homme, un Saint-Joséphois de 42 ans, a été blessé au pied gauche.
• Mercredi 5 octobre 2011 : un kayakiste avait été attaqué par un requin au large du Cap la Houssaye (Saint-Paul). Il n'avait pas été blessé.
• Lundi 19 septembre 2011 : Mathieu Schiller, ancien champion de La Réunion de bodyboard était tué par l'attaque d'un squale alors qu'il surfait à quelques mètres du rivage de la plage de Boucan Canot.
• Mercredi 6 juillet 2011 : c'est un jeune surfeur qui avait été attaqué à Saint-Gilles-les-Bains. Il s'en sortait sain et sauf avec une partie de sa planche arrachée.
• Mercredi 15 juin 2011 : un bodyboarder, Eddy Auber, avait été tué au large de Ti Boucan.
• 19 février 2011 : un touriste, arrivé le jour même à La Réunion, avait été attaqué par un squale au large de Grand Fond. Le vacancier a eu la vie sauve mais la jambe sectionnée.

Zinfos974.com - Jeudi 9 Mai 2019 - 21:47 - A la Une ... - Pierrot Dupuy] Attaque de requin à St-Leu: Une responsabilité partagée

Quoi dire de plus qui n'ait déjà été dit?
Tout le monde sait, et surtout les surfeurs, que l'hiver austral est propice aux attaques de requins.
Tout le monde sait, et surtout les surfeurs, que la pratique de tout sport nautique est interdite. Le préfet le rappelle régulièrement, pas plus tard qu'aujourd'hui, c'est-à-dire avant l'attaque :

"En cette période de vacances scolaires, le préfet de La Réunion recommande la plus grande vigilance à tous les usagers de la mer, et plus particulièrement aux pratiquants des activités nautiques particulièrement exposées au risque requin (surfeurs, bodyboardeurs) qui font l’objet d’une réglementation spécifique.
En effet, La Réunion rentre dans une période transitoire entre l’été et l’hiver austral, avec des fronts de houle australe recherchés par les pratiquants d’activités nautiques. Or, la fréquentation des côtes réunionnaises par les requins bouledogue, potentiellement dangereux, se fait plus importante au fur et à mesure que l’on rentre dans l’hiver austral avec un refroidissement saisonnier de la température de l’eau de mer.
L’arrêté préfectoral du 13 février 2019, portant réglementation temporaire de la baignade et de certaines activités nautiques, restreint dans la bande des 300 mètres du littoral du département de La Réunion, sauf dans le lagon et en dehors du lagon dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin, à savoir :
• la baignade, y compris lorsqu’elle s’effectue à l’aide d’un équipement de type palmes, masque et tuba ;
• les activités nautiques utilisant la force motrice des vagues (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard). Les autres activités nautiques, notamment la plongée et la pêche sous-marine, demeurent possibles dans le cadre de la réglementation, aux risques et périls de leurs usagers.

Malgré cela, tous les jours, des dizaines de surfeurs et de bodyboardeurs s'adonnaient à leurs sports favoris sur les différents spots de l'ile.
Comme à chaque attaque vont revenir les mêmes critiques : "Les surfeurs l'ont bien cherché, ils savaient que c'était interdit". Tout cela étant dit sans aucune compassion pour la famille de la victime...
D'autres, comme nous avons déjà eu l'occasion de le faire ou comme le fait régulièrement Jean-François Nativel sur la page d'OPR, se demanderont à quoi sert un arrêté préfectoral d'interdiction si l'on ne se donne pas les moyens de le faire respecter. Peut-être tout simplement à permettre au préfet d'échapper à une condamnation le jour où la famille de la victime fera un procès. Car, bien évidemment, il y aura un procès... Le préfet pourra s'abriter derrière son arrêté et dire : "Je ne suis pas coupable, j'avais interdit toute activité nautique".
Sauf que La Réunion est une ile qui a enfanté plusieurs générations de champions du monde de surf. Que le surf est une passion qui est plus forte que tout, y compris la peur de la mort.
Je me souviens du père d'un surfeur décédé qui me disait un jour: "Je lui interdisais d'aller surfer mais c'était plus fort que lui. Il attendait que je sois parti, il prenait sa planche et il filait surfer"...
Comment demander à des adolescents d'être raisonnables ? Comment leur mettre la mer sous le nez et leur dire : "Interdit, pas touche" ?
Alors, puisque nous sommes dans une société qui veut à tout prix trouver des coupables, il ne nous reste plus sous la main que les élus.
Rappelez-vous. C'était le vendredi 13 janvier 2012. Thierry Robert, à l'époque maire de la ville de Saint-Leu, avait annoncé la mise en place de plusieurs dispositifs pour prévenir le risque requins. Les maîtres-nageurs devaient être dotés très rapidement de zodiacs et des patrouilles terrestres et nautiques devaient être mises en place.
Les maîtres-nageurs devaient également bénéficier de jet-skis "pour une intervention rapide", afin de "protéger les baigneurs, considérant qu'un bouledogue peut à tout moment pénétrer dans le lagon".
"Des filets à fixer dans la mer leur seront également fournis. L'appel d'offres sera lancé la semaine prochaine", avait à l'époque annoncé le JIR.
Toujours d'après le JIR, les spots de surf de la Cafrine, de la Tortue et de la Gauche devaient être sécurisés puisque "des patrouilles sillonneront le littoral afin de détecter d'éventuels dangers".
Je vous parle de cette intervention de 2012 mais, si le coeur vous en dit, vous trouverez, grâce à Google, la trace de nombreuses interventions de celui qui était à l'époque député-maire annonçant des solutions toutes plus farfelues les unes que les autres, et qui ont toutes en commun de n'avoir jamais vu le jour. Tapez simplement comme moi "Thierry Robert dispositif requins" dans la barre de recherches...
Janvier 2012. Nous sommes en mai 2019. Plus de sept ans après, comme Soeur Anne, nous n'avons toujours rien vu venir. Avec le résultat que l'on sait, au vu de ce qui s'est passé aujourd'hui.
A Saint-Paul, on peut penser ce que l'on veut de Joseph Sinimalé. Mais lui au moins a installé des filets de protection aux Roches et à Boucan. Là aussi, sans grande réussite. Mais lui au moins, il a essayé.            Pierrot Dupuy

mm/www.ipreunion.com - vendredi 10 mai 2019 - C'est la deuxième attaque mortelle de l'année - Saint-Leu : surfeur expérimenté, Kim a été tué par un requin

Ce jeudi 9 mai 2019, Kim Mahbouli, un surfeur confirmé de 28 ans, est mort après une attaque de squale à Saint-Leu. Il a eu la jambe arrachée alors qu'il surfait au spot de la tortue. Le jeune homme a été ramené au port de Saint-Leu par les secours mais il n'a pas survécu à ses blessures. (Photos RB/www.ipreunion.com)
C’est la 2ème attaque de requin depuis le début de l’année. Kim Mahbouli, a eu la jambe gauche sectionnée, alors qu’il surfait à Saint-Leu. L’alerte a été donnée aux alentours de 16h30, seule sa planche était visible depuis le rivage. Les secours ont d’abord cherché le corps du jeune, qui avait dérivé, avant de le retrouver quelques minutes plus tard et de le ramener au port de la commune.
Le jeune homme était accompagné de trois amis. Ils ont tenté de le ramener sur la plage mais n’y sont pas parvenus. Le surfeur était en arrêt cardio-respiratoire quand les secours l'ont retrouvé. Ils ont donc procédé à un massage cardiaque mais sans succès, le jeune homme ayant déjà perdu beaucoup de sang. Le décès a été déclaré à 17h08. Kim Mahbouli laisse derrière lui sa compagne enceinte.
Le sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier, s’est rendu sur place dans la soirée avec des agents du centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA). Une équipe de la cellule d’urgence médico-psychologique a été dépêchée pour le soutien des témoins présents sur la plage au moment de l’incident. "Une fois de plus, une fois de trop", a déclaré pour sa part le maire de Saint-Leu, Bruno Domen, également sur place. Il s'exprimait sur Réunion 1ère. "La ville de Saint-Leu est endeuillée" a-t-il ajouté.
La procédure post-attaque déclenchée
"La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin est activée par le préfet de La Réunion " a communiqué la préfecture dans la soirée. Le dispositif prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées autour du lieu de l’attaque pour une durée de 72h, quand les conditions de mer le permettront.
Triste coïncidence, le préfet de La Réunion avait justement appelé à la " plus grande vigilance " à l’occasion des vacances scolaires, plus particulièrement aux adeptes des activités nautiques, comme les surfeurs. "La fréquentation des côtes réunionnaises par les requins bouledogue, potentiellement dangereux, se fait plus importante au fur et à mesure que l'on rentre dans l'hiver austral avec un refroidissement saisonnier de la température de l'eau de mer".
Il s’agit de la 24ème attaque de requin depuis le début de la crise en 2011, et la 11ème mortelle. La moitié de ces attaques concernent des surfeurs et des bodyboardeurs. Les gendarmes ont verbalisé 11 surfeurs depuis le début de l'année. Mais la verbalisation des surfeurs peut être contre-productive, estime le sous-préfet de Saint-Paul. Effectivement, lorsqu'ils voient les gendarmes, ils peuvent avoir tendance à vouloir rester dans l'eau et prennent donc des risques supplémentaires.
Quatre autres attaques avaient eu lieu à Saint-Leu. Le 5 août 2012 : Fabien Bujon, attaqué sur le spot de surf de Saint-Leu a eu la main et le pied droit arrachés, mais a survécu. Le 22 juillet 2014, c’est Vincent, un surfeur de 51 ans, qui a été mordu au mollet et au poignet droit, il a été secouru à temps. Le 22 juillet 2015, un homme a été attaqué au bras droit et a dû être amputé. Enfin le 27 avril 2017, Adrien Dubosc, 30 ans, a perdu la vie après avoir été attaqué pendant une session de bodyboard.

Zinfos974.com - Samedi 11 Mai 2019 - 08:37 - A la Une - La Réserve Marine de nouveau prise pour cible après l'attaque mortelle de requin

Suite à l'attaque mortelle de requin ce jeudi, dans laquelle le surfeur Kim Mahbouli a perdu la vie, la Réserve Marine, située à la Saline-les-Bains, a de nouveau été prise pour cible, comme le dévoile le JIR.
Plusieurs personnes auraient ainsi pénétré dans l'enceinte de la Réserve dans la nuit de jeudi à vendredi. Des tags ont de nouveau été inscrits sur les murs, comme après le décès d'Alexandre Naussac en 2017, attaqué par un requin à Saint-André. Le surnom du jeune de 26 ans avait été écrit "Krapo" et à côté "assassins".
Cette fois-ci, pas de bouteilles de vin renversées ni de cocktails Molotov. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie et des prélèvements ont été réalisés afin de mettre la main sur les auteurs de ces faits.
En 2017, il s'agissait de jeunes de la communauté de surf. Ils avaient principalement été condamnés à des heures de travail d'intérêt général. L'un a écopé de 3 mois avec sursis et l'unique majeur a, quant à lui, été jugé à part. - Charline Bakowski  

par www.ipreunion.com - le 13 mai 2019 à 18:34 - Le CRA révèle les circonstances de l’attaque mortelle du 9 mai - Un requin bouledogue à l’origine de la mort de Kim Mahbouli

Quatre jours après l’attaque mortelle qui a coûté la vie à Kim Mahbouli, un jeune surfeur de 28 ans, jeudi 9 mai 2019, le Centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA) a confirmé que le requin à l’origine du drame était bien un requin bouledogue. Si des similitudes ont été relevées entre les blessures du surfeur et le requin de 2,3 mètres prélevé samedi 11 mai 2019 entre le sport de la Tortue et la Gauche de Saint-Leu, le CRA n’est, pour l’instant, pas en mesure de confirmer qu’il s’agit bien du même requin.
Dans l’après-midi, jusqu’à 6 personnes étaient présentes sur le spot de la gauche de Saint-Leu.Vers 16h30, ce 9 mai 2019, 4 personnes étaient à l’eau au moment de l’attaque : 3 surfeurs et 1 kayakiste. Juste avant l’attaque, la victime a été rejointe à l'endroit où se déroule la vague par un second surfeur, qui se trouvait à quelques mètres de distance. Les deux hommes étaient assis sur leurs planches et regardaient vers le large lorsque l’attaque s’est produite, sans signe avant-coureur.
Le surfeur attaqué, Kim Mahbouli, 28 ans, a été happé et maintenu au fond par un squale qui, en position verticale, battait de la queue en surface. Une fois remontée en surface, la victime a été prise en charge par le deuxième surfeur présent qui a nagé vers lui pour tenter de le ramener au bord. Alors qu’ils nageaient en direction de la côte, une vague puissante a déferlé et séparé les deux hommes.
La victime ayant perdu connaissance, elle a rapidement dérivé et a été emportée par un courant puissant vers le Nord. Les tentatives de récupération du corps par les surfeurs présents sur le site ont été vaines. Les services de secours ont été appelés vers 16h35. Le corps de la victime a pu être récupéré par la cellule nautique des pompiers avec l’appui d’un hélicoptère peu après.
Le requin prélevé peut correspondre à celui de l'attaque
Le requin pêché le 11 mai 2019 correspond à la description de l’animal potentiellement impliqué dans l’attaque et décrit dans le rapport d’expertise du médecin légiste après analyse du corps de la victime (requin bouledogue d’une taille de 2,50 mètres). Après dissection de l’animal, l’analyse de son contenu stomachal n’a rien révélé.
Les lésions constatées sur le corps sont compatibles avec la prédation par un requin bouledogue d’environ 2,5 mètres de longueur totale, conformément aux données morphométriques et bibliographiques.
Une houle puissante ce jour-là
Suite au passage d’un front de houle australe, la houle était croissante depuis 2 à 3 jours sur le site pour atteindre son maximum le 9 mai avec des vagues montant jusqu'à 3,6 mètres de haut. Le vent était fort sur la côte ouest au niveau de Saint-Leu. Le temps était sec et les ravines ne coulaient pas. D’après les témoins présents, la visibilité était plutôt bonne au niveau du "bowl", cette section correspondant au moment où la vague va se briser.
Au niveau du "peak", le point où début le déferlement de la vague et également dans ce cas, le lieu de l’attaque, l’eau était plus chargée en particules et la visibilité était plus réduite.
Le programme de pêche de prévention pas opérationnel
La victime pratiquait le surf au moment de l’attaque, hors ZONEX (zones d'expérimention). L’attaque a eu lieu à l’intérieur de la réserve nationale marine de La Réunion. Compte tenu des mauvaises conditions météorologiques présentes sur les côtes ouest de La Réunion (houle et vent fort), le programme de pêche de prévention n’a pas pu se déployer normalement sur le site de Saint-Leu lors des deux semaines précédant l’attaque.
Depuis le 24 avril, une seule opération de PAVAC (palangres verticales) a pu être réalisée dans la nuit du 2 au 3 mai sur le site. Pour rappel, une page web permet aux usagers de s’informer sur les opérations de pêche en temps réel. Sur cette carte, les usagers de la mer à La Réunion peuvent retrouver les positions et heures de déploiement des engins de pêche en temps réel ainsi que les captures ciblées (requins tigre et bouledogue) jusqu’à 5 jours après leur capture.
La sixème attaque à Saint-Leu depuis 1997
Depuis 1997, l’attaque du 9 mai 2019 correspond à la sixième attaque de requin sur la commune de Saint-Leu, avec l’historique suivant :
Le 3 janvier 1997, un chasseur sous-marin est attaqué à la Pointe au Sel (attaque fatale) Le 5 aout 2012, un surfeur est attaqué au niveau du peak du spot de la gauche Le 22 juillet 2014, un surfeur est attaqué sur le spot de la gauche Le 22 juillet 2015, un surfeur est attaqué sur le spot de la gauche Le 29 avril 2017, un bodyboarder est attaqué sur le spot de la Pointe au Sel (attaque fatale)
La dernière observation d’un requin à proximité du site remonte au 24 mars 2019, au niveau du spot de la tortue en face de Kélonia. En tout, 4 observations de requins ont été remontées en 2019 au CRA ou au CROSS Réunion, dont une concernant un requin d’une taille d’environ 2 mètres, observé dans le lagon de Saint-Leu le 22 mars 2019.

par www.ipreunion.com - le 24 mai 2019 à 16:54 - En pleine crise requin - Découverte de déchets de poissons dans le port de Saint-Gilles

Dans un communiqué, la préfecture révèle une découverte effectuée lors des opérations de préparation des travaux portuaire de Saint-Gilles les Bains : des déchets de poissons, sans doute issus d’opérations d’éviscération et étêtage menées de retour de mer. Une découverte qui interpelle alors que La Réunion est enlisée dans une crise requin qui ne trouve pas d’issue depuis 2011, alors que le CRA, le centre de ressource et d’appui pour la réduction du risque requin appelle à la vigilance au vu de la multiplication de la population de squales près des côtes réunionnaises. (photo d’illustration)
Il est rappelé que dans le cadre des mesures de réduction du risque requin, un arrêté préfectoral du 18 juillet 2012 interdit les rejets de produits de la mer à moins de 2,5 milles (4,7 kilomètres) de la côte.
Le préfet de La Réunion appelle donc tous les pêcheurs, réguliers ou occasionnels, à la responsabilité : ne rejetez aucun déchet de poisson à la mer. Il y va de la sécurité de tous ceux qui fréquentent le littoral. Cette règle vaut à Saint-Gilles comme partout ailleurs sur le littoral.
L’État accompagne un projet ambitieux d’usine de traitement de ces déchets. Des solutions de dépôt dans les ports sont aussi à l’étude. Dans l’attente, il appartient aux pêcheurs de ramener chez eux la totalité du produit de leur pêche.

IMAZ PRESS REUNION - 23/05/2019 - vers 10h - Trois requins ont été prélevés cette nuit

Les captures de requins près des côtes en augmentation depuis quelques semaines
Le centre de ressources et d'appui (CRA) pour la réduction du risque requin a annoncé ce jeudi 23 mai 2019 avoir prélevé un requin bouledogue femelle de 2,60 mètres et deux requins tigres devant Saint-Gilles dans la nuit de mercredi à jeudi. En cinq semaines, les autorités ont donc prélevé quatre requins bouledogues. Le CRA appelle à la plus grande vigilance, alors que le nombre de requins capturés est en augmentation depuis quelques semaines après une période creuse de deux mois.

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